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24 mai 2022 2 24 /05 /mai /2022 18:41
Un beau ragondin albinos à l'approche, 24 mai 2022

Un récit dans Charc prochainement...

Alex 

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13 mai 2022 5 13 /05 /mai /2022 17:09

Ce matin, nous avons décidé de faire notre petite réunion pour discuter du Canada, nous allons commencer par une petite sortie ragondin avant de manger chez Lionel pour planifier nos derniers préparatifs. Christophe a décidé de changer de territoire, Lionel nous a donc proposé de faire un tour sur un territoire qu'il a récupéré depuis peu, près d'Embats. Rendez-vous est pris chez lui pour 5 heures avant de partir pour le secteur de chasse. Nous sommes un peu trop en avance, nous attendons le lever du jour puis partons le long d'un ruisseau en direction d'une grosse mare mais étonnamment aucun ragondin n'est de sortie. Nous revenons donc rapidement à la voiture pour partir vers le canal de Labarthe. 

Arrivés sur place, je me gare au moulin puis nous partons en longeant le canal. Avant d'arriver en face de la bande boisée, nous jetons des bout de bois dans les joncs de la berge opposée pour tenter d'y déloger un ragondin mais rien ne bouge. En arrivant en face de la bande boisée, nous faisons décoller 3 mâles colverts. Nous avançons encore un peu quand un gros plouf retentit. Nous nous dispersons rapidement sur le bord de l'eau. Je presse le pas vers la passerelle composée d'un pylône EDF quand un beau ragondin ressort contre la berge opposée. J'arme mon arc, il se cale contre la berge opposée. Je prends rapidement ma visée au travers des feuillages d'une branche basse et décoche. L'impact retentit et le ragondin plonge. Il ressort vite devant Christophe qui est posté un peu plus en aval. Le ragondin se débat et disparaît derrière des bois morts, contre la berge opposée. Il me semble l'entendre bouger mais impossible de le voir. Christophe l'aperçois en se décalant un peu plus en aval et me le signale. Je le rejoins et aperçois mon ragondin qui finit ses derniers soubresauts. Je rejoins la passerelle et traverse pour aller chercher ma flèche et ma prise avant de revenir. Je le laisse au bout de la passerelle.

Nous reprenons notre chasse en longeant le canal, je laisse passer mes amis devant. La végétation a beaucoup poussé et nous cache souvent le canal, il nous faut régulièrement nous approcher au bord de l'eau pour tenter d'apercevoir un ragondin. Alors que nous arrivons au bout de la bande boisée. Christophe qui s'est approché au bord de l'eau, au sommet de la digue du canal, a aperçu un petit ragondin qui a traversé le canal un peu plus loin pour rentrer sous un arbuste qui penche au-dessus de l'eau contre la berge opposée à environ 20 mètres plus en amont. Il me montre l'endroit et je guide Lionel vers l'endroit derrière la digue du canal puis nous remontons cette dernière en face de l'endroit indiqué mais le ragondin est au terrier.

Nous continuons et traversons le canal un peu plus loin par le ponton. Je poste mes amis au bord du petit lac et en fais le tour en jetant des pierres pour tenter de leur rabattre des ragondins mais rien ne bouge. Nous repartons au bord du canal. Christophe passe à gauche et nous à droite.  Un peu plus loin, un petit ragondin plonge. Je l'ai juste entendu, Lionel l'a vu remonter en surface mais il a replonger aussi sec sans lui laisser le temps d'armer son arc. Un vol de guêpiers d'Europe nous survole en poussant ses cris très reconnaissables.

Plus loin, j'aperçois un couple de colverts sur le talus de la berge opposée, il finissent par décoller à environ 70 mètres de nous. Nous continuons un peu quand j'aperçois un ragondin de taille moyenne qui se met à l'eau à environ 15 mètres contre la berge opposée. Il était posé sur une plateforme de débris de jambe de maïs, calé contre la berge, derrière un arbuste bas. Un autre de la même taille le suit alors que je les signale à mes amis. 2 autres suivent, je m'approche un peu et tente de les montrer à Lionel qui ne les voit pas. Des petits ragondins suivent, 2 plongent, un stoppe au ras de l'eau. J'arme, vise et décoche mais le manque. Il s'avance encore un peu et je demande à Lionel, qui est juste derrière moi, s'il le voit mais il ne le voit toujours pas. Je réencoche et arme mon arc, il plonge et longe la berge. Lionel décoche mais le manque. Un autre petit arrive et stoppe avant de plonger. Ma flèche le traverse. Il tombe raide mort dans l'eau alors qu'un autre petit ragondin arrive derrière et plonge. De l'eau boueuse sort de sous la berge juste devant moi, les ragondins sont rentrés au terrier sous quelques arbustes juste devant moi. Christophe sort sa canne à pêche pour intercepter mon ragondin qui dérive dans le courant puis revient pour récupérer nos flèches.

Christophe va continuer à longer le canal et nous allons partir en longeant le ru. L'eau a beaucoup baissé et la végétation a beaucoup poussé ce qui ne facilite par l'observation du ru. Encore quelques guêpiers nous survolent bruyamment. En arrivant près d'une zone de terriers, l'eau est très boueuse, Lionel passe devant arc armé mais les ragondins sont déjà aux terriers. Nous continuons un peu mais rien. Nous faisons demi-tour et appelons près des terriers mais rien non plus. Nous retournons au bord du canal. Christophe a entraperçu un ragondin se mettant à l'eau mais sans avoir d'occasion de tir. Un filet d'eau boueuse sort de sous la berge opposée près de l'endroit où Lionel a manqué son ragondin, c'est certainement lui qui hésite à ressortir. Nous attendons un peu mais il ne sort pas. Nous retournons à la voiture en récupérant mes ragondins au passage.

Une sortie matinale avec Christophe et Lionel, 13 mai 2022

Nous partons pour Aujan-Mournède. En route nous apercevons de nombreux lièvres de sortie dans les semés. Arrivés sur la zone, je me gare à l'entrée de la prairie et nous descendons vers le fossé par la route. Les cailles chantent encore aujourd'hui. Je vais rester avec Lionel pour chasser le long du fossé alors que Christophe va continuer le long de la route pour rejoindre le ruisseau un peu plus loin et le longer pour nous retrouver à mi parcours. Je commence à longer le fossé sur la gauche avec Lionel qui est passé sur la berge opposée à la mienne. Un peu plus loin, j'aperçois du mouvement au bord de l'eau et le signale à Lionel mais un gros ragondin plonge, puis un second alors que nous nous approchons. L'eau est agitée. Nous cherchons les ragondins au milieu des joncs qui encombrent le fossé et tombons sur un gros terrier devant lequel l'eau est très agitée. Les ragondins sont à l'abri. Je tente d'appeler sans succès. Nous continuons un peu sans rien voir et faisons demi-tour alors que Christophe est arrivé au coin de la prairie qui longe le ruisseau. Les vaches viennent à sa rencontre alors qu'il passe la clôture.

Nous retournons à la route et la traversons. Nous continuons à longer le fossé chacun de notre côté. Un peu plus loin, je repère un mouvement dans le blé brouté à ma gauche. Un ragondin mange tranquillement à 20 mètres devant moi, je siffle mon ami pour le stopper et lui montrer le ragondin que j'ai perdu de vue. Je tente de m'approcher un peu mais le ragondin démarre et trotine le long du blé. C'est certainement une femelle pleine vu son ventre énorme. J'arme et m'avance rapidement avant de suivre l'animal dans mon viseur mais il bifurque vers le fossé dans les herbes hautes. Lionel s'avance rapidement. Je désarme et m'avance également mais j'ai juste le temps de le voir rentrer au terrier. Je m'approche, l'eau bouge devant plusieurs terriers. J'appelle un instant sans succès mais alors que je m'avance en suivant le fossé, un ragondin surgit de son terrier à environ 5 mètres et part rapidement dans le fossé. Le temps d'armer mon arc, il est à environ 10 mètres. J'aligne vite ma visée alors qu'il fait encore quelques mètres et le tire rapidement juste avant qu'il ne se jette dans son terrier. Touché, il tente de rentrer au terrier mais ma flèche l'entrave. Coincé à 50 cm de l'entrée, il se débat en couinant. Je m'avance et me baisse pour l'apercevoir de cul dans le terrier. Ma seconde flèche l'immobilise rapidement. Lionel récupère mes flèches et mon ragondin. Ma première flèche trop haute était juste passée sous la peau. L'eau s'agite dans un terrier un peu plus en aval mais le remous se calme alors que je m'approche.

Une sortie matinale avec Christophe et Lionel, 13 mai 2022

Nous continuons, un faisan chante dans le blé sur ma gauche. Nous retrouvons Christophe qui n'a pas vu de ragondin. Un brocard qui broutait les ronces au bord du ru est parti en trombe le long le ru, réduisant à zéro ses chances de voir des ragondins. Nous rentrons.

Une sortie matinale avec Christophe et Lionel, 13 mai 2022

Alex

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29 avril 2022 5 29 /04 /avril /2022 17:31

Aujourd'hui, je prévoyais de faire une petite réunion avec Christophe et Lionel pour préparer notre séjour au Canada après une sortie matinale au ragondin mais j'avais oublié que j'avais ma formation sécurité obligatoire pour conserver mon permis de chasse. Cette formation durant toute la matinée, j'ai dû annuler notre réunion mais Christophe étant motivé pour une sortie ragondin, nous nous donnons rendez-vous en début d'après-midi. Nous partons pour Aujan-Mournède. Je me gare à l'entrée de la prairie et nous partons à pied par la route pour rejoindre le fossé qui la traverse. Quelques cailles chantent dans le champ voisin. L'eau est boueuse, les ragondins étaient de sortie ce matin. Nous commençons par longer le fossé sur la droite de la route. Je fais passer Christophe devant. L'eau bouge devant un terrier, nous nous postons et je tente quelques appels mais le ragondin ne veut pas sortir. Rien un peu plus loin, nous partons pour le côté gauche. Le blé a bien poussé. Il est brouté à plusieurs endroits par les ragondins et je dis à Christophe qu'il nous faut surveiller le fossé et la culture pour ne pas nous faire surprendre. Nous longeons un moment le fossé sans rien voir, l'est est boueuse mais les ragondins sont rentrés. Brusquement, 2 ragondins sortent du blé, à quelques mètres de nous et foncent vers le fossé. Ils essayent de rentrer à 2 dans le même terrier sans succès. J'arme mon arc. L'un d'eux renonce et part en longeant la berge de droite. L'autre rentre au terrier. Je suis le fuyard dans mon viseur et le flèche juste avant qu'il n'entre dans un terrier. Ma flèche est trop en arrière, il se débat pour se dégager. Une seconde flèche de tête l'immobilise. Christophe reste posté devant le terrier où est entré l'autre, je tente d'appeler mais rien ne sort. Mon ami part un peu plus loin vers les terriers près de la sortie de la buse alors que je récupère mon ragondin et mes flèches.

Christophe n'a rien vu, un peu plus loin l'eau bouge sous notre côté de berge, nous nous postons et j'appelle mais l'eau se calme. Je me décale plus en amont et laisse Christophe au poste, j'agite l'eau et continue d'appeler mais toujours rien. Nous continuons et traversons le fossé un peu plus loin. Juste avant virage, un gros remous attire mon attention, nous nous postons et j'appelle mais l'eau se calme et rien ne vient. Nous continuons vers le ruisseau, Christophe contrôle les terriers quand j'aperçois un ragondin au gagnage plus loin sur la bande enherbée qui longe le cours d'eau. Christophe me dit de tenter l'approche. Une approche directe en coupant à travers le champ travaillé est impossible. Je longe doucement le fossé, les cris lointains d'un faisan inquiète le ragondin qui relève la tête. Je me fige, il reprend son repas, je stoppe régulièrement dès qu'il redresse la tête mais brusquement, alors qu'il est encore à 40 mètres, il lève le museau au ciel et hume l'air avant de foncer vers le ruisseau. Le vent a tourné et m'a trahi. Nous rejoignons le bord du ruisseau et je fais passer Christophe devant. Un peu plus loin, un ragondin démarre au fond du ruisseau encaissé, l'eau s'agite devant un creux sous des racines et le ragondin gronde furieusement du fond de son terrier. Nous continuons et arrivons à la clôture électrique qui délimite la prairie d'herbes hautes. Nous la passons et longeons doucement le ruisseau quand je repère un gros ragondin qui avance dans l'herbe haute, à environ 40 mètres. Christophe tente l'approche mais le ragondin semble partir vers le ruisseau. Nous le perdons de vue dans les herbes hautes, Christophe accélère mais un second gros ragondin démarre plus loin dans la prairie et fonce au ruisseau faisant démarrer l'autre qui saute également au ruisseau. Un autre ragondin démarre mais stoppe vite dans les herbes hautes. Je me positionne entre lui et le ruisseau alors que Christophe tente une approche. Le petit ragondin s'est tapi au sol et essaie de se faire oublier mais Christophe l'a vu et le flèche à 2 mètres. Sa première flèche est trop en arrière, Il le double pour l'achever avant de le récupérer. C'est un ragondin roux, c'est la première fois que j'en vois un de cette couleur.

Nous le laissons sur place et continuons à longer doucement le ruisseau tout en surveillant la prairie. Un peu plus en amont, nous traversons le ru pour revenir par l'autre berge. Je tente de retrouver les 2 gros ragondins qui nous ont échappés quand j'aperçois un gros remous sous le berge, juste devant moi. Je fais signe à Christophe, un gros ragondin s'avance de moins d'un mètre et se cale sous une grosse branche en V, tombée en travers du ru. J'arme mon arc, il s'avance un peu plus et se retrouve bien dégagé de cul. Je vise rapidement et décoche, l'impact retentit mais flèche plantée au fond du ru reste sur place et le ragondin démarre en trombe, sort de l'eau et disparaît en remontant le talus abrupt de la berge opposée. Je ne comprends pas comment j'ai pu le manquer, c'était un cadeau. Christophe l'a vu rentrer au terrier, faire une pause à l'intérieur puis s'enfoncer plus profondément. Nous apercevons des grosses gouttes de sang sur la coulée qui remonte au terrier situé en haut du talus. Christophe me propose d'aller chercher ma flèche au fond du ru encaissé car il a des bottes contrairement à moi. Nous continuons ensuite à longer le cours d'eau et passons un fossé qui longe le passage qui enjambe le ruisseau. L'eau est boueuse à l'entrée d'un terrier dans le fossé à moins de 10 mètres du cours d'eau. Nous traversons le ruisseau par le passage, nous revenons vers le terrier où est rentré mon ragondin blessé. Arrivé au terrier je coupe une branche pour le sonder alors que Christophe part chercher son ragondin. Le ragondin est entré trop profondément, il est perdu. Des traces de sang ponctuent la coulée qui remonte au terrier.

Une sortie ragondin avec Christophe, 29 avril 2022
Une sortie ragondin avec Christophe, 29 avril 2022

Une grosse tâche de sang est visible dans le terrier où le ragondin a fait une pause.

Une sortie ragondin avec Christophe, 29 avril 2022

Au retour de Christophe nous partons chercher mon ragondin et retournons à la voiture.

Nous partons pour le canal de Labarthe. Je me gare près du moulin et nous partons par la gauche du canal. Alors que nous arrivons en face du départ de la bande boisée qui démarre après un gros fossé qui descend de la route, un gros ragondin démarre dans la bande boisée et se jette à l'eau. Je pars me poster un peu plus en amont, près pylône EDF servant de passerelle, Christophe part se poster un peu plus en aval. Nous attendons un moment mais le ragondin ne se montre pas. Nous reprenons notre progression, un peu plus loin, un remous attire mon attention mais il s'agit d'une poule d'eau. Un peu plus loin, Christophe pense voir un petit animal plonger mais nous ne voyons rien ressortir. Encore un peu plus loin un animal non identifié se débine le long de la berge opposée pour partir derrière nous. En passant, il fait bouger une petite branche partiellement immergée, je pars vite un peu plus en aval en espérant l'intercepter mais il a disparu. Nous continuons à longer le canal, rien ne bouge. Nous passons le ponton pour aller prospecter le petit lac. Je poste Christophe en face d'une zone de terriers et pars faire le tour du lac en lançant des cailloux mais rien ne bouge. Je retourne vers Christophe qui n'a rien vu. Nous repartons au bord du canal mais chacun de son côté. Je longe côté droit, 3 gros ragondins se poursuivent sur l'eau à environ 60 mètres en amont. Je les montre à Christophe mais de son côté, la berge du canal les lui cache. L'un d'eux vient contre la berge de mon côté à environ 50 mètres. Nous approchons doucement, Christophe est caché derrière la digue du canal. Arrivé à environ 15 mètres de là où j'ai perdu le ragondin de vue, je fais signe à Christophe et continue à avancer un peu, j'aperçois alors le ragondin qui fait sa toilette et se frotte les moustaches sur un arbuste tortueux qui pousse au ras de l'eau. J'arme mon arc mais si je tire je vais perdre la flèche qui coulera dans le canal. Christophe remonte doucement le talus du canal en armant son arc, je comprends qu'il a la possibilité de trier. Je le laisse tenter sa chance. Sa première flèche, qui a touché la colonne, a cloué le ragondin à la berge. Un autre ragondin que je n'avais pas vu, à côté du premier, a plongé dans un grand remous boueux. Le ragondin fléché ne semble pas pouvoir se dégager mais mon ami lui décoche 2 autres flèches pour l'achever. Un autre gros ragondin remonte en surface au milieu du canal à environ 20 mètres plus en amont. Je fais un boucle sur la droite en courant pour avancer rapidement, mais  il traverse le canal et rentre sous de la végétation pendante contre la berge opposée. De l'eau boueuse sort de sa cachette, il n'est peut-être pas rentré au terrier. Je reste posté un moment mais rien ne sort, je vais chercher des pierres dans le champ et les jette dans la végétation mais rien ne sort. Je pars récupérer les flèches de mon ami et son ragondin. Je lui envoie ses flèches et pose le ragondin sur la berge. Nous reprenons notre chasse, à l'entrée du ru l'eau boueuse est agitée après la buse qui le relie au canal. Je repère le terrier d'où vient l'agitation. Je me poste et appelle mais le remous stoppe. Je continue un peu plus loin, de l'eau boueuse sort de 2 terriers, l'eau s'agite dans le gros terrier juste à côté, je tente quelques appels mais rien. Je continue et arrive sur une zone truffée de terriers. L'eau est très boueuse devant, j'appelle un moment mais rien ne bouge, je continue à longer le ru mais pas de ragondin. Je fais demi-tour et alors que je repasse devant la zone des terriers, l'eau s'agite devant un puis 2 puis 3 terriers. J'attends un moment puis tente à nouveau d'appeler mais rien ne vient. Christophe a fait demi-tour lui aussi. Je ne vais le faire attendre, je le rejoins en longeant le ru. Nous récupérons son ragondin et revenons vers la voiture en longeant le canal, pas le moindre ragondin, en arrivant à l'endroit où avait plongé le gros ragondin au départ nous redoublons d'attention mais il n'est pas là. Sachant qu'il se gîte parfois dans les joncs de la berge opposée, je jette une branche dans la végétation de la berge opposée, rien. Je ramasse une seconde branche quand un gros ragondin se met tranquillement à l'eau en sortant des joncs avant de sonder. Il semble partir vers le moulin, je cours le poster un peu plus loin. Après quelques secondes un léger remous attire mon regard contre la berge opposée, juste en face de moi. J'observe le secteur au travers des feuillages d'une branche basse qui penche au dessus de l'eau et aperçois la tête du gris ragondin qui s'est calle contre une souche. J'arme mon arc, et trouve une toute petite fenêtre de tir au travers des feuillages en pliant les genoux. Je vise juste derrière sa tête et tire, mon ragondin est cloué sur place et se débat furieusement en perdant beaucoup de sang. Il finit par se dégager en cassant mon insert et revient mourrir près de la berge. Je le rapproche de la berge à l'aide d'une branche et mon ami le site de l'eau. Je fais ensuite je tour par le moulin pour aller chercher ma flèche qui flotte en face, prise dans la végétation. L'insert et la lame sont restés dans la souche. Christophe à ramener les ragondins à la voiture, nous rentrons. La grosse femelle acusera 8.2 kg à la pesée.

Une sortie ragondin avec Christophe, 29 avril 2022

Alex

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24 avril 2022 7 24 /04 /avril /2022 14:26

Ce matin, le réveil sonne à 3 heures, je me prépare rapidement et pars pour l'aéroport de Blagnac. À l'entrée de la déviation de Gimont, je me fais une petite frayeur en apercevant un gros sanglier mort contre le parapet de droite. À 4h15, je laisse ma voiture devant la grille du parking Boxx'in de Blagnac et la clef de cette dernière dans une boîte à l'aide d'un code reçu la veille par SMS. Je presse le pas pour arriver à l'aéroport à quelques minutes de marche. Je rejoins l'enregistrement où je tombe sur une file d'attente immense. Je vais aux bornes pour imprimer ma carte d'embarquement mais ce n'est que pour air France. Je vais au bout de la file et attends patiemment mon tour mais l'heure tourne. Alors que je me présente à la porte d'où un employé dispatche les voyageurs sur les différentes files, il me demande ma destination. "Majorque." " File de gauche." "Ok, merci." Après quelques minutes dans la file, je cherche du regard la D12 et comprends que j'ai attendu pour rien. Je suis dans le bloc Air France. Il me faut passer sous la barrière pour rejoindre la file de Rayanair. Il y a pas mal de monde devant moi, il est 5 heures et la fin d'enregistrement est annoncée à 5h45. L'unique guichetière passe un temps Infini avec chaque personne, il semble que tout le monde ait un problème. Quand arrive enfin mon tour, il est presque l'heure de fin d'embarquement et il y a encore beaucoup de monde derrière moi. "Bonjour, passeport et carte d'embarquement." J'ai mon passeport mais pas de carte d'embarquement. "Vous avez reçu un mail de Rayanair monsieur." Je cherche sur mon téléphone mais rien. "Vous êtes enregistré monsieur vous devez avoir une carte d'embarquement". Je cherche sur le site Rayanair et la trouve enfin. "Si vous voulez l'imprimer c'est payant." "Non merci, je vais la garder sur mon téléphone". Je pose ma valise sur le tapis, elle part pour la soute. Je me dis que c'est bon mais la guichetière me demande de passer ma petite valise dans un gabarit. Elle est trop grande de 5 cm, je dois payer 35 euros pour la mettre en soute ou 20 pour la garder avec moi. Ce sera 20, cette fois, je peux y aller. Arriver aux portiques avant le contrôle des effets personnels, impossible de lire le code barre sur l'écran de mon téléphone à la borne. Une agent vient à mon secours mais n'y arrive pas non plus et, après plusieurs tentatives, elle m'ouvre un passage sur la droite des files. Arrivé aux agents suivants, ils n'arrivent pas non plus à lire le code avec leurs lecteurs portatifs. Ils s’y mettent à 2 mais impossible. Ils finissent par lire avec leurs yeux et non leurs machines et me disent que je peux passer. Je pose mes affaires dans les bacs et passe le portique mais il sonne. Contrôle plus poussé des agents et test de traces de poudre. Cette fois, c'est bon, je peux passer et récupère mes affaires. C'est alors que pour gagner encore un peu de temps, je confonds mon numéro de siège avec le numéro de la porte d'embarquement. Soit le 6 à la place du 51, je presse le pas mon vol est annoncé à 6h25 et il va être 6 heures. Arrivé à la porte 6, personne. Je comprends mon erreur et trouve un panneau d'affichage qui m'indique le 51, je dois vite faire demi-tour. Je presse de plus en plus le pas et arrive juste au moment de l'embarquement. Ouf, ça y est, je suis dans l'avion. C'est pourtant le 22 avril c'est la Saint Alexandre mais, comme d'habitude, il faut toujours que j'ai des soucis avec les avions.

Après un vol sans encombre d'un peu moins de 1 heure, me voilà à Palma de Majorque. Mon bagage est au dernier tapis, le 19, à l'autre bout de l'aéroport. Je presse le pas et arrive au contrôle covid mais les agents qui discutent me laissent passer comme si j'étais invisible et arrêtent la personne suivante. La chance revient. J'arrive au tapis roulant. Pas encore de bagage mais ils arrivent très vite et le mien arrive en second, cette fois c'est sûr la chance revient. Mon ami Francisco m'attend à la sortie, quelle joie de le revoir. Nous partons pour son appartement où nous nous changeons rapidement, je prépare mes flèches et mon arc et après une petite collation et une boisson, nous voilà partis pour la chasse. Francisco avait prévu de m'emmener chasser sur le territoire d'un de ses amis car son coto est fermé à la chasse à l'arc aujourd'hui, la priorité est donnée aux carabines. Malheureusement, son ami l'a planté hier et il a dû se rabattre sur un territoire appartement à son patron. Nous passons jeter un coup d'œil sur son territoire avant de partir sur l'autre secteur. Un 4x4 est garé, un chasseur à la carabine est sur le secteur. Francisco jumelle un peu le secteur mais rien. Nous partons pour l'autre territoire. Arrivé sur place, je comprends que le territoire est clos, ce qui ne plaît pas trop mais sachant que mon ami s'est donné du mal pour que je puisse chasser, je ne dis rien. Francisco ouvre la barrière

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

et la referme derrière la voiture. La piste traverse des prairies verdoyantes puis rentre dans un bois de pins. 

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022
Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Paco se gare un peu plus loin sur la piste, au milieu du bois de pins. Je décide de chasser avec mes chaussons de plongée pour limiter le bruit lors des approches, Paco me dit qu'il vaudrait mieux les chaussures de marche mais je décide de faire à mon idée. Je peux tirer tous les animaux que je verrai. Nous partons tous 2 par la piste qui remonte au milieu du bois.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Plus haut, le paysage s'ouvre sur une garrigue très rocailleuse avant un grand virage à droite de la piste. Des perdrix rouges décollent en caquettant sur la gauche du chemin. Un vent soutenu souffle maintenant sur nous.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Nous stoppons dans la ligne droite après le virage pour observer le secteur. Francisco est en plein jumelage quand j'aperçois une tâche rousse, près d'un pin, sur le penchant opposé, à environ 200 mètres, il y a 2 animaux. Grâce au zoom de mon appareil photo, j'identifie une chèvre et un jeune, ce que confirme mon ami.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Un autre animal sort de la végétation plus à gauche, c'est une chèvre à la robe beige

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

puis un autre animal à la robe d'un rouge foncé apparaît en sortant du fond de la combe.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Pas de bouc, ce n'est pas normal à cette période de l'année où le rut devrait avoir commencé depuis plus de 1 mois. Francisco cherche sans succès à repérer le mâle. Je décide de tenter ma chance, une approche directe me ferait très vite repérer. Nous remontons la piste un moment puis, avant le virage suivant qui monte ensuite au-dessus du penchant opposé, nous quittons la piste pour descendre vers le fond de la combe. Je commence alors à comprendre l'insistance de mon ami pour que je change de chaussures. La descente dans les rochers saillants est très douloureuse. Alors que je m'apprête à attaquer mon approche par le fond de la combe,

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Paco m'interpelle et me conseille d'attaquer, un peu plus haut, sur le flanc de la colline qui est un peu plus fourré. Je suis son conseil et commence mon approche, le relief du terrain me cache les chèvres mais j'avance tout doucement au cas où je tomberais sur d'autres animaux cachés par les arbustes dispersés. Le terrain très rocailleux est douloureux et je calcule mes pas. La végétation devenant de plus en plus épaisse, je biaise pour passer un peu plus haut. Paco, resté en arrière, m'envoie un message pour me dire de ne pas trop monter car, de sa position, il voit les animaux qui regardent déjà vers moi. Mon téléphone étant en silencieux, je ne me rends pas compte de sa réception. Je continue mon approche et passe un gros rocher qui me cachait le secteur des animaux. J'avance tout doucement vers des pins quand j'aperçois une tête noire qui dépasse de la végétation à environ 50 mètres.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Je me décale doucement sur la gauche pour me cacher derrière les pins mais la chèvre lance son sifflement d'alerte. J'aperçois alors, entre les troncs de 2 pins devant moi, un jeune animal qui arrive d'un pas décidé par la gauche pour rejoindre la chèvre qui est certainement sa mère. Je me décale doucement sur ma droite pour tenter de voir les animaux. Mais la chèvre est face à moi, à environ 30 mètres et me fixe un instant avant de donner l'alerte et s'éclipser rapidement dans la végétation, suivie par le jeune. Je m'avance doucement mais plus d'animaux sur le secteur, j'ai été repéré. Je fais une boucle à travers la garrigue et les gros rochers pour tenter de trouver les autres animaux et rejoindre le fond de la combe. Rien, je commence à revenir en arrière par le fond de la combe et repère une sorte de puits bâti en pierre. Je m'approche et constate que les ossements de plusieurs animaux en couvrent le fond. Ils y sont morts piégés.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022
Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Je commence à remonter pour contourner un gros rocher par la droite quand je tombe sur une tortue d'Hermann (Hermanni hermanni) grosse comme la paume de ma main, c'est une espèce endémique de l'île.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022
Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Un peu plus haut se trouve une grotte percée dans la roche, partiellement masquée par la végétation.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Je remonte pour voir s'il n'y aurait pas des animaux à l'intérieur. Rien malgré les couches dans la poussière et les crottes, je remonte pour aller rejoindre mon ami mais l'aperçois rapidement, il s'est avancé. Nous remontons à travers la garrigue vers le chemin qui passe un peu plus haut. Nous dérangeons à nouveau des perdrix. Le sol est jonché de crottes, la végétation et les branches basses sont broutées, signe d'un grande fréquentation des lieux, mais impossible de voir des animaux. Nous rejoignons le sommet de la colline qui nous donne une superbe vue sur le secteur jusqu'à la mer.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022
Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Nous jetons un coup d'œil de part et d'autre de la crête en espérant surprendre des animaux mais rien. Le côté gauche, en pente raide, est couvert d'un bois épais,

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

nous restons un moment en observation mais ne voyant rien nous redescendons côté droit sur une zone rocailleuse qui semble très fréquentée, couverte d'arbres et arbustes broutés et espacés. Les branches basses broutées et sèches me griffent les jambes au travers de mon pantalon et coûteront son pantalon à mon ami en le déchirant à 2 endroits au niveau du genou. Nous tombons sur plusieurs restes de carcasses et des ossements, des animaux ont été abattus sur ce secteur. Nous finissons par arriver en vue du bas de la pente, mes pieds me font souffrir mais je ne dis rien, c'est de ma faute. Une grande clôture longe le bas de la colline et nous sépare des prairies où broutent des brebis. Nous restons un peu à l'écoute quand il me semble entendre un bêlement de chèvre un peu plus loin, mais au milieu des bêlements de mouton, je ne suis pas sûr de moi. Mon ami ne peut pas confirmer car, à cause de ses prothèses auditives, il ne peut pas entendre les sons lointains. Nous descendons et rejoignons une très grosse coulée qui longe le bas de la pente. Nous prenons à gauche pour la suivre un moment mais, après plusieurs centaines de mètres sans rien voir, nous faisons demi-tour pour rentrer à la voiture. Nous biaisons à travers un bois de pins, Paco contrarié presse le pas, j'ai du mal à le suivre tant j'ai mal aux pieds sur ce sol rocailleux. Nous n'y croyons plus quand, brusquement, Paco me fait signe et se baisse rapidement. J'aperçois alors, trop tard, 2 chèvres à environ 15 mètres au-dessus de moi. J'essaie d'encocher une flèche mais nous sommes repérés, elles démarrent en s'enfuient. C'est peut être elles que j'avais entendues tout à l'heure. Nous reprenons notre marche rapide. Un peu plus loin alors que je regarde au sol pour éviter de marcher sur un caillou trop saillant, j'aperçois un léger mouvement près du pied de Paco. Il vient de marcher à quelques centimètres d'une toute petite tortue. Je l'attrape et la montre à mon ami avant de la relâcher.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022
Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Nous terminons notre boucle et rejoignons la voiture avant d'aller manger dans un restaurant décoré d'une tête de cerf, d'une de bouc et d'un magnifique crâne de bouc aux cornes longues et torsadées. J'ai les pieds en compote. La chasse est finie pour aujourd'hui car nous n'avons nulle part où chasser cette après-midi. L'après-midi et la soirée se passeront donc tranquillement chez mon ami. Je serai chargé de faire une démonstration de cuisson pour le confit de chevreuil que je lui ai apporté.

Ce matin, Paco vient toquer à la porte de ma chambre vers 5h30, je me prépare rapidement. La pluie est annoncée jusqu'en début d'après-midi. Après un Colacao et un petit biscuit fait maison, nous finissons de nous préparer et c'est le départ pour la chasse. Nous allons chasser sur le coto de mon ami, l'objectif est de repérer et chasser un grand mâle, si ce n'est pas le cas nous élargirons notre recherche à des boucs plus petits. J'ai l'autorisation de tirer les animaux que je veux à part les boucs et chèvres typiques de Majorque. Il se gare au départ d'une piste rocailleuse où était garé le 4x4 hier, près d'une zone résidentielle. Je n'avais pas compris que c'était son territoire de chasse, lors de notre première chasse, en 2018, nous n'étions pas arrivés par ce côté du territoire. Il fait encore nuit, je chasserai avec mes chaussures de randonnée, la leçon d'hier m'a suffi. Nous allons remonter un moment jusqu'à arriver sur un bon secteur où se trouvent souvent les animaux. Il ne pleut pas pour le moment et le ciel ne semble pas trop couvert mais un vent très soutenu souffle. Nous commençons notre ascension et longeons un moment des habitations, bordées d'immenses figuiers de barbarie, sur notre gauche alors que, derrière le bois qui borde l'autre côté du chemin, des collines de garrigue s'étendent à perte de vue. La luminosité croit doucement au-dessus de la mer et les lumières de la ville brillent au loin.

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La piste rocailleuse en lacets finit par déboucher sur une zone plus ouverte alors que la luminosité commence à être suffisante pour voir les animaux. Je scrute le paysage en vain, mon ami hume l'air qui devrait empester le bouc à cette saison mais les pluies et les températures inhabituellement basses pour la saison ont certainement décalées le rut.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Un peu plus haut nous faisons une pause pour observer alors que le paysage s'ouvre.

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Pas d'animaux mais un beau crâne de bouc blanchi par le soleil est posé à 30 mètres du chemin dans la végétation. Paco me raconte qu'il a tiré un joli bouc sur ce secteur.

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Nous continuons à monter pour rejoindre le secteur où j'ai fléché mon bouc blanc lors de notre première chasse ensemble. Le temps change, la pluie semble tomber plus loin sur les collines. Arrivés sur la zone où Paco voulait me conduire, nous quittons le chemin et remontons le penchant peu prononcé

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pour rejoindre un gros pin en crête

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où nous nous postons un moment, assis contre le tronc, dos à dos, en observation, chacun d'un côté. Le vent a beaucoup forci et la pluie commence à tomber. Paco m'explique que le temps n'est pas bon pour la chasse, seul, il ne serait pas venu chasser. Il pense que les animaux ne quitteront pas le couvert forestier avec cette pluie. J'enveloppe mon appareil photo neuf dans un sac plastique pour ne pas le mouiller car lors de ma sortie au mouflon à manchette, la pluie m'a déjà coûté le précédent. Paco me propose de le mettre dans son sac à dos. Un vent glacial pousse de grosses averses en provenance de la mer. Notre vision est limitée par les touffes de végétations basses et par les arbustes qui couvrent le penchant. Après un moment, je décide de quitter mon poste pour aller prospecter le secteur. Paco me conseille de me concentrer sur les zones boisées.

Je bascule sur la droite de la crête, la colline bloque le vent qui est ici très faible. Je biaise vers un bois de pins en avançant doucement tout en surveillant le secteur. Alors que je rentre dans le bois, la végétation basse est très épaisse sous les arbres. Les coulées très fréquentées par les chèvres ont taillé des passages très marqués. Je n'ai fait que quelques mètres quand je fais démarrer un gros animal à à peine 10 mètres. Je n'ai pas pu l'identifier, je l'ai seulement entraperçu au travers de la végétation en l'entendant s'enfuir. Je tourne un moment dans le bois sans retrouver d'animaux puis, en descendant un peu plus, je rejoins un sentier que je décide de longer un peu, je suis déjà trempé par le frottement de la végétation humide. Brusquement, j'entends des bêlements plus bas dans le bois. Je tente une approche mais la végétation est tellement dense que je n'ai pas de visibilité à plus de 10 ou 15 mètres et m'épuise à chercher mon chemin alors que les animaux semblent s'éloigner rapidement avant de se taire. Je reviens vers le chemin puis remonte vers la crête pour rejoindre Paco. En arrivant en crête, j'étends les bêlements d'un troupeau en contrebas. Le vent est à nouveau puissant mais face à moi, la pluie qui s'était calmée se remet à tomber. Je fais signe à mon ami que j'ai entendu des animaux en contrebas et tente une approche. Je descends doucement, la zone est assez dégagée puis les arbustes et arbres se font de plus en plus présents. Plus à droite, la pente se couvre d'un bois et il me semble que les animaux bêlent dans la zone arborée. Je biaise vers le bois puis m'y avance doucement en faisant régulièrement des pauses pour observer. Je descends toujours et il me semble que les animaux sont toujours aussi loin mais qu'ils se sont séparés en 2 groupes, un à ma gauche en contrebas et un à droite également plus bas. Je biaise à gauche où les bêlements semblent de plus en plus présents. Alors que le paysage s'ouvre à nouveau, je repère une chèvre au magnifique pelage gris foncé avec des pointes de blanc, elle est suitée d'un jeune au pelage roux clair. J'aperçois alors plus bas un bouc qui semble pur, il broute le feuillage. Seuls son cou et sa tête dépassent des arbustes. Un petit pin est devant moi à environ 10 mètres, je m'avance tout doucement et me cale derrière. La chèvre grise est au-dessus un peu plus en avant à environ 40 mètres, le bouc est à environ 50 mètres en contrebas plus en avant. 2 jeunes animaux semblant purs passent sur le chemin en contrebas sous le bouc et disparaissent derrière un arbre qui domine le bouc. Je ne peux pas bouger sans être vu. La chèvre se met à bêler en broutant par moment, le petit regarde vers moi et semble me voir au travers des branches pourtant fournis du pin. Il regarde la chèvre, regarde vers moi, tourne sur place mais revient toujours à regarder vers moi. La chèvre finit par comprendre que quelque chose inquiète le jeune, elle se tourne face à moi et regarde fixement dans ma direction. La pluie tombe par bourrasques, le vent est bon pour le moment. Des animaux bêlent dans mon dos dans le bois et semblent se rapprocher. Je suis coincé sous le regard de 2 animaux qui me fixent. Le bouc s'éloigne un peu et disparaît dans la végétation arbustive. Après quelques minutes, la chèvre s'éloigne en remontant dans la végétation et en bêlant. Le jeune, tout en jetant des regards vers moi, la suit et je les perds de vue. J'en profite pour m'éclipser tout doucement. Baissé dans la végétation, je surveille derrière moi, au cas où je verrai la chèvre, et passe derrière un autre pin fourni qui est planté au bord du chemin qui passe juste en-dessous. Je descends sur le chemin en contournant le pin puis commence à le longer doucement quand j'aperçois le bouc à environ 40 mètres. Il broute les feuillages, seule sa tête dépasse de la végétation. Je gagne quelques mètres jusqu'à un petit arbuste qui pousse au milieu du chemin et me cale derrière en observation. Ce bouc semble pur et il ne porte pas un grand trophée. S'il est pur, je ne peux pas le tirer et ce n'est pas le type de trophée que Paco voudrait que je tire. Le temps d'hésiter quelques secondes, le bouc, qui broute tranquillement, relève brusquement la tête et regarde vers moi alors que je suis baissé derrière l'arbuste. Il m'a vu et me fixe. Je reste immobile mais il ne me lâche pas des yeux. Au bout d'un moment, il biaise doucement pour venir au-dessus de moi en remontant un peu. Je me redresse et arme mon arc. Il se dégage plus à découvert, il ressemble vraiment à un bouc pur, il est à 40 mètres, trop loin et inquiet. Il repart sur 20 mètres en remontant le penchant. Je désarme. Il regarde vers moi puis repart et se débine ainsi d'un pas tranquille jusqu'à la crête où je le perds de vue. Les animaux bêlent toujours dans mon dos, je tente de les approcher par le chemin qu'ils semblent avoir traversé, je presse le pas sur le chemin pour tenter de gagner du terrain mais ma lame mécanique s'ouvre en s'accrochant à une branche. Je stoppe pour tenter de la refermer sans succès puis finis par changer de flèche. Je remets la flèche avec la lame ouverte au carquois et en encoche une autre, je reprends mon approche mais les animaux ont pris beaucoup d'avance et je ne les entends plus. Je fais demi-tour pour longer le chemin dans l'autre sens plus à bon vent. Je passe l'endroit où se trouvait le bouc quand j'aperçois une chèvre rouge et son jeune très sombre qui se débinent plus en avant. Ils m'ont repéré. Ils stoppent un court instant puis disparaissent à environ 80 mètres dans la végétation. J'avance encore un peu et me fais surprendre à nouveau par un jeune mâle couché qui semble lui aussi pur. Il se lève à un peu plus de 70 mètres au-dessus du chemin, dans la végétation. Il regarde un instant vers moi puis se débine et disparaît dans un bouquet d'arbres. J'avance un peu plus, un animal lance des sifflements d'alerte dans le bouquet d'arbres à environ 30 mètres au-dessus de moi. Impossible de le voir. Je continue ma progression. La chèvre et son jeune au pelage sombre descendent sur le chemin à environ 40 mètres devant moi. Je me fige, ils regardent un court instant vers moi puis disparaissent dans la végétation sur la droite du chemin. Je m'avance doucement mais ils ont disparu. Je longe encore un peu le chemin et aperçois un jeune animal brun et noir qui regarde vers moi à environ 40 mètres au-dessus de moi. Je me cache derrière un arbre, accroche mon décocheur puis m'avance doucement mais il a disparu.

Je remonte pour rejoindre mon ami à travers la garrigue qui couvre le penchant. Il n'avait pas entendu les animaux, il me propose de quitter le secteur pour aller prospecter le penchant à l'abri du vent. Nous descendons et allons nous poster dans les pins près du chemin. Paco m'explique que ce n'est pas normal de tomber sur un grand groupe comme celui que je viens d'approcher sans y trouver un grand mâle, ce qui confirme que le rut est en retard. Des bêlements se font entendre où je les avais entendu tout à l'heure, je retente l'approche mais comme tout à l'heure impossible de les trouver dans cette végétation très épaisse et ils s'éloignent tranquillement avant de faire silence. Je retourne avec mon ami, nous partons en longeant le chemin, en face, j'aperçois les ruines d'un château. Un peu plus loin, j'entends à nouveau des bêlements sur la droite du sentier. Je retente l'approche sans plus de succès avant de revenir au chemin. Nous continuons à longer un moment le chemin, il pleut toujours par moment mais moins, je repère un laissé de bouc compact alors que jusqu'à présent tous les laissés étaient composés de nombreuses crottes séparées et allongées. Au bout d'un moment le sentier est moins marqué et tourne plusieurs fois dans la végétation. Mon ami qui chasse rarement ce secteur n'est plus sûr de lui, il décide de faire demi-tour mais nous ne trouvons plus le chemin qui se confond avec les coulées des animaux. Nous tournons un moment et je finis par retrouver un chemin que nous suivons un peu jusqu'à retomber sur le laissé compact, j'aperçois alors les ruines du château au bout de l'arrête du penchant opposé. c'est bon nous sommes revenus sur le sentier. "Sauvés par une merde". Nous revenons sur nos pas, alors que nous arrivons à l'endroit où nous avons pris le sentier au départ, des animaux se font entendre en contrebas. Je retente l'approche mais à nouveau les animaux se déplaçant ne se laissent pas rattraper et semblent descendre dans la combe. Ils sont trop loin, je renonce et retourne vers Francisco, mon pantalon et mes chaussures sont complètement trempés. Mon ami décide de remonter sur la crête pour jeter un dernier coup d'œil avant de redescendre vers la piste principale. Alors que nous remontons tranquillement et que je regarde où poser mes pieds sur ce sol rocailleux, j'aperçois une couleuvre lovée dans une faille de la roche. Je demande mon appareil photo à mon ami. Elle est engourdie pour le froid et la pluie.

Fausse couleuvre lisse (Macroprotodon cucullatus)

Fausse couleuvre lisse (Macroprotodon cucullatus)

Je l'attrape pour l'examiner de plus près avant de la relâcher dans une faille de la roche où elle s'enfonce lentement. Arrivés en crête nous observons un moment le secteur mais rien en vue. La pluie s'est calmée mais le vent que la colline coupait est à nouveau assez fort. Nous redescendons vers la piste, brusquement, Paco stoppe et me montre un animal devant lui, c'est une chèvre noire. Etant un peu plus en retrait, un arbuste me la cache, je me décale à côté de mon ami mais je ne vois toujours rien. Je cherche un instant du regard quand une tête surgit de la végétation à environ 10 mètres devant nous. Je demande à Paco si je peux la tirer mais je suis repéré, il me dit que oui. Un jeune surgit de la végétation plus à gauche, les animaux démarrent au pas. J'arme mon arc et me décale rapidement sur la droite de l'arbuste pour les attendre une occasion de tir dans le découvert mais la chèvre, le jeune et un autre jeune, sorti de je ne sais où, passent au petit trop en 3/4 arrière sans me laisser d'occasion de tir. Je siffle pour tenter de les stopper mais ils disparaissent dans la végétation.

Nous finissons de descendre et rejoignons la piste quand des bêlements se font entendre plus en avant sous la piste. Je fais signe à mon ami et commence mon approche mais 2 moto-cross arrivent rapidement sur la piste en faisant un vacarme de tous les diables, je n'entends plus les animaux. Je salue les motards à leur passage, ils me saluent également et s'éloignent rapidement. Le calme revenu, je n'entends plus les animaux. Nous décidons de laisser tomber et de partir vers la zone où j'ai fléché mon second bouc en 2018. Sur le penchant à notre gauche, des randonneurs se dirigent vers les ruines du château et je commence à m'inquiéter du surcroît de fréquentation des lieux pour le déroulement de notre chasse. Nous pressons le pas car cette zone très boisée n'est pas propice aux rencontres d'après mon ami. Nous arrivons à la zone recherchée où se trouve une grotte que je pars prospecter en espérant y trouver des animaux venus s'abriter du mauvais temps. Rien, ni dans la grotte ni sur le secteur. Des randonneuses arrivent dans notre dos. Nous les laissons passer et Paco décide de bifurquer sur un petit sentier qui remonte sur la gauche de la piste dans une zone de végétation basse qui repousse suite à un incendie sur la zone. Arrivés au sommet, nous observons le secteur à proximité d'une cage de nourrissage pour les perdrix. Pas de chèvres en vue mais quelques perdrix s'envolent 2 par 2 autour de nous. Nous redescendons sur la piste principale et continuons à la longer alors que la mer se dessine à l'horizon.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Un peu plus loin, Paco jumelle un instant et repère une chèvre qui disparaît derrière un gros pin planté au sommet d'une paroi rocheuses qui domine la piste à plusieurs centaines de mètres, nous irons voir tout à l'heure. Nous bifurquons sur un petit sentier qui descend sur la droite de la piste pour rejoindre une autre grotte où nous espérons surprendre des animaux. En arrivant près de l'entrée, j'approche doucement mais rien. Le vent est très fort. Paco observe le secteur avec ses jumelles quand il aperçoit une vieille chèvre blanche à 400 mètres, près d'un bois en contrebas, sur notre gauche. Alors qu'il s'apprête à me la montrer, je l'aperçois également. Pour l'approcher, il me faut descendre dans les roches sur notre droite et faire une grande boucle à couvert de la colline pour ne pas être trahit par le vent qui souffle sur notre droite. Une chèvre grise et son jeune de couleur identique surgissent à plus de 100 mètres. Ils étaient sous les roches et se sont débinés, cachés par ces dernières. Ils s'éloignent d'un pas rapide. Ils nous ont repérés, je décide de tenter l'approche de la vielle chèvre qui regarde déjà vers nous. Je commence à descendre prudemment dans les roches mais Paco m'interrompt rapidement et me dit de remonter. Il ne croit pas à la réussite de mon approche. Je remonte. La chèvre qui nous regarde au bord du bois, disparaît tranquillement en y entrant.

Il est temps de faire une pause. Nous nous asseyons entre 4 petits murs bas en pierres sèches pour nous abriter du vent, manger un bout et boire un peu.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022
Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Notre pause terminée, ne revenons par le sentier

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vers la piste d'où Paco recommence à jumeler. Le soleil s'est levé sur la mer qui a pris une couleur magnifique. Rien, nous continuons à longer la piste qui tourne à droite avant un virage à angle droit à gauche un peu plus loin. Après avoir passé quelques arbustes qui nous la cachaient, nous jetons un coup d'œil dans la pente au-dessus de la piste. Nous apercevons alors 2 boucs qui broutent tranquillement à environ 200 mètres au-dessus de nous. Paco me dit : " C'est ta chance, il ne faut pas la laisser passer". Je monte au travers des arbustes qui me cachent des animaux. Les arbustes passés, je les vois, ils broutent toujours paisiblement, je biaise à droite, baissé au maximum pour être caché par le relief du terrain. Un bruit vers la piste m'interpelle, je me retourne et aperçois mon ami qui me fait des signes en écartant ses mains de part et d'autre de sa tête puis qui me fait signe que quelque chose vient vers moi. Je comprends vite qu'un grand bouc arrive. Ne sachant pas vraiment où il se trouve, je reste sur mon approche initiale, je fais une grande boucle par la droite et me redresse caché par le relief du terrain qui forme une arrête remontant vers le sommet. Le vent sur la gauche est parfait et souffle fort, les animaux ne peuvent pas me voir ni m'entendre. Je monte assez rapidement puis, estimant être arrivé un peu au-dessus des 2 boucs, je reviens sur ma gauche en avançant très lentement, tout en ouvrant bien les yeux. Je progresse d'un arbuste à un buisson pour me cacher et observer.

J'avance peu à peu, les animaux ne doivent pas être loin quand j'aperçois le haut du dos et de la tête d'un des boucs qui dépassent de la végétation, au-dessus de moi, à un peu moins de 15 mètres, plus en avant. Je me positionne à genoux à découvert et le laisse venir. Je suis totalement immobile, le bouc s'approche tout doucement en broutant, il est à environ 10 mètres de 3/4 face mais caché en grande partie par la végétation. Mon décocheur est accroché, je suis prêt mais, brusquement, il relève la tête et me fixe. Je reste immobile et baisse les yeux en espérant qu'il m'oublie mais il reste figé à m'observer un moment puis amorce un demi-tour. J'arme mon arc, il fait quelques pas et stoppe presque plein travers, tourné vers le bas. J'aligne vite ma visée, il est à environ 15 mètres, je décoche. Touché, il démarre et fonce vers le bas. Mon atteinte m'a semblé un peu basse. Je réencoche et me redresse. Mon bouc, qui ne peut plus poser sa patte coté tir, rejoint son compère un peu plus bas en-dessous de moi. Les 2 animaux stoppent un instant pour observer autour d'eux sans comprendre ce qu'il se passe. Le second bouc est à environ 30 mètres en contrebas. J'arme, aligne ma visée et décoche. Ma flèche touche la colonne vertébrale et les poumons. L'animal chute sur place en bêlant et se traine sur 15 mètres en perdant beaucoup de sang pour s'immobiliser dans un buisson. Je réencoche rapidement. L'autre bouc est parti sur ma droite en suivant une grosse coulée dégagée. Il peine à se déplacer et bêle. Il stoppe à 50 mètres environ, j'arme, vise un peu au-dessus et décoche mais, au même moment, il démarre et ma flèche qui aurait été bonne se fracasse sur un rocher. Je réencoche rapidement et réarme mon arc, le bouc passe une goulotte qui descend vers la piste puis stoppe plein travers de l'autre côté à environ 60 mètres. Je vise au-dessus, comme tout à l'heure et décoche, ma flèche est déviée par une forte bourrasque et traverse l'animal sous la colonne vertébrale et en arrière. L'animal démarre mais pique vite du nez et chute 10 mètres plus loin pour ne plus se relever.  

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Je commence à suivre le sang du second bouc qui est descendu droit vers la piste

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quand Francisco me fait signe, il y a 3 beaux boucs un peu plus loin. Je retrouve vite mon bouc,

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récupère ma flèche plantée à l'intérieur et la mets au carquois, elle est fêlée à la moitié du tube et une longue bande de carbone s'est soulevée. Il ne me reste plus que 2 flèches tirables. Je descends rapidement jusqu'à la piste alors qu'un beau soleil se lève et inonde tout le paysage. Mon ami m'explique que 3 beaux boucs qui ont un pelage proche des boucs typiques de Majorque ont fait demi-tour en-dessous de moi pour partir vers le pin où il avait vu la chèvre dans ses jumelles tout à l'heure. Il me dit que je peux tirer celui que je veux.

Nous pressons le pas le long de la piste, les boucs ne sont plus visibles mais il pense qu'ils ne sont pas bien loin. Il me montre un passage pour passer le mur de roche qui borde la droite du chemin un peu avant le pin qui nous domine de plusieurs mètres. Il pense qu'ils sont à environ 100 mètres après le pin, je monte doucement et rejoins une végétation arbustive parsemée de pins plus ou moins serrés. J'avance doucement mais la végétation ne me permet pas de voir loin. Je repère un sentier un peu plus haut qui semble longer la zone en parallèle de la piste. Je le rejoins et le longe doucement mais les pins sont de plus en plus serrés et ma visibilité est presque nulle quand j'aperçois le cul d'un animal au pelage rouge foncé qui traverse le chemin à environ 80 mètres plus en avant. Je presse le pas puis ralentis près de l'endroit où je le perds de vue mais rien, il a disparu dans le bois de pin broussailleux sur la droite du chemin. Je longe encore un peu le chemin puis biaise vers la piste dans une zone plus dégagée. Je suis à mauvais vent et n'insiste pas trop. Je reviens vers la piste pour trouver un passage dans les rochers mais constate que le terrain descend en pente douce jusqu'à cette dernière. J'en profite pour la rejoindre facilement.

Alors que j'arrive sur la piste, j'aperçois les 3 boucs dont me parlait mon ami, ils broutent tranquillement à environ 50 mètres en contrebas. Je me serre contre la bordure droite de la piste et me baisse pour être caché par la cassure du talus abrupt qui descend sous la piste. Une approche directe est impossible, j'analyse rapidement le terrain. À environ 200 mètres, la piste fait un virage à gauche et longe un petit bosquet de pins qui descend dans une combe sur sa gauche.

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Les boucs semblent se diriger vers une autre combe parallèle séparée de l'autre par une arrête rocheuse couverte de végétation. Le vent va des pins vers les boucs mais c'est ma seule option. Je presse le pas en longeant la bordure droite de la piste, baissé au maximum pour essayer de ne pas être vu. Les animaux broutent toujours tranquillement en descendant. J'arrive à passer derrière le bosquet de pins sans être vu. Je cherche maintenant un passage pour descendre le talus abrupt dans les pins mais je ne vois rien de facile, le temps presse. Je descends au travers la végétation épaisse et un chaos de rochers. Je traverse ensuite le bosquet. J'aperçois les boucs au travers des branchages, ils sont toujours calmes, à environ 200 mètres. Alors que j'arrive en bas du bois, le dernier bouc regarde vers moi et je me dis que c'est fini mais il regarde ses collègues calmes et se remet à manger en les suivant. Je me faufile dans la végétation arbustive pour descendre dans le creux de la combe et être caché par la crête. Cette fois, les animaux ne peuvent plus me voir. Je descends suffisamment pour que le vent dans mon dos ne leur porte pas mon odeur puis presse le pas pour rejoindre la crête et la remonte doucement. Arrivé au sommet, j'aperçois les boucs qui broutent tranquillement à environ 40 mètres au-dessus de moi. Je me baisse dans la végétation et les observe. Le plus gros de corps et de trophée possède un pelage plus clair qui tire vers le orange, les 2 autres semblent être des animaux typiques de l'île mais je fais confiance à mon ami qui m'a dit que je pouvais tirer n'importe lequel. Le grand bouc s'avance tranquillement en biaisant pour s'éloigner de moi et disparaître dans la combe derrière la crête. Les 2 autres descendent pour venir brouter sur la crête à environ 25 mètres de moi.

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Je fais quelques photos des animaux puis positionne mon viseur sur 25 mètres mais alors que je m'apprête à armer mon arc, les animaux commencent à descendre, passent derrière la crête et je comprends qu'ils vont passer tout près. Je n'ai pas le temps de remettre mon viseur sur 20 mètres, j'arme mon arc, les 2 boucs ressortent dans une trouée à 6 mètres de moi, ils se suivent d'un pas lent. J'aligne ma visée sur le second en essayant de compenser pour ne pas tirer trop haut et trop en arrière. Je décoche, ma flèche se fiche dans son épaule. Les 2 boucs démarrent et bifurquent à angle droit pour stopper à environ 45 mètres. Je réencoche rapidement et arme mon arc alors que le troisième bouc surgit de la combe plus à ma droite et fonce dans la garrigue où je le perds vite de vue. Mon bouc semble mal en point mais je ne sais pas si ma flèche est très bonne. Je décide de le doubler. Je vise un peu au-dessus et décoche. La seconde flèche se fiche près de la première. Le bouc fait péniblement 15 mètres et se couche dans un buisson au pied d'un pin. Le second a démarré mais stoppe vite et reste à 7 mètres de son collègue, ne comprenant pas pourquoi il ne le suit pas.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Il reste un moment immobile à le regarder puis se met à brouter une touffe de graminée. Je reste immobile, mon bouc saigne abondamment mais je ne sais pas s'il va mourir rapidement. L'autre bouc finit pas s'éloigner et disparaître. Je décide d'aller l'achever, je n'ai plus que ma flèche endommagée mais je n'ai pas le choix. Je l'encoche et commence une approche lente. Mon bouc se lève et rentre dans les buissons, je ne le vois plus mais mes 2 flèches dépassent sur la droite de la végétation. J'approche tout doucement jusqu'à 4 mètres de lui. Il est debout, de 3/4 arrière et ne regarde pas vers moi. J'arme, vise derrière l'épaule au travers de la végétation et décoche. Le bouc accuse l'impact et s'effondre sur place. Il se débat un instant au sol, j'entends casser une de mes flèches puis il s'immobilise. Je m'approche de lui,

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

il semble vraiment typique mais son ventre est clair, Paco avait raison.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Je récupère mes flèches. La flèche fissurée a cassé en 2 morceaux, une est intacte et pour la dernière, le pas de vis de la lame s'est cassé au ras de l'insert. Il ne me reste plus qu'une flèche. Je jette un coup d’œil à la piste de sang qui n'est pas très abondante

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022
Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

jusqu'à la reposée debout où le bouc a perdu beaucoup de sang.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

J'appelle mon ami qui me cherche sur le sentier au-dessus de la piste. Je lui donne rendez-vous à la piste principale et commence à remonter. Arrivé à la piste et ne le voyant pas, je le rappelle, il est descendu sur la piste un peu plus haut. Je le retrouve et nous partons chercher mes 2 premiers boucs pour faire quelques photos et les flèches que je n'ai pas récupérées avant de descendre. Je retrouve vite mon premier bouc grâce et la dernière flèche d'achèvement, restée un peu plus haut dans un buisson, mais elle est cassée. Je cherche ensuite les 2 autres sans succès puis pars chercher l'autre bouc. Nous faisons quelques photos souvenir.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022
Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Nous partons ensuite chercher le 3 ième bouc

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022
Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

et faire également quelques photos souvenir

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022
Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

avant de reprendre la piste pour rejoindre la voiture qui est encore à une heure de marche. Je remplace ma lame de chasse par une neuve avant de repartir. Alors que nous revenons sur la piste en biaisant à travers la garrigue pour couper après le bosquet de pins, je repère un bouc au pelage sombre à plusieurs centaines de mètres. Il disparaît en mangeant dans la végétation, Paco me dit qu'il sera très dur à approcher et j'ai déjà fait une très belle chasse nous remontons sur la piste et la suivons pour rentrer. Un peu plus loin nous faisons une petite pause pour boire sur des bancs aménagés pour les randonneurs. La vue sur la mer est magnifique.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Nous repartons.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Plus loin, je repère 2 chèvres qui broutent à environ 150 mètres sur la gauche de la piste sous des pins

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

mais là encore nous les laissons et continuons

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

pour rejoindre la voiture que nous atteignons vers 16h30. Quelle journée de chasse incroyable, très mal partie, à cause du temps ce matin, elle se finit d'une manière incroyable avec 3 beaux animaux sous un soleil radieux et dans un paysage de rêve. Pour finir cette belle journée nous partons manger avec l'épouse de mon ami dans un joli restaurant avec vue sur le coucher de soleil sur le port.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Nous ne chasserons pas demain car je dois être à l'aéroport vers 14 heures. Dimanche matin, nous nous réveillons tranquillement et déjeunons sous un soleil radieux, sur la terrasse de Paco. Nous partons ensuite, en apportant mes affaires, pour le coto de la Vicoria à Alcudia où mon ami espère me montrer les chèvres typiques de l'île. C'est le coto de chasse qui possède la population la plus pure de Majorque. Alors que nous remontons vers le coto, nous apercevons une belle chèvre typique qui rumine couchée paisiblement au bord de la route.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Paco se gare sur un parking près d'un restaurant. Il y a beaucoup de monde venu se promener sur la zone. Un panneau explicatif sur la chèvre de Majorque est planté pour les touristes avec une description en plusieurs langues. 

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Nous empruntons les sentiers du secteur mais pas le moindre animal. Je tombe en panne de batterie avec mon appareil photo. Mon ami repère alors plusieurs animaux qui broutent sur un replat en bordure de mer. Ils sont sur l'ancien stand de ball-trap. Nous descendons en voiture jusqu'au chemin d'accès au cite où Paco repère un petit mâle qui broute tranquillement au bord du chemin un peu plus bas. Il me dit de tenter l'approche, je suis en tenue de ville mais le jeune animal se laisse approcher à 2 mètres avec un autre bouc plus petit que je repère sur la gauche du chemin. Le premier finit pas s'éloigner un peu dans la végétation

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

alors que l'autre se laisse approcher à moins de 1 mètre. 

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Ces animaux ne sont pas chassés et sont habitués à voir du monde sur le bas du coto très fréquenté par les touristes. Ils sont très sauvages plus haut dans la zone chassée comme dans le coto de mon ami. Alors que je remonte, un pick-up arrive dans mon dos. Ce sont les gestionnaires du territoire, Paco les connaît et ils nous autorisent à descendre pour voir les autres animaux de plus près. Un peu plus bas, dans le virage du chemin, une chèvre et un chevreau broutent tranquillement côté mer et un jeune mâle de l'autre côté du chemin. Paco tente une approche sur la chèvre et son petit pour les prendre en photo mais ils s'échappent rapidement. Le jeune mâle lui ne s'occupe même pas de nous. En bord de mer, plusieurs animaux broutent tranquillement. Il est temps d'aller manger à la Bodéga del sol avant de rejoindre l'aéroport.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Un immense merci à mon ami pour cette superbe journée et son accueil si chaleureux. J'espère le voir bientôt chez moi pour aller se mesurer aux chevreuils.

Une chasse des boucs sélectifs au paradis, 22 et 23 avril 2022

Alex

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16 avril 2022 6 16 /04 /avril /2022 13:27

En ce début d'après-midi, je pars faire un petit tour au ragondin. Il est 12h30 quand je pars de chez moi pour rejoindre le secteur d'Aujan Mournède. Je me gare à l'entrée de la prairie puis descends tranquillement par la route. Arrivé au fossé, je commence par jeter un coup d'œil sur la droite, plusieurs grenouilles plongent près de la route. L'eau est boueuse, signe d'une activité récente. Je commence à longer le fossé, faisant plonger d'autres grenouilles. Un mâle colvert décolle au milieu des joncs c'est très certainement lui qui a troublé l'eau. Plus en amont l'eau est d'ailleurs plus claire. Pas le moindre ragondin, je fais demi-tour, en arrivant près de la route une cane colvert décolle des joncs. Je passe la route pour suivre le fossé de l'autre côté.

J'avance doucement vers la zone où j'ai approché 5 ragondins l'autre jour sans pouvoir les tirer. L'arbre qui borde l'autre berge du fossé me cache les trous. En arrivant près des trous, je constate que l'eau est très boueuse, les ragondins étaient de sortie il y a peu.

Petite sortie ragondin, 15 avril 2022

Le vent souffle plus ou moins à la perpendiculaire du fossé, de ma berge vers L'autre. Je m'avance tout doucement pour me poster en face des terriers principaux quand 2 gros ragondins surgissent d'un terrier pour rentrer aussitôt dans le suivant en se coursant. Je me prépare en espérant les voir ressortir mais rien. J'appelle un moment sans succès puis reprends ma progression.

Petite sortie ragondin, 15 avril 2022

Au loin, au niveau d'une buse qui se jette dans le fossé, j'aperçois un gros ragondin qui surgit du blé et fonce vers le fossé au travers de la bande enherbée d'environ 6 ou 7 mètres de large que je longe. Je continue ma progression lente quand 2 ragondins sortent de sous la berge opposée à quelques mètres de moi et se débinent de cul en rasant la berge opposée sous laquelle ils disparaissent par moment. J'arme mon arc et aligne le plus proche qui se débine au milieu du fossé à environ 12 mètres. Je décoche, à l'impact, le ragondin et tué sur le coup alors que le second fonce au terrier à 2 mètres plus en avant. Je réencoche, m'avance doucement et me poste en face du terrier où est rentré le fuyard. L'eau bouge encore. Je tente d'appeler mais rien ne vient et l'eau se calme alors que le sang du ragondin mort rougit le fossé.

Petite sortie ragondin, 15 avril 2022

Je récupère mon ragondin et ma flèche restée en travers. Elle rentre au milieu du dos sur la gauche de la colonne vertébrale et sort dans la gorge. Je le pose sur la berge et continue ma chasse.

Quand j'arrive à l'endroit où le gros a plongé, l'eau bouge à l'entrée d'un gros terrier de la berge opposée. Je me calle au dessus d'un terrier effondré qui longe la buse qui se rejette au fossé, à environ 7 mètres de l'entrée du terrier où l'eau bouge. Cet effondrement me permet de voir l'intérieur du terrier côté fossé. Je commence à appeler et immédiatement, j'entends démarrer un ragondin sous mes pieds dans le terrier. Il commence à gronder mais il ne est derrière moi, du côté du terrier que je ne vois pas. Je continue à appeler mais l'eau se calme à l'entrée du terrier.

Je me remets en mouvement, un peu plus loin, un chevalier s'envole du fond du fossé en protestant, je traverse le fossé avant qu'il ne bifurque à droite pour rejoindre le ruisseau en longeant une haie épaisse. Le long de la haie se trouvent de nombreux terriers alors que le fossé est beaucoup plus encaissé et j'avance tout doucement en espérant surprendre et un ragondin. Je repère un petit remous sous un tronc couché contre mon côté de verge et tente d'appeler mais rien ne vient et le remous se calme. Je rejoins le ruisseau et le longe en direction de l'habitation mais le vent est dans mon dos. Pas de ragondin en vue dans la prairie. Près de l'habitation, un troupeau de blondes d'Aquitaine broutent tranquillement. J'avance doucement sans rien voir et me déconcentre un peu. Alors que j'arrive au bout de la zone chassable un ragondin de taille moyenne surgit des herbes hautes de la prairie et fonce vers le fossé où je le perds de vue. Une bande de ronces me cache le ru, j'avance un peu pour trouver un passage pour le traverser et longer l'autre rive pour trouver le terrier du ragondin mais je ne le trouve pas. Je retraverse le ru pour rentrer en le longeant. Une grosse grenouille prends le soleil près du tronc sous lequel l'eau s'agitait tout à l'heure, c'était peut être elle.

Petite sortie ragondin, 15 avril 2022

Après le virage, je relève, au même endroit, le même chevalier qui s'envole à nouveau du fond du fossé en protestant. Quelques hirondelles survolent les blés en rasant la culture. Je m'approche doucement du terrier effondré mais je me fais surprendre par le ragondin qui recule brusquement dans la pénombre du terrier. Avec ce soleil impossible de voir quoi que ce soit dans l'ombre du terrier, ce n'est pas la peine de rester poster, je ne verrai pas arriver le ragondin. Je récupère mon ragondin et rentre à la voiture.

Petite sortie ragondin, 15 avril 2022

Je pars pour Saint-Arroman, je me gare près du Sousson après avoir traversé le ruisseau par le passage busé. Un Héron cendré se pose à environ 200 mètres plus en aval. Alors que je m'approche du ruisseau un martin pêcheur arrive au ras de l'eau sur droite du cours d'eau. Il fait une pirouette au ras de la berge et semble disparaître dans les ronces qui bordent l'eau, je m'avance doucement mais rien, il a disparu. Avant de partir, je dégage les 3 passages de buses sous le pontons en béton en retirant le bois mort bloqué en travers, cela évitera que l'eau passe par-dessus le ponton lors des prochaines pluies. Je remonte doucement le Sousson mais l'eau limpide est très calme, juste je dérangerai à nouveau le martin pêcheur qui s'enfuira en suivant le lit du cours d'eau.

Je fais demi-tour un peu plus loin et repasse le ponton pour continuer à longer le ruisseau par la droite. Le secteur est très calme, le héron décolle devant moi dans le lit du ruisseau. Un peu plus loin c'est un mâle colvert qui démarre et fuit en volant au-dessus du cours d'eau. Encore un peu plus loin, un gros ragondin sort de la végétation qui borde l'eau de mon coté du ruisseau, se met à l'eau et plonge aussitôt pour disparaître avant que je n'est le temps de réagir. Je traverse doucement le ruisseau et remonte le talus abrupt pour aller me poste et appeler en face de l'endroit où il a disparu. Rien ne bouge, je reprends ma chasse mais toujours rien malgré les nombreux indices de fréquentation. Avant d'arriver à la route de Masseube, je dérange à nouveau le héron puis le mâle colvert. Je fais demi-tour au niveau de la route puis traverse la bande de blé étroite qui longe le Sousson pour remonter vers un lac un peu plus haut. Alors que je passe la digue du lac, 2 mâles colverts, qui traversaient le plan d'eau à l'autre bout de ce dernier, prennent leur envol. Je fais tranquillement le tour du lac. Pas de ragondin en vue mais les joncs coupés et des crottes fraîches attestent de leur activité sur le secteur. Une cane colvert surgit des joncs alors que je termine le tour du plan d'eau. Je redescends vers le ruisseau, de nombreuses grenouilles sautent dans la flaque à la sortie du déversoir. Le chant des grillons emplit l'air, il faut déjà chaud, je décide de rentrer. Pour préparer mon ragondin qui servira de repas à mes chiens.

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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