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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 18:39

Après la fête d'anniversaire de Renaud d'hier soir, la nuit a été courte. Le réveil sonne vers 5h15, je me prépare rapidement puis nous sortons avec Thierry. Renaud nous rejoint rapidement, il a encore moins dormi que nous. Nous embarquons dans la voiture de Thierry et nous voilà partis. Nous décidons de chasser près du stade où l'an dernier je me suis fait avoir par un gros brocard. Thierry se gare près du stade et alors que le jour commence à peine à se lever, nous partons par un chemin de pierre dans les bois. Rapidement, nous dérangeons un animal qui s'enfuit dans la pénombre du sous bois. Au bout du chemin, nous débouchons sur une grande prairie fauchée prise entre un bosquet sur notre gauche et un grand bois à droite. Nous prenons sur la gauche pour longer le bosquet pour en rejoindre le coin droit qui marque la fin de la prairie fauchée et le début d'une parcelle de luzerne prise entre le grand bois et un blé non moissonné qui entoure le reste du bosquet. En arrivant au coin du bosquet, il me semble apercevoir un cou de chevreuil dépassant des céréales, en bordure de la luzerne à environ 70 mètres. Nous décidons de nous repartir autour de l'angle du bosquet. Je me poste sur l'angle alors que Thierry se poste à environ 10 mètres à ma droite, en lisière, un peu à l'intérieur du bosquet, côté prairie alors que Renaud se poste sur ma gauche en lisière du bosquet, en face du blé. Je décide d'attendre un peu avant d'appeler pour que la luminosité soit un peu plus favorable pour décocher une flèche. Un arbre entouré d'un petit bouquet d'arbustes est planté contre l'angle du blé, en alignement de l'angle du bosquet, à quelques mètres de moi. Dans le calme du matin, un léger bruit le fait tourner la tête vers cet îlot arbustif. J'aperçois alors la tête d'un jeune brocard qui s'avance vers moi juste derrière les arbustes. Il n'est qu'à 6 mètres et je n'ai pas le temps de réagir. Il avance d'un pas lent en poussant des petits piaulements comme le ferait un faon pour venir se planter à 4 mètres devant moi, plein travers, cou bas, tête relevée. Il a 2 dagues bien blanches qui dépassent des oreilles, son cou est très fin, il doit avoir à peine 2 ans. Je reste immobile, il repars vers le poste de Thierry, je décide de ne pas bouger pour ne pas l'effrayer. Une fois que le bosquet me masque, je chuchote pour Thierry : " c'est un mâle". Thierry arme son arc mais le brocard, qui n'est qu'à moins de 10 mètres sur la droite de son poste, juste en bordure du bosquet, dans la prairie, est masqué par les branches basses. Comprenant que Thierry ne peut pas décocher faute de fenêtre de tir, je tente quelques appels pour faire revenir le brocard vers mon poste mais il sent Thierry et déguerpi vers le bois qui avance dans la luzerne.

Je commence mes appels au Buttolo puis enchaîne avec le Rottumteller. Assez rapidement un galop et une respiration forte retentissent dans l'avancée de bois de l'autre côté de la luzerne à environ 60 mètres. Je poursuis mes appels. 2 chevreuils sortent du bois et viennent vers moi dans la luzerne. Je reconnais vite une chevrette et un brocard. Je les guide tranquillement vers moi et arme mon arc alors qu'ils sont à environ 20 mètres mais j'accroche la cordelette de mon appeau que j'ai autour du cou et me l'arrache des lèvres dans le mouvement. Je ne peux plus appeler. Le brocard est quasiment de face et j'espère le voir se présenter dans un meilleure position. Il reste un instant immobile puis commence à avancer en biaisant à droite pour venir se présenter de 3/4 face à un peu plus de 15 mètres juste en bordure de la prairie. Mon viseur qui le suivait dans son mouvement, se cale sur son épaule, je décoche. L'impact retentit, le brocard démarre en trombe pour se mettre à décrire des ronds et des 8 dans la luzerne en courant à toute vitesse. Il finit par s'effondrer à environ 60 mètres au bout de quelques secondes. La chevrette est retournée au bois et aboie en lisière.

Je tente d'aboyer un moment et reprends mes appels à l'appeau espérant que ce remue-ménage attire un grand brocard mais le temps passe sans que rien ne bouge. Je fais signe à mes collègues qui me rejoignent et nous partons chercher mon brocard. Comme je l'ai vu tomber, je vais directement sur lui sans chercher le sang. Je le retrouve sans difficulté grâce au rond de luzerne qu'il a couché dans sa chute. Ma flèche est encore en travers, elle ressort du cuissot. Je la dégage.

Second brocard lotois avec Renaud et Thierry, 28 juillet 2019

Ma flèche est entrée derrière l'épaule, ressort entre les pattes arrières puis traverse le cuissot. Des plis d'intestin sortent entre les cuissots. J'appose le bracelet avant de ramener mon brocard près du bois pour lui rendre les honneurs et faire quelques photos souvenir.

Second brocard lotois avec Renaud et Thierry, 28 juillet 2019
Second brocard lotois avec Renaud et Thierry, 28 juillet 2019

Nous ramenons ensuite mon brocard sur le chemin de pierre où nous le laissons, camouflé par de petits buissons avant de partir faire une grande boucle en appelant régulièrement sur ce secteur sans avoir de réponse. Nous retournons vers mon brocard que je vide alors que Thierry part chercher la voiture. Nous chargeons mon brocard et décidons de partir faire un autre secteur. Vu ma réussite de ces 2 jours de chasse, je décide de ne plus prendre mon arc et d'appeler en arrière de Renaud pour essayer de lui faire tirer un brocard car c'est aujourd'hui son anniversaire.

Thierry nous conduit près de bâtiments agricoles où se trouve un élevage de canards. Alors que nous nous préparons, l'agriculteur qui connait Thierry vient discuter un moment avec nous. Nous partons ensuite par un sentier pierreux pour nous poster un peu plus loin en bordure de ce dernier. Thierry se poste un peu plus bas à quelques mètres dans le bois alors Renaud rentre dans le bois clair, en bordure d'un ancien chemin forestier qui est en train de se combler. Une fois mes amis postés, je commence mes appels juste derrière Renaud. Les séries s'enchaînent au Buttolo sans résultat, je décide de tenter le Rottumteller quand Renaud me fait signe qu'il a entendu des pas dans le bois en dessous de lui. Je reprends donc au Buttolo mais le chevreuil tourne sans vouloir sortir. Je tente le Rottumteller, un bruit de pas se fait entendre. Le chevreuil arrive par notre droite, je finis par l'entrapercevoir au travers de la végétation alors que Renaud arme son arc. Le chevreuil avance pas à pas, lentement, jusqu'à ce que Renaud ait une fenêtre de tir. Il décoche alors que je ne vois pas l'animal. L'impact retentit et le chevreuil part vers Thierry puis le calme revient. Renaud est aux anges, il tremble comme une feuille morte. Il me remercie pour se moment de chasse et nous nous tapons dans la main. Je suis tellement heureux pour lui. Il semble content de sa flèche et Thierry qui nous rejoint confirme que la flèche semble bonne. 

Nous attaquons la recherche, je trouve vite la flèche de Renaud cassée côté empennage, il en manque la moitié. Le sang est difficile à trouver et très peu abondant. Nous peinons à suivre les toutes petites gouttes. Thierry cherche plus en avant et tombe sur un peu de sang qu'il nous signale. Je marque chaque goutte avec un bout de bois planté au sol puis avance au sang signalé par Thierry. Nous reprenons la recherche toujours aussi compliquée et avançons doucement en descendant dans le bois très pentu maintenant quand Renaud aperçoit de loin une tâche rousse dans le bas fond, à environ 60 mètres, il me l'indique et en l'apercevant je comprends qu'il s'agit de son chevreuil. Nous descendons à sa rencontre.

La flèche de Renaud est 3/4 avant alors qu'il la pensait plein travers. Elle n'est pas ressortie de l'animal, un peu de sang coule près de l'anus et nous nous rendrons compte, au dépeçage, que c'est juste la pointe de sa flèche qui a percé la peau à cet endroit. Nous faisons quelques photos souvenir avant de remonter vers la voiture.

Second brocard lotois avec Renaud et Thierry, 28 juillet 2019

Nous partons pour un nouveau secteur de châtaigners magnifique mais aucun chevreuil ne se montrera, à l'exception d'un petit brocard qui nous faussera compagnie au moment de nous poster sur la première zone d'appel. Il était dans la prairie, en bordure du bois, à environ 70 mètres mais je l'ai vu trop tard. Après plusieurs tentatives nous renonçons et rentrons pour préparer nos 2 chevreuils. J'ai de la route et je dois rentrer dans le Gers pour le début d'après midi.

Alex

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27 juillet 2019 6 27 /07 /juillet /2019 23:28

Ce weekend, c'est l'anniversaire surprise de mon ami Renaud qui vit en Corrèze, son amie Juliane nous a conviés avec mon ami Thierry et sa famille à y participer. Thierry m'a donc proposé de venir chez lui pour chasser vendredi soir et samedi matin avant la soirée d'anniversaire de samedi. En sortant du boulot, je passe donc rapidement chercher mes affaires chez moi avant de prendre la route. Un peu moins de 3 heures plus tard, me voilà à Cuzance chez Thierry, vers 20 heures, il fait encore très chaud. Le temps de me préparer et nous voilà partis pour une petite chasse à l'appeau sur son territoire lotois. Thierry décide de commencer par un premier secteur où il a manqué un brocard cette saison. Nous nous postons près d'un chemin dans une petite bande boisée clairsemée de chênes. Thierry décide de se poster sur la gauche près d'un penchant boisé plus fourré qui remonte d'un petit pré entouré par le bois. Je me poste plus à droite, près d'un gros chêne, derrière un petit écran buissonneux. Sur ma droite, la lisière du bois à quelques mètres précède une grande friche desséchée. J'attends que Thierry soit posté et prêt avant de commencer mes appels au Buttolo. Je surveille autour de moi mais rien ne vient, je fais des pauses et reprends plusieurs fois mes séries d'appels puis passe au Rottumteller. Tout à coup, Thierry se tend et fixe le bord du fourré derrière lui. En regardant dans le même sens, j'aperçois un chevreuil arrêté de face à environ 40 mètres de moi à juste quelques mètres de Thierry. Je ne vois pas sa tête, j'essaie d'attirer son attention en continuant mes appels mais il reste figé. Thierry arme, vise et décoche. Je n'entends pas l'impact sur le chevreuil, juste le flèche qui heurte une branche puis le sol. Le chevreuil fait volte-face en aboyant. Je reprends mes appels pour tenter de le faire revenir et aboie par moment. Je ne peux pas le voir mais l'entends, il hésite un moment et tourne sous Thierry dans le fourré quand un autre chevreuil se met à lancer des aboiements plus graves en bas du petit pré, j'insiste un moment sans arriver à les faire venir avant de renoncer alors que les chevreuils s'éloignent. Je rejoins Thierry que est dépité d'avoir manqué ce chevreuil, il m'explique qu'il s'agissait d'un plus petit que la dernière fois, le gros était certainement en retrait, au fond du pré, d'où les aboiements plus grave. Nous partons chercher sa flèche qui ne porte pas de trace permettant de penser à une blessure du brocard puis reprenons le chemin pour tenter d'appeler un peu plus loin.

Alors que nous avançons sur le sentier, Thierry m'arrête, il lui semble avoir vu passer un chevreuil dans le penchant boisé qui descend dans la combe en dessous de nous, nous observons un instant et l'apercevons. Il descend d'un pas décidé, traverse la combe enherbée pour remonter le penchant boisé vers le chemin. Nous le perdons vite de vue et nous repostons en vitesse pour tenter d'appeler mais il s'agit certainement du brocard tiré par Thierry il a quelques minutes et il ne reviendra pas. Nous décidons de quitter le secteur pour rejoindre une autre zone en voiture. Nous passons ainsi de zone en zone en appelant sans succès. 

Alors que la nuit sera vite là, Thierry décide de tenter un dernier secteur. Nous nous garons et partons par un chemin pour rejoindre une ancienne coupe de bois alors que la luminosité décroît rapidement. Thierry se poste en arrière sur la droite du chemin, au pied d'un gros arbre et m'envoie me poster un peu plus bas sur la gauche du chemin, au niveau d'un passage permettant d’accéder à une grande prairie entourée de bois. Je me poste en m'avançant un peu sur le passage et commence à appeler. Je surveille autour de moi. Au bout d'un moment, alors que j'appelle au Buttolo, il me semble entendre un bruit dans le bois à environ 150 mètres. Alors que je regarde dans cette direction, j'aperçois un chevreuil qui sort du bois et traverse, au galop, la prairie en dessous de la coupe de bois pour remonter sur moi. Je pense d'abord à une chevrette. L'animal se plante à environ 40 mètres de moi, à environ 15 mètres du bord du sentier qui passe à quelques mètres sur ma droite. Il regarde autour de lui et c'est alors que j'aperçois ses bois, c'est un six pointes correct. Au même moment, je perçois du mouvement sur ma gauche dans la prairie, une chevrette et ses 2 faons arrivent vers moi à environ 70 mètres. Je cale mon appeau sur ma poignée d'arc et reprends mes appels moins appuyés et plus espacés en me focalisant sur le brocard pour essayer de le guider vers moi. Le vent est dans mon dos et j'espère que le brocard va venir par la coupe de bois mais il biaise pour rattraper le chemin et remonte sur moi en le suivant. J'arme doucement mon arc et continue mes appels pour ne pas lui laisser le temps de trop réfléchir, il avance pas à pas et stoppe à environ 8 à 10 mètres de 3/4 face, impossible de trouver une fenêtre de tir au travers des feuillages et branches basses. Je tente d'appeler encore, le chevreuil frappe du pied, balance sa tête pour essayer d'identifier l'origine du bruit mais il refuse d'avancer. Le vent finit par me trahir et le brocard démarre en aboyant pour retourner vers le bois d'où il vient. La chevrette est toujours à environ 70 mètres sur ma gauche et commence à s'éloigner tranquillement avec ses jeunes. Je quitte mon poste et retourne vers Thierry alors que la nuit tombe. Il est temps de rentrer, après un petit repas sur la terrasse à discuter chasse nous partons nous coucher.

 

Ce matin, le réveil sonne vers 5 heures, je descends déjeuner avec Thierry puis nous nous préparons avant de repartir en chasse. Ce matin la pluie est annoncée, il a un peu plu dans la nuit mais il ne pleut pas pour le moment. Thierry me conduit sur un de ses secteurs, nous nous garons sur un chemin de pierre et partons à pied. Le jour n'est pas encore levé, nous y voyons à peine, nous remontons le chemin jusqu'à la limite du territoire. Thierry décide d'appeler en bordure d'un bois séparé d'une grande parcelle de maïs par un chemin enherbé, une grande luzerne borde le bois plus sur notre droite et se poursuit derrière le maïs. Nous longeons un instant le chemin enherbé puis nous nous calons en lisière du bois et attendons un moment que la luminosité soit suffisante pour tirer puis je commence à appeler. J'enchaîne les séries d'appels sans succès tout en surveillant les alentours. Au bout d'un moment, ne voyant rien venir nous décidons de changer de poste, nous revenons vers le chemin de pierre et nous nous avançons dans un immense chaume de blé ponctué de balles rondes de paille. Nous nous calons contre le bois et tentons d'appeler mais toujours rien, nous repartons en arrière sur le chemin en direction de la voiture tout en surveillant les zones ouvertes des 2 côtés du chemin. Au bout d'un moment, j'aperçois sur la gauche, 2 chevreuils au gagnage dans une grande luzerne. Je les montre à Thierry, il me dit de tenter l'approche seul car, à 2, ce serait trop compliqué. Derrière nous une bande d'une trentaine de mètres de large de luzerne est prise entre le chemin et le bois puis la luzerne plonge sur 70 mètres de large, entre 2 bois, vers une haie qui en délimite le fond à environ 250 mètres. Je me baisse et repars en arrière alors que Thierry s'avance sur le chemin, vers le coin de la luzerne. Une fois que le bois masque ma progression, je traverse la bande étroite de luzerne pour rejoindre la bordure du bois et la longe doucement jusqu'à l'angle du bois. Les chevreuils sont en contrebas, il n'y a pas 2 mais 3 chevreuils, 2 chevrettes et un brocard. Je descends un peu en longeant doucement le bois pour me poster à genoux contre une branche basse qui dépasse sur la luzerne. Je commence mes appels. Immédiatement, un chevreuil fonce sur moi par l'intérieur du bois et stoppe à à peine 3 mètres sur ma droite. Le feuillage ne me permet pas de le voir. J'accroche mon décocheur mais le vent souffle vers le bois et me trahit. Le chevreuil démarre en aboyant et descend en suivant la bordure du bois ce qui existe le brocard et ses chevrettes qui foncent à sa rencontre et disparaissent à environ 60 mètres, derrière une avancée du bois dans la luzerne. Je tente de rappeler, rapidement, une chevrette ressort sur la luzerne d'où elle était rentrée au bois. Elle stoppe plein travers à environ 10 mètres de la lisière et regarde derrière elle. Je comprends vite qu'un autre chevreuil va suivre. Elle redémarre suivie par le brocard qui la course, je lance des appels. Les chevreuils stoppent plusieurs fois en remontant dans la luzerne tout en biaisant vers le bois d'en face. Le brocard hésite à chaque fois mais prend à chaque fois le parti de suivre la chevrette. Cette dernière finit par s'arrêter à environ 60 mètres de moi. Je poursuis mes appels, le brocard hésite un peu puis commence à venir vers moi d'un pas lent en biaisant pour venir sur ma gauche. La chevrette reste immobile et regarde vers moi, l'autre chevrette est ressortie du bois et biaise vers la haie qui délimite le fond de la parcelle. Il zigzague un peu, hésitant parfois à venir droit sur les appels, il balance sa tête frappe parfois du pied mais de rapproche peu à peu. Je pose mon appeau sur la poignée d'arc, alors qu'il est à environ 40 mètres et profite d'un moment d'inattention pour armer mon arc doucement. Je suis maintenant le brocard dans mon viseur en le guidant de mes appels. Il arrive à environ 15 mètres plein travers sur ma gauche, je pause mon viseur sur le défaut de son épaule et décoche. Touché, le brocard fonce dans le bois, la chevrette fonce vers Thierry. J'écoute la course du brocard et l'entends tomber à plus au moins 30 mètres dans le bois. Le calme revient, la chevrette proche de la haie du fond n'a pas bougé. Je me redresse et fais signe à Thierry pour qu'il me rejoigne. Il n'a pas tout vu à cause du relief du terrain. Je lui explique mon action de chasse puis me dirige vers la zone du tir où je retrouve ma flèche, posée au sol en sens inverse du tir. 

Une superbe chasse lotoise sous la pluie, 27 juillet 2019

Nous nous dirigeons vers l'entrée au bois où je trouve vite le premier sang sur les feuillages.

Une superbe chasse lotoise sous la pluie, 27 juillet 2019

L'entrée étant très fourrée, je passe par un passage moins épais, un peu plus à gauche pour tenter de recouper la piste de sang en sous bois mais je peine à retrouver des gouttes à la lueur de la lampe de mon portable car il fait encore très sombre dans le bois. Thierry est parti chercher un peu plus loin dans le bois. Je tourne et retourne sans trouver de sang, je ressors donc du bois pour suivre le sang depuis l'entrée quand Thierry m'appelle pour m'indiquer qu'il a trouvé du sang. Je le rejoins donc et attaque de suivre le sang qui n'est pas très abondant mais continu.

Une superbe chasse lotoise sous la pluie, 27 juillet 2019

La piste prend vite à droite alors qu'au bruit j'aurais cru le chevreuil mort dans l'alignement de l'entrée au bois. Je ne tarde pas à le retrouver, il est mort à moins de 40 mètres du tir et à environ 10 à 15 mètres de la lisière du bois. 

Une superbe chasse lotoise sous la pluie, 27 juillet 2019

J'appose le bracelet et le sors du bois pour lui rendre les honneurs et faire quelques photos souvenir.

Une superbe chasse lotoise sous la pluie, 27 juillet 2019

Pendant que je fais mes photos et vide mon chevreuil, Thierry part chercher la voiture pour la rapprocher de la luzerne. Ma flèche est entrée dans les muscle de l'épaule et ressort au défaut de l'épaule opposée. Une fois vidé, je tire mon chevreuil vers le coin de la luzerne pour attendre Thierry qui ne tarde pas à arriver. Nous chargeons mon chevreuil et partons pour un autre secteur, il reste encore des bracelets.

La pluie se met à tomber. Arrivés sur un autre secteur, nous nous dirigeons vers une petite clairière d'herbes vertes et hautes en bordure d'un bois. Nous nous posons à environ 15 mètres l'un de l'autre et je commence mes appels par petites séries avec le Buttolo puis le Rottumteller, j'insiste un moment mais rien ne vient malgré les beaux frottés présents sur la zone. Thierry décide de continuer un peu à pied. Nous traversons le bois et ressortons dans un chaume puis longeons le bas du bois en prenant à droite. En arrivant au coin du bois, j'aperçois, à ma droite, une chevrette qui passe une clôture barbelée couverture de végétation. Je stoppe Thierry pour la lui montrer et nous attendons un instant postés au coin du bois quand un jeune brocard aux bois bien blancs arrive lui aussi en passant la clôture. Nous préparons rapidement et je tente d'appeler mais les animaux nous regardent sans vouloir venir. La chevrette finit par hésiter un peu mais se ravise et c'est le vent tournant qui nous trahit. Les animaux s'enfuient en repassant la clôture et rejoignant ainsi 2 faons que l'écran végétal pris sur les barbelés nous cachait. Les 4 chevreuils s'éloignent à grands bons en remontant dans le champ. Thierry décide de changer de secteur, nous retournons à la voiture.

Nous nous garons près d'un chemin de pierre et partons sur ce dernier pour rejoindre un petit bois clairsemé. Nous passons la clôture barbelé qui borde le chemin. Le sous-bois est tapissé d'herbes hautes et bien vertes. Je me poste contre un gros arbre alors que Thierry se poste un peu plus à gauche de l'autre côté d'un muret de pierres sèches caractéristique du département. Comme à mon habitude, je commence mes appels au Buttolo puis poursuis au Rottumteller. Des geais donnent de la voix à plusieurs centaines de mètres sur ma droite dans un bois de l'autre côté du chemin. Ce remue-ménage attire mon attention et alors que je regarde dans cette direction, j'aperçois un mouvement au travers des feuillages. Je reconnais vite un chevreuil sans pouvoir donner son sexe. Je poursuis mes appels, l'animal rentre au bois à environ 70 mètres sur ma droite, je le guide vers moi en appelant, il marque régulièrement des arrêts pour écouter et observer. A mesure qu'il se rapproche je crois identifier une chevrette ce qui se confirme quand elle se présente plein travers à moins de 20 mètres en dessous de moins. Du mouvement attire alors mon attention plus en contrebas. Un jeune brocard monte sur la chevrette, elle démarre, passe derrière un bouquet de gros arbres et stoppe à environ 20 mètres sur ma droite, le brocard remonte vers elle, cou baissé nez relevé. Il hume l'air et la rejoint alors que j'arme mon arc. Elle repart, le brocard collé à son arrière train et ils entament des ronds de sorcière autour des arbres à ma droite. Je suis le brocard dans mon viseur, les animaux passent à à peine 5 mètres de moi mais trop vite, je préfère ne pas décocher. Ils repassent derrière le bouquet d'arbres et s'éloignent pour disparaître dans la direction d'où venait la chevrette. Je reprends mes appels pour tenter de les faire revenir. J'insiste un moment quand j'aperçois un chevreuil à environ 40 mètres en contrebas, la tête cachée derrière un arbre. Je continue mes appels mais il ne veut pas bouger et commence à aboyer. Je lui réponds en aboyant et il fait de même. J'alterne aboiements et appeau mais impossible de le faire bouger. Je décide d'abattre ma dernière carte, comme sa tête est derrière un gros arbre, je décide de tenter une approche. Je commence à descendre tout doucement sur quelques mètres quand j'aperçois la tête du jeune brocard dans la végétation, juste en arrière du chevreuil que j'avais vu. Je me fige, le brocard curieux balance la tête puis commence à monter vers moi d'un pas lent et saccadé. J'arme doucement mon arc. Il se plante à un peu plus de 20 mètres, plein travers en contrebas. J'aligne ma visée et décoche mais ma flèche passe juste au dessus et part se ficher au sol 20 mètres plus bas. Les 2 chevreuils démarrent en aboyant et disparaissent dans la végétation en contrebas. Nous nous dépostons et partons chercher ma flèche. En chemin, je tombe sur la couche du brocard encore sèche alors qu'il a déjà bien plu. Il s'était couché là ce matin avant la pluie, nous étions postés à moins de 50 mètres de lui mais, sans l'arrivée de la chevrette, il n'aurait certainement pas bougé. Je récupère ma flèche et nous remontons vers le chemin.

Nous continuons sur le chemin d'un pas rapide, Thierry veut rejoindre un autre secteur un peu éloigné. Je marche derrière lui quand j'aperçois un jeune brocard, à environ 45 mètres, dans la prairie à gauche du chemin. J'attrape Thierry par le bras, le tire en arrière et lui dit de se baisser en lui annonçant la présence de l'animal. Nous sommes accroupis sur le chemin partiellement cachés par le petit muret qui borde la gauche du sentier. Le brocard, qui regardait vers nous, a vu notre mouvement sans l'identifier et démarre pour nous venir droit dessus, je chuchote à Thierry d'encocher vite une flèche et se préparer mais le brocard arrive trop vite et se plante à 6 mètres de Thierry avant qu'il n'ait pu armer. Thierry arme doucement et tente de viser mais la végétation du bord du chemin lui masque trop le chevreuil. J'ai une vue plus dégagée mais je veux laisser tirer Thierry et laisse faire. Le brocard finit par démarrer et fonce en s'éloignant dans la prairie en aboyant. J'aboie pour tenter de le stopper à distance de tir mais il continue et revient vers le chemin à 60 mètres devant nous puis rentre au bois sur la droite du sentier. Pensant qu'il n'a pas vraiment compris ce que nous étions, je me doute qu'il n'est pas allé loin. Je dis à Thierry de me suivre pour tenter de nous rapprocher mais alors que nous avons fait 10 mètres sur le chemin, le brocard ressort du bois, nous aperçoit et fuit en suivant le sentier pour disparaître dans une coupe de bois. Je me suis fait avoir mais décide de tenter notre dernière chance. Nous pressons le pas pour rejoindre la coupe et nous nous postons derrière un tas de bois pour tenter d'appeler mais il ne reviendra pas.

Nous reprenons le sentier qui rentre dans le bois. Il pleut toujours et nous sommes déjà bien mouillés. Nous avançons vite sur le chemin en direction d'une coupe de bois sous une ligne à haute tension quand j'aperçois une chevrette à une dizaine de mètres devant nous. Je stoppe Thierry en l'attrapant par le bras et lui montre la chevrette qui nous regarde sans bouger. Elle se baisse un peu pour uriner tranquillement sans nous quitter des yeux. Je tente quelques appels au Buttolo au cas où un brocard serait dans les parages mais la chevrette se débine. Nous rentrons dans la végétation du bord du chemin pour rejoindre la coupe en passant par là où se trouvait la chevrette quand un faon surgit des broussailles et fonce dans la végétation sur notre droite pour disparaître rapidement. 

Nous poursuivons pour aller nous poster en bordure de la coupe sous la ligne haute tension. Thierry se poste au coin d'un fourré bordant la coupe alors que je me poste 15 mètres plus haut sur sa droite. Je commence mes appels. Au bout d'un moment, Thierry me fait signe, un chevreuil monte vers moi mais je ne vois rien au cause des arbustes qui poussent sous la ligne. Je poursuis mes appels mais rien ne vient. Le vent tournant a dû nous trahir et le chevreuil est rentré au bois d'où il venait, de l'autre côté de la coupe.

Nous repartons en traversant la coupe pour descendre dans le bois. La pluie tombe et couvre un peu le bruit de notre progression. Brusquement, j'aperçois un brocard de face à environ 45 mètres en contrebas, en lisière du bois. Je stoppe Thierry et lui indique l'animal, nous sommes derrière un petit écran d'arbustes et restons sur place sans bouger. Je commence à appeler mais le brocard lève à peine la tête vers nous, il n'est pas intéressé. J'insiste un moment quand un mouvement me fait tourner la tête à droite. Un chevreuil vient de stopper derrière des arbustes à 10 mètres de moi mais la végétation m'empêche de le voir. Je l'indique à Thierry. En bas, le brocard devient inquiet et commence à se décaler vers la droite quand un superbe brocard 6 pointes, au cou massif et aux bois hauts, massifs et noirs vient se planter plein travers à 30 mètres en contrebas de notre position. Il regarde fixement vers où se trouvait le brocard et est totalement indifférent à mes appels. Thierry a armé et vise, je pense le voir décocher mais il garde l'armement. J'hésite à armer mon arc et à tirer mais c'est a Thierry de tirer et je laisse faire. Le vent finit par tourner et le gros brocard s'enfuit en sortant du bois en dessous de nous. J'essaie d'appeler encore un peu mais les 3 chevreuils ont disparu. Nous quittons notre poste pour sortir du bois et traversons la prairie en direction d'un autre bois quand le grand brocard surgit d'un bosquet à 200 mètres pour traverser un bout de friche et disparaître dans un grand bois un peu plus loin.

Nous partons nous poster au bas d'un petit bois, en bordure d'une parcelle de luzerne pour tenter d'appeler mais rien ne venant, nous traversons la luzerne et remontons un peu dans le bois d'en face pour nous reposer en regardant dans le bois. Thierry se poste sur ma droite près du fourré alors que je me poste au pied d'un arbre dans une zone assez dégagée. Je commence mes appels alors que le bruit de la pluie masque une partie des bruits du bois. Brusquement, il me semble entendre du bruit près de Thierry. En tournant la tête, je vois les ronces s'agiter juste derrière Thierry. Un galop retentit dans le bois, après avoir fait une boucle dans le fourré, une chevrette se plante, plein travers, à 3 mètres dans mon dos puis redémarre, me contourne par la gauche, pour rentrer dans le bois et biaiser vers Thierry. Je continue à appeler en espérant voir arriver un brocard et alors que je regarde en direction de la chevrette arrêtée à environ 40 mètres dans le bois épais devant moi, je me fais surprendre par un jeune brocard que je n'entends pas arriver et qui me passe à moins de 2 mètres sur ma droite pour venir se planter un peu plus haut, à 6 mètres sur ma gauche, de 3/4 arrière en regardant vers moi. J'essaie d'accrocher mon décocheur mais il démarre et rentre dans le fourré sur les traces de la chevrette. Thierry arme son arc mais se fait repérer par la chevrette qui démarre en aboyant suivie par le brocard. Je tente d'appeler mais les chevreuils restent à plus de 50 mètres dans le bois et aboient. Je leur réponds en aboyant sans plus de succès. Nous quittons notre poste et remontons à travers bois alors que les chevreuils nous aboient et semblent revenir vers nos postes. Je leur réponds quelques fois mais nous poursuivons notre chemin pour revenir vers la voiture. 

Nous partons pour un dernier secteur, nous nous postons dans un bois clairsemé à un peu plus de 10 mètres l'un de l'autre, aux pieds de gros arbres. Je commence mes appels, au bout d'un moment, une chevrette arrive au galop du fond du bois à plus de 100 mètres. J'espace mes appels alors qu'elle vient droit sur moi. Elle s'approche d'un pas saccadé et balançant sa tête pour venir se planter à quelques mètres de mon poste. Elle reste un moment à trépigner sur place puis démarre et s'éloigne en passant devant Thierry. Je la rappelle et elle revient sur Thierry pour trépigner un moment près de lui. Elle repart, je la rappelle, je la fais tourner un moment autour de nous avant qu'elle ne décide de fuir d'où elle vient. Je pensais faire venir un brocard en la gardant près de nous mais ça n'a pas marché. Nous descendons et partons nous poster plus loin dans un bosquet au bord d'une prairie pour rappeler. La chevrette revient sans que l'on sache d'où elle arrive, nous l'apercevons à environ 20 mètres de la lisière. Elle fait des aller-retour en parallèle du bois avant de finir par s'enfuir par la droite et disparaître dans un bosquet.

Nous retournons à la voiture et partons pour un autre secteur où nous finirons trempés par un très forte averse et sans voir d'autre chevreuil. Il est temps de rentrer pour s'occuper de mon brocard, manger puis faire une sieste avant de partir pour la fête surprise pour l'anniversaire de Renaud.

Alex

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23 juillet 2018 1 23 /07 /juillet /2018 06:50

Ce weekend, Thierry m'a invité à chasser chez lui avec Renaud, je suis arrivé chez lui vendredi soir et Renaud n'arrivera que samedi après-midi. Ce matin, je pars chasser avec Thierry sur un secteur de son territoire de Cuzance. Nous arrivons alors qu'il ne fait pas encore tout à fait jour, nous attendons un peu d'y voir plus clair puis partons en longeant un chemin de terre qui débouche sur un grand chaume de colza entre un gros arbre à droite et une bout de haie à gauche. Le vent dans mon dos n'est pas très bon mais les chevreuils peuvent venir de partout. Au fond du chaume se trouve un gros bosquet à environ 400 mètres, un autre bosquet borde la droite du chaume et démarre à environ 40 mètres sur ma droite. Sur ma gauche, se trouve un autre bosquet qui démarre du bord du chaume et part en arrière à environ 80 mètres. Je me poste contre le bout de haie et commence à jouer du Buttolo. Très rapidement du bruit se fait entendre dans le bosquet à ma droite et une chevrette en surgit pour venir vers moi, j'espace mes appels pour ne pas la faire venir trop vite puis change d'appeau et passe au Rottumteller, un brocard sort alors du bois au fond du chaume à environ 400 mètres et commence à s'avancer tranquillement à découvert mais sans venir vers moi. La chevrette est à moins de 10 mètres et tourne devant moi pour finir par me prendre au vent et repartir vers le bosquet d'où elle vient. J'insiste dans mes appel et finit par capter l'attention du brocard qui commence à venir mais il biaise pour venir droit sur moi sous le vent et, arrivé à environ 100 mètres, il hume l'air et fait volte-face puis fonce vers le fond du bosquet de droite.

Je rejoins Thierry resté plus en arrière puis nous partons par un chemin de terre à la recherche d'un autre poste. Nous arrivons ainsi près d'une petite clairière d'herbe haute incluse dans le bois sur la gauche du chemin dont elle n'est séparée que par une ligne d'arbres et de buissons. Thierry décide de se poster dans le bois juste avant la clairière. Je m'avance un peu plus pour me poster dans une très grosse coulée traversant la bande d'arbre vers la fin de la clairière. Je suis partiellement caché par un arbuste feuillu. Je commence mes appels au Buttolo en surveillant devant et derrière moi. Assez rapidement alors que mes yeux balaient le secteur, ils se posent sur un brocard qui vient de sortir du fond de la clairière à environ 50 mètres sans un seul bruit. Il regarde dans la clairière à la recherche de l'origine des appels. Je reprends mes appels, il repart et s'avance d'un pas lent vers mon poste. Il s'arrête souvent pour écouter en observer et mes appels le font alors repartir. Peu à peu, il s'approche et j'arme mon arc et positionnant le Buttolo sur ma poignée d'arc pour continuer à appeler une fois armé, alors qu'il approche des 30 mètres de mon poste et le laisse venir mais alors qu'il n'est plus qu'à 15 mètres, il biaise légèrement comme pour prendre la coulée à quelques mètres sur ma gauche. Je tente de le guider vers moi mais à environ 10 mètres il stoppe et se met de 3/4 face et commence à frotter un gros chardon avec ses bois. J'ai une fenêtre de tir au travers des branchages, il je le laisse encore avancer la végétation ne me permettra plus de tirer. J'aligne ma visée derrière son épaule et décoche. Ma flèche le traverse sans que je ne voie précisément mon atteinte. Il démarre en trombe et décrit une courbe d'une 30ène de mètres pour rentrer sur la droite de la clairière dans le bois. Dans sa course, j'ai aperçu une tâche sanguinolente en arrière de la panse côté sortie de flèche et je ne suis pas sûr de mon atteinte. Le calme reviens vite, je quitte mon poste et me dirige vers ma flèche plantée au sol. Elle est couverte de sang et de contenu stomacal.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Je récupère ma flèche et la remets au carquois, je vois alors sortir Thierry du bois au fond de la clairière, il s'était en fait avancé dans le bois et a laissé passer le brocard, arc armé pour me le laisser tirer alors qu'il l'a eu à seulement quelques mètres plein travers. Je décide d'attendre quelques minutes avant d'aller contrôler la trajectoire de fuite. Nous commençons à chercher les traces de sang après une petite attente mais pas la moindre goutte visible dans la clairière. Je pars donc chercher l'entrée au bois et trouve assez rapidement un petit arbuste au feuillage couvert de gouttes de sang.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Nous attendons à l'écoute au bord du bois et Thierry m'annonce avoir entendu du bruit. J'écoute un instant sans rien entendre et m'avance de quelques mètres dans le bois en suivant les grosses gouttes de sang bien visibles malgré la faible luminosité du sous-bois.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Je stoppe et écoute encore tout en scrutant le bois quand j'aperçois mon chevreuil couché un peu plus haut. Je m'approche prudemment, flèche encoché mais il est bien mort. Un peu des intestins sortent par le trou de sortie de ma flèche.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

J'appose le bracelet et sort le brocard sur la clairière. Ma flèche rentre bien au défaut d'épaule où je visais mais je pensais le brocard moins tourné. Ma flèche a tout de même touché les poumons et le foie.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Il est 7h30 mais il ne reste qu'un bracelet à Thierry et nous décidons d'arrêter la chasse pour ce matin car Renaud arrive pour chasser ce soir et, si nous fermons le second bracelet, il n'aura plus que les renards à chasser.

En amenant la caissette de la viande du chevreuil que j'ai préparée au président de la chasse, ce dernier nous donne un autre bracelet pour le reste du weekend. Après être allé faire un tour au "salon de la chasse" à Martel, avoir mangé un bout et fait une bonne sieste, nous accueillons Renaud sur motivé pour la chasse de ce soir. Nous repartons sur le terrain vers 18 heures et laissons Renaud sur un secteur et je pars avec Thierry sur une autre zone, Il gare sa voiture au bord de la route. Nous nous préparons puis partons par la chaussée pour rejoindre un passage au travers de la haie que nous longeons sur notre droite. En arrivant au passage, j'aperçois un chevreuil à environ 50 mètres dans la prairie et me fige. J'identifie très vite un chevrillard et l'annonce à Thierry un peu plus en retrait. Il avance doucement dans l'herbe en broutant. Je décide de m'approcher un peu pour tenter de faire quelques photos. Je traverse doucement jusqu'à l'autre côté du passage en stoppant à chaque fois que le chevrillard lève la tête et prends quelques photos mais il finit par m'apercevoir. Curieux il commence alors à se rapprocher. Je lance de cris aigus avec mon Rotumtteler qui lui font reprendre ses esprits et regagner la sécurité du bois. Je me retourne vers Thierry et constate qu'il a filmé une partie de la scène.

Nous nous avançons dans la prairie en longeant le bois de gauche. Alors que nous arrivons au coin du bois, j'aperçois une silhouette furtive qui vient vers nous en longeant la bordure d'un autre bois aligné avec celui que nous longions. J'identifie vite un renard. Il est à plus de 100 mètres, je l'annonce à Thierry et nous nous replions vite derrière la balle de foin calée contre l'angle du bois juste devant nous. Je dis à Thierry que je vais tenter de l'appeler. Il allume donc son téléphone et le cale sur la balle de foin. J'ai perdu le renard de vue, je commence à imiter des cris de souris avec mes lèvres sur le dos de ma main. Rapidement le renard surgit derrière les balles de foin et fonce sur nous par la gauche. J'arme mon arc alors qu'il est à environ 40 mètres et stoppe mes appels. Il vient se planter à 7 ou 8 pratiquement de face mais la balle de foin me gêne pour décocher. Je me penche doucement sur la droite en alignant ma visée et décoche. Touché à l'épaule le renard bondit en se tordant et en criant puis fonce vers le bois sur notre gauche en perdant beaucoup de sang.

A peine est-il rentré au bois que nous l'entendons se débattre. C'est terminé pour lui, je pars chercher ma flèche et la remets au carquois avant de suivre le sang abondant sur l'herbe puis encore plus abondant dans les broussailles à l'entrée du bois. La végétation basse est couverte de sang frotté. Je tombe vite sur mon renard mort sur le flanc. Ma flèche rentre dans l'épaule et ouvre largement le côté de l'animal et ressort entre les cuisses qui sont entaillées profondément sur les faces internes. Les intestins du renard sont sortis par le trou de sortie, il n'a pas fait plus de 20 mètres.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Après quelques photos souvenir,

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Nous le laissons au bord du bois et continuons notre chasse. Nous passons de poste en poste en appelant. Nous nous arrêtons dans un sous-bois clair en pente douce descendante. Thierry se poste sur le haut, je me poste un peu plus bas à 30 mètres sur sa droite. J'appelle un moment au Buttolo quand un beau 6 pointes arrive par ma droite au galop et presque sans bruit. Je l'aperçois un peu trop tard et stoppe mes appels. Je lâche mon appeau et arme mon arc, je ne peux plus appeler et il a stoppé à un peu plus de 20 mètres en contrebas derrière quelques branches mortes. J'aligne ma visée, cherche une trouée et décoche. Je vois avec horreur ma flèche partir trop haute et toucher le brocard dans les muscles du dos. Je vois nettement une plaie sur le dos du bocard qui fait volte-face et repart d'où il vient. Il me semble voir ma flèche en travers de son dos. Il stoppe à environ 40 mètres sur ma droite mais derrière des branchages. Il regarde autour de lui et cherche à comprendre ce qui vient de se passer. Je réencoche et reprends mon appeau pour tenter de le faire bouger un peu mais il redémarre et se débine vers le bas du bois puis stoppe à environ 100 mètre et se met à aboyer rageusement un long moment. Plus de doute, mon atteinte est superficielle, je ne retrouverai pas ce brocard. Au bout d'un moment, je lui réponds en aboyant ce qui le fait taire et démarrer.

Thierry me rejoint puis nous commençons à chercher ma flèche sans succès et les premiers indices. Comme je m'en doutais, nous ne trouvons pas de sang jusqu'à la reposée debout du brocard ù se trouve un petit rond de gouttes rouge vif. Nous suivons plus ou moins la direction de fuite et trouvons quelques rares gouttes jusqu'à la zone où le brocard s'est arrêté pour aboyer puis plus rien. Nous insistons un moment par acquis de conscience mais je dois me rendre à l'évidence, mon atteinte est très superficielle et une recherche avec un chien ne donnera pas plus, nous abandonnons et poursuivons notre chasse mais le cœur n'y est plus et les chevreuils ne répondent plus. Renaud de son côté a loupé un brocard et en est malade. Nous nous retrouvons avant la nuit et nous décidons de changer d'association. Je pars avec Renaud vers le stade de foot sous lequel se trouverait un très beau brocard. Nous faisons quelques pauses pour appeler en  chemin mais rien ne vient. Nous descendons sous le stade et apercevons au loin 2 chevreuils au gagnage, nous nous rapprochons de la bordure de friche boisée qui borde la prairie et nous nous postons pour appeler. Je constate que ce que nous avions pris pour des chevreuils n'en sont pas mais aperçois 2 chevreuils à environ 400 mètres. Je commence à appeler, ils arrivent très vite et je comprends vite qu'il s'agit d'une chevrette et de son chevrillard. Ils viennent jusqu'à 15 mètres environ puis font demi-tour. Il fera vite nuit nous partons vite par un petit passage forestier vers la prairie où se trouverait le grand brocard.

Nous débouchons sur un grand chaume bordé au fond par une bande de luzerne. Nous repérons, sur la gauche, une bande de bois prise entre le chaume et la luzerne. Le vent souffle de notre gauche. Pas de chevreuil en vue. Nous traversons le chaume en biaisant vers la bande boisée. Renaud se poste sur le coin gauche et moi à environ 30 mètres de lui sur le droit. J'attaque d'appeler au Buttolo. Au bout d'un moment, le bruit caractéristique d'un chevreuil retentit dans le bois. J'insiste et change les sonorités mais il a ralenti en se rapprochant et ne semble pas vouloir venir plus. Je tente le Rottumteller et un chevreuil surgit dans une zone dégagée du bois à environ. J'arme mon arc et prends la visée mais la luminosité n'est pas bonne et je n'arrive pas à identifier le sexe de l'animal, il me semble qu'il s'agit d'une chevrette. Elle finit par repartir, je désarme et reprends mes appels. Il revient mais repart à nouveau. Tout à coup, Renaud m'interpelle et me faut des signes, le gros brocard est arrivé dans mon dos et est venu à portée de tir mais absorbé par l'autre chevreuil je ne l'ai pas vu. Il vient de refranchir une haie épaisse qui borde la luzerne. Je l'entends aboyer de l'autre côté. Je me décale vite vers une trouée de la haie et l'aperçois au loin. Je reprends mes appels. Il semble vouloir venir mais est très méfiant et fait des allers-retours en parallèle de la haie à environ 100 mètres pour tenter de prendre le vent. Je joue de tous les appels que je connais, de l'aboiement et arrive à le faite venir de 20 mètres mais pas plus il refuse d'avancer plus. Je lutte jusqu'à la nuit qui m'oblige à abandonner. Nous rentrons.

 

Alex

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 16:38

Ce weekend, Thierry m'a invité avec Renaud dans le Lot, sur Cuzance pour chasser le renard et le brocard. Arrivé vendredi soir de nuit, j'ai chassé avec Thierry samedi matin et avec Renaud samedi soir sans que nous ne puissions concrétiser malgré un bon nombre de chevreuils vus. Nous avons également profité du samedi après-midi pour nous entraîner jusqu'à 40 mètres ce qui m'a donné confiance pour mon voyage prochain au Canada pour chasser l'orignal. J'ai perdu mon Butollo samedi matin et vais donc chasser maintenant avec mon Rottumtaler.  Ce matin, nous décidons de chasser chacun de notre côté. En route nous croisons un nombre impressionnant de lapins. Nous laissons Renaud sur un secteur puis Thierry part me déposer, un peu plus loin, sur un secteur de maïs. En route nous apercevons un brocard près d'un  bois dans une grande luzerne. Il nous regarde passer sans bouger. En arrivant sur mon secteur, Thierry m'explique un peu la zone puis part pour un autre secteur un peu plus loin alors que le jour est déjà levé. Je commence par remonter un chemin de terre pour faire le tour d'un maïs où le canon enrouleur finit d'arroser l'angle gauche de la parcelle. L'eau qui fouette les feuillages du bosquet tout proche ainsi que des bulles d'air dans la conduite d'alimentation font un bruit terrible. Je décide le longer le champ sur la droite mais les ronces d'une haie touchent la culture et m'empêchent de passer, je m'avance donc dans le dernier passage de canon. Une forte odeur de renard emplit mes narines au départ du passage  puis des traces fraîches de sanglier ponctuent régulièrement le sol mais pas une trace de chevreuil en vue. Le passage débouche ensuite au bord de la haie et je continue ma chasse entre ce mur végétal et le maïs jusqu'à déboucher sur des chaumes ponctués de bosquets. Rien en vue, un autre maïs se trouve à 150 mètres, je tente des appels à l'appeau sans que rien ne bouge. Je décide de revenir vers la route pour chasser l'autre maïs près duquel m'a laissé Thierry. 

Revenu au bord du maïs, j'attaque de le longer par la droite, le vent est face à moi. Ici encore une très forte odeur de renard flotte dans l'air. Je prends un des passages de canon et avance tranquillement mais je ressors au bout d'un moment, sur la bande enherbée sans avoir vu le moindre chevreuil. Un beau lapin se débine dans le champ à ma gauche. Je m'avance dans une prairie qui fait suite au maïs et rejoins une haie épaisse que je longe vers la droite pour rattraper un chemin de terre qui vient de la route. Arrivé près du chemin, je le longe en suivant une bande boisée qui le borde en attendant de trouver un passage pour la traverser et en profite pour observer les chaumes et prés sur ma gauche. Pas un chevreuil, je finis par trouver un passage et rejoins le chemin de terre qui longe au milieu des bois. Un peu plus loin, sur la droite du chemin, le bois s'éclaircie et descend en pente douce. Le sous-bois est enherbé et je  décide de me poster sur le bord du chemin pour appeler. Dès les premiers appels, un gros lièvre surgit de son gîte dans les herbes hautes et fonce bruyamment à travers bois. Je tente tout de même d'appeler un moment mais rien ne venant, je reprends ma route.

Plus loin, je débouche sur une grande luzerne. Un beau lièvre broute au bord du bois à environ 300 mètres. Je longe le bois à ma droite en suivant le chemin qui se divise un peu plus loin en 3 branches. J'hésite un peu puis prends à droite dans le bois et ressors dans une petite parcelle de luzerne prise dans les bois. Je contrôle le vent puis décide de rentrer un peu dans le bois assez clair à ma gauche. Je prends une belle coulée et m'avance de quelques mètres puis commence mes appels. Au loin, dans mon dos, un chevreuil semble aboyer en mouvement, comme s'il fuyait quelque chose. J'insiste un peu en faisant plusieurs séries d'appels entrecoupées de pauses observatoires mais le temps passe et rien ne vient. Je quitte mon poste et longe le bois de gauche pour retomber sur un chemin de terre. Un petit bosquet étroit borde le côté opposé du chemin et se termine devant moi par une petite haie de ronce. Derrière cet écran végétal s'étend un immense champ de luzerne.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Je traverse tranquillement le chemin de terre et me rapproche de la haie de ronces quand j'aperçois, à environ 60 mètres dans la luzerne, un petit brocard tête haute qui semble chercher quelque chose. Il regarde autour de lui, j'attrape vite mon appeau et commence à appeler. Il regarde vers moi mais ne veut pas venir, j'insiste un peu, il se met à brouter puis fait volte-face et commence à s'éloigner sur ma droite en biaisant vers le bosquet qui borde le chemin. Je connais bien cette réaction, je range mon appeau et glisse doucement vers le bosquet pour le longer doucement. Le brocard va venir m'observer par le couvert et si j'arrive à bien me placer j'arriverais peut être à le flécher. J'avance doucement et aperçois la silhouette du brocard qui arrive vers le bosquet. Je le perds un instant de vue derrière les arbres de la lisière et presse un peu le pas sur quelques mètres pour me poster derrière un arbre à troncs multiples au bord du chemin. Je suis à peine en place que le brocard rentre dans le bosquet à environ 15 mètres et se dirige droit vers le chemin sur environ 5 mètres puis bifurque brusquement à gauche pour venir vers moi. J'arme doucement mon arc. Il passe au pas à moins de 10 mètres derrière l'arbre contre lequel je suis. Je pivote doucement pour l'attendre de l'autre côté des troncs mais il fait demi-tour et revient sur ces pas avant de se jeter contres un bouquet de baliveaux et engager un simulacre de combat. Il encorne les branches, saute en tous sens, revient à la charge tout en tournant autour des baliveaux et se place vite plein travers à environ 10 mètres. Tête basse, il semble défier son adversaire végétal alors que je cale ma visée sur le défaut de son épaule et décoche.

Ma flèche le frappe où je visais et il démarre en trombe pour sortir du bois et foncer dans la luzerne où je le perds de vue. Le bruit de sa course cesse vite. Vu mon atteinte, je ne suis pas inquiet sur la suite des évènements, il est certainement déjà mort.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Je pars chercher ma flèche mais impossible de la trouver que ce soit dans le bois ou plus loin dans la luzerne. Je contrôle donc la direction de fuite et trouve, peu après l'endroit du tir, une belle giclée de sang au sol.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Curieusement, je ne trouve pas d'autres traces de sang dans le bosquet et sors dans la luzerne sur la trajectoire de fuite observée. J'aperçois alors ma flèche posée au sol, seul le premier 1/4 porte du sang.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Je la remets au carquois avant de recommencer ma recherche. Je cherche le sang sans succès quand je remarque une draille dans la luzerne haute et me rapproche. Je trouve alors un peu de sang sur la végétation et commence à suivre cette piste plus en suivant la draille que le sang très peu abondant.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017
Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Je tombe vite sur mon chevreuil mort sur le flanc dans la luzerne, il a fait à peine 40 mètres. Le trou d'entré de ma flèche a ouvert une belle plaie au défaut de l'épaule. Je le prends en photo sans le toucher pour envoyer la photo à mes 2 compères.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

J'appose mon bracelet puis ramène mon chevreuil en bordure de la luzerne pour faire quelques photos souvenir. Ma flèche n'a en fait pas traversé et s'est arrêtée dans l'épaule opposée ce qui me surprend beaucoup et finit de me convaincre de la faible pénétration des lame mécaniques dont l'ouverture freine brutalement la progression dans l'animal.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Thierry m'appelle pour demander où je suis et venir me chercher mais je suis incapable de lui dire vraiment où je suis et lui donne rendez-vous au point de départ mais alors que je raccroche, je vois passer une voiture plus loin, au bord de la luzerne et comprends que je suis près de la route. Je ramène donc mon chevreuil au bord de la route où je reconnais le secteur où nous avons vu le brocard ce matin et informe Thierry de ma position. Il ne tardera pas à arriver et m'informe qu'il a vu un chevreuil au gagnage dans une luzerne en venant.

Nous chargeons mon chevreuil et repartons en sens inverse, le chevreuil broute toujours, c'est un jeune brocard. Nous décidons de faire demi-tour un peu plus loin pour tenter notre chance. Thierry repasse devant le brocard qui nous regarde passer sans se préoccuper de nous puis il se gare derrière un bois, au bord de la route, un peu plus de 150 mètres plus loin. Nous nous préparons rapidement puis partons en longeant la route, cachés par le bois jusqu'à un chemin de terre qui prend à gauche en suivant le bois. Quelques chênes en formation triangulaire font un petit écran de camouflage, au bord de la route de l'autre côté du chemin. Je me coule doucement jusqu'au pied de l'un d'eux, à environ 20 mètres de la route et laisse Thierry se poster derrière un autre arbre, au bord de la route avant de commencer à appeler en espérant que le brocard vienne vers moi et présente son plus beau profil à Thierry mais il relève juste la tête et se remet à brouter. Il est à environ 90 mètres. J'insiste un moment, aboie, change de tonalité à l'appeau... rien n'y fait et le brocard finit par se débiner pour rejoindre le bois à environ 200 mètres. Je pars au pas de course en espérant le recouper et finis tranquillement mon approche sur les 40 derniers mètres mais il a disparu. Je retourne vers Thierry et nous partons chercher Renaud avant de rentrer faire une belle photo souvenir de groupe puis de dépecer et découper le chevreuil.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Un très grand merci à toi Thierry pour cette invitation et mon premier chevreuil lotois.

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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