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4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 08:33

Ce matin, je décide d'aller faire le tour des maïs de Saint Arroman, histoire de voir si je ne pourrais pas croiser un sanglier ou un renard. J'arrive sur place alors qu'il fait encore nuit, la pleine lune éclaire le paysage. Je me prépare tranquillement puis pars en longeant les maïs par la gauche pour arriver au-dessus des cultures au lever du jour. Je passe un premier lac puis longe un bosquet qui me sépare d'un second plan d'eau. En arrivant au bout de ce dernier, je débouche à la pointe du lac et fais décoller 2 colverts qui alertent de leurs cris d'autres canards posés plus loin, les faisant décoller à leur tour. Je passe sur la gauche du ru d'alimentation et le longe pour rejoindre le bord d'un petit bois. Arrivé en lisière, je remonte sur ma gauche en la suivant jusqu'au coin du massif d'où part un chemin enherbé qui sépare le bois d'une parcelle de maïs. Je suis doucement ce sentier en tendant l'oreille alors que le jour se lève. Un chevreuil aboie dans le bois, quelques faisans poussent leurs cris dans la friche de l'autre côté du bois. J'arrive au bout du maïs, en longeant la haie qui fait suite au bois, sans rien voir. Un coup d'œil infructueux sur la prairie fauchée qui fait suite au maïs puis je fais demi-tour pour rejoindre un passage de sanglier, un peu plus loin, qui me permet de traverser la haie non sans m'accrocher à quelques ronces. Je reviens vers les maïs en progressant doucement dans la grande friche tout en surveillant les alentours. Rien en vue, je longe maintenant le fossé qui borde le haut des maïs côté friche. Quelques élanions blancs matinaux survolent déjà la friche en quête d'une proie. Le maïs fait place à une parcelle de luzerne sur ma droite, elle-même suivie par une parcelle de sarrasin qui descend jusqu'au ru en bas de la combe. Je longe toujours le fossé et la friche fait place à un tournesol. Arrivé au bord du ru, je prends à droite et le suis. J'arrive au bord d'une mare un peu plus loin. Un petit remous agite l'eau à quelques mètres de moi dans la végétation qui borde la berge mais alors que je pense voir un ragondin, c'est une belle poule d'eau qui s'avance sur l'eau. Elle met quelques secondes avant de se rendre compte de ma présence et de plonger. Elle rentre dans un terrier sur la droite du petit plan d'eau. Je m'approche du bord alors que l'eau s'agite sous la végétation pendante qui borde la berge de droite. La poule d'eau refait surface à environ 2 mètres du terrier, contre la berge puis replonge en m'apercevant. Je tente des cris de petit ragondin. Presque immédiatement, l'eau s'agite à environ 7 mètres contre la berge de gauche puis une ligne de bulles se dessine à la surface de la mare. J'arme mon arc mais le ragondin rentre directement dans un terrier de la verge opposée sans faire surface. Je poursuis un peu les appels mais l'eau s'agite un court instant devant le terrier puis le calme revient.

Je quitte mon poste et continue à longer le ru en bordure d'un chaume qui remonte jusqu'au maïs sur ma droite. Une parcelle de sarrasin longe l'autre rive du ru. A une centaine de mètres devant moi, une silhouette étrange m'interpelle, il s'agit d'un héron qui finit par décoller. Alors que je suis en train de le dire que je n'ai vraiment pas vu grand-chose ce matin, j'aperçois un gros ragondin qui grignote un épis de maïs à environ 80 mètres sur ma droite, au coin de la parcelle bordée par un chemin de terre qui rejoint la ferme un peu plus loin. En face du coin du maïs se trouve une grande mare dont la berge haute est bordée par une bande boisée. Un gros chêne sur la bordure droite du chemin, à environ 20 mètres du coin du maïs, fera un écran parfait pour une approche. Je m'avance de quelques mètres le long du ru pour positionner l'arbre entre moi et le gros rongeur puis je remonte rapidement droit sur le chêne sans voir le ragondin. Alors que je ne suis plus qu'à 10 mètres du chêne, j'aperçois un second ragondin qui semble énorme. Il vient de sortir de la bordure arbustive de la mare et se dirige vers l'angle du maïs en traversant le chemin. Je le perds vite de vue derrière l'arbre. Une fois le chêne atteint, je me décale doucement sur sa droite mais le premier ragondin que j'avais vu au départ retourne tranquillement vers la mare avec son épi à la gueule. Je tente d'avancer doucement mais il accélère et disparaît dans la végétation qui borde le plan d'eau puis se met à ronner. Le second ragondin est toujours au coin du maïs, de cul, tête haute, à l'écoute. Je reste immobile et attends un peu, il baisse la tête et ne peut plus me voir, je commence à m'avancer vers lui mais il commence à se débiner vers la mare. Je me fige. Il sort du maïs d'environ 2 mètres, stoppe, écoute un court instant puis fait demi-tour et retourne dans le maïs. Je reprends mon approche lente alors qu'il se dresse de dos, sur ses pattes arrière, en appui sur un pied de maïs qu'il commence à couper à grand coup de dents. Je m'approche à environ 10 mètres. À peine le pied de maïs au sol, il se décale plus à droite et se redresse sur ses pattes arrière pour couper un second pied de maïs. J'arme mon arc et m'avance encore de 2 pas alors qu'il attaque le pied qu'il vient d'abattre. J'aligne ma visée sur lui et attends une occasion de tir propre. Il se positionne de face derrière quelques feuilles de maïs et ronge le pied abattu puis arrache l’épi avant de commencer à revenir vers la mare avec sa prise dans la gueule. Je le suis dans mon viseur, il se présente de 3/4 face à environ 8 mètres, bien dégagé sur le chemin. Ma visée se cale sur son épaule et je décoche. La flèche le traverse en propulsant une grande quantité de sang sur le maïs. Le ragondin lâche l’épi, accuse le coup et fait le dos rond. Je me précipite pour le positionner sur la coulée qui revient à la mare et ainsi lui barrer la route. En m'apercevant, le ragondin sonné et qui perd beaucoup de sang se gonfle sur ses pattes tendues et prend une posture menaçante puis charge. Il se jette sur moi gueule ouverte pour me mordre. Je le stoppe en lui donnant un grand coup de pied dans la tête, ce qui le fait rouler bouler vers le maïs. À l'impact, je ressens un choc sur la cheville et entends un bruit cassant. Le ragondin, un peu sonné, se redresse et se remet en position d'attaque mais il perd beaucoup de sang et commence à vaciller. Il tente de repartir mais il chute, tente de se relever, rechute et finit de mourir au milieu du chemin à quelques mètres de moi.

Un ragondin guerrier, 4 septembre 2020

Je pars chercher ma flèche qui est couverte de sang. Le maïs est également couvert de sang sur la zone du tir.

Un ragondin guerrier, 4 septembre 2020

Je remets ma flèche au carquois. Je vais ensuite voir mon ragondin. J'ai cassé une de ses dents de devant en repoussant son attaque.

Un ragondin guerrier, 4 septembre 2020

C'est un beau mâle qui doit faire environ 7 kilos. Ma flèche entre dans l'épaule au niveau du cœur et ressort en arrière des côtes. 

Un ragondin guerrier, 4 septembre 2020

Je le laisse sur place et retourne au bord du ru qui sépare 2 parcelles de tournesol jusqu'à la route. Je passe la chaussée pour suivre la droite du ru, le long des maïs jusqu'au Sousson. Au coin du maïs, je prends à droite pour remonter le long du ruisseau en surveillant les passages de canon successifs. Un peu plus loin, un faisan se débine devant moi avant de rentrer dans la culture. Un peu plus loin, je dérange une poule d'eau dans le ruisseau. J'arrive au bout des maïs sans voir autre chose. Du coin de la culture, j'aperçois un couple de chevreuils au gagnage, à environ 250 sur ma gauche, en bordure du bois, dans une pente en prairie. Je retourne vers ma voiture en passant la route puis en longeant les maïs, poussant un moment un jeune coq faisan devant moi avant qu'il ne s'envole au-dessus de la culture.

 

Alex

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19 juillet 2020 7 19 /07 /juillet /2020 12:50

Ce matin, je décide d'aller chasser sur Factom et Bourras. Je me gare sur le chemin de terre qui enjambe l'Osse et attends que le jour se lève un peu puis me prépare tranquillement et pars pour la chasse. Je passe la rivière et observe un moment le chaume. Rien ne bouge, je prends à gauche, le long du cours d'eau pour rejoindre la friche puis avance doucement dans cette dernière sans rien voir ni entendre. Je traverse la vieille Osse et débouche en bordure du soja. Je scrute la parcelle un instant quand j'aperçois un chevreuil qui longe le bosquet en direction de la rivière sur ma gauche. Il avance tranquillement mais je dois presser le pas pour le couper car il est à plus de 300 mètres. Je longe la bordure boisée de la rivière et gagne vite du terrain mais le chevreuil avance trop vite. Alors que je suis encore à 100 mètres de lui, il commence à bifurquer pour rentrer au bosquet. J'avance encore un peu et me cale contre la végétation puis tente de l'appeler. Il relève la tête et regarde vers moi puis s'acharne sur un arbuste. Il est maintenant certain qu'il s'agit d'un brocard. Je tente encore quelques appels mais il rentre au bois. Je décide de vite remonter à travers la culture vers le haut du bosquet. Le brocard démarre en sous-bois en aboyant. Alors que j'arrive au coin du bosquet, je l'aperçois. Il se débine de cul à plus de 200 mètres dans le chaume de fèveroles de l'autre côté de la route. Dès qu'il disparaît derrière une bosse du champ, je presse le pas jusqu'à la route et la suis en courant jusqu'à un passage qui remonte sur la gauche pour longer le haut du chaume. Je le prends et longe le haut du chaume pour tenter de recouper le brocard qui semble partir vers le bosquet au-dessus des bâtiments. Alors que la bordure du chaume prend à droite pour suivre la bordure d'une parcelle de vigne, j'aperçois au loin le brocard. Il est déjà arrivé en haut du chaume à plus de 300 mètres et va rentrer dans la vigne au-dessous du bosquet.

Je remonte le talus à ma droite pour récupérer la bordure de la vigne puis la longe en regardant entre les rangs. En arrivant au coin de la parcelle, j'aperçois un jeune brocard, plein travers, à un peu moins de 100 mètres. Le relief du terrain ne laisse voir que le haut de son dos, son cou et sa tête. Il regarde vers moi. J'attrape mon Rottumteler et lance quelques appels. Le brocard avance au pas droit devant lui et disparaît derrière le relief. Je décide de tenter de m'approcher. Je commence à longe le dernier rang de vigne pour remonter vers lui quand il réapparaît. Je me fige contre la vigne et lance 2 ou trois appels. Le brocard démarre et vient droit sur moi. Je passe sous le rang de vigne pour l'attendre mais à genoux derrière le feuillage bas, je ne le sens pas. Je ressors doucement devant le rang mais je ne le sens pas non plus alors que le brocard arrive d'un pas décidé. Je repasse sous le rang et presse le pas pour aller me poster au bout du rang, derrière le feuillage. Le brocard a stoppé à environ 40 mètres et regarde vers la vigne. Il repart, j'arme mon arc et le laisse venir. Il s'approche d'un bon pas puis ralentit doucement pour venir stopper de 3/4 face à 8 mètres alors que je le suis dans mon viseur. Ma visée calée, je décoche. Ma flèche le traverse en rentrant en avant de l'épaule. Le chevreuil pivote en perdant beaucoup de sang et fonce dans la vigne. La plaie de sortie est bien visible en plein milieu du chevreuil qui perd de grosses giclées de sang. Il entre dans la vigne en perdant beaucoup de sang et ne tarde pas à en ressortir à environ 45 mètres. Il fonce dans le chaume, sa course devient très désordonnée et il chute à moins de 30 mètres de la vigne. Il se débat un peu au sol puis s'immobilise. Je pars chercher la flèche et trouve une belle giclée de sang sur le chaume.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je tourne un peu en cherchant la flèche sans succès. Je trouve l'entrée dans la vigne qui me donne la direction de fuite par rapport au premier sang.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

J'insiste un peu mais toujours pas de flèche. Je pars donc cherche mon chevreuil que je retrouve à l'endroit où je l'ai vu tomber. Il est mort sur le flanc côté entrée de flèche. La sortie de la flèche est bien visible.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

J'appose mon bracelet et le ramène vers la vigne où je lui rends les honneurs avant de faire quelques photos. Mon atteinte est bien en avant de l'épaule, là où je visais.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Alors que je commence à vider mon chevreuil, j'aperçois un renard en chasse à plusieurs centaines de mètres dans le chaume de blé, de l'autre côté du chemin blanc qui remonte vers les bâtiments. Je me dépêche de le vider et pars le prendre dans un chêne pour éviter qu'il ne soit mangé par un renard ou un chien errant. Le renard semble remonter vers les bâtiments. Je cours le long de la vigne puis prends à gauche en suivant le bord des fèveroles. Je cours entre les 2 premiers rangs de la vigne qui remonte vers le bosquet. Le creux du terrain me cache maintenant le renard. J'arrive aux bâtiments et ralentis pour les contourner par la droite et tente de recouper le renard le long de la vigne que je longe doucement. Une bosse du champ me cache le bas de la parcelle. Pas de renard en vue pour le moment, j'avance doucement pour voir derrière la bosse en longeant toujours la vigne mais pas de renard en vue. Je me poste un instant contre la vigne puis tente d'appeler mais rien n'y fait, le renard a disparu.

Je laisse tomber et suis le vas de la vigne pour remonter entre cette dernière et la grosse haie qui délimite le territoire. En passant un virage, j'aperçois un chevreuil qui rentre dans la haie à environ 200 mètres.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je presse le pas sur environ 70 mètres puis ralentis et finis mon approche tout doucement. Il me semble que le chevreuil est rentré au niveau d'un chemin de terre et j'espère le voir encore à découvert mais alors que j'arrive à l'endroit où il rentre dans la haie, je tombe sur un mur végétal. Des bruits de pas se font entendre dans la haie, je cherche le chevreuil au travers des feuillages quand mes yeux stoppent sur une tache rousse. Le temps de comprendre qu'il s'agit de mon chevreuil, il se remet en mouvement et remonte, en face, en bordure de la haie. La végétation s'agite en bordure de la prairie de l'autre côté de la haie mais je n'arrive pas à voir le chevreuil. Je me décale très lentement de quelques mètres sur la droite pour tenter de trouver une trouée dans les feuillages. Les bruits de pas reprennent quand mes yeux se posent sur le brocard qui frotte ses bois juste en dessous de moi contre un arbuste à environ 8 mètres. J'ai juste une trouée dans le feuillage en face de sa zone vitale. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée. Je décoche, touché le chevreuil fait volte-face et fonce dans la végétation.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Il se fracasse à à peine 15 mètres de l'endroit du tir, dans la végétation épaisse. La végétation s'agite un court instant puis le calme revient. Je dois écraser un mur de ronce et passer un fossé assez profond pour descendre vers mon chevreuil mort sur le flanc à quelques mètres de la bande enherbée. Ma flèche est au cœur, elle ressort en sectionnant les muscles au-dessus du coude opposé.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

J'appose mon bracelet et extirpe le chevreuil des ronces qui me griffent de partout. Je le laisse en bordure de la haie et pars chercher ma flèche. L'autre côté de la haie semble plus facile d'accès. Je repère l'endroit du tir grâce à la cime dégarnie d'un gros chêne puis pars chercher un chemin pour traverser la haie. Je trouve un passage à environ 200 mètres et reviens par l'autre côté jusque sous le chêne. Je tombe à nouveau sur un mur de ronces et dois écraser cette végétation épineuse qui me griffe de partout pour rejoindre le centre de la haie complètement dégagé et parcouru par une superbe collée bien dégagé. Je la suis un court instant et retrouve ma flèche plantée au sol.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Une piste au sang bien fournie part de là, en suivant la coulée.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

De belles giclées de sang ponctuent la végétation.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020
Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je me rends compte qu'une coulée bien dégagée sort de la haie sur la prairie sans avoir à passer dans les ronces. Je ressors donc par-là puis reviens sur mes pas pour retrouver le passage et retraverser la haie pour aller rendre les honneurs à mon brocard et faire quelques photos souvenir.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je le vide ensuite, attache ses pattes pour le charger sur mon épaule et retourner vers mon premier chevreuil. Alors que je longe la vigne le long de laquelle j'ai fléché le premier brocard, j'aperçois en contrebas, à plusieurs centaines de mètres dans le chaume de fèveroles, 2 chevreuils au gagnage. 

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je pose mon chevreuil près de l'endroit du tir et tente de retrouver ma flèche. Je le dirige dans l'axe du tir à partir de l'endroit où j'étais posté et trouve le premier sang et un peu après ma flèche plantée au sol sous la végétation.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je la remets au carquois et pars chercher mon premier chevreuil pour faire quelques photos souvenir du doublé.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je laisse les chevreuils à l'ombre et pars chercher la voiture alors que les 2 chevreuils mangent toujours tranquillement dans le chaume, j'ai l'impression qu'il s'agit de 2 chevrettes. Je retourne à la route puis me dirige vers la vieille Osse au travers du soja. Arrivé au cours d'eau, je décide d'en longer le lit qui a encore séché un peu plus. Je passe le virage à droite puis arrive au bord d'une grande flaque quand quelque chose bouge dans l'eau. C'est une cistude, je la saisis en plongeant la main dans l'eau, c'est une belle femelle.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je la repose au bord de l'eau où elle revient rapidement puis poursuis ma progression et arrive au niveau de la grande flaque boueuse où j'ai vu les petits ragondins l'autre soir. Je me poste à environ 12 mètres de l'entrée du terrier et commence à imiter des cris de petit ragondin en détresse. Assez rapidement, un museau blanc s'avance à l'entrée du terrier. J'arme doucement mon arc et appelle encore un peu. Le gros ragondin se présente de 3/4 face à l'entrée de son terrier. Je vise le cou et décoche. Ma flèche est pile ou je la voulais. Le ragondin est cloué sur place et se débat à peine avant de s'immobiliser. Le sang commence à se reprendre dans l'eau. 

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je m'approche tranquillement de mon ragondin.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je traverse la flaque et rejoins mon ragondin.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je le dégage, remets ma flèche au carquois et fais quelques photos.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je laisse mon ragondin sur place et longe un peu le lit asséché

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

avant de remonter sur la berge pour rentrer à ma voiture. Je pars chercher les chevreuils alors que 2 faons broutent en bordure de l'Osse dans un chaume

 

Alex

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18 juillet 2020 6 18 /07 /juillet /2020 16:25

Ce soir, je pars chasser autour du chemin blanc qui relie Roques à Justian. Je me gare côté Roques, près des lacs, au bord de l'Osse et reviens vers Roques par le chemin jusqu'à un petit bois en long qui longe le terrain d'une résidence secondaire puis remonte jusqu'aux vignes, un peu plus haut. Alors que je commence à longer le bosquet, sur la bande enherbée du chaume d'orge à ma droite, des aboiements, sur ma gauche, me font stopper. Je cherche du regard au travers les arbres quand j'aperçois une chevrette qui me regarde à environ 35 mètres. Je tente d'attraper mon appareil photo mais elle fuit en aboyant. Je reprends ma progression en longeant tranquillement le bosquet. La chevrette avance en aboyant à mi-pente, dans le bois et stoppe régulièrement. Les aboiements de la chevrette font place à des aboiements beaucoup plus rauques qui remontent vers le haut du bois. Je viens certainement de déranger un brocard. Je poursuis en suivant la haie qui fait suite au bois. Le chaume fait place à une parcelle de vigne qui remonte vers la crête de la colline. Je surveille entre les rangs mais rien en vue. Arrivé au coin de la parcelle, je remonte en suivant la haie jusqu'à un passage qui la traverse sur ma gauche. Je prends le passage en longeant la haie qui borde le haut du semé de sorgho et rejoins le haut d'un grand chaume de blé. Je le longe en suivant la haie puis continue tout droit et traverse une bande plus étroite qui remonte vers la crête à ma gauche. Je rejoins ainsi le bas d'un petit bosquet au milieu des vignes. Je longe le bosquet en surveillant entre les rangs de vigne sur ma droite.

Rien, je passe ensuite entre 2 parcelles de vigne en surveillant entre les rangs de part et d'autre. Un lièvre se déplace tranquillement, en bas de la vigne de droite, en glanant nourriture. Pas de chevreuil, au bout de la parcelle, je prends à droite pour descendre entre les vignes vers un bois précédé d'un petit plan d'eau. Toujours rien dans les vignes, arrivé au bord du petit plan d'eau, je constate un petit remous au pied d'un grand saule côté gauche à environ 20 mètres de moi. Je pense à un ou des ragondins. Je contourne le plan d'eau par la gauche pour rejoindre le coin haut du bois. Alors que je tourne au coin du petit lac pour rejoindre le bois, je regarde vers le pied du saule où l'eau s'agite toujours, de petites boules noires se débinent en bordure de l'eau vers les masselottes du coin du plan d'eau où j'étais tout à l'heure. Ce sont de jeunes poules d'eau. Arrivé au bord du bois, j'observe un moment au travers des branchages. Ne voyant pas d'animal, je m'avance doucement par une grosse coulée et me poste au pied d'un bouquet d'arbres. Je tente quelques séries d'appels à l'appeau sans aucune réponse. J'attends un peu puis ressors du bois pour remonter vers la route de crête au travers d'un plantier de vigne. La route passée, je descends au travers d'une prairie fauchée et rejoins un grand chaume de blé que je longe sur le haut en suivant le bord d'une bande boisée pour rejoindre un chemin de terre qui remonte en longeant les vignes. Je prends un court instant le chemin en redescendant vers les vignes puis remonte le talus à la gauche pour rejoindre les tournesols. Je progresse tranquillement dans cette culture en ouvrant bien les yeux mais à part quelques indices de présence, tournesol mangés ou frottés, pas de chevreuil en vue. Je débouche sur un chaume de fèveroles et le traverse pour longer une petite parcelle de vigne. Rien entre les rangs, j'arrive à la route et la traverse pour rejoindre une autre parcelle de tournesol.

Je longe le haut de la parcelle en suivant la route. Arrivé au coin de la parcelle, je prends à droite et descends en suivant une haie épaisse. De nombreux pieds de tournesol sont mangés par les chevreuils ou frottés par un ou plusieurs brocards. Certains sont abattus au sol et la fleur ou les graines partiellement mangées. Des tas de crottes et des grattés de lapins ponctuent le secteur. Un bout de haie avance dans la culture et je le contourne pour rejoindre le coin de la parcelle au bord du ruisseau, près d'une mare entourée d'une végétation dense. Je traverse le petit ruisseau et me poste dans une zone où convergent de nombreuses coulées dans une bande boisée de quelques mètres de large. Je retente quelques appels et attends un moment mais rien ne vient. Je décide de quitter mon poste et traverse la bande boisée par une grosse coulée qui ressort dans une petite fiche parcourue de nombreuses coulées très marquées.

Je prends à droite en suivant une des grosses coulées puis traversent une haie pour rejoindre une prairie fauchée vallonnée. Plus loin, une grande parcelle de tournesol, je presse le pas pour la rejoindre quand je me fais  surprendre par un beau brocard sorti en plein découvert dans la prairie. Je ne m'attendais pas à le voir là et le relief me le cachait jusque-là. Je stoppe net, nous nous regardons un court instant à environ 60 mètres l'un de l'autre puis le brocard fait volte-face en aboyant et remonte pour traverser une haie et disparaître. Je rejoins la bande enherbée qui longe le bas du tournesol en suivant la bande boisée qui borde le ruisseau. J'avance doucement mais me fait surprendre par une chevrette qui démarre à d'environ 20 mètres dans un virage du ruisseau et disparaît un peu plus loin en longeant la bande enherbée. Je poursuis ma progression lente quand du bruit se fait entendre dans la haie, la chevrette en ressort à 15 mètres de moi et remonte au galop dans le tournesol. Elle stoppe à mi-pente et regarde derrière elle puis repart et disparaît en passant la crête. Un peu plus loin, je me fais encore surprendre par une autre chevrette qui démarre dans les tournesols et remonte dans la culture pour disparaître un peu plus haut.

Je rejoins la route un peu plus loin et prends un peu à droite pour rejoindre un chemin de terre sur la droite du ruisseau, en bordure d'un chaume de blé et qui descend vers le chemin blanc le long duquel je suis garé. J'avance doucement sur le sentier quand une palombe prend son envol dans le chaume, un peu plus loin, j'aperçois la tête d'une autre palombe qui dépasse dans le chaume. Elle me laisse avancer vers elle jusqu'à environ 30 mètres puis s'envole alors qu'un lièvre broute près du bois à environ 80 mètres. Je m'avance un peu sur le chemin et provoque sa fuite vers une prairie de hautes herbes qui fait suite au chaume. Un peu plus loin, j'aperçois un autre lièvre qui se promène tranquillement en broutant, à plus de 300 mètres, dans une prairie sous une bande boisée.

J'aperçois alors 3 boules sombres, au travers de la haie qui borde le ruisseau, sur la gauche dans le chaume de blé. Ça semble parfaitement immobile et je pense d'abord à des mottes de terre d'une bande déchaumée. Je poursuis un peu mais alors que je regarde à nouveau, je vois bouger les boules sans pouvoir vraiment identifié de que je vois, ce sont peut-être des ragondins ou des petits sangliers. Je fais vite demi-tour pour rejoindre une grosse coulée dégagée pour traverser la haie sans faire trop de bruit. Je descends vers le ruisseau au niveau d'une zone encore en eau. Un gros trou de ragondin et une eau très boueuse attestent de la fréquentation des lieux. Je saute par-dessus le petit cours d'eau et remonte par une coulée impressionnante qui semble fréquentée par les ragondins, blaireaux, renards, chevreuils et sangliers vu les traces imprimées dans la terre durcie par la sécheresse. Je rejoins la bordure du chaume. D'ici, les animaux ne sont pas visibles. Je longe doucement la haie et les aperçois rapidement à environ 80 mètres. Ce sont 3 ragondins.

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

J'avance doucement le long de la haie en essayant de ne pas faire trop de bruit sur le sol sec du chaume et au milieu des feuilles mortes et débris végétaux. Je gagne peu à peu du terrain. Les ragondins mangent les restes de blé, avancés dans le chaume, sans se douter de ce qui les attend.

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

J'avance doucement jusqu'à environ 20 mètres des ragondins en suivant la haie qui tourne maintenant à droite à angle droit, il me faut terminer mon approche à découvert. Un gros ragondin de 7 ou 8 kg mange de dos alors que 2 plus petits mangent un peu plus proches de quelques mètres. Je n'ai que 2 lames à bas prix pour les ragondins. Si je veux avoir une chance de tuer ces 3 ragondins, il va me falloir la jouer fine. Il me faut commencer par flécher le plus gros et le tuer net pour éviter de faire fuir les deux autres que sa présence tranquillise. Avec un peu de chance, je pourrais alors flécher les 2 autres s'ils s'alignent. Je tente de m'approcher encore de quelques mètres pour assurer ma première flèche. J'avance tout doucement à découvert sur le chaume en direction des ragondins. Un des petits lève régulièrement la tête et je stoppe à chaque fois pour le laisser se tranquilliser. Alors que je suis à environ 15 mètres du gros ragondin qui mange toujours de cul et environ 12 mètres des 2 autres, je comprends que je risque de faire partir le petit le plus à gauche qui commence à devenir de plus en plus inquiet. Je le laisse se tranquilliser un moment en restant immobile,

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

il regarde régulièrement vers le gros et finit par se remettre à manger. J'arme doucement mon arc, vise le gros ragondin et décoche. Il s'effondre sur place et bas à peine des pattes sur le flanc. Les 2 petits sursautent et regardent vers leur mère. Ils se dressent sur leurs pattes en faisant le dos rond sans savoir quoi faire. Je réencoche doucement et arme doucement alors que les 2 ragondins s'alignent. J'aligne ma visée sur le plus proche mais, vu l'angle de tir et leur écartement, je sais que ma flèche tuera un des 2 mais ne fera que blesser l'autre. Je décide d'attendre un peu. Les 2 ragondins partent alors vers leur mère. Je les suis dans mon viseur. Le premier stoppe à moins de 1 mètre du mort et son collègue vient lui rentrer dans l'arrière train alors que mon viseur de cale sur lui. Je décoche. Les 2 ragondins s'effondrent sur place. Le plus proche de moi essaye de se relever mais retombe sur le sol presque immédiatement et s'immobilise alors que l'autre est mort sur le coup. Je m'approche tranquillement de mes ragondins. Mes flèches sont encore en travers du gros et du petit un le plus proche de lui. Ma première flèche rentre dans le dos et ressort dans le front du premier ma seconde rentre en arrière des côtes du premier, ressort dans l'épaule opposée pour rentrer dans le flanc du troisième et ressortir au niveau de sa gorge.

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

Je récupère mes flèches et les remets au carquois. Je fais quelques photos avant de repartir en chasse.

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

Je continue à suivre le ruisseau par la gauche quand une chevrette traverse le chaume en venant du cours d'eau à environ 150 mètres pour stopper au bord d'une bande boisée qui borde le haut de la parcelle. Elle regarde un peu vers moi puis rentre à couvert en aboyant. Je rejoins le chemin blanc et prends vers Justian à gauche. Je longe un moment le chemin pour rejoindre un passage qui me permet d'entrer dans une petite parcelle de blé moissonnée. Alors que je passe le passage, j'aperçois un petit animal que je n'identifie pas tout de suite, couché dans le chaume. Je pense peut être à un ragondin et commence à m'approcher doucement mais il s'agit d'un lièvre gîté qui se redresse d'un bon et fuit vers l'Osse. Je poursuis pour rattraper la bordure de l'Osse que je suis doucement en observant les chaumes de blé successifs. Rien ne bouge, je reviens vers le chemin blanc et prends à gauche en direction de Roques. Je longe une parcelle de tournesols, rien en vue, le chemin est bordé par une haie sur ma gauche et cette dernière finit par s'ouvrir sur une prairie fauchée coupée par une haie discontinue, à mi-distance du carré fourré de petits frênes. Rien en vue, j'avance doucement derrière la haie qui sépare la prairie du soja qui borde l'Osse. Rien non plus. Je reviens un peu sur mes pas et prends le chemin enherbé qui remonte vers une prairie fauchée en longeant les tournesols à droite et une haie épaisse à gauche. En rentrant dans la prairie qui commence en pointe, prise entre 2 haies, je regarde un instant sans voir de chevreuil puis commence à m'avancer en suivant la haie de droite d'où surgit un gros brocard. Il fonce vers l'autre haie, traversant la prairie en aboyant, à environ 40 mètres et disparaît en y entrant. Il stoppe derrière les arbres et aboie, je lui réponds, il hésite mais repart et remonte un peu vers le bois des Arrauques, il stoppe à mi-pente et aboie toujours. Je lui réponds pour tenter de le provoquer mais il repart pour rentrer au bois.

Je reprends ma progression alors que le brocard aboie toujours en s'éloignant. J'aperçois alors un autre chevreuil au gagnage, près d'un bout de haie qui borde la droite de la prairie et la sépare d'une parcelle de tournesols. Je me décale vite vers la haie à ma gauche puis la suis lentement. Le chevreuil semble avancer vers la haie que je longe et je poursuis en espérant le recouper. Finalement, il fait demi-tour et retourne dans la haie où je le perds de vue. Je continue vers un passage dans la haie vers une petite prairie prise entre un gros bout de haie à gauche et un bosquet à droite. Arrivé à se passage, je m'avance lentement sur la petite prairie sans voir de chevreuil puis décide de tenter d'appeler. Je me colle à la haie au bout de laquelle se trouve une source qui attire souvent les sangliers en quête d'eau et de boue. Je me poste dos à la source puis  commence à appeler en surveillant le secteur quand une boule noire arrive vers moi par le haut du chaume de blé que j'ai longé par le haut tout à l'heure. L'animal stoppe alors que je stoppe mes appels puis repart de plus belle dès que je les reprends. J'aperçois vite une queue dressée qui bas l'air, c'est certainement le chien de la ferme du dessus. Je stoppe mes appels et m'éclipse en traversant la haie sur le côté droit des souilles pour sortir dans le sorgho et remonter vers les Arrauques. À mi-pente, alors que je vois par-dessus la haie, je regarde dans mon dos pour voir si le chien me suit quand j'ai la surprise d'apercevoir un chevreuil qui traverse le chaume en semblant venir des vignes. 

Comment faire 3 ragondins avec 2 flèches, 17 juillet 2020

Le chevreuil reste un moment sans bouger puis d'avance un peu, stoppe à nouveau un moment, s'arrête un moment, repart et s'arrête encore comme s'il cherchait quelque chose. Il s'agit certainement d'un brocard qui a entendu mes appels et cherche une chevrette. J'hésite un peu, il est à plusieurs centaines de mètres, la nuit sera vite là et, si je me reposte pour appeler, je risque de faire revenir le chien. Je décide de ne pas tenter quoi sur ce soit sur lui. Brusquement, il avance au galop sur environ  30 mètres en aboyant puis stoppe à nouveau alors que je reprends ma progression vers le bois. Arrivé en crête, je redescends doucement en parallèle du bois à environ 40 mètres dans le soja et fais démarrer plusieurs corbeaux. Je rejoins le chemin blanc plus en contrebas et le prends pour revenir vers la voiture. Un canon enrouleur arrose le tournesol sur la droite du chemin en face des lacs et ma voiture par la même occasion par moment. J'attends que le canon soit bien orienté pour passer et ne pas être arrosé puis tourne au coin du lac vers l'Osse pour aller voir de l'autre côté. Je traverse la rivière par la passerelle en métal et ne voyant rien non plus dans le soja en cours d'arrosage, je fais demi-tour pour aller me poster contre une haie, près de la voiture, en bordure d'un soja pris entre le chemin blanc et l'Osse. Un lièvre gambade dans le chaume d'orge qui fait suite aux tournesols et rejoint le bord du bosquet que j'ai longé en commençant à chasser. Je commence mes appels mais rien, le lièvre tourne toujours dans le chaume. Il fera vite nuit, je prends ma voiture pour rentrer mais alors que je longe le chaume d'orge, j'aperçois un chevreuil sous un gros chêne trônant au milieu de la parcelle. Je me gare derrière un petit hangar qui borde le chemin juste avant le bosquet, attrape mon décocheur et mon arc et pars vite me poster au pied d'un gros frêne, juste après le hangar, en bordure du chemin. Le chevreuil mange tranquillement sous le gros arbre à environ 150 mètres. Je tente quelques appels et il arrive rapidement. Je stoppe un peu mes appels. La luminosité faible ne le permet pas de le sexer. Il s'avance tranquillement pour finir sur le bord du chemin. Il va se trouver sous le vent, j'arme mon arc alors qu'il vient de stopper derrière le gros frêne suivant à un peu plus de 20 mètres en bordure du chemin. Il reste un court instant caché puis démarre et remonte au galop dans le chaume. Le vent m'a trahi. Je rappelle et le stoppe dans sa course puis le fais revenir vers moi. C'est une chevrette, je stoppe mes appels et la laisse faire, elle avance à 30 mètres en parallèle du chemin et regarde vers moi en tapant ses pas et hochant la tête puis décide de remonter vers la crête. Je quitte mon poste ce qui la surprend et la fait démarrer en aboyant. Elle stoppe plusieurs fois en remontant vers la vigne tout en aboyant alors que je rentre à la voiture avec la nuit qui s'installe.

 

Alex

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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 06:20

Ce soir, je retourne chasser autour des secteurs de Bourras et Factom. Je me gare sur le chemin de terre qui traverse l'Osse. Je me prépare tranquillement en scrutant les chaumes mais pas de ragondin ce soir. Je passe le ponton, rien non plus dans le chaume derrière la rivière, je pars vers la passerelle de la palombière. La grive a entassé encore plus de coquilles que lors de ma dernière sortie. Je traverse la vieille Osse, passe la palombière et arrive au bord du tournesol. Pour changer, je décide de longer le bois du dessus par la droite, en limite du territoire. Je prends le passage sur ma droite entre le bois de Bourras et la haie épaisse qui remonte vers l'autre bois puis longe la haie sur la bande enherbée pour rejoindre le bord du bois. Le vent soutenu souffle face à moi. J'avance encore un peu pour rejoindre un chemin forestier qui rentre sur ma gauche. Je m'avance doucement dans le bois sur le chemin. Après une petite pause observatoire, je prends à droite sur une belle coulée pour longer la lisière par l'intérieur du bois. Je le rends vite compte que le sol est trop bruyant. Arrivé près de la mare qui rentre dans le bois, je ressors à droite sur un bout de chemin colonisé par de hautes herbes. Je progresse doucement dans cette végétation entre le bois et une haie sur ma droite. Rien, alors que la haie se termine, je poursuis sur la bande enherbée qui borde le bois et rejoins la route quelques centaines de mètres plus loin. Je prends à gauche sur la route pour longer le bois puis encore à gauche sur un chemin de terre qui longe le bois à gauche et une vigne en friche sur ma droite. J'avance doucement et rejoins un chemin enherbée perpendiculaire qui sépare cette parcelle de vigne d'une autre bien entretenue qui descend sur la bordure de bois qui s'enroule autour de la parcelle. J'ai le vent dans le dos, je tente de prendre à gauche en longeant une avancée du bois sur la gauche tout en surveillant les intervalles entre les rangs sur ma droite. Après quelques rangs, j'aperçois un beau 6 pointes qui descend au trot, entre 2 rangs, en direction du bois. Il a dû me sentir, je tente de le suivre en pressant le pas et stoppe 2 fois alors qu'il s'arrête pour regarder autour de lui. Au bout du rang, il prend à droite et je le perds de vue. Je presse encore le pas pour arriver au bord du bois et longer les rangs à bon vent mais il a disparu.

Arrivé au coin du bois qui descend en longeant une autre parcelle de vigne sur la gauche, je constate qu'un tracteur est garé contre le bois, le moteur tourne, l'agriculteur ne doit pas être loin. Je décide de quitter ce secteur pour aller chasser sur Factom. Je prends tout droit, passe le chemin de terre, longe entre la vigne et la haie pour rattraper la bordure du bois puis la suis jusqu'à la route. Rien en vue dans la friche en face près d'une vigne, je prends à gauche sur la route et rattrape les vignes de Factom. Je descends entre 2 rangs puis longe le bas de la parcelle en surveillant entre les rangs. Je rejoins ainsi le bosquet de Factom. Je poursuis en suivant la vigne, sur la bande enherbée qui la sépare du bosquet quand j'aperçois, dans un virage, à environ 20 mètres, un chevreuil arrêté plein travers, tête haute. Sa tête est cachée par le feuillage de la vigne, je me serre contre la vigne qui biaise à gauche et me cache donc du chevreuil. J'approche doucement collé à la vigne jusqu'à 12 mètres de l'animal et me cale contre un cep de vigne. C'est une chevrette, elle broute tranquillement en venant vers la vigne.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Un bruit lui fait brusquement lever la tête et regarder vers le bosquet à l'opposé de ma position.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Elle reprend ensuite son repas et avance tranquillement vers la vigne où elle rentre. Je vois ses pattes et sa tête par en-dessous du feuillage alors qu'elle broute près des premiers ceps du rang.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je tente de me rapprocher un peu pour m'amuser mais elle remarque vite que quelque chose ne va pas et relève un peu la tête pour m'observer sous les feuillages.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je continue à avancer un peu, elle démarre et fonce dans la vigne. Je continue à longer les rangs doucement. Alors que j'arrive au bout du bois qui est bordé par un chemin de terre qui le sépare de la parcelle de vigne suivante, j'aperçois un chevreuil au gagnage à environ 15 mètres, en bordure de la vigne, au bord du chemin, au travers d'un passage qui traverse la petite haie pour déboucher sur le chemin. Je me décale rapidement à droite pour être masqué par la haie et me rapproche doucement de cette dernière. Le vent a tourné et souffle dans mon dos. Alors que j'arrive au bord du chemin et me penche doucement dans le passage pour tenter d'apercevoir l'animal, il a déjà fui. Il m'a certainement senti, je n'ai pas pu voir s'il s'agissait d'un mâle ou d'une femelle mais ce n'était pas un grand brocard vu sa corpulence.

Je sors sur le chemin et prends à gauche pour longer la vigne, j'arrive sur le bas de la parcelle, près des bâtiments sans voir de chevreuil. Je prends à droite et longe le bas de la vigne en surveillant le chaume de blé quand j'aperçois une grosse boule noire au-dessus de la mare à plusieurs centaines de mètres. Je décide de tenter l'approche. Je poursuis le long de la vigne tranquillement en cherchant d'autres animaux du regard. Je rejoins le bord de la haie qui délimite le territoire et descends en longeant entre le fossé qui la borde et le chaume, sur la bande enherbée. J'avance doucement et me rapproche peu à peu du ragondin qui s'est avancé à plus de 70 mètres de la mare. Plus bas, en bordure du chaume, un gros ragondin et quelques plus petits avancent en broutant vers la mare. J'arrive sans trop de difficulté à 17 mètres du ragondin grâce au vent soutenu qui souffle sur ma gauche mais brusquement il relève la tête. Je me fige et nous passons de longues minutes à nous observer. Le ragondin inquiet finit par se retourner et de deviner tranquillement vers la mare. J'arme mon arc et le suis sur la bande enherbée essayant de réduire la distance qui nous sépare mais il commence à biaiser à gauche et s'éloigne lentement. Je presse un peu le pas, me cale, aligne ma visée alors qu'il est à un peu plus de 15 mètres, presque de cul, en train de marcher. Je décoche, touché un peu bas, il démarre avec ma flèche en travers est peine à rejoindre le fossé où il chute et se débat un court instant alors que je me précipite vers lui. Les autres ragondins ont sauté à l'eau. Je reencoche et m'approche doucement du bord. Un ragondin d'environ 2 kilos est immobile, juste en dessous de moi conte la berge, un autre beaucoup plus gros est à l'entrée de son terrier contre la berge opposée à presque 15 mètres. Mes flèches sont trop fines pour flotter, je décide de tenter celui qui est le plus loin pour que la flèche se plante à l'entrée du terrier et que je puisse la récupérer facilement. J'arme, vise et décoche, à impact, un gros crac retentit et le ragondin rentre au terrier avec ma flèche. Je pars sur la berge opposée et sonde la profondeur de la mare avec une branche. Le fond de la mare semble dur et l'eau peu profonde, je descends dans l'eau et me penche devant le terrier. Ma flèche est posée à un peu plus d'un mètre de l'entrée, je réussis à la sortir grâce à la branche avec laquelle j'ai sondé la mare et remonte sur la berge avant d'aller voir mon ragondin mort. Je récupère ma flèche restée à l'intérieur et l'essuie un peu avant de la remettre au carquois avant de faire quelques photos souvenirs.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je retourne vers Bourras, je traverse le chaume de blé puis celui des fèveroles, passe la route et longe le bosquet dans le soja pour récupérer la bordure de la vieille Osse au niveau de son départ au bord de l'Osse.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je descends dans le lit partiellement asséché et commence à le longer doucement.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Le sol boueux est jonché de traces plus ou moins vieilles.

Les sangliers ont encore gagné, 14 juillet 2020

Je dois parfois passer dans des zones en eau et lutter un peu avec les moustiques. Je passe le passage que je prends habituellement pour monter dans la friche et poursuis dans le lit du cours d'eau. Un peu plus loin, je passe un virage à droite ou je dois progresser sur plus de 20 mètres dans l'eau autour d'une grosse souche. J'arrive ensuite dans un autre virage à gauche et dois à nouveau progresser dans l'eau jusqu'aux genoux pour arriver au tas de branches que remuaient les sangliers l'autre soir. Le secteur est calme, juste un peu plus loin, je rejoins une zone d'eau boueuse, la surface est agitée, des petits ragondins nagent pour remonter sur un bout de bois mort qui protège l'entrée d'un beau terrier. Ils me regardent groupés mais la plus part rentrent au terrier alors que je m'avance sauf un qui me laisse passer à quelques mètres de lui sans bouger. Je continue ma progression lente sur environ 50 mètres quand du bruit me fait tourner la tête à droite. Un marcassin d'environ 15 kilos déboule du chaume de blé qui me domine, 3 mètres au-dessus du fond du cours d'eau et manque me sauter dessus. Le temps de faire un pas en arrière et d'essayer d'armer mon arc. 2 autres le suivent. 5 mètres plus en avant, les 3 marcassins d'environ 5 kilos déboulent eux aussi dans le lit asséché. Tous remontent, aussi vite qu'ils sont descendus, sur le talus opposé pour s'enfuir dans le bois de Bourras. Ils m'ont encore bien eu. Je continue un peu dans le lit du cours d'eau puis remonte côté chaume.

La luminosité baisse vite, je décide d'aller faire un tour au-dessus du bois de Bourras avant la nuit. Je repars vers la passerelle de la palombière d'un pas rapide, traverse la vieille Osse, passe la palombière et débouche sur le semé de tournesol. Rien en vue, je remonte vers le bois du dessus. J'avance vers l'angle rentrant du bois dans le semé. Alors que je passe juste l'angle du bois, j'aperçois un brocard qui regarde vers moi en lisière du bois à environ 100 mètres. Je tente de l'appeler mais il rentre au bois en aboyant. Je biaise à travers les petits tournesols vers la haie et son passage sur ma gauche. Je passe doucement la haie et observe quelques secondes la grande prairie d'herbes hautes et sèches. Ne voyant rien, je pars droit vers l'angle du bois en face de moi. Je longe ensuite le bas du bois qui descend vers un chemin de terre pris entre ce massif et une haie. Au départ du chemin, un passage permet de longer une grosse haie qui redescend vers Bourras en bordure d'un chaume d'orge. Je suis tranquillement la haie, il fera vite nuit. J'aperçois une chevrette au gagnage dans le chaume à environ 80 mètres, elle mange en revenant vers la haie. J'avance doucement vers elle jusqu'à environ 40 mètres sans qu'elle ne me prête attention. Elle relève la tête et nous nous regardons un instant sans bouger. J'avance un peu vers elle et elle démarre pour rentrer dans la haie. Je biaise à droite en remontant la pente raide du chaume. Sur le plat au-dessus, un carré de céréales n'a pas été moissonné car envahi par la mauvaise herbe. Un mouvement attire mon attention dans le chaume, après le carré non moissonné, à environ 150 mètres près de la route. C'est un renard qui se débine vers le carré de céréales. Je presse le pas pour tenter de le recouper. Alors que je passe le coin des céréales, un animal démarre près de moi je m'attends à voir sortir le renard mais c'est un chat noir qui surgit près de moi et vole au-dessus du chaume jusqu'au chemin de la ferme de Bourras où je le perds de vue. Je longe les céréales mais pas de renard. Je pars sur la gauche et passe le chemin de la ferme quand j'aperçois un puis 2 renards qui se débinent en contrebas dans le chaume d'orge près du soja qui descend vers la vielle Osse. Je tente de les appeler mais il continue à se débiner. Je tente de m'approcher alors que la pénombre s'installe puis de rappeler mais ils partent vers le bosquet sur la droite. Il fera vite nuit, je rejoins le soja, longe le bois de Bourras, traverse la vieille Osse et rentre au travers de la friche pour rejoindre ma voiture. Il est temps de rentrer.

 

Alex

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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 06:15

Ce soir, je pars chasser sur le secteur de Bourras. Alors que je me gare en bordure du chemin d'accès au bois, près de l'Osse, j'aperçois un gros ragondin au gagnage à environ 200 mètres dans le chaume de blé sur ma droite. Il mange à plus de 30 mètres du bord du cours d'eau ce qui en fait une occasion facile pour moi. Alors que je sors de la voiture, il me semble voir un autre ragondin plus proche, en bordure de la rivière sur ma gauche. Je m'avance tranquillement jusqu'au bord de l'Osse alors que deux autres ragondins surgissent à environ 90 mètres sur ma droite, de la végétation arbustive du cours d'eau, pour s'avancer sur le chaume. Je décide de tenter une approche sur le ragondin de gauche mais je le perds de vue dans la végétation plus haute de la bande enherbée qui borde le chaume et, alors que j'arrive près de sa position estimée, je me rends compte qu'il a disparu. Je fais demi-tour pour tenter l'approche sur les autres ragondins. Je passe le chemin, 2 ragondins broutent en bordure du chaume à environ 100 mètres. Je serre la végétation du bord de la rivière et commence une approche rapide mais un des ragondins m'a repéré et revient vers le bord du cours d'eau alors que je suis encore à environ 50 mètres. Il stoppe et m'observe au ras de la végétation. Je reste un moment immobile mais le ragondin se débine tranquillement et disparaît dans la végétation. Je reprends mon approche lente sur le second ragondin qui mange tranquillement dans le chaume, à environ 15 mètres du bord du cours d'eau. J'avance doucement en stoppant à chaque fois qu'il relève la tête. Je gagne peu à peu du terrain et arrivé à environ 15 mètres du ragondin, je m'avance un peu sur la bande enherbée jusqu'à environ 10 mètres du ragondin qui se présente plein travers mais se redresse. Je me fige et il finit par se remettre à brouter. J'arme mon arc tout doucement et aligne ma visée sur son épaule. Je décoche, traversé, il accuse le coup en faisant le dos rond puis démarre mais se traîne un peu car ses pattes avant peinent à le porter. Je cours pour l'intercepter. Il arrive péniblement au bord de la rivière et semble ne pas pouvoir aller plus loin mais un dernier sursaut le fait basculer sur le talus de l'Osse. Il roule en battant des pattes et finit par tomber à l'eau. Il se débat un peu mais c'est fini, un gros nuage de sang de reprend autour de lui alors que le courant assez fort entraîne la son corps sans vie. Je presse le pas pour tenter de le recouper et le récupérer mais le talus très raide de 3 mètres de haut et couvert de végétation me complique l'accès et je dois me résoudre à le laisser filer. Je retourne chercher ma flèche et la réencoche.

Le ragondin le plus éloigné est toujours à son repas, à environ 40 mètres du cours d'eau. J'attaque une nouvelle approche, alors que je suis encore à plus de 100 mètres un autre gros ragondin démarre plus en retrait et de débine vers le cours d'eau. Je stoppe et le regarde fuir impuissant. L'autre n'a pas réagi. Une fois le ragondin fuyard perdu de vue. Je reprends mon approche mais rapidement le ragondin de débine vers l'Osse. Je presse le pas pour l'intercepter, je gagne vite du terrain mais le ragondin bien qu'avançant tranquillement se rapproche de la rivière. Alors que je suis encore à plus de 30 mètres, il presse un peu le pas et bifurque pour venir droit sur moi à environ 7 ou 8 mètres de la végétation qui borde l'Osse. J'avance droit sur lui prêt à armer. Alors que j'arrive à environ 15 mètres de lui il stoppe en m'apercevant et se tourne plein travers près à partir. J'arme doucement mon arc et aligné ma visée. Je décoche, le ragondin tente de démarrer mais ma flèche juste un peu haute le coupe dans son élan et l'immobilise sur place en lui coupant la colonne vertébrale. Je cours vers lui pour l'achever au cas où il arriverait à se trainer vers la rivière. Je remets ma flèche au carquois avant de faire quelques photos souvenirs.

Une soirée giboyeuse, 13 juillet 2020

Je laisse mon ragondin pour le renard ou les sangliers puis retourne vers le chemin, passe l'Osse et me dirige vers la passerelle de la palombière. Alors que je m'avance sur cette dernière, je constate qu'une grive s'en sert pour casser des escargots pour les manger. De très nombreuses coquilles cassées couvrent les pylônes EDF qui composent la passerelle. Je ne peux que marcher dessus pour traverser, produisant des craquements bien audibles. Je passe le tunnel de la palombière et avance doucement vers la bordure du semé de tournesol. J'aperçois alors, caché par les branches tombantes d'un gros arbre, des corbeaux à environ 40 mètres dans le semé. Ils ne m'ont ni vu ni entendu arriver. Je m'avance doucement à découvert, provoquant leur envol. Rien en vue, je biaise à gauche pour rattraper le passage dans la haie et aller prospecter le tour des vignes. Je traverse la haie et sors doucement sur la vaste prairie d'herbes sèches, rien en vue. Je remonte vers la vigne sur ma droite. Arrivé au bord de cette dernière, près du bois, je la longe pour regarder entre les rangs. Arrivé au coin de la parcelle, je prends à droite pour la longer et rejoindre la suivante.  Arrivé au bord de la jeune vigne colonisée par les herbes hautes, je prends à droite et avance doucement en surveillant entre les rangs. La jeune vigne fait place à une vigne mature entretenue et taillée. J'avance tranquillement et entre 2 rangs, une masse rousse m'interpelle. Je stoppe net et me cale au bout du rang. Une chevrette et son faon  broutent l'herbe verte en remontant vers le haut de la parcelle. Je m'éclipse en suivant la vigne, arrivé au bout de la parcelle, je prends à gauche pour remonter entre cette dernière et le bois puis la longe par le haut. Je réaperçois la chevrette et son jeune et suis le chemin enherbé entre 2 parcelles jusqu'à un chemin de terre où je prends à gauche entre les vignes avant de prendre à droite entre la vigne et une haie qui rejoint un grand bois. Rien, j'arrive au bord du bois et remonte à droite pour rejoindre la route que je longe sur la gauche pour revenir vers les vignes de Factom.

Un brocard me regarde passer à plus de 100 mètres dans le soja près du carrefour de la route de Courrensan. Il est chez les voisins, je poursuis et rattrape la vigne que je suis en descendant entre 2 rangs. Arrivé en bas de la vigne, je la longe un peu puis biaise vers la bordure des fèveroles moissonnées. Le pick up de l'agriculteur est garé contre la vigne, près des bâtiments. Je longe derrière le premier rang de vigne qui longe les fèveroles moissonnées et rejoins le chemin blanc qui remonte vers les bâtiments pour rejoindre la grande parcelle de vigne sur la gauche du bois de Factom. Alors que j'arrive au coin de la vigne, je me fais surprendre par une chevrette qui démarre à quelques mètres et fonce dans la vigne. Je suis le chemin de terre entre le bois et la vigne en surveillant entre les rangs mais le relief du terrain me cache plus de la moitié de la longueur des rangs, vers le fond de la parcelle. Un creux dans le terrain me cache également une partie de la première partie des rangs. Le creux s'aplanissant peu à peu à mesure que j'avance, la première partie de la vigne devient totalement visible. Brusquement, un léger mouvement et une tache roux clair attirent mon regard à plus de 100 mètres contre le rang de gauche. Je stoppe net et me cache derrière le bout du rang pour observer un peu. C'est un chevreuil couché mais je le vois à peine, impossible de le sexer. Je tente une approche lente en serrant le rang de gauche. Alors que j'ai fait environ 40 mètres, une chevrette surgit devant moi par la droite et fonce droit devant elle pour passer sous le fil de fer du rang suivant. Très certainement la chevrette de tout à l'heure qui devait d'être arrêtée dans le creux un peu avant ce rang, ce qui explique que je ne l'ai pas vue en passant. Je reprends mon approche pour vite me rendre compte qu'il s'agit d'un faon couché de face. Il me laisse arriver à environ 45 mètres puis se lève et fuit de cul entre les 2 rangs que je suis. Je le perds de vue après la cassure du terrain. Je retourne sur le chemin et continue à suivre le bord de la vigne.

Un peu plus loin, je stoppe net en apercevant une chevrette et un brocard, à environ 50 mètres, entre 2 rangs de ceps. Les 2 animaux s'avancent et passent le rang suivant. Je me décale donc au bout de ce rang et les observe, ils avancent tranquillement et passent les rangs un à un alors que je suis en bordure de la vigne. Tout à coup, je ne les vois plus en arrivant au rang suivant, puis au suivant et encore au suivant rien, je presse un peu le pas et passe encore quelques rangs quand, j'aperçois juste le cul d'un des chevreuils qui a stoppé en passant au travers des feuillages. Le cul passé, je m'avance, ils sont là dans le rang suivant et reprennent une marche rapide. Je me fais à nouveau distancer et passe de rang en rang pour les apercevoir quand un mouvement attire mon regard environ 80 mètres plus en avant, sur la bande enherbée qui fait suite au chemin de terre, derrière un gros pin tellement frotté par les sangliers que ses racines sont à nu et son écorce arrachée. C'est une chevrette qui biaise de la vigne vers la droite de la bande enherbée pour passer un bout de haie et rejoindre la parcelle de vigne qui borde le haut du bois de Factom. Je la perds vite de vue et pense que le brocard va suivre, je presse le pas pour tenter de le couper mais brusquement j'aperçois le brocard et sa chevrette sur la gauche dans la vigne. Je stoppe et me cache derrière le feuillage. Ils ne n'ont pas vu et poursuivent leur progression. L'autre chevrette était certainement celle dérangée au départ. Je tente de les suivre pour ne pas me faire distancer mais le brocard stoppe brusquement et m'aperçoit alors que je m'avance derrière le rang. Je stoppe net et recule un peu. Le brocard reste immobile un instant puis démarre de cul et s'enfuit entre les rangs soulevant la poussière dans son sillage. La chevrette a démarré de l'autre côté du rang et fonce en parallèle du brocard. Je les perds de vue derrière la cassure du terrain. Rien ne sert de les suivre. Je poursuis mon chemin en bordure de la vigne et rejoins le haut de la parcelle. Je prends à gauche et suis le dernier rang de vigne en surveillant une jeune vigne, les intervalles entre les rangs étaient encore récemment colonisés d'herbes hautes mais ont été travaillé. La terre à nu me laisse peu d'espoir de voir un chevreuil et encore moins de l'approcher. Je presse donc le pas quand j'aperçois une chevrette et son jeune qui remonte le long d'un rang.

Je continue jusqu'au bout du rang, prends à gauche pour redescendre de l'autre côté de la vigne et longer une grosse bande boisée qui marque la limite du territoire. Plusieurs fois, je sursaute, surpris par des palombes qui décollent dans la haie en peinant à s'extirper des feuillages. Je surveille les rangs de vigne à ma gauche mais le vent ne m'est pas favorable. Ne voyant rien, je me déconcentre un peu et mon attention baisse. Alors que j'arrive à 40 mètres du bout de la vigne, je me fais surprendre par un jeune brocard qui surgit de la végétation dense du fond du fossé qui borde la haie, à quelques mètres sur ma droite. Il fonce en longeant la haie sur environ 15 mètres puis prend à gauche pour remonter dans la vigne où je le perds de vue. Je m'approche doucement de l'endroit où il a disparu mais il est déjà loin. Je rejoins le bord du chaume de blé et le longe pour revenir vers les bâtiments puis je descends à travers le chaume des fèveroles qui craque avec un bruit terrible sous mes pas. Je biaise vers l'angle bas gauche de la parcelle, en bordure de la route de Courrensan. Alors que j'approche de la route, j'aperçois un chevreuil à environ 200 mètres au milieu du soja qui borde la route et un bosquet en long jusqu'à l'Osse. Je me baisse et avance le plus silencieusement possible, sans vraiment y arriver, vers la bande d'herbes hautes qui borde le fossé de la route. Le chevreuil qui semble être une chevrette m'a repéré et se débine vers le bosquet. C'est alors que j'aperçois un autre chevreuil qui broute au coin du bois de Bourras dans le soja qui descend jusqu'à a vieille Osse. Une fois la chevrette à couvert, je biaise plus à droite pour traverser la route masqué par le bosquet puis m'avance à travers le soja jusqu'au coin du bosquet. Le chevreuil est un brocard avec un coup imposant et semble avoir un beau trophée. Je longe doucement le bosquet qui fait environ 70 mètres de large en stoppant dès que le brocard relève la tête. J'arrive tranquillement au coin du bosquet et me poste derrière un écran de végétation haute. La chevrette a traversé le petit bois et s'avance vers le brocard qui est à plus de 100 mètres de ma position. Le brocard m'observe avec attention. Je décide de tenter quelques appels. Il reste impassible mais le chevrette fonce vers moi et j'espère le voir la suivre mais il est plus intéressé par son repas. J'arrête mes appels un moment alors que la chevrette est à environ 50 mètres. Elle hoche la tête pour tenter d'identifier la source du bruit. Au bout d'un moment, je reprends les appels et la chevrette vient à environ 20 mètres sur ma droite. Le brocard est toujours impassible. Je tente de le provoquer en aboyant mais il prend peur et rentre au bois. La chevrette me tourne autour. Dépité, je quitte mon poste et fais fuir la chevrette qui rentre au bois en aboyant.

Je rejoins la bordure du bois et poursuis vers la vielle Osse. Je traverse le lit asséché et remonte dans la friche. Je m'avance dans la végétation haute en suivant les coulées de sangliers en tendant l'oreille. Je rejoins ainsi le chaume du blé fraîchement moissonné. Je m'avance vers la vieille Osse en longeant la haie qui borde la friche quand j'aperçois un beau ragondin au gagnage sur l'ancien passage de tracteur à environ 50 mètres. Je décide de tenter l'approche mais j'ai fait à peine quelques mètres que des craquements retentissement dans le lit de la vieille Osse. Je laisse tomber mon approche sur le ragondin qui mange toujours les restes de blé paisiblement et me dirige vers les craquements qui ont repris. Je longe la haie qui borde la friche et m'approche tout doucement de la vieille Osse. J'entends quelque chose qui bouge dans le lit asséché. En arrivant très lentement au bord du talus abrupt  qui domine de plusieurs mètres le lit asséché du cours d'eau, j'aperçois du mouvement sur la berge opposée. 2 jeunes sangliers d'environ 15 kg remuent un tas de branches, à environ 10 à 12 mètres, pour chercher à manger dessous. Ils sont juste en train de perdre leurs rayures. La luminosité sous le feuillage du bois est beaucoup plus basse que sur le chaume. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée en direction des 2 marcassins. J'attends une occasion pour faire une belle flèche mais ils ne font que bouger ou passer derrière des branchages. Je me décale à peine sur la droite et me positionne à nouveau. Après plusieurs minutes un des marcassins monte un peu plus à découvert sur le talus mais, alors que je commence à aligner ma visée, il démarre brusquement en poussant un souffle d'alerte qui fait fuir son compagnon. Du mouvement attire mon attention sur le chaume. 3 marcassins d'environ 5kg qui venaient de sortir sur le chaume, à environ 20 mètres de moi, font brusquement demi-tour pour retourner dans le lit du cours d'eau. Je reste un moment immobile en désarmant mon arc, espérant voir venir les sangliers. Rien ne venant, je longe doucement le cours d'eau quand un grognement retentit. Je tente de rentrer un peu dans la végétation mais je suis trop bruyant et la luminosité est trop faible sous les arbres pour voir un sanglier. Je retourne à ma voiture et décide de rentrer. En route, alors que je suis encore sur le territoire de chasse, j'aperçois une bande de 12 sangliers de tous âges qui biaisent de la route vers l'Osse sur un semé. Je me gare sur le bord de la route, à plusieurs centaines de mètres des sangliers puis attrape mon arc et me dirige vers l'Osse pour la longe en espérant recouper les animaux que j'ai aperçus au loin en sortant de la voiture. Les ayant momentanément perdu de vue, je presse le pas mais, alors que ma vue se dégage, je constate que les sangliers ont disparu. Ils sont peut-être dans un des fossés qui part de la route jusqu'à la rivière. La luminosité baisse vite, je décide d'abandonner et retourne à ma voiture. Il est temps de rentrer.

 

Alex

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24 juin 2020 3 24 /06 /juin /2020 05:55

Ce soir, je décide d'aller chasser autour du bois de Bourras et du secteur de Factom. Je me gare au bord de la route après les fèveroles qui font suite aux silos de Roques. Je longe un peu la route, la traverse, biaise au travers d'une petite parcelle de sarrasin qui borde la grande parcelle de fèveroles de Factom. Je rejoins la route de Courrensan, la traverse et me dirige vers la vieille Osse en longeant le bois de Bourras, en bordure du soja.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Arrivé au bord du cours d'eau, je descends dans son lit partiellement asséché. De nombreuses traces de chevreuils et sangliers ont marqué le sol.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je remonte le talus opposé pour rejoindre la friche quand je tombe sur une tâche sombre que je connais malheureusement trop bien. C'est de la diarrhée de chevreuil qui a séché. C'est mauvais signe, un chevreuil est malade sur le secteur, très souvent cette pathologie est très contagieuse et mortelle.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je m'avance dans la friche

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Après environ 20 mètres de progression, 2 sangliers démarrent dans la végétation pour stopper rapidement. Je tente de les approcher mais la végétation très dense et très haute ne me permet pas de les voir. Je devine juste leurs mouvements à l'agitation de la végétation. Ils se dirigent vers le cours d'eau asséché. Ne pouvant pas les suivre dans cette végétation inextricable, je fais demi-tour et retraverse le cours d'eau pour trouver des passages dans la végétation. Je m'y avance pour tenter d'apercevoir les sangliers mais impossible de les voir. Je repars vers la friche et la traverse pour rejoindre la bordure de l'Osse que je longe pour rejoindre une parcelle de blé prise entre la vieille Osse et l'Osse. Je longe la bande enherbée entre une haie épaisse qui borde la friche et les céréales pour rejoindre la bordure de la vieille Osse. Je rejoins un passage dans la bordure boisée et descends le talus abrupt pour revenir dans le lit asséché et très boueux du cours d'eau. Le sol est jonché de traces de sangliers et ponctué de coups de nez. Je suis un peu les traces tout doucement avant de remonter dans le bois. Je cherche un moment un chemin pour traverser le bois mais renonce car je fais trop de bruit. Je fais donc demi-tour et reviens vers la vieille Osse, je me rends alors compte que j'ai perdu une flèche. Je reviens dans le bois sans la trouver puis au bord du blé et reviens sur mes pas pour tenter de la retrouver sans succès. Je reviens au bord du blé et le longe jusqu'au passage de la palombière. Je jette un coup d'œil dans les vignes sans succès puis pars pour Factom en traversant la route. Je rejoins la bordure haute des fèveroles et commence à la longer quand j'aperçois au loin plusieurs masses sombres près de la mare, un peu avant les bâtiments.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je n'ai jamais vu de ragondins au bord de ce petit plan d'eau mais ça y ressemble fortement. Je m'approche tranquillement entre les fèveroles et la vigne. Ce sont bien 3 gros ragondins. Alors que j'arrive à environ 40 mètres, je finis mon approche très lentement.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je rejoins le coin de la mare, derrière un bourrelet de végétation puis avance tout doucement en longeant la végétation haute qui borde le petit plan d'eau. J'arrive ainsi à environ 10 mètres du ragondin le plus proche qui broute toujours tranquillement au milieu de la bande enherbée. Un autre ragondin broute un peu plus en retrait au bord des fèveroles et l'autre près des arbustes qui marquent le coin de la mare. J'arme mon arc et aligne la visée sur le ragondin le plus proche qui broute plein travers. Mon viseur s'aligne sur son cou, je décoche. Le ragondin est foudroyé sur place, il tombe sur le côté et bat des pattes, les 2 autres se précipitent vers la mare et disparaissent derrière les arbustes. Je réencoche et reste un moment immobile au cas où ils reviendraient car je ne les ai pas entendu sauter à l'eau. Je finis par quitter ma position et me rapproche de mon ragondin. Les ragondins restés dans la végétation se mettent à l'eau. Ma flèche est plantée 1 mètre derrière le ragondin.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je remets la flèche au carquois et fais quelques photos souvenirs.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je laisse le ragondin en bordure des fèveroles pour les sangliers ou le renard puis reprends ma chasse. Rien dans les fèveroles, je passe le chemin blanc et rejoins la bordure haute du blé que je commence à longer doucement en scrutant la surface des céréales.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Alors que j'arrive à 100 mètres de la fin des céréales, j'aperçois quelque chose à environ 400 mètres en contrebas, en bordure du blé, dans la bande d'herbes hautes qui borde la culture. Je crois reconnaître un chevreuil. Près de la mare qui borde la parcelle, un peu plus haut, une boule sombre se déplace dans la prairie. Un gros ragondin est au gagnage, je décide de descendre en bordure du blé.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je longe le fossé sur la bande d'herbes hautes qui borde la culture. Alors que je m'approche de la mare, je commence à apercevoir de nombreux ragondins sur la rive opposée du petit plan d'eau.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je m'approche à environ 10 mètres de la mare et reste partiellement caché derrière une bande de végétation haute qui borde le fossé longeant le blé. Plusieurs ragondins broutent en face de moi sur la berge opposée.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

D'autres broutent plus à droite et d'autres plus à gauche un peu plus en retrait de la mare.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Un gros ragondin sort de son terrier et s'avance sur l'eau de 1 mètre environ en regardant vers moi.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je les observe un moment sans bouger puis décide de m'avancer un peu vers eux pour voir leur réaction. Les ragondins redressent la tête puis commencent à revenir vers l'eau, certains se glissent dans l'eau mais certains plongent ce qui alerte d'autres ragondins qui broutaient plus en retrait et que je ne voyais pas jusqu'alors. Des ragondins arrivent de toute part, au moins 20 ragondins se mettent à l'eau. Certains rentrent aux terriers alors que d'autres tournent sur l'eau devant moi. Je quitte le secteur pour les laisser pour 2 amis chasseurs de ragondins. 

Je passe la mare et continue à longer le blé quand j'aperçois une tête de chevreuil en bordure du blé. Je m'approche doucement alors que l'animal s'avance dans la culture tête baissée. Je gagne vite du terrain. Le chevreuil relève la tête et je reconnais une chevrette.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je m'approche doucement pour m'amuser jusqu'à faire démarrer la chevrette qui part en trombe et s'éloigne à grands bons dans la culture pour remonter vers la vigne.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020
Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Une fois la chevrette suffisamment éloignée, je rejoins le passage de tracteur et le suis en direction de la route puis prends à gauche pour suivre le passage à 15 mètres de cette dernière pour revenir vers le chemin blanc. Arrivé à ce dernier sans voir d'autres chevreuil, je décide de tenter de partir à l'approche dans les fèveroles. Je rentre par une grosse coulée de sanglier et avance doucement sur le bas de la culture en surveillant les alentours. J'arrive à la route sans avoir vu ou entendu d'animal. Au loin, un chevreuil est au gagnage dans le soja près de la vielle Osse. La luminosité baisse vite et l'approche semble très compliquée pour ne pas dire impossible. 

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je décide de tenter une approche autour des fèveroles proche des silos de Roques. Je biaise vers la route au bord de laquelle je suis garé et longe la culture sur le goudron en direction des silos, bifurque pour continuer mon approche sur le parking des silos avant de partir vers le bord de l'Osse en suivant le bord des fèveroles. Je rejoins ainsi la bande d'herbes hautes qui borde la rivière. J'avance doucement en tendant l'oreille. Alors que j'arrive à 20 mètres du coin de la culture, des craquements se font entendre à environ 10 mètres dans la culture. L'animal semble avancer en parallèle de la bande enherbée. Je m'avance doucement jusqu'au coin de la culture quand j'aperçois une petite silhouette rousse qui s'éloigne de cul à environ 30 mètres, dans le semé de sarrasin qui fait suite aux fèveroles. Je reconnais vite un renard à sa démarche dans la faible luminosité. Je me positionne vite à genoux dans le coin de la culture et commence à imiter des cris de souris avec mes lèvres posées sur le dos de la main. Immédiatement, le renard redresse la tête et fait volte face pour foncer vers moi. J'arme mon arc et continue à appeler en pinçant mes lèvres. Je suis le renard dans mon viseur. Il vient stopper à environ 12 mètres plein travers. Mon viseur calé au défaut de son épaule, je décoche mais il démarre au même moment. L'impact retentit et le renard s'affaisse du train arrière. Il tente de fuir en se traînant sur les pattes avant. Je reencoche et m'avance vite vers lui mais alors que je suis à quelques mètres et arme mon arc pour l'achever. Il se laisse tomber sur le flanc et meurt rapidement.

Je décide de tenter de retrouver ma flèche avant qu'il ne fasse nuit. Je retrouve vite la zone du tir grâce au sang perdu par le renard.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Je pars en ligne droite dans l'alignement de la zone du tir et du premier sang en allumant ma frontale quand de gros craquements attirent mon attention. J'éteins vite ma frontale, un sanglier vient de sortir à découvert dans mon dos au bord des fèveroles pour y rerentrer aussitôt en voyant la lumière. Je viens de me faire avoir. Je retourne à ma recherche mais ma flèche est introuvable, je reviendrai la chercher demain. Je retourne près de mon renard. Ma flèche a cassé les 2 fémurs et coupé les fémorales, j'ai eu de la chance. Après quelques photos souvenir, il est temps de rentrer.

Un petit doublé qui redonne confiance, 23 juin 2020

Alex

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 17:57

Ce soir, je retourne chasser autour des féveroles. Après plusieurs jours très chaud, un orage tombé la veille a rafraichi l'atmosphère, ce soir il fait un vent soutenu, le temps est idéal pour aller chasser. Je me gare, comme à mon habitude, près des silos de Roques, je me prépare rapidement et traverse la route pour longer les féveroles en partant à gauche pour rejoindre la haie qui délimite le territoire et remonte vers les vignes. Pas d'animaux en vue ce soir, je prends la bande enherbée et remonte doucement en suivant la culture et en faisant des arrêts fréquents pour observer et écouter. Le secteur est calme pour le moment. Alors que j'arrive à l'endroit où je me suis fait avoir par le petit brocard l'autre jour, je redouble d'attention et remarque une boule noire à environ 15 mètres sur la bande enherbée, contre la culture. C'est un gros ragondin qui broute tranquillement, plein travers, tête vers la culture. Je m'avance tout doucement. Alors que j'arrive à 8 mètres, il relève la tête et semble inquiet. Je me fige et accroché doucement mon décocheur. Le ragondin, au bout de quelques secondes, finit par se tranquilliser et reprend son repas. J'arme doucement, vise l'épaule et décoche. Touché, le ragondin s'effondre sur place et se débat au sol. Je m'approche tranquillement et récupère ma flèche plantée au sol à 2 mètres du ragondin alors que ce dernier finit de mourir. C'est un beau mâle mais ces dents sont étranges, elles semblent très longues vu de côté. Je me baisse pour l'examiner de plus près, ma flèche est entrée où je visais et ressort plein estomac. Les dents du haut et du bas poussent de façon anormale, la dent gauche du haut est trop longue et la droite plus courte et inversement en bas. Je décide de garder la tête de l'animal pour garder le crâne et trouver l'explication à cette anomalie.

Un orage et ça repart, 9 juillet 2019

Je fais quelques photos souvenirs et laisse le ragondin sur place avant de reprendre ma chasse, je le récupérerai tout à l'heure.

Un orage et ça repart, 9 juillet 2019

Je longe doucement le haut des féveroles mais rien ne bouge. Arrivé au niveau des bâtiments agricoles, je redescends tranquillement sur le chemin blanc pour rejoindre la bordure du chaume d'orge. Tout à coup, un mouvement attire mon regard sur la gauche, une silhouette rousse arrive au trot par ma gauche. Je reconnais vite un brocard au travers du feuillage d'un gros noyer planté au bord du chaume. Il vient pour passer plein travers à environ 40 mètres devant moi. J'accroche mon décocheur et m'avance rapidement d'environ 10 mètres. Le chevreuil ralenti et stoppe plein travers à environ 25 mètres en regardant vers la route. J'arme mon arc rapidement et aligné ma visée sur son coffre et décoche mais il me fait un saut de corde et s'écrase pour redémarrer, évitant ainsi ma flèche qui lui passe au-dessus. Il démarre en trombe et fonce dans les féveroles. Je cours pour contourner les bâtiments agricoles et repasser au-dessus de la culture espérant l'apercevoir à nouveau mais il a disparu. Je suis dégoûté, j'aurais dû m'avancer un peu plus. Je me suis trop pressé pour tirer. Je pars chercher ma flèche dans le chaume mais impossible de la trouver.

Je remonte en bordure du chaume pour longer la vigne en dessous du bosquet un peu plus haut. Je jette un coup d'œil à une mare bordée de grands arbres et prise dans la vigne. Les sangliers sont venus se souiller contre la berge sur un petit replat tenu par des anciens pylônes EDF en béton. Je longe tranquillement la vigne en observant le secteur quand j'aperçois un chevreuil à environ 150 mètres, en lisière dur la droite du bosquet. Il broute tranquillement. Je m'approche rapidement du bois en passant sous les fils de fer qui maintiennent les rangs de vigne et perds ainsi le chevreuil de vue. Arrivé au coin du bosquet, le vent vient du haut, il est parfait. Je m'avance doucement pour regarder derrière le coin du bosquet mais des branches basses avançant sur le pré à environ 40 mètres font écran. Je remonte doucement un petit talus qui sépare la vigne du pré en écartant doucement les ronces pour éviter de faire trop de bruit puis me colle au bois. J'aperçois alors le chevreuil qui broute tranquillement à environ 15 mètres derrière les branches basses. C'est un petit brocard, j'attaque mon approche en serrant contre le bois, j'avance tranquillement. Le vent soutenu masque bien le léger bruit de mes pas. J'arrive sans difficulté aux branches basses. Il me faut juste me décaler un peu à droite pour pouvoir décocher. Je commence à me décaler mais le brocard rentre tranquillement dans le bois en broutant. Je passe devant les branches basses et me recolle au bois. J'attends un peu espérant le voir sortir à nouveau. Une trouée dans les feuillages me permet aussi de surveiller l'intérieur du bois mais rien ne bouge. Je décide de tenter de m'avancer un peu pour essayer de le voir au travers des feuillages mais, après quelques pas, je me rends compte que la végétation est trop épaisse. Je fais doucement marche arrière mais le brocard démarre en aboyant dans le bois, je l'entrevois sur quelques mètres mais le perds vite de vue. Il n'a pas stoppé loin, 15 mètres environ mais impossible de le voir, j'entends juste ses aboiements. Je tente de lui répondre pour essayer de le faire bouger mais il se tait et impossible de le voir. Je renonce et décide de changer de secteur.

Je continue droit vers la route, la traverse et rejoins, un peu plus loin à ma droite, un chemin de terre qui longe le bas d'un bois pour ressortir dans une grande prairie. J'avance doucement en surveillant le sous-bois mais rien. En débouchant dans la prairie je regarde bien autour de moi, toujours rien. Je remonte au coin du bois un peu plus haut et d'où j'ai une bonne vision sur la grande prairie herbes hautes grillées par le soleil. Rien ne bouge, je rejoins la bordure du bois d'en face en ouvrant bien les yeux et passe ainsi sous une vigne dont les branches n'ont pas été encore taillées et dont les rangs sont colonisés par l'herbe haute. Je surveille chaque intervalle entre les rangs mais l'encombrement végétal ne facilite pas ma tâche. J'arrive au bord du bois sans avoir vu de chevreuil. Je suis la lisière sur la bande enherbée qui borde la vigne et remonte vers une jeune vigne en friche qui précède une vigne mature. Une fois arrivé au coin du bois, au bord de la vigne jeune, je prends à droite pour continuer à longer le bois et surveiller les rangs de vignes qui sont perpendiculaires à la lisière. J'avance doucement avec un fort vent qui vient par moment de face et par moment de ma gauche. La vigne n'a pas été encore taillée et l'herbe n'a pas été fauchée, c'est idéal pour les chevreuils mais j'arrive au bout de la parcelle sans en avoir vu un. Je remonte entre le dernier rang et le bois puis prends à gauche entre la vigne que je viens de longer par le bas et une vigne en friche qui borde la route. Je surveille alternativement les 2 côtés du sentier, la vigne en friche est très sale et voir un chevreuil n'est pas gagné. En regardant à droite, j'aperçois un beau brocard au gagnage à 45 mètres dans la vigne que j'ai longée par le bas. Le vent tourne et bien qu'il soit face à moi pour le moment il risque de rapidement me trahir, j'hésite à faire demi-tour pour repasser par le bas de la parcelle ou à devancer le brocard pour tenter de le recouper en m’avançant dans la vigne. Le chevreuil avance sous les rangs en broutant et en biaisant légèrement vers le bas de la parcelle, je ne l'ai pas vu, très certainement, à cause du relief du terrain en passant par le bas, je décide de tenter de le recouper par le haut, je suis le brocard qui avance en avançant d'un rang au suivant pour ne pas le perdre de vue mais en restant caché puis le dépasse de 3 rangs pour m'avancer dans la vigne. Le vent a tourné et je n'ai pas le temps de faire un pas dans la vigne que le brocard démarre, il vient se planter plein travers entre les rangs à 50 mètres de moi puis fonce en aboyant vers le bois en contrebas. Encore raté, décidément je suis abonné aux erreurs ce soir.

Dépité, je décide de revenir vers les féveroles et avance d'un bon pas entre les vignes, ne pensant pas voir un autre chevreuil sur ce secteur. Je regarde tout de même machinalement autour de moi. En arrivant à la jeune vigne en friche j'aperçois à environ 50 mètres sur ma gauche, un jeune brocard figé qui regarde vers moi, plein travers. J'ai stoppé derrière une touffe de végétation haute. Je me baisse doucement pour me mettre à genoux. Le chevreuil reste immobile et je l'observe sans bouger un moment. Il finit par se tranquilliser et se remettre à manger. J'en profite pour tenter une approche. J'avance doucement à 4 pattes dans la végétation haute, j'ai le vent dans le dos mais le chevreuil est plus à droite, si le vent reste constant ça devrait être bon. Je stoppe à chaque fois que le chevreuil relève la tête et gagne peu à peu une vingtaine de mètres. Le brocard se met alors en marche, il avance doucement en broutant, je bifurque à droite et biaise vers lui pour tenter de me rapprocher au maximum et profite de chaque prise de nourriture pour gagner du terrain. La végétation est bruyante et je ne peux pas avancer très vite, j'ai du mal à réduire la distance. Un peu plus loin, le chevreuil disparaît dans une touffe de végétation épaisse ce qui me permet de bien avancer. Il réapparaît à environ 18 mètres. Il est de 3/4 arrière et regarde vers moi. Je profite de la végétation pour me redresser doucement et me mettre à genoux avant d'armer doucement mon arc. Je prends la visée et décoche. Ma flèche semble voler droit vers son but mais le petit brocard démarre sans que ne retentisse l'impact caractéristique. Il s'éloigne d'une vingtaine de mètres puis stoppe pour revenir vers la zone du tir. Je réencoche rapidement et arme à nouveau mais le brocard ne s'approche pas suffisamment pour que je retente ma chance. Il démarre pour disparaître dans la vigne en contrebas. Je me redresse et pars chercher ma flèche mais impossible de la trouver dans ce fouillis végétal.

Je retourne vers le chemin entre les vignes puis pars faire le tour de 2 petites parcelles de vigne et une petite friche prises dans la bordure du bois. Pas de chevreuil, je longe le bois pour revenir vers la route. Alors que j'approuve de cette dernière, les aboiements d'un chevreuil retentissent à environ 200 mètres, à l'autre bout du champ de tournesol, de l'autre côté de la route, proche d'un autre bois. Je suis à bon vent et assez éloigné, je peine à croire qu'il m'ait vu mais il continue d'aboyer rageusement alors que je m'éloigne par la route qui longe le haut du bois. Arrivé au coin du bois, je débouche sur 2 parcelles de sorgho, une de chaque côté de la route. À ma droite, elle est séparée du tournesol par une bande boisée épaisse, je jette, de la route, un coup d'œil entre la bande boisée et la culture, rien en vue. Sur ma gauche, le sorgho est bordé par la route sur 2 côtés et par le bois sur les 2 autres. Rien en vue, je décide de longer le bois bien que le vent souffle dans mon dos. 

J'avance tranquillement en collant le bois alors que je suis à environ 70 mètres de la route, j'aperçois, à environ 15 mètres de la lisière du bois et 35 mètres de moi, une tâche rousse dans la culture clairsemée par endroit. Je me fige, le chevreuil relève la tête. C'est un brocard. Je reste immobile, il rebaisse la tête et commence à d'avancer dans la culture d'un pas tranquille. La culture n'est pas haute mais je dois réagir rapidement pour ne pas le laisser trop s'éloigner. Je dois rester en arrière pour ne pas être trahi par le vent mais avance le plus vite possible pour ne pas me faire distancer et biaise doucement vers le brocard qui avance tête baissée pour tenter d'arriver à portée de tir. Je le perds de vu dans une zone plus dense de la culture et arme mon arc pour continuer mon approche. Il réapparaît 5 mètres plus loin, il a gagné un peu de terrain. Je presse le pas et le rattrape, il n'est plus qu'à environ 12 mètres, de 3/4 arrière et avance d'un pas lent. Je stoppe, aligné mon viseur derrière ses cotes et décoche alors qu'il est à environ 15 mètres. Le temps que ma flèche arrive, il bifurque un peu et ma flèche le touche dans le cuissot, plus en arrière que prévu. Le brocard fait volte-face et fonce vers le coin du sorgho pour rejoindre le bois. Une tâche rouge juste derrière l'épaule me rassure sur mon atteinte. Il traîne sa patte arrière touchée par la flèche et disparaît dans un grand fracas dans le sorgho plus dense du bord du bois. Je tente d'aller retrouver ma flèche mais encore une fois, impossible de la retrouver, c'est la troisième perdue ce soir. Je tente ensuite de trouver du sang mais sans plus de succès. Je pars donc vers la zone où je l'ai perdu de vue. J'y trouve vite de belles traces de sang sur le feuillage de la culture et commence à les suivre.

Un orage et ça repart, 9 juillet 2019
Un orage et ça repart, 9 juillet 2019
Un orage et ça repart, 9 juillet 2019

Alors que je pensais mon chevreuil mort dans la culture, la piste de sang se poursuit sur la végétation en bordure du bois.

Un orage et ça repart, 9 juillet 2019

Un petit ru très encaissé longe la lisière à quelques mètres dans le bois, je m'avance doucement et tombe sur mon chevreuil en train de mourir au fond de ce dernier, il est encore agité de quelques soubresauts. L'eau du ruisseau est rouge du sang qui s'écoule de la plaie d'entrée de ma flèche sur plusieurs mètres.

Un orage et ça repart, 9 juillet 2019

Je pose mon arc et descends le talus abrupt pour rejoindre mon chevreuil qui s'est immobilisé.

Un orage et ça repart, 9 juillet 2019

J'appose mon bracelet et remonte le chevreuil sur la bordure de la culture. Ma flèche ressort bien derrière l'épaule comme je le pensais. Après quelques photos souvenir,

Un orage et ça repart, 9 juillet 2019

J'attache les pattes de mon chevreuil pour pouvoir le porter plus facilement puis retourne tenter de retrouver ma flèche  en suivant le sang et les traces de pas laissés par le chevreuil dans sa course mais sans plus de succès.

Un orage et ça repart, 9 juillet 2019

Je retourne chercher mon chevreuil et repars vers la zone de féveroles. Je suis le bois, Un peu avant la roue, je vide mon chevreuil et laisse les viscères au bord du bois. Le contenu stomacal a pas mal coulé dans l'abdomen. Je traverse la route et reviens vers les vignes quand j'aperçois une chevrette et son faon, dans la prairie, au bord du bois où j'ai manqué mon approche tout à l'heure. En m'apercevant, ils foncent vers le bois et disparaissent rapidement. Je fais une pose à la mare pour nettoyer un maximum mon chevreuil puis le pose près des bâtiments agricoles puis descends le chemin blanc vers la route pour refaire le tour des féveroles à bon vent. Je longe les platanes au bord de la route en surveillant la culture pis remonte tranquillement par la bande enherbée, le long de la haie. Je m'arrête souvent pour observer mais rien en vue. Alors que j'arrive près de mon ragondin, j'aperçois un chevreuil qui arrive par la bande enherbée entre la haie et la vigne. Il fonce vers moi au galop, je m'agenouille au bord de la culture et arme mon arc. Le chevreuil arrivé au galop et stoppe à 3 mètres de moi, c'est un faon, un autre chevreuil passe au grand galop sur la droite dans la culture, certainement sa mère. Le faon repart et rentre dans les féveroles pour disparaître un peu plus loin dans de grands craquements.

Je me redresse et finit de remonter au coin de la culture, récupérant mon ragondin au passage, puis la longe en direction des bâtiments agricoles en suivant la vigne. Un peu plus loin, un mouvement attire mon attention en bordure de la culture, sur la bande enherbée. Je me cache contre la vigne, je pense d'abord à un lièvre mais, en m’avançant un peu, j'identifie un renard qui mulote, je m'avance au bout du rang de vigne, à 30 mètres du renard, pose mon ragondin au sol et tente de l'attirer avec des cris de souris mais il rentre dans la culture. J'insiste un peu mais il ne vient pas. Je récupère mon ragondin et me remets en marche jusqu'au chemin blanc, laisse mon ragondin avec le chevreuil et redescends vers la route, doucement, en suivant les féveroles. Alors que je suis à 80 mètres de la route, un sanglier d'environ 50 kilos sort de la culture à environ 40 mètres devant moi et s'avance dans le chaume. Il fouille, nez au sol, je m'avance en suivant la culture mais le vent tourne un peu et me trahi. Le sanglier fait volte-face et fonce dans la culture en cassant tous les pieds de féveroles sur son passage. Il s'enfonce d'environ 16 mètres dans la culture puis ralenti et bifurque pour remonter vers les bâtiments en longeant à environ 15 mètres de la culture. Il semble biaiser doucement vers le chemin et je le suis doucement mais le vent tourne à nouveau et il stoppe net. La nuit tombe peu à peu, je décide de rentrer et retourne à ma voiture. Je remonte ben voiture chercher mes prises avant de rentrer.

 

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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