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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 21:19

Ce soir, je pars chasser sur Labéjan en sortant du Boulot. Je me gare en haut de la côte, près de la ferme qui surplombe le lac. Je me prépare rapidement puis descends vers le lac, ce soir le temps est incertain et le vent souffle fort du bout du lac vers la digue. Je décide d'en profiter pour commencer par chasser dans la parcelle de maïs au bout du lac, côté droit. Je rattrape rapidement la berge de droite puis marche rapidement jusqu'au maïs et commence à remonter en le suivant pour rejoindre le premier passage de canon. Je m'avance tranquillement dans ce dernier en contrôlant des 2 côtés, les premiers rangs qui sont perpendiculaires aux passages et me donnent une vision de 10 à 15 mètres de part et d'autre. Les sillons deviennent ensuite parallèles aux passages et forment un mur au travers duquel il est difficile de voir un animal. Je presse donc le pas pour arriver au sommet de la bosse qui coupe le champ en 2 et voir ainsi de l'autre côté jusqu'au bout du passage. Rien en vue, je fais demi-tour et rejoins le second passage de canon rapidement pour procéder de la même façon. Les passages sont marqués de pieds de chevreuils et de sangliers plus ou moins frais. Je fais de même pour tous les autres passages jusqu'à arriver au dernier. Cette fois, je continue ma progression jusqu'au bout du passage et finis ma progression tout doucement pour contrôler les derniers rangs qui sont perpendiculaires aux passages. Tout à coup, un gros chevreuil démarre à 6 ou 7 mètres sur ma droite et j'ai à peine le temps de le voir se débiner sans voir sa tête. Le bruit de sa fuite cesse presque immédiatement et je continue à avancer tout doucement, prêt à armer, pensant le revoir mais j'arrive au bout du passage sans le voir. Je remonte pour jeter un coup d'œil sur le haut du champ mais pas de chevreuil.

Je redescends en longeant le maïs quand je me rends compte qu'au milieu du chant se trouve un rond de 50 m² environ ou le maïs n'a pas poussé et où se trouve une végétation dense idéale pour abriter un animal. Je suis à mauvais vent mais je décide de tenter d'y jeter un coup d'œil. Je prends un sillon aligné avec le bas de la zone et le longe jusqu'à cette zone ou je trouve des coulées de sangliers mais pas de chevreuil. Demi-tour, je finis de rejoindre le bord du ruisseau d'alimentation du lac et le longe jusqu'au passage busé où je le traverse. Je rejoins ensuite la bordure du grand bois et la suis rapidement pour rejoindre une zone de tournesol plus loin. En arrivant à 100 mètres de l'angle du bois, je remarque une tâche rousse entourée de tâches plus grises sur la bande enherbée qui borde le roncier qui marque l'angle du bois. Je pense à des chevreuils mais n'y croit pas trop et me dis qu'il s'agit certainement d'une grosse branche morte tombée là à cause des vents forts de ces derniers jours. Je continue à avancer rapidement sans me cacher quand il me semble voir bouger et distinguer un chevreuil couché, peut-être 2. Je stoppe net mais une chevrette et ses 2 petits en profitent pour se lever et détaler. Je n'ai pas assuré, la chevrette et un jeune remontent à droite en passant l'angle du bois alors que le second chevrillard continue tout droit puis se rendant compte de son erreur il stoppe 100 mètres plus loin et regarde vers moi puis cherche sa famille. J'attends un peu mais il prend à l'opposé du bois et je le perds de vue derrière le relief du champ. J'avance doucement au cas où la chevrette et le chevrillard seraient restés derrière les ronces mais, arrivé au coin du bois, je ne les vois pas, par contre le chevrillard est en crête du champ sur ma gauche et regarde vers moi. Je remonte le talus abrupt à ma droite, par un passage de blaireau pour suivre le bois et commence à remonter quand, le relief se dégageant, j'aperçois la chevrette et son jeune qui m'observent plus de 100 mètres plus haut avant de déguerpir pour rentrer au bois.

Je continue à remonter et biaise à gauche pour rattraper le chemin de terre qui longe la crête. Une fois sur le chemin, je le longe en direction du tournesol. Je jette un coup d'œil dans la combe travaillée de droite entre le grand bois et un bosquet. Rien en vue, je continue et arrive au bord des tournesols desséchés sous lesquels pousse de la luzerne. C'est un secteur très fréquenté par les chevreuils. J'avance jusqu'à arriver en face d'une longue pointe de ronce d'environ 100 mètres qui démarre du coin du bosquet entouré par le tournesol et situé à environ 200 mètres en contrebas. Elle remonte vers le chemin et couvre un talus trop pentu pour être cultivé. Je m'avance doucement dans le tournesol et rejoins la droite de la bande de ronces pour la longer doucement en scrutant les alentours. Pas de chevreuil ce soir, je passe le coin du bois et prends à gauche en le suivant. Le tournesol n'a pas bien poussé dans le secteur et la luzerne fait une bande de 10 mètres environ entre le bois et le tournesol. Je surveille aussi l'intérieur du bois assez clair. Toujours rien, le bois bifurque à nouveau à droite vers le fond de la combe. J'aperçois, à environ 300 mètres, 2 chevreuils qui descendent du champ de soja vers le fond de la combe. Je descends vers le fossé qui longe le fond de la combe à travers le tournesol envahi, dans le secteur, par de la végétation haute puis le suis pour me rapprocher des animaux. Une haie épaisse qui descend du versant gauche bifurque ensuite pour suivre la gauche du fossé en longeant le soja. Elle me fait un écran me permettant d'avancer à couvert un moment. Arrivé au coin de la haie, le fossé devient plus profond et se remplit d'eau, je passe donc sur la bande enherbée à sa droite. Au moins un des chevreuils que j'avais perdu de vu un moment est toujours là mais il semble remonter. Je m'avance voûté en surveillant le chevreuil mais le perds brusquement du vu, est-il passé dans la végétation haute de la friche qui borde le soja ou s'est-il couché ? Je finis par apercevoir ses oreilles dépassant de la culture. Il s'est donc couché et regarde vers moi. La haie s'éclaircie et devient de moins en moins haute en se rapprochant des chevreuils et je décide de finir l'approche à genoux mais je me rends vite compte que je fais trop de bruit en progressant ainsi. Les chevreuils sont encore à 100 mètres, je me redresse et tente de continuer à progresser voûté mais les chevreuils me repèrent et se lèvent pour filer à travers la friche pour bifurquer rapidement en direction du fossé, ils vont certainement le traverser au niveau du passage le plus fréquenté, derrière un arbre isolé.

Les derniers buissons de la haie leur cache ma silhouette, je prends le pas de course pour tenter de les couper mais ils sautent le fossé et passent derrière la bande étroite de tournesol que je longe et qui est bordée par un bosquet environ 10 à 12 mètres sur ma droite. Un autre chevreuil surgit de la friche et file droit devant lui. Je ralentis mais continue à avancer rapidement au cas où les animaux seraient toujours dans le secteur. Au moment où j'arrive au bout du tournesol, avant la combe travaillée qui remonte vers le chemin de crête, j'entends des piaulements caractéristiques et aperçois le chevrillard qui revient en longeant le bosquet au-dessus de moi. Je m'avance rapidement de 2 mètres dans le tournesol et me prépare. Le chevrillard vient s'arrêter pile en face de moi, au niveau d'une grosse trouée qui rentrer dans le bosquet. Il regarde derrière lui. J'arme rapidement et prends tout aussi vite la visée avant de décocher. Un impact sourd retentit mais ma flèche me semble trop en arrière. Le chevrillard fonce dans le bosquet en faisant craquer la végétation sèche. Le calme revient.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Je contourne le tournesol et me rapproche doucement de l'endroit où se trouvait le chevrillard. Je trouve rapidement un peu de contenu intestinal ou stomacal mélangé avec du sang et posé sur une branche à l'endroit où est rentré mon chevreuil. C'est bien ce que je craignais, ma flèche est trop en arrière.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

En regardant un peu plus à gauche, je trouve des projections de sang, c'est l'endroit du tir.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Le vent souffle dans mon dos et, rapidement, les ronces sèches de l'épais taillis se mettent à craquer, le chevreuil n'était pas loin et il vient de redémarrer. Le bruit se déplace lentement vers la lisière gauche du bois et je décide m'éclipser pour revenir plus tard. Je pars donc vers la combe travaillée à ma gauche et en arrivant au coin du bosquet, un mouvement attire mon regard dans le bois d'en face. Je me fige et aperçois le chevrillard au travers des branchages. Une tâche sombre colore son flanc en arrière des côtes et il fait le dos rond. Immobile un moment, il regarde vers moi.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Je reste un moment immobile en espérant le voir tomber mais il finit par s'enfoncer péniblement dans le bois. Je décide de le laisser tranquille un bon moment avant d'attaquer la recherche. Je fais demi-tour et pars chercher ma flèche puisque je ne risque plus de déranger le chevrillard. Je rentre par la coulée prise par le chevrillard et aperçois ma flèche à environ 4 mètres de la lisière, fichée au sol. Le sang qui la couvre n'est pas propre.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Je décide de continuer à chasser pour passer le temps. Je traverse le fossé du fond de combe et prends à droite dans la friche pour longer le fond du grand bois mais en regardant vers la crête, j'aperçois un gros chevreuil qui dépasse à peine du coin droit du bosquet de crête. Je fais donc demi-tour pour repasser à couvert derrière le bosquet. Une fois en alignement avec le bosquet, le chevreuil ne peut plus me voir. Le vent s'est beaucoup calmé et ne souffle plus que par intermittence. Je remonte vers un premier bosquet juste séparé du bosquet derrière lequel se trouve le chevreuil par une bande d'herbe.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Je progresse rapidement jusqu'au bord du premier bosquet puis me décale doucement vers l'angle droit où je me penche doucement. Le chevreuil est toujours là, c'est un brocard, il est coutumier du secteur, je le vois régulièrement autour de ce bosquet. Il dépasse à moitié de derrière le bosquet suivant et est encore partiellement caché derrière une petite pointe de ronces qui part de l'angle du bosquet et avance sur environ 10 mètres en suivant la cassure de la pente qui sépare la parcelle de soja qui couvre le plat au-dessus du bosquet et la friche pentue qui descend jusqu'au fond de la combe. Je longe doucement le premier bosquet en m'arrêtant à chaque fois que le brocard relève la tête pour regarder autour de lui et arrive facilement jusqu'à la bande d'herbe qui sépare les 2 bosquets. Je me décale à gauche pour la traverser, caché par le bosquet suivant, puis rejoins à nouveau l'angle droit pour tenter d'apercevoir le brocard. Il est toujours là. Je commence donc à longer très lentement le second bosquet mais le brocard finit par faire demi-tour et disparaît tranquillement derrière le bosquet. Je continue à remonter tranquillement en espérant le surprendre en arrivant au bord du soja mais au moment où je peux voir le dessus du bosquet, je ne vois pas le brocard. Je commence donc à longer tout doucement le haut du bosquet dont l'arrondi sortant me cache l'angle suivant. Tout à coup, un animal démarre dans le bosquet puis un second, certainement que le brocard était rentré à couvert et qu'il était comme souvent avec la chevrette du secteur. Je presse le pas jusqu'à l'angle suivant mais ne vois rien sortir. Le ciel devient très menaçant et un vent fort se relève, il va pleuvoir dans pas longtemps. Cela fait 40 minutes que j'ai tiré mon chevrillard, je décide d'attaquer la recherche pour ne pas risquer de perdre les traces de sang s'il se met à pleuvoir. Je redescends vers le fond de la combe. Un chevreuil surgit du bois de gauche et traverse la combe au galop pour rentrer dans le bosquet de droite, il n'a pas l'air blessé. C'est peut-être la chevrette de tout à l'heure. Je franchis le fossé puis biaise à gauche vers le bordure du bois en direction d'une grosse coulée où le sol est dégagé et par laquelle le chevrillard est certainement rentré au bois.

Arrivé au départ de la coulée, je cherche d'éventuelle traces de sang mais n'en vois pas, je remonte cette dernière pour rentrer dans le bois et tombe sur une première goutte de sang sur les feuilles mortes qui tapissent le sol.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Au sommet du talus, je tombe sur 2 gouttes de sang sur la coulée, malgré les 50 mètres de fuite déjà parcouru par le chevreuil, le sang est peu abondant.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

A l'endroit où le chevreuil était arrêté, quelques gouttes de sang sont tombées au sol mais par rapport au temps que le chevreuil a passé à cet endroit, il n'y a pas grand-chose, la piste au sang ne s'annonce pas facile et pour rajouter à la difficulté, j'ai oublié ma frontale à la voiture et en sous-bois il fait déjà sombre.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Les gouttes sont espacés de 1 ou plusieurs mètres et je n'arrive pas à suivre facilement la piste. Le chevreuil qui semblait partir en longeant la lisière sur une grosse coulée a finalement bifurqué à droite pour remonter dans le bois sur une coulée peu marquée. J'avance presque avec les nez au sol pour palier à la luminosité décroissante et au peu d'indices. Ma chance est que les gouttes sont souvent grosses.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Un peu plus loin, je retombe sur une autre reposée debout.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Tout à coup, il me semble entendre un bruit de pas au-dessus de moi dans le bois. Je me fige et tends l'oreille mais le bruit cesse rapidement et je ne vois rien. Je pense qu'il s'agit peut-être du vent. La piste monte un peu sur 20 mètres puis biaise doucement à gauche sans vraiment suivre de coulée avant de rattraper une grosse coulée et de la suivre un moment. J'avance goutte par goutte d'environ 50 mètres sur cette coulée puis perds la piste. Je marque le dernier sang puis contrôle les coulées qui partent en éventail dans le bois mais impossible de trouver du sang. Je contrôle et recontrôle chaque coulée en avançant de plus en plus lentement et de plus en plus près du sol puis finis, après de longues minutes, à me poser pour réfléchir. Une coulée marquée part à 90° sur ma droite, je commence à m'avancer doucement en la suivant et finis par trouver du sang à environ 10 mètres de la dernière goutte. La recherche repart, les gouttes sont espacées de plusieurs mètres puis 2 ou 3 gouttes se suivent parfois mais, dans la pénombre croissante, je progresse assez lentement. Petit à petit, j'avance. Au bout d'environ 80 mètres sur cette coulée qui biaise vers l'angle du bois, le sang devient un peu plus abondant et ma recherche s'accélère un peu pour me faire ressortir sur la combe travaillée au coin du bois mais, sorti du bois, impossible de retrouver du sang. Je décide d'aller contrôler les entrées des coulées du bosquet de l'autre côté de la combe. Je commence par une très grosse coulée au milieu du bosquet qui traverse un fossé au fond duquel les sangliers viennent souvent se baigner. Des tâches sombres attirent mon regard sur la lisière du bois, sur le sol, dans la coulée. Je franchis le fossé d'un bon et trouve des gouttes de sang. Il fait trop sombre pour reprendre la recherche sans éclairage. Je décide de repartir chercher ma voiture où j'ai laissé ma frontale. Je remonte donc vers le chemin de crête puis le suis jusqu'à ma voiture qui se trouve à plus 1 km. Je reviens ensuite avec mon véhicule et me gare sur le chemin de terre au-dessus du bosquet, prends mon arc et ma frontale et redescends pour reprendre ma recherche.

Arrivé à la coulée, j'allume ma frontale, retraverse le fossé et commence à suivre le sang qui remonte en biaisant à droite sur une grosse coulée mais au bout de 30 mètres environ le sang s'arrête, je continue un peu sur la coulée sans le retrouver. Je reviens donc aux dernières gouttes, cherche sur les côtés de la coulée et finis par me rendre compte que le sang descend dans le sale sur la droite de la coulée. Les gouttes sont assez régulières et je les suis facilement sur environ 30 mètres de plus quand 2 yeux blancs s'allument dans le faisceau de ma frontale. Mon chevrillard est là couché devant moi. Il est toujours vivant. Je m'approche tout doucement jusqu'à 6 ou 7 mètres, arme mon arc et tente de viser mais son ombre portée me cache mon chevrillard, je désarme. Je prends donc ma frontale dans ma main qui tient l'arc, réarme mon arc et tente de diriger le faisceau pour éclairer le chevrillard. Je cherche ensuite une fenêtre de tir au travers des branchages et tente de prendre ma visée puis décoche. L'impact cassant retenti mais le chevrillard ne se relève pas. Il se débat à peine au sol puis s'immobilise. Je me rapproche et me rends compte que ma flèche est rentrée plus en arrière que je voulais. Elle rentre dans le cuissot en cassant le fémur et ressort dans l'épaule opposée pour se ficher au sol ce qui l'a empêché de ressortir de plus de 15 cm et a maintenu le chevrillard affaibli au sol.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Je n'avais pas réalisé que l'animal était de 3/4 arrière et le pensais plus plein travers. La nuit est trompeuse. Je dégage mon chevrillard puis récupère ma flèche avant de réaliser quelques photos souvenir avant le retour à ma voiture.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

La recherche aura été longue et compliquée et le chevrillard est venu se coucher prés de son point de départ.

Une flèche trop en arrière et une recherche difficile, 17 septembre 2015

Alex

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 12:21

Ce matin, le temps est menaçant, il risque de pleuvoir, je décide de changer un peu de secteur de chasse. Juste avant que le jour ne se lève, je me gare près de la barrière en bois qui barre la seconde allée du bois du Turc, me prépare en enfilant ma tenue 3D puis pars à pied sur l'allée pour rejoindre le haut du bois et chasser autour des bosquets qui précèdent ce grand bois. La luminosité croit doucement alors que je suis l'allée enherbée et arrive en bordure du bois. Un coup d'œil sur la première allée qui rejoint la seconde à ma droite, rien. Un coup d'œil à droite et à gauche après la bordure du bois, dans le chaume, toujours rien. Je pars à droite, à bon vent, en longeant le bois dont la bordure fait plusieurs angles droit sortants. En arrivant tranquillement au niveau du premier angle, je me penche lentement pour tenter d'apercevoir un chevreuil caché derrière la bordure du bois quand j'aperçois un magnifique renard qui longe le bois à environ 50 mètres et se dirige vers l'angle rentrant du bois. Je me prépare et tente de l'appeler avec mes lèvres sur le dos de ma main. Il s'arrête à 10 mètres environ de la lisière à environ 50 mètres de moi, regarde un instant vers moi, J'insiste et continue à appeler, il repart tranquillement, s'arrête au ras du bois un court instant. Je continue à appeler, il rentre tranquillement au bois. J'insiste un moment mais il ne ressort pas, je décide alors de me décaler en revenant un peu sur mes pas pour tenter de trouver un passage pour rentrer sans bruit dans le bois et reprendre mes appels. C'est alors que le renard démarre juste à 1 mètre de moi au ras du découvert dans l'entrée d'une grosse coulée de sanglier qui ressort presque à mes pieds sur le champ. Je viens de me faire avoir comme un débutant.

Je reprends ma progression en longeant le bois, rien derrière l'angle suivant, un peu plus loin, je jette un coup d'œil sur une souille qui ne semble pas avoir été fréquentée de frais. Elle se compose d'un flaque persistante, formée dans une ornière laissée pas un tracteur près du second angle rentrant du bois. Je repars jusqu'à l'angle suivant où le chaume laisse sa place à une prairie qui englobe la ligne des bosquets qui démarre sur ma gauche en crête et finit en contrebas près du ruisseau qui délimite le bas du bois du Turc. Je décide de continuer à longer le bois à bon vent et pars à droite puis, ne voyant pas de chevreuil, je biaise vers le dernier bosquet. Arrivé à l'angle du petit bois, je jette un coup d'œil sur la bande de prairie délimitée par le ruisseau à environ 50 mètres à ma droite. Rien, je passe l'angle du bosquet et longe le bas du massif parallèlement au ruisseau. En arrivant au coin suivant, je me penche doucement et aperçois 3 chevreuils en train de sortir du bosquet suivant qui surplombe celui que je longe. Une chevrette s'avance à 30 mètres de la lisière en broutant, ses chevrillards sont encore au ras du bois. Ils sont à environ 90 mètres. Je ne peux pas approcher à découvert sans être vu. Je fais donc demi-tour sur environ 20 ou 30 mètres puis remonte doucement sur la bordure clairsemée du bosquet composé de genévriers espacés parsemés que quelques petits chênes rabougris. J'avance doucement car je suis presque à découvert. La chevrette regarde vers moi, je me fige. Elle reprend son repas, je me décale rapidement jusqu'à perdre les chevreuils de vue, derrière le bosquet, pour passer à couvert et tenter de m'approcher plus vite. Les chevreuils qui semblaient vouloir rejoindre une haie arrondie qui borde le talus qui remonte vers un autre bosquet qui remonte vers la crête, semblent maintenant remonter vers le haut du bosquet d'où ils semblent venir.

J'approche un moment du coin du second bosquet sans voir les chevreuils et au moment où je l'atteins, je me penche doucement et m'aperçois qu'ils ont disparu. Avec un peu de chance, ils sont juste derrière l'angle suivant, je longe donc le bosquet le plus rapidement possible en essayant de rester silencieux. Je ralentis en arrivant au coin suivant, une petite voix dans ma tête me dis d'armer mais je ne l'écoute pas et me penche doucement pour apercevoir le dernier chevrillard, planté en plein découvert, plein travers au ras du bois à environ 12 mètres. Sa tête est cachée par la végétation, je tente d'armer doucement mais il démarre et remonte dans le bois. Et oui, j'aurais dû armer avant. J'entends les chevreuils se débiner dans le bois qui remonte sur une pente assez raide. Impossible de les voir, je désarme alors que le bruit de pas cesse. Je tente de m'avancer doucement en longeant le bosquet mais les chevreuils ont disparu. Je suis à mauvais vent, je presse le pas pour tenter de les intercepter plus haut, dans l'angle opposé du bosquet mais je ne vois rien à mon arrivée. J'attends un peu sans rien voir. Je décide de redescendre vers le ruisseau bordé d'une bande boisée pour le longer tranquillement. Le terrain est vallonné, je surveille devant moi et à ma gauche les alentours de 2 bosquets qui couvrent les côtés d'une combe qui descend vers le ruisseau. Pas de chevreuil, je constate que l'eau du ruisseau est très boueuse et que le secteur semble fréquenté par les ragondins. J'avance doucement en tentant d'en voir un quand, tout à coup, je stoppe net, 2 chevreuils sont en vue à environ 300 mètres devant moi à environ 40 mètres sur la gauche du ruisseau. Continuer à longer le ruisseau sans être repéré est impossible, je fais donc demi-tour pour trouver un passage et traverse le ruisseau d'un bon et recommence à le longer à couvert de la haie épaisse qui borde sa rive droite.

J'avance ainsi un moment assez rapidement en essayant de surveiller les chevreuils au travers des trouées de la haie mais je les perds assez rapidement de vue. Je finis par retraverser le ruisseau et continue à le longer tranquillement. Le terrain est un peu vallonné, tout à coup, j'aperçois les têtes de 2 chevreuils au sommet de la bosse du terrain à moins de 40 mètres devant moi. Je me fige mais ils font volte-face et s'éloignent au galop, ils remontent du creux puis je les perds de vue derrière la bosse suivante. J'attends un peu sans bouger puis recommence à longer le ruisseau quand j'aperçois une chevrette et ses 2 chevrillards qui avancent tranquillement en me tournant le dos et en broutant à environ 150 mètres, ils sont à environ 30 mètres de la bordure boisée du ruisseau et semblent biaiser doucement vers le cours d'eau. Je reste un instant sans bouger, ils ne m’ont pas vu, je traverse le ruisseau et la bande boisée pour tenter une approche à couvert. J'avance tranquillement en les surveillant au travers des feuillages mais alors que j'arrive à environ 70 mètres des animaux, la bande boisée qui est percée par un passage busé ne me permet pas d'avancer à couvert. Les chevreuils, au sommet de la bute, au-dessus du ruisseau, me dominent. Je suis à environ 40 mètres du passage busé. Je décide d'attendre, les chevreuils qui biaise doucement vers la bande boisée et disparaissent finalement derrière les arbres. La chevrette en tête puis un chevrillard puis le second qui en retard arrive au trot. Je repars rapidement sur environ 20 mètres quand les 2 chevrillards réapparaissent, ils longent le haut de la bande boisée et viennent vers moi. Je me fige mais ils m'ont vu. Je m'agenouille tout doucement et attends mais ils font demi-tour et disparaissent à nouveau derrière les arbres. Je tente de m'avancer rapidement et passe le passage busé pour recommencer à longer doucement la droite du ruisseau en essayant d'apercevoir les chevreuils au travers des feuillages mais je ne peux que les entendre se débiner sur le talus abrupt. Ils semblent avancer devant moi à une quarantaine de mètres puis semble remonter et les bruits de pas cessent. Ils ont dû remonter sur le champ. Effectivement, la bande boisée s'éclaircie mais les chevreuils ont disparu.

Je reste sur la droite du ruisseau, passe une haie puis passe entre un petit plan d'eau et un bois pour remonter vers une pâture ou se trouvent des vaches. Peu de chance de voir des chevreuils avec ses ruminantes dans le secteur. Je rejoins un peu plus loin la bordure d'un bois qui entoure un lac et la suis pour remonter vers un champ de tournesol bio tellement envahi par les mauvaises herbes que l'agriculteur ne s'est même pas donné la peine de le moissonné, faisant le bonheur des oiseaux qui ont déjà pratiquement mangé toutes les graines de petites têtes desséchées. Je passe une haie et débouche dans le champ quand j'aperçois 2 chiens de chasse qui vadrouillent en bordure du bois à environ 50 mètres. Je remets ma flèche au carquois, enlève ma cagoule et me mets bien en vue dans le champ en avançant. Un peu plus loin, j'aperçois un chasseur entouré de nombreux chiens. Je me dirige vers lui pour me signaler. Nous discutons un instant, il chasse le lièvre. Nous nous quittons en nous souhaitant bonne continuation. Je finis de traverser le champ, passe une clôture et redescends dans une combe parcourue de petits bois entourés de pâtures puis remonte vers la route de crête que je traverse pour redescendre vers le lac autour duquel je chasse habituellement. En descendant au travers d'une friche, je scrute le paysage très dégagé et aperçois 2 taches suspectes, sur ma gauche, à environ 700 mètres au bord du ru alimenté par le déversoir du lac. Je les fixe et m'aperçois qu’elles se déplacent. Ce sont 2 chevreuils qui longent le ru en direction du lac. Je presse le pas et rejoins le champ de colza qui remonte du lac. Arrivé au bord du lac partiellement asséché, je remonte vers le ruisseau d'alimentation et le traverse un peu plus haut pour longer le lac sur la berge d'en face, à couvert du bosquet qui borde le départ du lac. Des pieds frais de sanglier longe le ruisseau dans la boue. Le relief du terrain me cache les chevreuils, j'avance rapidement vers la digue. Arrivé au coin de cette dernière, j'aperçois 2 chevreuils arrêtés à l'entrée du chemin de débardage, au coin du grand bois en L qui remonte sur la droite du ru. Ils sont à environ 300 mètres. Ils ne semblent pas inquiets, je descends et rejoins la route pour me cacher derrière quelques arbres qui ont poussé au bord de la voirie au départ du ru coté chaume de maïs.

En regardant sur la gauche des arbres, j'aperçois de nouveau les chevreuils qui ne semblent pas vouloir bouger. Je décide de tenter l'approche. La bordure droite du ru est longée par des morceaux de haies épaisses plus ou moins espacés. Je descends doucement le talus du bord de route pour rejoindre le chaume de maïs. Les chevreuils sont toujours là. J'aligne entre eux et moi un petit morceau de haie de 5 ou 6 mètres situé à environ 90 mètres puis avance rapidement vers lui pour rester cacher du regard des animaux. Alors que j'ai fait environ la moitié du parcours, un mouvement attire mon regard à 150 mètres dans le champ à droite du ru. Je me fige, une chevrette descend vers le ru, le terrain qui formais un creux me la cachait jusqu'à présent. Je suis à découvert pour elle dans le chaume et pense qu'elle va me voir. Elle s'arrête à environ 45 mètres du ru, se lèche le dos un moment puis reprend sa progression. J'attends qu'elle passe derrière le bout de haie vers lequel je me dirige puis une fois à nouveau caché par les arbres, j'avance rapidement en décalant progressivement vers la droite pour rester cacher alors qu'elle avance vers le ru. Arrivé contre le bout de haie, je le suis doucement en essayant d'apercevoir la chevrette ou les 2 autres chevreuils mais ils ont tous disparu. Je longe doucement le ru jusqu'au morceau de haie suivant de plusieurs dizaines de mètres de long. Arrivé au bout de la haie, je me penche doucement à droite sans rien voir puis à gauche et aperçois le chevreuil qui a traversé le ru et semble s'avancer doucement dans le chaume de maïs. Je traverse le ru et longe assez rapidement par la droite de la haie. En arrivant près d'une zone où elle s'interrompt pour reprendre 30 mètres plus loin, je ralentis pour tenter d'apercevoir le chevreuil avant qu'il ne me voit. J'avance sur la pointe des pieds au milieu des feuilles mortes et des brindilles quand j'aperçois la chevrette, elle est plantée à environ 40 mètres et regarde vers moi, elle a dû m'entendre malgré mes précautions pour ne pas faire de bruit. Je me fige et l'observe au travers des branchages. Elle reste un long moment sans bouger à regarder vers moi puis finit par démarrer au pas de course en faisant de grands bons. Il y a de fortes chances qu'elle rentre dans le bois par le chemin de débardage après avoir traversé le ru par le passage busé situé juste au coin du bois.

Je la laisse disparaître derrière la haie puis prends moi aussi le pas de course pour tenter de l'intercepter au coin du bois. Alors que je cours, j'aperçois 2 chevreuils rentrer au coin du bois, une chevrette bien grise et un chevrillard roux qui ne semble pas bien gros. Arrivé au bout de la haie, au niveau du passage busé, je constate que la chevrette a disparu. Je décide donc de remonter en longeant le bois pour aller me poster sur une coulée très fréquentée qui relie 2 angles rentrants du bois. Arrivé au niveau de l'angle du bois, je rentre dans ce dernier par la coulée et la suis tout doucement en surveillant le bois tout autour de moi. J'arrive au coin rentrant du bois qui débouche sur une prairie et me poste au pied de quelques arbres. J'attends un moment en surveillant le bois autour de moi mais rien ne vient, je décide alors de continuer à longer un peu la coulée qui longe le pré à quelques mètres dans le bois. C'est alors que j'aperçois une forme qui m'interpelle immédiatement, une tache sombre, arrondie se trouve entre 2 arbres à environ 20 mètres plus dans le bois. Je suis presque sûr qu'il s'agit d'un chevreuil, j'avance doucement pour me rapprocher un peu et constate que cette silhouette bouge légèrement, c'est sûr, il s'agit d'un chevreuil. J'avance encore un peu quand il me semble que le chevreuil a relevé la tête et m'observe au travers de la végétation. Je suis à environ 15 mètres, le chevreuil est relativement dégagé dans la végétation. C'est un chevrillard. Je crains de le faire partir à vouloir m'avancer plus. J'arme doucement, vise et décoche mais ma flèche dévie, mon encoche lumineuse rouge me permet de suivre sa trajectoire. Le chevrillard démarre en poussant un cri alors que ma flèche semble être passée bien devant. Un impact sourd de ma flèche heurtant un arbre ou une grosse branche retentit. Le chevrillard se débine et je le perds rapidement de vue dans la végétation. Je réencoche une flèche. Alors que je m'apprête à m'avancer, il réapparaît en poussant de petits piaulements comme s'il appelait sa mère et vient alors vers moi. Je reste immobile et le laisse venir, il se rapproche tranquillement en appelant, j'arme doucement mon arc et il vient se planter plein travers à environ 12 mètres. Je prends la visée et décoche mais ma flèche est trop basse et le heurte au niveau du coude d'une patte avant avec un bruit caractéristique d'os qui casse. Le chevrillard déséquilibré manque de chuter puis il démarre en boitant et se débine doucement toujours en appelant. Il se dirige vers l'angle sortant du bois.

Je sors rapidement sur le pré et m'avance rapidement en longeant le bois pour lui couper la route au coin du bois, un peu plus loin. Je ralentis en arrivant au coin du bois et aperçois le chevrillard arrêté à environ 10 mètres au bord du bois. Des ronces épaisses me gênent pour décocher, j'arme mon arc en espérant pouvoir le tirer dès qu'il va s'avancer mais il démarre en trombe malgré sa patte avant cassée au niveau du coude et qui se balance complètement désarticulée. Je le suis dans mon viseur mais il est déjà trop loin et va trop vite, aucune chance de le toucher, je désarme. Il remonte vers un petit bosquet relié en crête par une haie au bois d'où je viens. Il s'arrête, au ras du bosquet, un moment, pour regarder vers moi puis je le regarde, impuissant, rentrer à couvert. Je décide de ne pas le poursuivre pour le moment. Je pars donc chercher mes flèches et vérifier si ce chevrillard qui ne semblait pas blessé avant mon second tir est bien celui tiré au départ car ce cri qu'il a poussé m'a paru bizarre, pourquoi aurais t'il crié si je l'ai manqué ? Je tourne et retourne dans le bois sans trouver ni flèche ni indice. Je décide de revenir à l'endroit du tir pour me remémorer l'angle du premier tir quand des voix se font entendre en bas du bois. Presque immédiatement, des bruits de pas se font entendre dans le bois et j'aperçois une chevrette et ses 2 petits qui se débinent assez rapidement dans le bois. A environ 30 mètres de moi, ils biaisent et remontent vers la bordure du bois pour sortir sur la prairie. J'arme mon arc, la chevrette s'arrête plein travers à 20 mètres environ mais sa zone vitale est masquée par des troncs, les chevrillards en retrait ne sont pas mieux placés. Ils repartent, la chevrette et un chevillard s'arrête au ras du pré alors que le 3ième chevreuil bifurque et longe la bordure du bois en direction de l'angle où est sorti le chevrillard blessé. Trop loin, pas de fenêtre de tir, la chevrette fait brusquement volte-face et tout ce petit monde par au galop pour sortir à l'angle du bois et disparaître. Je désarme et repars chercher un moment mes flèches mais toujours sans succès. Je décide d'aller voir si je ne retrouve pas mon chevrillard couché dans le bosquet, je ressors donc sur la prairie et remonte vers le bosquet pour remonter par la coulée qu'il a emprunté pour rentrer à couvert. Pas de sang à l'entrée du bosquet, je suis la coulée et arrive dans une zone épaisse quand des bruits de pas se font entendre. Impossible de voir l'animal. Le bruit finit par cesser. Je remonte pour ressortir sur la prairie et aperçois à environ 150 mètres, le chevrillard de 3/4 arrière, planté au dans une trouée, juste derrière une petite haie à peine marquée qui sépare 2 parcelles. Il est presque en crête et repart pour disparaître derrière le relief du terrain. Je pars en courant pour tenter de voir où il part mais à mon arrivée au sommet de la bosse, il a disparu. Je pars prospecter une zone de friche couverte de ronces avant un autre bois mais rien en vue, je reviens alors sur mes pas et traverse la haie qui longe la crête pour jeter un coup d'œil dans une autre friche mais elle est immense et j'ai peu de chance de le retrouver.

Je décide d'aller chercher Hémo qui est resté dans le coffre de ma voiture dans le bois du Turc. Je redescends donc vers le ruisseau en contrebas, le traverse puis remonte vers la route de crête avant de redescendre vers le bois du Turc où je rattrape l'allée et la longe pour retomber sur ma voiture. Je pars me garer sous la digue du lac. Puis me prépare, j'enlève ma tenue 3D qui risque de me gêner dans ma recherche, prends Hémo, lui mets son harnais et la longe. J'hésite un peu mais décide de ne pas prendre mon arc. Nous partons en longeant le ru. La meute de chiens vue ce matin et 2 chasseurs reviennent vers la route par l'autre côté du ru. Je les salue et file vers le bois où je rentre par le passage de débardage. Je biaise ensuite vers la zone du premier tir où Hémo prend vite une piste. Je le laisse faire, il tourne un peu puis remonte et part droit vers l'angle du bois où est sorti le chevrillard. Il semble motivé et tire sur sa longe. Il suit le parcourt du chevrillard jusqu'au bord du bosquet mais longe sous le bosquet au lieu de prendre la coulée. Je le laisse faire un peu puis pensant qu'il a peut être pris la piste des 3 autres chevreuils, je le coupe et lui fait prendre la coulée, il démarre tout de suite comme un fou et se met à donner à la longe, Il bifurque à gauche pour descendre dans un creux du terrain puis remonte vers le bord du bois avant de repartir en sens inverse. Il donne toujours et j'aperçois quelques gouttes de sang sur les feuilles mortes qui couvrent le sol. Je suis obligé de le freiner un peu à cause des épines qui me lacèrent les mains et le visage. Nous tournons et retournons ainsi dans le petit bosquet puis finissons par ressortir en bas du bosquet où Hémo reprend sa voie de départ qui longe sous le bosquet puis biaise vers la crête, cette fois, je le laisse faire et nous arrivons là où j'ai perdu le chevrillard de vue. Hémo commence maintenant à hésiter, il tourne et retourne puis pars vers les ronces de la friche en contrebas, je le suis mais après avoir tourné et retourné un moment dans la friche il repars en arrière, je comprends qu'il a été trompé par mon odeur quand je suis allé voir le secteur tout à l'heure. Il coupe et recoupe maintenant dans le champ mais ne retrouve pas la voie. Je décide de remonter en crête pour longer la haie car j'ai le pressentiment que ce chevrillard a passé la crête par un passage très fréquenté par les chevreuils.

Effectivement, Hémo bifurque brusquement et traverse la haie au niveau de ce passage et recommence à donner. Il fonce vers la grande friche puis biaise vers la haie et commence à chercher près d'un gros rond d'épines noires. Je le laisse faire quand, dans les herbes hautes et sèches qui bordent la haie, j'aperçois la tête de mon chevrillard qui se redresse à 3 mètres d'Hémo. Le chevrillard tente de se relever sans succès et disparaît à nouveau dans les herbes hautes. Sans réfléchir, je lâche la longe d'Hémo et cours vers le chevrillard puis me jette sur lui à la manière un rugbyman qui aplati dans le camp adverse. Je manque de peu le chevrillard qui se relève mais je lui saisis les pattes arrière et le plaque au sol. Hémo se jette sur lui et je dois un peu freiner ses ardeurs avant qu'il ne me le mette en pièces. Je tiens alors le chevrillard par le cou d'une main et lâche ses pattes arrière pour attraper Hémo avec ma main libre. Le chevrillard en profite pour me frapper de toutes ses forces avec ses pattes arrière au niveau du bras pour tenter de se dégager et je dois vite rattraper ses pattes qui me lassèrent. Je l'achève rapidement en félicitant hémo que j'ai réussi à calmer mais qui me grogne maintenant dessus pour me dire que ce chevrillard est le sien. Cette réussite d'Hémo me procure une telle joie qu'elle arriverait presque à effacer l'amertume de cette très mauvaise flèche que je ne comprends toujours pas. Je félicite mon chien puis l'attache un peu en retrait pour pouvoir apposer mon bracelet avant de rentrer avec mon chevrillard sur l'épaule vers la voiture. C'est la deuxième vraie réussite d'Hémo en recherche au sang et je suis d'autant plus fier de lui que cette recherche était loin d'être facile.

Une mauvaise flèche bien rattrapée par Hémo, 9 novembre 2014

Ma flèche n'a fait que casser la patte au niveau du coude.

Une mauvaise flèche bien rattrapée par Hémo, 9 novembre 2014

Elle aura eu le mérite de me redonner confiance dans mon chien en qui je ne croyais plus après plusieurs mauvaises recherches.

Une mauvaise flèche bien rattrapée par Hémo, 9 novembre 2014

Alex

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 21:31

Ce soir, je repars chasser autour des maïs sur Labéjan. Je me gare en crête près de la ferme pour chasser la grande parcelle de maïs qui redescend vers le fond de la combe. Le vent vient de ma droite et descend légèrement vers le fond de combe, je prends donc à gauche pour revenir à bon vent sur le bas de la culture. Arrivé au bout des céréales, je les longe en bordure du champ de luzerne qui redescend vers le bois en contrebas. Pas de chevreuil dans le secteur ce soir. Une caille décolle dans mes pieds pour rejoindre la culture. Le bois rejoint maintenant le maïs et le sol devient craquant à cause des glands très nombreux cette année. Ne pensant pas voir de chevreuil dans le secteur, j'avance un peu vite quand un animal démarre, à moins de 8 mètres, en bordure de la culture et disparaît rapidement, il m'a semblé voir un petit chevreuil mais je n'en suis pas sûr. Je finis de descendre et arrive au bord de la haie qui sépare le maïs d'un champ de tournesol moissonné. Je suis maintenant à bon vent et progresse doucement en surveillant les passages de canon. Au travers d'une trouée dans la haie, j'aperçois, dans l'ancienne parcelle de tournesol qui a été travaillée, un faisan mâle qui se débine pour rejoindre le bois qui borde la parcelle, à environ 100 mètres, puis un gros lièvre assis au milieu de la parcelle à environ 50 mètres. Alors que je le regarde, du mouvement attire mon regard un peu plus à droite, 2 autres lièvres se suivent et avancent dans le champ.

Je reprends ma progression lente vers le bosquet qui remonte dans le maïs. Dans le dernier passage de canon, avant le petit bois, j'aperçois une forme qui attire mon attention à environ 150 mètres, je me fige sur le bord droit du passage et l'observe. Je constate que ça bouge mais je ne sais pas identifier l'animal. Je décide de tenter une approche. Je me cale contre la gauche du passage et commence à avancer, le vent s'est levé et agite le maïs, idéal pour couvrir ma progression. J'avance d'abord assez rapidement puis constate qu'il s'agit d'un chevreuil tourné du cul. Il n'est plus qu'à 100 mètres environ et je commence à avancer doucement, d'autant plus que le vent s'est posé. Je me serre au maximum contre la bordure des céréales, le chevreuil se tourne plein travers et relève la tête, je stoppe net et attend. Il se remet à manger, je tente d'avancer encore un peu puis stoppe à nouveau alors qu'il se tourne vers moi avant de recommencer à manger. Je gagne un peu de terrain à chaque fois qu'il mange et progresse ainsi jusqu'à un creux dans la bordure du passage de canon constitué par le manque de quelques pieds de maïs. Le chevreuil n'est plus qu'à environ 60 ou 70 mètres et semble vouloir venir vers moi.

L'approche à découvert est très compliquée et le vent s'est presque posé. Je le laisse venir, il arrive petit à petit en mangeant, zigzagant d'un côté à l'autre du passage. Je me penche doucement en avant de temps en temps pour l'observer. Alors qu'il n'est plus qu'à 30 mètres, il se décide à avancer plus rapidement, c'est un chevrillard déjà assez gros, certainement une petite femelle. Elle arrive d'un pas décidé, je me prépare à armer. Elle s'arrête à 20 mètres pour manger puis repars en serrant sur mon côté du passage. Je vais devoir tirer entre 2 pieds de maïs et le tir risque d'être compliqué. De plus, le vent perpendiculaire au passage de canon ne me permettra pas de le laisser trop avancer. 15 mètres, j'arme doucement mon arc, 12 mètres, j'aligne ma visée et le suis, 8 mètres, elle stoppe et se tourne de 3/4 face, presque plein travers, tête vers la bordure droite du passage. Ma visée se cale, je décoche mais ma flèche touche une feuille de maïs en partant et fait démarrer le chevrillard que je manque lamentablement. Il démarre en trombe pour s'arrêter plein travers contre la bordure gauche à 15 mètres devant moi. Il regarde vers moi, son arrière train caché dans le maïs. Je réencoche rapidement mais il ne me laissera pas le temps de réarmer et remonte le passage de canon pour rentrer à couvert à environ 40 mètres plus haut.

Je pars récupérer ma flèche fichée un peu plus haut, au pied d'un pied de maïs puis redescends vers la haie qui borde le bas de la parcelle. Arrivé au bord du bosquet, je le longe tranquillement sur le champ travaillé alors que le vent souffle à nouveau de façon soutenue. En arrivant à l'autre coin du bosquet, j'aperçois un autre chevrillard, plein travers, au gagnage dans une zone de maïs chétifs et clairsemés. Il est à 10 mètres environ, sa tête plongée dans la culture, il ne peut pas me voir et je suis à découvert, j'en profite pour armer rapidement et prendre la visée. Je décoche mais ma flèche passe juste derrière ses sabots des pattes arrières et se fiche au sol le faisant démarrer brusquement. Il s'arrête un peu plus loin dans le maïs sans que je puisse le voir. Je le fais redémarrer en allant chercher ma flèche. Je ne comprends pas comment j'ai pu le manquer et j'enrage d'avoir loupé une si belle occasion d'autant plus que c'est déjà le second manqué de la soirée. Je longe le maïs sur le champ travaillé et rejoins le bas de la bande de céréales que je longe en surveillant les 2 passages de canon mais rien vue.

Je remonte à travers le champ de colza retourné pour rejoindre le chemin de terre qui longe la crête puis le longe en surveillant les 2 penchants de la colline. Pas de chevreuils ce soir, un peu plus loin, je quitte le chemin qui bifurque à 90° pour descendre prospecter autour d'un bosquet pris dans le colza. Toujours rien, je fais demi-tour et remonte vers le chemin de crête que je longe pour revenir vers les maïs. C'est alors que j'aperçois une chevrette et son chevrillard sortis au gagnage dans la luzerne qui couvre la moitié du penchant de droite, du bord du chemin jusqu'à une bande de champ travaillé qui borde un bois qui couvre le penchant suivant. Je me serre sur la gauche du chemin pour ne pas être vu et reviens sur la droite tout doucement en arrivant à l'aplomb des chevreuils. Je tente quelques coups de Butollo mais ils lèvent tout juste la tête puis redescendent doucement vers le bois. L'approche est impossible, je décide de continuer vers les maïs alors qu'ils s'éloignent tranquillement.

Alors que le chemin redescend, il me semble apercevoir une silhouette sombre se dirigeant vers l'angle de la bande de maïs qui avance au milieu des champs travaillés mais je la perds rapidement de vue derrière le relief du terrain. Pensant qu'il s'agit d'un grand gibier, sanglier ou chevreuil, je décide de prendre le pas de course et descends le chemin au pas de course quand j'aperçois 3 corbeaux s'envolant du coin du maïs où je pensais avoir vu un animal. Je souris en me disant que je commence à voir des chevreuils partout. Je continue à descendre le chemin tranquillement et arrive dans le creux de ce dernier avant qu'il ne remonte vers la ferme. C'est alors que le relief me laisse à nouveau entrevoir le bas de la bande de maïs et 2 chevreuils qui s'avancent dans la bande d'herbe qui borde le bas de la parcelle de céréale. Je suis à découvert et il me faut remonter sur environ 100 mètres pour que le maïs me cache de leur regard. Je tente d'avancer comme si de rien n'était mais les chevreuils me regardent sans bouger. Une fois que je les ai perdus de vu, je quitte le chemin et traverse la parcelle de colza retournée pour rejoindre assez rapidement la bordure du maïs puis la longe tranquillement pour atteindre le bout de la parcelle. Je me cale derrière l'angle des céréales et observe les chevreuils qui sont toujours là, ils semblent vouloir venir vers moi.

Une soirée sous le signe des chevrillards, 2 octobre 2014

Le vent suit la largeur du champ face à moi, je suis à bon vent.

L'un des chevreuils, s'avance dans une zone d'herbe haute alors que l'autre avance en suivant la bordure du maïs à quelques mètres de cette dernière. Ils sont à environ 90 mètres. Je me cale à genoux en espérant le voir venir. Tout à coup, il se met à courir en sautant de côté et en secouant la tête, ce petit moment de folie me fait comprendre qu'il s'agit très certainement d'un chevrillard, l'autre est de la même taille ce sont très certainement 2 chevrillards. Celui qui venait vers moi bifurque et rentre dans les hautes herbes. Les 2 chevrillards broutent un moment et semble vouloir remonter le champ travaillé qui suit la bande d'herbe. Je ne peux pas bouger sans être vu. Je décide d'attendre, finalement, les chevreuils semblent se décider à revenir vers moi mais des voix fortes se font entendre au niveau de l'habitation en haut du chemin de terre. Les chevreuils relèvent la tête et écoutent un instant puis retournent vers le maïs et semblent rentrer au niveau du second passage de canon. Je quitte mon poste pour tenter de me rapprocher doucement.

Rien dans le premier passage de canon, en arrivant au niveau du second qui commence en arrondi, découpant une pointe de maïs qui me permet d'avancer en face du passage tout en restant à couvert des céréales, j'aperçois un chevrillard à environ 10 mètres contre la bordure gauche du passage, il est plein travers mais je ne peux pas le tirer au travers du maïs, je tente d'avancer un peu mais il regarde vers moi. Je me fige mais il rentre tranquillement dans le maïs sur la gauche du passage. J'avance tranquillement pour m'engager dans le passage en suivant la bordure de droite quand un chevrillard, peut être le même sort de la gauche du passage pour se planter plein travers, au milieu du passage, à 15 mètres environ et regarde vers moi. La courbe du maïs me cache un peu, j'en profite pour armer doucement mon arc, je me décale doucement à gauche en prenant la visée et décoche. Touché, le chevrillard couine et fait volte-face pour retourner d'où il vient dans un grand fracas puis chute rapidement. Je l'entends se débattre. J'attends un peu sans bouger après avoir réencocher puis m'approche doucement. Je trouve vite le premier sang à l'endroit du tir, au milieu du passage,

Une soirée sous le signe des chevrillards, 2 octobre 2014

le chevrillard est visible du passage, il a fait à peine 5 mètres dans la culture. En cherchant un instant, je retrouve ma flèche contre la bordure gauche du passage,

Une soirée sous le signe des chevrillards, 2 octobre 2014

je la remets au carquois puis par chercher mon chevrillard. Le sang est bien visible à l'entrée

Une soirée sous le signe des chevrillards, 2 octobre 2014

et dans le maïs.

Une soirée sous le signe des chevrillards, 2 octobre 2014

Ma flèche rentre à mi-hauteur au niveau des dernières cotes mais ressort plus en avant au niveau de l'épaule opposée, touchant le foie et les poumons.

Une soirée sous le signe des chevrillards, 2 octobre 2014

J'appose mon bracelet et le sors sur le passage pour faire quelques photos quand j'aperçois le second chevrillard qui vient de ressortir en haut de la parcelle, à 150 mètres environ, au milieu du passage de canon.

Une soirée sous le signe des chevrillards, 2 octobre 2014

Il regarde vers moi et malgré mes mouvements, il ne semble pas vouloir partir. Je décide donc de tenter une approche en suivant la bordure gauche du passage tout en faisant de petits appels brefs et espacés au Butollo. J'avance ainsi tranquillement et arrive à environ 35 mètres du chevrillard sans qu'il ne bouge mais à ce moment il démarre sur environ 10 mètres et se recale plein travers contre la bordure de droite. Je tente de continuer mon approche mais il rentre à couvert. Je tente de me rapprocher mais il a disparu. Je redescends donc chercher mon chevrillard puis remonte vers la crête en suivant la bordure du bosquet pour ramener mon chevrillard à la voiture. Arrivé en crête, j'aperçois une quinzaine de perdreaux dans un champ travaillé à environ 150 mètres sur le penchant qui redescend vers le lac. Mon chevreuil dans la voiture, je repars faire un tour dans les maïs mais la nuit est vite là et je fais demi-tour pour rentrer à la voiture et rentrer à la maison.

Une soirée sous le signe des chevrillards, 2 octobre 2014

Alex

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 21:11

Ce soir, il fait pas mal de vent, le temps se prête bien à l'approche. Je pars chasser sur Labéjan où j'ai acheté 10 bracelets pour chasser le chevreuil. En arrivant, je me gare sous la digue du grand lac autour duquel je chasse très souvent sur cette commune. Je décide de commencer par chasser dans les maïs de part et d'autre du ru du déversoir du lac. Je pars donc sur la droite du ru en longeant la bordure du maïs à bon vent. J'avance doucement, le bruit de mes pas est couvert par le bruissement des feuilles de maïs agitées par le vent. J'avance doucement sans rien voir, à peu près au milieu du champ, les sangliers ont dégagé un grand rond le 10 mètres de large sur environ 30 à 40 mètres de long juste derrière des 3 premiers rangs de maïs. J'avance très lentement espérant apercevoir un chevreuil au gagnage dans ce secteur prometteur mais rien en vue. Arrivé au bout du champ qui est séparé d'un bois par une bande enherbée de 5 ou 6 mètres, je bifurque et remonte en suivant le bois collé contre le maïs. Un chevreuil démarre juste derrière la bordure du bois et se débine à couvert sans que je puisse l'apercevoir, je suis son parcours à l'oreille, il semble remonter dans le bois à moins de 10 mètres de la lisière du bois. Rien au premier passage de canon, rien au second. Je tente par moment d'apercevoir le chevreuil par des trouées dans la bordure du bois mais sans réussir à le voir. J'arrive au coin du champ et bifurque pour le longer, le bois en L le suit toujours sur quelques dizaines de mètres, puis je débouche à mauvais vent sur un champ travaillé. Je suis le bois pour remonter vers la crête de la colline. Ce dernier fait place à environ 100 mètres à des champs travaillés sur ma gauche et une grande friche sur ma droite qui borde un bosquet. J'avance doucement dans les hautes herbes où j'ai vu une belle chevrette lors de ma sortie matinale précédente de lundi dernier, première depuis l'ouverture de la chasse.

Rien en vue ce soir, je rejoins la route de crête et pars à droite en la longeant pour rejoindre le coin d'une grande parcelle de maïs qui redescend sur le penchant suivant. J'ai le vent dans le dos, je décide donc de longer le haut du champ de maïs pour le contourner et revenir à bon vent par le bas du champ. En progressant, je surveille les passages de canon mais toujours pas de chevreuil. Une fois arrivé en bas du champ de maïs, je commence à le longer à bon vent. Les 2 premiers passages de canon sont envahis par une végétation dense et haute qui ne permet pas de voir les chevreuils. J'arrive au coin d'une avancée de la culture qui décrit une sorte de U aux branches asymétriques autour un bosquet. Je remonte doucement vers le bosquet puis le longe et arrive à nouveau au bord du maïs. Je jette un coup d'œil entre le bosquet et le maïs et aperçois une jeune chevrette qui descend vers moi à environ 60 mètres. Je me cale pour l'attendre en bas du maïs mais à environ 50 mètres elle bifurque et rentre dans la culture. J'attends un peu mais elle ne ressort pas, je décide donc de tenter une approche entre le bosquet et le maïs. Le vent qui agite le maïs couvre ma progression qui bien que très lente est tout de même bruyante car le passage étroit entre la culture et le bosquet ne me permet pas d'éviter de frotter contre la végétation des 2 côtés. Je surveille le maïs mais ma vision est limitée à quelques mètres dans la culture. Tout à coup, la chevrette démarre à 3 ou 4 mètres sur ma droite et s'immobilise à 7 ou 8 mètres de 3/4 arrière dans le maïs. Ma fenêtre de tir est très petite entre les pieds de maïs mais je décide de tenter ma chance. J'arme doucement, elle n'a pas bougé, je vise et décoche mais ma flèche touche un pied de maïs et dévie en faisant démarrer la chevrette qui disparaît en aboyant dans le maïs mais s'arrête vite. C'est manqué, je vois bien mon encoche lumineuse de ma flèche plantée au sol. Je pars chercher ma flèche et fait redémarrer la chevrette, je l'entends un moment dans le maïs puis le calme revient. Je récupère ma flèche et reviens en bas de la culture pour commencer à la longer.

Je longe doucement le maïs en surveillant les passages de canon,

Un belle soirée d'approche venteuse, 16 septembre 2014

sur ma droite une sorte de haie de ronces et d'arbustes trouée par endroit me sépare d'un champ de tournesol. Tout à coup, du mouvement attire mon regard devant moi, 2 chevreuils étaient arrêtés dans une trouée du gros bourrelet de ronces et se débinent maintenant dans les tournesols. Je les vois bien par-dessus le bourrelet de ronces. L'un d'eux s'arrête plein travers à moins de 10 mètres dans le tournesol.

Un belle soirée d'approche venteuse, 16 septembre 2014

J'arme mon arc mais le chevreuil reprend sa progression dans les tournesols, je fais claquer ma langue contre mon palais en le suivant dans mon viseur, il s'arrête de 3/4 arrière à environ 12 mètres. Je cale ma visée et décoche mais ma flèche passe dessous. Le chevreuil démarre suivi par le second que j'avais perdu de vu derrière le feuillage d'un arbre qui a poussé dans la haie. Je suis en train d'essayer de comprendre ce qui n'a pas fonctionné correctement quand un galop retentit dans un passage de canon qui débouche à quelques mètres devant moi. Un chevrillard en surgit pour stopper net à 5 mètres devant moi. Je n'ai pas réencoché et le temps de remettre une flèche, il repart et passe la haie. Je me prépare à armer, pensant le voir sortir sur la droite de l'arbre qui me bouche la vue mais le temps passe et rien ne bouge. Je regarde au travers du feuillage et l'aperçois de 3/4 face à 7 ou 8 mètres au travers d'une trouée d'environ 30 centimètres par 30 centimètres qui dégage son poitrail.

Un belle soirée d'approche venteuse, 16 septembre 2014

J'arme et prends la visée sans qu'il ne bouge. Je décoche, ma flèche le traverse, il fait un bon impressionnant sur place, pattes tendues, en poussant un cri puis retombe sur ses pattes, titube sur 3 mètres et s'effondre. Ne croyant pas à une mort aussi rapide et craignant de le voir se relever car je n'ai pas vu mon atteinte, je me dirige rapidement vers lui mais il est déjà mort.

Un belle soirée d'approche venteuse, 16 septembre 2014

Je récupère ma flèche puis par chercher l'autre que j'ai un peu de mal à trouver. Elle ne porte pas de trace de sang ni de poil et confirme que j'ai bien manqué l'autre chevreuil. Le chevrillard présente une entré de flèche haute sur l'avant de l'épaule et une sortie basse en arrière des côtes du côté opposé. La flèche a en fait touché les poumons et le foie.

Je pends le chevrillard par le bracelet à une branche de l'arbre au travers duquel je l'ai tiré puis repars en chasse. Je continue à longer doucement le bas du champ de maïs puis remonte doucement en suivant le bois qui borde la fin du champ. J'avance doucement en essayant d'éviter les nombreux glands qui jonchent le sol et craquent sous mes pas. Pas de chevreuil en vue jusqu'au bout du bois. Arrivé en crête de la colline le bois bifurque à 90° à droite et fait place à une parcelle de luzerne qui descend et couvre tout le penchant de droite pour rejoindre le bois qui bifurque à nouveau à 90° à gauche pour longer le fond de la combe. Je marque un temps d'arrêt en arrivant au coin de la luzerne quand une chevrette et un chevrillard débouchent du bois au fond de la combe à environ 80 mètres de moi et 50 mètres environ du coin droit bas de la luzerne. Le chevrillard est devant.

Un belle soirée d'approche venteuse, 16 septembre 2014

Je les observe un moment, ils semblent vouloir remonter vers la crête pour rejoindre le maïs.

Un belle soirée d'approche venteuse, 16 septembre 2014

Je les observe un moment, ils semblent vouloir remonter vers la crête pour rejoindre le maïs.

Je décide de tenter de leur couper la route en avançant doucement derrière le premier rang du champ de maïs mais, tout à coup, la chevrette fait demi-tour et rentre au bois par l'endroit où elle en est sortie. Je fais demi-tour en surveillant le chevrillard qui fait lui aussi demi-tour pour la suivre. Arrivé au coin du bois, je décide de tenter de descendre en longeant ce dernier pour me rapprocher du chevrillard mais ce dernier rentre au bois. Je continue à descendre quand il ressort brusquement du bois avec la chevrette sur ses talons. Ils sont tous les 2 au bord du bois et semblent se câliner tête contre tête puis la chevrette repousse le chevrillard, tête contre tête à la manière d'un combat de brocards et commence à le courser. Ce dernier qui hésite d'abord à s'éloigner reçoit des coups de tête dans les flancs, s'en suit une cavalcade où la chevrette semble devenir de plus en plus menaçante envers le jeune chevreuil ne lui laissant aucun répits. A chaque fois qu'il s'arrête, croyant l'avoir distancé, elle le rattrape et le menace pour le faire partir plus loin. Le chevrillard en stress avance gueule ouverte et langue pendante, il semble peiner à reprendre son souffle.

Il semble remonter vers la crête. La chevrette l'observe un instant s'éloigner puis retourne dans le bois toujours par la même entrée. Le chevrillard se retourne et ne la voyant plus, il fait demi-tour pour revenir vers elle et rentre sur les traces de la chevrette. J'en profite pour tenter de descendre rapidement, pensant les voir ressortir du bois. Effectivement, alors que je suis à mi pente, le chevrillard ressort en trombe du bois avec la chevrette à ses trousses mais cette fois cette dernière semble déterminée à le mettre en fuite et le poursuit sans relâche. Le chevrillard qui ralentit par moment subit alors un nouvel assaut. Je tente de profiter de la confusion pour descendre un peu plus. La chevrette finit par pousser le chevrillard vers moi et se plante dans la luzerne pour le regarder s'éloigner. Il est stressé et semble complètement essoufflé. Il avance gueule ouverte avec une respiration saccadée et langue pendante. Il biaise peu à peu vers l'angle bas du bois. Je tente de m'avancer doucement pour lui couper la route mais je suis à découvert et ne peux pas bouger trop vite pour ne pas être remarqué par le chevrillard ou par la chevrette aux aguets à environ 60 mètres dans la luzerne. Il avance vite et arrive en bordure du bois à environ 40 mètres en dessous de moi. Je ne peux plus bouger sans être vu. La chevrette se pensant débarrassée de lui retourne au bois toujours par la même entrée. Le chevrillard se retourne près du bois et ne voyant plus la chevrette, il hésite un moment. J'en profite pour tenter de me rapprocher un peu et gagne 10 mètres environ mais le chevrillard se retourne et repart vers la chevrette. Je ne peux rien faire à part le regarder s'éloigner.

Je décide de rester là sans trop bouger au cas où la chevrette me renverrait le chevrillard mais au moment où il la rejoint en rentrant dans le bois il fait volte-face et sort en trombe dans la luzerne avec la chevrette à ses trousses, elle semble furieuse et très déterminée, comme tout à l'heure elle le poursuit sans relâche et se jette sur lui à chaque fois qu'il ralentit mais, cette fois, la cavalcade remonte vers le maïs en décrivant de grandes boucles. Je profite de la confusion pour remonter doucement vers le maïs. Les 2 chevreuils passent dans un creux du terrain, j'en profite pour remonter en courant vers le maïs et rentrer derrière le second rang pour le suivre en profitant du vent qui agite la culture provoquant un bruissement des feuilles qui couvre ma progression assez rapide. 40 mètres plus loin, j'aperçois à nouveau les chevreuils que le creux de la luzerne me cachait. La chevrette, qui semblait faire une pause, reprend sa poursuite. Le chevrillard décrit de grande boucle pour la semer. Au bout d'un moment elle le pousse loin devant elle et se plante pour le regarder s'éloigner. Il se dirige droit vers l'angle du maïs près de la route sans se retourner, d'un pas lent mais constant. Je tente de gagner rapidement du terrain pour l'intercepter mais le vent qui s'arrête par moment me fait ralentir pour éviter d'être repéré. La chevrette regarde par moment vers moi et je dois stopper pour ne pas être repéré. La fin du maïs est longée par une bande de balles rondes de luzerne d'environ 30 mètres de long. Le vent se calme de plus en plus mais je parviens à atteindre le début des balles rondes alors que le chevrillard s'est arrêté à quelques mètres du bout de la ligne de balles de fourrage. Je ressors du maïs tout doucement pour me caler derrière la première balle de luzerne. Le chevrillard regarde vers moi mais sans me voir, il est trop loin pour un tir, environ 35 mètres.

La chevrette finit par rentrer au bois alors que le chevrillard, qui regardait régulièrement vers elle, reprend sa progression et disparaît derrière l'angle du maïs. Je quitte ma cachette et longe les balles rondes pour rejoindre le coin de la culture. La chevrette a dû me repérer et se met à aboyer en bas dans le bois. En passant le coin du maïs, je constate que le chevrillard se débine en suivant la bordure du champ à environ 60 mètres devant moi. Je suis à mauvais vent mais tente tout de même de le suivre en longeant le maïs le plus rapidement possible pour réduire la distance. Un peu plus loin la bordure du champ bifurque doucement à droite. Une haie suit la route et je décide de me décaler à droite pour continuer à avancer caché par la haie alors qu'elle me cache le chevrillard. Je rattrape ainsi le chevrillard qui s'était arrêté, il n'est plus qu'à 40 mètre plein travers. Il repart en suivant la bordure du maïs, je me recale contre le maïs et poursuis mon approche rapide. Je dois m'arrêter régulièrement car le chevrillard se retourne de plus en plus souvent à mesure que je gagne du terrain. Alors que je ne suis plus qu'à 30 mètres, il me sent et se tourne plein travers pour fuir ensuite au galop, je le suis au pas de course pour ne pas me faire trop distancer mais environ 100 mètres plus loin il stoppe net. Je me cale contre le maïs, il n'est qu'à 50 mètres. Quelque chose l'intrigue, il regarde sur ma droite de l'autre côté de la route. Je tente de m'avancer doucement mais, tout à coup, il se retourne et revient vers moi. Je me cale contre le maïs et me prépare à armer. Il s'arrête 10 mètres plus loin, regarde à nouveau derrière lui, j'en profite pour armer, puis redémarre et fonce sur moi au galop. Je suis prêt mais il arrive trop vite et bifurque à 2 mètres devant moi pour rentrer dans le maïs. Je m'avance doucement et constate que j'étais juste avant un passage de canon. Le chevrillard a disparu. Je redescends chercher mon chevrillard alors que la nuit tombe doucement puis retourne à ma voiture.

Un belle soirée d'approche venteuse, 16 septembre 2014

Alex

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 13:10

Ce soir, je retourne faire un petit tour à la chasse mais décide de me poster sur un secteur où j'ai manqué un renard il y a 2 semaines. Je me poste donc dans un penchant boisée sur un carrefour de coulées et attends jusqu'à 17 heures environ, mais la pluie et le vent froid ont raison de moi. Je décide de terminer la soirée en faisant un peu d'approche. Je fais une grande boucle à travers champ sans rien voir puis rattrape un chemin de terre qui revient vers ma voiture à travers bois. J'avance tranquillement sur le chemin quand une silhouette s'élance en sous-bois, je me fige mais trop tard. Un  chevreuil vient de démarrer à 20 mètres devant moi et de disparaître en un éclair dans le bois.

Le jour commence à tomber, une pluie fine tombe en permanence et l'humidité commence à passer mes couches de vêtements. Je reviens vers ma voiture mais avant de partir, je décide d'aller voir un peu plus loin dans un petit pré bordé d'une haie de chênes car j'y ai souvent vu un chevreuil à cette heure-ci. Mais, alors que je remonte vers ce petit pré, je jette un coup d’œil derrière moi et aperçois une tache sombre dans un petit semé de blé en contrebas à 300 mètres environ, je décide donc de faire demi-tour pour descendre en direction de cet animal non identifié pour le moment.

Je descends à travers une friche pour rattraper la bordure du bois qui couvre la moitié de la pente jusqu'au ruisseau qui coule au fond de la combe puis le bois remonte sur le penchant suivant. Je longe assez rapidement le bois car le jour tombe rapidement mais alors que j'arrive au bout du bois, 2 chevreuils démarrent juste à 20 mètres en dessous de moi et semblent rentrer au bois. Je me fige un instant et observe mais je les ai perdu de vue. Tout à coup, les piaulements d'un jeune chevreuil qui appelle sa mère se font entendre un peu plus bas au milieu des ronds d'épines et de ronces qui parsèment la friche.

Je tente de me rapprocher doucement mais aperçois un chevreuil qui se débine et rentre au bois sur le penchant opposé à environ 30 mètres. Il semble biaiser vers la bordure du bois sur ma gauche et continue à piauler. Je me décale doucement pour tenter d'aller me positionner sur la bordure du bois en suivant le chevreuil à l'oreille. Je rattrape un chemin de terre enherbé qui longe le bois et commence à le suivre quand une impression bizarre m'envahit. Je me fige et tourne doucement la tête. Un chevreuil m'observe dans des herbes hautes, sur la gauche un petit îlot d'arbres situé en haut du talus du chemin. Il est plein travers à 30 mètres environ. Je suis à découvert en plein milieu du chemin et ne peux plus bouger. Je reste immobile.

Le chevreuil, m'observe un moment puis se met à brouter un court instant, relève la tête et m'observe à nouveau un moment, broute à nouveau puis s'ébroue, projetant un nuage de gouttes d'eau autour de lui avant de se tourner face à moi. Le chevreuil, tout en m'observant de face, baisse son arrière train et se met à uriner pendant plusieurs secondes puis, son besoin assouvit, il se redresse et commence à descendre vers moi. Il avance de quelques pas, s'arrête pour m'observer, s'avance encore, s'arrête, il avance ainsi tout doucement. Je profite d'un moment d'inattention du chevreuil pour armer mon arc alors qu'il avance encore en biaisant doucement pour arriver plein travers à 10 mètres environ s'il continue dans cette direction. Mon tir sera alors plus fichant car pour le moment le chevreuil plus haut que moi se détache bien sur le gris du ciel.

Il est maintenant à 12 mètres environ, presque plein travers. Des piaulements retentissent, un autre chevreuil arrive de derrière la bute et se dirige vers le chevreuil qui vient vers moi. Mon chevreuil tourne la tête et regarde vers son confrère. La tension de l'arc qui s'éternise commence à devenir moins confortable. J'hésite à décocher, j'espère le voir se rapprocher un peu plus et se présenter plus plein travers. Rapidement le chevreuil que j'ai dans mon viseur, s'avance un peu et se plante plein travers à environ 10 mètres. Il prend la pause, je cale tranquillement ma visée alors qu'il regarde à nouveau vers son confrère qui s'est mis à brouter à 15 mètres de lui.

Je décoche, ma flèche rentre bien au défaut de l'épaule avec un bruit sourd. Le chevreuil fait volte-face et part en trombe pour disparaître dans les herbes hautes où il broutait tout à l'heure. Dans sa fuite, j'ai aperçu des plis d'intestin qui sortaient du trou de sortie en arrière des côtes. Son confrère a filé. J'attends un peu puis remonte pour chercher ma flèche que je retrouve au sol peu marquée par le sang mais avec du contenu stomacal.

Je me dirige ensuite vers les herbes hautes et les contourne quand 2 chevreuils démarrent de l'autre côté de la butte. Je me fige, l'un des chevreuils s'arrête à environ 50 mètres de 3/4 arrière et m'observe. Je reste immobile. A ma grande surprise encore une fois le chevreuil revient vers moi, il remonte de 10 mètres de 3/4 face puis bifurque comme pour venir se positionner plein travers. Il avance doucement et s'arrête régulièrement. Il biaise doucement pour se rapprocher tranquillement. J'arme doucement mon arc alors qu'il est à 20 mètres environ ce qui ne l'inquiète même pas. Il finit par se planter en contrebas à 12 mètres environ plein travers. J'aligne ma visée et décoche. Le chevreuil fait un bon comme pour éviter ma flèche qui l'a certainement juste frôlé sous le poitrail. Il part en trombe, remonte un talus abrupt et disparaît dans des genets et des épines. Il s'arrête un peu plus loin et se met à aboyer furieusement avant de se taire et de repartir au galop, je ne peux plus le voir mais je l'entends un moment.

Je pars vérifier mon tir mais ne retrouve ni flèche ni sang. La nuit s'installe, il est temps d'aller chercher l'autre chevreuil, je m'avance dans les hautes herbes à la recherche de sang. Une odeur très caractéristique de contenu stomacal envahit mes narines, je finis par tomber sur mon chevreuil couché contre un petit genet en cherchant du sang. Il a fait à peine 20 mètres et est tombé là où je le perds de vue. C'est un chevrillard femelle, je le pensais plus gros en le fléchant. Effectivement ma flèche rentre au défaut de l'épaule mais sort en arrière de la panse dans les intestins.

Un chevrillard inconscient, 18 novembre 2013

Je reviendrai le lendemain après ma matinée de boulot mais je ne trouverai pas plus d'indices qui pourraient me faire penser que j'ai touché l'autre chevreuil. Pas de flèche non plus, elle est perdue. 

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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