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4 janvier 2022 2 04 /01 /janvier /2022 07:04

Ce weekend, nous étions, invités, avec ma compagne pour passer le premier de l'an avec des amis sur Figeac. Pour le dimanche matin, Julien, le copain d'une des filles de nos amis m'avait invité à aller chasser le ragondin su Bagnac sur Célé, j'avais donc pris mon arc. Le réveil sonne vers 7 heures, 7h30, je pars de Figeac, 7h45, je suis à Bagnac près de la boulangerie. Julien arrive rapidement, je monte dans sa voiture et nous partons pour aller chasser en bordure du Célé. Il a bien gelé ce matin et nous craignons que les ragondins ne soit pas de sortie. Nous longeons un moment le ruisseau en aval puis en amont de la voiture sans voir le moindre myocasror. Vers 10 heures, les rayons du soleil commencent à réchauffer le paysage. Nous partons par la route pour rejoindre et longer un petit affluent du ruisseau principal. En arrivant au bord du petit cours d'eau, Julien repère un beau ragondin au gagnage sur la gauche du ru, à environ 100 mètres. Il me dit de tenter l'approche.

J'encoche donc ma flèche,  2 chevreuils, à environ 200 mètres, descendent tranquillement vers le ruisseau, je les montre à julien avant de commencer mon approche en longeant le bord du cours d'eau bordé par quelques arbres. Il me semble voir un second ragondin sur un tas de bois qui borde le ruisseau à droite du ragondin. Il mange tranquillement et me tourne vite le dos. Les arbres laissent vite place à des berges bordées juste de quelques ronces. Dans le pré qui borde l'autre rive, quelques chevaux de trait broutent tranquillement. Je finis mon approche à découvert, la tâche sombre sur le tas de bois n'est pas un ragondin, je focalise donc toute mon attention sur le ragondin qui broute paisiblement. J'avance doucement en stoppant quand le ragondin stoppe son repas. Il me tourne toujours le dos. Arrivé à environ 15 mètres de ce dernier, j'arme mon arc et m'avance encore un peu d'un pas lent. À environ 8 mètres, je stoppe, cale ma visée sur son arrière train et décoche. Traversé, il sursaute se tourne vers moi en faisant le dos rond, avec une attitude menaçante, puis démarre vers le ruisseau. Je fonce pour lui couper la route mais il rentre dans un tas de bois mort. Je le manque en essayant de le plaquer au sol avec mon pied. Il saute à l'eau par un passage dans le tas de bois. 

Je l'entends se débattre un court instant puis le calme revient. Je contourne le tas de bois pour descendre dans le ru quelques mètres en aval de là où j'ai perdu de vue mon ragondin. Je m'aperçois alors qui finit de mourir sous quelques arbrisseaux, contre la berge de gauche. Il s'immobilise rapidement et est entraîné par le courant. Je l'attrape par la queue et le sort de l'eau alors qu'il passe à mes pieds. Je remonte et le pose sur la berge. Je pars ensuite chercher ma flèche avec Julien qui m'a rejoint. Je la retrouve facilement et la met au carquois. Alors que nous allons partir je remarque la grosse traînée de sang qui rentre dans le tas de bois.

Mon premier ragondin du Lot, Merci Julien, 2 janvier 2021

Je l'entends se débattre un court instant puis le calme revient. Je contourne le tas de bois pour descendre dans le ru quelques mètres en aval de là où j'ai perdu de vue mon ragondin. Je l'aperçois alors qui finit de mourir sous quelques arbrisseaux, contre la berge de gauche. Il s'immobilise rapidement et est entraîné par le courant. Je l'attrape par la queue et le sors de l'eau alors qu'il passe à mes pieds. Je remonte et le pose sur la berge. Je pars ensuite chercher ma flèche avec Julien qui m'a rejoint. Je la retrouve facilement et la mets au carquois. Alors que nous allons partir je remarque la grosse traînée de sang qui rentre dans le tas de bois.

Mon premier ragondin du Lot, Merci Julien, 2 janvier 2021

Ma flèche est rentrée au niveau du haut du bassin et ressort dans l'épaule de droite. Nous laissons mon ragondin sur place. Les 2 chevreuils ont traversé le ruisseau et remonte vers une haie à un peu plus de 100 mètres. Je tente de trouver une herbe pour les appeler en la tenant entre mes 2 pouces pour souffler dessus mais impossible de trouver une herbe correcte et d'émettre le bon son. Les chevreuils s'éloignent.

Mon premier ragondin du Lot, Merci Julien, 2 janvier 2021

Les 2 chevreuils ont traversé le ruisseau et remontent vers une haie à un peu plus de 100 mètres. Je tente de trouver une herbe pour les appeler en la tenant entre mes 2 pouces pour souffler dessus mais impossible de trouver une herbe correcte et d'émettre le bon son. Les chevreuils s'éloignent. Nous continuons à longer le ru, le prochain ragondin sera pour Julien que je suis à quelques mètres en retrait pour ne pas le gêner.

Mon premier ragondin du Lot, Merci Julien, 2 janvier 2021

Un peu plus loin, je repère un beau ragondin au gagnage, derrière une clôture, de l'autre côté du ruisseau. Je le montre à julien et le laisse commencer son approche.

Mon premier ragondin du Lot, Merci Julien, 2 janvier 2021

Julien se décale plus à gauche pour profiter de la différence de niveau entre les deux berges et de quelques arbuste qui borde le ruisseau pour se camoufler mais rapidement le vent tourne. Je suis resté à environ 30 mètres en retrait et aperçois 3 gros ragondins qui surgissent d'une haie perpendiculaire au ru et qui remonte le long de la clôture du parc des chevaux. Ils se jettent dans le ruisseau. Le ragondin vu au départ a levé la tête, il hume l'air tourné face à nous. Julien tente de finir son approche mais il démarre et fonce à l'eau lui aussi.

Je rejoins Julien, et nous descendons par un passage à gai pour traverser le ruisseau quand je remarque un remous persistant sous une grosse touffe d'herbe d'où arrive de l'eau. Je le montre à julien et lui dis de se préparer. Je tente d'appeler le ragondin en imitant des cris de détresse d'un petit ragondin. Le remous s'intensifie fortement, Julien se prépare à armer mais un beau ragondin surgit à environ 15 mètres dans le pré, à environ 20 mètres du ruisseau et fonce vers ce dernier. J'arme mon arc, vise en avant de lui et le décoche un peu avant qu'il n'arrive à l'eau. Manqué, il saute à l'eau et je le perds de vue. Je viens de comprendre trop tard que le remous était au bout d'une buse collectant les eaux de ruissellement du pré. Le remous persiste devant nous. Je dis à julien de rester là et cherche un passage pour passer la clôture avant de rejoindre l'autre bout de la buse. Alors que je passe la clôture un peu plus loin, un lapin démarre dans mes pieds et s'enfuit. La clôture passée, je m'avance dans le pré quand 2 chevreuils surgissent de la haie un peu plus haut et s'éloignent au trot. Je rejoins le bout de la buse. J'éclaire avec ma frontale à l'intérieur mais ne vois pas de ragondin, je fais du bruit à l'entrée en espérant faire sortir un ragondin pour Julien mais rien ne sort.

Nous décidons de poursuivre notre chasse, julien me rejoint et nous continuons à longer le ru. Je tente de retrouver ma flèche sans succès. Un peu plus loin nous changeons de commune, julien décide donc de faire demi-tour. Ayant repéré une zone de terriers immergés sous les racines d'un gros chêne, je décide de tenter d'appeler sur le retour pour tenter de faire sortir les fuyards de tout à l'heure. Je commence à appeler et rapidement un museau pointe sous une grosse racine sur ma droite mais je n'ai pas d'angle de tir. J'arme et tente de me déclarer doucement mais le ragondin retourne à l'abri. Je désarme et me positionne face à l'endroit où il voulait sortir et reprends mes appels. Rapidement, il remontre son museau. J'arme mon arc, aligne ma visée, appelle encore un peu. Il s'avance un peu me présentant assez sa tête pour tenter un tir. Je décoche, un impact sourd retentit, le ragondin tente de se dégager. Ma flèche s'agite puis s'immobilise. Je descends dans le ruisseau pour aller rejoindre ma flèche. L'eau est trop profonde et mes bottes prennent l'eau. Ma flèche s'agite à nouveau puis l'eau se teinte en rose. J'attrape ma flèche mais le ragondin n'est pas au bout. Il a réussi à rentrer au terrier. Il est perdu, je retourne sur la berge et quitte mes bottes pour les vider et mes chaussettes pour les essorer avant que nous retournions vers la voiture. Julien repère ma flèche perdue au passage et je la remets au carquois. Je dois rentrer vers 11 heures et il nous reste peu de temps. Nous refaisons un petit tour sans succès près du Célé avant de rentrer. Sur le retour à Figeac, j'apercevrai un gros ragondin au gagnage dans un semé de blé près d'une rivière. Un grand merci à julien pour cette invitation et mon premier ragondin du Lot.

 

Alex

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29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 06:08

Depuis quelques années, je ne chasse plus ou presque le ragondin. La chasse trop facile de cette espèce ne me passionne pas. Je tire toujours quelques ragondins à la rencontre lors de mes sorties de chasse au grand gibier mais je ne fais plus de sortie dédiée à cette espèce. Mes flèches très fines d'un peu plus de 500 grains, tube Easton Injexion ne flottent pas et m'imposent des tirs hors de l'eau ou fichant dans les berges. Ce weekend, Arnaud vient chasser avec moi et j'en profite pour organiser une journée de chasse entre amis, samedi, pour le dernier weekend de chasse de la saison. Arnaud étant arrivé le vendredi soir nous avons réalisé un affût au sanglier sur Traversères sans voir le moindre animal.

Ce matin, Lionel et Christophe nous rejoignent chez moi et nous partons pour une matinée ragondin. Je décide de commencer sur Saint Arroman. A cause du couvre-feu nous arrivons sur place après le lever du jour. Nous nous gardons à la ferme et laissons Lionel et Christophe qui vont chasser 2 mares avant de nous rejoindre au bord du Sousson en suivant un ru affluent de ce ruisseau que nous allons longer avec Arnaud. Je pars me garer au bord du ruisseau au niveau d'un passage busé enjambant le cours d'eau. Arnaud voudrait filmer notre sortie et nous emportons donc un peu de matériel vidéo avec nous. Je n'ai pas chassé dans le secteur depuis plus de 1 an et les propriétaires m'ont dit que les ragondins étaient bien présents sur le secteur, je m'attends donc à en voir un bon nombre. Nous commençons par remonter le ruisseau en amont du passage busé mais pas le moindre ragondin et l'eau du ruisseau limpide nous laisse à penser que les ragondins n'ont pas beaucoup bougé cette nuit et ce matin. Après plusieurs centaines de mètres sans rien voir à part 2 chevaliers, je décide de faire demi-tour. Je tente d'appeler dans une zone de terriers en amont du passage busé mais rien ne bouge. Nous continuons à descendre le Sousson, chacun de notre côté, mais pas le moindre ragondin.

Nous passons un deuxième passage busé et apercevons au loin nos amis qui descendent le ru. J'avance un peu sans voir de ragondin. La berge opposée devient inchassable pour Arnaud car une bande arborée lui masque le ruisseau. J'aperçois alors 2 petits ragondins à 30 mètres devant moi. Ils sont assis sur un banc de gravier dans 1 à 2 cm d'eau. J'interpelle Arnaud et l'invite à me rejoindre en faisant demi-tour pour traverser par le passage busé. Il presse le pas mais les ragondins regagnent leur terrier alors qu'un troisième surgit du terrier et y rerentre à l'arrivée de ses confrères. Arnaud me rejoint, je lui montre le terrier où sont rentrés les animaux et le laisse faire son approche. J'attrape mon appareil photo pour le filmer. Je me cale en face du terrier où Arnaud vient de voir sortir et rerentrer un petit ragondin. Je commence à filmer et à appeler, au bout d'un moment, un petit ragondin sort et je le signale à Arnaud qui arme son arc. Je zoome sur le ragondin mais je n'ai plus de batterie et mon appareil photo s'éteint juste avant le tir parfait d'Arnaud qui sèche le petit imprudent d'une belle flèche de tête. Bravo Alex, je n'ai pas pensé à vérifier l'état de la batterie hier soir. J'appelle encore un moment mais rien de vient, Arnaud descend le talus abrupt du cours d'eau et d'avance dans l'eau peu profonde pour aller récupérer sa prise. Au moment où il saisit sa flèche nous entendons démarrer un autre ragondin dans le terrier. Un filet d'eau boueuse s'échappe alors de ce dernier. Arnaud récupère flèche et ragondin avant de remonter le talus alors que Lionel et Christophe nous rejoignent.

Nous décidons d'aller jeter un coup d'œil sur un petit lac un peu plus haut. Nous remontons tranquillement la colline puis remontons doucement le talus de la digue du plan d'eau. En arrivant au sommet, j'aperçois 2 colverts sur la gauche du plan d'eau, en face de l'île à environ 100 mètres. En nous apercevant, les 2 oiseaux prennent leur envol et provoquent le démarrage de 2 gros ragondins qui se jettent à l'eau et remontent presque aussitôt en surface. J'envoie 2 de mes amis garder les 2 seuls échappatoires du petit lac. Un au niveau de la buse d'alimentation et un au niveau de la buse du trop plein sous lesquelles se trouvent les seuls terriers du plan d'eau. Lionel se positionne rapidement au niveau du déversoir au coin droit de la digue. Je presse le pas sur la rive gauche alors qu'Arnaud et en face. Un remous boueux au coin gauche de la digue me fait penser qu'un autre ragondin vient de plonger. Alors que je surveille un des ragondins qui est immobile en surface entre la berge et l'île, j'aperçois le second qui refait surface à 15 mètres de la buse d'alimentation. Je prends le pas de course pour lui couper la route et le fais plonger en arrivant au bout de la buse. Christophe décoche sur un ragondin qu'il a vu remonter contre l'île mais le manque et il plonge. Rapidement, j'aperçois un gros ragondin qui vient droit sur moi et remonte en surface à quelques mètres devant moi. Je tente d'armer rapidement mon arc mais il perçoit mon mouvement et replonge. Je reste à mon poste et observe le secteur quand un remous agite la surface sous un amas de joncs à un peu plus de 20 mètres, au bord du lac sur ma droite. Je le signale à Arnaud. Je pense le ragondin est sous la végétation mais Arnaud passe sans que le ragondin ne bouge. Je reste en alerte, assez rapidement le gros ragondin revient vers la verge à 4 mètres sur ma gauche. J'arme rapidement avant qu'il ne refasse surface et aligne ma visée sur son épaule au moment où il émerge. Je décoche, ma flèche est pile où je la voulais, arrêtée par le fond peu profond, elle est restée en travers du ragondin qui plongent se débat un instant sous l'eau en perdant beaucoup de sang. Il remonte rapidement à quelques mètres devant moi pour s'immobiliser. Le temps passe et le second ragondin est introuvable. Je laisse mon poste à Arnaud et pars faire le tour du plan d'eau par ma gauche. Je donne un coup de pied dans chaque touffe de jonc mais rien ne bouge. Je passe le poste de Lionel qui n'a rien vu passer, longe la digue puis reviens par l'autre berge. Toujours rien, arrivé au niveau de la grosse touffe de joncs où j'avais vu le remous, je donne des coups de pieds dedans quand une masse sombre démarre sous l'eau et part vers la digue. J'annonce " ragondin" à mes amis qui se préparent. Je me positionne au milieu de la berge juste après l'île, Christophe est en face. Les secondes passent et le ragondin n'est toujours pas ressorti quand Christophe, qui vient de le revoir faire surface et replonger aussitôt, devant lui, nous l'annonce. Le ragondin refait surface à environ 15 mètres devant Lionel qui arme son arc, je me décale vite sur la gauche pour lui laisser le champ libre pour décocher. Sa flèche ricoche sur l'eau et vient se ficher dans la berge près de l'endroit où j'étais. Le ragondin a plongé. Je cours vers l'angle de la digue. Le ragondin refait surface juste devant moi et mes amis ne me voyant pas armer me l'annoncent mais l'eau est trop profonde, si je le tire, je perds ma flèche. Le ragondin replonge et remonte un peu plus loin pour se diriger vers un touffe de jonc contre la berge à ma gauche. J'arme et le suis dans mon viseur en attendant un tir fichant dans la berge mais il replonge et il ne refait pas surface malgré le temps qui passe. Je m'approche doucement de la touffe de jonc. Alors que j'observe autour de cette dernière avant de tenter d'en déloger le ragondin. J'aperçois une masse sombre sous l'eau, il tente de se faire oublier, calé contre les joncs. Je l'annonce à mes amis et arme mon arc. Je prends la visée au juger sur ce qui semble être son cou puis décoche. Ma flèche plantée dans la tête et les joncs commence à s'agiter et l'eau boueuse se teinte de rouge. Je pose mon arc et attrape mon ragondin par la queue pour le dégager, extraire la flèche et l'achever. Ma flèche est entrée où je voulais et ressortie juste en arrière du sternum.

Je retourne vers l'alimentation du lac où Arnaud et Christophe ont récupéré mon ragondin et ma flèche en travers de ce dernier. C'est un gros mâle, j'ai éliminé un couple. Christophe part chercher sa flèche contre l'île à l'aide d'une barque. Sans rame, il paguaie à la main. Après avoir vérifié qu'aucun ragondin ne se cache sur l'île et avoir récupéré sa flèche, il revient vers nous. Je l'aide à replacer la barque. En examinant les ragondins, je constate que la flèche de Lionel est passée très près et a provoqué 2 petites entailles parallèles, jusqu'à l'os, sur le nez de l'animal. Je ramasse les prises et nous redescendons vers le Sousson en discutant. En arrivant au bord du ruisseau, nous apercevons les petits ragondins ressortis de leur terrier. Christophe en tire un et le touche trop en arrière, les autres sont rentrés au terrier. Le ragondin blessé tourne en rond en se mordant l'arrière train. Lionel lui décoche une autre flèche alors qu'il vient de s'immobiliser de 3/4 face. Un impact très audible retentit, le ragondin soné est resté sur place et nous le croyons mort mais il reprend ses esprits et part vers un terrier où il disparaît. Christophe descend chercher les flèches et examiner les terriers. Un ragondin grogne dans l'un d'eux mais impossible d'atteindre le petit ragondin. Je ramasse le ragondin d'Arnaud et nous retournons à nos voitures en chassant. N'ayant pas vu d'autre ragondin nous partons, avec Arnaud, rejoindre nos amis à la ferme pour changer de secteur.

Nous partons pour le canal de Labarthe. Je ne sais pas si c'est à cause du froid mordant, de la pleine lune ou d'autre chose mais je suis très étonné d'avoir vu si peu de ragondins ce matin. Nous nous garons au moulin au bout du canal. Nous nous préparons puis commençons à longer ce dernier. La première partie du canal est très dégagée sur les 2 rives mais ensuite une haie le borde sur la rive droite sur plusieurs centaines de mètres. Nous restons donc pour le moment tous les 4 côté gauche. Un gros remous nous fait croire à un ragondin mais il s'agit très certainement d'un poisson. Nous longeons maintenant en face de la bande boisée, un remous attire mon attention plus en avant. Nous nous répartissons rapidement sur la berge mais impossible de voir l'animal qui longe sous la végétation qui borde notre rive. Lionel tente de le déloger en frappant l'eau mais rien ne sort.

Nous continuons, un peu plus loin la bande boisée se termine sur la berge opposée et est remplacée par un petit plan d'eau d'où descendent des coulées très marquées vers le canal. Nous avançons doucement quand un ragondin se jette à l'eau un peu plus en avant sur la berge opposée. Nous nous répartissons sur environ 30 mètres en amont et en aval de là où nous l'avons vu plonger. Il ressort devant Christophe qui est le plus avancé. Une belle flèche le cloue à la berge en le tuant sur le coup. Nous continuons à avancer tranquillement quand je repère un gros ragondin qui prend le soleil à environ 10 mètres, un peu plus en avant, sur la berge opposée, à un mètre au-dessus de l'eau. J'arrête mes amis et arme mon arc, prends ma visée et décoche. Le ragondin, cloué à la berge, se débat dans les ronces et finit par casser la flèche et se jeter à l'eau avec les 3/4 de ma flèche en travers. Je l'ai atteint au cou mais au-dessus des vertèbres. L'eau cristalline me permet de suivre son déplacement sous l'eau, je réencoche et le suis doucement prêt à armer. Il remonte pour venir se caler contre la berge opposée, j'arme et le suis dans mon viseur. Ma seconde flèche plein cœur le cloue à la berge et l'immobilise mais au même moment un second ragondin plonge et part en arrière vers mes amis. Il nage sur le fond, Lionel et Arnaud le tirent mais, manqué, il accélère. Christophe le suis arc armé en attendant qu'il refasse surface. Je réencoche et cours pour devancer Christophe au cas où. Ce dernier décoche alors que le ragondin est près de la surface mais le manque et me lance un "A toi Alex, il va rentrer au terrier". J'arme et me précipite vers le ragondin qui arrive à l'entrée du terrier et lui jette une flèche au moment où il fonce dans son trou. Il me semble l'avoir manqué, nous décidons d'aller récupérer nos prises et nos flèches avant de continuer. Nous traversons un peu plus en amont, pendant que Lionel et Arnaud partent faire le tour du petit plan d'eau, nous nous occupons de récupérer les flèches et les ragondins avec Christophe. Un ragondin caché dans la végétation en profite pour plonger et foncer vers son terrier. Beaucoup de sang coule dans le canal à l'entrée du terrier où je pensais avoir manqué mon ragondin. Je tente de sonder le terrier mais le ragondin est entré trop profondémment, impossible de l'atteindre. Arnaud et Lionel n'ont rien vu autour du petit plan d'eau.

Nous laissons nos ragondins près du chemin qui traverse le canal et nous nous séparons en 2 groupes, Christophe et Arnaud prennent la berge de gauche et avec Lionel nous prenons l'autre. Nous avançons tranquillement en parallèle, en face, nos amis sont un peu retardés par le passage d'une barrière métallique et nous stoppons après un gros chêne pour les attendre quand plusieurs ragondins se jettent à l'eau contre la berge que nous longeons nous nous répartissons vite le long de la berge mais les ragondins rentrent et sortent de terriers sous la berge que je longe avec Lionel. Impossible pour nous de les voir, brusquement, Arnaud arme son arc et décoche. Il traverse un jeune ragondin qui se débat et de dégage de la flèche puis part dans le courant en s'immobilisant rapidement. Je réussis à le stopper un peu plus loin avec une branche et le pose sur la berge. Nous continuons quand d'autres ragondins se mettent à l'eau je m'avance un peu quand l'un d'eux remonte contre la berge opposée pour se cacher derrière une petite souche. Seule la moitié arrière du ragondin est dégagée. Je vise, décoche et le blesse sérieusement. Il s'avance de moins de un mètre et se cale contre la berge. Un autre ragondin s'éloigne en nageant contre la berge opposée. Je laisse Lionel finir mon ragondin blessé et presse le pas pour réduire la distance avec le second ragondin avant d'armer. Le fuyard est à plus de 15 mètres de cul. Ma flèche de tête le cloue sur place. Arnaud et Christophe récupèrent nos flèches et les ragondins avant de continuer à chasser. Nous prenons à droite, le long d'un petit ru avec Lionel alors que nos amis continuent à longer le canal jusqu'au Gers. Malgré de nombreuses traces de ragondins nous n'en verrons pas un seul et nos amis non plus. Nous nous retrouvons au bord du canal et rentrons à la voiture. Je récupère la flèche d'Arnaud au passage. Pas un seul ragondin sur le retour, nous décidons d'arrêter là notre matinée de chasse pour aller manger chez moi autour d'un rouleau de saucisse de gibier Grillé au feu de bois.

Un matinée bien sympathique entre potes, 27 mars 2021
Un matinée bien sympathique entre potes, 27 mars 2021

Alex

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29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 06:06

Très déçu par Hoyt qui a refusé de faire marcher la garantie pour mon Défiant Carbone Turbo et m'a fait attendre plus de 1 an et 1/2 pour m'annoncer cette nouvelle, j'ai décidé de changer de marque et me suis orienté vers le V3 31 de chez Mathews. Après l'avoir récupéré chez mon ami Arnaud d'Hava Archerie.

Je me suis beaucoup entraîné avec ces derniers temps et vu les résultats sur cible et le fait que je ne veux plus rien avoir à faire avec Hoyt, j'ai décidé de revendre mon Hoyt RX-4 que j'avais acheté cette année pour pouvoir chasser. Je n'ai jamais vraiment réussi à m'y faire et je n'ai jamais autant blessé et manqué que depuis que j'ai acheté cet arc. 

Ce soir, après 1 heures d'entraînement, je pars pour un affût au sanglier sur un nouveau secteur que je viens de récupérer depuis peu avec mon ami Jacques. En chemin, j'aperçois, à environ 100 mètres sur ma gauche,  2 gros ragondins au bord d'un fossé parallèle à la route et qui descend vers l'Arrats en fond de vallée. Je me gare au départ d'un chemin de terre sur ma droite. J'attrape mon V3 et traverse la route pour commencer mon approche par le chemin de terre qui se poursuit de l'autre côté pour traverser le fossé et remonter sur la crête de la colline plus en arrière. Le chemin creux me permet d'avancer caché en me baissant. Je progresse sur environ 40 mètres sans voir les ragondins cachés par la végétation basse qui borde le fossé. Alors que les dos sombres réapparaissent, je quitte le chemin et biaise doucement vers eux dans le champ travaillé. Les rongeurs cherchent leur nourriture dans le champ travaillé de l'autre côté du fossé. J'avance tout doucement en stoppant à chaque fois que l'un d'eux lève la tête, quand l'un des deux semble inquiet et revient doucement vers le fossé. Je me fige, il stoppe dans la végétation, tête haute et observe un moment puis se remet à brouter en suivant le fossé. J'avance doucement pour me rapprocher un peu et stoppe à environ 7 mètres du ragondin qui longe le fossé. Son compère est de cul, à environ 12 mètres dans le champ travaillé, il est plus dégagé. J'arme doucement mon arc, prends ma visée et décoche. Le ragondin le plus proche se jette a l'eau et fonce bruyamment dans le fossé sur 25 mètres pour rentrer au terrier. L'autre ragondin a sursauté à l'impact et fait un court instant le dos rond en position défensive puis s'élance vers le fossé mais commence vite à chanceler et chute au ras de la végétation, se débat au sol et s'immobilise. J'ai réencoché au cas où et me dirige vers le terrier ou l'autre ragondin a disparu. J'attends un instant devant mais il ne ressort pas. Je pars récupérer ma flèche et mon ragondin avant de revenir à ma voiture. Mon V3 a fait son premier gibier.

Premier gibier du V3 31, 7  mars 2021

Alex

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4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 08:33

Ce matin, je décide d'aller faire le tour des maïs de Saint Arroman, histoire de voir si je ne pourrais pas croiser un sanglier ou un renard. J'arrive sur place alors qu'il fait encore nuit, la pleine lune éclaire le paysage. Je me prépare tranquillement puis pars en longeant les maïs par la gauche pour arriver au-dessus des cultures au lever du jour. Je passe un premier lac puis longe un bosquet qui me sépare d'un second plan d'eau. En arrivant au bout de ce dernier, je débouche à la pointe du lac et fais décoller 2 colverts qui alertent de leurs cris d'autres canards posés plus loin, les faisant décoller à leur tour. Je passe sur la gauche du ru d'alimentation et le longe pour rejoindre le bord d'un petit bois. Arrivé en lisière, je remonte sur ma gauche en la suivant jusqu'au coin du massif d'où part un chemin enherbé qui sépare le bois d'une parcelle de maïs. Je suis doucement ce sentier en tendant l'oreille alors que le jour se lève. Un chevreuil aboie dans le bois, quelques faisans poussent leurs cris dans la friche de l'autre côté du bois. J'arrive au bout du maïs, en longeant la haie qui fait suite au bois, sans rien voir. Un coup d'œil infructueux sur la prairie fauchée qui fait suite au maïs puis je fais demi-tour pour rejoindre un passage de sanglier, un peu plus loin, qui me permet de traverser la haie non sans m'accrocher à quelques ronces. Je reviens vers les maïs en progressant doucement dans la grande friche tout en surveillant les alentours. Rien en vue, je longe maintenant le fossé qui borde le haut des maïs côté friche. Quelques élanions blancs matinaux survolent déjà la friche en quête d'une proie. Le maïs fait place à une parcelle de luzerne sur ma droite, elle-même suivie par une parcelle de sarrasin qui descend jusqu'au ru en bas de la combe. Je longe toujours le fossé et la friche fait place à un tournesol. Arrivé au bord du ru, je prends à droite et le suis. J'arrive au bord d'une mare un peu plus loin. Un petit remous agite l'eau à quelques mètres de moi dans la végétation qui borde la berge mais alors que je pense voir un ragondin, c'est une belle poule d'eau qui s'avance sur l'eau. Elle met quelques secondes avant de se rendre compte de ma présence et de plonger. Elle rentre dans un terrier sur la droite du petit plan d'eau. Je m'approche du bord alors que l'eau s'agite sous la végétation pendante qui borde la berge de droite. La poule d'eau refait surface à environ 2 mètres du terrier, contre la berge puis replonge en m'apercevant. Je tente des cris de petit ragondin. Presque immédiatement, l'eau s'agite à environ 7 mètres contre la berge de gauche puis une ligne de bulles se dessine à la surface de la mare. J'arme mon arc mais le ragondin rentre directement dans un terrier de la verge opposée sans faire surface. Je poursuis un peu les appels mais l'eau s'agite un court instant devant le terrier puis le calme revient.

Je quitte mon poste et continue à longer le ru en bordure d'un chaume qui remonte jusqu'au maïs sur ma droite. Une parcelle de sarrasin longe l'autre rive du ru. A une centaine de mètres devant moi, une silhouette étrange m'interpelle, il s'agit d'un héron qui finit par décoller. Alors que je suis en train de le dire que je n'ai vraiment pas vu grand-chose ce matin, j'aperçois un gros ragondin qui grignote un épis de maïs à environ 80 mètres sur ma droite, au coin de la parcelle bordée par un chemin de terre qui rejoint la ferme un peu plus loin. En face du coin du maïs se trouve une grande mare dont la berge haute est bordée par une bande boisée. Un gros chêne sur la bordure droite du chemin, à environ 20 mètres du coin du maïs, fera un écran parfait pour une approche. Je m'avance de quelques mètres le long du ru pour positionner l'arbre entre moi et le gros rongeur puis je remonte rapidement droit sur le chêne sans voir le ragondin. Alors que je ne suis plus qu'à 10 mètres du chêne, j'aperçois un second ragondin qui semble énorme. Il vient de sortir de la bordure arbustive de la mare et se dirige vers l'angle du maïs en traversant le chemin. Je le perds vite de vue derrière l'arbre. Une fois le chêne atteint, je me décale doucement sur sa droite mais le premier ragondin que j'avais vu au départ retourne tranquillement vers la mare avec son épi à la gueule. Je tente d'avancer doucement mais il accélère et disparaît dans la végétation qui borde le plan d'eau puis se met à ronner. Le second ragondin est toujours au coin du maïs, de cul, tête haute, à l'écoute. Je reste immobile et attends un peu, il baisse la tête et ne peut plus me voir, je commence à m'avancer vers lui mais il commence à se débiner vers la mare. Je me fige. Il sort du maïs d'environ 2 mètres, stoppe, écoute un court instant puis fait demi-tour et retourne dans le maïs. Je reprends mon approche lente alors qu'il se dresse de dos, sur ses pattes arrière, en appui sur un pied de maïs qu'il commence à couper à grand coup de dents. Je m'approche à environ 10 mètres. À peine le pied de maïs au sol, il se décale plus à droite et se redresse sur ses pattes arrière pour couper un second pied de maïs. J'arme mon arc et m'avance encore de 2 pas alors qu'il attaque le pied qu'il vient d'abattre. J'aligne ma visée sur lui et attends une occasion de tir propre. Il se positionne de face derrière quelques feuilles de maïs et ronge le pied abattu puis arrache l’épi avant de commencer à revenir vers la mare avec sa prise dans la gueule. Je le suis dans mon viseur, il se présente de 3/4 face à environ 8 mètres, bien dégagé sur le chemin. Ma visée se cale sur son épaule et je décoche. La flèche le traverse en propulsant une grande quantité de sang sur le maïs. Le ragondin lâche l’épi, accuse le coup et fait le dos rond. Je me précipite pour le positionner sur la coulée qui revient à la mare et ainsi lui barrer la route. En m'apercevant, le ragondin sonné et qui perd beaucoup de sang se gonfle sur ses pattes tendues et prend une posture menaçante puis charge. Il se jette sur moi gueule ouverte pour me mordre. Je le stoppe en lui donnant un grand coup de pied dans la tête, ce qui le fait rouler bouler vers le maïs. À l'impact, je ressens un choc sur la cheville et entends un bruit cassant. Le ragondin, un peu sonné, se redresse et se remet en position d'attaque mais il perd beaucoup de sang et commence à vaciller. Il tente de repartir mais il chute, tente de se relever, rechute et finit de mourir au milieu du chemin à quelques mètres de moi.

Un ragondin guerrier, 4 septembre 2020

Je pars chercher ma flèche qui est couverte de sang. Le maïs est également couvert de sang sur la zone du tir.

Un ragondin guerrier, 4 septembre 2020

Je remets ma flèche au carquois. Je vais ensuite voir mon ragondin. J'ai cassé une de ses dents de devant en repoussant son attaque.

Un ragondin guerrier, 4 septembre 2020

C'est un beau mâle qui doit faire environ 7 kilos. Ma flèche entre dans l'épaule au niveau du cœur et ressort en arrière des côtes. 

Un ragondin guerrier, 4 septembre 2020

Je le laisse sur place et retourne au bord du ru qui sépare 2 parcelles de tournesol jusqu'à la route. Je passe la chaussée pour suivre la droite du ru, le long des maïs jusqu'au Sousson. Au coin du maïs, je prends à droite pour remonter le long du ruisseau en surveillant les passages de canon successifs. Un peu plus loin, un faisan se débine devant moi avant de rentrer dans la culture. Un peu plus loin, je dérange une poule d'eau dans le ruisseau. J'arrive au bout des maïs sans voir autre chose. Du coin de la culture, j'aperçois un couple de chevreuils au gagnage, à environ 250 sur ma gauche, en bordure du bois, dans une pente en prairie. Je retourne vers ma voiture en passant la route puis en longeant les maïs, poussant un moment un jeune coq faisan devant moi avant qu'il ne s'envole au-dessus de la culture.

 

Alex

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19 juillet 2020 7 19 /07 /juillet /2020 12:50

Ce matin, je décide d'aller chasser sur Factom et Bourras. Je me gare sur le chemin de terre qui enjambe l'Osse et attends que le jour se lève un peu puis me prépare tranquillement et pars pour la chasse. Je passe la rivière et observe un moment le chaume. Rien ne bouge, je prends à gauche, le long du cours d'eau pour rejoindre la friche puis avance doucement dans cette dernière sans rien voir ni entendre. Je traverse la vieille Osse et débouche en bordure du soja. Je scrute la parcelle un instant quand j'aperçois un chevreuil qui longe le bosquet en direction de la rivière sur ma gauche. Il avance tranquillement mais je dois presser le pas pour le couper car il est à plus de 300 mètres. Je longe la bordure boisée de la rivière et gagne vite du terrain mais le chevreuil avance trop vite. Alors que je suis encore à 100 mètres de lui, il commence à bifurquer pour rentrer au bosquet. J'avance encore un peu et me cale contre la végétation puis tente de l'appeler. Il relève la tête et regarde vers moi puis s'acharne sur un arbuste. Il est maintenant certain qu'il s'agit d'un brocard. Je tente encore quelques appels mais il rentre au bois. Je décide de vite remonter à travers la culture vers le haut du bosquet. Le brocard démarre en sous-bois en aboyant. Alors que j'arrive au coin du bosquet, je l'aperçois. Il se débine de cul à plus de 200 mètres dans le chaume de fèveroles de l'autre côté de la route. Dès qu'il disparaît derrière une bosse du champ, je presse le pas jusqu'à la route et la suis en courant jusqu'à un passage qui remonte sur la gauche pour longer le haut du chaume. Je le prends et longe le haut du chaume pour tenter de recouper le brocard qui semble partir vers le bosquet au-dessus des bâtiments. Alors que la bordure du chaume prend à droite pour suivre la bordure d'une parcelle de vigne, j'aperçois au loin le brocard. Il est déjà arrivé en haut du chaume à plus de 300 mètres et va rentrer dans la vigne au-dessous du bosquet.

Je remonte le talus à ma droite pour récupérer la bordure de la vigne puis la longe en regardant entre les rangs. En arrivant au coin de la parcelle, j'aperçois un jeune brocard, plein travers, à un peu moins de 100 mètres. Le relief du terrain ne laisse voir que le haut de son dos, son cou et sa tête. Il regarde vers moi. J'attrape mon Rottumteler et lance quelques appels. Le brocard avance au pas droit devant lui et disparaît derrière le relief. Je décide de tenter de m'approcher. Je commence à longe le dernier rang de vigne pour remonter vers lui quand il réapparaît. Je me fige contre la vigne et lance 2 ou trois appels. Le brocard démarre et vient droit sur moi. Je passe sous le rang de vigne pour l'attendre mais à genoux derrière le feuillage bas, je ne le sens pas. Je ressors doucement devant le rang mais je ne le sens pas non plus alors que le brocard arrive d'un pas décidé. Je repasse sous le rang et presse le pas pour aller me poster au bout du rang, derrière le feuillage. Le brocard a stoppé à environ 40 mètres et regarde vers la vigne. Il repart, j'arme mon arc et le laisse venir. Il s'approche d'un bon pas puis ralentit doucement pour venir stopper de 3/4 face à 8 mètres alors que je le suis dans mon viseur. Ma visée calée, je décoche. Ma flèche le traverse en rentrant en avant de l'épaule. Le chevreuil pivote en perdant beaucoup de sang et fonce dans la vigne. La plaie de sortie est bien visible en plein milieu du chevreuil qui perd de grosses giclées de sang. Il entre dans la vigne en perdant beaucoup de sang et ne tarde pas à en ressortir à environ 45 mètres. Il fonce dans le chaume, sa course devient très désordonnée et il chute à moins de 30 mètres de la vigne. Il se débat un peu au sol puis s'immobilise. Je pars chercher la flèche et trouve une belle giclée de sang sur le chaume.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je tourne un peu en cherchant la flèche sans succès. Je trouve l'entrée dans la vigne qui me donne la direction de fuite par rapport au premier sang.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

J'insiste un peu mais toujours pas de flèche. Je pars donc cherche mon chevreuil que je retrouve à l'endroit où je l'ai vu tomber. Il est mort sur le flanc côté entrée de flèche. La sortie de la flèche est bien visible.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

J'appose mon bracelet et le ramène vers la vigne où je lui rends les honneurs avant de faire quelques photos. Mon atteinte est bien en avant de l'épaule, là où je visais.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Alors que je commence à vider mon chevreuil, j'aperçois un renard en chasse à plusieurs centaines de mètres dans le chaume de blé, de l'autre côté du chemin blanc qui remonte vers les bâtiments. Je me dépêche de le vider et pars le prendre dans un chêne pour éviter qu'il ne soit mangé par un renard ou un chien errant. Le renard semble remonter vers les bâtiments. Je cours le long de la vigne puis prends à gauche en suivant le bord des fèveroles. Je cours entre les 2 premiers rangs de la vigne qui remonte vers le bosquet. Le creux du terrain me cache maintenant le renard. J'arrive aux bâtiments et ralentis pour les contourner par la droite et tente de recouper le renard le long de la vigne que je longe doucement. Une bosse du champ me cache le bas de la parcelle. Pas de renard en vue pour le moment, j'avance doucement pour voir derrière la bosse en longeant toujours la vigne mais pas de renard en vue. Je me poste un instant contre la vigne puis tente d'appeler mais rien n'y fait, le renard a disparu.

Je laisse tomber et suis le vas de la vigne pour remonter entre cette dernière et la grosse haie qui délimite le territoire. En passant un virage, j'aperçois un chevreuil qui rentre dans la haie à environ 200 mètres.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je presse le pas sur environ 70 mètres puis ralentis et finis mon approche tout doucement. Il me semble que le chevreuil est rentré au niveau d'un chemin de terre et j'espère le voir encore à découvert mais alors que j'arrive à l'endroit où il rentre dans la haie, je tombe sur un mur végétal. Des bruits de pas se font entendre dans la haie, je cherche le chevreuil au travers des feuillages quand mes yeux stoppent sur une tache rousse. Le temps de comprendre qu'il s'agit de mon chevreuil, il se remet en mouvement et remonte, en face, en bordure de la haie. La végétation s'agite en bordure de la prairie de l'autre côté de la haie mais je n'arrive pas à voir le chevreuil. Je me décale très lentement de quelques mètres sur la droite pour tenter de trouver une trouée dans les feuillages. Les bruits de pas reprennent quand mes yeux se posent sur le brocard qui frotte ses bois juste en dessous de moi contre un arbuste à environ 8 mètres. J'ai juste une trouée dans le feuillage en face de sa zone vitale. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée. Je décoche, touché le chevreuil fait volte-face et fonce dans la végétation.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Il se fracasse à à peine 15 mètres de l'endroit du tir, dans la végétation épaisse. La végétation s'agite un court instant puis le calme revient. Je dois écraser un mur de ronce et passer un fossé assez profond pour descendre vers mon chevreuil mort sur le flanc à quelques mètres de la bande enherbée. Ma flèche est au cœur, elle ressort en sectionnant les muscles au-dessus du coude opposé.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

J'appose mon bracelet et extirpe le chevreuil des ronces qui me griffent de partout. Je le laisse en bordure de la haie et pars chercher ma flèche. L'autre côté de la haie semble plus facile d'accès. Je repère l'endroit du tir grâce à la cime dégarnie d'un gros chêne puis pars chercher un chemin pour traverser la haie. Je trouve un passage à environ 200 mètres et reviens par l'autre côté jusque sous le chêne. Je tombe à nouveau sur un mur de ronces et dois écraser cette végétation épineuse qui me griffe de partout pour rejoindre le centre de la haie complètement dégagé et parcouru par une superbe collée bien dégagé. Je la suis un court instant et retrouve ma flèche plantée au sol.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Une piste au sang bien fournie part de là, en suivant la coulée.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

De belles giclées de sang ponctuent la végétation.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020
Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je me rends compte qu'une coulée bien dégagée sort de la haie sur la prairie sans avoir à passer dans les ronces. Je ressors donc par-là puis reviens sur mes pas pour retrouver le passage et retraverser la haie pour aller rendre les honneurs à mon brocard et faire quelques photos souvenir.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je le vide ensuite, attache ses pattes pour le charger sur mon épaule et retourner vers mon premier chevreuil. Alors que je longe la vigne le long de laquelle j'ai fléché le premier brocard, j'aperçois en contrebas, à plusieurs centaines de mètres dans le chaume de fèveroles, 2 chevreuils au gagnage. 

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je pose mon chevreuil près de l'endroit du tir et tente de retrouver ma flèche. Je le dirige dans l'axe du tir à partir de l'endroit où j'étais posté et trouve le premier sang et un peu après ma flèche plantée au sol sous la végétation.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je la remets au carquois et pars chercher mon premier chevreuil pour faire quelques photos souvenir du doublé.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je laisse les chevreuils à l'ombre et pars chercher la voiture alors que les 2 chevreuils mangent toujours tranquillement dans le chaume, j'ai l'impression qu'il s'agit de 2 chevrettes. Je retourne à la route puis me dirige vers la vieille Osse au travers du soja. Arrivé au cours d'eau, je décide d'en longer le lit qui a encore séché un peu plus. Je passe le virage à droite puis arrive au bord d'une grande flaque quand quelque chose bouge dans l'eau. C'est une cistude, je la saisis en plongeant la main dans l'eau, c'est une belle femelle.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je la repose au bord de l'eau où elle revient rapidement puis poursuis ma progression et arrive au niveau de la grande flaque boueuse où j'ai vu les petits ragondins l'autre soir. Je me poste à environ 12 mètres de l'entrée du terrier et commence à imiter des cris de petit ragondin en détresse. Assez rapidement, un museau blanc s'avance à l'entrée du terrier. J'arme doucement mon arc et appelle encore un peu. Le gros ragondin se présente de 3/4 face à l'entrée de son terrier. Je vise le cou et décoche. Ma flèche est pile ou je la voulais. Le ragondin est cloué sur place et se débat à peine avant de s'immobiliser. Le sang commence à se reprendre dans l'eau. 

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je m'approche tranquillement de mon ragondin.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je traverse la flaque et rejoins mon ragondin.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je le dégage, remets ma flèche au carquois et fais quelques photos.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je laisse mon ragondin sur place et longe un peu le lit asséché

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

avant de remonter sur la berge pour rentrer à ma voiture. Je pars chercher les chevreuils alors que 2 faons broutent en bordure de l'Osse dans un chaume

 

Alex

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18 juillet 2020 6 18 /07 /juillet /2020 16:25

Ce soir, je pars chasser autour du chemin blanc qui relie Roques à Justian. Je me gare côté Roques, près des lacs, au bord de l'Osse et reviens vers Roques par le chemin jusqu'à un petit bois en long qui longe le terrain d'une résidence secondaire puis remonte jusqu'aux vignes, un peu plus haut. Alors que je commence à longer le bosquet, sur la bande enherbée du chaume d'orge à ma droite, des aboiements, sur ma gauche, me font stopper. Je cherche du regard au travers les arbres quand j'aperçois une chevrette qui me regarde à environ 35 mètres. Je tente d'attraper mon appareil photo mais elle fuit en aboyant. Je reprends ma progression en longeant tranquillement le bosquet. La chevrette avance en aboyant à mi-pente, dans le bois et stoppe régulièrement. Les aboiements de la chevrette font place à des aboiements beaucoup plus rauques qui remontent vers le haut du bois. Je viens certainement de déranger un brocard. Je poursuis en suivant la haie qui fait suite au bois. Le chaume fait place à une parcelle de vigne qui remonte vers la crête de la colline. Je surveille entre les rangs mais rien en vue. Arrivé au coin de la parcelle, je remonte en suivant la haie jusqu'à un passage qui la traverse sur ma gauche. Je prends le passage en longeant la haie qui borde le haut du semé de sorgho et rejoins le haut d'un grand chaume de blé. Je le longe en suivant la haie puis continue tout droit et traverse une bande plus étroite qui remonte vers la crête à ma gauche. Je rejoins ainsi le bas d'un petit bosquet au milieu des vignes. Je longe le bosquet en surveillant entre les rangs de vigne sur ma droite.

Rien, je passe ensuite entre 2 parcelles de vigne en surveillant entre les rangs de part et d'autre. Un lièvre se déplace tranquillement, en bas de la vigne de droite, en glanant nourriture. Pas de chevreuil, au bout de la parcelle, je prends à droite pour descendre entre les vignes vers un bois précédé d'un petit plan d'eau. Toujours rien dans les vignes, arrivé au bord du petit plan d'eau, je constate un petit remous au pied d'un grand saule côté gauche à environ 20 mètres de moi. Je pense à un ou des ragondins. Je contourne le plan d'eau par la gauche pour rejoindre le coin haut du bois. Alors que je tourne au coin du petit lac pour rejoindre le bois, je regarde vers le pied du saule où l'eau s'agite toujours, de petites boules noires se débinent en bordure de l'eau vers les masselottes du coin du plan d'eau où j'étais tout à l'heure. Ce sont de jeunes poules d'eau. Arrivé au bord du bois, j'observe un moment au travers des branchages. Ne voyant pas d'animal, je m'avance doucement par une grosse coulée et me poste au pied d'un bouquet d'arbres. Je tente quelques séries d'appels à l'appeau sans aucune réponse. J'attends un peu puis ressors du bois pour remonter vers la route de crête au travers d'un plantier de vigne. La route passée, je descends au travers d'une prairie fauchée et rejoins un grand chaume de blé que je longe sur le haut en suivant le bord d'une bande boisée pour rejoindre un chemin de terre qui remonte en longeant les vignes. Je prends un court instant le chemin en redescendant vers les vignes puis remonte le talus à la gauche pour rejoindre les tournesols. Je progresse tranquillement dans cette culture en ouvrant bien les yeux mais à part quelques indices de présence, tournesol mangés ou frottés, pas de chevreuil en vue. Je débouche sur un chaume de fèveroles et le traverse pour longer une petite parcelle de vigne. Rien entre les rangs, j'arrive à la route et la traverse pour rejoindre une autre parcelle de tournesol.

Je longe le haut de la parcelle en suivant la route. Arrivé au coin de la parcelle, je prends à droite et descends en suivant une haie épaisse. De nombreux pieds de tournesol sont mangés par les chevreuils ou frottés par un ou plusieurs brocards. Certains sont abattus au sol et la fleur ou les graines partiellement mangées. Des tas de crottes et des grattés de lapins ponctuent le secteur. Un bout de haie avance dans la culture et je le contourne pour rejoindre le coin de la parcelle au bord du ruisseau, près d'une mare entourée d'une végétation dense. Je traverse le petit ruisseau et me poste dans une zone où convergent de nombreuses coulées dans une bande boisée de quelques mètres de large. Je retente quelques appels et attends un moment mais rien ne vient. Je décide de quitter mon poste et traverse la bande boisée par une grosse coulée qui ressort dans une petite fiche parcourue de nombreuses coulées très marquées.

Je prends à droite en suivant une des grosses coulées puis traversent une haie pour rejoindre une prairie fauchée vallonnée. Plus loin, une grande parcelle de tournesol, je presse le pas pour la rejoindre quand je me fais  surprendre par un beau brocard sorti en plein découvert dans la prairie. Je ne m'attendais pas à le voir là et le relief me le cachait jusque-là. Je stoppe net, nous nous regardons un court instant à environ 60 mètres l'un de l'autre puis le brocard fait volte-face en aboyant et remonte pour traverser une haie et disparaître. Je rejoins la bande enherbée qui longe le bas du tournesol en suivant la bande boisée qui borde le ruisseau. J'avance doucement mais me fait surprendre par une chevrette qui démarre à d'environ 20 mètres dans un virage du ruisseau et disparaît un peu plus loin en longeant la bande enherbée. Je poursuis ma progression lente quand du bruit se fait entendre dans la haie, la chevrette en ressort à 15 mètres de moi et remonte au galop dans le tournesol. Elle stoppe à mi-pente et regarde derrière elle puis repart et disparaît en passant la crête. Un peu plus loin, je me fais encore surprendre par une autre chevrette qui démarre dans les tournesols et remonte dans la culture pour disparaître un peu plus haut.

Je rejoins la route un peu plus loin et prends un peu à droite pour rejoindre un chemin de terre sur la droite du ruisseau, en bordure d'un chaume de blé et qui descend vers le chemin blanc le long duquel je suis garé. J'avance doucement sur le sentier quand une palombe prend son envol dans le chaume, un peu plus loin, j'aperçois la tête d'une autre palombe qui dépasse dans le chaume. Elle me laisse avancer vers elle jusqu'à environ 30 mètres puis s'envole alors qu'un lièvre broute près du bois à environ 80 mètres. Je m'avance un peu sur le chemin et provoque sa fuite vers une prairie de hautes herbes qui fait suite au chaume. Un peu plus loin, j'aperçois un autre lièvre qui se promène tranquillement en broutant, à plus de 300 mètres, dans une prairie sous une bande boisée.

J'aperçois alors 3 boules sombres, au travers de la haie qui borde le ruisseau, sur la gauche dans le chaume de blé. Ça semble parfaitement immobile et je pense d'abord à des mottes de terre d'une bande déchaumée. Je poursuis un peu mais alors que je regarde à nouveau, je vois bouger les boules sans pouvoir vraiment identifié de que je vois, ce sont peut-être des ragondins ou des petits sangliers. Je fais vite demi-tour pour rejoindre une grosse coulée dégagée pour traverser la haie sans faire trop de bruit. Je descends vers le ruisseau au niveau d'une zone encore en eau. Un gros trou de ragondin et une eau très boueuse attestent de la fréquentation des lieux. Je saute par-dessus le petit cours d'eau et remonte par une coulée impressionnante qui semble fréquentée par les ragondins, blaireaux, renards, chevreuils et sangliers vu les traces imprimées dans la terre durcie par la sécheresse. Je rejoins la bordure du chaume. D'ici, les animaux ne sont pas visibles. Je longe doucement la haie et les aperçois rapidement à environ 80 mètres. Ce sont 3 ragondins.

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

J'avance doucement le long de la haie en essayant de ne pas faire trop de bruit sur le sol sec du chaume et au milieu des feuilles mortes et débris végétaux. Je gagne peu à peu du terrain. Les ragondins mangent les restes de blé, avancés dans le chaume, sans se douter de ce qui les attend.

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

J'avance doucement jusqu'à environ 20 mètres des ragondins en suivant la haie qui tourne maintenant à droite à angle droit, il me faut terminer mon approche à découvert. Un gros ragondin de 7 ou 8 kg mange de dos alors que 2 plus petits mangent un peu plus proches de quelques mètres. Je n'ai que 2 lames à bas prix pour les ragondins. Si je veux avoir une chance de tuer ces 3 ragondins, il va me falloir la jouer fine. Il me faut commencer par flécher le plus gros et le tuer net pour éviter de faire fuir les deux autres que sa présence tranquillise. Avec un peu de chance, je pourrais alors flécher les 2 autres s'ils s'alignent. Je tente de m'approcher encore de quelques mètres pour assurer ma première flèche. J'avance tout doucement à découvert sur le chaume en direction des ragondins. Un des petits lève régulièrement la tête et je stoppe à chaque fois pour le laisser se tranquilliser. Alors que je suis à environ 15 mètres du gros ragondin qui mange toujours de cul et environ 12 mètres des 2 autres, je comprends que je risque de faire partir le petit le plus à gauche qui commence à devenir de plus en plus inquiet. Je le laisse se tranquilliser un moment en restant immobile,

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

il regarde régulièrement vers le gros et finit par se remettre à manger. J'arme doucement mon arc, vise le gros ragondin et décoche. Il s'effondre sur place et bas à peine des pattes sur le flanc. Les 2 petits sursautent et regardent vers leur mère. Ils se dressent sur leurs pattes en faisant le dos rond sans savoir quoi faire. Je réencoche doucement et arme doucement alors que les 2 ragondins s'alignent. J'aligne ma visée sur le plus proche mais, vu l'angle de tir et leur écartement, je sais que ma flèche tuera un des 2 mais ne fera que blesser l'autre. Je décide d'attendre un peu. Les 2 ragondins partent alors vers leur mère. Je les suis dans mon viseur. Le premier stoppe à moins de 1 mètre du mort et son collègue vient lui rentrer dans l'arrière train alors que mon viseur de cale sur lui. Je décoche. Les 2 ragondins s'effondrent sur place. Le plus proche de moi essaye de se relever mais retombe sur le sol presque immédiatement et s'immobilise alors que l'autre est mort sur le coup. Je m'approche tranquillement de mes ragondins. Mes flèches sont encore en travers du gros et du petit un le plus proche de lui. Ma première flèche rentre dans le dos et ressort dans le front du premier ma seconde rentre en arrière des côtes du premier, ressort dans l'épaule opposée pour rentrer dans le flanc du troisième et ressortir au niveau de sa gorge.

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

Je récupère mes flèches et les remets au carquois. Je fais quelques photos avant de repartir en chasse.

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

Je continue à suivre le ruisseau par la gauche quand une chevrette traverse le chaume en venant du cours d'eau à environ 150 mètres pour stopper au bord d'une bande boisée qui borde le haut de la parcelle. Elle regarde un peu vers moi puis rentre à couvert en aboyant. Je rejoins le chemin blanc et prends vers Justian à gauche. Je longe un moment le chemin pour rejoindre un passage qui me permet d'entrer dans une petite parcelle de blé moissonnée. Alors que je passe le passage, j'aperçois un petit animal que je n'identifie pas tout de suite, couché dans le chaume. Je pense peut être à un ragondin et commence à m'approcher doucement mais il s'agit d'un lièvre gîté qui se redresse d'un bon et fuit vers l'Osse. Je poursuis pour rattraper la bordure de l'Osse que je suis doucement en observant les chaumes de blé successifs. Rien ne bouge, je reviens vers le chemin blanc et prends à gauche en direction de Roques. Je longe une parcelle de tournesols, rien en vue, le chemin est bordé par une haie sur ma gauche et cette dernière finit par s'ouvrir sur une prairie fauchée coupée par une haie discontinue, à mi-distance du carré fourré de petits frênes. Rien en vue, j'avance doucement derrière la haie qui sépare la prairie du soja qui borde l'Osse. Rien non plus. Je reviens un peu sur mes pas et prends le chemin enherbé qui remonte vers une prairie fauchée en longeant les tournesols à droite et une haie épaisse à gauche. En rentrant dans la prairie qui commence en pointe, prise entre 2 haies, je regarde un instant sans voir de chevreuil puis commence à m'avancer en suivant la haie de droite d'où surgit un gros brocard. Il fonce vers l'autre haie, traversant la prairie en aboyant, à environ 40 mètres et disparaît en y entrant. Il stoppe derrière les arbres et aboie, je lui réponds, il hésite mais repart et remonte un peu vers le bois des Arrauques, il stoppe à mi-pente et aboie toujours. Je lui réponds pour tenter de le provoquer mais il repart pour rentrer au bois.

Je reprends ma progression alors que le brocard aboie toujours en s'éloignant. J'aperçois alors un autre chevreuil au gagnage, près d'un bout de haie qui borde la droite de la prairie et la sépare d'une parcelle de tournesols. Je me décale vite vers la haie à ma gauche puis la suis lentement. Le chevreuil semble avancer vers la haie que je longe et je poursuis en espérant le recouper. Finalement, il fait demi-tour et retourne dans la haie où je le perds de vue. Je continue vers un passage dans la haie vers une petite prairie prise entre un gros bout de haie à gauche et un bosquet à droite. Arrivé à se passage, je m'avance lentement sur la petite prairie sans voir de chevreuil puis décide de tenter d'appeler. Je me colle à la haie au bout de laquelle se trouve une source qui attire souvent les sangliers en quête d'eau et de boue. Je me poste dos à la source puis  commence à appeler en surveillant le secteur quand une boule noire arrive vers moi par le haut du chaume de blé que j'ai longé par le haut tout à l'heure. L'animal stoppe alors que je stoppe mes appels puis repart de plus belle dès que je les reprends. J'aperçois vite une queue dressée qui bas l'air, c'est certainement le chien de la ferme du dessus. Je stoppe mes appels et m'éclipse en traversant la haie sur le côté droit des souilles pour sortir dans le sorgho et remonter vers les Arrauques. À mi-pente, alors que je vois par-dessus la haie, je regarde dans mon dos pour voir si le chien me suit quand j'ai la surprise d'apercevoir un chevreuil qui traverse le chaume en semblant venir des vignes. 

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

Le chevreuil reste un moment sans bouger puis d'avance un peu, stoppe à nouveau un moment, s'arrête un moment, repart et s'arrête encore comme s'il cherchait quelque chose. Il s'agit certainement d'un brocard qui a entendu mes appels et cherche une chevrette. J'hésite un peu, il est à plusieurs centaines de mètres, la nuit sera vite là et, si je me reposte pour appeler, je risque de faire revenir le chien. Je décide de ne pas tenter quoi sur ce soit sur lui. Brusquement, il avance au galop sur environ  30 mètres en aboyant puis stoppe à nouveau alors que je reprends ma progression vers le bois. Arrivé en crête, je redescends doucement en parallèle du bois à environ 40 mètres dans le soja et fais démarrer plusieurs corbeaux. Je rejoins le chemin blanc plus en contrebas et le prends pour revenir vers la voiture. Un canon enrouleur arrose le tournesol sur la droite du chemin en face des lacs et ma voiture par la même occasion par moment. J'attends que le canon soit bien orienté pour passer et ne pas être arrosé puis tourne au coin du lac vers l'Osse pour aller voir de l'autre côté. Je traverse la rivière par la passerelle en métal et ne voyant rien non plus dans le soja en cours d'arrosage, je fais demi-tour pour aller me poster contre une haie, près de la voiture, en bordure d'un soja pris entre le chemin blanc et l'Osse. Un lièvre gambade dans le chaume d'orge qui fait suite aux tournesols et rejoint le bord du bosquet que j'ai longé en commençant à chasser. Je commence mes appels mais rien, le lièvre tourne toujours dans le chaume. Il fera vite nuit, je prends ma voiture pour rentrer mais alors que je longe le chaume d'orge, j'aperçois un chevreuil sous un gros chêne trônant au milieu de la parcelle. Je me gare derrière un petit hangar qui borde le chemin juste avant le bosquet, attrape mon décocheur et mon arc et pars vite me poster au pied d'un gros frêne, juste après le hangar, en bordure du chemin. Le chevreuil mange tranquillement sous le gros arbre à environ 150 mètres. Je tente quelques appels et il arrive rapidement. Je stoppe un peu mes appels. La luminosité faible ne le permet pas de le sexer. Il s'avance tranquillement pour finir sur le bord du chemin. Il va se trouver sous le vent, j'arme mon arc alors qu'il vient de stopper derrière le gros frêne suivant à un peu plus de 20 mètres en bordure du chemin. Il reste un court instant caché puis démarre et remonte au galop dans le chaume. Le vent m'a trahi. Je rappelle et le stoppe dans sa course puis le fais revenir vers moi. C'est une chevrette, je stoppe mes appels et la laisse faire, elle avance à 30 mètres en parallèle du chemin et regarde vers moi en tapant ses pas et hochant la tête puis décide de remonter vers la crête. Je quitte mon poste ce qui la surprend et la fait démarrer en aboyant. Elle stoppe plusieurs fois en remontant vers la vigne tout en aboyant alors que je rentre à la voiture avec la nuit qui s'installe.

 

Alex

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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 06:20

Ce soir, je retourne chasser autour des secteurs de Bourras et Factom. Je me gare sur le chemin de terre qui traverse l'Osse. Je me prépare tranquillement en scrutant les chaumes mais pas de ragondin ce soir. Je passe le ponton, rien non plus dans le chaume derrière la rivière, je pars vers la passerelle de la palombière. La grive a entassé encore plus de coquilles que lors de ma dernière sortie. Je traverse la vieille Osse, passe la palombière et arrive au bord du tournesol. Pour changer, je décide de longer le bois du dessus par la droite, en limite du territoire. Je prends le passage sur ma droite entre le bois de Bourras et la haie épaisse qui remonte vers l'autre bois puis longe la haie sur la bande enherbée pour rejoindre le bord du bois. Le vent soutenu souffle face à moi. J'avance encore un peu pour rejoindre un chemin forestier qui rentre sur ma gauche. Je m'avance doucement dans le bois sur le chemin. Après une petite pause observatoire, je prends à droite sur une belle coulée pour longer la lisière par l'intérieur du bois. Je le rends vite compte que le sol est trop bruyant. Arrivé près de la mare qui rentre dans le bois, je ressors à droite sur un bout de chemin colonisé par de hautes herbes. Je progresse doucement dans cette végétation entre le bois et une haie sur ma droite. Rien, alors que la haie se termine, je poursuis sur la bande enherbée qui borde le bois et rejoins la route quelques centaines de mètres plus loin. Je prends à gauche sur la route pour longer le bois puis encore à gauche sur un chemin de terre qui longe le bois à gauche et une vigne en friche sur ma droite. J'avance doucement et rejoins un chemin enherbée perpendiculaire qui sépare cette parcelle de vigne d'une autre bien entretenue qui descend sur la bordure de bois qui s'enroule autour de la parcelle. J'ai le vent dans le dos, je tente de prendre à gauche en longeant une avancée du bois sur la gauche tout en surveillant les intervalles entre les rangs sur ma droite. Après quelques rangs, j'aperçois un beau 6 pointes qui descend au trot, entre 2 rangs, en direction du bois. Il a dû me sentir, je tente de le suivre en pressant le pas et stoppe 2 fois alors qu'il s'arrête pour regarder autour de lui. Au bout du rang, il prend à droite et je le perds de vue. Je presse encore le pas pour arriver au bord du bois et longer les rangs à bon vent mais il a disparu.

Arrivé au coin du bois qui descend en longeant une autre parcelle de vigne sur la gauche, je constate qu'un tracteur est garé contre le bois, le moteur tourne, l'agriculteur ne doit pas être loin. Je décide de quitter ce secteur pour aller chasser sur Factom. Je prends tout droit, passe le chemin de terre, longe entre la vigne et la haie pour rattraper la bordure du bois puis la suis jusqu'à la route. Rien en vue dans la friche en face près d'une vigne, je prends à gauche sur la route et rattrape les vignes de Factom. Je descends entre 2 rangs puis longe le bas de la parcelle en surveillant entre les rangs. Je rejoins ainsi le bosquet de Factom. Je poursuis en suivant la vigne, sur la bande enherbée qui la sépare du bosquet quand j'aperçois, dans un virage, à environ 20 mètres, un chevreuil arrêté plein travers, tête haute. Sa tête est cachée par le feuillage de la vigne, je me serre contre la vigne qui biaise à gauche et me cache donc du chevreuil. J'approche doucement collé à la vigne jusqu'à 12 mètres de l'animal et me cale contre un cep de vigne. C'est une chevrette, elle broute tranquillement en venant vers la vigne.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Un bruit lui fait brusquement lever la tête et regarder vers le bosquet à l'opposé de ma position.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Elle reprend ensuite son repas et avance tranquillement vers la vigne où elle rentre. Je vois ses pattes et sa tête par en-dessous du feuillage alors qu'elle broute près des premiers ceps du rang.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je tente de me rapprocher un peu pour m'amuser mais elle remarque vite que quelque chose ne va pas et relève un peu la tête pour m'observer sous les feuillages.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je continue à avancer un peu, elle démarre et fonce dans la vigne. Je continue à longer les rangs doucement. Alors que j'arrive au bout du bois qui est bordé par un chemin de terre qui le sépare de la parcelle de vigne suivante, j'aperçois un chevreuil au gagnage à environ 15 mètres, en bordure de la vigne, au bord du chemin, au travers d'un passage qui traverse la petite haie pour déboucher sur le chemin. Je me décale rapidement à droite pour être masqué par la haie et me rapproche doucement de cette dernière. Le vent a tourné et souffle dans mon dos. Alors que j'arrive au bord du chemin et me penche doucement dans le passage pour tenter d'apercevoir l'animal, il a déjà fui. Il m'a certainement senti, je n'ai pas pu voir s'il s'agissait d'un mâle ou d'une femelle mais ce n'était pas un grand brocard vu sa corpulence.

Je sors sur le chemin et prends à gauche pour longer la vigne, j'arrive sur le bas de la parcelle, près des bâtiments sans voir de chevreuil. Je prends à droite et longe le bas de la vigne en surveillant le chaume de blé quand j'aperçois une grosse boule noire au-dessus de la mare à plusieurs centaines de mètres. Je décide de tenter l'approche. Je poursuis le long de la vigne tranquillement en cherchant d'autres animaux du regard. Je rejoins le bord de la haie qui délimite le territoire et descends en longeant entre le fossé qui la borde et le chaume, sur la bande enherbée. J'avance doucement et me rapproche peu à peu du ragondin qui s'est avancé à plus de 70 mètres de la mare. Plus bas, en bordure du chaume, un gros ragondin et quelques plus petits avancent en broutant vers la mare. J'arrive sans trop de difficulté à 17 mètres du ragondin grâce au vent soutenu qui souffle sur ma gauche mais brusquement il relève la tête. Je me fige et nous passons de longues minutes à nous observer. Le ragondin inquiet finit par se retourner et de deviner tranquillement vers la mare. J'arme mon arc et le suis sur la bande enherbée essayant de réduire la distance qui nous sépare mais il commence à biaiser à gauche et s'éloigne lentement. Je presse un peu le pas, me cale, aligne ma visée alors qu'il est à un peu plus de 15 mètres, presque de cul, en train de marcher. Je décoche, touché un peu bas, il démarre avec ma flèche en travers est peine à rejoindre le fossé où il chute et se débat un court instant alors que je me précipite vers lui. Les autres ragondins ont sauté à l'eau. Je reencoche et m'approche doucement du bord. Un ragondin d'environ 2 kilos est immobile, juste en dessous de moi conte la berge, un autre beaucoup plus gros est à l'entrée de son terrier contre la berge opposée à presque 15 mètres. Mes flèches sont trop fines pour flotter, je décide de tenter celui qui est le plus loin pour que la flèche se plante à l'entrée du terrier et que je puisse la récupérer facilement. J'arme, vise et décoche, à impact, un gros crac retentit et le ragondin rentre au terrier avec ma flèche. Je pars sur la berge opposée et sonde la profondeur de la mare avec une branche. Le fond de la mare semble dur et l'eau peu profonde, je descends dans l'eau et me penche devant le terrier. Ma flèche est posée à un peu plus d'un mètre de l'entrée, je réussis à la sortir grâce à la branche avec laquelle j'ai sondé la mare et remonte sur la berge avant d'aller voir mon ragondin mort. Je récupère ma flèche restée à l'intérieur et l'essuie un peu avant de la remettre au carquois avant de faire quelques photos souvenirs.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je retourne vers Bourras, je traverse le chaume de blé puis celui des fèveroles, passe la route et longe le bosquet dans le soja pour récupérer la bordure de la vieille Osse au niveau de son départ au bord de l'Osse.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je descends dans le lit partiellement asséché et commence à le longer doucement.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Le sol boueux est jonché de traces plus ou moins vieilles.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je dois parfois passer dans des zones en eau et lutter un peu avec les moustiques. Je passe le passage que je prends habituellement pour monter dans la friche et poursuis dans le lit du cours d'eau. Un peu plus loin, je passe un virage à droite ou je dois progresser sur plus de 20 mètres dans l'eau autour d'une grosse souche. J'arrive ensuite dans un autre virage à gauche et dois à nouveau progresser dans l'eau jusqu'aux genoux pour arriver au tas de branches que remuaient les sangliers l'autre soir. Le secteur est calme, juste un peu plus loin, je rejoins une zone d'eau boueuse, la surface est agitée, des petits ragondins nagent pour remonter sur un bout de bois mort qui protège l'entrée d'un beau terrier. Ils me regardent groupés mais la plus part rentrent au terrier alors que je m'avance sauf un qui me laisse passer à quelques mètres de lui sans bouger. Je continue ma progression lente sur environ 50 mètres quand du bruit me fait tourner la tête à droite. Un marcassin d'environ 15 kilos déboule du chaume de blé qui me domine, 3 mètres au-dessus du fond du cours d'eau et manque me sauter dessus. Le temps de faire un pas en arrière et d'essayer d'armer mon arc. 2 autres le suivent. 5 mètres plus en avant, les 3 marcassins d'environ 5 kilos déboulent eux aussi dans le lit asséché. Tous remontent, aussi vite qu'ils sont descendus, sur le talus opposé pour s'enfuir dans le bois de Bourras. Ils m'ont encore bien eu. Je continue un peu dans le lit du cours d'eau puis remonte côté chaume.

La luminosité baisse vite, je décide d'aller faire un tour au-dessus du bois de Bourras avant la nuit. Je repars vers la passerelle de la palombière d'un pas rapide, traverse la vieille Osse, passe la palombière et débouche sur le semé de tournesol. Rien en vue, je remonte vers le bois du dessus. J'avance vers l'angle rentrant du bois dans le semé. Alors que je passe juste l'angle du bois, j'aperçois un brocard qui regarde vers moi en lisière du bois à environ 100 mètres. Je tente de l'appeler mais il rentre au bois en aboyant. Je biaise à travers les petits tournesols vers la haie et son passage sur ma gauche. Je passe doucement la haie et observe quelques secondes la grande prairie d'herbes hautes et sèches. Ne voyant rien, je pars droit vers l'angle du bois en face de moi. Je longe ensuite le bas du bois qui descend vers un chemin de terre pris entre ce massif et une haie. Au départ du chemin, un passage permet de longer une grosse haie qui redescend vers Bourras en bordure d'un chaume d'orge. Je suis tranquillement la haie, il fera vite nuit. J'aperçois une chevrette au gagnage dans le chaume à environ 80 mètres, elle mange en revenant vers la haie. J'avance doucement vers elle jusqu'à environ 40 mètres sans qu'elle ne me prête attention. Elle relève la tête et nous nous regardons un instant sans bouger. J'avance un peu vers elle et elle démarre pour rentrer dans la haie. Je biaise à droite en remontant la pente raide du chaume. Sur le plat au-dessus, un carré de céréales n'a pas été moissonné car envahi par la mauvaise herbe. Un mouvement attire mon attention dans le chaume, après le carré non moissonné, à environ 150 mètres près de la route. C'est un renard qui se débine vers le carré de céréales. Je presse le pas pour tenter de le recouper. Alors que je passe le coin des céréales, un animal démarre près de moi je m'attends à voir sortir le renard mais c'est un chat noir qui surgit près de moi et vole au-dessus du chaume jusqu'au chemin de la ferme de Bourras où je le perds de vue. Je longe les céréales mais pas de renard. Je pars sur la gauche et passe le chemin de la ferme quand j'aperçois un puis 2 renards qui se débinent en contrebas dans le chaume d'orge près du soja qui descend vers la vielle Osse. Je tente de les appeler mais il continue à se débiner. Je tente de m'approcher alors que la pénombre s'installe puis de rappeler mais ils partent vers le bosquet sur la droite. Il fera vite nuit, je rejoins le soja, longe le bois de Bourras, traverse la vieille Osse et rentre au travers de la friche pour rejoindre ma voiture. Il est temps de rentrer.

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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