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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 06:08

N'ayant pas pu faire l'ouverture ce matin, je pars ce soir pour Labéjan sur mon secteur favori. Je me gare sous la digue du lac et pars tranquillement en longeant la droite du plan d'eau en direction d'une petite parcelle de maïs qui borde le départ du lac. Le vent souffle dans mon dos, je longe donc la culture par la bande enherbée qui la sépare du lac puis bifurque au coin du maïs pour remonter en suivant sa bordure dans un champ travaillé où le sol est à nu et la terre sèche un peu craquante sous mes pas. La parcelle est entrecoupée par 3 passages de canon parallèles à la berge du lac, je jette un coup d'œil, en m'avançant doucement, sur le premier relativement plat et qui me permet de voir d'un bout à l'autre de la culture. Pas de chevreuil en vue, je continue doucement vers le second et alors que j'arrive au départ du passage qui descend sur plusieurs dizaines de mètres avant de remonter, j'aperçois, au travers des pieds de maïs, une jeune chevrette de face qui regarde vers moi à environ 12 mètres dans le passage. Je me fige et l'observe. Le vent s'est un peu intensifié et agite le maïs. Au bout d'un moment la chevrette se tranquillise et se met à manger quelques grains de maïs tombés au sol. Je me décale très lentement au ras du passage et me fige à nouveau. La chevrette et maintenant de 3/4 face contre la droite du passage. Je décide de l'observer un moment en attendant une occasion de tir. J'entends par moment les grains de maïs croquer sous ses dents. Au bout d'un moment, elle semble se diriger vers la gauche du passage tout en mangeant mais se ravise et revient vers la droite. Elle redresse par moment la tête et regarde derrière elle un long moment, j'en profite pour me pencher pour voir ce qu'elle regarde mais ne voit rien.

Je me repositionne à couvert, elle est toujours en train de regarder derrière elle et j'hésite à tenter ma chance mais sa position de 3/4 face, presque de face ne m'inspire pas. Je décide d'attendre. Le vent tourne un peu et vient de ma gauche par moment, j'espère qu'il ne va pas tourner vers la chevrette. Elle finit par retourner la tête et s'avancer de quelques pas pour se remettre à manger toujours de 3/4 face mais avec un angle plus ouvert et tout à son repas elle pivote encore un peu pour presque se retrouver plein travers. Au bout d'un moment, elle tourne à nouveau la tête vers l'autre bout du passage de canon et reste ainsi un moment, le vent souffle fort face à moi, je décide de tenter ma chance. J'arme mon arc et me décale doucement en face du passage jusqu'à ce que la chevrette soit bien dégagée tout en prenant ma visée. Mon pin's se cale derrière son épaule, je décoche. Au même moment, la chevrette retourne la tête mais ma flèche la traverse déjà pour aller s'arrêter 20 mètres plus bas dans le passage. La chevrette fait volte-face et fonce dans le maïs où je la perds de vue. J'attends un peu avant de descendre analyser mon tir.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Je ne trouve pas de sang à l'endroit du tir ni à l'entrée du maïs, je poursuis donc jusqu'à ma flèche que je retrouve facilement. Elle ne porte pas de trace de sang et semble avoir été lavée par du contenu stomacal, l'entrée de ma flèche semblait être là où je visais mais la chevrette a peut-être un peu tourné sur l'impact.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Je reviens vers l'endroit du tir et longe doucement le côté du passage où est entrée la chevrette. Je trouve rapidement une petite projection de contenu stomacal et décide d'attendre un peu avant de faire ma recherche.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Je plie le haut d'un pied de maïs pour marquer l'entrée et quitte le passage pour revenir vers l'endroit d'où j'ai tiré et poursuivre mon tour de la parcelle pour laisser passer un peu de temps avant d'attaquer ma recherche. Les 2 autres passages étant déserts, je longe le dernier pour traverser le maïs avant de longer l'autre côté en surveillant les entrées de passages avant de revenir vers le départ de la piste. 15 minutes sont passées, j'attaque ma recherche en suivant les quelques gouttes de contenus stomacal que la chevrette a laissées entre 2 rangs de maïs perpendiculaires au passage de canon. Les indices sont presque inexistants après 5 mètres de recherche mais le pied de la chevrette a marqué légèrement le sol. J'avance doucement en surveillant les pieds de maïs de part et d'autre pour éventuellement détecter un frotté m'indiquant un changement de trajectoire mais la chevrette a pris tout droit. Je débouche sur le passage de canon suivant où quelques gouttes de sang me permette de trouver l'entrée de l'autre côté du passage dans le maïs. La piste continue entre 2 rangs de maïs, toujours aussi peu de sang et un pied qui marque de temps en temps jusqu'à une zone ou le maïs a été couché par les sangliers. Une petite goutte de sang mélangée à du contenu stomacal est tombée sur un pied de maïs couché au sol.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Quelques petites gouttes de sang m'indiquent alors un virage à 90 ° de ma chevrette qui a suivi l'orientation des rangs de maïs qui ont changé de direction. J'aperçois, à environ 15 mètres, ma chevrette couchée sur le flanc.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Je la rejoins, ma flèche est bien au défaut de l'épaule et a traversé les poumons mais ressort au niveau de la panse dont le contenu a colmaté le trou de sortie et stoppé l'hémorragie. J'appose le bracelet et fais quelques photos

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

avant de ramener ma chevrette à la voiture en la chargeant sur mon épaule. Une fois la chevrette dans la caisse de transport, je décide d'aller faire un tour dans la seconde parcelle de maïs de l'autre côté de la route, sur la gauche du ru alimenté par le déversoir du lac. Je longe tranquillement le premier passage de canon, le plus proche du ru mais arrive à l'autre bout sans rien voir. Je me décale doucement à droite vers le ru pour jeter un coup d'œil sur la bande enherbée qui le sépare du maïs. Pas de chevreuil, je fais donc demi-tour et longe la bordure de la culture pour aller voir le passage suivant mais, alors que je passe devant le passage que je viens de longer, une chevrette surgit, à environ 15 mètres, sur la gauche du passage, côté ru et s'élance dans le passage pour rentrer à nouveau dans le maïs côté ru à environ 70 mètres. Je m'avance doucement dans le passage et tombe sur son pied bien marqué dans le passage arrosé récemment mais impossible de la retrouver.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Je reviens donc au départ du passage pour rejoindre les passages suivants à bon vent mais pas d'autre chevreuil pour ce soir et la luminosité baisse vite, je rentre.

Alex

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 22:24

Ce soir, je décide d'aller chasser à l'appeau en longeant l'Osse. Je me gare donc près de la rivière au niveau du pont de Justian puis pars en longeant le cours d'eau au bord d'un chaume de blé. Un peu plus de 100 mètres plus loin, je passe un fossé perpendiculaire à la rivière pour rejoindre une zone de peupliers entourée de haies épaisses. Je surveille les espaces entre les rangées d'arbres mais pas de chevreuil. La peupleraie précède des parcelles de blé d'épeautre plus ou moins grandes et entourées de haie. Les céréales très hautes sont couchées dans certaines zones mais la visibilité est très mauvaise et voir un chevreuil sera compliqué. Je me poste par moment pour appeler mais rien ne vient. Je finis par ressortir de ce secteur en traversant une grosse haie englobant un fossé profond. Les champs de tournesol se succèdent maintenant en suivant la rivière. Je longe doucement la bande enherbée en suivant le bord des grosses fleurs jaunes. Plusieurs pieds ont été frottés par un ou plusieurs brocards. Le vent est un peu capricieux et je suis parfois à mauvais vent. En arrivant, dans un virage de la culture, près d'une haie qui sépare cette parcelle de la suivante, je me fais surprendre par un jeune brocard daguet campé sur le talus de la rivière à moins de 10 mètres de moi. Je ne l'avais pas vu et nous nous surprenons mutuellement. Il démarre en trombe vers la haie située 30 mètres plus loin puis rentre dans la culture et disparaît.

J'avance doucement en surveillant le tournesol et rejoins la haie que je passe pour suivre la parcelle suivante. De plus en plus de tournesol sont broutés ou frottés et j'espère bien voir le ou les responsables. J'arrive ensuite au bord d'un grand fossé qui rejoint l'Osse et borde un bosquet parcouru de très nombreuses coulées. Je passe doucement le fossé et me poste au bord de la rivière pour appeler à l'appeau un moment. Rien ne venant, je traverse doucement le bosquet et passe le fossé qui borde l'autre côté du massif pour rejoindre une bande de peupliers d'environ 30 mètres de large qui longe la rivière. La bande entre les arbres et la rivière a été retournée mécaniquement et je progresse sur des mottes de terre friables, le vent face à moi est soutenu. J'ai fait à peine 40 mètres en surveillant les alentours quand mes yeux se posent sur un brocard à moins de 15 mètres dans les peupliers. Je me fige derrière quelques repousses de colza asséchées qui ne doivent pas me masquer beaucoup. Le brocard regarde vers moi et je pense qu'il m'a vu mais, au bout d'un moment, il s'avance et biaise vers moi. Je profite d'un peuplier qui masque son regard alors qu'il passe derrière pour armer mon arc. Il s'arrête un moment à couvert de cet arbre de 3/4 face à 10 mètres environ puis repars et s'avance à pas lent, plein travers à environ 8 mètres de moi. Mon viseur se cale, je décoche. Touché trop en arrière, il démarre en trombe et fonce sur environ 30 mètres, s'arrête derrière un peuplier puis commence à partir en marche arrière sur quelques mètres et tombe.

Je l'ai perdu de vue.

Un grand brocard à l'approche, 22 juillet 2016

Le pensant mort, je pars chercher ma flèche sans prêter attention au brocard et trouve une tache de sang à l'endroit du tir.

Un grand brocard à l'approche, 22 juillet 2016

Cette tache m'oriente et je trouve rapidement ma flèche couverte de sang et fichée au sol sous la végétation.

Un grand brocard à l'approche, 22 juillet 2016

La piste de sang semble faible et ne trouvant que peu d'indices, je décide de partir droit vers l'endroit où je pense trouver mon brocard mais impossible de le trouver. Je passe donc les lignes de peupliers une à une alors que l'orage menace, le tonnerre gronde au loin. J'espère qu'il ne va pas se mettre à pleuvoir avant que je ne le retrouve, je tourne et retourne sans succès et retourne plusieurs fois à l'endroit du tir pour me remémorer la fuite mais impossible de trouver le chevreuil. Je reprends donc au début de la piste et la suis tout doucement, la perdant souvent à cause des maigres indices mais, petit à petit, je progresse quand j'aperçois, 10 mètres après les derniers peupliers, une touffe de végétation qui s'agite et part droit vers cet endroit où je retrouve mon brocard mort, il venait de donner ses derniers coups de patte. Ma flèche est très en arrière et traverse le foie.

Un grand brocard à l'approche, 22 juillet 2016

En me retournant, je m'aperçois que la piste de sang est un peu plus marquée juste avant mon brocard.

Un grand brocard à l'approche, 22 juillet 2016

Je ne comprends pas trop ce qui s'est passé, soit il s'est relevé pour mourir juste quelques mètres plus loin soit j'ai mal vu l'endroit de sa chute. J'appose mon bracelet et fais quelques photos avant de le charger sur mon épaule pour revenir à ma voiture avant que l'orage ne s'abatte sur moi.

Un grand brocard à l'approche, 22 juillet 2016

Alex

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 06:06

Ce soir, je décide de partir chasser sur un secteur de mon territoire que je n'ai pas encore visité cette année. La population de brocards semble beaucoup plus faible que les autres années et je ne cherche pas à faire de beaux brocards, espérant ainsi les laisser pour la reproduction, je n'en ai d'ailleurs quasiment pas vu cette année. J'essaie donc de les laisser tranquille en prospectant de nouveaux secteurs. Le rut étant commencé, j'ai décidé de prendre mon Buttolo et mon nouveau Rotumtaller en bois de chevreuil. Je me gare donc au bord d'un chemin de terre près d'un hangar agricole et pars en traversant la route vers un bois en réserve de chasse (le grand gibier est chassable dans les réserves du Gers). Le vent est dans mon dos et je décide de longer un peu le bois puis de ne rentrer que de quelques mètres dans ce dernier pour tenter d'appeler. Le bois décrit un arrondi rentrant et je risque d'être repéré si le chevreuil vient de ma gauche par le bois mais le secteur est tellement beau que je tente tout de même le coup. Je rentre dans une petite clairière sablonneuse très marquée par plusieurs coulées très fréquentées, des gratis et frottis. Je me poste juste au bord du bois dans un bouquet d'arbres me laissant de belle fenêtre de tir et me permettant d'armer mon arc puis commence à appeler avec mon Rotumtaller, une série d'appels courts espacés puis après un petit temps d'attente des appels en imitant la chevrette qui appelle un brocard. Rien ne vient pendant un moment, j'entrecoupe les séries de quelques appels de silences de quelques minutes quand un chevreuil arrivé sans bruit à mauvais vent sur ma gauche m'aboie avant de déguerpir en aboyant un moment dans le bois.

Je quitte donc mon poste et ressors dans le trèfle pour longer le bois un moment à la recherche d'un autre poste. Le trèfle est marqué de plusieurs ronds de sorcière près de mon premier poste, signe de l'activité du brocard du secteur. Je traverse une haie un peu plus loin et trouve un chemin de terre qui rentre dans le bois, je m'y engage et tombe sur une grosse coulée bien dégagée qui le traverse, je me poste sur le côté de la coulée sur la gauche du chemin et appelle un moment sans succès. Je quitte donc le secteur et retourne vers la route pour rejoindre le bois en réserve de l'autre côté en espérant que cette année les chiens des maisons en contrebas ne passent pas leurs journées à y chasser. En chemin, je longe une vigne et surveille les rangs quand j'aperçois un chevrillard très vite rejoint par un second. Je les observe un peu puis continue mon chemin, un peu plus loin, j'aperçois un autre chevrillard dans la vigne. Pas de brocard en vue, je traverse la route et rejoins le bois pour longer les différents chemins de terre qui le parcourent à la recherche de postes pour appeler mais toutes mes tentatives d'appels restent vaines et je ressors du bois dans un chaume pris entre 2 bois. Un chevrillard broute dans le fond de la parcelle près du bois de gauche. Le bois de droite semble très fréquenté et j'y rentre pour tenter d'appeler un peu alors que le chevrillard broute tranquillement. Pas de réponse à mes appels, je ressors et traverse doucement le chaume en direction d'une grande parcelle de trèfle. Le chevrillard finit par me repérer et me regarde un instant avant de rentrer au bois. La parcelle de trèfle est étroite au départ, elle s'élargie ensuite sur la gauche en longeant le bois et borde à droite une haie épaisse jusqu'au chemin de terre de crête qui délimite le haut de la parcelle. Avant de m'avancer dans le trèfle, j'observe un instant le secteur et aperçois furtivement un mouvement sur ma gauche à environ 200 mètres contre le bois. Je reste fixé sur l'endroit quand une tête de chevreuil apparaît. Je décide de tenter l'approche.

Je me colle contre le bois et le longe doucement en direction de l'animal, la bordure du bois n'est pas droite et forme des avancées et des creux dans le trèfle ce qui me permet d'avancer souvent à couvert. J'arrive ainsi jusqu'à la pointe d'une avancée à environ 70 mètres du chevreuil, c'est un brocard. Je me poste à genoux sous des branches basses et l'observe. Il broute alternativement les feuillages et le trèfle. L’approche risque d'être très compliquée à découvert, je décide de tenter de l'appeler, je commence avec mon Buttolo mais le brocard ne réagit pas, il daigne à peine regarder vers moi. Je décide de tenter de changer d'appeau et essaye les cris de chevrettes suivie de cris appelant le brocard. Ce dernier regarde un peu vers moi mais ne semble pas vraiment intéressé. Il se remet à brouter, j'appelle à nouveau. Il regarde à nouveau vers moi puis commence à venir tout en broutant mais sans vraiment sembler intéressé. Je le laisse faire un moment, il broute en zigzagant et se rapproche très lentement. Au bout d'un moment, je retente quelques appels de chevrette, cette fois le brocard commence à venir et semble plus intéressé. Il vient tranquillement vers moi tout en faisant quelques pauses alimentaires mais semble biaiser comme pour aller rejoindre le creux du bois à ma gauche. Cela compliquerait beaucoup mon tir à cause des branchages. Je rappelle un peu ce qui le stoppe et le fait regarder vers moi. Il repart et, cette fois, s'avance droit vers mon poste. Il est encore à 50 mètres mais la distance s'amenuise peu à peu. Je le guide par moment grâce à un appel bref et le laisse me chercher ensuite pour éviter qu'il n'arrive trop vite. 20 mètres, j'arme doucement mon arc. Il avance de quelques pas, s'arrête, regarde les alentours, repars, s'arrête... 15 mètres, j'aligne ma visée mais les branchages me gênent. J'attends, il avance à nouveau et me présente un léger 3/4 face. Mon pin's se pose derrière son épaule, je décoche alors qu'il est au pas à 12 mètres environ bien dégagé.

Touché, il fait volte-face et part en biaisant vers le bois pour le rejoindre et disparaître un peu plus loin.

Mon premier brocard au Rotumtaller, 21 juillet 2016

Je me redresse et quitte mon poste pour tenter de retrouver ma flèche, je jette un coup d'œil vers l'endroit où le brocard a disparu.

Mon premier brocard au Rotumtaller, 21 juillet 2016

Ma flèche est introuvable et alors que je la cherche, j'aperçois un grand brocard suivant une chevrette et progressant dans le trèfle près du chemin de crête à environ 250 mètres. Ils ne m’ont pas vu et broutent tranquillement. Je cherche un moment sans trouver ma flèche et décide de laisser tomber. Je commence donc à chercher du sang mais peine à trouver la moindre goutte de sang et tente de recouper la piste en zigzagant sur la trajectoire de fuite et finit par trouver du sang près du bois 30 mètres plus loin. Les chevreuils ont disparu. Le sang n'est pas très abondant malgré une atteinte au défaut de l'épaule avec une rage hypodermic.

Mon premier brocard au Rotumtaller, 21 juillet 2016

Les gouttes sont espacées de quelques mètres sur environ 10 à 15 mètres.

Mon premier brocard au Rotumtaller, 21 juillet 2016

La piste s'intensifie ensuite en rentrant dans le bois et présente un peu de contenu stomacal.

Mon premier brocard au Rotumtaller, 21 juillet 2016

Je retrouve rapidement le chevreuil qui n'a fait que 5 mètres dans le bois et s'est effondré sur une petite butte de terre au milieu des épines.

Mon premier brocard au Rotumtaller, 21 juillet 2016

Je rejoins mon jeune brocard, la flèche est ressortie dans les dernières côtes.

Mon premier brocard au Rotumtaller, 21 juillet 2016

J'appose mon bracelet et dégage mon chevreuil du bois pour faire quelques photos souvenir avant de le ramener à ma voiture en le chargeant sur mon épaule.

Mon premier brocard au Rotumtaller, 21 juillet 2016

Ma voiture est à plusieurs centaines de mètres et je passe devant un lac où plusieurs ragondins nagent en surface avant de la rejoindre. Une fois mon chevreuil dans la voiture, je décide d'aller voir tout de même, si je peux retrouver le beau brocard pour le voir de plus près. J'avance rapidement jusqu'au départ du trèfle par le chemin de crête puis commence une approche à pas feutrés en surveillant les alentours. Je pense les voir en bordure du tournesol à gauche du chemin mais alors que j'arrive près de l'endroit où je les ai perdus de vue, un bruit me fait tourner la tête, le vent qui souffle vers le trèfle vient de me trahir, un magnifique brocard s'enfuit vers le bois en contrebas et la chevrette surprise se lève doucement et se fige pour m'observer un instant à moins de 20 mètres. Elle ne daignera bouger qu'alors que je fais demi-tour pour repartir à la voiture.

 

Alex

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 05:57

Ce soir, partis un peu trop tôt pour chasser un secteur de la chasse où je connais 3 brocards et ayant fait le tour sans voir autre chose que quelques lièvre que la chaleur n'a pas effrayé, je décide vers 20 heures de changer de secteur. Je reprends ma voiture pour rejoindre un autre secteur un peu plus loin. Je me gare près d'un petit hameau puis pars en longeant le haut d'une pente boisée qui descend vers une langue de pré en contrebas sur ma gauche. Le vent se lève et souffle de façon soutenue face à moi. Sur ma droite s'étend une zone de vigne. J'avance doucement vers quelques sapins qui bordent le bois. Je surveille le secteur sans voir de chevreuil, arrivé au coin de la vigne, je bifurque en la suivant, je progresse lentement en surveillant les intervalles entre les rangs mais le vent qui souffle vers la vigne aura vite fait de me trahir si un chevreuil s'y trouve. Je quitte donc le bord de la vigne en suivant, par un chemin de terre, le bois qui borde maintenant un grand champ de blé. Pas de chevreuil en vue, le chemin se poursuit un peu plus loin entre le bois et un tout petit bosquet qui avance dans le blé. Il ressort en suite sur un tournesol qui longe le blé. Plusieurs pieds de tournesol ont été mangés par les chevreuils. Avant de sortir à découvert, j'observe un bon moment le secteur où j'ai une bonne vue d'ensemble sur 300 mètres de cultures. Rien ne bouge, je bifurque à droite en suivant le bosquet et rejoins un passage de tracteur pour traverser le blé en direction d'un bois qui coupe partiellement le champ de blé par la moitié. Un bosquet séparé du bois laisse un passage de blé.

Je rejoins le bosquet, le longe, passe le passage de blé puis longe le bois doucement en surveillant le blé quand une tache sombre m'interpelle à environ 200 mètres à la surface du blé près un grand pylône EDF. Je me fige et observe, c'est un chevreuil et je pense reconnaître un brocard. Le blé forme une combe et le chevreuil sur le versant d'en face risque de me voir si je tente une approche directe. Je fais rapidement demi-tour et m'éloigne un peu avant de tenter de traverser la combe tout en surveillant le chevreuil qui disparaît par moment en baissant la tête dans les céréales. Je progresse rapidement et perds de vue le chevreuil en remontant le penchant opposé. Alors que la pente diminue, je l'aperçois à nouveau à environ 100 mètres, dans le passage de tracteur qui passe à environ 30 mètres à ma gauche. C'est bien un jeune brocard. La végétation au pied du pylône va me faire un bon écran pour me permette d'approcher, le passage de tracteur qui tourne à 5 mètres autour de pylône va lui me permettre de d'accéder au passage de tracteur où se trouve le brocard sans faire trop de bruit dans le blé. Le vent fort face à moi est une bénédiction, j'approche assez rapidement en profitant de l'écran de végétation au pied du pylône d'où le brocard n'est plus visible à cause du relief du terrain. Je remonte maintenant doucement vers le passage de tracteur suivant en suivant le passage en rond qui tourne autour du pylône. Je finis par réapercevoir, il n'est plus qu'à environ 45 mètres. Je progresse maintenant baissé en m'arrêtant et me baissant d'avantage quand il redresse la tête pour brouter des épis ou regarder autour de lui.

Arrivé au ras du passage de tracteur, le brocard de cul dans le passage de la roue droite et ne regardant pas vers moi, j'en profite pour passer rapidement dans le passage de la roue de gauche ou je me baisse à genoux pour observer le brocard. Il n'est plus qu'à 30 mètres. Il se remet en marche tranquillement et je le suis en essayant de ne pas me faire distancer voir de gagner un peu de terrain. Le brocard s'arrête souvent pour manger du blé et je dois alors stopper pour ne pas être vu. Il zigzague de gauche à droite mais reste dans le même passage, me présentant alternativement un plein travers, un 3/4 arrière ou son arrière train. Je gagne peu à peu du terrain en avançant quand il avance ou baisse la tête. Il rentre un peu dans le blé sur la droite du passage et mange tête baissée, j'en profite pour gagner les derniers mètres. Il est à 8 mètres de cul, j'hésite mais comprends vite que je n'aurai pas de meilleure occasion. J'arme mon arc, me redresse doucement en prenant ma visée et décoche. Ma flèche rentre où je voulais mais ne traverse pas l'animal qui démarre en trombe, arrière train bas. Ma flèche est rentrée au 2/3. Le brocard rejoint, 50 mètres plus loin, une haie qui sépare le blé d'une vigne et rentre à couvert. Je décide d'attendre un moment avant d'attaquer ma recherche puis pars vers l'endroit du tir où je ne trouve pas de sang. Je suis le passage de tracteur emprunté par le brocard sans trouver de sang sur 30 mètres avant de trouver une petite goutte sur une petite pierre blanche juste avant que le passage de tracteur ne bifurque à 90°.

Approche venteuse dans les blé, 16 juin 2016

La recherche s'annonce compliquée si le brocard a fait du chemin. Son passage dans le blé en direction de la haie est bien visible. Je le suis doucement, j'ai beaucoup de mal à voir les quelques minuscules gouttes de sang et arrive à la haie sans avoir trouvé grand-chose comme indices.

Approche venteuse dans les blé, 16 juin 2016

L'entrée dans la haie repérée de l'endroit du tir n'est pas marquée. Je regarde dans la haie sans rien voir. Je cherche le sang un moment à 4 pattes pour tenter de savoir si le chevreuil a poursuivi dans la haie ou s'il l'a traversée mais pas la moindre goutte de sang. Je ressors de la haie et tente de trouver du sang pour vérifier que je ne me suis pas trompé d'endroit mais toujours rien, j'hésite à appeler un chien de sang puis décide de traverser la haie pour tenter de trouver des indices mais alors que je rentre à nouveau dans la haie mes yeux se posent sur mon brocard mort couché sur le ventre, au bord opposé de la haie un peu à ma gauche. J'étais passé à quelques mètres tout à l'heure.

Approche venteuse dans les blé, 16 juin 2016

Ma flèche est toujours dans le chevreuil, elle est rentrée légèrement à droite et au-dessus de l'anus et je constaterai au dépeçage qu'elle a longé la colonne vertébrale, ouvrant l'artère sous colonne en 2 sur toute sa longueur, sectionnant la jonction des 2 artères fémorales, traversant le foie et s'arrêtant entre les poumons. La lame du haut a freiné la pénétration en raclant les vertèbres.

Approche venteuse dans les blé, 16 juin 2016

Je dégage mon chevreuil de la haie et retire ma flèche que je remets au carquois puis appose le bracelet avant de faire quelques photos souvenir.

Approche venteuse dans les blé, 16 juin 2016

J'attache les pattes pour le charger sur mon épaule. Alors que je retourne à ma voiture, une chevrette surgit du blé et détale vers le sommet de la colline. Un peu plus loin, près d'un secteur fréquenté par les blaireaux et les renards, je vide mon chevreuil avant de finir d'arriver à ma voiture où je le laisse avant de repartir en chasse. Je descends vers la route pour rejoindre une prairie d'herbe haute, coincée entre la pente boisée à droite et un grand fossé bordant des parcelles de blé à gauche. Alors que je m'apprête à quitter la route pour longer le bois dans les herbes hautes, j'aperçois la tête d'une chevrette qui dépasse du blé à 70 mètres sur ma gauche. Elle remonte tranquillement vers la route par un passage de tracteur.

Approche venteuse dans les blé, 16 juin 2016

Je tente de ne pas l'affoler et progresse doucement en surveillant qu'elle ne me repère pas, stoppant dans qu'elle regarde vers moi tout en regardant la prairie pour tenter de repérer un brocard. Je m'éloigne peu à peu et la chevrette est maintenant dans mon dos à plus de 100 mètres quand elle me repère. Je fais mine de ne pas l'avoir vu et poursuis mon chemin, elle m'observe un moment puis reprend ses activités. Le vent est toujours aussi soutenu et souffle face à moi. Un peu plus loin un bout de haie avance du bois dans la prairie en direction du fossé, je la traverse par un large passage près du bois et continue ma progression en longeant ce dernier quand, la silhouette d'un chevreuil m’apparaît dans les hautes herbes près du fossé à environ 100 mètres. Je stoppe et l'observe, c'est un brocard qui broute paisiblement. Je tente une approche, je biaise vers lui profitant des hautes herbes et du vent soutenu et gagne vite du terrain, m'arrêtant juste de temps en temps quand il relève la tête pour me baisser dans l'herbe. Le brocard biaise petit à petit pour revenir vers le bois et j'approche rapidement, un peu trop confiant car alors que je ne suis plus qu'à 20 mètres, je me baisse un poil trop tard et le brocard devine mon mouvement. Il démarre, j'arme mon arc et l'aboie, il stoppe vite et revient sur moi en aboyant à environ 30 mètres, hésite un peu puis finis par partir en aboyant vers le bois. Je désarme, j'ai été trop sûr de moi et j'ai gâché cette belle occasion de réaliser un doublé.

Je fais demi-tour et retombe sur la chevrette qui a fait demi-tour et revient vers le fossé. En m'apercevant elle détale, traverse la route et rentre dans une autre parcelle de blé puis je le perds de vue. Je reviens vers la route et la traverse pour longer un fossé qui borde la bande enherbée du blé où est entré la chevrette sur ma droite. Un bout de haie me cache un instant le blé et alors que j'arrive au bout de ces quelques arbustes, je me fais surprendre par la chevrette qui redescend droit sur moi. Nous stoppons net tous les 2 alors qu'elle est à 12 mètres environ de face. Elle fait volte-face et remonte dans le blé en biaisant vers une friche plus à gauche qui sépare les céréales du bois. Je la suis du regard quand, alors qu'elle va sortir dans la friche à environ 100 mètres de moi, un brocard, surgissant du blé, la prend en chasse et la poursuite file vers le bois en disparaissant derrière la crête de la colline. Je continue en longeant le bois, la luminosité baisse vite. Arrivé au coin du bois, je bifurque et traverse le fossé pour remonter en bordure du bois vers le sommet de la colline où je dérange un blaireau affairé à gratter au pied d'un chêne isolé. Il fonce vers les terriers d'un talus empierré un peu plus loin. Il fera vite nuit, je fais une bouche à travers les vignes pour retourner à ma voiture sans voir d'autre chevreuil.

 

Alex

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 10:44

Ce matin, je pars chasser sur un secteur en dessous du village de Roques. Il pleut un peu sur la route, en arrivant près de ma zone de chasse, j'aperçois des yeux brillants sur la gauche de la route et reconnais vite 2 renardeaux en me rapprochant. L'un d'eux longe un peu la route puis rentre dans la végétation et disparaît alors que je m'arrête doucement pour les regarder. Le second bondit sur la route et se couche devant ma voiture un moment à la manière d'un chien qui veut jouer. Il finit par se redresser et repartir dans la végétation, mais, alors que je commence à m'avancer, il ressort de la végétation d'un bon et vient se recoucher devant ma voiture, je n'arrive pas à y croire. Cette fois il ne semble pas vouloir bouger et j'ouvre ma portière pour descendre de ma voiture et le déloger ce qui le fait partir. Je reprends ma route et me gare un peu plus loin, au bord du chemin de pierre blanche qui relie Roques et Justian, au bout d'un bois en long, en réserve de chasse et qui borde la propriété d'une résidence secondaire.

Le jour se lève doucement alors que je me prépare puis pars en chasse en longeant le bois. Un peu plus loin, une silhouette m'interpelle au bord du bois à environ 60 mètres devant moi, c'est la renarde du secteur qui m'observe assise alors que je viens de me figer. Elle rentre vite à couvert et je reprends ma progression. Je rattrape ainsi la bordure d'une vigne et la suis par la bande enherbée prise entre la haie épaisse qui poursuit le bois et les rangs de ceps. La haie bifurque à 90° pour remonter vers le sommet de la colline et je continue à la suivre pour rejoindre un passage, un peu plus haut, au travers de cette dernière, qui me permet de passer dans le champ de soja de l'autre côté. Je progresse le long de la haie qui borde le haut de la culture quand j'aperçois un gros renard venant du blé qui fait suite au soja et traversant la culture pour rejoindre la haie que je viens de traverser. Il est à environ 150 mètres et passe plein travers, aucune chance de le voir se rapprocher et je suis à découvert. Je me cale contre la haie et tente des cris de souris mais il n'y prête pas attention et poursuit son chemin. Je fais demi-tour, longe la haie et repasse le passage au travers de la grosse haie pour repasser côté vigne. Je presse le pas en longeant la haie pour tenter de recouper le renard qui vu sa trajectoire doit ressortir dans une parcelle d'orge qui fait suite à la vigne mais à mon arrivée près des céréales le renard n'est pas visible et je reste un moment en observation sans succès avant de faire demi-tour et de reprendre ma progression vers le blé vent de dos.

Je rejoins le haut du grand champ de blé et le longe en suivant la haie qui le borde tout en observant la surface des céréales mais pas de chevreuil en vue, je pars donc faire le tour des bosquets et vignes du secteur sans voir autre chose que quelques lièvres avant de revenir par le bas du grand champ de blé. Je longe tout doucement la culture quand j'aperçois un beau brocard et sa chevrette au gagnage, à plus de 150 mètres, plus haut dans le blé. Ils remontent doucement en suivant un passage de qui suit, à quelques mètres, la bordure du bosquet inclus dans les céréales. Leur position haute peut leur permettre de me voir et je me baisse rapidement sous le niveau des céréales pour les observer un instant. Le brocard avance tranquillement sans baisser la tête et semble vouloir passer derrière le bosquet, la chevrette avance en remontant le champ tout en glanant quelques bouchées de céréale, baissant régulièrement la tête dans la culture. J'avance à 4 pattes sous le niveau du blé en m'arrêtant presque tous les mètres pour observer et ne gagne ainsi que 4 ou 5 mètres avant de perdre le brocard de vue. La chevrette remonte toujours doucement en suivant le passage de tracteur tout en mangeant. Ce passage est à environ 60 mètres devant moi, je profite des moments où elle baisse la tête pour me redresser et avance rapidement voûté vers le passage, me jetant vite au sous le niveau du blé dès que ses oreilles refont surface. Le relief de la culture finit par me la cacher et je finis d'arriver tranquillement au passage avant de commencer à le suivre doucement pour tenter de retrouver les animaux. Le vent souffle face à moi.

Je remonte doucement en essayant de faire le moins de bruit possible et aperçois à nouveau la chevrette à 25 ou 30 mètres devant moi alors que j'arrive à la hauteur du bosquet. Je me baisse dans le blé et l'observe. Elle mange tranquillement, le brocard que j'ai perdu de vue alors qu'il se dirigeait vers le passage de tracteur, perpendiculaire à celui que je suis et passant juste au-dessus du bosquet, n'est pas visible mais vu que sa chevrette est toujours là, il ne doit pas être bien loin. Je me redresse mais reste baissé et avance pas à pas en surveillant la chevrette et la surface du blé autour de moi à la recherche du brocard, me rebaissant dans le blé dès que la chevrette risque de me voir. J'arrive facilement à 15 mètres de cette dernière sans voir le brocard mais, alors qu'elle progressait à 2 mètres sur la droite du tracteur, elle bifurque à l'équerre et revient vers le passage. Je me baisse et l'observe, une fois le passage rejoint tranquillement en broutant elle se tourne face à moi et commence à revenir vers moi en broutant. Je tente de me serrer un peu dans le blé car elle va vite me voir et c'est alors que le brocard surgit du blé à 4 mètres sur ma droite alors que je le pensais à gauche du passage. Il fonce à grands bons dans le blé. Il était sous le vent et m'a senti. Je me redresse rapidement en armant mon arc alors que la chevrette s'élance à ses trousses et tente de l'arrêter en aboyant mais il est vite trop loin et s'arrête hors de portée. Je ne peux que les regarder repartir et s'éloigner vers le haut de la culture.

Une fois les animaux perdus de vue, je redescends pour finir de longer le bas de la parcelle avant de prendre un chemin de terre enherbée pris entre 2 parcelles de soja pour me diriger vers un autre secteur de parcelles blé et d'orge, ponctuées de bosquets et bordées par des vignes où j'ai repéré au moins 2 brocards. Le chemin remonte en crête de colline puis redescends à angle droit vers le chemin de terre au bord duquel je me suis garé. Je laisse le chemin et descends vers une grande parcelle de céréale en longeant une haie épaisse quand j'aperçois un chevreuil à environ 500 mètres, dans une zone de culture couché près d'une haie. Je serre la haie et descends doucement vers le ru encaissé et pris dans une grosse haie perpendiculaire en bas de pente. J'avance doucement en m'arrêtant par moment alors que le chevreuil regarde les alentours. Le vent latéral souffle de ma gauche. Près du ru, je traverse la haie à ma gauche par un passage fait par les sangliers qui viennent se bauger autour de la source qui alimente le ru. La végétation est couverte de boue et les souilles sont très nombreuses autour d'un petit trou d'eau. Je m'apprête à ressortir dans une parcelle d'orge quand j'aperçois un brocard qui avance dans la culture, de l'autre côté du ru, il remonte vers la zone où j'ai repéré le chevreuil en descendant. Je reste dans la haie et l'observe quand un autre chevreuil rentre dans une haie de l'autre côté de l'orge, à environ 100 mètres, en aboyant ce qui précipite une chevrette droit sur moi, elle arrive au trot en longeant le passage de tracteur parallèle au ru puis stoppe et se retourne un instant vers le chevreuil qui aboie avant de repartir pour venir droit sur moi. Pendant ce temps le brocard remonte tranquillement, la chevrette repart en aboyant pour venir vers moi en s'arrêtant régulièrement. Le brocard finit par disparaître près de la haie qui sépare l'orge de l'autre côté du ru et une parcelle de lin.

Le brocard ne pouvant plus me voir, je décide de sortir de la haie alors que la chevrette s'est arrêtée de face à environ 20 mètres. Elle me regarde un instant incrédule avant de fuir en faisant volte-face pour suivre le passage de tracteur à grands bons et rejoindre la haie un peu plus loin. Je prends à droite vers le penchant d'orge qui remonte vers le lin , passe un passage busé qui enjambe le ruisseau puis me décale à droite en suivant le passage de tracteur qui longe le petit cours d'eau avant de rejoindre un autre passage de tracteur qui traverse la parcelle en direction de la haie près de laquelle j'espère retrouver le brocard. Il pleut un peu et le frottement des céréales trempe vite mon pantalon. J'avance doucement dans l'orge en direction de la haie, le relief me cache un moment l'endroit où doit se trouver le brocard. Arrivé à 10 mètres de la haie environ, je prends un passage en parallèle à cette dernière. Un peu plus loin j'aperçois la tête du brocard qui dépasse des céréales à environ 60 mètres. Je me baisse vite et l'observe un instant avant de commencer à m'avancer à 4 pattes, le vent souffle face à moi et la pluie s'intensifie, un léger brouillard enveloppe le paysage.

Genou à genou, je gagne doucement quelques mètres tout en surveillant le brocard par-dessus l'orge et en m'arrêtant tous les 2 ou 3 mètres pour l'observer quand il relève la tête. J'arrive ainsi à environ 30 mètres de lui mais un frottement trop appuyé dans le blé lui fait lever la tête et regarder vers moi. Je stoppe net et reste baissé sous le niveau de l'orge tout en l'observant à travers les céréales. Les minutes passent et il reste figé à regarder vers moi, je ne peux plus trop bouger. Je tente de sortir mes flèches de mon carquois pour limiter le risque de frottement puis accroche mon décocheur au cas où et me tiens prêt. Après plusieurs minutes, il finit par se décider à bouger et amorce un demi-tour pour s'éloigner. Je tente de monter mon arc mais il se retourne vers moi à nouveau et m'aboie. Je lui réponds et il hésite un peu avant de démarrer avec sa chevrette que je ne voyais pas un peu plus loin. Ils foncent à travers l'orge à grands bonds en s'arrêtant par moment pour surveiller leur arrière. Je les perds de vue 100 mètres plus loin derrière un petit talus enherbé qui coupe le champ. Je récupère mes flèches, me redresse et prends le pas de course pour tenter de les retrouver et essayer d'élaborer une stratégie pour les recouper mais ils sont déjà loin et je laisse tomber.

Je fais un petit tour dans le secteur autour des vignes un peu plus loin et d'une parcelle de tournesol sans voir de chevreuil avant de redescendre par un chemin de terre vers le chemin de terre au bord duquel je suis garé. La pluie qui s'était calmée recommence à tomber. Le chemin rejoint, je pars en direction de Justian pour aller chasser une zone de bocage sur la droite du chemin. J'avance doucement en surveillant les cultures de blé et d'orge de part et d'autre du chemin sans voir dépasser la moindre tête. Un peu plus loin, je longe une plantation de carottes graines en fleur. Une grosse bande de ces fleurs blanches entoure une parcelle de tournesol en son centre. Cette culture est nouvelle dans le secteur et je ne sais pas si les chevreuils la côtoient, je regarde tout de même machinalement dans les rangs de carottes semés perpendiculaires au chemin et qui remonte vers une friche boisée à environ 100 mètres quand j'aperçois furtivement un brocard à environ 30 mètres du chemin dans un espace entre 2 rangs. Il ne m'a pas vu alors que je le dépassais, partiellement caché par le talus d'environ 1.3 mètres qui borde le chemin. Le vent dans mon dos et la pluie assez soutenus sont les bienvenus. Je remonte le talus et commence à avancer tout doucement dans les carottes en cherchant du regard mon brocard. Une silhouette de chevreuil apparaît un peu plus haut à environ 50 mètres mais il me semble qu'il s'agit d'une chevrette. Je me rapproche tout doucement, baissé, dans cette végétation qui m'arrive à la taille en regardant bien autour de moi tout en surveillant le chevreuil quand j'aperçois le brocard à environ 18 mètres devant moi, il est de cul, dos rond, tête basse et subit la pluie froide et battante sans bouger. Je m'avance tout doucement voûté et arrive facilement à environ 8 mètres du brocard tout en armant mon arc. Le vent latéral est bon, le chevreuil se présente dans un 3/4 arrière assez fermé, presque de cul. Je vise très en arrière au niveau du cuissot de mon côté et décoche mais ma flèche touche les carottes et dévie légèrement pour passer juste au ras de l'animal sans le toucher dans une explosion d'eau jaillissant des fleurs blanches. Le brocard démarre en trombe suivi par la chevrette.

Je me baisse vite dans les carottes, dégoûté d'avoir raté une si belle occasion. Les chevreuils sortent dans une petite friche et s'arrêtent pour regarder vers les carottes. La chevrette est près de la friche boisée qui couvre le haut de la colline alors que le brocard plus proche, à environ 45 mètres, revient curieux vers les carottes. Je réencoche rapidement, il hésite un moment mais se ravise et fait demi-tour pour aboyer. Je lui réponds, il se fige et regarde un instant vers moi puis me répond et commence à revenir vers les carottes en frappant ses pas mais le vent tourne et il me repère brusquement, fuyant avec sa chevrette vers la friche boisée un peu plus haut. Je me redresse et quitte les carottes en rageant un peu d'avoir loupé ce brocard. Je pars faire le tour du bocage, de petites parcelles de blé alternent avec des parcelles de prairie séparées par des haies mais les chevreuils ne sont pas de sortie ce matin. Je retourne donc sur le grand chemin de terre et me dirige vers la voiture quand je décide de refaire un tour sur le secteur où j'ai manqué ma seconde approche. Je quitte le chemin de terre pour un sentier qui rejoint la grande parcelle d'orge en passant entre une haie épaisse à ma gauche et une grande parcelle du lin. Le départ du champ d'orge est étroit, pris entre 2 haies espacées d'environ 30 mètres, le sentier est suivi par un passage de tracteur que je suis doucement en surveillant la surface des céréales.

La parcelle s'élargie ensuite sur la droite en suivant la haie qui fait 2 virages successifs à 90°, je continue à suivre doucement le passage de tracteur. Un peu plus loin un passage enherbé de 2 ou 3 mètres de large s'avance dans l'orge en prolongement d'un petit talus enherbée s'éparant la petite parcelle de lin d'une bande d'orge remontant vers la vigne un peu plus loin. J'aperçois alors un brocard venant du lin qui s'arrête dans l'herbe haute du talus au coin de la petite parcelle. Je me baisse et l'observe, il se couche rapidement, seule sa tête dépasse de l'herbe. Je m'avance lentement à 4 pattes en surveillant de temps en temps le brocard et rejoins ainsi la bande d'herbe haute partiellement couchée par la pluie. La végétation n'est plus assez haute pour me cacher je m'allonge donc à plat ventre dans cette herbe mouillée et commence à ramper doucement en couchant doucement l'herbe devant moi avant d'avancer. Le chevreuil est encore à 50 mètres et je le perds de vue dès que je suis à plat ventre. Je regarde de temps en temps en me relevant un peu et alors que j'ai à peine gagné 10 mètres je me rends compte que mon chevreuil a disparu. Je le cherche un instant du regard sans succès puis me redresse et avance doucement voûté contre l'orge à ma gauche, décocheur accroché et prêt à armer.

Mon 140ième chevreuil à l'arc sous la pluie, 13 juin 2016

Quelque repousses de colza et des herbes hautes délimite la bordure de l'orge et du lin et me cachent la vue sur la gauche. Je me rapproche peu à peu du lin et alors que je ne suis plus qu'à 10 ou 12 mètres de bord de la culture, un mouvement derrière les herbes hautes me fait stopper net. C'est le brocard qui revient doucement pour tenter de m'identifier. J'arme doucement mon arc, il s'arrête et m'observe un instant. La végétation est trop épaisse pour tirer au travers sans risquer de dévier ma flèche. Le brocard s'avance encore un peu, je le suis dans mon viseur et la végétation est maintenant beaucoup plus claire. Ma visée est calée, il s'arrête à nouveau plein travers, je décoche. L'impact retentit, le brocard démarre en trombe mais titube presque aussitôt et s'effondre après à pleine 15 mètres de course dans le lin.

Mon 140ième chevreuil à l'arc sous la pluie, 13 juin 2016

J'attends un peu sans bouger en surveillant l'endroit où le brocard a disparu puis m'avance vers le lin pour chercher ma flèche mais vu l'épaisseur de la culture que je ne veux pas abîmer en la piétinant c'est peine perdue.

Mon 140ième chevreuil à l'arc sous la pluie, 13 juin 2016

Je trouve très vite du sang, la piste est facile à suivre bien que je puisse aller directement à mon chevreuil sans la suivre, je décide de tout de même suivre le sang​.

Mon 140ième chevreuil à l'arc sous la pluie, 13 juin 2016

Je retrouve vite mon brocard allongé sur le flanc.

Mon 140ième chevreuil à l'arc sous la pluie, 13 juin 2016

Ma flèche est rentrée en avant de l'épaule et ressort plus de 30 cm plus en arrière de l'autre côté, traversant les poumons. J'appose le bracelet et attache les pattes de mon chevreuil avant de le charger sur mon épaule, je suis trempé, il est temps de rentrer.

Mon 140ième chevreuil à l'arc sous la pluie, 13 juin 2016

Alex

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 09:57

Ce matin, je décide d'aller chasser le secteur où j'organise chaque année une battue pour les archers. Je me gare sur le chemin de terre qui permet d'accéder au bois en passant au-dessus de l'Osse par un petit pont. Je me prépare tranquillement alors que le jour se lève à peine puis pars en direction du petit pont. Les 2 côtés du chemin sont bordés par du blé. Juste avant le pont, j'aperçois, à environ 100 mètres sur ma droite, sur la bande enherbée broyée qui sépare le blé de la rivière, une silhouette sombre qui ressemble fortement à un chevreuil couché en travers de la bande enherbée avec sa tête redressée. Je me fige et recule doucement puis rejoins un passage de tracteur qui longe à environ 6 mètres de la bande enherbée puis commence à m'avancer doucement. Le blé me cache ce que je pense être un chevreuil, le bruit d'eau de la rivière masque un peu mon approche. A mi-chemin, je me décale doucement à gauche et me rends compte que la forme n'a pas bougée et qu'il s'agit bien d'un chevreuil. Je reprends mon approche tout doucement et réussis à me positionner à 6 ou 7 mètres du chevreuil couché dont je ne peux voir que les bois magnifiques et les oreilles. C'est un magnifique 6 pointes dépassant bien les oreilles. J'arme doucement mon arc et attends en espérant voir se lever le brocard. Au bout d'un court instant, je sens un léger vent sur ma nuque et la sanction est immédiate, le brocard se lève dans l'instant et fonce dans le mouvement, sans me laisser le temps d'aligner ma visée, le long de la bande enherbée pour disparaître, 200 mètres plus loin au niveau d'une haie qui délimite la culture.

Je fais donc demi-tour et traverse l'Osse pour longer le blé de l'autre côté. Pas de chevreuil dans le secteur. J'arrive à un bosquet qui délimite le bout du blé et le suis pour rejoindre la bordure de la vielle Osse qui coule plus ou moins en parallèle de l'Osse. Les chevreuils ne semblent pas de sortie mais des aboiements se font entendre de l'autre côté du cours d'eau bordé par une épaisse bande boisée. Je rejoins un peu plus loin une passerelle qui traverse la rivière pour rejoindre une palombière située au milieu d'une bande boisée Je passe la palombière et ressors du bois sur un semé de soja à peine levé. Rien en vue, je pars vers la droite et passe un passage dans une grosse haie qui relie la bande boisée à un grand bois sur ma gauche. La haie passée, j'aperçois au loin une silhouette sombre qui passe derrière le relief du champ semé de soja. N'ayant pas identifié l'animal, je tente de me rapprocher mais me rends vite compte qu'il s'agit de corbeaux. Je fais demi-tour et pars en longeant la bande boisée occupée par la palombière. Je rejoins un peu plus loin une autre grosse haie perpendiculaire au bois et qui rejoint aussi le bois un peu plus haut. Je la longe à la recherche du passage qui permet de la traverser mais la végétation a bien poussé et je peine à le trouver. Le passage trouvé, je traverse la haie et ressors dans une grande prairie non fauchée. L'herbe haute couverte de rosée ne permet pas de voir un chevreuil, je décide de traverser cette prairie pour rejoindre un autre champ de blé de l'autre côté d'une grosse haie à environ 100 mètres. J'avance tranquillement quand des aboiements retentissent et j'ai à peine le temps d'apercevoir le dos d'un chevreuil passer dans le creux de la prairie qui borde la haie. Je me rapproche mais le chevreuil a disparu.

Je longe la haie en direction d'un passage un peu plus haut, en bordure d'un bois. Je prends ce passage et rejoins le champ de blé. Je suis déjà trempé à cause de la rosée. Je prends le premier passage de tracteur qui longe à 10 mètres de la haie et le suis doucement. Plus loin, au coin du blé, une grosse coulée très marquée m'interpelle, je la suis et m'avance ainsi vers la haie pour tomber sur des terriers de blaireaux très fréquentés. Je repars en chasse en longeant le passage de tracteur qui bifurque à 90° à droite en suivant la bordure des céréales. Je passe une habitation sur ma gauche puis suis un peu le chemin d'accès qui rejoint la route de Courrensan avant de le traverser pour rejoindre une autre grande parcelle de blé. Je prends le passage de tracteur qui longe la bordure gauche en direction du bois de Bourras. Toujours pas de chevreuil. En longeant le bois dans le blé, j'arrive à nouveau au bord de la vieille Osse et commence à la suivre par le premier passage de tracteur à environ 10 mètres du bord du blé. Tout à coup, j'aperçois très furtivement une tête de chevreuil surgissant du blé à environ 100 mètres, près de la rivière. La tête ayant disparue aussi vite qu'elle était apparue, je m'avance assez rapidement vers l'endroit où je l'ai aperçu. Je fais ainsi 40 mètres avant d'apercevoir à nouveau la tête du chevreuil, c'est un petit brocard, les choses sérieuses commence, il est encore à 60 mètres environ et avance doucement dans le blé en longeant à 2 ou 3 mètres de la bordure du blé. J'avance voûté assez rapidement dès qu'il avance pour tenter de réduire la distance et me baisse dès qu'il s'arrête  pour manger tout en le surveillant. Je gagne rapidement du terrain. Alors qu'il n'est plus qu'à 20 mètres environ, il commence à biaiser pour sortir sur la bande enherbée et j'avance assez vite vers lui. J'arrive à 10 mètres de lui alors qu'il sort sur la bande enherbée et me baisse. Il broute tête baissée et son dos dépasse bien du blé Je me redresse en armant mon arc et aligne ma visée. Au même moment, il redresse la tête et la tourne vers moi mais ma flèche est déjà partie et le frappe.

Il démarre en trombe, la plaie d'entrée est bien visible au milieu de son flanc. Il longe le blé sur environ 35 mètres, commence à montrer des signes de fatigue puis saute derrière des repousses de colza, en bordure de la culture et disparaît. J'attends un court instant sans bouger puis me dirige vers l'endroit du tir pour tenter de retrouver ma flèche.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

Arrivé au bord de la rivière, je cherche un moment ma flèche sans succès avant de décider d'attaquer ma recherche. Pas la moindre goutte de sang à l'endroit du tir. Je prends donc la direction de fuite en direction de la touffe de colza.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

Je trouve les premières gouttes de sang à environ 20 mètres du départ de la recherche.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

Je commence à suivre ces gouttes qui ne sont pas très nombreuses mais assez faciles à pister.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016
3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

La piste s'intensifie peu à peu.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016
3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016
3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

Juste avant le colza, comme prévu, la piste prend à gauche et rentre dans une végétation plus abondante qui a bien marquée le passage du brocard.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

Je le retrouve quelques mètres plus loin, mort en boule dans la végétation.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

Ma flèche rentre au niveau du foie sans toucher la panse ou les intestins et ressort au défaut de l'épaule opposé en traversant les poumons. Il n'aura fait que 40 mètres.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

Je le dégage et appose mon premier bracelet de la saison avant de lui rendre les honneurs et de prendre quelques photos souvenir.

3ième sortie et premier brocard de la saison, 4 juin 2016

J'attache ensuite ses pattes et le charge sur mon épaule pour revenir vers la voiture. Je longe la vielle Osse presque asséchée, la traverse au coin du bois puis traverse la plantation de peupliers pour revenir vers le blé et longer l'Osse pour rejoindre ma voiture où je dépose mon brocard.

Il est encore tôt et je décide d'aller faire un petit tour de repérage sur une grande parcelle de blé un peu plus loin. Je longe donc la route de Vic Fezensac puis bifurque sur la route de Courrensan que je remonte doucement en surveillant une étroite bande de blé à droite, prise entre la route et un bosquet et la grande parcelle à gauche. Rapidement, j'aperçois une tête de chevreuil à environ 200 mètres sur ma gauche dans le blé. Il semble regarder vers moi, je continue à longer la route comme si de rien n'était et passe derrière le talus du fossé qui s'élève très vite et me cache maintenant. J'en profite pour avancer un moment à couvert puis remonte sur le talus pour longer doucement le blé. Le chevreuil regarde toujours vers moi, on dirait une chevrette. Je décide de continuer à longer le blé comme si je ne l'avais pas vu quand j'aperçois un autre chevreuil qui sort d'une vigne un peu plus haut sur la droite des céréales. Il s'avance dans le blé à environ 200 mètres. Je m'avance vite contre le talus de la parcelle de vigne qui s'avance dans le blé et le longe ainsi à couvert. Arrivé au bout du talus, le chevreuil a disparu, j'avance doucement dans le blé par le passage de tracteur qui en longe la bordure mais, je ne pourrai qu'apercevoir furtivement le dos du chevreuil se débinant derrière la bosse du champ. Je traverse donc le champ pour rejoindre un chemin de terre à plus de 200 mètres qui redescend vers la route de Vic.

En suivant doucement le chemin, je réaperçois la tête du chevreuil vue tout à l'heure. Il semble que ce soit une chevrette mais je décide de tenter l'approche. J'avance voûté jusqu'au passage de tracteur qui passe le plus près du chevreuil puis m'avance dans ce dernier en me baissant dès que le chevreuil risque de me voir. J'arrive ainsi à environ 20 mètres de la chevrette que j'observe un instant debout sans me cacher avant qu'elle ne me repère et file à travers blé vers la route. Je décide de changer de secteur et pars faire le tour d'une très grande parcelle de céréale de l'autre côté de la route en face de ma voiture. Toujours rien, le soleil commence à bien taper. Je rentre.

Alex

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 14:10

Après un bon petit déjeuner œuf ventrèche, il est temps d'aller se poster. Je suis le seul archer ce matin. La première traque aura lieu dans un bois bordant la route de Valence sur Baïse. Le président de la chasse m'a attribué un poste en bout de battue, au coin d'un petit plan d'eau. Arrivé sur place, 3 chevreuils se débinent dans la vigne, de l'autre côté du bois, en direction de la route. Je choisis de me positionner sur une bande enherbée coincée entre le plan d'eau et une petite mare encombrée enfoncée dans le bois. Je me cale contre un arbuste et coupe quelques branches gênantes.

Un brocard en battue à Justian, 10 janvier 2016

La traque commence au bord de la route, à part quelques coups de gueule des teckels et les merles et geais dérangés par la traque le secteur restera calme et aucun coup de feu ne sera tiré. La fin de traque est sonnée, je pars vite me poster sur mon second poste avant les autres postés. La traque va maintenant pousser un grand bois et se terminer au niveau d'un taillis très dense et envahi par les ronces et les épines qui fait une très bonne remise.

Mon poste se trouve en bout de traque, au coin de ce taillis prolongé par une bande de bois étroite par laquelle les animaux fuient très souvent.

Un brocard en battue à Justian, 10 janvier 2016

Je me gare au bord de la route sur un petit parking puis pars à travers champ, traverse la bande boisée avant le taillis puis le petit ruisseau qui longe le bois et longe le taillis au bord du ruisseau pour rejoindre mon poste. Je retraverse le ruisseau qui prend à droite et arrive à mon poste. La bande de bois qui fait suite au taillis est moins dense. Je me positionne à environ 10 mètres du sale derrière un gros arbre mort et commence à couper les branchettes autour de moi pour dégager mes angles de tir. Je dégage ensuite le sol à mes pieds, l'attente commence. La traque attaque loin de moi, le vent est face à moi. Je surveille attentivement les alentours en attendant l'arrivée des traqueurs et des chiens. Les geais s'agitent à 20 mètres de moi sans prêter attention à ma présence.

Tout à coup, un mouvement furtif attire mon regard sur ma droite dans le taillis. Une petite silhouette vient de s'arrêter dans le sale puis repart. Au loin, un teckel donne de la voix. C'est un renard, il est à environ 30 mètres. J'arme mon arc alors que je l'ai perdu de vu. Il semblait venir vers moi. Je surveille le bois sur ma droite quand je l'aperçois. Il vient s'arrêter aplati à moins de 5 mètres sur ma droite, sous un arbre mort couvert de lierre et tombé au sol. Je prends la visée mais l'encombrement végétal ne me permet pas de placer correctement ma flèche. Mon hésitation à décocher permet au renard de se redresser en humant l'air. Je ne vois plus que ses pattes et le dessous de son ventre, je me rends alors compte que le vent a tourné et qu'il vient de me trahir. Le renard repars sur ses pas sans un bruit et je désarme et le regardant se débiner dans le taillis.

Un brocard en battue à Justian, 10 janvier 2016

Alors que le teckel se rapproche, un écureuil arrive sur les traces du renard puis monte dans un gros chêne sur ma droite. Le teckel finit par arriver en donnant de la voix, passe sous le tronc où s'est arrêté le renard qui est déjà loin et poursuit dans son élan dans le bois derrière moi, tourne et retourne puis revient sur ses pas et repart d'où il vient. Au loin, je commence à entendre la meute et les traqueurs. Une dispute éclate entre 2 écureuils dans le gros arbre à ma droite. Ils se coursent en tournant autour de l'arbre et descendent au sol où une course poursuite commence. Ils tournent un instant autour de moi puis foncent vers le ruisseau. Le poursuivi tombe à l'eau puis remonte de l'autre côté, remonte le ruisseau puis le traverse pour fuir dans le taillis à environ 40 mètres devant moi. Son assaillant revient vers moi et tourne un moment au tour de moi en cherchant son collègue puis remonte dans son arbre. Tout à coup, alors que je regarde sur ma gauche, je suis surpris par l'arrivée sans bruit d'un second renard qui longe le ruisseau côté champ. Il est à 12 mètres environ. J'arme vite mon arc mais il continue à avancer en suivant le ruisseau et commence à s'éloigner. Je tente de l'arrêter en en faisant claquer ma langue contre mon palais mais le renard qui stoppe net de 3/4 arrière ne me laisse pas le temps de décocher. Il m’a vu grâce à ma belle veste polaire fluo et fait demi-tour traverse un peu plus loin le ruisseau et file dans le taillis.

Un brocard en battue à Justian, 10 janvier 2016

Les teckels échappent sur la gauche de la traque et les piqueurs les appellent un moment puis un des piqueurs arrivent en longeant le ruisseau côté champ. Deux coups de feu retentissent de l'autre côté du taillis et un renard est annoncé blessé. Des postés de l'autre bout de la traque se sont décalés pour se poster le long du ruisseau. Le piqueur traverse le ruisseau pour arriver à mon poste. Je lui explique que 2 renards sont rentrés dans le taillis, quelques teckels l’accompagnent. Il traverse la bande boisée et sort dans le pré à ma droite pour longer le taillis à la recherche d'un passage pour y rentrer. Il finit par rentrer avec les teckels qui lancent immédiatement et se mettent au ferme. Je pense à un sanglier et assez rapidement un bruit de bois cassé retentit à ma droite. Je me prépare et une silhouette noire se débine dans le taillis où je la perds de vue. Un chien couine dans le taillis, les aboiements s'espacent puis s'arrêtent. Des teckels passent près de moi puis repartent dans le taillis. Au bout d'u moment, le piqueur annonce un animal mais je ne comprends pas​ son annonce. Je scrute le taillis quand un mouvement attire mon regard, l'animal s'est arrêté et je peine à distinguer un beau brocard arrêter de face au milieu des troncs.

Un brocard en battue à Justian, 10 janvier 2016

Il repart d'un pas lent et slalome entre les troncs. Il s'avance vers une trouée à 15 mètres devant moi, s'arrête un moment derrière des arbres, j'arme mon arc, il repart mais s'arrête au ras de la trouée et bifurque à 90°. Il vient maintenant vers moi en s'arrêtant régulièrement pour écouter les chiens dans le taillis. Petit à petit, il arrive en contournant les troncs. Je le suis dans mon viseur sans avoir de fenêtre de tir. Il s'arrête à 6 ou 7 mètres, écoute puis repars et me sort à découvert de 3/4 face à 4 mètres. Mon viseur se pose sur son épaule et je décoche. Touché, il démarre en trombe et passe juste à ma droite pour foncer dans la bande boisée.

Les chiens arrivent sur les traces du chevreuil en donnant et foncent à sa poursuite. Je quitte vite mon poste pour tenter de les suivre. Je sors sur le pré à ma droite et suis les chiens à la voix mais ils se séparent et je ne comprends plus trop bien ce qu’ils suivent quand à environ 100 mètres de mon poste, j'entends aboyer un chien au ferme dans le fragon. Je m'avance rapidement et aperçois mon brocard sur sa fin, couché sur le ventre avec le teckel qui l'assaille. Je me précipite pour l'achever et sortir le chien avant qu'il ne l'ait abîmé. Je caresse le chien et le félicite tout de même. Ma flèche rentre au défaut de l'épaule et sort devant le cuissot opposé. Je retourne ensuite à mon poste avec mon brocard et retrouve ma flèche plantée au sol et couverte de sang et de contenu stomacal.

Un brocard en battue à Justian, 10 janvier 2016

La fin de traque est sonnée rapidement et je ramène mon chevreuil aux voitures. C'est le seul animal prélevé ce matin.

Un brocard en battue à Justian, 10 janvier 2016

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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