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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 11:24

Ce soir, le temps est à l'orage, je décide d'aller faire un tour à la chasse sur Justian où je suis déjà allé ce matin alors que le soleil brillait pour une fois. Ayant vu pas mal de chevreuils et ayant repéré une forte activité des sangliers sur le secteur des Arrauques je décide d'y retourner ce soir. Le paysage est détrempé à cause des fortes pluies qui n'en finissent pas de tomber depuis des mois, le moindre passage de tracteur est un ru, les champs près de l'Osse sont recouverts par endroit de plusieurs centimètres d'eau, c'est là que l'activité des sangliers est la plus marquée. Ils ont retourné de grands ronds de pairie et de blé et ont même partiellement dévoré un faon.

Premier sanglier de la saison, 3 juin 2018

Le sol est jonché de très nombreuses traces. Je finirai ma soirée d'approche dans le secteur. Je me gare près d'un champ de blé, au bord du chemin en essayant d'éviter de me garer dans un trou comme ce matin, à 5h30, où j'ai planté la roue avant gauche de mon Sandéro dans un départ de fossé perpendiculaire au chemin et couvert de végétation. 

Premier sanglier de la saison, 3 juin 2018

Je pars vers les coteaux pour commencer ma soirée dans les parcelles de blé. En suivant le chemin de terre, j'aperçois une tête de chevrette qui dépasse dans une petite parcelle de blé étroite prise entre un chemin enherbé partant vers l'Osse et une bande boisée. Elle avance tranquillement vers le chemin que je longe mais me repère et stoppe pour m'observer un instant avant de partir en bondissant et en aboyant vers le bois alors que je poursuis mon chemin pour bifurquer et remonter par un autre chemin de terre. Je bifurque un peu plus loin en prenant un passage enherbée entre 2 parcelles de blé, le long d'un ru grossi par la pluviométrie. Ne voyant pas de chevreuil, je quitte le secteur en remontant au travers d'une prairie jusqu'au bord d'une bande de bois alors que l'orage commence à déverser de grosses gouttes de plus en plus intensément sur moi. Je traverse la bande boisée, les éclairs et le grondement lointain de l'orage s'intensifient. Je ressors sur un semé et le traverse jusqu'au coin d'une parcelle de vigne que je longe doucement en surveillant entre les rangs tout en jetant un coup d'œil par moment au blé couvert de coquelicots à ma gauche. Je bifurque en suite pour remonter entre les 2 derniers rangs vers la parcelle de vigne suivante que je longe également jusqu'à rejoindre une très grande parcelle de blé coupé en 2 par une sorte de fossé. Je m'avance un peu dans les céréales sur un passage de tracteur près de cette séparation. Ma situation dominante sur le haut du champ me permet d'observer tout autour de moi. La pluie s'est un peu calmée mais le tonnerre gronde autour de moi. Au bout d'un moment, il me semble apercevoir une tête de chevreuil à plusieurs centaines de mètres en contrebas sur ma gauche. Je ressors du blé et longe le champ, rapidement caché par une haie qui borde une bonne partie du blé. Le sol boueux et collant arrache mes chaussons de plongés que je dois remettre régulièrement. Arrivé près de la bande de blé qui remonte vers les vignes, je ne vois plus le chevreuil et reste un instant à observer sans succès. En me retournant, j'aperçois alors une chevrette au gagnage dans le blé à environ 150 mètres dans mon dos à environ 30 mètres de la haie qui borde le champ. Je l'observe un moment puis fais demi-tour pour revenir à mon point d'observation, la chevrette finit par me repérer au travers de la haie mais reste immobile. De retour sur mon promontoire, j'attends un moment sans voir d'animaux. Je pars donc à l'approche en suivant le passage de tracteur qui descend vers le ru en contrebas.

Arrivé près du ru, je me fais surprendre par une chevrette qui surgit des herbes hautes bordant le fossé et rejoint un bosquet pris dans le blé un peu plus loin. Je tourne un peu dans les céréales sans succès puis décide de redescendre vers l'Osse. J'avance doucement à environ 15 mètres du ru dans un passage de tracteur quand un jeune brocard surgit du blé à quelques mètres de moi, fait quelques bons et stoppe à environ 30 mètres alors que j'ai armé mon arc... Trop loin, trop caché par le blé,... il repart vers la haie qui borde le bord du champ et disparaît en l'atteignant. Je redescends sur le chemin de terre qui rejoint Roques et le suis un instant jusqu'à trouver un passage dans la haie qui le borde à droite. Je bifurque alors et entre dans un petit pré pris entre la bande boisé qui borde le blé où se trouvait la chevrette en début de chasse et une grosse haie bordant une autre parcelle de blé bordant le chemin que j'ai longé pour rejoindre le passage. Un bout de haie forme un resserrement, ne laissant qu'un passage étroit contre la bande de bois. J'avance doucement dans l'herbe haute trempée quand un brocard surgit du bout de haie à quelques mètres devant moi et stoppe à environ 15 mètres, plein travers dans l'herbe haute après la haie. J'arme doucement et prends la visée avant de décocher mais le brocard qui n'avait pas bougé jusque-là me fait un spectaculaire saut de corde et m flèche passe au-dessus. Il décrit une boucle sur ma droite pour revenir vers le blé bordant le chemin en aboyant. Je m'avance à la recherche de ma flèche mais elle est introuvable. Je reprends ma progression dans l'herbe haute quand une chevrette couchée surgit et fonce vers la haie à ma gauche. Elle stoppe avant de disparaître puis repart et traverse la haie en aboyant. Je biaise à droite à travers l'herbe haute, en direction de la parcelle de blé bordée de haies où le chevrillard a été partiellement dévoré. Le sol détrempé est défoncé par les sangliers mais ces derniers ne sont pas en vue. Je repars vers la gauche, vent de face pour rejoindre une enfilade de parcelles de blé qui suivent l'Osse. Je rejoins un chemin enherbé rejoignant le chemin principal puis enjambe un ru qui le longe pour rentrer dans les blés alors que la chevrette a redémarré en aboyant et s'éloigne en suivant une grosse haie séparant 2 grands champs de céréale. 

Je rejoins le premier passage de tracteur longeant sur la droite de cette haie et le suis tranquillement en scrutant la surface de la culture. Alors que j'arrive à la limite de la parcelle séparée de la suivante par une bande d'herbes hautes, il me semble entendre un grondement sourd. Je me fige à quelques mètres de la bande enherbée et observe les alentours. D'autres grondements attirent mon regard à 25 mètres devant moi. Une bande de sangliers vient droit sur moi par un passage de tracteur dans la parcelle de blé suivante qui ayant souffert des inondations n'a pas beaucoup poussé et me permet de bien voir les animaux. Une bagarre éclate entre les 2 plus gros animaux qui se cabrent au-dessus des céréales et tentent de se mordre face à face en me présentant leurs flancs. J'en profite pour avancer voûté jusqu'à la bande d'herbes. Le calme revient et les sangliers continuent à venir tranquillement vers moi. Certains sont cachés dans les céréales mais j'en vois plusieurs dont un très gros (environ 100 kg) et un d'environ 70 kg qui sont bien noir, les autres sont plus petits et roux. Celui d'environ 70 kg s'avance pour se présenter plein travers dans le passage de tracteur de ceinture à environ 15 mètres. Les sangliers stoppent et lève la tête inquiets. J'arme mon arc et vise ce sanglier plein travers. Touché, il démarre avec ma flèche et s'arrête 10 mètres plus loin caché entièrement par le blé. Les autres sangliers sont partis dans tous les sens. Ma flèche me semble trop en avant. Je réencoche, le sanglier fléché redémarre et fonce en trébuchant régulièrement vers le dernier passage de tracteur de la parcelle qui longe une grosse haie. Le passage rejoint, il le suit et court en tombant régulièrement la tête au sol. Je le perds de vue à environ 150 mètres, au bord d'une grande prairie alors qu'il rentre dans les herbes hautes. Les sangliers dispersés se débinent dans le blé quand du mouvement attire mon attention sur ma gauche. 2 bêtes rousses arrivent dans le blé, j'arme mon arc, l'une s'arrête à plus de 20 mètres dans le passage de tracteur et traverse pour rejoindre le couvert du blé, l'autre vient stopper à l'endroit où j'ai fléché le premier sanglier. J'aligne ma visée et décoche. Touché, le sanglier cri et démarre pour tomber 10 mètres plus loin et se débattre au sol sans parvenir à se relever. Il saigne pas mal et s'immobilise rapidement.

Le pensant mort, je tente d'aller recouper les autres sangliers qui se débinent dans les céréales. Je tente de les recouper en faisant le tour, par le bord de l'Osse, de la grande parcelle de blé qui se trouve de l'autre côté de la haie. Je me ferai surprendre par un brocard surgissant des céréales et s'éloignant à grand bon mais les sangliers ont disparu. Je retourne sur la parcelle des tirs et entame ma recherche du premier sanglier. Je trouve du sang sur la bande de blé entre les passages, plein d'eau, des roues du tracteur. Je trouve ensuite ma flèche posé sur le blé, le sang n'a pas marqué plus de 15 cm du tube, la lame articulée a accroché de la viande et un caillot de sang. Je la remets au carquois et suis le sang frotté bien visible ainsi que le pied du sanglier bien imprimé dans la boue au milieu de la bande étroite de blé. Pas une goutte de sang au sol. Ma recherche me conduit au passage de tracteur de ceinture où le sang s'arrête brusquement. Un pied de sanglier frais prend à droite sur le passage de tracteur puis bifurque à gauche au coin du champ, vers la prairie où je ne trouve pas de sang. Je retourne voir mon second sanglier qui a ma grande surprise n'est pas mort. Ma flèche trop haute a touché la colonne vertébrale. Je l'achève avant de rentrer vers la voiture et de ramener mon sanglier chez le président de la chasse pour le vider.

Premier sanglier de la saison, 3 juin 2018

Je le laisse à la société de chasse et appelle le conducteur de chien de sang pour la recherche de l'autre sanglier mais cette recherche se terminera, le lendemain matin, au bord de la rivière en crue où il semble que le sanglier soit tombé et ne soit pas remonté. Une vérification de mon arc suite à ses mauvaises flèches me permettra de revoir mes réglages qui avaient bougé alors que j'avais réglé mon arc quelques jours plus tôt.

 

Alex

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19 février 2018 1 19 /02 /février /2018 06:55

Ce soir, nous retournons chasser le sanglier à Traversères. Comme j'ai perdu une flèche hier soir en accompagnant Arnaud à son poste, je l'accompagne sur 200 mètres pour tenter de la retrouver. Je constate alors que les sangliers sont montés vers le penchant boisé qui suit le grillage de la clôture LPO. Les traces traversent le chemin de terre boueux qui suit le grillage et arrivent d'une coulée qui longe le grillage, en provenance du bas de l'enclos. Je laisse Arnaud partir à son poste et cherche ma flèche sur le penchant boisé que j'ai traversé hier mais Arnaud qui a trouvé ma flèche m'envoie un SMS pour me dire qu'il la récupérée. Je pars donc vérifier à nouveau ces traces fraîches, ce sont certainement les sangliers qu'Arnaud a entendu hier soir sur le retour. Ils ne doivent pas venir de bien loin s'ils sont passés là juste à la tombée de la nuit. Je décide de donc de suivre leurs traces. L'agriculteur du coin a parqué le pré du dessous avec une clôture électrique pour 2 chevaux ce qui canalise les sangliers dans une bande boisée étroite coincée entre ce fil et le grillage. Depuis cette année l'enclos est utilisé pour l'élevage plein de air de porcs noirs bio et le propriétaire a réparé les trous du grillage par lesquels rentraient les sangliers et a apposé un double fil électrique au bas des 2 côtés du grillage pour les dissuader de toucher à la clôture, je ne pense donc pas que les sangliers viennent de l'enclos. Je trouve vite une coulée très marquée qui suis une petite crête dans la bande boisée et la suis en décalé pour ne pas marcher dessus. Le bois devient vite trop épineux et je biaise vers la prairie, longe le bois pour arriver à coin d'un petit pré qui rentre dans l'enclos. Je passe la haie par un passage et retrouve la coulée derrière. La sortie de la bande boisée est marquée de traces fraîches rentrantes. Je tente de suivre les traces à contre-pied mais je les perds vite dans la prairie. Je me dirige donc vers une remise située en bas de l'enclos. C'est un ancien jardin et verger d'une habitation en ruine. Les ronces et les épines ont tout colonisé. Je me rends vite compte que le grillage n'est plus protégé par les doubles fils dans cette zone et qu'il est percé de nombreux trous d'où sortent des coulées très marquées. Je suis une grosse coulée qui longe le grillage et sur laquelle sont imprimées dans boue quelques traces relativement fraîches.

Je passe la haie de grandes sapinettes qui marque la limite de l'ancien jardin et longe le grillage sur 10 à 15 mètres. Je trouve vite un énorme trou dans le grillage et trouve un pied frais rentrant d'un sanglier d'environ 50 kg. Le vent est face à moi, je décide de me poster à la hauteur des sapinettes, au pied d'un chêne, sur la grosse coulée. Je suis à environ 10 à 12 mètres de la trouée dans le grillage qui est prise dans un petit rond d'épine noires. L'attente commence, des gaie arrivent dans mon dos et se posent au-dessus de moi dans les chênes. Ils restent là un instant sans me voir avant de poursuivre pour aller se poser un peu plus loin. Quelques palombes viennent se poser dans les sapinettes à ma droite et dans la seconde haie à une quarantaine de mètres devant moi. Vers 18h15, alors qu'il fait encore grand jour, je tourne mon regard sur ma gauche et aperçois une masse noire, à moitié cachée derrière un arbre, à environ 35 mètres, en bordure des épines noires qui couvrent une bonne partie du penchant sous la salle de traite des chèvres au-dessus de moi et surplombe une zone boisée enherbée. L'animal de face tourne la tête à droite et j'en suis maintenant sûr c'est un beau sanglier. Il s'ébroue puis se met à sauter de côté comme le ferai un cabri pour s'amuser  puis s'ébroue à nouveau avant de descendre droit vers le passage sur quelques mètres. Je me prépare mais il quitte la coulée pour biaiser à sa droite et s'éloigne en se rapprochant du grillage. Je me dis qu'il va sortir par un autre trou mais il s'arrête à environ 30 mètres de moi et 5 mètres du grillage, hume l'air puis bifurque et vient vers moi pour stopper à 7 ou 8 mètres à l'aplomb de mon poste. Je reste figé alors qu'il hume l'air et crains que le vent tourne mais le sanglier reviens sur ses pas, reprends la coulée, rentre dans les épines noires, stoppe un instant avant de passer le passage du grillage, j'arme mon arc, puis il fait quelques pas pour se présenter plein travers à environ 10 mètres à la sortie des épines noires. J'aligne ma visée au défaut de l'épaule et décoche. Ma flèche atteint l'endroit visé mais semble rentrer que de quelques centimètres. Le sanglier démarre et bifurque à angle droit à gauche pour fuir rapidement vers le couvert du roncier. J'entends casser ma flèche dans sa fuite puis rapidement le bruit de mon sanglier en train de se débattre dans les ronces. Le calme revenu et la pluie commençant à tomber, je décide de vite attaquer ma recherche avant la nuit.

Je m'avance vers l'endroit du tir et trouve vite les premières gouttes de sang. La piste n'est pas abondante mais j'arrive tout de même à la suivre. Elle rejoint une grosse coulée qui rentre un peu plus loin dans l'immense roncier. Je rentre à 4 pattes par un passage de sanglier, les ronces se plantent dans mes vêtements. Au bout de 15 mètres environ, au niveau d'une seconde coulée partant sur la gauche, le sang semble indiquer que le sanglier a foncé dans les ronces en manquant la bifurcation et je ne trouve plus de sang au sol mais en observant les alentours, j'aperçois mon sanglier mort sur le flanc dans une bauge à 5 mètres dans les ronces, je prends la bifurcation et descends de quelques mètres, jusqu'à l'entrée de la bauge pour rejoindre mon sanglier, au moment du tir je pensais qu'il faisait dans les 70 kg mais il fait très certainement plus de 90 kg et chose que je n'avais pas remarquée non plus, il est bien armé. J'ai toutes les peines du monde à le tirer, à 4 pattes, en marche arrière pour le ramener sur la coulée puis vers l'extérieur du roncier, de plus les ronces lève ma veste et me lacèrent le dos alors que je progresse à reculons sans pouvoir me redresser à cause du roncier très épais sous lequel je progresse. Je n'ai pas retrouvé ma flèche mais il n'a pas de temps à perdre car vu son poids je ne suis pas arrivé de sitôt à la voiture. Je dois le traîner sur plus de 500 mètres pour arriver au ruisseau avant d'avoir du réseau pour avertir Arnaud qui de son côté n'a rien Vu. Il m'aidera à passer le ruisseau et c'est l'agriculteur du coin qui le remontera sur les dernier 200 mètres à 45% de pente grâce à la bennette de son tracteur. Il est temps de rentrer pour s'occuper de mon sanglier.

Un supebe solitaire bien armé à l'affût, 18 février 2018

Alex

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 15:23

Ce matin, j'ai invité Christophe, Lilian et Lionel à chasser avec moi à Saint Paul de Baïse en battue. Après un petit déjeuner copieux, nous nous partons nous poster sur le secteur où j'ai fléché mon chevreuil, en battue, l'an dernier. Comme à chaque battue, un photographe nous accompagne pour prendre quelques photos. Nous nous garons sur un chemin de terre qui mène au bois puis continuons à pied vers nos postes. Nous laissons Christophe au premier poste de notre ligne.

Battue à Saint Paul de Baïse, 13 janvier 2018

Nous continuons sur le chemin forestier puis prenons, un peu plus loin, à droite sur les sentiers d'une palombière pour descendre vers une coupe-feu séparant le grand bois d'une petite plantation de pins. Je laisse Lionel au premier poste, Lilian au poste où j'ai fait mon chevreuil l'an dernier et continue un peu pour trouver mon poste. Nous rentrons de quelques mètres dans le bois, tournant le dos aux pins. Le bois en pente prononcé s'aplani ensuite sur quelques mètres avant le coupe-feu. Je choisi d'abord de me poster au pied du talus du bois, sous une grosse banche en arche et couverte de lierre. Une fois placé, j'envoie un texto à ma compagne quand du bruit me fait lever les yeux. Un beau renard arrive d'un pas décidé par ma droite, il passe en face du poste de Lilian et biaise vers moi. J'attrape vite mon arc et l'arme mais il passe trop vite à environ 5 mètres. Je finis mon texto puis analyse le secteur et me rends compte que je serais mieux posté plus à gauche, au coin rentrant du bois, près du pré qui remonte en suivant les pins. Je me décale donc un peu et me poste au pied d'un gros arbre. Une belle coulée passe à quelques mètres devant moi dans la pente, une autre un peu plus haut.

Battue à Saint Paul de Baïse, 13 janvier 2018

Le début de traque sonné, les voix des chiens et des piqueurs se font vite entendre. Les premiers coups de feu claquent. Plusieurs menées passent vers le poste de Lionel mais trop loin pour lui. Plusieurs  fois les merles et les geais viennent vers moi mais la menée passe plus loin. Au bout d'un moment, les piqueurs crient au loin et il me semble comprendre qu'ils ont levé un ou plusieurs sangliers. Les coups de feu claquent de plus en plus près, les derniers semblent venir du coin du bois au-dessus de mon poste, ça se dirige vers Christophe. Je scrute le secteur quand un mouvement attire mon attention dans les ronces sur ma gauche. Une masse sombre se débine dans la broussaille à environ 80 mètres. Je ne sais pas s'il s'agit d'un chien ou d'un sanglier au premier abord mais la queue qui se redresse trahit vite un sanglier. Je me prépare, il slalome dans la végétation sans vraiment suivre une coulée et semble remonter avant de se décider à bifurquer pour biaiser vers moi et rejoindre la cassure du talus avant le pré se diriger dit sur moi. Il n'est plus qu'à 20 mètres, il semble boiter d'un antérieur et semble luter pour garder son équilibre sur la cassure de la pente. J'arme mon arc et le laisse venir en le suivant dans mon viseur. Un gros arbre tombé contre l'arbre au pied duquel je suis posté forme une fenêtre de tir triangulaire. Petit à petit, le sanglier se rapproche de face et j'espère le voir se tourner pour prendre la coulée qui longe le pré en direction des pins mais il la passe et continue vers moi. A 3 mètres de moi il stoppe net en m'apercevant, je n'ai pas trop le temps de réfléchir, j'aligne ma visée sur sa joue et décoche. Ma flèche se plante au 3/4, le sanglier pivote à 90° démarre en trombe, avec mon empennage qui dépasse, en direction des pins.

Battue à Saint Paul de Baïse, 13 janvier 2018

Petit à petit, le sanglier se rapproche de face et j'espère le voir se tourner pour prendre la coulée qui longe le pré en direction des pins mais il la passe et continue vers moi. A 3 mètres de moi il stoppe net en m'apercevant, je n'ai pas trop le temps de réfléchir, j'aligne ma visée sur sa joue et décoche. Ma flèche se plante au 3/4, le sanglier pivote à 90° démarre en trombe, avec mon empennage qui dépasse, en direction des pins. Il fait à peine 8 mètres et s'effondre sur le coupe-feu où il se débat un peu avant de s'immobiliser.

Battue à Saint Paul de Baïse, 13 janvier 2018

Les teckels arrivent peu après la mort et ne voulant pas qu’ils attaquent mon sanglier, je par le chercher pour le ramener à mon poste. Je dégage ma flèche et la remet au carquois puis traîne mon sanglier, qui doit faire environ 45 kg, vers mon poste et en profite pour faire quelques photos après avoir bataillé avec les teckels pour qu'il le laisse et repartent chasser. Une balle a cassé le bout du pied d'une des pattes arrière, cette balle le gênait pour marcher mais n'était pas mortelle.

Battue à Saint Paul de Baïse, 13 janvier 2018

J'envoie un texto à mes invités puis me reconcentre sur la chasse. Une nouvelle menée arrive au bout d'un moment par le côté de Lionel, descend en bas des pins puis remonte vers Lilian. Une chevrette finit par surgir des pins entre moi et Lilian, j'arme et tente de la siffler mais elle biaise vers moi sans ralentir et remonte le penchant boisé pour disparaître. J'espère qu'elle sera pour Christophe. Un autre chevreuil sort plein pré et fonce vers Christophe mais un posté au fusil le stoppe dans son élan.

Le bois se calme peu à peu et des craquements retentissent, je vois arriver le photographe à ma gauche.

Battue à Saint Paul de Baïse, 13 janvier 2018

La fin de battue est sonnée, nous en profitons pour faire quelques photos souvenir.

Battue à Saint Paul de Baïse, 13 janvier 2018

Je tire mon sanglier sur le coupe-feu où me rejoint Lilian.

Battue à Saint Paul de Baïse, 13 janvier 2018

Nous discutons un peu de la chasse alors qu'un piqueur arrive avec un beau brocard en velours. Nous tirons le sanglier vers la voiture grâce à une corde prêtée par Lilian et rejoignons Lionel qui nous donne un coup de main. Nous chargeons les animaux dans les voitures avant de partir vers le rendez-vous de chasse. 7 chevreuils et mon sanglier sont au tableau. Une 2ième traque est décidée, nous repartons pour aller nous poster de l'autre côté de la route, en face du bois que nous avons chassé, le long d'une bonde de bois étroite. Nous nous dispersons tous les 4 sur environ 150 mètres mais un chasseur au fusil vient se poster devant moi et je ressors donc du bois avant le début de traque pour aller me poster avant le premier archer de la ligne. Je rerentre dans le bois, Christophe et Lionel ont vu passer 2 chevreuils sans pouvoir tirer. Je me poste 40 mètres avant Christophe près de coulées. Les chiens ne semblent pas trouver grand-chose. Une chevrette finit par passer au galop à 20 mètres en dessous de moi, en bordure de bois et se dirige vers Christophe puis Lionel mais sans qu'ils ne puissent décocher avant de prendre plein champ pour échapper à la battue. En fin de traque, Lionel remarque une piste de sang qui passe à son poste, un animal blessé à la première traque est passé par là. Nous montons la piste vers le haut du bois et dans le semé au-dessus en direction de la route. Nous signalons cette piste au piqueur pour une recherche éventuelle puis repartons pour le rendez-vous de chasse. La troisième traque n'étant pas adaptée aux archers notre matinée s'arrête là.

 

Alex

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 06:24

Ce matin, je pars de chez mon ami et descends le chemin de la Soule en voiture quand, dans une ligne droite, j'aperçois un petit sanglier qui fouille le talus de son groin, tête vers la route. Je stoppe la voiture et l'observe un instant, il ne semble pas effrayé. J'attrape ma housse d'arc dans mon dos et en sorts mon arc puis descends de la voiture et commence une approche très lente en serrant le talus tout en encochant ma flèche. Le petit sanglier finit par faire volte-face et remonter doucement le talus pour rentrer dans la bande boisée qui sépare 2 prés et arrive jusqu'à la route. Je me fige et observe à environ 10 mètres. Il fait encore un peu sombre et je ne vois pas tout de suite mon sanglier sous les noisetiers. Je m'avance doucement d'encore de 2 pas et attends un instant quand j'aperçois d'autres sangliers, ils sont 3 ou 4 et fouillent le sol couvert de feuilles mortes sous les noisetiers. Le plus proche est de face à environ 8 mètres. J'arme doucement mon arc, prends ma visée sur lui et attends qu'il se tourne plein travers. Le petit sanglier fouille le sol et se décale doucement pour se présenter progressivement plein travers. Mon pin's se cale sur son défaut d'épaule et je décoche. Ma flèche le traverse pile ou je visais et le sanglier démarre pour partir en longeant la bande boisée alors que ses frères et sœurs s'enfoncent rapidement dans la bande boisée. J'attends un peu puis monte voir ma flèche plantée dans le tronc d'un noisetier. Impossible de la dégager rapidement, je reviendrais plus tard avec un gros couteau. Elle est couverte de sang et une belle piste au sang, facile à suivre se dessine dès l'endroit du tir. Je la suis assez facilement et retrouve mon sanglier à environ 30 mètres, couché sur le flanc dans le pré. Je le ramasse et reviens à ma voiture pour le charger avant de poursuivre ma route. Il faut que je presse l'allure, je me suis mis en retard.

Je reprends ma voiture et finis de descendre le chemin de la Soule puis traverse Sarrancolin avant de prendre à gauche sur le chemin de Panets où je me gare dans le dernier virage avant la ferme. J'attrape mon arc puis remonte rapidement vers la ferme avant d'attaquer l'ascension vers le col. Les animaux ne semblent pas de sortie ce matin et je n'entends qu'un brame timide sur le flanc de montagne opposé durant la montée. Pas d'animaux sur le replat en haut du chemin. Je poursuis vers la col en passant sur la gauche de la régénération de hêtres. Toujours rien. Arrivé au col après le tunnel de noisetiers et de houx. Quelques brames timides résonnent sur le penchant de droite qui appartient à la société de chasse voisine mais toujours pas d'animaux en vue. Je traverse la pelouse et rejoins la piste de gravier que je suis un instant jusqu'à rattraper la piste taillée dans la roche qui rejoint l'enclos de régénération sur ma gauche. Je bifurque et la prends en progressant doucement tout en regardant par moment dans la pente à ma gauche. Arrivé à l'abreuvoir avant l'enclos, je me désaltère puis continue sur le chemin pour traverser l'enclos et continuer un peu après sur le chemin. Toujours rien, je fais demi-tour quand un brame retentit dans les buis à environ 70 mètres au-dessus du chemin. Tenter l'approche sur les feuilles mortes en montant droit dessus n'est pas envisageable. Je continue donc à avancer tranquillement sur le chemin.

Un peu plus loin je décide de prendre le chemin qui biaise pour remonter au-dessus du grillage de l'enclos. Je longe un instant le grillage jusqu'à un passage dans ce dernier et décide de continuer sur un chemin enherbé qui coupe la pointe haute de l'enclos. Je commence à m'avancer sur ce chemin quand j'aperçois en contrebas, contre le bosquet de noisetiers qui borde le fond de l'enclos et redescend vers l'abreuvoir, une biche, une bichette et un faon qui sont habitués du secteur. Ce n'est pas la première fois que je les vois ici. Je me fige, partiellement caché derrière la bosse du chemin mais la biche a vu le mouvement et regarde vers moi. J'observe immobile, cherchant du regard un éventuel cerf dans les parages. Les secondes passent sans que personne ne bouge quand un brame retentit dans mon dos à environ 30 mètres. Je me retourne rapidement et me fige en apercevant un superbe 8 cors qui descend vers le passage par lequel je suis rentré dans l'enclos. J'accroche mon décocheur et pivote doucement pour me placer en position de tir. Le cerf qui descendait d'un bon pas se fige à moins de 20 mètres et regarde vers moi. Il a vu mon mouvement, il est de 3/4 face et derrière le grillage, tenter un tir ne serait vraiment par raisonnable. Je reste figé en espérant qu'il va descendre, il s'avance alors curieux de quelques pas puis se fige à nouveau avant de faire volte-face de fuir au grand galop pour remonter vers les buis et disparaître. J'ai manqué de chance, notre rencontre ne s'est pas faite au bon endroit et au bon moment mais je sais qu'il est dans les parages.

Je me retourne vers la biche qui est toujours au même endroit mais commence à couler vers les noisetiers. Je reprends ma progression sur le chemin en regardant vers le bas quand une chevrette surgit, comme par magie, au milieu du chemin à environ 80 mètres devant moi. Je me fige. Un beau brocard surgit à son tour des genêts, dans le talus au-dessus du chemin et rejoint le chevrette au milieu du chemin. Ils m'observent un peu avant de démarrer en aboyant pour foncer vers les noisetiers. Je reprends ma progression, ce raffut a fait redémarrer la biche, la bichette et le faon qui remontent vers le chemin en longeant le fond de l'enclos. Je progresse lentement et péniblement au travers des ronces qui barrent le chemin et observe les 3 animaux qui sautent le chemin et disparaissent dans le bosquet au-dessus de ce dernier. Je rejoins tranquillement le grillage partiellement écrasé et le franchis pour rejoindre un chemin de terre. Les cervidés ne sont plus là. Je suis le chemin de de terre jusqu'à rejoindre une combe qui redescend vers la piste de gravier qui remonte du col en lacets. Pas d'animaux dans le secteur ce matin, je descends donc dans la combe et passe à côté de belles souilles bien fréquentées avant de rejoindre la piste et de redescendre tranquillement vers le col. Ne voyant pas de cervidés, je décide de passer le col pour revenir vers le chemin par lequel je suis monté. Alors que je me dirige vers le tunnel de noisetiers, j'aperçois sur ma gauche un chevreuil qui m'observe à environ 80 mètres, en lisière du bois. Je ne suis pas là pour lui et poursuis ma route, le faisant démarrer et rentrer au bois.

Arrivé sur le replat avant le chemin qui redescend vers la ferme sans avoir vu d'animaux, je décide de remonter vers la crête par le bois à ma gauche. Je traverse donc la bande de fougères et de genets sur la gauche du chemin enherbé qui remonte vers la crête et rejoins le bois puis commence à avancer doucement par les coulées fréquentées en faisant de nombreuses pauses observatoires. Le sol couvert de feuilles mortes de hêtre et de petits cailloux est assez bruyant et je biaise pour descendre vers les résineux pour avancer plus silencieusement sur un sol plus dégagé. Je progresse tranquillement jusqu'à une cassure du terrain qui précède une forte pente puis remonte doucement vers la lisière du bois occupée par des houx. En me frayant tranquillement un chemin dans les branchages, je stoppe net quand j'aperçois du mouvement sur ma droite. Une chevrette glane quelques bouchées au sol à environ 12 mètres de moi. Je l'observe sans bouger, elle s'avance de quelques pas dans un petit découvert et se présente plein travers. Elle s'avance à nouveau de quelques pas et s'arrête dans les branchages plus à droite quand une seconde chevrette s'avance pour la suivre. Je les laisse s'éloigner un peu avant de sortir du bois. Il commence à être tard et je décide de rentrer chez mon ami pour m'occuper du sanglier. Je redescends à travers un penchant de noisetiers et de boulots qui domine ma voiture. Pas d'animaux en vue malgré la forte fréquentation des lieux. Ma voiture rejointe, je repars. Arrivé chez mon ami, je fais quelques photos souvenir avant de préparer ma prise.

Un lundi à Sarrancolin, 18 septembre 2017

Vers 14 heures, nous partons avec Xavier pour rejoindre le bout du chemin de la Soule où je me gare. Xavier va prendre à droite pour rejoindre le sentier qui le conduira au col au-dessus de la ferme de Panets pour aller poser son tree-stand au-dessus d'une souille que je lui ai indiqué. Je prends à gauche sur le sentier de randonnée. Je passe entre 2 habitations puis commence à remonter tranquillement. Un peu plus loin, je stoppe net en apercevant un faon sur la gauche du sentier à environ 40 mètres devant moi. Il me regarde sans bouger, je ne vois pas sa mère et tente de m'approcher un peu, tout doucement en serrant la gauche du sentier. Au bout de quelques mètres je me fais surprendre par le démarrage de 2 ou 3 chevreuils dans le pré en dessus du chemin. Je les aperçois au travers des branchages qui disparaissent dans la pente à moins de 20 mètres sur ma gauche. Je gagne encore quelque mètres, je ne suis plus qu'à 30 mètres environ quand la biche remonte sur le chemin, je me fige, le faon inquiet la rejoint puis il traverse le chemin pour remonter en montagne et disparaître rapidement dans la forêt. Je poursuis un moment sur le chemin avant de le quitter pour prendre à droite et remonter à travers un grand pré vers la falaise qui délimite le haut de la montagne. J'aperçois à plus de 100 mètres une chevrette qui part tranquillement sur ma droite en broutant. Je monte par tranche de quelques mètres et fait des pauses pour observer les alentours. Je finis par rejoindre la falaise et commence à la longer, les averses se succèdes et je suis vite trempé. Je rejoins le pas du cerf qui marque la fin de la falaise et un gros passage de gibier plusieurs centaines de mètres plus loin. Ce passage leur permet de passer d'un flanc de montagne à l'autre.

Je décide de descendre doucement en suivant plus ou moins la crête en jetant régulièrement un coup d'œil côté gauche sur le versant nord. Une bande de buis épaisse se dessine sur la crête et une autre un peu plus bas sur ma droite. Ces bandes délimitent un couloir de plusieurs dizaines de mètres de large, composée de chênes épars sur une zone enherbée. Je descends doucement d'un arbre à l'autre quand j'aperçois le cul d'un grand cervidé dépassant d'un petit bouquet de buis. Je me cache vite derrière un arbre et observe sans vraiment l'identifié. Je décide de tenter l'approche et me rapproche d'arbre en arbre pour me positionner à une vingtaine de mètres de l'animal qui vient de sortit à découvert pour brouter. C'est une belle biche, une bichette est plus en retrait sur la droite près de la bande de buis à environ 30 mètres. Je la laisse avancer prêt à armer mais un souffle de vent tournant me fait repérer, elle lève la tête sans me voir et démarre en repartant vers la bichette. J'arme mon arc, elle stoppe à un peu plus de 20 mètres, j'hésite un peu mais aligne ma visée et décide de décocher. Ma flèche l'atteint assez bas au niveau de l'épaule avec un impact cassant et retombe dans la végétation derrière. La biche fait volte-face et fonce sur ma gauche vers la crête, en biaisant vers le bas de la montagne, suivie par la bichette. Je la suis un moment du regard quand, environ 50 mètres plus loin, elle trébuche et fait un incroyable soleil, retombant très lourdement au sol où je la perds de vue derrière un arbre alors que la bichette poursuit sa course folle. J'attends un peu mais la pluie recommence à tomber de plus belle et craignant que la piste ne s'efface, je décide de commencer ma recherche. Je pars vers la zone du tir où je retrouve ma flèche ensanglantée. L'adaptateur en aluminium qui me permet de visser mes lames est tordu.

Un lundi à Sarrancolin, 18 septembre 2017

Je ramasse ma flèche et commence à suivre le sang car je n'ai pas vu, de loin, ma biche à l'endroit où je l'ai vu tomber. Le sang n'est pas très abondant et commence à se lessiver, j'essaie d'avancer au plus vite. Je passe l'endroit où la biche a chuté mais la piste continue et s'intensifie un peu par moment pour rentrer dans les buis un peu plus loin. La piste devient plus tortueuse et tourne régulièrement. Je regarde bien devant moi, une flèche encochée au cas où elle ne serait pas morte. Tout à coup, juste au niveau de la crête, à 7 ou 8 mètres devant moi, j'aperçois l'arrière d'un grand cervidé dépassant derrière un bouquet d'arbres. Je me fige, il semble vaciller et je pense qu'il s'agit de ma biche en train de mourir. J'observe sans bouger, il me semble entendre du bruit derrière la crête quand, brusquement, la tête de l'animal surgit de l'autre côté des arbres et regarde vers moi. C'est en fait un très gros 4 pointes muni de 2 grandes dagues d'environ 60 cm avec 2 petits andouillets de massacre. Nous sommes aussi surpris l'un que l'autre et avant que je n'ai le temps d'armer, il fait demi-tour et bascule dans la pente à grand bruit, faisant rouler les pierres. Je ne m'explique pas pourquoi je n'ai pas armé mon arc avant, je viens de manquer une occasion en or de flécher mon C1. Je reprends ma recherche en suivant le sang jusqu'à la crête et aperçois ma biche morte en contrebas. C'est certainement elle que j'entendais ce débattre ou peut être la bichette. Le cerf était en train de la regarder avant qu'il ne me repère.

Un lundi à Sarrancolin, 18 septembre 2017

Elle est tombée au bas d'une barre rocheuse de quelques mètres de haut et je ne pourrai pas la remonter, il va me falloir la descendre par l'autre côté de la montagne. Je cherche un passage pour descendre et la rejoindre. Une grosse plaie est ouverte sur son épaule gauche et je pense qu'il s'agit de ma sortie de flèche mais en regardant de plus près, je trouve mon entrée et ma sortie de flèche un peu plus en arrière. Mon atteinte est très basse et ma flèche est passée dans le bas des poumons au ras du cœur. L'autre plaie est en fait le résultat de sa chute pendant sa fuite. La chair est ouverte jusqu'à l'os, la tête de l'humérus est cassée, très certainement par une pierre qui a réalisé cette blessure lors de son soleil.

Un lundi à Sarrancolin, 18 septembre 2017

En l'observant plus en détail je remarque que le tour des yeux est blanc, c'est une dépigmentation anormale du pelage mais elle est presque symétrique et très localisée.

Un lundi à Sarrancolin, 18 septembre 2017

J'appelle mon ami qui a le bracelet avec lui, je n'avais pris que le bracelet pour le cerf, il monte avec sa moto trial par le sentier qu'a pris Xavier pour monter. Ce sentier passe très en dessous de moi. Mon ami me cache le bracelet sous quelques pierres du sentier et m'indique l'emplacement par téléphone, il ne me reste plus qu'à aller le chercher avant de remonter chercher ma biche. Le bracelet apposé, je commence à la descendre. Le temps s'améliore et le soleil fait son apparition. Je retrouve Xavier plus bas dans un grand pré, il prend mon arc et nous descendons par le chemin qui débouche au centre du village de Sarrancolin.

Un lundi à Sarrancolin, 18 septembre 2017

Je tire la biche derrière moi et croise plusieurs salamandres que la pluie a fait sortir puis, plus bas, 2 grosses laies avec 4 marcassins qui me regardent arriver sur le chemin sans bouger un instant puis finissent par fuir en remontant sur la gauche du chemin alors que j'avance vers eux en tirant ma biche. Nous arrivons à la nuit au village où Patrick vient nous chercher, je traîne ma biche depuis 17h30 et trempé, le froid me prend vite, il est temps de rentrer. Patrick me remonte à ma voiture. Nous nous retrouvons ensuite chez Mon ami, j'ai encore du boulot pour préparer ma biche.

 

Alex

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 12:19

Ce soir, après une sortie sur un secteur où je n'ai pas vu de chevreuil, je décide de finir ma soirée près d'un petit bois entouré de vignes. Je me gare près des silos en bordure de route puis traverse la voirie pour la longer à mauvais vent avant de remonter vers la bordure gauche des vignes. Une fois les vignes rejointes, je progresse doucement sur la bande enherbée séparant la vigne d'une grosse haie fournie en contrôlant les intervalles entre les rangs mais toujours pas de chevreuil ce soir. Arrivé au bout de la vigne, je passe entre les derniers rangs pour rejoindre, à un peu plus de 150 mètres, le chemin de terre qui redescend vers les bâtiments de l'exploitation. Je contrôle les intervalles entre les rangs de part et d'autre du chemin sans rien voir et rejoins ainsi le coin du petit bois en L qui démarre de la gauche du chemin. Je bifurque pour en longer la lisière, sur la bande enherbée qui le sépare des vignes.

J'avance doucement sur environ 200 mètres, un léger bruit dans le bois me fait tendre l'oreille puis je repars quand un mouvement attire mon regard à environ 20 mètres devant moi. Je me fige contre de bois et aperçois une laie d'environ 50 à 60 kilos qui traverse tranquillement la bande enherbée, sortant du bois pour entrer dans la vigne. Elle stoppe en rentrant dans la vigne. Je peux voir ses pattes et son ventre entre les ceps, sous le feuillage. 2 bêtes rousses d'environ 20 kilos, sortent maintenant du bois et se dirigent vers elle. 2 Autres bêtes rousses s'avancent à leur tour mais à ma grande surprise, elles bifurquent pour venir droit vers moi. J'arme doucement mon arc et les bêtes rousses viennent stopper à environ 7 ou 8 mètres de face pour se mettre à fouiller le sol. J'aligne ma visée sur l'une d'elle mais préfère ne pas tirer de face et attends un peu. L'autre s'éloigne un peu de cul tranquillement puis bifurque vers la vigne suivi par la bette rousse que je vise qui me présente son flanc. J'aligne ma visée et décoche mais elle bouge au même moment et ma flèche la traverse trop en arrière au niveau de la pense pour ressortir dans la cuisse opposé en cassant le fémur.

Le petit sanglier part péniblement vers la vigne en traînant la patte pour rejoindre ses frères et sœurs qui n'ont pas bougé dans la vigne. Je m'avance tout doucement vers la vigne et aperçois la bande de sanglier qui se promène tranquillement en tournant sur un petit secteur. Je me baisse pour les surveiller sous les rangs. Je réencoche et hésite à en tirer un second mais je préfère essayer de reflécher mon sanglier si l'occasion se présente pour éviter de le perdre. Les petits sangliers finissent par se décaler tranquillement vers la droite, distançant le blessé qui peine à se déplacer. Je me focalise sur lui et le surveille. Il avance un peu et je le suis en longeant la vigne puis il se fige et reste un moment sans bouger entre 2 rangs. Il est à environ 15 mètres. Je tente de me décaler un peu pour le reflécher mais il comprend la manœuvre et tente de fuir. Il prend un peu d'avance mais je le retrouve vite, environ 10 à 15 mètres plus loin, en suivant le bord de la vigne. La laie et les autres bêtes rousses sortent de la vigne un peu plus loin et rentrent au bois derrière moi. Je reste à le surveiller un instant du bout du rang.

A bout de force, il finit par se coucher contre le rand de droite, à environ 20 ou 25 mètres, je décide de tenter l'approche. Je passe de l'autre côté du rang contre lequel il est couché et commence mon approche très lentement en me baissant à chaque pas pour tenter de l'apercevoir par en dessous des feuillages. Je ne le vois pas tout de suite mais finis par l'apercevoir. Il est face à moi, je vois ses oreilles et son dos qui dépassent d'une touffe d'herbe. Je gagne peu à peu les derniers mètres à 4 pattes et alors que j'arrive à environ 6 ou 7 mètres de lui, je me redresse doucement pour armer à genoux. Il se redresse pour s’asseoir et regarder vers moi. Je vise sous la tête et décoche. Touché, il se lève péniblement et part sur ma gauche dans la vigne pour s'effondrer 10 mètres plus loin, se débattre un peu avant de s'immobiliser. Je pars à sa rencontre en passant sous les fils de fer tenant la vigne. Ma flèche rentre où je visais et ressort contre la colonne vertébrale, au-dessus des cuissots.

Une bête rousse à l'approche dans les vignes...

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, rarement le télémètre)... souvent juste mon arc, mon couteau et mon appareil photo, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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