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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 21:35

La saison d’approche au chevreuil approchant à grand pas, je n’ai plus trop la motivation pour chasser le ragondin. Hier soir, je décide tout de même d’aller faire un tour. Il fait une chaleur étouffante. Je commence par aller au centre équestre de Saint Michel. Il reste encore un ragondin sur la mare et j’ai promis de résoudre le problème. En arrivant je demande si quelqu’un voit encore le ragondin de temps en temps, on me répond qu’il est régulièrement dehors en pleine journée. Je décide d’aller faire un tour près de la mare. La femme du propriétaire décide de m’accompagner. Mon approche est du fait peu discrète car elle parle très fort mais bon je tente le coup. En arrivant à la mare je me rends compte que le système d’aspersion de la piste est en route. La propriétaire par l’éteindre et j’en profite pour approcher seul de la mare. Je longe la rive dos à la barrière, tout semble calme à part les grenouilles qui sautent en tous sens. Tout à coup, dans l’angle droit de la mare j’aperçois un ragondin flottant en surface, il semble mort. Je le regarde un moment et conforte mon idée première. Il doit s’agir du dernier ragondin fléché que j’avais perdu. La propriétaire me rejoint et je lui montre le ragondin en lui expliquant que je vais aller chercher ma gaffe télescopique pour le sortir. Elle me dit que de son côté elle va aller chercher une brouette.

Je retourne donc à la voiture et reviens avec ma gaffe mais à ma grande surprise le ragondin n’est plus là ! Tout à coup un remous sous les ronces qui précède un second remous un peu plus loin au pied d’un sureau recouvert par les ronces et qui penche sur la mare. Je n’ose y croire, moi qui chasse le ragondin à l’arc depuis plus de 10 ans, je viens de prendre une leçon par un ragondin qui semblait être très imprégné par l’homme. Quelle honte ! Je fais le tour de la mare pour tenter de l’apercevoir au travers des ronces mais, à part 2 belles couleuvres à collier se dorant sur les ronces et des grenouilles, je ne verrai rien d’autre. Je pars faire un tour sur le fossé un peu plus loin sans succès.

Je pars tranquillement vers Saint Arroman mais je n’ai pas envie d’y chasser ce soir et je poursuis pour m’arrêter sur 2 lacs en cascade où j’ai fait 4 ragondins un matin. Le terrain est bien sec, je fais la moitié du chemin en voiture sur le chemin de terre. Des planteurs de tabac sont à l’œuvre. Je soulève une poussière impressionnante malgré ma faible vitesse. Je me gare contre un bâtiment agricole pour finir à pied à travers champ jusqu’aux lacs.

Je longe tout d’abord le premier lac, il fait encore très chaud. Les ragondins ne semblent pas de sortie. De grosses carpes sont immobiles, à l’ombre des arbustes, au ras de la surface. Je remonte vers le second lac. Une volée de colverts vogue en surface contre la berge opposée et finissent par s’envoler en me voyant. Ici aussi de grosses carpes sont en surface.

Je fais demi-tour et décide de passer le temps en faisant un petit affût d’observation aux blaireaux dans le petit bosquet au pied de la digue du premier lac truffée de terriers de blaireaux. Je réenconche ma flèche et tente de trouver un passage pour rentrer dans le bois sans faire trop de bruit. La végétation est marquée de grosses coulées et de traces de boue. Il doit y avoir des sangliers dans le secteur. Je finis par trouver un passage et rentre par une coulée dans le bois. L’intérieur est clair, les arbres sont assez espacés. Le ruisseau du déversoir du lac longe le bas du bois. Une grosse coulée bien marquée par le passage des blaireaux traverse le ruisseau et rentre dans le bois. Je décide de m’asseoir sur un arbre mort couché. La coulée passe par-dessus la souche de l’arbre.

L’attente commence et les premiers moustiques de l’année arrivent. 1 heure plus tard et 1à moustiques en moins, je décide de bouger un peu pour me dégourdir les jambes. Je suis la coulée qui traverse le bois en diagonale. Au pied d’un merisier, une sorte de gazouillement rauque venant d’au-dessus de ma tête me fait lever les yeux sur un trou à 3,5 mètres du sol dans le tronc. L’ouverture de 5 cm de diamètre me fait penser à un nid de pic. Je m’éloigne pour ne pas déranger. Je reste un court instant à regarder autour de moi non loin du coin du bosquet puis commence à retourner sur mes pas quand un mouvement furtif attire mon attention. Un puis 2 blaireaux arrivent sur ma gauche en fouissant l’humus. Ils se rapprochent doucement et finissent par venir à 10 mètres environ. L’un d’eux se détache et vient, en contournant un gros arbre, pour me sortir à moins de 5 mètres mais je suis à mauvais vent et il fait demi-tour pour s’éloigner d’un pas rapide. Son compère reste un moment à 10 mètres de moi dans la végétation puis s’avance à découvert avant de flairer lui aussi ma présence et de faire demi-tour à son tour.

Je retourne sur les lacs mais pas de ragondins pour ce soir. Je retourne à la voiture puis par pour le grand lac où je dépose les carcasses de ragondin. En me garant j’aperçois des pêcheurs. Je pars donc pour le Gers à Seissan. En arrivant, je salue un  pêcheur qui pêche au lancer contre le pont et pars en remontant le Gers vers le virage si souvent généreux. Un remous contre la berge à la sortie du virage. Je me rapproche doucement mais le ragondin se détache du bord et plonge juste devant moi. J’attends un peu, il ne ressort pas. Je remonte encore un peu le Gers et l’aperçois contre la berge opposée. Il longe le bord à contrecourant et se cale sous la berge. J’arme vise et décoche. Il se débat et plonge dans une eau rougie. J’ai dû le touché légèrement ma flèche ne l’a pas traversé.

Il ressort un peu plus loin, je le prends en chasse et réencoche. Il tente de remonter sur la berge d’en face, J’arme, vise et décoche rapidement Ma flèche traverse le ragondin et explose contre la berge (un caillou certainement). Il retombe lourdement dans l’eau pour disparaître un moment. Alors que je le cherche en face, il remonte devant moi, le reste de ma flèche et travers du corps. Le temps de réagir, il repart contre la berge d’en face. Je lui décoche une autre flèche. Manqué. Puis une autre alors que ses forces d’abandonne et le cloue à la berge opposée. Je n’ai plus de flèches.

Je pars en courant à la voiture et par faire le tour par le stade. Je récupère mon ragondin et mes flèches. Le pêcheur vient à ma rescousse pour la dernière en m’indiquant sa position de la berge d’en face car de mon point de vue je ne la retrouvais pas. Je le remercie et retourne à ma voiture pour revenir au pont pour chasser le Gers en aval mais pas le moindre ragondin pour ce soir. Il fait presque nuit, je rentre.

Sortie du 25 mai 2010

Alex

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 22:06

Hier soir, Jean Pascal, est venu chasser avec moi.

Nous partons pour le canal de Labarthe. Nous nous préparons puis nous partons en longeant le canal. Un colvert décolle devant nous, si les ragondins étaient de sortie il a dû les alerter. Rien ne bouge ce soir, il fait encore trop chaud. Nous passons le pont, un peu plus loin alors que nous approchons du bord Jean Pascal aperçois 2 petits ragondin sur la berge d’en face. Je m’éclipse pour lui laisser le champ de tir libre. Les 2 petits plongent dans le canal et l’un d’eux traverse vers notre côté. Jean Pascal arme et décoche. Touché, le petit ragondin perd beaucoup de sang et n’arrive plus bien à nager. C’est une flèche de colonne. Je le laisse revenir au bord, la flèche de Jean pascal part dans le courant. J’arme et décoche alors que le ragondin est contre la berge à mes pieds. Je le frôle et ma flèche se fiche au fond de l’eau. Changement de technique, je tente de l’attraper à la main mais il tente de fuir, je le rabat à l’aide de mon arc et m’en saisis pour l’achever. Jean pascal part pour essayer d’intercepter sa flèche au petit pont un peu plus loin mais elle lui échappe. 

Pendant ce temps, j’aperçois un remous contre la berge opposée et la scrute pour tenter d’apercevoir la cause de cette agitation. Un autre petit ragondin ressort contre la berge. J’arme, vise et décoche. Ma flèche passe au ras au-dessus de la tête. Il plonge alors que Jean Pascal est de retour. Il ressort un peu plus loin. Cette fois ma flèche en plein cou, le foudroie.

Je me mets pieds nus et remonte le bas de mes pantalons pour tenter de retrouver ma flèche à tâtons avec les pieds. Ma flèche finit par se décrocher du fond et part dans le courant. Jean pascal tente en vain de l’intercepter. Je pars en courant à la voiture pour aller chercher la gaffe télescopique et reviens en cherchant nos flèches. Celle de Jean Pascal est introuvable mais la mienne est restée coincée contre la berge un peu après le pont. Je la récupère puis part chercher les 2 autres et mon ragondin. En arrivant au-dessus de mes flèches je fais partir 2 belles couleuvres. Dans une position délicate à cause du talus à pic, je finis par tout récupérer sans oublier de me frotter un peu contre les orties.

Nous continuons et bifurquons le long du petit ruisseau mais nous ne levons que 3 canards. Nous retournons à la voiture.

J’amène Jean Pascal au petit lac au-dessus de l’église mais les ragondins ne sont pas encore sortis. 

Nous partons ensuite pour la mare à Loubersan sous les serres. En arrivant au coin de la mare, j’aperçois un petit ragondin qui vient de s’asseoir. Je le montre à Jean Pascal qui met un petit moment à le voir au travers des ronces. Il cherche une fenêtre de tir, arme, prend sa visée et décoche. Il pense l’avoir touché mais le ragondin est rentré au terrier, il sera impossible de le vérifier. Sa décoche a fait plonger plusieurs autres ragondins sur la mare, il part en courant pour tenter d’en flécher un mais ils sont déjà à couvert. Jean Pascal part faire le tour de la mare alors que je tente de retrouver son ragondin et sa flèche mais décidément il n’a pas de chance. Ils restent tous 2 introuvables, l’eau trouble devant le terrier confirme ma pensée, le ragondin est rentré au terrier.

Nous remontons à la voiture et partons pour le grand lac de mercredi soir à Labejan. En remontant le long du bois du Turc Jean pascal aperçois ne chevrette sur le bord de la route. Il me faut un moment pour la voir à cause du reflet du soleil sur mon pare-brise. En arrivant au lac un lièvre est assis sur la gauche au bord du ruisseau. Nous ne verrons rien sur ce lac.

Nous partons pour Durban. Sur le chemin nous apercevons un beau brocard au gagnage puis un beau faisan. En passant nous nous arrêtons sur une mare. Nous descendons vers le saule pleureur qui jouxte la mare. J’aperçois un gros ragondin, en face, sur la gauche, dans le coin de la mare mais Jean Pascal aperçoit un ragondin qui vient droit sur nous. Le saule me le cache un moment puis je l’aperçois. Il arrive tranquillement. Nous armons tous les 2, le ragondin s’arrête à 15 mètres environ. Jean Pascal contre jusqu’à 3 et nous décochons. Il me semble que Jean Pascal l’a touché et Jean Pascal pense que je l’ai touché mais pas lui. Le ragondin a plongé et a filé au terrier, son compère en face file lui aussi au terrier. Je pars chercher mon lancer pour récupérer les flèches.

Nous partons pour le lac à Durban où j’ai laissé mon canoë. J’envoie Jean Pascal se poster au pylône EDF qui servent de ponton et je pars faire le tour pour lui envoyer les ragondins. En descendant vers le lac nous apercevons au milieu des foulques plusieurs ragondins qui traversent vers la rive opposée. Les rainettes et les grenouilles chantent à tue-tête. Je passe les clôtures et pars pour traverser le ruisseau d’alimentation au passage bétonné. De l’agitation dans l’eau, je pose les yeux sur 2 petits ragondins longeant la berge. J’arme et suit le premier, c’est alors que j’aperçois la mère devant son terrier qui appelle ses petits. Je lui décoche une flèche dans le cou. Elle meurt sur le coup. Je réencoche, un petit s’arrête à 1 mètre de sa mère. Ma flèche le sèche net. L’autre rentre au terrier. Je laisse tout sur place et pars vers l’endroit où je pense voir les ragondins.

En longeant la berge j’aperçois un ragondin qui mange les joncs à la surface du lac. Je me baisse et m’approche à distance de tir avant de m’agenouiller et d’armer l’arc. Il vient vers moi, je le laisse venir et aperçois alors un autre ragondin sur la berge. J’hésite entre les 2. Pendant ce temps le premier ragondin regagne la berge. Je le vise et décoche. Il plonge suivit de 3 autres ragondins. Je me redresse et pars vers le lieu des plongeons. J’aperçois trop tard un ragondin qui me passe devant les pieds alors que je regarde plus loin sur le lac. Il plonge. Je longe un peu la berge jusqu’au bois. D’autres ragondins partent vers le pylône au centre du lac. Plusieurs ragondins s’immobilisent au milieu du lac. L’un d’eux remonte devant Jean Pascal sans qu’il ait le temps de le flécher. Les ragondins se dispersent et ressorte à droite, à gauche… il y en a de partout. Je ne sais plus où donner de la tête. Jean Pascal quitte son poste et part en longeant le lac. Il verra des ragondins mais n’aura pas d’occasion de tir. Je lance un énorme galet dans l’eau pour faire bouger les ragondins qui me regardent sans bouger. L’un d’eux part vers le poste qu’a laissé Jean Pascal. Je crie « ragondin au pylône ». Jean Pascal revient en courant mais ne trouvera pas le ragondin qui a disparu. La nuit tombe et le chant des batraciens devient assourdissant. Nous rentrons, je récupère au passage mes victimes.

Je retrouve Jean Pascal au niveau de la clôture électrique du parc des chevaux et trouve le moyen en remettant mes flèche sur le carquois de toucher un fil électrique ce qui me fais faire un bon impressionnant et tomber mon arc. Retour à la voiture pour les photos.

Sortie du 21 mai 2010
Sortie du 21 mai 2010

Alex

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 20:51

Ce soir, il me faut aller voir un chantier vers 18h à Labéjan. Je pars avec ma voiture personnelle et en profite pour faire une halte sur une mare à Durban que je n’ai pas regardée depuis quelques temps. Je me gare et me dirige vers la mare. Plusieurs voitures sont garées à proximité et des voies résonnent un peu plus loin. J’ai peu de chance de voir quoi que ce soit. Je jette tout de même un coup d’œil. Surprise, un ragondin se trouve dans l’angle de la mare mais il m’a repéré et rentre dans les ronces. Je ne le reverrai plus. Je me positionne en face des terriers.

Sortie du 19 mai 2010

Un remous se dessine à ma gauche. Je surveille la surface de l’eau et l’entrée des terriers. Tout à coup j’aperçois du coin de l’œil un gros ragondin qui vient de ressortir contre la berge opposée. Ce dernier remonte dans les ronces avant que je n’aie eu le temps de réagir.

Les grillons chantent à tue-tête, il fait encore assez chaud. 

Sortie du 19 mai 2010

Je retourne à la voiture et pars pour le lac où Manu a fléché les 2 petits ragondins vendredi matin. Le chemin de terre a bien séché et je peux descendre jusque sous la digue avec la voiture.

Sortie du 19 mai 2010

 Une grosse carpe très amaigri tourne dans le trou d’eau en aval du passage busé.

Sortie du 19 mai 2010

 Je pars vers le lac et remonte sur le côté droit de la digue, les foulques sont fidèles au rendez-vous.

Sortie du 19 mai 2010

Je longe la berge en direction du petit bosquet. Au bout d’un moment un ragondin se détache sur l’eau, au loin, au milieu des foulques.

Sortie du 19 mai 2010

Je m’avance doucement. 40 mètres avant le bosquet, un ragondin se met à l’eau à 20 mètres devant moi. Je presse le pas mais il plonge. Je continue un peu vers le bosquet puis attends qu’il remonte mais il refait surface un peu trop loin. Ma flèche va ricocher sur l’eau et risque de le blesser sans le tuer.

Je l’observe un moment. Un second ragondin arrive du bosquet et vient droit sur moi. Je m’agenouille. Il va et vient, s’arrête et observe un instant, fait demi-tour, s’éloigne un peu du bord, zigzague puis finit par longer à 7 ou 8 mètres du bord. J’ai armé depuis un moment. J’aurais préféré le tirer un peu plus prêt à cause de l’angle que ma flèche fait avec l’eau mais c’est maintenant ou jamais, il va passer sur ma gauche et à part de me lever je ne pourrais plus tirer. Je prends la visé et décoche. Il me semble l’avoir touché mais ma flèche ricoche à la surface et finit au milieu du lac.

Il a plongé et de grosses bulles remontent en surface sur sa trajectoire qui semble venir vers moi. J’attends un moment sans le voir ressortir.

Je poursuis vers le bosquet. Au moment où je passe l’affût à canard, un ragondin se met à l’eau mais son attitude me semble bizarre. C’est certainement le ragondin que je viens de tirer et il doit être blessé. J’avance encore un peu et tente de l’apercevoir au milieu des branches mais il n’y a que des foulques qui bougent à peine pour tenter de se camoufler.

Je finis par continuer. En sortant du bosquet j’aperçois un petit ragondin sous une touffe de ronce en surface. Je cherche une fenêtre de tir quand un second petit ragondin plonge sur le premier et ils s’éloignent sous les ronces. Je longe derrière les ronces et entre aperçois à plusieurs reprise les petits ragondins se débinant. Au bout d’un moment l’un d’eux s’immobilise sous les ronces. Je prends ma visée au travers des ronces et décoche. Ma flèche l’a séché net mais est restée sous l’eau.

Les autres petits ragondins sont introuvables. Je poursuis pour me retrouver en face de la zone de terriers. Du mouvement, dans les hautes herbes et dans les branches d’un petit buisson poussant dans l’eau, attire mon regard sur un nid contenant plusieurs œufs et un poussin de foulque.

Sortie du 19 mai 2010

Je reviens sur mes pas et prends la barque du chasseur de canard pour récupérer mes flèches.

Sortie du 19 mai 2010

Je commence par vider l’eau accumulée à l’intérieur. Je récupère d’abord la première au milieu du lac puis pars chercher le petit ragondin et la seconde. En chemin, une masse sombre à la surface m’interpelle. Je me rapproche un peu. C’est mon ragondin de tout à l’heure. 

Sortie du 19 mai 2010

Je le récupère puis pars récupérer le petit et me flèche

Sortie du 19 mai 2010

avant de retourner ranger la barque.

Sortie du 19 mai 2010

Je pars pour le second lac en aval. La grosse carpe est toujours là. Plusieurs canards décollent du ruisseau puis du départ du lac dans les saules. La surface de l’eau est très agitée et l’eau toute trouble. Je regarde au travers des saules

Sortie du 19 mai 2010

et me rends compte qu’il s’agit de dizaines de carpes. Je continue et trouve à nouveau des dizaines de carpes dans les hautes herbes du bord du lac.

Sortie du 19 mai 2010
Sortie du 19 mai 2010

Pas de ragondin ce soir, je retourne à la voiture.

Sortie du 19 mai 2010

Je pars pour la mare sous les serres de fraisier à Loubersan.

Sortie du 19 mai 2010

Je traverse le blé par le passage de tracteur et me dirige vers la mare. Un mouvement dans l’herbe à 25 mètres devant m’indique qu’un ragondin a démarré.

Sortie du 19 mai 2010

Je presse le pas et l’aperçois rentrant au terrier à travers les ronces.

Sortie du 19 mai 2010

Je longe au-dessus du roncier et aperçois un petit ragondin arrivant par le déversoir.

Sortie du 19 mai 2010

Je le laisse un peu se rapprocher et lui décoche une flèche qui passe bien derrière et se coince sous les algues. Il plonge et disparaît. Je vais récupérer ma flèche

Sortie du 19 mai 2010

et pars pour Labéjan.

Je pars pour un grand lac que j’ai peu chassé cette année faute d’y voir des ragondins. Je me gare sous la digue et remonte sur le côté droit du lac pour commencer à chasser en longeant la berge. 3 colverts décollent contre la berge opposée. Le lac est calme ce soir encore. En arrivant vers le bout du lac, j’aperçois un gros ragondin qui longe la berge opposée en venant vers moi.

Sortie du 19 mai 2010

Je m’agenouille et attends. Il avance assez rapidement mais il bifurque brusquement pour remonter sur la berge. J’attends un peu puis tente de me rapprocher. Arrivé en face de l’endroit où il est remonté je ne l’aperçois pas. Il a dû rentrer au terrier.

Je continue vers le ruisseau. Un second ragondin me laisse passer et plonge presque sans bruit. Le remous me fait tourner la tête et je peux suivre sa trajectoire grâce au remous boueux et aux petites bulles qui remontent en surface. Les ronces se mettent à bouger contre la rive opposée. Il est rentré au terrier.

Je continue. Un peu plus loin, en longeant le ruisseau, j’aperçois un remous sous les branches basses d’un noisetier. Je me rapproche et aperçois alors un gros ragondin qui traverse le ruisseau vers la berge opposée. J’ai juste le temps d’armer et de décocher dans le mouvement. A l’impact il me semble être dedans. Le ragondin et ma flèche ont disparu. J’attends un peu mais rien ne bouge.

Je repars en longeant le ruisseau. De l’autre côté du noisetier, un autre remous, quelque chose vient de démarrer. Je repars en arrière et tente d’apercevoir de quoi il s’agit mais sans succès.

Je repars vers le passage busé sans voir de ragondins.

 Une silhouette rousse sort du blé à 20 mètres devant moi, c’est un brocard. Je me baisse pour ne pas l’épouvanter et le faire partir en aboyant. Curieux il m’observe puis fait quelques pas saccadés en balançant la tête. La position devient très inconfortable et je dois poser un genou à terre pour ne pas attraper une crampe. La réaction est immédiate, le brocard part en longeant le blé puis rentre dans la culture puis disparaît en aboyant.

Je traverse sur le passage et reviens en arrière vers l’endroit du tir pour essayer de retrouver ma flèche. Les sangliers ont tout retourné le long du ruisseau. Je rentre dans le bois et arrive sur la zone du tir. Je ne vois pas ma flèche. Je suis juste à côté d’un terrier et regarde à l’intérieur par les ouvertures creusées lors d’un déterrage quand à moins d’1 mètre de mon pied, la tête d’un ragondin surgit de l’eau.

Le temps d’armer il a replongé. Il ne semble pas être rentré au terrier, je ne l’ai pas vu passé par l’ouverture creusée au ras de la berge. Je me positionne au ras de la berge pour attendre qu’il remonte. Une masse sombre sous l’eau attire et focalise mon attention. Plus je la regarde et plus je me persuade qu’il s’agit de mon ragondin. J’attends quand tout à coup, un mouvement me fait armer. Fausse alerte c’est une écrevisse qui sort du terrier. Je désarme. Une autre écrevisse sort du terrier. Le temps passe et un trait bien rectiligne qui ressemble à ma flèche m’apparaît tout à coup comme planté dans l’entrée du terrier. L’eau se met à bouger et la masse noire se déploie. J’arme. Le ragondin sort doucement la tête de l’eau où vient le cueillir ma flèche. Il est séché net.

Sortie du 19 mai 2010

C’est effectivement ma flèche qui est restée en travers que je voyais tout à l’heure. Je récupère mes flèches et l’animal et je rentre. Jean pascal vient chasse vendredi, je ne vais pas vider tous les lacs du secteur.

Sortie du 19 mai 2010

Sur le retour j’aperçois un gros ragondin au milieu du lac qui a tôt fait de rentrer à couvert, un autre plus loin devant les terriers l’imite rapidement. Contre mon côté de berge un petit ragondin part vers la digue. Je tente de me rapprocher mais il bifurque et plonge pour traverser vers les terriers. J’attends un peu sans le voir ressortir. Je rentre

Sortie du 19 mai 2010

Alex

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 06:08

Hier soir, en sortant du boulot j’attaque par le canal de Labarthe. Je longe tranquillement le canal, le courant est encore fort aujourd’hui, pas le moindre ragondin en vue, je bifurque pour longer le petit ruisseau affluent du canal. L’eau est trouble et j’ai bon espoir de voir un ragondin mais je progresse sans rien voir. Tout à coup un étourneau qui s’envole au-dessus de ma tête me fait sursauter, j’étais absorbé par ma chasse. Puis une palombe, puis 3 autres. Je poursuis lentement, les terriers semblent avoir été fréquentés dans l’après-midi. Un peu plus loin un couple de colvert me décolle sous le nez, puis une cane seule une peu plus loin. J’arrive sur la zone ou la haie a été arrachée. La végétation a bien poussée depuis ma dernière visite et une ligue d’herbe haute me cache le bord du champ de féverole. Je redouble d’attention pour ne pas me faire surprendre par un ragondin caché par la végétation. Rien, je passe le premier passage busé puis en arrivant au second, j’ai juste le temps d’apercevoir ce que j’identifie comme un ragondin rentrant au terrier dans un terrier au ras de la buse.

Sortie du 18 mai 2010

Je traverse d’un bon le ruisseau et me poste face au terrier. L’attente commence. Au bout d’un moment un mouvement d’eau venant de la buse m’alerte. Trop tard, un jeune ragondin sort de la buse et plonge pour rentrer au terrier en un éclair me laissant sans réaction. J’attends un peu puis je fais demi-tour.

Je quitte le ruisseau pour regagner le bord du canal à travers champ. Je regagne le bord et longe l’eau sans rien voir jusqu’à la zone bordée d’arbres. 2 rats musqués se suivent sur l’eau et descendent le courant. Cela fait bien 3 ans que je n'en ai pas vu dans le Gers. Je me décale du bord et tente de les doubler pour les intercepter un peu plus loin mais l’un d’eux plonge immédiatement. Je retrouve le second un peu plus loin mais j’ai juste le temps de le voir s’enfiler sous la végétation contre la berge opposée. J’attends un peu mais il ne ressort pas. Je tente de me déplacer un peu pour avoir un autre angle de vue. Mon pied casse une branche morte et un plongeon retentit plus en amont. Je ne verrai pas de quoi il s’agit.

J’arrive presque au bout de la zone boisée et je n’ai pas vu un seul ragondin quand j’aperçois un ragondin remontant le courant contre la berge d’en face. Il a plongé. J’attends un peu espérant le voir remonter au pied de l’arbre le plus proche. Effectivement, j’aperçois d’abord sa queue puis son museau au milieu des branches. J’arme mon arc mais le tir n’est pas aisé. Il bouge et se place de cul contre le tronc, se dégageant un peu. J’ajuste ma visée et décoche. Ma flèche le clou à la berge et le sèche net. Il finit par se remettre à bouger et se débat un peu avant de s’immobiliser. Je fais le tour par la route pour le récupérer. Je suis obligé de laisser la lame en la dévissant pour récupérer ma flèche.

Sortie du 18 mai 2010

Je pars pour le petit lac au-dessus de l’église. Je me gare sur le chemin de terre qui descend au lac. Je longe le chemin puis arrive sous la digue du lac avant de longer le lac sous le talus sur la droite. Il me semble apercevoir une boule sombre dans le blé brouté devant moi mais la végétation m’empêche rapidement de voir devant moi. Je remonte doucement dans le blé vers le haut du talus du lac. Un ragondin démarre dans le blé et se précipite vers le lac. Je stoppe net. Il en fait de même à 3 mètres des ronces.

Sortie du 18 mai 2010

J’attends sans bouger. Il se remet à brouter et revient vers le blé. J’avance à pas calculé. Un second ragondin plus petit le rejoint. Le vent est capricieux et temps de plus en plus à me trahir. J’essaye de gagner un maximum sur les mètres qui me sépare des ragondins. Tout à coup le plus petit démarre et rentre dans les ronces, le plus gros ne semble pas inquiet mais le rejoint rapidement. J’avance doucement et me place dans les ronces en haut du talus qui surplombe le lac. J’aperçois les ragondins au travers des ronces. Ils tournent sur l’eau et le plus petit finit par venir se caler contre la berge sur une souche. J’arme et décoche au travers des ronces. Il me semble être bon mais le ragondin qui vient de plonger a disparu au terrier et ma flèche est fichée sous l’eau. Peu de chance de trouver des indices.

Sortie du 18 mai 2010

J’attends un peu mais rien ne bouge, je descends chercher ma flèche. Des boules de têtards tournoient en surface autour des crottes de ragondin dont ils semblent se nourrir. Ma flèche est couverte de têtards. Je parviens à la décrocher du fond et à la récupérer grâce à une autre flèche. Comme prévu aucun indice. Je retourne à la voiture pour partir à Saint Arroman.

Je me gare au pont du Sousson, au bord de la route de Masseube. Je pars en remontant le ruisseau.

Sortie du 18 mai 2010

Rapidement, j’aperçois un ragondin qui longe la berge opposée. Je me décale et reviens vers un terrier très fréquenté où je pense le voir arriver. En revenant vers le bord, je ne le vois pas tout de suite, il est calé contre la berge et ne laisse dépasser que sa tête. J’arme, vise la tête et décoche. Ma flèche le sèche net et le cloue à la berge. Les berges abruptes ne me laissent pas le choix, il me faut me mettre à l’eau pour le récupérer. Je le remonte ainsi que ma flèche et le ramène à la voiture avant de reprendre ma chasse.

Je repars en chasse. Je passe les 2 passages busés sans rien voir quand, dans un virage, un léger remous contre la berge opposée attire mon attention. C’est une poule d’eau tout juste cachée sous quelques brins d’herbe. Je tente de la prendre en photo. Au déclenchement du flash elle démarre en trombe et ma photo est floue. Dommage.

Un peu plus loin, j’avance précautionneusement en arrivant près d’un arbre tordu au pied duquel se trouve un terrier. Plusieurs fois déjà je me suis fait avoir par un ragondin. Il ne semble pas là aujourd’hui. Je relâche mon attention et le malin en profite pour sortir d’un renfoncement de la berge un peu plus loin et rentrer au terrier devant moi. 

Sortie du 18 mai 2010

J’attends un peu puis poursuis ma route. Je passe le premier virage à 90° et me décale du bord pour revenir sur les terriers un peu plus loin. En me rapprochant du bord, j’aperçois un ragondin se débinant vers son terrier. J’arme rapidement et vise dans le mouvement. Je décoche, mon ragondin touché se débat et parvient à se dégager de ma flèche restée fichée au fond du ruisseau. Il regagne son terrier en un éclair, gronde un court instant puis le calme s’installe.

Sortie du 18 mai 2010

J’attends un peu en vain puis retour à l’eau pour récupérer ma flèche.

Sortie du 18 mai 2010

Sur le retour, j’aperçois la poule d’eau qui rentre sous un petit tas de branche. Dans la dernière ligne droite, à 150 mètres de la voiture, un lièvre se tient fièrement assis au bord du colza semence. Il détale à mon approche en longeant la bordure du champ. Je reprends la voiture pour me diriger vers Clermont Pouyguilles.

Je fais une petite halte pour longer un fossé qui débouche sur le Sousson. Pas de ragondin ce soir.

Je poursuis jusqu’au petit lac au-dessus de la mare aux ânes. Je me gare au bord de la route et reviens à pied vers le lac. Un tracteur est entrain de traiter le blé, l’odeur du traitement flotte dans l’air. Un rapide coup d’œil au lac qui est vide ce soir et je pars en longeant le ruisseau vers la mare aux ânes.

Sortie du 18 mai 2010

200 mètres plus loin environ, je m’arrête brusquement. Un ragondin à peine à 7 mètres devant moi, sur la berge opposée, broute paisiblement. Il ne m’a pas remarqué. J’arme et lui décoche une flèche de ¾ face. Il se débat, se dégage de ma flèche

Sortie du 18 mai 2010

et chute lourdement dans le ruisseau où il se débat un instant avant de s’immobiliser contre une touffe de joncs.

Retour à la voiture en saluant l’agriculteur au passage.

Je pars pour les lacs où je croise régulièrement les sangliers. Je descends le chemin de terre en voiture et me gare à l’angle du bosquet. Je finis mon chemin à pied, l’arc à la main le lancer dans le dos. Un remous attire mon attention et je me dirige droit vers lui. En arrivant au bord de l’eau je ralentis et cherche un ragondin dans les herbes hautes mais il ne semble pas y avoir de moustachu dans le coin. Tout à coup un peu plus loin un ragondin se met à l’eau et commence à s’éloigner du bord. Il est un peu loin mais tout de même à moins de 15 mètres, j’arme et décoche au moment où il plonge. Raté.

Sortie du 18 mai 2010

Je réencoche et attends un peu en surveillant les terriers en face. Rien ne bouge. Je récupère ma flèche et longe le lac. Un peu plus loin un ragondin m’observe contre la berge. Je me décale pour revenir sur lui mais il n’est plus là ! Je continue vers le saule pleureur à 10 mètres à peine. Le ragondin plonge et laisse derrière lui une traînée boueuse.

Je reviens à mi-chemin des terriers et attends un moment. Rien ne bouge. En face un remous me décide à aller voir. Un sillon traverse le lac avant que j’arrive, c’est un ragondin qui parvient sous le feuillage des branches basses, contre la berge en face et qui disparaît ainsi.

Je reviens sur mes pas et passe le déversoir pour longer le petit ruisseau jusqu’au lac suivant. Je traverse un semé de maïs avant d’arriver dans une prairie. Au moment où j’entre dans les herbes hautes, un lièvre surgit et me passe au ras pour traverser le semé de maïs et rejoindre un petit bosquet un peu plus haut.

Je poursuis, plus haut sur ma droite, j’aperçois au travers de la haie qui borde le ruisseau, un autre lièvre assis au bord du bois.

J’enjambe plusieurs clôtures électriques, traverse une haie et arrive en vue du lac. Un coup d’œil dans la friche qu’il me faut traverser pour atteindre le lac. Rien à signaler. J’avance doucement dans les herbes hautes. Plus bas, un petit renard surgit des ronces et part en biais vers le bois. Je le revois au moment où il traverse le chemin forestier qui s’enfonce dans le bois puis il disparaît pour de bon.

Je longe le lac, l’eau bouge devant les joncs mais aucun ragondin ne sort quand tout à coup alors que je viens juste de le dépasser sans le voir, un gros ragondin s’élance sur l’eau pour traverser. J’arme rapidement et prends la visée. Ma flèche part et le touche, il se débat puis plonge et se débat un moment sous l’eau. Puis l’eau bouge sous les ronces en face. Je fais le tour en passant par le bois. Les hérons lancent leurs cris du haut des arbres. Un brocard détale en aboyant.

Je traverse les ronces par le passage fait la dernière fois pour récupérer un ragondin et descends au bord de l’eau. La surface s’agite. Je pense voir mon ragondin blessé mais c’est une poule d’eau qui s’envole. La luminosité baisse rapidement et je n’y vois plus assez. Je reviendrai demain.

Je rentre en contournant le bois alors que les deniers hérons rentrent à leur dortoir et que la nuit s’installe. Le brocard recommence à aboyer dans la pénombre du sous-bois.

Le semé de maïs est ponctué de trou de blaireaux servant de latrines. Un lièvre détale en crête se détachant à peine sur le ciel qui s’est bien assombri déjà.

Sortie du 18 mai 2010

Alex

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 17:38

Ce matin, je n’avais pas prévu d’aller chasser mais Manu étant motivé pour aller faire un tour, nous décidons de nous retrouver à Loubersan à 5h50.

Il fait encore nuit alors que je retrouve Manu arrivé en avance. Je vais l’amener chasser sur un lac qu’il ne connaît pas encore. Situé sur Clermont Pouyguilles, il est aussi accessible par Loubersan en passant par un chemin de terre. Le chemin étant mouillé suite aux précipitations abondantes de ces derniers temps nous préférons laisser la voiture et descendre à pied. Nous arrivons au lac par le dessous de la digue, la luminosité n’est pas encore suffisante pour voir au loin. Un chevreuil démarre sur notre droite et rentre au bois sans que nous puissions le voir. J’explique à Manu la stratégie de chasse à adopter sur ce lac et nous nous séparons. Manu prend à droite et moi je longe la digue pour rejoindre la berge opposée. De nombreuses foulques voguent en surface. La luminosité croissante nous permet de voir de plus en plus loin.

Un bruit de décoche retentit, Manu vient de lâcher une flèche et cherche le ragondin du regard. Je lui demande s’il pense l’avoir touché mais il semble que non. Je poursuis ma route. Mon côté de lac est bien calme ce matin, je passe le bout de haie où se trouvent souvent les ragondins puis une zone de gagnage sans rien voir. Les foulques quittes peu à peu la surface de l’eau pour rejoindre la sécurité du couvert.

Je longe les ronces sous lesquelles se trouvent une bonne partie des terriers du lac. Rien en vue, la surface de l’eau est bien calme ! Je remonte en longeant le bois pour rattraper le passage qui me permettra de redescendre vers le lac et de traverser un des ruisseaux d’alimentation. Je descends à travers bois et traverse le ruisseau puis le longe pour revenir vers le lac. Un ragondin démarre au milieu des herbes hautes noyées par la montée du lac, je presse le pas, 2 autres le suivent et rejoignent rapidement le couvert des branches et des ronces qui descendent sur l’eau. Plus loin un autre ragondin traverse vers les terriers. Je tente de me rapprocher mais il plonge et ressort directement dans son terrier.

Je pars me poster derrière un arbuste au bord de l’eau, juste en face des terriers. Un ragondin est immobile à la surface de l’eau au ras des ronces, contre la berge d’en face à 50 mètres de ma position. J’attends mais il ne semble pas vouloir bouger, il m’a repéré. Il finit par plonger et disparaît. J’attends encore un peu, un des ragondins de tout à l’heure quitte son abri pour revenir vers les terriers mais il plonge rapidement et disparaît lui aussi.

Je quitte mon poste et poursuis ma route. Un bruit de décoche, puis un second retentissent derrière le virage. J’avance vers le bruit et tombe sur Manu en pleine action, il décoche une troisième flèche au moment où j’arrive. Je me rapproche et lui demande le résultat. Il tire sur des petits ragondins et pense en avoir touché au moins un.

Je le rejoins et aperçois une queue qui dépasse des joncs partiellement immergés. Je pose mon arc et saisi le petit ragondin que je pensais blessé. Il ne semble pas touché (Manu s'apercevra plus tard qu'il est en fait blessé au dos). Juste à côté une autre queue dépasse de sous les joncs, je la saisie. Cette fois ce petit ragondin est bien touché à la tête je l’achève rapidement puis nous tuons également l’autre petit ragondin. Nous récupérons les flèches de Manu.

Nous repartons vers la digue par le côté de Manu, des foulques leurs petits agitent la surface de l’eau sous les ronces. Manu passe devant. Le blé est bien touché en bordure du lac. Manu saute par-dessus un trou d’eau et alors que je m’apprête à le suivre un petit ragondin, de la taille des 2 autres, surgit de nulle part. Il était sous trois bouts d’herbe, au bord de l’eau, à moins d’un mètre de mon pied. Manu a failli l’écraser en passant. Il plonge et rejoint un terrier immergé. Nous attendons un peu mais il ne remonte pas. Nous poursuivons. D’autres foulques se débinent avec leurs petits dans la végétation.

La flèche de Manu a dérivé et je ne peux pas l’atteindre avec mon lancer. Je décide d’aller faire un tour sur l’autre lac en contrebas. Il semble qu’il se soit bien rempli depuis ma dernière visite.

Nous longeons le ruisseau d’alimentation, un chevreuil sort du bois au-dessus du lac qui se rapproche. Je cueille une herbe et la coince entre mes pousses pour tenter de l'appeler. Il nous regarde mais ne vient pas. Il s'arrête et regarde vers nous à chaque appel puis finit par rejoindre la bordure du champ de blé sur notre droite. Il remonte en suivant le blé alors que nous reprenons notre chemin puis rentre dans la culture en faisant de grands bons.

Nous arrivons au lac qui débute par une zone de petits saules qui poussent les pieds dans l’eau. Nous venons de passer un fossé quand j’aperçois 3 gros ragondins se mettant à l’eau. J’en averti Manu et reviens sur nos pas pour traverser le ruisseau d’alimentation et rejoindre la berge opposée. Je suis obligé de mettre les pieds dans l’eau et traverse dans 30 cm d’eau, au milieu des petits saules et des hautes herbes récemment noyées. Une cane démarre, rapidement suivie de ses canetons qui s’éparpillent en palliant. Je passe difficilement au travers des saules et arrive en face de Manu. Il n’a pas vu les ragondins ! Ils ont disparu, je ne les retrouve pas, je ne comprends pas où ils ont pu passer. Nous cherchons un moment puis nous partons pour explorer les bords du lac.

Nous avançons chacun d’un côté du lac. Au bout d’un moment je décide de faire demi-tour, les bords du lac me semble peu propices à une rencontre mais Manu, en face, me fait des signe il semble avoir vu quelque chose. Nous continuons donc pour nous rejoindre. Manu a plus de mal à longer le lac à cause du talus pentu et du bois qui borde le lac. Je le rejoints à près la digue alors qu’il vient de sortir du bois. Manu a trouvé un crâne de chevreuil au bord du lac.

Sortie du 14 mai 2010

Nous retournons à la voiture. Mais, alors que nous arrivons au ruisseau d’alimentation, au niveau des saules, un mouvement dans l’eau attire mon attention. Je comprends rapidement et lance à Manu : « Il est là ». Je rentre dans l’eau, il n’y a que 50cm de profondeur, et me dirige vers l’onde. J’aperçois rapidement un ragondin en surface, calé dans les branches d’un petit saule. Je me rapproche un peu et voyant qu’il commence à s’agiter, j’arme mon arc et lui décoche une flèche qui ricoche sur son dos pour se ficher dans un petit saule. Le ragondin a plongé et ne ressort pas. Je vais vérifier mon tir. La lame a emporté une grosse touffe de poil contre le petit saule. J’encoche une autre flèche et pars à la recherche du ragondin qui est certainement blessé. Je tourne un moment, dans l’eau jusqu’aux cuisses, au milieu des petits saules dont une partie a été coupée par des ragondins (en atteste leur taille en biseau). Au bout d’un moment, une onde attire mon attention au pied d’un petit saule. J’aperçois la tête de mon ragondin qui émerge à peine. Je prends la visée et décoche. Le bruit de l’impact me laisse penser que mon ragondin est mort mais impossible de le retrouver. Je récupère ma flèche fichée au fond de l’eau et pars chercher la première. Je ne retrouverai pas mon ragondin. Manu qui a décidé de venir m’aider est lui aussi descendu dans l’eau mais n’ayant pas vu un trou, il se retrouve dans l’eau jusqu’à la taille. Je relève les canetons en revenant vers le bord.

Nous revenons au premier lac avant de partir pour récupérer la flèche de Manu. Elle a dérivé vers le déversoir et est facile à récupérer. Côté droit, 3 masses sombres sont dans l’herbe un peu avant le bosquet de l’affût à canard. Il nous semble identifier des ragondins. Manu ayant les bottes pleines d’eau craint d’être trop bruyant pour tenter une approche. Les foulques se coursent sur l’eau quand tout à coup un ragondin se précipite à l’eau. Il reste 2 boules sombres. J’attaque mon approche mais à mesure que je me rapproche je me rends compte qu’elles ont disparu. Manu longe sur la berge opposée. Je traverse le bosquet et tombe sur une cane colvert et ses canetons. Je finis le tour du lac sans voir de ragondin et rejoins Manu.

Nous retournons à la voiture et partons pour la mare en dessous des serres de fraises. Du haut du coteau, j’aperçois un gros ragondin qui longe la berge opposée de la mare et se dirige vers les terriers. Nous descendons par le passage de tracteur au milieu du blé. Nous longeons le bosquet d’épine et en arrivant au coin de la mare, j’aperçois le gros ragondin. Il est sur la berge, j’appelle Manu pour le lui faire tirer. Il ne se sent pas de décocher au travers des branches et le temps de me décider à tenter ma chance il rentre dans le bosquet. A faire trop de politesse, j’ai laissé partir ce gros ragondin que je n’aurais peut-être plus l’occasion de voir.

La mare semble bien calme, nous longeons derrière les ronces pour faire le tour du point d’eau quand tout à coup 2  r ragondins se mettent à l’eau et viennent vers nous. Manu, derrière moi est mieux placé pour tirer et il les a vus avant moi. Il a armé, j’arme à mon tour et le laisse tirer en premier. Sa flèche part et frappe le premier ragondin. Le sang jailli à l’impact de façon spectaculaire. Le second ragondin a plongé et ne ressortira pas. Je désarme. Manu court vers les terriers mais son ragondin ressort au milieu de la mare, il perd énormément de sang et meurt rapidement. Manu est aux anges. Nous partons récupérer sa flèche et son ragondin puis nous retournons à la voiture.

Nous partons pour le petit lac à Clermont Pouyguilles, au-dessus de la mare aux ânes. Il n’est agité que par quelques carpes en surface. Nous sommes à mauvais vent pour descendre le ruisseau et le courant est fort aujourd’hui, je ne le sens pas.

Sortie du 14 mai 2010

Nous partons pour Saint Arroman. Je me gare au pont de la route de Masseube et nous partons pour remonter le Sousson. Le courant est fort, l’eau est trouble. Au bout d’un moment j’aperçois un ragondin qui se débine dans les ronces contre la berge opposée. Je fais comprendre à Manu qu’il ne doit plus bouger. Le ragondin n’est pratiquement plus visible, je le devine dans les ronces et voit sa queue qui dépasse. J’arme et vise au jugé. Ma flèche le touche un peu en arrière. Je réencoche. Il gesticule beaucoup. Ma seconde flèche juste au-dessus de la tête l’empêche de trop bouger et ma troisième en plein cou le sèche net. Manu le récupère. C’est en fait un ragondin que je pensais avoir manqué samedi dernier. Il est entaillé sur tout un côté et a une patte cassée.

Nous continuons notre route au bord du Sousson mais nous ne verrons pas d’autres ragondins. Nous rentrons, il me faut finir de me préparer pour partir à TDA près de Bordeaux.

Sortie du 14 mai 2010

Alex

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 04:54

Ce soir, en sortant du boulot, je commence par aller chasser à Labarthe. Un rapide coup d’œil au bord de la D929 ne donnera rien.

 

Sortie du 11 mai 2010

Je poursuis jusqu’au canal. Je me gare au bord de la route, enfile ma tenue camo et pars en chasse avec ma gaffe à la main. Les récentes pluies ont fait monter le niveau du canal, le courant est plus fort que d’habitude et l’eau plus trouble.

Sortie du 11 mai 2010

Je longe tranquillement le canal quand mon attention se focalise sur un remous un peu plus loin contre la berge d’en face. Fausse alerte, il s’agit d’un branche agitée par le courant mais quelques mètres derrière il me semble voir un ragondin en surface contre la berge. Je me rapproche doucement et effectivement c’est bien un ragondin. Je pose ma gaffe. J’arrive à 6 ou 7 mètres de l’animal qui me présente un bon ¾ arrière. J’arme mon arc, prends la visée et décoche. Le ragondin se débat un instant, entravé au milieu des branches par ma flèche restée en travers, puis s’immobilise rapidement. Je déplie ma gaffe mais il est trop loin.

Sortie du 11 mai 2010

Je poursuis jusqu’au passage sur le pylône EDF un peu plus loin et traverse pour le récupérer. Il me faut franchir un gros fossé pour atteindre mon ragondin, je prends mon élan et m’empêtre dans les ronces pour atterrir les 2 pieds dans l’eau. « Bien joué ! ». Je récupère mon ragondin

Sortie du 11 mai 2010

et poursuis jusqu’à la voiture où je le pose avant de repartir en chasse.

Je longe le canal en regardant par-dessus les herbes hautes mais pas de ragondin ce soir.

Sortie du 11 mai 2010

Le blé est bien touché par endroit, signe que la zone est tout de même bien fréquentée.

Sortie du 11 mai 2010

J’arrive au petit ruisseau qui se jette dans le canal et bifurque pour le suivre.

Au bout d’un moment, j’aperçois un remous dans le lis du petit ruisseau, je pose ma gaffe et m’avance doucement. Trop tard, l’eau est encore trouble mais le ragondin a rejoint son terrier.

Sortie du 11 mai 2010

J’attends un peu mais il ne semble pas vouloir ressortir. Je ramasse ma gaffe et poursuis. Je décide un peu plus loin de laisser la gaffe derrière moi pour ne pas être gêné dans ma chasse. J’arrive dans la zone où la haie a été arrachée et le fossé curé. L’eau du ruisseau est de plus en plus trouble, c’est bon signe. Je longe un champ de féverole sur ma gauche.

Sortie du 11 mai 2010

Tout à coup, je distingue la tête d’un ragondin partiellement dissimulé derrière une touffe d’herbe. Il broute paisiblement. L’approche commence. En me rapprochant je m’aperçois qu’il y a en fait 2 ragondins côte à côte. Je parviens à me rapprocher à 6 ou 7 mètres et arme mon arc. Le plus proche me présente un ¾ arrière idéal. Je prends ma visée et décoche. Le second ragondin démarre en trombe et saute dans le ruisseau avant de s’enfiler dans une grosse buse. Le ragondin touché a accusé le coup et met un moment à démarrer, il titube mais finit par partir lui aussi vers le ruisseau. Il peine à avancer et je me précipite pour l’intercepter. Il me fait face avant de se jeter à l’eau, me fait face à nouveau puis file se réfugier dans un terrier juste sur la gauche de la buse.

Le pensant perdu, je pars récupérer ma flèche qui est quelques mètres après l’impact. La piste de sang est bien visible, il perd du contenu intestinal

Sortie du 11 mai 2010

et beaucoup de sang.

Sortie du 11 mai 2010

Un bout d’intestin et une grosse traînée de sang orne le talus du ruisseau. Tout a coup, un bruit dans la buse, le second ragondin avait fait demi-tour pour rejoindre son confrère au terrier mais il s’est ravisé en m’entendant arriver. J’ai déjà les pieds mouillés, je suis plus à ça près, je descends dans le lit du ruisseau où je m’enfonce un peu dans la vase. Je me baisse et aperçois le ragondin en plein milieu de la buse à 6 ou 7 mètres de moi. J’arme mon arc, vise plein coffre et décoche. Le ragondin sursaute à l’impact mais alors que je le voyais déjà mort, il se jette contre la paroi de la buse et disparaît comme par magie. La jointure des buses ciment est en fait cassée et les ragondins ont creusé un terrier à partir de ce point !

Sortie du 11 mai 2010

Ce n’est pas de bol, 2 belles flèches et 2 ragondins perdus. A être dans l’eau, je regarde dans le terrier contre la buse. Un filet de sang coule vers l’entrée du terrier.

Sortie du 11 mai 2010

J’aperçois, en me baissant, un bout d’intestin. Le ragondin est en fait mort à 1 mètre de l’entrée. Je pars chercher la gaffe et parviens à extraire le ragondin de son terrier puis à récupérer ma flèche restée au milieu du passage busé.

Je retourne vers la voiture, le ragondin de tout à l’heure est ressorti de son terrier pour rentrer dans un terrier un peu plus loin, en atteste l’eau boueuse qui s’en échappe. Pas le moindre ragondin en vue sur le chemin du retour.

Je pars pour Saint Michel en passant par Saint Arroman. En passant, je jette un œil à une mare, au bord de la route, en limite de Labarthe et de Clermont Pouyguilles où l’an dernier les ragondins étaient très nombreux. Je n’y ai rien vu cette année mais ce soir la surface est agitée. Je me gare un peu plus loin et reviens à pied vers la mare.

Sortie du 11 mai 2010

Ce sont en fait trois canards qui se débinent. Ils sortent de la mare puis décollent un peu plus loin.

Sortie du 11 mai 2010

Retour à la voiture.

En passant à Saint Arroman, je décide de faire une halte au fossé où j’ai vu 2 ragondins samedi. Je me gare et commence à longer le fossé.

Sortie du 11 mai 2010

Un peu avant les terriers un ragondin démarre des herbes hautes et regagne son terrier sans me laisser le temps de réagir. J’attends un peu mais il ne ressortira pas.

Sortie du 11 mai 2010

Je poursuis jusqu’au Sousson sans succès puis reviens vers la voiture. Une voiture qui passe au moment où j’arrive à la route, pile et fait marche arrière. Je pars à sa rencontre. C’est un chasseur, intéressé par la chasse à l’arc, il veut passer sa JFO cette année. Nous discutons un peu puis arrive un second chasseur, puis un troisième et les discutions chasse vont bon train. 20 h se rapproche et il me faut y aller, je laisse tout ce petit monde et reprends ma route.

En arrivant au centre équestre, le fils du propriétaire vient me voir et me lance : « Il est de sortie ce soir ». Je me prépare et pars vers la mare, il me suit. En arrivant à la mare, nous ne voyons pas tout de suite le ragondin qui est sur un nid de poule d’eau, au milieu des branchages, contre la berge d’en face. Je m’approche du bord de la mare, il me tourne le dos. J’arme, vise et décoche. Le ragondin tombe à l’eau. Il est sonné et perd pas mal de sang. Il finit par se refaire et se glisse sous les ronces faisant démarrer une poule d’eau. Je fais le tour pour tenter de le retrouver et récupérer ma flèche mais il a disparu et ma flèche est inaccessible. Mon acolyte me ramène un besouil pour couper les ronces. Toujours pas de ragondin mais je récupère ma flèche. Je me mets à l’eau et inspecte la berge que je viens de dégager de ses ronces. Un terrier remonte à l’endroit où le ragondin s’est arrêté tout à l’heure. Encore une fois, c’est un ragondin perdu.

Je pars seul chasser le bord du fossé. Arrivé aux premiers terriers, je remarque que l’eau est agitée devant l’un d’eux. J’attends un moment sans succès puis je continue. Un peu plus loin, un bruit dans la haie attire mon attention. A force d’insister je finis par apercevoir une boule de poli sombre. C’est un ragondin, J’arme mon arc, prend ma visée en cherchant une fenêtre de tir dans les branches d’un petit noisetier puis décoche.

Sortie du 11 mai 2010

Le ragondin, cloué au sol se débat, je lui décoche 2 flèches de plus pour l’achever. Je longe le fossé jusqu’à la route puis reviens sur mes pas et ramasse mon ragondin. L’eau ne bouge plus devant le terrier de tout à l’heure. Je retourne à la mare mais le ragondin n’est pas ressorti.

Je pars pour Saint Arroman. Je me gare au pont de la route de Masseube et remonte le Sousson. Rapidement, les hautes herbes s’agitent sur la berge d’en face et un ragondin se coule dans le lit du ruisseau. Je cours pour le devancer. Il remonte tranquillement le courant puis se cale plein travers devant son terrier. Je lui décoche une flèche qui lui frôle le dos et le précipite au terrier. J’attends un peu mais c’est peine perdue.

Je poursuis. Après le premier passage busé, un sillon se dessine dans un virage. Je me décale du bord, arme mon arc et reviens vers le ruisseau. C’est un canard, je désarme, il s’envole. Un peu plus loin j’aperçois un beau chevreuil en tenue rousse qui avance doucement, au-dessus du colza, contre le bois. Il glane ça et là une feuille, une herbe. Il finit par m’apercevoir et reste figé à me regarder passer.

Rien ne bouge jusqu’au second passage busé. Un peu plus en amont, j’aperçois contre la berge opposée, un jeune ragondin, dont la tête est couverte d’une casquette d’écume blanche, qui vient se caler sur le bord.

Je me décale du bord et reviens sur lui un peu plus loin. Il y a en fait 2 ragondins. Ils s’éloignent du bord et reviennent en biaisant vers mon côté. J’arme et vise le plus visible. La luminosité baissant rapidement j’ai du mal à le trouver dans mon viseur. Je décoche et passe au-dessus. Les 2 ragondins plongent et partent en remontant le courant. Je me décale du bord et reviens sur le ruisseau quelques mètres plus loin. Le premier ragondin, qui était calé contre la berge en face de moi, plonge et regagne son terrier plus en aval. Le second ragondin m’observe de l’entrée d’un autre terrier un peu plus en amont. J’arme et le clou à l’entrée du terrier. J’attends un peu, le premier ne ressort pas. Je descends dans le ruisseau pour achever mon ragondin et récupérer mes flèches.

Un peu plus loin, un beau lièvre est assis au ras du fossé à 50 mètres de l’autre côté du Sousson. Plusieurs canards me survolent. Je poursuis sans succès. Sur le chemin du retour, la luminosité ne me permet plus de tirer au fond du ruisseau. Dans un virage, je regarde un ragondin se couler contre la berge et rentrer dans son terrier.

Arrivé au passage busé, je remets ma flèche sur mon carquois et quitte le bord du ruisseau pour passer de l’autre côté du champ de colza et jeter un œil sur le petit lac où j’ai fléché un ragondin samedi. Le chevreuil de tout à l’heure me surprend en démarrant au dernier moment, à quelques mètres de moi. Il n’avait pas bougé depuis tout à l’heure.

J’arrive au lac alors qu’il fait presque nuit noire. J’aperçois à peine un gros ragondin se couler dans l’eau et partir en surface. Je fais le tour du lac mais il fait trop sombre. Je rentre.

Arrivé à la voiture, je pose l’arc et prends ma frontale et ma gaffe pour récupérer ma première flèche.

Une photo souvenir et je rentre.

Sortie du 11 mai 2010

Alex

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 09:41

Je ne suis pas allé à la chasse depuis samedi dernier, le temps exécrable, de petits soucis de santé et des obligations personnelles ont eu raison de mon temps de chasse. Ce matin, je décide d’aller faire un tour sur les lacs où samedi dernier j’ai fléché plusieurs ragondins.

En route, un point lumineux bien rouge m’apparaît au milieu de la route, c'est un engoulevent, il prend son envol. Je me gare au bout du chemin de terre qui mène au lac et pars à pied alors que le jour se lève doucement. Le temps est couvert mais il ne pleut pas. Je presse le pas, il me faut arriver avant qu’il fasse trop jour. Quand j’arrive au coin de la digue, un ragondin vient de se mettre à l’eau 50 mètres plus loin et commence à s’éloigner du bord. Je presse le pas mais je suis repéré et le ragondin poursuit son chemin vers la berge opposée en zigzagant en surface. Il est trop loin du bord quand j’arrive à son aplomb. Je le laisse et poursuis. Il rejoint la berge opposée et la longe.

Je pars me positionner sur les terriers, ce poste m’avait bien réussi la semaine passée. Le ragondin de tout à l’heure longe la berge opposée, un autre ragondin m’a repéré de la berge opposée et il descend se mettre à l’eau. Il est rapidement rejoint par 2 autres ragondins alors que le premier ragondin qui longeait la berge vient de disparaître sous la végétation qui tombe sur l’eau.

Les 3 ragondins m’ont repéré et hésitent à venir vers les terriers. 2 finissent par partir vers le bout du lac. Le 3ième zigzague et se rapproche doucement. Je me focalise sur lui, je m’agenouille et l’attends caché derrière un arbuste. Il finit par arriver à une dizaine de mètres mais comprenant le danger il file vers la digue. J’arme, vise et décoche. Ma flèche lui frôle le dos mais il poursuit comme si de rien n’était sur quelques mètres puis plonge alors que je me redresse pour le suivre. Je récupère ma flèche.

Un autre ragondin vient de se mettre à l’eau au coin du lac et longe la digue pour disparaître au milieu de la digue. J’attends un peu pour voir si aucun ragondin ne se décide à venir vers moi puis je pars vers la digue. Le ragondin n’est plus là, il doit y avoir un terrier dans le coin. Je longe le lac par la berge opposée et poursuis vers le second lac.

Je longe la digue où plusieurs ragondins s’étaient mis à l’eau la semaine passée. Ce matin rien ne bouge. Je longe la berge derrière le bourrelet de ronces qui me cache le bord de l’eau. Alors que j’arrive à 40 mètres du bout du lac un ragondin traverse en biais du ruisseau d’alimentation vers la berge opposée. Je n’ai pas le temps de réagir qu’il plonge et disparaît. Je m’avance, un second ragondin démarre de sous le saule qui pousse les pieds dans l’eau au bout du lac. Lui aussi plonge rapidement. Je m’approche doucement du saule, l’eau s’agite au milieu de ses branches basses. Je finis par apercevoir un gros ragondin en surface au milieu des branches. Le tir ne sera pas aisé à cause de l’encombrement mais je tente le coup. J’arme et cherche ma fenêtre de tir. Au bout d’un moment je parviens à aligner ma visée sur le coffre de l’animal. Je décoche mais ma flèche touche une brindille et dévie de sa trajectoire pour se ficher dans un petit saule. Le ragondin a plongé et ne ressortira pas. Je traverse le ruisseau puis me faufile dans les ronces et le branchage pour voir ma flèche. Il me faut me mettre à l’eau pour la récupérer, il y a 50 cm d’eau. Ma flèche sortie du petit tronc meurtri, je poursuis.

Plus rien ne bouge sur les lacs, je retourne à la voiture. Et pars pour Loubersan. Je commence par la mare sous les serres de fraisiers.

Sortie du 8 mai 2010

Le blé a bien poussé, je pars rejoindre le passage de tracteur qui descend à travers le blé. Une cane s’envole au milieu du champ. Arrivé au bord du fourré de buissons noirs, je longe la bande enherbée vers la mare. A une cinquantaine de mètres, un lapin est quillé au bord du blé. Il me regarde me rapprocher un instant puis s’éloigne en quelques bon et rentre dans le blé. Une poule d’eau décolle du coin de la mare et plonge au travers du roncier pour rejoindre l’eau. La mare boueuse est vide ce matin, pas un ragondin en vue.

Je remonte vers la voiture puis traverse la route pour descendre vers le lac en contrebas.

Sortie du 8 mai 2010

Une poule d’eau traverse au milieu du lac vers mon côté. En arrivant près du lac un colvert s’envole juste à côté d’un ragondin qui nage en surface. Le ragondin m’a vu et ne voulant pas risquer de le faire plonger, je n’avance pas plus. J’arme, il est à 12 mètres environ. Ma flèche part et passe au ras au-dessous. Le ragondin surpris s’agite en surface et plonge pour disparaître. J’attends un peu puis fais le tour du lac avant de récupérer ma flèche.

Je remonte à la voiture et pars pour Labéjan. En route j'aperçois un chevreuil au milieu d'un champ de colza, il me semble petit pour la saison. Je commence par un grand lac où les ragondins se font rares cette année. Je me gare sous la digue et longe le lac côté droit. Rapidement j’aperçois un sillon qui longe le bord devant moi. Je me rapproche mais l’eau se calme juste au niveau d’une touffe de jonc. Je tape du pied dans les joncs. Quelque chose démarre dans une traînée boueuse et bulleuse qui part vers le milieu du lac. J’attends un moment mais rien ne remonte. Tout à coup, un remous au bord de l’eau à 10 mètres. Je me rapproche doucement mais l’animal replonge sans que je ne puise l’identifier et je le perds de vue.

Je poursuis vers le bout du lac et aperçois au loin, à l’angle du bois, contre la berge opposée, ce qui ressemble fort à un ragondin en surface qui m’observerait approcher. Effectivement, il plonge rapidement alors que je me rapproche. Plusieurs remous se dessinent sous les branches basses contre la berge opposée mais impossible de voir les ragondins.

Je poursuis en longeant le ruisseau, pas l’ombre d’un ragondin. Je passe le passage busé, remet ma flèche dans le carquois et pars inspecter mon futur poste à blaireaux un peu plus loin. Les coulées dans les herbes hautes et sous les ronces parlent d’elles-mêmes, les blaireaux sont bien là. Ce sera pour plus tard. Je retourne sur mes pas et longe le ruisseau pour cette fois longer la berge opposée du lac. La balle ronde de paille, abandonnée à pourrir au bord du ruisseau sert toujours de « toilettes » aux renards. Des excréments contenant du poil et des morceaux de carapaces d’écrevisses ornent le sommet de la balle ronde. Le bord du colza est tout retourné, les sangliers sont passés par là. Je rentre dans le bois.

Un groupe d’étourneaux piaille. En longeant le bord du lac à travers bois, je tombe sur un jeune étourneau trempé, posé sur les ronces.

Sortie du 8 mai 2010

Plus loin en arrivant au coin du bois sur la zone des terriers j’aperçois au travers des branchages un sillon qui s’éloigne des terriers. Je finis par distinguer un ragondin qui part droit vers le ruisseau. Je me décale du bord et pars en courant à travers bois pour dépasser le ragondin avant de revenir vers le bord du lac. Le ragondin est pille en face de moi à moins de 10 mètres, de face et contre une banche. J’arme et tente de trouver une fenêtre de tir mais ce n’est pas chose facile au travers du feuillage. Finalement, le ragondin reprend sa route et passe derrière un arbre couché avant de se couler dans les petites branches et la végétation noyée par la montée du lac. Je me décale pour tenter de le flécher mais il plonge et revient droit vers le bord et les terriers sans ressortir. Je peu juste suivre sa progression avec les petits mouvements des obstacles qu’il percute sur son chemin (herbes, branches,…)

Je retourne vers les terriers du coin du bois.

Sortie du 8 mai 2010

Des ouvertures, vestiges de mes déterrages des années précédentes, laissent entrevoir l’intérieur de certains terriers. Par une de ses ouvertures j’aperçois un frémissement de l’eau. Le ragondin de tout à l’heure doit être là. Je sors ma pelle et commence à creuser dans la terre meuble que j’ai déjà retournée lors d’un précédent déterrage. Au bout d’un moment je tombe sur la galerie et aperçois la queue d’un ragondin qui avance dans le terrier qui remonte hors d’eau. J’agrandis l’orifice et aperçois le museau du ragondin, il est acculé dans un cul de sac.  Je dégage un peu de terre encore pour pouvoir tenter une flèche puis attrape mon arc, descend le talus de la berge et mets les pieds à l’eau pour me retrouver à hauteur du terrier. J’arme au doigt et vise le museau du ragondin. Ma flèche part et frappe le ragondin pile où je le visais.

Sortie du 8 mai 2010

Il semble sécher sur le coup. J’attrape ma flèche et tire dessus pour ramener le ragondin mais il n’est pas mort et lutte un moment, freinant des 4 pattes pour ne pas sortir du terrier. Je finis par l’extirper de son trou et l’achève d’un coup sec à l’aide de ma pelle.

Sortie du 8 mai 2010

Je retourne à la voiture. Je m’arrête à un autre lac appartenant à un hollandais qui élève des vaches laitières.

Sortie du 8 mai 2010

Je descends vers le lac, une volée de colverts décolle à mon approche. Pas un ragondin sur le lac ce matin. Le piège est fermé et un ragondin est pris. Je l’achève pour lui éviter de passer trop de temps enfermé et remonte à la voiture.

Je pars pour les lacs sous le village. Un rapide coup d’œil sur un des lacs de la route. Quelques colverts sont en surface et trahiront mon approche, ce n’est pas la peine de perdre du temps. Je vais plutôt tenter le lac du Fourcès. De la route j’aperçois 3 mâles colvert sur la mare au-dessus du lac. Je me gare et descend par le passage du tracteur à travers blé vers la digue du lac. Je longe doucement la bordure du lac. La végétation est marquée de nombreuses coulées et le blé est bien entamé mais pas de ragondin en vue. Tout à coup, un ragondin démarre à mes pied de contre la berge et me fait sursauter. Je ne m’y attendais pas du tout. Il fait une petite boucle sous l’eau pour rentrer au terrier à quelques mètres de son plongeon. L’eau bouge contre la rive en face mais je ne vois rien. Je poursuis, quelque chose démarre de sous les joncs sans que je puisse voir quoi que ce soit. Rien ne remonte.

Je poursuis vers la mare où se trouvaient les 3 colverts.

Sortie du 8 mai 2010

En arrivant au bord, un remous attire mon regard dans l’angle de la mare, sur ma gauche. J’arme mon arc et tente d’apercevoir l’origine de cette agitation. Un colvert finit par se détacher du bord et s’envole suivi de ses 2 compères.

Je retourne vers le lac et longe pour rattraper le passage et remonter à la voiture.

Sortie du 8 mai 2010

Le soleil se montre enfin et il commence à faire chaud. Je décide d’aller chasser du côté de Saint Arroman. En route j’aperçois 2 ragondins qui longent un fossé pour rejoindre le Sousson. Je fais demi-tour et me gare puis commence à longer doucement le fossé.

Sortie du 8 mai 2010

Les ragondins ne sont plus visibles. En passant devant les terriers l’eau est boueuse, signe d’une activité récente. Je poursuis jusqu’au bord du Sousson, très encaissé dans cette zone. J’aperçois un ragondin qui longe la berge opposée. Je me décale du bord, tente de le dépasser en avançant rapidement et reviens vers le bord pour tenter de l’apercevoir. Il est juste en face de moi et vient se caler contre la berge. J’arme mon arc, prends la visée et décoche. Ma flèche se fiche au ras au-dessus de sa tête que je visais ! Il plonge et revient vers le fossé pour disparaître sous la berge sans que je n’aie eu le temps de lui placer une seconde flèche. Il me faut maintenant récupérer ma flèche et, vu l’à pic des berges, je dois me mettre à l’eau.

Sortie du 8 mai 2010

Heureusement que le Sousson fait moins d’un mètre de profondeur.

Je retourne à la voiture et poursuis vers mon but premier. Je me gare et commence par les mares qui sont vide ce matin. Je longe ensuite le ruisseau pour rejoindre le Sousson. En traversant le pont j’aperçois une magnifique couleuvre verte et jaune qui rentre dans un trou. Un agriculteur fais des va et vient dans le champ de maïs qui jouxte le ruisseau il épand quelque chose à la volée. Ce n’est pas la peine d’espérer voir un ragondin dans le secteur.

En arrivant au bord du Sousson, je descends le cours d’eau vers le pont de la route de Masseube puis remonte le cours d’eau par la berge opposée le long du champ de colza. C’est calme ce matin ! Le propriétaire du champ arrive en sens inverse, décidément ce n’est pas mon jour. Nous discutons un peu, il n’a pas longé le Sousson au-delà du passage bétonné.

Je me remets en route, j’ai dépassé le passage bétonné depuis un petit moment quand j’entends un gros plouf. Je regarde dans le ruisseau et aperçois un ragondin qui longe la berge opposée sous l’eau en descendant le courant. Je le suis et attends qu’il remonte. 30 mètres plus loin environ il se cale contre la berge. J’arme et attends qu’il remonte. Ma visée est prise. Au moment où il refait surface je lui décoche ma flèche qui est encore (c’est une habitude aujourd’hui) au ras au-dessus. Le ragondin repart sous l’eau en descendant le courant et vient se caler contre la berge de mon côté pour disparaître. Je saute sur la berge opposée mais je e le verrai plus ressortir. Je me mets à l’eau pour récupérer ma flèche. Il y a une touffe de poils coincée dans la lame. Je retourne vers l’endroit où a disparu le ragondin et sonde sans succès sous la berge.

Je remonte sur la berge et poursuis ma chasse en remontant le Sousson.

Un peu plus loin une poule d’eau surgit de sous l’eau pour y retourner rapidement se cacher sous une souche. Je passe le second passage bétonné. Un peu plus loin je me fais surprendre, un ragondin, qui venait de monter sur la berge, vient de retourner à l’eau et de se caler dans son terrier. J’attends un peu mais en vain.

Je poursuis et arrive au niveau des 2 virages à 90°. Je vais appliquer ma technique habituelle, je m’éloigne du bord et reviens sur la zone de terrier. Pas de ragondin aujourd’hui mais alors que je fais 2 pas le long de la berge, un petit ragondin surgit d’un terrier hors d’eau, se jette dans l’eau et rentre en un éclair dans un terrier semi immergé.

Je fais demi-tour et retourne à la voiture. Pas le moindre ragondin sur le retour.

Je fais une halte au petit lac, à Clermont Pouyguilles. Rien ne bouge aujourd’hui, je descends un moment le ruisseau vers la mare aux ânes sans plus de succès.

Sortie du 8 mai 2010

Je rentre, il est déjà près de 14 heures. Sur le chemin du retour, le chevreuil de ce matin et encore là.

Sortie du 8 mai 2010

Après une bonne sieste, je reprends les réglages de mon arc et m’entraîne un peu. Mon D-loup est bien amoché, je vais le refaire avant d’aller faire un tour à la chasse.

Cette semaine j’ai promis à un éleveur de chevaux de Saint Michel qui fait aussi centre équestre de m’occuper de son problème de ragondin. Je pars donc pour Saint Michel. J’ai repéré les lieux mardi, il me faut traverser une zone d’entraînement pour les chevaux pour accéder à la mare.

Sortie du 8 mai 2010

Pas de ragondin pour le moment. Je fais le tour de la mare

Sortie du 8 mai 2010

puis pars pour un fossé un peu plus loin où les ragondins sont, semble t-il, légions.

C’est la première fois que je viens sur ce fossé et je ne connais pas l’emplacement des terriers. Je longe doucement le fossé, au bout d’un moment quelque chose démarre de l’autre côté de la haie dans les hautes herbes. Le bruit s’arrête puis reprend. Ça vient de rentrer dans la haie. J’arme et aperçois un ragondin qui marque un temps d’arrêt en sortant de la haie. Je vise et décoche rapidement, ma flèche se fiche juste sous le ragondin qui détale et rentre au terrier 3 mètres plus loin. Je récupère ma flèche et poursuis. J’arrive à la route sans voir d’autres ragondins, par contre il y a pas mal de terriers très fréquentés.

Je reviens par la route vers un chemin de terre qui passe entre les parcs à chevaux pour revenir vers la mare. 3 chevaux viennent à ma rencontre.

Sortie du 8 mai 2010

En arrivant près de la mare, j’aperçois un ragondin à sa toilette sur la droite de la mare. Je me rapproche doucement de la barrière et avance doucement vers le ragondin. Je profite de chaque instant de toilette pour me rapprocher doucement. Arrivé à 6 ou 7 mètres du ragondin qui se présente de face, j’arme mon arc. J’aligne ma visée et décoche. Le ragondin est foudroyé. Je me rapproche et récupère le ragondin et ma flèche qui a atterri dans la mare à 2 mètres du bord.

Sortie du 8 mai 2010

Je retourne à la voiture pour poser le ragondin puis repars vers le fossé de tout à l’heure. Cette fois j’ai juste le temps de voir un ragondin rentrer au terrier puis en ressortir pour rentrer dans un autre terrier alors que je suis encore à plus de 20 mètres. L’eau bouge à l’entrée. Je me poste face au terrier et attends. Un museau finit par se faire voir. J’arme et décoche. L’eau et la flèche s’agitent mais le ragondin touché à la tête parvient à se dégager et sort devant le terrier. Le temps de réencocher il est à nouveau à couvert. J’attends un peu en vain puis récupère ma flèche.

Je retourne à la mare sans succès puis au fossé et une dernière fois à la mare avant de partir pour Saint Arroman.

Je me gare au niveau du pont de la route de Masseube et remonte le Sousson un moment. Pas un ragondin ce soir. Je décide de remonter vers le lac au-dessus du champ de colza. Il me faut traverser le champ. Je remonte donc par une zone où le colza est plus clair semé et même totalement absent dans une zone ravinée. Le trop plein du lac coule au travers du colza vers le Sousson. Une flaque boueuse m’interpelle, l’eau vient juste d’être troublée. Juste à côté de cette flaque d’eau, restée dans une ornière creusée par la roue d’un tracteur, une souille toute fraîche et un pied de sanglier de 30 kg qui s’enfonce dans le colza. D’autres pieds plus gros remontent vers le lac. J’ai manqué les sangliers de peu.

Je traverse le colza, rejoint la bordure du bois et remonte vers le lac. Un brocard broute contre la digue du lac, il me parait bien coiffé, je tente de me rapprocher pour mieux le voir. Je longe en bordure du colza et du bois. Je stoppe net à chaque fois que le brocard relève la tête. Et parviens ainsi à me rapprocher à une 50 aine de mètres. J’avance maintenant collé au colza et voûté mais je suis à mauvais vent et tout à coup, le brocard qui commençait à descendre vers le colza, relève la tête et regarde fixement dans ma direction. Je ne bouge pas et l’attente commence. Au bout d’un long moment, il recommence à descendre vers le colza. Un lièvre sort du colza et se met à brouter près du chevreuil. Je tente de longer encore un peu le colza mais le brocard relève la tête et me fixe. Au bout d’un moment, ne sachant pas ce que je suis, il s’avance en aboyant et avec un pas saccadé, le long du colza. Il marque plusieurs poses pour tenter de m’apercevoir puis s’écarte du colza pour remonter vers le bois. Il aboie sur place en fixant ma direction. J’aboie pour lui répondre. Curieux, il esquisse un pas vers moi, hésite un instant puis remonte vers le bois, s’arrêtant à plusieurs reprises avant de disparaître en aboyant.

Je reprends ma progression vers le lac, il y a maintenant 2 lièvres au pied de la digue. Je gravis la digue et commence à longer le lac. Un colvert, sur l’eau vers le bout du lac, décolle. Un sillon se dessine au bout du lac, c’est un ragondin. Il part droit vers la buse d’alimentation du lac et y rentre avant que je n’aie eu le temps de me rapprocher. Je finis de faire le tour du lac.

Tout à coup, j’aperçois un ragondin en surface, il se dirige vers la buse du déversoir. Il plonge, j’avance rapidement vers le coin du lac et m’arrête 15 mètre avant la buse pour observer. Le ragondin ressort à moins de 10 mètres contre la berge puis part vers la buse en longeant le bord. J’arme et décoche. Il est foudroyé et reste sur place.

Sortie du 8 mai 2010

Je le récupère ainsi que ma flèche restée à l’intérieur.

Je longe le colza jusqu’au chemin qui rattrape le second passage busé puis reviens vers la voiture. Un peu avant le premier passage busé, un ragondin se met à l’eau et part dans le courant en nageant en surface. Je pose mon ragondin mort au sol. J’arme et décoche pour passer au ras derrière, la luminosité est très faible. Je me décale du bord et cours pour le dépasser puis parviens à décocher une seconde flèche toujours derrière avant qu’il ne regagne son terrier au ras du passage busé.

Je récupère mes flèches et mon ragondin et je rentre.

Sur le chemin du retour 2 yeux vert luisent sur le pont du ruisseau de la mare aux ânes, c’est une fouine qui passe sous le pont alors que je m’arrête pour l‘observer.

En arrivant à Lasseube Propre, je suis obligé de m’arrêter pour ne pas écraser un tout petit lapin, je parviens même à l’approcher à pied à moins d’un mètre avant qu’il ne rentre dans le blé. Puis dans la descente vers la D929 ce sont 2 renards qui traverseront la route dans mes phares.

Sortie du 8 mai 2010

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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