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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 12:45

Ce matin, je suis invité à une battue au sanglier sur la commune de Roques, près de Vic Fesensac. Arrivé vers 7h chez le président de la société de chasse, nous discutons un instant avant le départ. Je rassemble mes affaires et nous voilà parti avec sa voiture.

Nous retrouvons les autres chasseurs près du bois que nous allons chasser ce matin. Après l’inscription au carnet de battue et les consignes nous voilà parti pour aller nous poster. C’est alors que je me rends compte que mon décocheur est resté dans ma voiture. Ça commence bien !

Mon poste se situe en bordure du bois, dans le fourré, non loin d’un gros roncier impénétrable, sur un passage très fréquenté qui saute un petit ruisseau à sec à cette saison. Je pars à travers une friche d’herbes hautes, de ronces et de repousses de frêne pour regagner mon poste. Les herbes sèches sont marquées d’innombrables coulées, le passage est impressionnant dans le secteur. Arrivé au bord du ruisseau que je dois suivre pour regagner mon poste, une forte émanation d’odeur de sanglier emplit mes narines. J’ai bon espoir de voir passer des animaux. Je passe une haie, tombe dans une seconde friche puis regagne un chemin forestier et bifurque pour rentrer dans le fourré en longeant le ruisseau.

Je cherche une zone où me poster avec suffisamment de visibilité pour pouvoir tirer mais suffisamment de couvert pour ne pas être détecté. Je jette tout d’abord mon dévolu sur une position en bordure du ruisseau et commence à couper quelques branches avec mon sécateur mais je me ravise alors que les chiens donnent déjà de la voix.

Je me décale donc pour me positionner juste en lisière du bois qui dessine un L à cet endroit. Le ruisseau longe le bois à l’intérieur dans mon dos, oblique à 90° pour passer devant mes pieds puis oblique à nouveau à 90° pour rejoindre le chemin forestier par lequel je suis venu me poster.

Les chiens sont encore loin mais des craquements se rapprochent pour arriver à une dizaine de mètres. Des grognements se font entendre, un sanglier est tout proche mais je ne peux le voir à cause de l’épaisseur de la végétation. Il finit passe débiner sans que je n’ai pu l’apercevoir. Les teckels arrivent lancés en suivant le ruisseau et passent ventre à terre sur ma gauche à la poursuite du sanglier et s’éloignent en donnant de la voix.

Des coups de feu retentissent au loin mais en dehors de notre traque. Quelques chiens retardataires arrivent tour à tour et prennent plus ou moins la voie.

Au bout d’un moment la menée revient, les chiens sont encore à 400 mètres quand j’aperçois une silhouette rousse se faufilant et sautant entre des ronces et les branches basses. Je finis par identifier un magnifique renard qui vient droit sur moi. J’arme mon arc sans être repéré, il biaise légèrement pour passer à 6 mètres sur ma gauche le long du ruisseau. Mon viseur se cale sur son coffre attendant une fenêtre de tir. Il ne s’arrêtera pas et j’ai une opportunité de tir dans une fenêtre au travers des branches. Je décoche. Ma flèche passe au ras sous son poitrail. Le tube touche son ventre en se fichant au sol et le fait trébucher alors qu’il fait un saut de surprise. Il accélère et disparaît.

Je réencoche et attends un peu. Quelque chose arrive mais quoi ? C’est un teckel dont les oreilles battent comme une paire d’aile ! Les chiens passent sur la voie du goupil. Je récupère ma flèche et l’analyse mais c’est bien ce que je pensais, je suis passé au ras dessous. Maudit décocheur !

Un autre teckel arrive, se désaltère et se baigne dans une flaque du ruisseau avant de repartir. Puis sonnent les 3 coups de fin de traque.

Nous regagnons les voitures, je suis le seul à avoir vu quelque chose. Nous partons pour une seconde petite traque mais ne seront levés que des lièvres et des chevreuils.

 

Alex

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 19:46
Première flèche sur un sanglier en battue, 19 décembre 2009

Le chef de ligne nous poste dans un bosquet d’épines noires assez touffu, situé en bordure d’une friche. Gérald prend le premier poste, Philippe le second, puis viennent les tours de Dédé et Nicolas (son fils), Gérard, Nicolas et Rémy qui vient de prendre le dernier poste du bosquet.

Le chef de ligne nous fait sortir dans le pré pour éviter de passer au travers de l’épais. Il compte nous poster à découvert. Il me montre un poste à la sortie d’une grosse coulée, je décide de le prendre mais, après avoir demandé l’autorisation, en rentrant dans le bois par cette coulée à quelques mètres à l’intérieur.

Une grosse coulée très marquée, longe la bordure du bois et je suis posté au ras de cette dernière. Je casse quelques branches pour avoir de bons angles de tir mais je ne pourrai pas tiré à plus de 5 mètres dans de bonnes conditions.

L’attente commence, une première menée passe devant moi, au milieu des épines noires, sans que j’aperçoive le gibier et les chiens qui ne sont pourtant pas passés bien loin. La menée part vers mes collègues archers.

Le temps passe quand une seconde menée arrive dans le sens inverse mais plus en avant. Je me rends compte que je n’ai même pas eu la présence d’esprit d’aller voir un peu plus loin si un poste plus favorable ne serait pas possible. Je me décale vers ma gauche en me faufilant au travers des arbustes, ronces et autres épines et aboutis sur une zone plus dégagée. Les chiens mènent toujours.

Première flèche sur un sanglier en battue, 19 décembre 2009

J’ai vue sur un passage entre les épines et le bois à proprement dit. J’aménage brièvement mon poste quand alors que la menée semble se rapprocher, un mouvement attire mon regard sur la gauche. Un magnifique ragot d’environ 70 kg arrive droit sur moi, le soleil qui perce la végétation abondante éclaire cet animal au galop.

 

J’arme mon arc, et cherche rapidement une trouée pour pouvoir décocher ma flèche. Le sanglier gueule ouverte passe à 3 mètres devant moi. Je le suis avec mon viseur, le devance, me positionne dans la trouée et lui décoche une flèche qui passe au ras sous son poitrail et derrière sa patte avant. Ma flèche a heurté une brindille qui vient en déviant ma flèche de me faire rater ma plus belle occasion en battue.

Je n’ai jamais rien fléché en battue et ce ne sera pas aujourd’hui que ça commencera. L’animal poursuit sa route à la même allure, passe pile à mon premier poste, et part vers Rémy, je veux lui crier « à toi » mais préfère laisser faire la chance et éviter d’affoler le sanglier qui ne m’a pas compris et qui ne s’est pas rendu compte de la distance qui l’a séparé de la mort. Deux coups de fusil ont retenti, c’est notre chef de ligne qui a blessé un très gros sanglier.

 

Je récupère ma flèche, la chasse continue, une ferraillée terrible retentit, un petit sanglier de 40 kg en fera les frais.

 

Le calme revient pendant un moment, sur ma droite un craquement, je tourne la tête et me prépare mais c’est un bel écureuil. Il saute de branche en branche et arrive à 2 mètres de moi. Se rendant compte que cet arbre bouge un peu trop pour être honnête, il pousse quelques cris menaçant et s’éloigne.

Première flèche sur un sanglier en battue, 19 décembre 2009

Le temps passe et ma concentration diminue. Erreur, un bruit de pas vient vers moi. Le temps d’accrocher mon décocheur et de lever les yeux j’aperçois un animal roux qui vent de stopper dans les épine noire à environ 8 mètres. J’essaie de me tourner doucement en armant mais mon pied casse une brindille et l’animal fait volte face pour disparaître en un éclair. Je pense d’abord à une bête rousse mais c’était en fait un renard.

 

Une nouvelle menée passera plus loin dans la battue avant de sortir de la traque, 3 postés au fusil ayant déserté leur poste, les sangliers sont partis entraînant les chiens à leur suite.

 

Les trois coups de fin de battue résonnent. Sur le retour tous les archers se racontent leur chasse, tout le monde a vu. Une belle matinée de chasse. Un grand merci à la société de chasse de Lagraulet du Gers pour son accueil.

 

Alex 

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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 23:02

Ce matin, nous allons, avec Dominique, faire les postes pour notre battue du samedi. Nous faisons le tour du territoire avec le président de la société, sous la pluie et le vent froid. A notre arrivée, une chevrette et ses deux chevrillards sont au milieu d’un pré, au beau milieu de notre future traque.

Bravant le froid et la pluie, 1 heure et demi plus tard, alors que nous remontons pour faire les postes de la deuxième ligne de traque, le soleil est de sortie et nos trois chevreuils, toujours au milieu du pré, finissent par détaler en nous voyant passer. Vers 12h30, les postes terminés nous rentrons sur Auterrive pour manger.

Nous partons ensuite faire le tour d’une de mes zones à ragondins. Le soleil toujours présent me fait espérer quelques rencontres, malgré un vent soutenu, mais le premier lac est désert.

En arrivant au second lac, j’aperçois de la route une grosse volée de canards posée sur le lac. Nous prenons nos arcs et commençons à descendre quand un vol de grues annonce bruyamment son arrivée. 5 d’entre elles nous passent au dessus de la tête en poussant leurs cris.

Encore quelques pas vers le lac et les canards décollent ainsi qu’un cormoran perché sur l’ancien pylône électrique situé au milieu du lac. Les canards colvert et une sarcelle amorcent une boucle et reviennent vers nous assez haut pour ne plus craindre une volée de plomb. Pas le moindre ragondin ici non plus.

Je décide de faire halte ensuite sur une grosse mare mais toujours rien. Nous partons donc vers mon lac test comme je l’appelle « s’il n’y pas un ragondin là il n’y en a pas ailleurs ! ».    

Dominique décide de se garer au bout du lac pour remonter à bon vent. Nous descendons chacun vers un bout du lac quand j’aperçois 1 puis 2 puis 3 ragondins entrer dans le lac par l’alimentation, je fais donc signe à Dominique et poursuis ma route alors que je les aperçois qui filent vers leurs terriers avant que Dominique n’ait pu s’approcher suffisamment près pour tenter une flèche.

Nous faisons le tour du lac  mais tous les rongeurs sont à l’abri. Nous remontons donc vers une grande mare un peu plus haut qui se déverse dans ce lac quand nous apercevons un gros lièvre qui détale au loin. En s’approchant de la mare nous prenons chacun un côté quand un ragondin déboule du champ pour rejoindre l’eau, Dominique a le temps de lâcher sa flèche mais je ne peux pas voir le résultat d’où je suis.

Je reste au bord de la mare de façon à voir l’entrée des terriers les plus fréquentés alors que Dominique part vers l’endroit où il a tiré le ragondin. Il avance lentement quand le ragondin se met à l’eau. J’ai juste le temps d’armer qu’il plonge laissant un sillage en surface d’en l’eau peu profonde du bord de mare. Je reste armé en attendant de le voir ressortir quand il sort la tête à 5 mètres et replonge immédiatement sans me laisser le temps de le flécher et disparaît définitivement.

Nous cherchons un moment la flèche sans succès puis remontons le fossé d’alimentation, 5 perdreaux ou poules faisanes piètent au loin en s’éloignant. Nous arrivons à la source qui semble ne pas être fréquentée par les ragondins. Un pied de sanglier vieux de plusieurs jours passe au ras du point d’eau.    

Il est 15h30 quand nous arrivons à la voiture, nous décidons de partir faire un tour au sanglier, cela fait une semaine qu’ils sont dans un maïs près de chez moi.

Samedi, j’ai vu des traces très fraîches. Le temps de passer me changer et nous voilà partis. Arrivé sur place, nous longeons le la bordure du Gers, en bordure du maïs, puis nous nous séparons au niveau du premier passage de canon. Dominique prend le passage de canon alors que je poursuis en bordure du Gers. J’avance doucement mais le bruit des feuilles de maïs masque les bruits alentour. Je dois marquer des arrêts fréquents pour écouter.    

J’arrive au bout d’un moment au niveau d’un fossé d’un mètre de large, affluent du Gers, bordé d’arbres. Ces derniers sont couverts de boue et des coups de dent entaillant l’écorce attestent de la présence d’un beau mâle. Un piétinement important me fait penser à un bon poste.

Tout à coup un « coccoc coccoc » retentit et vient vers moi, je me tourne alors qu’un beau faisan commun me passe à 2 mètres sur la tête pour aller se poser bien plus loin dans le maïs.

Je prends mon élan et franchit le fossé. Je rattrape la bordure du Gers à 20 mètres environ en traversant le maïs et continue à longer le cours d’eau quand 100 mètres plus loin j’arrive à un virage à angle droit du Gers. Des grognements se font entendre, les pieds de maïs craquent sur environ 100 m².

Un mouvement attire mon regard à quelques mètres devant moi, il me semble voir une hure mais sans certitude. J’arme mon arc, attends un moment. Non ça ne bouge pas, j’ai rêvé.

J’avance d’un pas quand cette tache noire rentre dans le maïs avec fracas. Je monte alors sur le talus du Gers pour voir un peu mieux quand un sanglier d’environ 50 kilos fonce droit sur moi tourne à mes pieds et rerentre dans la culture avec fracas. J’avance doucement mais la végétation craque tout de même un peu.

Les craquements sont tous proches, j’aperçois des pieds de maïs qui se cassent à moins de 10 mètres, un mouvement saccadé secoue les ronces sur le talus du Gers à environ 20 mètres. Encore un pas, un autre quand j’aperçois une masse sombre, noire qui s’avance doucement en couchant les pieds de maïs.

Il arrive dans une zone ou les pieds de maïs sont bas suite à des dégâts de ragondins, je le distingue maintenant très bien. Il oblique et vient vers moi de ¾ avant. Mon viseur se cale, ma flèche part et le frappe dans un bruit sourd. Mon sanglier fait volte face et détale sur 30 mètres en cassant tout sur son passage et en faisant fuir le gros de la compagnie sur quelques dizaines de mètres.

Le calme revient, un souffle roque se fait entendre puis le calme revient. Je m’avance sans bruit vers l’endroit du tir. Une tête sort des ronces sur le talus du Gers m’observe une fraction de seconde et fait vote face avec un grognement sourd, arrachant les ronces au passage. Dans l’action, je n’arrive plus à retrouver la zone du tir.

Je tombe, en cherchant, sur des gîtes frais dans le maïs. Je retourne en arrière plusieurs fois, je me refais le film du tir, mais non, je le vois partir comme ça ! Pas une goutte de sang.

Je décide de me marquer l’endroit pour revenir avec le chien de sang quand j’aperçois ma flèche couverte de sang. Je me dirige vers elle quand j’aperçois de grosses traces de sang sur les feuilles de maïs. La piste est très abondante et facile à suivre. Je la suis, quelques traces de sang sont mélangées de grains de maïs concassés.

Je ne parcours pas plus de 30 mètres avant de tomber sur mon sanglier, un beau ragot de 70 à 80 kg. La sortie de la flèche est bien visible au milieu du cuissot mais je ne trouve pas l’entrée. Je l’attache par le groin et le traîne vers la bordure du Gers pour le laisser à 15 mètres dans la culture en repérant l’endroit sur le talus du Gers.    

Je repars alors trouver Dominique pour qu’il vienne avec moi essayer de flécher un autre sanglier. Je le retrouve non loin du fossé que j’ai traversé tout à l’heure. Nous progressons rapidement sur un passage de canon vers le passage qui coupe le champ en deux perpendiculairement aux passages de canon. Nous bifurquons ensuite vers le Gers.

Dominique prend la bordure du Gers, le long du talus, je prends le dernier passage de canon, nous progressons en parallèle. J’avance doucement quand j’aperçois un faisan se débinant dans les sillons de maïs perpendiculairement à ma progression.  Il est à 12 mètres, j’arme et décoche un flèche qui lui sectionne le cou. Il saute sur place et se met à rouler dans le maïs.

Je le récupère rapidement et continu ma progression quand un bruit de pas attire mon attention. Une silhouette noire viens vers moi, je pose le faisan et tente d’accrocher mon décocheur, impossible, je glisse sur le D-loup.

Je finis par l’accrocher mais le réouvre d’un coup de doigt maladroit, plus je m’énerve et moins j’y arrive quand mon sanglier sort à 4 mètre plein travers, je réussis à armer mais un second sanglier démarre derrière lui et le fait traverser le passage comme une balle.

Je reste un moment sans bouger, rien ne se passe. Je désarme, avance d’un pas quand le second sanglier fait demi-tour et retourne vers le centre de la bande de culture pour me contourner et traverser à toute allure à quelque mètre dans mon dos au moment où je me tourne dans sa direction arc armé.

Je désarme, des pas avancent doucement, suivant la trajectoire du second sanglier.    

J’arme mon arc et aperçois le tiers avant d’un sanglier, d’une quarantaine de kilos, arrêté dans un sillon. Je lui décoche une flèche qui me semble le frapper en plein coffre dans un bruit sourd. Il fait demi-tour et retourne au milieu du maïs dans un grand fracas et secouant les pieds de maïs sur 30 ou 40 mètres, puis plus rien.

J’attends un peu et vais vérifier mon tir. Je retrouve ma flèche brisée net sans sang, pas de goutte de sang dans la direction de fuite estimée. Je repère l’endroit en plantant ma flèche dans le sol. Je récupère mon faisan et pars chercher Dominique dans le virage où je lui avais donné rendez vous mais personne. On s’est mal compris, je l’appelle sans succès puis finis par retourner à mon sanglier alors qu’il fait maintenant bien nuit.

Je le traîne jusqu’au bord du Gers avant de retourner à la voiture pour tenter de retrouver Dominique. Nous finissons par nous trouver. Nous retournons chez moi chercher mon portable pour appeler l’agriculteur du coin pour un petit coup de main et nous voilà partis à la frontale pour aller chercher la bête alors qu’il se remet à pleuvoir.

Dominique coupe une grosse branche, nous accrochons la corde à cette dernière et nous voilà partis pour 200 mètres de galère à traîner le sanglier jusqu’à la route. Alors que mon camarade reste bien stable, je glisse et me ramasse à plusieurs reprises sur cette terre rendue glissante par les pluies de ces derniers jours.

Enfin arrivés, nous chargeons le sanglier dans le 4x4 de mon ami agriculteur et nous partons le peler alors que Dominique nous quitte pour rentrer chez lui. J’en profite pour prendre rendez vous avec le conducteur de rouge, rendez vous pris pour midi le lendemain matin.    

Un bon coup de jet pour enlever toute la boue de mon sanglier, une bonne suée pour le suspendre et je me mets à l’œuvre. Ma flèche a en fait traversé le sanglier en arrière des reins coupant au passage l’artère rénale, cette trajectoire anormale vu la position ¾ avant est difficile à expliquer. Un énorme caillot de sang (taille d’un ballon de foot) s’est formé à l’intérieur. Après une très mauvaise nuit et une matinée de boulot, je suis de retour avec le conducteur et son chien de rouge. Je tiens la laisse du chien forceur. Le conducteur porte son chien pour ne pas le mettre sur la trace du sanglier traîné la veille et le dépose à l’endroit du tir. Il démarre immédiatement et prend la piste à bonne allure en donnant de la voix pour sortir finalement du maïs, passer le talus du Gers, traverser les ronces et marquer la descente à l’eau. Le courant très fort depuis quelques jours nous laisse peu d’espoir. Nous examinons tout de même la berge en aval puis faisons le tour pour examiner la berge d’en face. Raboliot prendra le pied de deux gros sangliers traversés, mais, à part un ragondin de belle taille lutant pour ne pas être emporté par le courant, nous ne trouverons rien. Mon sanglier voulant suivre ses confrères a certainement fini noyé. Un goût amer me reste, une sensation qui efface presque la joie de mon sanglier retrouvé.

Une journée bien remplie, 24 novembre 2008

Alex

 

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Une journée bien remplie, 24 novembre 2008

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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 22:38

Samedi soir, je décide d’aller faire un tour chasser le cerf au brame chez Patrick. J’arrive vers 16h30, Patrick a repéré un 8 cors qui est rentré dans la bande boisée entre le chemin de la Soule et le ruisseau. Je vais attaquer par le bas alors que Patrick va passer par le haut en démarrant de chez lui.

Je gare ma voiture à l’ombre pour que Baïkal, qui est dans le coffre, ne souffre pas de la chaleur et je descends, sur les consignes de Patrick vers un passage qui longe dans le bois. La première partie du chemin passe sous une zone couverte de fougères. J’avance doucement en espérant voir surgir un cerf ou une biche de la végétation mais rien ne bouge.

Je poursuis donc ma progression et entre véritablement dans le bois. Un peu plus loin, je tombe sur une grange, le chemin passe contre le mur sur la gauche et rentre dans un massif épais de buis. Je m’engage dans les buis quand mon attention est attirée par un grand bruit. C’est un animal qui vient de démarrer en contrebas.

Vu la taille c’est un grand cervidé et certainement le cerf dont Patrick m’a parlé. Je redouble de prudence pour ne pas faire trop de bruit en marchant mais le sol est couvert de feuilles mortes et ma marche n’est pas des plus silencieuse. L’animal redémarre et semble remonter vers le chemin.

J’avance doucement en essayant de le distinguer au travers des buis mais il redémarre à 15 mètres devant moi alors que je regardais vers le bas. Il va redémarrer plusieurs fois sans que je le vois alors que je finis par tomber sur la piste faite par Patrick, elle est juste au dessus de moi. J’escalade et poursuis mon approche sur la piste.

La terre meuble facilite ma progression silencieuse. Mais le cervidé redémarre à nouveau plusieurs fois alors que je presse le pas pour le dépasser et l’intercepter en bout de piste mais impossible de le voir. J’attends un peu, le calme s’installe, je reviens donc sur mes pas et jette des pierres dans le bois pour le faire repartir.

Il me semble l’entendre à nouveau, je reviens donc à mon poste mais rien. Le temps passe, je retourne sur mes pas et fait chuter des pierres dans la pente au milieu des buis mais il a définitivement disparu. Je tente de descendre dans les buis et arrive au bord du ruisseau sur un chemin que je longe un moment jusqu’à son interruption puis reviens sur mes pas.

Arrive un fox blanc qui sursaute à quelques mètres devant moi, il ne m’avait pas vu, son maître le suit. Je remonte ma cagoule et le salue mais il ne répond pas, je m’avance vers lui et le salue à nouveau sans réponse. Il semble gêné de me trouver là, je lui demande s’il chasse le sanglier. Il me répond que non, qu’i y a eu un lâcher de faisans. Je n’insiste pas, lui souhaite bonne chasse et m’éclipse pour retourner à ma voiture et terminer d’arriver chez Patrick.

Patrick n’est pas arrivé, j’en profite tour tirer deux flèches sur sa cible 3D chevreuil, à 15 et 20 mètres, c’est dedans sans problème. Je retire mes flèches et me prépare pour partir quand Patrick arrive. Il doit partir bosser.

Il propose de me déposer en haut du chemin de la Soule pour me faire gagner du temps. Arrivé en haut, je regarde le vent, il vient de ma droite, je décide donc de monter droit dans la montagne puis de revenir face au vent dans la pente. Je commence mon ascension alors que Patrick s’en va. Je passe par le petit chemin au dessous de l’habitation puis remonte au niveau du parc à mouton pour rentrer dans le bois.

A peine arrivé au bord du bois, je me rends compte que le vent a tourné. Je décide de tenter le coup tout de même, peut être que c’est à cause du relief et que, dans la pente, le vent sera à nouveau bon. Je progresse lentement en marquant de courtes pauses pour observer le sous bois. Le vent est capricieux et les cerfs ne brament pas.

Arrivé assez haut, j’oblique vers ma droite et commence à avancer doucement perpendiculairement à la pente. Le temps passe mais toujours rien jusqu’à ce que j’arrive à la crête qui délimite un bois de chênes clairsemés sur le versant que j’arpente et un bois de hêtres très dense de l’autre côté. Un cerf a arraché de l’herbe au sol  à plusieurs endroits.

Je suis le crête qui redescend vers les pâturages quand, tout à coup, le brame d’un cerf retentit sur ma droite, cette fois le vent est bon. Des craquements se font entendre, il semble que ça vient vers mois. Je me calle contre un arbre et attends un peu quand, tout à coup, un biche surgit à environ 50 mètres en contrebas. Trop loin mais les craquements dans les buis m’indiquent que d’autres animaux vont sortir.

Je décide de rester à mon poste mais un cerf sort juste derrière la biche et ils disparaissent tous deux alors qu’un autre cerf grogne toujours dans les buis. Je tente de me rapprocher de la sortie des animaux et me place à 20 mètres mais le cerf ne semble pas disposé à sortir. Il grogne toujours et esquisse un brame. Je tente de limiter mais sans succès. Je redescends donc vers les pâturages en traversant les buis. Plusieurs fois, je tombe ou manque de tomber dans les éboulis rocheux alors que des craquements m’indiquent la présence de grands animaux que je fais fuir en avançant.  

La cible magique, 27 septembre 2008

Je prends donc le chemin du retour.

Arrivé chez Patrick, je descends la piste qui mène au sanglier 3D, je marque un arrêt sous un noyer pour jeter un coup d’œil dans le pré quand j'aperçois un beau petit ragot de 70 kg sortant du bois juste à quelques mètres derrière la cible 3D.

Il avance tranquillement, marque un arrêt sur la piste qui descend au lièvre 3D puis disparaît dans un roncier d'une quarantaine de mètres de long. Il longe dans le roncier pour ressortir à une cinquantaine de mètres en contrebas. Il avance tranquillement sur trente mètres puis remonte vers moi sur environ 10 mètres, s'arrête de 3/4 face alors que j'arme mon arc.

Il reste un petit moment sans bouger alors que je le vise puis bifurque et se remet en marche pour me passer plein travers à 18 mètres au pas. Je pose mon viseur sur son épaule et lâche ma flèche qui le frappe juste au dessus du coude et ressort du côté opposé pratiquement au même niveau.

Mon sanglier démarre en trombe avec la flèche en travers, il contourne le roncier puis fille droit dans la pente pour chuter lourdement au bout d'environ 30 mètres en arrêtant sa course contre un gros chêne.

L’ayant entendu tomber et se débattre un moment, je vais après que le calme est revenu à l'endroit du tir. Le sang est bien rouge et la piste assez abondante, je n'ai pas de mal à la suivre. Je tombe sur un morceau de flèche de 15 centimètres (côté empennage), entièrement couvert de sang.

La piste est très marquée, je vais faire encore 30 mètres et j'aperçois mon ragot allongé contre le gros chêne. Il est mort, il a parcouru 60 mètres entre le tir et sa mort dont une bonne partie en roulade à cause de la pente prononcée. Je remonte chercher la corde et redescends avec Baïkal qui court partout comme un fou en reniflant dans tous les coins. Le sanglier est mort à quelques mètres au dessus de la piste. Je le fais rouler sur la piste alors que Baïkal, intimidé, reste à distance. Je l’attache par le groin et le traîne à plat vers la piste qui remonte vers l’habitation de Patrick. Deux mètres par deux mètres, je le hisse en haut de la pente puis le traîne sur le semblant de plat qui termine le chemin jusqu’à l’habitation, suivi par Baïkal. Je prends quelques photos souvenir en attendant Patrick puis nous reprenons la séance à son arrivée.

La cible magique, 27 septembre 2008

Atteinte :

La cible magique, 27 septembre 2008

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 22:34

Ce soir, je retourne voir les sangliers. Je décide de refaire le même parcours que lors de ma dernière sortie. Je commence par faire un tour au bord du bois bordé par la friche, les passages ont été très fréquentés. Les coulées sont plus marquées que la dernière fois et des nouvelles traces de boue jonchent la végétation, mais pas l'ombre d'un sanglier.

Seuls quelques oiseaux s'envolent du maïs et les geais crient à tue-tête pour signaler ma présence. Je repars donc en direction de la bande enherbée qui fait le tour de la plus grande parcelle de maïs. Comme l'autre jour, le chevreuil est au bord du fossé, il broute tranquillement et s'interrompt régulièrement pour scruter les alentours.

Je prends le premier sillon de maïs et m'approche doucement mais le bruit de feuilles froissées attire son attention et il regarde droit vers moi. Cette approche n'ayant pas un but de prélèvement, je poursuis pour voir jusqu'où je peux approcher, mais 6 ou 7 pieds de maïs sont manquants et ouvrent une fenêtre dans le champ de vision de l'animal.    

Je me voûte et passe rapidement ce qui provoque immédiatement la fuite. Ce chevreuil s'arrêtera plusieurs fois pour identifier cette étrange forme puis disparaîtra derrière le relief du champ de soja moissonné. Je n'ai pas beaucoup de temps la nuit sera vite là. Je presse le pas jusqu'au coin du champ, jette un coup d'œil sur la bande enherbée entre les deux parcelles de maïs mais rien ne bouge. Je commence ma progression et, alors que j'arrive au milieu de la longueur, j'aperçois, à 100 mètres environ, un sanglier de 60 kg environ qui sort sur l'herbe.

Il est suivi de 2 gros sangliers puis de 7 jeunes de 20 kilos environ, puis 3 gros encore. Tout ce petit monde fousille un peu puis saute dans le maïs de gauche. Ils prennent la bordure du champ et viennent vers mois. Les pieds secs craquent de toute part, la bordure du champ bouge, ils se rapprochent, les grognements, les couinements, les souffles rauques se rapprochent puis plus rien.

Le temps passe, je décide de me rapprocher de la sortie, il va peut-être en sortir d'autres. Je m'avance rapidement et sans bruit. Effectivement, arrivé à 70 mètres de la sortie, 2 autres gros sortent sur la bande enherbée et viennent droit sur moi alors que je m'agenouille sans qu’ils me voient.

Au bout de 10 mètres dans ma direction, ils obliquent et rentrent aussi dans la parcelle de gauche. Les bruits reprennent dans mon dos, un très gros sanglier vient de sortir au même endroit que les autres et fousillent en me tournant le dos avant de suivre ses congénères.

Je me retourne et tente de revenir sur mes pas alors que le maïs bouge et craque dans la direction de la bande enherbée, une laie de 60 kg environ sort sur la bande enherbée et s'avance doucement vers le maïs. Je fais un pas, elle me fixe arrêtée. Trop loin, 40 mètres nous séparent.

J’arme et tente d’avancer, elle rentre à couvert alors qu'un second sanglier est arrêté en bordure du champ, prêt à sortir. Il s'élance et traverse rapidement alors que j'avance, armé vers lui, pour tenter d'intercepter un des suivants. Il est rapidement suivi pas un autre très gros puis un des petits. Je désarme.

Je presse le pas sans bruit pour me positionner à 10 mètres de la sortie. Le maïs bouge à 10 mètres de la bordure. J’arme à nouveau, mais le reste de la bande poursuit sa route vers le bout du champ. Je commence à aller dans leur direction alors qu'ils sont environ 40 mètres devant moi, mais ils font brusquement demi-tour et passent rapidement en chahutant à une dizaine de mètres en suivant un sillon.

La laie en tête grogne, je suis repéré. La bande se décale lentement en biais vers le bord du champ. J'avance rapidement pour les intercepter en m'arrêtant de temps en temps. J'arme mon arc, pensant les voir sortir mais ils finissent par sortir à peu près où ils étaient rentrés.

La laie en tête, sort et fonce vers moi sur quelques mètres, s'arrête face à moi (60 mètres environ), pousse un grognement et tous les jeunes giclent comme des balles pour traverser la bande enherbée et regagner le couvert.

Un coup d'œil en arrière pour voir si tout le monde est en sécurité et elle aussi rentre à couvert. Je fais rapidement le tour de la parcelle pour tenter de les voir de l’autre côté mais la nuit tombe et je n’entends plus un bruit.

Je rentre tranquillement sur ce deuxième échec.

 

Alex

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 22:32
Les sangliers dans le maïs, 15 octobre 2008

Ce soir, je pars faire un tour au sanglier autour d’une zone de maïs sur la commune de Saint Arroman. La zone est entourée de petits bosquets et de points d’eau (mares et lac). Les traces sur les roues du pivot laissaient présager quelques rencontres avec les suidés mais depuis plusieurs jours, à part quelques chevreuils et un bon nombre de ragondins, je n’ai pas pu voir le moindre sanglier.

Mais aujourd’hui ce n'était pas mon jour, je décide d’aller me poster un moment le long d’un petit bosquet très humide bordé d’un côté par des maïs et de l’autre par une friche qui se termine en pointe au niveau d’une petite mare et qui est elle-même bordée par une grande parcelle de maïs. Les passages y sont nombreux et j’ai bon espoir.

Je longe lentement la bordure boisée en marquant de fréquents arrêts pour écouter. Le bruit des feuilles mortes, des glands qui tombent ainsi que le bruissement provoqué par les merles qui coulent sous les ronces me font souvent tendre l’oreille et j’en fini par entendre marcher les sangliers. Mais non c’est encore un merle.

De nombreuses coulées traversent la friche et le bosquet, l’herbe est par endroit couverte de boue attestant du passage d’un sanglier ces derniers jours. Pas à pas, j’arrive à la petite mare. L’eau frémit, je change de flèche c’est un ragondin, je ne vois que le bout du museau mais l’angle de tir n’est pas bon. J’essaie de me décaler mais il disparaît dans un gros remous.

Je reste là un moment, des passereaux s’envolent du maïs et rentre au bois, un merle pousse son cri d’alerte en s’envolant mais rien ne bouge. Les minutes passent, au loin un tracteur travaille et ce bruit continu varie en intensité en fonction de ses allées et venues et couvre parfois les bruits naturels ambiants. La luminosité commence à baisser, il est environ 19h15.

Je décide de rebrousser chemin pour aller faire le tour de la grande parcelle de maïs. Je longe le bosquet, oblique à 90 ° pour longer la friche en bordure d’un fossé qui délimite une parcelle travaillée et fumée. En avançant tout droit je tombe sur une bande enherbée de 5 mètres de large qui fait le tour du maïs. A ma gauche, un maïs fait suite à la friche et, à ma droite, c’est la grande parcelle de maïs.

Je progresse doucement sur la bande enherbée plusieurs dizaines de mètre, de nombreuses coulées fréquentées traversent le fossé. J’arrive au coin du maïs de gauche qui fait place à un soja moissonné. Je m’arrête un moment et aperçois, à environ 100 mètres, au bord d’un fossé perpendiculaire à celui que je longe, une chevrette arrêtée qui me regarde. Elle ne bouge pas puis tourne la tête vers le maïs sur ma droite.

Je comprends que quelque chose se passe et tourne aussi le regard dans la même direction quand j’aperçois, à 120 mètres environ, un sanglier d’environ 60 à 70 kg qui sort sur la bande enherbée, il est suivit d’une ribambelle de bêtes rousses de 30 à 40 kg puis 5 plus gros. Tout se petit monde chahute alors que je me suis mis à genoux et que mon cœur s’est mis battre très fort.

La laie meneuse regarde vers le tracteur qui travaille puis esquisse quelques pas vers moi suivie par sa progéniture puis finit par faire volte-face et partir en me tournant le dos avec toute la compagnie en longeant sur la bande enherbée.

J’en profite pour me remettre en marche quand 4 autres gros (80 à 90 kg) sangliers sortent du maïs et prennent la même direction que leurs congénères. Je les suis alors que le gros de la compagnie rentre dans le maïs. Les deux derniers poursuivent jusque au coin de la parcelle et tournent à 90° pour disparaître.

J’avance doucement en longeant la culture et en marquant des arrêts pour écouter les sangliers. Ils sont là à 30 ou 40 mètres du bord mais semblent s’éloigner. J’arrive au coin de la parcelle et prends la direction des 2 dernières bêtes noires qui sont aussi rentrées dans le maïs.

La compagnie longe maintenant à 30 mètres environ dans la culture alors que je la suis. Ils soufflent, grognent couinent, cassent des pieds de maïs font silence puis recommence en avançant. Tout à coup, un cri de cochon égorgé, c’est certainement la laie qui repousse un mâle. Je poursuis en les écoutant, leur direction va leur faire traverser la bande enherbée sur l’autre côté du champ.

Le vent est bon, je vais donc me positionner au coin du champ. Un grognement à quelques dizaines de mètres puis plus rien. Je me décale un peu sur la bordure du champ et l’attente commence alors que le silence s’installe et que la luminosité décroît vite.

Je décide de retourner sur l’autre côté du champ. Je n’ai pas fait 40 mètres que des grognements furieux retentissent et que tout se met à craquer, deux mâles se battent puis toute la compagnie reprend sa route au trot pour venir à 15 ou 20 mètre de l’angle du champ ou je retourne rapidement.

Les grognements, les couinements, les bruits de mastication et de pieds de maïs cassés se font de plus en plus proches. J’arme mon arc et attends un moment, rien ne sort. Je désarme, ils se remettent en marche et un sanglier de 50 kilos sort la tête du maïs pour y rentrer aussi sec.

L’agitation est impressionnante, tout craque, mon cœur bat la chamade mais la nuit s’installe. La pleine lune éclaire encore un peu mais ne me permettrait qu’un tir à 5 mètres au plus. Je décide de rester pour voir où ils vont sortir.

Focalisé sur le bruit de plus en plus proche, je n’ai pas remarqué tout de suite une grosse masse noire qui est sortie sur la bande enherbée à 40 mètres devant moi suivie par le gros des troupes qui restent un moment avant de rentrer dans un autre maïs.

J’avance doucement vers la sortie alors que j’entends un dernier sanglier venir vers moi avant de s’évanouir sans un bruit. Je prends le chemin du retour la tête pleine d’image. Ma frontale croisera deux yeux verts rentrant dans le maïs avant d’arriver à ma voiture.

 

Alex

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 10:25

Ce soir, Vers 18 heures, je sors du boulot en courant et je me dépêche de rentrer. 10 minutes de route, je me change en vitesse et me voilà parti. 18H45, j’arrive sur mon lieu de chasse, un magnifique territoire peu chassé et couvert de bois de chênes bordés de genets épais et entrecoupés de langues étroites de prairies naturelles. Au milieu des bois, un lac dont le déversoir, petit ruisseau, est très fréquenté par les sangliers, les souilles y sont très nombreuses.

Je stoppe ma voiture dans la cours du propriétaire des lieux et après avoir fini de m’équiper, je file à grande enjambée vers le lac, je n’ai pas fait 300 mètres que je dérange 5 chevreuils au gagnage. Le brocard, la chevrette et ses 3 petits, ils rentrent au bois dans un craquement de bois sec, je continue à courir un peu et j’aperçois à 200 mètres un autre brocard qui broute tranquillement.

Je n’ai pas de bracelet mais je décide d’essayer une petite approche pour me mettre en jambe. Il est à une trentaine de mètres de la bordure du bois qui est lui-même bordé d’une haie de genets qui fera un parfait écran de camouflage. Je parviens à rejoindre cette haie sans être repéré, mon chevreuil est de cul, je commence mon approche mais même en faisant de mon mieux, je ne parviens pas à marcher sans bruit à cause de la végétation sèche et mon approche se termine à 35 mètres environ du brocard. Il vient de repérer un crissement et après un moment à regarder dans ma direction sans me voir, il finit par s’enfuir vers le bois. 

Je reprends un pas rapide jusqu’au lac, j’escalade le talus du coteau qui surplombe le lac et commence à progresser à pas feutrés au milieu des genêts, des genévriers et des chênes pour rejoindre une bande de genets en demi-lune où plusieurs fois déjà j’ai aperçu les sangliers.

Du haut du coteau, je peux voir deux chevreuils brouter paisiblement au bord des genêts, signe que rien ne bouge encore à l’intérieur, deux autres pâturent sur le coteau d’en face. Je poursuis ma progression pour arriver sur un chemin qui redescend au bas des genets et les sépare du bois de chênes clair semé dans lequel je progresse.

Je prends ce chemin sur 30 mètres pour bifurquer sur une très grosse coulée qui traverse la zone de genets. Ma progression est très lente, je marque de nombreux arrêts pour espacer les bruissements de feuilles au maximum et les faire passer pour un mouvement de campagnol, très nombreux dans le coin et surtout très brillants par intermittence. Mais, 300 mètres plus loin, alors que je me faufile entre 2 buissons, je suis repéré par un gros brocard que je n’avais même pas vu à 10 mètres de moi. Il fuit en poussant des aboiements et en marquant de nombreux arrêts, il n’a pas réellement identifié le danger, mais il fait profiter de sa suspicion tout le voisinage et fait déguerpir les deux groupes de chevreuils que j’avais vu tout à l’heure. Je renonce à continuer au milieu des genets qui s’épaississent de plus en plus.

Je traverse la bande de genets qui me sépare de la langue de prairie pour longer le ruisseau alimenté par le déversoir du lac. Le relief en cuvette fait souvent tourner le vent mais, ce soir, il est constant et de face. Sur le retour, je me retrouve avec le vent de dos. J’avance sans trop y croire quand, au niveau du chemin de terre, j’entends un raffut de tous les diables dans le bois au-dessus des genêts, puis des grognements, des couinements et des souffles puissants qui se dirigent droit sur moi.

Après plusieurs hésitations, je décide de me positionner derrière des buissons noirs, à bon vent par rapport aux trois sorties des coulées qui traversent les genets dans la direction que vient de prendre la harde. Au milieu d’un clair, j’aperçois un sanglier qui me semble de bonne taille, ils sont à 50 mètres mais le bruit se rapproche de plus en plus jusqu’à ce que j’aperçoive la tête d'un sanglier pointer à 20 mètres de moi au bord des genêts. J’arme lentement mon arc mais, au même moment, une dizaine de marcassins de 10 à 15 kg sortent de la végétation.

C'est une laie meneuse, je reporte donc mon choix vers un des petits mais ils n’arrêtent pas de bouger et ne se présentent jamais bien. Ils s’éloignent, mes chances de réaliser un tir s’amenuisent, je désarme. Mais ils semblent revenir, je réarme quand un autre sanglier, une laie non suitée cette fois sort à son tour, j’ajuste mon viseur, elle est à 10 mètres environ et je décoche. Ma flèche part bien mais la corde vient frapper la manche de ma chemise ce qui provoque la fuite de la compagnie. Il me semble tout de même voir ma flèche frapper le sanglier en plein coffre juste avant qu’il ne fasse volte-face puis le voir s’enfuir avec la flèche plantée mais le doute m’envahit.

Il me semble aussi avoir entendu un bruit d’os et non le bruit sourd d’une flèche de coffre. Je laisse tout ce petit monde s’éloigner. 5 minutes passent puis 10 et il fait pratiquement nuit, suffisamment en tout cas pour ne plus voir les traces de sang éventuelles.

Je pars donc chercher une lampe pour regarder s’il y a des traces de sang au départ. Je reviens 30 à 40 minutes plus tard mais mes recherches restent vaines, pas de sang, pas de flèches, je ne vais pas plus loin que la bordure des genets et je rentre pour contacter le conducteur de chien de sang. Mes doutes sont de plus en plus importants. Pas de sang, aucune trace et ce bruit de fracture qui résonne dans ma tête. Le rendez-vous est pris pour midi. Ce matin, en sortant du boulot, je retrouve le conducteur de rouge qui habite seulement à 5 minutes de mon lieu de tir.

Nous arrivons sur place, je prends la laisse du «chien forceur» et lui celle du teckel. A l’endroit du tir, pas de sang. Le chien tourne et retourne pour finir par trouver du sang 50 mètres plus loin. Le conducteur me demande de le suivre et alors que je sors des genets j’aperçois mon sanglier, 30 mètres plus haut et en averti le conducteur qui concentré sur le travail du chien ne l’avait pas vu.

Le teckel part complètement à l’opposé mais nous décidons de le laisser faire. Il va faire 10 mètres puis revenir en arrière en obliquant quasiment à 180° et arriver sur le sanglier qui avait roulé dans la monté sur 10 mètres et s’était arrêté contre un petit chêne. Félicitations au chien et nous rentrons. Moi qui n’y croyais pas, je rentre avec un sanglier de 60 à 65 kg. Ma flèche est très bien placée, elle rentre au-dessus du cœur au niveau des poumons et s’arrête dans l’os de la patte opposé malgré mes 65 livres.

Sanglier express, 23 octobre 2007

Alex

 

Atteinte :

Sanglier express, 23 octobre 2007

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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