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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 16:48

Ce matin, nous partons avec Christophe pour le lac où j'ai fléché 4 ragondins cette semaine, Manu nous rejoint sur place. Le jour se lève à peine, nous nous préparons. Christophe va partir sur la gauche vers les terriers, au niveau du bosquet qui borde le bout de lac. Manu va partir pour longer la berge de droite. Je décide d'attaquer en longeant la digue pour tenter de voir les ragondins qui la franchissent le matin pour rejoindre leurs terriers dans le ru en contrebas.

Je pars avec Christophe puis, au niveau du déversoir, je le quitte pour traverser sur une poutre en béton et commencer à longer la digue. De nombreuses foulques agitent la surface du lac. L'herbe est très haute et couverte de rosée, je suis vite trempé jusqu'à mi-cuisse. Vers le milieu de la digue, j'aperçois un premier gros ragondin à moins d'un mètre de la berge. Il est immobile sur l'eau. Je me décale doucement derrière la digue pour l'approcher à couvert mais il commence à s'éloigner de la berge. Il est à environ 15 mètres, j'arme vise et décoche alors qu'il s'éloigne. Manqué, mon encoche lumineuse rouge flotte à la surface. D’autres ragondins se mettent à l'eau un peu plus loin et semblent partir vers Manu.

Ne voulant pas perdre ma flèche, je la récupère avec mon lancer et la réencoche. 3 gros ragondins refont surface à 40 mètres environ et s'immobilisent. Je décide de rester immobile à les observer mais le temps passe et ils ne bougent pas. Au bout d'un moment, je décide de longer à nouveau la digue au cas où un ragondin aurait réussi à se caler contre sans que je le vois passer. Je reviens vers le déversoir tout en surveillant les ragondins sur le lac. Pas de ragondin contre le bord.

Je piétine un roncier au bord de l'eau au ras du déversoir quand un remous attire mon attention sous les arbres, contre la berge à ma gauche. Les branches basses couvrent la surface de l'eau et un ragondin si était caché. Il a plongé et remonte à environ 50 mètres pour s'éloigner en longeant la berge de gauche. Je repars me poster au milieu de la digue. Au bout d'un long moment, un ragondin commence à bouger puis plonge et remonte un peu plus loin pour se diriger vers le déversoir. Je passe derrière la digue pour l'approcher et avance rapidement vers le déversoir.

Il finit par s'arrêter à environ 30 mètres du déversoir et autant des arbres du départ de la berge de gauche. Il reste un moment immobile et semble surveiller les alentours puis il part se caler contre la berge sous les branches basses. Un gros remous trahit sa présence. Je me poste un moment près du déversoir mais il ne semble pas vouloir bouger. Je décide de tenter une approche. Je traverse le déversoir sur la poutre en béton puis m'approche doucement des arbres et tente de l'apercevoir au travers des branchages. Un petit remous m'indique sa présence. Je m'éloigne un peu du bord pour avancer sans être vu puis reviens sur lui.

J'avance doucement vers la berge et finis par apercevoir son museau. Je me décale très lentement et vois sa tête mais il y a trop de branches et je ne trouve pas de fenêtre de tir. Il finit par plonger. Je repars au pas de course vers le déversoir et le retraverse pour me poster au départ de la digue. Le ragondin refait surface au bout d'un long moment à 10 mètres de la berge devant les arbres mais à 20 mètres de mois. Il reste un moment immobile, j'hésite à le tirer et espère qu'il va se rapprocher mais je finis par armer mon arc et lui décocher une flèche qui le frôle. Il plonge pour remonter bien plus loin. Il part vers le bout du lac.

Je retraverse le déversoir et pars au pas de course à sa poursuite. Il plonge, je presse le pas pour tenter de le devancer mais aperçois Christophe qui revient vers moi. Je stoppe net et lui indique le ragondin puis reviens sur mes pas. Je repasse sur la digue et pars vers l'autre angle du lac où les ragondins se cachent parfois sous un enchevêtrement de pylônes EDF en béton. J'avance doucement quand j'aperçois l'arrière train d'un ragondin qui dépasse, dans l'eau, sous l'un des pylônes.

Il est à 4 mètres environ, je vise ce que je vois de l'animal et décoche. Le ragondin touché plonge en emportant ma flèche. Je vois distinctement le ragondin et ma flèche sous l'eau. Il se débat dans les branchages d'un peuplier tombé dans l'eau puis refait surface. Je lui décoche une seconde flèche, il plonge et part se caler dans les joncs de la berge. Son arrière train dépasse encore avec ma flèche. Je m'approche et lui décoche une autre flèche et estimant sa position dans la végétation. Touché, il essaye d'avancer sans y parvenir.

Je m'avance et le saisit par la queue pour dégager mes flèche et l'achever. Je le pose sur la berge et récupère ma flèche restée dans les branches du peuplier tombé dans le lac. Pendant ce temps, le ragondin que j'ai laissé à Christophe a décidé de traverser le lac et Manu qui l'attendait poster en face vient de le flécher. Je pars à sa rencontre alors qu'il récupère sa prise et sa flèche. Christophe a lui aussi fléché un gros ragondin mais n'a pas pu récupérer sa flèche qui a dérivé vers notre côté du lac. Manu part la récupérer avec son lancer.

Je récupère son ragondin et le dépose avec le mien puis pars rejoindre Christophe. Nous discutons un peu de la chasse en attendant Manu puis partons vers la voiture avec nos prises. 3 gros ragondins, un chacun, pas mal pour le premier lac. Nous partons pour un autre lac où j'ai vu un grand nombre de ragondins il y a quelques jours. Nous nous garons au bord de la route puis descendons à travers blé par un passage de tracteur. 2 colverts décollent. Manu et Christophe vont longer la berge de droite alors que je pars par la digue pour rejoindre la berge opposée.

Alors que j'arrive au bout de la digue, je vois Christophe et Manu qui s'agitent et prennent le pas de course. Manu décoche un peu plus loin alors que je presse moi aussi le pas pour aller me placer près d'un terrier vers le coin du lac. Le ragondin remonte à moins de 10 mètres de moi et vient vers la digue. J'essaie d'armer mon arc mais ma vieille blessure me rappelle à l'ordre. Une décharge électrique dans mon bras me coupe à moitié armement et ma corde revient à son point de départ en entraînant mon bras alors que le ragondin plonge et rentre au terrier.

Des carpes s'agitent contre la berge aux pieds de Manu et Christophe et dérangent un petit ragondin qui rentre au terrier. Les carpes viennent ensuite vers moi en se poursuivant contre la berge. C'est le moment du fraie. Je tente d'en viser une mais je n'arrive à aligner la tête. Je laisse tomber et pars vers la mare un peu plus haut. En arrivant près de la berge rien ne bouge. J'ai vu rentrer un petit ragondin dans un terrier sur ma droite à 15 mètres environ il y a quelques jours et suppose donc qu'il doit y avoir une grosse femelle dans le secteur.

Je tente des cris de petits ragondins. Presque immédiatement, la tête d'un gros ragondin surgit du terrier. J'arme mon arc et prends rapidement la visée. Ma flèche vole droit et atteint le ragondin au cou, le clouant à l'entrée de son terrier. Il se débat furieusement et tente de se dégager pour renter au terrier. Je pars rapidement vers le terrier et décoche une seconde flèche au jugé sur le ragondin qui pédale sur le dos après avoir pivoté autour de la flèche. Il est immobilisé. Je le saisis par la queue et dégage mes flèches puis l'achève.

Je retourne vers le lac où Manu est entrain de récupérer sa flèche. Une fois récupérée, nous repartons aux voitures pour aller chasser sur Saint Arroman, le long du Sousson. Nous nous garons près d'un passage busé qui enjambe le ruisseau. Manu va remonter le ruisseau et nous allons le descendre, un de chaque côté du cours d'eau. Un couple de colverts décolle alors que nous nous préparons. Je longe par la droite et Christophe par l'autre berge.

Au bout d'un moment sans rien voir, il me semble voir un ragondin se débiner à environ 30 mètres devant nous. Je l'annonce à Christophe et nous partons en courant en nous décalant de la berge pour revenir sur le ragondin un peu plus loin. En me rapprochant, je me rends compte qu'il s'agit d'une cane et de ses canetons. Cette dernière vient se caler contre la berge, ses petits ont disparu. Elle décolle au bout d'un moment alors que je la montre à Christophe.

Nous reprenons notre progression lente mais, malgré de nombreux indices de fréquentation, nous ne verrons pas le moindre ragondin. Au niveau d'un passage busé, je dis à Christophe de me rejoindre car la progression sur la berge opposée va se compliquer à cause de grands fossés très profonds et difficiles à franchir. En arrivant près du pont de la route de Masseube où nous avons prévu de faire demi-tour, nous apercevons une traînée encore dégoulinante d'eau sur la berge opposée. Christophe fait le tour par le pont pour tenter de déloger un ragondin dans l'épaisse végétation du talus de la berge opposée mais sans succès. Il revient me rejoindre puis nous partons vers un lac plus haut dans le coteau. Le niveau d'eau est très bas et nous ne voyons pas de ragondin.

Nous rentrons par un chemin de terre qui longe un grand bois. De nombreuses orchidées poussent au bord du chemin.

Une belle matinée, 17 mai 2014

Nous arrivons peu de temps avant Manu qui arrive avec 2 petits ragondins à la main. Il n'a pas vu d'autres ragondins et nous raconte un peu sa chasse. Nous prenons une petite photo souvenir avant de charger les ragondins que nous voulons garder.

Une belle matinée, 17 mai 2014

Je décide de laisser les 2 miens près du ruisseau pour les renards

Une belle matinée, 17 mai 2014

et c'est alors que je remarque un remous étrange à 20 mètres environ dans le ruisseau, contre la berge de droite.

L'eau se calme puis le remous reprend, je le montre à Manu puis pars chercher mon arc. Nous partons nous poster en face de remous. Une eau boueuse sort de sous la berge et trouble l'eau du ruisseau. J'en suis sûr, il s'agit d'un ragondin. Le remous s'intensifie et devient de plus en plus fréquent mais rien ne semble vouloir sortir. Je tente un cri de petit ragondin mais le remous s'interrompt et ne reprends plus. Nous attendons un peu mais le calme s'installe. Je décide d'aller voir de plus près s'il s'agit d'un terrier. Je m'avance dans l'eau et écarte les ronces qui recouvrent l'entrée du terrier. Je cherche sans succès une branche pour sonder le terrier.

Christophe part m'en chercher une et revient avec une espèce de petite poutre rectangulaire de 3 mètres de long. Je sonde le terrier et me rends compte qu'il ne fait pas un mètre de profondeur. J'insiste pensant trouver un départ de galerie quand je coince le ragondin contre le fond du terrier. Je le tiens par les pattes avant et le vois maintenant. Je demande à Manu de venir rapidement le tirer avant qu'il ne m'échappe. Sa première flèche passe juste dessous mais la seconde est bien placée dans le coffre. Je dégage le ragondin et le sors du terrier pour l'achever. Nous repartons faire une photo souvenir.

Une belle matinée, 17 mai 2014

Cette fois, nous rentrons.

 

Alex

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 13:52

Ce soir, je pars chasser autour de mon lac préféré sur Labéjan. Je me gare sous la digue vers 20 heures puis commence à longer le lac par la berge de gauche, le soleil bas sur l'horizon est éblouissant.

Une soirée sans faute, 14 mai 2014

J'avance doucement en direction du bois qui borde cette berge au bout du lac. Plusieurs couples de foulques s'éloignent de la berge avec leurs petits en piaillant pour que les oisillons suivent le mouvement. En arrivant près du bois, j'aperçois 2 jeunes ragondins qui se mettent à l'eau au pied d'un gros saule qui pousse dans l'eau près de la berge. Je n'ai pas de fenêtre de tir, je tente de me rapprocher mais ils plongent et se dirigent vers les terriers au bord du bois.

Je rentre donc dans le bois dans un passage au travers des ronces et reviens vers le bord de l'eau quand j'aperçois un animal qui plonge dans les branches d'un petit saule partiellement immergé. Je pense qu'il s'agit d'un ragondin et me rapproche de la berge pour me poster et attendre un peu près du saule.

Une soirée sans faute, 14 mai 2014

Rapidement des bulles remontent à la surface dans les branches de l'arbuste. Je me prépare à armer. Un jeune ragondin refait surface, il me tourne le dos, seule sa tête dépasse de l'eau. J'arme doucement vise son cou et décoche. Ma flèche le frappe pile où je le voulais. Il est séché sur le coup. Ma flèche est remontée derrière le saule et sera difficile à attraper d'autant que j'ai oublié mon lancer à la voiture. Le ragondin est immobile à la surface de l'eau calé dans les branches.

Une soirée sans faute, 14 mai 2014

En me décalant sur ma gauche, j'aperçois un remous à l'entrée d'un terrier. Je me rapproche doucement, l'eau boueuse à l'entrée de la galerie ne trompe pas, un autre ragondin vient de rentrer à couvert. Ne trouvant pas de branche assez longue pour attraper ma flèche, je décide de partir chercher mon lancer et dérange à nouveau des familles de foulques revenues au bord. A mon retour, ma flèche a coulé.

Je trouve une longue branche mais pas assez longue pour récupérer ma prise, je dois donc m'avancer un peu dans l'eau jusqu'aux genoux pour récupérer mon ragondin. Plus loin, vers le bout du lac, j'aperçois du mouvement sous des petits saules qui poussent dans l'eau près de la berge opposée mais je n'arrive pas bien à identifier leur provenance. Je laisse mon ragondin à égoutter sur un branche puis repars en chasse en longeant la berge dans le bois.

Une cane colvert et ses petits se débinent devant moi, la cane qui m'aperçois commence à me tourner autour en faisant semblant d'avoir une aile cassée alors que les petits se dispersent en piaillant.  Je presse le pas pour distancer la cane qui me suit un moment en faisant un potin de tous les diables. Je dérange ainsi 2 ou 3 petits ragondins qui se mettent à l'eau et se débinent, je les suis en tentant de trouver un moment propice pour les flécher mais ils finissent par disparaître sous la berge.

Je continue et rattrape le ruisseau que je longe un instant avant de ressortir du bois pour avancer en bordure d'un blé et rattraper le passage busé qui traverse le ruisseau, je reviens ensuite vers le lac. Je dérange des foulques sous les petits saules, ce sont eux que je voyais d'en face. J'avance dans les hautes herbes, de nombreux passages de ragondins fréquentés remontent vers le champ de blé à ma droite. Je passe un peuplier couché sur le lac puis une bande d'arbres qui bordent le lac.

Un arbuste touffu, dont les branches mortes sont penchées et tombent sur le lac est souvent une bonne cachette pour les ragondins mais, ce soir, ils ne sont pas là. J'avance tranquillement, la berge est maintenant longée par de nombreux petits saules espacés qui poussent dans l'eau à 2 ou 3 mètres de la berge. Des ragondins se jettent à l'eau. Je me précipite vers l'endroit où ils ont plongé et me poste au bord de l'eau. Un ragondin vient se caler contre le saule juste devant moi.

J'arme vise et décoche. Ma flèche, pleine épaule, le sèche sur place en lui cassant les 2 épaules et la colonne vertébrale. Je me décale un peu vers la droite et surveille la surface quand un autre ragondin refait surface au pied d'un autre saule à 10 mètres environ. Seule sa tête dépasse de l'eau au milieu des branches, il me tourne le dos. J'arme vise entre ses oreilles et décoche. Ma flèche est pile où je la voulais. Elle a séché le ragondin et est resté en travers de sa tête. Je surveille un moment mais plus rien ne bouge. 

Je m'avance dans l'eau pour récupérer mon second ragondin qui est resté coincé dans les branches du saule.

Une soirée sans faute, 14 mai 2014

Je réussis à le dégager, avec mon lancer, et l'éloigne des branchages.

Une soirée sans faute, 14 mai 2014

Je dégage ma flèche et la remets au carquois. Je pose le ragondin sur la berge puis pars chercher le second ragondin bloqué dans les branchages. Une fois celui-ci dégagé, je récupère ma flèche avec mon lancer et reviens avec cette dernière et ma prise sur la berge. Je mets mon lancer et mon petit sac à dos et y enfourne mes 2 ragondins. Je réencoche ma flèche et repars en chasse.

En arrivant au coin de la digue, j'aperçois un gros ragondin en contrebas. Le pré à gauche du ru, en contrebas du lac a été fauché et un gros ragondin broute au bord de la bande d'herbes hautes restée de part et d'autre du ru. Je décide de tenter une approche. Je descends vers la route, la traverse et descends le talus pour arriver dans le pré fauché mais le ragondin inquiet longe les herbes hautes puis disparaît dans la végétation. Je rattrape doucement la bordure d'herbes hautes et la longe en direction de l'endroit où j'ai perdu de vu le ragondin. Je le pense rentré au terrier mais ce dernier se débine devant moi sans me laisser le temps de réagir. Je l'entends courir dans l'eau puis rentrer au terrier.

Je m'avance et aperçois l'entrée du terrier en face de moi. Le ragondin gronde dans son terrier. Je tente quelques cris de petit ragondin mais il ne ressortira pas. Je reviens vers l'angle de la digue puis la longe. De nombreux passages de ragondin ont écrasé la végétation. Le secteur semble très fréquenté. J'arrive au déversoir sans voir de ragondin et le traverse en équilibre sur une poutre de béton. Je recommence à longer le lac en direction du bois. Je dérange à nouveau les foulques et leurs petits ainsi qu'une cane et ses canetons cachés sous un buisson penché sur le lac.

La luminosité baisse rapidement, j'arrive au bord du bois sans voir de ragondin. Je rentre par le passage au travers des ronces puis commence à longer doucement la berge. Je récupère mon ragondin de tout à l'heure et le met dans mon sac. Au milieu des foulques et des canetons, j'aperçois 2 ragondins qui se débinent. L'un d'eux grimpe sur le tronc d'un arbuste couché sur l'eau. Je ne vois pas sa tête mais son corps est dégagé. J'arme doucement mon arc et vise avec difficulté car la luminosité n'est pas bonne en sous-bois. Je décoche, ma flèche semble toucher le ragondin mais un bruit de bois retentit. Le ragondin a plongé et disparu sous la berge un peu plus loin.

Je m'avance doucement quand le ragondin ressurgit pour se débattre contre la berge. J'hésite à lui décocher une autre flèche mais il s'immobilise rapidement. Ma flèche a dévié de sa trajectoire et se trouve à 3 mètres de la berge. Je la récupère grâce à une branche, ma lame est tordue, elle a certainement heurté le tronc du buisson. Je récupère mon ragondin et le met avec les autres dans mon sac à dos.

La nuit sera vite là, je poursuis et sors du bois. Alors que je longe le ruisseau dans le blé, j'aperçois en me retournant, un gros blaireau qui sort du bois et descend au travers d'un semé de tournesol pour rentrer dans le blé. Je rejoins le passage busé, traverse le ruisseau puis repars vers la digue. Il fait presque nuit. Quelques ragondins se débinent et plongent rapidement mais il fait trop sombre pour viser. Je rejoints ma voiture et rentre.

Une soirée sans faute, 14 mai 2014

Alex

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 16:48

Ce matin, j'ai décidé d'aller chasser un lac situé sur Clermont Pouyguilles, utilisé pour l'irrigation. Manu, Christophe et Lionel ont répondu à mon invitation. Manu nous retrouve sur un petit parking près du lac alors que Lionel et Christophe m'ont rejoint chez moi. Nous nous retrouvons sur place avant le lever du jour puis partons à pied vers le lac par la route. Nous rejoignons ainsi un petit ru qui alimente le lac.

Manu et Christophe prennent sur la gauche du ru et nous à droite. Ce lac est assez facile à chasser à 4. Les terriers sont situés en grande majorité au milieu des 2 berges du lac, presque face à face. Alors que nous arrivons au départ du lac, j'aperçois 2 ragondins qui se mettent à l'eau près d'un peuplier tombé dans le lac. Je les annonce à Christophe et Manu qui filent au pas de course vers les terriers. Je cours avec Lionel vers les 2 terriers de notre côté du lac alors que les ragondins viennent de plonger.

En courant, je surveille la surface du lac quand j'aperçois les ragondins qui remontent, l'un après l'autre à la surface, dans notre dos. Ils replongent, craignant les voir repartir vers le ru où se trouvent des terriers, je crie à Christophe de faire demi-tour pour partir garder l'entrée du ru. Il fait donc demi-tour et part s'y poster. Je laisse Lionel aux terriers à quelques mètres l'un de l'autre. Manu est en place sur les terriers en face de Lionel.

Je poursuis mon chemin pour faire le tour du lac au cas où d'autres ragondins seraient dans le secteur mais j'arrive près de Manu sans avoir vu de ragondin quand Manu m'annonce qu'un ragondin part vers la digue. Je le cherche un moment du regard et finis par l'apercevoir. Il avance vite près de la berge opposée et se dirige vers le déversoir du lac où il espère certainement sauter vers le ru alimenté par le déversoir.

Je pars donc rapidement en sens inverse et passe derrière la digue puis avance ainsi le plus rapidement possible en essayant de ne pas glisser dans la pente couverte d'herbes hautes humidifiées par la rosée. La digue cache ma progression et j'arrive près du déversoir. Le ragondin méfiant s'est arrêté à environ 10 mètres de la digue et environ 15 mètres de ma position. Je décide de rester immobile en espérant le voir s'approcher mais il finit par repartir en biaisant vers Manu. Je le laisse faire et remonte sur la digue pour observer la scène.

Il finit par repérer Manu et traverse le lac pour aller droit sur Lionel qui le laisse bien venir avant de lui décocher une flèche mortelle. Je rejoins Lionel et apprends qu'il a également tiré un autre ragondin qu'il pense avoir blessé. Je récupère sa première flèche avec mon lancer. Christophe qui nous rejoint a lui aussi fléché un autre gros ragondin. Il tente de récupérer le ragondin de Lionel avec son lancer équipé d'un gros hameçon triple. En descendant au bord de l'eau pour récupérer la flèche, je m'aperçois que les ragondins ont creusé un nouveau terrier hors de l'eau. La boue remuée à l'intérieur prouve que les ragondins le fréquentent souvent et une flaque d'eau boueuse me fait craindre que le ragondin blessé se soit enfermé dans ce terrier. Je récupère la flèche puis pars aider mes collègues et récupère le ragondin avec le lancer de Christophe.

Nous décidons de partir pour changer de lac, j'avance tranquillement le long de la berge quand un gros remous attire mon attention au pied d'une petite bande de buissons qui poussent penchés sur l'eau. Je suis sûr qu'il s'agit d'un ragondin et en informe mes collègues. 

Je pars rapidement sur les terriers que gardait Lionel qui me rejoint. Christophe est resté près du ru d'alimentation du lac. Manu repars vers les terriers d'en face. Le ragondin refait surface à 10 mètres environ de la berge derrière les buissons et Christophe ne peut pas le voir. Nous lui annonçons sa situation. Le ragondin a un comportement bizarre et nous pensons qu'il est blessé, il revient vers la berge d'où il est parti pour se caler sous les buissons. Christophe parvient à lui décocher, au travers des branchages, une flèche qui le touche alors qu'il est arrivé contre la berge.

Le ragondin plonge et remonte au bout d'un moment entre Christophe et moi, je le signale à Christophe et tente de m'approcher mais il plonge pour se diriger vers la berge. Je dis à Christophe qui s'approche qu'il doit être calé contre la berge. Christophe s'avance doucement et finit par l'apercevoir, calé contre la berge et lui décoche une flèche qui le cloue sur place. Cette fois, il n'y a plus de ragondins sur le lac. Nous récupérons les flèches et les ragondins et rentrons vers les voitures. Ce sont trois beaux ragondins.

Nous reprenons les voitures, à 2 par véhicule puis partons vers Loubersan pour 2 lacs en contrebas du village. Vous nous garons au départ d'un chemin de terre et prenons nos affaires avant de descendre vers les lacs à plusieurs centaines de mètres. Arrivé au ru en bas de la combe, nous le traversons par un passage busé puis partons vers un lac sur notre droite. Nous arrivons par le pied de la digue qui s'élève comme un mur vert qui nous cache le lac. Je pars avec Manu par la droite et nos collègues prennent par l'autre rive.

En arrivant au coin de la digue, nous apercevons des foulques et canards sur le lac mais pas de ragondin. Nous longeons doucement le lac en direction d'un petit bois où se trouve un affût à canard et qui descend de la crête de la colline pour se terminer au bord du plan d'eau. En arrivant près du bois, j'aperçois un gros ragondin qui traverse le bras de gauche qui termine le lac. Je l'annonce à nos compères et leur dit de se dépêcher pour tenter de l'intercepter mais le temps de passer une clôture électrique le ragondin est déjà à couvert dans une bande de ronce qui longe la rive gauche de la branche du lac avant un bois qui borde le reste de la branche.

Le niveau du lac ayant beaucoup monté, l'accès habituel au bois est immergé. Je contourne donc un gros roncier situé contre le bois et trouve un passage qui rentre dans le bois. Je l'emprunte et rejoins la bordure du lac. Je surveille les branchages et les arbres partiellement immergés mais je n'y vois que des foulques. Je ressors du bois, contourne la branche de droite du lac et arrive au départ de la seconde branche quand Lionel, posté en face, m'annonce qu'il a vu un ragondin rentrer dans une touffe de colza qui a poussé au bord du lac.

Je m'approche doucement mais ne vois rien, je continue à avancer doucement quand 2 jeunes ragondins s'éloignent de la berge à environ 10 mètres devant moi. Je presse le pas pour me rapprocher et fais démarrer 2 autres ragondins qui partent droit vers les ronces de la rive opposée avec les 2 premiers. Ils ont tous plongé. J'en tire un que j'aperçois par transparence sous l'eau mais ma flèche déviée par l'eau passe à côté.

Un des jeunes ragondins remonte contre la berge opposée près de Lionel mais ce dernier ne le vois pas à cause du roncier assez haut et épais. Voyant qu'il ne peut pas le voir, je lui demande, bien qu'il soit en haut du talus, bien au-dessus du ragondin, de se décaler pour que je puisse tenter un tir. Le ragondin est à 30 mètres environ. Mon premier tir est un peu trop court, ma flèche ralentie par l'eau vient doucement buter contre la berge juste sous le ragondin qui ne bouge même pas. Ma seconde flèche part avec un bruit caractéristique d'une vanne décollée et tape la berge juste au-dessus du ragondin qui plonge et disparaît. 

En regardant sur ma droite, j'aperçois 2 ragondins accolés au milieu des branches d'un arbuste à la surface de l'eau près de la berge. Il ne me reste que 2 flèches, Ils sont à 10 mètres environ, j'arme vise et décoche mais ma flèche ricoche dans les branches et retombe plus loin dans le lac. L’un des ragondins a plongé mais l'autre que la flèche a frôlé n'a même pas bougé. N'ayant plus qu'une flèche, je décide de l'assurer et m’approche à environ 5 mètres. Je me décale un peu pour avoir une meilleure fenêtre de tir. Je vise derrière la tête du ragondin et décoche. Ma flèche le frappe un peu plus en arrière et reste en travers de l'animal qui en tentant de plonger s'empêtre dans les branchages où il se débat un court instant avant de rendre l'âme. 

Pendant ce temps, Christophe longe la berge opposée en se frayant un passage dans le sous-bois épais qui couvre la pente raide qui descend dans le lac. Un remous se déplace en longeant la berge sous les branches basses alors que Christophe remonte pour sortir du bois. Je lui signale ce mouvement et il fait demi-tour mais nous ne verrons pas sortir de ragondin. Nous faisons demi-tour pour partir en longeant le ru où se déverse le trop plein du lac. Ce petit cours d'eau rejoint un très grand lac d'irrigation un peu plus loin.

Arrivés environ à mi-chemin entre les lacs, nous traversons avec Manu par un passage busé pour longer sur la gauche du ru alors que Lionel et Christophe longe à notre hauteur sur l'autre rive. Nous avançons tranquillement quand du mouvement attire mon regard dans le ru à 50 mètres environ devant nous. C'est une poule d'eau qui se débine. Une seconde surgit de la végétation et la suit puis les 2 volatiles s’envolent faisant décoller un mâle colvert sur la rive de droite juste à côté d'elles. C'est alors que de nombreux ragondins surgissent de la végétation et du champ de blé sur la droite du ru et se jettent à l'eau.

J'annonce "ragondins" et pars en courant pour tenter d'intercepter les fuyards qui partent vers le lac un peu plus loin. Tout en courant, j'aperçois plusieurs gros ragondins qui filent sous l'eau. Je tire l'un d'eux, sous l'eau, contre la berge opposée et le manque. Il disparaît sous la berge. Je poursuis un second gros ragondin qui file sous l'eau sans remonter. Je le tire sous l'eau une première fois au départ du lac et le manque. Le départ du lac est très peu profond et de très nombreux arbres poussent dans l'eau. Je suis le ragondin des yeux dans cette eau boueuse, sa silhouette sombre qui avance sous l'eau se voit à peine. D'autres ragondins se dispersent dans ce dédale d'arbres et de branchages.

L'un d'eux remonte dans un amas de branches mortes au pied d'un arbre. Je tente une flèche mais cette dernière heurte les branches et je manque encore ma cible. Il remonte plus loin dans d'autres branchages, je m'avance dans l'eau doucement, arme mon arc, prends la visée mais Christophe qui arrive en marchant dans l'eau par la berge opposée le fait plonger.

Manu est resté posté en arrière devant un terrier, Christophe et Lionel longent la berge opposée. Je longe la bordure du lac jusqu'à la fin des arbres partiellement immergés sans pouvoir décocher une flèche, les ragondins sont trop loin dans le lac et l'encombrement des branches ne permet pas toujours de bien identifier immédiatement s'il s'agit d'un ragondin ou d'une poule d'eau ou d'un foulque. De nombreuses carpes démarrent du bord à mon passage.

Je reviens en arrière pour récupérer mes flèches, je trouve la dernière en me mettant à l'eau jusqu'aux genoux sous les branches et plantée dans la vase, la suivante est introuvable, je sonde la vase avec une longue branche sans succès. Je laisse tomber et pars vers Manu qui décoche 3 flèches en suivant. Je reste en retrait pour ne pas le gêner. Finalement, il s'avance dans le ru et récupère ses trois flèches avec au bout un petit ragondin.

Lionel et Christophe reviennent au bout d'un moment, Christophe a fléché une grosse femelle. En s'avançant pour chercher nos flèches fichées dans la berge opposée, Lionel fait démarrer un ragondin dans les joncs à ses pieds mais le perd de vue immédiatement. Christophe est parti chercher ma flèche que je ne trouvais pas et la retrouve en fouillant par la berge opposée. Il revient avec. Lionel cherche le ragondin disparu, je décide d'aller l'aider à chercher et traverse d'un bon le ru un peu plus loin pour aller à sa rencontre.

Nous piétinons tous les joncs sans succès puis je commence à suivre les coulées très fréquentées et boueuses qui me conduisent à un gros roncier très épais. Je commence à écraser les ronces et tombe sur un dédale de terriers à qui serpentent juste sous le surface du sol avec des sorties dans les ronces. Je commence à les défoncer avec le talon de ma botte, Manu me fait passer sa petite pelle de l'armée allemande et je continue à défoncer ces terriers quand l'eau s'agite au fond d'un trou qui remonte à la surface, j'aperçois une tête de ragondin qui recule aussitôt. J'appelle Lionel qui arrive avec son arc. Je pousse le ragondin qui sort et rentre la tête à la sortie du terrier. Lionel finit par lui décocher une flèche qui l'atteint en lui entaillant l'épaule. Je parviens à extraire le petit ragondin du terrier par la queue et l'achève d'un coup de pelle.

Je continue à défoncer les ronces quand un très gros ragondin se jette à l'eau. Manu, sur la berge d'en face n'a rien pu faire. Christophe part rapidement pour l'intercepter plus loin. Pendant ce temps, je finis de défoncer les ronces puis prospecte dans le secteur à la recherche d'un terrier quand j'aperçois une queue de ragondin qui dépasse d'un trou situé dans une bute de terre, contre les racines d'un gros arbre tombé au sol. J'appelle Lionel pour qu'il m'amène mon arc laissé en dehors des ronces. Il arrive, le ragondin n'a pas bougé. Je n'ai pas d'angle de tir à causes des arbustes qui me barrent le passage. Je passe de l'autre côté du gros tronc couché mais je n'ai pas beaucoup plus d'angle de tir sur ce ragondin que j'aperçois à peine dans le terrier.

Je lui décoche une première flèche au jugé, déviée par le haut du trou et les racines, elle érafle à peine le ragondin. Une seconde flèche est à nouveau déviée et l’érafle à nouveau. Il saigne un peu et s'enfonce plus dans le trou. Je tente de récupérer mes flèches mais alors le ragondin démarre et passe dans les pieds de Lionel qui ne peut rien faire. J'annonce son arrivée à Manu mais il aperçoit à peine le ragondin qui rentre dans un terrier sous les racines d'un gros arbre tombé au sol. J'examine le secteur et repère la sortie du terrier qui ne fait pas 2 mètres de long il remonte dans les ronces. Je dis à Manu de se préparer puis je lui pousse le ragondin à l'aide d'une branche. Il ressort de son trou et Manu le cloue sur place d'une belle flèche de 3/4 face. En me redressant, j'aperçois du poil dans un trou creusé à la pelle tout à l'heure. Un ragondin se cache dans la boue. Je demande à Lionel de me passer mon arc et sèche net le petit ragondin d'une flèche décochée au juger sans vraiment viser à bout presque portant.

Je Récupère mon ragondin puis celui de Manu puis nous ressortons des ronces avec Lionel. Christophe revient avec un très gros ragondin qu'il a réussi à flécher. Il a réussi à intercepter le fuyard.

Nous récupérons nos prises et remontons à la voiture. Nous partons ensuite vers une mare en dessous du village. Lionel et Manu descendent vers ce petit plan d'eau. Avec Christophe nous descendons vers un lac de l'autre côté de la route mais nous n'y verrons pas de ragondin. En remontant, nous voyons que Manu et Lionel ne sont pas remontés. Nous descendons à leur rencontre. Manu est posté sur un terrier. Je décide d'aller sur l'île et traversant sur un pylône EDF en béton qui sert de passerelle pour tenter de déranger un ragondin mais pas de ragondin ce matin. Des piaillements attirent mon attention sur un nid de poule d'eau. Un petit est en train de s'extirper de son œuf, d'autres œufs sont à peine percés d'un petit trou qui laisse entrevoir le bec des petits oisillons qui commencent à casser leur prison de coquille.

Une très belle sortie ragondin entre amis archers, 3 mai 2014

Nous remontons quand un remous agite l'eau devant un terrier contre la berge coté remontée. Une poule d'eau surgit du terrier et fonce vers la berge opposée. Nous remontons pour faire quelques photos souvenir de cette belle matinée. Nous avons fait 10 ragondins au total.

Une très belle sortie ragondin entre amis archers, 3 mai 2014

Manu en a fait 2, Christophe 4, Lionel 2 et j'en ai fléché 2.

Une très belle sortie ragondin entre amis archers, 3 mai 2014

Une belle matinée s'achève, nous rentrons. 

Une très belle sortie ragondin entre amis archers, 3 mai 2014

Alex

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 19:04

Ce soir, je pars faire un petit tour au ragondin sur Labéjan. En route, je m'arrête sur une mare sur Durban près d'une résidence secondaire. Je gare ma voiture au départ du chemin d'accès qui aboutit à l'habitation. Je pars à pied en longeant ce chemin goudronné et arrive au coin de la mare. La végétation printanière et magnifique. Le tour de ma mare est fleuri.

Un petite sortie au ragondin, 13 avril 2014

Je me décale doucement sur la gauche en longeant la largeur de la mare vers les terriers qui se trouvent dans l'autre angle du plan d'eau quand j'aperçois une masse sombre sur la berge opposée. Je me fige et observe, c'est un gros ragondin, il est à moins de 10 mètres de d'autres terriers qui se trouvent sur la gauche de la mare dans le coin opposé. Je reviens doucement vers la bande enherbée qui longe la mare sur la droite et commence à avancer tout doucement en surveillant le ragondin qui ne m'a pas remarqué.

Un petite sortie au ragondin, 13 avril 2014

Au bout d'un moment, les arbustes qui bordent la berge me cachent le ragondin et j'en profite pour avancer rapidement jusqu'au coin du plan d'eau et me cale derrière les arbustes puis me penche doucement. J'aperçois 1 puis 2 gros ragondins au gagnage qui s’éloignent doucement de la mare. Ils sont à environ 8 mètres. Le premier s'avance dans une grosse touffe d'herbes hautes. Je le devine maintenant plus que ce que je ne le vois. Le second le suit en broutant à environ 2 mètres derrière et à 3 mètres environ de la bordure de la mare.

J'arme doucement et me décale très lentement sur ma droite pour me dégager une fenêtre de tir car les branches basses me gênent. Les ragondins n'ont rien vu. J'avance de quelques pas et vise le dernier plus dégagé. Je décoche, ma flèche le touche au niveau de l'épaule mais assez haut. Il s'affaisse sur place. Son collègue se redresse, j'encoche rapidement mais voyant mon ragondin se traîner vers l'eau, je me précipite pour l'intercepter et fais fuir son compère qui se jette dans les joncs puis plonge.

Le temps d'arriver au niveau de mon ragondin il est mort. Je me tourne donc vers la mare et surveille les terriers sur ma droite. Au bout d'un moment, le ragondin ressort au milieu de la mare pour partir vers les terriers d'en face. Je prends le pas de course pour aller l'intercepter par la droite mais ce côté est très encombré et je n'ai pas d'ouverture pour tenter une flèche. Le ragondin plonge, j'accélère et pars me poster sur les terriers mais, après plusieurs minutes d'attente et ne voyant rien venir, je laisse tomber.

Le ragondin a dû rentrer au terrier sans refaire surface. Je pars récupérer mon premier ragondin de la soirée.

Un petite sortie au ragondin, 13 avril 2014

Ma flèche est fichée au sol un peu plus loin et couverte de sang et de contenu stomacal. Je la récupère et la remets au carquois.

Un petite sortie au ragondin, 13 avril 2014

Je prends une photo de mon beau ragondin avant de repartir vers ma voiture pour poursuivre ma chasse un peu plus loin.

Un petite sortie au ragondin, 13 avril 2014

Je pars pour Labejan. Je commence par m'arrêter au lac du Fourcès, De la route, j'aperçois un ragondin en surface de la mare qui précède le lac. Je poursuis un peu ma route et me gare au bord de la route, à l'ombre des chênes puis descends à travers le blé par le passage de tracteur vers la digue.

Un petite sortie au ragondin, 13 avril 2014

Arrivé au coin de la digue, je jette un coup d’œil sur le lac sans voir la moindre activité. Je commence à longer la berge côté droit mais les ragondins ne semblent pas de sortie. Le blé, qui borde le haut du talus de la bande enherbée sur ma droite, est pourtant bien brouté. En arrivant dans le coin suivant du lac, j'aperçois trop tard un gros remous contre la berge opposée. Un ragondin vient de rentrer au terrier.

J'attends un peu mais le remous se calme, je poursuis vers la mare un peu plus loin. La pente du terrain me cache un moment. En arrivant près de la mare, je ne vois pas de ragondin. Je m'approche de la berge quand 2 remous agitent la bordure de gauche. Un ragondin se précipite dans un terrier alors qu'un autre se plante plein travers contre la berge à environ 10 mètres. J'arme rapidement, vise et décoche mais le ragondin plonge à l'arrivée de ma flèche et je le manque. Il rentre au terrier.

Je vais chercher ma flèche et la récupère puis redescends vers le terrier où le ragondin est rentré tout à l'heure au bord du lac. L'eau bouge dans le terrier au niveau d'une cheminée qui remonte sur la terre ferme à 1 mètre environ de la berge. J'attends un peu mais l'eau se calme. De gros remous agitent la bordure du lac mais ce sont des carpes qui viennent brouter les bordures. Je remonte vers ma voiture et pars pour un autre lac de Labéjan.

Arrivé sur un chemin goudronné qui mène à 2 habitations, je me gare sur la bordure enherbée puis descends avec mon arc vers le lac à environ 200 mètres en contrebas. Je rattrape, à travers blé, la bordure d'un petit ru qui prend sa source dans le champ et qui est bordé d'une haie épaisse de chênes colonisés par les ronces et la vigne vierge. Il alimente le lac. Je longe ce ru et arrive au départ du lac en face des terriers.

Je me poste un instant et attends. Rien ne bouge, je commence à imiter des cris de petits ragondins quand un minuscule ragondin surgit de sous l'eau et se cale contre la berge opposée, entre 2 terriers. J'arme, vise et décoche mais le manque et il rentre au terrier. J'irai chercher ma flèche plus tard. Je longe le lac pour en faire le tour par la gauche.

Tout à coup, un ragondin se met à l'eau près de la digue et biaise vers le centre du lac. Il est à 80 mètres environ, je prends le pas de course. Il plonge, je presse l'allure pour rejoindre la digue car il risque de la franchir pour passer dans une mare au pied de cette dernière. Il remonte alors que j'arrive au coin de la digue mais il semble se diriger vers la berge au niveau d'un long roncier qui la borde jusqu'aux terriers. Je continue à courir, il plonge à nouveau et remonte alors que j'arrive au coin de la digue puis replonge. Je cours toujours et pars me poster au pied d'un arbuste à environ 80 mètres, juste un peu avant le roncier.

Alors que je reprends mon souffle, je surveille la surface du lac. Le ragondin refait surface à environ 15 mètres de la berge sur la gauche du buisson. J'arme mon arc, il se retourne pour partir vers la berge d'en face. Je vise alors qu'il est de cul et décoche. Le ragondin commence à plonger alors que ma flèche le rattrape mais un impact sourd retentit et il remonte à la surface. Il est mort sur le coup.

Un petite sortie au ragondin, 13 avril 2014

Ma flèche est restée à l’intérieur, je sors mon petit lancer de mon sac à dos pour récupérer l'animal et ma flèche par la même occasion.

Un petite sortie au ragondin, 13 avril 2014

Après plusieurs tentatives, je finis par le rapprocher de la berge.

Un petite sortie au ragondin, 13 avril 2014

Je récupère mon ragondin, c'est un mâle. Ma flèche rentre au-dessus de la queue et vient se caler contre ses dents de devant. Je la ressors par sa bouche et la remets au carquois. Je mets le ragondin et mon lancer dans mon petit sac à dos et continue à longer la berge pour aller chercher ma flèche au niveau des terriers. Sur le départ du lac, de ce côté de la berge une haie de peupliers borde l'eau sur environ 50 mètres.

En arrivant près des terriers, j'entends des ragondins en train de se battre dans la galerie principale. Il y a quelques années, j'ai creusé un grand puits par-dessus cette galerie, d'environ 80 centimètres de diamètres et à environ 1 mètres de la berge, pour récupérer un ragondin mort au terrier avec ma flèche. Malgré le fait que je l'avais bien rebouché, le temps et les ragondins ont rouvert ce puits qui leur sert maintenant de sortie sur la terre ferme.

Les cris des ragondins qui se battent deviennent de plus en plus audibles quand un gros ragondin surgit du terrier et part se caler, 2 mètres plus loin, contre la berge. J'arme et tente de trouver une fenêtre de tir dans la végétation mais il plonge et ne remonte pas. Je désarme mais aperçois du remous au fond du grand puits que j'ai creusé. Un jeune ragondin tourne au fond du puits. Je réarme et tente de prendre la visée mais la végétation m'empêche de tirer et le ragondin plonge pour rentrer à couvert.

Je laisse mon arc qui me sera inutile au milieu des ronces et descends chercher ma flèche plantée dans la berge et en profite pour dégager une belle fenêtre de tir au cas où. Ma lame est plantée dans une racine à 20 centimètres dans la berge, je dois dévisser ma lame de chasse pour récupérer ma flèche. Ma flèche dégagée, je remonte, la remets au carquois puis longe un peu la berge pour tenter de retrouver le gros ragondin mais sans succès. Je reviens au terrier. Un remous agite l'eau à l'entrée d'un petit terrier mais le ragondin ne veut pas sortir et la luminosité baisse.

Je décide de remonter à la voiture et d'aller voir un autre lac rapidement avant qu'il fasse nuit. Je remets une lame qui traîne dans ma voiture sur ma flèche. En arrivant au lac, je tombe sur le propriétaire et son fils qui me font discuter un moment alors que la luminosité baisse très vite. Je les laisse donc en leur expliquant qu'il me reste peu de temps pour chasser et pars rapidement par la gauche du lac pour rejoindre un bosquet qui borde le bout du lac et où se trouvent les terriers. En route, je fais plonger 2 ragondins mais ces derniers ne referont pas surface. Je pars vite aux terriers dans le bosquet et attends un peu mais rien ne vient.

Je continue un peu dans le bosquet quand j'aperçois un ragondin dans le ruisseau d'alimentation juste avant un gros arbre mort. Il est à 20 mètres environ et le temps de m'approcher, il plonge. Je m'avance rapidement et surveille un moment le secteur quand un remous suspect m'interpelle sur ma droite après l'arbre mort. Je me décale rapidement et me poste. Le ragondin surgit d'un buisson contre la berge et avance en nageant. J'arme et attends une occasion de tir mais il plonge et disparaît.

Je fais demi-tour, 2 jeunes canards de barbarie sauvages avancent tranquillement, devant moi, sur le lac au milieu de l'eau. Je ressors du bosquet  et les dépasse, ils font demi-tour et s'éloignent tranquillement. Je longe la berge en surveillant les endroits stratégiques quand une silhouette partiellement immergée, au milieu des branchages d'un arbuste qui retombe sur l'eau, attire mon regard. Je me suis déjà souvent fait avoir à cet endroit par un ragondin très malin et plus je regarde cette forme plus je me persuade qu'il s'agit d'un ragondin.

Il reste immobile, j'arme, vise et décoche. Ma flèche est parfaite mais un bruit sec retentit et ma flèche est stoppée net à l'impact. Je viens de flécher un beau bout de bois, la violence du choc l'a déstabilisé, il revient doucement en place. Il me faut aller dans l'eau pour le récupérer et je dois dévisser ma lame de chasse pour récupérer ma flèche une fois revenu avec ma prise sur la berge. Je remets ma flèche au carquois et continue.

Il fait presque nuit quand j'arrive au niveau de la digue. Un ragondin se détache à moins d'un mètre du bord au milieu de la digue à 50 mètres environ. Je passe derrière la digue et l'approche ainsi à couvert en remontant de temps en temps pour vérifier sa position. Arrivé à son aplomb, j'arme mon arc me rapproche doucement de lui en remontant sur la berge. Je n'aperçois que son remous continu mais au moment de l'apercevoir, il plonge.

Je surveille la surface, il remonte à environ 15 mètres mais la luminosité est trop faible pour tirer aussi loin. Je tente de me décaler pour m'approcher un peu mais il plonge. J'aperçois alors un peu plus loin un autre ragondin. Il semble que tous 2 partent vers la berge de droite. Je prends le pas de course et pars me poster au pied d'un peuplier mais je les entrevois à peine remonter et replonger. Il fait trop noir, je laisse tomber et rentre à ma voiture pour prendre mes 2 ragondins en photo. 

Un petite sortie au ragondin, 13 avril 2014

Alex

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 18:57

Je suis rentré de Guyane depuis quelques jours, ce soir je pars assez tard, vers 19h30, pour aller faire un petit tour à la chasse sur le canal de Labarthe. Arrivé sur place, je gare ma voiture au bord de la route puis rejoins le bord du canal et commence à le longer tranquillement. Le secteur semble très calme. Au bout d'environ 200 mètres un gros remous attire mon attention sous un bout de tronc couché contre la berge. Je n'ai pas vu sa provenance mais je comprends qu'il s'agit d'un ragondin et me poste un moment pour voir si le malin ne veut pas se montrer.

Au bout d'un moment passé à attendre, je quitte mon poste et continue en longeant le canal. Encore environ 200 mètres sans rien voir et j'arrive au petit pont bétonné qui enjambe le canal. Je traverse ce dernier et continue à progresser le long de la berge opposée. Un petit ru rejoint la canal un peu plus loin et je sais qu'il est plus fréquenté que le canal par les ragondins. Je décide donc de le suivre.

Je m'avance un peu trop rapidement du ru en surveillant l'eau et la berge opposée où je vois habituellement les ragondins quand un mouvement attire mon regard à 5 mètres devant moi dans les hautes herbes. C'est un ragondin de taille moyenne qui a démarré sur 2 mètres pour s'arrêter à la cassure du talus avant de sauter à l'eau. J'arme doucement mon arc mais le ragondin se coule dans les herbes pour se mettre à l'eau et disparaître sous la berge. J'attends un peu mais il ne ressortira pas.

Je bifurque donc pour longer le ru mais ce dernier est désert et ne semble pas très fréquenté, arrivé au bout de la zone chassable, je quitte le bord du ru pour rejoindre la bordure du canal à travers champ. J'arrive au départ du canal, au niveau du Gers puis recommence à le longer en descendant le courant mais j'arrive au petit pont bétonné sans voir le moindre ragondin. Je me dirige donc vers un petit lac tout en long qui borde le canal sur cette rive. Pas de ragondin non plus.

Je reviens donc vers le pont bétonné et traverse le canal pour longer à nouveau la berge coté champ comme à l'allée. La berge d'en face, se couvre rapidement d'une bande boisée qui sépare le canal des champs cultivés. En arrivant un peu avant la zone où j'ai aperçu un remous tout à l'heure, j'aperçois juste l'arrière train et la queue d'un ragondin qui sonde au pied d'un ormeau.

Je presse le pas et me poste devant le bout de tronc où j'ai vu le remous tout à l'heure à environ 10 mètres plus en aval. Rapidement, le ragondin refait surface juste avant le bout de tronc et vient se caler plein travers contre la berge, sous un amas de branches mortes qui forment une sorte d'arche à 30 centimètres au-dessus de l'eau sur environ 1 mètres de long.

J'arme mon arc, vise mais une vive douleur au bras me gêne au moment de la décoche et ma flèche se plante juste au ras de l'arrière train du ragondin. Ce dernier n'a même pas bougé d'un millimètre. Je réencoche rapidement, réarme, prends la visée derrière sa tête et décoche. Cette fois ma flèche est où je la voulais et mon ragondin est séché sur place. Un filet de sang colore doucement l'eau.

Je réencoche et pars un peu plus loin pour rattraper un passage qui enjambe le canal pour revenir chercher mon ragondin et mes flèches quand un léger mouvement me fait poser les yeux sur un petit ragondin qui s'est immobilisé plein travers contre une branche morte qui flotte dans l'eau, à l'arrivée d'un fossé qui draine les champs pour se rejeter dans le canal. J'arme rapidement mais la végétation dense ne me laisse qu'une fenêtre très étroite pour passer ma flèche et la branche morte protège le flanc du ragondin. Je tente tout de même ma chance en visant l'épaule.

Ma flèche passe au travers des branchages et percute violemment la branche morte qui se casse en 2 dans un gros craquement. Ma flèche poursuit sa route pour traverser plein cœur le ragondin qui plonge dans un nuage de sang qui a coloré l'eau en rouge. Il remonte très rapidement pour venir se caler au pied d'un arbre qui pousse les pieds dans l'eau contre la berge, a à peine 3 ou 4 mètres de la zone du tir. Il s’immobilise presque aussitôt. Et dire que j'ai raté des pécaris bien plus faciles en Guyane.

Je poursuis donc ma route en réencochant puis traverse le canal au niveau du passage et récupère mes ragondins et mes flèches en avançant au travers de l'épaisse bande boisée et des ronces qui ne manqueront pas de mes laisser de bonnes griffures. Je ressors sur les champs cultivés et prends mes prises en photo, le ragondin, que je voyais petit, fais tout de même près de 4 kg. C'est mâle, l'autre est une grosse femelle.

Une petite sortie au ragondin sur le canal de Labarthe, 11 avril 2014

Je reste de ce côté du canal et longe la bande boisée pour retomber au niveau du petit lac. Toujours pas de ragondin, la luminosité commence à baisser rapidement. Je tente de revenir au départ du petit ru voir si le ragondin ne serait pas ressorti. En arrivant près de la zone, j'aperçois un remous anormal contre la berge à quelques mètres devant moi. Je m'avance rapidement mais le remous a cessé, le ragondin refait surface plus en amont et remonte le courant. Le temps de réagir, il plonge. Je pars vite me poster un peu plus loin mais il remonte entre temps et replonge pour disparaître sous la berge opposée. J'attends un peu sans succès.

Je repars donc vers la voiture, traverse le petit pont puis longe le canal coté dégagé. Il va faire très vite nuit. Un gros remous attire mon attention à 200 mètres de la voiture mais l'animal se cale sous des branchages morts très épais qui tombent sur l'eau. Impossible de le voir. Je laisse tomber, un peu plus loin, un autre remous attire mon regard dans un creux de la berge, contre une souche. Je force mes yeux pour tenter de voir l'animal dans la pénombre mais je n'arrive pas clairement à l'identifier et il plonge pour disparaître. La nuit tombe, je rentre.

 

Alex

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 21:36

Aujourd'hui, c'est le jour du départ. Nous nous levons tranquillement et rejoignons nos collègues pour déjeuner. Xavier reprend le travail ce matin et nous quitte pour rejoindre son boulot. Christophe va partir avec Olivier pour essayer de trouver une boutique de souvenirs sur Kourou. Je reste pour garder la maison car Xavier a perdu le double de ses clés de maison et nous ne pouvons donc pas fermer. 

Pendant ce temps, je termine mes bagages, j'enveloppe mes crânes qui sentent encore fort dans des sacs plastiques puis dans des vêtements avant de les caler dans ma valise qui voyagera en soute. Une fois ma valise terminée, je regarde un peu la télé en attendant leur retour.

Dès que Christophe arrive, c'est moi qui pars avec lui. Il me conduit dans un grand magasin de souvenirs où j’achète quelques babioles pour ramener mais je ne peux pas prendre trop de chose car je suis déjà limite pour le poids de ma valise qui ne doit pas dépasser 23 kg. Olivier qui a un peu plus de place va prendre mes produits anti-moustique et mon sabre que Xavier m'a offert. Christophe me conduit ensuite au bord de l'océan que je n'ai pas encore vraiment vu.

Nous nous garons au bord de la route, un chemin de sable blanc conduit sur une zone où quelques petits cabés en dur côtoient des palmiers. On distingue une belle plage de sable blanc derrière.

Chronique guyanaise, le jour du retour, 7 avril 2014

Nous nous avançons vers la plage, en arrivant près des palmiers j'ai une meilleure vision sur cette plage qui ressemble à un paysage de carte postale.

Chronique guyanaise, le jour du retour, 7 avril 2014

Arrivé sur la plage, je constate que l'eau est loin d'être claire et limpide, la forte quantité d'alluvions charriée par les nombreux fleuves qui débouchent sur l'océan donne une couleur terreuse à l'eau. Christophe me fait une petite visite guidée du secteur. Sur notre gauche c'est la plage de Kourou qui s'étend jusqu'à la forêt de palétuviers, la mangrove qui termine la propriété du centre spatial au bord de l'océan. Un urubu passe tranquillement en survolant la plage.

Chronique guyanaise, le jour du retour, 7 avril 2014

En face de nous, ce sont les îles du Salut ou se trouve l'ancien bagne ou pourrissaient nos prisonniers dont on voulait se débarrasser en métropole par le passé.

Chronique guyanaise, le jour du retour, 7 avril 2014

L'océan est assez agité, Xavier nous a expliqué qu'il ne se calme que 3 mois par an, c'est la période qu'il choisit pour aller pêcher près de ces îles, c'est également la période où les poissons viennent autour des îles. Sur la droite, La plage de Cayenne.

Nous rentrons chez Xavier pour préparer le repas. En route nous discutons de mes crânes dans la valise et j'espère qu'ils vont passer sans problème la douane. Ce sont des crânes d'espèces chassables mais bon, la législation étant très compliquée, j'ai un peu peur de me les faire saisir. Xavier nous rejoint pour manger en début d'après-midi. Christophe nous fait goutter une sorte de semoule de manioc, le couac qui est typique d'ici en nous disant qu'il nous faut goûter ça avant de quitter la Guyane. Une fois tous nos bagages terminés et un brin de ménage fait dans nos appartements, Xavier qui a pris son après-midi, nous amène sur Cayenne pour nous laisser à l'aéroport.

En route nous nous arrêtons chez un de ses amis pour lui rendre 2 des glacières qu'il lui avait prêtées. Arrivés à l'aéroport, Nous partons enregistrer nos bagages vers 16h30, Xavier nous attend dehors pour prendre un dernier pot avant notre départ. Nous enregistrons donc nos bagages, je croise les doigts car j'ai peur de dépasser le poids maximum mais non, je passe juste à 23 kg. Nous partons ensuite vers le tapis roulant des hors gabarit pour l'acheminement vers notre avion. Les 2 valises des collègues sont sur le tapis roulant, coincées juste avant les lanières plastiques, pour l'examen au rayon X, quand j'arrive.

Elles finissent par passer et un agent me demande de poser ma valise sur le tapis roulant. Mais alors qu'elle va passer les lanières en plastique, une dame m'interpelle derrière sa vitre de protection. Je peine un moment à comprendre ce qu'elle me dit puis entends le mot "arc" et je comprends alors qu'il y a un problème avec nos bagages. Je lui fait répéter plusieurs fois pour comprendre qu'il faut que nous lui laissions nos billets d'avions et que nous repartions à l'enregistrement avant de la rejoindre pour une fouille complète de nos bagages.

Je commence à stresser pour mes crânes. Nous repartons donc pour l'enregistrement en laissant nos billets d'avion à cette dame. L'attente se fait de plus en plus longue et Xavier nous attend toujours. Au bout d'un long moment on nous demande de revenir vers le tapis roulant, il semblerait que nous ayons mal compris et qu'il nous faut récupérer nos billets avant de revenir à l'enregistrement. Nous nous exécutons. De retour à l'enregistrement, nous expliquons la situation au guichetier qui nous conseille de lui laisser nos bagages à main car il va nous falloir sortir à l'extérieur du bâtiment pour la fouille des bagages. Nous allons passer par une fouille au corps et une fouille totale de nos bagages à main s'ils sortent avec nous.

Nous les lui laissons donc, au bout d'un moment une autre dame vient nous chercher et nous emmène vers la sortie, nous lui demandons pourquoi cette fouille et elle nous explique que c'est la procédure pour les bagages hors gabarit. Nous pensons plutôt que c'est à cause de notre matériel de chasse car j'ai cru comprendre qu'une autre personne allait être fouillée avant nous et qu'une arme à feu avait été détectée au rayon X dans son sac. Nous passons par une fouille au corps complète avant de sortir pour longer le bâtiment et atteindre l'arrière du local au se trouve la dame qui nous a pris nos billets tout à l'heure.

Une personne est déjà en train de se faire fouiller son sac, c'est le fameux voyageur possédant une arme. Nous attendons un moment, ce qui me permet de stresser encore un peu plus. Après une attente qui m'a parue assez longue, le passager ressort en plaisantant et c'est Olivier qui passe en premier. La porte se referme derrière lui et nous attendons à nouveau un bon moment. Entre temps, des gendarmes sortent en nous saluant du local, j'entrevois Olivier au sol avec tout le contenu de sa valise autour de lui et de nombreuses personnes qui l'entourent.

Au bout d'un moment, nous appelons Xavier pour lui expliquer la situation, il ne peut plus nous attendre car il a un rendez-vous et part sans que nous ayons pu le remercier et le saluer une dernière fois. Il fait une chaleur épouvantable et je dégouline de sueur. Olivier finit par sortir souriant, il a galéré pour refaire sa valise mais sa fouille a en fait tournée à un questionnement de plusieurs curieux sur notre mode de chasse peu ou pas connu en Guyane.

La fouille s'est passée avec un attroupement de curieux qui ont, semble t-il, été très sympathiques. Rapidement c'est à mon tour de passer, j'essaye de ne pas me montrer stressé et d'intérioriser un maximum. Une odeur de mort émane de mon sac et a embaumé la petite pièce climatisée. Je suis sûr qu’ils vont me poser des questions sur mes crânes mais la responsable me dit qu'elle veut juste voir mon arc avec un grand sourire et que ce n'est pas la peine de vider complètement ma valise.

Je suis rassuré, j'ouvre donc le cadenas du compartiment arc et lui montre mon arc et mes flèches tout en répondant à quelques questions sur mon séjour puis referme ma valise et sors rapidement de la pièce pour laisser ma place à Christophe. Sa fouille sera aussi rapide que la mienne c'est le pauvre Olivier qui aura galéré pour nous tous mais je pense qu'il m'a sauvé d'une fouille beaucoup plus pénible et compliquée. Nous attendons la sortie de Christophe en plaisantant un peu pour faire baisser la pression du stress.

Dès que Christophe arrive, nous partons chercher nos bagages à main puis boire un coup pour discuter un peu de notre séjour autour d'un verre avant de partir nous asseoir pour attendre notre avion dans un grand hall. Nous finissons par être appelés vers 20 heures pour l'embarquement. Nous montons à bord. Il fait nuit, de sa place Olivier prends une dernière photo de l'aéroport de Cayenne avant le décollage.

Chronique guyanaise, le jour du retour, 7 avril 2014

Nous allons voyager de nuit mais contrairement à mes collègues, qui trouveront le sommeil assez facilement, je ne vais pratiquement pas dormir du trajet à cause des gamins qui passeront leur temps à hurler et de l'inconfort dû à mes jambes un peu trop longues. Je passerais mon temps à regarder des films entre quelques très courts sommes. Mais, cette fois, je ne serais pas malade.

Dans le repas qui nous est servi, il y a une portion de couac préparé ce qui m'amuse beaucoup car nous avions failli ne pas en manger avant de partir et je n'avais pas été fan de cette spécialité locale à midi. 

Après de longues heures de vol, le jour se lève alors que nous survolons la France, le paysage à bien changé en quelques heures, la forêt a fait place à des parcelles cultivées, de petites forêts, des bosquets et des villes. Le jaune des parcelles de colza tranche dans le vert de la campagne. Nous arrivons à Orly vers 8h30 mais devons attendre un long moment devant le tapis roulant pour récupérer nos bagages. Nous retrouvons ensuite les parents de ma compagne qui nous ont gentiment amené ma voiture puis prenons la route pour rentrer chez nous. Le retour sera rude et nous nous relaierons avec Christophe pour conduire jusque chez moi, laissant dormir Olivier qui terminera la route jusqu'en Ariège.

Je terminerais cette chronique guyanaise par des très grands remerciements, tout d'abord à Olivier et Christophe pour leur invitation, sans eux, je n'aurais jamais accompli ce beau voyage de chasse, ensuite à Xavier pour son accueil chaleureux, ses conseils, ses bons petits plats et tout le reste, à Daniel sans qui je n'aurais jamais retrouvé mon capibara et sans qui je n'aurais pas manger une aussi bonne blanquette, aux parents de ma compagne qui nous ont hébergé avec Christophe la veille de notre départ et nous ont ramené la voiture à l'aéroport avec le plein et un lavage au rouleau (j'ai honte) et enfin à ma petite Méli qui m'a laissé partir loin d'elle pendant plus de 2 semaines et qui s'est occupée de tout à la maison pendant que moi je chassais tranquillement ou presque.

J'ai, en plus d'avoir passé un super séjour, fait de belles rencontres et construis, je pense, de très bonnes amitiés avec Christophe, Olivier et Xavier. J'ai donc pu ramener 2 beaux crânes de mon séjour, un crâne de caïman

Chronique guyanaise, le jour du retour, 7 avril 2014
Chronique guyanaise, le jour du retour, 7 avril 2014

et un beau crâne de capibara qui, mis à côté de celui de son cousin ragondin (environ 5 à 6 kg) qui a colonisé nos campagnes, semble démesuré.

Chronique guyanaise, le jour du retour, 7 avril 2014

Il me faudra plusieurs jours pour récupérer du décalage horaire de 5 heures. 

 

Alex 

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 16:58

Ce matin, après une bonne nuit (ou plutôt matinée) réparatrice dans un bon lit nous nous levons pour rejoindre Xavier et Christophe. Il nous faut finir de ranger nos affaires et préparer nos prises. Après un petit déjeuner très décalé car la matinée est déjà bien entamée, nous descendons pour nous occuper du gibier.

Nous commençons par les caïmans, les 2 plus petits doivent être pelés et découpés en morceaux pour être préparés en fricassée. Christophe s'occupe du plus petit et je prends la femelle. J'ai vu sur Youtube, avant de partir, une vidéo qui explique comment peler un alligator

et décide de tester ça sur mon caïman. Je détache donc les 4 pattes puis commence à peler le corps mais sans détacher la peau très dure du dos. Cette opération facilite grandement le dépeçage.

Pendant que nous dépeçons, Xavier part avec nos affaires salles au lavomatique pour faire une bonne lessive que nous pourrons ainsi faire sécher avant de partir. Les 2 petits caïmans dépecés, nous nous attaquons aux gros qui eux doivent être ébouillantés et raclés. Pendant ce temps Olivier par mettre les peaux de caïman sur la clôture de Xavier où elles vont rejoindre d'autres peaux qui décorent déjà le tour de la propriété.

Chronique guyanaise, un courte journée mais bien remplie, 6 avril 2014

Christophe ira même rajouter celle de la biche à la demande de Xavier. Ces peaux ne tardent pas à attirer les urubus qui volent très bas au-dessus du terrain. Pendant que nous raclons les caïmans, Xavier revient de Kourou et Daniel arrive également.

Chronique guyanaise, un courte journée mais bien remplie, 6 avril 2014

Il nous a ramené du capibara préparé en blanquette et confit en papillote pour le repas de midi (ou plutôt de l'après-midi). Nous ébouillantons nos caïmans, partie par partie en les arrosant d'eau bouillante, au-dessus de la bassine mise à chauffer au-dessus du feu près de la cabane utilisée par Xavier pour préparer le gibier, où nous avons déjà dépecé le capibara et la biche. Une fois la partie ébouillantée raclée nous transportons le caïman vers la bassine

Chronique guyanaise, un courte journée mais bien remplie, 6 avril 2014

puis l'arrosons avec une casserole ou le trempons suivant la partie à racler puis retournons au raclage.

Chronique guyanaise, un courte journée mais bien remplie, 6 avril 2014

Une fois ébouillantées les écailles s'enlèvent très bien en grattant avec un couteau et pour les finitions nous utilisons une brosse à poils très durs.

Chronique guyanaise, un courte journée mais bien remplie, 6 avril 2014

Une fois complètement raclé les caïmans deviennent presque blancs.

Chronique guyanaise, un courte journée mais bien remplie, 6 avril 2014

Xavier s'occupe ensuite de les couper en 2 puis en 4

Chronique guyanaise, un courte journée mais bien remplie, 6 avril 2014

avant de conditionner les parts en sacs, les différents lots de féfés, comme ils appellent les caïmans ici, seront ensuite distribués à des amis. La meilleure viande se trouvant dans la queue Xavier tente de répartir les morceaux de façon équitable dans les sacs.

Je pars ensuite étendre la lessive alors que Xavier et Olivier s'occupent des oiseaux, les hoccos doivent être plumés et vidés alors que les agamis réservés par un ami indien de Xavier sont juste vidés. Les moitiés de pécaris sont également débitées. Une fois tout ce gibier conditionné et au frais  nous partons manger. Xavier nous a ramené une surprise de Kourou, il a acheté un sabre pour Olivier et un pour moi et nous les a dédicacé, c'est vraiment super sympa, je suis touché par ce geste.

Daniel, de son côté, m'a dédicacé sa blanquette, je vais garder précieusement ce couvercle de barquette.

Chronique guyanaise, un courte journée mais bien remplie, 6 avril 2014

Nous commençons par ce plat qui est vraiment délicieux, on croirait du bon veau. La fibre de la viande est exactement la même. Nous n'en laisserons pas une miette puis nous nous attaquons au confit en papillote qui est lui aussi excellent. Daniel et non seulement un très bon chasseur de capibara mais il est également très fort pour préparer cette viande et la cuisiner. Il est aussi un très bon dessinateur. Il a orné une belle pagaie en bois dans le salon de Xavier.

Chronique guyanaise, un courte journée mais bien remplie, 6 avril 2014

Le repas terminé, Daniel va nous quitter. Christophe va tenter de joindre, mais sans succès, le propriétaire de la ferme au capibara pour tenter d'en faire tirer un à Olivier ce soir ou demain matin.

Nous descendons donc pour ranger nos affaires et nettoyer la barque et les glacières. C'est Olivier qui se colle au nettoyage avec le karcher. Je sais que je ne rechasserai pas avant de partir, je boucle donc mes bagages à peu de chose près et ne garde que des affaires qui me servirons pour aujourd'hui et demain et les affaires qui sèchent encore puis je vais m'occuper de mes crânes. Je termine de nettoyer le crâne de caïman et finis de nettoyer celui du capibara qui a été attaqué par les asticots pendant notre séjour en forêt. Ils ont terminé de manger les dernières traces de viande. Je le rince donc bien à l'eau puis le met à sécher avant de recoller les dents qui sont toutes tombées.

Olivier a bien bossé, la barque

Chronique guyanaise, un courte journée mais bien remplie, 6 avril 2014

et les glacières sont nickels

Chronique guyanaise, un courte journée mais bien remplie, 6 avril 2014

et il attaque lui aussi de ranger ses affaires car la sortie capibara de demain est compromise. Tous ces bagages pliés nous rapprochent déjà du départ.

Chronique guyanaise, un courte journée mais bien remplie, 6 avril 2014

Le reste de l'après-midi sera consacré à la détente. Olivier en profitera pour faire un bon nombre de photos dans le jardin de Xavier. Je vais réussir à photographier un beau colibri vert métallisé, posé sur le massif fleuri

Chronique guyanaise, un courte journée mais bien remplie, 6 avril 2014

et à faire 2 petits films où on le voit posé tiré sa longue langue qui lui sert à puiser le nectar au fond des fleurs

et une autre où on le voit se nourrir en vol.

Après le repas du soir nous en profitons pour visionner nos photos et vidéos sur la télé de Xavier. Je vais ainsi me rendre compte que ma vidéo de la chasse au capibara ne donne pas grand-chose. Je suis vraiment déçu.

 

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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