Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 avril 2022 5 08 /04 /avril /2022 22:06

En ce début d'avril, ma compagne a décidé d'aller voir sa sœur en Espagne. Elle vit à Elche, près d'Alicante. Cela fait quelques années que je rêve d'aller me confronter aux grands gibiers espagnols de montagne. Je décide donc de contacter Joan sur Messenger, c'est grâce à lui que j'ai déjà pu chasser les chèvres sauvages à Majorque. Il me donne le contact de Toni qui lui me met en contact avec un de ses amis guide avec lequel je pourrai chasser le mouflon à manchette. Toni s'occupe également de m'avoir mon permis de chasse. Il me donne le choix entre 2 territoires et je choisis Alcoy qui est à moins d'une heure d'Elche. Nous calons le 4 avril toute la journée et le 5 juste pour la matinée. Le rendez-vous est pris au restaurant "El Nuevo Poligono" pour 7h30 le 4 avril. Toni m'a envoyé par WhatsApp la photo de mon permis.

Nous passons nos 2 premiers jours de vacances sur Valence. Ce lundi matin, je me réveille un peu avant que le réveil ne sonne vers 5 heures, j'ai un peu plus d'une heure de route jusqu'à Alcoy.

Chasse du mouflon à manchette à Alcoy, 6 avril 2022

Je me prépare tranquillement et rejoins la voiture. Il pleut et la météo annonce de la pluie toute la journée. Arrivé devant le restaurant, je me change dans ma voiture et prépare mes affaires en attendant l'heure du rendez-vous. Vers 7h15, je sors de la voiture et pars attendre devant le restaurant pour guetter l'arrivée de Pedro qui sera mon guide pour la journée. Toni m'a envoyé sa photo. Un 4x4 arrive et se gare de l'autre côté de la route mais ce n'est pas Pedro, l'homme habillé en tenue de chasse passe devant moi et me salue, je lui réponds et il rentre dans le restaurant. Quelques minutes plus tard, un pick-up blanc se gare sur ma gauche et 2 hommes habillés en camo en sortent. Il me semble reconnaître Pedro mais, dans l'obscurité, je n'en suis pas sûr. Il jette un coup d'œil vers moi et rentre dans le restaurant avec l'autre homme. Je rentre à mon tour et me dirige vers eux. C'est bien Pedro, je me présente et Pedro m'invite à déjeuner avec les 2 autres chasseurs. Le premier chasseur vu est en fait un garde de la zone de chasse où nous allons chasser, il s'appelle Paco. Nous déjeunons tranquillement et discutons un peu. L'autre chasseur est un ami de Pedro venu chasser une semaine, il vient du nord de Majorque où il possède une zone de chasse. Chose amusante, il connaît mon ami Francisco chez qui j'ai chassé presse palma. Nous partons ensuite, 2 par véhicule, pour le territoire de chasse. Je pars avec Paco, nous montons un peu plus haut en montagne. Il pleut toujours, j'espère que ce temps me sera favorable pour chasser à l'approche. Nous prenons un chemin forestier barré par un câble tendu entre deux plots en béton. Pedro, ouvre le cadenas et nous passons la barrière puis il referme derrière nous. Nous montons un peu plus et stoppons dans un virage au départ d'un second chemin qui part sur la droite. Paco me donne mes affaires pour que je parte avec Pedro et l'autre chasseur prend une carabine de prêt. Après quelques explications sur son fonctionnement par Pedro, il monte avec Paco et ils partent en continuant le chemin en voiture. Pedro m'explique que nous allons partir chasser en suivant le chemin au départ duquel nous sommes garés. Je lui demande comment on reconnaît les mâles, il me dit en rigolant que c'est ceux qui ont des testicules puis me montre des photos d'animaux prélevés par des clients. Les cornes des mâles sont plus grosses, leur tête plus large et les femelles ont une sorte de trait blanc étroit qui souligne l'arcade sourcilière.

Je finis de me préparer et nous voilà partis. Nous progressons lentement sur le chemin en surveillant le secteur noyé dans le brouillard et sous la pluie. Notre visibilité se limite à 20 ou 30 mètres maximum. Le bois clair est planté de pins sous lesquels poussent une végétation basse arbustive plus ou moins dense. Pedro observe régulièrement à l'aide de sa lunette thermique mais rien en vue. Le chemin se termine sur une zone dégagée où ont été répandus des grains de maïs. Pedro m'explique que le gibier est régulièrement agrainé. Un agrainoir automatique est pendu à un pin un peu plus loin. Il m'explique que le secteur est peuplé de cerfs, mouflons, mouflons à manchette et sangliers. Cette zone de chasse est la seule d'Espagne où la chasse du mouflon à manchette est autorisée toute l'année. Pedro me dit que je dois impérativement tirer un mâle et m'explique que Toni flèche régulièrement sur cette zone. Nous retournons tranquillement à la voiture sans voir d'animaux. Nous remontons le chemin en voiture et surveillons les abords du chemin où la végétation n'est pas trop dense ou a été défrichée pour aménager des zones de nourrissage. Pedro s'arrête un peu plus loin au départ d'un chemin et me dit que le mieux pour moi c'est de chasser seul pour optimiser mes chances d'approcher un animal. Il m'explique qu'il le faut suivre doucement le chemin en surveillant les 2 côtés jusqu'à arriver sur une zone où des petits champs ont été dégagés et au bord desquels des miradors ont été aménagés. Il me conseille de bien prospecter autour de ses champs nourriciers. Il me propose sa veste imperméable mais je lui explique qu'elle est trop bruyante. Je quitte donc le pick-up et remonte tout doucement le chemin dans le brouillard épais. La pluie se transforme peu à peu en gros flocons de neige à mesure de mon ascension. Le temps ne me permet pas de prendre mon appareil photo qui n'est pas étanche et je dois me contacter mon téléphone portable étanche qui ne fait pas de belles photos.

Chasse du mouflon à manchette à Alcoy, 6 avril 2022

Dès que le bois s'éclaircit un peu j'y entre en suivant les passages de gibier pour tenter d'apercevoir un mouflon à manchette mais rien. Arrivé sur la zone de champs nourriciers, je fais le tour de la zone mais aucun animal en vue. Le sol est encore nu, la végétation n'a pas encore poussé.

Chasse du mouflon à manchette à Alcoy, 6 avril 2022

Mes vêtements non étanches sont vite trempés. Le secteur ne semble pas très fréquenté, seules quelques traces et des tas de crottes qui ne semblent pas frais. Un vent soutenu et glacial souffle sur la zone. Je repère les différents miradors placés en bordure des zones dégagées. Une fois tout le secteur prospecté, je décide de redescendre en passant par une zone plus claire dans le bois. Je progresse doucement et biaise doucement pour rejoindre le chemin. Aucun animal en vue. Le chemin rejoint, je rejoins Pedro. Mes vêtements trempés fument dans l'habitacle chaud de la voiture, Pedro me dit que je suis un fou de chasser comme ça sans vêtements étanches sous cette pluies glaciale.

Nous continuons à monter en suivant le chemin et passons devant une zone de nourrissage. Pedro m'explique que la veille il y avait un beau troupeau sur cette zone mais rien aujourd'hui. Nous continuons et arrivons à une belle bâtisse où habite le propriétaire de la zone.  Derrière l'habitation s'ouvre une zone dégagée noyée dans le brouillard où Pedro m'explique que beaucoup d'animaux viennent manger tous les jours. Il réserve ce secteur pour cette après-midi. Nous continuons à monter et stoppons près d'une petite cabane plantée sur la bordure droite du chemin, adossée au bois. Un champ nourricier nu s'ouvre devant la cabane sur l'autre côté du chemin. La voiture de Paco est garée contre la cabane. Nous quittons la voiture pour rentrer dans la cabane où sont postés Paco et l'autre chasseur. Ils nous invitent à manger quelques gâteaux et un bout de chorizo. Ils ont vu passer un renard et des femelles mouflons. Il semble qu'hier il y avait une grande quantité d'animaux sur ce secteur. Nous discutons un moment puis nous repartons avec Pedro pour un nouveau secteur. Nous continuons à monter le chemin et nous nous garons un peu plus haut. Pedro m'explique qu'il me faut suivre le chemin pour rejoindre 2 champs nourriciers dont je devrais faire le tour. Je pars donc en suivant le chemin. Arrivé au premier champ à nu comme les autres, je le longe par la droite à quelques mètres à l'intérieur du bois de chênes verts qui poussent au milieu des gros rochers. Les branches basses sont toutes broutées, signe de la quantité d'animaux sur le secteur. Le brouillard toujours aussi épais et la pluie limite beaucoup ma visibilité et l'objectif de mon téléphone trempé ne me permet plus de faire de photos correctes. Un gros sanglier a retourné de frais la bordure du bois et semble être descendu dans les rochers en contrebas. Rien sur le premier champ. Je reprends le chemin et rejoins le second champ dont je fais le tour en commençant par la bordure de droite. Arrivé au bout du champ, je continue à le longer par l'intérieur du bois clair qui remonte sur l'autre côté du champ. Je progresse doucement quand un mouvement attire mon attention. Un énorme écureuil roux au pelage grisonnant et au ventre très blanc s'est figé à un mètre du sol sur le côté droit d'un tronc à quelques mètres de moi. Nous nous observons un instant puis il redescend au sol et fuit pour disparaît plus haut dans le brouillard. Je poursuis ma chasse en prospectant le bois clair mais toujours rien. Je tourne un moment sur la gauche des champs sans voir d'animaux puis retourne à la voiture.

Je suis trempé, Pedro me dit encore une fois que je suis fou de chasser sans vêtements imperméables mais, en marchant, je n'ai pas froid. Nous redescendons, il sera bientôt l'heure d'aller manger. Sur le chemin, nous repassons devant la maison du propriétaire. Il a sorti ses 5 bergers d'Anatolie. Certains sont attachés mais d'autres sont en liberté. Arrivé au bout du premier chemin que nous avons chassé ce matin. Pedro me propose d'aller me poster une heure sur la zone de nourrissage. Cette idée ne m'enchante pas trop mais je décide de tenter le coup. Je prends le chemin seul et avance doucement en surveillant les 2 côtés. Un rouge gorge m'accompagne en me devançant de quelques mètres. Brusquement, un léger mouvement dans le brouillard me fait stopper net et mes yeux se posent sur 2 jeunes mouflons à manchette. Ils sont plein travers à 15 mètres, têtes à gauche. Impossible de savoir si ce sont des mâles. Je reste immobile à les observe plusieurs secondes. Ils finissent par s'éloigner tranquillement dans la végétation arbustive. Je m'avance d'un pas et me fige aussitôt en apercevant 2 autres animaux, à environ 40 mètres, qui étaient cachés par un arbuste. C'est un autre jeune et un plus âgé aux cornes plus imposantes qui regardent vers moi de face. Alors que je les observe immobile, les 2 autres font vite demi-tour pour venir se replanter à environ 15 mètres. Impossible de les sexer. Je reste immobile, je suis incapable de savoir si ce sont des animaux tirables. Ils restent immobiles quelques secondes puis repartent, font environ 20 mètres puis font demi-tour et reviennent se planter à 18 mètres environ. Ils me rendent fou. Ils restent un court instant puis remontent vers la crête et je les perds de vue dans la végétation. Les 2 autres regardent vers moi sans bouger. Je fais doucement marche arrière pour être caché par l'arbuste puis remonte doucement vers eux, caché par le feuillage de l'arbuste. Arrivé au pied de ce dernier, je me penche doucement et aperçois le plus gros à environ 15 mètres. Il regarde vers moi de face mais impossible de savoir si c'est un mâle. Après quelques secondes, il démarre entraînant le plus jeune avec lui et ils disparaissent derrière la crête. Je suis à la fois très content d'avoir pu observer mes premiers mouflons à manchette et à la fois très frustré par cette belle approche que je n'ai pas pu concrétiser à cause de ma méconnaissance de cet animal. 

Je reprends ma progression sur le chemin et arrive à la zone de nourrissage sans avoir vu d'autres animaux. Je regarde où me poster mais cette idée ne m'enchante vraiment pas. Je décide de tenter de retrouver des animaux en prospectant sur le secteur. Je monte par les coulées du penchant d'en face et tourne tranquillement un moment sur le secteur en revenant vers la voiture ou j'arrive sans avoir vu d'autres animaux. J'explique ma chasse à Pedro et lui décris les animaux, il m'annonce qu'il s'agissait certainement de jeunes mâles ce qui ajoute encore à ma déception et le fait rire. Je crains d'avoir laissé passer l'occasion de mon séjour. Nous redescendons au restaurant pour retrouver Paco et l'autre chasseur pour manger.

Après un bon repas chaud, nous retournons dans la montagne. Il pleut toujours mais moins. Au départ de la piste, nous croisons le propriétaire qui s'arrête pour nous saluer et discuter un peu avec Pedro. Pedro me laisse au premier chemin pour chasser un moment car il doit aller chercher quelque chose et il me récupérera sur le chemin principal. Il le dit de chasser le chemin puis de remonter en chassant le long du chemin principal, jusqu'à l'habitation du propriétaire, le temps qu'il revienne. Je pars donc chasser mais ne voyant rien sur le premier chemin, je reviens sur le chemin principal et commence à le suivre quand il se sépare en 2. Sur la droite le chemin rejoint une habitation que je n'avais pas remarquée dans le brouillard ce matin. Je le dirige vers cette dernière puis regarde les prairies autour. Ne voyant rien je coupe à travers bois pour rejoindre le chemin principal puis le suis doucement. Au bout d'un moment à suivre le chemin, j'ai un gris doute, comme j'ai coupé, je le demande si je n'ai pas manqué un virage car la ligne droite du chemin me semble bien longue. Je fais donc demi-tour et tombe sur Pedro qui remonte. Je monte en voiture et nous remontons jusqu’aux prairies derrière la maison du propriétaire de la zone. Les chiens ont été rentrés dans la cours fermée. Nous nous garons près d'une chaise d'affût située au-dessus d'une zone de nourrissage. Pedro appâte la zone et me propose de me poster sur la chaise d'affût perchée entre 3 et 4 mètres de haut. Je n'ai jamais chassé de cette façon mais je m'exécute malgré mon vertige. Je monte doucement, le vent qui secoue l'arbre agite l'échelle ce qui ne me rassure pas trop. Arrivé en haut, j'ai un très mauvais feeling. Pedro me fait signe pour le demander si ça va, je lui fais signe que non, étonné, il le demande pourquoi et je lui explique que j'ai le vertige et que je n'aime pas ce mode de chasse. Il me dit que je peux me poster au sol si je préfère ou chasser le long d'un chemin qui passe plus en arrière. Le vent tournant va me trahir du je reste près de la zone de nourrissage. Je redescends, aidé par Pedro qui attrape mon arc et décide de suivre tranquillement le chemin. Pedro repart en voiture et me laisse sur le secteur. Des mésanges noires picorent sur le bas-côté. J'avance doucement quand mon téléphone sonne. C'est Pedro qui m'appelle. Il a repéré un groupe d'une dizaine d'animaux un peu avant l'habitation. Je raccroche et fais demi-tour. Je contourne doucement l'habitation par la gauche mais les chiens se mettent à aboyer. Le brouillard s'épaissit de plus en plus. La maison passée, je suis le chemin doucement et longe une zone défrichée récemment pour aménager une zone de nourrissage. Pas d'animaux en vue, j'envoie un message à Pedro pour lui demander de me préciser la position des animaux mais il ne répond pas. Je me remets en marche et stoppe, contre un arbre qui borde le chemin, pour observer quand mes yeux se posent sur des silhouettes dans le brouillard. Je reconnais vite les cornes en croissant. Ce sont des mouflons à manchette. Il y en a plus de 10. Arrêtés derrière un tas de grumes, à environ 40 mètres, les premiers regardent vers moi. Je reste immobile contre l'arbre. Quelques jeunes mouflons arrivent pour rejoindre le groupe. Une voiture arrive sur le chemin et passe juste à côté de moi, je reste immobile mais les animaux deviennent nerveux et rejoignent le bois tout proche où je les perds de vue. J'espère qu'ils ne sont pas allés très loin et décide de tenter une approche. Je fais une boucle en revenant vers la maison, pour rentrer au bois à bon vent et ne pas risquer d'être vu par les animaux, puis commence ma progression lente dans le bois. Mon téléphone sonne, Pedro vient de me répondre, je lui renvoie un message pour lui dire que j'ai vu les animaux. Je continue à avancer tout doucement quand un mouvement attire mon regard. 3 gros mouflons à manchette, avancent tranquillement à un peu plus de 30 mètres de moi dans la végétation. Je les perds vite de vue et alors que je m'attends à les voir passer dans un clair tout proche, rien. Ils semblent avoir disparus. Je m'approche très lentement quand un léger craquement m'interpelle. Je regarde tout autour de moi et aperçois, un peu sur la gauche, dans un couloir formé par la végétation, 3 gros mouflons à manchette qui broutent les branches basses. Ils ne sont qu'à 12 mètres. J'arme mon arc et attends que l'un d'eux se présente bien et se dégage des autres. Un premier s'avance et passe derrière des chênes verts où je le perds de vue. Un second, un très beau mâle, s'avance et se positionne plein travers juste avant les chênes verts. Je cale ma visée et décoche. Ma flèche le semble parfaite, elle va atteindre l'animal au défaut de l'épaule mais aucun impact ne retentit dans l'animal. J'entends juste le tintement de ma lame qui touche un caillou en heurtant le sol. Je ne peux pas croire que j'ai manqué ce bel animal. Les mouflons démarrent et disparaissent dans la végétation. J'attends un instant puis pars examiner la zone du tir. Ma flèche est plantée au sol. Pas de sang, pas de poil. Je la remets au carquois après l'avoir bien examinée. Je tourne un moment sur le secteur sans arriver à trouver le moindre indice de blessure. Je suis dégouté, comment est-ce possible ? J'ai certainement dû heurter une branche et ma flèche a dû dévier au dernier moment vers le bas.

Je tourne un moment dans le sous-bois qui a été nettoyé sur un grand secteur en essayant de retrouver les animaux mais rien. Je finis par revenir sur le chemin et recommence à le longer doucement tout en surveillant le secteur. Après quelques centaines de mètres sans rien voir. J'aperçois une masse sombre en mouvement à environ 50 mètres devant moi, à environ 7 ou 8 mètres de la bordure du chemin, sur la gauche du chemin. C'est un jeune sanglier d'environ 40 kg qui fouille le sol en quête de nourriture. Je serre la bordure gauche du chemin et longe les arbres pour m'approcher au maximum. J'avance très lentement et arrive à 6 ou 7 mètres du petit sanglier. Il est plein travers, le tir est facile mais je ne suis pas là pour lui. Il avance encore un peu en fouillant le sol et passe derrière un petit arbre pour ressortir au bord du chemin. Il tourne la tête vers moi et m'aperçoit, il démarre en trombe et traverse le chemin en dérapant pour sauter dans le bois en contrebas. Je suis encore le chemin un moment mais pas de mouflon. Je finis par faire demi-tour, toujours rien. Je jette un coup d'œil sur la zone d'appatage, rien non plus. Je refais un tour dans le bois sur la gauche du chemin sans plus de succès. Le temps passe, il va être 19 heures.

J'envoie un message à Pedro pour lui dire que je vais redescendre en chassant le long du chemin. Il me répond "ok". Je redescends donc doucement en surveillant les côtés du chemin mais toujours pas d'animaux en vue. Quand j'arrive à la voiture, il n'y a personne. J'envoie un message à Pedro pour savoir où il est et il me dit de descendre encore un peu pour aller chasser le premier chemin en l'attendant. Ne voyant rien, je remonte mais la voiture n'est plus là. J'envoie un message à Pedro mais il ne répond pas, je tente de l'appeler, il décroche mais chuchote et je ne comprends rien. Il m'envoie un message pour me dire qu'il arrive dans quelques minutes. Je l'attends donc dans le froid mordant sous un vent glacial. Il finit par arriver un peu avant la nuit mais je suis surpris car un chasseur et son fils sont dans la voiture. Je charge mes affaires, le chasseur semble très contrarié, je comprends qu'il a tiré un mouflon à manchette mais a fait une balle trop arrière et n'a pas retrouvé son animal. Pedro lui dit qu'il fera intervenir un chien de sang. Quand je monte en voiture Pedro m'annonce qu'il vient de voir une vingtaine d'animaux sur la zone d'appatage. Je n'ai pas été assez patient. Nous redescendons au restaurant. Le lendemain, la météo annonce un déluge et comme je vais rentrer très tard, je décide de rester avec ma compagne le lendemain. Je remercie donc vivement Pedro et lui paye ma journée de chasse avant de rentrer sur Elche où je suis attendu pour manger.

Mardi, je passe donc la journée à Elche. Il ne cessera pas de pleuvoir de toute la journée. Nous devons partir mercredi après-midi sur Altéa pour y passer 2 jours avant de rentrer. La météo semblant meilleure pour le mercredi matin, je demande la permission à ma compagne d'aller chasser juste la matinée. Ma demande acceptée, j'envoie un message à Pedro qui me dit qu'il n'y a pas de problème et m'envoie le numéro de Paco qui me guidera car lui est retourné chez lui à Murcia. Le rendez-vous est pris pour 7h30 au même restaurant que lundi. J'y retrouve Paco, nous déjeunons tranquillement puis partons pour la chasse, alors que Paco arrive au câble qui ferme le chemin, je constate que la végétation est poudrée de neige. En Espagne, il est interdit de chasser lorsque la neige recouvre totalement le sol, c'est ce que les espagnols appelle "un dia de fortuna". En arrivant au premier chemin, Paco me dépose pour que j'aille chasser. Le sol est détrempé et la neige couvre quelques zones espacées sur lesquelles peuvent se voir quelques traces de renard. Je longe le chemin jusqu'à la zone de nourrissage sans rien voir. Sur le retour, je bifurque sur un autre chemin pour aller prospecter une zone plane de bois où je trouve pas mal de tas de crottes mais pas le moindre mouflon à manchette en vue. 

Je retourne à la voiture nous remontons jusqu'à l'habitation du propriétaire de la zone de chasse qui a sorti ses chiens. Nous nous arrêtons devant l'habitation et il vient à notre rencontre pour nous saluer et nous informer que nous ne pouvons pas chasser plus haut à cause de la neige car en montant d'avantage elle recouvre tout le paysage. Paco me laisse donc chasser dans les bois autour de la maison et m'attend à la voiture. Il devra redescendre dans la matinée pour aller chercher le conducteur de chien de sang qui doit venir faire la recherche du mouflon tiré lundi. Cette recherche n'a pas pu se faire hier à cause du déluge et aujourd'hui la zone de recherche est recouverte par la neige. Je prends mon appareil photo avec moi, il ne pleut pas aujourd'hui. Je pars sur le chemin qui passe près de la zone de nourrissage. Une trace fraîche semble monter vers le point de nourrissage mais je ne vois pas de mouflon sur la zone. Je suis le chemin doucement sans rien voir. Après plusieurs centaines de mètres je tombe sur d'autres traces plus petites. Certainement des mouflons. Je fais demi-tour et constate que des animaux ont traversé le chemin dans mon dos à environ 200 mètres de l'habitation. Je tente de suivre les traces mais les perds vite alors qu'elles rentrent dans le fourré. Je reviens sur le chemin et le longe en direction de la maison. Je constate alors que les chiens m'ont suivi, leurs énormes traces ponctuent le chemin. Je passe l'habitation et pars prospecter la zone où j'ai manqué le gros mâle lundi. Je tourne dans le bois à la recherche de traces et finis par trouver les traces de plusieurs animaux. Je les suis doucement et les perds souvent dans la végétation parfois épaisse. Après environ 100 mètres de pistage, je perds les traces et stoppe pour regarder autour de moi quand un bruit me fait tourner la tête. J'aperçois furtivement un gros mouflon à manchette qui s'enfuit dans le bois à environ 30 mètres de moi. Je n'ai pas le temps de réagir que 2 autres gros s'élancent à ses trousses et disparaissent également. 

J'attends un peu puis tente de retrouver leurs traces sans y parvenir. Je tourne un moment dans le bois nettoyé et trouve plusieurs fois des traces mais sans arriver à les suivre. Au bout d'un moment, je retombe sur les traces du groupe que je suivais. Elles descendent dans le penchant boisé. Je les suis doucement sur environ 100 mètres dans la végétation souvent dense quand un gros mouflon à manchette démarre à environ 30 mètres devant moi. C'était le dernier du groupe, j'entends les animaux fuir dans le fourré. Je tente de les suivre mais la végétation est trop dense et je tente de trouver un passage plus facile pour remonter sur le plateau. J'avais complètement oublié mon appareil photo en bandoulière. Il est trempé et semble ne plus fonctionner. Je tente de se le sécher au maximum et le glisse sous la veste. Arrivé sur le plateau, je regarde l'heure, il va être 11 heures. Je décide de rentrer à la voiture pour ne pas rentrer trop tard sur Elche. 

Un geai vient se percher, en criant, à la cime d'un pin à environ 40 mètres. Quelque chose à dû le déranger. Je m'avance doucement, il s'enfuit. Je progresse doucement en ouvrant bien les yeux quand un jeune mouflon à manchette m'apparaît. Je me fige, il est de 3/4 arrière et regarde vers moi. D'après ce que m'avait expliqué Pedro, il doit s'agir d'un mâle. Les cornes sont larges. Je le juge à 30 mètres. Je mets doucement mon viseur sur 30 mètres. Monte tout doucement mon arc, il n'a pas bougé, j'arme tout doucement, il n'a toujours pas bougé. J'aligne ma visée derrière son épaule et décoche. A l'impact, le mouflon s'effondre sur place. Je me précipite mais c'est fini pour lui. Il n'était en fait qu'à 25 mètres et ma flèche est un peu trop haute. En arrivant près de lui j'ai un très gros doute car il me présente son arrière train et je ne vois pas ses testicules. Ma flèche a coupé la colonne vertébrale au-dessus de l'épaule et ressort partiellement dans le cou. Il est paralysé et saigne abondamment. Il s'éteint, je regarde son ventre et aperçois de petites testicules et son fourreau pénien, je respire à nouveau, c'est bien un mâle. Il me faut maintenant rentrer à la voiture, je suis à nouveau trempé. Je lui rends les honneurs, attache les 4 pattes ensemble pour le porter sur mon épaule et reviens vers la voiture. En chemin, je réussis à rallumer mon appareil photo en sortant la batterie puis en la remettant. Quand j'arrive à la voiture Paco est avec le conducteur de chien de sang. Tous 2 me félicitent, je fais quelques photos contre muret après avoir essuyé mon objectif trempé

Chasse du mouflon à manchette à Alcoy, 6 avril 2022

et nous partons faire les papiers chez le propriétaire pour que je puisse transporter l'animal jusqu'à Elche et le trophée jusque chez moi. En regardant les photos sur mon appareil je constate qu'elles sont floues à cause de l'humidité sur l'objectif. Après avoir fait les papiers je décide, après avoir bien essuyé mon objectif, de refaire quelques photos plus présentables sur une plaque de neige en bordure du bois en lui remettant la brisée de chêne vert qu'il avait perdu lors du transport jusqu'à la voiture.

Chasse du mouflon à manchette à Alcoy, 6 avril 2022

Il est temps de rentrer sur Elche, mon papier en poche, je paye mon guide et mon mouflon puis rentre m'occuper de mon jeune animal alors que le soleil ressort enfin. Arrivé à Elche, je le prends à un olivier, le vide, le dépèce et le découpe pour donner la viande à nos hôtes.

Chasse du mouflon à manchette à Alcoy, 6 avril 2022

Nous dégusterons des pavés de filet à la poêle pour le midi. Un grand merci à Joan, Toni, Pedro et Paco.

Alex

Partager cet article

Repost0
29 mars 2022 2 29 /03 /mars /2022 06:05

Cette après-midi, je me décide, vers 16 heures, à retourner faire une sortie au ragondin. Je pars pour Aujan-Mournède, en passant le fossé qui traverse la route, je remarque que l'eau est bien moins boueuse que la veille. Pas un ragondin en vue, je me gare, comme la veille, à l'entrée de la prairie, près de l'habitation du propriétaire. Au moins 5 ragondins sont au gagnage le long du ruisseau dans la prairie. Je me prépare tranquillement en les surveillant, 3 rentrent tranquillement à couvert.  Je rejoins le ruisseau en longeant la limite entre la pelouse et la prairie puis commence mon approche le long du ruisseau. Le ragondin le plus éloigné retourne tranquillement au ruisseau. J'avance doucement vers le dernier ragondin en vue qui broute à environ 10 mètres du cours d'eau. Je stoppe un moment alors qu'il redresse brusquement la tête et hume l'air. Je suis à bon vent, il finit par reprendre son repas et je reprends mon approche mais il est inquiet et relève la tête à chacun de mes pas. Je gagne peu à peu du terrain. Alors que je suis à environ 20 mètres de lui, il le tourne le dos, j'en profite pour armer et continuer mon approche mais, alors que je suis à 15 mètres, le vent instable me trahit et le ragondin relève la tête puis revient d'un pas décidé vers le cours d'eau. Je le suis dans mon viseur et décoche alors qu'il arrive à environ 5 mètres des ronces qui bordent le ruisseau. Ma flèche trop en arrière lui a cassé les 2 fémurs et le bassin, le ragondin se traîne péniblement et rentre dans les ronces où je le perds de vue. Il me semble l'entendre tomber dans l'eau. Je m'approche doucement, le ragondin a perdu plus d'un mètre de tripe resté accroché dans la végétation, avant les ronces. Je décide de le laisser tranquille en espérant qu'il n'ira pas loin et m'éclipse doucement pour continuer à longer le ruisseau que me cache une petite avancée de la haie qui borde maintenant le ruisseau.

L'avancée passée, j'aperçois une grosse femelle qui broute tranquillement à environ 50 mètres avec ses petits que je n'arrive pas à dénombrer. Je tente l'approche en longeant doucement la haie qui borde le ruisseau mais la femelle finit par me repérer à environ 30 mètres et revient, avec ses 4 ou 5 petits, vers son terrier. Je m'approche doucement de là où je les perds de vue mais ils sont déjà à couvert. Je longe un peu plus le ruisseau sans rien voir et le traverse par un passage busé pour revenir par l'autre côté tout en cherchant mon ragondin. Impossible de le trouver. Je retraverse et retourne là où est rentré le ragondin. Je l'aperçois alors en regardant par-dessus les ronces. Il est mort sur le flanc presque à l'endroit où il s'est mis à l'eau. Je descends le récupérer avant de retourner à la voiture.

Encore beaucoup  de ragondins, 26 mars 2022

Je reprends ma voiture et me gare comme la veille sur passage d'accès à une prairie, à environ 100 mètres du fossé qui traverse sous la route. Alors que j'attrape mon arc, j'aperçois, côté gauche de la route, plusieurs ragondins au gagnage près du fossé, sur la berge opposée. Je descends par la route et rejoins le fossé, je commence par jeter un coup d'œil sur la droite mais pas le moindre ragondin en vue. Je le longe doucement et alors que j'arrive au bout de la zone où étaient les ragondins la veille, une masse sombre rentre sous un tas de végétation qui recouvre quelques ronces qui pendent dans l'eau. Je me poste devant la zone en espérant voir arriver un ragondin mais le remous cesse vite. Je reste un moment en poste mais rien. Je jette des mottes de terre sur la végétation, l'eau s'agite un peu puis plus rien. Je traverse et piétine la végétation mais rien ne sort. Je retourne à la route, la traverse puis longe le fossé par la gauche. Un arbre planté au bord du fossé, près des ragondins me les cache et me permet de progresser à couvert. En arrivant près de ce dernier, j'aperçois 5 ragondins qui broutent sur la berge opposée à environ 10 mètres. Je tente d'approcher un peu plus mais le vent tournant me trahit. 4 rentrent au terrier par une entrée hors d'eau, cachée au sommet du talus du fossé par une touffe d'herbe. Le 5ieme saute à l'eau et court contre la berge pour rentrer un peu plus loin dans un autre terrier partiellement immergé. Un coup d'œil rapide plus en amont, pas de ragondin en vue. Je retourne à la voiture et pars pour Saint Arroman.

En arrivant, je constate que des pêcheurs sont présents le long du Sousson. Je décide donc de poursuivre mon chemin mais j'aperçois 3 ragondins en plein repas, sur la gauche de la route, le long d'un fossé qui descend vers le Sousson. Je passe sans ralentir et fais demi-tour un peu plus loin. Je repasse devant les ragondins qui sont toujours occupés à leur repas. Je me gare un peu plus loin au bord de la route. 2 gros ragondins broutent à quelques mètres de la route et l'autre à environ 40 mètres, plus en amont. Le vent n'est pas bon, il souffle vers les animaux mais je décide tout de même de tenter une approche par la route. Alors que je ne suis plus qu'à 30 mètres du fossé, un 4x4 ralentit dans mon dos. Je me retourne et reconnaît Jean Paul qui chasse également à l'arc. Il stoppe et nous nous saluons, je lui explique que j'ai vu des ragondins tous proches et lui qu'il va chasser sur une mare un peu plus loin. Il repart, je ne vois pas encore les ragondins cachés par le talus du fossé plus élevé du côté gauche. J'approche doucement mais constate vite que les 2 ragondins les plus proches de la route ne sont plus là. Le plus éloigné broute toujours, c'est une femelle. 3 petits l'ont rejoint. Je passe doucement le fossé de la route et commence mon approche en longeant l'autre fossé. Le vent est vraiment mauvais, j'avance de quelques mètres quand les ronces épaisses qui couvrent la berge opposée se mettent à craquer. Je pense qu'il s'agit d'un des ragondins de tout à l'heure mais le bruit cesse vite et impossible de voir quoi que ce soit au travers de cette végétation dense. Je reprends mon approche mais rapidement la femelle devient inquiète. Elle hume l'air puis se précipite vers le fossé, ses petits la suivent mais elle stoppe au ras du fossé, hume l'air à nouveau et se tranquillise puis fait demi-tour et repart brouter avec ses petits. Elle fait quelques mètres puis se dresse sur ses pattes arrière, hume l'air avec insistance puis fonce vers le fossé et disparaît avec sa progéniture. Je m'avance doucement jusqu'à l'endroit où les ragondins ont disparu. L'eau est agitée et boueuse à l'entrée d'un terrier contre la berge opposée. Je tente d'appeler, immédiatement l'eau s'agite devant ce terrier mais également sous mes pieds et à un mètre sur ma gauche. J'appelle un moment mais bien que l'eau s'agite rien ne sort. Le talus abrupt du fossé me cache les terriers de mon côté. Je m'avance tout doucement et aperçois un museau juste sous moi. Je me recule à couvert, arme mon arc, me réavance doucement, aligne ma visée et décoche. Le petit ragondin est cloué sur place et s'immobilise vite. Je continue à appeler un moment mais les autres ragondins ne veulent pas sortir. Je récupère mon ragondin et ma flèche dont la lame a explosée dans les cailloux et retourne vers la route. En passant à l'endroit où les ronces ont craqué, le bruit recommence. Je me fige et observe quand j'aperçois un léger mouvement sous les ronces qui avancent sur le fossé. J'aperçois alors la queue d'un gros ragondin qui pend juste sous les ronces. J'arme doucement mon arc et vise en remontant au-dessus de la queue. Je ne vois pas le corps mais décoche au juger. Cloué à la berge le ragondin tente de se dégager en redescendant accroché par une cuisse, la tête en bas. Il se débat furieusement sans pouvoir se dégager. Je réencoche rapidement et arme. J'attends une occasion pour décocher et place ma flèche au défaut de l'épaule. Le ragondin se débat toujours furieusement. J'encoche ma flèche avec la lame cassée et vise pleine tête puis décoche. Sonné, le ragondin s'immobilise mais n'est pas mort, je descends dans le fossé et le saisis par la queue, dégage mes flèches puis l'achève. Cette fois, je retourne à la voiture.

Encore beaucoup  de ragondins, 26 mars 2022

Je pars pour le canal de Labarthe. Je me gare près du moulin et remonte doucement le canal qui semble très calme. Je jette un coup d’œil sur le petit lac, rien non plus. je continue a remonter le long du canal. Le courant devient de plus en plus fort en me rapprochant de la prise d'eau. Brusquement un ragondin plonge de la berge opposée et rentre immédiatement au terrier. J'attends un peu mais il ne ressort pas. Je continue tranquillement quand je remarque un filet d'eau boueuse qui sort de sous la berge opposée. Je comprends vite qu'un ragondin bouge dans son terrier. Je reste posté en face et rapidement un ragondin moyen surgit de sous la berge et commence à la longer doucement en remontant le courant. J'arme doucement mon arc et le suis dans mon viseur mais il est régulièrement caché par la végétation qui tombe d'ans l'eau. J'attends une bonne occasion de tir mais, après environ 3 mètres, il fait brusquement demi-tour pour retourner vers son terrier. Il me faut agir vite. Je le suis dans mon viseur, il se dégage entre 2 touffes d'herbes tombantes. Je décoche. Le ragondin est accroché à la berge mais il se débat et se dégage puis rentre au terrier en un éclair. Beaucoup de sang sort de sous la berge par intermittence. J’espère le voir ressortir mais le temps passe et rien ne vient.

Je remarque alors au loin, un gros ragondin au gagnage sur la digue de protection des cultures qui longe le Gers. Je remonte le long du canal jusqu'à l'écluse et traverse sur la passerelle qui la surmonte. Le ragondin broute toujours. Je m'avance doucement pour passer derrière la digue mais le ragondin relève la tête. Je me fige un instant, il reprend son repas. Je passe derrière la digue qui ne me cache que partiellement pour le moment. Je stoppe dès que le ragondin relève la tête et gagne peu à peu du terrain. Dans le virage du Gers, la digue me cache maintenant totalement, je presse le pas, le vent soutenu est bon. Je m'avance jusqu'à un arbuste que j'avais repéré de loin. Le ragondin doit être de l'autre cote de la digue. Je Remonte doucement sur la digue couverte de ronces broyées que craquent un peu sous mes pieds. Je redouble de précautions pour ne pas être repéré. Arrivé au sommet de la digue, je l'aperçois. Il broute à environ 10 mètres, plein travers. J'arme, vise et décoche. Touché il fait un bon de côté et disparaît aussitôt. Je m’avance pour récupérer ma flèche et constate qu'il était juste devant un terrier. Quelques gouttes de sang sont visibles à l'entrée. Le ragondin gronde furieusement dans le terrier, j'éclaire l’intérieur avec ma lampe mais le terrier se divise en 3 branches qui bifurquent rapidement et ne me permettent pas de vois à plus de 2 mètres. Le secteur est percé de nombreux terriers de ragondins et de blaireaux. Je pars chercher une longue branche et reviens sonder le terrier mais il est trop profond et très tortueux. Mon ragondin est perdu.

Je retourne à l'écluse, passe le canal et traverse le champ pour rejoindre le ru qui se jette plus en aval dans le canal. Alors que je longe doucement le petit cours d'eau, je remarque une forte agitation à l'entrée d'un terrier de la berge opposée. De l'eau boueuse en sort, je m'avance tout doucement et aperçois un beau ragondin de cul à environ 40 cm dans le terrier. J'arme, vise et décoche. Le ragondin se débat furieusement pour se dégager mais ma flèche l'entrave. Je lui décoche une seconde flèche, en se débattant, il se retourne face à moi et continue à se débattre puis tente de rerentrer. C'est ma 3ième flèche qui l'immobilise définitivement. Je descends dans le ru et récupère mes flèches et mon ragondin avant de continuer. La luminosité baisse rapidement. Pas d'autre ragondin en vue pour ce soir, je rentre.

Encore beaucoup  de ragondins, 26 mars 2022

En arrivant à la voiture, je fais une petite photo souvenir.

Encore beaucoup  de ragondins, 26 mars 2022

Alex

Partager cet article

Repost0
26 mars 2022 6 26 /03 /mars /2022 07:23

Cela fait plusieurs années que je n'ai pas vraiment chassé le ragondin, tout au plus, j'en ai tiré quelques-uns lors de mes sorties de tir d'été. En ce début d'après-midi, je décide d'aller faire un tour sur plusieurs de mes secteurs pour savoir où en sont les populations car cet été je réalise un échange avec Mathieu Pouliot de Chassomaniak, je vais chasser l'ours chez lui en juin et lui viendra chasser le chevreuil, le sanglier, le renard et le ragondin fin juillet. Je commence par le canal de Labarthe. Je me gare près du moulin et pars en longeant tranquillement le canal. Presque au départ, je me fais surprendre par un beau colvert mâle qui décolle de la végétation, juste à côté de moi. Malgré de nombreux indices de fréquentation, le coin est très calme. La première partie du canal est bordée par une bande boisée qui longe la rive opposée. Cette bande boisée s'interrompt pour laisser place à un petit plan d'eau étroit d'environ 100 mètres de long sur 15 de large. Il est séparé du canal par une bande de terre étroite et parcourue de nombreuses coulées reliant le plan d'eau au canal. Un plouf retentit dans le plan d'eau alors que je longe tranquillement le canal. Je rejoins le ponton qui enjambe la canal vers le bout du lac et le traverse pour aller jeter un coup d'œil sur le plan d'eau. Le côté canal et inaccessible, bordé par une bande d'arbres très épaisse. Je rejoins donc l'autre rive pour la longer. Une cane colvert traverse à l'autre bout du plan d'eau, un gros remous agite la surface à 30 mètres devant moi. Je m'avance doucement, de grosses carpes se déplacent lentement, juste sous la surface. Le bord du lac est difficile d'accès à cause d'arbustes épais. Arrivé au niveau d'une trouée. Je stoppe pour observer le secteur. Rapidement, un gros ragondin arrive par ma gauche pour longer à 2 mètres de la rive opposée. J'arme mon arc et le suis dans mon viseur. Je ne peux pas tirer car mes flèches ne flottent pas. J'attends qu'il se rapproche de la berge opposée mais, alors qu'il arrive en face de moi, il bifurque brusquement et disparaît sous de la végétation pendante sur la rive opposée. Je désarme puis tente d'appeler mais rien ne bouge. Je reste poster un moment. Une tortue, certainement un tortue de Floride fait surface près de la berge opposée et reste un moment avant de replonger. Après un moment, ne voyant rien, je vais voir le bout du plan d'eau où se trouvent des terriers. Rien, je fais demi-tour. Alors que j'arrive où j'étais posté tout à l'heure, j'aperçois 2 ragondins qui se coursent juste où avait disparu l'autre tout à l'heure. Ils plongent avant que je puisse armer mon arc. L'un d'eux refait rapidement surface plus à droite et semble revenir en face de moi mais il replonge aussi sec. J'attends un peu mais ils ne ressortent pas. La tortue refait surface un peu plus à droite que la première fois. Une grosse carpe vient droit sur moi. Je décide de quitter mon poste. Une autre grosse carpe nage tranquillement contre la verge au coin du plan d'eau.

Je rejoins le canal. Toujours rien, les ragondins ont creusé de nombreux nouveaux terriers. Un ru arrive par la droite du canal. L'eau est très boueuse, je décide de le remonter doucement. La berge est percée de nombreux terriers et j'espère tomber sur un ragondin mais c'est à nouveau un colvert qui me décolle à quelques mètres. Il était caché dans le virage du ru qui est maintenant plus ou moins parallèle à canal. Je le longe doucement, l'eau est boueuse devant les différents terriers. Les ragondins étaient de sortie ce matin. Plus loin, je fais une halte devant des terriers d'où s'échappe de l'eau boueuse et appelle un moment sans succès. Un peu plus loin, l'eau est de plus en plus boueuse. J'avance doucement prêt à armer mais ce sont 2 colverts qui décollent 10 mètres plus en amont. Plus en amont, la végétation a été arrachée sur les berges et le ru reprofilées, aucune chance d'y voir un ragondin. Je traverse le champ pour revenir vers le canal au niveau de la prise d'eau en bordure du Gers. Le courant est très fort sur ce secteur, je redescends tranquillement vers ma voiture quand un ragondin plonge contre la berge opposée et la longe sous l'eau. Je cours pour tenter de l'intercepter un peu plus loin mais il remonte rapidement et disparaît sous de la végétation pendante. Je reste un moment en face et tente d'appeler mais rien. Je me retourne et fais quelques pas pour ramasser une pierre dans  le champ pour tenter de le déloger mais alors que je me retourne, je l'aperçois, il est ressorti et s'est calé, partiellement immergé, face au courant, sur une souche. Je n'ai pas le temps de réagir, il plonge et remonte le courant. Je presse le pas et me poste à 15 mètres en amont en espérant le voir ressortir. Les secondes passent quand il refait surface à 4 mètres sur ma gauche, de mon côté du canal. J'arme très lentement et pivote aussi lentement en alignant ma visée. Mon viseur calé, je décoche. Ma flèche rentrée derrière la tête et restée en travers a sectionné la colonne. Le ragondin plonge et se débat sous l'eau, emporté par le courant tout en perdant beaucoup de sang. Ses pattes arrière ne répondent plus mais il peut encore nager avec ses antérieurs.  Il refait surface, biaise doucement vers la rive opposée et parvient à se planter sous la végétation pendante où il s'était réfugié tout à l'heure. Au même moment, un autre ragondin, dérangé par cette agitation, surgir de sous la berge et se réfugie dans un terrier près de la souche où s'était calé le ragondin tout à l'heure. Le cul de mon ragondin et ma flèche dépassent de la végétation. Il s'est immobilisé. J'attends un peu mais rien ne bouge. Je pars chercher une petite passerelle plus en aval pour traverser et reviens chercher mon ragondin en m'accrochant à la végétation du talus abrupt. Je retourne ensuite tranquillement vers la voiture en jetant un coup d'œil au passage sur le petit plan d'eau mais pas d'autre ragondin en vue.

Une belle sortie au ragondin, 25 mars 2022

Je pars maintenant pour un secteur repéré il y a peu, sur Aujan-Mounède, lors de mes contrôles d'assainissements. En arrivant sur place, je passe un premier fossé qui traverse sous la route et où l'eau boueuse est agitée. Je continue jusque chez le propriétaire qui, me voyant, vient à ma rencontre. Je me gare à l'entrée d'une prairie voisine de l'habitation alors qu'un tracteur arrive pour labourer le champ bordant le fossé que je viens de passer. Le propriétaire me montre un gros ragondin au gagnage près du ruisseau. Il est dans l'herbe haute, le vent n'est pas trop mal, je suis confiant. J'attrape mon arc et pars en longeant la limite entre la prairie et la pelouse de l'habitation pour rejoindre le bord du ruisseau en stoppant quand le ragondin, qui est à environ 100 mètres, relève la tête. J'avance ensuite doucement en suivant le petit cours d'eau de moins de 1 mètre de large. Je stoppe régulièrement quand le ragondin relève la tête. Un remous sur ma droite attire mon regard sur l'entrée d'un terrier où je viens de déranger un ragondin qui est rentré bruyamment dans son antre. L'eau boueuse s'écoule à l'entrée du terrier. Je continue ma progression lente et arrive à environ 10 mètres du gros ragondin. Le vent souffle perpendiculairement au cours d'eau. J'arme, je peux encore avancer un peu. Je fais quelques pas mais un brusque changement de direction du vent me trahit. Le ragondin commence à revenir tranquillement vers le ruisseau. J'aligne ma visée mais il accélère et fonce vers les ronces qui bordent le cours d'eau. Je le suis dans mon viseur mais décide de ne pas décocher pour ne pas le blesser et le perde. Il disparaît dans la broussaille. Je m'avance rapidement mais ne peux que l'entendre se déplacer caché par la végétation. Je fais demi-tour et enjambe le ruisseau un peu plus en amont pour m'approcher doucement de son terrier d'où sort un filet d'eau boueuse. Je me poste et tente d'appeler, le vent n'est pas bon et l'eau s'agite mais le remous s'estompe vite. Je tente alors de revenir devant le terrier où j'ai dérangé un ragondin pendant mon approche. J'arrive doucement mais le ragondin revenu devant son terrier me repère et rentre vite à couvert. Je me poste un instant en face du terrier et tente d'appeler mais rien. C'est alors que j'aperçois 2 ragondins au gagnage à environ 100 mètres en aval, au bord de la rive opposée. En face des ragondins, la berge est bordée par une haie très épaisse, je traverse donc pour tenter une approche. J'avance doucement, les ragondins occupés à leur repas ne m'ont pas remarqué mais alors que j'ai fait environ 50 mètres, je dérange un merle dans la haie à ma gauche. Ce dernier donne l'alerte, je me fige alors que les ragondins lèvent la tête un instant. Le merle s'éloigne et les ragondins reprennent leur repas. Je poursuis mon approche, le ruisseau tourne légèrement à droite et alors que j'avance encore un peu, je perds partiellement les ragondins de vue derrière quelques arbustes bordant le ruisseau. J'avance tout doucement mais alors que je suis à environ 15 mètres, ils semblent démarrer et sauter au ruisseau. Je continue à avancer tout doucement quand l'un d'eux ressort de derrière les arbustes et s'avance à découvert pour stopper et s'assoir de 3/4 arrière. Il est à environ 12 mètres. J'arme doucement et aligne la visée. Je décoche, ma flèche semble rebondi sur le ragondin et retombe quelques mètres plus loin dans le labouré. Le ragondin s'est effondré sur place, ma flèche lui a ouvert le crâne en 2.

Je réencoche et m'avance doucement, je vérifie que mon ragondin est bien mort puis me rapproche doucement du ruisseau quand un ragondin, caché par un amas de branches, démarre juste sous moi et fonce sous l'eau jusqu'à un autre amas de branches à quelques mètres en aval juste avant une petite chute d'eau. Je m'avance doucement et me cale près du tas de bois quand un ragondin surgit de sous la berge, juste après la petite chute d'eau. Il traverse le cours d'eau, j'arme mon arc, il commence à remonter tranquillement sur la berge opposée et je peine à aligner la visée à cause de la végétation. Je trouve une trouée et décoche. Ma flèche trop et arrière le cloue à la berge. Un autre ragondin a démarré à l'impact juste à ma droite. Mon ragondin se débat pour se dégager. Je réencoche et lui décoche une seconde flèche mais il bouge au même moment, ma lame lui entaille profondément le flanc. Il se débat un peu puis s'immobilise. Je tente de retrouver l'autre ragondin mais le ruisseau est très encombré sur quelques mètres. Après l'encombrement, le ruisseau se dégage, l'eau est agitée sous la broussaille. Le calme revient. Un grondement sourd de ragondin se fait entendre. Je reste immobile un moment, j'appelle un peu mais rien ne bouge. Le grondement continue un moment puis l'eau s'agite devant un terrier à 2 sorties sous la broussaille. Je me poste à genoux pour pouvoir tirer sous les ronces. L'eau s'agite de plus en plus, un museau blanc s'avance vers moi dans le terrier et stoppe. J'arme, aligne ma visée et décoche. Le tout petit ragondin est cloué sur place, il s'agite à peine puis s'immobilise. Je descends le chercher en me faufilant sous les ronces. Je le pose sur la berge puis pars prospecter plus en aval mais pas de ragondin. Je fais demi-tour et récupère mes ragondins et mes flèches. Juste après avoir récupéré le troisième ragondin, je me fais surprendre par un ragondin à l'entrée de son terrier qui file à couvert. J'attends un moment sans succès puis reprends ma chasse. En arrivant au terrier du gros ragondin, j'avance tout doucement mais le ragondin qui devait être juste à l'entrée, caché par quelques branches, a fait marche arrière. L'eau boueuse sort du terrier. Je pars contrôler l'autre terrier un peu plus loin mais l'eau est claire. Je retourne à ma voiture, le propriétaire est content que j'ai pu éliminer 3 ragondins et me dit de revenir quand je veux. Le tracteur travaillant près du fossé, je ne pense pas y voir d'autres ragondins, je décide donc d'aller chasser sur un autre secteur.

Une belle sortie au ragondin, 25 mars 2022

Alors que je passe en voiture au niveau du fossé, j'aperçois 2 gros ragondins en surface près de la voirie, d'autres broutent en bordure du fossé un peu plus loin. Je continue et me gare un peu plus loin au bord de la route sur un passage permettant d'accéder à une prairie. De cette position élevée, j'aperçois les ragondins qui broutent toujours tranquillement. J'attrape mon arc et redescends doucement par la route, caché par le talus de la prairie qui la domine. En arrivant près du fossé, j'arme mon arc et m'approche tout doucement, l'eau bouge sous les ronces côté droit de la route, contre la verge de droite. Je me décale un peu plus et il me semble apercevoir la tête d'un ragondin à environ 6 ou 7 mètres. Je prends ma visée mais hésite, je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'un ragondin mais le temps de réfléchir, il se devine et disparaît sous les ronces. Un gros ragondin broute encore paisiblement à environ 100 mètres sur la berge de gauche. Je m'avance doucement en longeant le fossé encombré de grosses touffes de joncs. 2 ragondins se débinent derrière ces dernières et rentrent dans un terrier. Je m'avance doucement devant ce terrier et reste un instant en espérant voir revenir une tête mais rien ne vient. Je fais quelques pas quand un autre ragondin, caché sous les joncs, plonge bruyamment. Je continue mon approche lente en stoppant à chaque fois que le gros ragondin stoppe son repas. Alors que je ne suis plus qu'à 18 mètres du ragondin, j'aperçois un petit ragondin en pleine toilette, de 3/4 arrière, au milieu des joncs à 6 mètres de moi. J'arme mon arc et avance de 2 pas pour dégager mon angle de tir. Je cale ma visée et décoche. Le ragondin cloué sur place se débat pour se dégager sans y parvenir. Je réencoche. Le gros ragondin alerté descend doucement vers l'eau et stoppe juste avant de plonger. À cause de la végétation, je ne vois que sa tête. J'arme, il est à environ 15 mètres. Je vise en attendant qu'il se dégage un peu mais il plonge et remonte en surface alors que plusieurs autres ragondins tournent autour de lui. Un gros se cale de face à côté de lui. Je vise et décoche. Le ragondin mort sur le coup n'a pas bougé. Les autres rentrent au terrier. Je réencoche et reste immobile, le petit ragondin se dégage de ma flèche et se cache derrière une grosse touffe de joncs, le premier gros ragondin, ressort rapidement pour renifler son collègue mort. Il est plein travers. J'arme vise et décoche. Le ragondin touché est cloué sur place. Il se débat à peine et s'immobilise.  Je réencoche mais rien ne vient, je m'avance et me poste devant le terrier. J'appelle quand un ragondin surgit de sous les joncs et fonce au terrier sans que je n'ai le temps de réagir. J'attends un peu mais rien ne bouge. C'est alors que j'aperçois un ragondin qui se débine à travers les joncs et les ronces un peu plus en amont. Je tente une approche mais je ne peux que voir l'eau s'agiter sur son passage où l'entrapercevoir par moment. Sa fuite stoppe sous des ronces. Je remonte plus en amont, traverse le fossé et reviens par la berge opposée mais le ragondin ressort et rentre immédiatement au terrier. Je retraverse le fossé et pars vers le terrier où sont rentrés les 2 ragondins. Alors que je m'approche doucement de ce dernier, un gros remous sous les joncs me surprend. Le ragondin de tout à l'heure est toujours là et vient de replonger. L'eau bouge devant le terrier, je m'y poste un moment, tente des appels mais impossible de voir le moindre museau pointer. Je décide d'aller voir de l'autre côté de la route mais le secteur presque asséché semble moins fréquenté. Je retourne vers le terrier, l'eau bouge sous les joncs au rythme de la respiration du ragondin. Je me poste tout doucement et attends, espérant le voir pointer son museau, mais le temps passe et rien ne vient. Je décide de quitter les lieux et pars chercher mes ragondins. Je remonte le fossé jusqu'à un passage facile pour l'enjamber puis reviens par l'autre rive jusqu'à mes 2 ragondins morts chacun avec sa flèche en travers. Je les pose sur la berge et récupère mon arc pour m'avancer vers la grosse touffe de joncs où a disparu le premier ragondin. Je m'avance tout doucement et l'aperçois, mal en point mais toujours vivant, par un trou dans la fouffe. Il est calé contre la berge et me regarde. J'arme et lui décoche une flèche qui le sèche net. Je le récupère, fais une petite photo souvenir et commence à revenir vers la route quand un ragondin surgit des ronces qui bordent la berge opposée, court le long de la berge opposée et traverse la route pour sauter dans le fossé de l'autre côté. Je pose mes ragondins, encoche une flèche et presse le pas. En arrivant à la route, je l'aperçois qui se débine dans le fond du fossé. Je traverse la route et fais une boucle dans le champ au pas de course pour essayer de couper la route au fuyard un peu plus loin. J'arrive au bord du fossé arc armé mais le ragondin fait brusquement demi-tour et rentre dans un terrier sur ma gauche. Je traverse le fossé par la route et pars me poster en face du terrier. Rapidement l'eau se met à bouger, j'arme mais le ragondin ne sort pas et le remous s'estompe. Je désarme et attends un moment mais rien. Je retourne une dernière fois à la grosse touffe de joncs sous laquelle se cache un ragondin apnéiste. Encore une fois, l'eau bouge sous les joncs, je m'approche doucement et me poste mais le ragondin ne veut pas sortir, je tente de décocher une flèche au jugé dans les joncs pour le déloger mais il plonge et le calme revient. Je réencoche et reste un moment sans bouger mais plus rien ne bouge. Je pose mon appareil photo, mon arc et mon portable au sol pour éviter de les tomber à l'eau puis me positionne sur la grosse touffe de joncs et fouille sous l'eau pour retrouver ma flèche que je remets au carquois en revenant sur la berge. Je pars récupérer mes ragondin et retourne à ma voiture.

Une belle sortie au ragondin, 25 mars 2022

Je pars pour Saint Arroman mais en arrivant, impossible de trouver mon appareil photo et mon portable, je les ai oubliés au bord du fossé à Aujan Mournède. Je décide de jeter un rapide coup d'œil en amont du ponton qui enjambe le Sousson et me fais surprendre par un animal qui plonge et disparaît plus en amont en laissant derrière lui un sillon d'eau boueuse. Je n'ai pas la tête à la chasse, je décide d'aller chercher mon téléphone et mon appareil photo avant de poursuivre ma chasse. Les ayant retrouvés, je repars vers Saint Arroman mais me ravise, je décide de retourner sur le canal de Labarthe. En chemin, sur la commune de Clermont Pouyguilles, j'aperçois un gros ragondin au gagnage près une petite mare, sur la gauche de route, près d'un petit ru qui passe sous la route. Je me gare un peu plus loin au bord de la route et contrôle le vent, il est parfait. Le petit ru m'empêche un approche directe, je peux soit approcher par la route mais il me faudrait sauter une grande barrière en bois qui se trouve à une vingtaine de mètres du ragondin et je ne pourrais pas ne pas être repéré soit je peux contourner par la droite ou un passage busé me permet de franchir le ru à environ 60 mètres de la mare. Je choisis la seconde option, je traverse le champ et rejoins un chemin de terre qui rejoint le passage. En me rapprochant du ru j'aperçois 3 ânes, j'ai déjà eu affaire à eux, ils y a plusieurs années et je sais qu'ils vont donner l'alerte à mon approche et faire fuir le ragondin. J'espère juste que le ragondin se mettra à l'eau sans rentrer au terrier. Je continue mon approche, je passe le ru et enjambe la clôture basse du parc des ânes. Ces derniers me fixent et me laissent faire quelques pas avant de pousser des souffles d'alerte. 2 gros ragondins démarrent dans les pattes des ânes et foncent vers le ru où ils disparaissent. Je tente de m'approcher du ru pour essayer d'apercevoir les ragondins mais les ânes s'affolent et partent au galop vers la mare. Je tente d'apercevoir les ragondins mais je ne peux voir qu'un gros remous et entendre des grondements sous les ronces et les arbustes qui couvrent le petit cours d'eau. Je pars vers la mare mais les ânes, qui s'étaient arrêtés près du petit point d'eau, repartent au galop et stoppent dans la pente au-dessus de la mare pour repousser leurs souffles d'alerte. Le gros ragondin a disparu, je me poste en face d'un terrier où l'eau semble trouble et appelle mais rien ne bouge. Je retourne au bord du ru et le longe doucement pour tenter d'apercevoir un ragondin. Alors que j'arrive au coin du parc des ânes, je remarque un remous persistant contre la berge opposée à environ 7 ou 8 mètres. Je me poste et appelle, le ragondin charge furieusement devant lui et plonge. Je tente de l'apercevoir au travers de la végétation et scrute le ru quand mes yeux se posent sur un gros ragondin à moitié sorti de son terrier d'où est sorti le ragondin furieux. J'arme mon arc et cherche une petite fenêtre de tir au travers de la végétation. La visée prise je décoche et cloue le ragondin sur place. Celui-ci se débat furieusement pour se dégager. Je réencoche mais je n'ai plus de fenêtre de tir. Je cours, saute la clôture et reviens par l'autre côté du ru bien dégagé. Le ragondin s'est immobilisé comme mort, à moitié immergé sur le flanc, mais, en le voyant, il se réanime et saute dans tous les sens en essayant de rentrer au terrier mais la flèche l'entrave. Je lui décoche rapidement une seconde flèche qui l'atteint juste devant les cuisses en sectionnant la colonne vertébrale et les artères fémorale. Le ragondin s'immobilise vite. Ma première flèche n'avait coupé que les muscles du cou. Je retourne à la voiture.

Une belle sortie au ragondin, 25 mars 2022

Revenu au canal de Labarthe, j'aperçois un C15 garé vers le ponton qui permet de traverser le canal près du petit plan d'eau. Je crains que le secteur soit calme mais je tente tout de même le coup. Je longe tranquillement le canal mais rien ne bouge, je me rapproche de la voiture, c'est un pêcheur de truite avec son braque en liberté qui fait des va et vient le long du canal. Je le salue et poursuis mon chemin, pas le moindre ragondin. Je bifurque sur le petit ru venant de la droite rien non plus. Je reviens vers le canal. Au loin, un beau ragondin sort sous la berge de droite et disparaît un peu plus loin sous la même berge. Je tente l'approche mais un second ragondin plonge et rentre au terrier. Je le poste un moment mais rien ne vient. La luminosité commence à baisser, je décide de rentrer. Je ne verrai que 2 poules d'eau sur mon retour.

Une belle sortie au ragondin, 25 mars 2022

Alex

Partager cet article

Repost0
10 mars 2022 4 10 /03 /mars /2022 10:17

Ce soir, je retourne à l'affût sur un autre poste le vent vient de l'est, je me poste donc en conséquence. Encore amer du sanglier perdu dimanche, j'ai décidé d'équiper mes flèches avec des Rages Hypodermics pour remplacer mes Exodus. Rapidement des bruits de pas se font entendre un peu plus bas et plus en avant dans le bois. Les bruits alternent avec des moments de silence plus ou moins longs, c'est très certainement un des 2 brocards du secteur. L'animal finit pas s'éloigner et le calme s'installe, juste troublé par activité des petits rongeurs du sous bois.

Au bout d'un moment, un chevreuil, dérangé à l'autre bout du bois, démarre en aboyant puis stoppe dans le champ en contrebas et aboie un moment sur place avant de s'éloigner. Je me dis qu'il a peut être été dérangé par les sangliers. Le temps passe mais toujours rien quand une sorte de grognement retentit sur ma gauche à environ 40 mètres. Je ne suis pas sûr de l'identification de ce bruit mais rapidement des craquements se font entendre. Plusieurs animaux arrivent droit sur moi dans le fragon. J'accroche mon décocheur et me tiens prêt. Les bruits se rapprochent quand les premiers sangliers apparaissent à quelques mètres de moi. Ils avancent droit sur moi puis bifurquent pour passer à 3 mètres de mon poste. Je reste totalement immobile. Le vent souffle face à moi en parallèle des sangliers qui s'avancent pour venir se frotter aux deux arbres où ils se frottent habituellement. La laie meneuse stoppe à 2 mètres devant moi de 3/4 arrière et hume l'air un moment. Je décide de ne pas la tirer, les autres sangliers, un peu plus bas, sont cachés par le fragon. D'un coup, tous arrivent et commencent à se frotter à 6 mètres devant moi. Il y a 5 gros de 80 à 60 kg et 5 marcassins d'environ 15 kg. 2 de ces derniers se chamaillent entre les arbres alors que 2 gros sangliers se frottent énergiquement. J'arme doucement, et aligne lentement ma visée en attendant qu'un sanglier s'immobilise. Une laie s'assoit au pied de l'arbre avec un léger 3/4 face. Je cale ma visée et décoche. C'est la débandade, tous les sangliers fuit vers le bas du bois. Un gros boom retentit, mon sanglier en fuite vient de percuter un arbre et les sangliers stoppent à environ 30 mètres. Je reencoche au cas où. La laie meneuse tourne un moment en grognant, je m'aperçois alors qu'un des gros marcassin a stoppé à 5 mètres de moi de 3/4 arrière mais, le temps d'armer, il démarre et disparaît. Les sangliers s'éloignent doucement puis le calme revient.

J'attends quelques minutes puis m'avance vers la zone du tir où je ne trouve pas ma flèche. Je commence à suivre le sang, la piste est spectaculaire. Après environ 15 mètres, je trouve ma flèche au sol, couverte de sang. Je la ramasse et la remets au carquois puis continue à suivre le sang toujours très abondant. Je trouve l'arbre où a tapé le sanglier, il est couvert de sang, je continue. Je retrouve vite mon sanglier qui n'a pas fait 30 mètres. C'est une laie qui accusera 58 kg à la pesée. La flèche est rentrée dans l'épaule et ressort basse en arrière des côtes où un bouchon  de tripe bouche la sortie de flèche. 

Une laie à l'affût, 9 mars 2022

Alex

Partager cet article

Repost0
6 mars 2022 7 06 /03 /mars /2022 22:03

Ce soir, vers 17 heures, je me décide à aller faire un affût sur Traversères. En route, j'hésite un peu sur la localisation de mon poste mais finis par décider d'aller me poster à mon poste favori. Je me gare près de la ferme et prends le chemin de terre trop boueux pour le suivre en voiture. Arrivé à mon poste, vers 17h30, je me cale près de quelques arbres et de genévriers morts, tombés au sol.  Vers 18 heures un gris fracas retentit à la cime des arbres sur ma gauche. 2 buses variables se chamaillent et leurs ailes claquent dans les branches. L'une arrivé à se dégager puis s'élance, l'autre part à sa poursuite au-dessus de ma tête et disparaissent derrière la crête à ma droite. Rapidement, une buse revient se poser à la cime d'un grand chêne devant moi puis repart quelques minutes plus tard. 

Un peu plus tard un gros fracas retentit sur ma droite, un peu plus haut, derrière la crête, comme si un arbre venait de tomber. Le bruit se poursuit par une sorte de remue-ménage dans la broussaille puis le calme revient. Le bruit d'une tronçonneuse se fait entendre plus bas dans la combe. Le propriétaire est en train de faire du bois. Le temps passe et la tronçonneuse tourne toujours.

Vers 18h40, un bruit de pas et de bois cassé se fait entendre dans le secteur du gros fracas de tout à l'heure. Le bruit se rapproche au travers de la broussaille. J'arme mon arc et laisse venir car je suis un peu à découvert et armer au dernier moment me ferait repérer. Une silhouette sombre se dessine au travers des branchages. Un beau sanglier sort des broussailles et se présente de face à environ 15 mètres. Mon viseur est calé sur lui, il commence à frotter ses pattes au sol tête basse pendant quelques secondes puis relève la tête et se fige en regardant vers moi. Je reste immobile, il finit par se remettre en marche, biaisé un peu pour se frotter rapidement contre un arbre, je le suis dans mon viseur. Il avance encore un peu et stoppe plein travers à environ 10 mètres. J'aligne rapidement ma visée et décoche. Ma flèche me semble un peu en avant du cœur. Le sanglier gronde et démarre en trombe pour biaiser vers la crête où il marque un arrêt à environ 50 à 60 mètres puis bascule derrière la crête et je le perds de vue. 

Je m'avance pour tenter de trouver ma flèche que je trouve très vite posée au sol et couverte de sang. Une piste de sang très fournie démarre dès la zone du tir. Je décide de la suivre assez rapidement tant qu'il faut jour. Le sanglier suit une grosse coulée et la piste est très facile à suivre. Le sang passe la crête, toujours très abondant puis suis la courbe de niveau juste sous la crête. Je fais encore quelques mètres quand j'entends un démarrage dans la broussaille. Rapidement un souffle puissant retentit puis les bruits de vous cassé semblent descendre vers le semé dans le fond de la combe. Je viens certainement de relever mon sanglier. J'essaie de l'apercevoir sans succès au travers du bois. Le bruit stoppe alors que la tronçonneuse tourne toujours. J'attends un peu puis reprends la piste et trouve vite la couche où s'était arrêté le sanglier. Le sang revient un peu en arrière puis le sanglier a pris droit vers le bas du bois sans suivre les coulées. Il a traversé les fourrés. Le sang est beaucoup moins abondant et la luminosité baisse vite, je poursuis à la lueur de ma lampe. Je le suis doucement et sort du bois sur le semé. Le sang est maintenant très peu abondant et il fait nuit mais j'arrive à le suivre et traversé ainsi le semé jusqu'à un ru à sec bordé d'une haie où le sanglier a laissé pas mal de sang, je passe le ru et suis le sang dans une friche arborée et couverte de pailles jaunes. Le sang assez bien marqué remonte  puis prends à droite jusqu'à une seconde couche au pied d'un genévrier. Le sanglier doit être mal pour se coucher deux fois en moins de 150 mètres. De la le sang devient très peu marqués, juste des petits frottés sur les pailles et un peu de sang tamponné au sol pour finir par disparaître. Je dois me résoudre à appeler un chien de sang.

Rendez-vous est pris pour 10 heures demain matin. Nous nous retrouvons sur le parking de la salle des fêtes de Sansan et partons pour la recherche. Nous nous garons à la ferme et partons à pied jusqu'à l'endroit du tir. Le chien prend presque immédiatement la piste ce qui me rassure. Nous arrivons sans grande difficulté à l'endroit où je perds le sang hier mais le teckel continue et retrouve le sang. Nous passons la crête et descendons vers une remise de genêts et genévriers où j'espérais trouver mon sanglier. À la crête, le chien redescend en baisant à gauche. Le sanglier perd du sang par grosses giclées puis le sang stoppe brutalement mais le chien continue très motivé. Il nous fait traverser la remise et ressort dans un bois clair. Il longe la combe au fond du bois puis biaise à gauche vers un petit fourré où il s'excite. Je jette un coup d'œil à l'intérieur mais rien. Le chien veut remonter au plus rapide vers la crête mais sa maîtresse n'y croit pas et décide de revenir au dernier sang mais le chien ne prend plus vraiment la piste. Il tourne et retourne part dans une direction puis une autre. La conductrice tente de recouper la piste sans succès et revient plusieurs fois au dernier sang quand elle trouve, à 4 mètres  contrebas de dernier, une couche spectaculaire dans la mousse sous des genêts. Le sol est rouge de sang. Le sanglier avait pris à 90 degrés de la piste pour se coucher là. À 2 mètres de cette couche, il s'est frotté au sol laissant encore pas mal de sang puis après quelques giclées sous le couvert le sang stoppe brusquement. Le sanglier semble être reparti en contre sens. Une très forte odeur de sanglier se dégage du secteur et le sang semble frais dans la mousse, nous pensons avoir relevé la sanglier. La conductrice tente de reprendre la piste sans succès. Je pars pour faire le tour de la friche arbustive par le bas pour tenter de trouver un pied ou du sang mais je ne lève qu'un brocard. Je contrôle les points d'eau sans plus de succès. Je retourne au dernier sang et contrôle toute les coulées quand je retrouve du sang sec frotté sur un genêt puis des gouttes, c'est du sang de la veille, nous n'avons donc pas relevé le sanglier. Je rappelle la conductrice qui remet son chien sur cette piste. Ce dernier démarre et part tout droit. Je décide de continuer à suivre le sang mais me rends compte qu'il remonte vers la crête pour recouper la piste d'arrivée. Je rappelle la conductrice, cette fois le chien repart plus ou moins sur sa recherche du départ avant qu'on ne l'arrête. Pas la moindre goutte de sang. Il nous conduit à une couche où il me semble trouver à peine un peu de sang sur une herbe sèche, je reprends un peu confiance mais le chien revient au petit fourré, tourne et retourne à l'intérieur puis remonte vers la crête avant de redescendre à travers bois vers la combe où travaillait le propriétaire hier soir. Il traverse ensuite la combe pour revenir, sans conviction, vers le début de la piste. Nous décidons d'arrêter après 3 heures de recherche. Je suis dépité, cela fait 5 ans que je fais venir des chiens de sang et 5 ans qu'aucun ne retrouve mes gibiers que ce soit vivants où morts. Je ne peux pas croire que ce sanglier ne soit pas mort.

Alex

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
  • Contact

AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Bonne visite, Alex

Réponses à mes détracteurs :

https://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/MESSAGES_PERSONNELS_ET_REPONSES-8657563.html

LA RECHERCHE AU SANG

Cliquez sur la photo

 

QUELQUES BLOGS DE CHASSE A L'ARC

 

 

BONNES ADRESSES CHASSE

https://www.facebook.com/pyreneeschassesapproches
Cliquez sur l'image
Cliquez sur l'image

 

FOURNISSEURS

Cliquez sur l'image

 

Cliquez sur l'image
Cliquez sur l'image
Cliquez sur l'image
Cliquez sur l'image
Cliquez sur l'image

 

 MATERIEL :

 

 

GRANDS GIBIERS HORS FRANCE METROPOLITAINE

ARGENTINE

 

Buffle murrah
Guanaco
ESPAGNE
Bouquetin espagnol de Beceite
Chèvre de Majorque hybridée
Chèvre sauvage
Mouflon à manchette

GUYANE

 

Pécari à collier
Capibara
Caïman rouge
Caïmans gris

 

Québec

 

Ours noir

 

Ile Maurice

 

Cerf rusa
Cochon marron

 

GRAND CHELEM FRANCAIS

Cerf élaphe
Chevreuil
Mouflon
Chamois
Isard
Sanglier
Blaireau
Renard

 

Répartition des prélèvements grands gibiers

AUTRES PRELEVEMENTS :

Répartition des prélèvements petits gibiers
Ragondin albinos
Ragondin
Rat musqué

Lièvre
Lapin de garenne
Martre
Putois
Vison d'Amérique
Faisan commun
Canard colvert
Foulque macroule
Bécasse

 

Guyane

 

Iguane vert
Tourterelle rouviolette
Hocco alector

 

Singe hurleur
Aymara

 

Argentine

 

Lièvre
Renard gris
Tinamou élégant

 

Québec

 

Tétras du Canada
Gélinotte huppée
Bernache du Canada