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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 21:53

Depuis mon dernier chevreuil, je n'ai presque pas chassé et ma tante m'a commandé un sanglier pour son anniversaire. Ce soir, je décide d'aller faire un tour à Traverséres près d'un champ de sarrasin dont le propriétaire de plaint de dégâts occasionnés par les sangliers. En chemin, je constate que les tournesols, en face de la zone de chasse ont été pas mal attaqués par les sangliers qui ont couché pas mal de pieds. Je me gare le long du chemin goudronné qui monte à la ferme, près d'un petit bois qui descend dans la culture et me prépare tranquillement. Il est 18h30, il fait encore très chaud. La culture est divisée en deux parties, un penchant qui descend du chemin goudronné jusqu'au ru boisé alimenté par le lac situé en dessous de la ferme en amont et un penchant qui remonte de l'autre côté du cours d'eau jusqu'à la lisière d'un grand bois. Le vent souffle en remontant vers la ferme. Je commence à descendre le chemin goudronné pour rejoindre la route. De nombreuses coulées ont écrasé le sarrasin dans un arrondi du bois qui redescend vers le ru, la culture est couchée par endroit et je décide d'aller me poster près du ru en face de ces coulées.

Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019

Je rejoins tranquillement la route et prends à droite pour passer le ru. Alors que je suis à environ 15 mètres du ru un bruit me fait tourner la tête vers la large bande enherbée qui précède la culture. Il me semble que quelque chose se déplace dans l'herbe, le bruit bien présent est continu et je mets un instant à comprendre qu'il s'agit d'un gros animal de débinant dans la culture. Le temps de lever les yeux vers le sarrasin, l'animal a passé la bande boisée du ru. Le bruit rectiligne et continu me fait penser à un sanglier. Je passe rapidement la bande boisée du ru pour tenter d'apercevoir l'animal mais ce dernier est déjà rentré dans un avancement du bois dans la culture qui descend jusqu'à environ 12 mètres de la bande boisée du ru. Des aboiements retentissent dans le bois et des bruits de pas s'éloignent, il semble qu'il s'agissait d’un chevreuil. Je traverse le fossé du bord de voirie et commence à longer la bande boisée du ru. Rapidement je tombe sur des traces et quelques coups de nez qui semblent frais juste en bordure des arbres qui bordent le ru. Un peu plus loin les sangliers se sont baignés dans les dernières flaques d'eau boueuses que la sécheresse a épargnées. Des coulées boueuses ont écrasé la végétation du bord du ru juste en face de l’avancée de bois dans le sarrasin. Je décide de revenir me poster là en fin de soirée.

Je continue à longer le ru doucement, de nombreuses coulées de sangliers tentent dans le petit cours d'eau asséché. Des petits craquements se font entendre de l'autre côté du ru, un animal se déplace, je tente d'avancer un peu quand une chevrette sort de la haie à un peu plus de 20 mètres, devant moi. Je me fige et l'observe pour ne pas l'affoler. Elle stoppe un instant entre les arbres et la culture à l'écoute puis se débine dans la culture. Je suis un instant son déplacement aux mouvements de la végétation puis reprends ma progression. La chevrette réapparaît dans la zone que les sangliers ont couché à environ 40 mètres de la lisière du bois, disparaît à nouveau dans le sarrasin puis ressort en lisière, marque un arrêt puis remonte la pente raide en s'arrêtant régulièrement pour écouter et regarder. Je finis par la perdre de vue.

Un peu plus loin je trouve un gros passage dégagé qui descend dans le ru à l'ombre d'un gros érable, je décide de me poster là pour observer le secteur un instant, en face de la zone couchée par les sangliers.

Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019
Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019

Le temps passe, quelques petits passereaux viennent parfois me tenir compagnie. L'ombre de la colline avance peu à peu sur la culture. Régulièrement les geais donnent de la voix aux alentours, les sangliers sont peut être sur pieds. Vers 20h30, je m'avance un peu pour me poster contre la haie. Les geais donnent cette fois de la voix derrière moi près de la route, peu de temps après, une chevrette, suivie de son jeune, traversent la bande étroite de culture à environ 70 mètres sur ma gauche pour rentrer au bois sans un bruit. Des bruits de pas se font ensuite entendre par moment dans les feuilles mortes du sous-bois, certainement les chevreuils qui remontent dans la colline. La luminosité commence à baisser, je décide de commencer à revenir doucement vers la souille pour m'y poster avant la nuit. J'avance doucement quand un pas lourd se fait entendre dans la colline boisée. Je m'arrête régulièrement pour observer mais rien en vue, les pas semblent descendre vers la culture. Impossible de voir l'animal alors que j'arrive près de la souille, il me semble entendre marcher dans la culture mais j'ai beau regarder partout, la végétation ne bouge pas. 

je poursuis mon chemin et me poste contre la haie, sur une grosse coulée qu vient du bout de l'avancée du bois, traverse la bande étroite de culture et rentre dans la souille dans mon dos. Je suis à peine en place qu'un bruit de pas se fait entendre dans la bande de bois, je regarde dans sa direction. Les pas se rapprochent pis une masse noire s'avance sur ma gauche de la bande de bois. Un beau sanglier s'avance de 3/4 face, tête basse, dans le sarrasin à environ 25 mètres. J'arme mon arc. Il bifurque sur sa gauche pour longer le bout de la bande boisée. Je le suis dans mon viseur, prudent, il avance doucement en s'arrêtant tous les 2 mètres pour lever le nez au ciel et humer l'air. Il se rapproche peu à peu pour se présenter au pas à 12 mètres plein travers. Ma visée est calée sur l'arrière de l'épaule. Je décoche, je ne vois pas ma flèche partir et il ne m'a pas semblé entendre le bruit de l'impact mais le sanglier démarre en trombe. Il bifurque à droite pour longer le bois et le suis du regard sur la bande de terre nue entre le bois et la culture. Il file au galop, prend le virage à droite en suivant la lisière puis rentre au bois pour remonter le penchant boisé où je le perds de vue. Je l'entends un moment dans le sous-bois puis le calme s'installe. J'attends un instant sans bouger alors que la nuit s'installe peu à peu.

Je quitte mon poste en allumant ma torche pour aller chercher ma flèche mais impossible de la trouver. Je pars donc sur la direction de fuite du sanglier. Pas de sang, j'avance en éclairant le sol. Rien sur 50 mètres, la scène de chasse tourne dans ma tête, impossible que j'ai manqué ce sanglier, c'était un cadeau. Brusquement, j'aperçois une petite tache de sang sur le sol. J'ai bien touché mon sanglier mais pas d'autre indice jusqu'au virage où je trouve un peu de sang. 10 mètres plus loin, je retrouve du sang et l'entrée au bois marquée de quelques gouttes. Je m'avance sur une grosse coulée et trouve des éclaboussures de sang bulleux et visqueux comme si le sanglier avait éternué. Je commence à prendre confiance mais le sang suit la coulée qui remonte dans le bois. Les gouttes de sang pas grosses et peu abondantes mais je parviens à les suivre. Le sanglier a suivi une grosse coulée. En haut de la pente, alors que terrain d'aplani, la piste bifurque un peu à droite et quitte la coulée. Le sang s'intensifie, je trouve régulièrement du sang bulleux, de grosses gouttes ponctuent le sol et la végétation basse.

Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019

Je finis par tomber sur une giclée de sang en arc de cercle. En éclairant un peu plus en avant, j'aperçois mon sanglier mort sur le flanc, tourné vers moi. C'est un jeune mâle d'environ 50 kg. Ma flèche est entrée arriéré poumon et ressort plein poumon, côté opposé.

Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019

Il me reste à retourner à la voiture après quelques photos souvenir.

Un sanglier de moins dans le sarrasin, 26 août 2019

Alex

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 15:34

Ce soir, je pars chasser avec Christophe et Jacques que je laisse autour des féveroles où les sangliers se sont installés depuis un moment. Je pars chasser de l'autre côté de l'Osse. Je prends le chemin blanc qui relie Roques à Justian et me gare près de 2 petits lacs en face de la zone où j'ai laissé mes amis. Je me prépare et suis un peu le chemin pour passer de l'autre côté d'un ru arboré qui remonte vers un petit bois bordé d'un petit lac à quelques centaines de mètres. Je longe donc la bande boisée du ru par la droite, en bordure d'un immense champ de soja vallonné. La culture n'a pas encore beaucoup poussé et ne donne pas un couvert suffisant aux chevreuils. Je rejoins ensuite un chemin de terre qui descend de la colline sur ma droite et sépare le soja d'une parcelle de maïs bordée par un arc de cercle de petits poids et de tournesol comblant l'angle que ne peut pas arroser le pivot. Toujours pas de chevreuil. Arrivé au bois, d'où part le ru, je remonte vers la route de crête sur ma droite par un plantié de vigne. Arrivé à la route, je redescends vers un grand champ de tournesol en longeant une haie, sur la gauche d'une grande friche herbeuse, en surveillant le secteur mais il fait encore très chaud, rien en vue. Je longe ensuite la bordure du tournesol en bifurquant à angle droit sur ma droite, j'avance doucement et rejoins un bout de haie épaisse qui démarre du coin de la friche et sépare les tournesols d'une parcelle de petits poids. Quelques pieds de tournesol sont mangés, d'autres frottés, il y a des chevreuils dans le secteur. Je progresse tranquillement entre la haie et les tournesols jusqu'à la limite de la parcelle matérialisée par quelques arbres et un petit bourrelet de végétation derrière lequel démarre un autre champ de tournesols plus tardifs. Je prends à gauche, en limite de parcelle pour rejoindre le bout d'un petit bosquet en long qui se termine en haie épaisse, à 100 mètres sur ma droite. J'avance doucement à l'ombre de ce petit massif quand des bruits de pas se font entendre dans le sous bois desséché. Je me fige et écoute, un animal semble venir vers la lisière pour sortir dans la culture dans mon dos. Je me tourne ventre au bois et laisse venir mais brusquement, l'animal s'éloigne d'un pas décidé et des aboiements retentissent. Le vent tournant m'a trahi, je presse le pas pour suivre la bordure du tournesol en espérant voir passer le chevreuil. Il déboule à la course, le long de la grosse haie qui descend du sommet de la colline à plus de 100 mètres et fonce dans la prairie fauchée en sautant, par un passage busé, le petit ru qui démarre sur ma droite et descend vers l'Osse. Je presse le pas, baissé derrière les premiers rangs de tournesol. Le brocard s'arrête dans la prairie fauchée puis repart en aboyant vers un bout de haie qui part du coin des tournesols et délimite la prairie d'un chaume d'orge. J'avance le plus vite possible, le chevreuil disparaît dans la haie. Je rejoins le coin des tournesols et l'aperçois derrière la haie, il biaise à gauche pour rentrer dans la vigne, de l'autre côté du chaume presque en face de moi. Je prends à gauche en suivant les tournesols et dépasse la vigne sur la gauche du chaume. Je longe ensuite les vignes en surveillant les rangs parallèles à la parcelle de tournesol. Pas de chevreuil, arrivé au coin de la vigne, je suis devant une bande de chaume d'environ 50 mètres de large qui s'étend sur environ 150 mètres à ma droite. Elle est bordée par une bande boisée en contrebas devant moi et rejoint un grand chaume qui longe les vignes sur ma gauche. Les chaumes s'étendent sur plusieurs centaines de mètres jusqu'à la route de crête sur ma gauche.

Je décide de m'avancer vers la bande boisée quand j'aperçois furtivement un chevreuil qui bascule dans un creux du chaume, près de la bande boisée, à environ 90 mètres sur ma gauche. Je tente de m'approcher doucement à découvert mais rapidement le chevreuil réapparaît sur ma gauche, c'est un brocard, peut être celui que je suivais tout à l'heure, il avance tranquillement dans le chaume. Je recule doucement vers l'angle de la vigne alors que le brocard s'avance toujours sans me prêter attention. Une fois la vigne rejointe, je le laisse passer pour m'avancer d'un rang de vigne à l'autre. Il est à plus de 100 mètres du bord de la vigne. J'avance de bout de rang à bout de rang en marquant à chaque fois un petit arrêt observatoire, histoire de voir si je n'ai pas été repéré mais le chevreuil avance trop vite et gagne du terrain. Il rejoint un bande de friche, perpendiculaire à la bordure de la vigne, de quelques mètres de large qui couvre un talus entre 2 chaumes. Il tourne un peu dans la végétation, j'en profite pour gagner du terrain en avançant de quelques rangs puis me cale à genoux au pied du dernier cep de vigne du rang. Le brocard frotte ses bois contre un arbuste, je tente quelques aboiements. Il relève la tête, regarde vers moi un instant, j'insiste dans mes aboiements mais le brocard démarre en suivant la bande de friche un instant avant de biaiser à droite vers la haie qui fait suite à la bande boisée qui borde le chaume en contrebas. Il va très certainement rejoindre une petite parcelle de féveroles juste derrière la haie. Une fois qu'il a disparu dans la haie, je quitte mon poste et presse le pas pour rejoindre la bande boisée.

Je traverse la bande d'arbres au niveau d'une zone dégarnie pour longer ensuite sous la haie, dans une prairie, en direction des féveroles. Je passe un grillage à mouton perpendiculaire à la haie et qui délimite la prairie de la culture puis continue à longer la haie en surveillant les féveroles. J'essaie d'avancer sans trop de bruit en surveillant la culture mais la végétation haute mêlée de quelques pieds de féveroles secs et cassants ainsi que de quelques ronces me compliquent grandement la tache. La végétation craque régulièrement, j'ai fait environ 70 mètres, le long des féveroles, quand un animal démarre au milieu de la culture à environ 40 mètres de moi. J'arme mon arc et suis le mouvement. Le brocard s'arrête et apparaît à découvert dans une zone de culture couchée, à environ 70 mètres. Il repart rapidement pour passer en dessous de moi à environ 35 mètres, je suis son déplacement aux mouvements de la culture sans vraiment le voir. Il biaise un peu et ressort sur la prairie qui borde la culture à 45 mètres de la haie, je désarme. Il fonce vers le grillage à mouton qui le stoppe un instant dans sa course. Je fais demi-tour et retourne vers le grillage en longeant la haie et gagne vite du terrain, il fait des aller-retour sur environ 30 mètres, le long de l'obstacle sans vraiment me prêter attention mais alors que je ne suis plus qu'à 45 mètres environ, il se décide à sauter le grillage et fonce dans la prairie où je finis par le perdre de vue. Je repasse le grillage et suis la bande de prairie. Un grand chaume de colza remonte vers le sommet de la colline couvert d'un bosquet précédé par des bâtiments agricoles. En regardant vers le sommet, j'aperçois un brocard qui fonce des bâtiments vers le bosquet où il disparaît, je ne pourrais pas dire s'il s'agit du brocard qui venait de m'échapper ou d'un autre.

je décide de descendre vers le chemin blanc à travers les chaumes de colza pour rejoindre un zone de maïs prise entre le chemin et l'Osse. Une fois le chemin rejoint, je prends à gauche pour arriver au départ d'un passage qui traverse la haie qui borde le chemin et longe la bordure d'une petite parcelle de maïs prise entre 2 haies. Je suis la haie de gauche pour rejoindre la grande parcelle de maïs qui s'ouvre à gauche sur un chaume d'orge. Je marque un petit arrêt pour regarder à droite entre le maïs et la haie qui le sépare d'un tournesol et à gauche dans le chaume à ma gauche. Pas de chevreuil, rien ne bouge. Je longe tranquillement le grand maïs par la gauche pour rejoindre la bande enherbée au bord de l'Osse puis longe tranquillement la rivière dans l'herbe haute partiellement couchée par le passage des animaux. Un peu plus loin, je passe un petit fossé qui sépare cette parcelle de la suivante. Un coup d'œil entre les maïs sans rien voir puis je poursuis mon chemin. Le secteur est très calme, je rejoins un autre fossé mais ce dernier est encaissé de plus de 2 mètres et bordé par une haie. Je descends au fond de ce dernier par un passage de gibier abrupt et remonte la pente très raide en me cramponnant aux buissons pour ressortir en bordure d'une parcelle de féveroles. J'observe la culture un instant sans rien voir puis récupère la bande enherbée du bord de l'Osse et commence à la suivre doucement.

J'ai fait à peine 50 mètres qu'un souffle puissant se fait entendre, je me fige et regarde en direction du bruit. La culture craque, un beau sanglier vient vers moi pour me passer à environ 15 mètres d'un pas décidé. Il stoppe à environ 15 mètres un peu sur ma gauche, dans la culture, j'arme mon arc mais la végétation est trop épaisse pour tenter une flèche. Il repart, toujours d'un pas décidé, je le suis dans mon viseur mais comprends qu'il ne va pas s'arrêter. Alors qu'il passe en face de moi dans la culture, je produis des claquements bruyants avec ma langue contre mon palais. Le sanglier stoppe dans une zone assez dégagée. J'aligne ma visée derrière son épaule et décoche. Touché, le sanglier fait volte-face et repart d'où il vient puis décrit une boucle dans la culture avant de chuter. Il se redresse tendant le nez au ciel puis retombe lourdement et se débat au sol avant de s'immobiliser.

Je reste un instant immobile et réencoche une flèche au cas où un autre sanglier arriverait quand des craquements et des petits grognements se font entendre sur ma gauche dans la culture. 2 sangliers d'environ 25 à 30 kilos arrivent sur les traces du premier. Ils stoppent à environ 15 mètres un peu sur ma gauche. J'arme mon arc, l'un d'eux est bien visible, je vise derrière l'épaule et décoche. Les sangliers démarrent, Celui que j'ai fléché, fonce dans la culture, passe à quelques mètres de moi puis rejoint le fossé profond que j'ai traversé tout à l'heure. Il me semble l'entendre se débattre au fond du fossé puis le calme revient. J'attends un peu et observe la culture, j'aperçois du mouvement à environ 70 mètres, plusieurs animaux semblent se diriger vers le fossé où a disparu mon second sanglier. J'hésite à tenter une approche mais les mouvements cessent.

J'ai déjà fléché 2 animaux, c'est déjà pas mal, je décide de commencer mes recherches en attaquant par le petit. Je pars directement au bord du fossé et le longe à la recherche d'un indice quand j'aperçois une petite goutte de sang sur une feuille de ronce au départ de la coulée que j'ai prise pour traverser le fossé. J'allume ma lampe, bien qu'il fasse encore bien jour, pour voir au fond du fossé où le sanglier ne semble pas se trouver et me rends compte que le sang remonte en face. J'éteins ma lampe et traverse le fossé. Le sang est bien visible sur l'herbe sèche et rentre dans le maïs. Je suis facilement le sang abondant, de grosses gouttes au sol alternent avec de nombreux frottés très marqués sur les pieds de maïs mais la piste s’éternise. Au bout d'environ 50 mètres dans le maïs, des grognements se font entendre. Ils semblent proches, je me mets à genoux et je passe un rang de maïs, rien, un autre, toujours rien, je m'avance doucement dans le suivant et aperçois un jeune sanglier arrêté de 3/4 face, à environ 10 mètres. Il pousse de petits grognements, certainement pour appeler ses congénères. Je reste immobile à l'observer, il se couche assez rapidement.

Je me recule doucement dans le rang précédent, encoche une flèche, arme mon arc puis m'avance doucement entre les pieds de maïs. Le sanglier me regarde un instant et se lève doucement alors que j'aligne ma visée. Il est de 3/4 face. Je vise entre la tête et l'épaule et décoche. Touché, le sanglier démarre en trombe sur ma droite avec ma flèche en travers, le maïs claque puis je l'entends tomber. Je me redresse et me dirige vers l'endroit du tir pour suivre le sang qui est maintenant extrêmement abondant, je retrouve ma flèche au sol, maculée de sang environ 15 mètres plus loin, je la récupère, puis retrouve mon sanglier encore 5 mètres plus loin. Il est mort, ma première flèche armée d'une Exodus est entrée au défaut de l'épaule et ressortie basse en arrière des côtes faisant sortir des plis d'intestin, ma seconde flèche armée d'une rage hypodermic est entrée où je visais et est ressortie proche de la sortie de ma première flèche.

Je ramène mon sanglier sur la bande enherbée proche des féveroles en traversant le fossé , je le laisse là puis m'avance dans les féveroles à la recherche de mes 2 flèches que je retrouve facilement, plantées au sol proche des zones de tir. Je les remets au carquois puis cherche la piste de sang de mon premier sanglier. Je trouve du sang et des pieds de féveroles couchés la piste n'est pas évidente à suivre le sang n'est pas continue. J'allume ma lampe pour mieux voir le sang sur les pieds de féveroles presque noirs. Petit à petit, je démêle la piste et fais démarrer plusieurs animaux devant moi. Le sang me conduit à l'endroit où se trouvaient les autres animaux et où je retrouve mon sanglier, c'est une laie d'environ 70 kilos. Je viens certainement de faire démarrer les autres bêtes rousses qui s'étaient regroupées autour de la laie. Je la ramène sur la bordure de la culture avec la petite bête rousse puis pars chercher ma voiture et mes amis alors que le jour décline. Je rejoins mes amis à la nuit noire, ils ont vu et entendu les sangliers mais n'ont pas pu décocher. Nous partons chercher mes sangliers avant de rentrer.

Un doublé de sanglier à l'approche, 12 juillet 2019

Alex

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26 juin 2019 3 26 /06 /juin /2019 06:04

Ce soir, il fait très chaud, le vent est tournant. Je décide de chasser en attaquant du chemin blanc mais côté Justian. Je me gare au bord du chemin, au coin d'une parcelle de tournesols à peine levés. Je me prépare et contrôle le vent, il semble souffler vers Roques. Je pars par le chemin en direction de Roque, je passe un chemin enherbé qui part vers l'Osse sur ma gauche et un chemin de terre qui remonte sur ma droite et d'où part une grande parcelle de blé que je commence à longer. Je lève quelques palombes et tourterelles des bois qui décollent çà et là du blé. Au bout du blé, je prends à droite sur un bout de chemin enherbé le long d'une haie épaisse à ma gauche et du blé sur ma droite vers une grande prairie partiellement bordée de haies. Je longe celle de gauche pour rejoindre une source prise dans une haie perpendiculaire un peu plus loin. En arrivant au bout de cette haie j'observe au travers d'une coulée boueuse très fréquentée qui rentre au bout du morceau de haie que remonte vers le sommet de la colline à ma gauche. Rien ne bouge, je prends le passage Busé qui enjambe le ru qui suit la haie que je longeais et m'avance doucement le long de la haie qui remonte pour apercevoir la souille. Elle semble bien fréquentée mais rien ce soir.

Je remonte vers un tournesol en suivant la haie, passe une trouée au coin de la haie qui délimite le bas de la parcelle de tournesols puis longe la culture en collant la haie le plus possible. Un beau lièvre démarre à environ 50 mètres devant moi, au bord d'un petit bosquet qui termine la haie. Il fonce, sa queue blanche relevée en bondissant à la manière d'un daim et se dirige vers une autre parcelle de tournesols plus fournie et plus haute. Je le suis tranquillement, il marque un temps d'arrêt avant de disparaître dans la culture alors qu'un second lièvre sort des grands tournesols et s'assoie de face, à découvert dans la culture basse. Je continue à avancer et fais fuir les 2 animaux. Je rentre dans les grands tournesols au coin du bosquet et prends à droite pour redescendre. Au coin suivant du bosquet je tombe sur une souille boueuse qui semble fréquentée. Je poursuis dans les tournesols en bordure de la prairie fauchée et fais démarrer un gros lièvre qui fuit entre de rangs de tournesol.

Je rejoins la bordure d'une parcelle de blé séparée de la prairie fauchée par un bout de haie, je prends à droite pour la suivre doucement en surveillant la surface des céréales. Jusqu'à la bordure d'une autre parcelle de blé, les chevreuils ne sont pas de sortie, il fait encore trop chaud, je prends à gauche et longe la parcelle, passe une longue vigne étroite, rien entre les rangs, une parcelle d'orge en long qui borde une bande boisée que je traverse ainsi qu'une prairie fauchée pour rejoindre une zone de colza. Je passe sur une bande enherbée entre 2 parcelles de colza et rejoins la bordure boisée d'un ruisseau. Je prends sur ma gauche, la bande enherbée entre le ruisseau et le colza. L'ombre portée de la bande boisée du ruisseau sur la bande enherbée et la bordure du colza apporte une fraîcheur toute relative et j'espère enfin voir un brocard. J'avance tout doucement en surveillant la bande boisée sur ma droite, la bande enherbée devant moi et le colza sur ma gauche. En bordure de la bande enherbée, le colza est très haut et je peux voir sous la culture, qui domine un sol dénudé, à plusieurs mètres. Brusquement, j'aperçois du coin de l'œil, un brocard couché juste en bordure du colza, à 2 mètres sur ma gauche. Je stoppe et tente d'armer doucement alors que le brocard m'observer fixement. Je n'ai pas le temps d'armer, ce dernier se lève d'un bon et fonce dans la culture sur une trentaine de mètres, impossible de le voir. Un peu plus loin, dans mon dos, près de l'endroit où a stoppé l'animal, se trouve une zone de culture versée. Je fais demi-tour et longe doucement pour me positionner à l'aplomb de cette zone qui n'est qu'à 15 mètres du bord de la culture. Le brocard finit par repartir en aboyant et je peux suivre sa progression à l'agitation du colza. Il ressort à environ 70 mètres, regarde en arrière un instant puis remonte le talus abrupt pour rentrer au bois en aboyant. Il semblait coiffé assez haut.

Je repars vers le chemin blanc, le long duquel je suis garé, en suivant le ruisseau. La haie est maintenant plus basse et interrompue, je peux ainsi observer la bande d'herbes hautes qui borde la parcelle de maïs sur l'autre côté du ruisseau. Au travers d'une trouée, j'aperçois furtivement une belle chevrette qui surgit des herbes et entre dans le maïs en 2 bons. Je rejoins le chemin blanc et le remonte en direction de la voiture, la dépasse et prends un passage sur ma droite, dans la haie pour longer une petite bande étroite de maïs qui rejoint le reste de la parcelle qui s'étend jusqu'à l'Osse. Je jette un coup d'œil entre la haie et le maïs sur ma droite puis m'avance pour longer la gauche de la culture. Je me fais surprendre par une chevrette dont la tête dépasse de l'orge, à environ 70 mètres sur la gauche du maïs. Je me fige et nous nous observons un moment avant que je décide de reprendre ma progression. Elle m'observer avancer sur environ 15 mètres avant de déguerpir à grands bons vers un bout de haie épaisse perpendiculaire au maïs et qui délimite la parcelle d'orge un peu plus loin. Cette haie bifurque ensuite à angle droit et suit le maïs jusqu'à la rivière. La chevrette disparaît rapidement dans la haie. Arrivé au coin de la haie, je prends un passage de gibier pris par les ronces pour m'avancer jusqu'à une autre parcelle d'orge où j'aperçois la chevrette se devinant vers la rivière mais pas de brocard. Je fais demi-tour en me dégageant des ronces puis continue doucement vers la rivière quand un bruit me fait tourner la tête vers la haie. J'aperçois alors, au travers des feuillages, une chevrette surgissant de la haie et remontant à grands bons dans l'orge. Je poursuis ma progression lente quand la première chevrette surgit de la haie, en bordure de la rivière. Je me fige, elle stoppe un instant puis se débine dans le maïs où je la perds vite de vue, j'attends un instant mais pas de brocard sur ses arrières.

Je rejoins, la bande d'herbes hautes qui borde la rivière et la suis tout doucement en scrutant le secteur. Rien en vue, je passe un petit fossé à peine marqué qui sépare cette parcelle de maïs de la suivante. Toujours rien, j'arrive à un autre fossé qui lui est très profond, environ 2,5 mètres. Je descends doucement au fond de ce dernier par une coulée très fréquentée, puis remonte en face en me cramponnant aux arbustes qui le bordent pour gravir la talus très abrupt et ressortir au bord d'une parcelle de féveroles. Je continue tout doucement au bord de la rivière et surveillant cette culture plus éparse que le maïs, rien ne bouge et je rejoins une haie qui sépare les féveroles d'un tournesol épars peu levé et entouré de haies. Une flaque de boue près de la rivière à été fréquentée par les sangliers récemment. Je suis la haie que je viens de traverser jusqu'à un passage qui donne sur l'entrée d'une autre parcelle de féveroles prise entre 4 haies sur ma gauche. Au milieu du passage, une flaque d'eau colonisée par des têtards est en train de s'assécher, un pied de gros sanglier est imprimé dans la boue.

Je prends le passage à gauche et rentre dans les féveroles, la parcelle n'est pas grande, un peu plus de 100 mètres de long sur environ 70 de large. Je scrute la culture, rien ne bouge, le vent est tournant, je décide de m'avancer le long de la haie pour rejoindre la droite de la parcelle quand il me semble entendre le gazouillement de sangliers. Je stoppe et tends l'oreille et scrutant la culture quand je remarque que les pieds de féveroles s'agitent au fond, à gauche de la parcelle, contre la haie derrière laquelle se trouve une belle remise, un taillis épais de repousses de frênes mélangées à une végétation dense. Les sangliers semblent longer la haie et se décaler à droite, je recontrôle le vent, il semble biaiser à gauche. Je reviens sur mes pas et colle la haie sur la gauche pour tenter une approche. Le mouvement de la culture m'indique que des animaux biaisent vers mon côté du champ mais d'autres semblent continuer à longe vers la droite. J'essaie d'avancer le plus vite possible en limitant le bruit au maximum mais les pieds de féveroles séchés par le soleil sont très craquants et ralentissent ma progression. Les sangliers de gauche semble avoir passé la haie pour rejoindre le tournesol alors que d'autres semblent s'avancer dans la culture par de milieu de cette dernière.

Le vent semble suivre la haie, je suis donc à bon vent. Les féveroles s'agitent, un animal va passer à environ 30 mètres sur ma droite, je quitte donc le bord de la haie et rentre dans la culture pour couper la trajectoire de l'animal, il avance assez vite et je tente d'avancer au plus vite en essayant de rester silencieux. Alors que je suis encore à environ 20 mètres du sanglier, je commence à l'apercevoir. Il va trop vite et me dépasse rapidement, je biaise à droite pour le recouper. Il me semble voir ses défenses au travers de la culture et pense à un gros mâle. Le sanglier stoppe brutalement et hume l'air, peut-être à t'il senti ma position de départ.  Il me semble énorme. J'arme mon arc et avance encore un peu jusqu'à une quinzaine de mètres, vise un peu en arrière de l'épaule pour compenser le léger 3/4 arrière et décoche. Ma flèche tape où je visais et l'animal se retourne brusquement pour revenir vers la haie du fond mais après 40 mètres de course, les féveroles s'agitent sur place et je l'entends tomber. C’est fini pour lui, je reste un moment sans bouger au cas où un autre sanglier arriverait mais ne voyant rien venir, je pars vers mon sanglier.

Alors que je m'approche, je fais démarrer un autre sanglier qui fonce vers la haie où il disparaît. Je retrouve facilement mon sanglier à l'endroit où je l'avais vu tomber. C'est en fait une vielle femelle dont les petites allaites attestent qu'elle n'a jamais porté. Elle a cassé ma flèche, restée en travers car stoppée par l'épaule opposée au côté du tir, dans sa chute. Je récupère le bout de flèche, fais quelques photos souvenir puis tente de tirer le sanglier par une patte arrière, il pèse un âne mort. J'appelle Serge, le piqueur de la société de chasse pour qu'il vienne l'aider. Je pars poser mon arc un peu plus loin pour dégager mes 2 mains et traîne le sanglier jusqu'à mon arc puis recommence la manœuvre sur environ 200 mètres pour arriver à un chemin de terre où nous pourrons charger l'animal. À son arrivée Serge juge mon sanglier à 80 kg mais l'ayant traîné jusque-là je l'estime plus à 90 à 100 kg, au moment de la charger dans la voiture il me confirme qu'il fait plus de 80 kg. La balance affichera 107 kg. Ma flèche touche les poumons.

Une vieille laie stérile de 107 kg à l'approche dans les fèveroles, 25 juin 2019

tente de tirer le sanglier par une patte arrière, il pèse un âne mort. J'appelle Serge, le piqueur de la société de chasse pour qu'il vienne l'aider. Je pars poser mon arc un peu plus loin pour dégager mes 2 mains et traîne le sanglier jusqu'à mon arc puis recommence la manœuvre sur environ 200 mètres pour arriver à un chemin de terre où nous pourrons charger l'animal. À son arrivée Serge juge mon sanglier à 80 kg mais l'ayant traîné jusque-là je l'estime plus à 90 à 100 kg, au moment de la charger dans la voiture il me confirme qu'il fait plus de 80 kg. La balance affichera 107 kg. Ma flèche touche les poumons.

Une vieille laie stérile de 107 kg à l'approche dans les fèveroles, 25 juin 2019

Alex

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 13:50

Ce matin, j'ai invité Lionel, Christophe et Lilian pour une battue renard/sanglier à Justian mais seul Lilian a pu venir. Rendez-vous pris à 7h15 sur le parking d'Auterrive, nous partons pour le rendez-vous de chasse à la salle de Lagardère. Après un bon petit déjeuner pris sur place, nous partons nous poster pour la première traque. C'est une longue combe parcouru en son fond par un ru bordé d'une bande boisée plus ou moins large et très fourrée par moment où ce remise souvent les sangliers. Je me gare au château d'eau et descends avec Lilian pour nous poster. Je le laisse à mon poste habituel, près d’une mare, au bord du ru de l'autre côté duquel se trouve une bande de ronces plus ou moins dense. Une très grosse coulée longe entre le cours d'eau et le roncier. Je pars me chercher un poste plus en aval. Je longe le ru de l'autre côté duquel se trouve un taillis impénétrable de 30 à 40 mètres de large. Le taillis fait ensuite place à 60 mètres environ de végétation basse très dense où les chances de voir passer un animal sont quasi nulles. Après cette zone le taillis reprend, j'hésite un peu puis remarque une zone d'éclaircie relative dans le taillis, environ 15 mètres avant la végétation basse. Je traverse le ru en me fraye un passage au travers des ronces et des épines par une grosse coulée qui ressort sur la prairie de l'autre côté puis rejoints l'éclaircie où je casse par mal de branches pour me dégager des angles de tir avant de m'immobiliser, tourné vers le bas de la combe d'où doit commencer la traque. De nombreuses coulées très marquées passent sur mon secteur. Devant moi, un écran de végétation épaisse, ronces et arbustes limitent ma vision à quelques mètres. Une grosse coulée rentre en longeant le ru et une autre passe juste à ma gauche.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

A quelques mètres sur ma gauche, le terrain remonte vers une prairie. Les chiens et les piqueurs se font entendre au départ de la traque au niveau de la route. Les teckels arrivent vite au niveau de la zone de végétation basse et épaisse juste avant mon poste. Un premier se met à aboyer sur place au ferme, les autres arrivent rapidement et se mettent à aboyer. Le ferme s'installe avec une intensité incroyable à moins de 20 mètres de mon poste. Mon décocheur est accroché, je suis prêt à armer. Les piqueurs arrivent et encouragent les chiens et tire en l'air pour tenter de déloger le sanglier. Dès craquement se font entendre, le sanglier se décale vers moi de quelques mètres par quelques mètres jusqu'à vernir à quelques mètres de moi dans les ronces sans que je puisse le voir. Poussé par les chiens je pense le voir sortir et arme plusieurs fois mon arc, à chaque craquement mais le ferme s'éloigne. Le ferme s'éternise et les chiens ne lâchent pas l'animal. Un chien couine et Serge commence à perdre son calme, 2 chiens ont été tués le mois dernier par un gros sanglier. Les chiens ramènent le sanglier vers moi, ce dernier grogne comme un cochon de ferme et je m'attends à le voir sortir des ronces mais après plusieurs minutes il s'éloigne à nouveau pour cette fois se faire coiffer par les chiens. Serge s'avance au ferme pour en finir et achève le sanglier d'environ 40 kilos.

Les piqueurs rassemblent les chiens sur la prairie et longe le ru pour les faire rentrer à nouveau dans le roncier après mon poste. Je me retourne vers les chiens. Presque immédiatement les chiens font le ferme sur un autre sanglier. L'animal démarre rapidement et revient sur moi, le roncier craque, Serge lance : " Attention, à toi Alex". Les craquements se rapprochent, j'arme mon arc, la tête du sanglier sort des ronces à environ 10 mètres. Il observe le secteur de 3/4 face avant de sortir. J'aligne ma visée dans sa direction mais la végétation est trop dense entre lui et moi, de plus, je ne vois que sa tête.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Rapidement, le sanglier démarre alors que les chiens arrive derrière lui, il ne prend pas la coulée qui passe juste à côté de moi et biaise vers le haut du talus pour sortir dans la prairie. C'est un beau mâle. Je le suis dans mon viseur mais les balivots m'empêchent de tirer.  Alors que le sanglier passe au trot, en léger 3/4 arrière, à environ 12 mètres dans une éclaircie, un peu avant d'arriver au sommet du talus, je décoche. Ma flèche se plante dans l'animal mais me parait un peu basse et un peu en arrière. Le sanglier continue 2 ou 3 mètres sur sa lancée puis bifurque à 90° pour sortir sur la prairie. Il semble peiner pour finir de monter le talus puis prends à droite en parallèle du taillis et je le perds vite de vue derrière le relief du terrain. Les piqueurs annonce "sanglier blessé" et je ne suis pas très confiant quand j'entends presque aussitôt "Il est mort". Tous les teckels arrivent à la mort et pillent le sanglier en aboyant au ferme pendant un moment et ne veulent pas venir malgré les appels des piqueurs. Serge me demande d'aller voir et de relancer les teckels vers la traque. En sortant, j'aperçois Jérôme qui a vu sortir puis tomber le sanglier. Il souffre d'un terrible mal de tête, je me dirige vers la meute attroupée autour de mon sanglier. Le poil vole en tous sens. Je peine un peu à repousser les teckels mais ils finissent par renoncer et repartir vers la traque. J'en profite pour observer un peu mon sanglier, il est bien armé, ma flèche est en fait parfaite, plein cœur, la lame n'est pas ressortie et est restée fichée dans l'épaule opposée.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Les piqueurs annoncent "sanglier blessé" et je ne suis pas très confiant quand j'entends presque aussitôt "Il est mort". Tous les teckels arrivent à la mort et pillent le sanglier en aboyant au ferme pendant un moment et ne veulent pas venir malgré les appels des piqueurs. Serge me demande d'aller voir et de relancer les teckels vers la traque. En sortant, j'aperçois Jérôme qui a vu sortir puis tomber le sanglier. Il souffre d'un terrible mal de tête,  il a récupéré un morceau de ma flèche côté vanne que le sanglier a cassée dans sa course. Je me dirige vers la meute attroupée autour de mon sanglier. Le poil vole en tous sens. Je peine un peu à repousser les teckels mais ils finissent par renoncer et repartir vers la traque. J'en profite pour observer un peu mon sanglier, il est bien armé,

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

ma flèche est en fait parfaite, plein cœur, la lame n'est pas ressortie et est restée fichée dans l'épaule opposée.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Je retourne ensuite à mon poste alors que les piqueurs et les chiens poursuivent la traque vers Lilian. Les teckels ne relèveront pas d'autres animaux et la fin de traque est sonnée. Je pars chercher Lilian, il m'annonce que mon sanglier était gîté juste à 15 mètres devant lui. Je lui annonce que j'ai fait un gros sanglier et lui demande de me prêter sa corde pour tirer mon sanglier et d'avancer ma voiture au fond de la combe par la route. Je retraverse le taillis au niveau de mon poste et cherche le sang du sanglier que je trouve vite sur la prairie, les gros giclées se succèdent jusqu'à mon sanglier.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019
Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Je l'attache par le groin et commence à le tirer quand Serge m'appelle pour me dire qu'un chasseur va venir le chercher en 4x4. J'attends donc avec mon sanglier, bientôt rejoint par Lilian. Au bout d'un moment le 4x4 arrive et nous chargeons mon sanglier avant d'aller chercher le premier laissé au bord du ru de l'autre côté du taillis. Je fais le tour par mon poste pour traverser avec Lilian puis attache le petit sanglier d'environ 30 kg par le groin. Il est très maigre, l'entrecuisse est ouverte de profondes entailles nette comme faites au couteau et la chair est partiellement nécrosée. Le bas du dos et la queue sont complètement pelés. Je ne pense pas qu'il soit consommable mais je le traîne vers la route suivi par Lilian et un autre chasseur. 0 la route, je charge le sanglier dans la voiture d'un chasseur puis nous prenons ensuite les voitures pour nous diriger vers la seconde traque.

En remontant la route au-dessus du bois nous apercevons déjà traqueurs et chiens se dirigeant vers l'enceinte. Je me gare au-dessus du coin du bois et nous partons nous poster d'un pas rapide par un chemin forestier. Plus bas nous prenons à gauche entre le coin du bois et une haie et biaisons à travers un labouré qui rentre dans le bois pour rejoindre le coin rentrant du bois sur notre droite. Nous pressons encore l'allure car les chiens vienne de lancer, alors que nous enjambons un arbre tombé sur le labouré en lisière du bois, une chevrette surgit du bois devant nous au milieu de la largeur du labouré à environ 30 mètres et biaise vers la haie à environ 40 mètres sur notre droite. Je la montre à Lilian qui, en train de sauter l'arbre tombé, ne l'avait pas vue. Elle stoppe un instant à l'écoute puis redémarre et file vers le passage que nous avons pris pour rentrer dans le labouré. Je laisse Lilian au coin rentrant du bois où je me poste généralement et remonte vite à travers bois pour rejoindre en crête une zone de terriers de blaireau d'où descend une bande étroite de bois vers une haie en contrebas. Je me place rapidement quelques mètres en dessous de la crête, près d'un terrier. Les chiens donnent dans le bois, un beau brocard en velours viendra à quelques mètres de Lilian. Les menées finissent par se calmer puis quelques coups de gueule retentissent sur ma droite en lisière du bois près e la crête. Les chiens semblent aboyer sur place comme au ferme alors que les sangliers ne se gîtent habituellement pas sur le haut du bois assez clair. Au bout de quelques minutes un galop se fait entendre et je pense, vu le bruit e la course, à un chevreuil qui semble arriver droit sur moi. Je n'arme même pas mon arc mais c'est un magnifique renard qui surgit à la course de la végétation épaisse à à peine 3 mètres de moi. J'arme mon arc alors qu'il semble vouloir bifurquer vers moi mais il me voit et redresse pour fuir droit devant lui en accélérant. Je le suis dans mon viseur mais il rentre dans le sale et je décide de ne pas tenter ne flèche hasardeuse et le laisse partir. J'annonce "renard" mais le temps passe et personne ne tire. Il a dû rentrer au terrier. Gilles viendra avec quelques chiens sans le retrouver. La fin de traque et sonnée, il va être midi et je dois rentrer alors que les chasseurs partent pour une nouvelle traque qui ne donnera rien.

Je rejoins Lilian qui me raconte sa rencontre avec le brocard puis nous rejoignons la voiture et passons chez le président de la chasse pour faire quelques photos de mon sanglier avant de rentrer.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Alex

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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 14:39

Ce matin, la société de chasse de Saint Paul de Baïse organise sa seconde battue au chevreuil de la saison et le président m'a autorisé à inviter Christophe et Lionel. Nous arrivons sur place vers 8 heures pour le déjeuner. Ce dernier pris et les consignes de battue données, nous partons nous poster pour la première traque. Nous nous garons près d'une stabulation et remontons au travers du champ de colza vers un chemin forestier le long duquel nous devons nous poster. Le sol est jonché de traces plus ou moins fraîches de chevreuils. Je ne connais pas ce secteur, en contrebas sur notre droite, nous apercevons le petit bois de pins attenant au bois de la palombière que nous avons chassé lors de la battue précédente. D'après les dires des chasseurs de Saint Paul, le meilleur poste semble être celui dans la friche ponctuée de petits chênes au bout du chemin forestier. Christophe n'ayant pas eu encore d'occasion de tir cette année en battue, nous décidons avec Lionel de lui laisser ce poste prometteur. Nous rentrons dans le bois de chênes par le chemin forestier, je prends un premier poste à environ 50 mètres de la lisière sur la gauche du chemin, Lionel se poste un peu plus loin et Christophe poursuit jusqu'à la friche. Je m'avance d'environ 15 mètres dans le bois et me cale à droite d'une zone bien dégagée, au pied d'un gros arbre. Je casse quelques branchettes pour dégager mes angles de tir, le bois est assez salle sur ma droite et devant moi. Je ne vois qu'une réelle coulée à environ 10 mètres dans le sale devant moi.

La sonnerie de début de traque ne tarde pas à retentir et presque immédiatement les chiens se mettent à donner de la voix. Les menées s'enchaînent et les coups de feu également. Plusieurs fois, les chiens semblent aller vers Christophe et je croise les doigts pour lui. Au bout d'un bon moment, des bruit de pas résonnent derrière moi, je tente d'apercevoir l'animal sans succès. Il semble plus ou moins suivre le chemin quand une chevrette s'avance tranquillement à environ 40 mètres sur ma droite au bout de la zone dégagée. Pensant qu'elle va prendre vers moi, j'arme mon arc mais elle fait 2 pas et stoppe en 3/4 arrière pour écouter les chiens. J'aligne ma visée un peu au-dessus du défaut d'épaule et décoche. Ma flèche vole parfaitement et rentre là où je voulais, au défaut d'épaule de l'animal qui démarre en trombe et se retournant pour ressortir sur le chemin forestier, le traverser et fuir dans le penchant boisé qui redescend vers les pins.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Il m'a semblé que la chevrette est partie avec ma flèche en travers du corps. Je l'entends fuir quelques secondes puis se débattre au sol. Elle est morte, je suis soulagé car je me rends compte maintenant que mon tir était quand même osé, vu la distance qui me séparait de la chevrette. Je réencoche et me reconcentre sur la chasse. Les menées s'enchaînent et les coups de feu se succèdent. Au bout d'un moment, une menée semble arriver sur les traces de ma chevrette et je crains que les chiens n'y tombent dessus et n'entament la carcasse. Je quitte donc mon poste pour tenter de la retrouver avant eux. Je me dirige rapidement vers l'endroit du tir et trouve facilement ma flèche couverte de sang et fichée au sol à quelques mètres de l'endroit où se trouvait la chevrette.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je la laisse sur place et sors sur le chemin plus en amont pour le suivre un peu à la recherche de la piste de sang. Je trouve vite de grosses gouttes de sang qui traversent le chemin et rentre dans le penchant boisé en biaisant sur ma gauche.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019
Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019
Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Une menée passe dans le colza, à environ 50 mètres, au pied du bois avec 3 chevreuils au grand galop qui avec un peu de chance remonteront sur Lionel ou Christophe. Je retrouve très facilement ma chevrette qui n'a fait qu'un peu plus de 30 mètres avant de s'effondrer.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Les chiens ne tardent pas à arriver sur ma chevrette et je les en détourne et fait quelques photos souvenir avant de repartir me poster rapidement.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Ma flèche est rentrée au défaut de l'épaule et ressort devant l'épaule opposée. Le temps passe et la voix des chiens se calme progressivement jusqu'au signal de fin de battue. J'appelle un piqueur pour avoir un bracelet puis pars rejoindre mes collègues qui n'ont pas eu ma chance. Lionel a vu courir des chevreuils au loin et Christophe a eu la malchance qu'un piqueur retourne les chevreuils qui venait sur lui. Je leur raconte ma chasse et partons chercher ma chevrette et ma flèche en attendant le bracelet avant de redescendre au voiture où je laisse ma chevrette à un des chasseurs de la commune avant de partir pour le rendez-vous de chasse pour les instruction de la seconde traque. Au moins 5 chevreuils ont été tués, je m'attendais à plus vu le nombre de coups de feu tirés. Les "peleurs" sont déjà à l'œuvre.

Serge et les teckels ne sont pas encore arrivés et le président de la chasse décide de chasser la bande boisée qui borde la rivière (Baïse) en les attendant. Nous partons nous poster le long de la butte de l'ancienne voie ferrée avec quelques chasseurs de la société. Nous nous garons au cimetière et partons à pied vers nos postes. Nous laissons Christophe au poste dit "le trou" qui est en fait un ancien passage sous la voie ferrée qui est devenu juste un passage dans la butte avec la disparition du pont et des rails. Christophe monte pour se poster en haut de la butte, au ras du passage alors que nous continuons le long d'une haie de ronces et d'arbustes en parallèle de la butte. Les chasseurs prennent les postes à chaque grosse coulée alors que le chef de ligne poursuit avec nous pour nous poster au bord de la Baïse, au bout de la butte. Lionel prend le poste au bord de la rivière pour barrer la route des animaux qui tenteraient de fuir en longeant l'eau à mi pente du talus de la rivière et je contourne la butte pour me trouver un poste alors que le chef de ligne revient sur ses pas pour rejoindre le sien. Alors que je contourne la butte, un bruit de pas dans les feuilles mortes me fait stopper mais le calme revient sans que je puisse voir l'animal. Je trouve une grosse coulée remontant sur la butte dernière à 20 mètres de la rivière et la suis pour aller me poster au sommet. Alors que j'arrive en crête, j'aperçois une boule de poils blottie coutre un arbre mort tombé au sol. Je l'observe un instant pour me rendre compte qu'il s'agit en fait d'un lièvre gîté. Il m'observe, son œil grand ouvert mais ne daigne pas bouger alors que je suis à peine à 5 mètres en train de le prendre en photo.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je m'éloigne un peu pour me poster un peu plus près du bout de la butte. Les traqueurs et les chiens arrivent au loin en longeant la Baïse. Les chiens donnent timidement de la voix puis se calment un moment avant de lancer, à grands cris, 4 chevreuils qui filent en plaine en direction du cimetière. Alors que les animaux passent la ligne les coups de feu claquent et la menée cesse. 2 chevreuils sont tombés, les traqueurs rappelle les grands chiens qui peinent à revenir puis finissent la traque sans lever d'autres animaux. Nous rentrons en suivant la butte quand les chien prennent la voie du lièvre qui s'est débiné sans bruit pendant la chasse. Les chasseurs les arrêtent vite et nous retournons au rendez-vous de chasse.

Le président décide d'une dernière traque, nous partons avec un des chasseurs, photographe attitré des battues pour aller nous poster dans des petits bosquets en bordure d'une grande traque. Nous nous garons près d'une habitation abandonnée puis remontons le coteau. Le chasseur de Saint Paul nous explique que les sangliers ont labouré une petite parcelle près de l'habitation. Arrivés en haut du coteau, je reconnais le secteur où Christophe a fléché un brocard il y a 2 ans. Christophe reprend son poste qui lui avait réussi en sommet de coteau, en bordure d'un bosquet fourré qui redescend vers les voitures, sur notre droite. Lionel se poste au bord d'un autre bosquet sur notre gauche et je descends dans un autre bosquet en contrebas. Alors que je suis à environ 100 mètres de ce bosquet, le bruit du galop de 2 animaux retentit dans la pente boisée en face de moi. Une chevrette et son chevrillard stoppent à découvert, à mi-pente. Le chevrillard se débine dans le sale sur la droite et disparaît. La chevrette reste figée alors que je l'observe immobile. Elle ne me prête pas attention. Je reste un moment sans bouger, elle regarde par moment vers son chevrillard. Je décide d'y aller au culot. Je commence à aboyer, la chevrette regarde vers moi sans bouger comme hypnotisée, j'aboie plusieurs fois sans qu'elle ne réagisse puis commence à avancer doucement droit sur elle en aboyant. Elle me regarde sans bouger d'un millimètre et me laisse approcher à 40 mètres, j'arme mon arc et tente d'approcher encore un peu alors que la chevrette regarde en arrière mais elle se coule dans le sale sur les traces de son jeune. Est-ce l’arrivée des piqueurs sur la ligne ou le petit bruit de métal fait par ma lame à l’armement ou encore juste le moment de partir pour elle ? Dommage, je presse le pas pour rejoindre le bosquet. Les 2 chevreuils sortent du bosquet à environ 80 mètres et remontent la pente du champ. J'aboie et ils se figent, m'observent un instant puis passent de l'autre côté de la butte et disparaissent.

Je presse le pas pour remonter me poster à mi-pente, en bordure du sale alors que j'entends déjà chiens et piqueurs au bout de mon bosquet. Je me place vite, rapidement, les teckels arrivent et passent mon poste, 2 traqueurs passent sous moi puis s'arrêtent pour observer les chiens alors qu'un autre traqueur passe au-dessus de moi en bordure du bosquet à environ 20 mètres. Les chiens tournent et donnent un peu de la voix quand un beau lièvre démarre sur ma droite et se débine au travers des buissons pour venir me passer tranquillement à 3 mètres sur ma droite et stopper, assis, à 10 mètres en dessous de moi à environ 15 mètres des traqueurs qui l'observent. Les chiens arrivant, il démarre et sort sur le découvert pour remonter le penchant du champ en face de moi et disparaître de l'autre côté alors que les teckels s'élancent, avec 150 mètres de retard, à sa poursuite. Les traqueurs crient pour les stopper mais ils passent la crête puis revient un peu après. La traque reprend et s'éloigne vers Christophe puis Lionel puis passe derrière la cime du champ alors qu'un des traqueurs au téléphone semble parler de sangliers. Le calme s'installe et le temps semble long. Des coups de feu se font entendre puis le calme revient. Le lièvre revient et passe la crête avant de descendre vers le bosquet à environ 80 mètres sur ma gauche puis le longe en direction de la route en contrebas. Les postés commentent la scène à voix haute et s'interpellent les uns les autres puis le lièvre fait une boucle et remonte pour repasser la crête en face de moi. Les chasseurs commentent toujours l'apparition de ce lièvre.

Au bout d'un moment, des craquements m’interpellent plus haut sur ma droite. Je me retourne face à la pente et écoute, les yeux grands ouverts. Est-ce un chien ? Les craquements se rapprochent et je finis par apercevoir un petit sanglier qui va passer au trot à 15 mètres au-dessus de moi dans le sale. J'arme mon arc, il stoppe juste au-dessus de moi à 15 mètres dans la broussaille, j'aligne ma visée sur son épaule dans une petite trouée au travers de la végétation. Je décoche, le bruit de l'impact retentit et le choc libère de la poussière du poil de l'animal qui repart en trombe vers le bout du bosquet. Je ne suis pas sûr de mon atteinte et les chasseurs étant toujours à leur discussion et certainement encore chargés au plomb 1 ou 2, je crie : "sanglier". Les chasseurs reprennent en cœur "sanglier" au lieu de se taire. Les minutes passent et je n'entends pas tirer. Par moment, des craquements retentissent sur ma droite, peut être mon sanglier en train de se déplacer dans le sale. Au bout d'un moment, plus un bruit quand mon téléphone sonne, le président de Justian m'appelle pour me demander où est le sanglier, je lui explique qu'il est parti vers lui après mon tir, il m'indique que les chiens et les traqueurs vont arriver. Je remonte la pente en lui parlant et trouve du sang, je décide de le suivre et avertis le président de la chasse de Justian que la ligne se tienne prête au cas où. Je raccroche et suis le sang assez abondant. La piste est assez facile à suivre et biaise doucement à gauche. Dans mon dos les chiens commencent à donner de la voix au loin mais ils seront vite là. Arrivé dans une zone dégagée d'herbe haute couchée au milieu des pins, je perds la piste et les chiens me rattrapent. Alors qu'ils arrivent à 10 mètres sur ma droite, j'entends démarrer le sanglier et tourne la tête pour juste le voir sortir de quelques genévriers et disparaître derrière les pins. Je cri "Attention, sanglier" sans me rendre compte que la route est juste à quelques mètres de moi au pied d'un talus abrupt.

Le sanglier dévale le talus et s'élance entre 2 chasseurs en traversant le goudron de la route. Les coups de feu pleuvent, 4 ou 5 chasseurs vident leurs fusils mais le sanglier passe sans une égratignure et fonce au travers du champ travaillé avec les chiens à ses trousses. Je sors du bois et descends le talus incrédule. Comment ils ont pu louper ce sanglier ? La plupart des chasseurs m’affirment que le sanglier n'était pas blessé mais un a vu ma flèche sur le côté de l'animal. En arrivant à la route j'aperçois alors ma flèche couverte de sang posée sur le goudron, je la ramasse et tente de trouver du sang en demandant aux chasseurs la direction de fuite. Je m'élance en suite au pas de course dans la direction indiquée sans vraiment y croire, le champ monte raide puis redescend. Alors que j'attaque la descente un chasseur dans mon dos me crie que les chiens sont au ferme plus loin. Dans le creux du champ je suis incapable de déterminer la provenance des cris, il m'indique tout droit. Je reprends le pas de course en crachant mes poumons alors que le terrain remonte raire avant de redescendre vers la route d'où j'entends le ferme plus haut le long d'une haie. Je prends sur la droite de la haie mais comprends vite que les chiens sont sur la gauche, je remonte le talus pour traverser la haie puis la suis et remonte la pente prononcée vers les cris. 

Les chiens et le sanglier se dessinent peu à peu derrière la butte. Le sanglier tourne sur lui-même pour repousser alternativement un chien contre la haie et 2 dans le champ qui l'assaillent. J'encoche une flèche et m'approche tranquillement. A quelques mètres du sanglier, j'arme mon arc et donne un peu de la voix pour tenter d'écarter les chiens qui marquent un temps d'arrêt et me laissent une bonne ouverture pour tirer. Le sanglier se tourne face à moi. En essayant de reprendre mon souffle, je vise sur le côté de la tête et décoche. Ma flèche semble traverser le sanglier et se fiche au sol mail il ne réagit pas. Je réencoche, il se retourne et s'éloigne péniblement de cul. Je le suis, arme mon arc et donne de la voix pour le stopper, il se tourne à gauche de 3/4 arrière. Je vise derrière l'épaule et décoche. Ma flèche rentre où je visais et ressort dans la gorge à l'opposé en restant en travers de l'animal, le sanglier saigne abondement, tente de repartir mais s'écroule vite. Je m'approche vite et dégage ma flèche pour éviter qu'il ne la casse en se débattant. Je récupère mon autre flèche et laisse s'immobiliser mon sanglier puis l'attrape par une patte arrière et redescends vers la route avec les chiens que je félicite vivement. Le chasseur qui me suivait arrive pour m'aider. Arrivé à la route d'autres chasseurs arrivent pour récupérer les chiens et j'en profite pour regarder mon sanglier, ma première flèche d’achèvement a en fait juste une grosse entaille dans le muscle de l'épaule. Ma première flèche est rentrée en avant de l'épaule mais je ne trouve pas la sortie.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je suis mort mais je ramène mon sanglier jusqu'au carrefour, 150 mètres plus loin où nous le chargeons avant de revenir vers la ligne des postés. Mes collègues m'attendent à la voiture, je remonte vers le poste de Christophe puis redescend vers la voiture où je retrouve mes collègues à qui je raconte mes aventures. Nous partons vers le rendez-vous de chasse, 2 autres sangliers ont été tués, un gros mâle de 70 à 80 kg et un autre jeune comme le mien. Mon sanglier arrive à son tour, je prends quelques photo souvenir avant de rentrer.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Alex

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 21:31

Les jours ont bien raccourcis et il ne me reste plus beaucoup de temps pour chasser en sortant du boulot. Ce soir, je décide d'aller tout de même faire un rapide affût au sanglier à Traversères. Samedi 17 novembre, j'ai posté Thierry près d'une souille très fréquentée que je laissais tranquille depuis des mois et j'ai alors remarqué un récent passage de sangliers, Thierry n'avait rien vu ce jour-là mais je croyais en ce poste, un brocard m'y est passé à quelques mètres lors d'un affût plus tôt dans la saison.

Les jours ont bien raccourcis et il ne me reste plus beaucoup de temps pour chasser en sortant du boulot. Ce soir, je décide d'aller tout de même faire un rapide affût au sanglier à Traversères. Samedi 17 novembre, j'ai posté Thierry près d'une souille très fréquentée que je laissais tranquille depuis des mois et j'ai alors remarqué un récent passage de sangliers, Thierry n'avait rien vu ce jour-là mais je croyais en ce poste, un brocard m'y est passé à quelques mètres lors d'un affût plus tôt dans la saison. Je m'avance en voiture au-dessus du lac pour gagner un peu de temps, me change rapidement et me prépare puis pars d'un pas rapide pour aller me poster prés de cette mare asséchée située au bord d'un chemin forestier. Les feuilles sèches du chemin sont très bruyantes mais je n'ai pas le temps de faire attention au bruit. Arrivé à la mare, je la longe et quitte le chemin au bout de cette dernière pour rejoindre mon poste, au pied d'un chêne, au coin de la mare côté bois. Une des souilles contient de l'eau boueuse et je crains que les sangliers soient passés avant mon arrivée. Le vent est face à moi mais je sais que mon poste n'est pas idéal. Je suis reculé de 2 mètres environ du coin de la mare et de la grosse coulée qui rentre dans le coin de cette dernière, sur une grosse coulée qui longe la mare, à 2 ou 3 mètres d'un massif d'épines noires bordé par une grosse coulée à ma droite qui revient vers le coin de la mare. Je n'ai pas d'autre possibilité pour me poster sachant que le chemin, qui longe l'autre côté de la mare, marque la limite du territoire. Dans mon dos la végétation est très dense et ne permet pas de voir à plus de quelques mètres. Il n'y a plus qu'à espérer arrive devant moi et se tourne plein travers. Toutes les coulées sont maculées de boue et les arbres frottés. Je me place rapidement et le calme s'installe.

Rapidement, après seulement quelques minutes d'attente, j'entends tousser un sanglier dans les épines sur ma droite un peu plus en avant. J'espère qu'il va sortir à découvert avant la nuit qui arrive à grand pas. Il est presque 6 heures et je vais vite plus rien voir quand des craquements se font entendre devant moi. J'accroche mon décocheur et me prépare à armer tout en essayant d'apercevoir l'animal. Rapidement une masse sombre sort des épines à environ 15 mètres et bifurque pour venir droit sur moi. J'arme mon arc et laisse venir ce beau ragot. Il s'approche d'un pas nonchalant et j'espère le voir bifurquer pour que j'ai un angle de tir mais il vient se planter de face à 2 mètres de mes pieds. Je n'hésite pas longtemps car c'est maintenant ou jamais, il tourne la tête vers les épines puis la repositionne face à moi. Je vise entre l'épaule et la colonne vertébrale et décoche. L'impact sourd retentit et le sanglier fonce à une vitesse incroyable pour prendre la coulée qui rentre dans la mare à même pas 2 mètres de moi. Il s'écrase dans le lit boueux du point d'eau asséché et encaissé d'environ 1,5 mètre puis tente de remonter la berge abrupte opposée sans y parvenir, il se débat un peu dans la végétation dense du bord de la mare puis revient dans le lit boueux où je le perds de vue mais l'entends tomber dans mon dos et rendre son dernier souffle. Il n'a fait que 6 mètres depuis l'endroit du tir.

J'attends le retour du calme puis reviens vers le chemin alors qu'il fait maintenant nuit noire puis le longe sur quelques mètres pour rejoindre une grosse coulée qui descend dans la mare au travers des épines. J'allume la lumière de mon portable et aperçois mon sanglier mort sur le flanc. L'entrée de flèche est bien où je visais.

Une flèche incroyable, 29 novembre 2018

J'examine mon sanglier et constate que la flèche n'est pas ressortie mais elle n'est plus sur le sanglier. Je reviendrai la chercher un autre jour, il est temps de rentrer. Je fais quelques photos souvenir

Une flèche incroyable, 29 novembre 2018

Puis tente de sortir le sanglier de la mare en le tirant par les pattes arrière. Il est couvert de boue et glisse beaucoup, de plus il me faut passer le talus abrupt de la mare d'un mètre de haut. Impossible, je pars donc poser mon arc à la voiture et la rapproche à environ 300 mètres du sanglier puis repars avec une corde que j’attache au groin de l'animal et parviens ainsi à le sortir de la mare et à le traîner jusqu'à ma voiture. Il fait pas loin de 90 kilos et le hisser seul dans le coffre de ma voiture ne sera pas chose aisée. Au dépeçage, je constate que les derniers 15 centimètres de flèche sont restés à l’intérieur de l'animal. Ma lame s'est arrêtée dans les gros vaisseaux au-dessus du cœur. Toute la cage thoracique est occupée par du sang caillé, l'hémorragie est restée totalement à l'intérieur j'ai eu 2 fois de la chance, celle que le sanglier ne fonce pas tout droit et me fauche sur son passage et celle qu'il n'aille pas loin car la recherche au sang aurait été compliquée.

 

Alex

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 06:02

Très affecté par ma mésaventure d'hier, je décide tout de même d'aller faire un tour à la chasse au sanglier ce soir à Traversères. J'ai un rendez-vous pour le boulot avec le propriétaire des lieux à 17 heures, une fois le boulot terminé vers 17h40, je pars pour aller me poster en bordure d'un bois, près d'une mouillère alimentée par une source et très fréquentée par les sangliers qui viennent s'y souiller. En arrivant à la combe que je vais suivre pour aller me poster, je repère un lièvre au gagnage, au bord du penchant boisé de gauche à environ 300 mètres. Je décide de tenter une approche pour m'amuser. Je descends jusqu'à la haie qui borde l'autre côté de la combe jusqu'au bois et observe le lièvre qui n'a rien vu venir. Je tente des cris de souris pour voir s'il y réagit car par 2 fois j'ai fait ainsi venir des lièvres en voulant appeler des renards mais il ne réagit pas. Il est dans un creux du terrain et ne peut plus me voir, j'en profite pour traverser la combe et rejoindre la bordure du bois opposé. Je la longe doucement mais ne vois plus le lièvre. A environ 80 mètres de l'endroit où il se trouvait, je retente des cris de souris mais rien ne bouge. Je continue à longer doucement le bois et finis par l'apercevoir, il est juste à 5 mètres du pré dans les buissons. Je l'observe immobile, il reste un court instant figé puis démarre et remonte de quelques mètres dans le bois. Je tente de l'appeler mais il redémarre sur quelques mètres, s'arrête un instant puis repars et s'enfonce dans le bois.

Je pars vers mon poste, en chemin je trouve des coups de nez assez frai dans la prairie, c'est bon signe. J'arrive à mon poste vers 18h30, les sangliers se sont souillés ces derniers jours, j'espère les voir arriver ce soir. Le vent descend le coteau, je me poste donc au bord du pré pour ne pas être repéré. Vers 19 heures, les geais se mettent à crier sur ma droite à environ 100 mètres. Un animal doit être en mouvement. Je suis prêt mais au bout d'un moment, j'aperçois, au travers des branchages, 3 chevreuils qui traversent le pré et rejoignent un passage, entre une haie épaisse et une bande boisée, le reliant à la prairie suivante. Je les perds vite de vue derrière la haie et me reconcentre mais le secteur reste calme. A la tombée de la nuit, je décide de quitter mon poste et de revenir tranquillement vers la voiture. Je traverse le pré, passe par le même passage que les chevreuils, prends à gauche dans la prairie, passe une autre haie puis longe le penchant boisé à ma droite. J'avance tranquillement, faisant des pauses tous les 15 à 20 mètres pour écouter. Rapidement un grand bruit attire mon attention au bord du penchant boisé opposé. J'en suis sûr, ce sont les sangliers. Je vais tenter de les devancer, J'écoute un peu et ils semblent aller dans le même sens que moi. J'avance en suivant le bois tout en écoutant régulièrement. Les animaux se déplace lentement en fouillant le sol, j'entends régulièrement de petits craquements à environ 200 mètres le bois d'en face avance sur le pré créant un resserrement de la prairie. Je rejoints ce resserrement puis traverse le pré pour rejoindre doucement le bord du bois d'en face et écoute presque à chaque pas. Les bruits se rapprochent par ma gauche, les glands craquent sous les dents. Arrivé au bord du bois, un premier sanglier d'environ 30 kilos passe au-dessus de moi à environ 30 mètres dans le fragon. Je tente de m'avancer un peu, un second un peu plus gros passe dans le fragon encore un peu plus haut. J'avance en calculant chaque pas et en faisant une pause entre chacun d'eux. Le dernier sanglier passé repasse en sens inverse et disparait dans la végétation.

Un souffle puissant retentir à environ 50 mètres sur ma gauche, je me cale contre un arbre à environ 20 mètres dans le bois. Une querelle entre 2 gros sangliers éclate plus haut sur ma gauche et l'un d'eux hurle puis démarre et semble, au bruit, descendre sur moi avant de se calmer. Je ne le vois pas tout de suite mais il finit par apparaître sur ma gauche à environ 15 mètres plein travers. La faible luminosité me permet encore de tirer. Je l'estime à 50 kilos environ, j'allume le pin's de mon viseur pour plus de confort de visée, arme mon arc, aligne ma visée sur le défaut de l'épaule sur le sanglier qui mange tête baissée dans le fragon et décoche. Le sanglier couine et démarre en trombe pour descendre doucement vers ma droite. Je le suis au bruit un instant puis le bruit s'intensifie et fait du sur place, le sanglier se débat au sol en couinant. Je décide d'aller vers le bruit mais ce dernier stoppe vite. Je tente de recouper la direction de fuite pour trouver du sang à la lueur de mon portable car la luminosité ne me permet pas de voir les gouttes de sang. Je trouve vite de petites gouttes de sang et les suis péniblement car le sanglier ne suis pas toujours les coulée et l'hémorragie semble faible. La piste descend légèrement vers le pré sur environ 70 mètres puis bifurque brutalement à 90° pour remonter au plus raide de la pente sur 5 mètres puis à nouveau à 90° à gauche sur quelques mètres avant que je retrouve mon sanglier. Sa taille me surprend car je le voyais plus petit, il fait près de 75 kg. Ma flèche est plein poumons mais ne ressort par côté opposé, il l'a perdu dans sa course, je reviendrais la chercher de jour lors de ma prochaine sortie sur le secteur. Il me faut maintenant le ramener à la voiture et je ne suis pas arrivé...

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas... 16 octobre 2018

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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