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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 10:56

Vendredi soir en sortant du boulot, je décide d’aller faire un tour rapide au ragondin. On m’attend pour 8h30. Je vais changer de coin, ce soir après un passage éclair à la maison où j’ai enfilé ma tenue camo, je pars pour Castelnau Barbarens.
Je pars tout d’abord vers 2 grands lacs où je n’ai pas mis les pieds depuis l’an dernier. En descendant vers les lacs, je me rends compte qu’il y a du monde sur le second lac. Je vais tout de même me tenter le premier lac sans trop y croire. Je me gare en haut du champ de colza et descends vers le lac. C’est un lac magnifique, en deux parties.

Sortie du 2 avril 2010

D’un côté, une étendue d’eau plus ou moins de forme carré qui s’étire en pointe sur un angle avec des arbres morts au milieu de l’eau et une bordure pratiquement dégagée ;

Sortie du 2 avril 2010

de l’autre côté, une étendue d’eau en pointe terminée par un petit ruisseau d’alimentation, le tour est couvert de ronces et la pointe s’enfonce dans une zone boisée qui s’épaissie vers le ruisseau.

Sortie du 2 avril 2010

Les 2 côtés sont séparés par une bande de terre couverte de ronces qui ne laisse qu’un étroit chenal de communication pour le passage de l’eau.

Sortie du 2 avril 2010

Deux ragondins de petite taille longent la bande de terre vers le gros saule pleureur du côté propre du lac. J’arrive au bord du lac et longe la rive à couvert derrière une haie de jeunes peupliers. Les ragondins s’arrêtent sont le saule. Je tente le coup, je longe la berge et contourne une zone marécageuse pour arriver au saule. J’ai à peine bougé que le premier ragondin fait demi-tour. J’ai un petit espoir, son compère ne semble pas avoir compris mais il fait aussi demi-tour au moment où je le rejoins et je ne peux que l’entrevoir entre les ronces alors qu’il s’enfuit.

Je longe ensuite la berge de la partie en pointe et aperçois furtivement un ragondin qui broutait sur la bande enherbée, le long de la rive opposée, au bord du blé. Il regagne l’eau, effarouché par l’envol des colverts. Je tente de le revoir en longeant la berge puis en traversant le ruisseau pour regagner la rive opposée mais en vain il a disparu. Je finis de faire le tour du lac sans succès, pas d’autres ragondins. Je pars pour 2 mares que je n’ai pas visitées non plus depuis près d’un an.

Je me gare et traverse le blé pour rejoindre les mares. En route j’aperçois un beau coq faisan obscur qui picore dans un blé. La première est entourée d’arbres et de ronces alors que la seconde et bien dégagée. Rien sur la première, la seconde semble vide aussi et je relâche mon attention. Un ragondin se met à l’eau à l’angle de la mare et plonge en direction de la berge. Il n’y a pas de terrier à cet endroit à ma connaissance et j’attends un moment le pensant caché sous l’eau. Les minutes passent, je vais tout de même vérifier. L y a bien un terrier, il m’a eu. Retour à la voiture.

Je pars pour un joli lac où chaque année à ma première sortie je tue plusieurs ragondins mais sur le chemin une masse sombre au milieu d’une luzerne me fait tourner la tête sur la gauche. Un ragondin à 10 mètres d’une petite mare! Je me gare un peu plus loin et reviens à pied par la route. 3 autres ragondins, que je n’avais pas vus, de l’autre côté de la mare par rapport à leur confrère vu tout à l’heure démarrent dans la luzerne et se jettent à l’eau. Je longe derrière une haie et presse le pas pour arriver dans la luzerne. Le premier ragondin démarre à son tour et se jette à l’eau. Je rejoins le bord de la mare au pas de course. Un jeune ragondin longe la berge opposée et parvient à se cacher dans l’angle droit de la mare avant que je ne puisse lui décocher ma flèche. Je balaie la berge opposée du regard,

Sortie du 2 avril 2010

dans l’angle gauche j’aperçois 3 terriers et un ragondin m’observe, ne laissant dépasser que sa tête du terrier du milieu. J’arme et vise l’arrière de la tête. Ma flèche vole bien droit et frappe le ragondin qui se débat de toutes ses forces pour se dégager. L’eau devient toute rouge devant le terrier et le ragondin finit par sortir du terrier. Ne pouvant reculer il vient mourir devant le terrier.

Sortie du 2 avril 2010

Je m’approche pour le récupérer et aperçois l’autre ragondin, immobile contre la berge dans l’angle de la mare. Je réencoche, arme et vise. Ma flèche part un peu à gauche et le clou à la berge.

Sortie du 2 avril 2010

Il tente de se dégager. Je réencoche et m’approche pour l’achever. Ma flèche bien ajustée le touche à la tête mais trop bas. Il est toujours en vie. Je n’ai plus de flèche. J’attrape une barre qui traîne au bord de la mare et l’achève d’un coup sec. Je récupère mes flèches et mes ragondins et je rentre car avec tout ça l’heure tourne.

Sortie du 2 avril 2010

Je jette un rapide coup d’œil au lac en passant. Il y a des crottes au bord de l’eau, je reviendrai un autre jour.

 

 

Sortie du 2 avril 2010
Sortie du 2 avril 2010

Alex

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 06:12

Hier soir, en sortant du boulot, je repars en chasse. Je commence par le lac où j’ai fléché mon premier ragondin hier soir. Je me gare au-dessus du lac, sur le chemin de terre comme la veille et commence à descendre vers le lac qui semble désert. Tout à coup, un mouvement sur ma droite alors que j’approche du bord du lac. Les 2 petits ragondins d’hier soir broutaient au milieu des touffes d’herbes et viennent de détaller vers le bord de l’eau. J’accroche mon décocheur et avance vers le bord du lac. La haie de laurines me cache les ragondins qui surgissent soudain. Le premier s’élance pour traverser le lac. J’arme et lui décoche une flèche qui le touche au dos. Le second démarre et suit son collègue. Je réencoche, arme, vise et décoche. Ma flèche le sèche net puis il se remet à bouger. Le premier nage avec peine vers la berge opposée. Je fais le tour et l’achève d’une flèche à la tête. Je n’ai plus de flèche et le second ragondin fait difficilement demi-tour pour se caler contre la berge. Je pars, au pas de course, chercher ma canne à pêche que j’ai oublié à la voiture. De retour au bord de l’eau je récupère mes flèches et le ragondin mort alors que l’autre ragondin longe la berge d’en face avant de commencer à remonter le talus du lac pour aller se réfugier dans les laurines. Je cours pour l’intercepter, traverse les laurines et l’aperçois finissant de rentrer à couvert des arbustes. Il grogne et me menace, il est à moins de 3 mètres. J’arme et lui décoche une flèche pour l’achever. Je retourne à la voiture.

Je pars pour la mare aux ânes. Je me gare comme d’habitude au carrefour de Moncassin et longe la route, sur la droite, au bord du blé pour rejoindre la mare. Une tache brune attire mon regard au bord du ruisseau. Il me semble que ça bouge. Effectivement, en me rapprochant, je me rends compte qu’il s’agit d’un petit ragondin qui broute au bord du ruisseau. Je tente l’approche, doucement et marquant quelques pauses j’arrive à 7 ou 8 mètres du ragondin qui se retourne pour se positionner de cul. Je me rapproche encore en armant mon arc, mais à 5 mètres de ma cible, un vol de colvert décolle de la mare et met mon ragondin en alerte. Je vise rapidement et décoche. J’entant mes vannes frôler le dos et la tête du ragondin qui saute à l’eau et disparaît. « C’était un cadeau ! Quel mauvais ! » Je récupère ma flèche et jette un coup d’œil aux alentours. Rien. Je pars pour Loubersan, la mare du producteur de fraise où j’ai fait mon second ragondin hier soir.

Je me gare et descends vers la mare en faisant attention cette fois de ne pas faire démarrer un ragondin du blé. Mais ce soir, rien ne bouge. Je longe la mare et aperçois un gros ragondin qui fait sa toilette sur la berge opposée. Je tente de descendre vers le pylône EDF mais il plonge. J’attends immobile au bord de la mare et le vois ressortir contre l’île. Je le devine plus que je ne le vois sous un petit sureau. J’arme et décoche. Il plonge et disparaît. Je vais récupérer ma flèche sur l’île puis donne quelques coups de pelles pour vérifier qu’il n’est pas blessé dans un terrier, mon tir semblait bon. Les terriers sont vides ! Je pars pour Labejan.

Je vais jeter un coup d’œil sur les lacs en dessous du village. De la route je vois une tache noire inhabituelle au bord du premier lac. Je descends et me gare sur le chemin d’accès au lac puis pars à l’approche du ragondin que le relief du champ me cache pour le moment. Le soleil baisse sur l’horizon et me gêne énormément. Je finis par voir le ragondin au gagnage dans le blé. J’hésite, approcher par le bord de l’eau ou par le premier passage de tracteur. Je décide de prendre le passage de tracteur. J’approche doucement mais à 10 mètres de l’animal, il lève la tête et se précipite à l’eau. Je cours vers l’eau et essaie de le dépasser pour avoir le soleil dans le dos car cette lumière rasante est insupportable. Le ragondin refait surface à moins d’un mètre du bord alors que je suis encore en pleine course. Il plonge à nouveau pour disparaître. Les terriers sont en face et je m’attends à le voir ressortir mais rien. Le temps passe, je décide de vérifier qu’il ne soit pas sous les branches basses des saules pleureurs un peu plus loin. Effectivement, il était là et part en nageant en surface. Le soleil m’éblouit et je ne peux rien faire. Il plonge à nouveau et disparaît pour de bon cette fois. Je vais vers les terriers mais rien. Je descends vers le ruisseau en contrebas pour jeter un œil au champ de colza. Un lièvre de belle taille est mort au bord de la haie qui longe le ruisseau mais je ne verrai pas un seul ragondin. Je retourne à la voiture.

Le lac du Fources et ses mares semblent déserts, vus de la route. Je ne perds pas de temps et pars pour le lac où j’ai fléché un ragondin avec Manu le 20 mars. Je me gare au bord de la route et descends vers le lac. 2 canards inquiets nagent au milieu du plan d’eau et finissent par décoller. Rien à la surface du lac mais j’ai peu de chance de voir un ragondin maintenant avec le raffut qu’ils viennent de faire. Je finis de descendre sans y croire, quand arrivé au bord du lac un plouf me fait tourner la tête à droite. Un ragondin s’est mis à l’eau au bout de l’étroite bande d’eau. Il refait surface et replonge immédiatement alors que je me dirige vers lui. J’ai le soleil dans les yeux mais il me semble voir du mouvement sous le petit arbuste planté sur le bord de la bande de terre à quelques mètres de moi. Je tente le coup, je me mets dos au soleil et attends. Soit les ragondins longent la bande de terre et ressortent au bout pour ensuite traverser le lac, soit ils passent par-dessus et j’ai l’intuition que ce ragondin essaie de se faire oublier pour remonter par-dessus la bande de terre par la belle coulée que j’ai en face de moi. Je surveille alternativement le lac et le pied de l’arbuste mais le temps qui passe me conforte dans mon idée. Tout à coup, la surface de l’eau s’agite sous les branches. Mon ragondin vient de refaire surface. J’arme doucement, cale mon viseur derrière la tête et décoche. Le ragondin séché net reste accroché à la berge. Je pars le récupérer avant de partir vers les lacs suivants.

Le lac en contrebas est désert comme d’habitude. Je poursuis vers le 3ième. Arrivé sur la digue j’aperçois les ragondins qui déjà au fond du lac rentre sous les ronces. C’est cuit. Un mouvement sous l’eau attire mon regard, plusieurs gros sandres font du sur-place à 2 ou 3 mètres du bord. Je tente d’aller voir vers le fond du lac mais les ragondins sont à couvert.

Je retourne vers le 1ier lac pour récupérer mon ragondin laissé dans les ronces. Arrivé au sommet de la digue, j’aperçois un ragondin se mettant à l’eau au bout de la bande de terre à 6 ou 7 mètres de moi. Je n’ai pas été assez prudent, je ne m’y attendais pas ! Il semble se diriger vers la bande d’eau étroite et je reste immobile espérant le voir ressortir quant au bout d’un long moment je l’aperçois nageant vers l’arbre où j’ai fléché le ragondin le 20. Il m’a bien eu, je pars en courant mais il plonge alors que j’arrive à l’arbre. J’attends un peu, un gros black-bass vient se positionner au pied de l’arbre à 2 mètres de la rive. Mon ragondin ne ressortira pas. Je remonte à la voiture.

Je pars pour le lac du Tuco. Je me gare à la ferme et descends vers le lac où 3 gros ragondins nagent en s’éloignant du bord pour rejoindre la rive opposée. Je pars me poster au-dessus des terriers au pied des peupliers. Les ragondins sont immobiles sur l’eau et ont senti le danger. Au bout d’un moment l’un d’eux revient vers moi mais finit par plonger alors que j’attendais qu’il passe dans une fenêtre de tir. Les 2 autres partent se réfugier en face. Je longe le bord de mon côté mais rien à part un remous dans les joncs.

Je pars pour la mare au bord de la N21 en limite de Saint Jean le comtal mais pas de ragondin pour ce soir…

Je rentre, la nuit sera bientôt là.

Sortie du 1 avril 2010

Alex

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 06:33

Mardi soir, il pleuvait trop pour aller chasser, j’ai donc laissé les ragondins tranquilles. Hier soir il faisait un beau soleil à la sortie du boulot. Je décide de commencer par Labarthe. De la route je n’aperçois pas un seul ragondin le long des fossés de part et d’autre de la D 929.

Je vais faire un tour au bord du canal. Je me gare et commence à longer le bord du canal. Un colvert arrive face à moi pour aller se poser sur l’eau, 100 mètres en a mont. Il décolle à mon arrivée. Au bout de 300 mètres un mouvement attire mon attention au loin. 2 chiens de troupeau chassent entre le Gers et le canal. Ce n’est pas la peine que je perde mon temps ici, je fais demi-tour.

Je pars pour le petit lac au-dessus de l’église. Je me gare sur le chemin de terre qui mène au lac et pars en chasse. Le lac semble bien calme. Je me dirige vers la cage piège. Cette fois j’arrive trop tard la poule d’eau à nouveau prise au piège, a, cette fois, succombé à l’enfermement. A chacune de mes sorties un ragondin plonge sous les ronces en bas du talus. Je m’avance doucement dans les ronces ne l’ayant pas vu plonger cette fois mais il plonge sans que je puisse le voir. Retour à la voiture.

Je pars, cette fois, pour un lac où j’ai l’autorisation de chasse depuis 4 ans et où je n’ai jamais mis les pieds. Il me faut d’ailleurs un moment pour retrouver le chemin de terre qui y accède. Je me gare au-dessus du lac sur le chemin et cherche du mouvement du regard.

Sortie du 31 mars 2010

Un gros ragondin broute de l’autre côté du ruisseau qui longe la berge opposée du lac. Je me prépare et descends pour tenter de l’approcher quand je m’aperçois, un peu tard qu’un second ragondin broutait sur mon côté du lac. Il m’a vu et retourne à l’eau. Je ne le vois pas traverser, je continue à descendre tranquillement pour ne pas effrayer ma cible première. J’arrive à quelques mètres de la bordure du lac et aperçois le second ragondin qui a dépassé le milieu du petit lac. Il nage tranquillement, 15 mètres environ nous séparent. J’arme, vise un peu haut et décoche. Ma flèche le touche à l’arrière train. Il se secoue un moment en surface puis plonge pour remonter se caler contre la berge d’en face.

Le gros ragondin n’a pas bougé, je contourne le lac pour me rapprocher mais je marche maintenant sur des chips. Les feuilles mortes sont trop bruyantes et mon ragondin retourne au ruisseau. Je me dirige alors vers le ragondin blessé. Il me semble le voir en surface vers le coin du lac. J’avance doucement et aperçoit ma flèche posée au bord de l’eau, le ragondin immobile est juste à côté. Je lui décoche une seconde flèche à la verticale pour l’achever. Il grogne et se tortille puis s’immobilise. J’avance encore un peu vers le coin du lac et aperçois un autre ragondin qui longe la bordure. J’arme et me rapproche pour le flécher. Il s’arrête juste au coin du lac. Un autre ragondin sort de l’eau et traverse en un éclair pour descendre au ruisseau, me laissant sans réaction. Je vise le ragondin immobile qui me regarde et ma flèche passe juste au-dessous. Il prend le même chemin que son compère. Ils ont disparu. Je retourne récupérer mon ragondin mais il est toujours en vie. Je vise la base du coup et lui décoche ma flèche qui abrège instantanément ses souffrances.

Sortie du 31 mars 2010

Je récupère mes flèches et le ragondin et pars pour Loubersan.

Sortie du 31 mars 2010

Je me gare au bord de la route chez le producteur de fraises avant de descendre vers sa mare en contrebas. La surface est agitée.

Sortie du 31 mars 2010

Il me semble voir d’ici un gros ragondin en surface. Je descends rapidement en longeant une haie sur la droite du blé. J’arrive presque en bas du champ quand un ragondin que je n’avais pas vu démarre du blé pour descendre dans la mare. Je n’ai pas été assez prudent. Je longe le fossé qui traverse une zone de buissons noirs avant d’alimenter la mare. Arrivé à l’angle de la mare, j’aperçois 2 ragondins qui se débinent au travers des branches vers les terriers à l’arrivée du fossé. Une apparition trop brève, une végétation trop dense… ils sont au terrier, je n’ai pas pu tenter une flèche. Je longe la mare en haut du talus, les buissons noirs bordent l’eau sur quelques mètres encore. Un plouf puis une onde sur l’eau, un ragondin vient de plonger mais je ne peux pas le voir. J’avance doucement, il n’y a rien sur l’île mais un ragondin fait sa toilette sur la berge d’en face. Je décide de traverser les ronces qui ont fait suite aux buissons noirs pour rejoindre l’île par le poteau EDF en béton qui sert de passerelle. Le ragondin se met à l’eau et plonge. Je me dépêche de traverser et me cale sur l’île espérant le voir remonter. Tout à coup, une onde contre la berge opposée qui n’est plus qu’à quelques mètres. Il me faut un moment pour distinguer le ragondin qui ne laisse dépasser que le haut de sa tête sous une touffe de jonc. J’arme et vise l’arrière de la tête de l’inconscient qui se croit invisible. Ma flèche se fiche contre la berge dans un craquement révélateur. Le ragondin a poussé un petit couinement étouffé. Ma flèche est parfaitement immobile, j’attends un peu au cas où mais je ne le vois pas ressortir. Je retourne sur la berge et fais le tour pour aller vérifier mon tir.

Sortie du 31 mars 2010

J’aperçois tout à coup la queue du ragondin se tordre un court instant au-dessus de l’eau. J’arrive à ma flèche, il est bien là, cloué sous l’eau à la berge.

Sortie du 31 mars 2010
Sortie du 31 mars 2010

Je le récupère et après m’être assuré qu’aucun autre ragondin ne se trouvait encore dans les parages je retourne vers la voiture.

Sortie du 31 mars 2010

Le bord du blé est marqué de ronds broutés par les ragondins.

Sortie du 31 mars 2010

Je traverse la route et descends au lac mais rien à part 2 poules d’eau et un colvert.

Sortie du 31 mars 2010

Je pars pour Clermont Pouyguilles vers le lac où j’ai récemment fléché 2 ragondins. Je me gare à la ferme et descends vers le lac. 2 gros ragondins sont sur la berge d’en face, je longe au-dessus des ronces, les terriers sont juste en dessous. Ils me repèrent rapidement et se mettent à l’eau pour se diriger droit vers leurs terriers. Je presse le pas mais ils plongent. Arrivé au-dessus des terriers un autre ragondin sorti de je ne sais où arrive droit sur moi. J’arme et lui décoche une flèche qui le frôle. Il plonge et ne se remontre pas. J’ai peur de l’avoir blessé mais je ne pourrai pas le vérifier. Un autre ragondin longe la berge d’en face en biaisant vers moi, un autres qui broutait au milieu du pré se jette à l’eau et disparaît. J’avance jusque au bout des ronces, caché derrière un gros genet. J’ai bon espoir de le voir venir vers moi mais il revient vers la berge d’en face et je lui décoche une flèche lointaine sans résultant (trop court) avant qu’il ne rejoigne tranquillement son terrier au coin du bois de l’affût à canard. Il fait quelques gouttes et le vent se lève. Je traverse les ronces pour récupérer ma flèche. Un ragondin, qui s’était réfugié sous la végétation contre la berge, plonge et disparaît. Je récupère ma flèche alors que le vent s’intensifie. Les hirondelles rasent l’eau, ce n’est pas bon signe. Ma première flèche récupérée, je fais le tour pour aller récupérer ma seconde flèche. Le ragondin finit de rentrer au terrier à mon arrivée et un compère détale dans les ronces sans que je puisse le voir. Je récupère ma flèche et décide de rentrer. Le vent est de plus en plus fort et il commence à pleuvoir. Les hirondelles font leurs va et vient à la surface de l’eau.

Sortie du 31 mars 2010

Alex

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 15:02

Ce matin, après un weekend chargé, je pensais dormir mais l’habitude de se lever… je me réveille vers 6h30. Je devais aller aider Patrick à faire du bois dans les Pyrénées ce matin mais je l’ai appelé hier soir pour décommander… trop de route pendant le weekend, je ne me sentais pas de faire encore plus d’une heure de voiture ce matin. Il est tôt, avec le changement d’heure, il fait encore nuit et le jour ne lève que dans 45 minutes. Je me prépare tranquillement, je vais aller me faire un tour aux ragondins sur les lacs de Clermont Pouyguilles où j’ai vu les sangliers l’autre jour. Les ragondins y sont peut-être plus du matin.

J’arrive sur place alors que le jour se lève doucement. Je me gare en haut du chemin de terre qui descend au lac, juste après avoir quitté la route et me prépare. Je descends vers le lac. Un gros sanglier est passé sur le champ travaillé mais ce n’est pas frai. Arrivé près du lac, 2 canards décollent près de la digue. Il ne semble pas y avoir de ragondins dehors. Je longe la berge en allant vers la digue quand une onde, partant du pied du saule, au coin du lac, vient vers moi. Je m’apprête à accrocher mon décocheur mais il s’agit d’une poule d’eau qui finit par me remarquer à 5 mètres environ. Elle décolle et rase l’eau, battant des pattes pour rejoindre la berge opposée. Je poursuis, je passe la digue puis longe la berge opposée jusqu’au bout du lac. Rien, pas un ragondin. 

Je retourne sur mes pas, passe la digue et pars pour le second lac en longeant le petit ruisseau du déversoir. Arrivé à 100 mètres du lac, j’aperçois de nombreux sillons sur l’eau mais ce sont des canards. Je décide de passer par la droite du lac. Je passe le passage qui enjambe le ruisseau et entre dans le bois pour prendre le chemin de terre qui longe le lac et ressort dans un pré bien fréquenté par les ragondins. Une colonie de hérons cendrés décolle de la cime des chênes poussant leurs cris caractéristiques. Il semble que ce soit une zone de nidification aux vues du nombre de nids. Je ressors du bois sur le pré. Des canards décollent mais pas l’ombre d’un ragondin. Je suis statique dans le pré et scrute la surface de l’eau et le bord des berges pour tenter d’apercevoir un myocastor quand un mouvement dans la friche d’en face attire mon attention. Un gros sanglier venant du bois passe tranquillement dans les herbes hautes pour rejoindre un tout petit bosquet. 

Je range ma flèche sur mon carquois et décide de tenter de l’approcher, histoire de le voir de plus près. Je fais demi-tour, passe le ruisseau, et remonte dans la friche pour passer au-dessus du petit bosquet. Je longe ensuite une haie de genets couverts de ronces pour arriver contre le petit bosquet que je contourne, arrivant sur une ferme abandonnée avant de redescendre de l’autre côté du bosquet. Je redescends vers le lac en longeant une haie qui revient vers le lac. Le bosquet me semble assez clair et je doute que le sanglier s’y soit arrêté quand la végétation se met à craquer sur ma droite. Je suis à mauvais vent et le sanglier, qui s’était gîté dans 4 ronces, vient de démarrer. Je n’arrive pas à le voir. Il n’a fait que quelques mètres et s’est arrêté. Il redémarre et s’éloigne sans que je puisse le voir. Je reste un peu à attendre et laisse le calme revenir puis recommence à descendre vers le lac.

Un beau renard, avec le bout de la queue bien blanc, détale dans les herbes hautes et disparaît derrière la haie. Je tente de lui faire faire demi-tour avec un petit cri de souris mais mes lèvres sèches ce matin ne me permettent pas un appel correct. Je sors mon appeau à renard, histoire de le tester avant la chasse mais des saletés se sont coincées entre la languette et le support et le son n’est pas bon ! Ce n’est pas le jour ! J’arrive au bout de la haie et la remonte de l’autre côté pour rejoindre le bord du bosquet et tenter de voir le sanglier mais il est déjà loin. Je longe le bosquet quand mon renard redémarre des herbes hautes où il s’était arrêté et traverse la haie de genets pour disparaître pour de bon. Je retourne vers le lac et réencoche ma flèche mais rien sur ce lac comme sur le premier où je retourne jeter un œil.

Je remonte à la voiture et pars pour Saint Arroman. En route je m’arrête à la mare aux ânes. Je me gare assez loin et longe la route dans le passage de tracteur, dans le semé de blé. En me rapprochant je finis par distinguer un jeune ragondin qui broute de l’autre côté de la rare. Je ralentis et commence l’approche quand je me rends compte qu’il y a un autre ragondin, sur ma droite, au bord de l’eau, de mon côté de la mare. Je me décale doucement sur la gauche pour traverser le ruisseau dans une zone facile. Le ragondin d’en face tourne périodiquement la tête vers moi tout en me tournant toujours le dos. Je suis obligé de faire plusieurs arrêts statufiés à attendre qu’il se remette à brouter. Le ragondin le plus proche descend tranquillement à l’eau alors que je traverse le ruisseau. Je suis en train de remonter sur la rive opposée, 2 autres jeunes ragondins remontent sur la berge opposée de la mare quand les ânes, en haut du pré, soufflent bruyamment par leurs naseaux pour montrer leur mécontentement de me voir là. Les 3 petits ragondins se jettent à l’eau. Un rentre au terrier d’en face, les 2 autres viennent vers moi pour rentrer dans un autre terrier. J’arme et me rapproche doucement en cherchant une fenêtre de tir au milieu des arbres épars. Je n’ai pas le temps de tirer le premier mais le second se décale entre deux arbres.

Sortie du 29 mars 2010, 1 sanglier, 1 renard et les ragondins...

Je vise et décoche juste avant qu’il ne plonge. Un bruit sourd retentit à l’impact. Je ne le vois plus mais des ondes trahissent sa présence contre la berge. Effectivement il est là, au pied d’un arbre, mort.

Je le ramasse et attends un peu mais rien ne bouge. Je longe un instant le ruisseau et jette un œil à la seconde mare. Pas de ragondin.

Sortie du 29 mars 2010, 1 sanglier, 1 renard et les ragondins...

Je pars pour Saint Arroman. Je me gare au bord de la route pour aller chasser les deux mares. Je me prépare quand le propriétaire arrive. Nous discutons un moment puis je pars vers la première mare en longeant un petit ruisseau. En me rapprochant j’aperçois un jeune ragondin qui broute au coin du déversoir de la mare. Je ralentis et commence mon approche pour me rendre vite compte qu’il y a en fait 3 petits ragondins qui broutent là et un gros qui broute au pied d’un gros chêne sur la droite de la mare. J’approche en longeant le déversoir de la mare et en regardant alternativement les 3 petits et le gros.

Sortie du 29 mars 2010, 1 sanglier, 1 renard et les ragondins...

Arrivé à 15 mètres des petits l’un d’eux me voit et ils se mettent à l’eau provoquant un démarrage en trombe du gros qui s’arrête dans les ronces au bord de l’eau. Je m’approche doucement du bord de l’eau quand un des petits se perche sur un bois mort qui flotte en surface. Je l’approche doucement. Il est rejoint par un second. Une touffe d’herbe me gêne pour tirer. J’arme et me décale sur la droite alors qu’il se met à l’eau et part avec son compère. Je décoche mais passe juste au-dessus alors qu’il plonge. J’attends un instant au bord de l’eau à droite du déversoir, le gros n’est pas encore descendu à l’eau. Les petits grognent dans les terriers sous mes pieds. Je juge ma position pas très bonne et me décale sur la gauche du déversoir.

Au bout d’un moment le gros ragondin se met à l’eau et longe la berge. J’arme et lui décoche ne première flèche qui le frôle. Le bruit de l’impact ne trompe pas, j’ai pris un caillou. Le ragondin remonte dans un terrier. Je le pense disparu mais me rend compte qu’un partie de son corps est encore visible. Je vois ses dents oranges, le bas du corps et les pattes. J’hésite un instant mais une tache rouge grandie devant le terrier, ma flèche l’a touché.

Sortie du 29 mars 2010, 1 sanglier, 1 renard et les ragondins...

Je décoche une première flèche trop haute puis une seconde trop basse. Le ragondin ressort et j’ai juste le temps de lui jeter une flèche avant qu’il ne rentre au terrier pour de bon. Je récupère ma première flèche qui flotte et j’attends un peu, il ne ressort pas. Je pars récupérer mes flèches. La lame de la première est tordue, j’ai bien pris un galet, la seconde et plantée dans des racines et je n’arrive pas à la sortir, la lame et soudée à l’insert par le temps, on verra un autre jour. Je récupère le reste des flèches. La seconde mare dont l’eau boueuse atteste d’une activité récente est déserte ce matin. 

Je retourne vers la voiture, traverse la route et longe le ruisseau vers le Sousson. Je n’ai pas fait 40 mètres qu’une grosse femelle accompagnée de 3 petits remontent le talus d’en face à une quinzaine de mètres. Ils s’immobilisent tête en l’air et m’ont certainement repéré. Mais, non, ils poursuivent leur route vers le chôme de maïs. Je me rapproche doucement pour me positionner en face de la coulée qu’ils ont empruntée pour monter mais deux petits reviennent en arrière au ras du ruisseau. Je suis obligé de faire des arrêts car ils regardent souvent vers moi quand ils ne sont pas en train de bouger ou de jouer. Non sans mal je finis par arriver à leur aplomb. Tout à coup la mère et l’autre petit, tranquilles jusque-là, reviennent inquiets vers l’eau. Le vent est pourtant bon. Il me faut faire vite, j’arme et vise un des 2 petits. Ma flèche le clou au sol. La mère et le petit arrive au galop alors que le second petit a plongé. Elle s’arrête pour aider son petit qui tente de se dégager de ma flèche et je n’ai pas le temps d’armer que tout le monde se jette à l’eau. Je les entends mais ne les vois pas, le ruisseau est trop encaissé et les ronces de mon côté font écran. Je cours pour traverser plus loin mais j’arrive trop tard. Ils sont tous au trou et je ne sais pas lequel. Trop de hauteur pour creuser, il est perdu. Ma flèche est couverte de contenu intestinal.

Sortie du 29 mars 2010, 1 sanglier, 1 renard et les ragondins...

Je la récupère et poursuis vers le Sousson.

Sortie du 29 mars 2010, 1 sanglier, 1 renard et les ragondins...

Arrivé au bord du Sousson, je le longe doucement quand, 30 mètres plus en amont, j’aperçois un petit ragondin qui marche sur une petite plage de gravier. Je pense savoir où il va. Je me décale vers le champ et avance doucement pour finalement apercevoir un peu plus loin 4 ragondins accolés qui broutent l’herbe tendre quillés contre le talus du ruisseau, les pattes encore sur le lit du ruisseau. Je me décale encore pour revenir doucement sur eux un peu plus loin. J’avance voûté et me redresse doucement. Ils sont toujours là, j’arme et vise le premier qui est aussi le plus gros. Ma flèche le frappe pile où je visais, entre les 2 omoplates. C’est la débandade, le groupe éclate pour rentrer dans les terriers de mon côté de ruisseau sans que je puisse les voir à cause du talus. Mon ragondin se débat et saigne abondamment. Il finit par se dégager et rentrer au terrier. Je traverse un peu plus loin et récupère ma flèche couverte de sang.

Sortie du 29 mars 2010, 1 sanglier, 1 renard et les ragondins...

Un poumon flotte sur l’eau ! 

Sortie du 29 mars 2010, 1 sanglier, 1 renard et les ragondins...

L’eau à l’entrée du plus grand terrier est rougie par le sang.

Sortie du 29 mars 2010, 1 sanglier, 1 renard et les ragondins...

Je jette un coup d’œil à l’intérieur du terrier. Mon ragondin a eu la force de rentrer de plusieurs mètres et doit être mort maintenant. Il est irrécupérable. Encore un de perdu !

Le reste du Sousson est désert, je rentre. Sur le chemin du retour, je passe le long du Cédon. Un gros ragondin broute dans le colza au ras d’un fossé perpendiculaire au ruisseau. Je le connais, j’ai tué son compère il y a quelques temps, c’est un malin. Je fais demi-tour un peu plus loin et reviens me garer sur le chemin de terre d’accès au lac des Coteaux de Gascogne. Je me prépare, contrôle le vent et descends vers la route en biaisant pour m’éloigner le plus possible. Au moment où j’arrive au bord de la route, une Clio branche arrive. A la plaque d’immatriculation je reconnais ma collègue qui rentre de sa tournée matinale. Je la salue et la vois ralentir pour se garer au bord de la route au pied du chemin de terre. Elle sort, claque la portière et me salue de vive voix…malheur, mon ragondin va partir. Je lui fais signe de ne pas faire de bruit, mon doigt sur mes lèvres. Miracle le gros malin n’a même pas sourcillé. Je lui fais la bise et lui explique la situation avant de partir en chasse. J’approche par le semé de blé et me rapproche du fossé à l’aplomb du ragondin du broute toujours. Je marque plusieurs temps d’arrêt à chacune de ses pauses. Il lève plusieurs fois la tête mais ne me repère pas. Ma collègue redémarre et passe sans qu’il ne bouge. Les voitures qui passent ne klaxonnent par pour une fois ! J’y suis presque, à 10 mètres de lui j’arme mon arc fais encore 2 pas et prends la visée. Il est presque de profil. Ma flèche part et seul le tube lui frappe le haut du crâne. Il se fait le dos rond et adopte une posture menaçante restant sur place assez de temps pour me laisser réencocher. Je vise à nouveau alors qu’il commence à avancer. Ma seconde flèche l’atteint de ¾ face. Il démarre en boitant et descend dans le ruisseau juste devant moi sans que je ne puise l’intercepter. Il longe moins de 2 mètres le fond du fossé et bifurque pour rentrer au terrier. Ce n’est pas possible, c’est le troisième que je perds.

Sortie du 29 mars 2010, 1 sanglier, 1 renard et les ragondins...

Cette fois il y 1 à 1,1 mètres de terre au-dessus du terrier, je vais creuser. Je pars chercher la pelle et reviens. Il y a une marque de sang sur la descente du ragondin.

Sortie du 29 mars 2010, 1 sanglier, 1 renard et les ragondins...

Je sonde la galerie qui part en biais avec un bâton. Je creuse un premier trou à 2 mètres du bord du fossé et retombe sur la galerie qui bifurque légèrement sur la gauche. Je sonde avec la branche puis creuse un second trou 1,5 mètres plus loin. La galerie est juste sur le bord de mon trou. Je creuse pour agrandir la galerie et ma rend compte que le ragondin est à 50 cm en amont. Je le touche plusieurs fois avec la banche sans qu’il ne réagisse. Je m’enfonce dans le trou tête la première et saisis le ragondin qui est bien mort, heureusement pour moi.

Sortie du 29 mars 2010, 1 sanglier, 1 renard et les ragondins...
Sortie du 29 mars 2010, 1 sanglier, 1 renard et les ragondins...

Cette fois, je rentre.

Sortie du 29 mars 2010, 1 sanglier, 1 renard et les ragondins...

Alex

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 07:17
Sortie du 25 mars 2010

Ce matin, en allant déposer le ragondin de mardi soir près des terriers de blaireaux, je décide de continuer le chemin de terre jusqu’au lac des Coteaux de Gascogne, juste 100 mètres plus haut. Je me gare à l’angle du lac et aperçois 2 ragondins. L’un s’éloigne rapidement du bord, partant en biais vers les terriers de la berge opposée, l’autre me nargue.

Il me laisse sortir de la voiture et me préparer, barbotant à la surface de l’eau. Il ne commence à suivre son compère qui est déjà au milieu du lac qu’au moment où je referme le coffre de la voiture pour aller m’occuper de lui. Je me rapproche du bord assez vite puis longe la berge pour tenter de l’intercepter un peu plus loin mais il est déjà à 20 mètres du bord et plonge quand j’arrive à son aplomb.

Son compère plonge lui aussi. Je longe rapidement la berge pour les devancer au cas où l’un d’eux déciderait de revenir vers mon côté du lac mais le premier ragondin ne refait pas surface, il a du nager sous l’eau jusqu’aux terriers. Le second remonte au milieu du lac, longe un instant parallèlement à la berge puis biaise vers les terriers en face.

Je longe doucement la berge quand une masse sombre attire mon regard, je m’approche doucement. C’est un gros ragondin calé contre le petit talus du lac. Je vois juste le dos. Je parviens à m’approcher à quelques mètres. J’arme, vise et décoche mais la position de l’animal m’a trompée, je suis trop en arrière. Le ragondin se débat, se dégage de la flèche restée plantée au sol et rentre dans le terrier que je n’avais pas vu et dont je ne connaissais pas l’existence. Ma flèche et le sol sont maculés de contenu intestinal. Je reviendrais ce soir après le boulot pour tenter de le déterrer.

Ce soir, en sortant du boulot, je pars chercher mon ragondin de ce matin. Il est, en fait, revenu mourir à l’entrée du terrier.

Sortie du 25 mars 2010

Pas besoin de creuser. Ma flèche était bonne, entrée au niveau du coude et ressortie au niveau des intestins (d’où les indices de ce matin)

Sortie du 25 mars 2010

De ce lac, je pars pour un second lac sur la commune de Clermont Pouyguilles où la population de ragondin est impressionnante. Je me gare à la ferme et descends au lac par un chemin de terre. Au loin, j’aperçois un ragondin sur la berge d’en face puis un autre de mon côté qui broute au-dessus des ronces sous lesquelles se trouvent des terriers.

Je décide de tenter l’approche. Je longe le bois qui fait un arrondi pour venir mourir en pointe contre le lac. Des foulques et des canards nagent au milieu du lac. Je ne vois plus le ragondin à cause du relief du champ et du bois. J’avance doucement quand j’aperçois 2 autres ragondins contre un bout de haie qui borde le lac.

2 colverts décollent en cancanant, les 2 ragondins se mettent à l’eau et semble rester au bord de la berge. Je vois bien les ondes qu’ils provoquent. Je ne me fais guère d’illusion sur le ragondin que j’approche. Effectivement, j’arrive au bout du bois sur une place vide. L’eau remue sous les ronces. Il est déjà au terrier.

Je longe un instant les ronces. Quelque chose bouge en avançant vers l’eau, au milieu des ronces, puis plonge sans que je puisse l’identifier. En face un ragondin longe la berge pour rejoindre le terrier au coin du bois qui borde une partie de la rive. Je le suis du regard et arme mais il est un peu loin et va surtout un peu vite.

Sa route croise celle d’un ragondin immobile en surface que je n’avais pas vu. Je le vise avec mon second pin’s et tente ma chance. Je passe juste au ras au-dessous et la flèche ressort de l’eau pour se planter dans la rive d’en face au ras de l’eau. Il a plongé et ne remonte pas, il doit avoir rejoint son collègue au terrier.

Je me rapproche maintenant du bout de haie mais les 2 ragondins n’y sont plus. Je poursuis ma route en longeant la berge. Au milieu du lac 2 autres ragondins. L’un plonge et l’autre part vers la digue. Le premier remonte et s’immobilise face aux terriers d’en face. Je laisse le second se réfugier sous un arbuste qui pousse les pieds dans l’eau puis part à sa rencontre. Arrivé sur la digue, je commence une approche lente. J’arme mon arc à 10 mètres de l’arbuste.

Sortie du 25 mars 2010

Le ragondin est là caché sous des branches, il bouge à peine. Les branches m’empêchent de tirer et en me décalant c’est une touffe d’herbe qui me masque le ragondin. Je me décale encore un peu mais il démarre et commence à tourner autour de l’arbuste. J’ai juste le temps de lui décocher ma flèche avant qu’il ne passe derrière l’arbuste.

Ma flèche, déviée par une brindille, passe bien 50 centimètres trop à gauche et il plonge. Je cours vers les terriers en surveillant au cas où il referait surface. Le second ragondin vient juste de rentrer au terrier, l’eau bouge encore à l’entrée et une coulée d’eau boueuse sort de la cavité.

Le ragondin refait surface près de la berge opposée. Je repars donc en sens inverse pour tenter une approche mais il repart.

Sortie du 25 mars 2010

Il longe au milieu du lac. Je retourne aux terriers mais il semble plutôt partir vers la haie.

2 autres ragondins arrivent vers moi en longeant la berge de mon côté. Je m’immobilise et attends. Le premier vient droit sur moi à quelques mètres du bord alors que le second oblique pour aller se caler sur la berge, caché par le relief du terrain.

J’arme alors qu’il est à plus de 30 mètres et le laisse venir, je suis à bon vent (Il souffle de façon continue et soutenue). Le ragondin se rapproche, mon viseur l’accompagne jusqu’à ce qu’il soit à 7 ou 8 mètres de moi. Il commence juste à se poser des questions et bifurque pour s’éloigner du bord mais je décoche et le sèche net alors qu’il amorçait un plongeon.

Je récupère mon ragondin dans lequel est encore ma flèche. Son compère qui s’était arrêté un peu plus loin en profite pour traverser et rejoindre le bout de haie d’en face où s’est réfugié aussi l’autre ragondin manqué tout à l’heure.

Sortie du 25 mars 2010

Ma flèche est entrée au défaut de l’épaule et ressort dans la joue opposée. 

Je longe la berge vers le petit bois où se situe un affût à canards (petite caravane aménagée). J’ai juste le temps d’entrevoir un ragondin se faufiler dans le terrier.

Sortie du 25 mars 2010

Je fais demi-tour pour aller inspecter le bout de haie. Je pose mon ragondin quelques mètres avant la haie et m’approche à pas de loup. Un ragondin bouge de moins d’un mètre dans les branchages et les ronces qui avancent légèrement au-dessus de l’eau puis s’immobilise. J’arme et cherche la trouée pour lui décocher ma flèche.

Sortie du 25 mars 2010

Le passage est étroit mais ma flèche le frappe ¾ arrière dans un bruit sourd. Il plonge et remonte assez rapidement pour venir mourir au bord de l’eau contre le bout de haie.

Je m’apprête à aller le récupérer quand je repère un gros ragondin qui longe la berge pour aller vers les ronces. Je le laisse passer derrière les ronces puis cours pour l’intercepter avant les terriers. Je suis prêt mais je le vois au milieu du lac, il m’a repéré et a bifurqué. Je me déplace pour me positionner à son  aplomb mais il plonge et part au terrier sous les ronces, seulement trahit par les vaguelettes à l’entrée de son repère.

Je récupère ma flèche et le ragondin, non sans mal et sans écorchures en passant au travers des buissons et des ronces puis je remonte à la voiture.

Je pars pour le lac des sangliers de mardi. En route, je fais une halte à la mare aux ânes mais je me fais avoir par un ragondin qui démarre dans le petit ruisseau et rentre au terrier. J’étais à mauvais vent. Je repars en courant à la voiture, la nuit sera vite là.

Le tour du lac sera infructueux, pas de ragondin ici pour ce soir. Il fait beaucoup de vent, la nuit tombe, je rentre.

Sortie du 25 mars 2010

Alex

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 07:48

Ce soir, en sortant du boulot, je décide d’aller chasser sur 2 lacs dont j’ai récupéré le droit de chasse le matin même sur Clermont Pouyguilles. Il est encore tôt, je décide de prendre mon temps et de commencer à chasser à Labarthe le long d’un fossé où je vois régulièrement les ragondins. De la route, ils ne semblent pas dehors. Je me gare et tente tout de même une approche mais rien dans le fossé non plus. Le trou que j’ai commencé à ouvrir l’autre jour a été très fréquenté depuis, la terre remuée à l’entrée est toute piétinée. Le ragondin blessé n’est pas ressorti ou a été emporté par un prédateur.

Je pars pour un petit lac au-dessus de l’église. Je me gare sur le chemin d’accès et avance doucement vers le lac qui semble désert. La caisse piège est fermée et quelque chose bouge à l’intérieur. En me rapprochant, je me rends compte qu’il s’agit d’une poule d’eau. Je m’avance vers le piège et jette un dernier coup d’œil au lac. Rien, j’ouvre la trappe et libère la prisonnière quand un ragondin, que je n’avais pas vu dans les ronces, plonge pour disparaître au terrier sans refaire surface.

Je pars pour Clermont Pouyguilles. Sur la route, de loin, il me semble apercevoir un ragondin à côté de la mare aux ânes. Je passe devant en voiture et aperçois au moins 3 ragondins, un gros et 2 petits. Je fais demi-tour un peu plus loin et pars me garer à bonne distance de la mare pour ne pas les faire fuir. Je m’approche de la mare par le côté opposé de la route en longeant sous le talus. Je parviens ainsi à l’aplomb de la mare. Je remonte le talus au niveau du pont qui enjambe le petit ruisseau et traverse la route pour me rapprocher de la mare.

Les branches d’un arbre me cachent partiellement le gros ragondin et je me rends compte un peu tard que je suis repéré. Il démarre et se jette à l’eau. Les petits n’ont pas bougé. Je descends le talus de la route, passe la barrière en bois. Les petits descendent à l’eau. Je m’approche doucement de la mare où plusieurs ragondins plongent tour à tour. Un ragondin de belle taille traverse en diagonale. J’arme mais les branches m’empêchent de tirer. Les deux petits traversent en croisant la route du gros, je me décale pour trouver une trouée et j’ai juste le temps de tenter une flèche avant que les petits rentrent au terrier. Je passe au ras au-dessus.

Un ragondin semble être rentré dans un terrier immergé en face. J’attends un peu histoire de voir s’il veut ressortir. Il finit effectivement par ressortir le bout du museau. J’arme et décoche mais j’ai mal jugé sa position dans l’eau et je le manque. Il rentre au terrier et mon attente sera vaine, il ne ressortira pas.

Je pars pour les lacs. Je me gare sur un chemin de terre qui descend vers le premier lac. Je descends vers la berge, il semble désert. J’en fais le tour sans rien voir. J’ai tout de même repéré une zone de terriers au départ de la zone boisée. En arrivant sur la digue, je me rends compte que le second lac est en fait tout proche, 300 ou 400 mètres. Je décide donc de m’y rendre à pied en longeant le ruisseau du déversoir.

Le ruisseau est ponctué de quelques terriers mais pas l’ombre d’un ragondin. J’arrive doucement à la pointe du lac d’où s’envolent déjà les colverts. Je commence à longer le lac par la gauche. Le lac est bordé en 3 endroits par des bois et le tour est assez salle : friche, ronces. A peu près au milieu du lac le long de la berge opposée un ragondin avance vers moi avant de se mettre plein travers à quelques mètres du bord.

Il m’a repéré et, à mon premier mouvement, il plonge. Je continue à longer le lac en me rapprochant ou m’éloignant du bord au grès des ronces. L’eau bouge devant moi sous un petit arbre dont les branches touchent l’eau. Je m’approche doucement et au milieu des branches aperçois la tête d’un gros ragondin. Il reste immobile. Je m’approche doucement à quelques mètres et trouve une petite trouée au travers du branchage. J’arme et vise la tête. Ma flèche part où je l’espérai. Le ragondin plonge, se débat dans les branches en revenant vers moi puis disparaît.

J’attends un peu espérant le voir remonter. L’eau bouge par saccades mais je me rends compte au bout d’un moment que c’est un crapaud qui provoque ces ondes. J’essaie de sonder les branches mais rien. J’étais pourtant sûr de moi. Ma flèche flotte juste derrière les branches et dérive lentement vers la gauche.

Je sors des ronces et prends ma canne à pêche pour tenter de récupérer ma flèche quand de gros craquements se font entendre sur la berge boisée d’en face. Je pense tout d’abord voir arriver le propriétaire mais je finis par distinguer des masses noires et plusieurs petites rousses au milieu des ronces et des branches. "Les sangliers".

Je finis de récupérer ma flèche et décide de tenter de me rapprocher un peu pour mieux les voir. J’ai le vent dans le dos, il me sera donc favorable de l’autre côté du lac. Je longe mon côté du lac, passe la digue et remonte doucement dans le bois d’en face pour passer au-dessus de la bande boisée pour la longer jusqu’au bout où se trouvent les sangliers. Arrivé sur l’herbe, j’avance doucement et commence à entendre de timides grognements et des craquements juste devant moi.

Je suis presque au bout de la bande boisée quand, au travers des branches, j’aperçois les sangliers qui sortent à découvert sur la berge du lac pour partir à la queue leu leu vers le bois au bout du lac. Je les laisse faire puis reviens au bord du lac pour reprendre ma chasse. Un gros ragondin traverse au bout du lac vers les ronces et, à mon arrivée, il est déjà à couvert. Je vais retourner au premier lac.

Je longe le lac sur ma droite et le bois sur ma gauche par un chemin de terre quand les sangliers démarrent 50 mètres plus haut dans le bois, il y en a bien une quinzaine : 2 gros noirs de 50 à 60 kg et plusieurs marcassins de 15 à 20 kg dont les rayures commencent à s’estomper. Je longe le chemin parallèlement à leur progression. Ils s’arrêtent souvent, la plus grosse laie regarde vers moi sans me voir et repart avant de recommencer son manège quelques mètres plus loin.

Je continue à avancer tout doucement. Tout à coup, la laie descend en biais vers le chemin, je m’avance un peu pour être au plus près si elle arrive sur le chemin. Elle descends maintenant droit sur moi jusqu’à 30 mètres en marquant plusieurs arrêts pour observer, les oreilles braquées en avant, la tête haute, puis remonte, passe plein travers à 40 mètres, tourne un peu puis redescend sur moi.

Elle biaise un peu et je me décale pour être encore plus prêt, elle passe plein travers dans le fragon à 20 ou 25 mètres. J’avance encore un peu et me fais repérer alors qu’elle vient de marquer un arrêt. Elle souffle, grogne puis s’enfuit en remontant vers le haut du bois au trot.

Je laisse le bois se calmer puis continue à avancer sur le chemin qui remonte dans le bois. Il est difficile de couper à travers bois pour rejoindre le lac. Je vais remonter au-dessus du bois pour le longer et revenir au lac mais les bruits de pas reprennent. Les sangliers arrivent vers le chemin. Je suis sous un talus qui m’empêche de les voir mais qui masque également ma progression.

J’en profite pour avancer rapidement de 20 mètres. Je m’immobilise au bord du chemin en voyant arriver le sanglier à 30 mètres. Il sort à découvert sur le chemin et bifurque pour venir droit sur moi. S’arrêtant régulièrement pour observer dans ma direction sans arriver à m’identifier. C’est un spectacle magnifique. Petit à petit, il se rapproche alors que je suis immobile et le laisse faire. Il est maintenant à 10 mètres et commence à être un peu inquiet. Il se tourne plein travers puis démarre et remonte dans le bois en soufflant. Tout s’agite en sous-bois avant le retour au calme.

Avec tout ça la nuit arrive, il me faut me dépêcher d’arriver au lac avant que la luminosité soit trop faible. J’arrive par en dessous de la digue et commence à la gravir quand j’aperçois 2 gros ragondins au gagnage, sur ma droite, dans le blé. Je contourne par le dessous de la digue puis remonte au coin pour commencer mon approche. Lentement je me rapproche m’arrêtant régulièrement au rythme des levées de tête.

Je parviens à me rapprocher à 10 mètres mais l’un des ragondins démarre et se jette à l’eau, rapidement suivi de son compère. Je cours vers le bord du lac à l’endroit où ils ont plongé, arme mon arc et attends. Rapidement un ragondin ressort à 6 ou 7 mètres du bord.

Ma flèche l’atteint ¾ arrière dans sa fuite. Il plonge et remonte rapidement, tournant en rond avant de repartir. Il s’éloigne un peu et je pense le voir s’immobiliser mais non, sa nage devient de plus en plus saccadée et il finit par revenir vers le bord de mon côté. Il s’immobilise plein travers à 10 mètres. Son compère longe le bord à 15 mètres mais je dois d’abord en finir avec celui-là.

Ma flèche le sèche net. Je pars voir le second mais il a disparu. Je récupère mon ragondin et mes flèches alors que la nuit arrive rapidement.

Sortie du 23 mars 2010, rencontre avec les sangliers

Alex

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 21:59

Ce soir, après un bon repas chez Nicolas où nous avons fait une belle sortie de chasse, je retrouve Manu au bord d’un grand lac de Labejan. Il est déjà au poste, attendant la sortie des ragondins.

Anne, son amie pêche sans grand succès. Je ne crois pas beaucoup à la possibilité de tuer un ragondin ce soir sur ce lac, ils sont de plus en plus discrets et ça fait un bon moment que je n’en ai pas vu un ici.

J’entraîne Manu et Anne vers une zone de la commune où se trouvent 3 lacs ou j’ai récemment fléché plusieurs ragondins. Nous descendons tranquillement vers le lac. J’ai envoyé Manu se poster sous les grands sapins au départ des buissons noirs qui bordent un recoin du lac.

Les ragondins passent habituellement par là pour rentrer au terrier. Je descends tranquillement vers la digue suivi d’Anne quand j’aperçois au loin un gros ragondin broutant au milieu de la bande de terre plantée de peupliers qui s’avance dans le lac à 3 mètres du bord et qui se termine à moins de 10 mètres de la digue.

Je siffle et fais signe à Manu qui finit par repérer l’animal. Au moment où il arrive au coin du lac le ragondin se met à l’eau. Je descends en courant au bord du lac, passe la digue et termine ma course en face de Manu derrière un saule dont les branches touchent l’eau.

Je cherche la remontée du ragondin qui a plongé pendant que je courais. Je pense le voir remonter près de Manu quand quelque chose attire mon regard. Le ragondin vient de refaire surface au milieu des branches de l’arbre. Il me regarde mais me laisse doucement armer mon arc.

Je vise et décoche. Mortellement blessé, il plonge et remonte rapidement au milieu des branches, tentant de s’y agripper. Le sang coule abondamment et je le pense mort quand dans un dernier sursaut il repart.

Il s’arrête vite et commence à se retourner puis se reprend et repart pour regagner la rive. Ma seconde flèche le stoppe net. Je le récupère ainsi que mes flèches et laissant Anne à la pêche nous partons pour le second lac, juste en dessous du premier.

Le second lac est désert comme à chaque fois depuis quelques temps. Nous partons pour le troisième lac un peu plus loin. A ma dernière sortie, j’avais vu de nombreux ragondins. Manu passera sur la droite et moi sur la gauche.

J’arrive juste au coin du lac, 2 canards décollent et précipitent un ragondin à l’eau. Je fais signe à Manu et lui fait comprendre qu’il faut courir vers le fond du lac.

Le ragondin refait surface pour replonger aussitôt. Nous courons au plus vite, Manu s’arrête sur les terriers, je traverse une bande épaisse de ronces pour atteindre le bord du lac. Un ragondin a plongé du côté de Manu. Nous guettons sa remontée quand Manu me crie que le ragondin est sur ma gauche dans les branches d’un arbre poussant les pieds dans l’eau.

Il est à 15 mètres environ et de cul. Je le manque successivement avec mes 3 flèches avant qu’il ne plonge et disparaisse. Je n’ai plus qu’à me mettre à l’eau, pantalons remontés, pour aller chercher mes flèches que mon lancer ne peut pas atteindre. Nous retournons chercher Anne avant de partir pour le lac du Tuco.

Sortie du 20 mars 2010

Je décide de poster Manu sur les terriers derrière les peupliers et de faire le tour du lac. Anne nous attend à la voiture. Nous commençons à peine à descendre vers le lac qu’un ragondin se met à traverser le lac vers la berge opposée. Manu part se poster.

Un second gros ragondin longe la berge opposée. Manu posté, je descends au bord du lac et le longe doucement provoquant quelques remous dans les joncs. Des ragondins ?

J’arrive au déversoir quand Manu m’interpelle et me fait des signes que je ne comprends pas. Je poursuis et finis par comprendre Manu a fléché un gros ragondin qui est remonté quelques mètres avant les terriers.

Un second a fait de même mais n’a pas attendu la flèche. Nous récupérons le ragondin et la flèche de Manu alors que la nuit tombe.

Sortie du 20 mars 2010

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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Vison d'Amérique
Faisan commun
Canard colvert
Foulque macroule
Bécasse

 

Guyane

 

Iguane vert
Tourterelle rouviolette
Hocco alector

 

Singe hurleur
Aymara

 

Argentine

 

Lièvre
Renard gris
Tinamou élégant

 

Québec

 

Tétras du Canada
Gélinotte huppée
Bernache du Canada