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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 21:58

Ce soir, je retourne chasser sur la zone de maïs de Labéjan. Je me gare près des maïs en haut de la cote. Je me prépare et contrôle le vent, il souffle en suivant la bordure du maïs de droite à gauche. Je rejoins donc la bordure haute du champ de maïs pour la longer à mauvais vent en direction du champ de luzerne. Arrivée au coin du maïs, je jette un coup d'œil sur la luzerne. Pas de chevreuil, le vent me porte la bonne odeur des balles de foin qui borde le champ de maïs. Je suis la bordure du maïs et rejoins le coin du bois pour descendre vers le bas de la parcelle de maïs en longeant doucement entre la culture et le bois. Le sol est craquant à cause des nombreux glands qui le jonchent. J'avance doucement pour essayer de rester silencieux. Pas de chevreuil en vue, je rejoins le bas du champ et commence à longer la haie qui sépare le maïs d'un champ de tournesol. J'avance doucement en surveillant les passages de canon. En arrivant au niveau d'une trouée dans la haie, je constate que la parcelle de tournesol a été moissonnée. J'arrive au pied du bosquet entouré par le maïs sans avoir vu de chevreuil. Les passages de canon sont propres, le girobroyeur a bien travaillé. Je rejoins la bande de maïs qui descend vers le fond de la combe et en suis la bordure. La pointe d'herbes hautes a été broyée ainsi que la bande d'herbes en bas du maïs, j'avance doucement en la suivant, un sanglier d'environ 50 kilos est passé dans une ornière boueuse laissée par le passage du tracteur. Les passages de canon très sales ont été nettoyés et en haut du second, j'aperçois un chevreuil au gagnage, je décide de tenter une approche et commence à remonter doucement en collant au maximum la bordure de gauche. Je m'arrête régulièrement quand le chevreuil arrête de manger mais arrive à progresser assez rapidement. Il semble qu'il s'agisse d'une chevrette, au bout d'un moment elle rentre sur la gauche du passage dans le maïs. J'en profite pour avancer plus vite, couvert par le bruit des feuilles de maïs agitées par le vent. En arrivant près de la zone où elle a disparue, je ralentis et avance tout doucement pour tenter de l'apercevoir dans les rangs qui sont maintenant perpendiculaires au passage de canon. Impossible de la voir, je ressors sur le haut du champ et le longe à bon vent pour essayer de la voir en bordure du champ mais arrivé au coin du maïs pas de chevreuil en vue.

Je pars à travers le champ de colza retourné pour rejoindre le chemin de terre qui rejoint la crête. En longeant le chemin de terre, je jette un coup d'œil à droite et à gauche sans voir de chevreuil. Le chemin bifurque à 90° au-dessus du bosquet au pied duquel j'ai fléché le brocard malade l'autre jour. Je jette un coup d'œil sur le semé de colza. Toujours rien, je décide de biaiser pour rejoindre le haut du bosquet au lieu de longer le bas comme d'habitude. Arrivé au coin du bosquet, je marque une pause pour observer mais rien en vue, je longe tranquillement le bosquet jusqu'à arriver au coin bas du petit bois. Je marque une pause pour observer les alentours et en me penchant, j'aperçois une chevrette et ses 2 chevrillards dans le semé de colza à 5 ou 6 mètres de fossé qui longe le fond de la combe, à environ 150 mètres. Le vent n'est pas bon, il souffle dans mon dos. J'ai pris mon Butollo ce soir pour l'essayer, je tente quelques appels, la chevrette regarde vers moi mais ne bouge pas, j'insiste mais toujours rien. L'approche risque d'être très difficile, impossible de longer le bosquet à découvert, ma seule chance est de rejoindre le fossé à découvert, de le traverser et de revenir vers les chevreuils en suivant derrière la bande de végétation claire-semée pour tenter de me rapprocher. J'attends un moment que la chevrette se remette à brouter puis encore un instant pour vérifier qu'elle m'a bien oublié puis je recule dans le champ caché derrière le bosquet pour rejoindre un léger creux du terrain puis je me baisse doucement et commence à avancer à 4 pattes dans le creux en surveillant par moment les chevreuils et relevant doucement la tête. Je traverse ainsi la bande de champ travaillé et arrive à la bande enherbée qui borde le fossé mais le relief du terrain ne me cache plus. Je progresse donc au plus près du sol, très lentement et stoppant à chaque fois que les chevreuils relèvent la tête. Je profite d'un moment d'inattention de la petite famille pour descende doucement dans le fossé de plus d'un mètre de profondeur, ils ne m'ont pas vu, j'escalade d'un bon le talus du fossé mais mon Butollo dans ma poche couine tout seul et puissamment avec la pression de mon pantalon. Arrivé derrière le bourrelet de ronces, j'observe les chevreuils qui n'ont pas réagi et broute toujours.

Je commence mon approche lente, voûté derrière le bourrelet de ronces et les touffes de végétation disparates. Petit à petit, en faisant des pauses à chaque fois que la chevrette relève la tête, j'arrive au niveau d'une zone de végétation derrière laquelle je peux me redresser pour observer les chevreuils.

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

Ils sont à 50 mètres environ mais la chevrette commence à biaiser vers la bordure du bosquet. les chevrillards suivent à 20 mètres en arrière environ, l'un semble 2 fois plus grand que l'autre. Je décide de retenter quelques appels au Buttolo. La chevrette s'arrête net et regarde vers moi, elle hésite un peu puis revient vers le fossé pour arriver juste au bord de ce dernier comme pour le traverser. J'arrête mes appels, le vent et toujours dans mon dos et suit le fossé mais la chevrette va me sentir si elle le traverse. Je reste immobile et observe en espérant la voir venir en longeant le fossé. Elle finit par se raviser et arrive en longeant le fossé tout en s'en éloignant de 3 mètres. Elle vient vers moi doucement en s'arrêtant par moment pour brouter. Je reste immobile, petit à petit, elle arrive, les chevrillards sont toujours en retrait mais s'avancent doucement. Elle n'est plus qu'à 15 mètres et recommence à biaiser pour se rapprocher du fossé. J'arme doucement mon arc, elle vient se planter de 3/4 face à moins de 10 mètres près du fossé. J'ai une fenêtre de tir au travers de la végétation sur son poitrail. J'aligne ma visée derrière son épaule et décoche. L'impact retentit mais je n'ai pas vu mon atteinte, elle fait volte-face et longe un peu le fossé puis le franchit d'un bon pour venir se planter plein travers à un peu plus de 20 mètres. Elle regarde autour d'elle, vacille et tombe sur le flanc. Les chevrillards ont fui vers le coin du bosquet et viennent de s'arrêter, leur arrière train ébouriffé. La chevrette s'immobilise rapidement après avoir battu un court instant des pattes. Ils finissent par passer derrière le bosquet et je les perds de vue. Je réencoche une flèche, franchis le fossé d'un bon et presse le pas pour rejoindre le coin du bosquet où je tente de les apercevoir mais ils doivent déjà être à couvert, impossible de les voir. Je longe doucement le bosquet mais toujours rien. Je retourne vers ma chevrette, de l'écume rouge clair sort de l'entrée de ma flèche,

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

j'examine la sortie juste aux dernières côtes du côté opposé, ma flèche a traversé les poumons et le foie. Je regarde ses tétines, elles sont sèches, je les presse mais rien, elle n'allaitait plus depuis un moment, les chevrillards n'étaient peut-être pas les siens. Le bas du corps encore roux contraste avec le gris du poil d'hivers qui recouvre déjà le reste de son corps.

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

Le bracelet apposé, je retraverse le fossé avec ma chevrette puis cherche un moment ma flèche mais impossible de la retrouver. J'attache donc les 4 pattes ensemble et la charge sur mon épaule pour remonter vers le chemin de crête où je la dépose derrière une haie pour venir la chercher en voiture.

Alors que le chemin redescend, j'aperçois un chevreuil près de l'angle du bois qui longe la crête puis descends vers le fond de la combe. Je descends jusqu'à le perdre de vue derrière le relief du champ puis quitte le chemin pour rejoindre l'angle de la bande de maïs, je suis ensuite doucement la bordure de la culture derrière le second rang en profitant du vent qui agite le maïs mais alors que je devrais revoir le chevreuil, je me rends compte qu'il a disparu. Je laisse donc tomber et remonte vers le bosquet en suivant le maïs puis longe entre le bosquet et les céréales pour rejoindre le haut du champ et le longer à mauvais vent pour refaire la boucle du début de soirée. En redescendant le long du maïs en suivant la bordure de la luzerne, j'aperçois un très gros lièvre qui broute en contrebas contre le bois. Il finit par me voir alors que je continue à avancer et rentre au bois. Arrivé au coin du bois qui remonte contre la maïs, je continue à longer le maïs en essayant d'éviter les glands au sol. Arrivé en bas du champ, je le longe maintenant en suivant la haie et en surveillant les passages de maïs, au troisième passage, j'aperçois une chevrette tournée vers la gauche, à un peu plus de 20 mètres sur la gauche du passage, elle mange au sol.

Je me cale derrière l'angle droit du passage et tente des appels au Butollo mais elle redresse la tête et regarde vers moi sans vouloir venir. J'insiste un peu mais impossible de la faire venir. Je remets donc l'appeau à la poche. Et attends un bon moment qu'elle m'oublie et rebaisse la tête. La luminosité commence à baisser. Le temps passe puis la chevrette se remet à manger. J'attends un court instant pour être sûr qu'il ne s'agit pas d'une feinte puis tente d'avancer un peu pour me positionner en condition de tir. J'arrive à gagner 3 rangs de maïs et me cale contre la bordure dans le creux laissé par le manque de quelques pieds de maïs mais la chevrette redresse la tête au même moment. Elle a dû détecter le mouvement et regarde fixement vers moi. Je reste immobile et attends qu'elle se remette à manger mais elle finit par se tourner de cul pour remonter de 2 mètres, d'un pas saccadé, en suivant la gauche du passage. J'en profite pour armer mon arc et aligner ma visée. La chevrette bifurque et se tourne plein travers pour s'arrêter à environ 20 mètres au milieu du passage de canon. Ma visée calée, je décoche. Au même moment la chevrette fait volte-face pour repartir vers la gauche dans le maïs. Ma flèche la heurte avec un bruit de fracture dans l'arrière train alors qu'elle vient de se retourner. Elle s'effondre au sol puis se traîne dans le maïs avec ma flèche encore en travers de ses cuissots. Je me précipite mais l'aperçois dans le maïs, elle n'a fait que 5 mètres et finit de mourir. Je laisse donc faire et constate que le sang est abondant dès l'impact

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

et très abondant à l'entrée dans le maïs.

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

Rapidement la chevrette s'immobilise. Je m'avance donc pour aller la chercher, ma flèche, que je retrouve cassée en 2 morceaux sur la trajectoire de fuite, a cassé le fémur à l'entrée et sectionné les artère fémorales provoquant une hémorragie massive et une mort très rapide.

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

J'ai eu pas mal de chance malgré ma très mauvaise flèche. Le bracelet apposé, je la charge sur mon dos pour remonter à ma voiture alors que la nuit tombe. Une fois à ma voiture, je pars chercher ma première chevrette avant de rentrer chez moi.

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

Alex

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 01:17

Ce soir, le temps pluvieux et très venté est idéal pour l'approche, je décide de partir donc chasser dans les maïs. Arrivé près des maïs, je me gare, alors que sur la route les averses se succédaient avec plus ou moins d'intensité, la pluie semble vouloir se calmer. Il est 18h30, encore un peu tôt pour voir du sanglier, je décide donc de faire un tour sur le territoire pour voir les indices de présence. Je pars en longeant une bande enherbée entre 2 parcelles de maïs en direction d'une mare bien fournie en ragondin. En arrivant sur le petit plan d'eau qui est désert ce soir, je constate qu'un sanglier s'est souillé de frai, certainement de cette nuit vu que l'eau est encore un peu trouble, dans le fossé d'évacuation du trop-plein de la mare.

Un magnifique doublé à l'approche, 13 août 2014

Je quitte le secteur en longeant la bande enherbé qui borde les maïs en direction de la route, le vent souffle de ma gauche assez fort. Je traverse la route et me dirige vers une autre parcelle de maïs en longeant la gauche d'un petit ru. Au coin du maïs, j'aperçois une tache sombre à 40 mètres environ et constate qu'il s'agit d'un ragondin. Sa tête relevée me fait penser qu'il m'a repéré.

Un magnifique doublé à l'approche, 13 août 2014

Je suis à découvert mais décide de rester parfaitement immobile un moment en espérant qu'il reprenne son repas. Au bout d'un moment, il rebaisse la tête et se remet à manger. Je biaise doucement pour rejoindre l'angle du maïs en m'éloignant du ru. Mais alors que je tente de me rapprocher, il regagne tranquillement les ronces qui couvrent le talus du ru. Je continue à m'avancer doucement et aperçois un second ragondin à environ 8 mètres dans un léger creux du terrain au ras des ronces. J'arme doucement et décoche. Ma flèche semble bonne, le ragondin sursaute et plonge dans les ronces. Je me rapproche rapidement mais ne trouve pas mon ragondin, j'entends par contres des ragondins qui fuient, sous les ronces qui couvrent le ru, en galopant dans l'eau, un autre ragondin fait craquer les ronces de la berge opposée, s'arrête et alors que je le cherche du regard dans les ronces, il saute dans le ru où je l'entends mais ne peux pas le voir.

Je tente un moment d'apercevoir mon ragondin que je pense avoir touché en écartant les ronces mais je ne vois rien. Je tente donc de retrouver ma flèche partie se fichée dans la berge opposée au milieu des ronces. Je fouille un bon moment les ronces en équilibre, jambes écartées au-dessus du ru et finis par la retrouver. Pas de sang sur l’empennage, j'ai peut-être maqué finalement. Je repars en longeant les maïs sur ma gauche. Quelques pieds de sangliers frais ont marqué le sol, un peu plus loin, j'aperçois une avancée complètement ravagée par les sangliers dans le maïs qui semble assez fraîche aussi.

Un magnifique doublé à l'approche, 13 août 2014

Je décide de presser le pas pour m'éloigner rapidement car le vent n'est pas bon, il souffle vers cette parcelle de maïs et risque de me faire repérer si les animaux sont dans le secteur.

J'avance rapidement vers le ruisseau un peu plus loin et constate que de nombreux pieds de sangliers un peu moins frais marquent le sol, je reviendrai plus tard dans le secteur. Je passe le ruisseau puis contourne une autre parcelle de maïs pour la longer en suivant les bois, cette fois avec le vent de face. J'avance ainsi un bon moment et rejoins un chemin de terre qui sépare cette parcelle de la suivante. Je le traverse et commence à longer la parcelle suivant qui touche presque le bois. J'avance doucement quand, 30 mètres plus loin environ, j'aperçois un gros brocard entrain de brouter quelques feuilles hautes sur le talus du bois. Il est de 3/4 arrière à moins de 20 mètres mais plusieurs branches basses m’empêchent de tirer. Je tente de m'avancer doucement mais il tourne brusquement la tête vers moi. Je me fige et attends, il finit par se tranquilliser et se met à gratter le sol de sa patte avant en frottant ses bois dans la végétation basse. Je tente de me rapprocher un peu encore mais il relève la tête et regarde à nouveau vers moi un instant puis se remet en marche. Il longe le bois de cul et je tente de le suivre mais il bifurque un peu plus loin pour se présenter plein travers à 22 mètres, tête à gauche vers le bois, gratte à nouveau le sol puis rentre à couvert en remontant dans le bois.

Je sors vite mon Butollo et tente quelques appels puis attends un peu mais rien ne vient. Je décide de me rapprocher doucement, je rejoins tranquillement l'endroit où il est rentré au bois et constate qu'une grosse coulée très marquée et bien dégagée remonte dans le bois. Je tente de la suivre très lentement en cherchant le brocard du regard dans le sous-bois mais rien en vue. Un peu plus haut, je biaise à droite et ressors sur une bande de friche qui avance dans le bois et longe le maïs. Je m'avance doucement dans les herbes hautes quand j'aperçois un beau brocard de cul, entrain de frotter ses bois contre un buisson à environ 100 mètres, au bord de la friche, en contrebas, contre le maïs. Je recule et repasse derrière le relief du terrain qui me cache du brocard. Je descends au pas de course et rejoins la bordure du maïs. Le vent souffle toujours aussi fort et face à moi. J'en profite pour avancer rapidement vers le brocard en longeant derrière le premier rang de maïs. Le brocard quitte le buisson et avance doucement dans les herbes hautes en parallèle du maïs puis commence à remonter dans la friche alors que je tente de le rattraper. Il est à moins de 40 mètres. Je le quitte un instant des yeux mais au moment où je tente de l'apercevoir à nouveau, il a disparu.

Je sors du maïs et commence à longer doucement le talus de la friche. Je suppose qu'il s'est couché, j'arrive doucement au niveau du buisson auquel il frottait ses bois tout à l'heure et aperçois sa tête à environ 10 mètres au milieu des hautes herbes. Je pensais bien, il est couché dans une légère dépression du terrain. Je finis par distinguer son corps, il est de 3/4 arrière. J'arme, prends la visée derrière l'épaule et décoche. Un impact retentit, le brocard se lève d'un bon ses pattes se raidissent, il titube et s'écroule. Je m'avance rapidement pour tenter de comprendre et pour voir si je dois l'achever mais quand j'arrive, il est mort. Une entaille de 30 centimètres est ouverte sur son dos parallèlement à la colonne vertébrale.

Un magnifique doublé à l'approche, 13 août 2014

Je constate que ma flèche lui a traversé le cou et coupé une vertèbre, je comprends alors que mon tir en contre-plongée, un peu trop haut, a provoqué un ricochet de ma flèche sur son dos et cette dernière a fini dans son cou. Une grosse tache de sang marque l'endroit du tir

Un magnifique doublé à l'approche, 13 août 2014

et je retrouve ma flèche dans la trajectoire du tir, maculée de sang dans les herbes sèche, plantée au sol.

J’appose le bracelet à mon chevreuil et le serre en bordure du maïs pour une petite séance photo.

Un magnifique doublé à l'approche, 13 août 2014

Je lui attache ensuite les 4 pattes, passe sa tête entre ses pattes avant et le charge sur mon épaule pour le ramener au bord du chemin de terre qui accède au maïs et par lequel je pourrai venir le chercher en voiture. Je laisse donc mon brocard et pars en longeant le ruisseau côté droit pour revenir vers la zone où les sangliers semblaient se trouver. La luminosité commence à baisser un peu et le vent s'est posé. J'avance en surveillant les passages de canon mais rien en vue. Je traverse le ruisseau, passe un fossé et longe une parcelle de maïs plus petite, arrivé au coin de cette dernière, je bifurque pour remonter vers la route en longeant le ru côté gauche.

J'avance doucement quand un chevreuil démarre au galop sur ma gauche en faisant claquer les pieds de maïs. Je me fige et tente de l'apercevoir mais le bruit s'estompe, je fais 1 ou 2 pas de plus et entends un autre chevreuil qui démarre de l'autre côté du ru sur ma droite. Il file en longeant le cours d'eau puis se ravise et le traverse pour venir se planter à 12 mètres plein travers, sa tête dans le maïs. C’est un brocard. Il me nargue ainsi un court instant, comme s'il savait que je venais de fermer mon dernier bracelet de tir d'été puis rentre tranquillement dans la culture. Je tente de l'appeler au Butollo pour le fun mais il ne reviendra pas. Je continue donc à longer le ru puis le traverse un peu plus loin pour longer la parcelle prometteuse. Rien en vue pour le moment et ma concentration baisse un peu quand, tout à coup, alors que je viens de me rendre compte que je suis en train de passer un passage de canon que je n'avais pas vu, une impression bizarre me fait stopper net en plein découvert au milieu du départ du passage. Je tourne doucement ma tête vers la droite et aperçois 3 sangliers à 10 ou 12 mètres arrêtés dans le passage de canon. Une laie de 50 kilos, plein travers qui regarde à droite et 2 bêtes rousses de 30 kg, tournées dans l'autre sens, en train de manger un épi de maïs dont elles ont couché le pied sur le passage. Ils ne m'ont pas repéré, je tente d'armer doucement mon arc mais c'est alors que la laie tourne la tête vers moi et en m'apercevant elle fait volte-face pour rentrer dans le maïs sur la gauche en grognant, provoquant la fuite des bêtes rousses qui elles rentrent sur la droite.

Je rigole intérieurement de ma bêtise mais aussi de celle des sangliers qui viennent de commettre une grave erreur car ils vont certainement chercher maintenant à se regrouper et devront d'un côté ou de l'autre retraverser le passage de canon à découvert. Je reste un instant immobile puis m'avance tout doucement de 10 mètres dans le passage de canon et me poste côté gauche contre la culture. Rapidement, j'entends sur la gauche, à environ 10 mètres devant moi, la laie qui grogne pour appeler les jeunes. Je m'avance à nouveau de quelques mètres et me reposte. Très rapidement, le maïs se met à craquer sur ma droite. Je me prépare. Une bête rousse sort à 10 mètres devant moi mais se positionne dans un 3/4 arrière très fermé contre la culture. J'arme mon arc pour attendre une position plus confortable pour la tirer mais elle démarre et rentre sur ma gauche dans le maïs. Sort alors un gros mâle qui traverse tranquillement le passage à environ 15 mètres devant moi, je le suis dans mon viseur et décoche alors qu'il stoppe plein travers, rentrant juste son groin dans le maïs. Il démarre à l'arrivée de ma flèche qui le traverse mais elle me semble un peu en arrière, j'ai bien vu disparaître puis réapparaître mon encoche lumineuse rouge. Ma flèche l'a complètement traversé. Le sanglier fonce dans le maïs dans un grand fracas qui s'arrête très vite puis je l'entends se débattre au sol. Il n'a pas fait 30 mètres. Je m'avance rapidement car la luminosité baisse et fait démarrer un sanglier qui s'apprêtait à sortir sur ma droite, il fait demi-tour en cassant des pieds de maïs sur environ 10 mètres puis s'immobilise.

J'aurais pu attendre pour tenter de flécher d'autres sangliers mais, j'ai déjà 2 animaux et je préfère retrouver mon sanglier avant qu'il fasse nuit. Il a arrêté de se débattre et souffle encore par moment. Impossible de trouver du sang à l'impact et la luminosité baisse vite. Je décide de tenter de le retrouver au bruit, j’attends un court instant et l'entends donner un dernier coup de patte dans le maïs, je pose mon arc et pars droit vers le bruit à la lumière de mon portable et le retrouve à à peine 20 mètres de l'endroit du tir. Du sang mousseux sort du trou d'entrée de ma flèche qui est en fait très bien placée puisque elle a traversé les 2 poumons. 

Un magnifique doublé à l'approche, 13 août 2014

Je l'attrape par une patte arrière et le traîne vers le ru dans le sens des rangs de maïs, le pose au bord de la culture puis pars chercher mon arc et ma flèche mais malgré mon encoche lumineuse, impossible de la retrouver. Je longe le passage de canon et fait à nouveau démarrer des sangliers sur ma droite. Je finis par renoncer et pars chercher ma voiture alors que la nuit s’installe.

Je commence par charger le brocard puis pars me garer près du maïs où se trouve mon sanglier et pars avec la longe d'Hémo pour chercher mon ragot.  En partant vers le maïs, je dérange un chevreuil qui s'éloigne en bondissant dans la nuit. En passant le premier passage de canon du champ, j'aperçois, en ombre chinoise, une chevrette de cul qui regarde vers moi au milieu du passage. Je rejoins mon sanglier et l'attache par le groin pour le tirer jusqu'à ma voiture qui est à environ 400 mètres. En repassant devant le passage de canon, je constate que la chevrette n'a pas bougé mais cette fois elle s'enfuit. Mon sanglier chargé, je rentre, j'ai encore du boulot pour conditionner la viande de mes 2 prises.

Un magnifique doublé à l'approche, 13 août 2014

Alex

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 23:15

Ce soir, je suis bien décidé à fermer un de mes bracelets chevreuil, cela fait un moment que je n'ai pas trop le temps de chasser et de plus mon arc sort d'une bonne révision, mon ami Arnaud d'HAVA ARCHERIE, a remis tout ça en ordre hier soir et j'ai repris tous mes réglages. Tant que les maïs n'ont pas été moissonnés, je concentre ma chasse sur un secteur autour d'un grand lac, de plus, cette année j'ai pu constater que de nombreux chevreuils étaient malades et en éliminer quelques-uns ne sera pas un mal.

Je me gare sous la digue du lac, me prépare puis pars en chasse en longeant la droite du lac. Ce soir, les chevreuils ne sont pas de sortie. Je longe ensuite le ruisseau d'alimentation, passe le passage busé et rattrape l'angle d'un autre maïs qui borde un grand bois. J'avance doucement sur la bande enherbée qui longe le bois et surveille les passages de canon mais toujours pas de chevreuil. En arrivant au bout du champ, je me fais surprendre par une belle chevrette qui surgit de la bordure du maïs et remonte au travers du champ travaillé pour passer la crête de la colline en traversant le chemin de terre de crête. J'ai remarqué que très souvent les chevreuils passent à cet endroit.

Je laisse tomber cette chevrette car j'ai peu de chance de l'intercepter. Je biaise au travers du champ travaillé pour rattraper la bordure d'un autre maïs un peu plus haut qui couvre le penchant suivant de la colline sure ma droite. Arrivé au bord de la culture je la longe et rattrape le chemin de terre qui la longe un moment. Je jette un coup d’œil sur ma gauche dans la luzerne mais pas de chevreuil ce soir. Un peu plus loin, je quitte le chemin pour suivre le maïs qui bifurque à 90° pour rejoindre un petit bosquet. Les sangliers ont déjà fait pas mal de dégâts sur le champ. Je jette un coup d’œil dans les 2 passages de canon qui descendent vers le fond de la combe sans voir de chevreuil.

Arrivé au coin du bois, je redescends en suivant une bande de terre qui sépare le maïs du bosquet quand j'aperçois au milieu du champ, 2 chevreuils au gagnage dans une trouée faite par les sangliers. Je les observe un petit moment et constate qu'ils se dirigent vers le chemin de crête. Je fais demi-tour et rattrape le premier passage de canon qui descend vers cette trouée. J'avance rapidement en serrant la bordure du maïs pour ne pas être repéré mais quand j'arrive à la trouée, je ne vois plus les chevreuils. J'avance doucement au milieu du maïs en direction du chemin de crête quand les piaulements d'un chevreuil se font entendre. Je me fige et tente de l'apercevoir au milieu des pieds de maïs assez épars et bas dans le secteur. Tout à coup, un chevreuil surgit à 30 mètres devant moi et s'enfile dans un sillon pour disparaître à environ 30 mètres. Il ne semble pas m'avoir repéré.

J'avance doucement en suivant le même sillon quand j'aperçois un chevrillard qui revient vers le sillon par la droite. Il est plein travers à environ 20 mètres. Je tente de me rapprocher un peu. Il broute tranquillement et s'avançant. Arrivé à 15 mètres environ et ne pensant pas pouvoir m'avancer plus, je me plaque contre le maïs et arme mon arc mais au moment où je me penche doucement pour prendre la visée, le chevrillard me voit. Je reste immobile et curieux il commence à venir droit sur moi. Je le laisse faire, il avance doucement et je le suis dans mon viseur. A environ 8 mètres, il se fige de face. Mon viseur se pose à la base de son cou et je décoche. Il démarre au même moment et je vois ma flèche rentrer au milieu de son flanc pour ressortir par l'arrière train. Le chevrillard se jette dans le maïs et disparaît en un éclair mais à l'impact j'ai le temps de voir jaillir un jet de près d'un mètre de sang. Je comprends vite que malgré mon atteinte qui n'est pas très bonne, je vais retrouver rapidement mon animal.

Je ne tarde pas à attaquer ma recherche. Je retrouve rapidement ma flèche et de grosse quantité de sang au sol. La piste est très facile à suivre, le sang a repeint les pieds de maïs et dessine de grosses taches au sol. Je retrouve mon chevrillard à environ 60 mètres du tir. Il est mort, ma flèche est rentrée au milieu du flanc et est ressortie par l'anus. J'appose le bracelet, lui attache les pattes et le charge sur mon épaule. Une forte odeur de sanglier se dégage du secteur, ils ne doivent pas être loin. Je ressors du maïs et rattrape le chemin de crête.

Je m'apprête à redescendre à travers le champ travaillé quand j'aperçois un chevreuil qui monte par le même endroit que la chevrette tout à l'heure. Le champ dessine une sorte de goulotte à cet endroit. Je fais vite demi-tour et longe le chemin de crête par la droite pour profiter du relief qui me cache. Je longe un moment une grosse haie sur ma droite, je pose mon chevrillard au bout de cette dernière, au pied d'un gros chêne puis bascule sur l'autre versant de la colline pour avancer à couvert rapidement par la luzerne. Arrivé en face de l'endroit où je pense le voir sortir, je m'avance doucement à sa rencontre quand je l'aperçois plus sur ma droite, il va remonter 30 mètres plus loin. Je repasse à couvert derrière la crête et avance rapidement pour revenir doucement à sa rencontre mais je ne le vois pas. Tout à coup, des piaulements retentissent dans mon dos. Je suis à découvert au milieu de la luzerne. Je me retourne tout doucement et aperçois un chevrillard qui traverse le chemin de terre à environ 40 mètres. Je reste figé, le chevrillard s'arrête. Il m'a me vu et je pense la chasse terminée mais à ma grande surprise, il vient droit sur moi en piaulant. J'arme doucement mon arc et le laisse venir, il se plante de face à 10 mètres, je vise la base de cou et décoche. Il me semble voir rentrer ma flèche à l'endroit visé. Quelques plis de tripes sont entraînés par la flèche à la sortie. Le chevrillard démarre, traverse le chemin de terre et redescend vers le maïs d'abord rapidement puis de plus en plus péniblement et finit par se coucher au milieu du champ travaillé. Je m'avance doucement vers le chemin de terre quand j'aperçois un brocard qui montait droit sur moi, c'est lui que je voyais tout à l'heure, le chevrillard a donné le change. Il redescend pour rejoindre le chevrillard couché, s'arrête à ses côtés et commence à le lécher. C'est la première fois que j'observe ce comportement. Je m'agenouille et prends mon Butollo pour voir si le brocard réagirait à des appels. Dès les premiers appels il regarde vers moi puis commence à biaiser pour rejoindre le chemin à environ 100 mètres sur ma droite. Je poursuis mes appels discrets et espacés pour aiguiser sa curiosité mais le ronronnement d'un tracteur se fait entendre, l'agriculteur arrive par le chemin de terre et fait fuir le brocard qui passe près du chevrillard et le relève.

Le tracteur qui s'arrête juste devant moi m'empêche de voir où part le chevrillard. L'agriculteur me salue et nous discutons un peu, je lui explique la situation alors que la nuit commencer à tomber et il reprend sa route. Je pars chercher ma flèche que je retrouve à 90° de mon tir à environ 50 mètres, posée dans la luzerne. Je récupère mon chevrillard un peu plus loin alors que l'agriculteur qui a fait demi-tour un peu plus loin et revient vers la ferme. Je tente ensuite de trouver du sang sans succès, je descends donc un peu dans le champ en zigzagant pour couper la trajectoire de fuite mais toujours pas de sang, impossible de trouver l'endroit où s'est couché le chevrillard, je pars donc pour tenter de trouver une entrée dans le maïs mais toujours rien. La nuit s'installe et je dois continuer à la frontale. Ne trouvant rien, je décide de longer les 3 premiers sillons du champ de maïs avant d'appeler le conducteur de chien de sang.

Au troisième sillon, je retrouve le chevrillard, je l'aperçois couché à mes pieds au milieu d'une zone très herbeuse. Je lui décoche une flèche au jugé et le touche plein poitrail mais à ma grande surprise, il ne réagit pas. Je le saisis par le cou et le soulève, il se met alors à saigner abondamment, se débat un instant puis s'immobilise. Ma première flèche est en fait rentrée juste derrière l'épaule et est ressortie au milieu du ventre. Je constaterai au dépeçage qu'un poumon et le foie étaient touchés. La résistance de ce petit chevrillard mâle est assez surprenante.

Je lui appose le bracelet puis je rentre avec mes 2 chevrillards à la voiture alors qu'il fait nuit noire.

Mon premier doublé de chevreuil à l'arc, 11 octobre 2012

Alex

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 04:20

Ce soir, en sortant du boulot, je pars chasser le chevreuil sur Labéjan. Arrivé vers 18h30, je me gare sous la digue du lac et me prépare avant de partir en chasse. J'attaque en longeant le maïs sur la droite du plan d'eau. Le soleil descendant face à moi est éblouissant et il me semble apercevoir furtivement un animal qui rentre dans les céréales à 30 mètres devant moi. Je me rapproche doucement de l'endroit où je l'ai vu rentrer mais je ne vois rien. Je reprends ma progression tranquille sur la bande enherbée quand un renard surgit du maïs à 40 mètres devant moi. Il s'avance un peu vers le lac, sa silhouette est très élancée et son pelage semble mité, il doit certainement avoir la gale. Il s'assoie sur la gauche de la bande enherbée en me tournant le dos et commence à se gratter énergiquement la base du coup. Je me décale rapidement vers le maïs et me cale dans le premier sillon puis commence à faire quelques cris de souris. Le renard toujours assis arrête de se gratter et regarde vers moi puis il se lève et commence à venir au petit trot quand le vent tourne et se met à souffler dans mon dos. Il stoppe net, à 30 mètres, face à moi, et rentre rapidement dans la maïs. Je tente encore de l'appeler mais c'est peine perdue.

Je ressors du maïs et m'avance jusqu'au coin du champ. Un animal est assis presque au bout de la largeur du champ, à environ 100 mètres et je pense tout d'abord au renard mais il démarre avec une démarche qui même à cette distance ne peut pas tromper, c'est en fait un gros lièvre qui disparaît dans le chaume de tournesol semence. Je me cale derrière des gros peupliers au bord du lac et tente à nouveau des cris de souris mais rien ne vient. Je poursuis ma route vers la passage busé qui traverse le ruisseau un peu au-dessus du lac. Le trou d'eau sous le passage est boueux, un ragondin a certainement dû passer il n'y a pas très longtemps. Je longe le ruisseau, côté gauche en direction du second champ de maïs. La végétation a déjà bien séché malgré la pluie de ce weekend et elle craque sous mes pas malgré mes précautions.

En arrivant au coin du maïs, je ne suis pas assez prudent et m'avance trop rapidement sur la bande enherbée. Je stoppe net en apercevant un bocard couché à 50 mètres environ en plein découvert au bord du fossé qui longe le bois. Il regarde vers moi avec insistance, je n'ai même pas abaissé ma cagoule et il m'a repéré. Je m'attends à le voir partir rapidement. Je reste immobile et baise la tête puis abaisse doucement ma cagoule quand le brocard repose la tête au sol. Incroyable, il ne semble pas inquiet. Je fais lentement un grand pas vers le maïs mais il redresse la tête au beau milieu de mon mouvement et je me fige, les jambes très écartées en équilibre précaire. Le brocard regarde vers moi un moment et je suis obligé de ramener très lentement ma jambe pour garder mon équilibre. Une fois mes pieds réunis, je m'immobilise mais le brocard, qui a vu quelque chose sans savoir quoi, se redresse et se plante plein travers pour m'observer un instant. Je reste immobile et il décide de s'avancer vers moi pour m'observer de plus près puis il stoppe net et se gratte énergiquement le flanc avec ses bois en tournant la tête vers son arrière train. J'en profite pour me coller au maïs. Il se remet en marche et avance lentement en se collant contre la bordure des céréales puis s'arrête à nouveau pour se gratter avec sa patte arrière et tourne à nouveau la tête. J'en profite pour me poster derrière le premier rang de maïs dans une zone clairsemée. Le passage de canon tout proche me permet de l'observer en faisant une trouée dans les céréales. Il arrive tranquillement mais sûrement en s'arrêtant plusieurs fois pour observer. Il semble vouloir prendre la passage de canon à une dizaine de mètres sur ma gauche mais se ravise et revient vers la bordure du bois. Je profite de son passage derrière une partie serrée du rang de maïs pour armer mon arc, il est à 12 mètres environ. Je le suis dans mon viseur au travers des pieds de maïs. Il s'arrête encore juste avant de se dégager puis s'avance à découvert à 7 mètres environ de 3/4 face. Je cale ma visée sur son épaule et décoche. Ma flèche est un peu haute sur l'épaule, l'impact est cassant et le chevreuil s'écroule sur place. Il saigne abondement et se met à gueuler. Je pose mon arc et me précipite. Je dégage ma flèche restée en travers pour ne pas me blesser et immobilise le brocard pour l'achever rapidement. La flèche est ressortie au niveau du foie.

Il est tout juste 19 heures, je décide de ramener ma prise à la voiture et de me remettre en chasse. Une fois le brocard dans le coffre de ma voiture, je repars vers le maïs. Je longe le fossé qui borde le bois, les sangliers se sont souillés à plusieurs endroits. J'avance doucement et remonte dans chaque passage de canon pour tenter d'apercevoir un chevreuil mais malgré de nombreuses traces, je ne vois pas le moindre animal. Je me dirige vers le dernier passage de canon quand je me fige au milieu de la bande enherbée. 25 mètres devant moi, un chevrillard m'observe en plein milieu de la bande enherbée et une chevrette est plein travers, à moitié sortie du maïs. Le chevreillard est inquiet et curieux à la fois. Il hésite, se rapproche d'un pas, regarde sa mère, pars vers le talus au-dessus du fossé, refait un pas vers moi et regarde à nouveau sa mère qui ne semble pas très inquiète, elle regarde vers moi sans sembler me voir et reste immobile puis se met à regarder devant elle. Il me semble entendre du bruit dans le maïs. Le petit chevrillard devient tout à coup très inquiet et remonte le talus en 2 bons pour s'avancer dans le champ travaillé et m'observer à bonne distance. Sa mère semble indécise et regarde derrière elle. Un autre chevrillard doit encore se trouver dans le maïs. Je me colle contre les céréales et profite d'une courbe du champ pour approcher sans être vu par la chevrette mais également sans la voir. Je gagne facilement et rapidement plus de 10 mètres et me penche pour apercevoir les chevreuils. Le chevrette se débine devant moi à 30 mètres et remonte le talus pour se planter plein travers derrière un gros peuplier. Un chevrillard surgit du maïs à environ 15 mètres. J'arme rapidement mon arc et prends la visée. Il avance au pas de 3/4 arrière puis stoppe. Mon viseur se cale et je vais décocher mais le chevrillard donne un coup de rein pour partir et je donne un coup de bras de côté pour tenter de ne pas le blesser. Ma flèche passe heureusement derrière lui et disparaît sous les herbes. Les chevreuils s'éloignent et m'observent au loin alors que je cherche ma flèche qui est introuvable. Un chevrillard rentre au bois alors que l'autre et sa mère, passent la crête du champ et disparaissent.

Ma flèche reste introuvable, le chevrillard séparé de sa mère va certainement chercher à la rejoindre. Je remonte en crête du champ travaillé pour tenter d'apercevoir la chevrette et me poste un instant au coin d'un petit bosquet mais rien ne bouge. Je longe le chemin de terre qui suit la crête puis reviens vers l'angle du bois mais toujours rien. Je décide de jeter un coup d’œil dans la luzerne qui couvre l'autre penchant de la colline et descends vers un petit bosquet fourré où se trouvent souvent les sangliers. Quelque chose bouge au coin du bosquet, c'est justement un sanglier qui fouille le sol, un second suidé sort du bois et le rejoint puis ils commencent à remonter en longeant la bordure du bosquet. Je contrôle le vent, il n'est pas bon et je dois faire un grand détour pour ne pas les affoler. Je fais demi-tour et m'avance par le chemin de terre pour me positionner à bon vent puis observe les sangliers. Ce sont 2 bêtes rousses. Ils retournent dans le bois. Je traverse la luzerne en crête et rejoints l'angle haut du bosquet puis descends tout doucement vers l'endroit où sont rentrés les sangliers. Arrivé au coin bas du bosquet, je recontrôle le vent qui souffle maintenant en suivant la combe parallèlement au fond du bosquet. Je m'éloigne un peu de la bordure et longe doucement le fond du petit bois. J'entends par moment les sangliers qui se déplacent en fouillant le sol. La nuit tombe doucement.

Tout à coup, j'ai une impression bizarre, je tourne la tête à droite et aperçois un blaireau qui descend en longeant une bande étroite du grand bois au s'avance vers le bosquet. Je me fige et m'agenouille, il ne m'a pas vu. Je l'observe un instant quand un second blaireau bien plus gros sort de bois et rejoint le premier pour se mettre à jouer avec lui. Je tente des cris de souris mais ils ne prêtent pas attention à moi. Je me redresse doucement et poursuis un peu mon chemin pour me soustraire à leur vue en dépassant l'alignement de la bordure du bois puis je remonte vers eux en traversant doucement la luzerne. Arrivé au coin du bois, j'accroche mon décocheur et me penche doucement pour apercevoir les blaireaux. Ils sont toujours là. Le plus gros s'avance plein travers à 10 mètres environ dans la luzerne et s'arrête régulièrement mais je ne sens pas son tir. Le second descend quant à lui droit sur moi puis s'arrête à 7 mètres environ et s'assoie pour se gratter les puces. J'arme mon arc et vise son épaule. Je décoche, l'impact est violent et très bruyant. Ma flèche est déviée en traversant l'animal et pars mourir dans la luzerne. Les blaireaux démarrent et retourne vers le bois mais mon blaireau de fera que 3 mètres. Il s'arrête et commence à râler, le sang qui remplit ses poumons émet un sang bulleux et rapidement c'est le retour du calme. Je pars chercher ma flèche et aperçois mon blaireau posé sur une grosse branche. Il est mort. Ma flèche récupérée, je ramasse mon blaireau et rentre vers la voiture alors que la nuit se fait de plus en plus noire. Ma flèche rentre sous la patte avant et ressort en bas du dos.

Une soirée d'exception, 20 septembre 2011

Alex

 

Trophée :

Une soirée d'exception, 20 septembre 2011

Atteinte :

Une soirée d'exception, 20 septembre 2011

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 15:15

Ce matin, j'étais invité à une battue qui s'est annulée hier soir, du coup, je pars chasser le chevreuil sur Lasseran, sur une partie d'un territoire privé morcelé qui s'étale aussi sur Pavie, où j'ai un bracelet. Je me gare près d'un petit bosquet et descends en sous-bois pour me poster une première fois et appeler au Butollo. Il a gelé ce matin et une légère brume flotte dans l'air. Mes appels ne donnent rien. Je quitte mon poste et continue pour aller me reposter plus loin. Je dérange un lapin au gagnage sur une bande d'herbe qui borde le bois, il détale et rentre au bois un peu plus loin.

Je continue un peu puis me poste à nouveau, pas plus de succès avec mon appeau. Un peu plus loin une langue de pré remonte entre 2 bosquets. Je me poste derrière un buisson et appelle à nouveau un moment mais toujours rien ! Je trouve que depuis quelques jours le Butollo marche moins, même sur des territoires où je ne l'ai jamais essayé. Il semble que les chevrettes accompagnées d'un brocard ne répondent pas.

Je continue et passe l'angle du bois et traverse le pré pour avancer en longeant une haie. En crête, un chevreuil est au gagnage dans la brume. Je décide de m'approcher un peu jusqu’à 100 mètres environ où je peux me cacher derrière un buisson qui dépasse de la haie, quand sur ma gauche, à 50 mètres environ, j'aperçois 2 brocards en velours qui regardent vers moi. Ils ne m’ont pas identifié et je me voûte pour arriver jusqu'au buisson en faisant de petits appels timides avec mon Butollo. Ils ne bronchent pas. Je me poste et commence mes appels mais ni l'un ni les autres ne semblent vouloir venir. Le chevreuil de la crête rentre au bois et je perds les autres de vue.

Je reprends ma progression en longeant lentement la haie quand les 2 brocards la traversent pour rentrer au bois 80 mètres plus haut en longeant la crête. Ça s'annonce mal pour ce matin. Je biaise et rattrape l'angle du bois puis le longe un moment avant de rentrer par un chemin forestier au cœur de la forêt. J'avance doucement en me postant régulièrement et en appelant mais rien ne vient. Une bécasse me décolle dans les pieds, un peu plus loin un chevreuil sort sur le chemin à 30 mètres de moi et fait immédiatement demi-tour.

Je ressors sur le champ travaillé un peu avant la langue de pré où je me suis posté tout à l'heure. J'avance doucement, le sol meuble est silencieux. En arrivant au niveau du pré, j'aperçois un chevreuil qui traverse à 60 mètres entre les bosquets. Je ma baisse et rejoint doucement la bordure du second bosquet, il ne m'a pas vu et broute tranquillement en avançant. Je longe le champ puis remonte dans la friche pour aller me positionner où je pense le voir sortir. Une fois calé derrière des buissons, j'attends un peu et entends le chevreuil cavaler sur quelques mètres puis c'est à nouveau le calme plat. M'a t'il repéré ?

Je quitte mon poste et poursuis vers un petit lac autour duquel se trouvent souvent les chevreuils. En arrivant au coin du lac un remous attire mon regard, c'est un gros ragondin qui s'est mis à l'eau et qui s'éloigne du bord.

Ragondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Je m'avance rapidement pour tenter de le flécher mais il plonge avant que je n'ai eu le temps d'armer. Une traînée de bulle trahit sa progression sous l'eau, je la suis, prêt à armer. Les bulles longent à quelques mètres de la berge puis se rapprochent du bord en arrivant à l'angle du lac. J'arme, le ragondin ressort juste devant moi, de face. Mon viseur se pose entre ses omoplates et je décoche mais ma flèche est un peu trop en arrière. Le ragondin plonge et fait demi-tour. Ma flèche est restée fichée au fond de l'eau.

Ragondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Je scrute la surface de l'eau espérant le voir rapidement remonter à la surface quand je perçois du mouvement au milieu du lac dans les masselottes desséchées. Il part vers la rive opposée.

Ragondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Je pars au pas de course pour l'intercepter en face mais j'arrive trop tard, un remous sous la berge me fait comprendre qu'il doit être au terrier. Tout à coup, le remous s'intensifie et j'aperçois le ragondin se débattre devant son terrier. J'arme et le tire au juger, sans réellement identifier ma zone de tir. Touché, il grogne et rentre au terrier.

Ragondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Je dégage un peu les ronces et tente de me rapprocher du terrier mais je glisse et finis dans l'eau jusqu'à mi mollets, à y être, j'y reste et je commence à dégager l'entrée du terrier en creusant à mains nues puis me penche sur l'entrée du terrier. J'aperçois les moustaches du ragondin qui s'agitent. Le terrier est peu profond, j'attrape une branche et pousse un peu le ragondin qui mort vivement la branche. Je tire sur ma branche, ce qui fait venir un peu le ragondin avant qu'il ne lâche prise puis je recommence 2 ou 3 fois et arrive à l'amener près de l'entrée, j'attrape mon arc et lui décoche une flèche en pleine tête. Cette fois c'est fini, je le sors de l'eau, pars récupérer ma flèche avec une longue branche et retourne à la voiture.

Ragondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Je décide d'aller faire un tour vers Labejan avant de rentrer. Je me gare à la ferme du Tuco et pars par un chemin forestier avec mon appeau pour tenter d'apercevoir un chevreuil. Mes appels restent sans réponses et le bruit de la N21 en contrebas est assez pénible. Je ressors du bois un peu plus loin puis reviens à travers champ vers le lac du Lion. Les canards s'envolent par petites volées ainsi que le héron. Je descends vers la digue puis pars vers un autre bois un peu plus haut. J'avance doucement en appelant régulièrement mais toujours rien. Un animal se lève devant moi dans le sale sans que je ne puisse l'identifier. Au loin les coups de feu d'une battue retentissent, certainement sur Saint Jean le Comtal.

Arrivé au bout du bois, je ressors sur le pré et redescends vers le lac du Tuco, 2 ragondins sont au gagnage et l'eau est très agitée.

Ragondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Je descends doucement pour tenter de les flécher bien que la manœuvre semble perdue d'avance. Je suis à 200 mètres quand les ragondins se précipitent vers l'eau. Je me fige et attends un peu. Ils reprennent confiance et font demi-tour pour se remettre à brouter. J'avance tout doucement et gagne encore 50 mètres, ils repartent vers l'eau en courant. Je me fige et attends alors qu'ils se ravisent et reviennent sur leurs pas. Je gagne encore 50 mètres mais cette fois j'aperçois les colverts que les arbres me masquaient. Ils viennent vers moi et m'aperçoivent. Ils s'envolent, précipitant les ragondins à l'eau.

Je cours vers la berge et aperçois l'un des ragondins qui refait surface au milieu du lac. Je longe la berge pour l'intercepter au terrier mais il sera trop éloigné et je ne veux pas risquer de le perdre comme le dernier sur ce lac. Je passe l'angle du lac et reviens me positionner derrière les terriers mais le ragondin plonge à 10 mètres du bord et disparaît définitivement.

J'attends un peu sans rien voir puis fait un tour du lac pour tenter de voir le second ragondin. Quelque chose plonge au niveau où le ragondin est rentré dans l'eau, je repars vers les terriers. Quelque chose ressort et replonge juste à mes pieds sans que je ne puisse voir de quoi il s'agit. Je poursuis vers les terriers et c'est une poule d'eau qui me ressort à 6 mètres pour replonger et disparaître. Je retourne à la voiture pour aller faire un tour un peu plus loin.

Je me gare sous la digue du lac puis remonte pour longer le lac côté gauche en direction des terriers de ragondin. Une volée de colverts décolle, puis le héron, puis l'aigrette puis 2 autres volées de colverts. Je longe la berge jusqu'au bosquet devant lequel l'eau est agitée, je rentre me positionner sur les terriers mais ce sont des volées de colverts qui démarrent. Je tente un petit coup de Butollo, rien.

Je longe le bois et ressort du bosquet, traverse un semée de blé et rentre dans un grand bois pour rattraper le chemin forestier que je longe doucement. Le galop caractéristique d'un chevreuil retentit en sous-bois. Je me fige et tente quelques appels. J'aperçois une belle chevrette qui vient s'immobiliser à 50 mètres au milieu des arbres et qui me cherche du regard. Mes appels la tranquillise à moitié mais elle est toujours en alerte, le poil blanc de son arrière train est ébouriffé. Elle marche d'un pas saccadé et s'arrête souvent puis disparaît en aboyant. Je continue un peu, tente des appels sans succès puis bifurque à gauche sur un autre chemin pour remonter vers le haut du bois. Derrière un arbre tombé, je recommence mes appels. Toujours rien, je longe doucement le chemin quand un galop retentit au-dessus de moi, sur ma droite. 2 chevrettes et un brocard filent à travers bois en s'arrêtant plusieurs fois puis traversent le chemin et disparaissent derrière la crête.

Je suis le chemin et sors du bois. Les chevreuils sont déjà loin, à 600 mètres environ et ils filent à travers les labours. Je rattrape un chemin de terre qui suit la crête de la colline et suis de loin la fuite des chevreuils puis je les perds de vue. Je rejoins un autre bois et me poste, mes appels restent sans réponse. Je longe doucement la bordure haute du bois bien exposée au soleil et lève 2 chevreuils sans les voir. En bas, un cormoran s'en donne à cœur joie dans un grand lac que je n'ai jamais encore chassé. Un peu plus loin, sur ma droite en bas de la combe, un chevreuil s'enfuit au galop. Ce n'était pas une matinée Butollo, je redescends vers l'angle du bois puis remonte à travers champ pour rattraper la route qui me mènera à la voiture. Un gros vol de palombes décolle et tourne sur le bois. C'est fini pour ce matin, je rentre.

Après une sieste réparatrice, je repars en chasse du côté de Traversères cette fois pour taquiner le sanglier. J'arrive sur place vers 16 h et décide de commencer par faire un grand tour sur le territoire pour étudier la fréquentation des différents secteurs avant de décider où me poster. Des traces fraîches et des souilles de sangliers marquent différents endroits du territoire. Je décide d'aller me poster en bordure d'un bois devant une grande zone de genets très épais où les sangliers se remisent souvent. Le sol sec ne marque pas trop et savoir si les pieds sont frais ?

Ce poste donne l'avantage de voir et d'entendre loin et je suis toujours à temps de me déposter si nécessaire. L'attente commence. La cime des arbres est agitée par des chardonnerets qui vont et viennent. Les geais gazouillent plus haut. Je passe le temps à observer tout ce petit monde. Vers 16h45, il me semble entendre un grognement furieux d'un sanglier. Je tends l'oreille mais plus rien à part le champ des oiseaux. Un peu plus tard de nouveau le même bruit mais très court et lointain, je rêve ou bien ?

Je décide de quitter mon poste et de me rapprocher de la source du bruit. Je descends dans le pré passe une haie puis rentre dans le bois d'en face par une trouée faite en début de saison aux sécateurs. Je ressors du bois et avance lentement d'une boule de ronces à une autre en m'arrêtant un moment pour écouter à chaque fois. Pas un bruit, je remonte vers la bordure du bois et m'arrête derrière un gros genévrier pour écouter un moment. Un couinement retentit. Le vent est bon, je vais tenter de me rapprocher, j'avance un peu et me cale au pied d'un gros chêne. Plusieurs très grosses coulées descendent du bois mais la végétation sera un handicap pour tirer. Des branches dans tous les sens, des ronces, des buissons. J'attends un peu à l'écoute puis remonte encore un peu dans le bois et me poste derrière des ronces. Les couinements se font de plus en plus sonores et il semble qu'un combat soit en cours. Des grognements furieux déchirent le silence par moment. Je me décale encore un peu sur la pointe des pieds puis attends un moment.

Un pas dans la feuille descend droit sur moi. Je suis prêt à armer. Le pas se rapproche de plus en plus et je m'attends à voir le sanglier d'un moment à l'autre. J’arme, je suis prêt mais l'animal bifurque et regagne les épais sur ma gauche. Le combat fait rage, la fureur des combattants est impressionnante. Je m'avance en calculant chaque pas et en m'arrêtant régulièrement. Le bois fait environ 80 mètres de large et il y a des coulées partout, je décide de me positionner au milieu pour avoir un maximum de chances. J'avance d'un pas, fais une pose, 2 pas, une autre pose... Les sangliers sont toujours en train de se battre et je profite du vacarme pour m'approcher. Je parviens à me positionner à environ 20 mètres du sale, derrière un arbre, le vent est bon, les possibilités de tirs sont correctes. Je décide de rester là.

Le combat, qui s'était posé par moment, vient de prendre une intensité incroyable, les branches cassent à 30 ou 40 mètres devant mois, un impact impressionnant retentit, je pense que les défenses se sont entrechoquées. La végétation craque et bouge devant moi et toujours ses grognements furieux. Les pas se rapprochent. La pression monte, mon décocheur commence à entrer en tension sur la corde. Il semble que ça marche de partout, combien sont-ils ?

Je peux en entendre mastiquer certains, le souffle des respirations rauques se rapproche toujours, les pas craquants sur les feuilles mortes sont de plus en plus présents... Tout à coup, un premier sanglier sort du salle sur ma gauche puis un autre et un autre... 5 sangliers s'avancent, l'un d'eux biaise vers moi, je me focalise sur lui, j'arme doucement. il s'arrête une première fois à 8 mètres plein travers et à découvert mais je n'ai pas le temps de décocher, il s'avance encore et s'arrête à 6 mètres avec un léger 3/4 face et se met à fouiller le sol. Je prends ma visée et décoche. L'impact est bien audible et ce bruit caractéristique d'une flèche de coffre me donne confiance. Le sanglier couine et fait volte-face pour rerentrer dans le sale. Le reste des sangliers, au tour de lui, éclate en tous sens puis le calme revient, enfin si on peut dire car d'autres sangliers continuent à venir vers moi. Je réencoche une flèche.

Je reste immobile, au bout d'un moment, tous mes sens en éveil, je tourne la tête vers des craquements tous proches. Un autre sanglier surgit du sale par le même chemin que celui que j'ai fléché à l'instant. J'arme et le suis, il avance tranquillement puis s'arrête à environ 7 mètres, plein travers mais partiellement caché par des ronces, il renifle le tronc d'un petit arbre. Mon viseur est calé mais le tir est trop risqué à cause de l'encombrement. Tout à coup, il avance de quelques pas dans un petit roncier puis fait brusquement volte-face et part au grand galop vers le salle, fait un virage à 90 ° qui fait voler la terre et les feuilles mortes, passe à 5 mètres devant moi puis se jette dans le sale dans un grand fracas. Je comprendrais plus tard qu'il est tombé sur le sang du premier sanglier.

Avec ce remue-ménage, je pense que la soirée est terminée mais il y a toujours de l'agitation face à moi dans l'épais. A nouveau, les sangliers commencent à chahuter furieusement et avec la luminosité qui baisse rapidement, ce combat prend une autre dimension. Un autre sanglier surgit du sale sur ma droite un peu plus haut et longe les épines noires. Il fouille le sol et sa mastication baveuse s'entend comme s'il était à côté de moi, il est à 8 mètres environ. Noir sur font sombre, avec cette luminosité décroissante, je préfère ne pas décocher et attends encore au cas où.

C'est alors que tout s'accélère, le gros des sangliers resté devant moi s'avance droit sur moi. Tout se met à craquer, un léger mouvement devant moi me fait baisser les yeux et alors que je les relève, je me trouve avec 10 à 15 sangliers arrêtés à 3 mètres juste à ma droite. J'arme doucement, prends la visée sur le plus en évidence et décoche. Le sanglier couine sur l'impact. Le son est identique à ma première flèche ce qui me rassure. Le groupe éclate et mon sanglier se dédouble ! Un second sanglier de même taille était juste derrière lui collé flanc contre flanc, j'espère ne pas l'avoir blessé en même temps que le sanglier visé.

Je reste immobile en attendant le retour du calme, je réencoche au cas où, il me semble entendre un sanglier se débattre dans les épines, des souffles rauques retentissent régulièrement et les craquements s'estompent peu à peu jusqu'au retour du calme. J'attends encore un bon moment puis je sors ma lampe et commence à examiner les zones de tir. Le premier sanglier perd rapidement beaucoup de sang et part droit vers le bas du bois, je ne retrouve pas ma flèche. J'avance doucement en suivant la piste très abondante puis la perds brusquement ! Rien à faire, impossible de retrouver du sang.

Je pars donc vers la deuxième zone de tir et retrouve ma flèche cassé peu après l'impact, un peu de sang sur la cassure du tube mais rien sur le reste de la flèche, je n'ai pas traversé, il manque 20 cm et la lame qui sont restés dans le sanglier, un peu plus loin 2 gouttes de sang puis plus rien. Je marque l'emplacement de la flèche et du sang puis je retourne à ma première piste. A genoux dans les feuilles mortes, le nez au sol, je tente de comprendre. La piste est très abondante puis se termine par 3 petites gouttes projetées, c'est bizarre ! A part que, mais oui c'est ça, je reviens au dernier sang abondant et cherche sur les côtés de la piste, le sanglier a en fait bifurqué à 90 ° vers le sale et la piste est toujours aussi abondante, je le retrouve rapidement couché sur le ventre. Il n'a pas fait 40 mètres.

Je le sort du sale et fait une petite photo puis je repars vérifier la seconde flèche sans plus de réussite que la première fois.

Ragondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

J'ai oublié ma corde à la maison et maintenant il va me falloir le sortir du bois, je le traîne jusqu'au bord du bois et pars chercher ma voiture qui est à 2 ou 3 km puis je rentre chez moi, chercher ma corde. J’ai 20 minutes aller-retour en voiture et j'en profite pour appeler le conducteur de chien de sang. Nous prenons rendez-vous pour 9 heures le lendemain matin.

De retour avec ma corde, il me faut faire 500 mètres en traînant le sanglier en montant pour arriver à la voiture. Je sue à grosses gouttes malgré la fraîcheur du soir. De retour chez moi, je vide le sanglier en pensant au second. La nuit est agitée, je compte les heures en essayant de dormir un peu. Enfin 8h40, je pars chercher le conducteur de sang qui habite à côté de ma zone de chasse. Nous partons pour la recherche, nous nous garons, je prends Dudule en laisse, l'herdale terrier qui sert de chien forceur et le conducteur prend Raboliot son teckel qui fait le recherche au sang.

Je les conduis sur les dernières gouttes de sang trouvées hier. La recherche risque d'être difficile entre la piste de sang du premier sanglier et les traces des autres sangliers, j'ai peur que Raboliot s'y perde. D'entrée, Raboliot prends une piste et rentre dans les épines, je suis en rampant avec Dudule en laisse qui tire comme un fou et ne me laisse pas le temps d'écarter les ronces qui me griffent de partout. Raboliot donne de la voix et excite encore plus Dudule. Nous ressortons dans un clair et nous redressons. Raboliot est en défaut, il tourne et retourne au pied d'un talus abrupt puis finit par revenir au premier sang avant, cette fois, de prendre la bonne voie et trouve rapidement le sanglier alors que j'attends dans le clair sur les consignes du conducteur La sanglier qui perdait peu de sang au départ s'est vidé par la gueule sur les  "Viens, il est là". Mon sanglier qui perdait peu de sang au départ s'est vidé par la gueule sur les 15 à 20 derniers  mètres. J'attache Dudule qui est moitié fou et je descends retrouver le conducteur et Raboliot qui  à pille mon sanglier. Je suis soulagé et remercie vivement le conducteur de rouge en lui serrant la main et en le félicitant ainsi que son chien.

Ragondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Hé bien maintenant, il va falloir le sortir de là, je me fraye un passage dans les épines en le tirant par une patte et l'amène au ras du bois puis je pars aider le conducteur à ramener les chiens avant de traîner le sanglier jusqu'à ma voiture. Je suis lessivé mais il faut maintenant rentrer et peler.

Une petite photo souvenir avant d'attaquer le dépeçage.

Ragondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Mon premier sanglier, vidé la veille, présentait une entrée de flèche en avant de l'épaule et une sortie très basse derrière la patte opposée, la flèche touche un poumon et rentre dans le cœur au niveau des connections des gros vaisseaux pour ressortir en bas du cœur. Le second présente une entrée de flèche pleine épaule (la lame fracasse l'omoplate) et la lame se fiche dans l'épaule opposée et touchant les 2 poumons et les vaisseaux au-dessus du cœur.

En pelant mon second sanglier, une surprise m'attend, une lame de thunder-head est enkystée dans la chair du coup au ras de la peau !

Ragondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

Et en découpant la viande, je m'aperçois que l'omoplate a été traversé et que la lame s'y est certainement enkystée, la cicatrice du passage de la flèche dans les muscles, juste au-dessus de la colonne vertébrale est encore visible mais la peau n'en garde pas de trace. Ce doit être le sanglier blessé l'an dernier un peu plus loin par un membre de l'ASCA32.

 

Alex

 

Atteintes :

Ragondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010
Ragondin en entrée, sangliers au dessert, 5 février 2010

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 07:35

Ce soir, je décide d’aller faire un tour à Labejan pour chasser le blaireau, depuis plusieurs années, leur population explose dans le secteur. Durant mes sorties aux ragondins, j’ai noté pas mal d’indices de présence. Ce soir, je décide d’aller me poster dans un bois proche de la lisière, en contrebas d’une zone de terriers. J’y ai très souvent vu des blaireaux et fléché un renard l’an dernier.

L’attente commence, le sous-bois est bien calme ce soir. Au bout d’un moment, un tracteur arrive, son ronron augmente et diminue au gré de ses allées venues. Le calme de la soirée perturbé par ce bruit incessant commence à m’énerver, je décide de partir en approche.

Je ressors du bois en suivant une coulée puis commence à longer la bordure du bois. Plusieurs belles coulées sorte de l’enceinte. Je ne suis jamais allé aussi loin en longeant le bois et je constate que le secteur est très giboyeux. Le bois fait plusieurs virages à 90 ° et longe un champ de luzerne. Tout à coup j’aperçois une coulée impressionnante, bien damée par le passage répété des blaireaux. Plus bas dans le bois, les cris caractéristiques de blaireaux en train de jouer ou de se chamailler retentissent.

Je me glisse sans bruit dans le bois en passant devant des terriers bien propres et très fréquentés. L’intérieur du bois sans être très sale n’offre pas une bonne visibilité au sol. J’attends un peu mais le calme s’installe et je décide de ressortir du bois pour longer la bordure. Un lièvre passe ventre à terre dans la bande étroite de luzerne qui sépare le bois que je longe d’un autre un peu plus bas. Il tourne à l’angle de l’autre bois et disparaît.

Je longe doucement la bordure du bois quand des craquements se font entendre. J’aperçois au travers de la végétation un blaireau qui m’observe avant de se débiner. Les bruits ne trompent pas, ils sont plusieurs. Je fais demi-tour et remonte vers la belle coulée et les terriers. A mis chemin je fais une halte au niveau d’une trouée dans la végétation qui me permet de voir à 2 mètres dans le bois.

Un blaireau se roule par terre dans la poussière. J’arme mon arc, vise le coffre alors que le blaireau se redresse pour s’asseoir et décoche. Le blaireau reste cloué au sol et réagit à peine, il se laisse aller rapidement. J’attends un peu au cas où et commence à rencocher une flèche quand un second blaireau sort la tête du terrier que je n’avais pas vu car tourné vers l’intérieur du bois.

J’arme à nouveau, il rentre et sort la tête essayant de voir son collègue mais n’osant pas sortir complètement du terrier. Je vise l’arrière de la tête alors qu’il vient de ressortir du terrier et décoche. Le blaireau tout d’abord sonné par l’impact, commence à se débattre mais n’arrive pas à se dégager de la flèche planté profondément au sol et reposant sur le haut du terrier. Je réencoche rapidement et lui décoche une seconde flèche dans le coup. Il se débat toujours en gémissant. Je me précipite vers la première grosse branche que je trouve et mets fin à son calvaire d’un coup sec à la tête.

Je récupère mes deux blaireaux, de petite taille, ce sont des jeunes de l’année. Le premier touché en plein cœur est presque mort sur le coup alors que le second n’étant pas touché au départ dans une zone vitale a dû être achevé.

La pénombre, s’installe rapidement et je rentre avec mes prises vers ma voiture qui est à 3km environ. En longeant le bois j’aperçois 30 mètres devant moi ce qu’il me semble être un chevreuil mais la faible luminosité ne me permet plus de voir correctement. L’animal finit par tourner la tête vers moi et disparaît en un éclair et sans bruit dans le sous-bois. Je poursuis ma route et fait démarrer l’animal en passant à côté de lui, il était resté en bordure du bois et détale maintenant en aboyant.

Doublé de blaireaux

Alex

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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 07:57

Depuis samedi dernier, j'ai récupéré 2 nouveaux bracelets pour tirer le chevreuil à l'approche avec autorisation de tirer le sanglier sur Traversères. Une bonne partie de cette commune n'est pas autorisée à la chasse à cause de mésententes avec des chasseurs en battue. Par mon travail, j'ai rencontré une propriétaire qui ne veut pas de chasseur sur ses terres mais qui m'a autorisé à chasser à l'arc sur ses terres. Je me retrouve donc être le seul chasseur sur une enclave de 35 hectares au milieu de 300 hectares non chassables avec des sangliers et des chevreuils en grand nombre.

Après un repérage du territoire ce weekend, je pars faire un tour à l'approche ce matin. Je me gare près des habitations et j'attends le lever du jour, le ciel est dégagé, il a gelé cette nuit. Vers 8 heures, je commence à me préparer puis pars en direction des bois. Un pré en crête du coteau s'étend derrière la ferme, bordé par un bois en forme de U. Je n'ai pas fait 150 mètres dans le pré que je me retrouve à découvert à 60 mètres d'un chevreuil couché au milieu de la prairie. Je suis repéré, il prend la fuite.

Je continue et arrive en lisière du bois ou cette fois deux chevreuils prennent la fuite en aboyant, il va me falloir ralentir le rythme de ma progression. Je rentre dans le bois sur une coulée très fréquentée que je suis pour me frayer un chemin au milieux des épines, ma progression et lente et j'essaie, tant bien que mal, de la rendre la plus silencieuse possible.

Je m'enfonce de 70 mètres environ dans le bois quand, alors que j'écarte un genévrier pour passer, un gros sanglier se lève à 5 mètres devant moi, je lâche le genévrier et tente d'encocher une flèche quand un deuxième se lève pour prendre la fuite. Ils viennent de disparaître dans le fourré en contrebas sur ma gauche quand, sur mes arrières, un bruit de pas me fait me retourner, un sanglier de 65 kg environ, remonte le penchant de droite et rejoint la coulée sur laquelle je progresse puis, le poil hérissé, il commence à suivre mes traces. Il se rapproche en grognant, j'arme mon arc alors qu'il devient menaçant, il est à 10 mètres environ, je ne comprends pas sa réaction, il ne fuit pas et se rapproche encore, il est à 5 mètres maintenant, de 3/4 face.

Sans trop réfléchir, je vise l'avant de l'épaule et lui décoche une flèche qui pénètre au 2/3, il fait volte-face et tourne en rond avant de s'éloigner dans les fourrés. Le bruit de sa fuite cesse, j'ai juste le temps d'encocher une nouvelle flèche quand il fait demi-tour et revient droit sur moi au trot, je ne vois plus dépasser mon empennage. J'arme mon arc et d'un mouvement brusque vers l'avant je détourne sa route, il se présente alors plein travers à quelques mètres. Je décoche au coup de bras, ma flèche l'atteint plein poumons. Il fait environ 5 mètres et se couche à vue avec une respiration très forte et sifflante.

Je n'ose pas trop m'approcher malgré mon poignard de belle taille. En moi-même je me dis qu'il va bien finir par rendre l'âme. Des petits marcassins de 2 ou 3 kg arrivent alors à mes pieds en couinant, ils tournent un court instant puis s'éloignent. Je comprends alors le comportement du sanglier que je viens de flécher qui est en fait une laie, elle voulait certainement défendre ses petits. Tout à coup, sur les traces de mon premier sanglier, un deuxième arrive en grognant, j'arme mon arc, il est plus petit, il fait une quarantaine de kg environ. Il arrive au pas à 6 ou 7 mètres, j'arme, vise et décoche. A l'impact, mon sanglier tombe foudroyé sur place et se met à couiner, ma flèche lui a brisé la colonne vertébrale au-dessus de l'épaule.

Je me saisis de mon poignard, saisis le petit sanglier par une patte arrière et d'un coup au cœur j'abrège ces souffrances, la mort est très rapide. Entre temps, mon premier sanglier se relève pour faire 20 mètres vers moi en claquant des dents et s'effondre à nouveau dans un petit roncier. Je laisse mon arc près du petit sanglier car je n'ai plus de flèche. Je m'approche doucement de l'autre sanglier par derrière mais, alors que je m'en saisis, il se relève et tente de me faire face pour retomber en roulant dans le travers.

La pente est raide, je l'attrape par une patte arrière et l'attache à un petit chêne, avec un bout de corde que j'ai dans ma poche, le temps de l'achever et surtout pour éviter d'avoir à le remonter de trop une fois mort. Au bout d'un petit moment de lutte, je parviens à le coucher sur le flanc et à l'achever d'un coup de poignard au cœur. Ma chasse n'aura duré que 45 minutes environ mais elles auront été riches en émotions.

Une fois les honneurs rendus, je traîne les sangliers un après l'autre jusqu'en bordure du bois puis les attache par le groin, un à chaque bout de mon bout de corde et les tire ainsi jusqu'à ma voiture. A moitié pré, je fais une pause pour reposer mon dos et mes bras et en profite pour ramener mon arc à la voiture. Je tombe alors sur le fils de la propriétaire et lui explique la situation. Il me propose alors de me prêter sa brouette pour ramener mes prises. J'accepte volontiers sa proposition et repars donc changer mes sangliers sur la brouette pour finir de rentrer à ma voiture. Ce sont 2 laies.

Un doublé de sanglier, 07 décembre 2005

Alex

 

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Un doublé de sanglier, 07 décembre 2005

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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