Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 14:49
Sorties du 7 mars 2010

Ce matin, j’ai décidé d’aller faire un tour au lac de Saint Maur pour préparer la sortie du 21 mars pour l’ASCA32. Arrivé sur place, aux alentours de 7h, je me gare devant la chaîne qui barre le chemin et prends mon arc et ma canne à pêche. Le chemin se sépare, pour arriver aux 2 extrémités de la digue.

Suite à ma première visite tardive de lundi dernier, j’ai pu repérer les terriers sans voir de ragondins. Ils sont tous ou presque du même côté du lac et les ragondins doivent sortir de l’eau pour les rejoindre sur les fossés en bordure des bois et du chemin de terre qui longe le lac. Je me dirige donc vers le coin de la digue du côté des terriers.

Au moment où je passe la digue, j’aperçois plusieurs grosses boules sombres le long de l’eau. Je décide de longer le chemin de terre qui passe à 10 ou 15 mètres du bord de l’eau. Je n’ai pas fait 20 mètres qu’un ragondin, que je n’avais pas vu, démarre du coin de la digue.

Je descends vers le bord de l’eau arc armé, le ragondin de belle taille part en biais et s’éloigne tranquillement du bord. Je le vise et décoche mais passe en dessous. Il s’éloigne, je récupère ma flèche et remonte sur le chemin de terre pour tenter d’approcher les autres ragondins à 80 mètres plus loin qui n’ont pas bougé.

Je tente, de les approcher en me dissimulant du mieux que je peux, derrière les quelques arbres qui bordent le chemin. J’arme et vise un gros ragondin au travers d’une trouée dans les branches. Il est à 10 ou 12 mètres, ma flèche part et le frappe en pleine tête dans un bruit d’os cassé. Ma flèche est plus à gauche que mon point de visée.

Il plonge, se débat avec la flèche en travers. Plusieurs ragondins traversent vers la rive d’en face. Je réencoche et tente d’achever mon ragondin mais le manque 3 fois. Je n’ai plus de flèche. Qu’est ce qui m’arrive, je passe un moment à récupérer mes trois flèches alors que mon ragondin file vers la rive opposée en se libérant de la flèche qui flotte maintenant au milieu du lac, trop loin pour mon lancer.

Je poursuis en longeant le bord de l’eau et parviens à décocher sur un ragondin qui semble blessé, il nage lentement et semble avoir des difficultés à plonger. Ma flèche toujours trop à gauche le touche à la tête. Il se retrouve sur le dos à pédaler dans le vide pour finir par se retourner et se mettre à tourner en rond.

Mes 2 autres flèches sont à côté. Ce n’est pas mon jour. Je manque souvent mais là c’est inquiétant. Je récupère mes flèches et ramène en même temps mon ragondin qui s’est empêtré dans le fil et se débattant. Je parviens finalement à l’achever d’une flèche.

Je poursuis en longeant le bord de l’eau. J’aperçois, au loin, un gros ragondin faisant sa toilette. Je regagne le chemin pour approcher par derrière les arbres et parviens à l’aplomb de mon ragondin. Puis avance doucement vers lui derrière des petits buissons.

Il est un peu loin (15 mètres) mais je ne peux plus approcher sans me mettre à découvert. J’arme vise et décoche pour passer à côté à nouveau. Il plonge, je cours vers le bord de l’eau mais il remonte trop loin. Je récupère ma flèche. Je fais demi-tour pour aller vers les ragondins qui se sont réfugiés sur la rive opposée.

Je longe la berge, puis la digue et prends le chemin de terre derrière un gros bourrelet de ronces et quelques arbres. J’arrive doucement à l’aplomb de 2 ragondins. Je vise le plus dégagé et décoche en passant au ras sans qu’il ne bouge, son compère plonge et s’éloigne du bord, je réencoche, arme, vise et décoche à nouveau.

Encore manqué, juste frôlé le ragondin grogne et me menace d’un hochement de tête. Troisième flèche manquée encore et mon ragondin n’a toujours pas bougé ! Je suis vraiment mauvais aujourd’hui. Je n’ai plus de flèche, je m’avance vers mon ragondin qui part lentement. Je récupère mes flèches et pars en courant pour intercepter le ragondin sur la berge d’en face. Il me passe plein travers, une cible facile. Ma première flèche est manquée la seconde est plein cœur. Je récupère mes 2 ragondins qui flottent puis pars vers le bout du lac. 

Je traverse le petit ruisseau pour tenter de retrouver le ragondin qui a traversé tout à l’heure. Il va me démarrer devant sans que je puisse tirer à cause des ronces puis plonger pour disparaître.

Je rentre par Moncassin pour aller chasser à Clermont Pouyguilles et Saint Arroman. A la mare aux ânes, je commence à longer le petit ruisseau, un petit ragondin plonge et remonte à quelques mètres contre une branche. Je vise et tire. Au bruit, je suis sûr d’être dedans mais alors que je vais récupérer mon ragondin, je le vois derrière moi rentrer au terrier. Les mares sont désertes, le reste du ruisseau ne sera peuplé que de 3 couples de colverts.  

A Saint Arroman, je commence par les 2 mares au milieu des chaumes de maïs. Un plouf sur la première, je n’ai rien le temps de voir. Sur la seconde, une mère ragondin et son petit. Je m’approche au maximum (10 mètres), arme, vise et décoche sur la mère passant juste à gauche.

Les 2 ragondins foncent dans 2 trous séparés. Cette fois s’en est trop, je fais un peu de billebaude en rentrant à la voiture, je tire les épis de maïs au sol et je suis presque toujours à gauche et dessous, c’est bien mon arc qui est déréglé. Je vais essayer d’en tenir compte pour finir la matinée.

Un peu plus loin sur le Cédon, un couple de colverts fait fuir un gros ragondin dans le colza et j’ai juste le temps de le voir devant son terrier après un sprint de 100 mètres sans avoir le temps de décocher. Un peu plus loin un autre, j’essaie de compenser mais il descend rapidement vers son terrier et ma flèche lui traverse juste la cuisse avant qu’il disparaisse au terrier.

Sur le retour, un gros ragondin broute à l’entrée d’Ornézan au bord d’un petit ruisseau. Je me gare et tente une approche par la berge opposée du ruisseau. Je parviens à arriver à l’aplomb du ragondin qui est encore à 15 mètres de moi. Le vent tourne, il est face à moi, lève le nez et au lieu de s’échapper se plaque au sol.

Je reste un moment sans bouger mais il en fait de même. Je traverse les ronces sur 3 mètres pour arriver au bord du ruisseau, il se tourne de travers et se plaque à nouveau au sol. J’arme, vise et décoche une première flèche au ras au-dessus sans qu’il bouge, Je corrige, la seconde trop à gauche lui tape le museau avec le tube, il reste stoïque, la dernière passe juste dessous lui coupant juste quelques poils. Je n’ai plus de flèches. Il se relève et vient tranquillement rentrer au ruisseau à quelques mètres de moi.

Ecœuré, je rentre rerégler mon arc et manger car il est midi bien passé.

 

Je passe quelques minutes à régler et cibler mon arc en début d’après-midi et retourne aux ragondins vers 16h30. Je pars pour Labéjan. Sur la route, je m’arrête à une mare. Un ragondin vient se caler contre la berge. J’avance doucement vers lui caché par les joncs qui nous séparent.

A 3 mètres, il démarre, glissant sur l’eau, j’arme, vise et décoche au travers des ronces pour passer juste dessous. Il plonge et remonte aussitôt. Pour partir en zigzagant vers son terrier alors que je le manque deux fois. Il est rentré. Je vais chercher mon lancer et récupère mes flèches. Ça commence mal.

Je pars pour un lac en contre bas du village de Labéjan. Je descends me poster derrière les saules et attends. Il est 17 heures, vers 17h15 un ragondin surgit de nulle part et commence sa toilette sur la berge en face avant de faire quelques mètres dans l’eau et de remonter au sec pour continuer sa toilette.

Je l’observe. Vers 17h30, un sillon apparaît et vient droit vers mon côté. Je me prépare, j’arme, alors que le ragondin est à 30 mètres du bord, pour ne pas être repéré. Il n’a rien vu et avance toujours mais, à 10 mètres de la rive et 20 mètres de moi, il s’arrête et fait demi-tour.

Je l’aligne et décoche, passant au ras au-dessus. Il retourne au terrier. Le calme revient, j’observe toujours le gros ragondin à sa toilette entrecoupée de longues pauses immobiles. 18 heures, le vent à ramener ma flèche au bord, je décide d’aller voir ailleurs.

A Miramont d’Astarc, je fais une halte sous 2 lacs bordés de peupliers. Arrivé à l’angle gauche de la digue du premier lac, j’aperçois 2 ragondins dans le blé de l’autre côté du lac. Je redescends sous la digue et  remonte à l’autre coin. J’approche lentement vers les ragondins en marquant plusieurs pauses quand ils lèvent la tête.

Je finis par arriver à 6 mètres mais l’un démarre se jetant d’un bond à 1 mètre du bord suivi rapidement de l’autre qui trébuche et roule lourdement dans l’eau pour remonter à 6 ou 7 mètre et replonger aussi sec sans que j’ai eu le temps d’armer. J’arme et attends un instant. Un ragondin refait surface contre la rive opposée à 40 mètres. Je vise et décoche. Ma flèche est pile dans l’axe mais se fiche dans la berge quelques centimètres au-dessus du ragondin qui plonge pour rejoindre son terrier. Le second lac est vide.

Je m’arrête ensuite au lac du Tuco. Je descends doucement vers le lac regardant une poule d’eau, seule activité au bord d’un lac qui semble désert, quand 2 ragondins se mettent à l’eau. Je tente de me rapprocher mais ils plongent. Je me décale vers les terriers et attends.

Un premier refait surface et revient vers le bord mais les arbres font écran. J’arme et me décale. Il plonge et rentre au terrier. Son compère refait surface à son tour mais plonge avant que je n’ai pu l’aligner. J’attends un peu puis pars longer les joncs, 2 autres ragondins plongent. Je repars aux terriers mais ils font surface et replongent aussitôt pour rentrer au terrier. J’attends un peu puis fais le tour du lac. Il n’y a plus rien.

Je pars pour la mare du bord de route un peu plus loin. La mare est déserte mais j’aperçois un gros ragondin qui broute au bord du ruisseau. J’avance doucement vers lui. Il finit par me tourner le dos et j’en profite pour armer et m’approcher à 6 mètres pour le flécher. Ma flèche est pile où je visais. Il plonge au ruisseau entravé par la flèche restée à l’intérieur et ressortant de 10 centimètres sous le menton. Je le récupère et l’achève avant de rentrer.

Sorties du 7 mars 2010

Alex

Partager cet article

Repost0
5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 21:21

Ce soir, sorti du boulot à 17h30, je pars faire un tour au ragondin. Il fait très beau et le vent est faible : une vraie soirée pour voir des ragondins. Je pars de Seissan et décide d’aller vers Labéjan mais en faisant un petit détour pour passer près du Cédon. Je passe le pont qui enjambe le Cédon et attaque la ligne droite parallèle au ruisseau quand j’aperçois un gros ragondin au gagnage.

Je ne ralentis pas et tourne un peu plus loin sur la droite sur le chemin de terre qui monte au lac des Coteaux de Gascogne. 150 mètres plus loin, je me gare sur le bord du chemin, enfile ma polaire Delfwood, passe mon décocheur au poignet et empoigne mon arc. Des monticules de terre fraîchement remués attirent mon attention, les blaireaux ont fait plusieurs terriers au ras du chemin, un coin à surveiller.

Un coup d’œil vers en bas, mon ragondin broute toujours tranquillement 200 mètres plus loin. Le vent souffle parallèlement au ruisseau, c’est parfait. Je vais faire une grande boucle à travers champ pour revenir face au vent vers le ragondin. Une fois au bord du ruisseau, j’avance tranquillement, je suis à 200 mètres environ du rongeur.

Pour augmenter mes chances, je décide de traverser le ruisseau par un passage busé, 50 mètres plus loin et de l’attaquer par la rive opposée. Je longe doucement vers la buse quand 2 masses sombres attirent mon regard. 2 autres ragondins broutent à 30 mètres devant moi sur le talus du ruisseau. Je ralentis et tente l’approche. Arrivé à 20 mètres d’eux une bergeronnette décolle du fond du ruisseau en faisant un peu de bruit et intrigue mes ragondins qui décident de revenir à l’eau.

Ils longent doucement la berge en venant vers moi sur quelques mètres puis obliquent vers le lit du ruisseau. Je reste statique et au moment où ils disparaissent de ma vue, j’arme et fonce droit sur eux. Trop tard, je les aperçois se débiner dans le fond du ruisseau et passer sous une voûte de ronces avant que je n’ai le temps de décocher.

Je désarme et cours vers le passage busé à 10 mètres à peine. Le premier ragondin est déjà passé mais le second vient droit sur moi. J’arme, il stoppe à 3 mètres et prend une attitude menaçante, dos rond, tête tournée de côté. Je décoche, ma flèche se plante à ras devant lui. Il fait demi-tour et fonce vers les ronces d’où je ne le vois pas ressortir.

Je m’approche doucement de cette zone où les ronces couvrent l’eau. J’observe par une berge puis fait le tour par le passage busé pour observer de l’autre. La zone est enrochée sur les 2 berges. Tout à coup, sous un rocher, je remarque une touffe de poil, je regarde bien. Oui c’est du poil. J’arme vise cette zone. Ma flèche platée au sol se met à remuer. Le ragondin furieux tente de se dégager. Je réencoche et lui décoche une seconde flèche plus en avant qui abrège rapidement son calvaire.

Je récupère ma première flèche, ma cible première est toujours en place, broutant dans le semé de blé à 50 mètres environ du passage busé. Je mets mon plan à exécution. J’avance doucement voûté sur la berge opposée. Je me rapproche doucement mais sûrement mais, à environ 20 mètres de mon ragondin, je suis repéré. Il revient vers le ruisseau, je profite du moment où il s’arrête avant de rentrer dans les hautes herbes de la bande enherbée pour avancer rapidement jusqu’à 5 ou 6 mètres de l’endroit où je pense le voir descendre à l’eau. J’arme alors qu’il redémarre.

Les ronces, les buissons me gênent pour le flécher. J’ai juste une fenêtre de tir d’un mètre entre un arbre et un buisson. Je me cale dans la fenêtre, le ragondin passe au trot alors que ma flèche est partie. Atteint un peu haut dans le coffre il se dégage et tombe lourdement dans l’eau. Dans la précipitation, je n’arrive pas à réencocher rapidement et mon ragondin s’éloigne assez rapidement dans le fond du ruisseau pour finir par s’arrêter et essayer de monter dans un terrier plus haut sur la berge.

Ses pattes arrière ne répondent plus et il glisse plusieurs fois sans parvenir à monter. Ma flèche encochée, j’arme et vise. Il glisse à nouveau se dégageant de la cavité. Ma flèche part et le sèche net. Je pose mon arc et descend sous une voûte de ronces qui me domine à 1 mètre au-dessus de ma tête. J’avance jambes écartées, un pied contre chaque berge pour récupérer mon ragondin qui a pris la flèche dans le nez alors qu’il me regardait.

Je remonte avec ma prise et dégage ma flèche logée dans le crâne quand j’aperçois 60 mètres plus loin un autre gros ragondin qui broute, dans le colza, le long d’un fossé perpendiculaire au ruisseau. Je réencoche et commence l’approche par la bande enherbée dans les hautes herbes. Il finit par me tourner le dos, j’en profite pour me décaler vers le semé de blé plus silencieux et avance rapidement jusqu’à 10 mètres.

Je stoppe, il regarde en arrière mais ne me voit pas. J’arme et avance à pas feutrés pour me positionner à 6 ou 7 mètres. Je m’apprête à le viser quand il tourne la tête et me voit, je suis au ras du fossé. Sa réaction va le perdre, il fait le dos rond pour m’intimider et part au ralenti dans cette position.

Je l’aligne et décoche le séchant sur place. Ma flèche a touché la colonne. Je me précipite et l’achève et 2 coups secs au sol. Ma flèche est introuvable, je chercherai mieux un autre jour, je ne veux pas perdre de temps. Je retourne chercher mon premier ragondin et je pars pour Labéjan, il est 18h15.  

En route, je jette un coup d’œil en contre bas (à 200 mètres de la route) sur le lac d’Alain Delom où j’ai cru voir hier soir un ragondin traverser. Une masse noire au coin du lac, je tourne à droite vers le lac et me rends vite compte qu’il s’agit d’une buse mais 2 ragondins de belle taille broutent de long de la berge.

Je me gare, prends arc et canne à pêche et pars en chasse. Le relief du champ me cache jusqu’au bord du lac mais 2 canards décollent contre la berge opposée et les ragondins ne sont plus là quand j’arrive au bord du lac. L’eau bouge 30 mètres plus loin, j’avance doucement vers les remous. Un ragondin est plus loin immobile sous les branches tombantes d’un saule pleureur.

Arrivé à 15 mètres des remous, le ragondin plonge et file sous l’eau à grande vitesse, trahi par ses bulles d’air. J’arme mais il remonte trop loin. Je poursuis vers son compère qui n’a pas bougé. A 10 mètres de lui, j’arme et vise. Ma flèche passe au ras dessous, il plonge.

Je cours pour tenter de l’intercepter avant les terriers en face mais il remonte et s’immobilise au milieu du lac. Puis plonge à nouveau et arrive avant moi au terrier. Ma flèche coincée dans les branches du saule est pour le moment irrécupérable. Je reviendrai plus tard.

Je pars pour le lac du Fourcès, un peu plus loin sur la gauche au fond de la combe. De la route, je vois 4 ragondins qui broutent dans le blé mais aussi plusieurs canards sur le lac. 2 ragondins se précipitent à l’eau alors que je roule pour aller me garer, ils sont de plus en plus malins.

Je me gare plus bas derrière une haie de chênes pour revenir par en dessous de la digue mais les canards décollent. Je vais tout de même jusqu’au lac mais je sais déjà ce qui m’attend.

L’eau bouge devant les terriers et un ragondin traverse le lac au loin. Je suis grillé. Je décide tout de même de jeter un coup d’œil à la mare au-dessus du lac. Rien, mais à la source 100 mètres plus loin un ragondin broute dans le blé.

Je longe le fossé d’alimentation de la mare puis me décale pour mettre un gros peuplier entre le ragondin et moi pour avancer à couvert. J’arrive sans peine à 30 mètres de lui puis ralenti pour finir l’approche.

A 20 mètre de lui, il démarre. Il m’a vu, j’arme. Il s’arrête à 15 mètres, un peu avant le fossé. Je l’aligne mais il repart sur 2 mètres et est maintenant caché derrière un arbre. J’avance doucement armé mais, à 10 mètres, il se jette au fossé derrière un gros tas de branches et rentre au fossé. Je rentre à la voiture.

Le lac du Lion sera désert ce soir, juste quelques canards.

La nuit tombe, je rentre.

 

Sortie ragondin du 5 mars 2010

Alex

Partager cet article

Repost0
2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 22:31

En route, j’aperçois 5 ragondins dans le colza au bord du Cédon. Je me gare alors que le tracteur du propriétaire descend de la ferme vers la départementale. J’ai justement parlé de la chasse à l’arc du ragondin avec lui ce matin, le laissant assez incrédule. Il s’arrête à ma hauteur, je lui montre les ragondins qu’il n’avait pas vus.

Ils sont à 50 mètres. Il regarde mon arc qui semble pas mal l’impressionner. « Il me faut voir ça »  me lance t’il. Je prends mon arc, traverse la route, enjambe le fossé et commence mon approche en tenue de tous les jours. J’avance doucement vers les ragondins, très lentement je comble l’espace qui nous sépare. Mais alors qu’ils sont à 15 mètres, le plus gros, qui me parait énorme, revient droit vers moi au trot pour plonger dans le ruisseau.

J’arme, mais un buisson à traverser pour l’atteindre, ce n’est pas ce que je pouvais espérer de mieux pour une belle flèche. Puis, il stoppe à 1 mètre de la berge et se remet à brouter. Je décide d’avancer encore. Il se tourne pour me présenter son plus beau profil. Je me cale à environ 7 mètres vise le derrière de l’épaule et décoche. Il tombe foudroyé.

Les trois petits rejoignent le ruisseau alors que le second gros revient vers l’eau en marchant vite mais sans plus. J’ai le temps de réencocher, d’armer et de lui envoyer ma flèche qui le transperce. Il fait un bond en arrière puis se coule d’un mètre dans les ronces du talus du ruisseau et s’immobilise. Je réencoche et attends, je l’ai perdu de vue.

J’attends, pensant le voir chuter mais il finit par redémarrer et se jeter à l’eau pour rentrer au terrier avec fracas. Je fais le tour, sa piste est marquée de sang mais il a bien fini au terrier. Je récupère mes flèches, vite rejoint par l’agriculteur qui n’en revient pas et m’encourage à revenir dès que possible m’occuper de ses ragondins. Nous discutons un instant et je pars pour Loubersan.

Je me gare et descends vers la mare. Plusieurs corbeaux posés au bord de l’eau décollent et font démarrer un beau ragondin qui marque un arrêt avant de rejoindre l’eau. Je cours vers la mare. Arrivé au bord 2 colverts décollent à leur tour et font plonger le ragondin qui vient me ressortir en nageant à 3 mètres. J’arme et décoche mais il plonge au même moment et je le manque. J’attends un moment mais il a disparu. Je récupère ma flèche.

Je remonte à la route puis descends vers le lac de l’autre côté. De nombreux colverts décollent mais pas l’ombre d’un ragondin. Je pars pour un grand lac des Coteaux de Gascogne mais toujours que des colverts et des grèbes. Je n’aurais pas plus de chance sur les lacs du camping de Seissan et le bord du Gers. La nuit tombe, je rentre.

Un gros pépère, 2 mars 2010

Alex

Partager cet article

Repost0
2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 22:27

Ce matin, je devais aller voir un grand lac à Saint Maur que Manu a dégoté pour nos sorties au ragondin. Il est déjà près de 10 heures quand j'arrive sur place. Le tour du lac fait et les terriers repérés pour les prochaines sorties, je rentre sans avoir vu le moindre ragondin.

Je décide de rentrer en passant par Moncassin pour faire un tour du côté de Clermont Pouyguilles à « la mare aux ânes » où j’ai fléché 3 ragondins la veille. En passant, je jette un coup d’œil de la route à un petit lac dont les berges sont truffées de terriers. Pas un ragondin dehors. Je continue ma route quand, au fond de la combe à 100 mètres environ, le long du petit ruisseau qui passe un peu plus loin près la mare vers laquelle je me dirige, j’aperçois un groupe de ragondins entrain de brouter sur la bande enherbée.

J’arrive pas loin de la mare, me gare et rejoins le ruisseau pour le longer. Après le passage busé, 2 ragondins et plusieurs rats d’eau vont plonger sans que je puisse vraiment les voir au travers des arbustes. Je marche doucement vers mon objectif : le groupe vu de la route. Je longe le ruisseau depuis bien 1 km quand, dans un virage, je les vois, ils broutent tous collés les uns aux autres, 1 gros, 1 moyen et plusieurs petits.

Je me colle aux arbres qui bordent le cours d’eau et ralentis l’allure pour arriver au bord d’un fossé qui rejoint le ruisseau. Je fais une pause pour les observer, ils sont calmes et ne se doutent de rien, ils sont à une quinzaine de mètres. Je suis à portée mais je préfère encore m’approcher pour assurer le coup. Je descends doucement dans le fossé et remonte encore plus doucement sur le talus d’en face.

A genoux, je les observe. Comment avancer encore ? « Si je tire maintenant, ma flèche va en toucher plusieurs à la fois », ils sont tous serrés les uns contre les autres. Je calcule mon coup quand 2 avions de chasse à l’entraînement passent au-dessus de nous déchirant le silence d’un long rugissement qui précipite toute la famille vers le ruisseau, les éloignant de moi.

Les petits, au nombre de 6, sont en tête, 4 descendent à l’eau, la mère et 2 petits restent un moment à hésiter et le moyen en retard de plusieurs mètres se ravise et se remet à manger. La mère et ses petits descendent à l’eau. De ma position, je les vois nager et s’amuser dans l’eau. Je me décale un peu pour ne pas qu’ils me voient et tente l’approche sur le moyen.

Voûté, j’avance à chaque fois qu’il plonge la tête dans l’herbe et réussis à gagner quelques mètres mais il finit par rejoindre ses camarades au petit trot. J’arme et me dirige à pas rapide vers le bord de l’eau. Le moyen et un petit nagent côte à côte. Je vise rapidement et décoche. Ma flèche a traversé les 2, ils se débattent, tentant de se dégager du tube qui les relie.

Ce manège attire la mère qui sort la tête du terrier. J’arme et décoche, ma flèche remue, j’ai du la toucher. Je m’avance un peu et aperçois le moyen, la flèche en travers. J’arme pour abréger son calvaire mais il démarre pour rejoindre le terrier et je décoche passant au ras sans le toucher. Sa manœuvre a dégagé son collègue d’infortune et les 2 arrivent au terrier le temps de réencocher.

Le moyen entravé par la flèche lutte pour rentrer au terrier alors que le plus petit reste un instant devant le terrier, seule sa tête est rentrée. Je le vise et décoche. Trop haut, je lui touche le dos et il rentre au terrier. Je descends dans l’eau, remonte mon pantalon au-dessus de genoux et me précipite vers le terrier.   

Je parviens à me saisir du moyen et l’achève d’un coup sec sur le talus de la berge puis récupère mes flèches. J’ai manqué la mère. Rien au bout de ma flèche. Je fouille l’entrée du terrier avec une flèche pour tenter de récupérer mon petit ragondin mais rien.

Je remonte sur la berge. Je ramasse mon ragondin mort quand l’eau bouge devant le terrier et entraperçois dans une trouée mon petit ragondin qui passe, je ressaute à l’eau mais trop tard il est définitivement rentré au terrier. Il va mourir, je rage de ne pouvoir abréger son calvaire mais 2 mètres de terre au-dessus du terrier c’est trop pour tenter un déterrage.

Je rentre quand, sur le chemin du retour, je décide de jeter un œil à la mare où j’ai fléché un petit ragondin hier.

Ragondins du 1 mars 2010

Je pose mon ragondin au sol et avance doucement. Ça bouge devant, un ragondin. J’arme et aligne ma visée mais j’ai de l’eau dans la visette, je ne vois rien. Je désarme et souffle pour évacuer l’eau. Mon ragondin en profite pour plonger suivi aussitôt d’un second. Je m’avance et sonde à l’aide d’une branche, on dirait qu’il y a un terrier qui rentre au niveau d’un drain agricole.

Des grondements sourds, caractéristiques de ragondins mécontents se font entendre. On dirait que ça vient de sous les ronces et, en cherchant, je me rends compte que le son émane d’un trou de 10 centimètres de diamètre qui donne sur le terrier à 20 centimètres sous la surface du sol. Je sonde avec une branche et commence à défoncer le plafond du terrier à grand coup de talon.

Au bout d’un moment l’eau bouge, je me prépare mais rien ne sort. Je recommence à défoncer le terrier et un bruit d’eau retentit, c’est un des ragondins qui détale dans la mare, il court dans quelques centimètres d’eau, il est petit. J’arme, et décoche à 6 mètres, juste avant qu’il ne se jette sous un tas de ronces.

Je suis juste derrière, très près mais derrière. Je recommence à taper du talon quand la tête d’un ragondin se montre, j’arme et décoche. Il y est, un petit ragondin. Je tape encore un peu mais plus rien ne bouge. Je récupère ma flèche avec une touffe de poil, c’est vraiment passé près. Je retourne à la voiture.

Je pars pour Saint Arromans, 3 ragondins batifolent dans le chôme de maïs où j’ai tué les 2 gros ragondins avec Laurent. Je me gare et tente l’approche mais, en marchant sur un gros tas de feuilles mortes, je provoque la fuite des ragondins qui s’enfilent dans le fossé qui rejoint le Sousson.  

Je presse le pas, rejoins le fossé au ras du ruisseau et commence à le longer quand, à 10 mètres environ, un ragondin laisse dépasser sa tête du terrier. J’arme, vise et décoche. En pleine tête, il roule dans l’eau sur lui-même par saccades, entravé par la flèche. Je l’achève rapidement. Je retourne à la voiture pour aller chasser un peu plus loin les bords du Sousson.

Je me gare et attaque en remontant le ruisseau. Dans un virage l’eau bouge contre la berge en face. Je ralentis l’allure. Un ragondin de taille moyenne se coule contre la berge et disparaît sous une grosse racine. J’arme et avance doucement pour finir par voir le bout de son nez entre de petites branches. Je me décale encore un peu et tente une flèche qui ripe sur une des brindilles et se plante au ras devant le nez du ragondin qui fait demi-tour et rentre au terrier.

Je longe un moment le ruisseau sans succès. Sur le retour, j’aperçois un ragondin de taille moyenne qui broute le long d’un des fossés perpendiculaires au ruisseau. Je traverse le ruisseau, gravis le talus et commence mon approche. Mon ragondin, inconscient me tourne le dos, le vent est bon et j’avance assez rapidement pour arriver à 5 mètres de mon ragondin toujours de dos. J’arme et ajuste ma visée. La flèche part et percute le côté du ragondin lui emportant juste des poils et le précipitant au fond du fossé dans son terrier. Je viens de me manquer un cadeau alors que je le voyais mort.

Le reste du ruisseau est désert, sur le chemin du retour, un gros ragondin broute à l’entrée d’Ornézan. Je me gare et tente l’approche malgré le vent de dos. Je suis vite repéré et le pépère rentre au terrier. Cette fois, je rentre.

Ragondins du 1 mars 2010

Alex

Partager cet article

Repost0
28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 14:34

Ce matin, je n’étais pas trop motivé pour aller chasser, les alertes météo de la veille m’avaient plutôt décidé à faire une grasse matinée, chose que je n’avais pas encore faite en 2 semaines de congés. Réveillé vers 8h30, je jette un coup d’œil par la fenêtre, le temps est clair et le vent assez faible. Un petit tour aux ragondins ne me fera pas de mal.

Je pars tout d’abord pour Labarthe où j’ai fléché l’autre jour 2 ragondins sur un groupe de 11. De la route, je tente, sans succès, d’apercevoir les ragondins dans le colza. Je fais demi-tour un peu plus loin pour revenir vers Seissan mais cette fois j’aperçois, dans le colza, un groupe de ragondins au gagnage que je n’avais pas vu tout à l’heure.

Je me gare, prends mon arc et regarde le vent. Il est mauvais, il souffle dans mon dos. Je tente tout de même le coup. Je longe doucement le fossé couvert par les ronces. Une cage piège est tendue sur le passage des ragondins, juste à côté, 2 petits ragondins broutent paisiblement sur la bande enherbée. A 20 mètres environ du bord du fossé, le groupe repéré de la route broute dans le colza, il est difficile de savoir combien ils sont.

Au moins 1 gros et 3 moyens. J’avance doucement sans trop y croire. Tout à coup, un ragondin de taille moyenne se précipite vers les 2 petits. Je m’arrête, il marque un temps d’arrêt en regardant vers moi, il est à plus de 35 mètres. Il se jette au fossé suivi des 2 petits. Les autres n’ont pas bougé et broutent toujours.

Je tente de gagner encore quelques mètres mais le vent me trahit vite et toute la bande se précipite vers le fossé, 1 gros, 2 moyens puis très en retard 1 petit puis un autre. Je cours vers la zone estimée de l’entrée dans le fossé mais il y a trop de ronces pour voir quoi que ce soit. Sur le retour, je trouve une jupe de cartouche, le propriétaire est semble t-il passé au fusil, ils seront de plus en plus difficiles à approcher.

Je retourne à la voiture et pars pour Seissan sur les bords du Gers. Je me gare et commence à partir quand je me rends compte que j’ai oublié ma canne à pêche. Je fais demi-tour et aperçois sur la berge d’en face 2 ragondins prenant le soleil. Le temps d’attraper mon lancer, ils sont rentrés au terrier. J’attends un peu, histoire de voir s’ils ne voudraient pas ressortir le bout de leurs nez mais les ondes s’estompent devant l’entrée du terrier.

Je traverse le pont et aperçois du coin de l’œil un sillon qui passe sous le pont en direction du terrier. Je cours un peu sur le pont, arme mon arc et me prépare à tirer sur un ragondin qui reviendrait au terrier. Il sort de sous le pont, la position est assez inconfortable. La balustrade du pont me gêne pour tirer, je laisse le ragondin avancer un peu et lui décoche une flèche un peu trop en arrière.

Il plonge et se débat un moment sous l’eau, ma flèche est remontée se caler contre la berge. De grosses quantités de bulles trahissent le ragondin sous l’eau. Je traverse le pont pour tenter de l’apercevoir. Il a fait demi-tour et arrive pour se caler contre la berge. J’arme et lui décoche une seconde flèche à la verticale le clouant sur place.

Voyant qu’il n’est pas encore mort et qu’il tente de se dégager, je me décale un peu et lui décoche une troisième flèche en avant des épaules ce qui l’immobilise rapidement. Je récupère facilement mon ragondin et mes 2 flèches mais la première tirée coule.

Je prospecte un peu plus loin le long du Gers mais rien à part des poules d’eau. Sur le départ, je me rends compte que l’eau bouge à nouveau devant le terrier de tout à l’heure. Un ragondin pointe le bout de son museau mais, le temps de me préparer pour tenter de le flécher, il a fait demi-tour.

Je pars pour Saint Arroman, en route j’aperçois 2 gros ragondins au bord du Cédon. Je me gare mais le vent est mauvais et je suis à découvert, ils rentrent rapidement au terrier. Je suis garé sur un chemin de terre que monte à un lac des Coteaux de Gascogne, j’en profite pour aller y jeter un coup d’œil mais à part une vingtaine de colverts et 2 grèbes rien ne bouge à cette heure de la journée.

Je poursuis ma route vers Saint Arroman et décide d’aller jeter un œil à 2 petites mares de part et d’autre d’un petit ruisseau affluent du Cédon.

Sortie au ragondin pour la fermeture de la chasse, 28 février 2010

Je me gare au bord de la route puis la longe à pied sur 50 mètres pour arriver au bord du ruisseau et commencer à le longer à bon vent.

Sortie au ragondin pour la fermeture de la chasse, 28 février 2010

Rien ne bouge, la première mare sur ma gauche est déserte. Je continue à longer le ruisseau, toujours rien, je m’éloigne du cours d’eau pour rejoindre la seconde mare. Arrivé au bord du point d’eau, entraperçois un ragondin se débiner dans les ronces en face de moi.

J’arme mais ses apparitions furtives ne me permettent pas un tir. Je reste un instant sans bouger avant de me décaler sur ma droite. L’eau bouge à nouveau sous les ronces, le ragondin a fait demi-tour, j’aperçois juste le blanc de son museau sous les ronces. Il est en partie caché par une grosse branche arrondie et je n’ai qu’une toute petite fenêtre de tir.

J’arme, vise le nez et décoche. La flèche plantée au sol remue, mon ragondin se débat quelques secondes puis s’immobilise. Je fais le tour et passe bien 10 minutes à me frayer un passage dans les ronces à grands coups de bâton pour récupérer ma flèche et mon ragondin qui est en fait tout petit, je le voyait plus gros au départ ou alors ils étaient 2. Je reviens vers le ruisseau. Toujours rien.

Je passe un passage busé, un terrier a été creusé le long du drain du champ de maïs qui se déverse 1 mètre après la buse. L’eau est troublée devant ce terrier, un ragondin vient sûrement de rentrer. J’avance de quelques mètres  quand, tout à coup, un petit ragondin se dirige vers moi. J’arme et le suis avec mon viseur mais les arbustes m’empêchent de tirer.

Il finit par monter sur une petite avancée de terre en face du terrier juste en dessous de moi. Je me recule, me décale doucement et lui décoche une flèche qui le clou à la berge. Il gémit en essayant de se dégager quand sa mère surgit du terrier pour venir à sa rescousse, elle est énorme. J’ai le temps de réencocher et de lui décocher une flèche dans le cou. Elle est séchée sur place. Je récupère flèches et ragondins et continue à longer le ruisseau.

Sortie au ragondin pour la fermeture de la chasse, 28 février 2010

Un ragondin plonge et part vers le terrier, je cours me poster à l’entrée du terrier et attends un moment mais il a dû rentrer dans un autre terrier. Après un instant à longer le ruisseau, je rentre.

Arrivé à Saint Arroman, je pars pour 2 mares au milieu des chaumes de maïs, Sur la première une dizaine de colverts décolle et fait rentrer au terrier un ragondin que j’ai juste le temps d’apercevoir. Sur la seconde, j’aperçois de loin un petit ragondin sur le bord de la mare, J’avance voûté pour me camoufler derrière le faible relief du terrain.

Je vois le ragondin et commence à armer mais il longe la berge et semble rentrer dans un trou. Je me décale doucement, arc armé, et finis par le voir. Ce n’est pas un terrier mais un renfoncement de la berge, je le vise et décoche mais ma flèche est juste à côté. Il plonge, ressort aussitôt et rentre au terrier.

Je vais chercher ma flèche quand un bruit et un mouvement attirent mon attention dans la végétation sur la berge d’en face. Je récupère ma flèche et me dirige doucement vers cette touffe de joncs.

Un ragondin plonge, sa direction est trahie par un filet de bulles. J’arme et le cherche du regard. Il finit par ressortir en face sous des joncs, je vise et décoche, le clouant sur place. Ma flèche plein cœur immobilise rapidement ce petit ragondin.

Du reste de la matinée, j’apercevrais un gros ragondin se débinant alors que je longe le Sousson mais je n’aurai pas d’autres occasions de tir. Le vent se lève et il commence à pleuvoir, je rentre en faisant un halte sur une mare à Labéjan où un beau faisan se débine. Je prends la route de Durban pour suivre un maximum les berges de ruisseaux.

Sortie au ragondin pour la fermeture de la chasse, 28 février 2010

Alex

Partager cet article

Repost0
25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 21:05

Ce matin, après une chasse au chevreuil infructueuse, nous partons faire un tour aux ragondins, je guide mes 3 invités sur mes territoires à ragondins. Leurs tentatives sont jusqu’à présent infructueuses, nous partons pour Saint Arroman pour chasser sur une grosse mare et le Cédon où j’ai pu prélever, lundi dernier, 3 ragondins.    

Tout à coup, sur le bord de la route, j’aperçois en même temps que mon passager un blaireau occupé à brouter en bordure de la route. Il est 10h30, ce n’est pas normal, cet animal est d’ordinaire nocturne. Il est à 40 mètres environ.

Je me gare, la voiture qui me suit avec le reste des troupes se gare aussi. Nous sommes 3 à prendre notre arc. Nous avançons doucement en longeant le bord de la route vers l’animal qui broute en avançant vers nous. Tout à coup, il lève la tête et regarde vers nous. Je nous pense repérés mais non, il reprend ses activités et recommence à venir vers nous.

Pas à pas, nous arrivons à une quinzaine de mètres, l’animal semble maigre. J’arme mon arc, encore quelques pas et je me cale, mon viseur prend l’épaule du blaireau positionné de ¾ face. Je ne regarde pas mes acolytes mais ils arment aussi.

2 flèches partent presque simultanément, la troisième un peu en retard. Ma flèche frappe l’animal au défaut de l’épaule alors que la seconde passe juste dessous et la troisième légèrement à côté. L’animal se contracte et roule dans le fossé foudroyé.    

Après analyse du tir, nous observons que ma flèche a traversé l’animal du défaut de l’épaule à la base haute de la queue, la seconde flèche lui a entaillé le dessous du ventre. Cet animal est dans un état de maigreur impressionnant. Cette flèche aura abrégé son calvaire car il était très certainement malade.

Tir sanitaire d'un blaireau, le 22 février 2010

Alex

Partager cet article

Repost0
25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 20:57

Ce matin, je dois aller chasser avec Laurent qui est nouveau dans le monde de la chasse à l’arc et membre de notre association, l’ASCA32. Je vais essayer de lui montrer comment je chasse le ragondin. Le rendez-vous est pris à Auterrive avant le lever du jour.

Nous prenons ma voiture et partons pour Labejan, au Tuco, un lac où les ragondins sortent souvent très tôt. Nous nous garons contre les bâtiments de la ferme et descendons vers le lac. J’explique à Laurent où se positionner pour favoriser ses chances de tir mais ce matin le lac est vide de ragondins.

Le propriétaire a positionné des pièges cages, dans l’un d’eux un rat a été pris. Nous partons à pied pour un grand lac un peu plus haut où nous n’aurons pas plus de succès. Sur le chemin du retour, nous discutons quand j’aperçois, sur la bordure du premier lac, un sillon qui longe la berge. J’identifie rapidement un ragondin. Il bifurque et se colle à la berge à 30 ou 40 mètre de l’angle du lac où se trouve son terrier.

Je laisse Laurent aux terriers et tente une approche malgré le vent dans mon dos. J’espère qu’il va plonger pour ressortir au niveau de Laurent mais rapidement, il se glisse dans l’eau à 20 mètres devant moi et revient tranquillement vers les trous. Je me cale derrière un buisson, le ragondin est à 10 mètres sur l’eau, il marque un temps d’arrêt, il a compris le piège. Il reste un instant sans bouger alors que je suis armé et plonge pour disparaître. Nous attendons un instant mais il ne remonte pas. Nous partons pour un autre lac de Labéjan.  

En arrivant, je repère un ragondin en contrebas de la route. Il broute sur le semé de blé entre la mare et le lac. Je me gare après le lac et nous décidons que Laurent restera en arrière en observateur. Nous descendons au lac par le dessous de la digue. Laurent reste sur la digue et je commence mon approche par la bordure droite du lac.

Le ragondin broute à 80 mètres devant moi. Je m’applique d’autant plus dans mon approche que j’ai un observateur, j’avance doucement quand, tout à coup, un gros plouf retentit à moins d’un mètre. Un gros ragondin, caché dans les ronces vient de plonger à mon arrivée.

J’arme et attends un peu mais rien, il ne remontera pas. Ma cible première n’a pas bougé. Je poursuis mon approche quand, tout à coup, un autre ragondin surgit de la végétation de la rive. Je stoppe net, il regarde vers moi. Puis il commence à s’avancer pour rejoindre son compère à 15 ou 20 mètres de la berge dans le semé de blé.

Je change d’objectif, celui-ci est plus près. J’avance de plus en plus lentement en marquants quelques brefs arrêts quand le ragondin regarde vers moi. J’arrive finalement à moins de 10 mètres et arme mon arc. J’avance encore de quelques pas mais, tout à coup, le ragondin me présentant son arrière train, stoppe son repas et tourne la tête dans ma direction.

Sans réfléchir, je vise et décoche rapidement ratant de peu ma cible qui se jette à l’eau entraînant son compère avant que j’ai eu le temps de réarmer. Ils rentrent aux terriers sans refaire surface. Je rejoins Laurent qui de loin n’a pas pu apprécier les subtilités de l’approche. Je décide de le guider sur la prochaine approche en le suivant.

Nous partons pour Saint Arroman sur le bord du Cédon.

Sortie du 18 février 2010

Je me gare et nous partons en longeant le ruisseau. Au loin, 4 masses sombres se détachent sur le champ de colza. Des ragondins ! Le vent est bon. Nous tentons une approche, Laurent passe devant, je lui emboîte le pas. Nous avançons d’abord tranquillement, ils sont à 200 mètres environ. Arrivé à 100 mètres environ nous ralentissons l’allure, notre approche se fait de plus en plus lente à leur approche.

J’arrête Laurent dès que cela me semble nécessaire. Un petit ragondin rejoint les 4 gros. Nous restons parfois un moment sans bouger à observer les ragondins. 2 d’entre eux se coursent maintenant et finissent par revenir vers l’eau. Un gros ragondin broute sur la berge opposée. Nous reprenons l’approche alors que les ragondins restant se sont remis à leur repas.

Notre progression est de plus en plus calculée, Laurent est crispé sur son arc. L’approche est de plus en plus difficile, les ragondins vont et viennent du ruisseau au colza, multipliant les occasions de nous repérer. Finalement, les ragondins rejoignent l’eau tranquillement ne laissant qu’un de leurs compères à brouter sur le champ.

Nous voyons maintenant le fond du ruisseau au niveau des terriers. De nombreux ragondins de toutes les tailles nagent en tous sens. Il est très difficile d’approcher sans être vu. Le gros ragondin sur le colza arrache un plan de colza et part le manger juste à la cassure du talus de la berge. Un autre gros ragondin ressort pour brouter sur la bande enherbée, ils sont encore à plus de 25 mètres.

Nos arrêts sont de plus en plus fréquents et longs. Nous avançons encore un peu quand un ragondin moyen longe dans le lit du ruisseau en venant droit vers nous pour venir se caler contre la berge à 10 mètres environ. Un peu loin pour Laurent qui fait encore quelques pas arme et décoche. Sa corde frappe la manche de sa veste ce qui dévie son tir, le ragondin plonge et rentre au terrier.

Laurent reste au terrier et je pars un peu plus loin. Tout à coup, un ragondin vient vers moi puis monte sur la berge. Il ne m’a pas repéré, j’avance doucement vers lui. Il plonge et remonte le courant pour rentrer au terrier. J’avance vers le terrier et attends un peu.

Le ragondin sort son museau du terrier. Je vise le haut du trou et décoche ma flèche qui atteint le ragondin à la tête. Il se débat un moment puis plus rien. Je fais signe à Laurent de rester un peu devant les terriers au cas où et je pars en repérage un peu plus loin le long du ruisseau.

Mon ragondin que je croyais mort dans un dernier sursaut  sort du terrier avec la flèche et s’immobilise rapidement pour être maintenant emporté par le courant. Je pars un peu plus loin en aval pour le récupérer dans une zone peu profonde avant de repartir en repérage.

Au détour d’un virage du ruisseau, j’aperçois 2 gros ragondins au gagnage dans le colza. Je fais demi-tour pour aller chercher Laurent. Nous revenons rapidement jusqu’au virage puis commençons une approche lente en longeant la berge du ruisseau. Mais à 50 mètres environ de nos ragondins, ils décident de revenir à l’eau.

Nous les laissons descendre le talus puis nous avançons rapidement en nous éloignant du bord pour revenir sur les terriers cachés par le dénivelé. Au bord du ruisseau, je me rends compte que les terriers sont 10 mètres plus loin, l’eau est agitée par l’activité des ragondins.

Nous nous éloignons à nouveau de la berge pour revenir au contact un peu plus loin. Un petit ragondin longe la berge d’en face et vient sur nous, un gros ragondin est calé contre la berge à quelques mètres. Je le montre à Laurent et lui demande si la distance est bonne, ayant cru que je parlais du petit, il le trouve un peu loin et nous ne pouvons bouger sans être vus.

J’arme donc et décoche sur le gros ragondin qui disparaît au terrier. Ma flèche est là où je visais mais il semble que j’ai manqué mon ragondin. Nous attendons un peu, rien ne bouge. Je récupère ma flèche et nous repartons quand un petit ragondin sort d’un terrier pour rerentrer dans le terrier juste à côté, nous laissant sans réaction.

Nous rentrons. Sur le chemin du retour, j’aperçois 3 ragondins broutant dans un chôme de maïs au bord du Cédon. Je me gare et nous partons en chasse. Nous faisons un bon détour pour rejoindre le bord du Cédon avec le vent face à nous. Les ragondins sont de l’autre côté d’une haie claire de grands arbres. Nous longeons doucement le ruisseau.

Le plus petit des ragondins se dirige d’un pas rapide vers la haie qui borde en fait un fossé. Il disparaît. Les 2 autres ne semblent pas troublés et poursuivent leur repas. Nous avançons toujours, Laurent devant et moi sur ses pas. Tout à coup, les ragondins se séparent, l’un vient vers le fossé l’autre part vers le ruisseau.

Ils ne nous ont pas repérés mais il semble que ce soit l’heure de rentrer aux terriers. Le fossé est à 20 mètres environ, trop loin pour le tradi de Laurent. J’arme mon compound et laisse venir le ragondin. Il se rapproche du fossé, le longe un moment puis commence à descendre le talus du fossé. Je vise l’arrière de la tête et décoche. Le vol de ma flèche est parfait et frappe le ragondin entre les deux omoplates. Un petit couinement et il se sort de la flèche pour sauter au fossé.

J’en reste incrédule, je fais rarement des tirs à une telle distance. Nous avançons rapidement vers l’endroit où le fossé rejoint le ruisseau. L’eau troublée ne trompe pas le second ragondin est caché sous la berge en face l’arrivée du ruisseau. Je laisse Laurent à surveiller, au cas où le ragondin ressortirait et je pars contrôler mon tir.

Le ragondin est mort dans le fossé, foudroyé par ma flèche. Je la récupère et longe un peu le fossé dont l’eau très boueuse atteste du passage d’un ou plusieurs ragondins. Tout à coup, un ragondin démarre sans que je n’aie le temps de réagir. Je le croie au terrier mais il redémarre à mon approche et rentre cette fois au terrier.

J’enjambe de fossé et me poste face aux terriers, l’eau frémit devant plusieurs cavités. Laurent m’appelle, je pars le rejoindre croyant qu’il a fléché le second ragondin. Mais à mon arrivé, je suis stupéfait. Laurent a décoché trois flèches qui sont plantées en alignement parfait et espacé de quelques centimètres juste au-dessus de la tête du ragondin qui nous regarde sans bouger.

J’arme, vise et décoche. Dans un gros bruit d’os, ma flèche frappe violemment le ragondin à la tête. La flèche frémit à peine, le sang se répand dans l’eau du ruisseau. Laurent descend chercher flèches et ragondin. Je venais de lui expliquer, sur la route, que quand un ragondin pointe juste le bout de son museau devant son terrier, suivant l’angle de tir, on pouvait essayer de le tirer au travers de la terre pour atteindre la tête ou le coffre. Il a appliqué mes conseils à la lettre sauf que le talus trop abrupt a arrêté ses flèches malgré ses corrections successives de tir.

Nous rentrons. Notre dernière sortie sera à Seissan sur les bords du Gers où nous apercevrons 3 ragondins sans pouvoir les flécher.

Sortie du 18 février 2010

Alex

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
  • Contact

AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Bonne visite, Alex

Réponses à mes détracteurs :

https://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/MESSAGES_PERSONNELS_ET_REPONSES-8657563.html

LA RECHERCHE AU SANG

Cliquez sur la photo

 

QUELQUES BLOGS DE CHASSE A L'ARC

 

 

BONNES ADRESSES CHASSE

https://www.facebook.com/pyreneeschassesapproches
Cliquez sur l'image
Cliquez sur l'image

 

FOURNISSEURS

 

 

 

 MATERIEL :

 

 

GRANDS GIBIERS HORS FRANCE METROPOLITAINE

ARGENTINE

 

Buffle murrah
Guanaco

 

ESPAGNE

 

Chèvre sauvage
Mouflon à manchette

GUYANE

 

Pécari à collier
Capibara
Caïman rouge
Caïmans gris

 

Québec

 

Ours noir

 

Forums Specialises

GRAND CHELEM FRANCAIS

Cerf élaphe
Chevreuil
Mouflon
Chamois
Isard
Sanglier
Blaireau
Renard

 

Répartition des prélèvements grands gibiers

AUTRES PRELEVEMENTS :

Répartition des prélèvements petits gibiers
Ragondin albinos
Ragondin
Rat musqué

Lièvre
Lapin de garenne
Martre
Putois
Vison d'Amérique
Faisan commun
Canard colvert
Foulque macroule
Bécasse

 

Guyane

 

Iguane vert
Tourterelle rouviolette
Hocco alector

 

Singe hurleur
Aymara

 

Argentine

 

Lièvre
Renard gris
Tinamou élégant

 

Québec

 

Tétras du Canada
Gélinotte huppée
Bernache du Canada