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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 12:15

Ce soir, le temps alterne entre belle éclaircies et pluies orageuses. après avoir faire un tour sur un des secteurs du territoire sans avoir vu le moindre chevreuil, je décide de reprendre la voiture sous un grand soleil pour aller chasser un petit secteur composé d'un grand champ de blé partiellement moissonné, séparé d'un grand champ de féveroles par un chemin de terre remontant vers une ferme non habitée mais dont les bâtiments agricole sont utilisés. au-dessus des cultures un bosquet est pris dans les vignes. Je me dirige vers les silos de Roques pour me garer quand j'aperçois un chevreuil au gagnage dans le soja, entre la route et la rivière. En regardant plus attentivement, je constate qu'il s'agit d'une chevrette et décide de poursuivre ma route pour ma gare près des silos un peu plus loin. Je me prépare rapidement puis traverse la route pour rejoindre la bordure du champ de blé partiellement moissonné alors qu'une grosse averse éclate. Je suis vite trempé. Le vent fort semble souffler parallèlement à la route et je décide donc de longer cette dernière avec le vent dans le dos jusqu'au bord de la parcelle de blé pour remonter vers la vigne avec le vent sur ma droite. Le morceau non moissonné est justement sur la gauche du champ, je rattrape de dernier passage de tracteur avant le bord de la culture et commence à le suivre en direction des vignes. Une haie à ma gauche délimite la frontière du territoire de chasse. D'abord assez basse elle me permet de voir dans le pré bien vert de l'autre côté et d'apercevoir une chevrette au gagnage semblant sortir de la haie, à environ 90 mètres, alors que la pluie cesse.

Je continue ma progression lente en l'observant tout en scrutant également la surface des céréales. La chevrette me laisse me rapprocher sans s'occuper de moi jusqu'à ce que j'arrive à sa hauteur et que le vent, qui couvrait le bruit de ma progression, lui porte mon odeur. Elle démarre alors, traverse la haie et biaise ai travers le blé pour rejoindre la vigne à 200 mètres environ tout en marquant plusieurs arrêts pour se retourner et m'observer. Je l'observe tout en continuant ma chasse jusqu'à ce qu’elle disparaisse dans la vigne. Pas d'autre chevreuil dans le blé et je rejoins le coin de la vigne. Sur ma gauche la haie est maintenant épaisse de plusieurs mètres et très haute. Je progresse doucement en regardant alternativement devant moi et entre les rangs de vigne à ma droite. Le relief montant puis descendant de la vigne ne me permet pas de voir d'un bout à l'autre des rangs. Je progresse ainsi lentement sur plusieurs centaines de mètres jusqu'à arriver en haut de la vigne qui délimite la limite du territoire. Je prends entre les 2 derniers rangs pour revenir vers le chemin de terre séparant des parcelles de vigne quand j'aperçois au loin, dans le colza moissonné qui surplombe la vigne, un chevreuil qui s'avance vers la haie. Il n'est pas sur mon territoire de chasse, je poursuis ma route et rejoins le chemin de terre.

Le chemin atteint, je redescends vers la ferme et le bosquet en surveillant les intervalles entre les rangs de part et d'autre du chemin bien que ceux de droite soient à mauvais vent. Juste avant d'arriver au bosquet, j'aperçois une chevrette dans la vigne, à environ 20 mètres sur ma droite, je suis à mauvais vent mais elle reste figée à m'observer alors que je poursuis ma route. C'est très certainement celle vue tout à l'heure. Je rattrape le coin du bosquet sur la gauche du chemin et commence à le longer en surveillant les rangs de vigne à ma gauche qui sont maintenant parallèles au chemin et la bande enherbée devant moi. Pas de chevreuil et une nouvelle grosse averse s'abat sur moi alors que j'arrive au bout du bois, je bifurque en longeant pour me diriger vers les féveroles. Je longe une jeune plantation de vigne qui sépare le bois des féveroles puis attaque de longer la culture par la bande enherbée qui la sépare d'une vigne. J'avance doucement en surveillant la culture alors que la luminosité commence à baisser et que la pluie cesse quand j'aperçois une vingtaine de sangliers, quelques gros et des bêtes rousses qui sortent au galop des féveroles pour s'avancer dans le  chaume de blé. Au bout de 30 mètres de course à découvert, ils s'arrêtent un instant puis reprennent leur progression d'un pas rapide pour s'arrêter à nouveau un peu plus loin. Ils partent maintenant au petit trot vers la zone non moissonnée. 

Ne voyant aucun brocard et la luminosité descendant, je décide de faire demi-tour pour revenir vers la ferme en regardant s'éloigner les sangliers quand 2 énormes sangliers surgissent des féveroles vers la route et biaisent pour rattraper la bande qui a déjà presque rejoint le blé. J'avance distrait par les suidés quand un bruit me rappelle à ma chasse. Alors que j'arrive à environ 30 mètres du coin de la culture, un chevreuil démarre devant moi et stoppe au bord de la parcelle de jeune vigne pour regarder derrière lui. C'est un brocard, je me baisse dans les féveroles envahies d'herbe haute. Le brocard ne m'a pas vu et cherche ce qui l'a dérangé sans arriver à comprendre. Je tente de réfléchir vite et aperçois un gros pylône EDF en béton qui se trouve à environ 15 mètres du brocard devant moi. Je me décale tout doucement sur la gauche, le plus voûté possible pour ne pas me faire repérer et intercaler le pylône entre le brocard et moi pour m'en servir d'écran de camouflage pour tenter de gagner 15 mètres. J'avance tout doucement vers ce pylône en restant voûté dans la culture, profitant du vent latéral fort pour couvrir le bruit de ma progression et parviens à me caler contre ce dernier sans être repéré. J'arme doucement mon arc alors que le brocard s'avance doucement dans la jeune vigne en biaisant vers les céréales. Je pivote doucement en le suivant  dans mon viseur sur la gauche du pylône quand il s'arrête à environ 20 mètres. Ma visée calée, je décoche mais le brocard démarre et ma flèche l'atteint à la base du cou, le jetant à terre. Il n'arrive pas à se relever car ma flèche a touché ces vertèbres cervicales.

Je me précipite vers lui alors que ces cris font démarrer, au grand galop, les sangliers qui s'étaient arrêtés. Je rejoins vite mon chevreuil pour l'achever avant de lui apposer mon dernier bracelet du territoire et lui rendre les honneurs avant de faire quelques photos souvenir en essayant de le débarrasser de la boue qui s'est collée à ses bois.

Approche sous la pluie et l'orage, 28 juin 217

Je suis complètement trempé et glisse sur la fine couche de terre poussiéreuse transformée en boue alors que je ramène mon brocard vers la ferme où je le pose avant de partir chercher ma voiture par le chemin de terre alors qu'un jeune brocard, comme s'il savait que je n'avais plus de bracelet, s'avance à découvert sur le coin du chaume de blé en me regardant un moment, à environ 30 mètres, avant de se décider à partir. Je ne suis pas content de ma flèche mais ma chasse se termine bien.

 

Alex

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 23:31

Ce soir, j'arrive vers 20 heures au hameau du Carreté et me gare, comme à mon habitude, sous les noyers, au bord de la route. Je me prépare rapidement et regarde le vent, il semble souffler plus ou moins dans le bon sens pour attaquer ma chasse en remontant le ruisseau du bas de combe. Je descends donc par la route en direction de ce dernier et jette un coup d'œil au passage dans un petit pré enclavé dans le bois à ma gauche. Rien ne bouge, je continue à descendre vers le ruisseau quand une petite silhouette brune et blanche traverse la route en sautillant, environ 100 mètres plus bas et disparaît derrière un arbre sur la droite de la route dans un virage. N'ayant pas bien vu l'animal je pense tout d'abord à un oiseau quand l'animal resurgit et commence à remonter la route en venant droit sur moi. C'est une fouine. Je me serre lentement contre la haie qui borde la gauche de la route et la laisse venir. À environ 40 mètres, elle biaise elle aussi vers la haie et commence à la longer droit vers moi, mais à environ 30 mètres, elle y rentre alors que le vent a tourné et m'a trahi. Je m'avance doucement en suivant la haie pour tenter de la revoir mais je ne peux que l'entendre marcher dans les feuilles sèches avant que le bruit ne cesse. Je recommence à descendre en suivant la route quand la fouine surgit de ma gauche et traverse la route à environ 30 mètres pour remonter le talus de droite et disparaître.

Je finis de descendre jusqu'au pont qui traverse le ruisseau et jette un coup d'œil rapide sur les champs de blé sur ma gauche, de part et d'autre du cours d'eau. Pas de chevreuil, je m'avance doucement sur la droite, au coin d'un champ de tournesol, en profitant du vent qui souffle face à moi en longeant le cours d'eau. Je m'arrête un instant pour observer les alentours mais ne voyant rien je me remets en marche quand un brocard magnifique surgit des tournesols à quelques mètres de moi et s'éloigne alors que j'arme mon arc au cas où. Il s'arrête à environ 40 mètres, trop loin. Je désarme et l'observe immobile, il repart et se débine dans la culture, je tente de le rattraper sans me faire repérer mais je dois avancer vite et après quelques arrêts du fuyard pour regarder derrière lui et quelques arrêts statufiés de ma part, je finis par me faire repérer. Le brocard démarre et remonte à grands bons dans la culture où je finis par le perdre de vue. Je reste un moment sans bouger en espérant le revoir mais rien. Je reprends mon chemin.

Le ruisseau à ma gauche est pris dans une bande boisée de quelques mètres de large, j'avance doucement entre cette dernière et les tournesols. Un peu plus loin, je fais démarrer un chevreuil dans la haie sans arriver à le voir. Je tente de l'apercevoir au travers des arbres mais sans succès. Je poursuis ma progression et arrive à un angle droit de la haie qui bifurque vers la gauche. Je la suis pour arriver un peu plus loin au bord d'une haie perpendiculaire qui remonte vers la route du Carreté. Je cherche un passage facile pour la traverser sans trop de bruit et ressors au bord d'une autre parcelle de tournesol faisant démarrer un chevreuil au bord d'un fossé qui rentre de 100 mètres dans la culture en suivant de gros peupliers bien espacés. Il part en aboyant sans que je puisse le voir. Je me décale sur ma gauche vers le ruisseau et rejoins la bande enherbée qui le longe pour continuer ma chasse quand une chevrette surgit à découvert à environ 70 mètres devant moi. Elle m'a vu, je me serre doucement contre les tournesols et nous nous observons un instant. Elle hésite, vient un peu vers moi puis s'éloigne tranquillement en suivant la culture avant de disparaître dans un virage. Je reprends ma marche mais pas de chevreuil en vue, au bout d'un moment, les tournesols font place à une parcelle de blé. Je continue à suivre le ruisseau tout en cherchant à apercevoir les bois et les oreilles d'un brocard à la surface des céréales. J'ai vu un jeune 6 pointes en début de saison mais il n'est pas là ce soir. J'arrive au bout de la parcelle séparée d'une autre parcelle de blé par un chemin de terre partant d'un passage à gué qui traverse le ruisseau.

Mon idée première était de traverser le ruisseau asséché mais en m'avançant un peu sur le chemin de terre, en passant sous une clôture électrique qui le longe, j'aperçois la tête d'un brocard qui suit la bordure du blé de l'autre côté du chemin, à environ 30 mètres. Il avance tranquillement en me tournant le dos. Le chemin est bordé par un bout de haie d'environ 50 mètres et rejoint la bordure d'un petit bois, qui surplombe le champ de blé que je viens de longer, à sa droite. Le brocard vient de disparaître derrière la haie, je décide de tenter une approche en suivant le chemin, caché derrière la haie. J'avance tout doucement en tentant d'apercevoir le brocard au travers des branchages.

Un beau 5 pointes très perlé, 20 juin 2017

Le brocard reste invisible. Je progresse très lentement et finis par arriver au bout de la haie où je marque un temps d'arrêt pour observer.

Un beau 5 pointes très perlé, 20 juin 2017

C'est alors que comme par magie, la tête du brocard surgit du blé à environ 10 mètres de moi, juste en bordure des céréales. J'accroche mon décocheur et me demande comment faire car, sans voir le corps, impossible de décocher. Le brocard rebaisse la tête et disparaît dans le blé puis la relève et se décide à sortir de la culture pour traverser le fossé qui précède la haie. Je n'en reviens pas d'avoir autant de chance. J'arme doucement mon arc, le brocard dégage son poitrail et marque un temps d'arrêt. J'aligne ma visée et décoche. Un impact cassant retentit et le brocard s'effondre sur place dans le blé. Je me précipite pour l'empêcher de se relever mais ma flèche un peu haute a touché la colonne vertébrale, sectionnant l'artère sous colonne et le haut des poumons. Mon brocard d'immobilier rapidement. C'est un très beau 5 pointes très bien perlé.

Un beau 5 pointes très perlé, 20 juin 2017

J'appose mon bracelet et tire mon chevreuil près du bois pour lui rendre les honneurs et faire quelques photos souvenir.

Un beau 5 pointes très perlé, 20 juin 2017

Je remonte ensuite avec mon chevreuil vers le haut du bois pour rejoindre l'habitation d'un des chasseurs de la commune. Alors que je passe l'angle du bois, une masse noire et blanche semblant surgit des vignes un peu plus loin, fonce droit sur moi à environ 40 mètres. Il arrive à environ 12 mètres et stoppe, plein travers, nez au vent au sommet du talus qui descend vers le bois. Je suis à mauvais vent et il a dû me sentir. Après un instant, il se coule vers un tas de branche dans le talus et disparaît rapidement. Je laisse mon chevreuil, m'approche doucement et constate qu'il a dû rentrer dans un terrier creusé dans le talus et qui semble très fréquenté. Je récupère mon chevreuil et poursuis jusqu'à la ferme où je demande si je peux laisser mon chevreuil et aller chercher ma voiture. Mais Michel me propose de boire un coup avant de m'amener avec sa voiture jusqu'à la mienne.

Mon chevreuil dans le coffre de ma voiture, je remercie bien Michel qui repart chez lui et décide d'aller chasser dans les blés un peu plus loin sur la gauche du chemin qui descend au ruisseau. Je descends donc jusqu'au ruisseau et jette à nouveau un coup d'œil de part et d'autre de ce dernier puis le descends en suivant la bande enherbée de gauche tout en scrutant la surface des céréales qui remontent vers une bande boisée. Le soleil descend sur l'horizon.

Un beau 5 pointes très perlé, 20 juin 2017

Arrivé presque au bout de la parcelle délimitée par une bande boisée descendant jusqu'à 20 mètres du ruisseau, je prends le dernier passage de tracteur et remonte en suivant ce denier à environ 10 à 15 mètres de la bande boisée. À 40 mètres sur ma gauche, une haie descend de la bande boisée du haut. J'avance doucement quand il me semble entende du bruit dans cette haie qui délimité une cassure du relief en haut de la pente qui descend vers moi. Je me fige et observe un instant quand j'aperçois le dos d'un gros sanglier qui avance tranquillement vers le bout de la haie. Je passe dans le passage de tracteur suivant, à un peu plus de 20 mètres de la haie puis reviens vers le ruisseau pour me positionner en face du bout de la haie pour tenter de mieux voir ce bel animal. Il arrive au bout de la haie alors que je stoppe dans le passage. Il regarde un instant vers moi et je pense qu'il m'a repéré mais il repart et s'avance dans le blé. J'avance encore un peu pour me rapprocher de l'endroit où il va passer et le voir de plus près mais ma progression devient bruyante sur une zone de blé couché et le sanglier dont seules les oreilles dépassent des céréales finit par me repérer et biaise pour fuir vers le ruisseau au galop. Je repars vers le haut du champ en suivant le passage de tracteur puis me poste un moment dans le blé en attendant la nuit mais rien ne viendra ce soir.

Je retourne donc vers la voiture alors que la pénombre s'installe. En remontant par la route, des petits bruits semblables à des couinements accompagnés de petits craquements attirent mon attention en haut du talus de gauche qui est surplombé par une parcelle de blé. J'avance doucement quand une chevrette surgit des céréales à environ 10 mètres, sur le haut du talus, je me fige et l'observe avant qu'elle ne me repère et s'enfuit. La nuit noire s'installe, il est temps de rentrer.

 

Alex

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 06:48

Ce matin, je décide d'aller chasser sur le secteur où j'ai vu les 2 brocards en rentrant de ma chasse. J'arrive juste avant le lever du jour et me gare sur le petit parking de pierres blanches, en bordure du colza, puis me prépare avant de partir en longeant la route un instant avant de bifurquer sur le chemin de terre entre le colza et la haie. J'avance doucement jusqu'au passage entre le bois et la haie. Le jour se lève doucement, je jette un coup d'œil à ma gauche sur la bande enherbée. Pas de chevreuil en vue, je m'avance doucement à droite et stoppe en entrant dans la friche pour observer un instant. La luminosité est encore faible, ne voyant pas de chevreuil, je m'avance lentement. Une chevrette surgit de la végétation et se fige à une quinzaine de mètres devant moi, près de la lisière du bois. Je décide d'avancer tout doucement et parviens à me rapprocher à environ 10 mètres sans difficulté, malgré qu'elle regarde vers moi. Je stoppe et l'observe un instant puis avance encore, c'est alors qu'elle décide de s'éclipser pour rentrer au bois. Je m'avance encore un peu quand un brocard surgit de plus haut dans la friche et fonce vers le bois pour disparaître à environ 40 mètres devant moi. Je poursuis ma progression, passe le champ de tournesol pour rejoindre la friche suivante où je marque un temps d'arrêt pour observer un instant avant de me diriger vers la bande de friche coincée entre le bois et la grosse haie tout en longeant tout doucement à quelques mètres du bois.

En arrivant entre la haie et le bois, je progresse maintenant dans une végétation plus dense et plus haute, l'herbe haute se mélange à quelques pousses de petits frênes. Je progresse très lentement en suivant une grosse coulée qui me permet d'avancer sans bruit tout en surveillant la friche devant moi quand un jeune brocard surgit dans la végétation à environ 8 mètres devant moi et se fige en regardant dans ma direction. Je me fige également, sa tête, son cou et son dos sont visibles. Je tente d'armer mon arc très lentement, il ne bouge pas. Mon arc armé, j'aligne tout doucement ma visée sans qu'il ne bouge. Ma visée calée sur son coffre, je décoche. L'impact retentit et le brocard fait volte-face pour filer vers le départ de la haie en aboyant, il marque une pause au bord de la haie puis rentre bruyamment à couvert en cassant du bois mais semble s'arrêter rapidement. Je reste un instant sans bouger, à écouter sans rien entendre, puis m'avance pour observer ma flèche que je trouve vite plantée au sol. Je la récupère et constate rapidement son aspect gras au toucher. Elle ne porte pas vraiment de sang mais est couverte de fibres musculaires. C'est indice cumulé à l’aboiement bien roque du brocard lors de sa fuite me fait craindre une flèche trop haute.

En tournant la tête vers le bout de la haie, j'aperçois une tête de brocard qui dépasse dans le blé à environ 80 mètres. Je décide de tenter une approche et m'avance doucement de quelques mètres pour me mettre à couvert de la haie puis m'avance tout doucement jusqu'au bout de cette dernière où je me poste un instant pour observer le brocard qui est encore à environ 60 mètres. Il ne m'a toujours pas vu, j'en profite pour contourner doucement le bout de la haie et m'approcher du blé quand je constate qu'un beau brocard n'est qu'à 10 mètres devant moi dans le blé, au milieu d'une petite zone où le blé a versé. Seules ses pattes sont cachées par les céréales, je me décale tout doucement de 1 mètre à droite pour m'ouvrir le champ de tir mais je marche sur une branche sèche qui craque. Immédiatement, mon brocard blessé se lève dans la haie et se décale de quelques mètres en cassant du bois. Le gros brocard sursaute et avance d'un ou deux mètres puis se fige en écoutant le bruit dans la haie. J'en profite pour armer doucement mon arc, prendre ma visée et décocher. L'impact retentit et le brocard s’affaisse du devant en démarrant. Il fonce vers la haie tête basse et vient se fracasser dans cette dernière à environ 20 mètres sur ma gauche faisant démarrer le brocard blessé à environ 5 mètres sur ma gauche. Ce dernier surgit de la haie et fonce en bordure du blé où je le perds de vue environ 40 mètres plus loin. Il me semble s'être arrêté dans les céréales. L'autre brocard s'enfuit en s'arrêtant régulièrement pour regarder vers moi. Il finit par passer la route en crête de la colline et disparaître. Je reste un instant sans bouger puis m'avance doucement vers la zone du tir où je retrouve ma flèche couverte de sang. La piste de sang est assez facile à suivre, elle longe une belle coulée dans les céréales.

Un nid de brocards, 19 juin 2017
Un nid de brocards, 19 juin 2017

J'arrive sans trop de difficulté à la haie, au départ d'une grosse coulée qui la traverse. Je m'avance doucement en suivant le sang le long de cette dernière

Un nid de brocards, 19 juin 2017
Un nid de brocards, 19 juin 2017
Un nid de brocards, 19 juin 2017

et aperçois rapidement mon brocard mort dans sa fuite juste en sortant de la haie.

Un nid de brocards, 19 juin 2017

C'est un beau 4 pointes. Ma flèche est un peu en avant du cœur et a cassé une des pattes avant.

Un nid de brocards, 19 juin 2017

Je laisse mon chevreuil sur place puis pars à la recherche de gouttes de sang sur la trajectoire de fuite de mon premier chevreuil. Je trouve quelques gouttes jusqu'au bout de la haie. Je m'arrête là et décide de m'éloigner pour envoyer un texto à Adrien en espérant qu'il soit disponible pour venir faire la recherche de mon premier brocard avec Igor. Il me rappelle presque immédiatement pour me dire qu'il peut venir tout de suite. Il a une bonne heure de route et je décide d'en profiter pour aller faire un petit tour dans le secteur. Je rejoins le bois pour la suivre dans la friche jusqu'à la bande enherbée de la culture que je longe  jusqu'à la pointe du bois. Un mouvement attire mon retard sur ma gauche. J'aperçois alors un beau renard se débinant en suivant la bande enherbée qui sépare le bois de la vigne. Il rentre vite dans la vigne où je le perds de vue quand une masse sombre attire mon regard plus en avant, à environ 100 mètres, sur la bande enherbée qui suit la parcelle de blé suivante. Je l'observe un moment sans bouger et me rends compte qu'il s'agit d'un gros sanglier tourné de cul et qui fouille le sol. Un vent fort s'est levé et souffle face à moi. Je décide de tenter une approche pour le voir de plus près. J'avance rapidement en longeant le fossé qui borde la gauche de la bande enherbée tant que le sanglier tourné de cul ne peut pas me voir. J'arrive facilement à mi-chemin sans être repéré mais le sanglier se tourne plein travers. Je me fige et l'observe un peu, il semble vouloir passer le fossé. Je traverse doucement la végétation du fossé et tente d'approcher rapidement par l'autre côté pour essayer d'arriver le plus proche possible avant qu'il ne traverse lui aussi la végétation mais alors que j'arrive au bout du fossé, près de la zone où il se trouvait, je n'arrive pas à le voir et contourne le bout du fossé pour regarder le blé. Rien en vue, je regarde la bande de fèveroles bordant la vigne de l'autre côté du fossé, rien non plus. Je jette un coup d'œil dans les rangs de vigne sans plus de succès. Je fais donc demi-tour pour revenir près de mon brocard, lui apposer le bracelet et lui rendre les honneurs avant de faire quelques photos souvenir.

Un nid de brocards, 19 juin 2017

Je ramasse mon brocard puis commence à biaiser vers la bande enherbée qui sépare le haut de la friche d'une grande parcelle de vigne s'étendant jusqu'au hameau qui borde la route de crête. En me rapprochant de la parcelle de tournesol qui suit la friche, j'aperçois un chevreuil entrain de brouter, contre les grosses fleurs jaunes, en bordure de la bande enherbée, à environ 150 mètres. Je laisse mon brocard près du tournesol puis remonte vers l'angle d'un bassin de rétention inclus dans l'angle de la culture. Je suis ensuite la bande de végétation dense qui borde le bassin en suivant les tournesols. Le vent souffle dans mon dos mais je progresse environ 20 mètres plus bas que la bande enherbée et le chevreuil ne peut pas me sentir. Arrivé au bout du bassin, je ne suis plus qu'à environ 40 mètres du chevreuil et identifie une chevrette. Je me coule doucement entre les tournesols, le vent couvre le bruit de ma progression et j'arrive facilement à 10 mètres de la chevrette et en profite pour faire quelques photos en faisant de légers bruits par moment pour lui faire relever la tête alors qu'elle broute.

Un nid de brocards, 19 juin 2017
Un nid de brocards, 19 juin 2017
Un nid de brocards, 19 juin 2017

Elle finit par s'éloigner un peu et je décide de quitter les lieux.

Un nid de brocards, 19 juin 2017

La chevrette, qui me voit bouger, démarre mais se retourne vite à environ 10 mètres plus loin et regarde à nouveau vers moi.

Un nid de brocards, 19 juin 2017

Mon départ la fait repartir et s'éloigner sur la bande enherbée. Je pars chercher mon brocard et le remonte sur la bande enherbée que je suis jusqu'à la route avant de descendre la talus. Je rejoins ma voiture avec mon arc et mon chevreuil sous le regard étonné d'un agriculteur travaillant dans ses vignes avec son tracteur. Je le salue au passage. Mon chevreuil dans ma caisse, je pars le vider chez le président de la chasse où je le laisse. Un coup de fil à Adrien me confirme qu'il se rapproche et je pars l'attendre à Lagardère où nous nous sommes donnés rendez-vous. Quand il finit par arriver, nous partons, en nous suivant, pour la zone de recherche. En arrivant, je lui explique la situation car je crains que les 2 pistes de sang croisées ne perturbent la recherche d'Igor.

Je conduis Adrien et Igor au sang au bout de la haie. Igor prend vite la piste en entraînant son maître dans la végétation épaisse. Je fais le tour pour les attendre de l'autre côté. En sortant de la haie, comme je le craignais, Igor prend, à contre sens, la piste du second brocard et j'en informe Adrien qui rectifie le tir en rappelant son chien qui prend rapidement la bonne piste mais en suivant le bord de la haie alors que j'étais persuadé d'avoir vu partir mon brocard dans le blé. Les gouttes de sang ne pouvant mentir, je dois me rendre à l'évidence que mes yeux m'ont joué un tour. Igor perd la piste un peu plus loin et tourne dans le blé. Je décide de faire ma propre recherche en suivant le sang et ne me rends pas compte qu'Igor a repris la piste et qu'Adrien s'est éloigné. Il a traversé la haie un peu plus loin pour traverser ensuite la friche et entrer dans le bois d'où il m'appelle. Je le rejoins vite et suis à nouveau la recherche. Adrien ayant trouvé un peu de sang à l'entrée du bois nous faisons confiance à Igor mais la piste se poursuit sans le moindre sang. Nous sortons dans des fèveroles puis rerentrons dans le bois. Igor perd la piste après plusieurs centaines de mètres dans une coupe à blanc d'environ 30 mètres de large qui coupe le bois en 2. Il tourne un moment sans succès et malgré les efforts d'Adrien pour recouper la piste rien n'y fait. Adrien décide de reprendre la recherche à l'entrée dans le bois d'où Igor prend une nouvelle piste et où nous trouvons d'autres traces de sang. Igor perd assez rapidement la piste, Adrien, malgré ses tentatives de recoupement, ne pourra pas vraiment reprendre la recherche et nous devons nous contraindre à abandonner. Nous revenons dépités à la voiture. Comme à chaque fois que j'appelle Adrien, je lui demande de faire une recherche très compliquée car en général je n'ai pas besoin de chien pour retrouver mon animal sauf quand il est introuvable et très souvent le chien, malgré toutes ses capacités, ne fait, du coup, pas mieux que moi. Aux vues des indices et de la recherche ma flèche n'était pas mortelle à court terme, très certainement une atteinte des muscles du dos et j'espère qu'il va s'en sortir.

 

Alex

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 00:17

Ce soir, je pars chasser sur mon territoire où j'ai récupéré mes 5 tirs d'été. Je me gare sur un petit parking de pierres blanches, avancé dans une parcelle de colza, au bord de la route. Je contrôle le vent pour déterminer le sens de ma chasse. Je longe un peu la route pour rejoindre un chemin de terre qui longe sur sa gauche le colza et une grosse haie épaisse sur sa droite et rejoint un grand bois un peu plus loin. En arrivant près du bois, je jette un coup d’œil sur la bande enherbée à ma gauche entre le bois et le colza. Rien en vue, le vent venant de ma droite, je commence ma chasse face au vent. Je passe le passage entre la haie et le bois pour longer une bande de bois très dense qui suit la lisière en progressant dans une friche d'herbe haute. J'avance doucement en surveillant la friche sans apercevoir de chevreuil et débouche sur une parcelle de tournesol encore peu levée. De nombreuses traces de sangliers ont marqué le sol lors des dernières pluies qui remontent déjà à un moment. Quelques traces de chevreuils, renards et blaireaux attestent de la fréquentation des lieux. Quelques pieds de tournesol sont également broutés. Sur ma gauche une bande de bois clair laisse apercevoir une petite friche prise au milieu du bois. Toujours rien en vue. Je quitte maintenant les tournesols pour une autre friche d'herbe haute qui rejoint les vignes un peu plus haut à ma droite, séparant les tournesols d'un champ de blé. Une bande de friche d'environ 20 mètres de large sépare le bois d'une haie de plusieurs mètres de large et d'environ 100 mètres de long qui bore le blé. Je décide de longer le blé en suivant la haie. Je traverse donc la friche en biaisant vers le bout de la haie puis commence à la longer doucement. Vers le bout de la haie, je tombe sur une zone de blé ravagée par les blaireaux. Je marque un temps d'arrêt pour observer la surface des céréales mais rien ne bouge. Du bout de la haie, le blé rejoint la bordure du bois, je suis le passage de tracteur qui redescend vers le bois et longe à quelques mètres de la bordure du champ. J'avance doucement quand j'aperçois du mouvement dans le blé à environ 30 mètres devant moi juste en bordure de la bande enherbée qui borde le bois. Je pense à un sanglier ou un blaireau car rien ne dépasse du blé, je m'approche doucement pour tenter de voir l'animal de plus près et gagne facilement 10 mètres quand j'aperçois un dos roux. C'est un chevreuil, je me baisse et l'observe, il finit par redresser la tête, c'est une chevrette, je poursuis mon approche à 4 pattes alors qu'elle rebaisse la tête, je dois m'arrêter par moment quand elle relève la tête mais j'arrive facilement à 5 mètres de cette dernière qui ne se doute de rien. Je reste un instant à l'observer puis me redresse un peu pour la prendre en photo alors qu'elle regarde vers moi.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Elle me regarde un instant avant que je décide de me redresser pour continuer ma chasse. Elle détale alors vers le bois dans lequel elle aboie en s'éloignant. Je continue mon chemin alors que le vent a tourné et souffle dans mon dos. Je n'ai pas fait 10 mètres que j'aperçois une seconde chevrette qui vient vers moi à environ 80 mètres en longeant le blé par la bande enherbée. Je me fige et l'observe. En entendant les aboiements de sa consœur, elle redresse la tête et écoute inquiète avant de se débiner vers le bois et rentrer tranquillement à couvert. Je continue à avancer et arrive au niveau du bout du bois qui se termine en pointe. Le vent ayant tourné, je décide de quitter le blé pour passer de l'autre côté du bois et de le longer en bordure des vignes. Alors que je passe le bout du bois, la chevrette ressort du bois et se plante sur la bande enherbée entre le bois et la vigne à environ 80 mètres.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

La chevrette reste un moment sans bouger et m'observe puis avance doucement dans la vigne où je la perds de vue. Je décide de tenter de m'approcher en longeant la vigne quand la chevrette ressort en courant pour rentrer dans le bois. Je poursuis ma route en longeant le bois sur environ 2 kilomètres en bordure des vignes et des parcelles de tournesol pour rejoindre un grand  champ de blé. Je passe un fossé bordant les céréales puis rejoins le premier passage de tracteur qui longe le bois à moins de 10 mètres de la lisière. De nombreux passages de sangliers et de blaireaux ont couché le blé en de nombreux endroits. Pas le moindre chevreuil en vue alors que je scrute la surface des céréales.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Après environ 300 mètres, j'arrive à la route quand j'aperçois dans le blé, de l'autre côté de la voirie, à environ 35 mètres, une tête de brocard qui dépasse des céréales. Je me fige, me baisse dans le passage de tracteur et commence une approche à 4 pattes pour atteindre la route qui est encore à environ 10 mètres. Le brocard regarde brusquement vers moi et je me fige. Au bout d'un petit moment, il se remet en mouvement et descend vers le ruisseau sur ma gauche, il baisse rapidement la tête et disparaît dans le blé. J'en profite pour m'avancer rapidement, passer la route et l'autre fossé pour m'avancer doucement dans les céréales jusqu'au premier passage de tracteur sans revoir le brocard. J'avance doucement en suivant le passage qui descend vers un petit ru. Le brocard s'est volatilisé mais tout à coup il surgit du blé dans mon dos et fonce en parallèle du passage que je suis pour traverser le ru d'un bon et rejoindre le bois en traversant une bande de prairie étroite. Il m'a laissé passer à environ 10 mètres de lui sans bouger avant de démarrer dans mon dos.

Je descends jusqu'à la bande d'herbes hautes qui sépare le blé du ru quand j'aperçois un gros chevreuil à environ 300 mètres. Il sort du blé pour rentrer dans l'herbe haute. Je me baisse au maximum et rejoins rapidement la bande d'herbe. Le chevreuil a disparu mais j'espère qu'il est encore dans l'herbe. Le vent souffle de façon soutenue face à moi alors que j'avance rapidement dans les herbes hautes. Je ralentis progressivement l'allure à mesure que je me rapproche de l'endroit estimé de la position du chevreuil. J'aperçois soudain la tête d'un beau brocard si se redresse dans l'herbe à environ 50 mètres devant moi. Je me fige et me baisse pour l'observer. La tête disparaît vite dans la végétation et j'en profite pour m'avancer d'avantage en serrant le ru pour profiter d'une végétation plus haute pour cacher mon approche. J'avance maintenant doucement et stoppe à chaque fois que le brocard redresse la tête. Petit à petit, je gagne du terrain. Le brocard s'est tourné vers le blé et me présente un beau plein travers. Il est à environ 15 mètres, derrière une grosse touffe d'herbe épaisse.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Je me donne comme objectif de tirer dès que je serai derrière cet écran végétal à environ 9 mètres du brocard. Je calcule maintenant chaque pas et croise les doigts pour que le vent ne tourne pas. Le brocard redresse la tête, je stoppe et me baisse, je suis en apnée, sa tête se baisse, je rejoins mon objectif et me fige alors que le brocard relève à nouveau la tête. Je reste immobile, il baisse la tête, j'arme mon arc doucement en me redressant et en alignant ma visée sur son coffre. Ma visée calée, je décoche rapidement. Un gros crac retentit, mon brocard s'effondre sur place et commence à se débattre au sol. Je me précipite au cas où mais ma flèche a atteint sa colonne vertébrale et sectionné l'artère qui passe en dessous, entaillant au passage le haut des poumons. Beaucoup de sang jaillit de sa blessure et il s'immobilise rapidement. Je retire ma flèche restée en travers de l'animal, appose le bracelet et rends les honneurs à mon beau brocard qui accusera 31 kilos à la pesée avant de faire quelques photos souvenir.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Je le ramène ensuite jusqu'à la route où j'appelle le président de la chasse pour voir si quelqu'un peut venir chercher mon chevreuil pour que je puisse continuer à chasser. Il m'envoie Serge, un des piqueurs de la société de chasse. Il arrive au bout de 15 minutes et je charge mon chevreuil en discutant un peu avant de repartir en chasse. Serge repart avec mon chevreuil que j'irai récupérer chez le président de la chasse tout à l'heure. Chance pour moi, le vent a à nouveau tourné et je relonge le grand bois par le premier passage de tracteur du grand champ de blé pour déboucher dans une vigne qui suit les céréales. Toujours pas de chevreuil dans le secteur. Je passe le champ de tournesol qui borde le bois, passe un chemin de terre qui revient vers ma voiture en traversant le bois et longe le champ de tournesol suivant par la bande enherbée qui le sépare du bois. Un peu plus loin un petit sentier forestier coupe l'angle du bois pour ressortir dans les vignes, je passe ainsi le coin du bois puis continue ma chasse en suivant la vigne mais les rangs sont parallèles au bois et ne me permettent pas de voir les animaux. Au bout de la vigne se trouve une parcelle de tournesol encore basse après laquelle  je vais rejoindre la bordure d'une petite parcelle de féveroles. J'aperçois par-dessus la vigne un chevreuil au gagnage à environ 150 mètres sur la bande enherbée qui sépare les tournesols des féveroles. Je me colle au bois et avance doucement jusqu'à la bordure des féveroles où je marque une pause pour l'observer. Je remarque vite une masse blanche entre ces oreilles, c'est un brocard, je décide de tenter l'approche en collant les féveroles à ma droite.

Le brocard qui broutait plein travers, tourné vers le tournesol à environ 100 mètres, se tourne de cul et s'avance tranquillement tout en faisant des pauses pour brouter. J'en profite pour l'approcher et essayer de réduire la distance en collant les féveroles. À chaque fois qu'il s'arrête, j'arrive à gagner quelques mètres et réduire d'autant la distance qui nous sépare. Je ne suis plus qu'à 70 mètres quand le brocard redresse brusquement la tête pour regarder devant lui. Un beau renard vient de sortir de la vigne qui se trouve après les féveroles et traverse la bande enherbée à environ 30 mètres devant le brocard qui, figé, le regarde rentrer dans le tournesol. Je me suis figé également et observe la scène. La hauteur du tournesol me permet de voir un petit moment le renard qui se faufile dans la culture puis le relief du terrain me le cache. Le brocard se remettant à brouter j'en profite pour reprendre mon approche mais je n'ai pas fait 5 mètres qu'un mouvement attire mon regard, à même pas 10 mètres sur ma gauche, dans le tournesol. En tournant la tête, j'aperçois, à ma grande surprise, le renard qui arrive droit sur moi mais, en reposant mon pied, je fais craquer une branche au sol. Le brocard redresse la tête et le renard fait brusquement demi-tour pour fuir ventre à terre dans le tournesol. Je me fige, chance pour moi le brocard se focalise sur la fuite du goupil et ne regarde pas vers moi. Le renard ayant disparu, le brocard devient inquiet et part au trop droit devant lui pour bifurquer à environ 120 mètres, à droite vers la vigne, je le perds de vu au sommet du petit talus qui précède la plantation alors qu'il semble passer le premier rang.

Je presse le pas pour rejoindre le coin de la vigne. Je me cale au bout du premier rang et cherche du regard le brocard entre les 2 premiers rangs sans le voir, je me décale donc au bout du rang suivant quand le brocard surgit entre les 2 premiers rangs. Il était resté entre 2 ceps de vignes tout ce temps. Je me fige au bout du second rang. Le brocard qui est à environ 80 mètres ne m'a pas vu et avance tranquillement en broutant. Je le laisse passer le second puis le troisième rang avant de me décaler au bout de ce dernier. Je suis ainsi la progression de mon brocard de rang en rang. Il passe parfois plusieurs rangs sans marquer d'arrêt et me distance un peu avant que je le rattrape pendant une prise de nourriture. Au bout d'un moment le brocard s'arrête un moment entre 2 rangs pour brouter puis me tourne le dos et commence à s'éloigner de cul entre ces rangs. Je décide de tenter une approche. Je me plaque contre le rang de gauche et avance doucement en m'arrêtant à chaque fois que le brocard relève la tête et risque de me voir et progresse à chaque prise de nourriture du cul. Je gagné peu à peu du terrain quand le brocard, qui est encore à environ 60 mètres, décide de bifurquer et de passer le rang de droite pour disparaître. Environ 30 mètres avant l'endroit où il a traversé le rang, j'aperçois une coupure dans les rangs qui peut me permettre de passer de l'un à l'autre sans me baisser. Je progresse très lentement jusqu'à ce passage puis me fige avant de passer le rang pour tenter d'apercevoir le brocard mais il n'y est pas. J'avance doucement de rang en rang en surveillant les intervalles jusqu'à repérer le brocard à un peu plus de 30 mètres, il avance en broutant, passant les rangs et je le suis attendant qu'il passe un rang pour avancer. Les rangs à ma droite font place à une parcelle de tournesol alors que les rangs à ma gauche se raccourcissement de quelques temps à mesure que j'avance, ce qui me permet de me rapprocher à chaque rang du brocard qui continue à avancer en ligne droite.

Alors que je m'avance au bout d'un rang pour tenter d'apercevoir le brocard derrière je ne le vois pas, il a pressé le pas et passé plusieurs rangs. Je ne suis plus qu'à quelques rangs de la fin de la vigne et m'avance doucement pour tenter de l'apercevoir. Alors que je passe le 3ième rang avant la fin de la plantation, je l'aperçois juste au moment où il passe le dernier rang et fais une rapide marche arrière pour éviter qu'il ne me voit. Le brocard qui a vu mon mouvement, sans l'identifier, redresse la tête et regarde vers le bout du rang où je me trouvais. J'en profite pour tenter une approche entre les rangs, à deux rangs du brocard qui, tête haute, ne peut pas me voir par en dessous du feuillage qui masque mon approche. J'avance doucement en surveillant le brocard par dessous le feuillage des vignes qui ne laisse voir que ses pattes et le tiers inférieur de son corps, assez pour que je puisse bien identifier qu'il s'agit bien d'un brocard. J'arrive facilement à une dizaine de mètres du chevreuil qui n'a toujours pas bougé et m'assois doucement alors que le brocard fait 2 pas et se fige à nouveau tête haute, en 3/4 arriére. Le vent est bon, j'arme doucement mon arc et aligne ma visée au niveau du cœur en me penchant doucement en arrière pour avoir un meilleur angle de tir par dessous les feuillages. Je décoche, l'impact retentit et le brocard démarre en trombe pour rejoindre la parcelle de vigne suivante. Rapidement un gros fracas retentit puis le calme revient. J'attends un peu assis à l'écoute.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Je pars ensuite chercher ma flèche que je retrouve vite, posée au pied d'un cep du premier rang de la parcelle suivante. Elle est maculée de sang.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Je la récupère et la remet au carquois avant de partir chercher les premières gouttes de sang que j'aperçois vite en longeant le premier rang de vigne. Une belle giclée est bien visible sur une zone de terre nue.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Je commence à suivre la piste très abondante en passant à 4 pattes sous les rangs de vigne. Malgré la baisse rapide de luminosité, je n'ai aucune difficulté à la suivre même sans éclairage.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017
Belle soirée d'approche, 7 juin 2017
Belle soirée d'approche, 7 juin 2017
Belle soirée d'approche, 7 juin 2017
Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

En sortant de la vigne, sur la bande enherbée qui borde le bois, je commence à avoir plus de mal à voir le sang sur l'herbe et allume la lumière de mon portable. Le sang biaise à gauche vers l'entrée d'une grosse coulée entrant au bois. Le brocard a laissé pas mal de sang sur le feuillage en entrant.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Je rentre au bois et suis la piste toujours aussi abondante.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

J'arrive facilement à un chemin forestier en me frayant un chemin dans la végétation parfois épineuse et aperçois vite mon brocard mort sur le flanc de l'autre côté du sentier. 

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Ma flèche est entrée au niveau du cœur et ressort plus en arrière sur le côté opposé, ce qui me parait bizarre vu l'orientation du chevreuil au moment du tir. Je lui rends les honneurs et appose mon bracelet avant de faire quelques photos souvenir.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Je rassemble les 4 pattes de mon chevreuil, les attache pour le porter plus facilement et suis le chemin forestier pour revenir vers la voiture mais ce dernier se termine en plein milieu du bois et se poursuit par une très belle coulée de blaireau que je décide de suivre. Au bout d'un moment, je débouche sur la bande de champ de blé où j'ai approché la chevrette en début de soirée. Je prends donc vers la friche à ma droite et m'avance dans l'herbe haute. Quand un souffle puissant dans la haie à ma gauche me fait stopper net et encocher une flèche au cas où. Un très gros sanglier m'a repéré et casse du bois en soufflant alors qu'il fait presque nuit. Je m'éclipse doucement en espérant qu'il passe son chemin puisque le tir du sanglier n'est pas autorisé à l'approche ou à l'affût par notre fédération des chasseurs du Gers, dans le secteur. À peine un peu plus loin, j'aperçois la tête d'un brocard qui dépasse de la végétation à environ 30 mètres de moi. Je pose mon chevreuil et m'avance tout doucement, le plus voûté possible et arrive à environ 15 mètres du brocard qui regarde toujours vers moi sans bouger. Les pointes blanches de ses bois contrastent bien sûr le fond sombre de la végétation. Je ne vois que sa tête et tente de me décaler un peu mais il se dirige vers le bois. J'aime mon arc et le suis dans mon viseur. Il s'arrête au bord du bois de 3/4 arrière à environ 30 mètres, trop loin, je désarme. Il rentre tranquillement au bois quand un autre brocard surgit de la friche plus haut à ma gauche et vient de planter à environ 40 mètres, accompagné d'une chevrette. Je tente de l'appeler mais après plusieurs hésitations, ils finissent par se débiner vers le bois et disparaître. Je récupère mon chevreuil et poursuis mon chemin faisant démarrer un autre chevreuil, sans le voir, dans le colza en arrivant à ma voiture. Il est temps d'aller récupérer mon premier brocard chez le président de la chasse avant de vider mes 2 chevreuils et de rentrer chez moi.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Alex

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 18:29

Ce matin, je suis invité à une battue à Saint Paul de Baïse et j'ai invité mon ami Christophe, nous serons les 2 seuls archers. Après un bon petit déjeuner pris à la salle des fêtes, œufs et ventrèche à la plancha, nous partons nous poster. Les chasseurs de la commune s'occupent de nous poster près d'une palombière. Christophe part avec une ligne et moi avec une autre, je descends par des sentiers aménagés pour accéder à la palombière et nous rejoignons, avec ma ligne, un chemin aménagé entre un petit bois de pins et le grand bois de chênes. Ma ligne se poste le long du chemin et on me confie un poste où je peux m'avancer un peu dans le bois de chênes. Je rentre donc de 4 ou 5 mètres dans le bois pour me poster au pied d'un gros chêne. Le bois descend de la palombière en pente assez prononcée pour former ensuite un replat en rejoignant le chemin. La végétation basse est assez épaisse autour de moi mais me laisse une bonne trouée pour tirer devant moi.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Une très grosse coulée passe juste à ma droite.

Rapidement, les chiens se font entendre et les premiers coups de feu claquent. Au bout d'un moment, le bruit d'animaux au galop dans les feuilles mortes se fait entendre et j'aperçois vite 3 chevreuils, une chevrette et ses chevrillards, descendant sur ma gauche à environ 40 mètres. J'arme mon arc, ils stoppent à environ 25 mètres dans le sale pour écouter alors que les courants se rapprochent en donnant de la voie.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Pas de fenêtre de tir et ils sont un peu trop loin. Ils finissent par repartir mais prennent une coulée parallèle au chemin en s'éloignant sur ma gauche. Les culs blancs disparaissent peu à peu dans la végétation dense et je les perds de vue. Je désarme. Les chiens arrivent mais ne prennent pas la piste des chevreuils, ils biaisent pour glisser plus à gauche et disparaissent eux aussi dans le fourré. Il me semble alors voir quelque chose bouger où s'étaient arrêtés les chevreuils tout à l'heure. L'animal s'est arrêté mais je ne le vois pas bien. Il repart en se coulant dans la végétation et en rasant le sol, je ne reconnais pas tout de suite sa silhouette. C'est en fait un des chevrillards qui revient vers moi. Je réarme mon arc et le suis, il progresse tranquillement en se frayant un chemin dans la végétation à environ 10 mètres. Je le suis dans mon viseur en attendant que le chevrillard se présente dans la trouée en face de moi. Il va se présenter plein travers et mon pin’s se cale mais il bifurque pour prendre la coulée à ma droite et se présente de 3/4 face à environ 8 mètres. Je corrige rapidement ma visée alors qu'il marque un temps d'arrêt et décoche. Touché, il bifurque pour reprendre tranquillement la coulée parallèle au chemin et fais environ 5 mètres avant de s'arrêter. Ses oreilles tournent dans tous les sens, à l'écoute de la battue mais il commence déjà à vaciller et repart pour s'effondrer 5 mètres plus loin en buttant dans une touffe de végétation épaisse. Il se débat un instant au sol puis le calme revient.

Les chiens tournent dans le secteur puis repartent. Plusieurs buses différentes viennent se poser tour à tour à la cime des arbres, en crête, en face de moi avant de repartir, je vais en conter 7 ou 8 durant la battue. Les coups de feu claquent par moment quand les piqueurs annoncent des sangliers. Très vite une grosse menée se fait entendre et des courants arrivent par ma droite, précédés par les geais et les merles. Je finis par distinguer une silhouette noire qui vient droit vers moi mais elle semble petite. Difficile d'identifier à 50 mètres dans la végétation mais alors que l'animal se rapproche, j'identifie une grosse martre et arme mon arc. Elle vient stopper à environ 15 mètres mais juste à gauche de la trouée dans laquelle j'ai tiré le chevrillard. Je ne peux pas assurer ma flèche au travers des branches. Elle tourne la tête pour écouter les chiens puis repars sur la coulée parallèle au chemin et s'éloigne vite. Les chiens arrivent en donnant de la voie, passant grand train sur les traces de la martre. Les autres chasseurs ne comprenant pas ce que les chiens poursuivent, ils commencent à discuter entre eux et je leur annonce la martre. Elle passera à Christophe mais trop loin et trop vite puis passera dans les pins dans notre dos pour se faire mener un bon moment. Des chiens reviendront vers la traque en passant juste au-dessus de mon chevreuil sans y porter attention. Les voies des chiens se font de plus en plus lointaines et le calme s'installe. Au bout d'un moment les chasseurs commencent à se déposter, je pars donc voir mon chevreuil. Je cherche des indices à l'endroit du tir mais ne trouve rien, je pars dans la direction de fuite et trouve une feuille tachée de sang à quelques mètres de l'endroit du tir.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Pas d’autres gouttes en vue, je vais donc droit à mon chevreuil que je retrouve vite mort sur le flanc à l'endroit où je l'avais vu tomber. Un bout de panse ressort par le trou de sortie de ma flèche, juste en avant du cuissot, il a bouché la plaie et stoppé l'hémorragie externe ce qui explique le peu de sang.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Ma flèche est rentrée au niveau des dernières côtes touchant l'arrière d'un poumon et le foie. Je fais quelques photos sur place en attendant le bracelet pour pouvoir déplacer mon chevreuil.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Je pars ensuite chercher ma flèche que je retrouve fichée au sol, quelques mètres après l'endroit où se trouvait le chevreuil. Elle est couverte de sang visqueux de foie.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Alors que nous nous dépostons, une nouvelle menée retenti et nous reprenons vite nos postes mais le calme revient vite avec l'éloignement des chiens. Nous nous dépostons à nouveau et remontons aux voitures puis partons pour la salle des fêtes ou nous devons nous rassembler avant la prochaine traque. En route nous croisons des chasseurs encore affairés autour du bois, les teckels sont encore au ferme avec des sangliers et je ne comprends pas trop pourquoi nous nous dépostons mais nous continuons vers le lieu du rendez-vous où sont conduit les chevreuils et 2 sangliers qui ont été prélevés lors de cette traque. Pendant que certains chasseurs commencent à peler les animaux nous repartons pour une autre traque. Nous allons fermer un grand secteur vallonné et ponctué de bosquets.

Christophe va se poster sur le haut d'un bosquet épais et moi au sommet d'un talus, au-dessus d'un vieux chemin, dans un petit bois tout en long. Christophe est à environ 200 mètres sur ma droite. La traque commence et les chiens donnent au loin, quelques coups de feu claquent puis le calme revient. Au bout d'un moment mon téléphone vibre et je décroche, c'est ma collègue qui m'appelle pour des conseils culinaires pour préparer du sanglier. Nous discutons quelques minutes et je raccroche quand une décoche retentit du côté de Christophe, suivie d'un cri de chevreuil et d'un démarrage. 4 chevreuils sortent sur le découvert, les uns après les autres, aucun ne semble blessé. Ils marquent un temps d'arrêt en se regroupant puis repartent en éclatant 2 par 2 pour fuir en longeant la crête pour certains ou en passant derrière pour les autres. Les chiens arrivent et éclatent sur le découvert en tournant pour recouper la voie des animaux. Ils en font redémarrer un qui s'était calé dans un petit bosquet au bord de la route en contrebas. Le chevreuil fonce vers le bois où je suis posté mais passe très bas et le traverse pour être tiré à la route derrière moi.

Les menées s'estompent et le calme revient, un piqueur arrive avec les chiens pour passer en dessous de moi en lisière du bois puis la fin de traque retentit. Je me déposte pour aller rejoindre Christophe. Il a fléché un magnifique brocard en velours. Sa flèche ayant touché la colonne la laissé sur place et l'animal touché au niveau du coffre est mort assez vite par la suite.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Les chevreuils sont arrivés doucement en se débinant dans la végétation épaisse pour rester immobile durant un bon quart d'heure à environ 20 mètres de Christophe avant de se décider à bouger et que ce brocard se présente dans une fenêtre de tir en contrebas de mon ami. Notre matinée se termine de la meilleure des façons, 2 chevreuils prélevés à l'arc et dans de superbes conditions, sans avoir besoin de faire une recherche au sang. Les quelques chasseurs septiques, qui nous demandaient si l'arc pouvait tuer ce matin, en auront maintenant la preuve.

 

Alex

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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