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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 09:58

Ce matin, je décide de chasser autour de chez le président de la chasse de Justian pour la première fois de la saison. Je me gare donc près de l'ancien moulin, au bord de l'Osse et attends que la luminosité soit suffisante puis me prépare rapidement et pars vers le chemin de terre qui sert de limite au territoire de chasse. J'avance doucement, le bois qui borde les 2 côtés du chemin s'ouvre un peu plus loin sur une grande friche qui remonte sur la gauche coté Justian. En arrivant au coin du bois qui remonte jusqu'à mi-pente du penchant, je scrute la friche à la recherche d'un chevreuil avant de poursuivre sur le chemin un petit moment tout en surveillant attentivement le secteur. Ne voyant pas de chevreuil, je quitte le chemin et remonte dans la friche pour rejoindre le bout d'une pointe de bois qui s'avance dans cette dernière à environ 100 mètres au-dessus du chemin. Rien en vue, je longe donc le bois qui redescend vers un ruisseau longeant la lisière. Pas de chevreuil en vue, plus loin en avant, la friche laisse place à une luzerne très haute et colonisée par divers végétaux. J'avance prudemment pensant y voir un brocard mais c'est une chevrette qui surgit de la végétation et se débine à environ 80 mètres en se retournant plusieurs fois vers moi avant de s'enfuir sur le semé qui suit et biaiser à droite pour remonter vers un îlot boisé au milieu du grand semé en forme de cirque bordé par le bois qui remonte sur ma droite pour revenir ensuite vers la route de crête à environ 400 mètres. Je Surveille un moment la luzerne au cas où j'apercevrais un brocard mais ne voyant rien je finis par m'avancer pour remonter vers la crête et c'est alors que le brocard surgit de la végétation pour remonter vers la crête en aboyant. Je suis dégoûté, je sentais qu'il était là mais je n'ai pas été assez patient.

Je remonte vers la route de crête puis la suis un peu pour atteindre le coin d'un bois qui descend jusqu'au bas du penchant suivant en prolongement du bois qui revenait jusqu'à l'autre côté de la route. Alors  que je commence à longer le bois pour descendre vers le fond de la combe, j'aperçois un chevreuil à environ 500 mètres, au bord du fossé qui marque le fond de la combe à environ 100 mètre du coin bas du bois. Il est à découvert dans une immense parcelle de luzerne fauchée et ramassée et regarde déjà vers moi, l'approche s'annonce très compliquée. J'aperçois alors un autre chevreuil de l'autre côté du fossé, plus à gauche à environ 100 mètres de l'autre chevreuil. Celui-ci broute tranquillement juste en bordure d'une bande d'épeautre se terminant au bord du bois. J'observe un moment sans bouger. Le chevreuil qui regarde vers moi finit par se tranquilliser et commence à remonter vers un bosquet à mi-pente du penchant opposé. J'en profite pour suivre le bois qui bifurque à angle droit vers la gauche un peu plus bas et couvre ainsi ma progression sur environ 40 mètres. Je stoppe au coin du bois avant de redescendre à découvert. Un petit bouquet d'arbres sortant de l'alignement du coin du bois me camoufle. Le chevreuil que j'identifie comme étant un beau brocard est inapprochable. Je décide de tenter de l'appeler en aboyant mais il devient inquiet et remonte vers le bosquet suivi de sa chevrette qui a surgit du fossé. J'insiste, il s'arrête  par moment pour regarder vers moi mais poursuit son chemin. L'autre chevreuil inquiet, rentre dans l'épeautre puis disparaît alors que je le quitte des yeux pour observer le couple de fuyards.  Il a certainement dû se coucher. Le brocard et la chevrette rejoignent la lisière, la longe un moment puis rentre plus à gauche dans le bosquet. Je quitte mon observatoire descends en suivant le bois tout en surveillant l'épeautre puis remonte vers le bout du bosquet avant de le longer tranquillement puis très doucement en me rapprochant de l'endroit où sont rentrés les chevreuils. Mon décocheur et accroché, je suis prêt à armer mais j'aperçois trop tard le brocard, au-dessus de moi, à travers les feuillages, dans le penchant boisé, à environ 20 mètres alors qu'il démarre en aboyant. 

Je presse le pas pour dépasser le bosquet et le bout de friche qui le suit avant de remonter vers la route par la luzerne fauchée pour essayer de le recouper sachant qu'il doit biaiser vers moi pour éviter l'habitation au-dessus du bosquet mais il m'a devancé et je ne le reverrai pas. Je passe la route et biaise un peu à gauche pour rejoindre le coin d'un bosquet rentrant dans la bordure d'une immense parcelle de luzerne fauchée et bordé à sa gauche par un champ semé. Je longe sur la gauche du bosquet avec le vent qui alterne entre souffler dans mon dos et sur ma gauche. Après le bosquet je suis la limite entre la luzerne et le semé qui est suivi par une parcelle de blé. Je me décale un peu à gauche pour rattraper le premier passage de tracteur qui longe à une dizaine de mètres de la bordure des céréales et le suis tranquillement en surveillant les alentours. Le passage prend à gauche au bout d'environ 50 mètres pour suivre un fossé broussailleux qui sépare cette parcelle de blé d'une autre collé à un grand bois sur sa droite. Une haie poursuit le fossé à ma droite pour rejoindre l'angle du bois à quelques dizaines de mètres. Le fossé bifurque à 90° à droite un peu plus loin pour descendre vers le fossé marquant le fond de combe et le passage de tracteur le suit. J'arrive au bord du fossé du fond de combe et sort sur la bande enherbée. Le vent a encore tourné et souffle de ma droite, je décide d'en profiter pour aller jeter un coup d'œil dans une parcelle de vigne et une friche qui la suite sur ma droite, de l'autre côté du fossé en remontant sur le penchant opposé. Pas de chevreuil, je passe le fossé contre le bois dans un passage de la haie qui le borde le long de la vigne. La parcelle de blé entre la haie et le bois a été pillée par les sangliers contre la haie que je longe. En arrivant au bout de la haie. J'aperçois les bois d'un joli 6 pointes qui dépassent du blé par lequel je suis descendu. Il est à environ 100 mètres du fossé du fond de combe en 40 mètres du fossé broussailleux. Le vent souffle dans mon dos, il me faut longer le bas du blé pour le dépassera avant de remonter vers lui pour lui couper la route. Je l'observe un instant sans bouger puis les bois disparaissent un long moment avant de réapparaître 20 mètres plus loin et disparaître à nouveau. Je presse le pas et longe voûté le bas du blé pour rejoindre le passage de tracteur le plus proche du brocard. J'arrive à dépasser le brocard sans être vu puis commence à remonter rapidement vers lui.

Arrivé à environ 40 mètres sans me faire repérer, je me positionne à genoux et poursuis mon approche sans trop de difficulté jusqu'à 10 mètres de l'endroit où le brocard devrait traverser le  passage de tracteur. Je me cale et attends prêt à armer mon arc. Le brocard est à moins de 1 mètres du passage, je ne vois toujours que ses bois, le temps passe, j'hésite plusieurs fois à armer. Au bout de plusieurs minutes, le brocard se décide et avance d'un coup sans que je n’aie le temps d'armer et tourne la tête vers moi en s'avançant à découvert. Il me voit immédiatement et s'enfuit immédiatement en faisant volte-face pour traverser le blé en bondissant et en aboyant. J'arme mon arc et l'aboie au cas où mais il s'arrête trop loin puis poursuit sa course vers le bois où il disparaît. Je me suis fait avoir comme un débutant. Je me redresse et par faire un tour dans le secteur sans rien voir avant de remonter vers la route de crête pour redescendre vers la combe où se trouve l'épeautre. Le vent soufflant de ma gauche, je décide d'attaquer la culture à l'opposé du bois. Je rentre dans les céréales très hautes et avance doucement par un passage de roue à quelques mètres de la bordure de la parcelle avec un fort vent de face. Alors que j'arrive près de l'endroit où j'ai perdu le chevreuil de vue, un jeune brocard surgit des céréales, J'arme mon arc et le suis dans mon viseur, alors qu'il démarre en trombe. Il s'arrête à environ 15 mètres et se tourne pour regarder derrière lui plein travers. Ma visée se cale alors qu'il cherche ce qui l'a dérangé, je décoche. L'impact retentit et il démarre en trombe en longeant à environ 5 mètres de la bordure gauche des céréales puis ralentit rapidement avant de s'arrêter à quelques dizaines de mètres pour regarder vers moi un instant. Il repart ensuite tranquillement et s'arrête à nouveau un peu plus loin pour regarder vers moi avant de repartir tranquillement et de s'arrêter à nouveau à en environ 120 mètres comme si de rien n'était. Je n'ai pas vu mon atteinte et commence à douter de ma flèche. Il repart tranquillement en biaisant vers le milieu de la culture puis semble de se coucher environ 30 mètres plus loin.

Je pars chercher ma flèche sans succès dans cette végétation dense et haute mais trouve un petit bout de bout de poumon accroché aux céréales. Je suis rassuré sur mon atteinte mais ne comprends pas comment ce petit brocard a pu faire tout ce chemin si lentement avant de se coucher.

Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018

La piste est très peu abondante et je la suis lentement en cherchant les indices peu visibles et la draille laissée par le chevreuil sur son passage.

Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018
Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018
Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018

La piste finit par s'intensifier un peu sur les 50 derniers mètres.

Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018

Je retrouve enfin mon brocard qui a fait environ 150 mètres. Il est mort, allongé sur le flanc. Ma flèche est au cœur, je n'en reviens pas de la résistance de ce petit brocard.

Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018

Je fais quelques photos souvenir avant de lui attacher les pattes pour le porter plus facilement.

Un jeune brocard à l'approche dans l'épeautre, 30 juin 2018

Il fait déjà chaud, il est temps de rentrer.

 

Alex

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24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 14:35

Ce matin, j'ai décidé de chasser le secteur du bois de Bourras. Je gare ma voiture sur le chemin de terre qui rejoint le ponton enjambant l'Osse et attends les premières lueurs du jour. Dès que la luminosité est suffisante, je me prépare et pars en chasse, je passe le pont, suis la coulée de gibier très marquée dans le blé pour rejoindre le bord de la vieille Osse puis prends à droite en la suivant pour rejoindre la passerelle de la palombière. Je traverse ainsi la vielle Osse, passe le tunnel de la palombière et arrive doucement en lisière de bois quand un chevreuil aboie sur ma droite. Je tourne les yeux et aperçois une chevrette à environ 40 mètres dans le champ d'orge. Elle regarde vers moi et aboie régulièrement. Je reste un instant dans l'ombre des branches basse d'un gros chêne, en lisière du bois, pour voir si elle est seule, déjà les premiers moustiques arrivent. Je finis pas sortir à découvert ce qui la fait fuir en aboyant. Je la laisse s'éloigner puis m'avance vers le passage entre la haie qui descend du grand bois du dessus et le bois de Bourras pour aller observer le grand champ d'orge où la chevrette se trouvait. Rien en vue, je fais donc demi-tour et prends le premier passage de tracteur à 15 mètres de la haie pour remonter vers le grand bois.

Le passage bifurque à environ 10 mètres du bois et je le suis quand j'aperçois brusquement un grand brocard de face qui m'observe à environ 50 mètres. La bosse du champ me le cachait, je me fige et l'observe une très court instant puis fais très lentement marche arrière en me baissant un maximum pour repasser hors de sa vue derrière la bosse du champ. Dès que je ne le vois plus, je me décale le plus rapidement possible vers la bordure du bois en essayant de ne pas faire de bruit puis m'avance doucement en suivant le bois. Le brocard n'a pas bougé, il est toujours de face et regarde vers moi à 45 mètres environ. Je stoppe et l'observe à travers les branchages d'un gros chêne qui marque un angle droit du bois. L'approche semble très compliquée.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je décide de tenter d'aboyer, je commence mes appels, le brocard tourne la tête sur sa gauche vers le bois puis regarde vers moi à nouveau, je continue mes appels, il recommence à regarder vers le bois puis se décide et démarre pour venir se coller au bois en quelques bons, il n'est plus qu'à 25 mètres mais je peine à le voir derrière les branchages. Je poursuis mes appels, assez rapidement le brocard repart, passe l'angle du bois alors que j'arme mon arc et vient stopper plein travers à environ 12 mètres dans l'orge. J'aligne vite ma visée alors qu'il cherche d'où viennent les aboiements et décoche. Ma flèche rentre au défaut de l'épaule et le brocard s'affaisse sur place, disparaissant dans l'orge avant de se relever d'un bon et de démarrer en trombe avec un bruit mouillé venant de la blessure d'entrée de ma flèche. Il fonce en parallèle du bois sur environ 30 mètres puis amorce un virage pour rentrer au bois. A environ 5 mètres de la lisière, il trébuche, ses pattes avant s'affaissent et son poitrail vient violemment heurter le sol alors que ses pattes arrière montent au ciel. Empoté par son élan il fait un spectaculaire soleil et vient s'écraser très violemment dans les branchages du bord du bois avec un bruit de bois cassé. Le brocard a disparu dans le feuillage. Le calme revient vite et je le pense mort.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je pars tenter de retrouver ma flèche dans la direction de mon tir et tombe sur un gros rond de sang à l'endroit où le brocard s'est affaissé au sol.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je ne trouve pas ma flèche, pensant retrouver mon brocard mort au bord du bois, je pars le chercher. Je trouve vite l'endroit de sa chute. Le feuillage est couvert de sang à l'entrée du bois et une branche d'environ 2 cm de diamètre, fraîchement cassée repose au sol.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je pose mon arc en bordure du bois puis j'écarte les feuillages mais ne trouve pas mon brocard, je rentre dans le bois et trouve des gouttes de sang et constate incrédule qu'elles dessinent une piste qui s'enfonce dans le bois.

Une très belle chasse, 24 juin 2018
Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je me dis que mon brocard ne doit pas être bien loin et commence à suivre le sang. Les premiers mètres dénudés de la lisière font vite place à un parterre de fragon. Dès l'entrée dans le fragon le chevreuil a laissé un beau frotté de sang.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je rentre dans le fragon et monte une petite marche d'environ 1 mètre de haut en haut de laquelle le brocard a frotté un morceau de bois mort qu'il a partiellement repeint en rouge.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Confiant sur l'issue de ma recherche, je suis le sang qui est pour le moment assez abondant mais les mètres de recherche s'accumulent et je commence à douter d'autant que le sang est par moment presque inexistant. Après environ 80 mètres de recherche, je décide de faire demi-tour et d'aller chercher mon arc que j'ai laissé en lisière du bois. Je repars ensuite en recherche, je perds un moment la piste dans une zone de fragon épais mais en recoupant, je finis par retrouver quelques gouttes de sang. Le brocard ne suis pas vraiment les coulées principales, un peu plus loin, je franchis le ru qui longe le bord du bois, le sang semble se diriger vers la lisière comme si le brocard voulait sortir dans l'orge mais il bifurque et longe à l'intérieur du bois puis redescend pour retraverser le ruisseau. Le sang n'est pas constant, assez abondant par moment puis quasi inexistant sur plusieurs mètres. La piste me conduit maintenant vers l'intérieur du bois et un autre petit ru C'est en arrivant au bord du petit ru encaissé d'environ 1,5 mètre que j'aperçois mon brocard mort dans l'eau, couché sur le ventre, la tête reposée sur son dos.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Il a parcouru environ 150 mètres, je le dégage de l'eau et appose mon bracelet avant d'analyser le travail de ma flèche. Elle est bien rentrée au défaut de l'épaule où je visais mais, alors que le chevreuil était plein travers, elle a bifurqué dans l'animal pour ressortir dans le cuissot opposé.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je ressors du bois avec mon brocard pour l'observer plus en détail avec un peu plus de luminosité. Je constate alors qu'il possède une sorte de petite meule en dessous de bois. C'est en fait un petit pivot surnuméraire surmonté d'un bouton aplati.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je décide de chercher un peu plus ma flèche et repars de la grosse tache de sang. C'est alors que je trouve ma flèche cassée au 2/3 de sa longueur côté lame, juste à côté de la tache de sang. Je tente de retrouver l'empennage en suivant le sang dans l'orge. L'empennage est en fait resté à l'intérieur du brocard, je le retrouverai au dépeçage.

Une très belle chasse, 24 juin 2018
Une très belle chasse, 24 juin 2018
Une très belle chasse, 24 juin 2018
Une très belle chasse, 24 juin 2018

Impossible de le trouver, je laisse tomber. L'empennage est en fait resté à l'intérieur du brocard, je le retrouverai au dépeçage. Il est encore tôt, je décide de ramener le brocard à la voiture avant d'aller chasser encore un peu. Une fois mon brocard dans le coffre de la voiture et ma flèche cassée replacée, je repars en chasse. Je reviens où j'ai tiré mon brocard et continue à suivre le passage de tracteur qui me conduit dans un angle du bois d'où part une grosse haie rejoignant le bois. Je rentre par une grosse coulée qui coupe l'angle du bois et ressors dans une grande prairie. J'observe un instant mais rien en vue. Je biaise vers l'angle gauche de la vigne à ma droite quand j'aperçois 2 oreilles dans l'herbe au coin de la vigne. C'est un lièvre qui me regarde me rapprocher sans bouger. Il daigne enfin se débiner alors que je ne suis plus qu'à environ 10 mètres de lui. Il part dans les vignes. Je longe la vigne pour tenter d'apercevoir un brocard entre les rangs et reviens vers le bois que je longe ensuite jusqu'à son coin et prends à droite en suivant le bois tout en longeant une autre parcelle de vigne. J'observe alternativement devant moi et entre les rangs. Alors que j'arrive presque au bout de la vigne, des aboiements retentissent, je me décale vite en aboyant et aperçois un chevreuil qui s'enfuit dans la vigne en remontant entre 2 rangs. Il poursuit ses aboiements alors que je le perds de vue, je pense que c'est un brocard mais je n'en suis pas sûr. Je remonte entre 2 rangs vers la bande enherbée qui sépare cette parcelle de vigne de la suivante envahie par la végétation. Le chevreuil aboie vers la route de l'autre côté de la vigne. Je la traverse donc entre 2 rangs pour rejoindre la bande enherbée qui borde la route. Les aboiements qui semblent venir de l'autre côté de la route, sur le territoire voisin, stoppent. Je suis la bande enherbée jusqu'au bout de la vigne puis repars vers le bois. A mi-chemin du bois, les aboiements reprennent mais semblent venir de la parcelle de vigne envahie par la végétation. J'hésite un peu mais les aboiements persistent, je fais donc demi-tour et reviens sur la bande enherbée qui longe la route en collant la vigne. Je commence à répondre aux aboiements qui ne semblent venir de 50 mètres au plus, le chevreuil me répond et semble se rapprocher très lentement pendant de longues minutes puis stoppe à 30 ou 40 mètres environ. Je poursuis mes appels sans parvenir à le faire venir plus, je me décale donc en avançant dans la vigne entre 2 rangs au milieu des herbes hautes tout en appelant mais les aboiements cessent brusquement, je poursuis mes appels et me décale vers l'autre côté de la vigne mais rien n'y fait. Le chevreuil est devenu silencieux et le chercher dans cette végétation dense à l'aveugle est peine perdue. Je trouve de nombreuses couches de chevreuils dans la vigne avant de ressortir sur la bande enherbée.

Cette fois je rejoins le bois que je suis pour revenir vers la route que je suis un moment en lisière jusqu'à un champ de blé bordé sur 2 cotés par le bois et 2 par la route. Je stoppe au coin du bois et aperçois une chevrette à environ 100 mètres dans le blé à 15 mètres du bois. Je l'observe un peu espérant voir émerger les bois d'un brocard mais elle se débine vers le bois. Je prends le passage de tracteur qui longe près du bois et avance doucement. La chevrette a fait demi-tour et se fige à environ 60 mètres devant moi en bordure du passage de tracteur et me regarde un peu avancer avant de s'éclipser. Plus loin, un gros blaireau se débine dans le passage de tracteur à 80 mètres devant moi et disparaît dans le virage du passage qui revient vers la route en suivant le bois. Il commence à faire chaud, je décide de rentrer et retourne vers ma voiture, pas d'autre chevreuil pour ce matin.

Une très belle chasse, 24 juin 2018

Je prends le passage de tracteur qui longe près du bois et avance doucement. La chevrette a fait demi-tour, se fige à environ 60 mètres devant moi en bordure du passage de tracteur et me regarde un peu avancer avant de s'éclipser. Plus loin, un gros blaireau se débine dans le passage de tracteur à 80 mètres devant moi et disparaît dans le virage du passage qui revient vers la route en suivant le bois. Il commence à faire chaud, je décide de rentrer et retourne vers ma voiture, pas d'autre chevreuil pour ce matin.

 

Alex

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24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 03:25

Ce soir, je me gare sur un petit parking de pierres blanches qui avance dans une parcelle de blé qui longe la route. Le vent souffle vers le bois en contrebas des céréales. Je vais commencer par chasser les parcelles de vignes et de blés de l'autre côté de la route. Je me prépare donc et traverse la route pour descendre à travers la vigne vers une parcelle de blé qui entoure un bosquet et un petit lac attenant côté route. Je descends tranquillement jusqu'aux céréales puis les longe par la droite derrière le premier rang de la vigne suivante. Une bande d'environ 30 mètres de blé est prise entre le bosquet et la vigne. J'avance doucement en surveillant le secteur mais arrive au bout de la culture sans avoir vu quoi que ce soit bouger. Je prends maintenant la bande enherbée qui borde le ru à ma gauche et la vigne à ma droite. Le ru venant du lac est pris dans une grosse haie qui me cache en grande partie le tournesol qui remonte vers la crête de l'autre côté. Je rejoins ainsi une grande parcelle de blé qui remonte vers la crête de droite. Je m'arrête au coin de la culture pour observer un moment la surface des céréales mais ne voyant rien, je décide d'aller vers un petit bosquet en long qui rentre dans le blé par la gauche du champ un peu plus haut. Le vent soutenu a tourné et vient maintenant de ma droite. Je m'avance donc jusqu'au bout du blé puis commence à remonter vers le bosquet tout doucement avec le vent de face. Le bord du bosquet est aligné avec le bord du blé, je le longe doucement pour arriver dans une zone sous l'ombre des arbres où j'espère voir un brocard.

En regardant droit devant, j'aperçois un mouvement des céréales juste en bordure de la culture comme si quelque chose venait d'y rentrer. Ce n'est pas le vent qui a fait bouger le blé de la sorte, un animal doit s'y trouver. J'avance tout doucement quand le bruit caractéristique d'un animal se mouvant dans le blé se fait entendre alors que j'arrive à la hauteur d'un gros frêne poussant au bord du blé. Je stoppe et observe la surface des céréales, le bruit semblait venir de devant moi mais j'aperçois les bois d'un chevreuil qui dépassent du blé à environ 12 mètres sur ma droite. Il semble couché dans le premier passage de tracteur qui fait le tour du champ. Je reste immobile et l'observe, espérant qu'il se dégage un peu. Le bruit reprend dans le blé et cette fois j'en identifie la source. Les céréales s'agitent sur place à environ 15 mètres devant moi, juste en bordure du blé. Vu l'agitation je pense plus à un sanglier d'autant que rien ne dépasse du blé. Je surveille alternativement ma droite et devant moi prêt à armer mon arc. Malgré le bruit très audible de blé qui s'agite par moment le brocard ne réagit pas et reste stoïque. Plusieurs fois, j'arme mon arc pensant que l'animal va sortir du blé mais il finit par s'immobiliser et l'agitation cesse.

Je décide d'avancer encore un peu et passe au-dessus du frêne pour me poster et surveiller le brocard qui finit par se mettre en mouvement. Je me prépare espérant voir son dos mais seule sa tête dépasse de la culture. C'est un jeune 6 pointes plus haut que les oreilles aux bois foncés et aux andouillets peu développés. Il avance d'un pas, recule, avance encore un peu, se lèche le dos… Au bout d'un moment, il se décide et s'avance de quelques pas vers le bosquet vers une zone dégagée dans le virage du passage de tracteur mais, avant de l'atteindre, il bifurque et vient vers la bordure du blé comme pour sortir sous le frêne à mauvais vent. Il avance d'un pas lent et disparaît par moment en baissant la tête mais sa trajectoire est bien visible grâce à l'agitation du blé. Je me tiens prêt. Il vient stopper à juste 6 mètres de moi et redresse la tête mais ses yeux sont sous le niveau des épis. J'arme mon arc et hésite, s'il avance encore il va me sentir mais le blé est dense et me le cache presque totalement. Le temps passe et le brocard commence à humer l'air avant de se figer à nouveau. Je décide de tenter ma chance, aligne ma visée sur la position estimée de son coffre et décoche mais je le manque et il démarre en aboyant pour disparaître dans le bosquet tout proche. Je n'aurais jamais dû décocher. Je contrôle la zone de tir, la trajectoire de fuite et l'entrée au bosquet sans trouver de sang. Mon impression était bonne c'est bien manqué. Ma flèche est introuvable.

Je décide de tenter de me rapprocher de l'endroit où le blé bougeait tout à l'heure. Je ressors du blé et le longe très très lentement alors que le mouvement reprend en faisant du surplace. A 3 mètres, je ne vois toujours pas l'animal, 2 mètres, impossible de voir au travers du blé, 1,5 mètres, je me fige et observe à travers le blé jusqu'à apercevoir un bout d'oreille. Je ne sais pas dire à quel animal elle appartient. Renard ? Chevreuil ? En me concentrant, j'aperçois alors un petit bois près de l'oreille, c'est un brocard. J'arme très doucement mon arc et aligne ma visée en descendant vers la base du coup puis décoche. A l'impact, l'animal ne démarre pas puis ma flèche se positionne à la verticale alors que le blé s'écrase vers le haut. Je m'avance vite d'un grand pas et aperçois mon chevreuil avec ma flèche plantée entre les yeux. Il a dû bouger au moment où j'ai décoché. Ma lame mécanique a ouvert le crâne sur plusieurs centimètres. Le chevreuil retombé sur le dos commence à battre des pattes. J'attrape vite ma flèche pour l'extraire avant qu'il ne la casse mais elle ne sort pas. Chose que je verrai à la découpe, ma lame est fichée dans l'atlas. Je dévisse donc ma lame pour extraire ma flèche. Le chevreuil s'immobilise vite et je me prépare à apposer le bracelet quand je me rends compte que quelque chose ne va pas. Je remarque que le bout de sa patte est pourri, les onglons et le poil sont tombés et ne reste qu'un pied rose à moitié nécrosé. Un anneau de fil de fer s'est formé autour de sa patte et a coupé la chair jusqu'à l'os, coupant la circulation sanguine et entraînant le pourrissement des tissus.

Enfin les brocards, 23 juin 2018

Il s'est certainement coincé la patte dans un fil de fer tenant les vignes du secteur et se l'est torsadé autour de la patte en essayant de se dégager jusqu'à former cette bague avant que le fil de fer ne casse. Je suis vraiment content d'avoir réalisé ce tir sanitaire même si ma flèche n'est pas très académique. J'appose mon bracelet. Le chevreuil semble dans un état de santé correct à part ce problème et une atrophie de la cuisse de la patte blessée. 

Enfin les brocards, 23 juin 2018

Je décide de le vider avant de le ramener à la voiture. Avant de partir, je décide de tenter de retrouver ma flèche pour être vraiment sûr de mon loupé. J'analyse la direction du tir et fait des allers-retours dans le blé quand quelque chose traverse la semelle de mon chausson de plongée et rentre dans la plante de mon pied d'environ 1 centimètre. La douleur me fait vite relever le pied et, en écartant la végétation, je constate que je viens de marcher sur ma lame mécanique ouverte, lame vers le haut. Je récupère donc ma flèche et la regarde sous toutes ces coutures. Pas le moindre indice de sang, de poil ou de viande. C'est bon, me voilà rassuré. Je la remets au carquois et ressors du blé. Mon pied ne me fait pas trop souffrir, j'attrape mon chevreuil et retourne vers la voiture. Il n'est pas encore 20 heures, je vais encore chasser un peu. En arrivant près de la route, je lève, dans la vigne, un lièvre qui passe devant moi. Une fois mon chevreuil dans le coffre de ma voiture, je décide d'aller chasser l'autre côté de la route que je n'ai pas encore chassé ce soir. Mais avant, je pars faire, sans succès le tout du blé autour du bosquet attenant au petit lac. Je retourne vers la route. Un chemin de terre descend le long d'une haie épaisse à sa droite et du champ de blé au bord duquel je suis garé à gauche, le vent soufflant vers le blé, je décide de passer dans la friche derrière la haie pour ne pas déranger un éventuel brocard qui serait couché dans le blé. Je traverse la route et biaise à travers la friche vers la bordure d'un champ de blé qui descend vers le bois quand je me fais surprendre par une chevrette qui surgit des herbes hautes qui bordent le blé. Elle détale vers le bois en contrebas et y rentre pour disparaître. Je descends dans les herbes hautes en suivant les céréales puis longe le bois pour rattraper le chemin forestier au bout de la haie.

Je traverse doucement le bois par ce chemin en surveillant le sous-bois puis ressors entre 2 parcelles de blé séparées par le sentier. Je prends à gauche à mauvais vent en suivant le passage de tracteur dans le blé à environ 10 à 15 mètres de la lisière du bois et avance tout doucement en espérant voir un brocard sur ma droite. Rien, je rejoins le coin d'une vigne qui longe le bois et suis la bande enherbée qui longe ce dernier pour rattraper un autre passage qui traverse à nouveau le bois. J'avance doucement en observant dans la pénombre du bois épais et ressors, en traversant un ru, dans une prairie prise entre un taillis accolé au bois sur ma gauche et une grosse haie qui remontent vers la route. Je m'avance un peu dans les hautes herbes puis observe un instant sans rien voir avant de biaiser vers un passage de gibier très fréquenté qui traverse la haie au bord du ru. Je passe la haie et longe doucement le ru en surveillant le blé saccagé par les sangliers. Ne voyant rien, je bifurque sur le passage de tracteur qui remonte vers la route au milieu du blé. Ce n'est qu'arrivé presque à la route que je dérange une chevrette qui suit un peu la haie avant d'y rentrer pour disparaître. Des aboiements de brocards résonnent du côté du blé, près de ma voiture.

Je rejoins la route et la suis doucement avant de prendre entre les hangars à ma gauche pour rejoindre le bord du blé. Un chat blanc avec quelques taches noires se débine devant moi et me contourne pour s'éloigner. Arrivé au bord du blé, je m'avance pour rejoindre le premier passage de tracteur quand un animal se débine à quelques mètres de moi et s'arrête vite. Je tente de m'approcher, il repart sur quelques mètres puis s'arrête, je tente une nouvelle approche et le refais démarrer, cette fois une petite boule de poil gris surgit du blé et fonce vers les hangars dans les herbes hautes, je pense qu'il s'agissait d'un jeune chat. Je rattrape le passage de tracteur qui descend vers le taillis et le suis. Le vent souffle de ma droite. Près du taillis, le passage bifurque pour suivre le bord du bois et j'en fais de même. J'avance doucement en scrutant la surface des céréales et alors que j'arrive au coin du taillis, qui descend ensuite vers le bois, des bois de chevreuils surgissent au milieu de la parcelle de céréale à environ 100 mètres. J'analyse vite la situation, le brocard avance en mangeant vers un passage de tracteur qui remonte vers la route. Le vent est bon pour moi, je peux lui couper la route. je continue sur le passage de tracteur qui rentre dans le blé tout en stoppant et me baissant dès que le brocard relève la tête puis bifurque pour remonter dans le passage de tracteur vers lequel il se dirige. Je profite d'un moment où il baisse la tête pour remonter le plus rapidement possible puis me baisse dans le passage alors qu'il relève la tête. je me positionne à genoux et l'observe. Il se rapproche très lentement du passage. Dès qu'il baisse la tête j'avance à genoux de quelques mètres et gagne ainsi peu à peu du terrain jusqu'à arriver à environ 8 mètres du brocard. Je me positionne à genoux en attendant une hypothétique occasion de tir. Le brocard semble venir vers le passage de tracteur et j'espère le voir à découvert mais brusquement, il relève la tête et regarde vers mon arc qui dépasse du blé. Il reste un moment immobile puis reprend son repas. Peu de temps après il relève la tête et hume l'air, le vent ne semble pas avoir tourné, je reste immobile malgré la douleur imposé par ma position baissée très inconfortable et les moustiques qui m'assaillent.

Au bout d'un moment, il reprend son repas comme si de rien n'était puis fait demi-tour et commence à redescendre dans un creux du champ en s'éloignant. Il s'éloigne doucement sans vraiment relever la tête, seuls ses oreilles et ses bois dépassent des céréales. Je décide de tenter le tout pour le tout, je me relève et m'avance un peu dans le passage de tracteur en armant mon arc pour tenter d'apercevoir le dos du chevreuil légèrement en contrebas et aligner ma visée en 3/4 arrière. Une fois positionné, j'aligne ma visée sur le brocard, à  environ 12 mètres, qui n'a pas compris le danger et décoche. L'impact retentit et le brocard démarre en trombe vers la route. Après environ 50 mètres de course, il se cabre et retombe lourdement sur le dos dans le blé. C'est fini pour lui. Je pars tenter de trouver ma flèche mais c'est peine perdu dans le blé puis cherche les premières gouttes de sang. Je ne tarde pas à trouver le départ de la piste bien visible sur le doré du blé.

Enfin les brocards, 23 juin 2018

Je la suis tranquillement et retrouve sans grande difficulté mon brocard mort, couché sur le flanc. Ma flèche rentre en arrière des côtes, le trou d'entrée laisse sortir une partie d'une poche de la panse, et ressort à la base du cou.

Enfin les brocards, 23 juin 2018

Il n'est mort qu'à 50 mètres de la voiture, il ne reste plus qu'à le ramener à mon véhicule.

Enfin les brocards, 23 juin 2018

J'appose mon bracelet et fais quelques photos alors que la nuit tombe.

Enfin les brocards, 23 juin 2018

De retour à mon véhicule, je fais quelques photos de mon doublé avant de vider mon second brocard.

Enfin les brocards, 23 juin 2018

L'horizon se teinte des dernières lueurs du jour, il est temps de rentrer.

Enfin les brocards, 23 juin 2018

Alex

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 16:58

Hier, c'était mon anniversaire et je ne suis pas allé chasser, ce matin, je pars en Battue à Justian. Le déjeuner s'éternisant un peu je décide de partir me poster en avance au cas où, je signale l'endroit où je vais me poster au président et au piqueur puis pars en voiture vers le chemin de pierre blanche qui relie Justian à Roques. Je m'avance avec ma voiture jusqu'à trouver une place pour me garer quand j'aperçois 5 chevreuils qui remonte vers la crête de la colline sur la droite du chemin. Je poursuis sans ralentir et me gare un peu plus loin. Les chevreuils sortent de la traque mais vont certainement vers le bois que nous chasserons ensuite et je ne veux pas les affoler. Je reste un moment ans ma voiture à les regarder avancer tranquillement sur le champ travaillé puis sors doucement pour me préparer avant de partir doucement vers mon poste alors que les animaux arrivent en crête. J'avance un peu sur le chemin puis bifurque à gauche pour longer une haie suivant un ru, environ 200 mètres plus loin, la haie fait un virage à angle droit sur la droite et je décide de me poster dans ce virage. Devant moi, une haie, parallèle à celle que j'ai longée pour venir me poster, délimite la friche qui s'étend devant moi. Une autre haie perpendiculaire, délimite la friche d'un champ travaillé sur ma droite à environ 20 mètres et bifurque à angle droit vers l'Osse située à plus de 200 mètres sur ma droite. Une trouée dans cette haie en face de mon poste me donne une bonne vision sur le champ travaillé jusqu'à la rivière. La friche continue dans mon dos jusqu'à la rivière bordé d'une bande d'arbres.  Je suis tout au bout de la traque. Le secteur reste calme un moment puis le début de traque est sonné et le piqueur et les chiens commencent à donner de la voix. Des coups de feu claquent rapidement vers la "pelouse" en début de traque au-dessus du chemin de pierre blanche et j'aperçois alors des vestes fluo dans cette direction. Un chevreuil sort à découvert sur le champ travaillé où se trouvaient les 5 autres tout à l'heure. Les teckels ne tardent pas à arriver et, malgré les appels des piqueurs, ils sortent de la traque pour foncer avec le chevreuil vers le bois de la seconde traque. Je me dis que la seconde traque sera certainement vite faite quand du bruit me fait me retourner, un brocard arrive au grand galop en provenance du bois. Il court en longeant à environ 30 mètres derrière la haie contre laquelle je suis posté, je peux l'apercevoir au travers des branchages plus épars dans mon dos.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Il biaise pour s'éloigner un peu de moi avant de rejoindre la haie avant de la traverser puis stoppe à environ 60 mètres dans la friche à ma droite. Je ne vois que sa tête dans la végétation.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je me retourne doucement. Il me semble qu'il regarde vers moi. Il écoute les chiens qui donnent toujours dans le bois de l'autre côté du chemin de pierre blanche. Je reste immobile. Il repart tranquillement et se débine doucement dans la végétation et s'arrête à nouveau environ 30 mètres plus loin. Il s'est un peu rapproché de ma position et semble se diriger vers l'angle de la haie qui va vers l'Osse. Seule sa tête dépasse, il est encore à 50 mètres environ, il regarde un moment vers moi puis repart et se débine encore sur une trentaine de mètres et stoppe à environ 40 mètres de moi. J'arme mon arc au cas où. Je ne vois toujours que sa tête. Il repart et je vois maintenant son corps, je le suis dans mon viseur. Il stoppe plein travers, je ne m'explique toujours pas pourquoi mais j'aligne ma visée sur la ligne du dos et décoche. Le chevreuil tente de démarrer mais un impact retentit et le chevreuil disparaît dans la végétation.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Au bout de quelques secondes et le temps que je réalise, le brocard pousse un cri et je comprends alors qu'il est tombé sur place. Je pars vite à sa rencontre pour l'achever. Je dégage ma flèche et reviens à mon poste en attendant les piqueurs. Les teckels finissent par revenir vers la traque. Au bout d'un moment les piqueurs arrivent à la haie en face de mon poste et je demande un bracelet à Serge pour baguer mon brocard.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

C'est un futur chasseur de 14 ans qui me l'amène tout content de voir un chevreuil prélevé à l'arc. Je ramène mon brocard à mon poste

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

et discute un peu avec ce futur chasseur quand un cri retentit au loin : "Attention chevreuil !". Serge qui attendait les chiens à la haie se fait surprendre dans son dos par une chevrette blessée qu'il tire au coup de bras, la manquant alors qu'elle traverse la haie. La chevrette peine à avancer dans la friche et va passer à 40 mètres sur ma gauche. Le temps de courir pour lui couper la route, je ne peux que la voir passer devant moi à plus de 25 mètres au galop avec une patte arrière cassée qui tournoie dans sa course. Elle traverse la haie contre laquelle j'étais posté et biaise vers le bois de la seconde traque.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

La fin de traque est sonnée et je ramène mon brocard à la voiture. Alors que je discute avec les piqueurs, les 5 chevreuils de ce matin surgissent dans le champ travaillé qu'ils avaient monté ce matin et descendent vers le chemin blanc pour rentrer dans un petit bosquet. Je repars vite à mon poste. J'attends un moment en surveillant devant moi mais rien ne bouge. Un chasseur, assis sur son tabouret, est posté au bout d'une haie proche du bosquet où sont entrés les chevreuils. Serge et le jeune se dirigent vers l'endroit où sont rentrés les chevreuils. Les 5 chevreuils sortent à découvert en suivant un bout de haie relié au bosquet. Le bruit de leurs pas dans le boue collante est perceptible de mon poste à plusieurs dizaines de mètres. Ils s'arrêtent juste à 10 mètres du chasseur posté sur son tabouret qui ne semble pas les avoir entendu ni vu. Ils restent un instant immobile puis commencent à devenir inquiets et regardent en tous sens avant de se mettre en mouvement. Ils ont certainement senti le posté et arrivent droit sur moi en passant juste à côté du chasseur qui ne réagit toujours pas. Les animaux arrivent à la haie qui les sépare de la friche, je me prépare, ils traversent cette dernière et s'avancent vers moi en longeant la haie qui sépare la friche du champ travaillé à ma droite. La chevrette de tête s'arrête de 3/4 face à environ 30 mètres contre la haie au milieu des repousses de frênes qui la masquent en partie. J'arme mon arc et aligne mon viseur sur elle espérant la voir avancer encore un peu et se dégager de la végétation mais le posté se lève et vient vers moi. Les animaux s'affolent et traversent la haie pour la longer un peu au galop avant de bifurquer à angle droit vers la rivière. Je désarme et regarde s'éloigner les chevreuils qui s'arrêtent par moment pour regarder en arrière en suivant le cours d'eau en direction de Justian.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je retourne vers ma voiture mais en arrivant près d'elle, je me rends compte que j'ai perdu mon portable. Les chasseurs partent se poster autour sur bois suivant pour tenter d'intercepter la chevrette blessée. Je retourne vers mon poste et cherche mon portable que je finis par trouver près de l'endroit où mon brocard est tombé tout à l'heure. Des coups de feu résonnent au bout du bois, Francis a stoppé la fuyarde blessée. Je retourne à ma voiture en attendant la fin de la traque.

La traque terminée, nous décidons de partir chasser sur un autre secteur pour finir la matinée. Nous allons chasser une longue bande de bois. Les postés vont avancer à mesure que les chiens avanceront. Je pars en avance pour aller me poster au niveau d'un resserrement du bois juste après un massif d'épines noires et de ronces où je me poste régulièrement. Ce rétrécissement canalise les animaux sur environ 20 s'ils ne veulent pas sortir à découvert. J'ai déjà fléché un sanglier et un brocard et vu de nombreux gibiers à ce poste que je connais bien. Le vent tournant souffle parfois dans mon dos, je me poste donc presque en alignement de la bordure gauche de la remise pour ne pas être trahi par mon odeur. Le ruisselet, encaissé de plus d'un mètre, longe la gauche du bois pour bifurquer à 90°, sur ma gauche, à un peu plus de 10 mètres devant moi.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Il suit ainsi le bois puis bifurque à nouveau à 90° mais à droite pour traverser le bois, en bas de la pente qui remonte jusqu'à une parcelle de vigne à environ 50 mètres. Sur ma droite, 2 arbres morts, un resté pendus dans les branchages des arbres voisins et un, couvert de lierre, tombé au sol canalisent une partie des coulées vers la bordure du bois à environ 15 mètres. Je peux voir le pré derrière les arbres défeuillés.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je prépare mon poste en dégageant le sol de feuilles mortes et autres débris végétaux pour pouvoir pivoter sans bruit et prépare mes fenêtres de tir avant de m'immobiliser et d'attendre le début de battue. Au bout d'un petit moment, alors que je surveille le semé à ma gauche, j'aperçois une chevrette qui arrive au trot mais biaise vers le haut du bois sur ma gauche. Elle rejoint l'angle du bois et s'arrête en bordure de la vigne. Je la distingue à peine au travers des branchages. Elle fait quelques pas, s'arrête, quelques pas encore, s'arrête à nouveau puis repars et je la perds de vue. Je reste tout de même attentif au cas où elle bifurquerait vers moi mais le temps passe et plus rien ne bouge. Les premiers teckels se font entendre au loin quand des craquements attirent mon attention sur ma gauche. Je cherche du regard leur provenance quand j'aperçois la chevrette qui descend droit sur moi. J'accroche vite mon décocheur et me prépare. Elle stoppe de face à environ 20 mètres, à moitié cachée derrière un gros tronc d'arbre. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée dans sa direction. Elle écoute un instant les chiens puis repart d'un pas décidé et se faufile dans la végétation pour passer dans mon dos. Je pivote doucement en la suivant dans mon viseur mais l'encombrement végétal et son allure ne me permettent pas de décocher. Je la siffle une première fois, elle poursuit son chemin, je la siffle une seconde fois et elle stoppe alors à environ 7 mètres, plein travers. Je cherche vite une fenêtre dans la végétation et aligne ma visée. Je décoche, un impact sourd retentit mais je n'ai pas pu voir mon atteinte. La chevrette démarre en trombe et fonce dans la végétation épaisse du bord du bois, ressort dans le pré et biaise vers une grosse haie parallèle à la bordure du taillis. Elle rentre dans la haie à environ 50 mètres, fait quelques pas et il me semble la voir vaciller et tomber dans la haie.

Je réencoche et reste à mon poste. Une menée se rapproche par le bois quand j'aperçois un beau renard qui se débine entre les arbres et vient droit sur moi par la bordure gauche du bois en suivant le ruisseau. J'arme mon arc et le suis dans mon viseur, il ne m'a pas vu mais bifurque en suivant le cours d'eau, je cherche une fenêtre de tir mais ne la trouve pas, il descend dans le lit du ruisseau où je le perds de vue, remonte sur la berge opposée et la longe, il s'éloigne de cul avant de disparaître dans le ruisseau en rentrant dans un terrier de ragondin. Les chiens arrivent et tournent dans le secteur sans prendre ni la piste du renard ni celle de ma chevrette puis repartent vers le fourré devant moi. J'en profite pour aller vite inspecter ma flèche. Sa couleur verdâtre m'indique que j'ai certainement touché la panse.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je tente de la récupérer mais ma lame est prise dans un gros bout de bois. Je regarde vite la direction de fuite et trouve rapidement des gouttes de sang jusqu'à la bordure du bois.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018
Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je retourne vite à mon poste. Les chiens lancent à nouveau et tournent un moment dans le taillis avant que 2 chevreuils sortent au grand galop, sur ma droite, dans le pré, en bordure du bois. Trop vite et trop de branchages, je n'arme même pas mon arc et les laisse passer. Les teckels s'élancent à leur poursuite et passent tout près de ma chevrette. Les chiens étant sortis de la traque et craignant qu'ils reviennent sur ma chevrette, je décide d'aller la chercher pour la ramener à mon poste avant leur retour. Je récupère ma flèche en dévissant la lame que je laisse dans le bois et la remets au carquois puis suis le sang assez abondant qui me mène à la haie. Alors que je rentre dans cette dernière, un chevreuil se lève et s'enfuit au galop vers le bois. En voyant le sang, je comprends vite qu'il s'agit de ma chevrette et commence à angoisser. Je n'ai pas vu mon atteinte mais remarque que la piste de sang est encore plus abondante maintenant et décide de la suivre avant que les teckels ne reviennent. Le sang traverse le ruisselet qui longe maintenant l'autre côté du bois. Je suis les grosses gouttes quand un posté placé après moi annonce "sanglier". Je regarde dans sa direction et aperçois un très gros sanglier qui court dans le pré, en direction de la haie où se trouvait ma chevrette. Il stoppe en plein découvert, hume l'air et écoute puis repart et baise vers mon poste, s'arrête à nouveau à la haie, la traverse et traverse le pré pour rentrer à mon poste. Je décide de poursuivre ma recherche et suis le sang sur environ 150 mètres, la piste suit les coulées et passe régulièrement dans le sale avant de bifurquer vers la lisière du bois à ma droite. Des coups de feu résonnent au loin et je crains qu'il s'agisse de ma chevrette. A moins de 10 mètres de la lisière la piste s'interrompt brusquement et je peine un instant à la reprendre avant de comprendre que la chevrette à bifurquer à droite pour se diriger vers un gros roncier en bordure du bois. Je suis doucement le sang quand je l'aperçois, elle est couchée, plein travers, à environ 7 mètres devant moi, conte le roncier et m'observe. J'accroche mon décocheur, arme doucement, aligne ma visée et décoche. Ma flèche plein défaut d'épaule est stoppée par le sol. La chevrette bondit entraînant ma flèche restée en travers et la casse en fonçant dans les ronces. Surgit sur le semé de blé, court en longeant la lisière sur environ 15 mètres puis rentre à nouveau au bois pour se fracasser au sol. Elle se débat un instant avant de s'immobiliser. Le récupère le morceau de flèche côté empennage puis pars chercher ma chevrette avant de repartir vite à mon poste. Ma première flèche était trop basse et un peu trop en arrière.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je me replace alors que les teckels arrivent sur les traces du sanglier. Ils le mettent vite au ferme et la bagarre commence, Serge intervient en tirant en l'air et en criant ce qui fait démarrer le sanglier qui tourne un moment dans le fourré. Tout à coup, il semble venir vers moi mais le vent me trahit certainement et la menée part à l'opposée. 

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

2 coups de feu claquent à environ 200 mètres, le gros mâle de plus de 80 kg est tombé. La fin de traque est sonnée. 5 Chevreuil et ce beau sanglier sont au tableau. Je suis content, je viens de réaliser mon premier doublé de chevreuils en battue.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Alex

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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 19:29

Lundi 13 novembre (Récit de Renaud)

"Le réveil sonne, il est 6 heures, nous nous préparons rapidement et rejoignons nos 2 camarades de chasse, Stef et Barnard. Nous arrivons sur le territoire à la pointe du jour. En partant chasser, nous dérangeons les canards qui sont sur le lac. Ce matin nous avons décidé de poster Stèf et Bernard à des points clé du territoire alors qu’Alex et moi essayerons de faire une chasse d'approche. Sur le chemin qui nous mène au poste, nous voyons un chevreuil en plein champ qui semble ne pas avoir remarqué notre présence. Avec le relief, je tente une approche qui finira à 45 mètres environ de ce chevreuil avant qu’il ne me repère.
Pour ne pas manquer une occasion, Alex me poste en retrait, il part poster Stèf et Bernard en bordure du bois qui borde le champ. Je me poste en attendant Alex pour essayer de tirer un chevreuil qui aurait été dérangé par Alex, Bernard ou Stèf. 20 minutes se passent et je remarque des chevreuils sur la bute qui se trouve à ma droite, ils sont à environ 150 mètres et ne m'ont pas vu. Alex me rejoint rapidement et je lui annonce les chevreuils plus haut. Il part pour essayer de les contourner afin de tenter une approche, je reste posté au même endroit en espérant qu'ils prennent ma direction pour fuir. Au bout de 15 minutes, Alex revient sur ma droite et nous discutons quelques minutes afin de décider par où nous allons partir. Nous décidons de chasser les bosquets qui sont au milieu des champs. Nous dérangerons quelques chevreuils mais aucune occasion de tir concrète ne se profile pour nous.
Nous décidons de finir la matinée par le bois ou sont postés Stèf et Bernard. Alex décide de me poster en bordure du champ qui coupe le bois en 2, il m'annonce une grosse coulée très fréquentée par les animaux. Je pars en direction de cette coulée et rentre dans le bois par celle-ci, je fais 2 mètres et trouve un endroit idéal pour me poster. Je suis au bord de la coulée à environ 3 mètres de cette dernière qui se sépare en Y. Rapidement, j'entends craquer dans le bois au-dessus de moi, je vois une masse arriver à toute allure, c’est un chevreuil. J'arme mon arc et le voilà à 3 mètres de moi. Il décide de prendre la coulée qui remonte dans le bois et non celle qui en sort. Il passe à 5 mètres de moi, de 3/4 arrière. Je l’aboie pour le stopper. Il s'arrête et je lâche ma flèche qui le touche. Il part à toute allure dans le bois puis plus rien. L'émotion me prend et je réalise que je viens de tirer mon second chevreuil gersois. Je prends rapidement mon téléphone pour prévenir Alex qui me rejoint rapidement.
Nous attaquons la recherche après quelques explications de mon action de chasse. Alex fait environ 30 à 40 mètres dans une remise où le chevreuil est passé. Il trouve du sang mais pas en abondance et m'annonce que ma flèche n'est peut-être pas si bonne que ça. Je commence à me demander ce que j'ai bien pu faire pour merder sur ce tir. Nous décidons de laisser la piste tranquille afin de faire travailler Léo, le chien de Stèf et nous partons en direction du bois ou sont poster Stèf et Bernard pour essayer de leur faire tirer un chevreuil. Nous avançons dans le bois mais rien ne sortira. En arrivant au bout du bois, là ou Alex avait posté Stèf et Bernard, je vois de grosse flaque de sang qui borde un vieux ruisseau desséché. J’appelle vite Alex pour lui annoncer ce que j'ai trouvé. Après une petite recherche, nous ne trouvons rien et pour ne pas salir la piste nous décidons d’arrêter et de faire venir Léo. Au bout de 45 minutes interminables, Stèf revient avec son chien et nous attaquons la recherche.
On décide de se poster en amont du dernier indice pour essayer de stopper le chevreuil si le chien de Stèf le relève. Je n'ai pas le temps d'arriver où Alex m'avait conseillé de me poster qu'il m'appel pour m'annoncer que Bernard l'a retrouvé dans le pré en allant se poster. Je suis comblé, le stress redescend enfin et je pars en direction de mes camarades pour voir travailler le chien de Stèf. Léo prend la piste rapidement et la remonte à toute allure. Il finit par retrouver mon chevreuil et nous le félicitons pour son travail. Nous prenons quelques photos et rentrons rapidement pour préparer le chevreuil.
Le soir, nous décidons d'aller faire un affût au sanglier mais cela ne donnera rien, j’en verrai un gros, à environ 40 ou 50 mètres dans les hautes herbes mais je ne pourrai pas le tirer.
Ce weekend a été un de mes plus beau week-end de chasse, je te remercie encore Alex pour ton accueil et le temps que tu as pris pour nous !"

Quand le brocard perd son bois, 13 novembre 2017

"Après une petite recherche, nous ne trouvons rien et pour ne pas salir la piste nous décidons d’arrêter et de faire venir Léo. Au bout de 45 minutes interminables, Stèf revient avec son chien et nous attaquons la recherche.
On décide de se poster en amont du dernier indice pour essayer de stopper le chevreuil si le chien de Stèf le relève. Je n'ai pas le temps d'arriver où Alex m'avait conseillé de me poster qu'il m'appel pour m'annoncer que Bernard l'a retrouvé dans le pré en allant se poster. Je suis comblé, le stress redescend enfin et je pars en direction de mes camarades pour voir travailler le chien de Stèf. Léo prend la piste rapidement et la remonte à toute allure. Il finit par retrouver mon chevreuil et nous le félicitons pour son travail. Nous prenons quelques photos et rentrons rapidement pour préparer le chevreuil.
Le soir, nous décidons d'aller faire un affût au sanglier mais cela ne donnera rien, j’en verrai un gros, à environ 40 ou 50 mètres dans les hautes herbes mais je ne pourrai pas le tirer.
Ce weekend a été un de mes plus beau weekend de chasse, je te remercie encore Alex pour ton accueil et le temps que tu as pris pour nous !"

Le brocard fléché par Renaud lundi matin

Le brocard fléché par Renaud lundi matin

Ce matin, nous partons chasser à Labéjan sur mon secteur favori, en descendant la côte, nous apercevons des dizaines de colverts sur le lac. Nous nous garons sous la digue et nous nous préparons alors que le jour commence à se lever je demande si quelqu'un veut tenter une approche sur les canards. Stef est partant, je lui explique qu'il lui faut remonter vers le coin droit du lac pour tenter de surprendre les colverts les plus proches de la digue. Il s'exécute mais les canards seront plus malins et se lèvent à son arrivée. Nous le rejoignons et partons en longeant la droite du lac jusqu'au ruisseau puis longeons ce dernier par la droite en bordure du grand bois. Renaud repère un chevreuil à environ 100 mètres, en bordure du chaume du maïs à popcorn à environ 100 mètres de la bordure du bois. Nous nous figeons puis nous nous serons contre le bois. Le chevreuil regarde vers nous sans partir, e tente quelques appels au Butollo sans succès. Renaud décide de tenter une approche et aidé par un creux dans le champ, il parvient à progresser voûté jusqu'à environ 50 mètres du chevreuil qui à ma grande surprise se laisse approcher. Ne pouvant plus avancer à découvert Renaud arme son arc mais le chevreuil est trop loin et commence à devenir inquiet. Il commence à s'éloigner, je l'appelle et il hésite un peu avant de démarrer pour partir vers le bois.

Nous reprenons notre progression et passons une grosse haie un peu plus loin en longeant le ruisseau. J'envoie Renaud se poster un peu plus loin le temps que j'aille poster Stef et Bernard. Arrivé au niveau de l'entrée du chemin forestier qui rentre dans le bois pour ensuite longer le bas de ce dernier, explique à mes invité comment et où aller se poster puis les quitte pour aller rejoindre Renaud qui va m'accompagner à l'approche. Je remonte tranquillement la colline alors que mes invités se postent sur le bas du bois quand je stoppe à mi pente pour regarder la friche derrière moi en bordure du bois. J'aperçois alors un beau renard surgissant du grand bois, certainement dérangé par mes invités. Il fonce vers une petite mare in peu plus loin dans la friche et disparaît dans les ronces en bordure de cette dernière. Je décide de ne pas le déranger au cas où il déciderait de rester là et reprends mon ascension. D'un peu plus haut, j'aperçois 3 chevreuils arrivant du sommet des coteaux et qui traversent le chaume de maïs pour rejoindre un bosquet tout en long près duquel Renaud est posté. Je biaise à droite pour ne pas m'exposer en crête et contourne la colline pour rejoindre Renaud posté un peu plus loin au niveau d'un passage dans une grande haie qui suit le fond de la combe à environ 40 mètres du départ du bosquet. Il a vu les chevreuils et me dit qu'ils sont 4. La grosse haie qui part du grand bois et rejoint le bosquet me cache maintenant les animaux et je décide de tenter de les contourner pour tenter de les envoyer sur Renaud que je laisse au poste. Je prends à droite vers un passage dans la haie et me rends vite compte que les chevreuils ne sont plus là. Les pensant dans le bosquet, je longe ce dernier presque jusqu'au boit puis revient par le milieu de celui-ci vers Renaud avant de ressortir dans la friche au-dessus de son poste. Je le rejoins et il m'annonce que les chevreuils ont en fait demi-tour dès mon départ et sont remontés vers la crête.

Nous partons en longeant la haie du fond de la combe vers une petit plan d'eau fermé par une bande boisée et dérangeons quelques colverts. Je demande à Renaud s'il veut se tenter une approche sur les ragondins qui sont souvent présent dans une petite mare située un peu plus loin dans le champ travaillé au pied d'un énorme peuplier. Il me répond que, pour l'instant, il préfère se concentrer sur les chevreuils. Nous prenons donc à gauche et remontons vers le sommet de la colline pour redescendre vers la friche où j'ai vu le renard. Nous allons commencer par chasser le chaume de sarrasin et les bosquets au sommet de la colline suivante. J'envoie Renaud se poster en bas des bosquets puis commence à faire le tour du chaume et des haies sans rien voir puis revient vers le bosquet. Un bruit de galop retentit en sous-bois mais les chevreuils remontent vers le haut du massif et je n'arrive pas à les recouper. Je regarde impuissant les 2 animaux qui s'éloigner vers la route de crête avant de rentrer dans le bosquet pour descendre vers Renaud. Il n'a rien vu, Je décide de tenter de retrouver le renard, j'envoie Renaud se poster contre la haie du ruisseau en dessous de la mare et rentre dans les ronces par le haut du petit plan d'eau très encaissé. Je piétine les ronces et cherche un éventuel terrier mais rien en vue. Nous partons maintenant vers un autre bosquet sur la droite du grand bois et descendons vers le ru en contrebas. Nous le traversons et j'envoie Renaud se poster au départ d'une très grosse coulée très fréquenté sur la gauche du massif que je pars contourner par l'autre côté. Je longe le bas d'une remise très touffue puis bifurque en suivant la lisière pour remonter vers l'angle du bosquet en crête. Arrivé presque en haut du bosquet je rentre par une grosse coulée et commence à avancer doucement en biaisant vers Renaud qui m'interpelle vite pour me dire qu'il a fléché une chevrette.

Je le rejoins et il m'explique son tir et la réaction du chevreuil. Je cherche des indices sur la direction de fuite et trouve les premières gouttes de sang. Je laisse mon arc à Renaud et suis le sang qui me conduit dans la remise très épaisse. Je rentre à 4 pattes par une belle coulée dans les ronces et les épines noires qui me griffent le dos et les bras. Le sang est assez facile à suivre et le chevreuil suit les coulées. Ma recherche me conduite au bout d'un moment sur une parcelle de luzerne qui borde le bas du bosquet le long du ru. Je décide d'arrêter là la recherche, le chevreuil est certainement parti vers le grand bois où sont postés mes invités ou, moins probable, vers les bosquets en sommet de crête. Je rejoins Renaud et récupère mon arc et nous remontons en crête pour nous séparer et pousser le grand bois vers les postés. Je pousse le haut et Renaud le bas tout en chassant tranquillement. Je finis par tomber sur Bernard qui s'est posté sur le haut du bois et non sur le bas comme je pensais, il m'annonce qu'en fait il s'est déposté récemment. Stef nous rejoint et nous discutons quand je reçois un message de Renaud qui vient de trouver du sang mais je ne comprends pas bien où il se trouve. Il est en fait dans le ru asséché qui longe le bas du bois. Le chevreuil a suivi le ru, je descends le rejoindre et nous trouvons du sang sur environ 50 mètres puis plus rien. Les postés ont laissé passer le chevreuil en se dépostant. Stef propose d'aller chercher son chien et nous l'attendons un moment. A son retour, j'envoie Bernard se poster au niveau des bosquets de crête et Renaud le longe de la haie qui remonte en suivant un autre ru. Bernard m'appelle rapidement pour m'annoncer qu'il vient de trouver le chevreuil mort dans la friche. J'averti Renaud et nous partons nous poster contre le bosquet pour regarder travailler Léo qui retrouvera sans peine le chevreuil de Renaud qui est en fait un jeune brocard qui a perdu ses bois. Il est temps de rentrer manger un bout.

Stef et Bernard décide de nous quitter et de ne pas chasser avec nous ce soir. En fin d'après-midi nous repartons en chasse. Je vais poster Renaud pour le sanglier et je vais partir chasser pour tenter de fermer mon dernier bracelet chevreuil. J'ai également invité Jacques à venir chasser avec nous. En arrivant sur place, Jacques part se poster car il connaît le secteur, nous partons à pied, avec Renaud, dans une grande combe pour rejoindre une coupe de bois en bordure d'une bonne remise à sanglier qui serra le poste de Renaud pour ce soir. En arrivant près de la coupe, j'aperçois un chevreuil au gagnage dans la combe à environ 150 mètres devant nous, le vent est dans notre dos mais je tente toute de même une approche en serrant le bois. Je suis vite repéré et il s'enfuit. Je poste Renaud en bas de la coupe de bois pour éviter que son odeur ne soit portée vers la remise et lui explique où passent les sangliers puis je le laisse pour partir chasser de mon côté. Je traverse la combe et passe le penchant boisé opposé avant de redescendre à travers bois dans la combe suivante. 2 Chevreuils démarrent dans les genets à ma droite, sortent à découvert dans le semé au fond de la combe puis biaisent pour revenir au bois et remonter dans le penchant opposé où je les perds vite de vue. Je sors du bois à peu près où sont rentrés les chevreuils et biaise vers la bordure du bois couvrant le penchant opposé. J'avance tranquillement quand du bruit dans le bois au-dessus de moi me fait stopper net et lever les yeux. 5 chevreuils arrivent droit sur moi. Une chevrette s'arrête de face à environ 12 mètres avant de passer un fil de clôture électrique. D’autres animaux s’arrêtent en arrière alors que j'accroche mon décocheur. Un beau brocard ne portant plus qu'un bois s'avance et se position à environ 12 mètres de 3/4 face. Il tourne la tête pour regarder derrière lui. J'arme mon arc et aligne ma visée rapidement avant de décocher. Ma flèche le frappe et tous les chevreuils démarrent pour disparaître rapidement en sous-bois. Le bruit de la fuite s'estompe vite et je n'attends pas longtemps avant e commencer ma recherche. Je regarde si je trouve ma flèche à l'endroit du tir mais il me semble que mon chevreuil est parti avec. Je trouve du sang dès le départ.

Quand le brocard perd son bois, 13 novembre 2017
Quand le brocard perd son bois, 13 novembre 2017

La piste est très abondante et visible de loin. Ma flèche est tombée dans la végétation juste quelques mètres après le tir.

Quand le brocard perd son bois, 13 novembre 2017

Je la remets au carquois et poursuis ma recherche en suivant la large ligne rouge qui bifurque maintenant pour remonter au plus raide de la pente.

Quand le brocard perd son bois, 13 novembre 2017

Je retrouve vite mon chevreuil qui a fait moins de 20 mètres, il est couché sur le flanc sous un chêne et ne porte plus son bois que je n'ai pas vu sur la piste de sang. 

Quand le brocard perd son bois, 13 novembre 2017

Je remarque que le sang continue après mon chevreuil sur quelques mètres, je continue à remonter la pente pour le suivre et trouve le bois posé au sol juste derrière le chêne. Le brocard est arrivé là à bout de force et en tombant a heurté certainement le chêne, perdant son bois avant de glisser un peu plus bas en se débattant.

Quand le brocard perd son bois, 13 novembre 2017

Je le récupère et reviens vers mon brocard pour apposer mon bracelet et faire quelques photos avant le serrer près du chemin forestier passant un peu plus haut.

Quand le brocard perd son bois, 13 novembre 2017

La chasse n'a pas duré longtemps, il fait encore grand jour, je décide d'aller faire un tour sur le territoire à la recherche des sangliers mais je ne verrai que des chevreuils. Je repars chercher mon chevreuil à la tombée de la nuit. Renaud et Jacques reviendront un peu plus tard, ils n’ont rien pu flécher mais Renaud a vu un beau sanglier en quittant son poste.

 

Alex

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 21:00

Dimanche 12 novembre (Récit de Renaud)

"Mon ami Alex m'a invité à passer quelques jours de chasse chez lui avec quelques archers. Je suis arrivé le samedi en fin de journée chez Alex, nous avons discuté longuement autour d'un bon repas et j'en ai profité pour lui montrer mon nouvel arc. Pour se mettre dans le bain, il me propose de regarder un DVD de chasse à l'arc avant d'aller dormir, nous discutons du secteur ou nous allons chasser le lendemain, en battue à Justian. Il m'annonce que cette année aucune battue n'a dérangé le secteur et que nous serons donc les premiers à y chasser le grand gibier !! Je pars au lit entouré de trophées de chasse avec des images plein les yeux.

6 heures, le réveil sonne, je rejoins Alex dans la cuisine, il m'attend déjà prêt, je me hâte et prépare rapidement mes affaires pour la journée. Nous sortons et allons rejoindre quelques archers à qui Alex a donné rendez-vous devant chez lui. Nous retrouvons Stèf, Bernard et Jacques et prenons 5 minutes pour discuter avant de partir en direction du rendez-vous de chasse. En arrivant, nous retrouvons plusieurs archers, nous serons 12 chasseurs à l'arc pour cette battue.
Arrivés au local de chasse, nous sommes reçus comme des princes !! Après un petit déjeuner parfait, pris sur le pouce, pour attaquer la journée : bacon, œuf, pâté, … nous voilà parti pour la première traque. Alex nous poste, Robin et moi, à une quinzaine de mètres d'une remise à sanglier. Quelques minutes après le début de la traque, un sanglier passe à quelques mètres de Robin et rentre dans la remise. Le palpitant commence à monter et je reste concentré au maximum sur les bruits aux alentours. Ça craque dans la remise, le sanglier et encore là, les teckels arrivent et y rentre immédiatement pour l’en débusquer au bout de quelques minutes. Le sanglier sortira à une dizaine de mètres de moi sans que j’aie de fenêtre de tir. Il passera devant plusieurs archers qui n'arriveront malheureusement pas à le flécher.
La première traque se termine et nous décidons d'aller nous poster pour la seconde. Toujours en compagnie de Robin, nous partons nous poster en bordure de bois, nous sommes espacés d'une centaine de mètres. Je décide d'avancer dans le bois pour être mieux camouflé et pouvoir distinguer les animaux qui arriveraient de l’extérieur du bois. Je me place à moins de 10 mètres d'un croisement de 3 coulées qu’Alex m'avait annoncé, ça sent très bon ! A peine 10 minutes après le début de la traque, 3 chevreuils arrivent en courant sur ma droite. Ils longent le bois et rentrent par une coulée, j'arme mon Hoyt et me prépare à tirer. Les 2 chevrettes passent s'en s’arrêter à moins de 10 mètres. Le 3ième chevreuil, un chevrillard, s’arrête devant moi plein travers pour écouter les chiens. Je décoche mais ma flèche passe au-dessus, le chevrillard s'écrase au sol et fait volte-face. Je décide d'aller voir sur place s’il y a des indices. Rien, pas de sang ou de poil, je retrouve ma flèche qui ne présente aucune trace de sang ou de poil accroché, c’est manqué pour cette fois-ci. Peu de temps après, la fin de traque est sonnée.
Nous attaquons une 3ième traque, toujours en compagnie de Robin, je pars me poster dans le bois d’à côté. Je rentre part une coulée et me retrouve face à une clairière tapissée de fougères. J'ai une vue bien dégagée sur 25 mètres et je fais signe à Robin qu'il serait mieux posté juste en dessous de moi à 20 mètres. Il rejoint rapidement ce poste. Après vingt minutes d'attente, une jeune chevrette arrive en face de moi mais je ne la vois pas car je regardais en direction de Robin, je le vois armer son arc et regarde là où il tire. Je vois alors cette chevrette arrêtée face à moi, il décoche mais la manque et elle se fige sur place. Je décide d'armer mon arc et de tirer, cette fois c’est touché. Elle part en trombe en descendant le bois. Après l'avoir recherchée brièvement sans la trouver, on m'annonce qu’Alex l’a retrouvée plus bas. Je le rejoins et il m'annonce que l'on a tiré tous les 2 le même chevreuil. Nous apposons le bracelet puis nous rentrons au local de chasse accompagné de tous les chasseurs et faisons quelques photos. Nous passons pas mal de temps autour d'un bon repas et, en milieu d'après-midi, nous repartons pour 2 traques qui ne donneront malheureusement aucun résultat. Nous décidons donc de dire au revoir à tout le monde et de rentrer tranquillement chez Alex pour nous préparer pour le lendemain."

Ce weekend, comme chaque année, j'organise une battue mixte sur la société de chasse de Justian-Roques-Lagardère. 14 archers étaient prévus mais 2 désistements de dernière minute vont réduire le nombre des participants. Renaud venu de Corrèze pour chasser du dimanche au Lundi dormira chez moi, Stef et Bernard qui ont pris une chambre d'hôte à 2 pas de chez moi resteront aussi chasser jusqu'à lundi. Dimanche matin, le rendez-vous est pris à 7 heures devant chez moi avec Stef, Bernard et Jacques venu spécialement de Paris pour cette chasse. Nous partons pour le rendez-vous donné aux autres participants, sur le parking de la salle des fêtes de Lagardère à 8 heures. Une fois tous les participants arrivés, nous partons à pied pour la salle des chasseurs, un peu plus loin dans le village, pour l'inscription au cahier de battue et prendre un petit déjeuner copieux : œuf, ventrèche grillée et pâté. Les consignes annoncées, je pars avec les archers dont je suis responsable pour poster la première traque. Nous laissons les voitures sur le chemin de terre conduisant au petit pont qui enjambe l'Osse et nous nous préparons avant de partir nous poster. Je prends d'abord Renaud et Robin avec moi pour les poster près de l'ancienne palombière, ils barreront la droite du bois, puis reviens chercher les autres. Alors que je poste les premiers archers le long de la vielle Osse qui borde le bois, un sanglier venant vers la traque est annoncé. Je me doute de l'endroit où il devrait passer et presse le pas pour finir de poster mes archers jusqu'au coin du bois puis, après avoir traversé le cours d'eau presque à sec, je poste une ligne dans le bois. Je n'ai posté que le bas et les du bois et pars me poster sur le haut du bois, un peu plus loin, pour tenter de canaliser les animaux vers la ligne du tir. Les chiens donnent déjà de la voix alors que je ne suis pas encore en place.

Les menées s’enchaînent quand je reconnais, en face de moi, vers le Poste de Bernard, le bruit d'une décoche et d'une flèche heurtant du bois. Il vient de manquer le sanglier qui sortant sur le découvert et traversant l'Osse essuie maintenant plusieurs tir à balle mais parvient à rejoindre, sans mal, les pins en dessous de Roques. D'autres coups de feu claquent, les chiens passent et repassent dans le bois à environ 60 mètres de moi ou parfois tout près de moi mais aucun animal en vue. Ce n'est que vers la fin de traque qu'une jeune chevrette est lancée près de la ligne d'archers à ma droite et me passe en trombe à quelques mètres sans me laisser le temps de réagir. La fin de traque est sonnée peu après, je pars déposter les archers et nous partons vers la palombière pour prendre la passerelle, traverser la vielle Osse et la bande étroite de bois pour aller nous poster dans le grand bois du dessus. J'envoie quelques archers se poster sur la partie rentrante du bas du bois et contourne la partie sortante pour rejoindre un peu plus loin un chemin forestier en alignement de la ligne des premiers archers pour recommencer à poster en barrant l'avancée du bois puis nous remontons en suivant la droite du bois et je poste les autres archers à des passages clés avant d'aller me poster dans le bois, sur le haut de ce dernier. J'avertis alors Serge qu'il peut lâcher les chiens car il les avait lâchés un peu vite à la première traque. Les teckels sont vite sur moi, les piqueurs arrivent ensuite. Il pleut maintenant assez fort pendant un moment. Les menées sont timides, rien ne vient sur moi et j'espère que mes invités voient plus d'animaux. Un peu plus tard la fin de traque est sonnée et je pars déposter ma ligne. Les chevreuils vus n'ont pas pu être fléchés. Alors que nous discutons, devant le poste d'un des archers qui démonte son tree-stand, 2 chevreuils démarrent devant nous à 10 mètres environ dans le fragon alors que des teckels reviennent en donnant de la voix. Ils s'étaient cachés là durant toute la battue.

On m'annonce que les premiers archers postés sont déjà partis se poster à la traque suivante, un peu plus loin. Je presse les archers et nous pressons le pas pour rejoindre la traque suivant. En arrivant, je demande aux chasseurs où sont les archers et on me dit qu'ils sont postés en suivant la bordure. Je pars donc en suivant le bois et repère les archers, je recommence à poster après le dernier puis rentre dans le bois pour poster une ligne interne avant de me poster un peu au hasard, vers le coin du bois, proche de la route, dans une petite éclaircie au milieu du salle. Les teckels ont tôt fait de lancer et les menées s'enchaînent. Au bout d'un moment, les teckel sortent dans le champ sur ma gauche et semblent foncer vers la route en biaisant vers mon angle de bois. Du bruit dans la végétation attire mon attention et je pivote face au champ quand j'aperçois une chevrette qui rentre au bois d'un pas rapide de 3/4 face à environ 20 mètres. J'arme mon arc, elle bifurque et vient droit sur moi de face. J'aligne ma visée et la laisse venir jusqu'à 5 mètres avant de décocher mais, au même moment, elle amorce un virage pour partir sur ma droite et ma flèche, qui aurait dû entrer à la base du cou, rentre très en arrière dans son flanc, ouvrant une lange plaie sanguinolente, puis se fiche au sol. Elle n'accuse pas le coup et part à travers le sale pour vite disparaître dans la végétation derrière moi. Je ne suis pas fier de ma flèche et espère que le chevreuil va vite se coucher mais les teckels arrivent et se lancent à sa poursuite. Je vais vite chercher ma flèche qui est couverte de sang, poil et viande et la remets au carquois. Pas de sang au sol ni sur le départ de la fuite. J'attends un peu à mon poste mais les chiens poussent toujours et je décide de les suivre. Je prends la direction de fuite du chevreuil sans voir une seule goutte de sang. Je traverse une bande de végétation épaisse et tombe sur Norbert que je ne pensais pas si avancé dans le bois. Il m'indique qu'il vient juste de voir passer une chevrette avec les chiens. Ma chevrette s'était très certainement couchée rapidement mais les teckels l'ont relancé. Je traverse le chemin et rentre dans le sale en zigzagant pour trouver du sang et fins par trouver une belle piste très abondante. Je la suis facilement jusqu'à une touffe de fragon où elle stoppe net. Je tourne et retourne mais rien. Les chiens donnent toujours un peu plus loin quand des cris de chevreuils se font entendre. Je comprends vite qu'il s'agit de mon chevreuil que les chiens ont attrapé et me précipite vers lui à l'oreille. J'arrive vite au ruisseau qui traverse le bois et aperçois du mouvement dans les fragons de l'autre côté. Je pose mon arc et traverse vite le ruisseau. 2 chiens tiennent un chevrillard, je l'attrape et repousse un peu les teckels pour l'achever. Un chasseur posté tout près m'interpelle en me disant que l'archer qui l'a fléché plus haut va être content. Je ne comprends plus rien. La blessure sur le flanc semble être l'œuvre de ma flèche, le cuissot du côté de mon tir est profondément entaillé également. La fin de traque est vite sonnée et je lui demande d'aller chercher l'archer pour qu'il m'explique son tir car je crains que mon chevreuil soit toujours dans le bois. Une piste de sang vient du haut du bois où étaient postés les archers, je n'y comprends rien. Je vois arriver Renaud, Il m'explique que Robin a manqué cette petite chevrette et que lui l'a fléché de face. Je trouve alors l'entrée de sa flèche, sur le dos, à la base du cou. Nous avons tous les 2 fléché le même chevreuil que je pensais être une chevrette plus âgée lors de mon tir.

Nous apposons le bracelet et Renaud part avec son chevreuil alors que je pars chercher mon arc avant de le rejoindre pour déposter les archers. Nous partons pour la sale des chasseurs où nous attend un bon repas et en profitons pour faire quelques photos. Plusieurs animaux ont été manqués mais tout le monde a vu du gibier.

2 archers, 2 flèches pour un même chevreuil, 12 novembre 2017

L'après-midi, 2 petites traques ne donneront rien. Au dépeçage, nous comprendrons enfin nos atteintes. Ma flèche est rentrée dans les dernières côtes et est ressortie dans l'abdomen juste après avant de couper le cuissot alors que celle de Renaud rentre sur le dos, à la base du cou, glisse sur les côtes, passant entre ces dernières et l'omoplate pour ressortir par l'énorme trou d'entrée de ma flèche. Aussi surprenant que cela puisse paraître sa flèche n'a atteint aucun organe vital. Ma flèche aurait mis un moment à tuer cette chevrette que les chiens ont poussé jusqu'à l'épuisement avant de la coiffer.

 

Alex

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 07:19

Ce matin, j'ai décidé d'aller chasser le bois du Turc au Butollo. Je me gare au petit parking d'une des grandes allées principale et, dès que la luminosité est suffisante, je commence à remonter cette dernière en me postant régulièrement pour appeler. Pas la moindre réponse jusqu'au bout de l'allée. Je traverse la bande d'arbres qui me sépare d'un grand champ travaillé et regarde à gauche puis à droite quand 3 chevreuils, dont un beau brocard, démarre sur ma droite dans le champ pour rentrer dans le bois. L'un d'eux reste un moment en lisière alors que j'observe sans bouger puis rentre à couvert. Je m'avance doucement pour tenter de les apercevoir au travers des branchages mais ils sont déjà loin. Je suis la bordure du bois en escalier jusqu'à un fossé qui sépare le champ travaillé d'un pré vallonné et ponctué de bosquets Je prends à droite en suivant le bois pour jeter un coup d'œil dans le bas fond près du ruisseau, pas de chevreuil. Je décide de traverser le pré pour aller appeler dans un des bosquets. Je longe ce dernier jusqu'à une zone assez claire pour y rentrer et me poste à quelques mètres de la lisière. Le sous-bois est assez dégagé et me permet de voir à 30 ou 40 mètres. Une bande de bois plus dense descend en angle droit dans mon dos, à ma droite. Je commence à appeler. Au bout d'un moment, il me semble entendre du bruit sur ma droite, je continue mes appels et finis par apercevoir une chevrette arrivant par la bande boisée. Elle stoppe en arrivant dans une zone plus claire à ma droite à environ 35 mètres. Je lance un appel, elle regarde vers moi et bifurque pour venir passer à environ 20 mètres devant moi. Je pose mon Butollo sur ma poignée d'arc pour pouvoir appeler s'il me faut armer et la laisse faire. Je lance un appel à chaque fois qu'elle s'arrête pour chercher. Peu à peu, elle passe sur ma gauche mais est encore à plus de 20 mètres. J'appelle encore et elle commence à venir sur moi sur quelques mètres, elle stoppe à un peu plus de 15 mètres de face et balance sa tête en frappant le sol de son sabot. J'appelle par petites pressions espacées mais elle ne veut pas se rapprocher et bifurque pour repartir vers ma droite. J'arme mon arc alors qu'elle passe derrière un arbre et l'attends à droite de l'arbre mais elle n'arrive pas. Un mouvement attire mon regard, elle a fait demi-tour et est sur ma gauche. Elle regarde vers moi. Je n'ai pas de fenêtre de tir. Je relance des appels en pressant mon appeau contre ma poignée d'arc, la chevrette repart et passe à droite du bouquet d'arbres. J'appelle encore et elle vient se positionner de face, dans une trouée, en face de moi. Je ne pense pas avoir de meilleure occasion et décide de dépocher. Ma flèche rentre où je visais, à la base du cou et la chevrette s'effondre sur place. Je m'avance vers elle alors qu'elle finit de se débattre. Elle a perdu énormément de sang, ma flèche restée en travers de l'animal a coupé son cœur en 2.

Le bois du Turc au Buttolo, 1 novembre 2017

Je dégage ma flèche que j'essuie avec des feuilles et remets au carquois puis appose mon bracelet avant de faire quelques photos souvenir.

Le bois du Turc au Buttolo, 1 novembre 2017

Il est encore tôt, je vais chasser encore un peu. Je serre ma chevrette dans la végétation en bordure du bois puis descends vers le ruisseau quand j'aperçois 2 chevreuils à plusieurs centaines de mètres sur le penchant d'en face. Ils sont sous un gros chêne au milieu d'un grand champ travaillé. Je descends vers la bande boisée bordant le ruisseau puis la longe pour revenir vers le bois. Les chevreuils ont quitté le chêne et avancent dans le champ. Je longe ensuite la lisière, en remontant, à la recherche d'un passage pour traverser la bande étroite de bois qui me sépare d'un chemin forestier que je finis par rejoindre par une grosse coulée. Je redescends ensuite par le chemin jusqu'au bord du champ et reste serré contre les arbres à ma gauche. Les chevreuils sont à environ 400 mètres. Je commence mes appels, ils ne réagissent pas tout de suite mais s'arrêtent rapidement et tournent la tête en tous sens pour chercher à localiser le bruit avant de bifurquer pour venir tranquillement vers moi. Je continue mes appels et ils descendent droit sur moi mais toujours tranquillement en s'arrêtant souvent pour finir par disparaître dans un creux du terrain à environ 300 mètres. J'appelle un moment sans les voir réapparaître et décide de changer de poste, je sors sur le champ et traverse la haie, à ma droite, qui remonte vers le bois de crête pour tenter de me rapprocher à couvert derrière cette dernière. Alors que je viens de passer la haie, je tombe sur une belle chevrette qui m'observe en bordure du bois à environ 60 mètres. Elle était très certainement en train de venir vers mes appels. Je me fige mais elle fait demi-tour et rentre au bois. Je remonte en suivant la haie sur plus de 300 mètres jusqu'à apercevoir à nouveau les chevreuils au fond du creux du champ. J'avance encore un peu pour trouver une belle trouée dans la haie et me poste à genoux avant de reprendre mes appels. Les chevreuils viennent vers mois jusqu'à environ 70 mètres mais le vent tourne et ils s'arrêtent, hument l'air puis et s'enfuient.

Je redescends vers le bois où je rentre pour me poster régulièrement en appelant mais pas le moindre chevreuil en vue. Je repars donc vers ma chevrette mais alors que j'arrive dans le pré qui sépare le grand bois du bosquet où je l'ai laissé, j'aperçois 3 chevreuils qui remontent dans le champ où j'ai appelé les 2 chevreuils tout à l'heure. Je redescends en suivant le bois pour rejoindre le chemin forestier par une coulée puis descends presque au bout du chemin pour me poster contre les arbres et commencer à appeler. La chevrette fonce vers moi suivie par ses chevrillards mais le vent tourne vite et elle me repère en arrivant à environ 40 mètres, fait demi-tour et s'enfuit avec ses jeunes en se retournant quelques fois pour regarder vers moi. Je laisse tomber et pars récupérer ma chevrette avant de rentrer.

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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Chevreuil
Mouflon
Chamois
Isard
Sanglier
Blaireau
Renard

 

Répartition des prélèvements grands gibiers

AUTRES PRELEVEMENTS :

Répartition des prélèvements petits gibiers
Ragondin albinos
Ragondin
Rat musqué

Lièvre
Lapin de garenne
Martre
Putois
Vison d'Amérique
Faisan commun
Canard colvert
Foulque macroule
Bécasse

 

Guyane

 

Iguane vert
Tourterelle rouviolette
Hocco alector

 

Singe hurleur
Aymara

 

Argentine

 

Lièvre
Renard gris
Tinamou élégant

 

Québec

 

Tétras du Canada
Gélinotte huppée
Bernache du Canada