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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 06:48

Ce matin, je décide d'aller chasser sur le secteur où j'ai vu les 2 brocards en rentrant de ma chasse. J'arrive juste avant le lever du jour et me gare sur le petit parking de pierres blanches, en bordure du colza, puis me prépare avant de partir en longeant la route un instant avant de bifurquer sur le chemin de terre entre le colza et la haie. J'avance doucement jusqu'au passage entre le bois et la haie. Le jour se lève doucement, je jette un coup d'œil à ma gauche sur la bande enherbée. Pas de chevreuil en vue, je m'avance doucement à droite et stoppe en entrant dans la friche pour observer un instant. La luminosité est encore faible, ne voyant pas de chevreuil, je m'avance lentement. Une chevrette surgit de la végétation et se fige à une quinzaine de mètres devant moi, près de la lisière du bois. Je décide d'avancer tout doucement et parviens à me rapprocher à environ 10 mètres sans difficulté, malgré qu'elle regarde vers moi. Je stoppe et l'observe un instant puis avance encore, c'est alors qu'elle décide de s'éclipser pour rentrer au bois. Je m'avance encore un peu quand un brocard surgit de plus haut dans la friche et fonce vers le bois pour disparaître à environ 40 mètres devant moi. Je poursuis ma progression, passe le champ de tournesol pour rejoindre la friche suivante où je marque un temps d'arrêt pour observer un instant avant de me diriger vers la bande de friche coincée entre le bois et la grosse haie tout en longeant tout doucement à quelques mètres du bois.

En arrivant entre la haie et le bois, je progresse maintenant dans une végétation plus dense et plus haute, l'herbe haute se mélange à quelques pousses de petits frênes. Je progresse très lentement en suivant une grosse coulée qui me permet d'avancer sans bruit tout en surveillant la friche devant moi quand un jeune brocard surgit dans la végétation à environ 8 mètres devant moi et se fige en regardant dans ma direction. Je me fige également, sa tête, son cou et son dos sont visibles. Je tente d'armer mon arc très lentement, il ne bouge pas. Mon arc armé, j'aligne tout doucement ma visée sans qu'il ne bouge. Ma visée calée sur son coffre, je décoche. L'impact retentit et le brocard fait volte-face pour filer vers le départ de la haie en aboyant, il marque une pause au bord de la haie puis rentre bruyamment à couvert en cassant du bois mais semble s'arrêter rapidement. Je reste un instant sans bouger, à écouter sans rien entendre, puis m'avance pour observer ma flèche que je trouve vite plantée au sol. Je la récupère et constate rapidement son aspect gras au toucher. Elle ne porte pas vraiment de sang mais est couverte de fibres musculaires. C'est indice cumulé à l’aboiement bien roque du brocard lors de sa fuite me fait craindre une flèche trop haute.

En tournant la tête vers le bout de la haie, j'aperçois une tête de brocard qui dépasse dans le blé à environ 80 mètres. Je décide de tenter une approche et m'avance doucement de quelques mètres pour me mettre à couvert de la haie puis m'avance tout doucement jusqu'au bout de cette dernière où je me poste un instant pour observer le brocard qui est encore à environ 60 mètres. Il ne m'a toujours pas vu, j'en profite pour contourner doucement le bout de la haie et m'approcher du blé quand je constate qu'un beau brocard n'est qu'à 10 mètres devant moi dans le blé, au milieu d'une petite zone où le blé a versé. Seules ses pattes sont cachées par les céréales, je me décale tout doucement de 1 mètre à droite pour m'ouvrir le champ de tir mais je marche sur une branche sèche qui craque. Immédiatement, mon brocard blessé se lève dans la haie et se décale de quelques mètres en cassant du bois. Le gros brocard sursaute et avance d'un ou deux mètres puis se fige en écoutant le bruit dans la haie. J'en profite pour armer doucement mon arc, prendre ma visée et décocher. L'impact retentit et le brocard s’affaisse du devant en démarrant. Il fonce vers la haie tête basse et vient se fracasser dans cette dernière à environ 20 mètres sur ma gauche faisant démarrer le brocard blessé à environ 5 mètres sur ma gauche. Ce dernier surgit de la haie et fonce en bordure du blé où je le perds de vue environ 40 mètres plus loin. Il me semble s'être arrêté dans les céréales. L'autre brocard s'enfuit en s'arrêtant régulièrement pour regarder vers moi. Il finit par passer la route en crête de la colline et disparaître. Je reste un instant sans bouger puis m'avance doucement vers la zone du tir où je retrouve ma flèche couverte de sang. La piste de sang est assez facile à suivre, elle longe une belle coulée dans les céréales.

Un nid de brocards, 19 juin 2017
Un nid de brocards, 19 juin 2017

J'arrive sans trop de difficulté à la haie, au départ d'une grosse coulée qui la traverse. Je m'avance doucement en suivant le sang le long de cette dernière

Un nid de brocards, 19 juin 2017
Un nid de brocards, 19 juin 2017
Un nid de brocards, 19 juin 2017

et aperçois rapidement mon brocard mort dans sa fuite juste en sortant de la haie.

Un nid de brocards, 19 juin 2017

C'est un beau 4 pointes. Ma flèche est un peu en avant du cœur et a cassé une des pattes avant.

Un nid de brocards, 19 juin 2017

Je laisse mon chevreuil sur place puis pars à la recherche de gouttes de sang sur la trajectoire de fuite de mon premier chevreuil. Je trouve quelques gouttes jusqu'au bout de la haie. Je m'arrête là et décide de m'éloigner pour envoyer un texto à Adrien en espérant qu'il soit disponible pour venir faire la recherche de mon premier brocard avec Igor. Il me rappelle presque immédiatement pour me dire qu'il peut venir tout de suite. Il a une bonne heure de route et je décide d'en profiter pour aller faire un petit tour dans le secteur. Je rejoins le bois pour la suivre dans la friche jusqu'à la bande enherbée de la culture que je longe  jusqu'à la pointe du bois. Un mouvement attire mon retard sur ma gauche. J'aperçois alors un beau renard se débinant en suivant la bande enherbée qui sépare le bois de la vigne. Il rentre vite dans la vigne où je le perds de vue quand une masse sombre attire mon regard plus en avant, à environ 100 mètres, sur la bande enherbée qui suit la parcelle de blé suivante. Je l'observe un moment sans bouger et me rends compte qu'il s'agit d'un gros sanglier tourné de cul et qui fouille le sol. Un vent fort s'est levé et souffle face à moi. Je décide de tenter une approche pour le voir de plus près. J'avance rapidement en longeant le fossé qui borde la gauche de la bande enherbée tant que le sanglier tourné de cul ne peut pas me voir. J'arrive facilement à mi-chemin sans être repéré mais le sanglier se tourne plein travers. Je me fige et l'observe un peu, il semble vouloir passer le fossé. Je traverse doucement la végétation du fossé et tente d'approcher rapidement par l'autre côté pour essayer d'arriver le plus proche possible avant qu'il ne traverse lui aussi la végétation mais alors que j'arrive au bout du fossé, près de la zone où il se trouvait, je n'arrive pas à le voir et contourne le bout du fossé pour regarder le blé. Rien en vue, je regarde la bande de fèveroles bordant la vigne de l'autre côté du fossé, rien non plus. Je jette un coup d'œil dans les rangs de vigne sans plus de succès. Je fais donc demi-tour pour revenir près de mon brocard, lui apposer le bracelet et lui rendre les honneurs avant de faire quelques photos souvenir.

Un nid de brocards, 19 juin 2017

Je ramasse mon brocard puis commence à biaiser vers la bande enherbée qui sépare le haut de la friche d'une grande parcelle de vigne s'étendant jusqu'au hameau qui borde la route de crête. En me rapprochant de la parcelle de tournesol qui suit la friche, j'aperçois un chevreuil entrain de brouter, contre les grosses fleurs jaunes, en bordure de la bande enherbée, à environ 150 mètres. Je laisse mon brocard près du tournesol puis remonte vers l'angle d'un bassin de rétention inclus dans l'angle de la culture. Je suis ensuite la bande de végétation dense qui borde le bassin en suivant les tournesols. Le vent souffle dans mon dos mais je progresse environ 20 mètres plus bas que la bande enherbée et le chevreuil ne peut pas me sentir. Arrivé au bout du bassin, je ne suis plus qu'à environ 40 mètres du chevreuil et identifie une chevrette. Je me coule doucement entre les tournesols, le vent couvre le bruit de ma progression et j'arrive facilement à 10 mètres de la chevrette et en profite pour faire quelques photos en faisant de légers bruits par moment pour lui faire relever la tête alors qu'elle broute.

Un nid de brocards, 19 juin 2017
Un nid de brocards, 19 juin 2017
Un nid de brocards, 19 juin 2017

Elle finit par s'éloigner un peu et je décide de quitter les lieux.

Un nid de brocards, 19 juin 2017

La chevrette, qui me voit bouger, démarre mais se retourne vite à environ 10 mètres plus loin et regarde à nouveau vers moi.

Un nid de brocards, 19 juin 2017

Mon départ la fait repartir et s'éloigner sur la bande enherbée. Je pars chercher mon brocard et le remonte sur la bande enherbée que je suis jusqu'à la route avant de descendre la talus. Je rejoins ma voiture avec mon arc et mon chevreuil sous le regard étonné d'un agriculteur travaillant dans ses vignes avec son tracteur. Je le salue au passage. Mon chevreuil dans ma caisse, je pars le vider chez le président de la chasse où je le laisse. Un coup de fil à Adrien me confirme qu'il se rapproche et je pars l'attendre à Lagardère où nous nous sommes donnés rendez-vous. Quand il finit par arriver, nous partons, en nous suivant, pour la zone de recherche. En arrivant, je lui explique la situation car je crains que les 2 pistes de sang croisées ne perturbent la recherche d'Igor.

Je conduis Adrien et Igor au sang au bout de la haie. Igor prend vite la piste en entraînant son maître dans la végétation épaisse. Je fais le tour pour les attendre de l'autre côté. En sortant de la haie, comme je le craignais, Igor prend, à contre sens, la piste du second brocard et j'en informe Adrien qui rectifie le tir en rappelant son chien qui prend rapidement la bonne piste mais en suivant le bord de la haie alors que j'étais persuadé d'avoir vu partir mon brocard dans le blé. Les gouttes de sang ne pouvant mentir, je dois me rendre à l'évidence que mes yeux m'ont joué un tour. Igor perd la piste un peu plus loin et tourne dans le blé. Je décide de faire ma propre recherche en suivant le sang et ne me rends pas compte qu'Igor a repris la piste et qu'Adrien s'est éloigné. Il a traversé la haie un peu plus loin pour traverser ensuite la friche et entrer dans le bois d'où il m'appelle. Je le rejoins vite et suis à nouveau la recherche. Adrien ayant trouvé un peu de sang à l'entrée du bois nous faisons confiance à Igor mais la piste se poursuit sans le moindre sang. Nous sortons dans des fèveroles puis rerentrons dans le bois. Igor perd la piste après plusieurs centaines de mètres dans une coupe à blanc d'environ 30 mètres de large qui coupe le bois en 2. Il tourne un moment sans succès et malgré les efforts d'Adrien pour recouper la piste rien n'y fait. Adrien décide de reprendre la recherche à l'entrée dans le bois d'où Igor prend une nouvelle piste et où nous trouvons d'autres traces de sang. Igor perd assez rapidement la piste, Adrien, malgré ses tentatives de recoupement, ne pourra pas vraiment reprendre la recherche et nous devons nous contraindre à abandonner. Nous revenons dépités à la voiture. Comme à chaque fois que j'appelle Adrien, je lui demande de faire une recherche très compliquée car en général je n'ai pas besoin de chien pour retrouver mon animal sauf quand il est introuvable et très souvent le chien, malgré toutes ses capacités, ne fait, du coup, pas mieux que moi. Aux vues des indices et de la recherche ma flèche n'était pas mortelle à court terme, très certainement une atteinte des muscles du dos et j'espère qu'il va s'en sortir.

 

Alex

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 00:17

Ce soir, je pars chasser sur mon territoire où j'ai récupéré mes 5 tirs d'été. Je me gare sur un petit parking de pierres blanches, avancé dans une parcelle de colza, au bord de la route. Je contrôle le vent pour déterminer le sens de ma chasse. Je longe un peu la route pour rejoindre un chemin de terre qui longe sur sa gauche le colza et une grosse haie épaisse sur sa droite et rejoint un grand bois un peu plus loin. En arrivant près du bois, je jette un coup d’œil sur la bande enherbée à ma gauche entre le bois et le colza. Rien en vue, le vent venant de ma droite, je commence ma chasse face au vent. Je passe le passage entre la haie et le bois pour longer une bande de bois très dense qui suit la lisière en progressant dans une friche d'herbe haute. J'avance doucement en surveillant la friche sans apercevoir de chevreuil et débouche sur une parcelle de tournesol encore peu levée. De nombreuses traces de sangliers ont marqué le sol lors des dernières pluies qui remontent déjà à un moment. Quelques traces de chevreuils, renards et blaireaux attestent de la fréquentation des lieux. Quelques pieds de tournesol sont également broutés. Sur ma gauche une bande de bois clair laisse apercevoir une petite friche prise au milieu du bois. Toujours rien en vue. Je quitte maintenant les tournesols pour une autre friche d'herbe haute qui rejoint les vignes un peu plus haut à ma droite, séparant les tournesols d'un champ de blé. Une bande de friche d'environ 20 mètres de large sépare le bois d'une haie de plusieurs mètres de large et d'environ 100 mètres de long qui bore le blé. Je décide de longer le blé en suivant la haie. Je traverse donc la friche en biaisant vers le bout de la haie puis commence à la longer doucement. Vers le bout de la haie, je tombe sur une zone de blé ravagée par les blaireaux. Je marque un temps d'arrêt pour observer la surface des céréales mais rien ne bouge. Du bout de la haie, le blé rejoint la bordure du bois, je suis le passage de tracteur qui redescend vers le bois et longe à quelques mètres de la bordure du champ. J'avance doucement quand j'aperçois du mouvement dans le blé à environ 30 mètres devant moi juste en bordure de la bande enherbée qui borde le bois. Je pense à un sanglier ou un blaireau car rien ne dépasse du blé, je m'approche doucement pour tenter de voir l'animal de plus près et gagne facilement 10 mètres quand j'aperçois un dos roux. C'est un chevreuil, je me baisse et l'observe, il finit par redresser la tête, c'est une chevrette, je poursuis mon approche à 4 pattes alors qu'elle rebaisse la tête, je dois m'arrêter par moment quand elle relève la tête mais j'arrive facilement à 5 mètres de cette dernière qui ne se doute de rien. Je reste un instant à l'observer puis me redresse un peu pour la prendre en photo alors qu'elle regarde vers moi.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Elle me regarde un instant avant que je décide de me redresser pour continuer ma chasse. Elle détale alors vers le bois dans lequel elle aboie en s'éloignant. Je continue mon chemin alors que le vent a tourné et souffle dans mon dos. Je n'ai pas fait 10 mètres que j'aperçois une seconde chevrette qui vient vers moi à environ 80 mètres en longeant le blé par la bande enherbée. Je me fige et l'observe. En entendant les aboiements de sa consœur, elle redresse la tête et écoute inquiète avant de se débiner vers le bois et rentrer tranquillement à couvert. Je continue à avancer et arrive au niveau du bout du bois qui se termine en pointe. Le vent ayant tourné, je décide de quitter le blé pour passer de l'autre côté du bois et de le longer en bordure des vignes. Alors que je passe le bout du bois, la chevrette ressort du bois et se plante sur la bande enherbée entre le bois et la vigne à environ 80 mètres.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

La chevrette reste un moment sans bouger et m'observe puis avance doucement dans la vigne où je la perds de vue. Je décide de tenter de m'approcher en longeant la vigne quand la chevrette ressort en courant pour rentrer dans le bois. Je poursuis ma route en longeant le bois sur environ 2 kilomètres en bordure des vignes et des parcelles de tournesol pour rejoindre un grand  champ de blé. Je passe un fossé bordant les céréales puis rejoins le premier passage de tracteur qui longe le bois à moins de 10 mètres de la lisière. De nombreux passages de sangliers et de blaireaux ont couché le blé en de nombreux endroits. Pas le moindre chevreuil en vue alors que je scrute la surface des céréales.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Après environ 300 mètres, j'arrive à la route quand j'aperçois dans le blé, de l'autre côté de la voirie, à environ 35 mètres, une tête de brocard qui dépasse des céréales. Je me fige, me baisse dans le passage de tracteur et commence une approche à 4 pattes pour atteindre la route qui est encore à environ 10 mètres. Le brocard regarde brusquement vers moi et je me fige. Au bout d'un petit moment, il se remet en mouvement et descend vers le ruisseau sur ma gauche, il baisse rapidement la tête et disparaît dans le blé. J'en profite pour m'avancer rapidement, passer la route et l'autre fossé pour m'avancer doucement dans les céréales jusqu'au premier passage de tracteur sans revoir le brocard. J'avance doucement en suivant le passage qui descend vers un petit ru. Le brocard s'est volatilisé mais tout à coup il surgit du blé dans mon dos et fonce en parallèle du passage que je suis pour traverser le ru d'un bon et rejoindre le bois en traversant une bande de prairie étroite. Il m'a laissé passer à environ 10 mètres de lui sans bouger avant de démarrer dans mon dos.

Je descends jusqu'à la bande d'herbes hautes qui sépare le blé du ru quand j'aperçois un gros chevreuil à environ 300 mètres. Il sort du blé pour rentrer dans l'herbe haute. Je me baisse au maximum et rejoins rapidement la bande d'herbe. Le chevreuil a disparu mais j'espère qu'il est encore dans l'herbe. Le vent souffle de façon soutenue face à moi alors que j'avance rapidement dans les herbes hautes. Je ralentis progressivement l'allure à mesure que je me rapproche de l'endroit estimé de la position du chevreuil. J'aperçois soudain la tête d'un beau brocard si se redresse dans l'herbe à environ 50 mètres devant moi. Je me fige et me baisse pour l'observer. La tête disparaît vite dans la végétation et j'en profite pour m'avancer d'avantage en serrant le ru pour profiter d'une végétation plus haute pour cacher mon approche. J'avance maintenant doucement et stoppe à chaque fois que le brocard redresse la tête. Petit à petit, je gagne du terrain. Le brocard s'est tourné vers le blé et me présente un beau plein travers. Il est à environ 15 mètres, derrière une grosse touffe d'herbe épaisse.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Je me donne comme objectif de tirer dès que je serai derrière cet écran végétal à environ 9 mètres du brocard. Je calcule maintenant chaque pas et croise les doigts pour que le vent ne tourne pas. Le brocard redresse la tête, je stoppe et me baisse, je suis en apnée, sa tête se baisse, je rejoins mon objectif et me fige alors que le brocard relève à nouveau la tête. Je reste immobile, il baisse la tête, j'arme mon arc doucement en me redressant et en alignant ma visée sur son coffre. Ma visée calée, je décoche rapidement. Un gros crac retentit, mon brocard s'effondre sur place et commence à se débattre au sol. Je me précipite au cas où mais ma flèche a atteint sa colonne vertébrale et sectionné l'artère qui passe en dessous, entaillant au passage le haut des poumons. Beaucoup de sang jaillit de sa blessure et il s'immobilise rapidement. Je retire ma flèche restée en travers de l'animal, appose le bracelet et rends les honneurs à mon beau brocard qui accusera 31 kilos à la pesée avant de faire quelques photos souvenir.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Je le ramène ensuite jusqu'à la route où j'appelle le président de la chasse pour voir si quelqu'un peut venir chercher mon chevreuil pour que je puisse continuer à chasser. Il m'envoie Serge, un des piqueurs de la société de chasse. Il arrive au bout de 15 minutes et je charge mon chevreuil en discutant un peu avant de repartir en chasse. Serge repart avec mon chevreuil que j'irai récupérer chez le président de la chasse tout à l'heure. Chance pour moi, le vent a à nouveau tourné et je relonge le grand bois par le premier passage de tracteur du grand champ de blé pour déboucher dans une vigne qui suit les céréales. Toujours pas de chevreuil dans le secteur. Je passe le champ de tournesol qui borde le bois, passe un chemin de terre qui revient vers ma voiture en traversant le bois et longe le champ de tournesol suivant par la bande enherbée qui le sépare du bois. Un peu plus loin un petit sentier forestier coupe l'angle du bois pour ressortir dans les vignes, je passe ainsi le coin du bois puis continue ma chasse en suivant la vigne mais les rangs sont parallèles au bois et ne me permettent pas de voir les animaux. Au bout de la vigne se trouve une parcelle de tournesol encore basse après laquelle  je vais rejoindre la bordure d'une petite parcelle de féveroles. J'aperçois par-dessus la vigne un chevreuil au gagnage à environ 150 mètres sur la bande enherbée qui sépare les tournesols des féveroles. Je me colle au bois et avance doucement jusqu'à la bordure des féveroles où je marque une pause pour l'observer. Je remarque vite une masse blanche entre ces oreilles, c'est un brocard, je décide de tenter l'approche en collant les féveroles à ma droite.

Le brocard qui broutait plein travers, tourné vers le tournesol à environ 100 mètres, se tourne de cul et s'avance tranquillement tout en faisant des pauses pour brouter. J'en profite pour l'approcher et essayer de réduire la distance en collant les féveroles. À chaque fois qu'il s'arrête, j'arrive à gagner quelques mètres et réduire d'autant la distance qui nous sépare. Je ne suis plus qu'à 70 mètres quand le brocard redresse brusquement la tête pour regarder devant lui. Un beau renard vient de sortir de la vigne qui se trouve après les féveroles et traverse la bande enherbée à environ 30 mètres devant le brocard qui, figé, le regarde rentrer dans le tournesol. Je me suis figé également et observe la scène. La hauteur du tournesol me permet de voir un petit moment le renard qui se faufile dans la culture puis le relief du terrain me le cache. Le brocard se remettant à brouter j'en profite pour reprendre mon approche mais je n'ai pas fait 5 mètres qu'un mouvement attire mon regard, à même pas 10 mètres sur ma gauche, dans le tournesol. En tournant la tête, j'aperçois, à ma grande surprise, le renard qui arrive droit sur moi mais, en reposant mon pied, je fais craquer une branche au sol. Le brocard redresse la tête et le renard fait brusquement demi-tour pour fuir ventre à terre dans le tournesol. Je me fige, chance pour moi le brocard se focalise sur la fuite du goupil et ne regarde pas vers moi. Le renard ayant disparu, le brocard devient inquiet et part au trop droit devant lui pour bifurquer à environ 120 mètres, à droite vers la vigne, je le perds de vu au sommet du petit talus qui précède la plantation alors qu'il semble passer le premier rang.

Je presse le pas pour rejoindre le coin de la vigne. Je me cale au bout du premier rang et cherche du regard le brocard entre les 2 premiers rangs sans le voir, je me décale donc au bout du rang suivant quand le brocard surgit entre les 2 premiers rangs. Il était resté entre 2 ceps de vignes tout ce temps. Je me fige au bout du second rang. Le brocard qui est à environ 80 mètres ne m'a pas vu et avance tranquillement en broutant. Je le laisse passer le second puis le troisième rang avant de me décaler au bout de ce dernier. Je suis ainsi la progression de mon brocard de rang en rang. Il passe parfois plusieurs rangs sans marquer d'arrêt et me distance un peu avant que je le rattrape pendant une prise de nourriture. Au bout d'un moment le brocard s'arrête un moment entre 2 rangs pour brouter puis me tourne le dos et commence à s'éloigner de cul entre ces rangs. Je décide de tenter une approche. Je me plaque contre le rang de gauche et avance doucement en m'arrêtant à chaque fois que le brocard relève la tête et risque de me voir et progresse à chaque prise de nourriture du cul. Je gagné peu à peu du terrain quand le brocard, qui est encore à environ 60 mètres, décide de bifurquer et de passer le rang de droite pour disparaître. Environ 30 mètres avant l'endroit où il a traversé le rang, j'aperçois une coupure dans les rangs qui peut me permettre de passer de l'un à l'autre sans me baisser. Je progresse très lentement jusqu'à ce passage puis me fige avant de passer le rang pour tenter d'apercevoir le brocard mais il n'y est pas. J'avance doucement de rang en rang en surveillant les intervalles jusqu'à repérer le brocard à un peu plus de 30 mètres, il avance en broutant, passant les rangs et je le suis attendant qu'il passe un rang pour avancer. Les rangs à ma droite font place à une parcelle de tournesol alors que les rangs à ma gauche se raccourcissement de quelques temps à mesure que j'avance, ce qui me permet de me rapprocher à chaque rang du brocard qui continue à avancer en ligne droite.

Alors que je m'avance au bout d'un rang pour tenter d'apercevoir le brocard derrière je ne le vois pas, il a pressé le pas et passé plusieurs rangs. Je ne suis plus qu'à quelques rangs de la fin de la vigne et m'avance doucement pour tenter de l'apercevoir. Alors que je passe le 3ième rang avant la fin de la plantation, je l'aperçois juste au moment où il passe le dernier rang et fais une rapide marche arrière pour éviter qu'il ne me voit. Le brocard qui a vu mon mouvement, sans l'identifier, redresse la tête et regarde vers le bout du rang où je me trouvais. J'en profite pour tenter une approche entre les rangs, à deux rangs du brocard qui, tête haute, ne peut pas me voir par en dessous du feuillage qui masque mon approche. J'avance doucement en surveillant le brocard par dessous le feuillage des vignes qui ne laisse voir que ses pattes et le tiers inférieur de son corps, assez pour que je puisse bien identifier qu'il s'agit bien d'un brocard. J'arrive facilement à une dizaine de mètres du chevreuil qui n'a toujours pas bougé et m'assois doucement alors que le brocard fait 2 pas et se fige à nouveau tête haute, en 3/4 arriére. Le vent est bon, j'arme doucement mon arc et aligne ma visée au niveau du cœur en me penchant doucement en arrière pour avoir un meilleur angle de tir par dessous les feuillages. Je décoche, l'impact retentit et le brocard démarre en trombe pour rejoindre la parcelle de vigne suivante. Rapidement un gros fracas retentit puis le calme revient. J'attends un peu assis à l'écoute.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Je pars ensuite chercher ma flèche que je retrouve vite, posée au pied d'un cep du premier rang de la parcelle suivante. Elle est maculée de sang.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Je la récupère et la remet au carquois avant de partir chercher les premières gouttes de sang que j'aperçois vite en longeant le premier rang de vigne. Une belle giclée est bien visible sur une zone de terre nue.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Je commence à suivre la piste très abondante en passant à 4 pattes sous les rangs de vigne. Malgré la baisse rapide de luminosité, je n'ai aucune difficulté à la suivre même sans éclairage.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017
Belle soirée d'approche, 7 juin 2017
Belle soirée d'approche, 7 juin 2017
Belle soirée d'approche, 7 juin 2017
Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

En sortant de la vigne, sur la bande enherbée qui borde le bois, je commence à avoir plus de mal à voir le sang sur l'herbe et allume la lumière de mon portable. Le sang biaise à gauche vers l'entrée d'une grosse coulée entrant au bois. Le brocard a laissé pas mal de sang sur le feuillage en entrant.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Je rentre au bois et suis la piste toujours aussi abondante.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

J'arrive facilement à un chemin forestier en me frayant un chemin dans la végétation parfois épineuse et aperçois vite mon brocard mort sur le flanc de l'autre côté du sentier. 

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Ma flèche est entrée au niveau du cœur et ressort plus en arrière sur le côté opposé, ce qui me parait bizarre vu l'orientation du chevreuil au moment du tir. Je lui rends les honneurs et appose mon bracelet avant de faire quelques photos souvenir.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Je rassemble les 4 pattes de mon chevreuil, les attache pour le porter plus facilement et suis le chemin forestier pour revenir vers la voiture mais ce dernier se termine en plein milieu du bois et se poursuit par une très belle coulée de blaireau que je décide de suivre. Au bout d'un moment, je débouche sur la bande de champ de blé où j'ai approché la chevrette en début de soirée. Je prends donc vers la friche à ma droite et m'avance dans l'herbe haute. Quand un souffle puissant dans la haie à ma gauche me fait stopper net et encocher une flèche au cas où. Un très gros sanglier m'a repéré et casse du bois en soufflant alors qu'il fait presque nuit. Je m'éclipse doucement en espérant qu'il passe son chemin puisque le tir du sanglier n'est pas autorisé à l'approche ou à l'affût par notre fédération des chasseurs du Gers, dans le secteur. À peine un peu plus loin, j'aperçois la tête d'un brocard qui dépasse de la végétation à environ 30 mètres de moi. Je pose mon chevreuil et m'avance tout doucement, le plus voûté possible et arrive à environ 15 mètres du brocard qui regarde toujours vers moi sans bouger. Les pointes blanches de ses bois contrastent bien sûr le fond sombre de la végétation. Je ne vois que sa tête et tente de me décaler un peu mais il se dirige vers le bois. J'aime mon arc et le suis dans mon viseur. Il s'arrête au bord du bois de 3/4 arrière à environ 30 mètres, trop loin, je désarme. Il rentre tranquillement au bois quand un autre brocard surgit de la friche plus haut à ma gauche et vient de planter à environ 40 mètres, accompagné d'une chevrette. Je tente de l'appeler mais après plusieurs hésitations, ils finissent par se débiner vers le bois et disparaître. Je récupère mon chevreuil et poursuis mon chemin faisant démarrer un autre chevreuil, sans le voir, dans le colza en arrivant à ma voiture. Il est temps d'aller récupérer mon premier brocard chez le président de la chasse avant de vider mes 2 chevreuils et de rentrer chez moi.

Belle soirée d'approche, 7 juin 2017

Alex

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 18:29

Ce matin, je suis invité à une battue à Saint Paul de Baïse et j'ai invité mon ami Christophe, nous serons les 2 seuls archers. Après un bon petit déjeuner pris à la salle des fêtes, œufs et ventrèche à la plancha, nous partons nous poster. Les chasseurs de la commune s'occupent de nous poster près d'une palombière. Christophe part avec une ligne et moi avec une autre, je descends par des sentiers aménagés pour accéder à la palombière et nous rejoignons, avec ma ligne, un chemin aménagé entre un petit bois de pins et le grand bois de chênes. Ma ligne se poste le long du chemin et on me confie un poste où je peux m'avancer un peu dans le bois de chênes. Je rentre donc de 4 ou 5 mètres dans le bois pour me poster au pied d'un gros chêne. Le bois descend de la palombière en pente assez prononcée pour former ensuite un replat en rejoignant le chemin. La végétation basse est assez épaisse autour de moi mais me laisse une bonne trouée pour tirer devant moi.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Une très grosse coulée passe juste à ma droite.

Rapidement, les chiens se font entendre et les premiers coups de feu claquent. Au bout d'un moment, le bruit d'animaux au galop dans les feuilles mortes se fait entendre et j'aperçois vite 3 chevreuils, une chevrette et ses chevrillards, descendant sur ma gauche à environ 40 mètres. J'arme mon arc, ils stoppent à environ 25 mètres dans le sale pour écouter alors que les courants se rapprochent en donnant de la voie.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Pas de fenêtre de tir et ils sont un peu trop loin. Ils finissent par repartir mais prennent une coulée parallèle au chemin en s'éloignant sur ma gauche. Les culs blancs disparaissent peu à peu dans la végétation dense et je les perds de vue. Je désarme. Les chiens arrivent mais ne prennent pas la piste des chevreuils, ils biaisent pour glisser plus à gauche et disparaissent eux aussi dans le fourré. Il me semble alors voir quelque chose bouger où s'étaient arrêtés les chevreuils tout à l'heure. L'animal s'est arrêté mais je ne le vois pas bien. Il repart en se coulant dans la végétation et en rasant le sol, je ne reconnais pas tout de suite sa silhouette. C'est en fait un des chevrillards qui revient vers moi. Je réarme mon arc et le suis, il progresse tranquillement en se frayant un chemin dans la végétation à environ 10 mètres. Je le suis dans mon viseur en attendant que le chevrillard se présente dans la trouée en face de moi. Il va se présenter plein travers et mon pin’s se cale mais il bifurque pour prendre la coulée à ma droite et se présente de 3/4 face à environ 8 mètres. Je corrige rapidement ma visée alors qu'il marque un temps d'arrêt et décoche. Touché, il bifurque pour reprendre tranquillement la coulée parallèle au chemin et fais environ 5 mètres avant de s'arrêter. Ses oreilles tournent dans tous les sens, à l'écoute de la battue mais il commence déjà à vaciller et repart pour s'effondrer 5 mètres plus loin en buttant dans une touffe de végétation épaisse. Il se débat un instant au sol puis le calme revient.

Les chiens tournent dans le secteur puis repartent. Plusieurs buses différentes viennent se poser tour à tour à la cime des arbres, en crête, en face de moi avant de repartir, je vais en conter 7 ou 8 durant la battue. Les coups de feu claquent par moment quand les piqueurs annoncent des sangliers. Très vite une grosse menée se fait entendre et des courants arrivent par ma droite, précédés par les geais et les merles. Je finis par distinguer une silhouette noire qui vient droit vers moi mais elle semble petite. Difficile d'identifier à 50 mètres dans la végétation mais alors que l'animal se rapproche, j'identifie une grosse martre et arme mon arc. Elle vient stopper à environ 15 mètres mais juste à gauche de la trouée dans laquelle j'ai tiré le chevrillard. Je ne peux pas assurer ma flèche au travers des branches. Elle tourne la tête pour écouter les chiens puis repars sur la coulée parallèle au chemin et s'éloigne vite. Les chiens arrivent en donnant de la voie, passant grand train sur les traces de la martre. Les autres chasseurs ne comprenant pas ce que les chiens poursuivent, ils commencent à discuter entre eux et je leur annonce la martre. Elle passera à Christophe mais trop loin et trop vite puis passera dans les pins dans notre dos pour se faire mener un bon moment. Des chiens reviendront vers la traque en passant juste au-dessus de mon chevreuil sans y porter attention. Les voies des chiens se font de plus en plus lointaines et le calme s'installe. Au bout d'un moment les chasseurs commencent à se déposter, je pars donc voir mon chevreuil. Je cherche des indices à l'endroit du tir mais ne trouve rien, je pars dans la direction de fuite et trouve une feuille tachée de sang à quelques mètres de l'endroit du tir.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Pas d’autres gouttes en vue, je vais donc droit à mon chevreuil que je retrouve vite mort sur le flanc à l'endroit où je l'avais vu tomber. Un bout de panse ressort par le trou de sortie de ma flèche, juste en avant du cuissot, il a bouché la plaie et stoppé l'hémorragie externe ce qui explique le peu de sang.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Ma flèche est rentrée au niveau des dernières côtes touchant l'arrière d'un poumon et le foie. Je fais quelques photos sur place en attendant le bracelet pour pouvoir déplacer mon chevreuil.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Je pars ensuite chercher ma flèche que je retrouve fichée au sol, quelques mètres après l'endroit où se trouvait le chevreuil. Elle est couverte de sang visqueux de foie.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Alors que nous nous dépostons, une nouvelle menée retenti et nous reprenons vite nos postes mais le calme revient vite avec l'éloignement des chiens. Nous nous dépostons à nouveau et remontons aux voitures puis partons pour la salle des fêtes ou nous devons nous rassembler avant la prochaine traque. En route nous croisons des chasseurs encore affairés autour du bois, les teckels sont encore au ferme avec des sangliers et je ne comprends pas trop pourquoi nous nous dépostons mais nous continuons vers le lieu du rendez-vous où sont conduit les chevreuils et 2 sangliers qui ont été prélevés lors de cette traque. Pendant que certains chasseurs commencent à peler les animaux nous repartons pour une autre traque. Nous allons fermer un grand secteur vallonné et ponctué de bosquets.

Christophe va se poster sur le haut d'un bosquet épais et moi au sommet d'un talus, au-dessus d'un vieux chemin, dans un petit bois tout en long. Christophe est à environ 200 mètres sur ma droite. La traque commence et les chiens donnent au loin, quelques coups de feu claquent puis le calme revient. Au bout d'un moment mon téléphone vibre et je décroche, c'est ma collègue qui m'appelle pour des conseils culinaires pour préparer du sanglier. Nous discutons quelques minutes et je raccroche quand une décoche retentit du côté de Christophe, suivie d'un cri de chevreuil et d'un démarrage. 4 chevreuils sortent sur le découvert, les uns après les autres, aucun ne semble blessé. Ils marquent un temps d'arrêt en se regroupant puis repartent en éclatant 2 par 2 pour fuir en longeant la crête pour certains ou en passant derrière pour les autres. Les chiens arrivent et éclatent sur le découvert en tournant pour recouper la voie des animaux. Ils en font redémarrer un qui s'était calé dans un petit bosquet au bord de la route en contrebas. Le chevreuil fonce vers le bois où je suis posté mais passe très bas et le traverse pour être tiré à la route derrière moi.

Les menées s'estompent et le calme revient, un piqueur arrive avec les chiens pour passer en dessous de moi en lisière du bois puis la fin de traque retentit. Je me déposte pour aller rejoindre Christophe. Il a fléché un magnifique brocard en velours. Sa flèche ayant touché la colonne la laissé sur place et l'animal touché au niveau du coffre est mort assez vite par la suite.

Un chevrillard en battue à Saint Paul de Baïse, 10 décembre 2016

Les chevreuils sont arrivés doucement en se débinant dans la végétation épaisse pour rester immobile durant un bon quart d'heure à environ 20 mètres de Christophe avant de se décider à bouger et que ce brocard se présente dans une fenêtre de tir en contrebas de mon ami. Notre matinée se termine de la meilleure des façons, 2 chevreuils prélevés à l'arc et dans de superbes conditions, sans avoir besoin de faire une recherche au sang. Les quelques chasseurs septiques, qui nous demandaient si l'arc pouvait tuer ce matin, en auront maintenant la preuve.

 

Alex

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 22:25

Ce soir, j'ai décidé d'aller chasser le secteur en dessous du lac et peut être me poster en bordure du grand bois, sur le passage des chevreuils entre le bois et le bosquet si le vent me le permet. Je gare ma voiture sous la digue du lac, attrape mon arc et contrôle le vent. Il souffle vers le lac.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

Ayant repéré 4 chevreuils autour du maïs hier soir, je décide de commencer par chasser à bon vent les passages de canon un à un. Je progresse doucement jusqu'au bout du premier puis reviens sur mes pas et passe au second avec le même procédé puis longe le troisième sans voir le moindre chevreuil. Au bout du troisième passage, je ressors sur la bande enherbée et redescends tranquillement vers le coin du bois, passe le passage busé qui enjambe le ru et remonte en longeant le bois vers l'endroit d'où je vois parfois sortir les chevreuils du bois.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

La bordure interne du bois est bordée par une sorte de ruisseau asséché encaissé de 3 à 4 mètres et dont les versants sons assez pentus. Je rentre dans le bois par un passage de gibier et tente de trouver un poste adapté avec assez de visibilité tout en restant suffisamment camouflé sur le penchant côté lisière mais le sol sec est très bruyant et je dois vite choisir mon poste pour ne pas trop déranger le secteur. Une fois posté, je m'ennuie très vite et me dit que j'ai fait trop de bruit en me postant. Je ne sens pas cette position. Je quitte donc mon poste et finis de remonter vers la crête en suivant le bois. Je progresse maintenant tranquillement en suivant la crête sur un champ labouré à 30/30 mètres du bois à ma gauche. Le penchant de droite est un champ travaillé. Je rejoins une petite haie éparse qui borde une friche. Je passe la haie et m'avance dans la friche tranquillement en longeant la haie épaisse qui longe la crête et en surveillant le penchant à ma gauche. La bande de friche descend vers le ri tour en bas dans la combe. Tout à coup, j'aperçois un chevreuil à environ 350 mètres dans une friche en contrebas, sous un petit bois qui descend de la crête.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

L'approche semble impossible au premier abord mais je décide de tenter le coup. Je décide de longer doucement la haie pour rejoindre le bord du bois et tenter de descendre en le suivant pour me rapprocher du chevreuil. J'avance doucement en longeant la haie dans la végétation basse en stoppant quand le chevreuil redresse la tête et regarde autour de lui. J'arrive ainsi facilement à 50 mètres du bois mais la végétation devient alors très dense, l'herbe haute est entremêlée de ronces rampantes et de plantes ligneuses. Ma progression dans cet enfer végétal sera trop bruyante et je me ferai très vite repéré, je cherche vite un plan de secours et constate qu'une sorte de fossé longe cette friche de végétation haute jusqu'à une parcelle de blé clairsemée qui n'a pas été moissonnée à cause de sa piètre qualité. Elle fait suite à la friche où se trouve le chevreuil et ce dernier semble se diriger vers cette culture. Je m'engage baissé sous le niveau de la végétation dans ce fossé et commence à descendre tout doucement. Rapidement le fond du fossé se tapisse de ronces et je lutte avec ces dernières pour ne pas les faire crisser. Chaque pas à moitié accroupis est une lutte et je dois souvent aider mon pied à la main pour lui faire passer les ronces ou les dégager. Petit à petit, je progresse alors que le chevreuil s'avance toujours vers le blé, très lentement, pas à pas, en broutant. Alors qu'il ne me reste que 15 mètres pour arriver au bout du fossé, une zone de végétation plus basse complique ma progression qui devient un peu trop bruyante à cause des ronces. Le vent soutenu qui vient de ma droite couvre un peu ma progression mais le chevreuil qui semble être un brocard commence à lever régulièrement la tête pour regarder vers moi. Je dois rester de longs moments immobile, parfois dans des positions peu confortables mais à chaque fois il se remet à brouter et continue à avancer. La zone claire passée, je me cale derrière une touffe de végétation à moins de 10 mètres du bout du fossé alors que le brocard regarde à nouveau vers moi, il est à environ 150 mètres et me fixe de longues secondes. Je tente d'imiter un chevrillard en soufflant par à-coups entre mes lèvres gonflées mais le son émis est trop faible. Au bout d'un moment, je décide de tenter d'avancer à 4 pattes dans le fossé et de gagner les derniers mètres sans m'arrêter car la luminosité commence à baisser. Le brocard se remet à brouter avant que j'arrive au bout du fossé mais commence à biaiser vers le ru en contrebas.

Je m'assois sur une grosse motte de terre, derrière une touffe de végétation, au bout du fossé près du blé et l'observe. Je ne peux plus avancer sans être vu car le blé ne me camouflera pas suffisamment et les pailles cassantes sont trop bruyantes. Je tente des aboiements, le brocard lève la tête et regarde un moment vers moi, j'aboie à nouveau, il ne bouge pas, j'insiste, il s'avance d'un pas dans ma direction et se remet à brouter. J'attends un peu et aboie à nouveau, il redresse la tête puis fait à nouveau un pas vers moi et se remet à brouter. Je poursuis ainsi mes aboiements espacés et le brocard, entre 2 prises de nourriture, se rapproche tranquillement jusqu'au bord du blé. Il est maintenant à 100 mètres environ et la luminosité baisse vite, il ne me reste plus trop de temps. J'aboie à nouveau, il regarde un moment vers moi, j'insiste et cette fois il s'avance et commence à biaiser vers moi dans le blé. Il avance tranquillement tout en s'arrêtant régulièrement pour chercher ce chevreuil qui aboie. Je le laisse chercher et allume la petite lumière qui éclaire le pin's de mon viseur. Le chevreuil avance de quelques mètres, s'arrête, regarde, repars, s'arrête à nouveau... la distance diminue peu à peu, il n'est plus qu'à 30 mètres, je monte doucement mon arc, il passe en dessous de moi puis remonte un peu comme pour tenter de recouper le vent puis baisse la tête dans le blé. Il est à environ 25 mètres mais je n'aurais pas de meilleure occasion vue la luminosité. J'arme, cale ma visée, bizarrement je suis très confiant malgré la distance et décoche. Un crac retentit alors qu'il me semble voir une petite étincelle sur le chevreuil et ce dernier disparaît dans le blé.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

Le temps de me rendre compte qu'il est tombé, je me redresse et cours vers lui, alors que je l'entends se débattre au sol, pour éviter de le voir se relever et m'échapper. A mon arrivée, il finit de mourir. Ma flèche lui a cassé les 2 omoplates et il a cassé ma flèche dans sa chute, seul un petit bout de tube dépasse de son épaule. 

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

Je récupère les morceaux de ma flèche et appose mon bracelet, ma lame mécanique n'a même pas réussi à traverser l'animal et s'est arrêtée sous la peau côté opposé au tir. Je viens de boucler mon dernier bracelet de tir d'hiver et je ne suis pas prêt d'oublier cette superbe partie de chasse. La nuit s'installe, il est temps de rentrer avec mon chevreuil sur l'épaule.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

Alex

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 21:47

Ce soir, je décide d'aller me poster dans un petit bois autour duquel j'ai vu quelques chevreuils lors de mes sorties, j'ai repéré un endroit par lequel ils sortent régulièrement. Je me gare sous la digue du lac quand j'aperçois, sur ma gauche, 2 chevrillards qui foncent droit sur moi en longeant le ru du déversoir du lac par la droite. Ils bifurquent à environ 60 mètres, traversent le ru et rentrent dans le maïs. La chevrette arrive derrière et un brocard venant du maïs traverse le champ travaillé, s'arrête un moment pour regarder autour de lui en lisière du bois à environ 300 mètres puis rentre à couvert. La chevrette bifurque à environ 200 mètres et remonte dans le champ travaillé où je la perds de vue dans un creux du champ.  Je sors de ma voiture et attrape vite mon arc puis pars jeter un coup d'œil au premier passage de canon pour essayer de recouper les chevrillards. Pas de chevrillard en vue, je retourne vers le ru et commence à le longer quand la chevrette réapparaît et vient vers moi. Je traverse doucement le ru alors que la chevrette en fait de même à environ 100 mètres. Elle disparaît derrière un léger virage du maïs et j'en profite pour tenter une approche en surveillant la bordure du maïs pour tenter de voir les chevrillards. Le vent soutenu souffle face à moi et agite bruyamment le maïs. Pas de chevrillard en vue et arrivé au virage du maïs, pas de chevrette non plus. Je continue à avancer un peu en pressant le pas pour rejoindre un passage busé et traverser le ru mais je m'empêtre les pieds dans une branche coincée dans l'herbe et me retrouve projeté au sol face contre terre. Dans ma chute, je parviens à mettre mon arc de côté et à ne pas le taper trop fort au sol. Je me relève et récupère mon arc qui ne semble pas avoir souffert puis m'avance vers le passage quand un chevreuil démarre à quelques mètres de moi, en bordure du maïs sans que je puisse le voir. Je retourne jeter un coup d'œil aux passages de canon sans succès. Je décide de revenir à mon idée première mais l'heure a bien tourné et je reprends ma voiture pour gagner un peu de temps. Je me gare sur la bande enherbée après le lac et pars en direction du petit bois situé un peu plus loin sur la droite du grand bois longé par le ruisseau d'alimentation du lac. Je longe un moment le ruisseau puis biaise en direction du bois au travers d'une friche de plantes sèches et éparses. Arrivé près du bois, je le longe un peu jusqu'à arriver en face une zone de bois clair dont le bas est barré par un gros bourrelet de ronces. Cette zone est suivie d'un taillis épais où se remisent souvent les animaux. Au bout du bourrelet de ronce, un passage me permet de rentrer dans le bois et je choisis de me poster sous un vieux saule dont une grosse branche cassée par le vent et retombée sur le roncier dernière lui. Je me poste donc derrière ce gros arbre en aménageant une niche dans le roncier à l'aide de mes sécateurs. Je me positionne dos aux ronces et nettoie le sol avec mon pied pour le débarrasser des débris végétaux craquants. Le vent vient de ma droite et balaye le bas du bois, plusieurs grosses coulées descendent vers l'entrée que j'ai prise pour rentrer dans le bois, une autre très marquée passe à 10 ou 12 mètres de moi derrière le saule. Le bois clair, derrière et à gauche du saule, qui descend vers moi me permet de voir à environ 40 mètres, sur la droite du saule commence le taillis épais et la végétation bien que fournie derrière moi me permet de voir le pré à ma droite et un bout de haie dans mon dos.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

Sur la gauche du saule ma vue est assez dégagée et me permet de voir arriver les animaux sur environ 30 à 40 mètres.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

L'attente commence, rythmée par les allées et venues des grives et merles venant manger les mûres des ronces poussant sur les branches du saule, du passage des petits passereaux et de quelques geais. Vers 19 heures, du mouvement attire mon regard à environ 30 mètres dans la pente, au milieu des arbres sur la gauche du saule. J'identifie vite les pattes d'un chevreuil dont le corps est caché par les branchages. Il s'avance en mangeant les glands au sol. Sa tête finit par se dégager, c'est une chevrette. Elle n'est pas suitée, elle avance doucement, s'arrêtant à chaque pas pour manger les glands au sol. Je reste immobile et l'observe, elle finit par biaiser un peu vers moi et se rapprocher toujours au même rythme de quelques mètres. Elle bifurque ensuite et semble et se retourne pour descendre doucement comme pour prendre la coulée sortant à ma gauche. Elle se rapproche très lentement mais à environ 20 mètres, elle bifurque encore et repars pour passer derrière le saule. Elle regarde par moment autour d'elle, je peux entendre craquer les glands sous ses dents. Petit à petit, elle descend un peu plus et rattrape une coulée qui contourne le saule à environ 10 ou 12 mètres de ma position pour ressortir dans le pré sur ma droite. Je la perds de vue un moment derrière le tronc du saule. Le temps passe et elle ne ressort pas, je me penche doucement à gauche et à droite jusqu'au l'apercevoir. Elle s'est tournée comme pour revenir sur ma gauche et mange au sol. Au bout d'un moment, elle se rapproche un peu puis repars à droite. Je l'observe au travers des branches du saule quand elle relève la tête et regarde vers moi un moment. Je reste immobile et elle finit par détourner le regard et se remettre à avancer. Elle est plein travers à environ 12 mètres et s'avance pas après pas vers une petite fenêtre entre 2 grosses branches du saule. Je décide de tirer si elle s'arrête dans cette fenêtre. Elle avance encore, encore 1 pas, elle mange plein travers, mon arc est monté, prêt à être armé, encore 1 pas et son coffre se présente dans la fenêtre, elle mange tête basse, j'arme doucement mon arc et prends la visée sur son coffre. Je décoche, l'impact retentit et la chevrette fait volte-face pour repartir en remontant d'où elle est arrivée avec un bruit humide venant de son coffre.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

C'est bon signe, la chevrette perdue de vue, je suis sa fuite à l'oreille. Un fracas retentit puis la fuite reprend avant un second fracas et un bruit d'animal se débattant au sol. Le calme revient vite. Je quitte mon poste et pars chercher des indices et ma flèches sur l'endroit du tir mais  ne trouvant ni l'un ni l'autre, je suis la trajectoire de fuite de la chevrette vue depuis mon poste pour trouver les premières gouttes de sang environ 20 mètres plus loin.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

La piste est peu abondante et difficile à suivre sur environ 40 mètres après les premiers indices. Le terrain est dégagé et la chevrette semble suivre une grosse coulée qui suit la courbe de niveau. Les gouttes sont petites et espacées. La piste s'intensifie un peu ensuite mais reste peu abondante pour une atteinte de coffre.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

La luminosité baissant, je m'aide un peu de ma frontale pour suivre la piste qui suit toujours la coulée qui rentre dans des fragons. Un peu plus loin, le chevreuil a sauté une grosse branche sur laquelle il a laissé du sang et je le retrouve quelques mètres plus loin, mort sur le flanc sous une branche. Il a fait environ 100 mètres.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

Je dégage ma chevrette et appose mon bracelet. Ma flèche rentre en arrière du coffre (foie), en arrière du point de visée et ressort derrière l'épaule (poumons) au milieu du coffre.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

Je retournerai chercher ma flèche et la retrouverai plus à gauche et plus loin dans le bois que ce que je le pensais, environ 30 mètres après l'endroit du tir.

 

Alex

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 21:05

Ce soir, je décide de repartir chasser autour du tournesol où j'ai manqué le beau brocard en espérant le revoir. Je me gare sous la digue du lac, le longe et passe la maïs pour continuer en longeant le ruisseau d'alimentation. Le vent est quasi inexistant et face à moi. Alors que je progresse dans la grande friche, j'aperçois, par-dessus la haie qui barre le fond de la parcelle et relie le grand bois à un bosquet 150 mètres plus à droite, une chevrette qui se débine en remontant une petite friche en bordure d'une bande boisée étroite contre laquelle je la perds de vue.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Je continue vers la haie puis commence à la longer en direction du bosquet pour rejoindre un passage permettant de la traverse. Une autre chevrette démarre dans la friche près du bosquet et y rentre. Je marque un temps d'arrêt pour la regarder fuir puis me remets en marche quand un léger mouvement attire mon regard dans la friche, environ 50 mètres plus loin. Je me fige et observe, je pense qu'il s'agit d'une autre chevrette. Je me baisse et tente de m'approcher doucement. Il me semble voir 2 dos de plus dans la friche quand la chevrette démarre et entraîne ses 2 chevrillards vers le bosquet.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Je traverse la haie par le passage puis reviens vers la bordure du bois que je longe pour rejoindre la haie suivante derrière laquelle se trouve le tournesol. Je la passe par le passage de gibier et longe doucement les tournesols en suivant la haie sur la bande enherbée tout en surveillant la culture. En arrivant au bout des tournesols, je fais démarrer un animal dans la culture au niveau d'une zone épaisse mélangée d'herbes hautes. Je n'arrive pas à identifier l'animal jusqu'à ce qu'à 20 mètres, il s'arrête et se redresse. C'est un jeune brocard, il regarde vers moi en position 3/4 arrière et je reste immobile puis il se débine en suivant le rang. J'arme mon arc et le suis dans mon viseur. Il stoppe 5 mètres plus loin et se repositionne de 3/4 arrière pour regarder vers moi. Mon viseur est calé, je décoche alors que ce n'est habituellement pas ma distance de tir. Ma flèche frappe le chevreuil qui démarre en trombe. Je le perds un moment de vue dans les tournesols puis l'aperçois alors qu'il passe dans un rang et le perds aussitôt de vue juste avant de l'entendre tomber dans un grand fracas. Le calme revient, Je me revisionne le tir pour identifier la trajectoire de ma flèche.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Je pars chercher ma flèche que je retrouve facilement, plantée au sol. Elle est couverte de sang.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Je trouve vite du sang et des poils sur un pied de tournesol à proximité de ma flèche.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

La piste est ensuite assez facile à suivre et souvent bien fournie, composée de gouttes au sol et de frottés sur les pieds de tournesol.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Elle remonte dans le tournesol puis bifurque à gauche et je tombe sur mon chevreuil mort sur le flanc qui a couché quelques pieds de tournesol dans sa chute, d'où le bruit de fracas entendu. Il a fait à peine 50 mètres, de la mousse rouge sort de la plaie d'entrée de ma flèche, signe d'une atteinte pulmonaire.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

J'appose mon bracelet et fais quelques photos souvenir

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

avant de le descendre près de la haie. Je le cache dans la végétation puis pars faire le tour du tournesol mais le grand brocard n'est pas là ce soir. Je reviens à mon chevreuil, lui attache les pattes et le charge sur mon épaule puis repars vers ma voiture. En passant, je pose mon chevreuil et fais le tour de la parcelle de maïs sans rien voir puis retourne à ma voiture. Il est encore tôt mais je décide de rentrer.

 

Alex

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 22:15

Ce soir, le Gers est en alerte orange aux orages, le ciel est très couvert et le vent souffle fort, un temps idéal pour aller faire de l'approche, je pars donc pour Labéjan, sur le secteur où j'ai fait mon ouverture. Je me gare sous la digue du lac puis pars en longeant le lac, passe le maïs et poursuis en longeant le ruisseau d'alimentation en direction d'une parcelle de tournesol où j'ai vu un beau brocard lundi matin. Le vent fort est face à moi mais tourne par moment pour venir de ma droite. Je longe le champ travaillé qui suit le maïs puis arrive dans une grande friche asséchée d'où j'aperçois à environ 400 mètres, un chevreuil entrain de glaner quelques repousses dans un champ travaillé près du ruisseau qui alimente le lac plus en aval. Approcher par la friche, en longeant le bois qui borde le ruisseau me semble compliqué car il me faut également passer une haie épaisse et perpendiculaire au ruisseau dont le seul passage pour la traverser est à 150 mètres du cours d'eau. Je décide de tente l'approche par le lit encaissé et asséché du ruisseau à l'intérieur du bois. J'avance assez vite en espérant que les bruits de ma progression seront couverts par le vent fort mais alors que le sol est d'abord assez silencieux, un encombrement de feuilles sèches et brindilles couvrant le sol rendent l'approche plus bruyante alors que je me rapproche à l'aveugle de l'endroit où devrait se trouvé le chevreuil. Je tente sans succès de l'apercevoir au travers des arbres. Je dois me rendre à l'évidence, j'ai opté pour la mauvaise solution d'approche et le chevreuil a disparu quand j'arrive en face de l'endroit où il devrait se trouver. Je biaise vers l'intérieur du bois pour récupérer un chemin forestier moins bruyant que ce sol desséché et le suis pour ressortir dans le champ travaillé, 100 mètres après où se trouvait le chevreuil. Je suis encore un peu le bois et arrive contre une haie perpendiculaire qui sépare ce champ du grand champ de tournesol.

Je suis un peu la haie et rejoins un passage très fréquenté par le gibier pour la traverser. Le sol y est maqué de nombreuses empreintes de chevreuils et sangliers qui ont mis le sol à nu avec leurs passages répétés. Je passe de l'autre côté de la haie et commence à suivre le bord du champ alors que le vent tournant est maintenant dans mon dos. J'avance tranquillement en surveillant la culture mais arrive au bout du champ sans voir de chevreuil. Je suis en suite le fond du champ qui remonte vers la crête de la colline et 2 petits bosquets en série. Toujours pas de chevreuil, les 2 bosquets sont séparés par une bande de tournesols qui remonte vers la crête et suivant le premier bosquet et passe derrière le second moins étendu. Le second bosquet passé, je remonte vers la crête en suivant le tournesol vers l'endroit où se trouvait le brocard lundi. Il n'est pas là ce soir mais du haut du champ, j'aperçois, dans la combe de luzerne qui délimite les tournesols, à environ 150 mètres, en bas du champ, un chevreuil au gagnage. Un gros arbre feuillu poussant au bord du fossé qui longe le tournesol me cache la tête du cervidé. Je me décale doucement à droite pour que l'arbre masque un peu plus ma progression et commence à descendre dans la culture quand le chevreuil qui est un brocard, fonce vers le tournesol à gauche de l'arbre, franchit le fossé et rentre à couvert dans la culture. Le vent fort face à moi est une bénédiction, je descends doucement en me faufilant entre les tournesols tout en surveillant bien les environs. Tout à coup, j'aperçois une feuille de tournesol bougeant anormalement par rapport aux autres agitées par le vent à environ 20 mètres en contrebas. Je me fige et observe, c'est alors que j'aperçois la tête du brocard broutant la feuille, c'est un joli 6 pointes. Je me baisse doucement et continue très lentement mon approche mais alors que j'ai gagné 5 mètres, le brocard se retourne et passe plein profil pour s'éloigner sur ma gauche. Je le perds vite de vue et tente de biaiser pour le recouper quand je l'aperçois à nouveau, plein travers, tête basse en train de manger au milieu des tournesols assez épais à cet endroit. Je me décale un peu et me rapproche très lentement jusqu'à 10 mètres. Arme mon arc et tente de trouver une fenêtre de tir entre les tournesols avant de décocher mais ma flèche touche un pied de tournesol qui la dévie et la fait passer à côté du brocard qui fait volte-face et fonce pour ressortir de la culture et s'arrêter plein découvert à environ 40 mètres. Il n'a pas compris ce qui vient de se passer et revient de quelques pas vers le tournesol mais m'aperçois, alors que je tente de réencocher, et fuit, traverse le fossé d'un bon, traverse la luzerne et s'arrête au bord du bois, regarde autour de lui un court instant puis rentre tranquillement à couvert.

Je pars chercher ma flèche dépité et la contrôle. Aucun indice, rien non plus sur la trajectoire du chevreuil, c'est manqué. C'est rageant mais je préfère ça à une blessure. Je remets ma flèche au carquois et retourne vers les maïs. Le vent souffle dans mon dos vers la digue du lac, je décide donc de longer le bas du champ, en bordure du lac pour attaquer les passages de canon à bon vent. Ne voyant rien sur le premier, je passe au second où je m'engage doucement en regardant de part et d'autre entre les premiers rangs qui sont perpendiculaires au passage. Le vent souffle très fort avec de très grosses bourrasques. Tout à coup, alors que je suis à mi-passage, un chevreuil s'avance à découvert sur la gauche du passage, il est à environ 70 mètres. Je me plaque vite contre le maïs et me fige. Il ne m'a pas vu, c'est un jeune brocard. Je passe derrière le premier rang de maïs parallèle au passage et avance rapidement en direction du chevreuil, je me penche de temps en temps pour passer la tête entre les pieds de maïs et voir le chevreuil car j'avance à l'aveugle. Le vent violent agite fortement le maïs et couvre les bruits de ma progression. J'arrive ainsi facilement à 8 mètres du chevreuil qui mange tranquillement contre le maïs à droite du passage. Le rang de maïs s'interrompant sur 10 mètres environ, je reste à couvert, 1 mètre dans le maïs et me prépare à armer mais un forte bourrasque déchaînant le maïs fait démarrer le brocard qui rentre d'un bon à couvert. J'attends un instant, espérant le voir ressortir mais rien, je sors de ma cachette et m'engage dans le maïs en parallèle de la direction de fuite du chevreuil pour tenter de l'apercevoir mais il a disparu. Je ressors donc sur le passage et retourne au départ du passage pour passer au suivant mais pas de chevreuil ni dans celui-là ni dans le suivant. Je décide donc d'aller chasser la parcelle de maïs sous la digue du lac. Je presse le pas et rejoins le maïs en longeant le lac puis pour chasser à bon vent longe toute la parcelle le long du ru à sa droite pour attaquer par l'autre côté les passages de canon. Je m'engage dans le premier en avançant doucement jusqu'à ce que je vois l'autre extrémité puis reviens en courant au départ et parcours ainsi le passage suivant sans résultat. Pas de chevreuil non plus sur le 3ième et dernier passage, je ressors donc à l'autre bout du passage.

Il me reste environ 40 minutes avant la nuit, je décide de revenir sur la parcelle de maïs précédente et recommencer à chasser les passages de canon au cas où un chevreuil serait sorti. Je cours donc vers la parcelle et attaque les passages un après l’autre. En arrivant au troisième, il me semble voir quelque chose de loin et commence une approche en serrant la gauche du passage. Je finis par mieux le distinguer, je n'en reviens pas, c'est le petit brocard de tout à l'heure. Je rentre donc derrière le premier rang de maïs et presse le pas, profitant du vent toujours aussi fort. Comme tout à l'heure, je me penche par moment pour voir le chevreuil entre les pieds de maïs et arrive sans difficulté à environ 10 mètres du brocard qui broute de face contre le rang de maïs que je suis. Il manque quelques pieds de maïs devant moi, ce qui me fait une bonne fenêtre de tir si le brocard se décale vers le milieu du passage. Je reste donc immobile et attends un moment qu'il bouge. Il finit par se décider mais ne se tourne pas et vient vers moi à 2 mètres du rang. J'arme et le laisse venir tranquillement tout en ajustant ma visée pour décocher alors qu'il n'est plus qu'à 6 ou 7 mètres de 3/4 face. Ma flèche rentre derrière son épaule et le brocard fait volte-face pour fuir en suivant le passage. Je le perds de vu à environ 20 mètres et attends un peu avant d'aller chercher ma flèche. Je la retrouve sans trop de difficulté au milieu du passage couvert d'un peu de sang mélangé à du contenu stomacal.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Je trouve ensuite une grosse goutte de sang peu après l'endroit du tir.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

La piste peu abondante suit un moment le passage de canon.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Au bout de 35 mètres environ, la piste biaise vers la gauche et l'entrée dans le maïs est bien marquée de plusieurs grosses gouttes de sang projetées sur le maïs.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

La piste est ensuite facile à suivre grâce aux frottés sanguinolents laissés sur les pieds de maïs par le brocard qui semble vouloir rentrer dans la culture perpendiculairement aux rangs.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Il y a peu de sang au sol et après 15 à 20 mètres environ, les frottés s'arrêtent net, je cherche un moment et trouve des petites gouttes de sang partant à droite et suivant l'intervalle entre les rangs. Je les suis tranquillement et retrouve mon chevreuil 40 mètres plus loin et finissant de mourir.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Une fois son dernier souffle expiré presque après mon arrivée, j'appose mon bracelet et le sors sur le passage pour quelques photos souvenir. Ma flèche rentre au défaut de l'épaule et traverse les poumons, le foie et la panse.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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