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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 22:12
Un doublé de biches sous la pluie, 15 janvier 2021
Un doublé de biches sous la pluie, 15 janvier 2021

Un récit dès que possible...

Alex

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1 janvier 2021 5 01 /01 /janvier /2021 20:06

Ce soir, je décide d'aller faire un affût à Traversères en espérant flécher un sanglier. Cela fait un bon moment que je n'ai pas eu d'occasion de tir. Arrivé à la ferme vers 16 heures, je pars à pied vers mon poste et tombe vite sur les traces d'une bande de sangliers qui a dû passer ce matin ou cette nuit, les feuilles mortes ont été retournées sur le chemin et je suis un moment les signes du passage des suidés avant de les perdre. Je poursuis jusqu'à mon poste à mi-pente dans une zone de bois clair qui sépare 2 zones très sales. Je me place au pied d'un gros arbre penché et couvert de mousse.

L'attente commence, un petit vent souffle sur ma droite d'où viennent généralement les sangliers. J'observe les alentours et tends l'oreille en espérant entendre ou voir quelque chose. Vers 17 heures, les geais donnent de la voix sur ma gauche. Quelque chose les a dérangé, c'est peut-être Lionel qui devait venir chasser ce soir, son poste est sur le penchant boisé opposé. Les cris des geais persistent un moment quand il me semble entendre une sorte de petit couinement plus bas sur ma gauche. Je tends l'oreille mais plus rien à part les geais qui crient maintenant sur les 2 penchant boisés.

Le calme revient juste ponctué par les cris et le passage de quelques perles puis d'un pic épeiche. Au bout d'un moment les couinements se font entendre mais plus proches. Ils semblent venir de la haie qui borde un petit ruisseau à sec en bordure de la prairie qui borde mon penchant de bois. Peu de temps après, 2 chevreuils détalent en donnant de la voix sans que je puisse les voir. Quelque chose vient de les déranger sur le penchant de bois opposé, très certainement les sangliers.

Vers 17h15, une palombe vient se poser bruyamment à 35 mètres dans mon dos sur une branche basse. Elle reste un moment immobile alors que je l'observe par moment puis elle commence à s'agiter et volette de branche en branche pour rejoindre un chêne couvert de lierre où je la perds de vue. Brusquement, un bruit dans la végétation qui me semble venir de la droite me fait me retourner et accrocher mon décocheur. Je scrute le secteur mais rien ne vient quand un léger bruissement me fait tourner la tête à gauche. Un superbe renard arrive tranquillement à environ 10 mètres en contrebas. Je pivote doucement, il stoppe derrière des branchages et marque son territoire d'un jet d'urine sur un arbuste. J'arme mon arc, il repart tranquillement, je le suis dans mon viseur au travers de la végétation. Il oblique un peu pour remonter tranquillement. Un petit cri de souris étouffé en aspirant de l'air entre mes lèvres pincées et il stoppe net, presque plein travers pour regarder vers moi. Ma visée est calée, dans une trouée de la végétation, je décoche. Un impact très sonore retentit et le renard fait volte-face pour revenir d'où il venait. Je le perds de vue après un peu plus de 40 mètres de course alors qu'il rentre dans le sale. Je suis encore, un court instant, sa fuite très bruyante à l'oreille puis le calme revient après un gros fracas dans la végétation.

Je reste Immobile un moment en espérant voir arriver un sanglier avant la nuit mais la luminosité baisse vite dans le bois et je décide de quitter mon poste pour aller chercher ma flèche que je retrouve vite, plantée au sol et presque recouverte de feuilles mortes.

Première flèche de l'année, 1 janvier 2021

Je la récupère pour l'inspecter, les feuilles mortes très humides l'ont lavée mais quelques poils et un peu de sang me confirment que j'ai bien touché le renard. Je remets ma flèche au carquois et commence ma recherche mais impossible de trouver du sang. Je zigzague sur la direction de fuite pour tenter de recouper la piste à la lueur de ma frontale mais rien, pas le moindre indice. Je finis par aller droit vers l'endroit où je l'ai perdu de vue mais rien non plus. J'inspecte les coulées en éventail qui partent de ce point et finis par trouver un peu de sang à environ 10 mètres sur une feuille morte de chêne posée au sol au milieu du passage. Je poursuis ma recherche à quatre pattes car le sang est très difficile à voir sur le sol détrempé. Le sang me fait prendre à droite vers un amas d'épines noires mortes tombées au sol. Le renard semble s'être faufilé au travers de ces branches mortes et je peine un peu à démêler cette piste tortueuse au travers des épines. Je trouve une touffe de poils collée par le sang sous les épines. Heureusement, le sang devient de plus en plus abondant. Les gouttes au sol alternent avec les frottés sur les ronces et la végétation. Je retrouve mon renard après environ 70 mètres de recherche, il est mort sous un genévrier.

Première flèche de l'année, 1 janvier 2021

Je le dégage de là, ma flèche au défaut de l'épaule ressort plus en arrière au niveau des viscères qui bloquaient en partie l'hémorragie. C'est un superbe mâle, je fais quelques photos souvenirs avant de retourner à ma voiture.

Première flèche de l'année, 1 janvier 2021

Alex

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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 19:36

Mardi, notre fédération nous informait de la réouverture dérogatoire de la chasse du grand gibier en battue et à l'affût. Mercredi matin, je reçois un texto du piqueur de Justian qui m'annonce une battue au sanglier sur Lagardère, je décide d'y aller. Je Pars de chez moi vers 13h15 pour le rendez-vous de 14 heures à la salle des chasseurs. Cela fait vraiment bizarre de se retrouver tous masqués et en se saluant de loin. Les sangliers remisés le matin dans un petit bois ne seront finalement pas restés et après avoir délogé un renard et un ragondin nous terminons la battue vers 15h30. De retour cher moi vers 16h30, je décide d'aller faire un petit tour à l'affût sur Traversères. Je me gare à la ferme et pars à pied vers mon poste favori.

Posté un peu avant 17 heures, après avoir fait quelques photos pour un futur article pour Charc, l'attente commence. Très rapidement, des pas se font entendre sur la gauche, dans mon dos, dans le sale. Je me retourne doucement et me prépare à armer. Après une ou deux minutes, le bruit cesse. Je me retourne face au vent mais après quelques minutes le bruit reprend. Je me retourne doucement, les pas se rapprochent quand j'entraperçois un joli sanglier qui avance tranquillement en fouillant le sol. Il est à environ 15 mètres. Il s'avance dans la broussaille et stoppe à 8 mètres derrière l'arbre contre lequel je suis posté. J'arme mon arc et l'attends sur la droite du tronc. 

Le sanglier du deconfinement, 11 novembre 2020

Après quelques secondes, il avance un peu et j'aperçois son groin qui fouille le sol. Je suis prêt, il relève la tête, hume l'air dans ma direction puis bifurque et descend droit sur moi. Il stoppe de face à 5 mètres et hésite à prendre à gauche ou à droite. C'est un mâle d'environ 70 kilos. J'attends qu'il me présente une meilleure position pour décocher et espère qu'il ne va pas arriver à mauvais vent par la gauche du tronc, ce qui m'obligerait en plus à me reculer pour pouvoir passer mon arc armé de l'autre côté de l'arbre sans toucher les branches. Il se décidé finalement et prend sur sa gauche pour avancer de quelques pas et stopper à découvert à environ 5 mètres. Je cale ma visée derrière son épaule et décoche. Ma flèche semble bonne, l'impact retentit et le sanglier fait volte-face en poussant un grondement soufflé. Il fonce sur la coulée par laquelle il est venu. Je le perds vite de vue mais l'entends un moment dans les épines puis le calme revient. Ma flèche l'a traversé et est resté dans la bruyère à l'endroit du tir.

Le sanglier du deconfinement, 11 novembre 2020

Je remonte pour examiner ma flèche et voir si je trouve du sang. Ma flèche est couverte de sang et porte quelques débris végétaux sur les vannes.

Le sanglier du deconfinement, 11 novembre 2020

Je la récupère et allume ma frontale pour chercher le sang car il fera vite nuit dans le sous-bois. À l'impact le sanglier a perdu de toutes petites gouttes de sang et a légèrement frotté la bruyère à peine rougie.

Le sanglier du deconfinement, 11 novembre 2020
Le sanglier du deconfinement, 11 novembre 2020

Mais ensuite, impossible de trouver la moindre goutte de sang. Je suis donc la coulée de fuite et retrouve une grosse goutte à environ 15 mètres de l'endroit du tir. De là, la piste devient plus facile à suivre. Le sanglier a perdu de grosses gouttes dans sa fuite. Je les suis tranquillement, il semble suivre la courbe de niveau puis prend à droite à angle droit pour remonter un peu et rentrer dans les épines où je le suis à 4 pattes. Après une reposée debout où je trouve plusieurs grosses gouttes, le sang semble stopper net et je reste un moment à contrôler toutes les coulées autour de moi jusqu'à trouver un petit frotté qui me remet sur la piste. Le sanglier descend droit vers le ruisseau asséché en contrebas dans un bois beaucoup plus clair. Je suis maintenant la piste debout, assez difficilement car le sang est assez rare. Heureusement que le sanglier a retourné les feuilles mortes dans sa fuite ce qui le permet de suivre ses traces plus que le sang, mais arrivé à une grosse coulée perpendiculaire, les traces stoppent net après une dernière goutte de sang que le sanglier a perdu en sautant par-dessus un bout de bois mort tombé au sol. Je tourne un peu sans trouver la suite de la piste dans la nuit noire. J'appelle donc mon ami Adrien pour une recherche le lendemain mais il n'est pas disponible et me donne le numéro de Christine Lasbats que je contacte immédiatement. Elle peut venir vers 9h45.

Nous nous retrouvons donc le lendemain à la salle des fêtes de Sansan et partons nous garer près des ruches après la ferme puis partons à pied vers mon poste. Arrivés sur place, Léo semble très intéressé sur la zone du tir et à ma grande surprise sa maîtresse décide de le lâcher. Léo part au pas de course sur la coulée du sanglier, je le suis rapidement dans les épines alors que sa maîtresse fait le tour par le propre. Je reviens vite au dernier sang à environ 100 mètres du tir mais le teckel est déjà loin et tourne dans le bois. J'entends sa clochette, j'attends sans bouger près du dernier sang et Christine arrive par le haut du bois. Je lui signale que j'ai le sang et elle me rejoint en appelant Léo qui ne semble pas vouloir venir. En l'attendant nous contrôlons les diverses coulées sans succès et Léo ne revenant toujours pas, sa maîtresse par le chercher. Je reprends minutieusement les contrôles sur les coulées qui descendent mais rien.  Léo donne de la voix un court instant puis se tait alors que sa maîtresse l'appelle toujours. Je reviens au dernier sang et me pose à genoux pour être plus près de la vision d'un sanglier quand j'aperçois un léger frotté sur une petite feuille sur ma droite. En le rapprochant, j'en vois un autre, puis un autre. Le sanglier a pris à droite. De petit frotté en ronce retournée, je reprends la piste qui s'interrompt parfois sur quelques mètres. Brusquement, le sang devient plus abondant, une forte odeur de sanglier emplit l'air et se dessine une traînée sur le sol comme si on avait traîné un animal. En regardant un peu plus loin, j'aperçois alors mon sanglier mort un peu plus bas dans le lit du ruisseau asséché alors que Christine et Léo arrivent par le labouré qui borde le bois. Je signale ma trouvaille puis rejoins mon sanglier. Il a fait environ 150 mètres. Son museau est très court comme celui d'un cochon chinois. Ma flèche rentre à peu près où je visais et ressort curieusement devant le cuissot opposé. Je l'attache par le groin et le sors sur le labouré où Léo lui saute dessus.

Le sanglier du deconfinement, 11 novembre 2020

Il me faut le trainer jusqu'à la piste sur plusieurs centaines de mètres avant de venir le chercher en voiture. Après quelques photos souvenir

Le sanglier du deconfinement, 11 novembre 2020

je le charge et le remonte à la ferme où je le pends pour le vider et le découper pour le propriétaire. Christine récupère 2 pattes pour Léo avant de rentrer. Un grand merci à elle d'être venu même si finalement j'ai retrouvé mon sanglier tout seul.

 

Alex

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29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 22:16

Mercredi soir notre Président nous annonçait un confinement à partir du jeudi soir minuit jusqu'au 1 décembre, ce qui implique une interruption, voir la fin, de notre saison de chasse. Je décide donc d'aller faire un affût au sanglier sur Traversères le jeudi soir, en sortant du boulot. Je me gare donc vers 17h40 à la ferme, me change et pars à pied vers mon poste plus loin dans les coteaux. Mon ami Jacques est déjà en poste depuis 17h30. Je rentre dans le bois par une grosse coulée et me poste près d'un genévrier mort tombé au sol contre un petit chêne tordu. L'attente commence, la luminosité a déjà bien baissée. Le sous-bois est calme, pas de vent, je devrais entendre arriver les sangliers de loin. Rien ne bouge, même pas les petits rongeurs ou les oiseaux. La luminosité baisse vite, il ne me le reste plus beaucoup de temps, mon téléphone vibre dans la poche, c'est Jacques qui quitte son poste et alors que je lis son SMS, il le semble entendre du bruit derrière la crête à la droite. Je range vite mon portable, le bruit se rapproche. Les craquements dans la végétation m'annoncent l'arrivée des sangliers sur mon poste. Je me tiens prêt. 6 marcassins d'environ 12 kilos arrivent en tête et commencent à se frotter contre deux gros chênes à environ 8 mètres de mon poste. J'arme doucement mon arc et cherche lequel viser quand 2 bêtes rousses arrivent derrière. Elles chassent les marcassins et viennent se frotter aux chênes, une sur chacun des 2 arbres. Elles commencent à se frotter de face puis celle de droite passe devant le chêne et se frotte énergiquement le haut du dos presque couché en le montrant son ventre. J'attends toujours mon occasion mais le sanglier bouge trop puis arrête son grattage et se positionne plein travers à 8 mètres. Je cale ma visée et décoche. Touché il fonce droit devant lui dans la broussaille et c'est la débandade. Tous les sangliers partent dans tous les sens.

Rapidement, un des marcassins revient droit sur moi en grognant. Je réencoche et arme mon arc puis le suis dans mon viseur en attendant qu'il s'arrête mais il stoppe juste derrière l'arbre contre lequel je suis posté, à environ 3 mètres. Il reste un instant immobile puis repart d'où il vient en grognant au milieu de quelques baliveaux. Pas d'occasion de tir propre, je désarme. Un sanglier se débat en gémissant un peu plus haut, c'est certainement mon sanglier fléché. Cette attitude est souvent signe d'une flèche de cœur. J'attends immobile quand du bruit se fait entendre dans mon dos. Un autre sanglier revient vers moi. Je me retourne et arme mon arc. Une bête rousse se plante plein travers à 10 mètres. Ma visée se cale sur son coffre, je décoche. Un impact très sonore retentit et mon sanglier se jette dans le salle en faisant volte-face. J'attends un moment le retour du calme dans la nuit qui s'installe puis allume ma frontale et pars vers l'endroit du premier tir où je trouve ma flèche plantée au sol et rouge de sang. J'attaque ma recherche en suivant le sang très abondant. La piste fait des lacets dans les épines en remontant vers la prairie au-dessus puis devient extrêmement abondante, tout est peint de sang et je trouve vite mon sanglier mort. C'est une petite laie de 50 kg environ. Ma flèche est rentrée au défaut de l'épaule et est ressortie curieusement entre les pattes avant malgré mon tir presque à plat. Elle rentre dans le haut du cœur et ressort à la pointe de ce dernier.

Je ramène mon sanglier à mon poste et récupère ma première flèche que je remets au carquois puis pars chercher la seconde que je trouve plantée presque à la verticale dans un bout de bois pourri. Elle est couverte de sang comme la première. Quelques gouttes de sang ont été projetées au sol à l'endroit du tir mais la piste semble très peu fournie. Je peine à la suivre, très peu de sang au sol, une petite goutte de temps en temps, un petit frotté sur un baliveau puis un autre un mètre plus loin mais presque pas de sang. Ça ressemble fort à une flèche de coffre ressortant dans les tripes avec un bouchon de viscères bouchant la sortie et empêchant l'hémorragie externe. En suivant les coulées, j'avance tant bien que mal d'environ 30 mètres jusqu'à quelques gouttes dans un bouquet de bruyère et de là impossible de reprendre la piste. J'insiste un moment mais rien, ne pouvant me résoudre à laisser pourrir ce sanglier, je décide de rentrer avec mon premier sanglier et de revenir le lendemain, malgré le confinement, pour tenter de retrouver le second. Après quelques photos souvenirs

Un doublé juste avant le confinement, 29 octobre 2020

je traîne mon sanglier attaché par le groin pour sortir du bois. Le propriétaire qui ne devait pas être là ce soir m'appelle pour me dire qu'il est rentré et je l'informe de ma prise. Il vient à ma rencontre avec son tracteur et nous ramenons le sanglier que je vide et lui donne. Malgré sa taille, elle portait 6 petits déjà bien formés.

Après une très mauvaise nuit, je repars chercher mon second sanglier. J'ai pris mon chien au cas où mais décide de tenter de le chercher sans lui dans un premier temps. Je retrouve facilement le dernier sang qui semble descendre et cherche un moment dans ce sens mais c'est une goutte sur une coulée un peu plus haut qui me remet sur la voix. Le sang devient plus abondant. À quelques mètres plus en avant un bout de tripe est accroché à des épines noires. Je continue sur la piste et retrouve vite mon sanglier mort sur le flanc. Il a fait environ 50 mètres. Comme je le pensais, ma flèche est plein coffre, un peu haute et ressort plus en arrière ce qui explique le peu de sang stoppé par le bouchon de trippe. Ma flèche a touché le foie et les poumons. Il est temps de rentrer préparer cette deuxième petite laie un peu plus petite que la première.

Un doublé juste avant le confinement, 29 octobre 2020

Alex

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18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 20:05

Depuis plusieurs semaines, mon voisin Julien m'a demandé si je pouvais l'amener chasser avec moi, il n'est pas chasseur mais est curieux de connaître la chasse à l'arc. Après plusieurs rendez-vous manqué à cause de nos emplois du temps respectifs que nous n'arrivions pas à faire concorder, ce soir, nous partons pour un affût au sanglier sur Traversères. Depuis quelques jours, une bande de sangliers s'attaque au jardin potager du propriétaire et je décide de me poster sur ce secteur pour tenter d'en flécher un. Je me gare à la ferme puis descends avec Julien sous le potager pour voir si les sangliers sont passés de frais. Le sarrasin est ponctué de quelques coups de nez récents mais pas frais. J'hésite un peu sur l'endroit où nous poster. Le vent vient de gauche, je décide d'aller vérifier quelques petites remises sur le penchant de friche boisé sur la droite du jardin. Le vent n'est pas bon mais je saurai si les sangliers sont sur le secteur. Nous partons donc vérifier 2 remises, nous faisons beaucoup de bruit en marchant sur les feuilles mortes qui ont bien séchées après quelques jours de temps sec. Pas de sanglier, nous descendons donc au bord d'une langue de luzerne, au fond de la combe et tombons sur un coulée très fréquenté qui longe le bois côté culture. Un chevreuil nous observe au bout de la langue de luzerne. De très nombreux pieds de sangliers ponctuent la coulée. Je la suis tranquillement pour voir où les animaux passent, le chevreuil détale et rentre au bois. Nous arrivons un peu plus loin à une belle coulée qui remonte, sur notre gauche, dans le penchant boisé, en dessous du potager. Le vent est face à nous, 2 belles coulées arrivent du bois d'en face à environ 20 mètres. Je décide de me poster sur un replat, sur notre gauche en bordure de la luzerne dans le penchant boisé. Nous remontons par la belle coulée jusqu'au replat puis nous nous décalons sur la droite, dégageons le sol pour éviter de faire du bruit en bougeant puis je casse quelques branches pour dégager les angles de tir et l'attente commence.

La soirée est très calme et mon voisin peu habitué à attendre sans bouger trouve le temps long. Les cris des geais dans le bois d'en face nous remettent sur nos gardes mais rien ne vient. Un rouge gorge nous tourne autour un moment et la luminosité baisse tranquillement quand le bois s'anime de chants de nombreux oiseaux (merle, troglodyte,…) pendant un moment avant le retour au calme. Les chiens de la ferme du voisin, aboient au-dessus du bois d'en face, ils ont dû entendre les sangliers mais toujours rien vue. Un petit animal de la taille d’un rat ou d’une belette dévale bruyamment la pente boisée et me passe à 2 mètre sur ma gauche pour disparaître sous le tronc d’un chêne un peu plus bas. Il va faire nuit dans quelques minutes, je commence à appeler en imitant des cris de souris. Très rapidement, une hulotte nous fonce dessus et bifurque à 50 centimètres de la tête de mon voisin pour aller se poser sur un arbre à notre droite. Je poursuis mes appels, une seconde arrive  et nous passe juste au-dessus de la tête pour aller se poser derrière nous. Je continue à appeler et c'est alors qu'un mouvement attire mon attention dans la luzerne. Un renard arrive sur nous et je le signale à mon voisin. Il s'arrête pour regarder vers nous, j'appelle à nouveau, il repart et s'arrête à environ 15 mètres derrière les branchages. J'arme doucement mon arc et rappelle, il s'avance et se présente de 3/4 face à 12 mètres en dessous de nous. Je le vois à peine dans la faible luminosité, j'aligne ma visée et décoche. Je ne vois pas l'impact mais l'entends distinctement, ma flèche est rentrée dans l'épaule et ressorti en arrière des côtes. Le renard démarre en trombe dans la luzerne. Alors que nous descendons pour aller le chercher, un animal démarre bruyamment juste à ma gauche, très certainement un autre renard que je n'avais pas entendu arriver. Je retrouve vite ma flèche plantée à l'endroit du tir, elle est couverte de sang et de poils. Nous trouvons vite le sang et je commence à le suivre pour vite retrouver mon renard, il est tombé à 6 mètres de l'impact. Après quelques photos il est temps de rentrer... mon voisin qui avait trouvé l'attente ennuyeuse me demande quand nous pourrons remette ça.

Un affût sanglier en compagnie de mon voisin non chasseur, 18 octobre 2020

Alex

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 16:19
Un rêve devenu réalité, 4 octobre 2020

Un récit dés que possible (prochainement sur Charc)

Alex

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 11:34

Cette année, je voulais reprendre un bracelet de cerf sur le secteur de Camous mais tous les bracelets étaient déjà réservés, j'ai donc dû me rabattre sur le secteur de Beyrède-Jumet où j'ai pu avoir un bracelet de cerf moins de 10 cors (CEM1), une biche et un jeune pour moi et une biche et un jeune pour mon ami Arnaud Lasperches. Je ne connais pas du tout ce nouveau secteur et j'ai commencé à repérer un peu seul durant les 2 sorties que j'ai faites depuis l'ouverture de la chasse. Ce weekend Arnaud doit venir chasser mais la pluie est annoncée pour vendredi, samedi et dimanche, nous décidons de chasser quand même. Arnaud arrivé le vendredi soir, nous partons pour la chasse vers 5h20 le samedi matin sous la pluie. Arrivés sur Beyrède vers 6h30 nous prenons la piste qui remonte jusqu'en haut de la montagne. Le vent a soufflé très fort et souffle encore, la piste est jonchée de feuilles et de petites branches quand nous devons stopper. Un arbre est tombé en travers du passage. Nous devons descendre sous la pluie pour le pousser sur le bord de la piste avant de continuer. Nous arrivons au sommet vers 6h45, il pleut toujours autant et le vent souffle très fort. Il ne fera pas jour avant 30 minutes, je tente d'écouter en ouvrant ma portière mais aucun brame audible. Le bruit du vent et de la pluie coupe le son. Les 2 penchants de la montagne sont très différents, celui qui descend vers Jumet, en face de nous est couvert de prairies, de fougères et de bois de noisetiers alors de la piste remonte au travers d'une zone très boisée de hêtres et de sapins. Jusqu'à ce weekend les sols très secs rendaient l'approche difficile mais j'ai pu approcher des biches et des faons à portée de tir du côté des fougères, je décide donc de laisser ce secteur plus facile à Arnaud et d'aller chasser dans les bois. Alors que le jour commence à se lever la pluie se calme un peu et nous en profitons pour sortir de la voiture pour nous préparer mais le répit est de courte durée, la pluie se remet vite à tomber.

Nous partons chasser chacun de notre côté, je prends un petit sentier sur la gauche de la piste qui longe sous une crête rocheuse composée d'un chaos de gros rochers. Le sommet et le penchant opposé sont couverts d’une large bande de buis où les animaux semblent venir se remiser d'après ce que j'ai pu observer jusqu'à présent. Les fortes pluies de vendredi ont détrempé le tapis de feuilles mortes, ce qui rend ma progression plus silencieuse, mais les fortes rafales de vent ont fait tomber de nombreuses branches au sol et je tente de marcher doucement pour les éviter au maximum. Le sentier débute dans les buis au milieu des rochers couverts de mousse puis le paysage s'ouvre vite sur la pente descendante à ma gauche sur un bois clair de hêtres. Je m'arrête tous les 2 ou 3 pas pour bien observer autour de moi, le sous-bois est encore très sombre. Le vent violent agite les grands arbres qui craquent et grincent de façon inquiétante, aucun brame ne se fait entendre, la pluie tombe mais pour le moment ma veste non étanche me protège. Le sentier descend doucement et rejoint une combe très dégagée et couverte d'une épaisse couche de feuilles mortes, elle descend à une belle souille sur la piste à environ 100 mètres en contrebas. Je décide de la rejoindre et descends en suivant le creux de la combe. Arrivé à la piste, je prends à droite pour la suivre avec le vent dans le dos. Je continue à avancer tout doucement en m'arrêtant très souvent pour observer. Je passe deux zones de régénération ouvertes sur des zones enherbées sur ma gauche, sous le chemin. Pas un animal au gagnage, les zones de hêtres permettant de voir loin alternent avec des zones plus touffues. La droite du chemin s'ouvre sur une belle hêtraie parsemée de blocs de roche et de bouquets de buis et de houx. Alors que je passe une zone de roche qui descend jusqu'au chemin, un léger mouvement attire mon attention à environ 60 mètres, sous un bouquet de buis. Je me fige et observe, un animal tourne sous les arbustes de façon étrange. Je l'observe un instant puis tente de me rapprocher un peu en gravissant le talus rocheux du chemin. Je remonte doucement d'arbre en arbre et gagne environ 15 mètres quand l'animal se détache un peu plus à découvert. C'est un daguet malingre, il tourne un instant sur place nez au sol comme s'il cherchait à prendre une piste à la manière d'un grand chien courant. Je stoppe mon approche car ce n'est pas l'animal que je désire prélever. Le daguet se met à bondir en tous sens comme un cabri puis part nez au sol, d'un pas rapide, en parallèle de la piste. Il stoppe à environ 100 mètres contre un autre petit massif de buis puis se fait les bois contre un arbuste et recommence à sauter comme un cabri en tournant sur lui-même. Il repart nez au sol pour descendre le talus de la piste. Il stoppe en bordure du chemin alors que je suis redescendu sur le chemin, il observe un instant puis disparaît dans la pente sous la piste. Je reprends ma progression lente et aperçois un peu plus loin le daguet qui plonge dans la pente, au grand galop, entre les hêtres, à plus de 100 mètres en contrebas, il a dû me sentir.

Un peu plus loin, la piste s'interrompt. Après un coup d'œil infructueux sur le secteur, je fais demi-tour. En suivant la piste, je remarque une bande enherbée à environ 90 mètres en contrebas dans le bois de hêtres, je quitte la piste et descends pars une sorte de chemin de débardage pour rejoindre cette zone ouverte ou j'espère voir des animaux mais rien ici non plus. Je poursuis ma chasse dans les hêtres en contrebas du chemin quand des geais se font entendre un peu plus loin, j'ai remarqué lors de mes sorties précédentes qu'ils annonçaient systématiquement les grands cervidés. Je redouble d'attention en progressant d'arbre en arbre quand j'aperçois un cervidé à environ 80 mètres devant moi. Je stoppe net près d'un arbre. C'est un faon, il regarde vers moi. Je reste immobile en espérant qu'il m'oublie mais le vent tourne et sa mère que je n'avais pas vue démarre, plus à gauche, en entraînant sa progéniture pour disparaître rapidement dans le bois. Je reprends ma progression lente en essayant de ne pas trop descendre, un peu plus loin, je rejoins une zone de buis couvrant une bande de rochers couverts de mousse. Je redouble d'attention dans ce milieu fermé mais rien, je ressors dans une grande combe clairsemée de hêtres et qui descend en pente prononcée. Alors que j'observe le secteur, je me rends compte que la piste est à environ 100 mètres au-dessus de moi. Alors que je regarde vers cette dernière, j'aperçois furtivement un animal qui détale au grand galop en la suivant pour disparaître rapidement, plus à droite, derrière un bouquet d'arbre planté au bord du chemin. Je décide de remonter la pente très raide pour rejoindre la piste. Une fois cette dernière atteinte, je la suis toujours en mode chasse jusqu'à rejoindre la piste empierrée par laquelle nous sommes montés en voiture ce matin.

Je remonte doucement en suivant la bordure droite de la piste pour tenter d'apercevoir un animal dans la pente en dessous ou en dessus de cette dernière mais rien. Un peu plus loin, je jette un coup d'œil à une belle souille qui se trouve sur la droite d'un ruisselet encaissé qui descend très en pente vers le fond de la vallée. L'eau est claire, les animaux n'y sont pas venus récemment. Un peu plus haut la piste tourne en épingle à gauche pour remonter vers la voiture et une autre piste  part droit, en suivant plus ou moins la courbe de niveau, vers le col de Beyrède. Je m'avance un peu sur cette piste, au milieu de sapins immenses qui couvrent la montagne au-dessus et au-dessous du chemin. J'observe un peu sous les conifères puis prends à gauche pour remonter par un petit sentier assez raide qui grimpe jusqu'à la crête et que j'ai repéré la semaine dernière. Je remonte doucement en surveillant le secteur, les sapins font vite place aux hêtres, quand j'aperçois un beau cerf à environ 200 mètres au-dessus de moi. Il vient de ma gauche et avance tranquillement entre les arbres, il semble porter 6 gros andouillers et le bout de ses bois se finit bizarrement, comme si les dernières pointes ne s'étaient pas développées. Je décide de tenter l'approche. Il me faut faire vite car il est toujours en mouvement, je remonte d'arbre en arbre, en baisant sur la droite pour tenter de le recouper, le plus vite possible tout en essayant de rester discret. Je gagne environ 50 mètres dans cette forte pente mais le cerf presse le pas et je le perds de vue. Je tente de remonter encore au cas où quand une bichette arrive sur ses traces. Je continue à monter mais elle aussi presse le pas. Brusquement, un cerf resurgit plus en arrière que l'endroit où j'avais perdu le gros cerf de vue et les 2 animaux s'éloignent rapidement en remontant vers la crête où je les perds vite de vue. Je poursuis mon ascension vers la crête rocheuse en espérant qu'ils ne sont pas allés loin. Alors que j'arrive à un peu plus de 30 mètres de la crête et que je reviens dans les sapins, un mouvement me fait stopper net. Une bichette vient de se planter de face, à environ 40 mètres, entre deux troncs de sapins serrés et regarde vers moi. Je reste immobile et nous nous observons un instant avant qu'elle ne fasse volte-face pour se débiner derrière des rochers et les sapins. J'aperçois alors les têtes de d'autres biches, bichettes et faons qui se débinent en la suivant. Je les perds de vue derrière une énorme souche d'un sapin tombé au sol alors qu'un grondement d'alerte puissant, certainement celui d'un cerf, retentit au-dessous de moi dans la pente. Pas la peine de tenter une approche sur cet animal, j'utilise l'écran formé par le plateau de racines de la souche pour tenter de m'approcher rapidement mais je fais démarrer une autre bichette à un peu plus de 15 mètres sur ma gauche alors que je passe les sapins où se tenait la bichette de face. Alors que j'arrive à la souche, je ne peux que constater que les biches et les jeunes sont déjà loin.

Je remonte donc sur la crête rocheuse pour la suivre, en espérant surprendre des animaux de part et d'autre. La montagne sous la pluie est plongée dans le brouillard qui cache les sommets alentour et réduite la visibilité à environ 60 mètres. J'avance tout doucement sur les rochers parfois glissants et chaotiques. Le sol dur a tout de même l'avantage d'être très silencieux. Je jette un coup d’œil, à chaque fois que cela est possible, de part et d'autre de la crête quand j'aperçois un cerf au gagnage, à environ 15 mètres sur ma droite. Un rapide coup d’œil à ses bois, c'est un 8 pointes, il broute dans la pente, tête vers le bas. J'arme doucement mon arc. Le cerf s'avance un peu, tout en mangeant au sol, et pivote légèrement vers moi pour se retrouver et très léger 3/4 avant. Mon pin's est calé sur son épaule mais je ne sens pas le tir, je crains de toucher l'os de la patte avant ou l'omoplate et préfère attendre un peu en espérant que le cerf pivote à nouveau mais dans l'autre sens. Brusquement, il relève la tête et regarde vers moi. Nous restons tous 2 immobile un court instant puis il démarre et fonce dans la pente pour stopper plein travers à environ 50 mètres en contrebas. Mon viseur est sur lui mais il est trop loin, je désarme et le cerf repart en plongeant dans la pente. je me dis que je viens de laisser filer l'occasion de la journée mais me console en me disant qu'il vaut mieux ça qu'une mauvaise flèche. 

Je reprends ma progression lente au milieu des rochers. Un peu plus loin, je stoppe net en apercevant sur la gauche, côté feuillus, un cervidé au gagnage. Son pelage est clair et une ligne noire est bien dessinée sur son dos mais les rochers me cachent la zone vitale et la tête de l'animal qui broute au sol. Je n'ai pas le réflexe d'armer tout de suite, l'animal relève la tête et m'aperçois sans vraiment m'identifier. C'est un jeune de l'année, j'aurais dû armer mon arc car maintenant je ne peux plus bouger sans être repéré. Je reste figé et attends en espérant qu'il baisse la tête mais après un moment sans bouger, le jeune animal démarre et fuit dans la pente où je le perds vite de vue. Presque au même moment, un brame retentit un peu plus en avant. Je progresse rapidement derrière des rochers puis revient sur la gauche pour tenter d'apercevoir le cerf mais sans succès. J'avance tout doucement en ouvrant bien les yeux mais impossible de voir quoi que ce soit. J'arrive au bout des rochers un peu plus loin et descends sur un sorte de replat séparant les feuillus des conifères. Je regarde un peu les alentours puis décide de redescendre par un sentier sur le penchant des feuillus. Le chemin descend rapidement et alors que je suis à environ 70 mètres en dessous de la crête, je change d'avis et décide de prendre la courbe de niveau pour  avancer en parallèle de la crête. Je progresse doucement en suivant une belle coulée. Alors que j'arrive sous l'endroit où se trouvait le faon, je l'aperçois, dans le brouillard, couché en boule contre un gros hêtre à environ 60 mètres en contrebas. Je me fige, il regarde vers moi. Je recule tout doucement pour qu'un gros hêtre, à mi-distance entre nous, me cache de sa vue. Je descends ensuite doucement vers cet arbre pour tenter une approche sans voir le faon mais alors que j'arrive au pied du gros hêtre, le faon a disparu. Je m'approche de l'endroit où il était couché, espérant le voir mais il a disparu.

Je remonte donc vers la coulée que je suivais quand du bruit me fait lever les yeux, un cerf vient de démarrer dans les fougères à 60 mètres au dessus de moi. Il file au grand galop dans le brouillard et disparaît rapidement. Je reprends ma progression, remonte doucement vers la crête et la longe tranquillement jusqu'à rejoindre la voiture sans voir d'autre animaux. Il est près de 11 heures, je suis trempé, Arnaud n'est toujours pas revenu à la voiture, je décide donc d'aller faire un tour dans la bande de buis qui longe la crête sous laquelle j'ai attaqué la chasse ce matin. Je reprends le sentier de ce matin jusqu'à la combe que j'ai suivi pour descendre sur la piste en contrebas mais cette fois je remonte au travers du chaos de rochers couverts de mousse pour passer la crête puis me frayer un chemin au travers des buis en suivant les passages d'animaux. J'avance tout doucement quand un bruit me fait stopper net. J'aperçois alors une tâche rousse au travers des buis à environ 20 mètres. En observant plus à gauche, j'aperçois la tête de l'animal. C'est une biche, elle regarde vers moi sans réussir à m'identifier. Un mouvement plus à gauche trahit alors son jeune qui revient vers elle. Je reste immobile en attendant qu'elle s'éloigne tranquillement puis reprends ma progression. Pas d'autres animaux, je ressors dans les fougères un peu plus loin puis remonte vers la voiture. Arnaud n'est toujours pas rentré, je décide de descendre tranquillement par la piste qui descend vers Jumet pour aller jeter un coup d'œil dans les prairies en contrebas.

Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020

La pluie s'est calmée un peu. Alors que j'avance doucement et que je vais arriver au dessus de la première prairie, un animal démarre sur la droite du chemin sous quelques noisetiers. Je me fige et accroche mon décocheur. Un cerf, portant des bois étranges de 2 pointes chacun, surgir plein travers dans les fougères au dessus des noisetiers. J'arme mon arc, il est à environ 25 mètres au dessus de moi. Le temps d'aligner ma visée, il repart et disparaît un court instant derrière un arbuste puis s'avance et se replante plein travers à découvert dans les fougères. Mon pin's se cale sur son coffre et je décoche. Touché il fait un grand bon sur place et une grosse quantité de sang jaillit de la blessure d'entrée qui me semble trop haute. Le cerf démarre ensuite pour remonter vers la crête et je le perds vite de vue.

Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020

Vu le temps et la pluie qui recommence à retomber, je décide de ne pas tarder pour attaquer la recherche car le temps va jouer contre moi. Vu la quantité de sang perdu au départ, je suis confiant sur le résultat du tir. La pluie effacera vite le sang, je remonte rapidement vers l'endroit du tir dans la pente très raide mais je ne retrouve plus l'endroit du tir. Il me faut un instant pour comprendre que je cherche un peu trop à droite, je me suis trompé d'arbuste. Je finis par me refaire la scène dans ma tête et comprends mon erreur, je trouve alors rapidement le sang qui a jaillit sur les fougères.

Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020

Je trouve beaucoup de sang à l'endroit du tir et sur les premiers mètres mais la piste devient ensuite très difficile à suivre, je dois contrôler les diverses coulées pour trouver des gouttes ou traces de sang qui sont souvent espacées de plusieurs mètres et qui sont de moins en moins marquées.

Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020
Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020

Le sang s'interrompt brusquement et impossible de le retrouver. Je tourne un moment en cherchant en suivant les coulées sans trouver le moindre indice,  je m'avance donc sur les coulées quand j'aperçois mon cerf mort au travers des genêts sur ma gauche. Heureusement, il n'a pas fait plus de 40 mètres. Au moment où je perds le sang, il a pris à angle droit sur la droite, ne pouvant plus monter et est mort 10 mètres plus loin dans les fougères.

Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020

Je fais le tour par une autre coulée et rejoins mon cerf qui a glissé sur le flanc pour venir se caler contre un genêt où il a perdu beaucoup de sang. Ses bois sont vraiment particuliers, il sont légèrement torsadés un peu comme les cornes d'un koudou mais moins prononcé quant même. Je suis vraiment content de mon prélèvement, c'était un cerf à éliminer.

Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020

Je dégage un peu mon cerf de la végétation pour lui apposer son bracelet, ma flèche rentre plein coffre , où je visais, et ressort haute, juste en dessous du filet. Je fais quelques photos 

Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020
Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020

avant de le ramener à la voiture qui est à 200 mètres environ. Je remonte le cerf jusqu'à la crête, un peu plus haut, puis le traine en longeant la crête avant de descendre jusqu'à la piste où je suis garé. Arrivé à la voiture, je vide mon cerf et tente de le charger mais je dois attendre Arnaud pour le monter dans le coffre de ma voiture. J'en profite pour refaire quelques photos.

Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020

Nous sommes trempés, Arnaud n'a pas pris de rechange, nous décidons donc de rentrer après avoir dépecé et découpé le cerf à la salle des chasseurs de Beyrède

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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