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29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 23:12

Ce soir, en sortant du boulot, je récupère L. chez mon ami Jacques qui est allé le chercher à la gare vers 16 heures. Nous passons chez moi pour nous préparer pour partir chasser et tenter de filmer un tir de brocard. Jacques de son côté va aller chasser le sanglier à l'affût. Cela fait presque une semaine que je ne suis pas allé chasser. Nous quittons mon domicile vers 18 heures, en chemin nous tombons d'abord sur 2 chevrillards au gagnage dans un chaume, un peu plus loin, une chevrette est sortie au gagnage dans une friche, encore un peu plus loin c'est un brocard qui course une chevrette dans un autre chaume. Les chevreuils sont déjà de sortie malgré la chaleur étouffante. Je décide de commencer la soirée en appelant près d'un petit bosquet, situé en bordure de la rivière et bordé par un bras mort du cours d'eau asséché. Je me gare au bord de la route puis me prépare et sors de la voiture quand j'aperçois un brocard qui broute quelques feuilles et frotte ses bois en bordure du bosquet au fond d'un couloir délimité par 2 haies qui bordent un bout de chemin de terre partant doit vers le bosquet avant de prendre à droite pour le longer et rattraper la bordure de la rivière. Je chuchote à L. que je vois un brocard alors qu'il prépare son matériel. Je fais doucement le tour de la voiture pour récupérer mon arc hors de portée de la vue du chevreuil puis nous nous avançons un peu alors qu'il rentre tranquillement à couvert dans le bosquet. Nous avançons tout doucement sur le chemin pour aller nous poster à environ 30 mètres du bosquet, contre la haie de gauche qui nous sépare d'une peupleraie, derrière quelques branches basses tombantes.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

A peine posté, je lance quelques appels brefs au Buttolo et, immédiatement, un craquement se fait entendre devant nous, dans le bosquet. Je me prépare à armer mon arc et pose mon appeau sur la poignée de mon arc. Je reprends mes appels quand un mouvement attire mon attention, un chevreuil arrive en longeant la haie de droite en bordure du tournesol. J'arme mon arc et le suis dans mon viseur. Je poursuis mes appels en les espaçant pour le guider vers moi. C'est un jeune brocard, il vient stopper à environ 10 mètres derrière la haie dans une zone de végétation épaisse. Impossible de tirer, je reste armer dans sa direction.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je poursuis mes appels mais le brocard reste immobile. La tension devenant difficile à tenir avec le temps qui passe. Je baisse mon arc pour le caler sur ma cuisse. Concentré sur le brocard, je ne vois pas arriver un second chevreuil que L. m'annonce en chuchotant. Je tourne la tête vers la gauche et l'aperçois, il hoche la tête en regardant vers le brocard. Le brocard fait demi-tour et longe doucement contre la haie. Je le suis dans mon viseur. Il passe dans une trouée mais stoppe trop tard. Seul son arrière train est visible, le reste est caché par un arbre. Il repart et rejoint l'autre chevreuil sans se préoccuper de mes appels. Le second chevreuil part dans les tournesols alors que le brocard retourne à couvert dans le bosquet. Je tente encore quelques appels en désarmant mon arc mais rien ne vient. Je décide de tenter de m'avancer un peu pour rejoindre la bordure du bras de rivière asséché où je reprends mes appels sans plus de succès. Nous retournons à la voiture.

Nous partons pour un autre secteur. Je me gare près d'une vigne et nous faisons quelques centaines de mètres pour rejoindre un chemin forestier. Nous le suivons un peu, le vent est dans notre dos. Je me cale en bordure du sentier, derrière un arbre, en bordure d'une zone relativement dégagée sur la gauche du chemin et commence à appeler. Les minutes passent, rien ne vient, je tente le Rottumteler, toujours rien quand un aboiement se fait entendre plus loin, vers le fond du bois. Je continue les appels, le chevreuil aboie encore, je tente d'alterner appels et aboiements. Le chevreuil nous répond un moment sur place puis s'éloigne. Nous quittons le poste, le vent nous a trahis. Nous retournons à la voiture en suivant le chemin quand les aboiements semblent se rapprocher. Le chevreuil semble vouloir nous contourner par la gauche du chemin. Je lui réponds mais nous continuons vers la voiture, nos chances de le voir sont très minces.

Nous partons pour un autre secteur. Alors que nous roulons L. repère un jeune brocard dans une prairie fauchée en contrebas de la route. Je continue à rouler et me gare au bord de la route, sur le passage qui rentre dans la prairie. Le relief du terrain nous cache le brocard. Nous nous préparons rapidement et partons en longeant la route voûtés.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je ne tarde pas à apercevoir le brocard qui remonte vers la route à plus de 300 mètres dans la prairie. Je me voûte un peu plus pour rejoindre 3 gros arbres qui bordent la chaussée. Je me poste derrière l'un d'eux en encochant ma flèche alors que le brocard regarde vers nous malgré la grande distance qui nous sépare.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je lance quelques appels au Buttolo, le brocard regarde vers nous mais ne semble pas vouloir venir. Je tente un appel au Rottumteler et immédiatement, le brocard fuit vers le bois à toutes pattes. Nous retournons à la voiture. 

Je pars me garer un peu plus loin en haut d'un bois au bas duquel j'ai vu un grand brocard il y a quelques temps. Nous descendons en longeant le bois le long d'un chaume de blé d'épeautre.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Un peu plus bas, quelques arbres avancent dans le champ sur un petit talus qui descend vers une bande de chaume de fèveroles qui longe le chaume de blé et une parcelle de tournesols qui borde un grand fossé descendant jusqu'à la rivière au fond de la vallée. En arrivant à ces arbres, j'observe un instant le secteur.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Ne voyant rien, nous descendons en longeant le bois pour aller nous poster à l'intérieur de l'angle bas du bois. Le vent souffle face à nous. Je presse le pas quand L. me stoppe net. Je me fige, il a vu un brocard dans les herbes hautes, le long du fossé. Il regarde vers nous. Alors que nous restons immobiles contre le bois.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Alors que je m'attends à le voir fuir, il rentre tranquillement dans le tournesol de notre côté du fossé. J'en profite pour chercher un poste, je passe le coin du bois pour me poster derrière mais le vent, dévié par le massif forestier, souffle alors en descendant le fossé. Je change d'idée et m'avance rapidement de quelques mètres dans la culture pour m'y poster à genoux. J'attrape mon Buttolo et encoche une flèche.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je commence à appeler. Très rapidement, le brocard relève la tête puis démarre dans le tournesol pour se diriger vers le chaume de fèveroles.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Il sort à découvert, en bordure de la culture et la longe pour se rapprocher de nous d'un pas rapide.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je relance quelques appels pour tenter de le faire venir vers nous avant qu'il ne coupe la trajectoire du vent qui remonte en longeant le bois. Le brocard continue à longer les tournesols quand une chevrette surgit du bois à environ 100 dans le chaume de blé. Immédiatement, le brocard l'aperçoit et fonce vers elle au galop. Voyant le brocard foncer sur elle, la chevrette bifurque pour remonter vers un bosquet qui borde la route et disparaît en y entrant. Le brocard fonce vers elle et mes appels n'y changeront rien.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Il rentre dans le bosquet où nous le perdons de vue. Je tente encore d'appeler un instant puis attends un peu mais il ne reviendra pas. Nous quittons notre poste et remontons à la voiture pour aller nous garer un peu plus loin près d'une habitation abandonnée.

Nous quittons le véhicule et longeons le bois dans une bande de prairie non fauchée pour rejoindre un chemin forestier enherbé.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Le chemin débouche au coin d'une friche herbeuse bordée de haies et précédant une vigne à plus de 100 mètres. J'observe un instant le secteur sans rien voir puis prends à gauche par le passage dans la haie, au coin du bois. Nous remontons en suivant la lisière puis prenons à gauche un peu plus haut toujours en suivant le bord du bois dans une luzerne fauchée. Je passe plusieurs coulées trop encombrées pour rentrer dans le bois silencieusement puis en trouve une suffisamment ouverte. Nous entrons dans le bois et longeons la lisière interne pur nous poster près d'un arbre, un peu plus loin. Je commence mes appels.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Après quelques minutes, des bruits de pas se font entendre sur la droite du bois. Je pose mon appeau sur ma poignée d'arc et me prépare à armer puis reprends les appels. Le temps passe mais je ne vois rien arriver quand un bruit me fait tourner la tête vers la prairie de luzerne fauchée. Une chevrette est arrêtée au milieu du découvert à environ 50 mètres et regarde vers nous. Je poursuis mes appels mais elle fait demi-tour et se débine tranquillement pour rentrer dans la haie. J'appelle encore un peu mais pas de brocard, nous revenons sur nos pas pour retourner à la voiture.

Nous partons un peu plus loin et nous nous garons au bord de la route sur un passage qui permet d'accéder à une parcelle de chênes américains, en bordure d'un bois qui borde la route. Nous longeons un peu cette dernière puis rentrons dans le bois par une belle coulée qui rejoint une zone de fougères. Le sol est assez bruyant et je décide de me poster à environ 50 mètres de la lisière, juste à droite des fougères, derrière un arbre, pour ne pas trop déranger le secteur.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

J'observe un court instant et commence mes appels. Plusieurs séries d'appels brefs mais le temps passe et rien ne vient. Je le décidé à changer d'appeau mais alors que je range le Buttolo dans ma poche un bruit au loin me fait lever les yeux alors que L. m'annonce au même moment l'arrivée d'un chevreuil. En levant les yeux, je l’aperçois qui arrive d'un pas décidé à environ 150 mètres. Il va droit vers la route. Je rattrape mon Buttolo et reprends mes appels. Le chevreuil continue droit vers la route et je le perds un instant de vue dans la végétation en lisière du bois. Je continue mes appels et le vois arriver droit sur nous. Je pose mon appeau sur ma poignée d'arc et arme alors qu'il arrive à un peu plus de 20 mètres.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Le brocard vient stopper de face à environ 18 mètres derrière un écran de branchages. Il cherche l'origine des appels en hochant la tête et renifle par moment le sol.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je relance un ou 2 appels brefs étouffés. Le brocard démarre au trot et passe sur la droite de l'arbre contre lequel je suis posté. Je suis son mouvement dans mon viseur. Il passe l'arbre en accélérant un peu

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

puis vient stopper à 2 ou 3 mètres de L., posté derrière moi un peu sur ma droite, mais redémarre aussi sec en l'apercevant, il fait une boucle pour revenir d'où il vient et stoppe très vite à environ 10 mètres, plein travers, pour regarder à nouveau vers nous. Je l'ai dans mon viseur mais une branche basse me gêne pour tirer et le brocard repart presque aussitôt. Je le laisse passer derrière l'arbre et pivote en lançant un ou 2 appels pour tenter de l'intercepter dans une trouée au milieu des branchages. Le brocard stoppe à environ 15 mètres plein travers, pile où je l'espérai. Je cale rapidement ma visée sur le défaut de mon épaule et décoche. L'impact retentit et le brocard démarre au galop mais rapidement il semble mal en point et disparaît dans les fougères à moins de 30 mètres de l'endroit du tir. Les fougères s'agitent un peu sur place puis plus rien, le calme s'installe. Je retire ma cagoule et me retourne vers mon ami, il a pu filmer la scène mais au moment du tir, le brocard était derrière un arbre de son angle de vue.

Assez rapidement nous partons chercher mon chevreuil. Je retrouve vite ma flèche plantée au sol. Je la récupère, elle est couverte de sang, je l'essuie un peu et la remets au carquois puis pars chercher les premières gouttes de sang que je ne tarde pas à trouver près de la zone du tir. De grosses gouttes espacées sont tombées au sol sur les feuilles mortes.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Après quelques mètres, le chevreuil a pris à droite pour franchir un petit butte de terre. Une petite goutte tombée sur le sol nu, au milieux d'une coulée très marquée nous indique la trajectoire du chevreuil. Je passe ce bourrelet de terre, de l'autre coté, une giclée de sang a marqué le tronc d'un petit merisier.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je trouves quelques gouttes au sol puis des frottés sur les feuilles de fougères. De l'agitation se fait entendre dans les fougères alors que nous discutons et je crains que mon chevreuil ne soit reparti mais le calme revient vite. L., pensant avoir repéré l'endroit où est tombé le chevreuil, s'avance dans les fougères et je le suis mais le chevreuil est introuvable. Nous tournons un instant et je décide de reprendre ma recherche en suivant le sang, je reviens sur mes pas et retrouve vite la piste et recommence à la suivre. Une belle giclée de sang au sol m'indique que le chevreuil a pris plus à gauche que ce que nous pensions et alors que je suis la piste qui s'intensifie. L. M'annonce qu'il a trouver mon chevreuil dans les fougère à un peu plus de 10 mètres devant moi. Je m'avance donc à sa rencontre et tombe sur mon chevreuil mort sur le flanc. La sortie de ma flèche est un peu en arrière du défaut de l'épaule.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

C'est un brocard de petite corpulence au pelage roux clair, il porte 4 pointes, ses bois ont assez perlés mais clairs.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

J'appose mon bracelet et lui rends les honneurs

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

avant de le sortir du bois pour faire quelques photos souvenir. Ma flèche rentre pile où je visais au défaut de l'épaule et traverse les 2 poumons.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je vide mon chevreuil avant de retourner à la voiture et de le charger puis nous partons pour un autre secteur avant qu'il ne fasse nuit. Je me gare au départ d'un chemin de terre enherbé qui remonte vers un grand bois entre 2 parcelles de tournesols. Nous suivons le chemin pour remonter vers une parcelle de pins inclue dans le grand bois. Les tournesols laissent place à une luzerne fauchée qui remonte jusqu'à la crête délimitée par une grosse haie. En arrivant au bord de cette dernière, nous prenons à droite sur une grosse coulée qui rentre sur le haut des pins. Certains arbres ont été frottés, jusqu'à perdre leur écorce, par les sangliers. 

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Nous nous postons et appelons un moment mais rien ne vient.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Nous retournons à la voiture pour partir pour le dernier secteur de la soirée car la luminosité décroît. Je me gare près de 2 lacs, le long d'un chemin blanc et nous partons en le longeant. En arrivant près du bois qui surplombe le chemin sur notre gauche, nous dérangeons une volée de corbeaux. Alors que nous longeons la bande de soja étroite qui borde le bois, il me semble apercevoir un brocard en bordure du bois à environ 200 mètres. Je le signale à L. qui n'arrive pas à le voir puis nous tentons de nous rapprocher du coin d'un petit bosquet qui borde la rivière et avance dans le soja jusqu'au chemin à mi distance du chevreuil. Nous avançons baissés sur la droite du chemin mais il me semble que le chevreuil nous regarde. Je décide de continuer à avancer car nous sommes à découvert et appeler d'ici ne me permettra pas de tirer. Alors que nous nous rapprochons du bosquet, je comprends que je suis juste en train d'approcher une touffe de végétation et je me redresse pour reprendre ma progression normalement. Un petit coup d'œil derrière le bosquet, pas de chevreuil dans le soja. Nous poursuivons jusqu'à une grosse haie qui descend à la rivière sur notre droite. Je m'avance tout doucement pour regarder derrière et aperçois un brocard couché à environ 100 mètres près de la haie.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je le recule rapidement et le signale à L. en accrochant mon décocheur. Je me ravance doucement juste au coin de la haie et commence à appeler. Dès les premiers appels le brocard semble intéressé mais une seconde tête surgit de l'herbe un peu plus à gauche, près d'un bout de haie perpendiculaire qui coupe la prairie. Je poursuis mes appels, le brocard se lève et la chevrette suit rapidement mais les 2 animaux nous observent sans bouger. Je tente d'appeler au Rottumtaler, cette fois la chevrette réagit et commence à venir, entraînant le brocard à sa suite.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Nous commençons à y croire quand un grondement semble se rapprocher par le chemin sur notre droite. Les chevreuils stoppent et le brocard regarde vers ce bruit sourd.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Des lumières se dessinent au loin sur le chemin, ce sont des quads qui se rapprochent. La chevrette est passée derrière le bout de haie et le brocard reste statique. Je tente d'appeler encore pour essayer de précipiter l'approche des chevreuils avant que les quads ne soient trop près mais rien à faire, les chevreuils inquiets ne veulent plus avancer. Le grondement se faisant de plus en plus présent, je stoppe mes appels et attends l'arrivée des quads sans bouger.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Nous les saluons de la main à leur passage puis attendons qu'ils s'éloignent suffisamment pour reprendre les appels. Les chevreuils qui ont commencé à s'éloigner ont vite stoppé pour les regarder passer. Je reprends mes appels mais les chevreuils bien que semblant intéressés ne veulent plus avancer, ils se contente de nous regarder un moment.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Les animaux finissent par s'éloigner en rejoignant la haie et mes appels n'y change rien. Les ayant perdu de vue contre le fond de la haie, je décide de tenter un dernier secteur. Nous reprenons le chemin quand j’aperçois le brocard qui semble revenir vers nous en longeant la haie mais il nous a vu et repart en longeant la haie avec sa chevrette. Nous suivons un peu le chemin puis prenons un passage à gauche pour longer entre une haie et un tournesol et rejoindre une prairie fauchée. A l'entrée de cette dernière, j'observe un instant sans rien voir. Nous nous avançons en longeant la haie de droite pour nous poster un peu plus loin, au coin de cette dernière qui remonte sur notre droite. La luminosité baisse vite alors que mes appels restent sans réponse. Nous faisons demi-tour. En revenant vers le chemin, une tache sombre dans la prairie m'intrigue, j'avance baissé mais c'est encore une touffe de végétation, je commence à voir des animaux partout. Il est temps de rentrer pour aller dépecer et découper mon chevreuil.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Alex

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 05:44

Ce soir, pour finir ma superbe journée de chasse, je décide d'aller faire un affût au sanglier sur Traversère où je n'ai pas encore mis les pieds de la saison. Je me gare près des ruches, au bord du chemin de terre qui contourne le lac vers 19 heures. Je me prépare tranquillement, il fait une chaleur intenable, les cigales chantent à tue-tête dans les petits chênes qui dominent le plan d'eau. Je pars à pied pour mon poste un peu plus loin dans une combe boisée. Je ne marche pas très vite mais je suis vite trempé de sueur. Je suis une parcelle de blé en long pour rejoindre la grande coulée qui remonte jusqu'à mon poste. Le terrain est très sec, impossible de savoir si les sangliers sont passés de frais. Je longe la coulée et remonte dans la combe pour me poster au milieu du salle, dans une zone dégagée  qui me permet de tirer jusqu'à 15 mètres.

L'attente commence, les cigales chantent tellement fort qu'elles couvrent tous les bruits du sous-bois. Le vent un peu tournant finit par se stabiliser et souffle face à moi en descendant la combe. Le temps passe, un petit mulot vient me distraire un instant en agitant les feuilles sèches à quelques mètres devant moi. Une palombe vient de poser un moment sur les chênes qui couvrent la crête sur ma droite. Un peu plus tard un geai passe furtivement. Les moustiques commencent à me harceler et j'en écrase plusieurs, trop occupés à se nourrir de mon sang pour éviter de se faire écraser. Les cigales se calment peu à peu. Vers 20h20, il me semble entendre un léger bruit de pas dans mon dos puis plus rien, après quelques minutes, le bruit reprends. Je me retourne doucement et cherche à localiser l'animal. Les bruits de pas sont de plus en plus proches, vers 20h30, j'aperçois un animal venant vers moi dans la végétation, je crois un bref instant à un sanglier mais la silhouette se dessine peu à peu et je reconnais un chevreuil. Je crois voir des bois un instant alors que le chevreuil se rapproche tranquillement en cherchant sa nourriture. C'est en fait une chevrette, elle avance tranquillement en changeant souvent de direction au gré de ses prises de nourriture. Elle vient se caler dans un bouquet d'arbres à environ 20 mètres en dessous de moi. Le vent n'est pas bon et je m'attends à la voir fuir rapidement. Elle éternue plusieurs fois, elle doit être infestée par des œstres comme beaucoup de ses congénères à cette saison. Elle reste un moment à manger au même endroit puis commence à remonter tranquillement sur moi en zigzagant. À environ 12 mètres, elle stoppe net de face et hume un instant l'air avant de démarrer brusquement sur la gauche pour foncer dans la végétation en remontant vers la crête. Elle se tranquillise vite et reprend son activité à environ 30 mètres. Je ne la vois plus mais entends ses pas par intermittence. Je me retourne face au vent et me reconcentre sur ma chasse. Quelques cigales chantent encore par moment.

Vers 21h30, un craquement puissant m'interpelle sur la gauche. Je tends l'oreille, rapidement des bruits de pas se font entendre et semblent venir vers moi dans le sale. Les bruits deviennent de plus en plus présents et je tente de voir le ou les animaux au travers des branchages quand un gros sanglier puis un second m'apparaissent à environ 25 mètres sur le flanc de la combe. Ils avancent tranquillement sans s'arrêter, un derrière l'autre. Ils sont trop loin, en mouvement et le secteur est trop encombré. J'ai espoir qu'ils prennent une belle coulée qui passe à moins de 10 mètres devant devant moi ou au pire à environ 15 mètres mais il marquent un bref arrêt dans le sale à environ 35 mètres puis poursuivent dans la végétation et remontent vers la crête en s'éloignant doucement. Je reste un moment à l'écoute, au cas où ils reviendraient, mais le bruit de pas s'éloigne et passe la crête. Le calme s'installe. Je pense savoir où ils vont, très certainement vers une grande parcelle de blé prise entre 2 bois, je décide donc de les laisser prendre de l'avance avant de tenter de les recouper pour ne pas qu'ils m'entendent me déplacer sur ce sol couvert de feuilles sèches. Je quitte mon poste après environ 10 minutes d'attente. Je prends sur la droite par une grosse coulée pour passer la crête puis descends au gré des passages de gibiers vers le blé en bas de la pente boisée. Je sors du bois, pas de sanglier en vue, je traverse le blé étroit à cet endroit pour rejoindre un chemin enherbé qui longe le penchant boisé opposé puis commence à longe ce dernier doucement en surveillant la parcelle de céréales. J'ai le vent de face, le blé s'élargit rapidement en avançant sur le bois de droite.

J'avance doucement quand il me semble entendre des craquements dans le blé. Je m'arrête et écoute mais je n'entends plus rien, je recommence à avancer quand il me semble encore entendre des craquements. Je regarde dans la direction du bruit quand j'aperçois le dos d'un sanglier qui mange dans le blé au bord d'une zone de la culture couchée par ses congénères, près du bois d'en face. Je décide de tenter une approche au travers de la culture avec le vent sur la droite. J'avance doucement mais, même en faisant attention, je fais du bruit dans le blé qui craque sous mes pas. J'aperçois vite le second sanglier qui s'avance dans la zone de blé couché. Je gagné peu à peu du terrain et les sangliers ne se préoccupent pas de moi, trop occupés à leur repas. Ils comment à avancer en mangeant et je biaise à droite pour les recouper. J'arrive ainsi facilement à 20 mètres des sangliers. J'accroche mon décocheur et m'approche encore un peu baissé, prêt à armer. Je me retrouve ainsi à 15 mètres du sanglier le plus proche et environ 18 mètres du second qui est beaucoup plus gros et plus à ma droite. J'arme mon arc et vise le sanglier le plus proche qui se présente plein travers. Je décoche, touché le sanglier pousse un souffle puissant et démarre pour foncer vers le bois. Le second sanglier rentre droit au bois alors que le fléché part sur environ 30 mètres sur la droite puis bifurque pour rentrer au bois par une trouée dans la végétation. Assez rapidement, il me semble entendre tomber mon sanglier mais des bruits de pas persistent un moment sur une zone restreinte. J'attends un peu puis pars chercher ma flèche que je retrouve rapidement par miracle plantée au sol sous le blé couché.

Une très belle chasse pour ma première sortie sur Traversère, 19 juillet 2020

Je la laisse plantée droite sur place puis allume la torche de mon portable à la recherche de traces de sang. Ne trouvant rien, je décide de partir vers l'entrée au bois de mon sanglier. Je trouve alors du sang frotté sur le blé en bordure du bois.

Une très belle chasse pour ma première sortie sur Traversère, 19 juillet 2020

Je trouve ensuite quelques gouttes de sang au sol sur les feuilles mortes et la végétation du pied du talus du bois.

Une très belle chasse pour ma première sortie sur Traversère, 19 juillet 2020

Je suis le sang qui remonte droit dans le bois la coulée traverse des genêts puis passe un petit passage dégagé avant de rentrer dans un taillis d'épines. Je dois suivre le sang à 4 pattes sous les épines qui m'écorchent de partout. Je peine à avancer avec mon arc qui s'accroche dans les ronces et les branchages. La piste devient assez vite très abondante et de grosses giclées ponctuent ma progression.

Une très belle chasse pour ma première sortie sur Traversère, 19 juillet 2020

Soudain, je trouve du blé mélangé au sang et le doute m'envahit, j'espère ne pas avoir fait une flèche d'estomac. Après environ 40 mètres, la coulée rejoint une autre coulée perpendiculaire qui suit la courbe de niveau. Le virage du sanglier sur la nouvelle coulée est marqué par une grosse giclée en arc de cercle.

Une très belle chasse pour ma première sortie sur Traversère, 19 juillet 2020

Je me rends alors compte qu'il me manque une flèche au carquois, je fais donc demi-tour pour aller la chercher et la retrouve au passage des genêts, je la remets au carquois. Je reprends ma recherche. Alors que je m'avance un peu plus après l'arc de cercle de sang, des craquements se rapprochent de moi puis des grognements se font entendre, un sanglier vient droit sur moi, je pense que la lumière va le faire fuir mais il continue à s'approcher. Je dois donner plusieurs fois de la voix pour qu'il finisse par se décider à s'éloigner. J'espère qu'il ne s'agit pas de mon sanglier. Je suis la piste très abondante sur environ 20 mètres, une forte odeur de sanglier envahit le secteur, puis la piste prend à droite et remonte à nouveau au plus raide. Le sang est très abondant et je retrouve vite mon sanglier mort sur le flanc, tête vers le bas. Ma flèche est très bonne au cœur. 

Une très belle chasse pour ma première sortie sur Traversère, 19 juillet 2020

Son collègue devait certainement le chercher et se refusait à partir sans lui, il a dû prendre le bruit que je faisais en avançant pour celui de son compagnon. Les grosses giclées de sang étaient en fait du sang craché par la gueule ce qui explique la présence régulière de blé. J'attache la laie d'environ 80 kilos par le groin, avec une petite corde que j'ai toujours à la poche, et commence à revenir sur mes pas en la tirant. Impossible de trouver un autre passage pour sortir de cet enfer d'épines qui me griffent les bras et le dos en remontant mon T-shirt. Je galère pas mal, j'éteins régulièrement la torche de mon portable sans le faire exprès et me retrouve alors dans le noir. Petit à petit, j'avance et finis par ressortir en bordure du blé. Il me faut maintenant sortir mon sanglier de là. Ma voiture est loin. Je décide de tirer le sanglier sur la gauche en lisière du bois pour rejoindre une prairie à environ 80 mètres pour éviter de traîner le sanglier au travers du blé et endommager la culture. Après quelques photos souvenirs

Une très belle chasse pour ma première sortie sur Traversère, 19 juillet 2020

je me fais une poignée avec un bout de bois et tire la sanglier grâce à la corde pour rejoindre la prairie. En débouchant dans cette dernière, après avoir travers une gros bourrelet de ronces, je fais démarrer un chevreuil qui fuit en aboyant dans la nuit noire. La prairie remonte raide vers la route de crête à environ 300 mètres. Je pose mon arc en bordure du blé pour avoir les 2 mains pour tracter puis tire mon sanglier dans la pente raide penché au maximum pour me servir de mon poids en espérant que la corde ne lâche pas pour ne pas heurter le sol tête la première. Je dois faire de nombreuses pauses et manque plusieurs fois de faire un malaise, je n'en peux plus, je suis trempé de sueur. Après environ 150 mètres, je décide d'aller voir si je peux arriver jusque-là en voiture. Je remonte à la route et constate qu'un passage peut me permettre de rentrer dans la prairie. Je fais donc demi-tour, récupère mon arc, ramasse ma flèche dans le blé au passage et pars chercher ma voiture. Voyant de la lumière à la boulangerie, je fais une pause pour dire au propriétaire que j'ai tué un sanglier et savoir s'il veut le récupérer. Il m'annonce que le blé sera moissonné demain. Il était tant que je vienne m'occuper des sangliers. Il est d'accord pour récupérer le sanglier, je pars donc le chercher en voiture puis rentre chez moi pour le vider, le découper et le mets au frais avant de lui amener le sanglier le surlendemain prêt à mettre au congélateur.

 

Alex

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19 juillet 2020 7 19 /07 /juillet /2020 12:50

Ce matin, je décide d'aller chasser sur Factom et Bourras. Je me gare sur le chemin de terre qui enjambe l'Osse et attends que le jour se lève un peu puis me prépare tranquillement et pars pour la chasse. Je passe la rivière et observe un moment le chaume. Rien ne bouge, je prends à gauche, le long du cours d'eau pour rejoindre la friche puis avance doucement dans cette dernière sans rien voir ni entendre. Je traverse la vieille Osse et débouche en bordure du soja. Je scrute la parcelle un instant quand j'aperçois un chevreuil qui longe le bosquet en direction de la rivière sur ma gauche. Il avance tranquillement mais je dois presser le pas pour le couper car il est à plus de 300 mètres. Je longe la bordure boisée de la rivière et gagne vite du terrain mais le chevreuil avance trop vite. Alors que je suis encore à 100 mètres de lui, il commence à bifurquer pour rentrer au bosquet. J'avance encore un peu et me cale contre la végétation puis tente de l'appeler. Il relève la tête et regarde vers moi puis s'acharne sur un arbuste. Il est maintenant certain qu'il s'agit d'un brocard. Je tente encore quelques appels mais il rentre au bois. Je décide de vite remonter à travers la culture vers le haut du bosquet. Le brocard démarre en sous-bois en aboyant. Alors que j'arrive au coin du bosquet, je l'aperçois. Il se débine de cul à plus de 200 mètres dans le chaume de fèveroles de l'autre côté de la route. Dès qu'il disparaît derrière une bosse du champ, je presse le pas jusqu'à la route et la suis en courant jusqu'à un passage qui remonte sur la gauche pour longer le haut du chaume. Je le prends et longe le haut du chaume pour tenter de recouper le brocard qui semble partir vers le bosquet au-dessus des bâtiments. Alors que la bordure du chaume prend à droite pour suivre la bordure d'une parcelle de vigne, j'aperçois au loin le brocard. Il est déjà arrivé en haut du chaume à plus de 300 mètres et va rentrer dans la vigne au-dessous du bosquet.

Je remonte le talus à ma droite pour récupérer la bordure de la vigne puis la longe en regardant entre les rangs. En arrivant au coin de la parcelle, j'aperçois un jeune brocard, plein travers, à un peu moins de 100 mètres. Le relief du terrain ne laisse voir que le haut de son dos, son cou et sa tête. Il regarde vers moi. J'attrape mon Rottumteler et lance quelques appels. Le brocard avance au pas droit devant lui et disparaît derrière le relief. Je décide de tenter de m'approcher. Je commence à longe le dernier rang de vigne pour remonter vers lui quand il réapparaît. Je me fige contre la vigne et lance 2 ou trois appels. Le brocard démarre et vient droit sur moi. Je passe sous le rang de vigne pour l'attendre mais à genoux derrière le feuillage bas, je ne le sens pas. Je ressors doucement devant le rang mais je ne le sens pas non plus alors que le brocard arrive d'un pas décidé. Je repasse sous le rang et presse le pas pour aller me poster au bout du rang, derrière le feuillage. Le brocard a stoppé à environ 40 mètres et regarde vers la vigne. Il repart, j'arme mon arc et le laisse venir. Il s'approche d'un bon pas puis ralentit doucement pour venir stopper de 3/4 face à 8 mètres alors que je le suis dans mon viseur. Ma visée calée, je décoche. Ma flèche le traverse en rentrant en avant de l'épaule. Le chevreuil pivote en perdant beaucoup de sang et fonce dans la vigne. La plaie de sortie est bien visible en plein milieu du chevreuil qui perd de grosses giclées de sang. Il entre dans la vigne en perdant beaucoup de sang et ne tarde pas à en ressortir à environ 45 mètres. Il fonce dans le chaume, sa course devient très désordonnée et il chute à moins de 30 mètres de la vigne. Il se débat un peu au sol puis s'immobilise. Je pars chercher la flèche et trouve une belle giclée de sang sur le chaume.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je tourne un peu en cherchant la flèche sans succès. Je trouve l'entrée dans la vigne qui me donne la direction de fuite par rapport au premier sang.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

J'insiste un peu mais toujours pas de flèche. Je pars donc cherche mon chevreuil que je retrouve à l'endroit où je l'ai vu tomber. Il est mort sur le flanc côté entrée de flèche. La sortie de la flèche est bien visible.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

J'appose mon bracelet et le ramène vers la vigne où je lui rends les honneurs avant de faire quelques photos. Mon atteinte est bien en avant de l'épaule, là où je visais.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Alors que je commence à vider mon chevreuil, j'aperçois un renard en chasse à plusieurs centaines de mètres dans le chaume de blé, de l'autre côté du chemin blanc qui remonte vers les bâtiments. Je me dépêche de le vider et pars le prendre dans un chêne pour éviter qu'il ne soit mangé par un renard ou un chien errant. Le renard semble remonter vers les bâtiments. Je cours le long de la vigne puis prends à gauche en suivant le bord des fèveroles. Je cours entre les 2 premiers rangs de la vigne qui remonte vers le bosquet. Le creux du terrain me cache maintenant le renard. J'arrive aux bâtiments et ralentis pour les contourner par la droite et tente de recouper le renard le long de la vigne que je longe doucement. Une bosse du champ me cache le bas de la parcelle. Pas de renard en vue pour le moment, j'avance doucement pour voir derrière la bosse en longeant toujours la vigne mais pas de renard en vue. Je me poste un instant contre la vigne puis tente d'appeler mais rien n'y fait, le renard a disparu.

Je laisse tomber et suis le vas de la vigne pour remonter entre cette dernière et la grosse haie qui délimite le territoire. En passant un virage, j'aperçois un chevreuil qui rentre dans la haie à environ 200 mètres.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je presse le pas sur environ 70 mètres puis ralentis et finis mon approche tout doucement. Il me semble que le chevreuil est rentré au niveau d'un chemin de terre et j'espère le voir encore à découvert mais alors que j'arrive à l'endroit où il rentre dans la haie, je tombe sur un mur végétal. Des bruits de pas se font entendre dans la haie, je cherche le chevreuil au travers des feuillages quand mes yeux stoppent sur une tache rousse. Le temps de comprendre qu'il s'agit de mon chevreuil, il se remet en mouvement et remonte, en face, en bordure de la haie. La végétation s'agite en bordure de la prairie de l'autre côté de la haie mais je n'arrive pas à voir le chevreuil. Je me décale très lentement de quelques mètres sur la droite pour tenter de trouver une trouée dans les feuillages. Les bruits de pas reprennent quand mes yeux se posent sur le brocard qui frotte ses bois juste en dessous de moi contre un arbuste à environ 8 mètres. J'ai juste une trouée dans le feuillage en face de sa zone vitale. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée. Je décoche, touché le chevreuil fait volte-face et fonce dans la végétation.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Il se fracasse à à peine 15 mètres de l'endroit du tir, dans la végétation épaisse. La végétation s'agite un court instant puis le calme revient. Je dois écraser un mur de ronce et passer un fossé assez profond pour descendre vers mon chevreuil mort sur le flanc à quelques mètres de la bande enherbée. Ma flèche est au cœur, elle ressort en sectionnant les muscles au-dessus du coude opposé.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

J'appose mon bracelet et extirpe le chevreuil des ronces qui me griffent de partout. Je le laisse en bordure de la haie et pars chercher ma flèche. L'autre côté de la haie semble plus facile d'accès. Je repère l'endroit du tir grâce à la cime dégarnie d'un gros chêne puis pars chercher un chemin pour traverser la haie. Je trouve un passage à environ 200 mètres et reviens par l'autre côté jusque sous le chêne. Je tombe à nouveau sur un mur de ronces et dois écraser cette végétation épineuse qui me griffe de partout pour rejoindre le centre de la haie complètement dégagé et parcouru par une superbe collée bien dégagé. Je la suis un court instant et retrouve ma flèche plantée au sol.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Une piste au sang bien fournie part de là, en suivant la coulée.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

De belles giclées de sang ponctuent la végétation.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020
Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je me rends compte qu'une coulée bien dégagée sort de la haie sur la prairie sans avoir à passer dans les ronces. Je ressors donc par-là puis reviens sur mes pas pour retrouver le passage et retraverser la haie pour aller rendre les honneurs à mon brocard et faire quelques photos souvenir.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je le vide ensuite, attache ses pattes pour le charger sur mon épaule et retourner vers mon premier chevreuil. Alors que je longe la vigne le long de laquelle j'ai fléché le premier brocard, j'aperçois en contrebas, à plusieurs centaines de mètres dans le chaume de fèveroles, 2 chevreuils au gagnage. 

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je pose mon chevreuil près de l'endroit du tir et tente de retrouver ma flèche. Je le dirige dans l'axe du tir à partir de l'endroit où j'étais posté et trouve le premier sang et un peu après ma flèche plantée au sol sous la végétation.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je la remets au carquois et pars chercher mon premier chevreuil pour faire quelques photos souvenir du doublé.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je laisse les chevreuils à l'ombre et pars chercher la voiture alors que les 2 chevreuils mangent toujours tranquillement dans le chaume, j'ai l'impression qu'il s'agit de 2 chevrettes. Je retourne à la route puis me dirige vers la vieille Osse au travers du soja. Arrivé au cours d'eau, je décide d'en longer le lit qui a encore séché un peu plus. Je passe le virage à droite puis arrive au bord d'une grande flaque quand quelque chose bouge dans l'eau. C'est une cistude, je la saisis en plongeant la main dans l'eau, c'est une belle femelle.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je la repose au bord de l'eau où elle revient rapidement puis poursuis ma progression et arrive au niveau de la grande flaque boueuse où j'ai vu les petits ragondins l'autre soir. Je me poste à environ 12 mètres de l'entrée du terrier et commence à imiter des cris de petit ragondin en détresse. Assez rapidement, un museau blanc s'avance à l'entrée du terrier. J'arme doucement mon arc et appelle encore un peu. Le gros ragondin se présente de 3/4 face à l'entrée de son terrier. Je vise le cou et décoche. Ma flèche est pile ou je la voulais. Le ragondin est cloué sur place et se débat à peine avant de s'immobiliser. Le sang commence à se reprendre dans l'eau. 

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je m'approche tranquillement de mon ragondin.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je traverse la flaque et rejoins mon ragondin.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je le dégage, remets ma flèche au carquois et fais quelques photos.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je laisse mon ragondin sur place et longe un peu le lit asséché

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

avant de remonter sur la berge pour rentrer à ma voiture. Je pars chercher les chevreuils alors que 2 faons broutent en bordure de l'Osse dans un chaume

 

Alex

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18 juillet 2020 6 18 /07 /juillet /2020 16:25

Ce soir, je pars chasser autour du chemin blanc qui relie Roques à Justian. Je me gare côté Roques, près des lacs, au bord de l'Osse et reviens vers Roques par le chemin jusqu'à un petit bois en long qui longe le terrain d'une résidence secondaire puis remonte jusqu'aux vignes, un peu plus haut. Alors que je commence à longer le bosquet, sur la bande enherbée du chaume d'orge à ma droite, des aboiements, sur ma gauche, me font stopper. Je cherche du regard au travers les arbres quand j'aperçois une chevrette qui me regarde à environ 35 mètres. Je tente d'attraper mon appareil photo mais elle fuit en aboyant. Je reprends ma progression en longeant tranquillement le bosquet. La chevrette avance en aboyant à mi-pente, dans le bois et stoppe régulièrement. Les aboiements de la chevrette font place à des aboiements beaucoup plus rauques qui remontent vers le haut du bois. Je viens certainement de déranger un brocard. Je poursuis en suivant la haie qui fait suite au bois. Le chaume fait place à une parcelle de vigne qui remonte vers la crête de la colline. Je surveille entre les rangs mais rien en vue. Arrivé au coin de la parcelle, je remonte en suivant la haie jusqu'à un passage qui la traverse sur ma gauche. Je prends le passage en longeant la haie qui borde le haut du semé de sorgho et rejoins le haut d'un grand chaume de blé. Je le longe en suivant la haie puis continue tout droit et traverse une bande plus étroite qui remonte vers la crête à ma gauche. Je rejoins ainsi le bas d'un petit bosquet au milieu des vignes. Je longe le bosquet en surveillant entre les rangs de vigne sur ma droite.

Rien, je passe ensuite entre 2 parcelles de vigne en surveillant entre les rangs de part et d'autre. Un lièvre se déplace tranquillement, en bas de la vigne de droite, en glanant nourriture. Pas de chevreuil, au bout de la parcelle, je prends à droite pour descendre entre les vignes vers un bois précédé d'un petit plan d'eau. Toujours rien dans les vignes, arrivé au bord du petit plan d'eau, je constate un petit remous au pied d'un grand saule côté gauche à environ 20 mètres de moi. Je pense à un ou des ragondins. Je contourne le plan d'eau par la gauche pour rejoindre le coin haut du bois. Alors que je tourne au coin du petit lac pour rejoindre le bois, je regarde vers le pied du saule où l'eau s'agite toujours, de petites boules noires se débinent en bordure de l'eau vers les masselottes du coin du plan d'eau où j'étais tout à l'heure. Ce sont de jeunes poules d'eau. Arrivé au bord du bois, j'observe un moment au travers des branchages. Ne voyant pas d'animal, je m'avance doucement par une grosse coulée et me poste au pied d'un bouquet d'arbres. Je tente quelques séries d'appels à l'appeau sans aucune réponse. J'attends un peu puis ressors du bois pour remonter vers la route de crête au travers d'un plantier de vigne. La route passée, je descends au travers d'une prairie fauchée et rejoins un grand chaume de blé que je longe sur le haut en suivant le bord d'une bande boisée pour rejoindre un chemin de terre qui remonte en longeant les vignes. Je prends un court instant le chemin en redescendant vers les vignes puis remonte le talus à la gauche pour rejoindre les tournesols. Je progresse tranquillement dans cette culture en ouvrant bien les yeux mais à part quelques indices de présence, tournesol mangés ou frottés, pas de chevreuil en vue. Je débouche sur un chaume de fèveroles et le traverse pour longer une petite parcelle de vigne. Rien entre les rangs, j'arrive à la route et la traverse pour rejoindre une autre parcelle de tournesol.

Je longe le haut de la parcelle en suivant la route. Arrivé au coin de la parcelle, je prends à droite et descends en suivant une haie épaisse. De nombreux pieds de tournesol sont mangés par les chevreuils ou frottés par un ou plusieurs brocards. Certains sont abattus au sol et la fleur ou les graines partiellement mangées. Des tas de crottes et des grattés de lapins ponctuent le secteur. Un bout de haie avance dans la culture et je le contourne pour rejoindre le coin de la parcelle au bord du ruisseau, près d'une mare entourée d'une végétation dense. Je traverse le petit ruisseau et me poste dans une zone où convergent de nombreuses coulées dans une bande boisée de quelques mètres de large. Je retente quelques appels et attends un moment mais rien ne vient. Je décide de quitter mon poste et traverse la bande boisée par une grosse coulée qui ressort dans une petite fiche parcourue de nombreuses coulées très marquées.

Je prends à droite en suivant une des grosses coulées puis traversent une haie pour rejoindre une prairie fauchée vallonnée. Plus loin, une grande parcelle de tournesol, je presse le pas pour la rejoindre quand je me fais  surprendre par un beau brocard sorti en plein découvert dans la prairie. Je ne m'attendais pas à le voir là et le relief me le cachait jusque-là. Je stoppe net, nous nous regardons un court instant à environ 60 mètres l'un de l'autre puis le brocard fait volte-face en aboyant et remonte pour traverser une haie et disparaître. Je rejoins la bande enherbée qui longe le bas du tournesol en suivant la bande boisée qui borde le ruisseau. J'avance doucement mais me fait surprendre par une chevrette qui démarre à d'environ 20 mètres dans un virage du ruisseau et disparaît un peu plus loin en longeant la bande enherbée. Je poursuis ma progression lente quand du bruit se fait entendre dans la haie, la chevrette en ressort à 15 mètres de moi et remonte au galop dans le tournesol. Elle stoppe à mi-pente et regarde derrière elle puis repart et disparaît en passant la crête. Un peu plus loin, je me fais encore surprendre par une autre chevrette qui démarre dans les tournesols et remonte dans la culture pour disparaître un peu plus haut.

Je rejoins la route un peu plus loin et prends un peu à droite pour rejoindre un chemin de terre sur la droite du ruisseau, en bordure d'un chaume de blé et qui descend vers le chemin blanc le long duquel je suis garé. J'avance doucement sur le sentier quand une palombe prend son envol dans le chaume, un peu plus loin, j'aperçois la tête d'une autre palombe qui dépasse dans le chaume. Elle me laisse avancer vers elle jusqu'à environ 30 mètres puis s'envole alors qu'un lièvre broute près du bois à environ 80 mètres. Je m'avance un peu sur le chemin et provoque sa fuite vers une prairie de hautes herbes qui fait suite au chaume. Un peu plus loin, j'aperçois un autre lièvre qui se promène tranquillement en broutant, à plus de 300 mètres, dans une prairie sous une bande boisée.

J'aperçois alors 3 boules sombres, au travers de la haie qui borde le ruisseau, sur la gauche dans le chaume de blé. Ça semble parfaitement immobile et je pense d'abord à des mottes de terre d'une bande déchaumée. Je poursuis un peu mais alors que je regarde à nouveau, je vois bouger les boules sans pouvoir vraiment identifié de que je vois, ce sont peut-être des ragondins ou des petits sangliers. Je fais vite demi-tour pour rejoindre une grosse coulée dégagée pour traverser la haie sans faire trop de bruit. Je descends vers le ruisseau au niveau d'une zone encore en eau. Un gros trou de ragondin et une eau très boueuse attestent de la fréquentation des lieux. Je saute par-dessus le petit cours d'eau et remonte par une coulée impressionnante qui semble fréquentée par les ragondins, blaireaux, renards, chevreuils et sangliers vu les traces imprimées dans la terre durcie par la sécheresse. Je rejoins la bordure du chaume. D'ici, les animaux ne sont pas visibles. Je longe doucement la haie et les aperçois rapidement à environ 80 mètres. Ce sont 3 ragondins.

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

J'avance doucement le long de la haie en essayant de ne pas faire trop de bruit sur le sol sec du chaume et au milieu des feuilles mortes et débris végétaux. Je gagne peu à peu du terrain. Les ragondins mangent les restes de blé, avancés dans le chaume, sans se douter de ce qui les attend.

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

J'avance doucement jusqu'à environ 20 mètres des ragondins en suivant la haie qui tourne maintenant à droite à angle droit, il me faut terminer mon approche à découvert. Un gros ragondin de 7 ou 8 kg mange de dos alors que 2 plus petits mangent un peu plus proches de quelques mètres. Je n'ai que 2 lames à bas prix pour les ragondins. Si je veux avoir une chance de tuer ces 3 ragondins, il va me falloir la jouer fine. Il me faut commencer par flécher le plus gros et le tuer net pour éviter de faire fuir les deux autres que sa présence tranquillise. Avec un peu de chance, je pourrais alors flécher les 2 autres s'ils s'alignent. Je tente de m'approcher encore de quelques mètres pour assurer ma première flèche. J'avance tout doucement à découvert sur le chaume en direction des ragondins. Un des petits lève régulièrement la tête et je stoppe à chaque fois pour le laisser se tranquilliser. Alors que je suis à environ 15 mètres du gros ragondin qui mange toujours de cul et environ 12 mètres des 2 autres, je comprends que je risque de faire partir le petit le plus à gauche qui commence à devenir de plus en plus inquiet. Je le laisse se tranquilliser un moment en restant immobile,

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

il regarde régulièrement vers le gros et finit par se remettre à manger. J'arme doucement mon arc, vise le gros ragondin et décoche. Il s'effondre sur place et bas à peine des pattes sur le flanc. Les 2 petits sursautent et regardent vers leur mère. Ils se dressent sur leurs pattes en faisant le dos rond sans savoir quoi faire. Je réencoche doucement et arme doucement alors que les 2 ragondins s'alignent. J'aligne ma visée sur le plus proche mais, vu l'angle de tir et leur écartement, je sais que ma flèche tuera un des 2 mais ne fera que blesser l'autre. Je décide d'attendre un peu. Les 2 ragondins partent alors vers leur mère. Je les suis dans mon viseur. Le premier stoppe à moins de 1 mètre du mort et son collègue vient lui rentrer dans l'arrière train alors que mon viseur de cale sur lui. Je décoche. Les 2 ragondins s'effondrent sur place. Le plus proche de moi essaye de se relever mais retombe sur le sol presque immédiatement et s'immobilise alors que l'autre est mort sur le coup. Je m'approche tranquillement de mes ragondins. Mes flèches sont encore en travers du gros et du petit un le plus proche de lui. Ma première flèche rentre dans le dos et ressort dans le front du premier ma seconde rentre en arrière des côtes du premier, ressort dans l'épaule opposée pour rentrer dans le flanc du troisième et ressortir au niveau de sa gorge.

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

Je récupère mes flèches et les remets au carquois. Je fais quelques photos avant de repartir en chasse.

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

Je continue à suivre le ruisseau par la gauche quand une chevrette traverse le chaume en venant du cours d'eau à environ 150 mètres pour stopper au bord d'une bande boisée qui borde le haut de la parcelle. Elle regarde un peu vers moi puis rentre à couvert en aboyant. Je rejoins le chemin blanc et prends vers Justian à gauche. Je longe un moment le chemin pour rejoindre un passage qui me permet d'entrer dans une petite parcelle de blé moissonnée. Alors que je passe le passage, j'aperçois un petit animal que je n'identifie pas tout de suite, couché dans le chaume. Je pense peut être à un ragondin et commence à m'approcher doucement mais il s'agit d'un lièvre gîté qui se redresse d'un bon et fuit vers l'Osse. Je poursuis pour rattraper la bordure de l'Osse que je suis doucement en observant les chaumes de blé successifs. Rien ne bouge, je reviens vers le chemin blanc et prends à gauche en direction de Roques. Je longe une parcelle de tournesols, rien en vue, le chemin est bordé par une haie sur ma gauche et cette dernière finit par s'ouvrir sur une prairie fauchée coupée par une haie discontinue, à mi-distance du carré fourré de petits frênes. Rien en vue, j'avance doucement derrière la haie qui sépare la prairie du soja qui borde l'Osse. Rien non plus. Je reviens un peu sur mes pas et prends le chemin enherbé qui remonte vers une prairie fauchée en longeant les tournesols à droite et une haie épaisse à gauche. En rentrant dans la prairie qui commence en pointe, prise entre 2 haies, je regarde un instant sans voir de chevreuil puis commence à m'avancer en suivant la haie de droite d'où surgit un gros brocard. Il fonce vers l'autre haie, traversant la prairie en aboyant, à environ 40 mètres et disparaît en y entrant. Il stoppe derrière les arbres et aboie, je lui réponds, il hésite mais repart et remonte un peu vers le bois des Arrauques, il stoppe à mi-pente et aboie toujours. Je lui réponds pour tenter de le provoquer mais il repart pour rentrer au bois.

Je reprends ma progression alors que le brocard aboie toujours en s'éloignant. J'aperçois alors un autre chevreuil au gagnage, près d'un bout de haie qui borde la droite de la prairie et la sépare d'une parcelle de tournesols. Je me décale vite vers la haie à ma gauche puis la suis lentement. Le chevreuil semble avancer vers la haie que je longe et je poursuis en espérant le recouper. Finalement, il fait demi-tour et retourne dans la haie où je le perds de vue. Je continue vers un passage dans la haie vers une petite prairie prise entre un gros bout de haie à gauche et un bosquet à droite. Arrivé à se passage, je m'avance lentement sur la petite prairie sans voir de chevreuil puis décide de tenter d'appeler. Je me colle à la haie au bout de laquelle se trouve une source qui attire souvent les sangliers en quête d'eau et de boue. Je me poste dos à la source puis  commence à appeler en surveillant le secteur quand une boule noire arrive vers moi par le haut du chaume de blé que j'ai longé par le haut tout à l'heure. L'animal stoppe alors que je stoppe mes appels puis repart de plus belle dès que je les reprends. J'aperçois vite une queue dressée qui bas l'air, c'est certainement le chien de la ferme du dessus. Je stoppe mes appels et m'éclipse en traversant la haie sur le côté droit des souilles pour sortir dans le sorgho et remonter vers les Arrauques. À mi-pente, alors que je vois par-dessus la haie, je regarde dans mon dos pour voir si le chien me suit quand j'ai la surprise d'apercevoir un chevreuil qui traverse le chaume en semblant venir des vignes. 

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

Le chevreuil reste un moment sans bouger puis d'avance un peu, stoppe à nouveau un moment, s'arrête un moment, repart et s'arrête encore comme s'il cherchait quelque chose. Il s'agit certainement d'un brocard qui a entendu mes appels et cherche une chevrette. J'hésite un peu, il est à plusieurs centaines de mètres, la nuit sera vite là et, si je me reposte pour appeler, je risque de faire revenir le chien. Je décide de ne pas tenter quoi sur ce soit sur lui. Brusquement, il avance au galop sur environ  30 mètres en aboyant puis stoppe à nouveau alors que je reprends ma progression vers le bois. Arrivé en crête, je redescends doucement en parallèle du bois à environ 40 mètres dans le soja et fais démarrer plusieurs corbeaux. Je rejoins le chemin blanc plus en contrebas et le prends pour revenir vers la voiture. Un canon enrouleur arrose le tournesol sur la droite du chemin en face des lacs et ma voiture par la même occasion par moment. J'attends que le canon soit bien orienté pour passer et ne pas être arrosé puis tourne au coin du lac vers l'Osse pour aller voir de l'autre côté. Je traverse la rivière par la passerelle en métal et ne voyant rien non plus dans le soja en cours d'arrosage, je fais demi-tour pour aller me poster contre une haie, près de la voiture, en bordure d'un soja pris entre le chemin blanc et l'Osse. Un lièvre gambade dans le chaume d'orge qui fait suite aux tournesols et rejoint le bord du bosquet que j'ai longé en commençant à chasser. Je commence mes appels mais rien, le lièvre tourne toujours dans le chaume. Il fera vite nuit, je prends ma voiture pour rentrer mais alors que je longe le chaume d'orge, j'aperçois un chevreuil sous un gros chêne trônant au milieu de la parcelle. Je me gare derrière un petit hangar qui borde le chemin juste avant le bosquet, attrape mon décocheur et mon arc et pars vite me poster au pied d'un gros frêne, juste après le hangar, en bordure du chemin. Le chevreuil mange tranquillement sous le gros arbre à environ 150 mètres. Je tente quelques appels et il arrive rapidement. Je stoppe un peu mes appels. La luminosité faible ne le permet pas de le sexer. Il s'avance tranquillement pour finir sur le bord du chemin. Il va se trouver sous le vent, j'arme mon arc alors qu'il vient de stopper derrière le gros frêne suivant à un peu plus de 20 mètres en bordure du chemin. Il reste un court instant caché puis démarre et remonte au galop dans le chaume. Le vent m'a trahi. Je rappelle et le stoppe dans sa course puis le fais revenir vers moi. C'est une chevrette, je stoppe mes appels et la laisse faire, elle avance à 30 mètres en parallèle du chemin et regarde vers moi en tapant ses pas et hochant la tête puis décide de remonter vers la crête. Je quitte mon poste ce qui la surprend et la fait démarrer en aboyant. Elle stoppe plusieurs fois en remontant vers la vigne tout en aboyant alors que je rentre à la voiture avec la nuit qui s'installe.

 

Alex

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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 06:20

Ce soir, je retourne chasser autour des secteurs de Bourras et Factom. Je me gare sur le chemin de terre qui traverse l'Osse. Je me prépare tranquillement en scrutant les chaumes mais pas de ragondin ce soir. Je passe le ponton, rien non plus dans le chaume derrière la rivière, je pars vers la passerelle de la palombière. La grive a entassé encore plus de coquilles que lors de ma dernière sortie. Je traverse la vieille Osse, passe la palombière et arrive au bord du tournesol. Pour changer, je décide de longer le bois du dessus par la droite, en limite du territoire. Je prends le passage sur ma droite entre le bois de Bourras et la haie épaisse qui remonte vers l'autre bois puis longe la haie sur la bande enherbée pour rejoindre le bord du bois. Le vent soutenu souffle face à moi. J'avance encore un peu pour rejoindre un chemin forestier qui rentre sur ma gauche. Je m'avance doucement dans le bois sur le chemin. Après une petite pause observatoire, je prends à droite sur une belle coulée pour longer la lisière par l'intérieur du bois. Je le rends vite compte que le sol est trop bruyant. Arrivé près de la mare qui rentre dans le bois, je ressors à droite sur un bout de chemin colonisé par de hautes herbes. Je progresse doucement dans cette végétation entre le bois et une haie sur ma droite. Rien, alors que la haie se termine, je poursuis sur la bande enherbée qui borde le bois et rejoins la route quelques centaines de mètres plus loin. Je prends à gauche sur la route pour longer le bois puis encore à gauche sur un chemin de terre qui longe le bois à gauche et une vigne en friche sur ma droite. J'avance doucement et rejoins un chemin enherbée perpendiculaire qui sépare cette parcelle de vigne d'une autre bien entretenue qui descend sur la bordure de bois qui s'enroule autour de la parcelle. J'ai le vent dans le dos, je tente de prendre à gauche en longeant une avancée du bois sur la gauche tout en surveillant les intervalles entre les rangs sur ma droite. Après quelques rangs, j'aperçois un beau 6 pointes qui descend au trot, entre 2 rangs, en direction du bois. Il a dû me sentir, je tente de le suivre en pressant le pas et stoppe 2 fois alors qu'il s'arrête pour regarder autour de lui. Au bout du rang, il prend à droite et je le perds de vue. Je presse encore le pas pour arriver au bord du bois et longer les rangs à bon vent mais il a disparu.

Arrivé au coin du bois qui descend en longeant une autre parcelle de vigne sur la gauche, je constate qu'un tracteur est garé contre le bois, le moteur tourne, l'agriculteur ne doit pas être loin. Je décide de quitter ce secteur pour aller chasser sur Factom. Je prends tout droit, passe le chemin de terre, longe entre la vigne et la haie pour rattraper la bordure du bois puis la suis jusqu'à la route. Rien en vue dans la friche en face près d'une vigne, je prends à gauche sur la route et rattrape les vignes de Factom. Je descends entre 2 rangs puis longe le bas de la parcelle en surveillant entre les rangs. Je rejoins ainsi le bosquet de Factom. Je poursuis en suivant la vigne, sur la bande enherbée qui la sépare du bosquet quand j'aperçois, dans un virage, à environ 20 mètres, un chevreuil arrêté plein travers, tête haute. Sa tête est cachée par le feuillage de la vigne, je me serre contre la vigne qui biaise à gauche et me cache donc du chevreuil. J'approche doucement collé à la vigne jusqu'à 12 mètres de l'animal et me cale contre un cep de vigne. C'est une chevrette, elle broute tranquillement en venant vers la vigne.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Un bruit lui fait brusquement lever la tête et regarder vers le bosquet à l'opposé de ma position.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Elle reprend ensuite son repas et avance tranquillement vers la vigne où elle rentre. Je vois ses pattes et sa tête par en-dessous du feuillage alors qu'elle broute près des premiers ceps du rang.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je tente de me rapprocher un peu pour m'amuser mais elle remarque vite que quelque chose ne va pas et relève un peu la tête pour m'observer sous les feuillages.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je continue à avancer un peu, elle démarre et fonce dans la vigne. Je continue à longer les rangs doucement. Alors que j'arrive au bout du bois qui est bordé par un chemin de terre qui le sépare de la parcelle de vigne suivante, j'aperçois un chevreuil au gagnage à environ 15 mètres, en bordure de la vigne, au bord du chemin, au travers d'un passage qui traverse la petite haie pour déboucher sur le chemin. Je me décale rapidement à droite pour être masqué par la haie et me rapproche doucement de cette dernière. Le vent a tourné et souffle dans mon dos. Alors que j'arrive au bord du chemin et me penche doucement dans le passage pour tenter d'apercevoir l'animal, il a déjà fui. Il m'a certainement senti, je n'ai pas pu voir s'il s'agissait d'un mâle ou d'une femelle mais ce n'était pas un grand brocard vu sa corpulence.

Je sors sur le chemin et prends à gauche pour longer la vigne, j'arrive sur le bas de la parcelle, près des bâtiments sans voir de chevreuil. Je prends à droite et longe le bas de la vigne en surveillant le chaume de blé quand j'aperçois une grosse boule noire au-dessus de la mare à plusieurs centaines de mètres. Je décide de tenter l'approche. Je poursuis le long de la vigne tranquillement en cherchant d'autres animaux du regard. Je rejoins le bord de la haie qui délimite le territoire et descends en longeant entre le fossé qui la borde et le chaume, sur la bande enherbée. J'avance doucement et me rapproche peu à peu du ragondin qui s'est avancé à plus de 70 mètres de la mare. Plus bas, en bordure du chaume, un gros ragondin et quelques plus petits avancent en broutant vers la mare. J'arrive sans trop de difficulté à 17 mètres du ragondin grâce au vent soutenu qui souffle sur ma gauche mais brusquement il relève la tête. Je me fige et nous passons de longues minutes à nous observer. Le ragondin inquiet finit par se retourner et de deviner tranquillement vers la mare. J'arme mon arc et le suis sur la bande enherbée essayant de réduire la distance qui nous sépare mais il commence à biaiser à gauche et s'éloigne lentement. Je presse un peu le pas, me cale, aligne ma visée alors qu'il est à un peu plus de 15 mètres, presque de cul, en train de marcher. Je décoche, touché un peu bas, il démarre avec ma flèche en travers est peine à rejoindre le fossé où il chute et se débat un court instant alors que je me précipite vers lui. Les autres ragondins ont sauté à l'eau. Je reencoche et m'approche doucement du bord. Un ragondin d'environ 2 kilos est immobile, juste en dessous de moi conte la berge, un autre beaucoup plus gros est à l'entrée de son terrier contre la berge opposée à presque 15 mètres. Mes flèches sont trop fines pour flotter, je décide de tenter celui qui est le plus loin pour que la flèche se plante à l'entrée du terrier et que je puisse la récupérer facilement. J'arme, vise et décoche, à impact, un gros crac retentit et le ragondin rentre au terrier avec ma flèche. Je pars sur la berge opposée et sonde la profondeur de la mare avec une branche. Le fond de la mare semble dur et l'eau peu profonde, je descends dans l'eau et me penche devant le terrier. Ma flèche est posée à un peu plus d'un mètre de l'entrée, je réussis à la sortir grâce à la branche avec laquelle j'ai sondé la mare et remonte sur la berge avant d'aller voir mon ragondin mort. Je récupère ma flèche restée à l'intérieur et l'essuie un peu avant de la remettre au carquois avant de faire quelques photos souvenirs.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je retourne vers Bourras, je traverse le chaume de blé puis celui des fèveroles, passe la route et longe le bosquet dans le soja pour récupérer la bordure de la vieille Osse au niveau de son départ au bord de l'Osse.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je descends dans le lit partiellement asséché et commence à le longer doucement.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Le sol boueux est jonché de traces plus ou moins vieilles.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je dois parfois passer dans des zones en eau et lutter un peu avec les moustiques. Je passe le passage que je prends habituellement pour monter dans la friche et poursuis dans le lit du cours d'eau. Un peu plus loin, je passe un virage à droite ou je dois progresser sur plus de 20 mètres dans l'eau autour d'une grosse souche. J'arrive ensuite dans un autre virage à gauche et dois à nouveau progresser dans l'eau jusqu'aux genoux pour arriver au tas de branches que remuaient les sangliers l'autre soir. Le secteur est calme, juste un peu plus loin, je rejoins une zone d'eau boueuse, la surface est agitée, des petits ragondins nagent pour remonter sur un bout de bois mort qui protège l'entrée d'un beau terrier. Ils me regardent groupés mais la plus part rentrent au terrier alors que je m'avance sauf un qui me laisse passer à quelques mètres de lui sans bouger. Je continue ma progression lente sur environ 50 mètres quand du bruit me fait tourner la tête à droite. Un marcassin d'environ 15 kilos déboule du chaume de blé qui me domine, 3 mètres au-dessus du fond du cours d'eau et manque me sauter dessus. Le temps de faire un pas en arrière et d'essayer d'armer mon arc. 2 autres le suivent. 5 mètres plus en avant, les 3 marcassins d'environ 5 kilos déboulent eux aussi dans le lit asséché. Tous remontent, aussi vite qu'ils sont descendus, sur le talus opposé pour s'enfuir dans le bois de Bourras. Ils m'ont encore bien eu. Je continue un peu dans le lit du cours d'eau puis remonte côté chaume.

La luminosité baisse vite, je décide d'aller faire un tour au-dessus du bois de Bourras avant la nuit. Je repars vers la passerelle de la palombière d'un pas rapide, traverse la vieille Osse, passe la palombière et débouche sur le semé de tournesol. Rien en vue, je remonte vers le bois du dessus. J'avance vers l'angle rentrant du bois dans le semé. Alors que je passe juste l'angle du bois, j'aperçois un brocard qui regarde vers moi en lisière du bois à environ 100 mètres. Je tente de l'appeler mais il rentre au bois en aboyant. Je biaise à travers les petits tournesols vers la haie et son passage sur ma gauche. Je passe doucement la haie et observe quelques secondes la grande prairie d'herbes hautes et sèches. Ne voyant rien, je pars droit vers l'angle du bois en face de moi. Je longe ensuite le bas du bois qui descend vers un chemin de terre pris entre ce massif et une haie. Au départ du chemin, un passage permet de longer une grosse haie qui redescend vers Bourras en bordure d'un chaume d'orge. Je suis tranquillement la haie, il fera vite nuit. J'aperçois une chevrette au gagnage dans le chaume à environ 80 mètres, elle mange en revenant vers la haie. J'avance doucement vers elle jusqu'à environ 40 mètres sans qu'elle ne me prête attention. Elle relève la tête et nous nous regardons un instant sans bouger. J'avance un peu vers elle et elle démarre pour rentrer dans la haie. Je biaise à droite en remontant la pente raide du chaume. Sur le plat au-dessus, un carré de céréales n'a pas été moissonné car envahi par la mauvaise herbe. Un mouvement attire mon attention dans le chaume, après le carré non moissonné, à environ 150 mètres près de la route. C'est un renard qui se débine vers le carré de céréales. Je presse le pas pour tenter de le recouper. Alors que je passe le coin des céréales, un animal démarre près de moi je m'attends à voir sortir le renard mais c'est un chat noir qui surgit près de moi et vole au-dessus du chaume jusqu'au chemin de la ferme de Bourras où je le perds de vue. Je longe les céréales mais pas de renard. Je pars sur la gauche et passe le chemin de la ferme quand j'aperçois un puis 2 renards qui se débinent en contrebas dans le chaume d'orge près du soja qui descend vers la vielle Osse. Je tente de les appeler mais il continue à se débiner. Je tente de m'approcher alors que la pénombre s'installe puis de rappeler mais ils partent vers le bosquet sur la droite. Il fera vite nuit, je rejoins le soja, longe le bois de Bourras, traverse la vieille Osse et rentre au travers de la friche pour rejoindre ma voiture. Il est temps de rentrer.

 

Alex

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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 06:15

Ce soir, je pars chasser sur le secteur de Bourras. Alors que je me gare en bordure du chemin d'accès au bois, près de l'Osse, j'aperçois un gros ragondin au gagnage à environ 200 mètres dans le chaume de blé sur ma droite. Il mange à plus de 30 mètres du bord du cours d'eau ce qui en fait une occasion facile pour moi. Alors que je sors de la voiture, il me semble voir un autre ragondin plus proche, en bordure de la rivière sur ma gauche. Je m'avance tranquillement jusqu'au bord de l'Osse alors que deux autres ragondins surgissent à environ 90 mètres sur ma droite, de la végétation arbustive du cours d'eau, pour s'avancer sur le chaume. Je décide de tenter une approche sur le ragondin de gauche mais je le perds de vue dans la végétation plus haute de la bande enherbée qui borde le chaume et, alors que j'arrive près de sa position estimée, je me rends compte qu'il a disparu. Je fais demi-tour pour tenter l'approche sur les autres ragondins. Je passe le chemin, 2 ragondins broutent en bordure du chaume à environ 100 mètres. Je serre la végétation du bord de la rivière et commence une approche rapide mais un des ragondins m'a repéré et revient vers le bord du cours d'eau alors que je suis encore à environ 50 mètres. Il stoppe et m'observe au ras de la végétation. Je reste un moment immobile mais le ragondin se débine tranquillement et disparaît dans la végétation. Je reprends mon approche lente sur le second ragondin qui mange tranquillement dans le chaume, à environ 15 mètres du bord du cours d'eau. J'avance doucement en stoppant à chaque fois qu'il relève la tête. Je gagne peu à peu du terrain et arrivé à environ 15 mètres du ragondin, je m'avance un peu sur la bande enherbée jusqu'à environ 10 mètres du ragondin qui se présente plein travers mais se redresse. Je me fige et il finit par se remettre à brouter. J'arme mon arc tout doucement et aligne ma visée sur son épaule. Je décoche, traversé, il accuse le coup en faisant le dos rond puis démarre mais se traîne un peu car ses pattes avant peinent à le porter. Je cours pour l'intercepter. Il arrive péniblement au bord de la rivière et semble ne pas pouvoir aller plus loin mais un dernier sursaut le fait basculer sur le talus de l'Osse. Il roule en battant des pattes et finit par tomber à l'eau. Il se débat un peu mais c'est fini, un gros nuage de sang de reprend autour de lui alors que le courant assez fort entraîne la son corps sans vie. Je presse le pas pour tenter de le recouper et le récupérer mais le talus très raide de 3 mètres de haut et couvert de végétation me complique l'accès et je dois me résoudre à le laisser filer. Je retourne chercher ma flèche et la réencoche.

Le ragondin le plus éloigné est toujours à son repas, à environ 40 mètres du cours d'eau. J'attaque une nouvelle approche, alors que je suis encore à plus de 100 mètres un autre gros ragondin démarre plus en retrait et de débine vers le cours d'eau. Je stoppe et le regarde fuir impuissant. L'autre n'a pas réagi. Une fois le ragondin fuyard perdu de vue. Je reprends mon approche mais rapidement le ragondin de débine vers l'Osse. Je presse le pas pour l'intercepter, je gagne vite du terrain mais le ragondin bien qu'avançant tranquillement se rapproche de la rivière. Alors que je suis encore à plus de 30 mètres, il presse un peu le pas et bifurque pour venir droit sur moi à environ 7 ou 8 mètres de la végétation qui borde l'Osse. J'avance droit sur lui prêt à armer. Alors que j'arrive à environ 15 mètres de lui il stoppe en m'apercevant et se tourne plein travers près à partir. J'arme doucement mon arc et aligné ma visée. Je décoche, le ragondin tente de démarrer mais ma flèche juste un peu haute le coupe dans son élan et l'immobilise sur place en lui coupant la colonne vertébrale. Je cours vers lui pour l'achever au cas où il arriverait à se trainer vers la rivière. Je remets ma flèche au carquois avant de faire quelques photos souvenirs.

Une soirée giboyeuse, 13 juillet 2020

Je laisse mon ragondin pour le renard ou les sangliers puis retourne vers le chemin, passe l'Osse et me dirige vers la passerelle de la palombière. Alors que je m'avance sur cette dernière, je constate qu'une grive s'en sert pour casser des escargots pour les manger. De très nombreuses coquilles cassées couvrent les pylônes EDF qui composent la passerelle. Je ne peux que marcher dessus pour traverser, produisant des craquements bien audibles. Je passe le tunnel de la palombière et avance doucement vers la bordure du semé de tournesol. J'aperçois alors, caché par les branches tombantes d'un gros arbre, des corbeaux à environ 40 mètres dans le semé. Ils ne m'ont ni vu ni entendu arriver. Je m'avance doucement à découvert, provoquant leur envol. Rien en vue, je biaise à gauche pour rattraper le passage dans la haie et aller prospecter le tour des vignes. Je traverse la haie et sors doucement sur la vaste prairie d'herbes sèches, rien en vue. Je remonte vers la vigne sur ma droite. Arrivé au bord de cette dernière, près du bois, je la longe pour regarder entre les rangs. Arrivé au coin de la parcelle, je prends à droite pour la longer et rejoindre la suivante.  Arrivé au bord de la jeune vigne colonisée par les herbes hautes, je prends à droite et avance doucement en surveillant entre les rangs. La jeune vigne fait place à une vigne mature entretenue et taillée. J'avance tranquillement et entre 2 rangs, une masse rousse m'interpelle. Je stoppe net et me cale au bout du rang. Une chevrette et son faon  broutent l'herbe verte en remontant vers le haut de la parcelle. Je m'éclipse en suivant la vigne, arrivé au bout de la parcelle, je prends à gauche pour remonter entre cette dernière et le bois puis la longe par le haut. Je réaperçois la chevrette et son jeune et suis le chemin enherbé entre 2 parcelles jusqu'à un chemin de terre où je prends à gauche entre les vignes avant de prendre à droite entre la vigne et une haie qui rejoint un grand bois. Rien, j'arrive au bord du bois et remonte à droite pour rejoindre la route que je longe sur la gauche pour revenir vers les vignes de Factom.

Un brocard me regarde passer à plus de 100 mètres dans le soja près du carrefour de la route de Courrensan. Il est chez les voisins, je poursuis et rattrape la vigne que je suis en descendant entre 2 rangs. Arrivé en bas de la vigne, je la longe un peu puis biaise vers la bordure des fèveroles moissonnées. Le pick up de l'agriculteur est garé contre la vigne, près des bâtiments. Je longe derrière le premier rang de vigne qui longe les fèveroles moissonnées et rejoins le chemin blanc qui remonte vers les bâtiments pour rejoindre la grande parcelle de vigne sur la gauche du bois de Factom. Alors que j'arrive au coin de la vigne, je me fais surprendre par une chevrette qui démarre à quelques mètres et fonce dans la vigne. Je suis le chemin de terre entre le bois et la vigne en surveillant entre les rangs mais le relief du terrain me cache plus de la moitié de la longueur des rangs, vers le fond de la parcelle. Un creux dans le terrain me cache également une partie de la première partie des rangs. Le creux s'aplanissant peu à peu à mesure que j'avance, la première partie de la vigne devient totalement visible. Brusquement, un léger mouvement et une tache roux clair attirent mon regard à plus de 100 mètres contre le rang de gauche. Je stoppe net et me cache derrière le bout du rang pour observer un peu. C'est un chevreuil couché mais je le vois à peine, impossible de le sexer. Je tente une approche lente en serrant le rang de gauche. Alors que j'ai fait environ 40 mètres, une chevrette surgit devant moi par la droite et fonce droit devant elle pour passer sous le fil de fer du rang suivant. Très certainement la chevrette de tout à l'heure qui devait d'être arrêtée dans le creux un peu avant ce rang, ce qui explique que je ne l'ai pas vue en passant. Je reprends mon approche pour vite me rendre compte qu'il s'agit d'un faon couché de face. Il me laisse arriver à environ 45 mètres puis se lève et fuit de cul entre les 2 rangs que je suis. Je le perds de vue après la cassure du terrain. Je retourne sur le chemin et continue à suivre le bord de la vigne.

Un peu plus loin, je stoppe net en apercevant une chevrette et un brocard, à environ 50 mètres, entre 2 rangs de ceps. Les 2 animaux s'avancent et passent le rang suivant. Je me décale donc au bout de ce rang et les observe, ils avancent tranquillement et passent les rangs un à un alors que je suis en bordure de la vigne. Tout à coup, je ne les vois plus en arrivant au rang suivant, puis au suivant et encore au suivant rien, je presse un peu le pas et passe encore quelques rangs quand, j'aperçois juste le cul d'un des chevreuils qui a stoppé en passant au travers des feuillages. Le cul passé, je m'avance, ils sont là dans le rang suivant et reprennent une marche rapide. Je me fais à nouveau distancer et passe de rang en rang pour les apercevoir quand un mouvement attire mon regard environ 80 mètres plus en avant, sur la bande enherbée qui fait suite au chemin de terre, derrière un gros pin tellement frotté par les sangliers que ses racines sont à nu et son écorce arrachée. C'est une chevrette qui biaise de la vigne vers la droite de la bande enherbée pour passer un bout de haie et rejoindre la parcelle de vigne qui borde le haut du bois de Factom. Je la perds vite de vue et pense que le brocard va suivre, je presse le pas pour tenter de le couper mais brusquement j'aperçois le brocard et sa chevrette sur la gauche dans la vigne. Je stoppe et me cache derrière le feuillage. Ils ne n'ont pas vu et poursuivent leur progression. L'autre chevrette était certainement celle dérangée au départ. Je tente de les suivre pour ne pas me faire distancer mais le brocard stoppe brusquement et m'aperçoit alors que je m'avance derrière le rang. Je stoppe net et recule un peu. Le brocard reste immobile un instant puis démarre de cul et s'enfuit entre les rangs soulevant la poussière dans son sillage. La chevrette a démarré de l'autre côté du rang et fonce en parallèle du brocard. Je les perds de vue derrière la cassure du terrain. Rien ne sert de les suivre. Je poursuis mon chemin en bordure de la vigne et rejoins le haut de la parcelle. Je prends à gauche et suis le dernier rang de vigne en surveillant une jeune vigne, les intervalles entre les rangs étaient encore récemment colonisés d'herbes hautes mais ont été travaillé. La terre à nu me laisse peu d'espoir de voir un chevreuil et encore moins de l'approcher. Je presse donc le pas quand j'aperçois une chevrette et son jeune qui remonte le long d'un rang.

Je continue jusqu'au bout du rang, prends à gauche pour redescendre de l'autre côté de la vigne et longer une grosse bande boisée qui marque la limite du territoire. Plusieurs fois, je sursaute, surpris par des palombes qui décollent dans la haie en peinant à s'extirper des feuillages. Je surveille les rangs de vigne à ma gauche mais le vent ne m'est pas favorable. Ne voyant rien, je me déconcentre un peu et mon attention baisse. Alors que j'arrive à 40 mètres du bout de la vigne, je me fais surprendre par un jeune brocard qui surgit de la végétation dense du fond du fossé qui borde la haie, à quelques mètres sur ma droite. Il fonce en longeant la haie sur environ 15 mètres puis prend à gauche pour remonter dans la vigne où je le perds de vue. Je m'approche doucement de l'endroit où il a disparu mais il est déjà loin. Je rejoins le bord du chaume de blé et le longe pour revenir vers les bâtiments puis je descends à travers le chaume des fèveroles qui craque avec un bruit terrible sous mes pas. Je biaise vers l'angle bas gauche de la parcelle, en bordure de la route de Courrensan. Alors que j'approche de la route, j'aperçois un chevreuil à environ 200 mètres au milieu du soja qui borde la route et un bosquet en long jusqu'à l'Osse. Je me baisse et avance le plus silencieusement possible, sans vraiment y arriver, vers la bande d'herbes hautes qui borde le fossé de la route. Le chevreuil qui semble être une chevrette m'a repéré et se débine vers le bosquet. C'est alors que j'aperçois un autre chevreuil qui broute au coin du bois de Bourras dans le soja qui descend jusqu'à a vieille Osse. Une fois la chevrette à couvert, je biaise plus à droite pour traverser la route masqué par le bosquet puis m'avance à travers le soja jusqu'au coin du bosquet. Le chevreuil est un brocard avec un coup imposant et semble avoir un beau trophée. Je longe doucement le bosquet qui fait environ 70 mètres de large en stoppant dès que le brocard relève la tête. J'arrive tranquillement au coin du bosquet et me poste derrière un écran de végétation haute. La chevrette a traversé le petit bois et s'avance vers le brocard qui est à plus de 100 mètres de ma position. Le brocard m'observe avec attention. Je décide de tenter quelques appels. Il reste impassible mais le chevrette fonce vers moi et j'espère le voir la suivre mais il est plus intéressé par son repas. J'arrête mes appels un moment alors que la chevrette est à environ 50 mètres. Elle hoche la tête pour tenter d'identifier la source du bruit. Au bout d'un moment, je reprends les appels et la chevrette vient à environ 20 mètres sur ma droite. Le brocard est toujours impassible. Je tente de le provoquer en aboyant mais il prend peur et rentre au bois. La chevrette me tourne autour. Dépité, je quitte mon poste et fais fuir la chevrette qui rentre au bois en aboyant.

Je rejoins la bordure du bois et poursuis vers la vielle Osse. Je traverse le lit asséché et remonte dans la friche. Je m'avance dans la végétation haute en suivant les coulées de sangliers en tendant l'oreille. Je rejoins ainsi le chaume du blé fraîchement moissonné. Je m'avance vers la vieille Osse en longeant la haie qui borde la friche quand j'aperçois un beau ragondin au gagnage sur l'ancien passage de tracteur à environ 50 mètres. Je décide de tenter l'approche mais j'ai fait à peine quelques mètres que des craquements retentissement dans le lit de la vieille Osse. Je laisse tomber mon approche sur le ragondin qui mange toujours les restes de blé paisiblement et me dirige vers les craquements qui ont repris. Je longe la haie qui borde la friche et m'approche tout doucement de la vieille Osse. J'entends quelque chose qui bouge dans le lit asséché. En arrivant très lentement au bord du talus abrupt  qui domine de plusieurs mètres le lit asséché du cours d'eau, j'aperçois du mouvement sur la berge opposée. 2 jeunes sangliers d'environ 15 kg remuent un tas de branches, à environ 10 à 12 mètres, pour chercher à manger dessous. Ils sont juste en train de perdre leurs rayures. La luminosité sous le feuillage du bois est beaucoup plus basse que sur le chaume. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée en direction des 2 marcassins. J'attends une occasion pour faire une belle flèche mais ils ne font que bouger ou passer derrière des branchages. Je me décale à peine sur la droite et me positionne à nouveau. Après plusieurs minutes un des marcassins monte un peu plus à découvert sur le talus mais, alors que je commence à aligner ma visée, il démarre brusquement en poussant un souffle d'alerte qui fait fuir son compagnon. Du mouvement attire mon attention sur le chaume. 3 marcassins d'environ 5kg qui venaient de sortir sur le chaume, à environ 20 mètres de moi, font brusquement demi-tour pour retourner dans le lit du cours d'eau. Je reste un moment immobile en désarmant mon arc, espérant voir venir les sangliers. Rien ne venant, je longe doucement le cours d'eau quand un grognement retentit. Je tente de rentrer un peu dans la végétation mais je suis trop bruyant et la luminosité est trop faible sous les arbres pour voir un sanglier. Je retourne à ma voiture et décide de rentrer. En route, alors que je suis encore sur le territoire de chasse, j'aperçois une bande de 12 sangliers de tous âges qui biaisent de la route vers l'Osse sur un semé. Je me gare sur le bord de la route, à plusieurs centaines de mètres des sangliers puis attrape mon arc et me dirige vers l'Osse pour la longe en espérant recouper les animaux que j'ai aperçus au loin en sortant de la voiture. Les ayant momentanément perdu de vue, je presse le pas mais, alors que ma vue se dégage, je constate que les sangliers ont disparu. Ils sont peut-être dans un des fossés qui part de la route jusqu'à la rivière. La luminosité baisse vite, je décide d'abandonner et retourne à ma voiture. Il est temps de rentrer.

 

Alex

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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 10:34

Ce soir, en sortant du boulot, je passe chez moi pour prendre un mes affaires avant de partir pour Cuzance où Thierry m'a invité à passer le weekend pour chasser le chevreuil comme chaque année. J'arrive chez mon ami vers 20h20. Je me prépare rapidement et nous voilà partis. Nous allons chasser chacun de notre côté. Après avoir laissé Thierry qui m'a expliqué où le retrouver à la tombée de la nuit, je pars me garer un peu plus loin au départ d'un chemin. Les chiens des habitations voisines aboient comme des fous alors que je finis de me préparer. Le vent est soutenu. Je pars chasser en suivant le chemin. Un peu plus loin, j'aperçois des parcelles de blé au travers des feuillages des arbres qui bordent la droite du sentier. Je m'avance encore un peu et trouve un passage pour accéder aux cultures. La progression sur le chemin était assez silencieuse mais cette végétation très sèche est très bruyante que ce soit dans la culture ou dans les herbes hautes qui la bordent. J'essaie d'avancer le plus silencieusement possible sans vraiment y parvenir. Le secteur semble désert. Un peu plus bas, je décide de me poster dans un petit bosquet pris dans les blés et de tenter quelques appels au Buttolo. Immédiatement des pas se font entendre dans mon dos. Une chevrette arrive rapidement et stoppe à 12 mètres dans mon dos. Elle observe le sous-bois en cherchant la provenance des appels. Je la laisse chercher un court instant sans appeler puis relance un appel. Elle repart et vient stopper brutalement à moins de 10 mètres sur ma droite, le vent n'est pas bon, elle m'a senti et repart d'où elle vient en aboyant. Je quitte mon poste pour prospecter un peu sur le secteur avant de remonter vers le chemin alors que la chevrette aboie toujours. Les blés semblent peu fréquentés par rapport à chez moi. Presque aucune coulée ne parcours les parcelles. 

Je reprends le chemin et le longe en surveillant les parcelles de part et d'autre. Un peu plus loin le paysage s'ouvre sur une petite prairie sur ma droite où sont parquées quelques génisses. Peu de chance de voir des chevreuils au milieu des bovins. Le paysage s'ouvre sur une grande prairie à gauche. Les bords du chemin sont délimités par des petits murets de pierre caractéristiques du département, partiellement effondrés, colonisés par les ronces et quelques arbustes formant une haie non continue. Sur ma droite un bois clair dont le sol est tapissé d'herbes hautes bien vertes, je surveille les 2 côtés du chemin quand j'aperçois un dos roux sur la gauche au milieu de la prairie à un peu plus de 100 mètres. Je pense d'abord à un chevreuil mais j'aperçois vite une belle queue touffue. C'est un renard qui mulote. Je m'avance tranquillement sur le chemin pour trouver un bon poste. Je me cale derrière un arbuste au niveau d'un passage dans le muret et tente d'appeler mais le renard ne semble pas m'entendre. Un gros noyer trône à environ 40 mètres du chemin, dans la prairie.

Un renard lotois, 09 juillet 2020

Je décide de tenter de me poster derrière pour me rapprocher un peu avant de retenter d'appeler. Je passe le muret et aligne l'arbre entre moi et le goupil, avance rapidement vers le noyer et me cale derrière le gros tronc. Le renard est sur la gauche à environ 80 mètres. Je commence à appeler, il démarre rapidement et fonce vers moi en biaisant pour venir se présenter sur la droite du tronc.

Un renard lotois, 09 juillet 2020

Je coupe les appels par moment pour ne pas le faire venir trop vite. À chaque fois qu'il s'arrête, je reprends un peu les appels. Je le perds parfois de vue dans les hautes herbes mais suis alors sa progression aux mouvements de la végétation. J'arme mon arc alors qu'il arrive à environ 40 mètres et le fais venir en continuant les appels. Il stoppe plein travers à environ 17 mètres. Mon viseur est calé, je décoche, l'impact retentit, le renard s'écrase en faisant volte-face et repart d'où il vient.

Un renard lotois, 09 juillet 2020

Le renard s'éloigne au trot sans s'arrêter sur environ 150 mètres et finit par sortir des herbes hautes dans une zone plus rase. Il s'assoit et se mort le flanc puis repart d'un pas rapide. Malgré la distance, je peux voir son flanc, côté tir, tout rouge. Je ne comprends plus rien comment peut-il aller si loin si l'hémorragie est si intense. Il fait encore 30 mètres en direction du bois et stoppe puis se laisse tomber sur le flanc gauche. Le pensant mort, je m'avance dans l'herbe haute à la recherche de ma flèche. Le renard se relève et fonce pour rentrer au bois. Je n'y comprends plus rien. Ma flèche est introuvable, je tente de recouper la direction de fuite du renard mais pas la moindre trace de sang. Je coupe et recoupe la trajectoire de fuite mais pas la moindre trace de sang. Je décide de me diriger vers l'endroit où le renard est entré au bois.

Un renard lotois, 09 juillet 2020

Alors que je me dirige vers le bois, 2 chevreuils se mettent à aboyer rageusement dans le bois. Je ne pense pas qu'ils m'aient repéré mais ils ne cessent pas de donner de la voix à la même place. Je continue à avancer vers le bois. Je rejoins la lisière sans que les chevreuils ne s'éloignent. Ils aboient toujours, je m'avance un peu dans le bois tout doucement et tente de repérer les animaux au son de leurs voix. Je commence à leur répondre ce qui les fait bouger un peu et me permet de les entre-apercevoir à environ 50 mètres dans la pente montante du bois. Je tente quelques appels au Rottumteler sans succès, j'alterne avec des aboiements. Un des chevreuils s'avance un peu et aboie furieusement de face à environ 45 mètres. J'aboie un moment sur place mais il ne bouge pas. Je tente alors de m'approcher doucement en poursuivant mes aboiements. Le brocard me fait face un instant en aboyant alors que je gagne un peu moins de 10 mètres puis se débiner un peu plus haut et rejoint l'autre chevreuil plus à gauche. Je tente de continuer mon approche mais ils se débinent et passent la crête derrière laquelle je les perds de vue.

Je retourne en lisière et cherche la coulée du renard. Au bout d'un moment, je trouve un petit peu de sang frotté sur une graminée, juste en lisière. En regardant dans le bois, j'aperçois quelques gouttelettes sur les feuilles mortes. Je m'avance donc en les suivant. J'allume la torche de mon portable pour palier à la faible luminosité du sous-bois. Les gouttes sont petites mais j'arrive à suivre la piste à peu près continue. 

Un renard lotois, 09 juillet 2020

Le renard n'a pas pris une ligne droite et sa fuite semble très désordonnée. Je le retrouve à environ 30 mètres de la lisière mort sur le flanc. Je n'en crois pas mes yeux, ma flèche a ouvert de façon spectaculaire le flanc du renard conne si je l'avais tiré de face alors qu'il se présentait plein travers au moment du tir. Ce n'est pas le sang que je voyais de loin mais sa blessure très large et, malgré cette plaie béante, la piste au sang aura été très peu fournie.

Un renard lotois, 09 juillet 2020

Le bout de sa queue est entaillé et cassé, elle semble commencer à cicatriser. Je me demande ce qui a pu causer cette blessure alors qu'aucun archer n'a tiré de renard cette année à la connaissance de Thierry. Je pense que les chevreuils aboyaient en fait sur le renard. Je sors le renard en lisière pour faire quelques photos.

Un renard lotois, 09 juillet 2020

Je regarde la vue satellite du secteur et constate que la prairie passe derrière le bois. Je suis donc la lisière sur la droite pour aller prospecter plus haut quand j'aperçois un chevreuil à plus de 500 mètres, il descend du bois en prolongement du chemin que je suivais tout à l'heure et s'avance vers un bois qui remonte dans la prairie sur la droite. Je décide de tenter l'approche. Je presse le pas pour positionner le chevreuil derrière le bois pour rejoindre la lisière et la longer. Je passe une clôture électrique mais un gros troupeau de vaches avec un gros taureau limousin viennent droit sur moi. Je leur fonce dessus pour les faire reculer et continue à avancer vers le bois mais les bovins foncent à nouveau vers moi après s'être un peu éloignés. Je leur fonce à nouveau dessus. Ils partent au galop sur 20 mètres puis reviennent aussi vite vers moi. Je décide de repasser derrière la clôture et remonte vers la lisière du bois où j'ai retrouvé le renard mais les bovins courent vers moi puis me suive quoi que je fasse. Impossible de faire mon approche dans ces conditions. Je renonce et fais demi-tour. Je longe le bois en sens inverse sur plus de 200 mètres puis m'avance au travers d'une avancée de bois clair pour rejoindre une petite prairie. 2 chevreuils me suivent à distance dans le bois en aboyant alors que la luminosité baisse vite, certainement les 2 chevreuils de tout à l'heure. Je ressors dans la prairie, rien en vue. Je regagne le chemin qui revient à la voiture puis repars vers les blés sans y trouver de chevreuil. Je tourne un peu, sans succès, sur ce secteur alors que la nuit tombe puis coupe vers la route avant de la suivre pour retourner à la voiture et partir chercher Thierry qui n'a pas eu d'occasion de tir.

 

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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