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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 21:39

Ce soir, il n’était pas prévu que j’aille à la chasse mais je décide finalement d’aller faire un tour aux ragondins vers 20 heures. Je pars pour un grand lac où, malgré la pression de chasse que je leur fais subir depuis des mois, ils sont encore légion.

En route, je passe devant une petite mare où je n’ai pas mis les pieds depuis un moment. Je me gare et décide d’aller voir si les ragondins seraient par hasard de sortie. J’empoigne mon arc et descends doucement sur le chemin d’accès goudronné qui mène à une villa occasionnellement occupée par des anglais.

Arrivée à la mare, j’aperçois un gros ragondin affairé à brouter sur la bordure qui a été girobroyée depuis peu. Le vent est mauvais mais je tente tout de même le coup. Il est à 25/30 mètres, un saule à 15 mètres camouflera ma progression.

J’avance à pas de loup en tentant d’apercevoir ce myocastor au travers des branchages épais. Il est toujours là, vacant à ses occupations. J’avance encore un peu sans le voir et arrive contre les branchages. Je me prépare à armer mais il n’est plus là, le vent a eu raison de mon approche. Un remous dans l’eau puis un autre devant le terrier, il m’a eu.

Je reviens sur mes pas et reste un petit moment en retrait sur le chemin goudronné, en arrière du terrier où l’eau remue encore. Un frémissement puis un gros remous puis le retour au calme. A nouveau l’eau bouge contre la berge et un sillon se dirige vers le terrier. Je n’ai pas pu voir ce que c’était, l’animal est entré au terrier. Un autre frémissement, cette fois, je m’approche alors que le sillon par à l’opposé du terrier. C’est une jeune poule d’eau.  

Je retourne à la voiture. Je roule un petit moment et arrive au grand lac. Je me gare sous la digue et repars en chasse. Il fait encore très chaud, je transpire à grosse gouttes. Je longe la berge côté droit en regardant vers le ruisseau d’alimentation et arrive au bout du lac sans avoir vu le moindre ragondin.

Il fait encore bien jour et je les ai bien dressés. Je ne suis pas en fait très motivé pour chasser le ragondin ce soir. Je décide d’aller observer les blaireaux pour repérer les passages.

Je commence à longer le ruisseau quand une chevrette se lève à 20 mètres devant moi et détale sur 30 mètres avant de se retourner pour m’observer un instant puis de poursuivre sa route et de disparaître.  

Je passe le petit passage busée et traverse ainsi le ruisseau qui se tarit de jour en jour. De ce côté du ruisseau, il y a de vielles balles rondes laissées à pourrir. Je décide de m’entraîner un peu, Je décoche quelques flèches en visant les taches de lumière qui percent les feuillages et qui dessinent de petits cercles.

Il est 20h30, je me remets en route, je longe un petit moment le ruisseau puis le bois en obliquant à 90°. Le vent vient du bois avec un léger travers avant. Il me faut me poster avant les terriers et en dessous de ses derniers.

Je rentre dans le bois, cherche un moment une coulée pour mettre fin à ses craquements de feuilles et de brindilles qui cassent sous mes pas malgré tous mes efforts. Enfin sur la coulée, je progresse lentement pour me positionner 25 mètres en dessous des terriers et légèrement en retrait.  

Les minutes passent, un geai passe furtivement au-dessus des terriers, une palombe vient se poser au-dessus de moi. Les merles font le concours du plus bruyant dans les feuilles mortes. Le sous-bois est très animé, même les moustiques s’y mettent, je suis assailli, un certain nombre fera les frais de sa gourmandise mais la plupart partiront repus me laissant à mes démangeaisons. Tout à coup un bruit de pas régulier et ininterrompu sur ma droite. Je finis par l’apercevoir, c’est un renard qui vient vers moi, il arrive au-dessus de moi, le vent ne lui porte pas mon odeur. Il s’arrête, repart, s’arrête encore puis oblique pour se diriger vers les terriers de blaireaux.

Il passe à 15 mètres avec un rythme soutenu, j’ai armé mais il est trop rapide, je ne le sens pas. Il disparaît alors que je désarme. Je tente de le faire revenir en aspirant de l’air au travers de mes lèvres pincées qui remuent pour imiter la souris.

Un grand fracas, il revient sur ses pas et fait mine de s’en aller. Je retente le coup, cette fois, il arrive droit sur moi alors que j’arme mon arc. Il est déjà à 3 mètres et arrive d’un pas décidé, c’est maintenant ou jamais, je l’aligne et décoche. Ma flèche rebondie au sol et retombe deux mètres plus loin en heurtant le goupil qui a déjà fait demi-tour. Tout s’est passé trop vite je n’ai pas su voir l’atteinte.  

J’attends un moment sans bouger alors que je l’entends fuir dans le bois pendant quelques secondes. Il marque plusieurs arrêts de moins en moins espacés puis plus rien. J’attends encore un peu puis m’avance. De grosses gouttes de sang jonchent le sol 1 mètre après l’endroit du tir.

Je plante ma flèche au départ de la piste alors que des bruits de pas se font à nouveau entendre. Ce sont les blaireaux, ils passent plus haut, j’en compte au moins 2. Pour patienter un peu je décide de tenter de les approcher. Le premier avance trop vite alors que j’arrive à approcher le second à 10 mètres, couvert par le raffut qu’il produit.  

Il est temps de me mettre en quête de mon renard, il fait déjà très sombre en sous-bois. La piste est très marquée et facile à suivre à quelques exceptions près. Tout à coup, un animal démarre devant moi, je crains de n’avoir relevé mon renard mais la direction de fuite ne suit pas la piste au sang.

Au bout de 150 mètres, je commence à désespérer et je ne trouve presque plus de sang, j’attrape mon portable pour appeler un conducteur de rouge quand je vois que Manu est entrain de m’appeler, j’avais mis l’option silencieux. Je réponds et lui raconte mon aventure quand le faisceau de ma frontale tombe, sur ma renarde, couchée sur le flanc dans son beau manteau roux.

Elle me paraissait beaucoup plus grosse tout à l’heure. Ma flèche lui a entaillé le flanc et le dessous du ventre avant de lui casser une patte arrière, lui sectionnant la fémorale au passage.

Moi qui avais du mal à lâcher mes flèches sur les renards, c’est mon 4ième de la saison.  

4ième renard de la saison, 12 juillet 2009

Alex

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 16:24

Mardi soir, n’ayant plus de bracelet pour le chevreuil, je me décide à aller faire un tour sur le territoire à 5 minutes de chez moi où j’ai fléché mon premier brocard de la saison. Je me gare devant l’habitation du président de la société de chasse et pars, vent dans le dos, pour revenir à bon vent sur une zone où les renards ont été vus lors des moissons.

Je longe un moment le chemin de terre qui conduit à la ferme, puis au bout de 400 mètres environ, bifurque sur la gauche, gravis le talus, traverse une haie pour me retrouver en bordure d’un grand champ de blé. Un bref arrêt pour scruter les alentours mais rien ne bouge.

Je me remets en marche, j’avance tranquillement sur le haut du champ sur une bande de 1 à 2 mètres où le blé a été complètement mangé par les lapins. J’en entends d’ailleurs démarrer un de temps en temps dans la haie sur ma droite puis dans le bois qui lui fait suite. La bordure du bois redescend vers le bas du champ puis bifurque à nouveau à 90°.

Le blé se termine par une bande de 40 mètres de large. Je rentre dans la bordure du bois, me dissimule derrière un gros genet et lance quelques appels au Butollo pour tenter d’apercevoir le maître des lieux qui n’a rien à envier à mon brocard du 11 juin. Au deuxième appel, un bruit de feuille et de brindille qui casse, une chevrette surgit, de la haie qui délimite le bas du champ, dans le blé et monte au grand galop pour se planter à 10 mètre sur ma droite. Ses naseaux grands ouverts, elle a vite fait de me flairer et fait demi-tour, s’en m’avoir vu. A toute allure, elle traverse la haie puis le petit champ de blé et disparaît dans le bois d’en face. Quelques autres appels mais le brocard n’y répondra pas.

Je m’enfonce dans le bois pour continuer à progresser vent dans le dos et ressortir dans un grand champ de tournesol qui délimite la partie haute du territoire. Je suis donc la bordure du bois sur ma gauche pour me diriger vers la « zone à renard ». Quelques têtes de tournesol sont mangées ou coupées par les chevreuils.

Je tente à nouveau d’appeler au Butollo histoire de voir. Au bout de quelques appels, un fracas se fait entendre dans le bois. Un chevreuil vient droit sur moi mais je n’arrive pas à le distinguer. A chaque appel, il bouge, vient vers moi, longe la bordure dans un sens puis dans l’autre mais ne sortira jamais et finira par s’éclipser sans un bruit.

Je me remets en marche, le champ de tournesol se termine pour laisser place à une friche clairsemée de petits chênes qui peinent à pousser. Je ralentis l’allure, ma visibilité est plus limitée et je pourrais me faire surprendre. Je marche un moment sans rien voir et arrive au niveau de vielles petites ruines dont le toit menace de s’effondrer.

Je jette un coup d’œil en restant sur le palier de la première, rien, puis à la seconde. Une petite chouette chevêche, perchée sur une poutre maculée de fientes blanches me regarde quelques secondes avant de s’envoler par un trou du toit.

Je progresse maintenant vent de face, la chasse commence. Je m’arrête au sommet d’une butte pour jouer à nouveau de mon Butollo. J’ai un grand champ de vision sur les alentours, pas un seul chevreuil ne répond à mes appels mais, tout à coup, le ciel s’obscurcit, des cris de milans me font lever les yeux sur une nuée de plusieurs centaines de milans qui arrivent droit de la décharge un peu plus loin. Ils arrivent en flux continu, c’est impressionnant, et se mettent à décrire des cercles au-dessus de moi. Je me lève et me remets en marche alors que les milans me suivent un moment.

Une renarde galeuse, 7 juillet 2009

Je redescends tranquillement vers un petit ruisseau avant de remonter vers la carrière. Je m’arrête au bord d’un bois en dessous de la décharge et de la SPA d’où arrivent des aboiements permanents. Quelques coups de Butollo suffisent à attirer un chevreuil.

Le bois est en pente, il est au-dessus de moi mais caché derrière un buisson je n’arrive pas à le voir, il réagit à chaque appel et court dans tous les sens puis finit par s’éclipser sans que j’ai pu le voir.  

Je remonte vers la carrière, laisse le blé où j’ai fléché mon brocard et qui a été moissonné depuis, pour me diriger vers un tournesol chétif où il semble que les renards se tiennent. Sur le talus de la décharge un troupeau de bêtes noires, elles sont à plus de 200 mètres et je n’arrive pas à les identifier, Je me rapproche doucement, descendant puis remontant dans le tournesol très vallonné pour m’apercevoir à environ 90 mètres qu’il s’agit en fait de moutons noirs nains qui doivent certainement jouer le rôle de tondeuse aux abords de la décharge.  

Je me remets en chasse, j’avance doucement dans le tournesol au-dessus d’un petit bosquet pentu situé au beau milieu du champ. Le champ est loin d’être plat, tout à coup, j’aperçois, au milieu des tournesols clairsemés, une tête de renard.  

Je me baisse pour ne pas être repéré. Je suis à genoux et je me redresse un peu, il ne m’a pas vu affairé à ce gratter. Quelque chose me semble étrange, il est à 25 mètres environ. J’avance doucement sur les genoux, baissé le plus possible pour me cacher derrière la végétation qui n’est pas bien haute et très éparse. Dès qu’il s’arrête de se gratter, je m’arrête, de même à chaque mouvement de tête.

Je progresse doucement. Je viens de comprendre ce qui ne va pas, il est galeux, le pauvre n’a plus de poil sur l’arrière et presque plus sur l’avant. Pas à pas, non genou à genou, j’arrive à environ 10 mètres mais ma position inconfortable et les pieds de tournesol m’empêchent de tenter un tir.

J’attends un moment, il n’a, jusque là, pas bougé si ce n’est pour se gratter, il est assis depuis tout à l’heure. Il se lève, fait quelques pas et entre dans un bouquet de tournesol pour s’arrêter à nouveau et se remettre à se gratter. J’en profite, je me redresse, arme mon arc, fais lentement 3 ou 4 pas. 8 mètres, j’aligne ma visée au milieu des tournesols et décoche.

Il est foudroyé, il n’a pas bougé et est à terre. Je m’approche doucement quand je l’aperçois au sol se mordant l’arrière train. Trop confiant, je n’ai pas réencoché et il en profite pour fuir sur ses pattes avant vers le bois en contrebas, sa colonne brisée le ralentit énormément et il s’arrête souvent pour se mordre l’arrière train. Je me lance, encoche une flèche en pleine course, le dépasse alors qu’il fait demi-tour et remonte dans le tournesol. La pente le fait ralentir, il saigne abondamment, je le rattrape, arme et lui décoche un seconde flèche ¾ arrière alors qu’il tente de s’enfuir.

La flèche entre derrière les côtes et ressort entre les antérieurs.  Il boule sur place et meurt rapidement.

Une renarde galeuse, 7 juillet 2009

Alex

 

Atteinte :

Une renarde galeuse, 7 juillet 2009

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 16:03

Ce soir, arrivé sur la zone de chasse vers 20 heures, je m’équipe alors qu’une dizaine de lapins courent dans tous les sens au bord du bois en contre bas. Vent de face, je commence ma marche silencieuse en longeant sur la partie haute une bande boisée étroite.

Sur ma gauche, un grand champ de blé qui se termine contre la pelouse d’une habitation  puis une friche de plusieurs hectares. Sur ma droite, je domine une culture à gibier accolée à la bande boisée et des hectares de friches. Plus bas encore un grand bois de feuillus.

Il fait encore très chaud et aucun chevreuil n’a pointé le bout de son nez. L’habitation dépassée, je remonte en traversant la friche pour rejoindre la route de crête. Toujours rien, je traverse la voirie pour rejoindre un grand champ de blé qui descend jusqu’au ruisseau en longeant un bois et remonte ensuite vers un autre petit bois en longeant un champ de tournesols.

Je longe le long du bois en scrutant régulièrement le blé mais toujours rien. Cette semaine, j’ai croisé une laie et ses marcassins de 15 kg environ et leur présence sur le secteur n’est peut-être pas étrangère à cette absence de chevreuil. Je traverse le ruisseau, longe entre le blé et le tournesol pour arriver contre le petit bois.

Je décide de contourner le massif et de revenir sur mes pas pour retourner vers la friche de l’autre côté de la route. Les sangliers se sont souillés au bord du bois, la boue est encore fraîche, je pense qu’il est vain d’insister. Le bois contourné, je retourne sur mes pas. Les cailles chantent dans le blé, je marque un temps d’arrêt quand un mouvement attire mon attention, en bas, près du ruisseau.

Un dos sombre, le blé s’agite un instant en direction du passage du tracteur puis plus rien. J’attends un peu mais plus rien ne semble bouger. Je mets quelques coups de Buttolo, toujours rien. Je descends doucement sans trop y croire en jouant du Butollo quand, arrivé au niveau du passage du tracteur, j’aperçois un renard qui se dirigeait droit sur moi.

Je ne suis pas prêt et il fait volte-face pour s’enfuir au pas de course en longeant le passage de roue. Vu le peu de mouvement, je décide de rejoindre rapidement la route de crête, erreur, le brocard venait de sortir en haut du blé et détale en me voyant.  

J’arrive à la route et redescends dans la friche. Cette fois, je progresse doucement en regardant bien partout. Une haie de 40 mètres de long en plein milieu de la friche offre une zone d’ombre mais toujours pas de chevreuil. Je progresse dans les hautes herbes en passant à une dizaine de mètres sous la haie quand un mouvement, à environ 80 mètres, attire mon attention.

C’est un renard, il avance la queue un peu relevée et le bout noir et blanc ainsi que ses oreilles sont bien visibles. Il avance d’un pas rapide, oblique et se dirige droit sur moi.

Je m’agenouille pour mieux me fondre dans la végétation et observe son manège, il revient sur ses pas, revient vers moi, flaire les touffes d’herbe, urine contre un chardon, s’arrête, repart. Je profite d’une touffe de végétation épaisse derrière laquelle il marque un temps d’arrêt pour armer, il est à 25 mètres environ.

Il se remet en marche et passe en longeant la haie au-dessus de moi, mon viseur est calé sur son épaule et j’attends l’occasion de tir, la végétation plus clair semée me laisse une bonne vision de l’animal. Il est à 6 mètres mais ne semble pas vouloir marquer d’arrêt, mon viseur se cale sur le devant de l’épaule et je décoche.

Un bruit mat mélangé d’un bruit de fracture ne laisse aucun doute, ma flèche est dedans. Il pousse un petit cri, mélange de grognement et de gémissement, et démarre en trombe. Il trébuche une première fois à 2 mètres de l’endroit du tir. Son menton touche le sol, il se redresse chute à nouveau ses mouvements sont de plus en plus désordonnés.

Il finit par bouler au bout de 6 mètres de course et ne se relèvera pas. Je cherche un moment ma flèche, puis ramasse mon renard pour le ramener à la voiture, c’est un mâle, sa dentition me laisse penser qu’il a déjà quelques années. La luminosité baisse rapidement, je prends quelques photos, pose le renard dans le coffre de ma voiture et repars en chasse en longeant la bande boisée de tout à l’heure.  

second renard en 2 jours, 27 juin 2009

Je stoppe net, un brocard pâture à 60 mètre devant moi, je m’aplatis au sol et commence ma progression à 4 pattes. Je m’arrête à chaque mouvement de tête et parvient à gagner une vingtaine de mètres mais le couvert est très faible et le brocard en contre bas finit par repérer mon mouvement. Il me fixe, fait semblant de brouter, relève brusquement la tête, me fixe à nouveau et recommence ce manège plusieurs fois. Je l’aboie, il avance d’un pas saccadé dans ma direction, fait volte-face, démarre pour faire 2 bons et revenir à l’aboiement puis se débine doucement dans la bande boisé.

Il fait maintenant trop sombre, la chasse s’arrêtera là pour ce soir.

 

Alex

 

Atteinte :

second renard en 2 jours, 27 juin 2009

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 16:02

Hier soir, un membre de la société de chasse, curieux de savoir ce qu’est la chasse à l’arc voulait m’accompagner, nous avions rendez-vous aux alentours de 19 heures chez le président de la société de chasse. Arrivé sur place, j’apprends qu’il n’a pas pu se libérer, ce sera donc chasse en solo.

Le président de la société me propose de me montrer un nouveau secteur du territoire. Je le suis donc et arrivé sur place, une zone calme, sans habitation, composée de champ de tournesols pas encore en fleur, de petits bosquets et de friches sera ma zone de chasse pour ce soir.

Une fois seul, je me prépare puis attaque de longer un grand champ de tournesols, vent de face, en marchant doucement. Je progresse sur une bande enherbée, à ma droite le tournesol, à ma gauche coule un petit ruisseau qui borde un gros bosquet. Quelques têtes de tournesol ont été mangées par les chevreuils mais ils n’ont pas l’air d’être de sortie pour l’instant.

J’oblique ensuite à 90° pour longer le champ de tournesol qui oblique à cet endroit perpendiculairement au ruisseau. Je finis par arriver au bord d’un petit bouquet d’arbres épaissi par les ronces, la végétation et les buissons noirs. Le champ oblique à nouveau à 90° sur ma gauche en suivant le petit bosquet sur sa partie haute.

J’avance doucement quand un mouvement, en bordure du tournesol dans les herbes hautes, 15 mètres devant attire mon attention. Je finis par distinguer une tête puis devine rapidement qu’il s’agit d’un renard. Il est assis et se gratte les puces d’un mouvement saccadé. Je m’approche un peu, commence à armer mon arc, ma flèche m’échappe juste au moment où le renard tourne la tête vers moi.

J’ai juste eu le temps de me baisser en rattrapant ma flèche avant qu’elle ne heurte le sol. Le renard avance de 3 ou 4 mètres et entre dans le tournesol. Je réencoche ma flèche, avance doucement de quelques pas vers mon renard qui s’est assis et arme mon arc.

J’aligne ma visée, la végétation me gêne un peu mais je pense être au bon endroit. Je décoche. Le renard pousse un cri, saute sur place en se tordant en arc de cercle, démarre en courant tout tordu, la queue redressée puis se jette dans le petit bosquet et disparaît.  

Je m’avance doucement, pas de flèche, pas de sang. Je tourne et retourne, longe le bosquet à l’endroit présumé de l’entrée. Rien, je retourne à l’endroit du tir, me refais la scène et retourne à l’endroit du tir. A force d’insister, j’aperçois de grosses gouttes de sang dans l’herbe hautes.

Je suis doucement la piste à 4 pattes pour arriver à l'entrée qui ne présente pas une seule trace de sang. Je pose mon arc et entre dans les buissons noirs. A force d’insister, je retrouve la piste de sang à 2 mètres de la bordure, elle est maintenant abondante et bien marquée. Je la suis doucement, souvent en rampant sous les ronces et les épines.

Le renard n’a pas fait au plus simple, il a fait pas mal de virages et ressort au bout de 50 mètres environ dans la friche en bas du bosquet en forme de U pour rerentrer rapidement dans le bosquet. Je retourne chercher mon arc, le pose avant de rentrer dans le bosquet. Les buissons noirs et les ronces sont très épais à cet endroit. Je progresse, suivant le sang en rampant et le couteau à la main pour me frayer un passage.

Au bout de 30 mètres environ de détours dans cette végétation inextricable, j’arrive sur une zone ou les sangliers ont l’air d’avoir l’habitude de se gîter. Des bauges profondes jonchent le sol et la vue est plus dégagée. Je finis par perdre la trace du sang, la luminosité est faible sous ce couvert épais. Je ressors donc chercher mon arc et appelle le président de la chasse pour lui expliquer la situation.

Il passe chercher son voisin et arrivent tous 2 avec 2 teckels à poil dur alors que j’arrive à ma voiture. Nous retournons sur place, et ils lâchent les chiens sur la voie. Le plus vieux prend la voie en donnant de la voix alors que le plus jeune prend le contre-pied.

Je pars en courant pour tenter d’intercepter le renard au sortir du bosquet mais le teckel est déjà dans le tournesol. Je le suis à une dizaine de mètres sans le voir, son collègue nous rejoint et la menée commence, je dois courir pour les suivre dans les tournesols. Un brocard se lève et fille vers une haie droit devant, les teckels prennent la même direction et je crains qu’ils ne suivent maintenant une mauvaise piste. Mais le brocard passe à droite de la haie et les chiens passent à gauche le long d’un mur de balles rondes.

Je les rattrape rapidement alors qu’ils tentent de sauter par-dessus les balles de foin. J’en suis sûr ils sont après mon renard. Je n’ai pas le temps de les aider à passer qu’ils retournent en arrière, contournent ce mur de foin et longent la haie de l’autre côté pour se mettre au ferme juste en face de moi.

La végétation bouge furieusement et j’aperçois furtivement mon renard qui vient s’acculer à 2 mètres de moi. Je vois distinctement son arrière train et sa queue, j’arme ajuste ma visée un peu plus en avant et décoche. Ma flèche est fichée dans un arbuste, le renard démarre.

S’en suit une bagarre terrible sur un ferme roulant au terme duquel, après avoir mordu plusieurs fois les chiens, mon renard va rendre l’âme. C’est une renarde, touchée aux pattes avant et au bas du poitrail.

 

Alex

Mauvaise flèche sur un renard, 26 juin 2009

Atteinte :

Mauvaise flèche sur un renard, 26 juin 2009

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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