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9 août 2018 4 09 /08 /août /2018 21:49

Ce soir, après avoir passé un bon moment à l'affût dans un petit bois fréquenté par les sangliers et les blaireaux sans voir le moindre animal, je quitte mon poste pour aller chasser autour des maïs. Alors que je me dirige vers une mare, au bout d'un chemin de terre qui longe entre 2 parcelles de maïs, je marque un arrêt au coin de la parcelle de gauche pour jeter un coup d'œil dans le chaume de blé qui fait suite au maïs. J'aperçois une chevrette à environ 150 mètres, elle regarde fixement devant elle en me tournant le dos, ses oreilles braquée vers l'avant. Je comprends vite qu'elle a repéré un animal et pense vite à un renard. Elle n'est qu'à 30 mètres du maïs. J'observe un moment le secteur et aperçois le dos d'un renard en maraude qui passe à 50 mètres devant la chevrette. Je décide de me rapprocher un peu pour essayer de l'appeler. Je longe le maïs d'un pas rapide, la chevrette absorbée par le renard ne me remarque pas et je me poste à genoux, dans l'herbe haute au bord de la culture, à environ 80 mètres de cette dernière. J'attrape mon appeau Prédator réglé sur le cri du lapin et commence à émettre des cris puissants et longs. Le renard disparait derrière la bosse du champ alors que la chevrette se retourne vers moi et me vient droit dessus. C'est le monde à l'envers. J'insiste un peu mais le renard ne semble pas vouloir venir et la chevrette continue à venir droit sur moi. Je quitte mon poste et avance sur elle. Elle se fige un instant puis rentre au maïs. Je continue à avancer tranquillement en collant le maïs quand j'aperçois la tête du renard qui dépasse du chaume à environ 90 mètres. Je me fige, il regarde autour de lui sans bouger mais ne semble pas m'avoir vu. Je m'agenouille doucement dans les herbes hautes puis commence à appeler en imitant des cris de souris avec mes lèvres sur le dos de ma main. Immédiatement, le regard fonce sur moi. J'arme mon arc et poursuis mes appels au travers de mes lèvres pincées. Le renard arrive droit sur moi, j'espace de plus en plus mes appels pour le faire ralentir et chercher. Il vient stopper de face à environ 7 mètres alors que je le suis dans mon viseur. Ma visée est callée sur sa poitrine, je décoche. Ma flèche le traverse et il s'écroule sur place.

Je me redresse et pars à sa rencontre. Il finit de mourir. Ma flèche est entrée à la base du cou et ressortie sur le flanc dans les côtes. Il saigne abondement. Je le laisse sur place et continue à longer le maïs pour tenter de chasser encore un peu avant qu'il ne fasse nuit. Arrivé au bout du maïs, un fossé me barre la route, je descends en le suivant vers un petit ru qui longe dans le creux un peu plus bas. Je suis ensuite le ru au bord d'une parcelle de sarrasin pour rejoindre le pied d'un gros arbre ou j'ai réussi à faire venir 3 renards aux cris de souris il y a quelques jours. Un couple de chevreuil surgit de la parcelle de sarrasin, sur la droite du ru à moins de 15 mètres de moi et foncent en longeant le cours d'eau, s'arrêtant régulièrement pour regarder vers moi puis rejoignent un bosquet un peu plus loin. Arrivé au pied de l'arbre, je me poste et commence mes appels avec mes lèvres sur le dos de ma main. Rapidement, j'ai une impression bizarre et regarde derrière moi. Un magnifique brocard arrive sur moi par ma droite dans mon dos. Je me retourne doucement et continue mes appel, le brocard vient se planter à 6 ou 7 mètres de moi et regarde vers moi sans comprendre ce que je suis. J'arme mon arc pour voir sa réaction, surpris, il démarre mais stoppe à 10 ou 12 mètres plein travers et me laisse aligner ma visée. Il reste immobile un moment à me regarder. Il porte une belle tête bizarde, son bois de gauche est très massif et très perlé alors que l'autre semble cassé ou très court. Je désarme ce qui provoque la fuite du brocard et ses aboiements sur 40 mètres environ puis il stoppe à nouveau pour regarder vers moi. Je me retourne et appelle à nouveau, toujours pas de renards mais le brocard hésite un moment, tourne et retourne avant de se décider à s'éclipser vers le petit bois un peu plus haut. La nuit tombe et je quitte mon poste pour aller chercher mon renard et faire quelques photos souvenir.

Ils sont fous ces chevreuils, 9 août 2018

Alex

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23 juillet 2018 1 23 /07 /juillet /2018 06:50

Ce weekend, Thierry m'a invité à chasser chez lui avec Renaud, je suis arrivé chez lui vendredi soir et Renaud n'arrivera que samedi après-midi. Ce matin, je pars chasser avec Thierry sur un secteur de son territoire de Cuzance. Nous arrivons alors qu'il ne fait pas encore tout à fait jour, nous attendons un peu d'y voir plus clair puis partons en longeant un chemin de terre qui débouche sur un grand chaume de colza entre un gros arbre à droite et une bout de haie à gauche. Le vent dans mon dos n'est pas très bon mais les chevreuils peuvent venir de partout. Au fond du chaume se trouve un gros bosquet à environ 400 mètres, un autre bosquet borde la droite du chaume et démarre à environ 40 mètres sur ma droite. Sur ma gauche, se trouve un autre bosquet qui démarre du bord du chaume et part en arrière à environ 80 mètres. Je me poste contre le bout de haie et commence à jouer du Buttolo. Très rapidement du bruit se fait entendre dans le bosquet à ma droite et une chevrette en surgit pour venir vers moi, j'espace mes appels pour ne pas la faire venir trop vite puis change d'appeau et passe au Rottumteller, un brocard sort alors du bois au fond du chaume à environ 400 mètres et commence à s'avancer tranquillement à découvert mais sans venir vers moi. La chevrette est à moins de 10 mètres et tourne devant moi pour finir par me prendre au vent et repartir vers le bosquet d'où elle vient. J'insiste dans mes appel et finit par capter l'attention du brocard qui commence à venir mais il biaise pour venir droit sur moi sous le vent et, arrivé à environ 100 mètres, il hume l'air et fait volte-face puis fonce vers le fond du bosquet de droite.

Je rejoins Thierry resté plus en arrière puis nous partons par un chemin de terre à la recherche d'un autre poste. Nous arrivons ainsi près d'une petite clairière d'herbe haute incluse dans le bois sur la gauche du chemin dont elle n'est séparée que par une ligne d'arbres et de buissons. Thierry décide de se poster dans le bois juste avant la clairière. Je m'avance un peu plus pour me poster dans une très grosse coulée traversant la bande d'arbre vers la fin de la clairière. Je suis partiellement caché par un arbuste feuillu. Je commence mes appels au Buttolo en surveillant devant et derrière moi. Assez rapidement alors que mes yeux balaient le secteur, ils se posent sur un brocard qui vient de sortir du fond de la clairière à environ 50 mètres sans un seul bruit. Il regarde dans la clairière à la recherche de l'origine des appels. Je reprends mes appels, il repart et s'avance d'un pas lent vers mon poste. Il s'arrête souvent pour écouter en observer et mes appels le font alors repartir. Peu à peu, il s'approche et j'arme mon arc et positionnant le Buttolo sur ma poignée d'arc pour continuer à appeler une fois armé, alors qu'il approche des 30 mètres de mon poste et le laisse venir mais alors qu'il n'est plus qu'à 15 mètres, il biaise légèrement comme pour prendre la coulée à quelques mètres sur ma gauche. Je tente de le guider vers moi mais à environ 10 mètres il stoppe et se met de 3/4 face et commence à frotter un gros chardon avec ses bois. J'ai une fenêtre de tir au travers des branchages, il je le laisse encore avancer la végétation ne me permettra plus de tirer. J'aligne ma visée derrière son épaule et décoche. Ma flèche le traverse sans que je ne voie précisément mon atteinte. Il démarre en trombe et décrit une courbe d'une 30ène de mètres pour rentrer sur la droite de la clairière dans le bois. Dans sa course, j'ai aperçu une tâche sanguinolente en arrière de la panse côté sortie de flèche et je ne suis pas sûr de mon atteinte. Le calme reviens vite, je quitte mon poste et me dirige vers ma flèche plantée au sol. Elle est couverte de sang et de contenu stomacal.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Je récupère ma flèche et la remets au carquois, je vois alors sortir Thierry du bois au fond de la clairière, il s'était en fait avancé dans le bois et a laissé passer le brocard, arc armé pour me le laisser tirer alors qu'il l'a eu à seulement quelques mètres plein travers. Je décide d'attendre quelques minutes avant d'aller contrôler la trajectoire de fuite. Nous commençons à chercher les traces de sang après une petite attente mais pas la moindre goutte visible dans la clairière. Je pars donc chercher l'entrée au bois et trouve assez rapidement un petit arbuste au feuillage couvert de gouttes de sang.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Nous attendons à l'écoute au bord du bois et Thierry m'annonce avoir entendu du bruit. J'écoute un instant sans rien entendre et m'avance de quelques mètres dans le bois en suivant les grosses gouttes de sang bien visibles malgré la faible luminosité du sous-bois.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Je stoppe et écoute encore tout en scrutant le bois quand j'aperçois mon chevreuil couché un peu plus haut. Je m'approche prudemment, flèche encoché mais il est bien mort. Un peu des intestins sortent par le trou de sortie de ma flèche.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

J'appose le bracelet et sort le brocard sur la clairière. Ma flèche rentre bien au défaut d'épaule où je visais mais je pensais le brocard moins tourné. Ma flèche a tout de même touché les poumons et le foie.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Il est 7h30 mais il ne reste qu'un bracelet à Thierry et nous décidons d'arrêter la chasse pour ce matin car Renaud arrive pour chasser ce soir et, si nous fermons le second bracelet, il n'aura plus que les renards à chasser.

En amenant la caissette de la viande du chevreuil que j'ai préparée au président de la chasse, ce dernier nous donne un autre bracelet pour le reste du weekend. Après être allé faire un tour au "salon de la chasse" à Martel, avoir mangé un bout et fait une bonne sieste, nous accueillons Renaud sur motivé pour la chasse de ce soir. Nous repartons sur le terrain vers 18 heures et laissons Renaud sur un secteur et je pars avec Thierry sur une autre zone, Il gare sa voiture au bord de la route. Nous nous préparons puis partons par la chaussée pour rejoindre un passage au travers de la haie que nous longeons sur notre droite. En arrivant au passage, j'aperçois un chevreuil à environ 50 mètres dans la prairie et me fige. J'identifie très vite un chevrillard et l'annonce à Thierry un peu plus en retrait. Il avance doucement dans l'herbe en broutant. Je décide de m'approcher un peu pour tenter de faire quelques photos. Je traverse doucement jusqu'à l'autre côté du passage en stoppant à chaque fois que le chevrillard lève la tête et prends quelques photos mais il finit par m'apercevoir. Curieux il commence alors à se rapprocher. Je lance de cris aigus avec mon Rotumtteler qui lui font reprendre ses esprits et regagner la sécurité du bois. Je me retourne vers Thierry et constate qu'il a filmé une partie de la scène.

Nous nous avançons dans la prairie en longeant le bois de gauche. Alors que nous arrivons au coin du bois, j'aperçois une silhouette furtive qui vient vers nous en longeant la bordure d'un autre bois aligné avec celui que nous longions. J'identifie vite un renard. Il est à plus de 100 mètres, je l'annonce à Thierry et nous nous replions vite derrière la balle de foin calée contre l'angle du bois juste devant nous. Je dis à Thierry que je vais tenter de l'appeler. Il allume donc son téléphone et le cale sur la balle de foin. J'ai perdu le renard de vue, je commence à imiter des cris de souris avec mes lèvres sur le dos de ma main. Rapidement le renard surgit derrière les balles de foin et fonce sur nous par la gauche. J'arme mon arc alors qu'il est à environ 40 mètres et stoppe mes appels. Il vient se planter à 7 ou 8 pratiquement de face mais la balle de foin me gêne pour décocher. Je me penche doucement sur la droite en alignant ma visée et décoche. Touché à l'épaule le renard bondit en se tordant et en criant puis fonce vers le bois sur notre gauche en perdant beaucoup de sang.

A peine est-il rentré au bois que nous l'entendons se débattre. C'est terminé pour lui, je pars chercher ma flèche et la remets au carquois avant de suivre le sang abondant sur l'herbe puis encore plus abondant dans les broussailles à l'entrée du bois. La végétation basse est couverte de sang frotté. Je tombe vite sur mon renard mort sur le flanc. Ma flèche rentre dans l'épaule et ouvre largement le côté de l'animal et ressort entre les cuisses qui sont entaillées profondément sur les faces internes. Les intestins du renard sont sortis par le trou de sortie, il n'a pas fait plus de 20 mètres.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Après quelques photos souvenir,

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Nous le laissons au bord du bois et continuons notre chasse. Nous passons de poste en poste en appelant. Nous nous arrêtons dans un sous-bois clair en pente douce descendante. Thierry se poste sur le haut, je me poste un peu plus bas à 30 mètres sur sa droite. J'appelle un moment au Buttolo quand un beau 6 pointes arrive par ma droite au galop et presque sans bruit. Je l'aperçois un peu trop tard et stoppe mes appels. Je lâche mon appeau et arme mon arc, je ne peux plus appeler et il a stoppé à un peu plus de 20 mètres en contrebas derrière quelques branches mortes. J'aligne ma visée, cherche une trouée et décoche. Je vois avec horreur ma flèche partir trop haute et toucher le brocard dans les muscles du dos. Je vois nettement une plaie sur le dos du bocard qui fait volte-face et repart d'où il vient. Il me semble voir ma flèche en travers de son dos. Il stoppe à environ 40 mètres sur ma droite mais derrière des branchages. Il regarde autour de lui et cherche à comprendre ce qui vient de se passer. Je réencoche et reprends mon appeau pour tenter de le faire bouger un peu mais il redémarre et se débine vers le bas du bois puis stoppe à environ 100 mètre et se met à aboyer rageusement un long moment. Plus de doute, mon atteinte est superficielle, je ne retrouverai pas ce brocard. Au bout d'un moment, je lui réponds en aboyant ce qui le fait taire et démarrer.

Thierry me rejoint puis nous commençons à chercher ma flèche sans succès et les premiers indices. Comme je m'en doutais, nous ne trouvons pas de sang jusqu'à la reposée debout du brocard ù se trouve un petit rond de gouttes rouge vif. Nous suivons plus ou moins la direction de fuite et trouvons quelques rares gouttes jusqu'à la zone où le brocard s'est arrêté pour aboyer puis plus rien. Nous insistons un moment par acquis de conscience mais je dois me rendre à l'évidence, mon atteinte est très superficielle et une recherche avec un chien ne donnera pas plus, nous abandonnons et poursuivons notre chasse mais le cœur n'y est plus et les chevreuils ne répondent plus. Renaud de son côté a loupé un brocard et en est malade. Nous nous retrouvons avant la nuit et nous décidons de changer d'association. Je pars avec Renaud vers le stade de foot sous lequel se trouverait un très beau brocard. Nous faisons quelques pauses pour appeler en  chemin mais rien ne vient. Nous descendons sous le stade et apercevons au loin 2 chevreuils au gagnage, nous nous rapprochons de la bordure de friche boisée qui borde la prairie et nous nous postons pour appeler. Je constate que ce que nous avions pris pour des chevreuils n'en sont pas mais aperçois 2 chevreuils à environ 400 mètres. Je commence à appeler, ils arrivent très vite et je comprends vite qu'il s'agit d'une chevrette et de son chevrillard. Ils viennent jusqu'à 15 mètres environ puis font demi-tour. Il fera vite nuit nous partons vite par un petit passage forestier vers la prairie où se trouverait le grand brocard.

Nous débouchons sur un grand chaume bordé au fond par une bande de luzerne. Nous repérons, sur la gauche, une bande de bois prise entre le chaume et la luzerne. Le vent souffle de notre gauche. Pas de chevreuil en vue. Nous traversons le chaume en biaisant vers la bande boisée. Renaud se poste sur le coin gauche et moi à environ 30 mètres de lui sur le droit. J'attaque d'appeler au Buttolo. Au bout d'un moment, le bruit caractéristique d'un chevreuil retentit dans le bois. J'insiste et change les sonorités mais il a ralenti en se rapprochant et ne semble pas vouloir venir plus. Je tente le Rottumteller et un chevreuil surgit dans une zone dégagée du bois à environ. J'arme mon arc et prends la visée mais la luminosité n'est pas bonne et je n'arrive pas à identifier le sexe de l'animal, il me semble qu'il s'agit d'une chevrette. Elle finit par repartir, je désarme et reprends mes appels. Il revient mais repart à nouveau. Tout à coup, Renaud m'interpelle et me faut des signes, le gros brocard est arrivé dans mon dos et est venu à portée de tir mais absorbé par l'autre chevreuil je ne l'ai pas vu. Il vient de refranchir une haie épaisse qui borde la luzerne. Je l'entends aboyer de l'autre côté. Je me décale vite vers une trouée de la haie et l'aperçois au loin. Je reprends mes appels. Il semble vouloir venir mais est très méfiant et fait des allers-retours en parallèle de la haie à environ 100 mètres pour tenter de prendre le vent. Je joue de tous les appels que je connais, de l'aboiement et arrive à le faite venir de 20 mètres mais pas plus il refuse d'avancer plus. Je lutte jusqu'à la nuit qui m'oblige à abandonner. Nous rentrons.

 

Alex

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 22:25

Ce soir, je pars me poster dans une zone de terriers. Je rejoins un petit bois et rentre par une belle coulée que je longe doucement pour rejoindre mon poste. Le vent est face à moi, je progresse tranquillement et fais démarrer une palombe juste 20 mètres avant de me poster. Je repère alors son nid à à peine 3 mètres du sol dans un petit arbre. J'avance encore un peu et me cale au pied d'un gros chêne. La zone est bien dégagée, les terriers sont un peu plus haut dans une zone de végétation dense. Le temps passe et le bois n'est animé que par les geais qui sautillent de branche en branche au-dessus de moi où par les palombes qui finissent par rejoindre leur nid dans mon dos.

Tout à coup, sans un bruit, un renard surgis de la végétation à environ 30 mètres au-dessus de moi dans la pente. J'accroche mon décocher et me prépare. Il avance tranquillement sur environ 10 mètres puis fait demi-tour et revient vers la végétation dense. Il marque un temps d'arrêt au pied d'un gros chêne et semble s’asseoir. C'est alors qu'un second renard sort toujours sans un bruit de la végétation et s'avance à découvert. L'autre le rejoint et ils tournent dans le découvert puis semblent revenir vers le couvert. Je décide de tente de les appeler, j'imite alors des cris de rongeurs en détresse en aspirant de l'air par à-coups entre mes lèvres pincées. Immédiatement, les renards viennent vers moi. J'arme doucement mon arc et les laisse venir en stoppant mes appels, ils avancent doucement. Je décide de viser celui de gauche, il avance vers moi, mon viseur est calé, il marque un temps d'arrêt à 8 mètres de 3/4 face, je décoche. Le renard s'effondre sur place sans réagir. Je second sursaute, s'éloigne de quelques mètres puis se retourne et regarde son confrère au sol sans savoir quoi faire. Je réencoche et tente d'armer mais il remonte encore de quelques mètres et s'arrête à nouveau à environ 15 mètres alors que le renard fléché se propulse d'environ un mètre d'un coup de patte arrière avant de s'immobiliser à nouveau. Je finis d'armer mais il se débine en alignement d'un gros arbre sans me laisser de fenêtre de tir. Je tente de le rappeler mais sans succès. Je désarme et reste un moment au poste mais le secteur reste calme et la luminosité commençant à baisser, je décide de quitter mon poste.

Je m'avance vers mon renard et me rends alors compte qu'il s'agit en fait d'un renardeau. Je le voyais plus gros au moment du tir.

Un renardeau pour mon Défiant Carbone Turbo

Ma flèche est rentrée dans le cou et ressort derrière l'épaule opposée.

Un renardeau pour mon Défiant Carbone Turbo

Alex

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 20:20

Ce soir, j'ai décidé de me poster dans un bois formé de 2 rectangles décalés, il démarre au bout de la parcelle de maïs qui longe le ru du déversoir du lac et revient vers un bosquet en crête. Il fait très sec depuis un moment et les chevreuils sortent peu et assez tard, l'approche devient très compliquée. J'ai repéré 2 chevreuils qui font des allées-venues entre ces 2 massifs et qui passent parfois de l'autre côté du bois dans une petite prairie bordant le bois et fermée en haut du bois par une haie épaisses puis un bosquet qui redescend vers le bois pour former un passage étroit qui pourrait être un bon poste. Le vent souffle du lac vers le bois et sera donc dans mon dos, il me faut contourner le bois pour aller me poster à bon vent. Je prends le premier passage de canon après le ru et traverse tranquillement la parcelle. Arrivé au bout du maïs, je prends à droite, traverse le ru par un passage busé puis rentre en bordure du bois par un passage de débardage qui longe le bas du bois. Je suis ce chemin qui se termine environ 50 mètres plus loin et poursuis en suivant une grosse coulée pour ressortir de l'autre côté du bois. Je remonte en le longeant jusqu'à la prairie et traverse le passage étroit pour me poster dans la bordure du bosquet mais ce poste ne me convient pas. Je me déposte  et pars vers l'angle rentrant du bois. Je rentre dans le bois par une belle coulée rentrant dans l'angle puis biaise en remontant doucement pour ne pas faire trop de bruit sur le sol couvert de feuilles mortes et de brindilles craquantes. Le bois très clair s'épaissit fortement à 40 mètres de la lisière et je décide de me poster en limite du sale entre quelques gros arbres. Je dégage le sol du pied pour ne pas faire de bruit si je dois bouger puis l'attente commence. Au bout d'un moment un aboiement insistant de chevreuil retentit dans mon dos. L'animal semble venir vers le bois en aboyant pendant un bon moment avant que le calme ne revienne. Vers 19 heures, un léger bruit de pas se fait entendre 70 mètres plus bas et je scrute le bois quand un mouvement m'interpelle. Un renard traverse le bois pour rejoindre la coulée par laquelle je suis arrivé.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Je tente des cris de souris mais il poursuit son chemin et je le perds de vue en bordure du bois. Le temps passe et au bout d'un moment un bruit de pas se fait entendre. Le bruit est tellement fort que je n'arrive pas à localiser sa provenance. Je regarde autour de moi quand j'aperçois un renard montant droit sur moi à environ 25 mètres. Je pivote pour me positionner face à lui et le perds de vue derrière un arbre à plusieurs troncs qui se trouve à environ 10 mètres devant moi. Le renard s'est arrêté à environ 15 mètres, je reste immobile. Il se remet en marche et continue à monter sur moi sans regarder vers moi. J'arme doucement mais le renard se fige et regarde vers moi alors que je finis d'armer. Il est trop caché par l'arbre pour que je puisse décocher mais à ma grande surprise, il se remet en marche et continue à venir pour se présenter de 3/4 face entre 2 des troncs. Je vise et décoche alors qu'il marque un temps d'arrêt. Le renard démarre alors qu'il me semble voir une plaie sur son flanc. Il fonce vers le bas du bois, je le perds de vue un court instant derrière un gros arbre puis le vois ressortir et prendre à gauche vers la lisière du bois. Je le perds vite de vue dans la végétation. Le calme revient, ma flèche est visible entre les troncs, plantée au sol.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Je décide de rester poster un moment au cas où un chevreuil voudrait se montrer mais la luminosité baisse vite en sous-bois. Je quitte mon poste un peu avant la nuit et pars chercher ma flèche. Elle ne présente pas de sang sur les vannes.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Une très forte odeur de renard se dégage à l'endroit du tir. Je récupère ma flèche, un peu de terre fine est collée au tube à cause du sang à peine visible mais il a déjà séché. J'allume la lumière de mon portable pour chercher le sang que je trouve assez vite près de ma flèche.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Le sang n'est pas très abondant mais je trouve vite un bout d'intestin sur le sol forestier.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Le sang bien que peut abondant est assez facile à suivre et je descends tranquillement. Le renard a frotté contre un gros chêne.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Un peu plus loin un gros frotté marque une branche posée au sol.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Arrivé en bas de la pente, le bois s'aplanit et le sang devient beaucoup plus abondant.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Je retrouve mon renard à peu près où je l'avais perdu de vue, il est mort couché sur le dos, ma flèche lui a ouvert le ventre et ses organes sont sortis. Il a fait environ 80 mètres.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Je me rends alors compte qu'il s'agit du renard galeux que j'avais déjà vu les jours précédent autour de la parcelle de maïs sans pouvoir le flécher. Je le manipule donc avec un bâton et le sors du bois pour quelques photos souvenir alors que la nuit s'installe.

Un renard galeux à l'affût, 6 octobre 2016

Pendant que je prends mes photos, les piaulements d'un chevrillard retentissent dans le bois non loin de moi et je finis par le voir sortir au bord du bois à 50 mètres sur ma gauche. Il fait trop sombre pour tirer, je décide de ne rien tenter, il piaule encore un moment au bord du bois puis y rentre et disparaît pour s'éloigner doucement jusqu'à ce que je ne l'entende plus.

 

Alex

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 09:10

Ce matin, je pars chasser sur Justian. Arrivé par la route de Marambat, je descends vers Justian entre 2 bois et me gare près d'un petit château d'eau. Je me prépare tranquillement puis m'avance sur la route alors que le jour se lève. Un rapide coup d'œil sur la gauche en direction de l’îlot boisé au milieu du semé de soja. Pas de chevreuil, je pars donc à droite en longeant le bois en direction d'une luzerne fauchée hier et où je pense voir les renards. Le semé à ma gauche est à peine levé et me permet de voir loin mais rien en vue. Plus bas une longue parcelle de blé étroite part du bois et je surveille attentivement le secteur pour tenter de repérer un brocard. Toujours rien. J'arrive au coin du bois, au bord de la luzerne fauchée mais le vent n'est pas bon, il longe le bois vers ma droite. Je décide de tenter de longer doucement ce dernier en espérant que les animaux seront plus vers l'intérieur de la parcelle fauchée mais le seul renard du secteur était au bord du bois et me flaire très vite avant de rentrer en quelques bons dans le bois. Rien en vue sur le reste de la parcelle, je remonte donc vers la route de crête à travers la luzerne fauchée.

Arrivé au bord de la route que je domine de 3 mètres environ, du haut d'un talus pentu, je jette un coup d'œil sans grand espoir sur la grande parcelle de luzerne mélangée de toutes sortes de végétaux de l'autre côté de la route. C'est presque mission impossible d'y apercevoir un animal à cause du fouillis et de la hauteur de la végétation. Je descends doucement le talus puis, de la route, je jette un autre coup d'œil quand un chevreuil démarre en aboyant à environ 80 mètres de la route, il fonce vers le creux du champ toujours en aboyant puis remonte la colline en direction du bois de crête. Je prends à gauche en longeant la route pour longer la luzerne. Dans mon dos le chevreuil s'arrête plusieurs fois pour m'observer de loin avant de rentrer au bois. Arrivé à la fin de la luzerne, je remonte dans le champ par un passage de tracteur. Je descends en suivant la luzerne, passe un bosquet inclus dans la parcelle et me prépare à armer en arrivant au bout du bosquet mais pas de chevreuil en vue. A ma gauche, le semé est encore à peine levé. Le terrain remonte maintenant vers une parcelle de blé qui jouxte la luzerne. J'avance doucement entre les céréales et la luzerne sans rien voir, le terrain redescend vers un fossé qui fait suite à un bout de haie qui délimite la luzerne et la sépare d'une autre parcelle de blé. Arrivé au bord du fossé, je le suis et prends à gauche entre les 2 parcelles de blé. Ce fossé amorce vite un virage à droite que je suis jusqu'à une bande enherbée suivant le bas de la combe. Arrivé à cette bande enherbée, j'aperçois sur ma droite, à environ 200 mètre, un chevreuil au gagnage au bord du grand bois qui borde un champ labouré qui fait suite au blé.

Je me fige et me baisse pour l'observer, il semble que ce soit une chevrette mais sans jumelle, à cette distance, il pourrait s'agir d'un jeune brocard. Je décide de tenter l'approche bien que le vent soit dans mon dos. Je rejoins le passage de tracteur le plus proche qui me permettra de gagner environ 60 mètres. Une fois le passage atteint, j'avance voûté et me baisse en stoppant à chaque fois que je risque d'être repéré. L'animal se dirige doucement vers moi en mangeant. Je gagne peu à peu du terrain mais alors que je suis encore à environ 100 mètres, le chevreuil rentre tranquillement dans le bois. Je tente de m'avancer encore un peu mais il ne ressort pas. Je me redresse donc et retourne sur la bande enherbée, c'est alors que je vois trop tard un autre chevreuil, 100 mètres plus loin dans le labour qui lui est sans nul doute un beau brocard. Trop tard, il m’a repéré et fonce au bois en aboyant. Je ne peux rien faire, je prends donc la bande enherbée et la suis tranquillement. Cette fois, je suis à bon vent et surveille les parcelles de part et d'autre du fossé que je longe à ma droite. La bande enherbée qui était broyée jusqu'à présent ne l'est plus et je me fais surprendre par un autre brocard démarrant à environ 40 mètres devant moi et fonçant à travers le blé sur ma droite. Il remonte vers une habitation, je l'aboie et le stoppe alors que je me suis dissimulé dans l'herbe haute. Il regarde autour de lui puis bifurque pour se diriger tranquillement vers le bois dans mon dos.

Je tente le tout pour le tout, je fais demi-tour et presse le pas en restant voûté pour rejoindre un passage qui traverse le fossé et remonte entre deux parcelles de blé vers le haut de la colline. Je rejoins rapidement ce passage enherbée broyé et avance baissé sous le niveau du blé tout en observant par moment la surface. Le brocard arrive tranquillement vers le passage. Il disparaît régulièrement dans le blé en baissant la tête puis réapparaît à chaque fois plus proche. Il longe un passage de tracteur et je me positionne en face de ce dernier pour l'attendre. Il se rapproche et n'est plus qu'à 25 mètres quand il décide de biaiser vers le coin bas de la parcelle. Il me faut quitter mon poste et redescendre mais un bruit involontaire me trahit et le brocard regarde un moment vers moi alors que je me baisse derrière le blé. Il hésite un court instant puis démarre pour partir en sens inverse à grands bons. Je prends le pas de course pour tenter de l'intercepter en m'arrêtant et me baissant dès qu'il s'arrête pour surveiller ses arrières mais il me distance vite et biaise à gauche vers la vigne devant moi où je le perds de vue. Je rejoins le bord de la vigne et la suis pour remonter en haut de la colline. Arrivé au coin de la parcelle, je bifurque à droite pour la suivre et surveiller les rangs en espérant revoir le brocard mais un intervalle sur 2 est planté d'avoine dont la hauteur ne permet pas de voir les animaux. J'avance ainsi doucement entre 2 parcelles de vigne, celle au-dessus de moi est planté à 90° de l'autre et ne permet pas de voir à l'intérieur. Je finis par rejoindre un chemin de terre qui revient vers la route de crête que j'ai traversée tout à l'heure.

Une parcelle de vigne borde chaque côté du chemin avec des rangs perpendiculaires à ce dernier. Je décide de me concentrer sur la parcelle de droite à bon vent, je traverse le chemin et longe donc cette parcelle tout en jetant un coup d'œil à l'autre. Une haie m'empêche vite de voir de l'autre côté du chemin et je me concentre donc sur ma droite. Après quelques rangs un mouvement à environ 50 mètres attire mon regard. Il m'a semblé voir le bon caractéristique d'un renard sautant sur une proie. Je me fige au bout du rang et distingue une masse rousse arrondie. C'est bien un renard, il finit par se déplier et s'avancer en longeant le rang au bout duquel je suis posté. Le tir risque d'être compliqué mais le renard rejoint le rang suivant et le longe pour venir droit sur moi. Je me positionne à genoux et me prépare à armer. Il s'arrête régulièrement pour regarder autour de lui mais continue à venir droit sur moi. L'herbe haute entre ces 2 rangs limite sa vision. Alors qu'il arrive à 15 mètres environ, j'arme mon arc et aligne ma visée le laissant venir encore un peu. Alors qu'il est à environ 8 mètres et avance d'un pas lent, tête baissée, je cale mon viseur sur sa tête et décoche. Ma flèche le frappe violemment sur le côté gauche de sa tête et l'entaille profondément en déviant de sa trajectoire. Je n'en reviens pas ma flèche n'est pas rentrée et est retombée un peu plus loin à 90° de sa trajectoire d'origine sans se plantée au sol. Pendant ce temps, le renard a démarré en hurlant pour disparaître rapidement dans la vigne, une plaie béante sur le côté de la tête.

Je me redresse et pars rapidement voir les indices, je ne suis pas confiant sur la suite des événements. De petites gouttes de sang sont éparpillées au sol.

Un renard à la tête dure, 5 juin 2016

Ma flèche ne porte presque pas de traces de sang si ce n'est sur une vanne blanche et ma lame est tordue.

Un renard à la tête dure, 5 juin 2016

Je remets ma flèche au carquois puis commence à suivre le sang à 4 pattes sous les fils de fer des rangs de vigne. Il me conduit en bordure de la vigne où je le perds sur une bande enherbée. Je me redresse et observe les alentours quand j'aperçois un renard assis à environ 70 mètres dans le semé de tournesol occupant la parcelle suivante. Il regarde vers moi sans bouger et je comprends vite que quelque chose ne va pas, c'est certainement mon renard blessé. Je repasse derrière le premier rang de vigne et commence à le longer doucement pour me rapprocher un peu car le renard n'est qu'à 50 mètres du bord de la vigne. Je marque des pauses quand il regarde vers moi et progresse voûté mais il ne semble pas vouloir partir. Je rejoins ainsi l'autre bout de la vigne et me poste assis, en observation. Le renard tente de se lever mais une de ses pattes arrière ne semble plus répondre et traîne derrière lui, il se rassoie vite. Je ne sais pas quoi faire, attendre en espérant que la blessure soit mortelle où tenter une approche et en finir. Voyant cet animal essayer à nouveau de se lever et se rasseoir très vite je décide d'agir. En bas du semé se trouve un grand fossé profond et, vu l'état du renard, si j'arrive à le pousser vers ce fossé, il y a de grandes chances qu'il ne puisse pas en ressortir. Je me lève et commence à m'approcher doucement du renard qui finit par se lever alors que je suis à 40 mètres. Il se met à courir avec peine vers le fossé et je m'élance à sa poursuite. Je le rattrape mais il saute dans le fossé et je le perds de vue. Je longe le fossé dans les 2 sens pour voir s'il n'aurait pas traversé puis cherche l'entrée dans les hautes herbes.

Une coulée fraîche d'herbe écrasée trahit le passage du renard je la suis et trouve quelques traces de sang puis la coulée descend dans le fossé. Du sang frotté marque bien l'entrée arrondie dans le fossé. Il est encore tôt, 7h30 environ et je me vois mal appeler un chasseur de la commune pour qu'il ramène un teckel, de plus ce dernier risque de se faire mordre. Un conducteur de chien de sang ne viendra pas pour un renard. Je pars faire un tour dans le secteur pour réfléchir puis décide de tenter de retrouver cet animal qui doit être achevé au plus vite. Je suis doucement la coulée puis arrivé au fossé, j'écarte doucement les ronces à la main quand j'aperçois la tête du renard juste à 1 mètre de ma main. Il est tapit dans l'eau qui coule au fond du fossé. J'attrape mon arc, encoche une flèche, arme et vise au jugé au travers de la végétation très dense puis décoche. Juste éraflé le renard bondi puis se coince dans la végétation en remontant le talus opposé du fossé. Je réencoche rapidement et cette fois vise la tête bien dégagée pour en finir. Ma flèche rentrant où je voulais. Le renard est mort sur le coup. Je dégage mes flèches et ma prise. J'ai eu de la chance car ma flèche a en fait ouvert le muscle du côté de la tête

Un renard à la tête dure, 5 juin 2016

mais a ensuite entaillé le bassin et le col du fémur de l'animal, entrant devant le cuisse et ressortant au niveau de l'anus.

Un renard à la tête dure, 5 juin 2016

Ma flèche ne semblait pourtant pas avoir traversé l'animal, tube sec et à peine de sang sur une vanne. Je photographie ma prise en me disant que j'ai eu beaucoup de chance, avec l'amertume d'une mauvaise flèche.

Un renard à la tête dure, 5 juin 2016

Je repars vers le chemin de terre avec mon renard quand j'aperçois 2 chevreuils sortant du blé en se poursuivant dans le semé de tournesol en crête du champ à environ 400 mètres. Je pose mon renard au pied d'un gros chêne, au bord du chemin et décide de tenter l'approche. Je profite du chemin creux pour rejoindre la vigne plus à gauche mais malgré la distance, les chevreuils ont vu quelque chose et regardent vers moi. Je me fige et me baisse un peu pour moins dépasser de la végétation. J'attends qu'ils se calment puis alors qu'ils se remettent en mouvement, je me baisse et presse le pas pour rejoindre la vigne. Je progresse ensuite à couvert derrière le premier rang qui suit la crête pour rejoindre la parcelle de blé qui fait suite à la vigne pour rejoindre la grande parcelle de luzerne. Les 2 chevreuils sont un brocard et une chevrette, ils biaisent vers le coin du blé en bordure de la luzerne. J'avance rapidement mais je les perds vite de vue. Arrivé au bord du blé, je le longe pour rejoindre la luzerne puis m'avance dans cette végétation entravante en suivant la crête. J'aperçois vite les 2 chevreuils en contrebas contre la haie qui sépare la luzerne d'une autre parcelle de blé. Ils sont à environ 60 mètres et avancent tranquillement en broutant tout en longeant la haie. La crête n'est qu'à 30 mètres de la haie, je passe donc à couvert derrière cette dernière et m'avance assez rapidement à l'aveugle, à peu près à l'aplomb du dernier endroit où se trouvaient les animaux puis remonte sur la crête. Le brocard, un beau 6 pointes, frotte ses bois et broute quelques feuilles dans la haie mais la chevrette a disparu. Je m'avance doucement vers lui baissé dans la végétation et gagne quelques mètres sans qu'il me repère mais la chevrette surgit plus à droite dans la luzerne et déguerpit, entraînant avec elle le brocard vers le bois où il aboiera un moment.

Je me suis fait avoir comme un débutant, je pars donc faire un tour dans le secteur en espérant voir d'autres animaux mais ne trouvant pas d'autre brocard et voyant l'heure, je décide de rentrer.

 

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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