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18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 08:40

Ce matin, pour changer un peu, nous avons décidé, avec Christophe et Lilian, d'aller faire une petite sortie au ragondin. J'ai reéquipé mon Carbone Elément pour l'occasion. Le rendez-vous est pris sur la place d'Auterrive. Nous partons pour le lac du Lion à Labéjan. Nous arrivons sur place à la pointe du jour, nous préparons puis descendons vers le plan d'eau. Nous rejoignons le ru qui alimente a lac et prend sa source au milieu du champ. Lilian passe à gauche pour aller se poster au niveau des terriers du départ du lac et je pars avec Christophe sur la droite pour aller le poster un peu plus loin et faire le tour du lac pour tenter de rabattre les ragondins vers mes amis. Le ru est maintenant bordé par une bande boisé qui se termine 30 mètres après le départ du lac en le longeant sur la gauche. Lilian est à son poste en face les terriers, je laisse Christophe au bout de la bande de ronce qui longe le talus du lac puis fait le tour du plan d'eau mais pas le moindre ragondin en vue. Nous décidons de changer de secteur. Je rentre avec Lilian et Christophe passe par l'autre côté du ru où il aperçoit un ragondin sorti au gagnage après notre passage mais ce dernier rentre vite à couvert. Nous remontons à la voiture où nous croisons le propriétaire qui nous indique qu'une famille de ragondin s'est installée un peu plus loin au bord d'un petit plan d'eau. Nous irons y jeter un coup d'œil tout à l'heure.

Nous partons pour le lac du Fources, sous le village de Labéjan. De la route, nous constatons qu'il est presque à sec. Nous nous garons et nous préparons quand nous apercevons 3 petits ragondins en maraude, au bord de l'eau, sur la droite du lac, sur son lit asséché. Nous tentons une approche directe et les petits ragondins finissent par démarrer pour se mette à l'eau. Nous pressons le pas alors qu'un premier ressort au sec et fonce vers le terrier de la berge opposée. Mes invité décoche mais c'est raté les ragondins foncent vers les terriers. Nous restons un instant au bord du lac quand l'un d'eux ressort d'un terrier sur notre droite et se débine en suivant la berge pour disparaître sous cette dernière. Christophe part inspecter la mare plus à droite et je descends dans le lit asséché du lac pour aller me poster près de l'endroit où nous l'avons perdu de vue car j'imagine qu'il va ressortir pour rejoindre ses compères dans le grand terrier plus à gauche. Je scrute le coin quand un ragondin surgit des ronces plus à ma gauche, à environ 12 mètres, j'arme, vise et décoche. Alors que ma flèche semble parfaite, elle manque le ragondin qui part se réfugier dans son terrier d'où il e ressortira pas. Nous récupérons nos flèches alors que Christophe revient puis remontons à la voiture.

Nous partons pour le petit plan d'eau indiqué tout à l'heure mais rien en vue, nous poursuivons pour nous garer plus loin au bord de la N21. Nous partons à travers champ vers 2 lacs en cascade un peu plus loin. Mes invités prennent à droite et moi en face. Nous arrivons par en dessous de la digue du second lac et remontons doucement vers la berge puis commençons à la longer tranquillement. Je remarque vite du remous sous la berge à 30 mètres devant moi et m'approche tout doucement pour me poster près de cette agitation en espérant voir sortir un ragondin. Mes collègues m'interpellent alors pour me montrer un ragondin au gagnage, 50 mètres devant moi, dans le semé à 10 mètres environ du coin du lac. Je leur fais signe que je l'ai vu et tente une approche, j'avance doucement en suivant les peupliers qui bordent le lac quand j'aperçois un autre ragondin qui broute de cul à environ 15 mètres, au pied d'un gros peuplier, près de l'eau. Je change de cible et m'approche lentement de lui. Occupé par son repas il ne remarque pas ma présence et arrivé à 5 mètres environ du ragondin, j'arme doucement mon arc, vise en peu au-dessus de la queue et décoche. Touché il plonge et part péniblement vers un terrier où il disparaît. Je récupère ma flèche, l'autre ragondin n'a pas bougé et mes collègues ont décoché sur un autre ragondin de leur côté. Je reprends mon approche mais le ragondin ne repère et fonce vers le coin du lac du dessus. Je cours et fait signe à Christophe d'en faire autant. Le ragondin plonge devant moi. Alors que Christophe arrive au coin du lac de son côté de berge, il remarque un petit ragondin posé sur une grosse branche morte tombée le long de la berge. Il tente une approche mais le ragondin plonge. Mon ragondin refait surface et part vers la berge opposée. Je décoche une flèche et le manque, il continue sa route sans même plonger. Christophe se positionne en face pour l'attendre. Je réencoche et tire une seconde flèche qui le manque encore de peu. Il poursuit sa route comme si de rien n'était et c'est Christophe en face qui le stoppera.

Je laisse Christophe à la récupération du ragondin et des flèches et pars chercher mon ragondin. Lilian surveille toujours le premier lac en espérant voir ressortir un ragondin. Je teste la profondeur de l'eau et, voyant qu'elle est peu profonde en bordure du lac, je descends le talus de la berge pour avancer dans l'eau en me penchant pour voir sous la berge à partir de l'endroit où mon ragondin a plongé. Je remarque vite que l'eau est osée devant un terrier un peu plus loin. Je regarde à l'intérieur et remarque immédiatement un amas de tripes à l'entrée et le filet de sang qui coule vers le lac. En observant plus profondément, j'aperçois mon ragondin couché sur le flanc à environ 2 mètres de l'entrée, ses intestins se sont accrochés à une aspérité à l'entrée du terrier et se sont dévidé jusqu'à ce qu'il s'arrête. Je le récupère avec une branche alors qu'il finit de mourir. Une de mes flèches a coulé, nous quittons le secteur avec nos 2 prises et partons pour le canal de Labarthe. Nous nous garons au moulin puis partons en longeant le canal. Je Laisse Lilian en poste près des premiers terriers, en face du bout du petit lac puis continue avec Christophe mais nous ne verrons pas le moindre ragondin. Sur le retour, je décide d'aller jeter un coup d'œil autour de petit bac. Nous longeons la rive droite, la gauche étant inaccessible à cause des arbres, quand un gros plouf retentit. Je comprends immédiatement qu'il s'agit d'un ragondin qui vient de plonger devant nous, au pied d'un bouquet d'arbres poussant au bord de l'eau. Christophe se poste au bord de l'eau pour observer. Je cours un peu plus loin pour trouver une zone dégagée où me poster et surveiller quelques terriers contre la berge opposée. Le gros ragondin finit par faire surface contre la berge opposée sous quelques branches basses puis démarre tranquillement pour rejoindre un terrier hors d'eau. J'arme mon arc, le suis dans mon viseur et décoche près du terrier avant qui ne rentre mais ma flèche passe dessous et il rentre à couvert. Je pars chercher ma flèche et demande à Lilian s'il a vu quelque chose au passage. Il n'a rien vu. Christophe le rejoint et je vais jouer le rabatteur en longeant l'autre côté du canal derrière la bande boisée épaisse.

J'essaie d'avancer juste en avant de mes collègues pour tenter de leur faire sortir des ragondins mais le secteur est calme. Je rejoins un fossé qui rejoint le canal et le longe en surveillant les terriers quand je remarque de l'eau boueuse venant de plus en amont, je la suis doucement quand j'aperçois, au travers des ronces qui couvrent maintenant le fossé, une patte palmée rouge, sous l'eau, contre la berge opposée. Je la fixe sans bouger et finis par apercevoir son propriétaire. Une canne colvert joue le mimétisme en restant immobile à 1 mètre de mes pieds. J'arme doucement mon arc et vise. Ma flèche la cloue sur place lui coupant le cou au passage. J'écarte les ronces et la récupère avant de me remettre en marche. Pas le moindre ragondin dans le secteur, nous retournons à la voiture avant de rentrer à Auterrive. Nous nous garons au niveau des poubelles après le village car plusieurs ragondins sortent souvent de l'autre côté de la route au bord du Gers. Ils ne sont pas dehors ce matin mais l'un d'eux émerge d'un terrier débouchant sur le champ alors que j'explique le coin à mes invités. Nous décidons de laisser Lilian tenter sa chance. Il amorce une boucle pour tenter une approche par la gauche mais une voiture arrive aux poubelles et les enfants crient, les portières claquent… le ragondin retourne au terrier. Je laisse Christophe et Lilian prospecter le bord de la rivière mais seuls les colverts sont de sortie et s'envolent rapidement. Nous décidons d'arrêter là notre matinée conclue par quelques photos souvenir.

Petite sortie ragondin entre amis, 18 décembre 2017
Petite sortie ragondin entre amis, 18 décembre 2017

Alex

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 19:57

Ce soir, nous sommes partis pour une sortie ragondin avec Jacques, Christophe et Benjamin mais les lacs se succèdent et les ragondins sont peu présents et les occasions de décocher peu nombreuses, alors que la luminosité décroit assez vite nous tentons notre chance sur un dernier coin, 2 lacs où j'ai déjà fléché un canard cette année. Comme à notre habitude nous nous séparons en 2 groupes de 2 pour longer les 2 côtés du lac. Nous remontons par dessous la digue du premier lac et je prends à gauche avec Christophe. Pas de ragondin en vue mais 2 jeunes colverts partent sur l'eau vers le fond du lac et se séparent pour rejoindre les 2 coins du plan d'eau. Nous avançons doucement espérant voir un ragondin mais rien en vue. En arrivant au coin du lac, j'aperçois un des colverts se tapissant contre la berge pour se faire oublier à moins de 10 mètres de moi. J'arme, vise et décoche. Atteint au cou et au dos, mon canard se débat sur l'eau pour vite s'immobiliser. Je jette un coup d'œil au second coin du plan d'eau sans trouver le second colvert. Je pars avec Christophe pour jeter un coup d'œil au second lac mais pas de ragondin en vue. Nous retournons au premier lac où je récupère mon canard. Le second canard fonce sur l'eau, cou sur l'eau et nous le prenons brièvement pour un ragondin. Il fonce vers la berge de mon côté du lac et Christophe gêné par des buissons poussant au bord de l'eau ne peut pas l'intercepter. Le volatile ayant disparu dans la végétation de la berge et ne voulant pas ressortir, nous décidons de rentrer alors que la luminosité baisse très vite.

CANARD DU SOIR

Sur le chemin du retour nous croisons quelques chevreuils puis, dans les virages avant Lasseube Propre, j'aperçois 2 taches noires dans une friche au bord de la route en face d'un lac. En nous rapprochant, je constate qu'il s'agit de 2 sangliers d'environ 50 kilos. Je stoppe la voiture sur la route, moteur allumé, vitres ouvertes et radio allumée à environ 30 mètres des 2 animaux qui, loin d'être inquiétés, commencent un simulacre de combat, se bousculant joue contre joue en tournant sur place autour de ce point de contact. Cette petite lutte terminée, l'un d'eux commence à s'éloigner vers le bois derrière nous mais s'arrête vite et se couche sur le ventre, disparaissant dans la végétation jaunie, le second s'avance doucement et lui monte dessus en nous regardant. Nous n'en revenons pas, ces 2 sangliers sont en train de s'accoupler. Le sanglier couché se relève puis s'avance un peu et le second le rejoint pour lui monter à nouveau dessus tout en nous regardant à nouveau. Nous n'en croyons pas nos yeux et finissons par nous éloigner alors que les sangliers, pas du tout inquiets, ne tentent même pas de fuir.

 

Alex

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 07:08

Ce matin, nous avons décidé d'aller faire un tour au ragondin avec Lionel, Christophe et Manu. N'ayant rien pu flécher sur le premier lac nous changeons de secteur et partons pour 2 lacs en escalier séparés par une digue. Nous nous garons au bord de la route et partons en 2 groupes de 2 en direction du lac. Arrivés sous la digue du lac, je remonte à gauche doucement avec Christophe pour essayer de surprendre un ragondin quand j'aperçois au travers de la végétation un mâle colvert posé à environ 12 mètres de la berge. J'arme doucement mon arc, prends la visée et décoche. Touché, le canard s'envole vers le second lac en laissant pas mal de plumes, d'autres colverts posés sur le lac s'envolent également. Nous longeons les berges du lac et apercevons 2 ragondins contre la berge du côté de Manu et Lionel et les avertissons.

Manu qui connaît le secteur se place vite au-dessus des terriers situés au milieu de la berge derrière un arbre mort tombé dans le lac. Un ragondins s'avance sur le lac comme pour le traverser, Manu le flèche et semble le sécher net. Un second ragondin surgit et s'avance sur le lac, nous le signalons à non collègues. Manu décoche, traversé, le rongeur plonge et disparaît. Le premier ragondin se débat un moment eu surface puis se débine discrètement et rentre au terrier alors que Manu attrapait son lancer pour récupérer sa prise et ses flèches. Je récupère ma flèche puis nous partons avec Christophe sur le second lac mais les ragondins à l'autre bout du lac partent directement vers les terriers et nous ne pouvons pas les intercepter. J'ai repéré un colvert contre la berge opposé sous quelques ronces et décide d'aller voir s'il s'agit du mien que j'ai fléché tout à l'heure. Christophe se poste près d'une zone de terriers dans le coin du lac. Arrivé au-dessus du colvert, je me rends compte qu'il s'agit bien du mien, il n'a pas l'air très en forme et je m'approche sans penser le voir s'enfuir mais, alors que je suis tout près, il plonge et remonte vite un peu plus loin pour se caler contre la berge. Je m'approche à nouveau doucement. Cette fois, je lui décoche une flèche au travers de la végétation mais, déviée par les ronces, elle le touche mal, Une seconde flèche entre les ailes aura raison de lui. Je le récupère et reviens vers les terriers. Lionel nous a rejoint et parvient à flécher un ragondin ressorti devant les terriers mais il plonge et disparaît. Je tente de dégager les entrées des terriers à la machette pour tenter de le retrouver mais il est rentré trop profondément et ne sera pas retrouvé. Nous quittons le secteur un peu dépité d'avoir perdu 3 ragondins.

Nous tentons d'autres lacs sans succès puis finissons par un dernier lac entouré par les bois, Manu et Lionel partent à travers bois sur la gauche pour faire le tour du lac et se poster près de la zone de terriers alors que je descends avec Christophe vers le lac. Alors que nous sommes encore à environ 40 mètres du plan d'eau, un remous se dessine au bord de l'eau derrière le bois qui borde le lac et nous pensons à un ragondin, nous pressons le pas mais c'est un canard qui surgit et vient vers la berge, nous sommes encore à environ 35 mètres mais je décide de tenter une flèche. J'arme, vise et décoche mais mon tir trop court frappe la berge du lac. La flèche ricoche et frappe le canard avec un bruit mat avant de toucher l'eau. Ce dernier tente sans succès de s'envoler et part en surface vers la berge opposée. En descendant vers le lac nous apercevons 2 border colleys chassant en longeant la berge opposée et c'est alors que nous nous rendons compte qu'ils traquent un gros ragondin qui s'est immobilisé en surface du lac à quelques mètres de la berge. Christophe part par la digue du lac à sa rencontre, les chiens en nous apercevant prennent la fuite et le ragondin en profite pour passer à couvert sous les branches basses. Je reste à surveiller du bord de l'eau un moment, tout en récupérant ma flèche avec mon lancer mais rien ne sort, je pars donc rejoindre Christophe et alors que longe la berge boisée, le colvert blessé revient vers moi en longeant la berge. Je me poste et attends mais il me voit et part vers la rive opposée. Je le laisse rejoindre la berge boisée d'en face puis pars à sa rencontre. J'approche doucement en sous-bois mais il repart vers la berge opposée puis mes collègues le renvoient, posté, je le laisse venir et lui décoche une flèche à 7 ou 8 mètres au travers des branches basses et le touche. Il plonge et disparaît un moment jusqu'à ce que Christophe le repère de la berge opposée, il est calé et fait le mort. Christophe guide donc mon approche et me permet d'achever mon canard d'une flèche qui le clou à la berge en le tuant sur le coup. Le ragondin restant introuvable, nous décidons d'arrêter là pour ce matin et de rentrer.

Ouverture de la chasse au canard, 21 août 2016

Ce soir, ayant repéré quelques canards sur le chemin du retour du matin, je décide d'aller faire un tour sur un petit lac près de chez moi. Je me gare puis pars à travers champ vers le lac dont les berges surélevées me permettent une approche à couvert. En remontant sur la berge, j'aperçois 6 canards qui se reposaient sur un petit îlot, au milieu du lac, dégagé par la baisse du niveau de l'eau. Les 6 canards partent tranquillement vers la berge de mon côté du lac pour se réfugier dans la végétation de l'angle du plan d'eau à environ 70 mètres sur ma gauche. Je les laisse se caler dans la végétation puis m'approche doucement. Un premier canard démarre dans mes pieds et s'envole, un second s'envole mais se repose un peu plus loin puis part vers la berge opposée en surface du lac. Un autre canard surgit de la végétation et pédale à la surface de l'eau puis se calme à environ 10 mètres du bord. J'arme, vise alors qu'il s'éloigne doucement de cul et décoche. Touché, le canard continue comme si de rien n'était puis commence rapidement à convulser et écarte les ailes et tombe la tête dans l'eau. Je sors mon lancer et récupère ma flèche et mon canard puis recommence à fouiller la végétation de la berge. Le canard parti en face a disparu.

Un autre canard finit par surgir de la végétation et fuir vers le milieu du lac avant de revenir doucement vers la berge à 35 mètres sur ma droite. Une fois perdu de vue dans la végétation, je l'approche doucement puis piétine les joncs du bord de l'eau et le fait fuir vers le lac. Il retourne tranquillement vers la berge d'où je l'ai délogé au départ, j'avance rapidement tout en me préparant à armer pour lui couper la route. Arrivé à portée de tir, juste avant qu'il rentre dans la végétation, je lui décoche une flèche qui fait bruyamment voler quelques plumes. Il plonge et refait surface au bout d'un moment pour revenir d'où il vient en avançant plaqué sur l'eau cou tendu. Je repars donc tenter de le déloger et l'entends se débiner dans les ronces et les joncs, il avance par à coup de quelques mètres avant de foncer dans le lac. J’arme, vise et décoche alors qu'il s'arrête à environ 12 mètres du bord. Touché, il semble ne pas réagir puis se met à tourner puis s'agite et s'immobilise. Je récupère ma flèche et mon canard puis repars fouiller la végétation de tout le tour du lac sans arriver à déloger un autre canard. Je récupère mes prises et mes affaires puis pars vers Auterrive pour me garer près du Gers et tenter une petite sortie au ragondin.

Ouverture de la chasse au canard, 21 août 2016

En arrivant, je tombe sur un setter qui fonce sur moi en aboyant de façon menaçante et alors que je tente de l'intimider, son propriétaire arrive. C'est un chasseur d'Auterrive, nous discutons un peu mais la luminosité commence déjà à baisser, je pars donc pour la chasse en saluant le chasseur. Je presse le pas, j'aperçois, comme d'habitude, les premiers ragondins après le muret qui dévie l'eau vers le moulin du village. Ils sont contre la berge d'en face et préfère ne pas tirer pour ne pas perdre mes flèches. Un peu plus loin, je dérange toute une famille de ces rongeurs attablée sur un saule tombé dans l'eau en bordure du Gers. Ils mangent l'écorce depuis plusieurs jours et ont mis une bonne partie du tronc et des branches à nu. Ils se mettent à l'eau un à un mais je n'arrive pas à trouver de fenêtre de tir et ils finissent par rejoindre les terriers. Je continue quand, un peu plus loin, j'aperçois un gros ragondin se débinant, en remontant le courant, au milieu de la rivière. Je me décale rapidement plus en amont et me cale au niveau d'une belle fenêtre de tir qui me permet de bien voir la rivière. La luminosité commence à être limite sous les arbres du bord du Gers. Le remous s'intensifie à ma droite, j'arme mon arc, le ragondin s'avance à découvert en ronnant. Ma visée se cale sur son épaule alors qu'il est à environ 8 mètres et je décoche. Un gros crac retentit et le ragondin fait le dos rond en s'immobilisant sur place. Il commence à dériver avec ma flèche. J'attrape vite mon lancer et me précipite plus en aval pour trouver une troué dans la végétation. Ma flèche finit par arriver et je la récupère mais le ragondin ne vient pas. Je remonte doucement le Gers pour tenter de l'apercevoir et aperçois une masse sombre dans les ronces contre la berge. Je prends ma machette pour me frayer un passage mais, une fois au bord de l'eau, je comprends qu'il s'agit d'une souche et que mon ragondin a certainement coulé. La nuit s'installe, il est temps de rentrer.

 

Alex

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 21:33

Ce soir, nous avons décidé d'aller faire un tour au ragondin avec Christophe. Le rendez-vous est pris pour 18 heures chez moi et nous partons pour un lac tout proche, sur Lasseube-Propre où j'ai repéré des ragondins ces jours-ci. Je me gare dans la zone artisanale, nous nous préparons puis partons vers le lac dont la digue surélevée cache notre approche. Arrivés sous la digue nous remontons par l'angle droit vers le lac mais il semble bien calme. Rien ne bouge en surface et alors que nous commençons à discuter, plusieurs ragondin qui broutaient dans l'angle diamétralement opposé, dans la luzerne, se mettent à l'eau et semblent se diriger vers quelques terriers dans l'angle du lac, au bout de la berge de droite. Je dis à Christophe de partir se poster sur ces terriers alors que je me posterai sur les terriers situés au milieu de la berge de droite. Christophe part au pas de course et se poste. Je presse le pas pour rejoindre mon poste. Rapidement le plus gros des ragondins arrive sur Christophe en longeant la berge, la flèche de Christophe le frappe de face et reste en travers du ragondin qui plonge. Mon collègue m'annonce qu'un ragondin vient de replonger devant moi. Son ragondin mal en point refait surface et longe à nouveau la berge avec peine, en direction des terriers. Je l'annonce à Christophe qui le sèche net d'une seconde flèche.

Un des ragondins tourne dans l'angle où ils se sont mis à l'eau. Un autre ragondin de petite taille est en surface un peu plus loin. Je surveille la surface du lac mais aperçois trop tard un ragondin de taille moyenne qui se précipite vers un terrier à quelques mètres sur ma gauche. J'arme vite, aligne rapidement ma visée et lui jette une flèche alors qu'il passe derrière une touffe d'ajoncs qui dévie mon tir. La flèche est plantée près de la berge, dans la vase du lac. Le petit ragondin a plongé et part vers la berge à ma gauche, je pars en courant, arme en arrivant au milieu de la berge et décoche sur le ragondin remonté à quelques mètres de la berge. Ma flèche est trop basse, il plonge. Je repars vers les terriers rapidement. Le petit ragondin finit par refaire surface dans l'angle du lac à ma gauche. Il replonge, je me rapproche de l'angle du lac mais il a disparu et le temps passe mais il ne refait pas surface. Je surveille la surface du lac et aperçois, au bout d'un moment, 2 grosses bulles qui remontent à la surface dans l'angle du lac. Je m'approche doucement et aperçois du mouvement, le petit ragondin qui se cachait au fond de l'eau, fait mine de remonter en surface puis redescend avant de remonter. J'arme mon arc avant qu'il ne fasse surface et le sèche net alors qu'il émerge.

Une soirée ragondin avec Christophe, 2 septembre 2015

En le récupérant, je constate que ma première flèche lui avait coupé le bout d'une patte avant. Je récupère ma flèche. Christophe part voir si un autre ragondin ne se cacherait pas autour du lac après avoir récupéré sa prise et ses 2 flèches. J'emprunte la canne à pêche de Christophe, car j'ai oublié la mienne à la voiture, pour récupérer ma première flèche puis nous repartons à la voiture.

Nous partons pour Durban où nous jetons un coup d'œil sur un lac puis une mare sans voir le moindre ragondin. Nous partons donc pour un autre lac sur Labéjan. En arrivant, nous apercevons de nombreux canards en surface et un gros ragondin. Je me gare au bord de la route puis nous descendons vers le lac, les canards décollent et font surgir plusieurs ragondins. Nous descendons rapidement mais les ragondins se mettent aux terriers avant notre arrivée. Nous faisons le tour du lac mais plus un seul ragondin n'est dehors. Nous décidons de partir vers une mare un peu plus loin, en arrivant près de la mare par la gauche alors que Christophe arrive par l'autre côté, j'aperçois un léger remous en surface sous la végétation de la berge et mon regard se pose sur une petite masse brune que je n'identifie pas de suite. Quand je comprends qu'il s'agit d'un canard, de face, son cou se déplie et il fait volte-face et rentre dans la végétation alors que j'arme mon arc. Il me semble le voir encore au travers de la végétation et décoche au juger. Il me semble l'entendre se débattre puis le calme revient. Je m'approche doucement mais 2 canards surgissent de la végétation et se débinent sur la berge pour disparaître rapidement. En me dirigeant vers l'endroit où je les perds de vue, je fais démarrer un 3ième canard qui surgit de la végétation et s'avance rapidement sur l'eau en battant des ailes. Il perd beaucoup de sang et, le temps de réagir, il a plongé. Nous surveillons la surface de la mare mais plus rien ne bouge. Il me semble qu'une double ligne de fines bulles rentre dans la végétation aux pieds de Christophe. Je fais le tour de la mare en battant la végétation alors que Christophe en fait de même en venant à ma rencontre. Plus rien ne bouge, les 3 canards ont disparus. Arrivé à la hauteur de Christophe, je fais demi-tour et recommence mon inspection sans succès mais avant de partir, je décide d'aller vérifier l'endroit où semblait se terminer la ligne de bulles. C'est alors que j'aperçois le croupion du canard qui dépasse de la végétation. Je dis à Christophe de ne pas bouger et tente une flèche mais il me semble que je suis passé dessous et le canard n'a pas bougé d'un millimètre. Je m'avance donc doucement, m'agenouille au bord de la berge et saisis le canard mal point puis l'achève rapidement.

Nous repartons maintenant pour un autre lac, je me gare sous la digue. Le niveau du lac est très bas

Une soirée ragondin avec Christophe, 2 septembre 2015

et les ragondins sortent tard pour aller manger dans la parcelle de maïs de droite au départ du lac. Nous décidons de nous poster près de 2 zones de terriers en face de la parcelle de maïs pour tenter d'attendre les animaux avant la tombée de la nuit qui arrivera d'ici 1h30. Christophe décide de se poster en face des premiers terriers situés au coin du bosquet qui remonte sur le penchant opposé. Je pars donc me poster en face de d'autres terriers regroupés un peu plus loin où l'eau est toujours boueuse ces jours-ci. Je me poste au pied d'un arbre à environ 10 mètres en face des terriers.

Une soirée ragondin avec Christophe, 2 septembre 2015

L'attente sera courte car, tout à coup, le bruit d'un petit caillou tombant à l'eau me fait tourner la tête et apercevoir une grosse femelle ragondin et ses petits sortis sans bruit du terrier le plus à droite. Les petits jouent et se bousculent. L'un d'eux tombe à l'eau puis remonte sur la berge, j'hésite un moment à tirer et observe la petite famille puis me dis que cette famille est responsable des dégâts sur le maïs. J'arme doucement mon arc et prends la visée sur la femelle qui me fait face. Ma flèche la percute violemment, elle sursaute et tombe à l'eau dans un sillon étroit, de 40 cm de profondeur sur 1 mètre de long érodé par le passage répété des animaux. Elle se débat un moment, un petit ragondin refait surface contre à berge à 8 ou 9 mètres, je réencoche, arme, vise et décoche mais le manque. Il plonge et le temps de réencocher, il remonte sur la berge et rentre au terrier. Ne voyant plus bouger ma flèche restée en travers du ragondin, je le pensais mort mais elle se remet à bouger et je décide d'aller l'achever. Je traverse le ruisseau et m'approche doucement. Le ragondin entravé par ma flèche, rentrant dans le cou et ressortant dans une cuisse, n'arrive pas à se retourner et je l'attrape par la queue, dégage ma flèche et l'achève avant de repartir vers la bordure du maïs où je pose ma prise.

Une soirée ragondin avec Christophe, 2 septembre 2015

Le vent pousse mon odeur vers Christophe et je décide donc de changer de poste pour ne pas compromettre ses chances de voir un ragondin. Je pars plus loin, passe le passage busé qui traverse le ruisseau et pars me poster au coin d'un autre bosquet où se trouvent des terriers de blaireaux pour tenter de voir un renard mais la nuit tombe peu à peu sans que rien ne bouge. Je décide de revenir vers Christophe. Je fais démarrer un chevreuil au bord du ruisseau. Il passe le passage busé et disparaît. Je passe, moi aussi, le passage et reviens tranquillement vers Christophe quand j'aperçois un autre chevreuil mangeant de petites pommes sauvages au bord de la haie qui borde le ruisseau. Je me fige mais il a vu mon mouvement sans m'identifier et commence à s'avancer vers moi. Rapidement, le vent me trahit et il rentre dans le ruisseau au travers de la haie. Je reprends ma progression et finis par apercevoir Christophe caché dans la végétation du bord du lac asséché quand un chevreuil surgit de derrière quelques saules poussant en bordure du lac entre moi et Christophe. Il rentre en quelques bons dans le maïs en passant juste à quelques mètres de mon collègue que je rejoins dans la nuit qui s'installe. Il est temps de rentrer nous retournons à la voiture pour quelques photos souvenir avant de rentrer.

Une soirée ragondin avec Christophe, 2 septembre 2015
Une soirée ragondin avec Christophe, 2 septembre 2015

Alex

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 21:13

Ce soir, je décide d'aller faire un tour au renard sur Labéjan. En route, j'aperçois un gros ragondin contre la berge gauche d'un petit lac. Je me gare un peu plus loin derrière une ligne d'arbres qui borde la route, j'attrape mon arc puis descends à travers le labouré vers le lac alors que le ragondin se met à l'eau. Il semble se diriger vers les terriers de la berge parallèle à la route, 5 ou 6 colverts démarrent de la berge parallèle à la route et s'avancent tranquillement sur l'eau, je presse le pas mais le ragondin fait une halte sur une petite île découverte par la baisse des eaux due à l'arrosage. J'en profite pour aller me poster au-dessus des terriers principaux, au milieu de la berge, faisant décoller les canards. Je me positionne tranquillement et observe le gros ragondin qui fait sa toilette à un peu moins de 30 mètres. Il finit par se mettre à l'eau et venir vers moi avant de bifurquer pour se diriger vers un terrier à 6 ou 7 mètres sur ma gauche. Un autre petit ragondin arrive droit sur moi à plus de 30 mètres. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée. Je suis tranquillement le gros ragondin dans mon viseur et le laisse venir à environ 7 mètres. Il est presque plein travers je décoche. Il me semble l'avoir traversé plein coffre, il plonge, ma flèche remonte. Il finit par remonter après un moment et commence à nager en rond en tentant son museau vers le ciel, c'est bon signe. Un gros nuage de sang bien rouge colore tout à coup l'eau et le ragondin s'immobilise. C'est fini. Le petit ragondin a plongé à la décoche et je le vois ressortir contre la berge opposée, je décide de tenter d'aller l'intercepter. Je fais vite le tour par la gauche mais à mon arrivée, 2 animaux plongent et le petit ragondin se débine contre la berge pour rentrer plus loin dans un terrier. Alors que je le surveille, un autre petit ragondin rentre dans un terrier sous mes pieds. Un autre petit ragondin remonte à environ 20 mètres et semble filer vers les terriers d'en face. Je fais donc demi-tour pour tenter de l'intercepter. Il plonge et je prends le pas de course pour aller me poster mais en arrivant ma cheville se tord dans une remontée d'un terrier de ragondin et je chute au sol en réussissant à protéger mon arc. Ma cheville est très douloureuse, je me relève et me poste en espérant ne pas avoir une entorse. Le petit ragondin remonté à quelques mètres à ma gauche et replonge en m'apercevant. Je me prépare, il remonte à environ 8 mètres devant moi, j'arme, il se met plein travers, je vise un moment et décoche. Touché, il plonge un moment puis un rond de bulles apparaît en surface et le corps inerte du ragondin remonte en surface sur le dos, ses quatre pattes en l'air. Le vent souffle assez fort et fait dériver lentement les ragondins vers ma droite tout en les rapprochant très lentement du bord.

Quand ça veut faire, 27 août 2015

J'attrape mon lancer dans mon sac à dos pour récupérer les ragondins, ma cheville va mieux. Je descends le talus du lac pour me positionner au niveau de l'eau. Un canard refait surface au milieu du lac et se débine vers l'angle gauche de la berge opposée. Je commence par récupérer mes flèches. Ma ligne est équipée d'un bulle-d'eau suivi d'un bas de ligne au bout duquel une petite branche en V me permet de crocheter mes flèches et de les ramener rapidement mais, pour rapprocher les ragondins, je dois multiplier les lancers. Tout à coup, j'aperçois un petit ragondin à environ 12 mètres sur ma gauche contre la berge. Il me regarde de face, immobile. Je regarde derrière moi, mon arc est à quelques mètres. Je pose mon lancer et remonte chercher mon arc puis tente une approche mais le ragondin réussit à rentrer au terrier sous mes pieds en longeant la berge sans me laisser d'angle de tir alors que je tente, arc armé, d'aligner ma visée. Je retourne à mon lancer mais, cette fois, je garde mon arc à côté de moi. Les ragondins ramenés au bord, je décide d'aller jeter un dernier coup d'œil à la berge opposée. Je vérifie les terriers où sont rentrés les petits ragondins sans rien voir, le canard, lui aussi, a disparu. Je fais donc demi-tour pour revenir à ma voiture et c'est alors que le canard, caché dans les joncs du coin du lac, démarre dans mes pieds et plonge dans le lac. Il nage un moment sous l'eau puis remonte au milieu du lac, avance un moment plaqué sur l'eau, cou tendu à l'horizontale, puis plonge à nouveau et disparaît.

Je retourne à mes affaires mais en ramassant mon sac à dos, j'aperçois le canard qui, plaqué sur l'eau, contre la berge de droite, et qui tente de se faire oublier. Je tente une approche mais alors que j'arrive au coin du lac à environ 15 mètres du palmipède et que je tente d'armer mon arc, il plonge à nouveau. Je décide de laisser tomber, je retourne à mon sac à dos mais en regardant à nouveau en arrière, j'aperçois à nouveau le canard plaqué contre la berge à 5 mètres de sa position de tout à l'heure. Je me ravise et tente à nouveau l'approche, je passe l'angle du lac et m'éloigne de la berge pour tenter de revenir à couvert sur le canard et essayer de le surprendre. Mais alors que j'arrive où devrait se trouver l'oiseau, ce dernier a disparu. Je longe un peu la berge mais toujours rien. Je fais une pause pour observer la surface du lac. Au bout d'un moment, le canard surgit de la végétation à mes pieds et plonge dans le lac. Je n'arrive pas à croire que je ne l'avais pas vu à 30 cm de mes pieds. Il remonte à 15 mètres et semble se diriger vers la berge à ma droite. Je pars au pas de couse et me poste sur la berge pour l'intercepter mais le temps passe et rien ne bouge. Au bout d'un moment un remous suspect attire mon regard au milieu du lac, une intuition me fait partir rapidement vers mon poste du départ, en courant, j'aperçois un autre remous près de la berge, près de mon sac à dos. Je finis de m'avancer doucement en surveillant la berge quand, j'aperçois le canard, gîté dans l'entrée au plafond effondré d'un des terriers de ragondin. Je me recule, pour ne pas être vu, arme mon arc et m'avance tout doucement prêt à tirer, le canard apparaît, ma visée se cale, je décoche. Le canard cloué sur place n'a pas bougé, ma flèche coupe son cou en 2 endroits et traverse son poitrail pour ressortir dans le bréchet. Je récupère mon canard et rassemble mes prises et mes affaires avant de retourner à la voiture.

Quand ça veut faire, 27 août 2015

Je retourne à ma voiture avec mes prises puis repars pour mon lac favori, j'y ai repéré 4 renards ces jours-ci et en ai manqué un venu au cri de la souris à 10/12 mètres. Je me gare sous la digue du lac et me prépare. Ce soir, le vent souffle en sens inverse du sens habituel, du départ du lac vers la digue. Je décide de commencer quand même par faire un tour du lac dont le niveau est très bas. Je pars par la gauche du plan d'eau avec le vent dans le dos, un colvert décolle du milieu du lac. Des sangliers ont fait le tour du lac, leurs traces sont bien visibles dans la vase qui commence à sécher. Pas de ragondin en vue, je traverse donc le lit asséché du ruisseau d'alimentation pour aller jeter un coup d'œil à la bordure d'une parcelle de maïs jouxtant le lac. 5 perdreaux décollent du coin de la culture, les ragondins ont coupé quelques pieds de maïs en bordure de la bande enherbée. Je repars tranquillement vers la digue. Revenu à la route, je la traverse pour rejoindre le champ de maïs à gauche du ru qui descend du lac. Je longe tranquillement la bande enherbée entre la culture et le ru. Le vent souffle face à moi de façon soutenue. En crête entre un bosquet et un bois, un brocard passe au trot pour rejoindre un champ de tournesol. Près d'un passage busé qui enjambe le ru et où je connais la présence de plusieurs terriers de ragondin, un bruit d'eau me fait m'avancer doucement vers le ru. J'aperçois 2 jeunes ragondins sortant d'un terrier et passant sous une petite avancée de terre. J'arme mon arc, le premier sort sa tête de sous l'avancée de terre et ma flèche de cou le sèche sur place. Son compère sort rapidement et rentre dans le terrier suivant à droite de la buse du passage.

Quand ça veut faire, 27 août 2015

Je décide de rester poster un moment, l'eau bouge à l'entrée du terrier. Après un petit moment, le nez du ragondin pointe à l'entrée, j'arme doucement mais il recule. Après plusieurs minutes d'attente, il finit par revenir à l'entrée du terrier, j'arme mon arc en apercevant son nez et le laisse avancer un peu. Dès que son cou est visible, je décoche et le cloue sur place.

Quand ça veut faire, 27 août 2015

J'attends encore un peu mais plus rien ne bouge, je fais le tour par le passage busé et récupère mes petits ragondins alors que 2 autres ragondins se mettent à ronner dans 2 terriers. Après une petite photo souvenir,

Quand ça veut faire, 27 août 2015

je laisse mes 2 prises dans mon sac à dos sur place pour partir chasser le renard. J'ai vu 2 renards l'autre jour dans le secteur et je sais qu'il y a des terriers dans le bois un peu plus loin. Je longe donc le maïs jusqu'au bois et y rentre par un chemin de terre qui débute à ma droite, dans l'angle du bois. Un gros lièvre mange quelques feuilles au bord du retour de ce bois en L à environ 90 mètres. Les geais crient au fond du bois, peut être qu'un animal est en mouvement. Le chemin suit à 10 mètres de la lisière du bois, je le suis doucement en essayant d'éviter de marcher sur des brindilles ou des feuilles mortes, un animal démarre dans la végétation épaisse sur ma droite sans que je puisse le voir. Je continue mon chemin et progresse ainsi sur quelques dizaines de mètres, jusqu'à la fin du chemin de terre. Une grosse coulée arrive devant moi, des terriers plus à ma droite, en bordure du bois qui se finit à environ 50 mètres. Le sol est maintenant plus bruyant et je décide de me poster à quelques mètres sur la droite de la coulée, derrière un arbre, dans un fossé qui vient de ma droite. L'attente n'est pas bien longue, rapidement un pas léger se fait entendre et j'aperçois une silhouette rousse qui vient vers moi. C'est le renard, il avance tranquillement en reniflant le sol, il n'est qu'à 20 mètres, il passe derrière un arbre. J'arme mon arc, il est à 15 mètres. Il s'avance et vient vers moi, 10 mètres, j'aligne ma visée mais la lumière basse traversant le bois produit un effet lumineux dans la réduction verte de ma visette qui floute ma vision. Je suis obligé ouvrir et fermer mon œil non directeur pour avoir en vision le renard et mon pin's du viseur. Je laisse encore venir le renard jusqu'à 7 mètres pour assurer mon tir. Il est de 3/4 face, mon viseur est posé sur son épaule, je décoche. Touché, le renard grogne et fait demi-tour avant de partir en trombe mais presque immédiatement son arrière train se dérobe et il bifurque à droite puis chute et s'immobilise rapidement à environ 15 mètres de ma position. Un bruit de bois à l'impact me fait penser que ma flèche doit être plantée dans une branche. Je pars la chercher et la dégage avant d'aller voir mon renard. Ma flèche rentre derrière l'épaule et sort devant la cuisse opposée. La luminosité en sous-bois étant trop faible pour prendre des photos correctes, je ressors du bois pour quelques photos souvenir.

Quand ça veut faire, 27 août 2015

Le lièvre vu tout à l'heure descend vers moi mais je ne suis pas là pour lui. Je ramène ensuite mon renard vers mon sac à dos par le côté opposé du ru par rapport au maïs faisant fuir le lièvre. En arrivant près du passage busé, un bruit de démarrage m'interpelle de l'autre côté de la haie qui longe le ru par tronçons plus ou moins longs. Je pose mon renard et me poste près des terriers de ragondin quand un bruit de pied de maïs qui se casse retentit un peu plus loin en bordure du maïs. Je regarde un moment dans cette direction quand j'aperçois un autre renard au-dessus du champ de maïs, dans l'angle de la culture. Je décide de tenter l'approche. Je longe rapidement le maïs quand une forte odeur de sanglier envahit mes narines, le vent étant face à moi, je m'attends à tout moment à voir ce sanglier. 30 mètres plus loin, je le fais démarrer à 10 mètres devant moi, il était juste au bord du maïs et part en cassant du maïs sur 15 mètres. Il s'arrête un instant et me laisse passer puis repart bruyamment. Je continue, passe le coin du maïs, remonte en le suivant et arrive au coin du maïs un peu plus haut. Le renard est là, dans le champ travaillé, à 40 mètres du coin haut du champ. Le vent n'est pas très bon, il est dans mon dos mais le renard qui est à 15 mètres de la culture ne me sent pas. Il tourne un peu puis semble venir vers moi. Il disparaît dans un creux du champ pendant un instant. La luminosité baisse vite, je décide de tenter de l'appeler, je tente des cris de souris pas trop forts, il ressort la tête du creux et regarde vers moi un moment, j'insiste mais, tout à coup, il fait volte-face et s'enfuit pour rentrer dans la culture. C'est certainement le renard que j'ai manqué près du ru l'autre jour. La nuit tombe doucement, je retourne à mes affaires et récupère mon sac à dos et mes prises avant de revenir vers ma voiture pour une photo de ce beau tableau de chasse. 6 flèches pour 6 prises ce n'est pas tous les jours comme ça.

Quand ça veut faire, 27 août 2015

Alex

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 06:45

Les archers venus du Vaucluse (Philippe, Gérald, François et Nicolas) et des Alpes Maritimes (Jean Pascal et Philippe) sont restés après les battues de samedi et dimanche que j'avais organisé pour l'ASCA32, Arnaud est arrivé hier soir. Nous décidons de nous répartir en 2 groupes pour chasser sur mes territoires de chasse. J'ai 5 bracelets chevreuil sur Labéjan et Arnaud, Philippe, Gérald, François et Nicolas décident de tenter leur chance à l'approche. J'ai pris un peu de temps la veille pour leur montrer le site sur Géoportail. Il fait encore nuit quand nous les laissons au " bois du Turc " où ils chasseront ce matin et je pars avec Jean Pascal et Philippe chasser le ragondin.

Nous attaquons par un lac sur Durban, les ragondins y sont très matinaux et il nous faut arriver avant le lever du jour. Jean Pascal et Philippe vont se poster à l'arrivée du ruisseau d'alimentation alors que je vais faire le tour du lac pour leur rabattre les ragondins. Jean Pascal et Philippe descendent vers leur poste en longeant la clôture d'une habitation alors que je commence à m'avancer sur le pré en direction de la digue. Je leur laisse le temps d'arriver au poste puis descends vers la digue. Le jour se lève.

A peine arriver au bord de l'eau qu'un premier ragondin démarre du milieu de la digue et s'éloigne du bord en nageant à la surface. Je me rapproche de son point de départ quand 2 autres ragondins de belle taille s'élancent sur l'eau. Je me rapproche à moins de 10 mètres et commence à armer quand le scratch de mon décocheur lâche prise. Résultat une flèche qui tombe, légèrement poussée, à 3 mètres devant moi et un bon coup de poing dans les gencives. Je récupère mon décocheur resté accroché à mon D-loop et le repositionne à mon poignet mais trop tard, les ragondins sont déjà loin.

Je poursuis en longeant la rive pour me positionner sous le bosquet qui borde une partie de la rive du lac. Les ragondins vont parfois s'y réfugier et je me poste un moment pour leur barrer la route ne leur laissant qu'un échappatoire, les terriers du ruisseau. Je les aperçois au milieu du lac filant vers les postés "3 Ragondins arrivent vers vous". J'attends un moment et perds les ragondins de vue. De loin, il me semble voir Philippe armer.

Je surveille mon côté de berge mais rien ne vient. Je décide de faire demi-tour pour aller vérifier que les ragondins ne soient pas restés contre la berge d'en face. En arrivant près de Jean Pascal, j'aperçois un ragondin qui se débine vers la rive opposée, il dépasse à peine de l'eau. Je repars en courant en sens inverse pour l'empêcher de fuir vers le bois. Ayant dépassé le bois, je ralentis et longe la berge en marchant quand je l'aperçois, il vient droit vers la berge en face Jean Pascal. Jean Pascal m'annonce qu'il vient vers moi, je lui confirme que je l'ai déjà vu. Il m'annonce aussi qu'il l'a blessé.

Je le laisse se rapprocher du bord puis, passant voûté derrière des herbes hautes, je l'approche rapidement, arme mon arc et me redresse doucement. Je l'aperçois, posé sur la berge, une grosse blessure au niveau des épaules sur le dos. J'ajuste ma visée et décoche, le ragondin se contracte et retombe lourdement sur la berge. Jean Pascal l'avait déjà touché à 4 reprises et l'une de ses flèches était mortelle. Je n'ai qu'accéléré les choses. Je récupère le gros mâle puis retourne, par mon côté de rive, vers Jean Pascal et Philippe qui est toujours posté.

Une flèche est en surface devant le terrier principal, Philippe a tiré un ragondin et semble t'il peut être touché l'animal mais il n'avait pas vu la présence du terrier et le ragondin ne ressortira pas. Je me rapproche du terrier pour inspecter les joncs quand un canard désailé se jette à l'eau au milieu de nous 3. Philippe décoche le premier et passe dessous, Jean Pascal fait voler des plumes et ma flèche à la base du coup sèche le colvert qui tourne un court instant sur place avant de s'immobiliser.

Je pars récupérer les 4 flèches de Jean Pascal à l'aide de mon lancer mais le vent me complique la tâche et Philippe, équipé de cuissarde, vient m'aider dans ses eaux peu profondes. Jean Pascal, resté sur la berge d'en face aperçois 2 chevreuils qui se débinent pour passer la crête du champ. Gêné par le petit bosquet d'où ils sont partis nous ne pouvons les voir avec Philippe.

Les flèches et le canard récupérés nous partons inspecter un terrier où je flèche régulièrement des ragondins avant de changer de lac. Il est vide, nous retournons à la voiture alors qu'un cormoran vient tourner en repérage au-dessus du lac.

Nous partons pour une mare au pied d'une résidence secondaire anglaise mais rien dehors ce matin. Nous poursuivons jusqu'au lac du " Fourcés " à Labéjan. En route nous faisons décoller 2 perdreaux puis en descendant vers le lac nous constatons que les canards sont nombreux en surface, un cormoran est posé sur un peuplier au bout du lac. Nous nous garons à l'aplomb de la digue puis nous descendons vers le lac alors qu'un cormoran se pose sur l'eau. Les canards décollent par vagues à notre approche et 2 cormorans les imitent.

Jean Pascal et Philippe longeront la rive côté route où ils ont le plus de chance de voir des ragondins et je vais longer en face. Un ragondin plonge aux pieds de Philippe sans qu'il puisse l'apercevoir. Tout à coup, un remous de mon côté à 30 mètres devant, je presse le pas mais trop tard le ragondin a traversé et est rentré au terrier. Rien de plus sur ce lac, je dis à mes collègues de poursuivre jusqu'à la mare en amont.

En arrivant près de la mare Philippe aperçois un ragondin, il me le signale. Je lui indique la position du terrier à garder puis je m'avance pour essayer de le lui envoyer. Il a déjà plongé. L'eau est calme quand j'aperçois un léger remous dans les joncs devant Jean Pascal et le lui signale. Mais en baissant les yeux, j'aperçois un ragondin venant droit sur moi sous l'eau et le temps de réagir il a disparu sous les joncs.

Un court instant plus tard, Jean Pascal annonce à Philippe, posté au terrier principal, qu'un ragondin vient de sortir devant lui. Philippe arme et décoche sur le ragondin alors qu'il plonge. Nous scrutons la surface quand j'aperçois le ragondin qui vient droit sur moi. Il a une plaie au coup et vient se caler sous les joncs à mes pieds.

J'aperçois encore le bout de sa queue qui dépasse à peine de la végétation. J'arme, estime sa position dans la végétation et décoche. Une douleur violente au coude, ma corde a attrapé mon lancer en bandoulière qui vient de heurter mon coude. La flèche a été déviée et le ragondin n'a pas bougé. Sur la colère, je me débarrasse de mon lancer et réarme mais j'estime mal la position du ragondin et le frôle, ce qui le fait démarrer toujours sous l'eau pour aller se cacher un peu plus loin.

Je me déplace le long de la berge pour tenter de le retrouver quand mon pied passe au travers du tapis des joncs pour se retrouver dans l'eau. Je viens de marcher sur le vide laisser sur l'entrée d'un terrier pile où le ragondin se dirigeait. Il est au terrier. Je tente de l'en déloger avec une branche mais elle est trop courte, le terrier doit faire environ 2 mètres de profondeur. Je n'ai pas pris ma pelle et je suis prêt à renoncer quand en partant je me ravise.

J'ai du mal à me résoudre à laisser ce ragondin blessé. Je ramasse deux grosses branches de peuplier, une très longue de gros diamètre et une plus courte et plus fine mais munie de 3 pointes à son extrémité. Mouillé pour mouillé, je me mets carrément à l'eau jusqu'aux genoux en face du terrier et commence à enfoncer la branche fourchue dans le terrier mais il tourne légèrement et je n'arrive pas au fond. Je tente avec l'autre qui est en arc de cercle mais elle n'est pas assez souple. Je finis par défoncer l'entrée du terrier à coup de talon pour casser le virage puis je recommence avec la branche fourchue. Cette fois j'arrive au fond du terrier en enfonçant mon bras dedans. Je fais des va et vient secs qui finissent par faire bouger le ragondin.

Jean Pascal et Philippe m'ont rejoint et m'observe sur la berge. Le spectacle doit être assez comique. Tout à coup, je sens du poil sur ma main que je la retire aussitôt du terrier. Le ragondin a tenté de sortir mais a fait demi-tour. Je recommence de plus belle à agiter ma branche quand le ragondin se décide et fonce en passant sur mon bras pour jaillir du terrier et se jeter à l'eau. Je dis à mes collègues de reprendre leurs postes. Philippe est à peine en place devant le terrier, dans l'eau avec ses waders, que le ragondin sort  sur sa gauche contre les joncs. Il ne l'a pas vu et de concert avec Jean Pascal nous lui indiquons sa présence. Il fait un tour sur lui-même arc armé et aperçois le ragondin. La visée prise, il décoche et le clou sur place avant de s'en saisir et de l'achever d'un coup sec. Mes leçons ont bien prises.

Nous repartons à la voiture avec notre prise. Nous partons ensuite pour Loubersan. En route, nous apercevons 2 chevreuils au bord du Sousson et nous nous arrêtons un instant pour les regarder. C'est alors que Philippe aperçois 3 autres chevreuils qui détalent de l'autre côté d'une haie qui revient vers la route. Les 2 chevreuils vus au départ démarrent et rejoignent les autres. Nous les suivons un moment au ralenti par la route, alors qu’ils courent au milieu d'un chôme de maïs, puis nous les dépassons, la grosse chevrette meneuse a bifurqué vers le Sousson.

Arrivé aux serres, nous nous garons et je laisse Jean Pascal et Philippe descendre vers la mare. Un ragondin plonge mais les chasseurs ne pourront pas l'apercevoir. Ils remontent et nous partons pour Clermont Pouyguilles vers la "mare aux ânes". Pas de ragondin ce matin mais je récupère 2 de mes flèches qui sont remontées en surface. De là nous partons un peu plus haut vers un petit lac où nous n'apercevrons qu'un héron cendré.

Nous repartons vers le bois du Turc et faisons une dernière sortie sur un petit lac de Labéjan mais toujours rien, il faut dire que le temps n'est pas vraiment avec nous.

Nous partons retrouver les chasseurs de chevreuils qui ont vu pas mal d'animaux mais qui reviennent bredouilles.

Un lundi entre pots, 22 novembre 2010

De retour chez moi, François, Nicolas, Philippe, Gerald, Jean Pascal et Philippe, qui ont pas mal de route à faire, nous quittent. Je reste seul avec Arnaud. Patrick mon pot des Pyrénées doit venir chasser ce soir. Nous allons chasser du côté de Traversères sur mon secteur à sanglier.

En début d'après-midi, nous partons avec Arnaud faire un tour au ragondin du côté de Castelnau Barbarens mais à part 3 faisans lâchés de frai nous ne verrons rien. Nous avons rendez-vous à Sansan avec Patrick à 16 heures et il est temps d'y aller. Nous récupérons donc Patrick sur le parking de la salle des fêtes et nous voilà partis.

Arrivés sur place, nous partons juste au coin de la ferme sans nos arcs pour que je montre les limites du territoire à Arnaud qui ne les connait pas encore.

Je suis en train de lui montrer le secteur où j'ai bon espoir de rencontrer les sangliers quand il m'interrompt : "Là, là... regarde !". Je m'avance pour dépasser un buisson qui m'empêchait de voir et j'aperçois un beau sanglier sur le pré au ras des épines noires, à 50 ou 60 mètres de notre position. Il rentre tranquillement à couvert alors que nous regagnons la voiture au pas de course pour prendre nos arcs.

Je prendrai par le bas sur le petit pré tout en long qui fait la limite avec le propriétaire voisin et qui se finit contre la route. Je connais la limite du territoire et je vais essayer d'empêcher le sanglier de fuir par le bas pour laisser leur chance à mes invités que je laisse s’organiser pour la chasse. Arnaud décide de prendre par le haut, Patrick le laisse faire et reste en retrait pour couper la route à un éventuel fuyard.

Je longe très doucement dans le pré, au pied du talus boisé, un énorme chat noir, dérangé dans sa chasse, remonte dans le bois. Les gîtes sont sur un replat au-dessus d'un bois assez clair de chênes. J'avance sans rien voir ni entendre quand, tout à coup, en haut du penchant, dans mon dos, un sanglier pousse un grognement furieux. Je pense tout d'abord à un animal fléché mais Arnaud m'expliquera plus tard qu'ayant repéré un sanglier qu'il tentait d'approcher, il a dérangé ce sanglier couché au pied d'un talus, c'est en fait une laie suitée.

Je fais demi-tour lentement et aperçois, en haut du penchant, un premier sanglier, puis un second, puis un troisième... Ils sont arrêtés plein travers, plus ou moins dégagés à 30 ou 35 mètres. Trop loin pour moi.

Tout à coup, ils décident de descendre en biaisant pour passer 30 à 40 mètres devant moi. Je m'avance pour tenter de les couper et les retourne. Ils remontent vers Arnaud et disparaissent.

J'attends un peu sur ma position quand un bruit constant de végétation craquante et de feuilles mortes piétinées se rapproche rapidement pour s'arrêter juste au-dessus de moi. Je ne vois rien quand, d'un coup, 5 sangliers rayés de 12 à 15 kg démarrent. Ils longent à mi pente et je les suis par le pré. Ils descendent un peu, remonte mais reste assez constant sur la courbe de niveau en marquant parfois un petit arrêt pour se regrouper. Le bois est assez clair et je les perds peu de vue. Ils foncent droit vers la route et je cours me positionner au bord de la route pour les intercepter mais ils bifurquent et gardent la courbe de niveau en longeant la route à mi pente dans le bois. Je cours sur la route en les suivant et constate qu'ils commencent à remonter doucement. Je décide de tenter le tout pour le tout.

Je pique un sprint sur 400 mètres, jusqu'au bout de la bande boisée, saute le fossé de la route, remonte la pente pour me positionner au coin supérieur du bois où je me poste pour attendre les animaux. Je reprends doucement mon souffle quand le bruit caractéristique se rapproche. J'arme mon arc, les petits sangliers ralentissent, s'arrêtent mais sans me laisser d'angle de tir puis repartent au petit trot pour me passer à 7 ou 8 mètres plein travers. Je vise le premier, calcule mentalement le temps qui sépare le suivant, puis le suivant... je laisse passer les 4 premiers et décoche avant l'arrivée du dernier. Je vois arriver ma flèche pile sur le sanglier et je la pense être plein cœur.

Le sanglier couine à l'impact et fait demi-tour puis remonte légèrement pour rentrer dans des épines noires. Je pars rapidement vers la route pour voir où partent les autres mais ils ont déjà disparu. J'attends un moment puis commence ma recherche au sang. Ma flèche a heurté un chêne après le sanglier et je ne la retrouve plus. Par contre, je trouve rapidement du sang et en quantité non négligeable, j'ai bon espoir. Je suis la piste qui rentre dans l'épais mais finit par en ressortir puis le sang s'espace et semble tamponné à espaces réguliers. Aïe, j'ai dû faire trop bas et attraper la patte avant.

Un craquement dans le bois, un chat blanc et noir surgit des genêts puis Arnaud sort. Il a perdu la trace des gros sangliers et ne sait pas où est Patrick. Le sang se fait rare et nous décidons de mettre à profit les talents du chien de sang d'Arnaud (Back). Je pars rapidement à ma voiture, retourne chez moi chercher la voiture d'Arnaud et Back et me dépêche de revenir sur place car la nuit sera vite là.

Je ramène Back à son maître, la recherche commence mais je le sens mal d'entrée, Back prend tout sauf le sang et malgré les tentatives d'Arnaud, son chien se disperse sur les pieds chauds des autres animaux. Je décide de faire ma recherche seul pendant un moment et retrouve le sang dans les feuilles mortes humides du bois pour le perdre à nouveau près d'un affleurement rocheux. Voyant que Back est hors-jeu, je dis à Arnaud d'arrêter et que je ferai appel à un conducteur de chien de sang mais celui-ci s'obstine et Back finit par lever un animal dans la nuit noire, semant Arnaud. Il nous faut maintenant chercher Back dans le noir total, avec nos frontales.

Au bout d'un moment, Arnaud le retrouve et remonte vers la voiture. Coupant à travers bois, je fais démarrer sans m'en apercevoir la mère des petits sangliers qui fonce sur Arnaud et lui passe assez près. Arrivé à la voiture nous cherchons maintenant Patrick qui reste introuvable pendant plus d'une heure. Il n'a pas compris en voyant la voiture d'Arnaud et est rentré à sa voiture à pied, bien sûr son portable ne marchait pas comme d'habitude et je me suis fait un sang d'encre, envisageant le pire avant d'aller voir si sa voiture était toujours là.

Bref, une salle soirée. De retour chez moi, j'appelle les conducteurs de chien de sang et aucun n'est libre demain. Nous ferons donc une recherche le mercredi matin et malgré le gel et une odeur de charogne au bord de la route qui va le perturber un moment Angel, il retrouvera la piste du petit sanglier qu'il remettra sur pieds près de l'endroit où se trouvait la compagnie lundi. Nous abandonnerons la poursuite au bout de plus 1 km. Mon sanglier est certes handicapé mais bien vivant et ce n'est pas ça qui va l'arrêter. Nous nous recroiserons peut être un jour.

 

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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