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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 11:02

Après une première sortie où je n'ai pas vu de cerf, juste 2 brocards, un petit sanglier, 2 biches et un faon, je retourne chasser, ce matin, sur le même secteur. Je me gare un peu avant 7 heures en haut de la piste avant qu'elle ne redescende vers Jumet. Il fait du crachin épais, ce sera parfait pour la chasse. J'ouvre la portière pour écouter la montagne mais pas le moindre brame. J'attends le lever du jour puis pars par la piste en redescendant vers Jumet. J'avance tout doucement en surveillant régulièrement en dessous et en dessus de la piste mais rien ce matin. Apercevant une voiture garée près d'une grange en contrebas, je décide de faire demi-tour pour aller chasser le long d'un petit sentier qui longe sous la crête rocheuse et où j'ai vu les 2 brocards et le petit sanglier dimanche dernier.

Petit brocard portant 2 dagues aperçu à environ 100 mètres en contrebas du sentier le 12 septembre

Petit brocard portant 2 dagues aperçu à environ 100 mètres en contrebas du sentier le 12 septembre

Vieux brocard amaigri venu s'arrêter à 20 mètres de moi un peu plus loin sur le sentier le 12 septembre

Vieux brocard amaigri venu s'arrêter à 20 mètres de moi un peu plus loin sur le sentier le 12 septembre

Les nuages semblent vouloir se dissiper et laisser place à un ciel dégagé. Je repasse à côté de ma voiture et quitte la piste sur la droite pour le petit sentier qui s'enfonce dans le bois. J'avance tout doucement avec le vent dans le dos en espérant voir les animaux en-dessous et en-dessus du chemin.

je n'ai pas fait 30 mètres au milieu des noisetiers épais qu'un animal démarre en-dessous de moi en faisant rouler des pierres. La faible luminosité et l'épaisseur de la végétation ne me permettent pas de l'apercevoir. Je suis sa progression à l'oreille un court instant avant le retour au calme. J'avance un peu plus sur le chemin quand un autre animal démarre, cette fois au-dessus du chemin. C'est une biche. Elle vient se planter à 7 ou 8 mètres de moi, en plein milieu du sentier. Nous nous regardons un court instant puis elle démarre et remonte bruyamment dans les éboulis de blocs de granite qui dominent le chemin. Elle s'éloigne en poussant des cris d'alerte. Je reprends ma progression très lentement en m'arrêtant tous les quelques pas pour observer et écouter. La biche donne toujours l'alerte et avance en avant de moi. Un peu plus loin, un animal démarre à environ 40 mètres au-dessus de moi sans que je puisse dire s'il s'agit de la biche ou d'un autre grand cervidé. Les cris de la biche semble venir de plus loin et finissent par stopper. Le bruit des gouttes d'eau qui tombent des arbres couvrent un peu les bruits du sous-bois.

La grande hêtraie s'éclaircie peu à peu et je débouche sur une grande clairière couverte de feuilles mortes et de débris de bois mort.  Je la traverse doucement pour rejoindre une crête rocheuse qui redescend sur la gauche et la passe pour progresser très lentement entre les hêtres et les houx. Un peu plus loin, j'aperçois du mouvement en contrebas à un peu plus de 100 mètres. Une biche et son faon sont au gagnage entre quelques gros hêtres, ils tournent et retournent sur le secteur. Je les observe un moment puis reprends ma progression lente. La biche ne tarde pas à me repérer et démarre en entraînant son faon pour disparaitre un peu plus loin dans le bois. 

Je décide de redescendre tranquillement vers une large piste en contrebas. J'avance toujours très lentement avec le vent sur ma gauche qui biaise vers le bas. Alors que j'arrive à environ 70 mètres de la piste j'aperçois un sanglier de plus de 60 kg qui fouille le sol forestier, je n'ai pas l'autorisation de le tirer mais je décide de tenter l'approche. J'avance tout doucement, vers l'animal absorbé par son repas en bordure basse de la piste. Alors que je ne suis plus qu'à 30 mètres, il lève la tête et regarde vers moi, je me fige et aperçois alors une petite bête rousse d'environ 20 kg qui fouille le sol un peu plus à gauche sous la piste. Le sanglier recommence à fouiller le sol, j'avance encore un peu et me rends compte qu'il y a d'autres sangliers, un autre gros de la même taille que le premier fouille le sol un peu en avant du premier que j'avais vu et plusieurs bêtes rousses sont dispersés en-dessous de la piste. J'avance doucement, je ne suis plus qu'à 20 mètres. Un des gros relève la tête. Je stoppe net derrière un gros hêtre, il observe un court instant et se remet à fouiller le sol. Un autre gros sanglier arrive bruyamment plus en arrière quand un brame retentit en contrebas. Les 2 premiers gros sangliers, prennent la piste et s'avancent tranquillement nez au sol puis biaisent pour remonter le talus et venir stopper à environ 12 mètres de moi, ce sont 2 laies, je m'avance un peu vers elles quand une bête rousse prend la piste pour les rejoindre et aperçois mon mouvement. Je me fige, elle démarre en soufflant mais mais ralentit vite en voyant les deux adultes qui fouillent tranquillement le sol. Elle remonte le talus et vient fouiller le sol juste en avant d'eux, à environ 10 mètres de moi. Les autres bêtes rousses fouillent les feuilles mortes en-dessous de la piste avec le troisième gros, j'en compte 5 de plus, soit 9 sangliers. Le vent n'est pas bon et souffle vers le trio de sangliers à ma droite. Il finissent par me sentir, une laie souffle puissamment puis gronde avant de démarrer, les sangliers démarrent tous mais s'arrêtent rapidement éparpillés sur et sous la piste pour humer l'air et observer tète haute, la laie gronde à nouveau et fonce dans le bois sous la piste, les gros et une partie des bêtes rousses la suivent et disparaissent. Une bête rousse retardataire démarre plus à gauche, sous la piste, en grognant et stoppe plusieurs fois avant de disparaitre elle aussi.

Je descends doucement vers la piste pour tenter de trouver le cerf qui a bramé en espérant que la débandade des sangliers ne l'ait pas fait fuir. Alors que je m'avance au bord de la piste, je stoppe net en apercevant un énorme cerf couché à environ 60 mètres en contrebas. Impossible de voir les bois, je n'ai qu'un bracelet pour un moins de 10 cors. Je décide de tenter de me rapprocher. J'avance tout doucement vers 2 gros hêtres un peu plus à gauche à 10 mètres en contrebas. Je calcule chaque pas mais rapidement le cerf regarde vers moi. Je me fige un instant, il tourne la tête, j'avance très lentement de 2 ou 3 pas, il regarde à nouveau vers moi. Le premier gros hêtre n'est qu'à 3 mètres. Je reste immobile, il détourne le regard, j'avance vers le hêtre et arrive derrière quand il regarde à nouveau vers moi et se relève. Il regarde fixement vers moi et je ne peux plus avancer, je ne vois pas bien ses bois. Il est à environ 50 mètres, je tente d'imiter un raire de jeune cerf. Le grand cerf commence à monter vers moi de quelques pas en baisant vers la droite pour prendre le vent. Il stoppe à environ 45 mètres et sa tête se dégage, c'est un 14 cors, il est trop gros pour mon bracelet. Je décide de voir si je peux le faire venir encore un peu. Je pousse un second raire, il s'avance encore de quelques pas et stoppe à environ 40 mètres mais croise mon odeur et démarre bruyamment pour foncer dans la pente et disparaître.

Je remonte sur la piste et la suis doucement en surveillant au-dessus et en-dessous. Je marche un moment sans rien voir des geais donnent de la voix plus bas, signe qu'un animal se déplace mais je décide de suivre la piste plus silencieuse que le tapis de débris végétaux qui couvre le sous-bois. Des souilles très fréquentées ponctues la piste. Alors que j'arrive sous la grande clairière traversée tout à l'heure. Un bruit de bois cassé me fait lever les yeux au dessus de la piste. Un grand cervidé est remonté au travers du bois et je l'ai perdu de vue derrière quelques gros hêtres, juste sous un éboulis de blocs de granit qui remonte vers la crête. J'avance tout doucement sur le chemin et finis par apercevoir une jeune biche au travers des arbres. Elle regarde vers moi à environ 100 mètres puis démarre pour croiser la piste à environ 200 mètres et disparaître dans le bois en contrebas.

Je poursuis ma progression très lente en stoppant régulièrement pour écouter et observer. Plus loin, je stoppe net en apercevant une tâche rousse à 8 mètres sous la piste. Je recule tout doucement et comprends qu'il s'agit d'un chevreuil dont je ne vois que l'arrière train au travers des branchages. Il reste un court instant immobile puis démarre dans la pente, c'est une chevrette. Au même moment, un gros bruit de branches et de feuilles qui s'agitent plus en avant se fait entendre. Je tente d'en déterminer la provenance alors qu'un chevreuil about en contrebas au milieu des cris de geais. Pensant qu'il s'agit d'un cerf qui frotte ses bois, je tente de m'approcher doucement mais impossible de voir l'animal qui s'est éclipsé. Les soules boueuses ont été fréquentés cette nuit et une énorme coulée très marquée remonte dans le talus au milieu de la végétation dense. 

Je continue à suivre la piste et rejoins celle que j'ai prise pour monter en voiture ce matin. Je remonte en la suivant tout en surveillant le secteur sans succès. Dans un virage en épingle qui remonte vers ma voiture sur ma gauche, je quitte la piste principale pour en prendre une autre qui s'enfonce dans les sapins. Je la suis un instant tout en surveillant le sous-bois. Rien, je décide de faire demi-tour quand je remarque une grosse salamandre morte sur la piste. Des spasmes agitent encore sa queue, une voiture a dû lui rouler dessus récemment. Je la dépose dans le bois pour lui éviter de finir totalement aplatie puis fais demi-tour. Juste avant de rejoindre la piste principale, je prends un chemin qui remonte droit vers la crête sur ma droite. Je progresse doucement dans la forte pente, des pieds frais de cerf descendent en la longeant. Les geais s'agitent plus haut, peut être des animaux en mouvement. Je remonte en ouvrant bien les yeux mais rien en vue. Alors que j'arrive dans une petite zone de fougères, juste en-dessous de la crête, une biche, cachée par la végétation, démarre à quelques mètres de moi et passe la crête pour stopper à environ 100 mètres en contrebas. Elle observe un peu autour d'elle puis repart et disparaît. 

je remonte en suivant la crête tout en observant alternativement les fougères sur le penchant de gauche et le sous-bois de conifères sur l'autre côté. Un peu plus haut, je biaise à droite pour contourner la pointe rocheuse de la montagne par le sous-bois de sapins. J'avance doucement par les coulées de cerfs et de sangliers, au milieu d'un paysage de blocs granitiques couverts d'une mousse bien verte et de sapins morts tombés au sol.

Seconde sortie de la saison à Beyrède-Jumet, 17 septembre 2021

Malgré deux petits sapins frottés de frais et quelque tas de crottes, je ne verrai pas d'animaux. Les geais donnent de la voix plus bas. Arrivé au bout de la pointe rocheuse, je remonte vers la crête puis rattrape un sentier mal marqué qui redescend vers la piste qui descend à Jumet. Au départ le sentier et plus composé de plusieurs coulées plus ou moins parallèles. Je suis tout doucement l'une d'entre elles dans le sous-bois brumeux de feuillus.

Au bout d'un moment, je suis surpris par un jeune 4 pointes qui remonte sur la coulée que je suis, à environ 30 mètres de moi et démarre pour descendre en la suivant. Il stoppe à environ 40 mètres plein travers et regarde vers moi. J'attends immobile, il repart et stoppe à environ 100 mètres, regarde encore un instant vers moi puis redescend en donnant l'alerte, stoppe sur un replat un peu plus bas. Il pousse un second grondement puis disparaît dans la végétation. Je m'avance doucement pour me rapprocher un peu au cas où il ne serait pas allé loin mais focalisé sur ce cerf, je n'avais pas vu le second, couché à environ 20 mètres en-dessous de moi dans quelques buis épars. Il se lève, c'est un petit 8 ou 10 cors, et descend pour disparaitre dans le bois. Je l'entends un moment casser du bois sans qu'il ne semble s'éloigner beaucoup. Je tente de descendre un peu mais il a disparu, je rejoins ainsi le vrai chemin et le suis pour descendre en surveillant autour de moi.

Alors que je suis bientôt à la piste, je remarque une grosse couche au milieu du chemin. Elle est sèche alors que le sol est détrempé. Un animal était là il y a peu. Je redouble de vigilance et continue à descendre quand je tombe nez à nez avec un faon seul au milieu du chemin à 10 mètres de moi. Il démarre et remonte dans les fougères sur ma gauche. Il est 10 heures, je décide de rentrer, je rejoins la piste et remonte vers ma voiture tout en jetant un denier coup d'œil autour de moi mais pas d'autres animaux.

Seconde sortie de la saison à Beyrède-Jumet, 17 septembre 2021

Alex

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10 juillet 2021 6 10 /07 /juillet /2021 08:48

Ce matin, j'ai décidé d'aller sur un secteur chassé en début de saison mais les fauches et les moissons n'ont pas laissés beaucoup de couvert et je crains de ne pas revoir les 3 brocards repérés sur ce grand secteur du territoire. Je gare ma voiture près du vieux moulin et prends le chemin de terre qui délimite le territoire entre la bande boisée qui suit la rivière à ma droite et un bois à ma gauche. Après environ 200 mètres, le bois à gauche laisse place à une grande friche partiellement colonisée par des petits frênes de 1 à 2 mètres de haut. Je scrute un instant la friche, du bord du chemin, caché derrière les arbres qui le bordent. Rien en vue mais la luminosité est encore faible. Une bande de bois avance dans la friche à environ 80 mètres au-dessus de moi. Je remonte doucement au travers de la friche dans l'herbe détrempée de rosée pour rejoindre cette bande boisée puis la longe sur la droite vers son extrémité. J'y marque une pause pour observer le secteur, rien au-dessus de la bande boisée, rien sur ma gauche au-dessus de la friche vers une petite parcelle de vigne, rien en avant. J'hésite un passage a été girobroyé à moitié friche, un autre le long du grand bois dont une langue s'avance dans la friche. J'hésite à prendre celui du haut mais me décidé à prendre l'autre. J'avance doucement dans la friche pour rejoindre le passage puis le longe doucement en suivant la lisière du bois. Un peu plus loin le passage descend sur la droite en suivant le bois. Alors que je commence à descendre, je stoppe net en apercevant un chevreuil qui broute contre le blé mêlé de fèveroles à environ 90 mètres, sur le haut de la friche près de la grosse haie qui en longe la partie haute.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

J'ai de la chance qu'il ne m'ait pas vu. Je me cale contre les petits frênes et observe. Rapidement, il lève la tête. C'est un brocard. Si j'étais passé par le passage girobroyé du haut j'aurais pu l'approcher facilement à moins de 10 mètres. Tenter l'approche d'ici est compliqué d'autant plus que le vent tourne régulièrement. Je décide de tenter quelques appels. Le brocard qui avait repris son repas relève la tête et regarde vers moi sans bouger. J'insiste un peu mais j'aperçois au loin dans la culture, derrière lui, une chevrette qui vient droit sur moi. J'attends un peu avant de réappeler mais je sais déjà que je viens de bousiller ma chasse. La chevrette a stoppé à environ 300 mètres et regarde vers moi. Foutu pour foutu, je reprends mes appels. La chevrette redémarre et fonce droit sur le brocard qui surpris fait un grand bon de côté en aboyant et disparaît dans la végétation. Je stoppe un instant mes appels alors que la chevrette surprise également est remontée pour stopper contre la haie, en haut de la friche. Je ne la vois pas car elle est cachée par la végétation haute de la friche. Je cherche du regard le brocard sans succès. Ma seule chance est qu'en faisant venir la chevrette j'arrive à le faire suivre. Je reprends mes appels, la végétation s'agite et la chevrette fonce vers moi pour stopper à environ 20 mètres. Elle regarde vers moi, j'arrête d'appeler et attends en espérant voir arriver le brocard mais la chevrette redémarre en aboyant et disparaît derrière le bois dans mon dos. Je reprends rapidement les appels pour la maintenir autour de moi. Elle revient immédiatement mais reste à distance. Elle tourne et retourne en aboyant mais le brocard ne vient pas. Elle finit par fuir vers la haie alors que le vent tournant vient de me trahir. Elle disparaît rapidement et aboie un instant avant le retour au calme. C'est alors que j'aperçois le brocard dans les petits frênes, à environ 70 mètres, plein travers. Il regarde fixement vers le bas de la friche. Il est magnifique, un très gros six pointes. Je n'ai pas le choix, ma dernière chance, je tente une approche. Je remonte doucement au travers des petits frênes en poussant un petit coup de Butollo par moment pour distraire le brocard et lui faire penser que je ne suis pas un humain. J'avance tout doucement mais je rencontre vite un tapis de jeunes ronces d'environ 60 à 80 cm d'épaisseur. Ce tapis bruyant m'oblige à faire de grands pas en levant bien les pieds. J'avance très lentement  mais ne peux pas éviter le bruit. Curieusement, le brocard ne regarde presque pas vers moi et reste fixé sur quelque chose en bas de la friche, au bord du bois. J'arrive ainsi à environ 40 mètres de lui. La zone de frênes s'épaissit, il me faut encore avancer en essayant de mettre les arbustes entre moi et le chevreuil. Le vent n'arrête pas de tourner et finit par me trahir. Le brocard démarre alors que je suis encore à 35 mètres et fonce vers le bois en contrebas en aboyant.  Je presse le pas pour tenter de l'apercevoir mais il remonte déjà dans le bois, toujours en aboyant. J'ai tout fait à l'envers mais c'est aussi ça la chasse, je n'ai pas fait les bons choix et ça m'a coûté cet échec. Si je ne tue pas un brocard ce matin, je me promets de revenir sur le secteur pour me confronter à ce superbe animal. 

je remonte vers le bout de la haie et rattrape une coulée très marquée qui remonte vers la route. Alors que j'avance tranquillement. J'aperçois la chevrette qui m'observe à environ 100 mètres contre la haie. Elle finit par se débiner alors que je poursuis ma progression. La coulée débouche un peu plus haut sur un énorme chaudron. Une laie a fait ses petits dans le secteur ce printemps. La coulée continue vers le sommet de la colline et je la suis pour arriver à la route de crête. Je prends à droite en suivant la route pour rejoindre le coin d'un bois que je suis tranquillement pour redescendre dans le bas de la combe en surveillant le secteur très dégagé. Le blé du penchant opposé est moissonné sur la partie basse. J'arrive au coin du bois et jette un coup d'œil sur le blé puis sur la bande d'herbes hautes qui borde le bas du bois. Rien, je remonte par une coulée de sanglier dans le blé jusqu'au bord d'un bosquet. Je prends à gauche pour le longer sur une coulée très marquée, les nombreux passages de sangliers ont défoncé le sol où les pieds de toutes tailles sont encore visibles. Un peu plus en avant, une zone humide partiellement desséchée a servi de souille assez récemment. Je m'avance pour l'observer quand une chevrette surgit du blé à environ 30 mètres et fonce dans la culture. Je continue à longer le bois puis une petite friche à l'angle de laquelle je remonte vers la route de crête par un passage de blaireaux dont je passe les terriers en bordure de la friche sur ma droite. Arrivé à la route, je la traverse  pour redescendre sur le penchant suivant sur la droite d'un petit bosquet. Rien sur ce secteur, je descends jusqu'à une haie qui rejoint un bois sur ma droite et prends à gauche pour la longer, elle laisse vite place à une rangée d'arbres espacés qui suivent un fossé séparant 2 parcelle de luzerne. Une revenant vers le bois à droite et l'autre partant vers un blé et les vignes sur ma gauche. J'avance doucement mais toujours rien. J'arrive sur un chemin de terre enherbé qui longe le bas de la combe. Rien dans la prairie rentrant dans le bois sur ma droite. Rien dans la prairie remontant derrière une grosse haie sur le penchant opposé et jouxtant une vigne revenant vers moi. Je prends à gauche sur le chemin. Habituellement, je remonte toujours avant une vigne qui s'étend jusqu'à la route. Ce matin, quelque-chose me dit de longer le bas de la vigne pour en contrôler les rangs avant de remonter. Un lièvre est au gagnage entre 2 rangs. Arrivé à la route, je remonte tranquillement en contrôlant les rangs de plus en plus courts et alors que j'arrive au dernier rang, j'aperçois un jeune brocard longeant le haut de la vigne à environ 70 mètres.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Il a stoppé juste avant le dernier rang et je sens qu'il va bifurquer pour descendre entre les 2 derniers rangs. Je me décale rapidement pour dépasser le dernier rang et revenir le plus vite possible au bout de ce dernier. Calé contre le premier cep de vigne, je me penche doucement à gauche. Le brocard est là, de face, au bout du rang et regarde vers moi sans me voir.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Je reste immobile, il reste un moment sans bouger puis il commence descendre vers moi en suivant le rang sur environ 10 mètres. Il commence alors à brouter paisiblement tout en avançant, zigzaguant entre les 2 rangs. Il se rapproche ainsi lentement d'une vingtaine de mètres puis commence à descendre vers moi en suivant le rang de gauche. Il avance d'un pas décidé sur environ 10 mètres, s'arrête pour brouter puis continue à descendre d'un pas rapide. Il n'est plus qu'à 20 mètres. Je me penche derrière le rang pour armer mon arc à couvert et me recule d'un pas puis me penche doucement à gauche pour l'aligner dans mon viseur. Je le suis alors qu'il se présente de 3/4 face. Il ralentit doucement, il n'est plus qu'à 8 mètres au pas lent. Je cale mon pin's sur le défaut avant de l'épaule et décoche. Ma flèche semble bonne et le traverse, cassant une patte arrière au-dessus du genou au passage. Il démarre en trombe et prend à gauche pour traverser le rang au bout duquel je suis et se jeter dans une haie à ma droite. Empêtré dans la végétation, il se débat et s'immobilise rapidement. Le pensant mort, je remonte chercher ma flèche quand j'entends un gros bruit dans mon dos. En me retournant, j'ai juste le temps de voir passer mon chevreuil, ventre à terre, qui rentre dans la vigne. Je ne comprends plus rien, je continue à monter et trouve ma flèche posée au sol derrière le rang de gauche.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Elle n'est pas maculée de sang et ressemble à une flèche d'attente musclaire, je la remets au carquois puis réencoche une flèche pour entamer ma recherche. Je longe tranquillement le premier rang de vigne après la haie et trouve rapidement du sang.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Un passage dans la vigne coupe les rangs à peu près à la moitié de leur longueur. La piste est très fournie,  et rentre dans la vigne à environ 10 mètres du passage. Je la suis facilement en contournant chaque rang par le passage puis en revenant entre les rangs suivants pour recouper le sang.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021
1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Après avoir passé quelques rangs, le chevreuil a laissé une touffe de poils ensanglantée sur une motte de terre en passant le rang suivant.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

La piste est de plus en plus abondante.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021
1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021
1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Après environ 25 mètres de recherche dans la vigne, je retrouve mon chevreuil couché entre 2 rangs et finissant de mourir. Il n'a pas fait 50 mètres depuis l'endroit du tir. Je reste sans bouger. Il s'immobilise rapidement.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Je pars le récupérer et apposer mon bracelet avant de lui rendre les honneurs pour quelques photos souvenirs.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Ce n'est pas un grand trophée mais, à l'arc, il faut savoir prendre les occasions quand elles se présentent. Je chasse mes chevreuils d'été uniquement à l'approche et à la rencontre sans m'acharner sur les grands trophées. C'était mon dernier bracelet sur ce territoire, on verra si je recroise le grand brocard l'an prochain, il aura encore cet été pour assurer sa descendance. Je le vide et l'examine alors qu'un brouillard épais enveloppe le paysage. Ma flèche rentre au défaut avant de l'épaule mais ne rentre pas dans la cage thoracique. Elle a entaillé les côtes sur 20 cm en bas du coffre et décollé l'épaule des côtes en sectionnant au passage l'artère qui alimente la patte avant. Elle ressort ensuite au niveau du sternum et casse la patte arrière au passage. J'attache les pattes du chevreuil et le charge sur mon épaule pour retourner à la voiture. Sur le retour, je rencontre un justianais curieux qui, interpellé par les aboiements de son chien alors que je longe sa clôture, vient à ma rencontre pour discuter un peu de ma façon de chasser. J'en profite pour poser un moment le chevreuil avant de repartir. Sur le retour en voiture, je croise un beau brocard à plus de 100 mètres dans les blés d'Ordan-Larroque. Il rejoint sa chevrette au  bord d'une haie qui borde la culture, je m'arrête pour tenter de le prendre en photo dans le brouillard.

1 tiens vaut mieux que 2 tu l'auras, 10 juillet 2021

Alex

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7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 06:55

Ce soir, il fait gris et il ne fait pas trop chaud, je décide de partir un peu plus tôt pour aller faire un tour dans un secteur de vignes où j'ai repéré un bel assassin qui s'est déjà joué de moi par deux fois. La première fois, je l'ai approché à 10 mètres dans un grand blé et je suis resté un moment près de lui sans pouvoir voir plus que ses oreilles et ses bois dépassant des céréales avant que le vent tourne et ne le fasse partir. La seconde fois, je l'avais repéré de loin alors qu'il rentrait dans le tournesol attenant au même champ de blé. Alors qu'il avançait en frottant ses bois sur quelques pieds de tournesol et broutait les feuillages de la haie bordant la culture, j'ai commencé à l'approcher au travers des tournesols mais encore une fois le vent tournant m'a trahi et il s'est enfui vers le blé où j'ai tenté de l'approcher une autre fois mais encore une fois le vent m'a trahi alors que j'étais à une trentaine de mètres de lui.

Je me gare, vers 19 heures, au bord de la route contre une plantation de chênes américains. Avant d'attaquer le secteur de vigne, je décide de traverser la route pour aller prospecter une zone de luzerne où je n'ai pas encore mis les pieds cette année. Je remonte le talus du fossé de la route et m'avance dans la luzerne en biaisant vers une grosse haie qui la sépare d'une parcelle de tournesols.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

En arrivant au coin de la haie qui bifurque à gauche à angle droit, j'aperçois quelque chose en bas de la parcelle près d'une bande boisée. Je stoppe un moment pour tenter s'identifier l'animal que je pense tout d'abord être un renard mais qui est en fait un très gros lièvre. C'est alors qu'en tournant la tête à gauche, j'aperçois à environ 200 mètres, un chevreuil dans la luzerne près de la haie. Sa carrure élancée me fait d'abord penser à une chevrette couchée qui regarde vers moi.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je reste immobile et l'observe un instant. Alors que le chevreuil tourne la tête, il me semble distinguer de petits bois. Ce serait donc un brocard. Il se met à brouter tranquillement, la hauteur de la luzerne est trompeuse, il est en fait sur pieds. Je décide de tenter une approche mais la faible hauteur de végétation ne va pas me faciliter les choses. C'est alors que je remarque une belle coulée de blaireau dans la bordure interne de la haie. Elle va me permettre de tenter une approche.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je m'avance tout doucement en suivant la coulée tout en surveillant le petit brocard entre les troncs des arbres qui bordent la luzerne. Le sol est jonché de feuilles mortes et de bout de bois morts, je dois calculer chacun de mes pas pour ne pas faire trop de bruit. Le chevreuil broute sur place. Alors que je suis à environ 80 mètres du chevreuil, la coulée est barrée par des buissons, je ne peux plus avancer à couvert. Je dois contourner tout doucement un gros arbre au travers d'une touffe de végétation, en bordure de la luzerne avant de revenir sur la coulée juste après.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je reprends ma progression lente et il me faut maintenant passer sous le tronc d'un arbre tombé dans la haie.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je ne suis plus qu'à 60 mètres du brocard qui a à peine bougé. Un merle décolle bruyamment devant moi et je me fige mais le chevreuil ne semble pas avoir entendu. J'attends un instant puis recommence à avancer. Je gagne encore 10 mètres mais à nouveau la coulée s'interrompt et il le faut sortir à découvert pour continuer mon approche. Je décide de tenter d'appeler au Butollo. Je lance deux appels brefs espacés. Le brocard relève la tête et regarde vers moi mais ne bouge pas. J'attends un moment, il reste immobile un instant puis se remet à brouter. Je tente 2 appels de plus mais le brocard regarde à nouveau vers moi mais refuse de venir. Je reste immobile un moment, le brocard finit par se remettre à brouter mais se tourne de cul. Il s'éloigne doucement en baisant vers le bas de la luzerne et en broutant tranquillement. Je sors sur la luzerne sur quelques mètres puis reprends la coulée, j'essaie de réduire la distance mais il poursuit son chemin et le sol bruyant ne me permet pas de presser le pas. Il me distance et arrivera au bois dans 40 mètres. Je ressors mon appeau alors qu'il est à environ 100 mètres. Dès les premiers appels, il redresse la tête et se retourne. Je lance quelques appels de plus et le voilà qui revient. J'arrête d'appeler un instant, il avance tranquillement en broutant en suivant une parallèle à 40 mètres de la haie. Je suis un peu trop dégagé, je me recule doucement pour me caler contre un gros arbre. Alors qu'il a fait environ 30 mètres, je tente de rappel. Il regarde vers moi puis repart et cette fois il monte droit sur moi. Il avance d'un pas lent et s'arrête par moment pour chercher du regard. Il zigzague un peu mais continue à se rapprocher. Il n'est plus qu'à 25 mètres et je n'ai pas encore armé. Il baisse la tête et détourne un court instant son regard. Je monte mon arc et l'aligne vers lui. Il redresse la tête et poursuis son chemin. Je profite d'une baisse d'attention pour armer tout doucement mes 71 livres. Il n'a pas remarqué mon mouvement et monte toujours sur moi de 3/4 face. Je le suis dans mon viseur et le laisse venir jusqu'à 8 mètres. Ma visée est calée sur son épaule, je décoche. Ma flèche le traverse et il fait volte-face pour foncer vers la bande boisée en contrebas. Des jets de sang sortent de son flanc gauche. À mi-pente il semble partir à gauche mais se ravise vite et continue à descendre pour disparaitre dans la bande boisée au moment où il semblait vaciller.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

J'ai oublié mon appareil photo à la voiture, je pars le chercher avant d'attaquer ma recherche, j'en profite pour prendre quelques photos en revenant vers la zone du tir. La draille du chevreuil est bien visible dans la luserne. Je trouve vite le premier sang.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
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Je cherche maintenant ma flèche que je retrouve assez rapidement plantée au sol.

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Je la remets au carquois et commence à suivre le sang dans la luzerne. La draille du chevreuil et le sang sont bien visibles et facile à suivre.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

À la sortie de la luserne, la piste est toujours bien visible sur l'herbe rase.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
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En franchissant le ru qui borde la bande boisée, chevreuil a laissé pas mal de sang dans la végétation.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Il a éclaboussé le tronc d'un gros arbre de l'autre côté.

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La piste s'intensifie dans la bande boisée en prenant à gauche et j'aperçois vite mon chevreuil mort sur le flanc un peu plus loin.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je m'approche de mon brocard, ma flèche est rentrée dans l'épaule et ressort juste avant la panse.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

J'appose mon bracelet et lui rends les honneurs avant de faire quelques photos souvenir.

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Je jette un coup d'œil rapide dans la luserne de l'autre côté de la bande boisée, pas de chevreuil. Je vide mon brocard et le remonte à ma voiture. Il est 20 heures quand je le mets dans le coffre, je décide de repartir en chasse. Je repars dans la luzerne mais cette fois je prends à droite pour rejoindre une haie qui borde l'autre côté de la grande parcelle. En descendant, je tombe sur un beau terrier de blaireau qui semble bien fréquenté et qui a été creusé en plein découvert. 

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je rejoins le ru qui délimite le bas de la combe et remonte vers la bande boisée où j'ai retrouvé mon brocard à environ 200 mètres sur ma gauche. Je passe le ru et un passage dans la haie, sur ma droite, qui permet d'accéder à une bande de prairie prise entre la bande boisée du ru et une grosse haie plus haut sur la droite. Je continue en longeant la haie pour prospecter le reste de la zone de luzerne. J'avance tout doucement en surveillant le secteur mais rien. Après quelques 300 mètres de marche, j'arrive dans une zone qui me donne un bon point de vue d'ensemble du secteur. J'observe un moment sans rien voir puis fais demi-tour pour revenir vers le passage. Je presse un peu le pas quand je dérange un animal dans la haie que je longe. C'est un chevreuil qui se met à aboyer dans sa course un peu plus loin, je tente de l'apercevoir au travers de la haie sans succès. Je m'avance jusqu'au passage et l'emprunte pour m'avancer dans la prairie d'herbes hautes. Je longe tranquillement, par une coulée de blaireau, la haie de gauche qui suit le ru. Alors que la bande boisée tourne un peu à gauche, j'aperçois une chevrette à environ 60 mètres devant moi. Elle est à environ 15 mètres de la haie et regarde derrière elle. Je reste un moment immobile à l'observer puis m'avance et la fais fuir. Elle remonte pour disparaître dans la haie qui délimite la prairie sur ma droite. Le chevreuil recommence à aboyer derrière la haie en s'éloignant. Je continue ma progression en observant autour de moi. Alors que j'arrive près d'une petite mare prise dans la végétation au bout de la prairie, le chevreuil redémarre en aboyant dans la bande boisée sur ma gauche. Je m'avance un peu et me cale pour tenter d'appeler à l'appeau. Immédiatement, j'entends revenir le chevreuil vers moi dans la végétation dense. Je poursuis mes appels mais le chevreuil semble avoir stoppé à environ 20 mètres et impossible de le faire venir plus. J'attends un peu puis retente d'appeler mais rien ne bouge. J'attends encore un peu puis quitte mon poste pour m'avancer vers le blé qui fait suite à la prairie derrière la mare et quelques arbres. C'est alors que le chevreuil, qui était resté immobile dans la végétation, redémarre pour fuir en aboyant sans que je puisse le voir. Je m'avance en bordure d'une bande étroite de blé prise entre la bande boisée à ma gauche et une pointe de bois avançant dans la culture sur ma droite. Je stoppe alors que la culture s'élargir pour remonter vers la route de crête et observe un instant le secteur. Rien en vue, l'agriculteur du coin est en train de sortir bruyamment ses brebis au pré qui fait suite au blé à environ 200 mètres. Je remonte doucement vers la route par le passage de tracteur de ceinture. J'arrive à la route sans avoir rien vu, je la traverse pour aller prospecter une petite parcelle de vigne prise dans une grande parcelle de blé. Je n'y aperçois qu'un lièvre assis entre 2 rangs. Au bout de la vigne, j'observe un moment le grand blé partiellement moissonné. Rien non plus, je fais demi-tour pour aller faire le tour d'une autre vigne. Je longe la route, le vent souffle dans mon dos. Alors que la route fait un virage à angle droit à gauche, je la quitte pour prendre un passage enherbé entre des rangs de vigne qui descendent vers la haie qui domine la prairie que je suivais tout à l'heure et des rangs parallèles au passages qui remonte vers la route de crête. Je commence par contrôler les rangs du bas un à un mais n'aperçois qu'un lièvre assis. Arrivé au dernier rang, je remonte le long d'une haie pour contrôler les autres rangs à bon vent. Encore un lièvre assis entre 2 rangs, alors que je suis presque à la route c'est une chevrette, couchée à environ 35 mètres dans la vigne, qui me regarde passer sans bouger.

Je traverse la route pour maintenant aller chasser sur le secteur des vignes, sur la gauche d'un très long massif boisé. Vu le vent, je pars plus à droite pour inspecter les rangs à bon vent en longeant une autre bande boisée plus petite. Pas de chevreuil mais encore un lièvre. Je continue en inspectant les diverses parcelles de vigne en essayant de les attaquer à bon vent en tenant compte de l'orientation des rangs. Le ciel devient de plus en plus menaçant et quelques gouttes éparses commencent même à tomber alors qu'un superbe arc en ciel se dessine au loin.

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Alors que je longe une parcelle de vigne, je me fais surprendre par une chevrette qui montait droit sur moi entre 2 rangs. Elle fait demi-tour et s'enfuit au galop, stoppe un peu plus bas regarde vers moi puis repart au galop et disparaît. Un vent soutenu se lève avec l'orage qui menace. J'espère qu'il ne va pas pleuvoir car mon appareil photo n'est pas étanche. Je rattrape un chemin herbeux qui descend vers le bas de la combe et l'emprunte pour contrôler les rangs de vigne perpendiculaires à ce dernier. La vigne est sur ma gauche comme le sens du vent, j'avance doucement quand j'aperçois un chevreuil de 3/4 arrière, qui broute tête basse contre le rang de gauche, à environ 70 mètres. Je passe derrière le rang suivant et commence une approche très lente tout en surveillant l'animal par moment par-dessus le feuillage. Il broute toujours tranquillement et j'arrive facilement à 8 mètres de ce dernier. Pas de testicules en vue, il s'agit d'une chevrette. Son poil n'est pas joli et parsemé d'épis. Elle finit par relever la tête et regarder vers moi. Intriguée, elle me fixe puis se gratte la tête avec une patte arrière avant de se retourner et de venir droit sur moi sur quelques pas avant de stopper. J'en profite pour la prendre en photo par-dessus les feuillages.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Curieuse et intriguée par ce mouvement elle passe dans le rang suivant

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et continue à venir vers moi. Je décide de m'éclipser tranquillement pour ne pas l'affoler et en faisant demi-tour, j'aperçois à plusieurs centaines de mètres, un chevreuil qui broute tranquillement au milieu d'une grande parcelle de vigne, au-dessus du grand blé et des tournesols où j'ai déjà vu l'assassin. Quelque-chose me dit que c'est lui. Je rejoins le chemin herbeux et descends pour rejoindre les tournesols alors que j'ai perdu le chevreuil de vue entre les rangs. Je passe les tournesols, le fossé qui les borde et remonte la bande enherbée rapidement pour me coller à la vigne et commencer à inspecter entre les rangs. À chaque bout de rang, je me penche doucement pour tenter d'apercevoir le chevreuil mais rien. C'est alors que j'arrive au dernier rang que je le vois traverser la bande enherbée de quelques mètres qui le sépare d'une parcelle de féveroles rabougrie, mélangée de blé et de gros îlots de chardons cotonneux. Il traverse d'un pas rapide à environ 100 mètres et je le perds de vue derrière un gros îlot de chardons dans la culture. Il s'est certainement arrêté derrière. Le terrain remonte, je traverse rapidement la bande enherbée et remonte tranquillement vers l'endroit où je l'ai perdu de vue. Alors que j'arrive aux chardons, j'aperçois le haut de son dos. Il broute tranquillement juste derrière à environ 30 mètres.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Le vent soutenu de travers est une vraie bénédiction. Je rentre doucement dans la culture et commence mon approche lente, prêt à me baisser s'il relève la tête. Alors que je suis à à peine plus de 20 mètres, il relève la tête et regarde vers moi. Je reste immobile dans la végétation, à moitié baissé. Après quelques secondes, il rebaisse la tête et se remet à brouter en faisant 2 pas. J'avance encore de quelques mètres mais il relève la tête à nouveau et je suis en équilibre sur un pied. Impossible de le reposer sans me trahir et impossible de me baisser non plus. Il observe un instant le secteur puis rebaisse la tête. Je suis à environ 17 mètres, je repose mon pied, arme mon arc, aligne ma visée et décoche. J'entends distinctement l'impact mais je n'ai pas vu mon atteinte même si la direction de la flèche semblait bonne. Le brocard fait volte-face, ressort sur la bande enherbée au galop et amorce un arc de cercle pour stopper dans la végétation à environ 50 mètres devant moi. Il commence à reculer, avancer, reculer encore et je le perds de vue.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je prends quelques photos de l'endroit du tir quand mon appareil photo tombe en panne de batterie. Je vais devoir faire les dernières photos avec mon téléphone portable qui fait des photos de très mauvaise qualité. Je m'avance dans la direction estimée du tir et trouve rapidement les premières gouttes de sang.

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En zigzaguant un peu dans la direction du tir, je retrouve ma flèche posée au sol. Elle ne porte presque pas de sang ce qui m'inquiète un peu.

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Comme j'ai vu disparaitre le chevreuil dans la végétation, je suis quand même assez confiant. Je commence à chercher la suite du sang et trouve vite d'autres gouttes.

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En passant, le chevreuil a frotté contre les chardons.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
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Comme je l'avais vu, la piste ressort sur la bande enherbée et revient vers la culture. Le sang est assez abondant et facile à suivre.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Le sang devient très abondant en rerentrant dans la culture et je retrouve rapidement mon chevreuil mort sur le flanc à côté d'une grande tâche de sang. Le sang a également énormément coulé en dessous de lui.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

J'appose mon bracelet et lui rends les honneurs avant de faire quelques photos souvenirs. C'est alors que je me rends compte qu'il est borgne, son oeil gauche est totalement blanc.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

J'ai du chemin pour revenir à ma voiture. J'attache les 4 pattes du brocard et le charge sur mon épaule pour rentrer. En chemin, j'appelle mon ami Renaud pour lui raconter ma chasse. Je laisse mon chevreuil au bord d'un fossé, non loin de la route puis pars chercher ma voiture tout en discutant quand un chevreuil surgit des chênes américains près desquels je suis garé et fonce dans les vignes. Je récupère ma voiture et pars chercher mon chevreuil avant de rentrer pour aller faire quelques photos de meilleure qualité après avoir un peu rechargé ma batterie puis m'occuper de mes 2 brocards avant d'aller me coucher.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Alex

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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 06:38

Ce soir le temps est orageux, le vent souffle et j'espère pouvoir en profiter pour réaliser de belles approches. Je me gare au bord de la route, sur la droite, après le bois de Bourras. Je me prépare tranquillement puis m'avance vers un chemin de terre qui remonte dans un petit bois jusqu'à une très grande parcelle de blé mélangée d'avoine. J'avance tout doucement en le suivant tout en scrutant le sous-bois et arrive au bord de la culture où je marque un arrêt pour prendre le temps d'observer le secteur. Pas de chevreuil en vue, le vent souffle de ma gauche, je décide donc de longer les céréales par la droite. Je longe tranquillement entre la culture et le bois pour rejoindre la bande boisée qui délimite la droite du champ. Alors que j'avance doucement, un chevreuil démarre sur ma droite dans la bande boisée en aboyant. Ses cris résonnent alors qu'il s'éloigne rapidement dans la luzerne en contrebas. J'attends un peu et observe la culture mais toujours rien en vue. Je continue à remonter le long de la bande boisée et arrive au bout de cette dernière sans avoir vu d'animaux. La parcelle s'élargit sur ma droite pour rejoindre des vignes en longeant une grande parcelle de luzerne de l'autre côté de la bande boisée. Je m'avance un peu dans le blé pour rejoindre un passage de tracteur qui remonte vers le haut de la parcelle puis commence à le suivre quand j'aperçois la tête d'un brocard qui dépasse du blé, en haut de la parcelle, à environ 80 mètres. Je me fige. Il mange les céréales au milieu de l'avoine qui dépasse au-dessus du blé. Le vent vient de ma gauche, il ne m'a pas vu ni senti, c'est parfait. Il baisse la tête dans la culture, j'en profite pour avancer tranquillement vers lui quand un autre chevreuil commence à aboyer rageusement sur ma gauche à environ 30 mètres mais impossible de le voir dans la culture à cause de la hauteur des céréales mais aussi du relief du champ qui descend à cet endroit. Je reste immobile un moment, les aboiements semblent se rapprocher. Le brocard que j'approchais au départ a relevé la tête et regarde vers les aboiements qui me semblent très proches. Brusquement un brocard surgit de la culture et s'éloigne à grands bons tout en aboyant. Je ne comprends pas s'il m'avait vu ou si autre chose l'a intrigué. L'autre brocard n'a pas bougé, dès qu'il rebaisse la tête, je reprends mon approche. Je gagne peu à peu du terrain en stoppant dès qu'il lève la tête et en avançant dès qu'il la baisse. J'arrive ainsi à environ 30 mètres de lui mais il relève maintenant la tête à chacun de mes pas et l'approche se complique. Pas à pas, je gagne encore 10 mètres mais brusquement, il lève la tête et regarde vers moi sans vraiment comprendre ce que je suis. Il reste un instant statique à m'observer, impossible de savoir comment est orienté son corps dans cette végétation. Il finit par se retourner et démarrer au galop sur environ 10 mètres, j'arme mon arc et préaligne ma visée. Il stoppe dans une zone plus dégagée à un peu plus de 20 mètres, ma visée se cale, je décoche mais il saute la corde et je le manque. Il démarre en trombe en aboyant pour traverser une autre petite parcelle de blé très bas juste au-dessus pour se diriger vers les vignes un peu plus loin. Je presse le pas pour remonter en crête et l'observer s'éloigner. Il s'arrête régulièrement pour regarder derrière lui et finit par disparaître dans les vignes à environ 200 mètres. Je cherche ma flèche que je trouve posée au sol sans aucune trace de sang, je tourne un peu sur le secteur sans trouver d'indice, c'est bien manqué.

Je rejoins la bordure de la vigne et la longe tranquillement sur la bande enherbée qui la sépare d'une haie épaisse bordant la grande parcelle de luzerne. J'y jette un coup d'œil par moment quand les trouées dans la haie le permettent. Je stoppe net en apercevant une masse à moins de 10 mètres dans la vigne. C'est un énorme lièvre tapi au sol. En avançant un peu plus, j'aperçois un deuxième très gros lièvre tapi de l'autre côté de rang. Je les laisse tranquilles et poursuis ma route. Arrivé au coin de la vigne, je remonte le long du dernier rang qui fait suite à un plantier de vigne qui descend jusqu'au bois en contrebas. Je rejoins ainsi la bordure d'une parcelle de blé qui descend sur une bande d'environ jusqu'à un fossé puis remonte sur environ le triple de largeur vers le village de Roques. Je rentre de quelques mètres dans la culture pour rejoindre le premier passage de tracteur et descendre vers le fossé quand j'aperçois une tête de chevreuil dépassant des céréales à environ 30 mètres sur ma gauche. Je me fige, c'est une chevrette, je tente de continuer à descendre sans l'effrayer pour aller jeter un coup d'œil sur l'ensemble du champ. Elle mange tranquillement sans me repérer. Un peu plus bas, en face du bois, j'ai une bonne vue d'ensemble sur le secteur, rien vue dans le blé nu dans le friche qui rentre dans le bois sur la droite. Je remonte donc tranquillement dans le blé le long du passage de tracteur. Cette fois-ci, la chevrette me repère et détale. Je pars faire le tour des vignes du secteur et contrôle tous les intervalles entre les rangs. Pas le moindre chevreuil, je reviens vers les blés où j'ai commencé à chasser. Cette fois, je longe le haut de la parcelle en suivant le bois de Guimas. Je surveille le blé qui s'étend jusqu'à la route et qui n'est pas mélangé à de l'avoine sur ce secteur. Alors que j'arrive à la haie qui délimite la parcelle après le bois, une chevrette surgit des hautes herbes qui bordent la haie et fonce dans le blé derrière la haie. Elle fait une grande boucle pour retraverser la haie à environ 150 mètres en contrebas. Un énorme front nuageux menaçant arrive droit sur moi. L'orage menace, la luminosité a fortement baissée.

Je fais demi-tour pour revenir vers le grand champ de blé en-dessous de Roques. Je retraverse la zone de vignes et arrive en haut des céréales que je commence à longer en direction d'une petite vigne. J'aperçois alors un chevreuil dans le blé près du fossé qui marque le fond de la combe qui revient vers le bois sur la droite du blé. Il me semble reconnaître un brocard, il est à environ 300 mètres, le vent est un peu changeant mais ne va pas vers le brocard. Je décide de rejoindre la petite vigne et la longer pour redescendre vers le fossé. J'avance doucement de rand en rang en surveillant le chevreuil qui remonte tranquillement dans le blé en direction du village de Roques. La vigne se termine et laisse place à une plantation d'arbres en friche, l'approche sera compliquée par là car les petits arbres ne me cacheront pas beaucoup. Je décide de tenter l'approche par la bordure du blé, je traverse rapidement la bande enherbée alors que le brocard a baissé la tête et a disparu dans le blé. Le vent est de plus en plus soutenu et la pluie commence à tomber. J'avance le plus rapidement possible, longeant le blé en stoppant et en me baissant à chaque fois que je brocard relève la tête. Il fait demi-tour et revient vers le fossé, j'arrive au bord de ce dernier, caché par une bande d'herbes épaisse qui le borde. Le chevreuil biaise vers le bois. Je tente de lui couper la route en avançant dans les herbes hautes mais je dois souvent stopper car il relève régulièrement la tête. Il avance assez vite et je ne vais pas avoir le temps de lui couper la route, je tente de presser le pas mais le brocard regarde vers moi, il a décelé quelque chose et fixe son regard dans ma direction. Je reste baissé dans les hautes herbes mais au bout d'un moment il démarre pour s'éloigner au trot, de cul le long de la bordure gauche du fossé. J'en profite pour prendre le pas de course et le suivre baissé dans les hautes herbes. Il stoppe pour regarder derrière lui et je me fige en me baissant dans la végétation. Il repart au trot et franchit le fossé un peu plus loin et le longe de cul, je m'élance à sa poursuite sur environ 50 mètres d'un pas rapide. Il me devance d'environ 50 mètres mais ralentit. Il continue son chemin d'un pas tranquille. Je tente de réduire la distance d'un pas rapide alors que la pluie et le fort vent couvrent le bruit de ma progression. Je stoppe dès qu'il stoppe et repart dès qu'il avance. Je réduis ainsi rapidement la distance qui nous sépare. J'arrive à moins de 15 mètres, il stoppe et regarde derrière lui. Je me fige et me baisse doucement. Il est de 3/4 arrière dans une zone dégagée. Il repart, j'arme et me redresse, j'aligne la visée en avant du cuissot alors qu'il avance d'un pas tranquille. Je décoche, touché, il fait un tour sur place puis part au galop vers le bois ou je le perds de vue alors qu'il arrive en lisière, à environ 100 mètres. Il pleut très fort et je crains que la piste de sang ne s'efface vite. Je décide d'attaquer immédiatement la recherche. Je pars chercher ma flèche que je retrouve plantée au sol. Elle a déjà été lavée par la pluie. Je la récupère et réencoche un flèche. La piste de sang est assez facile à suivre et le blé couché dans la fuite du chevreuil facilite encore le pistage. Alors que j'arrive doucement à quelques mètres de la lisière, j'aperçois une tâche rousse dans le fossé bordant le bois. C'est mon brocard, je ne vois pas la tête mais je vois distinctement ses flancs. Il n'est pas mort et respire encore, il est à 4 mètres de moi. J'hésite à le flécher mais je ne vois pas la zone vitale. Je décide d'attendre sans bouger mais le vent tourne et le brocard me sent. Il se redresse d'un bon en s'enfonce dans le bois très épais. Je n'ai pas le choix, je dois le laisser faire son hémorragie au risque que la pluie efface totalement la piste.

Il est 21 heures, il me reste une heure avant la nuit, je décide de repartir en chasse et de revenir dans une heure. Je remonte dans le blé le long de la haie qui le sépare du plantier de vigne et la traverse dès que je trouve un passage. Je longe le bois en bordure du plantier. Il pleut des trombes d'eau et je suis trempé. Je rejoins un passage dans la haie qui sépare les vignes de la luzerne un peu plus loin. Je m'avance dans la luzerne pour rejoindre le bout d'une pointe du bois qui s'avance dans la luzerne. Une tête de chevreuil surgit du blé pris entre la luzerne et la route. Il est à 200 mètres environ et impossible de dire s'il s'agit d'un mâle ou d'une femelle. Je tente une approche directe au travers de la luzerne détrempée qui m'arrive à mi-cuisse et m'entrave. Le chevreuil semble longer à 10 mètres de la bordure du blé mais je le perds brusquement de vue et impossible d'y remettre les yeux dessus. Je continue à descendre mais alors que je suis à mi-chemin du blé, une chevrette surgit de ce dernier à environ 150 mètres et fonce vers le petit bois au bord duquel je suis garé, un peu plus loin. Je remonte dans la luzerne puis longe la pointe de bois pour aller voir le coin du blé. Rien, je remonte pour longer la haie et revenir vers les blés que j'ai chassés en arrivant ce soir. La pluie diminue en intensité. En arrivant près du bout de la haie, je tombe sur une belle couche de chevreuil, j'avance doucement et arrive au bout de la haie. Une impression bizarre me fait stopper net. Une chevrette m'observe à 5 mètres, contre la haie côté blé. Nous nous observons un instant sous la pluie puis je décide de continuer et casse ce tête à tête, la chevrette démarre et fonce dans le blé. Je longe le blé en bordure de la luzerne jusqu'au départ de la haie qui redescend vers la route. Je marque une pause pour observer le secteur quand j'aperçois une tête de chevreuil qui dépasse du blé, à plus de 300 mètres, sur la droite d'un petit bosquet qui s'avance dans le blé au bout de chemin de terre qui redescend à ma voiture. Je décide de longer la haie pour descendre vers le bois et mettre le bosquet entre moi et le chevreuil pour tenter de m'approcher sans être vu. Une fois caché, je descends dans le blé pour rejoindre la bordure du bosquet mais une chevrette se lève dans les céréales à environ 100 mètres devant moi. Elle détale en aboyant et fonce vers le bosquet au bout duquel se trouvait l'autre chevreuil. Mes chances d'approcher discrètement sont compromises. Je rejoins tout de même le bosquet et le contourne par la gauche, par un passage entre le bois et le bosquet. Je remonte ensuite le long du bosquet et tombe sur la chevrette dans le blé. Elle regarde vers moi puis détale. Je remonte doucement au bout du bosquet sans y croire mais le chevreuil a disparu.

La luminosité baisse, il est temps de tenter de retrouver mon brocard. Je repars vers le blé au travers des vignes. Du haut de la parcelle, j'aperçois un chevreuil au gagnage dans les céréales sur la gauche de la parcelle près de la route. Il est à plusieurs centaines de mètres et je ne sais pas s'il s'agit d'un mâle ou d'une femelle. Je décide de tenter l'approche. Il se dirige vers la plantation d'arbres, je descends le long de la vigne. Arrivé au coin de cette dernière, j'observe un peu le chevreuil qui avance toujours tranquillement en mangeant. Il est calme, je presse le pas pour rejoindre un petit arbre dans la friche. Je n'ai pas été repéré, j'avance ainsi d'arbre en arbre, restant immobile dès que le chevreuil relève la tête. Il n'est maintenant plus qu'à 150 mètres, à sa carrure, c'est sûr qu'il ne s'agit pas d'un beau brocard. Je décide de laisser tomber et rejoins le fossé qui borde le blé. Le chevreuil relève la tête et me regarde m'éloigner. Je retourne au bord du bois où s'était couché le brocard. Il reste juste un peu de sang délavé au fond de sa couche. Je descends dans le fossé et rentre dans le bois très dense par une coulée en tunnel qui s'enfonce dans les ronces au milieu des petits frênes très denses. J'allume ma frontale pour tenter de trouver du sang. J'aperçois un petit frotté de sang lessivé sur un arbuste. Le sous-bois est parcouru de très nombreuses coulées en tunnel qui se croisent dans la végétation. Je progresse très lentement à 4 pattes avec mon arc tout en cherchant les traces de sang. Je dois souvent contrôler plusieurs coulées sur quelques mètres pour trouver un nouvel indice. Le sang est souvent très difficile à voir car la pluie l'a partiellement ou presque totalement lavé. Un peu de végétation couchée, une branche cassée, une empreinte au sol... M'aident parfois un peu à prendre la bonne direction. Après environ 30 minutes de recherche où je n'ai pas fait plus de 35 mètres, la nuit s'est installée et une respiration très forte se fait entendre. J'éclaire autour de moi quand j'aperçois 2 yeux qui brillent dans l'obscurité, dans le faisceau de ma lampe. Mon chevreuil est couché à environ 10 mètres au milieu des arbustes. Je peine à le distinguer et je n'ai aucune fenêtre de tir. J'attends un instant sans bouger, il regarde vers moi et reste immobile, je décide de tenter de me rapprocher un peu. Sur ma gauche une petite zone plus dégagée de quelques mètres carrés pourra me permettre de me relever. J'avance tout doucement au travers des branches. Le chevreuil n'a pas bougé et respire toujours difficilement. Je me redresse doucement, je vois le chevreuil plus distinctement mais les branches encombrent ma trajectoire de tir. J'attends un peu, le chevreuil ne semble pas vouloir bouger. Je commence à casser doucement quelques branchettes devant moi. Je fais une pause de quelques secondes entre chacune. Le brocard ne bouge toujours pas, branche après branche, je finis par dégager une petite fenêtre de tir de 15 cm par 15 cm qui le donne accès à sa zone vitale. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée sur son défaut d'épaule. La lueur de ma frontale projette l'ombre de mon arc sur le chevreuil et je peine un peu à bien ajuster ma visée avant de décocher. Un impact retentit mais impossible de voir ma flèche et le chevreuil n'a pas réagi. Je réencoche mais après quelques seconde il tend le museau au ciel, se raidit et sa tête retombe doucement au sol puis Il se met à se débattre coincé dans les arbustes. Je pose mon arc et le rejoins rapidement pour m'en saisir aux cas où il trouverait la force de repartir mais il s'immobilise rapidement. Je dégage ma flèche qui est pile au défaut de l'épaule. Je suis soulagé, cette année est vraiment particulière, c'est le 3ième animal à la suite qui nécessite une flèche d'achèvement. Ma première flèche était un peu trop en arrière, elle casse l'os du cuissot et ressort derrière le foie. J'appose le bracelet et lui rends les honneurs avant de ressortir du bois. Je suis trempé, il est temps de rentrer, j'attache les 4 pattes et charge mon chevreuil sur mon épaule pour le ramener près de la route avant de partir chercher ma voiture par la route pour revenir faire quelques photos souvenirs avant de rentrer.

Une belle approche sous l'orage, 17 juin 2021

Alex

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 09:36

Ce soir, je me gare au bord de la route puis commence par longer par la gauche d'une parcelle de blé prise entre la route et la rivière. J'avance doucement en surveillant les céréales, en arrivant au coin du blé, un petit mouvement attire mon attention. Un jeune lièvre arrive droit sur moi en longeant la culture et stoppe à environ 50 mètres. Je tente d'attraper mon appareil photo mais il aperçoit le mouvement et fait demi-tour avant de disparaître dans les céréales. Je rejoins le premier passage de tracteur et poursuis ma progression lente en surveillant le blé et les herbes hautes qui le séparent de la bande boisée bordant la rivière. Il fait encore très chaud ce soir, aucun animal ne semble bouger pour le moment. En arrivant à environ 80 mètres du chemin de terre surélevé qui vient de la route, sépare cette parcelle de blé de la suivante et traverse la rivière au niveau d'une vielle passerelle métallique, je me fais surprendre par le brocard du secteur qui se lève à 20 mètres de moi dans le blé. Je me baisse rapidement dans la culture. Il fonce vers le talus du chemin de terre, marque un arrêt pour regarder derrière lui puis remonte le talus en aboyant et disparaît derrière la bute du chemin. Je presse le pas jusqu'au chemin, longe un peu la bute sur ma droite pour rattraper un passage qui enjambe le fossé qui la borde et remonte sur le chemin. Je scrute un instant la parcelle de blé en contrebas sans rien voir. Je descends pour rattraper le passage de tracteur qui fait le tour de la parcelle et le longe tranquillement côté rivière. Le brocard s'est volatilisé, j'arrive près de la haie qui délimite la bordure des céréales et les séparent d'une grande prairie. Je remonte en la suivant vers la route. Alors que j'arrive à environ 100 mètres de la route, j'aperçois le brocard au travers de la haie, il fonce vers la route alors qu'une voiture arrive mais traverse heureusement juste avant l'arrivée de cette dernière qui freine tout de même en l'apercevant. Il longe le blé de l'autre côté de la route par la gauche, en bordure d'une prairie et je le perds de vue un peu plus haut. Je presse le pas et rejoins la route, la traverse et remonte dans le blé par le premier passage de tracteur. J'avance doucement en surveillant le secteur quand une chevrette démarre dans mon dos, sur ma droite et fonce dans le blé à grands bons. Les céréales sont tellement hautes que je ne la vois que par intermittence, à chaque bon. Elle s'arrête par moment et je la perds donc de vue. Je reprends ma progression pour rejoindre le haut du champ alors que la chevrette continue à s'éloigner en aboyant.

Je remonte tranquillement jusqu'en haut de la culture sans revoir le brocard. Je décide de faire le tour des parcelles de vignes du secteur. J'avance doucement sur la bande enherbée, prise entre la bande boisée qui délimite le territoire sur ma gauche et la vigne sur ma droite, en contrôlant les intervalles entre les rangs. Le relief ne me permet pas de voir d'un bord à l'autre de la vigne. Arrivé en haut de la vigne sans avoir vu le moindre chevreuil, je longe le haut de la parcelle puis redescends sur l'autre côté sans plus de succès. Alors que j'arrive au niveau des derniers rangs, j'aperçois un brocard qui regarde vers moi à environ 200 mètres entre 2 rangs. Je zoome avec mon appareil photo pour mieux le voir, c'est un petit daguet que je vois régulièrement sur le secteur. 

Un sanglier à l'approche dans les blés, 12 juin 2021

Je reste immobile, calé au bout du rang pour me cacher derrière le feuillage de la vigne. Le temps passe sans qu'il ne se décide à bouger. L'approche est perdue d'avance, j'attends donc sans bouger en espérant qu'il fasse une erreur. Après plusieurs minutes, il finit par se mettre en mouvement, il se tourne plein profil et passe au travers du rang à sa gauche. Je me décale doucement au bout de ce rang, le brocard avance tranquillement et passe les rangs les uns après les autres en broutant par moment. Je le suis de bout de rang à bout de rang et il commence à biaiser vers mon côté de la vigne, je me dis que la chance va enfin me sourire mais le vent tourne, il finit par me repérer et s'enfuit pour disparaître rapidement dans la vigne.

Je redescends vers le grand champ de blé et prends à droite entre la vigne et les céréales. J'avance doucement en surveillant la culture quand un bruissement me fait stopper net. Je scrute la surface du blé quand j'aperçois un mouvement qui agite la culture à environ 15 mètres de la bordure, un peu plus en avant. L'animal semble venir vers moi mais la végétation est trop haute pour le voir. J'espère pouvoir le voir au moment où il croisera un passage de tracteur. L'animal qui baisait doucement vers moi en s'arrêtant régulièrement, biaise maintenant vers l'intérieur de la culture. Mes chances de l'avoir à portée de tir s'amenuisent, je le suis un peu au bord du blé puis décide de tenter de le recouper un peu plus loin. Le champ fait une bosse, je prends le pas de course sur environ 150 mètres et perds le mouvement de vu à cause du relief du terrain. Je rentre ensuite dans la culture et rattrape un passage de tracteur que je suis pour descendre dans la culture d'environ 100 mètres avant de me caler près du passage estimé de l'animal s'il a gardé la même direction. L'attente commence, après 2 ou 3 minutes sans rien voir, je me dis que l'animal peut être bifurqué. Je tente de m'avancer doucement vers sa dernière position connue en m'arrêtant tous les 2 pas pour observer. Brusquement, le blé bouge à environ 30  mètres devant moi, l'animal vient droit sur moi, il me faut reculer pour revenir dans le passage de tracteur si je veux avoir une chance de le voir. Revenu dans le passage de tracteur, j'ai 15 mètres de passage propre pour trier puis la végétation dense ne me permettra pas de voir l'animal. Ce dernier biaise doucement et arrive au passage de tracteur mais trop bas, je m'avance un peu mais il passe dans la zone de végétation dense, un second animal suit et passe au même endroit, impossible de les voir. J'avance en parallèle à environ 15 mètres d'eux en espérant les recouper aux prochains passages de tracteur mais j'arrive trop tard au passage suivant. Je m'apprête à rentrer à nouveau dans les céréales quand les animaux font demi-tour. J'aime mon arc mais ils viennent stopper un moment à environ 10 mètres ans le passage de tracteur sans que je puisse les voir et ils finissent par m'éventer ou me voir et foncent dans la culture. Je tente de les suivre pour aller les recouper plus loin en passant en dessous d'eux pour ne pas être éventé car le vent a tourné. J'arrive à suivre un moment le mouvement puis les perds de vue et impossible de les retrouver. En cherchant je lève 2 chevrettes qui détalent vers la vigne. Je décide de laisser tomber et remonte en bordure de la vigne puis prends à droite pour revenir vers les bâtiments quand j'aperçois un gros sanglier à plus de 300 mètres, sur le chemin blanc qui remonte vers les bâtiments, entre la parcelle de blé et celle d'orge.

Je presse le pas en revenant vers les bâtiments puis rentre dans le blé pour descendre par le premier passage de tracteur à environ 10 à 15 mètres du chemin. Le sanglier a disparu, je descends assez rapidement sur 100 mètres puis ralenti et stoppe régulièrement pour regarder autour de moi, je ne sais plus où se trouvait le sanglier maintenant que je suis descendu. Brusquement, je l'aperçois à nouveau, il doit faire au moins 80 kg, il mange de l'orge de 3/4 arrière, de l'autre côté du chemin à environ 30 mètres. Je me baisser dans le blé, accroche mon décocheur et tente de me rapprocher un peu mais le sanglier se retourne et regarde vers moi. Je suis immobile, baissé, il s'avance doucement, curieux vers moi et je le perds de vue quand il arrive contre le blé. J'attends immobile en surveillant autour de moi, rapidement, le blé se met à bouger à environ 20 mètres, près du chemin. Le mouvement vient vers le passage de tracteur. Il y a 2 ou 3 animaux. Je m'avance doucement pour me rapprocher de l'endroit où je pense les voir croiser le passage de tracteur et me cale prêt à armer. Les animaux approchent doucement, j'aime mon arc alors qu'ils ne sont plus qu'à quelques mètres. Le premier sanglier stoppe dans le passage, à 8 mètres, plein travers, il est dégagé du groin à l'épaule. J'aligne rapidement ma visée et décoche. L'impact retentit, les 3 sangliers démarrent en trombe et foncent dans le blé sur ma droite. Mon sanglier s'est écarté des 2 autres en remontant légèrement et a stoppé à environ 60 mètres.

Je réencoche et reste un moment immobile en espérant voir un autre sanglier mais les minutes passent et rien ne bouge. Je m'avance donc pour aller chercher ma flèche. J'avance tranquillement dans le passage quand un sanglier démarre à environ 15 mètres devant moi, dans le blé sur la gauche du passage. Il fonce en parallèle du chemin sur environ 30 mètres, stoppe un court instant puis prend à droite et redémarre pour s'éloigner dans le blé après avoir traversé le passage de tracteur d'un bon. Je récupère ma flèche puis cherche le sang. Je trouve vite les premières gouttes. La piste est abondante et facile à suivre. La luminosité baisse vite et j'allume ma frontale pour suivre le sang plus confortablement. Alors que j'ai fait environ la moitié du chemin jusqu'à l'endroit où j'ai vu le sanglier s'arrêter, il me semble entendre une respiration forte et des grondements sourds. Je stoppe pour tendre l'oreille, cela vient de l'endroit où le sanglier s'est arrêté. Mon sanglier n'est pas mort. Un bruissement dans mon dos me fait me retourner, plusieurs sangliers arrivent vers moi dans le blé. J'éteins ma frontale et accroche mon décocheur. Ils biaisent pour passer à environ 15 mètres, un peu plus bas. Je m'avance doucement pour me rapprocher de leur trajectoire mais le passage de tracteur est encombré par la végétation et je ne peux que voir bouger le blé quand ils passent à quelques mètres de moi. Je rallume ma frontale, reviens au dernier sang et écoute mon sanglier qui grogne toujours en respirant péniblement. Après un moment, un bruissement dans mon dos me fait tourner la tête. Un autre sanglier arrive droit sur moi. J'éteins à nouveau ma frontale, accroche mon décocheur et le laisse venir. Il zigzague un peu en avançant doucement. Il n'est plus qu'à 6 ou 7 mètres et semble hésiter, il va et vient de droite à gauche. Il a dû tomber sur mon odeur et celle du sang, il finit par s'éloigner en remontant dans la culture. La nuit sera vite là, je décide de tenter d'approcher mon sanglier pour en finir avant qu'il fasse trop sombre car il ne semble pas vouloir mourir. J'avance tout doucement en suivant le sang à la lueur de ma frontale. Un trou dans le blé se dessine à environ 15 mètres et le sang se dirige droit vers cet endroit. Le souffle pénible du sanglier se fait de plus en plus présent, j'avance très lentement, décocheur accroché et arrive au ras du trou dans le blé. Mon sanglier est couché de cul sous une grosse touffe d'herbes hautes qui retombent sur lui. Je de vois que son postérieur et devine difficilement son groin. Faire un tir propre est compliqué. Je me tiens prêt à armer et reste immobile près de lui. Le vent est bon, il ne me sent pas. Au bout d'un moment, il se redresse sur ses pattes avant et se recouche, ce qui me permet de bien localiser son épaule. Il a repoussé un peu la végétation et sa zone vitale est visible. J'arme doucement, me décale un peu sur la gauche pour pouvoir tirer en 3/4 arrière, aligne ma visée et décoche. La flèche est rentrée au défaut de l'épaule. Il se redresse d'un bon et tente de fuir mais retombe à 2 mètres dans le blé où il se débat un court instant avant de s'immobiliser. Je m'avance pour dégager ma flèche qui est restée en travers, ressortant dans la gorge. Elle n'est pas cassée, j'ai eu de la chance. Ma première flèche est au niveau du cœur mais l'os de la patte l'a déviée vers l'avant et elle passe juste devant le cœur sans le toucher. Après quelques photos souvenirs, il est temps de rentrer car la nuit m'enveloppe.

Un sanglier à l'approche dans les blés, 12 juin 2021

Alex

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2 juin 2021 3 02 /06 /juin /2021 05:56

Aujourd'hui, c'est l'ouverture mais aussi ma première sortie au grand gibier avec mon V3 31. Comme chaque année, je n'ai pas fait de repérage sur le terrain et ce soir en sortant du boulot je pars chercher mes bracelets chez le président de la chasse de Justian avant d'aller faire un tour à la chasse. Il pleut des cordes et d'après la météo le temps ne va pas s'arranger avant la nuit mais alors que je passe Biran, le soleil fait son apparition et illumine le paysage détrempé. Alors que j'arrive bientôt à Vic Fezensac, vers 18h15, je repère une tache rousse à 100 mètres en contrebas, sur la droite de la route. C'est une chevrette au gagnage sur une bande enherbée broyée qui sépare 2 parcelles de blé. Arrivé chez le président de la chasse, il ne pleut presque pas, juste quelques gouttes éparses, j'espère que ce temps va durer. Je récupère mes bracelets et discute un peu avant de reprendre ma voiture pour aller chasser le long du chemin blanc qui relie Justian à Roques. Je me gare dans les herbes hautes, au bord de ce dernier, au coin d'un champ d'avoine et me prépare tranquillement. Le vent est tournant mais semble plus régulièrement souffler dans mon dos, je décide de remonter le chemin blanc pour chasser en revenant à bon vent. Je laisse mon appareil photo à la voiture à cause du risque de pluie et commence à longer tranquillement le chemin. Sur ma gauche une grande friche s'étend sur plus de 100 mètres de large jusqu'à une haie épaisse en face de la parcelle d'avoine j'observe alternativement les 2 côtés du chemin et arrive à un 4 chemin. Celui de gauche part vers l'Osse alors que celui à ma droite remonte dans la colline. Je fais une pause pour observer le secteur quand je repère à plus de 250 mètres, une tache rousse au milieu d'une parcelle de fèveroles sur ma droite. Elle est prise entre une pente montante boisée sur sa gauche et un chemin longeant un ru sur sa droite. Ce dernier rejoint le chemin qui remonte dans la colline en bordant le bas des féveroles après un virage à angle droit sur la gauche. Pensant qu'il s'agit d'un chevreuil au gagnage, je décide de tenter une approche. Je dépasse le carrefour et avance suffisamment pour que le talus du champ de fèveroles et le bois qui les domine me cache aux yeux de l'animal. Au moment où je perds le chevreuil de vue, plusieurs avions de chasse me survolent dans un vacarme assourdissant et je crains qu'il n'aient fait fuir le chevreuil. Je décide de finir tout de même mon approche et remonte par un passage de tracteur qui remonte dans une grande parcelle de blé pour remonter vers les fèveroles. Sachant que je suis caché, je progresse le plus rapidement possible en essayant de ne pas faire trop de bruit et rejoint ainsi le talus qui borde le chemin de terre et remonte vers les fèveroles. Je le monte doucement et n'aperçois pas de chevreuil dans la culture en arrivant au sommet, je tente de m'avancer doucement dans les fèveroles pour rapidement m'apercevoir que j'approche en fait une touffe de végétation sèche.

Je fais donc demi-tour et reviens vers le chemin blanc pour continuer à le suivre. Les parcelles au bord de l'Osse semblent semées de frais et donc peu adaptées à l'approche. Un peu plus loin un passage, dans la haie épaisse qui borde le chemin, me permet de jeter un petit coup d’œil sur une petite prairie prise entre des haies. Je décide d'aller faire un tour rapide vers l'Ose pour voir l'état des parcelles cachées par les haies. Je m'avance tranquillement sur le passage de tracteur qui longe la haie de gauche tout en surveillant la petite prairie. Un peu plus loin, un passage, entre le départ d'un bosquet qui fait suite à la haie que je longe et la haie qui ferme la petite prairie, me permet d'accéder à la prairie suivante qui est un peu plus vaste. J'avance tranquillement quand une tâche sombre à 4 mètres sur ma droite me fait stopper net. C'est une chevrette, elle regarde en arrière et reste statufiée, je bouge un peu mais elle ne réagit toujours pas, je décide de poursuivre. Je reviendrai tout à l'heure voir si elle est toujours là. Alors que j'arrive près de la haie qui délimite la prairie, un brocard surgit des herbes hautes, à environ 15 mètres de moi et fonce en longeant la haie. Sur son passage, il dérange une chevrette qui démarre à son tour et fonce sur moi pour bifurquer au dernier moment sur ma droite en m'apercevant et retourner vers le centre de la prairie.  Le brocard a stoppé à environ 80 mètres et a disparu dans les herbes hautes. Je tente une approche, mais alors que j'arrive là où je l'ai perdu de vue, impossible de le retrouver. Je fais demi-tour et reprends ma progression vers l'Osse. Les autres parcelles sont soit des prairies fauchées soit des semés de tournesol non levés. Je retourne vers le chemin blanc, la première chevrette vue a disparu, je craignais qu'elle n'ait un problème de santé. De retour sur le chemin blanc, le vent semble se stabiliser dans mon dos en direction de Roques. Je décide donc d'avancer un moment pour revenir en chassant par les coteaux avec le vent de face. La haie qui borde la gauche du chemin s'ouvre sur une prairie fauchée alors que je longe toujours le blé sur ma droite. Un peu plus loin, une haie descendant du coteau de droite sépare le blé d'un champ semé pris entre le bois des Arrauques et le chemin blanc. J'aperçois une petite boule sombre au bord du bois à environ 200 mètres. Un coup d’œil derrière la haie qui se poursuit vers l'Osse sur ma gauche, entre la prairie fauchée et un semé. Rien, je progresse tranquillement sur le chemin et identifie vite la boule sombre, c'est un lièvre.

Après le bois sur ma droite, le paysage s'ouvre sur un immense champ de poids qui couvre tout le penchant jusqu'en crête. Sur ma gauche une friche ponctuée de grosse flaques d'eau ou je cherche à repérer un animal sans succès. Je passe une nouvelle haie qui borde un petit ru qui longe la parcelle de poids pour rejoindre l'Osse. Je décide de prendre à droite pour remonter en la longeant, sur la bande enherbée qui la sépare d’une parcelle de blé. J'avance doucement dans les herbes hautes au bord des céréales quand j'aperçois le dos d'un chevreuil à environ 50 mètres, entre le blé et une parcelle de vigne. Le vent souffle sur ma droite vers le blé, le chevreuil ne devrait pas me sentir tant que je n'avance pas à son aplomb. J'avance lentement voûté quand l'animal redresse la tête, c'est un petit brocard. Je me baisse derrière le blé en attendant qu'il baisse la tête puis reprends mon approche, j'arrive sans difficulté à environ 10 mètres du brocard qui broute tranquillement. J'arme doucement mon arc mais touche involontairement mon repose flèche qui se rabat et libère ma flèche qui tombe et touche mon arc avec un petit tintement. Je me jette au sol et remet ma flèche en relevant mon repose flèche. Le chevreuil a redressé la tête et regarde vers moi sans vraiment me voir. Un merle commence à lancer des cris d'alerte dans mon dos, dans la haie. Le chevreuil devient inquiet et hume l'air puis regarde autour de lui avant de commencer à s'éloigner d'un pas saccadé. Il me tourne le dos, j'arme mon arc et me redresse pour aligner la visée. Il stoppe et pivote plein travers pour regarder vers moi, ma visée est posée, je décoche. L'impact retentit mais le chevreuil a démarré juste avant l'impact. Il rentre de quelques mètres dans le blé et fonce dans le premier passage de canon pour remonter de cul, en aboyant, vers le somment du champ. Sa course semble difficile comme si ses antérieurs peinaient à le porter. Je le perds vite de vue derrière la crête du champ, le fait qu'il aboie ainsi sans peine me fait penser que je n'ai pas touché les poumons. Le temps étant incertain, je crains que la pluie n’efface la piste, je décide donc de la suivre tranquillement. Je pars chercher ma flèche que je trouve sans difficulté, elle est plantée au sol et porte un peu de sang. Je la remets au carquois, réencoche une flèche et m'avance dans le blé à la recherche du premier sang que je trouve rapidement.

Prise en main du V3 31, 1 juin 2021

La piste est bien fournie et suit le passage de la roue du tracteur, je la suis sans grande difficulté.

Prise en main du V3 31, 1 juin 2021
Prise en main du V3 31, 1 juin 2021
Prise en main du V3 31, 1 juin 2021
Prise en main du V3 31, 1 juin 2021
Prise en main du V3 31, 1 juin 2021

Un peu après la crête du champ le chevreuil a dû marquer un arrêt car je trouve une belle reposée debout.

Prise en main du V3 31, 1 juin 2021

Environ 20 mètres plus loin, la trace de sang prend au gauche dans le blé. Je m'avance doucement dans le passage de tracteur quand j'aperçois mon chevreuil couché en boule, de 3/4 arrière à environ 3 mètres de moi dans le blé en bordure du passage. J'arme doucement vise au niveau des épaules et décoche. Je  ne sais pas si je l'ai touché mais il se redresse d'un bon et  fonce par le passage de tracteur vers la bordure du champ avant de prendre à gauche pour s'immobiliser à environ 60 mètres, plein travers dans le blé. Je l'observe sans bouger, après quelques secondes, il se couche. Je vais récupérer ma flèche plantée au sol dans le blé et remarque une tâche de sang un peu éloignée de la couche.

Prise en main du V3 31, 1 juin 2021

Ma flèche est peu marquée par le sang. Je décide de retenter l'approche en suivant le sang et arrive dans difficulté à quelques mètres du chevreuil qui n'est toujours pas mort. Il respire péniblement et je décide d'attendre un peu. Il se couche rapidement sur le flanc. Je pose mon arc pour finir de l'approcher et le saisir par les bois pour en finir. Ma première flèche est trop basse elle semble rentrer au cœur mais passe devant ce dernier et ressort dans les muscles de la patte avant opposée. La seconde rentre dans l'épaule et ressort à la base du cou. J'appause mon bracelet et rends les honneurs avant de sortir le chevreuil du blé pour faire quelques photos souvenirs.

Prise en main du V3 31, 1 juin 2021

Je le ramène à ma voiture où je le vide avant de le charger dans ma caisse à gibier. Il reste encore un peu plus d'une heure de jour, je décide de repartir en chasse. Je retourne vers les féveroles. Cette fois, je longe la parcelle par la droite, le long du ru bordé par une haie qui le sépare d'une grande parcelle d'avoine. J'avance doucement en surveillant la culture et arrive à un fossé bordé de bandes enherbées non fauchées de part et d'autre et qui sépare la parcelle de féveroles d'une autre en U qui entoure une colline au sommet boisé. Je commence par suivre les fèveroles par le bord du ru jusqu'à la route à quelques centaines de mètres sans rien voir puis fais demi-tour pour longer la droite du fossé qui sépare les 2 parcelles de fèveroles. J'avance doucement en surveillant autant la prairie à ma gauche que la bande enherbée et les fèveroles. Rien en vue, je passe sous la clôture électrique qui me sépare de la prairie à ma gauche et traverse cette dernière pour rejoindre un passage dans la haie qui la sépare d'une parcelle de blé. Rien en vue non plus dans les céréales, par les passages de gibiers et de tracteur, je remonte jusqu'aux vignes, un peu plus haut. Toujours rien, le secteur est très découvert, autour des vignes, des prairies fauchées et des semés de tournesol à peine levés. Contre les vignes, une petite parcelle de blé bordée sur sa droite par une haie. Je la longe doucement mais toujours rien, je décide de revenir vers le chemin de terre qui redescend vers le chemin blanc. 

Alors que je sors du le blé, je longe le pied d'un petit talus en direction d'une parcelle de vigne bordant le chemin quand j'aperçois un brocard aux bois très foncés, au gagnage entre les rangs de vigne. La luminosité commence à baisser, j'avance doucement en stoppant à chaque fois qu'il relève la tête. Le talus est de moins en moins haut et je dois me baisser de plus en plus quand la végétation craque sous mes pas. Le brocard relève brusquement la tête et regarde vers moi. Je reste un moment immobile et il finit par reprendre son repas. J'attends un peu sans bouger puis le voyant calme, je reprends ma progression mais je refais du bruit un peu plus loin et il relève à nouveau la tête, me condamnant à une immobilité parfaite pendant un instant. Il finit par reprendre son repas mais alors qu'il venait vers le blé, il se retourne pour brouter en partant vers le chemin. Je finis mon approche à genoux jusqu'au bout du talus, en face du coin de la vigne. Le brocard broute la vigne, tête haute dans les feuillages, à environ 60 mètres de moi. Je tente ma chance et en profite pour avancer rapidement sur les 30 mètres de découvert qui me séparent de la vigne et me cale au bout d'un rang à genoux. Je tente d'apercevoir le brocard par en dessous du feuillage mais je peine à le voir. Je tente de me décaler un peu sur ma droite mais le brocard démarre en aboyant et fonce vers la bande de blé de l'autre côté du chemin. Je cours jusqu'au coin de la vigne, il a stoppé dans le blé et regarde vers moi un instant avant de foncer à grands bons vers le bois en aboyant. Il fera bientôt nuit, je décide de redescendre vers ma voiture. En arrivant dans le virage du chemin entre le blé à ma droite et l'avoine à ma gauche, je me fais surprendre par un renard qui démarre sur la bande enherbée broyée coté blé et fonce dans l'avoine. Je continue vers ma voiture quand je jette un coup d’œil en arrière. Une silhouette sombre se promène dans la prairie fauchée, au-dessus du blé à environ 300 mètres et s'avance vers le chemin. Je remonte au pas de course par le chemin pour ralentir en arrivant près de la haie qui borde la prairie fauchée en bordure du chemin. Je monte doucement et aperçois, entre les arbustes épars, un renard qui mulote à environ 80 mètres dans la prairie fauchée en venant vers le chemin. Je remonte un peu plus pour me positionner dans une trouée de la haie. Le renard vient plus ou moins vers moi, je l'appelle avec des cris de souris et il fonce tout de suite vers moi. J'arme mon arc et continue à appeler, il arrive à environ 15 mètres et ralentit alors que je le suis dans mon viseur. Il stoppe à environ 12 mètres, je cale ma visée sur son poitrail et décoche mais ma flèche ricoche sur sa tête. Il démarre sur ma gauche en gueulant et je le perds vite de vue derrière la haie. Je m'avance rapidement mais il a disparu. Je pars cherche ma flèche qui ne porte pas de trace de sang ni de poils. Je cherche un instant sur la direction de fuite sans trouver d'indice. Je m'apercevrais à l'entrainement que mes lame mécaniques de 100 grains groupent plus haut que mes Exodus de 150 grains ce qui explique ce tir trop haut, j'aurais dû tirer avec une Exodus. La nuit s'installe, je rentre.

 

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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