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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 12:37

Hier matin, je suis allé chasser sur Sarrancolin, parti du bas du chemin de la Soule sous une averse de neige, je suis remonté le long de la crête rocheuse

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

jusqu'au dessus de la grange de Tahouens pour ensuite prendre à gauche pour redescendre doucement vers le chemin de randonnée qui rejoint le col de Beyrède

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018
La premier neige de l'année, 29 octobre 2018
La premier neige de l'année, 29 octobre 2018
La premier neige de l'année, 29 octobre 2018
La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

et rejoindre par ce dernier une autre crête rocheuse redescendant vers un massif de buis et où j'ai fléché mon premier daguet l'an dernier. Malgré une progression lente et de nombreuses pauses observatoires je n'ai rien vu en plus de 2 heures de marche. Je suis trempé. Alors que je descends doucement en suivant la crête, une masse rousse m'interpelle, environ 80 mètres en contrebas. Je marque un temps d'arrêt et l'observe attentivement. Je distingue alors la tâche claire caractéristique de l'arrière train des grands cervidés, l’arrondi du cuissot, le cou relevé et une oreille, le reste de la tête étant caché par le tronc d'un gros arbre. Vu son gabarit il s'agit très certainement d'un cerf, il est couché plein travers, à découvert, tête vers la droite et cachée par un arbre. Je tente d'apercevoir des bois en me penchant à gauche mais j'aperçois juste ce qui ressemble beaucoup à une branche sans pouvoir affirmer qu'il s'agit du bois. Je tente donc une approche très lente sur un sol couvert de feuilles mortes, de brindilles et de cailloux que l'humidité n'a pas encore rendus silencieux. Malgré toutes mes précautions mon approche n'est pas totalement silencieuse mais l'animal reste immobile. J'avance en essayant d'aligner l'arbre qui cache sa tête entre moi et son regard pour ne pas être vu tout en calculant chacun de mes pas. J'arrive facilement à gagner environ 30 mètres et arrive au pied d'un gros hêtre. Alors que je calcule si je dois le contourner par la gauche ou la droite pour que le cerf ne me voit pas, l'animal se lève d'un bon et fait volte face pour foncer dans la pente à ma gauche, Je vois maintenant ces bois, ils sont assez haut mais presque dépourvus d'andouillets. Alors que mes yeux suivent sa course, ils se posent sur un autre beau cerf, dans le creux à ma gauche à environ 60 mètres de moi, il semble que ce soit un 8 cors. Il est arrêté plein travers et regarde l'autre cerf lui foncer dessus jusqu'à ce que ce dernier, arrivé au contact, tente de lui donner un coup de tête, Les deux cerfs se lancent alors dans une course poursuite en prenant la descente au plus raide et disparaissent derrières les roches de la crête.

Le calme revenu et les cerfs ne semblant pas m'avoir repéré, je reprends ma progression lente pour arriver au bord d'un à pic d'environ 15 mètres, sur la droite de la crête, qui domine une zone dégagée de hêtres avant les buis. J'aperçois trop tard un animal qui démarre, environ 50 mètres en contrebas, au bord des buis en fonce dans la pente sans que je puisse dire s'il s'agit d'un cerf, un daguet ou une grosse biche. J'attends un instant et observe mais le secteur reste calme, je continue à suivre doucement la crête pour descendre encore un peu et marque un temps d'arrêt à 30 mètres environ au dessus des premiers buis. Mon regard balaye le paysage en contrebas quand un léger mouvement m'interpelle à environ 60 mètres plus bas dans une trouée entre les buis. Je regarde un instant sans vraiment comprendre ce que je vois bouger. Un buis s'agite quand un bois s'en détache. C'est un cerf qui frotte ses bois contre l'arbuste. Il redresse brusquement sa tête qui me semble très sombre, presque noire alors que ces bois très clairs en lyre, semblant porter 8 pointes, m’apparaissent nettement. Je reste immobile, il baisse la tête et se met à manger. L'approche semble très complexe mais je décide de tenter le coup. Je descends très doucement en biaisant à gauche pour être à couvert derrière les buis et rejoindre une grosse coulée qui descend vers l'animal. Malgré mon application à calculer chacun de mes pas, mon approche et loin d'être silencieuse mais les gouttes qui tombent des arbres ainsi que quelques blocs de neige de temps à autre me font espérer. En avançant je tente de l'apercevoir au travers de la végétation mais sans succès. Alors que j'arrive à 15 mètres de sa dernière position vue, je me rends compte qu'il n'est plus là. Je m'avance encore un peu vers une zone dégagée sous les hêtres mais rien non plus. Je descends en biaisant à gauche dans les buis et tombe sur le pied frais et quelques laissés du cerf et les suis doucement sur environ 40 mètres quand il redémarre devant moi dans les buis sans que je puisse le voir. 

Je décide de continuer à descendre pour rejoindre une piste ouverte par Patrick en contrebas avant de la suivre pour revenir vers chez mon ami. Un peu plus bas, je glisse et chute lourdement sur le dos, tapant mon coude sur un rocher pour protéger mon arc. La neige et l'eau rendent le sol très glissant et je m'accroche aux buis pour descendre cette pente assez raide. Arrivé à la petite piste, je la suis dans les buis. Plus loin, elle s'ouvre sur une belle clairière enherbée qui la domine et je regarde un instant au dessus de moi tenter d'apercevoir un animal. Je m'avance ensuite un peu sur la piste quand un animal démarre à environ 15 mètres au dessus de moi. C'est un beau cerf de 14 cors qui fonce droit devant lui, tête en arrière pour passer des branchages, en suivant la courbe de niveau. Je le perds vite de vue. Je ne verrai pas d'autres animaux sur la descente jusqu'à ma voiture alors que la neige tombe maintenant de façon soutenue.

Ce matin, je décide de revenir chasser le secteur où j'ai vu les cerfs. Pour gagner du temps, je remonte en voiture vers le sommet du chemin de la Soule et me gare au départ du chemin qui dessert le hameau d'habitations au dessus de chez Patrick et rejoint le bas de la crête que j'ai descendu hier matin. La neige a tenu, grâce à la nuit froide, sur la végétation mais pas sur le chemin, il fait -1°C. Je décide d'enfiler ma sur-veste camo-neige mais pas mon sur-pantalon. Je pars en longeant doucement le chemin tout en surveillant au dessus et en dessous de ce dernier où alternent les zones de bois et de prairies enneigées. Un peu plus loin, des craquements se font entendre sur ma gauche, en dessous du chemin. Un animal se débine tranquillement dans la pente boisée mais la faible luminosité du sous bois ne me permet pas de le voir. Je poursuis sur le chemin craquant à cause du gel en espérant le voir sortir sur la prairie un peu plus loin. Je me poste un instant dessus de cette dernière sans succès avant de poursuivre. Le chemin se sépare en 2, tout droit il dessert le hameau, je prends la branche que descend vers les prairies. J'avance doucement et rejoins une zone où le bois vient toucher le chemin sur ma gauche avant de faire à nouveau place à la prairie. En arrivant à la fin de cette zone boisée, je m'avance tout doucement pour tenter de surprendre un animal au gagnage dans le découvert en contrebas. J'observe caché par une petite pointe d'arbres qui longe le chemin et domine la prairie. Un mouvement attire mon regard à environ 60 mètres en contrebas, dans une bande arborée de quelques mètres qui couvre un talus raide et domine la pente herbeuse où j'ai vu le 14 cors hier. J'observe un instant l'animal et identifie une biche qui broute de 3/4 face. L'approche va être compliquée, je reviens un peu en arrière, perdant la biche de vue, puis attaque de descendre la pente très raide par une sorte de grosse coulée qui biaise dans la pente entre les arbres en essayant d'apercevoir la biche entre les branchages mais elle semble avoir disparue. Alors que j'ai un peu plus de visibilité, avant de sortir plus à découvert, j'observe un moment amis la biche n'est plus là. 

Je remonte sur le chemin et recommence à le suivre doucement en direction de la crête à environ 250 mètres. J'avance droit sur une petite grange en pierre derrière laquelle broutent souvent des animaux dans la pente. Alors que je ne suis plus qu'à 15 mètres du bâtiment je me fais surprendre par un faon ou une bichette qui démarre du coin gauche du petit bâtiment à environ 15 mètres de moi, derrière un tracteur garé de cul. L'animal peine à se retourner pour fuir dans le passage étroit, barré par le petit tracteur qui interdit l'accès de mon côté, entre le mur de la grange et une haie épaisse qui délimite un replat d'environ 2 mètres avant le départ de la pente enherbée sous la haie. Il doit pencher la tête en arrière pour ne pas percuter le tronc d'un gros arbre couvert de lierre. Je me décale à droite pour tenter de voir passer l'animal mais rien. Le grondement d'alerte d'une biche retentit dans la pente derrière la grange. J'avance doucement le long du mur et aperçois une biche et son faon juste sur ses talons qui regardent vers moi sans vraiment me voir à environ 70 mètres. Ils démarrent au petit trot en rejoignent le bord du chemin à environ 100 mètres. Ils marquent une pause alors qu'une bichette surgit dans la pente derrière la grange et remonte les rejoindre au trot. Je suis trop loin et à découvert, je ne peux rien faire sans les affoler d'avantage. Les animaux traversent le chemin et le suivent puis prennent à droite pour remonter dans une combe qui longe la droite de la crête. Je les perds vite de vue derrière le relief du terrain et en profite pour m'avancer le plus rapidement possible en essayant de ne pas faire trop de bruit sur le chemin gelé. Arrivé au bas de la combe, je constate que les animaux sont déjà au bois. Je les entends avancer dans la feuille morte gelée, la biche pousse par moment un cri d'alerte, elle va me vider le secteur de chasse.

Je décide de tenter ma dernière chance, j'avance rapidement vers le bout du chemin qui se termine au départ de la crête puis commence à remonter au plus raide en la suivant. Je m'arrête tout les 4 à 5 mètres pour observer et écouter. Ma progression sur ce sol de feuilles mortes et de gravier est très bruyante et m'arrêter souvent permet de casser le rythme de mes pas. 40 mètres plus haut environ, alors que j'écoute, un bruit de pas dans les feuilles se fait entendre sur la gauche de la crête. Je reste un moment immobile, ne sachant pas vers où se dirige le ou les animaux mais le silence s'installe. Je remonte encore un peu en baisant à gauche pour voir derrière la crête mais rien. Les chute de paquet de neige de la cime des arbres me font souvent croire à l'arrivé d'un animal. Un mouvement m'interpelle plus de 100 mètres plus haut sans que je comprenne ce que je viens de voir, vu la hauteur par rapport au sol et la taille je pense à un oiseau. Je continue mon ascension ponctuée de halte contemplative quand c'est un bel écureuil presque noir qui biaise au sol, à environ 50 mètres au dessus de moi, s'arrêtant derrière chaque tronc pour descendre dans le creux à ma droite et rejoindre une touffe de noisetiers où je le perds de vue. Certainement la silhouette furtive vue tout à l'heure. Alors que j'observe les alentours, l'écureuil commence à ronger bruyamment. Je remonte encore un peu et me cale contre un gros arbre juste à ma droite pour observer. Je balaye le secteur du regard quand un mouvement furtif arrête mes yeux sur 2 têtes de chevreuils qui s'agitent derrière des troncs tombés en travers de la pente à environ 25 mètres.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Je me fige et observe, la chevrette en tête saute par dessus le dernier tronc et s'avance un peu vers moi puis prends à droite à environ 18 mètres, plein travers, pour descendre dans le creux à ma droite tout en baisant doucement, se rapprochant ainsi peu à peu de moi en glanant sa nourriture au sol. Je désencoche ma flèche équipée d'une lame QAD Exodus et la remets au carquois puis prends une autre flèche équipée d'une lame mécanique et l'encoche. Son chevrillard se fraye un chemin entre les troncs puis se tourne de cul pour grignoter quelque chose contre l'un d'eux. La chevrette se retourne et passe à environ 15 mètres plein travers se dirigeant vers la gauche de la crête. Le chevrillard se tourne face à moi et descend droit sur moi, passe derrière sa mère, descend encore de quelques mètres puis se tourne plein travers à environ 12 mètres et se met à manger tête au sol. 

Je suis à découvert à gauche de l'arbre mais les animaux ne me voit pas, ce camo neige est impressionnant. Patrick ayant un bracelet chevreuil en plus du C1, de la biche et du jeune cervidé, je décide de tirer ce chevrillard. J'arme mon arc et aligne ma visée derrière l'épaule avant de décocher. Ma flèche le frappe plus en arrière que prévu et j'entends l'impact de ma flèche dans du bois derrière l'animal. Le chevrillard cri puis fonce pour disparaître dans la pente à droite. Sa mère part en sens inverse, fait une bouche puis revient derrière les troncs et observe le secteur en aboyant un moment sans bouger. Elle longe ensuite derrière les troncs en aboyant puis remonte un peu et s'arrête en aboyant, revient un peu sur ses pas, hésite puis finit par remonter en s'arrêtant régulièrement et en aboyant. Il me semble entendre brièvement les piaulements de son jeune. Je la laisse s'éloigner sans bouger puis quand les aboiements sont suffisamment loin, je m'avance vers les troncs à la recherche de ma flèche que je trouve rapidement grâce au cresting et aux vannes rouges. Elle ne semble pas porter de sang mais sa couleur légèrement verdie est signe d'une atteinte de panse.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Je la ramasse, replie les lame et la réencoche. Pensant le chevrillard parti droit dans la pente je tente de couper sa piste de sang sans succès. Je tourne et retourne, reviens à l'endroit du tir pour me remémorer la scène mais rien n'y fait. Je tente alors de recouper plus haut et trouve une belle piste de sang qui remonte sur une pente peu prononcée, en contournant un avancement très raide de la crête. Le sang en grosses gouttes est bien visible sur les feuilles mortes et la neige.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018
La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Je le suis sur environ 10 mètres en prenant des photos du sang quand j'aperçois une boule suspecte partiellement cachée par les troncs de quelques arbustes à environ 15 mètres. Je me fige et observe, je finis par distinguer mon chevrillard toujours vivant. Il est de 3/4 face et regarde vers moi.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

J'ai posé mon arc au sol pour prendre les photos. Je reste immobile espérant le voir s'affaisser mais il garde sa tête haute et me fixe. Les minutes passent, il regarde sur la droite, j'attrape doucement mon arc, il tourne vite la tête vers moi. Je reste immobile, l'encombrement des troncs ne me permet pas de tenter une flèche et le temps joue pour moi. Le chevrillard finit par retourner la tête à droite et fait mine de se lever à plusieurs reprise puis regarde à nouveau vers moi un instant avant de recommencer à tenter de se lever. Cette fois il finit par réussir et part de cul à travers les arbustes puis décrit une boucle à droite, me présentant son flanc et la blessure d'entrée de ma flèche qui ne semble pas saigner, pour aller se recoucher 30 mètres plus loin. Je le distingue à travers les branchages et décide de tente une approche. Je me faufile tranquillement entre les arbustes mais perds le chevrillard de vue. Impossible de trouver sa couche. Une seule goutte de sang est visible 10 mètres plus loin dans la neige. Je suis sa trajectoire et arrive sur une zone dégagée à la sortie des arbustes. Le chevrillard est couché de 3/4 arrière, au pied d'une petite montée raide et me regarde sans bouger à 8 mètres. J'arme doucement mon arc sans qu'il ne bouge puis hésite, un tir de cage thoracique serait dévastateur pour la venaison, Chose que je n'ai jamais faite, je décide de viser la tête. J'aligne ma visée et décoche. Ma flèche le frappe à la tête. Il cri, se lève d'un bon et fuit en remontant la pente avec ma flèche en travers de la tête. Je suis horrifié, ma flèche n'a pas du tout eu l'effet escompté. Je me rapproche de la zone du tir et constate que le chevrillard perd maintenant pas mal de sang. Je suis la piste qui remonte sur quelques mètres puis descend droit dans la pente. La neige et les feuilles retournées permettent de voir la piste de loin et je la suis facilement sur environ 60 mètres, elle contourne maintenant un bouquet de noisetier puis rentre sous un gros buis où j'aperçois mon chevrillard qui s'est affaissé sur le ventre, tête au sol. Je m'avance sur lui, il donne alors un dernier coup de patte arrière pour tomber sur le côté, je le saisis, c'est fini à mon grand soulagement.

Je dégage ma seconde flèche qui rentre sur la droite du museau et ressort dans la gorge côté opposé. Je fais quelques photos souvenir avant de le vider.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Ma première flèche a atteint le foie et la panse. Il est temps de redescendre chez Patrick en suivant la combe qui longe la crête.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Alors que je longe le chemin pris pour venir tout à l'heure, une biche suivie d'une bichette démarrent en trombe de la bande d'arbre où se trouvait la biche ce matin. Pas de cerf ce matin mais que la montagne est belle quand elle s'habille de neige.

La premier neige de l'année, 29 octobre 2018

Alex

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23 juillet 2018 1 23 /07 /juillet /2018 06:50

Ce weekend, Thierry m'a invité à chasser chez lui avec Renaud, je suis arrivé chez lui vendredi soir et Renaud n'arrivera que samedi après-midi. Ce matin, je pars chasser avec Thierry sur un secteur de son territoire de Cuzance. Nous arrivons alors qu'il ne fait pas encore tout à fait jour, nous attendons un peu d'y voir plus clair puis partons en longeant un chemin de terre qui débouche sur un grand chaume de colza entre un gros arbre à droite et une bout de haie à gauche. Le vent dans mon dos n'est pas très bon mais les chevreuils peuvent venir de partout. Au fond du chaume se trouve un gros bosquet à environ 400 mètres, un autre bosquet borde la droite du chaume et démarre à environ 40 mètres sur ma droite. Sur ma gauche, se trouve un autre bosquet qui démarre du bord du chaume et part en arrière à environ 80 mètres. Je me poste contre le bout de haie et commence à jouer du Buttolo. Très rapidement du bruit se fait entendre dans le bosquet à ma droite et une chevrette en surgit pour venir vers moi, j'espace mes appels pour ne pas la faire venir trop vite puis change d'appeau et passe au Rottumteller, un brocard sort alors du bois au fond du chaume à environ 400 mètres et commence à s'avancer tranquillement à découvert mais sans venir vers moi. La chevrette est à moins de 10 mètres et tourne devant moi pour finir par me prendre au vent et repartir vers le bosquet d'où elle vient. J'insiste dans mes appel et finit par capter l'attention du brocard qui commence à venir mais il biaise pour venir droit sur moi sous le vent et, arrivé à environ 100 mètres, il hume l'air et fait volte-face puis fonce vers le fond du bosquet de droite.

Je rejoins Thierry resté plus en arrière puis nous partons par un chemin de terre à la recherche d'un autre poste. Nous arrivons ainsi près d'une petite clairière d'herbe haute incluse dans le bois sur la gauche du chemin dont elle n'est séparée que par une ligne d'arbres et de buissons. Thierry décide de se poster dans le bois juste avant la clairière. Je m'avance un peu plus pour me poster dans une très grosse coulée traversant la bande d'arbre vers la fin de la clairière. Je suis partiellement caché par un arbuste feuillu. Je commence mes appels au Buttolo en surveillant devant et derrière moi. Assez rapidement alors que mes yeux balaient le secteur, ils se posent sur un brocard qui vient de sortir du fond de la clairière à environ 50 mètres sans un seul bruit. Il regarde dans la clairière à la recherche de l'origine des appels. Je reprends mes appels, il repart et s'avance d'un pas lent vers mon poste. Il s'arrête souvent pour écouter en observer et mes appels le font alors repartir. Peu à peu, il s'approche et j'arme mon arc et positionnant le Buttolo sur ma poignée d'arc pour continuer à appeler une fois armé, alors qu'il approche des 30 mètres de mon poste et le laisse venir mais alors qu'il n'est plus qu'à 15 mètres, il biaise légèrement comme pour prendre la coulée à quelques mètres sur ma gauche. Je tente de le guider vers moi mais à environ 10 mètres il stoppe et se met de 3/4 face et commence à frotter un gros chardon avec ses bois. J'ai une fenêtre de tir au travers des branchages, il je le laisse encore avancer la végétation ne me permettra plus de tirer. J'aligne ma visée derrière son épaule et décoche. Ma flèche le traverse sans que je ne voie précisément mon atteinte. Il démarre en trombe et décrit une courbe d'une 30ène de mètres pour rentrer sur la droite de la clairière dans le bois. Dans sa course, j'ai aperçu une tâche sanguinolente en arrière de la panse côté sortie de flèche et je ne suis pas sûr de mon atteinte. Le calme reviens vite, je quitte mon poste et me dirige vers ma flèche plantée au sol. Elle est couverte de sang et de contenu stomacal.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Je récupère ma flèche et la remets au carquois, je vois alors sortir Thierry du bois au fond de la clairière, il s'était en fait avancé dans le bois et a laissé passer le brocard, arc armé pour me le laisser tirer alors qu'il l'a eu à seulement quelques mètres plein travers. Je décide d'attendre quelques minutes avant d'aller contrôler la trajectoire de fuite. Nous commençons à chercher les traces de sang après une petite attente mais pas la moindre goutte visible dans la clairière. Je pars donc chercher l'entrée au bois et trouve assez rapidement un petit arbuste au feuillage couvert de gouttes de sang.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Nous attendons à l'écoute au bord du bois et Thierry m'annonce avoir entendu du bruit. J'écoute un instant sans rien entendre et m'avance de quelques mètres dans le bois en suivant les grosses gouttes de sang bien visibles malgré la faible luminosité du sous-bois.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Je stoppe et écoute encore tout en scrutant le bois quand j'aperçois mon chevreuil couché un peu plus haut. Je m'approche prudemment, flèche encoché mais il est bien mort. Un peu des intestins sortent par le trou de sortie de ma flèche.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

J'appose le bracelet et sort le brocard sur la clairière. Ma flèche rentre bien au défaut d'épaule où je visais mais je pensais le brocard moins tourné. Ma flèche a tout de même touché les poumons et le foie.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Il est 7h30 mais il ne reste qu'un bracelet à Thierry et nous décidons d'arrêter la chasse pour ce matin car Renaud arrive pour chasser ce soir et, si nous fermons le second bracelet, il n'aura plus que les renards à chasser.

En amenant la caissette de la viande du chevreuil que j'ai préparée au président de la chasse, ce dernier nous donne un autre bracelet pour le reste du weekend. Après être allé faire un tour au "salon de la chasse" à Martel, avoir mangé un bout et fait une bonne sieste, nous accueillons Renaud sur motivé pour la chasse de ce soir. Nous repartons sur le terrain vers 18 heures et laissons Renaud sur un secteur et je pars avec Thierry sur une autre zone, Il gare sa voiture au bord de la route. Nous nous préparons puis partons par la chaussée pour rejoindre un passage au travers de la haie que nous longeons sur notre droite. En arrivant au passage, j'aperçois un chevreuil à environ 50 mètres dans la prairie et me fige. J'identifie très vite un chevrillard et l'annonce à Thierry un peu plus en retrait. Il avance doucement dans l'herbe en broutant. Je décide de m'approcher un peu pour tenter de faire quelques photos. Je traverse doucement jusqu'à l'autre côté du passage en stoppant à chaque fois que le chevrillard lève la tête et prends quelques photos mais il finit par m'apercevoir. Curieux il commence alors à se rapprocher. Je lance de cris aigus avec mon Rotumtteler qui lui font reprendre ses esprits et regagner la sécurité du bois. Je me retourne vers Thierry et constate qu'il a filmé une partie de la scène.

Nous nous avançons dans la prairie en longeant le bois de gauche. Alors que nous arrivons au coin du bois, j'aperçois une silhouette furtive qui vient vers nous en longeant la bordure d'un autre bois aligné avec celui que nous longions. J'identifie vite un renard. Il est à plus de 100 mètres, je l'annonce à Thierry et nous nous replions vite derrière la balle de foin calée contre l'angle du bois juste devant nous. Je dis à Thierry que je vais tenter de l'appeler. Il allume donc son téléphone et le cale sur la balle de foin. J'ai perdu le renard de vue, je commence à imiter des cris de souris avec mes lèvres sur le dos de ma main. Rapidement le renard surgit derrière les balles de foin et fonce sur nous par la gauche. J'arme mon arc alors qu'il est à environ 40 mètres et stoppe mes appels. Il vient se planter à 7 ou 8 pratiquement de face mais la balle de foin me gêne pour décocher. Je me penche doucement sur la droite en alignant ma visée et décoche. Touché à l'épaule le renard bondit en se tordant et en criant puis fonce vers le bois sur notre gauche en perdant beaucoup de sang.

A peine est-il rentré au bois que nous l'entendons se débattre. C'est terminé pour lui, je pars chercher ma flèche et la remets au carquois avant de suivre le sang abondant sur l'herbe puis encore plus abondant dans les broussailles à l'entrée du bois. La végétation basse est couverte de sang frotté. Je tombe vite sur mon renard mort sur le flanc. Ma flèche rentre dans l'épaule et ouvre largement le côté de l'animal et ressort entre les cuisses qui sont entaillées profondément sur les faces internes. Les intestins du renard sont sortis par le trou de sortie, il n'a pas fait plus de 20 mètres.

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Après quelques photos souvenir,

Un samedi dans le Lot, 21 juillet 2018

Nous le laissons au bord du bois et continuons notre chasse. Nous passons de poste en poste en appelant. Nous nous arrêtons dans un sous-bois clair en pente douce descendante. Thierry se poste sur le haut, je me poste un peu plus bas à 30 mètres sur sa droite. J'appelle un moment au Buttolo quand un beau 6 pointes arrive par ma droite au galop et presque sans bruit. Je l'aperçois un peu trop tard et stoppe mes appels. Je lâche mon appeau et arme mon arc, je ne peux plus appeler et il a stoppé à un peu plus de 20 mètres en contrebas derrière quelques branches mortes. J'aligne ma visée, cherche une trouée et décoche. Je vois avec horreur ma flèche partir trop haute et toucher le brocard dans les muscles du dos. Je vois nettement une plaie sur le dos du bocard qui fait volte-face et repart d'où il vient. Il me semble voir ma flèche en travers de son dos. Il stoppe à environ 40 mètres sur ma droite mais derrière des branchages. Il regarde autour de lui et cherche à comprendre ce qui vient de se passer. Je réencoche et reprends mon appeau pour tenter de le faire bouger un peu mais il redémarre et se débine vers le bas du bois puis stoppe à environ 100 mètre et se met à aboyer rageusement un long moment. Plus de doute, mon atteinte est superficielle, je ne retrouverai pas ce brocard. Au bout d'un moment, je lui réponds en aboyant ce qui le fait taire et démarrer.

Thierry me rejoint puis nous commençons à chercher ma flèche sans succès et les premiers indices. Comme je m'en doutais, nous ne trouvons pas de sang jusqu'à la reposée debout du brocard ù se trouve un petit rond de gouttes rouge vif. Nous suivons plus ou moins la direction de fuite et trouvons quelques rares gouttes jusqu'à la zone où le brocard s'est arrêté pour aboyer puis plus rien. Nous insistons un moment par acquis de conscience mais je dois me rendre à l'évidence, mon atteinte est très superficielle et une recherche avec un chien ne donnera pas plus, nous abandonnons et poursuivons notre chasse mais le cœur n'y est plus et les chevreuils ne répondent plus. Renaud de son côté a loupé un brocard et en est malade. Nous nous retrouvons avant la nuit et nous décidons de changer d'association. Je pars avec Renaud vers le stade de foot sous lequel se trouverait un très beau brocard. Nous faisons quelques pauses pour appeler en  chemin mais rien ne vient. Nous descendons sous le stade et apercevons au loin 2 chevreuils au gagnage, nous nous rapprochons de la bordure de friche boisée qui borde la prairie et nous nous postons pour appeler. Je constate que ce que nous avions pris pour des chevreuils n'en sont pas mais aperçois 2 chevreuils à environ 400 mètres. Je commence à appeler, ils arrivent très vite et je comprends vite qu'il s'agit d'une chevrette et de son chevrillard. Ils viennent jusqu'à 15 mètres environ puis font demi-tour. Il fera vite nuit nous partons vite par un petit passage forestier vers la prairie où se trouverait le grand brocard.

Nous débouchons sur un grand chaume bordé au fond par une bande de luzerne. Nous repérons, sur la gauche, une bande de bois prise entre le chaume et la luzerne. Le vent souffle de notre gauche. Pas de chevreuil en vue. Nous traversons le chaume en biaisant vers la bande boisée. Renaud se poste sur le coin gauche et moi à environ 30 mètres de lui sur le droit. J'attaque d'appeler au Buttolo. Au bout d'un moment, le bruit caractéristique d'un chevreuil retentit dans le bois. J'insiste et change les sonorités mais il a ralenti en se rapprochant et ne semble pas vouloir venir plus. Je tente le Rottumteller et un chevreuil surgit dans une zone dégagée du bois à environ. J'arme mon arc et prends la visée mais la luminosité n'est pas bonne et je n'arrive pas à identifier le sexe de l'animal, il me semble qu'il s'agit d'une chevrette. Elle finit par repartir, je désarme et reprends mes appels. Il revient mais repart à nouveau. Tout à coup, Renaud m'interpelle et me faut des signes, le gros brocard est arrivé dans mon dos et est venu à portée de tir mais absorbé par l'autre chevreuil je ne l'ai pas vu. Il vient de refranchir une haie épaisse qui borde la luzerne. Je l'entends aboyer de l'autre côté. Je me décale vite vers une trouée de la haie et l'aperçois au loin. Je reprends mes appels. Il semble vouloir venir mais est très méfiant et fait des allers-retours en parallèle de la haie à environ 100 mètres pour tenter de prendre le vent. Je joue de tous les appels que je connais, de l'aboiement et arrive à le faite venir de 20 mètres mais pas plus il refuse d'avancer plus. Je lutte jusqu'à la nuit qui m'oblige à abandonner. Nous rentrons.

 

Alex

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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 06:43

Ce soir, je pars chasser sur le secteur que je n'ai pas pu chasser cette semaine à cause du fauchage et des moissons. Je me gare au bord de la route contre un bois. Je me prépare rapidement puis rejoins un chemin de terre qui remonte à travers bois vers un champ travaillé. J'avance doucement tout en surveillants les 2 côtés du sentier, à ma gauche le terrain descend à pic vers un ruisseau profondément encaissé de plusieurs mètres et sur ma droite, un talus domine le chemin. Je ressors sur le champ travaillé sans avoir vu d'animaux. Je scrute les alentours avant de sortir à découvert, rien en vue, je biaise à droite à travers champ vers une bande de féverole qui borde une haie épaisse pour rejoindre une parcelle de féverole. Alors que je longe doucement les féveroles, un animal démarre à grand bruit et me fait rapidement tourner la tête alors que je me fige. Un faon de chevreuil a fait environ 10 mètres avant de stopper à 5 mètres du bord, dans la culture. Je reste un moment immobile alors qu'il cherche autour de lui ce qui l'a dérangé puis je commence une progression très lente en longeant la culture pour arriver sans difficulté à quelques mètres de lui. Je tente de le prendre en photo mais je peine a faire la netteté dans la végétation.

Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018

Il finit par redémarrer et s'éclipse dans les féveroles pour disparaître rapidement dans cette végétation dense. Je continue ma progression le long de la culture et rejoins une parcelle de blé. Je fais une pause pour observer le secteur mais rien en vue, je coupe l'angle des céréales pour rejoindre la bordure d'une friche prise dans un bois en U. Toujours rien, je suis la limite friche-blé jusqu'à un gros chêne qui marque le coin du blé. J'observe la friche en contrebas puis descends à travers les hautes herbes tout en surveillant la friche à ma droite et la coupe envahie de fougères et de buissons, sous la ligne à haute tension qui traverse le bois. Toujours rien alors que j'arrive au bord du fossé du fond de combe qui délimite le bas du bois. Je le franchis et le suis pour longer le bois. Le vent est face à moi, je progresse tranquillement tout en surveillant la prairie fauchée à ma droite et le sous-bois clair qui remonte vers la coupe un peu plus haut. Un peu plus loin je passe un autre fossé perpendiculaire et presque comblé par les coulées de boue de ce printemps. La souille que les sangliers fréquentes chaque année à cet endroit a été comblée. Quelques traces de sangliers de passage marquent le sol meuble. Je continue mon chemin jusqu'à un chemin forestier qui remonte vers la coupe. Il se termine dans un mur de fougères. Alors que je passe le départ du chemin, un bruit de pas se fait entendre sur la droite de ce dernier derrière un mur de végétation qui ne me permet pas de voir à l'intérieur du bois. Je me fige en lisière et écoute. L'animal n'est qu'à quelques mètres de moi, les craquements ne semblent pas vouloir prendre une direction particulière. Je tente d'avancer encore un peu avec une extrême lenteur mais le feuillage toujours aussi épais ne me laisse pas plus de vision. Les bruits stoppent par moment puis reprennent et des grognements se font entendre, me laissant penser qu'il s'agit d'un beau sanglier. Au bout d'un moment les pas s'avancent vers le chemin forestier. Je me décale derrière l'angle de bois sur la droite du chemin, accroche mon décocheur et me prépare à armer. L'animal finit par s'avancer à découvert mais quelle n'est pas ma surprise de voir sortir un beau brocard sur l'herbe verte du chemin à travers le feuillage. J'arme mon arc et le laisse s'avancer bien à découvert. Mon viseur calé sur le défaut d'épaule le suit dans son mouvement lent.

Il se dégage plein travers et j'appuis sur la détente de mon décocheur mais au même moment il m'aperçoit et amorce un demi-tour. Ma flèche le frappe pleine épaule de 3/4 arrière mais ne semble quasiment pas pénétrer. Le chevreuil fonce dans la végétation du bois à grand bruit puis le calme revient. Je ne suis pas du tout confiant sur la létalité de ma flèche.

Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018

Les bruits stoppent par moment puis reprennent et des grognements se font entendre, me laissant penser qu'il s'agit d'un beau sanglier. Au bout d'un moment les pas s'avancent vers le chemin forestier. Je me décale derrière l'angle de bois sur la droite du chemin, accroche mon décocheur et me prépare à armer. L'animal finit par s'avancer à découvert mais quelle n'est pas ma surprise de voir sortir un beau brocard sur l'herbe verte du chemin à travers le feuillage. J'arme mon arc et le laisse s'avancer bien à découvert. Mon viseur callé sur le défaut d'épaule le suit dans son mouvement lent.

Il se dégage plein travers et j'appuis sur la détente de mon décocheur mais au même moment il m'aperçoit et amorce un demi-tour. Ma flèche le frappe pleine épaule de 3/4 arrière mais ne semble quasiment pas pénétrer. Le chevreuil fonce dans la végétation du bois à grand bruit puis le calme revient. Je ne suis pas du tout confiant sur la létalité de ma flèche.

Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018

J'attends un peu puis monte voir l'endroit du tir où je trouve tout de suite pas mal de sang.

Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018

L'entrée au bois est aussi bien marquée, le chevreuil a laissé de beaux frottés de sang.

Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018

Je décide de suivre la piste de sang qui est extrêmement abondante et très facile à suivre, elle suit la coulée principale.

Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018
Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018

Je retrouve facilement mon chevreuil, il est encore en train de se débattre au sol et finit de mourir. Il se propulse en l'air et retombe lourdement un peu plus bas sur le dos, se débat encore un peu puis s'immobilise. Je remonte par le passage ouvert par mon chevreuil dans la végétation pour éviter les ronces qui me séparent de lui 

Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018

puis descends apposer mon bracelet avant de faire quelques photos souvenir. Il a fait environ 100 mètres alors que ma flèche, qu'il a perdue en route, n'est même pas rentrée dans la cage thoracique. Ma lame a juste sectionné l'artère alimentant la patte avant provoquant une très forte hémorragie.

Un chevreuil qui se prends pour un sanglier, 30 juin 2018

Je repars en suivant le sang en sens inverse pour chercher ma flèche que je retrouve vite mais il manque le 10 cm côté lame. Je ramène ensuite mon brocard à la voiture en le portant sur mon épaule, les 4 pattes attachées. Il est encore tôt et je décide d'aller faire un tour autour du bois de Bourras. Je me gare un peu plus loin au départ de chemin de terre qui passe l'Osse, attrape mon arc et pars en suivant le chemin de terre. Alors que je suis sur le ponton au-dessus de la rivière qui passe à environ 3 à 4 mètres en dessous, j'aperçois un gros ragondin calé dans l'eau contre la berge de gauche. Il est immobile et j'hésite un instant à le tirer, trop longtemps car il finit par se débiner en suivant la berge à la nage et s'éloigne tranquillement à 1 mètre de la rive. Je poursuis mon chemin, Je pars à gauche pour traverser la vielle Osse après l'ancienne peupleraie pour rentrer sur le côté du bois de Bourras à bon vent. Je suis assailli par une nuée de moustiques qui me piquent de partout malgré tous ceux que j'arrive à tuer. Une petite couleuvre à collier se débine sur le sol dénudé du bois où la végétation peine à se remettre des inondations. Je la saisis par la queue pour la photo avant de la relâcher puis poursuis mon chemin à travers bois. La fréquentation des sangliers semble énorme, le sol est jonché de traces de toutes tailles mais je traverse le bois sans les voir ni les entendre. J'ai pris mon temps pour chasser en sous-bois malgré les moustiques et la luminosité commence à décroitre. Je pars faire le tour des blés entre l'Osse et la vieille Osse sans rien voir avant de rentrer à ma voiture. Alors que j'arrive sur le ponton, l'eau est très agité sur ma droite et j'aperçois vite le gros ragondin qui revient en longeant la rive de gauche. J'arme mon arc et le laisse venir, à 7 ou 8 mètres, il bifurque et commence à monter sur la berge tranquillement. J'aligne ma visée et décoche. Cloué à la berge, il saute en tous sens pour se dégager et finit par s'extraire de ma flèche d'un bon impressionnant avant de retomber lourdement dans l'eau où il disparaît un court instant dans un nuage de sang avant de refaire surface. Il se débat en cherchant son air et s'immobilise rapidement mais le courant l'emporte vers les rapides enrochés de l'autre côté du pont. Il dérive sur quelques mètres avant de couler. Je tente de l'apercevoir dans les rocher de l'autre côté du pont mais il a disparu. Je pars chercher ma flèche en descendant par une coulée très abrupte au milieu de la végétation épaisse avant de retourner à la voiture alors qu'il fera vite nuit.

 

Alex

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 09:58

Ce matin, je décide de chasser autour de chez le président de la chasse de Justian pour la première fois de la saison. Je me gare donc près de l'ancien moulin, au bord de l'Osse et attends que la luminosité soit suffisante puis me prépare rapidement et pars vers le chemin de terre qui sert de limite au territoire de chasse. J'avance doucement, le bois qui borde les 2 côtés du chemin s'ouvre un peu plus loin sur une grande friche qui remonte sur la gauche coté Justian. En arrivant au coin du bois qui remonte jusqu'à mi-pente du penchant, je scrute la friche à la recherche d'un chevreuil avant de poursuivre sur le chemin un petit moment tout en surveillant attentivement le secteur. Ne voyant pas de chevreuil, je quitte le chemin et remonte dans la friche pour rejoindre le bout d'une pointe de bois qui s'avance dans cette dernière à environ 100 mètres au-dessus du chemin. Rien en vue, je longe donc le bois qui redescend vers un ruisseau longeant la lisière. Pas de chevreuil en vue, plus loin en avant, la friche laisse place à une luzerne très haute et colonisée par divers végétaux. J'avance prudemment pensant y voir un brocard mais c'est une chevrette qui surgit de la végétation et se débine à environ 80 mètres en se retournant plusieurs fois vers moi avant de s'enfuir sur le semé qui suit et biaiser à droite pour remonter vers un îlot boisé au milieu du grand semé en forme de cirque bordé par le bois qui remonte sur ma droite pour revenir ensuite vers la route de crête à environ 400 mètres. Je Surveille un moment la luzerne au cas où j'apercevrais un brocard mais ne voyant rien je finis par m'avancer pour remonter vers la crête et c'est alors que le brocard surgit de la végétation pour remonter vers la crête en aboyant. Je suis dégoûté, je sentais qu'il était là mais je n'ai pas été assez patient.

Je remonte vers la route de crête puis la suis un peu pour atteindre le coin d'un bois qui descend jusqu'au bas du penchant suivant en prolongement du bois qui revenait jusqu'à l'autre côté de la route. Alors  que je commence à longer le bois pour descendre vers le fond de la combe, j'aperçois un chevreuil à environ 500 mètres, au bord du fossé qui marque le fond de la combe à environ 100 mètre du coin bas du bois. Il est à découvert dans une immense parcelle de luzerne fauchée et ramassée et regarde déjà vers moi, l'approche s'annonce très compliquée. J'aperçois alors un autre chevreuil de l'autre côté du fossé, plus à gauche à environ 100 mètres de l'autre chevreuil. Celui-ci broute tranquillement juste en bordure d'une bande d'épeautre se terminant au bord du bois. J'observe un moment sans bouger. Le chevreuil qui regarde vers moi finit par se tranquilliser et commence à remonter vers un bosquet à mi-pente du penchant opposé. J'en profite pour suivre le bois qui bifurque à angle droit vers la gauche un peu plus bas et couvre ainsi ma progression sur environ 40 mètres. Je stoppe au coin du bois avant de redescendre à découvert. Un petit bouquet d'arbres sortant de l'alignement du coin du bois me camoufle. Le chevreuil que j'identifie comme étant un beau brocard est inapprochable. Je décide de tenter de l'appeler en aboyant mais il devient inquiet et remonte vers le bosquet suivi de sa chevrette qui a surgit du fossé. J'insiste, il s'arrête  par moment pour regarder vers moi mais poursuit son chemin. L'autre chevreuil inquiet, rentre dans l'épeautre puis disparaît alors que je le quitte des yeux pour observer le couple de fuyards.  Il a certainement dû se coucher. Le brocard et la chevrette rejoignent la lisière, la longe un moment puis rentre plus à gauche dans le bosquet. Je quitte mon observatoire descends en suivant le bois tout en surveillant l'épeautre puis remonte vers le bout du bosquet avant de le longer tranquillement puis très doucement en me rapprochant de l'endroit où sont rentrés les chevreuils. Mon décocheur et accroché, je suis prêt à armer mais j'aperçois trop tard le brocard, au-dessus de moi, à travers les feuillages, dans le penchant boisé, à environ 20 mètres alors qu'il démarre en aboyant. 

Je presse le pas pour dépasser le bosquet et le bout de friche qui le suit avant de remonter vers la route par la luzerne fauchée pour essayer de le recouper sachant qu'il doit biaiser vers moi pour éviter l'habitation au-dessus du bosquet mais il m'a devancé et je ne le reverrai pas. Je passe la route et biaise un peu à gauche pour rejoindre le coin d'un bosquet rentrant dans la bordure d'une immense parcelle de luzerne fauchée et bordé à sa gauche par un champ semé. Je longe sur la gauche du bosquet avec le vent qui alterne entre souffler dans mon dos et sur ma gauche. Après le bosquet je suis la limite entre la luzerne et le semé qui est suivi par une parcelle de blé. Je me décale un peu à gauche pour rattraper le premier passage de tracteur qui longe à une dizaine de mètres de la bordure des céréales et le suis tranquillement en surveillant les alentours. Le passage prend à gauche au bout d'environ 50 mètres pour suivre un fossé broussailleux qui sépare cette parcelle de blé d'une autre collé à un grand bois sur sa droite. Une haie poursuit le fossé à ma droite pour rejoindre l'angle du bois à quelques dizaines de mètres. Le fossé bifurque à 90° à droite un peu plus loin pour descendre vers le fossé marquant le fond de combe et le passage de tracteur le suit. J'arrive au bord du fossé du fond de combe et sort sur la bande enherbée. Le vent a encore tourné et souffle de ma droite, je décide d'en profiter pour aller jeter un coup d'œil dans une parcelle de vigne et une friche qui la suite sur ma droite, de l'autre côté du fossé en remontant sur le penchant opposé. Pas de chevreuil, je passe le fossé contre le bois dans un passage de la haie qui le borde le long de la vigne. La parcelle de blé entre la haie et le bois a été pillée par les sangliers contre la haie que je longe. En arrivant au bout de la haie. J'aperçois les bois d'un joli 6 pointes qui dépassent du blé par lequel je suis descendu. Il est à environ 100 mètres du fossé du fond de combe en 40 mètres du fossé broussailleux. Le vent souffle dans mon dos, il me faut longer le bas du blé pour le dépassera avant de remonter vers lui pour lui couper la route. Je l'observe un instant sans bouger puis les bois disparaissent un long moment avant de réapparaître 20 mètres plus loin et disparaître à nouveau. Je presse le pas et longe voûté le bas du blé pour rejoindre le passage de tracteur le plus proche du brocard. J'arrive à dépasser le brocard sans être vu puis commence à remonter rapidement vers lui.

Arrivé à environ 40 mètres sans me faire repérer, je me positionne à genoux et poursuis mon approche sans trop de difficulté jusqu'à 10 mètres de l'endroit où le brocard devrait traverser le  passage de tracteur. Je me cale et attends prêt à armer mon arc. Le brocard est à moins de 1 mètres du passage, je ne vois toujours que ses bois, le temps passe, j'hésite plusieurs fois à armer. Au bout de plusieurs minutes, le brocard se décide et avance d'un coup sans que je n’aie le temps d'armer et tourne la tête vers moi en s'avançant à découvert. Il me voit immédiatement et s'enfuit immédiatement en faisant volte-face pour traverser le blé en bondissant et en aboyant. J'arme mon arc et l'aboie au cas où mais il s'arrête trop loin puis poursuit sa course vers le bois où il disparaît. Je me suis fait avoir comme un débutant. Je me redresse et par faire un tour dans le secteur sans rien voir avant de remonter vers la route de crête pour redescendre vers la combe où se trouve l'épeautre. Le vent soufflant de ma gauche, je décide d'attaquer la culture à l'opposé du bois. Je rentre dans les céréales très hautes et avance doucement par un passage de roue à quelques mètres de la bordure de la parcelle avec un fort vent de face. Alors que j'arrive près de l'endroit où j'ai perdu le chevreuil de vue, un jeune brocard surgit des céréales, J'arme mon arc et le suis dans mon viseur, alors qu'il démarre en trombe. Il s'arrête à environ 15 mètres et se tourne pour regarder derrière lui plein travers. Ma visée se cale alors qu'il cherche ce qui l'a dérangé, je décoche. L'impact retentit et il démarre en trombe en longeant à environ 5 mètres de la bordure gauche des céréales puis ralentit rapidement avant de s'arrêter à quelques dizaines de mètres pour regarder vers moi un instant. Il repart ensuite tranquillement et s'arrête à nouveau un peu plus loin pour regarder vers moi avant de repartir tranquillement et de s'arrêter à nouveau à en environ 120 mètres comme si de rien n'était. Je n'ai pas vu mon atteinte et commence à douter de ma flèche. Il repart tranquillement en biaisant vers le milieu de la culture puis semble de se coucher environ 30 mètres plus loin.

Je pars chercher ma flèche sans succès dans cette végétation dense et haute mais trouve un petit bout de bout de poumon accroché aux céréales. Je suis rassuré sur mon atteinte mais ne comprends pas comment ce petit brocard a pu faire tout ce chemin si lentement avant de se coucher.

Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018

La piste est très peu abondante et je la suis lentement en cherchant les indices peu visibles et la draille laissée par le chevreuil sur son passage.

Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018
Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018
Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018

La piste finit par s'intensifier un peu sur les 50 derniers mètres.

Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018

Je retrouve enfin mon brocard qui a fait environ 150 mètres. Il est mort, allongé sur le flanc. Ma flèche est au cœur, je n'en reviens pas de la résistance de ce petit brocard.

Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018

Je fais quelques photos souvenir avant de lui attacher les pattes pour le porter plus facilement.

Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018

Il fait déjà chaud, il est temps de rentrer.

 

Alex

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24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 14:35

Ce matin, j'ai décidé de chasser le secteur du bois de Bourras. Je gare ma voiture sur le chemin de terre qui rejoint le ponton enjambant l'Osse et attends les premières lueurs du jour. Dès que la luminosité est suffisante, je me prépare et pars en chasse, je passe le pont, suis la coulée de gibier très marquée dans le blé pour rejoindre le bord de la vieille Osse puis prends à droite en la suivant pour rejoindre la passerelle de la palombière. Je traverse ainsi la vielle Osse, passe le tunnel de la palombière et arrive doucement en lisière de bois quand un chevreuil aboie sur ma droite. Je tourne les yeux et aperçois une chevrette à environ 40 mètres dans le champ d'orge. Elle regarde vers moi et aboie régulièrement. Je reste un instant dans l'ombre des branches basse d'un gros chêne, en lisière du bois, pour voir si elle est seule, déjà les premiers moustiques arrivent. Je finis pas sortir à découvert ce qui la fait fuir en aboyant. Je la laisse s'éloigner puis m'avance vers le passage entre la haie qui descend du grand bois du dessus et le bois de Bourras pour aller observer le grand champ d'orge où la chevrette se trouvait. Rien en vue, je fais donc demi-tour et prends le premier passage de tracteur à 15 mètres de la haie pour remonter vers le grand bois.

Le passage bifurque à environ 10 mètres du bois et je le suis quand j'aperçois brusquement un grand brocard de face qui m'observe à environ 50 mètres. La bosse du champ me le cachait, je me fige et l'observe une très court instant puis fais très lentement marche arrière en me baissant un maximum pour repasser hors de sa vue derrière la bosse du champ. Dès que je ne le vois plus, je me décale le plus rapidement possible vers la bordure du bois en essayant de ne pas faire de bruit puis m'avance doucement en suivant le bois. Le brocard n'a pas bougé, il est toujours de face et regarde vers moi à 45 mètres environ. Je stoppe et l'observe à travers les branchages d'un gros chêne qui marque un angle droit du bois. L'approche semble très compliquée.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je décide de tenter d'aboyer, je commence mes appels, le brocard tourne la tête sur sa gauche vers le bois puis regarde vers moi à nouveau, je continue mes appels, il recommence à regarder vers le bois puis se décide et démarre pour venir se coller au bois en quelques bons, il n'est plus qu'à 25 mètres mais je peine à le voir derrière les branchages. Je poursuis mes appels, assez rapidement le brocard repart, passe l'angle du bois alors que j'arme mon arc et vient stopper plein travers à environ 12 mètres dans l'orge. J'aligne vite ma visée alors qu'il cherche d'où viennent les aboiements et décoche. Ma flèche rentre au défaut de l'épaule et le brocard s'affaisse sur place, disparaissant dans l'orge avant de se relever d'un bon et de démarrer en trombe avec un bruit mouillé venant de la blessure d'entrée de ma flèche. Il fonce en parallèle du bois sur environ 30 mètres puis amorce un virage pour rentrer au bois. A environ 5 mètres de la lisière, il trébuche, ses pattes avant s'affaissent et son poitrail vient violemment heurter le sol alors que ses pattes arrière montent au ciel. Empoté par son élan il fait un spectaculaire soleil et vient s'écraser très violemment dans les branchages du bord du bois avec un bruit de bois cassé. Le brocard a disparu dans le feuillage. Le calme revient vite et je le pense mort.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je pars tenter de retrouver ma flèche dans la direction de mon tir et tombe sur un gros rond de sang à l'endroit où le brocard s'est affaissé au sol.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je ne trouve pas ma flèche, pensant retrouver mon brocard mort au bord du bois, je pars le chercher. Je trouve vite l'endroit de sa chute. Le feuillage est couvert de sang à l'entrée du bois et une branche d'environ 2 cm de diamètre, fraîchement cassée repose au sol.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je pose mon arc en bordure du bois puis j'écarte les feuillages mais ne trouve pas mon brocard, je rentre dans le bois et trouve des gouttes de sang et constate incrédule qu'elles dessinent une piste qui s'enfonce dans le bois.

Une très belle chasse, 24 juin 2018
Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je me dis que mon brocard ne doit pas être bien loin et commence à suivre le sang. Les premiers mètres dénudés de la lisière font vite place à un parterre de fragon. Dès l'entrée dans le fragon le chevreuil a laissé un beau frotté de sang.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je rentre dans le fragon et monte une petite marche d'environ 1 mètre de haut en haut de laquelle le brocard a frotté un morceau de bois mort qu'il a partiellement repeint en rouge.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Confiant sur l'issue de ma recherche, je suis le sang qui est pour le moment assez abondant mais les mètres de recherche s'accumulent et je commence à douter d'autant que le sang est par moment presque inexistant. Après environ 80 mètres de recherche, je décide de faire demi-tour et d'aller chercher mon arc que j'ai laissé en lisière du bois. Je repars ensuite en recherche, je perds un moment la piste dans une zone de fragon épais mais en recoupant, je finis par retrouver quelques gouttes de sang. Le brocard ne suis pas vraiment les coulées principales, un peu plus loin, je franchis le ru qui longe le bord du bois, le sang semble se diriger vers la lisière comme si le brocard voulait sortir dans l'orge mais il bifurque et longe à l'intérieur du bois puis redescend pour retraverser le ruisseau. Le sang n'est pas constant, assez abondant par moment puis quasi inexistant sur plusieurs mètres. La piste me conduit maintenant vers l'intérieur du bois et un autre petit ru C'est en arrivant au bord du petit ru encaissé d'environ 1,5 mètre que j'aperçois mon brocard mort dans l'eau, couché sur le ventre, la tête reposée sur son dos.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Il a parcouru environ 150 mètres, je le dégage de l'eau et appose mon bracelet avant d'analyser le travail de ma flèche. Elle est bien rentrée au défaut de l'épaule où je visais mais, alors que le chevreuil était plein travers, elle a bifurqué dans l'animal pour ressortir dans le cuissot opposé.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je ressors du bois avec mon brocard pour l'observer plus en détail avec un peu plus de luminosité. Je constate alors qu'il possède une sorte de petite meule en dessous de bois. C'est en fait un petit pivot surnuméraire surmonté d'un bouton aplati.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je décide de chercher un peu plus ma flèche et repars de la grosse tache de sang. C'est alors que je trouve ma flèche cassée au 2/3 de sa longueur côté lame, juste à côté de la tache de sang. Je tente de retrouver l'empennage en suivant le sang dans l'orge. L'empennage est en fait resté à l'intérieur du brocard, je le retrouverai au dépeçage.

Une très belle chasse, 24 juin 2018
Une très belle chasse, 24 juin 2018
Une très belle chasse, 24 juin 2018
Une très belle chasse, 24 juin 2018

Impossible de le trouver, je laisse tomber. L'empennage est en fait resté à l'intérieur du brocard, je le retrouverai au dépeçage. Il est encore tôt, je décide de ramener le brocard à la voiture avant d'aller chasser encore un peu. Une fois mon brocard dans le coffre de la voiture et ma flèche cassée replacée, je repars en chasse. Je reviens où j'ai tiré mon brocard et continue à suivre le passage de tracteur qui me conduit dans un angle du bois d'où part une grosse haie rejoignant le bois. Je rentre par une grosse coulée qui coupe l'angle du bois et ressors dans une grande prairie. J'observe un instant mais rien en vue. Je biaise vers l'angle gauche de la vigne à ma droite quand j'aperçois 2 oreilles dans l'herbe au coin de la vigne. C'est un lièvre qui me regarde me rapprocher sans bouger. Il daigne enfin se débiner alors que je ne suis plus qu'à environ 10 mètres de lui. Il part dans les vignes. Je longe la vigne pour tenter d'apercevoir un brocard entre les rangs et reviens vers le bois que je longe ensuite jusqu'à son coin et prends à droite en suivant le bois tout en longeant une autre parcelle de vigne. J'observe alternativement devant moi et entre les rangs. Alors que j'arrive presque au bout de la vigne, des aboiements retentissent, je me décale vite en aboyant et aperçois un chevreuil qui s'enfuit dans la vigne en remontant entre 2 rangs. Il poursuit ses aboiements alors que je le perds de vue, je pense que c'est un brocard mais je n'en suis pas sûr. Je remonte entre 2 rangs vers la bande enherbée qui sépare cette parcelle de vigne de la suivante envahie par la végétation. Le chevreuil aboie vers la route de l'autre côté de la vigne. Je la traverse donc entre 2 rangs pour rejoindre la bande enherbée qui borde la route. Les aboiements qui semblent venir de l'autre côté de la route, sur le territoire voisin, stoppent. Je suis la bande enherbée jusqu'au bout de la vigne puis repars vers le bois. A mi-chemin du bois, les aboiements reprennent mais semblent venir de la parcelle de vigne envahie par la végétation. J'hésite un peu mais les aboiements persistent, je fais donc demi-tour et reviens sur la bande enherbée qui longe la route en collant la vigne. Je commence à répondre aux aboiements qui ne semblent venir de 50 mètres au plus, le chevreuil me répond et semble se rapprocher très lentement pendant de longues minutes puis stoppe à 30 ou 40 mètres environ. Je poursuis mes appels sans parvenir à le faire venir plus, je me décale donc en avançant dans la vigne entre 2 rangs au milieu des herbes hautes tout en appelant mais les aboiements cessent brusquement, je poursuis mes appels et me décale vers l'autre côté de la vigne mais rien n'y fait. Le chevreuil est devenu silencieux et le chercher dans cette végétation dense à l'aveugle est peine perdue. Je trouve de nombreuses couches de chevreuils dans la vigne avant de ressortir sur la bande enherbée.

Cette fois je rejoins le bois que je suis pour revenir vers la route que je suis un moment en lisière jusqu'à un champ de blé bordé sur 2 cotés par le bois et 2 par la route. Je stoppe au coin du bois et aperçois une chevrette à environ 100 mètres dans le blé à 15 mètres du bois. Je l'observe un peu espérant voir émerger les bois d'un brocard mais elle se débine vers le bois. Je prends le passage de tracteur qui longe près du bois et avance doucement. La chevrette a fait demi-tour et se fige à environ 60 mètres devant moi en bordure du passage de tracteur et me regarde un peu avancer avant de s'éclipser. Plus loin, un gros blaireau se débine dans le passage de tracteur à 80 mètres devant moi et disparaît dans le virage du passage qui revient vers la route en suivant le bois. Il commence à faire chaud, je décide de rentrer et retourne vers ma voiture, pas d'autre chevreuil pour ce matin.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je prends le passage de tracteur qui longe près du bois et avance doucement. La chevrette a fait demi-tour, se fige à environ 60 mètres devant moi en bordure du passage de tracteur et me regarde un peu avancer avant de s'éclipser. Plus loin, un gros blaireau se débine dans le passage de tracteur à 80 mètres devant moi et disparaît dans le virage du passage qui revient vers la route en suivant le bois. Il commence à faire chaud, je décide de rentrer et retourne vers ma voiture, pas d'autre chevreuil pour ce matin.

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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