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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 10:23

Ce weekend, Cyril et Eric viennent chasser quelques jours, Cyril est arrivé ce soir vers 17h30 et Eric n'arrivera que demain matin. A mon retour du boulot, je me prépare et nous partons chasser. J'ai dû laisser mon permis de conduire pour quelques jours à la gendarmerie d'Auch et c'est donc Cyril qui me sert de chauffeur. Il me dépose en passant au bois du Turc près du dépôt des poubelle s et part chasser un peu plus loin autour de mon lac favori, où j'ai fléché la chevrette à mon retour de vacances.

Je m'avance donc dans un champ de tournesol qui borde le haut du bois. Le vent souffle vers le bois.  J'avance dans la culture pour rejoindre le bord du bois quand un bruit de galop retentit non loin de moi. Je me fige et observe mais le bruit s'est arrêté et je ne vois rien. Je reprends ma progression et entraperçois un chevreuil qui se débine dans le tournesol pour ressortir à 15 mètres environ entre le tournesol et le bois. C'est une chevrette, elle rentre rapidement au bois sans me laisser le temps de réagir.

Je rattrape la bordure du bois et longe tranquillement la culture. Je passe un premier angle rentrant du bois puis arrive à un angle sortant qui s'avance dans le tournesol. En arrivant à cet angle, je m'avance doucement pour tenter de surprendre un chevreuil et aperçois un chevrillard au gagnage dans la bordure de ronces qui longe le bois. Je m'avance doucement de quelques pas et arrivé à 10 mètres environ, j'arme mon arc, vise et décoche rapidement. Je n'ai pas vu ni entendu l'impact. Le chevrillard bondit vers l'intérieur du bois et disparaît. Je m'avance doucement pour contrôler mon tir.

Un petit chevrillard à l'approche, 20 septembre 2013

Ma flèche est plantée au sol à moins de 2 mètres de l'endroit où se trouvait le chevrillard et ce dernier est couché sur le flanc dans les ronces à 1 mètre de sa position initiale. Ma flèche lui a tranché la base du coup, je me suis un peu trop pressé pour tirer où ma flèche a touché la végétation et a dévié mais heureusement malgré cette atteinte très approximative elle a fait son travail.

Je fais une photo avec mon portable et envoie un message à Cyril qui vient juste d'arriver et commence à se préparer, Il me demande en retour si j'ai besoin qu'il revienne me chercher et je lui réponds que non, que je vais continuer à chasser. J'appose le bracelet à la patte du chevreuil et le pend dans un arbre à l'abri des regards avant de repartir en chasse. Je passe un autre angle rentrant du bois puis un angle sortant, j'avance tranquillement quand une chevrette démarre dans le tournesol et vient se planter 3/4 arrière à 12 mètres devant moi. J'arme rapidement mon arc, prends la visée et décoche mais ma flèche frôle le dessous du poitrail et la chevrette retourne dans le tournesol pour se débiner. Je la perds rapidement de vue. J'ai entendu ma flèche percuter un arbre un peu plus loin. Je pars à sa recherche mais impossible de la trouver, je contrôle tout de même mon tir mais pas la moindre goutte de sang sur 40 mètres dans le tournesol.

Je longe le tournesol jusqu'à ressortir sur une prairie qui longe le bois pour descendre jusqu'au ruisseau qui délimite le bois du bois jusqu'à la route. Je descends tranquillement vers le ruisseau. Pas de chevreuil ce soir dans le secteur, je traverse le ruisseau puis longe le bas du bois jusqu'à un passage qui traverse le ruisseau pour rentrer dans un pré enclavé dans le bois. De ce pré, je rattrape ensuite un petit sentier qui longe à l'intérieur du bois sur la lisière.

Un petit chevrillard à l'approche, 20 septembre 2013

Je surveille les allées de sapins à ma droite et le chaume de blé sur ma gauche mais toujours pas de chevreuil. J'arrive ainsi au bout d'une parcelle de tournesol toute en long, coincée entre le ruisseau et le bois. Je la longe un moment par le sentier puis décide de longer contre les tournesols alors que le sentier se termine.

Un petit chevrillard à l'approche, 20 septembre 2013

J'avance doucement dans le premier rang de tournesol quand une tache rousse me fait stopper net. Une chevrette, tournée face à moi, m'observe à 10 mètres environ au fond du fossé qui borde le tournesol. Le vent n'est pas bon et je m'attends à la voir partir à tout moment mais le temps passe et elle ne bouge pas. Je tente d'armer doucement mon arc mais mon mouvement même léger l'alarme et elle se débine dans le tournesol. J'attends un peu au cas où sa curiosité la ferait revenir sur ses pas mais rien ne bouge.

Je m'avance tout doucement en scrutant les tournesols mais rien ne bouge, ce n'est que 150 mètres plus loin que j'aperçois un chevreuil plein travers à 40 mètres devant moi dans le second rang de tournesol. Je me fige et observe un peu, il ne semble pas m'avoir vu mais alors que je tente une approche il franchit le fossé d'un bon et disparaît dans le bois. Arrivé au bout du champ de tournesol, près de la route, je traverse le fossé et rentre dans le bois pour rejoindre une piste forestière qui traverse tout le bois du Turc pour revenir vers les tournesols où j'ai fléché le chevrillard. Le sol est assez craquant et je presse le pas pour rejoindre la piste puis commence à la longer côté droit. Tout à coup, j'aperçois un brocard tourné face à moi qui regarde en arrière au-dessus de son dos contre la bordure du bois, de l'autre côté de la piste à environ 90 mètres. Je presse le pas pour tenter de traverser la piste avant qu'il ne retourne la tête et arrive au fossé qui borde le côté gauche de la piste sans être vu mais alors que je descends doucement dans le fossé pour le traverser, le brocard retourne la tête et regarde vers moi. Je suis dans une position délicate, je suis en appui sur ma jambe gauche complète ment repliée et ma jambe droite en extension avec mon pied qui ne touche le sol qu'au niveau du talon. Le temps passe et le brocard ne détourne pas les yeux, ma jambe gauche commence à me faire souffrir au-delà du supportable et je tente de m’asseoir doucement sur le talus du fossé pour soulager la tension musculaire. Le brocard à capter mon léger mouvement et, intrigué, il commence à venir vers moi en longeant entre le bois et le fossé. Je ne peux pas bouger. Il avance pas à pas en balançant la tête quand, tout à coup, une grive surgit du bois devant lui et le surprends. Le brocard fait volte-face et rentre au bois. J'en profite pour traverser le fossé et me précipiter contre la bordure du bois. Le brocard ressort alors du bois et se plante pour m'observer. Je suis figé contre la bordure du bois et nous nous observons un moment, le brocard curieux s'avance un peu puis se fige un long moment avant de commencer à aboyer, je lui réponds mais ce dernier démarre et disparaît dans le bois en aboyant.

Je reprends mon chemin et arrive à la lisière du bois, au bord des tournesols alors que le jour décline.

Un petit chevrillard à l'approche, 20 septembre 2013

Je longe à nouveau entre le bois et la culture tout doucement en espérant réapercevoir un chevreuil. Je passe devant mon chevrillard toujours pendu dans son arbre. Un peu plus loin, alors que je passe un angle sortant du bois, un beau brocard me démarre d'une touffe d'herbes hautes à 30 mètres avant l'endroit où j'ai manqué la chevrette tout à l'heure. J'arme mon arc, il s’arrête de 3/4 arrière à 15 mètres environ mais partiellement caché par les tournesols. Je dois le laisser repartir, sans décocher, je désarme alors qu'il s'éloigne doucement dans la culture. Je tente alors de le recouper un peu plus loin en longeant les tournesols mais il a disparu. 

Je ressors un  peu plus loin sur la luzerne au coin du bois et du tournesol et tourne à gauche pour longer en limite du tournesol et de la luzerne quand une chevrette sort de la culture à 40 mètres environ, elle boite très légèrement d'une patte avant. je me fige mais la chevrette m'a repéré et démarre pour traverser la parcelle du luzerne, s'arrête un peu plus loin, démarre à nouveau, s'arrête au ras du bosquet puis rentre à couvert. C'est certainement la chevrette que je pensais avoir manqué tout à l'heure, une lame a peut-être éraflé le coude mais rien de bien méchant. J'espère que je la recroiserais bientôt.

Je reprends ma progression, 2 chevreuils détalent en crête un peu plus loin puis disparaissent derrière un autre bosquet. La nuit tombe, je rentre à travers les tournesols pour récupérer mon chevrillard puis retrouve Cyril au point de rendez-vous. Il a été moins chanceux que moi et n'a pas vu grand-chose. 

Un petit chevrillard à l'approche, 20 septembre 2013

Alex

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 23:15

Ce soir, je suis bien décidé à fermer un de mes bracelets chevreuil, cela fait un moment que je n'ai pas trop le temps de chasser et de plus mon arc sort d'une bonne révision, mon ami Arnaud d'HAVA ARCHERIE, a remis tout ça en ordre hier soir et j'ai repris tous mes réglages. Tant que les maïs n'ont pas été moissonnés, je concentre ma chasse sur un secteur autour d'un grand lac, de plus, cette année j'ai pu constater que de nombreux chevreuils étaient malades et en éliminer quelques-uns ne sera pas un mal.

Je me gare sous la digue du lac, me prépare puis pars en chasse en longeant la droite du lac. Ce soir, les chevreuils ne sont pas de sortie. Je longe ensuite le ruisseau d'alimentation, passe le passage busé et rattrape l'angle d'un autre maïs qui borde un grand bois. J'avance doucement sur la bande enherbée qui longe le bois et surveille les passages de canon mais toujours pas de chevreuil. En arrivant au bout du champ, je me fais surprendre par une belle chevrette qui surgit de la bordure du maïs et remonte au travers du champ travaillé pour passer la crête de la colline en traversant le chemin de terre de crête. J'ai remarqué que très souvent les chevreuils passent à cet endroit.

Je laisse tomber cette chevrette car j'ai peu de chance de l'intercepter. Je biaise au travers du champ travaillé pour rattraper la bordure d'un autre maïs un peu plus haut qui couvre le penchant suivant de la colline sure ma droite. Arrivé au bord de la culture je la longe et rattrape le chemin de terre qui la longe un moment. Je jette un coup d’œil sur ma gauche dans la luzerne mais pas de chevreuil ce soir. Un peu plus loin, je quitte le chemin pour suivre le maïs qui bifurque à 90° pour rejoindre un petit bosquet. Les sangliers ont déjà fait pas mal de dégâts sur le champ. Je jette un coup d’œil dans les 2 passages de canon qui descendent vers le fond de la combe sans voir de chevreuil.

Arrivé au coin du bois, je redescends en suivant une bande de terre qui sépare le maïs du bosquet quand j'aperçois au milieu du champ, 2 chevreuils au gagnage dans une trouée faite par les sangliers. Je les observe un petit moment et constate qu'ils se dirigent vers le chemin de crête. Je fais demi-tour et rattrape le premier passage de canon qui descend vers cette trouée. J'avance rapidement en serrant la bordure du maïs pour ne pas être repéré mais quand j'arrive à la trouée, je ne vois plus les chevreuils. J'avance doucement au milieu du maïs en direction du chemin de crête quand les piaulements d'un chevreuil se font entendre. Je me fige et tente de l'apercevoir au milieu des pieds de maïs assez épars et bas dans le secteur. Tout à coup, un chevreuil surgit à 30 mètres devant moi et s'enfile dans un sillon pour disparaître à environ 30 mètres. Il ne semble pas m'avoir repéré.

J'avance doucement en suivant le même sillon quand j'aperçois un chevrillard qui revient vers le sillon par la droite. Il est plein travers à environ 20 mètres. Je tente de me rapprocher un peu. Il broute tranquillement et s'avançant. Arrivé à 15 mètres environ et ne pensant pas pouvoir m'avancer plus, je me plaque contre le maïs et arme mon arc mais au moment où je me penche doucement pour prendre la visée, le chevrillard me voit. Je reste immobile et curieux il commence à venir droit sur moi. Je le laisse faire, il avance doucement et je le suis dans mon viseur. A environ 8 mètres, il se fige de face. Mon viseur se pose à la base de son cou et je décoche. Il démarre au même moment et je vois ma flèche rentrer au milieu de son flanc pour ressortir par l'arrière train. Le chevrillard se jette dans le maïs et disparaît en un éclair mais à l'impact j'ai le temps de voir jaillir un jet de près d'un mètre de sang. Je comprends vite que malgré mon atteinte qui n'est pas très bonne, je vais retrouver rapidement mon animal.

Je ne tarde pas à attaquer ma recherche. Je retrouve rapidement ma flèche et de grosse quantité de sang au sol. La piste est très facile à suivre, le sang a repeint les pieds de maïs et dessine de grosses taches au sol. Je retrouve mon chevrillard à environ 60 mètres du tir. Il est mort, ma flèche est rentrée au milieu du flanc et est ressortie par l'anus. J'appose le bracelet, lui attache les pattes et le charge sur mon épaule. Une forte odeur de sanglier se dégage du secteur, ils ne doivent pas être loin. Je ressors du maïs et rattrape le chemin de crête.

Je m'apprête à redescendre à travers le champ travaillé quand j'aperçois un chevreuil qui monte par le même endroit que la chevrette tout à l'heure. Le champ dessine une sorte de goulotte à cet endroit. Je fais vite demi-tour et longe le chemin de crête par la droite pour profiter du relief qui me cache. Je longe un moment une grosse haie sur ma droite, je pose mon chevrillard au bout de cette dernière, au pied d'un gros chêne puis bascule sur l'autre versant de la colline pour avancer à couvert rapidement par la luzerne. Arrivé en face de l'endroit où je pense le voir sortir, je m'avance doucement à sa rencontre quand je l'aperçois plus sur ma droite, il va remonter 30 mètres plus loin. Je repasse à couvert derrière la crête et avance rapidement pour revenir doucement à sa rencontre mais je ne le vois pas. Tout à coup, des piaulements retentissent dans mon dos. Je suis à découvert au milieu de la luzerne. Je me retourne tout doucement et aperçois un chevrillard qui traverse le chemin de terre à environ 40 mètres. Je reste figé, le chevrillard s'arrête. Il m'a me vu et je pense la chasse terminée mais à ma grande surprise, il vient droit sur moi en piaulant. J'arme doucement mon arc et le laisse venir, il se plante de face à 10 mètres, je vise la base de cou et décoche. Il me semble voir rentrer ma flèche à l'endroit visé. Quelques plis de tripes sont entraînés par la flèche à la sortie. Le chevrillard démarre, traverse le chemin de terre et redescend vers le maïs d'abord rapidement puis de plus en plus péniblement et finit par se coucher au milieu du champ travaillé. Je m'avance doucement vers le chemin de terre quand j'aperçois un brocard qui montait droit sur moi, c'est lui que je voyais tout à l'heure, le chevrillard a donné le change. Il redescend pour rejoindre le chevrillard couché, s'arrête à ses côtés et commence à le lécher. C'est la première fois que j'observe ce comportement. Je m'agenouille et prends mon Butollo pour voir si le brocard réagirait à des appels. Dès les premiers appels il regarde vers moi puis commence à biaiser pour rejoindre le chemin à environ 100 mètres sur ma droite. Je poursuis mes appels discrets et espacés pour aiguiser sa curiosité mais le ronronnement d'un tracteur se fait entendre, l'agriculteur arrive par le chemin de terre et fait fuir le brocard qui passe près du chevrillard et le relève.

Le tracteur qui s'arrête juste devant moi m'empêche de voir où part le chevrillard. L'agriculteur me salue et nous discutons un peu, je lui explique la situation alors que la nuit commencer à tomber et il reprend sa route. Je pars chercher ma flèche que je retrouve à 90° de mon tir à environ 50 mètres, posée dans la luzerne. Je récupère mon chevrillard un peu plus loin alors que l'agriculteur qui a fait demi-tour un peu plus loin et revient vers la ferme. Je tente ensuite de trouver du sang sans succès, je descends donc un peu dans le champ en zigzagant pour couper la trajectoire de fuite mais toujours pas de sang, impossible de trouver l'endroit où s'est couché le chevrillard, je pars donc pour tenter de trouver une entrée dans le maïs mais toujours rien. La nuit s'installe et je dois continuer à la frontale. Ne trouvant rien, je décide de longer les 3 premiers sillons du champ de maïs avant d'appeler le conducteur de chien de sang.

Au troisième sillon, je retrouve le chevrillard, je l'aperçois couché à mes pieds au milieu d'une zone très herbeuse. Je lui décoche une flèche au jugé et le touche plein poitrail mais à ma grande surprise, il ne réagit pas. Je le saisis par le cou et le soulève, il se met alors à saigner abondamment, se débat un instant puis s'immobilise. Ma première flèche est en fait rentrée juste derrière l'épaule et est ressortie au milieu du ventre. Je constaterai au dépeçage qu'un poumon et le foie étaient touchés. La résistance de ce petit chevrillard mâle est assez surprenante.

Je lui appose le bracelet puis je rentre avec mes 2 chevrillards à la voiture alors qu'il fait nuit noire.

Mon premier doublé de chevreuil à l'arc, 11 octobre 2012

Alex

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 15:30

Ce weekend, Vincent (Frére Loup), Eric et Cyril viennent chasser le chevreuil et le blaireau sur Labéjan et tenter de faire quelques images pour leur DVD à venir. Vincent va me suivre tout le weekend et Eric et Cyril chasseront et filmeront de leur côté. Ils arrivent en fin d'après-midi, nous nous préparons puis partons pour le territoire de chasse. Je présente rapidement le secteur à Eric et Cyril puis je pars chasser avec Vincent qui me suit. Nous chassons ce soir un secteur de maïs autour d'un lac d'irrigation.

Nous quittons Eric et Cyril au coin d'un maïs où je leur explique comment se poster pour réaliser un affût au blaireau qui sera d'ailleurs fléché par Cyril le lendemain soir au blind.

Nous remontons ensuite au travers d'un champ travaillé pour rejoindre le dernier maïs du territoire. Arrivés à la crête du coteau, au coin de la culture nous commençons à la longer tranquillement le long d'un grand bois. Alors que nous arrivons au coin de la culture, j'aperçois un chevreuil qui longe la bande enherbée qui sépare le maïs d'un le bosquet en contrebas pour rejoindre une bande enherbée plus sèche qui remonte en crête en longeant l'autre bordure du bosquet vers la crête du coteau.

Je fais signe à Vincent puis commence à descendre rapidement en longeant la culture pour rattraper la bordure du bosquet. Arrivé au coin du maïs, je m'avance tout doucement mais le chevreuil n'est plus là. Je commence donc une approche par la bande enherbée et arme mon arc en arrivant au coin du bosquet mais en regardant discrètement derrière le coin du bois, je ne vois toujours par le chevreuil. Nous commençons donc à remonter tout doucement par la bande enherbée desséchée. J'arme mon arc 2 fois en arrivant en face des passages de canon mais toujours pas de chevreuil.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

Je remonte doucement entre le maïs et le bois avec Vincent derrière moi

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

quand, tout à coup, à environ 15 mètres devant moi, un chevrillard s'avance au coin du maïs et s'arrête pour nous regarder.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

J'arme mon arc collé contre la culture puis me décale doucement sur la droite pour prendre la visée sur la zone vitale partiellement masquée par les céréales. Le coffre se dégage peu à peu, j'aligne ma visée et décoche mais je passe juste au-dessus du chevrillard qui démarre brusquement et passe à couvert derrière le bois. Je réencoche une flèche et m'avance doucement pour aller chercher ma flèche quand, au travers des feuilles de maïs, j'aperçois un autre chevreuil qui arrive vers l'angle de la culture. Je me fige et arme mon arc.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

Le chevreuil avance doucement en regardant vers nous puis passe l'angle du maïs, s'arrête un instant, nous observe puis commence à avancer d'un pas lent et saccadé dans notre direction en balançant la tête. C'est une chevrette, certainement la mère du chevrillard. Je ne compte pas la tirer et comme si elle le sentait, elle se rapproche doucement alors que derrière elle son chevrillard réapparaît, il se positionne plein travers à 20 mètres environ mais le chevrette venue de 3/4 face à 10 mètres environ m'empêche de tenter un tir.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

Elle finit par bouger et dégage une première fois le chevrillard mais je ne sens pas le tir puis elle le masque à nouveau

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

avant de le dégager une seconde fois. Cette fois, j'aligne ma visée et décoche.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

La chevrette démarre mais son chevrillard ne réagit pas à la décoche alors que ma flèche me semble basse et un peu en arrière, elle touche le chevrillard très basse et dévie pour se ficher au sol quelques mètres plus bas.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

La chevrette s'éloigne rapidement et se fige dans le champ travaillé à 40 mètres environ pour attendre son petit. Le chevrillard s'avance en faisant le dos rond, quelque chose commence à alors à poindre de l'entaille ouverte par le passage de la flèche avant que sa panse sorte entièrement par la plaie. J'assiste impuissant à ce spectacle horrible. Le chevrillard rejoint sa mère péniblement en faisant le dos rond et se tourne face à nous. La chevrette démarre alors en aboyant et disparaît derrière le maïs, son petit la suit péniblement à distance et nous nous avançons doucement pour arriver à l'angle de la culture et le voir rentrer dans le maïs 90 ou 100 mètres plus loin.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

Je pars chercher ma seconde flèche et constate qu'elle ne présente pas de sang sur le fût, je comprends vite que la lame a juste entaillé le dessous de l'abdomen en arrière du sternum. Je trouve quelques traces de sang à 20 mètres environ de l'angle du champ et commence à douter de mon estimation de la distance au moment du tir. Je pars chercher ensuite ma première flèche en suivant la direction du tir et la retrouve environ 50 mètres plus loin fichée dans le champ travaillé. Mes 2 flèches récupérées je retourne vers les traces de sang

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

pour tenter de suivre la piste jusqu'au bord du maïs. Mais je perds rapidement la piste qui semble peu abondante. Vincent, de son côté a trouvé une grosse coulée de contenu stomacal qui marque l'endroit du tir bien avant le premier sang.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

Je marque le premier sang d'un petit bâton planté au sol puis reprends ma recherche d'indices. N'arrivant pas à retrouver le sang, je pars directement au bord du maïs à l'endroit estimé de l'entrée et en longeant doucement la culture, je retrouve du sang qui semble suffisamment abondant pour faire la recherche,

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012
Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

je trouve aussi du contenu stomacal régulièrement. Je suis doucement la piste qui longe en général le sillon de maïs mais change de temps en temps de rang.

Nous avons pas mal attendu avant de faire la recherche et la nuit tombe vite dans la culture, j’allume ma frontale pour pallier au manque de luminosité.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

La recherche s'éternise, le chevrillard a déjà parcouru plus de 200 mètres et la piste qui devient abondante biaise à droite à environ 90 ° des sillons quand Vincent me fait signe. Je me redresse et aperçois le maïs qui bouge sur 20 ou 30 mètres puis plus rien. Nous retrouvons rapidement la panse

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

puis les intestins du chevrillard

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

suivie de traînées de sang spectaculaires. Il fait maintenant nuit noire quand tout à coup, le faisceau de ma frontale tombe sur les pattes arrières du chevrillard qui semble mort à mes pieds. Mais en l'éclairant, je constate qu'il est toujours vivant et le saisit rapidement pour abréger son calvaire. 

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

Nous rentrons retrouver les autres chasseurs aux voitures, le goût amer d'une chasse raté et d'une mauvaise flèche qui aura fait souffrir trop longtemps mon chevrillard occupe mes pensées ma seule consolation est d'avoir réussi à retrouver ce chevrillard. 

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

retrouver les autres chasseurs aux voitures, le goût amer d'une chasse raté et d'une mauvaise flèche qui aura fait souffrir trop longtemps mon chevrillard occupe mes pensées ma seule consolation est d'avoir réussi à retrouver ce chevrillard. ​

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

Alex

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 15:22

Ce soir, je décide d'aller faire un tour à la chasse autour d’une zone de maïs pour tenter de prélever un chevreuil. En arrivant, je contrôle le vent puis commence à longer le maïs par la droite pour rejoindre un fossé qui sépare 2 parcelles. Je longe tranquillement le fossé bordé par une épaisse végétation marquée par de nombreuses coulées de ragondins qui ont commencé à attaquer le maïs. Un peu plus loin le fossé bifurque à angle droit, je continue à longer contre le maïs quand j'aperçois près de l'angle du champ, à environ 100 mètres, un chevreuil au gagnage dans la végétation qui borde le fossé. L'approche à découvert sera difficile mais, en rentrant dans le premier rang de maïs, je ferai trop de bruit.

Je tente donc d'approcher en collant le plus possible le maïs et en avançant très lentement. Les 50 premiers mètres sont faciles, le chevreuil qui semble être un chevrillard ne s'occupe pas de moi et me laisse avancer. Le vent soutenu m'aide bien aussi. Mais passer 50 mètres le bruissement des feuilles de maïs sur mes vêtements commence à attirer son attention. Il relève régulièrement la tête et regarde vers moi. En restant immobile, j'arrive à faire retomber son attention plusieurs fois de suite mais je ne progresse que de quelques pas à chaque fois et le chevreuil est encore à 30 mètres environ.

Après avoir regardé un long moment vers moi, il se remet à brouter et s'avance dans le fossé où il disparaît. J'en profite pour tenter d'avancer rapidement mais il relève la tête et regarde vers moi. L'approche par paliers reprend mais alors que je suis à 20 mètres environ, le chevrillard fait volte-face et revient vers le maïs. Il rentre la tête dans la culture et je tente de me rapprocher mais il rentre entièrement et je le perds de vue. Je poursuis donc doucement mon approche en tentant de l'apercevoir dans la culture mais impossible quand, alors que je viens de dépasser l'endroit où il est entré, je l'entends démarrer. J'avance rapidement vers l'angle du maïs et l'aperçois, il a traversé un fossé très profond et vient de s'arrêter à environ 40 mètres dans le pré de l'autre côté.

Je m'agenouille et observe un instant. Le chevrillard qui n'a pas vraiment compris ce qui se tramait, cherche à identifier la source du dérangement. Je l'aboie doucement, ce dernier se retourne et revient doucement vers moi puis s'arrête un moment et observe. Je ramasse une herbe au sol et la cale entre mes pouces pour souffler dessus, les petits couinements émis le rassurent et il recommence à venir pour s'arrêter à nouveau. J'alterne ces appels avec quelques petits aboiements. Il se rapproche toujours. Devant moi, au bord du fossé, se trouve un gros arbuste, j'en profite pour avancer tout doucement à genoux vers ce dernier qui me cachera pour l'armement.

Après une longue pause, le chevrillard bifurque et longe à 15 mètres du fossé. J'arrive à me positionner à couvert derrière le buisson et aperçois du coin de l’œil une chevrette sur ma gauche à 50 mètres environ qui observe le chevrillard. Il ne faut pas quelle m'aperçoive. Le chevrillard n'est plus qu'à 12 mètres environ, je me redresse doucement derrière l'arbuste et arme mon arc pour attendre qu'il se dégage sur la droite de l'arbuste mais il commence à s'éloigner un peu. Je me décale doucement et prends la visée alors qu'il vient de s'arrêter plein travers à 15 mètres environ. Je décoche, il démarre au même moment et ma flèche le heurte au niveau du bassin. Le chevrillard s'effondre sur place puis tente de se relever en avançant péniblement sur ses pattes avant.

La chevrette démarre et rentre au maïs un peu plus loin. Je saute rapidement le fossé et me précipite pour l'achever. Ma flèche est introuvable. Je rentre vers la voiture avec mon chevrillard et décide d'emprunter le passage central au milieu des maïs. Je retraverse le fossé avec mon chevrillard puis longe la bordure du champ en direction du passage. Au moment de tourner dans le passage central, un bruit de galop retentit dans le maïs. Je me fige derrière le premier rang de maïs, une chevrette sort à découvert et regarde vers moi puis elle commence à venir droit sur moi. Je recule doucement et pose mon chevrillard au sol puis encoche une flèche. Pas à pas, elle vient droit sur moi. Je me cale et la laisse venir, elle n'est plus qu'à 10 mètres, j'arme mais ne peux pas tirer à cause des pieds de maïs. Il faut qu'elle avance encore un peu mais, tout à coup, elle aboie, fait volte-face et démarre pour s'éloigner. Je désarme. Elle s'arrête à 20 mètres environ puis se retourne et revient vers moi. Je la laisse venir un peu puis réarme mais encore une fois elle aboie et fait demi-tour pour s'arrêter plein travers à environ 15 mètres. J'ai une fenêtre de tir, je prends la visée et décoche mais elle s'écrase et évite ma flèche qui semblait bonne pour rentrer dans le maïs.

Je pars chercher ma flèche, que je retrouve difficilement, plantée dans la végétation au bord du maïs puis retourne à ma voiture avec mon chevrillard. 

Premier chevrillard de la saison

Alex

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 19:44

Ce soir Phil et Gérald sont restés chasser, je leur explique les limites du territoire puis pars à l'approche de mon côté. Le secteur est assez calme pour le moment. Je progresse tranquillement au milieu des pâtures en essayant d'apercevoir un peu de mouvement mais rien ne semble vouloir bouger. Je décide de remonter à travers un bois de chênes pour rejoindre un plateau enherbé bordé par le bois en forme de U. Je rejoints un petit sentier de crête et le longe doucement mais le sol est jonché de feuilles mortes très bruyantes et j'ai peu d'espoir d'apercevoir des animaux malgré les précautions que je prends pour me déplacer.

Tout à coup, un chevreuil démarre tout près de moi dans le sale en aboyant et descends sur ma gauche dans le bois sans que je puisse l'apercevoir. Je me fige un instant et observe à l'écoute du moindre craquement mais le chevreuil qui est lui aussi immobile est invisible. Je reprends ma marche saluée par quelques aboiements. Un peu plus loin je ressors du bois et aperçois 2 chevreuils qui sortent eux aussi du couvert forestier à environ 100 mètres du côté gauche du pré qui a été en partie labouré. Je profite du léger relief du terrain pour avancer voûté, collé au bois en direction d'une petite avancée anguleuse que je vais tenter de rejoindre pour me poster un instant et observer.

Je longe doucement la gauche du pré en essayant de ne pas faire trop craquer les glands et les feuilles mortes. Le vent est face à moi et assez soutenu. Tout à coup, j'aperçois un chevreuil qui vient à ma rencontre derrière l'angle de bois à environ 40 mètres. Je me colle rapidement contre la bordure et m'enfonce un peu derrière un chêne pour tenter une embuscade mais j'ai perdu le chevreuil de vue.

J'attends pensant le voir arriver en longeant le bois mais le temps passe. Je fais un pas en avant, puis 2 et l'aperçois derrière l'angle du bois. Je me reposte mais le perds à nouveau de vue. L'attente reprend puis je me réavance pour contrôler qu'il soit toujours là. Il n'a pas bougé et broute toujours. Je me reposte mais je commence à m'impatienter et décide de tenter l'approche, il semble que le chevreuil reparte en sens inverse et il disparaît derrière le bois. C'est le moment, je commence mon approche mais il fait demi-tour et revient. Je pars vite me reposter mais il s'arrête dans les ronces contre le bois et se remet à brouter. Le temps passe, il bouge sur place mais n'avance pas.

Bon, cette fois, j'en ai marre, je tente tout de même l'approche, sa tête est dans le bois, il est plein travers, le vent est toujours bon. J'avance très lentement sur la pointe de pieds mais le sol est très craquant et je suis vite repéré. Le chevreuil rentre dans le bois alors que je suis à environ 20 mètres de lui. Ils étaient 2 et peut être que l'autre est encore derrière l'angle de bois. Je continue à avancer en longeant à environ 3 mètres de la bordure du bois pour éviter un maximum les glands quand j'aperçois un chevrillard, plein travers, à environ 40 mètres. Il m'observe. Je me fige en plein découvert mais il est trop tard.

Nous nous observons un moment sans bouger et je ne crois pas pouvoir tenter quoi que ce soit quand le petit curieux s'avance de 2 pas puis se fige et m'observe à nouveau. J'accroche doucement mon décocheur. Je pense savoir ce qu'il va se passer, j'ai de fortes chances de pouvoir le flécher si j'arrive à armer. Il avance à nouveau de 2 pas et s'arrête pour me regarder toujours plein travers. A chaque fois qu'il avance il détourne son regard, c'est ma chance. Au bout d'un moment il s'avance à nouveau de quelques pas et baisse sa garde. J'arme mon arc. Il s'arrête et m'observe sans avoir compris que ses chances de survie avaient baissé d'un coup. C'est un petit mâle, je peux voir le pinceau pénien.

Il recommence à avancer doucement mais cette fois il vient carrément vers moi de 3/4 face. Il s'arrête, observe puis s'avance à nouveau, s'arrête, repart... la distance diminue petit à petit alors que je tiens toujours l'armement. Mon viseur le suit en attendant le moment. 20 mètres, 15 mètres, 10 mètres... il se tourne doucement et me présente un quasi travers. Mon viseur se cale sur son épaule. Je décoche. A l'impact, le chevrillard s’effondre sur place, il peine à se relever puis démarre en trombe pour passer la bosse du champ en traversant la partie travaillée. Le sang coule abondamment de sa blessure. Il ralentit pour passer le sommet de la bosse puis disparaît.

Je suis assez confiant. Je pars chercher ma flèche que je retrouve rapidement fichée au sol, elle est peu marquée par le sang. Je pars sans suivre le sang en direction de la fuite estimée du chevrillard mais je ne trouve rien, je reviens au départ et cette fois je suis le sang qui est très abondant, j'étais trop à droite. Le sang rentre dans le bois où j'aperçois mon chevreuil qui finit de mourir coincé dans la fourche d'un arbre à 2 mètres de la lisière. Je rentre un peu plus loin et le rejoints. Le bracelet posé, je le pends dans un arbre puis finis ma soirée posté dans le bois mais je ne verrai rien d'autre. La nuit tombe, je rentre retrouver mes invités qui n'ont pas eu autant de chance.

Approche inversée d'un chevrillard, 21 novembre 2011

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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