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22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 15:32

Cette semaine mon ami Francisco est venu de Majorque pour chasser le chevreuil avec moi sur mon territoire de tir d'été. Ce matin, nous avons repéré un beau brocard avec sa chevrette qui sont rentrés dans une grosse haie entre une parcelle de tournesol et un chaume de féveroles, le tout au milieu des vignes de des tournesols à un peu plus de 100 mètres d'un grand bois en long où j'ai réussi à lui faire flécher un petit brocard à boutons venu au Rottumteller. Ce soir, nous décidons de chasser séparément. Francisco ira se poster sur la zone où nous avons repéré le beau brocard alors que j'irai chasser à l'opposé. Je me gare au bord de la route, au départ d'un chemin de terre qui longe une grosse haie pour rejoindre puis traverser le bois. Je laisse partir Francisco par le chemin et traverse la route pour rejoindre une zone de vignes. Je commence ma chasse en longeant les parcelles de vigne tout en surveillant les intervalles entre les rangs pour tenter d'apercevoir un chevreuil mais le secteur semble très calme. Je me rapproche peu à peu d'un petit bosquet derrière lequel se trouve un petit chaume de colza. Je contourne le bosquet, rien derrière, je fais demi-tour pour descendre vers un autre petit bosquet en longeant une parcelle de vigne. Rien, je longe ensuite le bosquet en tentant d'apercevoir du mouvement, sans succès, au travers des feuillages. J'arrive ainsi à l'autre bout de la parcelle de vigne, au bord d'un très grand chaume de colza. Un coup d'œil sur cette grande étendue, rien ne bouge, je remonte en suivant l'autre côté des rangs de vigne et recontrôle, au cas où, les intervalles entre les rangs bien que je sois maintenant à mauvais vent. Arrivé au coin de la parcelle, j'aperçois une chevrette venant de la bande de chênes qui délimitent la crête de la colline. Elle se dirige vers la vigne à une vingtaine de mètres de moi. Je me fige au bout du dernier rang et l'observe à mauvais vent. Elle rejoint le bord de la vigne, s'arrête un instant, plein travers à un peu moins de 20 mètres, la tête dans la vigne avant de faire volte-face pour repartir au galop vers les chênes où je la perds de vue.

Je me retourne pour longer les chênes et suivre la bordure du chaume de colza, je rejoins ainsi une haie qui borde le chaume et la suis. Je descends un moment pour ensuite prendre à droite, le long de la haie qui suit maintenant la courbe de niveau quand j'aperçois au loin, un chevreuil qui semble arriver d'un chaume d'orge à plus de 200 mètres, il passe dans une trouée d'une haie qui descend vers le ru en contrebas et rentre dans la grande parcelle de petits poids qui fait suite au chaume que je longe. Je m'arrête un instant pour l'observer, il bifurque pour descendre en suivant la haie qui s'avance un peu dans les petits poids avant de descendre à angle droit vers le ru. Je le perds vite de vue dans la pente de la culture. Je presse alors le pas pour rejoindre puis traverser les poids et rejoindre la haie que je traverse pour descendre vers le passage emprunté par le chevreuil avant de m'avancer doucement dans le petits poids jusqu'à l'angle de la haie qui descend vers le ru. J'aperçois alors le chevreuil. C'est un jeune brocard, il longe la bordure boisée du ru à environ 100 mètres en contrebas. J'attrape mon Buttolo et tente quelques appels mais il regarde vers moi puis démarre pour fuir au galop. Il longe le ru jusqu'au bout des poids puis biaise pour remonter dans le chaume, en direction d'un petit bosquet en long pris dans le chaume et partant de la bordure des petits poids. Je le perds de vue derrière ce bosquet et décide de le laisser tranquille pour le moment.

Je fais demi-tour, longe le chaume d'orge en direction de bâtiments agricoles abandonnés près d'un petit lac puis longe ces derniers pour revenir vers les vignes. Je longe un instant la vigne et arrive au départ d'un passage qui permet de revenir vers la haie qui longe les petits poids et descend à ma gauche vers un bosquet. Je regarde entre les rangs à ma gauche et à ma droite en me rapprochant de la haie, rien en vue à part 2 lièvres. Je descends ensuite le long de la haie en suivant la vigne et prends à gauche, en contrebas, au coin de la vigne. Je suis la haie qui rejoint le bosquet. Arrivé au coin du bosquet, je décide de me poster pour appeler au Buttolo. Je descends le talus abrupt pour rejoindre le ru à sec qui passe à quelques mètres dans le bois, le traverse et me poste au pied d'un arbre. J'ai une bonne visibilité à 20 à 30 mètres sur 90 degrés. Le vent vient de ma gauche, sur ma droite le bosquet se termine à environ 15 mètres en bordure d'une prairie fauchée. Le bois remonte devant moi en pente moyenne. Je commence à appeler en espaçant des petites séries d'appels brefs de silences me permettant d'écouter.

Assez rapidement une respiration forte se fait entendre mais je n'arrive pas à en déterminer la provenance, il me semble entendre un bruit de pas. Je pense qu'un chevreuil arrive sur ma gauche, j'accroche mon décocheur, appuie mon appeau sur la poignée de mon arc et reprends mes appelés brefs en les espaçant. La respiration se rapproche mais je ne vois rien quand un léger bruit me fait tourner la tête. Une tête de brocard m'observe à quelques mètres dans mon dos, en hau du talus. Le chevreuil qui a passé son cou dans la végétation, regarde vers moi les yeux écarquillés une fraction de seconde avant de faire une brusque marche arrière alors que je l'observe figé. Il part au galop sur environ 10 mètres en suivant le bosquet puis stoppe. Je me tourne doucement vers la lisière et arme mon arc. J'aligne la visée sur le chevreuil qui me domine à environ 15 mètres mais la végétation est un peu trop épaisse, ma flèche risque d'être déviée. Je décide d'attendre que le chevreuil bouge un peu quand, à ma grande surprise, il fait volte-face et repasse devant moi, plein travers à environ 12 mètres. Une trouée dans la végétation me fait une belle fenêtre de tir, au moment où le chevreuil s'avance au pas devant cette trouée, je cale ma visée et décoche. L'impact retentit et le chevreuil démarre en trombe.

Je le laisse filer puis remonte au bord du bois. Je trouve vite de grosses gouttes de sang noir.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

À l'endroit du tir, le chevreuil a laissé tomber un peu de contenu stomacal mêlé à du sang noir.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

Je tente de retrouver ma flèche en suivant la direction de mon tir et la retrouve posée au sol dans le chaume de blé, juste à quelques mètres sur la droite de la vigne. Elle est couverte de sang foncé. 

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

Je la récupère et la remets au carquois puis descends vers le premier sang pour commencer ma recherche. Le sang foncé est bien visible sur le sol clair de la vigne et la végétation clairsemée. La piste biaise en remontant tranquillement tout en coupant sous les rangs de vigne sur quelques mètres puis stoppe brusquement. Je tourne un peu pour m'apercevoir que le chevreuil est remonté au plus raide en suivant le rang sur environ 15 à 20 mètres puis la piste reprend à gauche pour passer sous les rangs de vigne. Le sang devient de plus en plus abondant. 

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

Alors que je tombe sur une grosse giclée sur un gros pied de plantin,

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

J'aperçois mon chevreuil couché un peu plus loin contre un rang de vigne. Je vais directement à sa rencontre. Ma flèche est un peu trop en arrière, elle est entrée au niveau du foie.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

La sortie est plus en arrière au niveau de la panse. Je rends les honneurs à mon chevreuil et appose mon bracelet avant de faire quelques photos souvenir.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

J'attache les 4 pattes de mon chevreuil ensemble pour le porter plus facilement et remonte dans la vigne puis rejoins le bord de la haie par le passage et la suis jusqu'au passage pris tout à l'heure pour suivre le petit brocard au bord des petits poids. Je traverse ensuite la culture en direction du bosquet pris dans le chaume de colza avant de descendre entre les poids et le chaume, en direction du ru. Je passe le petit cours d'eau par un passage busé pour longer la bande boisée qui l'enveloppe en direction d'un petit bois. Un arrondi de tournesol mélangé de poids qui borde une grande parcelle de maïs longe la haie jusqu'au coin du bois. Je suis tranquillement cette culture et arrive au coin du bois. La luminosité baisse tranquillement. Je décide de me poster dans les tournesols, à 15 mètres de l'angle du bois pour tenter quelques appels. Je pose mon chevreuil dans la culture au coin du bois et me décale un peu pour me poster.

Je commence mes appels, rapidement un bruit de galop retentit dans le bois. J'accroche mon décocheur, cale mon appeau contre la poignée de mon arc et recommence mes appels. Le petit brocard que j'avais vu plus tôt dans la soirée surgit du bois à une cinquantaine de mètres. Il stoppe en lisière observe le secteur. Je relance un appel, il redémarre et fonce sur moi. J'arme mon arc et le laisse venir mais il arrive de face et trop vite. Il passe à 4 mètres devant moi et rentre dans le tournesol alors que je le suis dans mon viseur. Il stoppe net à 3 mètres de moi plein travers. Sa zone vitale est dégagée entre 2 pieds de tournesol, j'aligne vite ma visée et décoche. L'impact retentit, le brocard démarre en trombe et me contourne pour foncer dans les tournesols, en remontant la pente, à environ 15 mètres de la bordure de la culture. Il ralentit, se cabre puis retombe au sol et se débat bruyamment au sol un instant avant de s'immobiliser. Je m'avance vers la zone du tir et trouve immédiatement beaucoup de sang.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

Je cherche ma flèche dans la direction de tir et la retrouve rapidement plantée au sol 3 mètres après l'endroit du tir.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

Je la récupère et la remet au carquois puis suis la piste de sang très marquée. Les feuilles de tournesol sont marquées de beaux frottés et le sang projeté sur la végétation est facile à suivre malgré la pénombre qui s'installe.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019
Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

Je retrouve facilement mon chevreuil. Ma flèche est passée au niveau du cœur. Le poil de mon chevreuil est noirci et collant comme si le chevreuil s'était roulé dans un liquide visqueux et collant.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

J'appose mon bracelet et rends les honneurs à mon bocard puis le sors de la culture pour faire quelques photos souvenir en bordure du plantié de vigne qui borde le bois.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

Je pars chercher mon second brocard pour une photo de groupe.

Un doublé de brocard au Buttolo, 18 juillet 2019

Je pars ensuite chercher ma voiture alors que nuit s'installe doucement. Francisco m'y attend déjà il n'a pas vu le brocard, juste 2 chevrettes et un renard et n'a pas pu faire de flèche. Nous partons chercher mes brocards avant de rentrer, je suis un peu honteux d'avoir fait une si belle chasse alors que mon invité rentre bredouille.

Alex

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 17:57

Ce soir, je retourne chasser autour des féveroles. Après plusieurs jours très chaud, un orage tombé la veille a rafraichi l'atmosphère, ce soir il fait un vent soutenu, le temps est idéal pour aller chasser. Je me gare, comme à mon habitude, près des silos de Roques, je me prépare rapidement et traverse la route pour longer les féveroles en partant à gauche pour rejoindre la haie qui délimite le territoire et remonte vers les vignes. Pas d'animaux en vue ce soir, je prends la bande enherbée et remonte doucement en suivant la culture et en faisant des arrêts fréquents pour observer et écouter. Le secteur est calme pour le moment. Alors que j'arrive à l'endroit où je me suis fait avoir par le petit brocard l'autre jour, je redouble d'attention et remarque une boule noire à environ 15 mètres sur la bande enherbée, contre la culture. C'est un gros ragondin qui broute tranquillement, plein travers, tête vers la culture. Je m'avance tout doucement. Alors que j'arrive à 8 mètres, il relève la tête et semble inquiet. Je me fige et accroché doucement mon décocheur. Le ragondin, au bout de quelques secondes, finit par se tranquilliser et reprend son repas. J'arme doucement, vise l'épaule et décoche. Touché, le ragondin s'effondre sur place et se débat au sol. Je m'approche tranquillement et récupère ma flèche plantée au sol à 2 mètres du ragondin alors que ce dernier finit de mourir. C'est un beau mâle mais ces dents sont étranges, elles semblent très longues vu de côté. Je me baisse pour l'examiner de plus près, ma flèche est entrée où je visais et ressort plein estomac. Les dents du haut et du bas poussent de façon anormale, la dent gauche du haut est trop longue et la droite plus courte et inversement en bas. Je décide de garder la tête de l'animal pour garder le crâne et trouver l'explication à cette anomalie.

Un orage et ça repart, 9 juillet 2019

Je fais quelques photos souvenirs et laisse le ragondin sur place avant de reprendre ma chasse, je le récupérerai tout à l'heure.

Un orage et ça repart, 9 juillet 2019

Je longe doucement le haut des féveroles mais rien ne bouge. Arrivé au niveau des bâtiments agricoles, je redescends tranquillement sur le chemin blanc pour rejoindre la bordure du chaume d'orge. Tout à coup, un mouvement attire mon regard sur la gauche, une silhouette rousse arrive au trot par ma gauche. Je reconnais vite un brocard au travers du feuillage d'un gros noyer planté au bord du chaume. Il vient pour passer plein travers à environ 40 mètres devant moi. J'accroche mon décocheur et m'avance rapidement d'environ 10 mètres. Le chevreuil ralenti et stoppe plein travers à environ 25 mètres en regardant vers la route. J'arme mon arc rapidement et aligné ma visée sur son coffre et décoche mais il me fait un saut de corde et s'écrase pour redémarrer, évitant ainsi ma flèche qui lui passe au-dessus. Il démarre en trombe et fonce dans les féveroles. Je cours pour contourner les bâtiments agricoles et repasser au-dessus de la culture espérant l'apercevoir à nouveau mais il a disparu. Je suis dégoûté, j'aurais dû m'avancer un peu plus. Je me suis trop pressé pour tirer. Je pars chercher ma flèche dans le chaume mais impossible de la trouver.

Je remonte en bordure du chaume pour longer la vigne en dessous du bosquet un peu plus haut. Je jette un coup d'œil à une mare bordée de grands arbres et prise dans la vigne. Les sangliers sont venus se souiller contre la berge sur un petit replat tenu par des anciens pylônes EDF en béton. Je longe tranquillement la vigne en observant le secteur quand j'aperçois un chevreuil à environ 150 mètres, en lisière dur la droite du bosquet. Il broute tranquillement. Je m'approche rapidement du bois en passant sous les fils de fer qui maintiennent les rangs de vigne et perds ainsi le chevreuil de vue. Arrivé au coin du bosquet, le vent vient du haut, il est parfait. Je m'avance doucement pour regarder derrière le coin du bosquet mais des branches basses avançant sur le pré à environ 40 mètres font écran. Je remonte doucement un petit talus qui sépare la vigne du pré en écartant doucement les ronces pour éviter de faire trop de bruit puis me colle au bois. J'aperçois alors le chevreuil qui broute tranquillement à environ 15 mètres derrière les branches basses. C'est un petit brocard, j'attaque mon approche en serrant contre le bois, j'avance tranquillement. Le vent soutenu masque bien le léger bruit de mes pas. J'arrive sans difficulté aux branches basses. Il me faut juste me décaler un peu à droite pour pouvoir décocher. Je commence à me décaler mais le brocard rentre tranquillement dans le bois en broutant. Je passe devant les branches basses et me recolle au bois. J'attends un peu espérant le voir sortir à nouveau. Une trouée dans les feuillages me permet aussi de surveiller l'intérieur du bois mais rien ne bouge. Je décide de tenter de m'avancer un peu pour essayer de le voir au travers des feuillages mais, après quelques pas, je me rends compte que la végétation est trop épaisse. Je fais doucement marche arrière mais le brocard démarre en aboyant dans le bois, je l'entrevois sur quelques mètres mais le perds vite de vue. Il n'a pas stoppé loin, 15 mètres environ mais impossible de le voir, j'entends juste ses aboiements. Je tente de lui répondre pour essayer de le faire bouger mais il se tait et impossible de le voir. Je renonce et décide de changer de secteur.

Je continue droit vers la route, la traverse et rejoins, un peu plus loin à ma droite, un chemin de terre qui longe le bas d'un bois pour ressortir dans une grande prairie. J'avance doucement en surveillant le sous-bois mais rien. En débouchant dans la prairie je regarde bien autour de moi, toujours rien. Je remonte au coin du bois un peu plus haut et d'où j'ai une bonne vision sur la grande prairie herbes hautes grillées par le soleil. Rien ne bouge, je rejoins la bordure du bois d'en face en ouvrant bien les yeux et passe ainsi sous une vigne dont les branches n'ont pas été encore taillées et dont les rangs sont colonisés par l'herbe haute. Je surveille chaque intervalle entre les rangs mais l'encombrement végétal ne facilite pas ma tâche. J'arrive au bord du bois sans avoir vu de chevreuil. Je suis la lisière sur la bande enherbée qui borde la vigne et remonte vers une jeune vigne en friche qui précède une vigne mature. Une fois arrivé au coin du bois, au bord de la vigne jeune, je prends à droite pour continuer à longer le bois et surveiller les rangs de vignes qui sont perpendiculaires à la lisière. J'avance doucement avec un fort vent qui vient par moment de face et par moment de ma gauche. La vigne n'a pas été encore taillée et l'herbe n'a pas été fauchée, c'est idéal pour les chevreuils mais j'arrive au bout de la parcelle sans en avoir vu un. Je remonte entre le dernier rang et le bois puis prends à gauche entre la vigne que je viens de longer par le bas et une vigne en friche qui borde la route. Je surveille alternativement les 2 côtés du sentier, la vigne en friche est très sale et voir un chevreuil n'est pas gagné. En regardant à droite, j'aperçois un beau brocard au gagnage à 45 mètres dans la vigne que j'ai longée par le bas. Le vent tourne et bien qu'il soit face à moi pour le moment il risque de rapidement me trahir, j'hésite à faire demi-tour pour repasser par le bas de la parcelle ou à devancer le brocard pour tenter de le recouper en m’avançant dans la vigne. Le chevreuil avance sous les rangs en broutant et en biaisant légèrement vers le bas de la parcelle, je ne l'ai pas vu, très certainement, à cause du relief du terrain en passant par le bas, je décide de tenter de le recouper par le haut, je suis le brocard qui avance en avançant d'un rang au suivant pour ne pas le perdre de vue mais en restant caché puis le dépasse de 3 rangs pour m'avancer dans la vigne. Le vent a tourné et je n'ai pas le temps de faire un pas dans la vigne que le brocard démarre, il vient se planter plein travers entre les rangs à 50 mètres de moi puis fonce en aboyant vers le bois en contrebas. Encore raté, décidément je suis abonné aux erreurs ce soir.

Dépité, je décide de revenir vers les féveroles et avance d'un bon pas entre les vignes, ne pensant pas voir un autre chevreuil sur ce secteur. Je regarde tout de même machinalement autour de moi. En arrivant à la jeune vigne en friche j'aperçois à environ 50 mètres sur ma gauche, un jeune brocard figé qui regarde vers moi, plein travers. J'ai stoppé derrière une touffe de végétation haute. Je me baisse doucement pour me mettre à genoux. Le chevreuil reste immobile et je l'observe sans bouger un moment. Il finit par se tranquilliser et se remettre à manger. J'en profite pour tenter une approche. J'avance doucement à 4 pattes dans la végétation haute, j'ai le vent dans le dos mais le chevreuil est plus à droite, si le vent reste constant ça devrait être bon. Je stoppe à chaque fois que le chevreuil relève la tête et gagne peu à peu une vingtaine de mètres. Le brocard se met alors en marche, il avance doucement en broutant, je bifurque à droite et biaise vers lui pour tenter de me rapprocher au maximum et profite de chaque prise de nourriture pour gagner du terrain. La végétation est bruyante et je ne peux pas avancer très vite, j'ai du mal à réduire la distance. Un peu plus loin, le chevreuil disparaît dans une touffe de végétation épaisse ce qui me permet de bien avancer. Il réapparaît à environ 18 mètres. Il est de 3/4 arrière et regarde vers moi. Je profite de la végétation pour me redresser doucement et me mettre à genoux avant d'armer doucement mon arc. Je prends la visée et décoche. Ma flèche semble voler droit vers son but mais le petit brocard démarre sans que ne retentisse l'impact caractéristique. Il s'éloigne d'une vingtaine de mètres puis stoppe pour revenir vers la zone du tir. Je réencoche rapidement et arme à nouveau mais le brocard ne s'approche pas suffisamment pour que je retente ma chance. Il démarre pour disparaître dans la vigne en contrebas. Je me redresse et pars chercher ma flèche mais impossible de la trouver dans ce fouillis végétal.

Je retourne vers le chemin entre les vignes puis pars faire le tour de 2 petites parcelles de vigne et une petite friche prises dans la bordure du bois. Pas de chevreuil, je longe le bois pour revenir vers la route. Alors que j'approuve de cette dernière, les aboiements d'un chevreuil retentissent à environ 200 mètres, à l'autre bout du champ de tournesol, de l'autre côté de la route, proche d'un autre bois. Je suis à bon vent et assez éloigné, je peine à croire qu'il m'ait vu mais il continue d'aboyer rageusement alors que je m'éloigne par la route qui longe le haut du bois. Arrivé au coin du bois, je débouche sur 2 parcelles de sorgho, une de chaque côté de la route. À ma droite, elle est séparée du tournesol par une bande boisée épaisse, je jette, de la route, un coup d'œil entre la bande boisée et la culture, rien en vue. Sur ma gauche, le sorgho est bordé par la route sur 2 côtés et par le bois sur les 2 autres. Rien en vue, je décide de longer le bois bien que le vent souffle dans mon dos. 

J'avance tranquillement en collant le bois alors que je suis à environ 70 mètres de la route, j'aperçois, à environ 15 mètres de la lisière du bois et 35 mètres de moi, une tâche rousse dans la culture clairsemée par endroit. Je me fige, le chevreuil relève la tête. C'est un brocard. Je reste immobile, il rebaisse la tête et commence à d'avancer dans la culture d'un pas tranquille. La culture n'est pas haute mais je dois réagir rapidement pour ne pas le laisser trop s'éloigner. Je dois rester en arrière pour ne pas être trahi par le vent mais avance le plus vite possible pour ne pas me faire distancer et biaise doucement vers le brocard qui avance tête baissée pour tenter d'arriver à portée de tir. Je le perds de vu dans une zone plus dense de la culture et arme mon arc pour continuer mon approche. Il réapparaît 5 mètres plus loin, il a gagné un peu de terrain. Je presse le pas et le rattrape, il n'est plus qu'à environ 12 mètres, de 3/4 arrière et avance d'un pas lent. Je stoppe, aligné mon viseur derrière ses cotes et décoche alors qu'il est à environ 15 mètres. Le temps que ma flèche arrive, il bifurque un peu et ma flèche le touche dans le cuissot, plus en arrière que prévu. Le brocard fait volte-face et fonce vers le coin du sorgho pour rejoindre le bois. Une tâche rouge juste derrière l'épaule me rassure sur mon atteinte. Il traîne sa patte arrière touchée par la flèche et disparaît dans un grand fracas dans le sorgho plus dense du bord du bois. Je tente d'aller retrouver ma flèche mais encore une fois, impossible de la retrouver, c'est la troisième perdue ce soir. Je tente ensuite de trouver du sang mais sans plus de succès. Je pars donc vers la zone où je l'ai perdu de vue. J'y trouve vite de belles traces de sang sur le feuillage de la culture et commence à les suivre.

Un orage et ça repart, 9 juillet 2019
Un orage et ça repart, 9 juillet 2019
Un orage et ça repart, 9 juillet 2019

Alors que je pensais mon chevreuil mort dans la culture, la piste de sang se poursuit sur la végétation en bordure du bois.

Un orage et ça repart, 9 juillet 2019

Un petit ru très encaissé longe la lisière à quelques mètres dans le bois, je m'avance doucement et tombe sur mon chevreuil en train de mourir au fond de ce dernier, il est encore agité de quelques soubresauts. L'eau du ruisseau est rouge du sang qui s'écoule de la plaie d'entrée de ma flèche sur plusieurs mètres.

Un orage et ça repart, 9 juillet 2019

Je pose mon arc et descends le talus abrupt pour rejoindre mon chevreuil qui s'est immobilisé.

Un orage et ça repart, 9 juillet 2019

J'appose mon bracelet et remonte le chevreuil sur la bordure de la culture. Ma flèche ressort bien derrière l'épaule comme je le pensais. Après quelques photos souvenir,

Un orage et ça repart, 9 juillet 2019

J'attache les pattes de mon chevreuil pour pouvoir le porter plus facilement puis retourne tenter de retrouver ma flèche  en suivant le sang et les traces de pas laissés par le chevreuil dans sa course mais sans plus de succès.

Un orage et ça repart, 9 juillet 2019

Je retourne chercher mon chevreuil et repars vers la zone de féveroles. Je suis le bois, Un peu avant la roue, je vide mon chevreuil et laisse les viscères au bord du bois. Le contenu stomacal a pas mal coulé dans l'abdomen. Je traverse la route et reviens vers les vignes quand j'aperçois une chevrette et son faon, dans la prairie, au bord du bois où j'ai manqué mon approche tout à l'heure. En m'apercevant, ils foncent vers le bois et disparaissent rapidement. Je fais une pose à la mare pour nettoyer un maximum mon chevreuil puis le pose près des bâtiments agricoles puis descends le chemin blanc vers la route pour refaire le tour des féveroles à bon vent. Je longe les platanes au bord de la route en surveillant la culture pis remonte tranquillement par la bande enherbée, le long de la haie. Je m'arrête souvent pour observer mais rien en vue. Alors que j'arrive près de mon ragondin, j'aperçois un chevreuil qui arrive par la bande enherbée entre la haie et la vigne. Il fonce vers moi au galop, je m'agenouille au bord de la culture et arme mon arc. Le chevreuil arrivé au galop et stoppe à 3 mètres de moi, c'est un faon, un autre chevreuil passe au grand galop sur la droite dans la culture, certainement sa mère. Le faon repart et rentre dans les féveroles pour disparaître un peu plus loin dans de grands craquements.

Je me redresse et finit de remonter au coin de la culture, récupérant mon ragondin au passage, puis la longe en direction des bâtiments agricoles en suivant la vigne. Un peu plus loin, un mouvement attire mon attention en bordure de la culture, sur la bande enherbée. Je me cache contre la vigne, je pense d'abord à un lièvre mais, en m’avançant un peu, j'identifie un renard qui mulote, je m'avance au bout du rang de vigne, à 30 mètres du renard, pose mon ragondin au sol et tente de l'attirer avec des cris de souris mais il rentre dans la culture. J'insiste un peu mais il ne vient pas. Je récupère mon ragondin et me remets en marche jusqu'au chemin blanc, laisse mon ragondin avec le chevreuil et redescends vers la route, doucement, en suivant les féveroles. Alors que je suis à 80 mètres de la route, un sanglier d'environ 50 kilos sort de la culture à environ 40 mètres devant moi et s'avance dans le chaume. Il fouille, nez au sol, je m'avance en suivant la culture mais le vent tourne un peu et me trahi. Le sanglier fait volte-face et fonce dans la culture en cassant tous les pieds de féveroles sur son passage. Il s'enfonce d'environ 16 mètres dans la culture puis ralenti et bifurque pour remonter vers les bâtiments en longeant à environ 15 mètres de la culture. Il semble biaiser doucement vers le chemin et je le suis doucement mais le vent tourne à nouveau et il stoppe net. La nuit tombe peu à peu, je décide de rentrer et retourne à ma voiture. Je remonte ben voiture chercher mes prises avant de rentrer.

 

Alex

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26 juin 2019 3 26 /06 /juin /2019 06:02
Un brocard à l'approche dans les blés, 23 juin 2019

 

Ce soir, je décide d'aller chasser sur Roques. Je me gare près d'une résidence secondaire, au bout du chemin blanc qui rejoint Justian. Il fait très chaud ce soir, le vent modéré est bon pour chasser ce secteur. Je me prépare rapidement puis remonte entre une bande boisée bordée par un ru asséché sur ma gauche et une grande parcelle de blé. Je surveille alternativement la surface des céréales et le sous-bois en remontant vers une parcelle de vigne. Le bosquet à ma gauche fait place à une haie qui suit le ru et derrière laquelle se dessine une prairie alors que le blé laisse place à la vigne. Je surveille les intervalles entre les rangs de vigne mais pas de chevreuil. Arrivé au bout de la vigne, je prends à droite en suivant la bande enherbées entre une haie et le dernier rang de vigne. Un peu plus loin, un passage s'ouvre à ma gauche sur une parcelle de poids. Je suis la haie en bordure de la culture en direction une grande parcelle de colza. La faible hauteur des poids me permet de voir loin. Toujours pas de chevreuil. Arrivé au coin du colza, je commence à le longer en suivant une bande de carottes d'environ 1 mètre de large prise entre la culture et la haie à ma gauche. Une grosse coulée très fréquentée dans les carottes en fleurs me permet d'avancer doucement sans faire de bruit. Tout à coup, un animal démarre sur ma gauche dans la haie et percuté lourdement une grosse branche tombée en travers de son passage. C'est un gain de chevreuil, il file maintenant dans la prairie au-dessus de la haie et disparaît un peu plus loin.

Je suis toujours le colza dont la hauteur et la densité me laisse peu d'espoir d'apercevoir un chevreuil mais j'espère en surprendre un dans les carottes. La haie remonte maintenant vers le sommet de la colline en parallèle de la bordure de la culture. J'arrive ainsi au bout du colza et bifurque à droite pour le suivre en direction d'une parcelle de vigne où j'ai fléché un sanglier l'an passé. Je prends à droite sur la bande enherbée entre le colza et la vigne pour observer entre les rangs jusqu'à rejoindre la bordure d'un petit bosquet. Je prends entre le bosquet et la vigne pour rejoindre la bordure d'une petite parcelle de colza prise entre la haie à gauche, la route au fond et un boqueteau à droite. Je jette un coup d’œil entre la haie et la culture pis entre la culture et le boqueteau sans succès avant de redescendre à travers les vignes vers un petit plan d'eau au départ d'un petit bois d'où part un ru qui rejoint l'Osse au fond de la vallée.

J'observe entre les rangs de vigne mais aucun chevreuil en vue. En face sur le penchant qui remonte vers la route, une parcelle de vigne récemment plantée remonte vers une bande de bois longeant la route derrière le lac et le bois. Sur la gauche de ce plantier, une haie épaisse descend de la route et bordé une bande d'herbes hautes de plusieurs mètres de large qui sépare la haie d'une parcelle de blé. J'aperçois brusquement un chevreuil au milieu des herbes hautes et tourné vers la haie à environ 450 mètres. Je contrôle le vent rapidement, il est bon, je décide de tenter l'approche mais la vigne s'arrête bien avant le blé en dessous de moi et je me retrouverai à découvert sur plus de 100 mètres avant de rejoindre le blé. Il me faut continuer droit vers la route, à couvert derrière un rang de vigne pour contourner ensuite une autre parcelle de vigne pour revenir contre le blé mis le chevreuil en a décidé autrement. Il traverse la haie et se plante en plein découvert dans le plantier et observe autour de lui avant de partir au galop en baisant vers la bande boisée bordant la route où il disparaît rapidement en croisant la route d'un groupe lièvre qui lui descend vers le blé sur les traces du chevreuil. 

Je décide de descendre droit vers le blé en longeant la parcelle de vigne qui est alignée avec la bordure montante du blé mais alors que j'avance doucement, une tâche rousse m'apparaît dans une zone où l'herbe haute est couchée au bord du blé. Je me fige un instant mais rien ne bouge, je serre au maximum contre la vigne et poursuis ma descente quand la tâche bouge. C'est bien un chevreuil, je me fige à nouveau et observe un instant. Il me semble reconnaître une chevrette qui s'avance dans le blé. Les céréales masquant son regard, j'en profite pour descendre jusqu'en bordure du blé en stoppant à chaque fois qu'elle redresse la tête. Au bord du blé, je ne suis plus qu'à 100 mètres d'elle et certifie mon identification. C'est bien une chevrette, je bifurque à droite en direction du coin du petit plan d'eau pour poursuivre en longeant le bois pour rejoindre une parcelle de poids mélangé à du tournesol qui longe le ru arboré qui descend vers l'Osse. J'avance doucement en suivant la bande enherbées au bord des poids quand une chevrette couchée à quelques mètres de moi, dans une zone de tournesols surgit de la culture et prend le galop pour s'éloigner un peu avant de stopper pour m'observer un instant. Je me remets en marche et elle démarre en trombe pour remonter vers la route.

Je poursuis jusqu'au bout des poids et prends à droite sur un passage qui traverse le ru et rejoint le coin bas du colza que je montrais tout à l'heure. Je remonte doucement dans les poids en bordure du colza jusqu'au départ d'une petite langue de bois qui rentre sur moins de 100 mètres de long pour 20 à 30 mètres de large dans le colza. Rien entre le bas de la langue boisée, rien au-dessus, je décide de traverser les poids pour rejoindre une parcelle d'orge. Alors que je suis à mi-culture, une chevrette surgit des poids à environ 50 mètres au-dessus de moi et foncé droit vers la haie épaisse qui sépare les poids de la vigne d'où je suis arrivé tout à l'heure. Elle disparaît rapidement dans cette dernière. 

J'atteints l'orge par une large trouée dans la haie et prends à gauche pour descendre en longeant la haie par le premier passage de tracteur dans les céréales. La culture est très basse sur la colline mais devient plus haute près du ru. Je longe maintenant doucement ce dernier dans la bande d'herbes hautes en espérant voir un chevreuil mais le secteur est calme. J'arrive au coin d'une vigne après l'orge et avance tranquillement tout en surveillant entre les rangs. Une chevrette me surprend en démarrant à quelques mètres de moi dans la vigne et fonce, en coupant les rangs, vers une autre parcelle d'orge qui fait suite à la vigne.

J’atteints le coin de l'orge et continue à avancer mais n'ayant jamais vu de brocard dans le coin, je relâche un peu mon attention et c'est alors qu'un brocard surgit des céréales à quelques mètres sur ma droite pour foncer en longeant la bordure de la culture. J'aboie vivement et le suis d'un pas rapide par la bande enherbée, il court toujours et me distance, j'aboie à nouveau vivement, le brocard ralentit, je me voûte pour continuer à avancer le plus vite possible sous la surface du blé. Le brocard stoppe de cul, à environ 70 mètres et regarde en arrière pour comprendre d'où venaient les aboiements. J'essaie d'avancer voûté le plus vite possible en essayant de ne pas faire de bruit et gagne rapidement du terrain. Le brocard énervé aboie et piétine sur place, j'arrive à environ 20 mètres du brocard qui se tourne plein travers et s'avance d'un pas saccadé dans la culture en direction d'une petite zone de céréale versée. J'arme mon arc et me redresse doucement alors que le brocard stoppe plein travers à un peu plus de 20 mètres, sa tête, son cou et le 1/3 supérieur de son corps sont dégagés. Je vise assez bas au cas où il sauterait la corde et décoche. L'impact retentit sans que je vois mon atteinte et le brocard démarre en trombe pour remonter vers le sommet du champ. En arrivant en crête, il ralentit de plus en plus et disparaît en crête à environ 70 mètres de ma position.

Je décide d'aller voir l'endroit du tir avant d'entamer ma recherche. Dès l'impact le sang est très abondant et j'entends les coups de pattes de mon brocard dans les céréales. En levant les yeux je vois l'orge s'agiter où je l'avais perdu de vu à environ 50 mètres de l'endroit du tir.

Un brocard à l'approche dans les blés, 23 juin 2019

La piste de sang abondante contraste bien avec le doré de l'orge. Je décide d'aller chercher mon brocard immédiatement en suivant le sang. Alors qu'une chevrette surgit de l'orge près de la vigne et détale, certainement celle dérangée tout à l'heure dans la vigne.

Un brocard à l'approche dans les blés, 23 juin 2019
Un brocard à l'approche dans les blés, 23 juin 2019
Un brocard à l'approche dans les blés, 23 juin 2019

Je retrouve vite mon brocard qui finit de mourir, il donne encore, par moment, des coups de pattes arrière. Ma flèche est plein cœur où je visais, le chevreuil n'a même pas sauté la corde.

Un brocard à l'approche dans les blés, 23 juin 2019

Dès qu'il s'immobilise, j’appose mon bracelet et le ramène en bordure de parcelle pour faire quelques photos souvenir.

Un brocard à l'approche dans les blés, 23 juin 2019

Je laisse mon brocard près du chemin, dans des herbes hautes et reprends ma chasse. Je prends une bande enherbée entre une haie épaisse et une grande parcelle de blé prise entre le chemin et l'Osse et descend vers la rivière en surveillant la surface des céréales. Le secteur est très humide, des remontées d'eau, très certainement due au lac de l'autre côté de la haie, ont été investies régulièrement par les sangliers qui ont creusé le sol en s'y roulant et formé des souilles. J'avance doucement, arrivé au bord de la rivière je prends à droite pour suivre les céréales. J'observe autour de moi mais rien ne bouge malgré les nombreuses coulées qui traversent la culture et les ronds de blé mangés par les ragondins, je dérange juste quelques volées de colverts qui décollent de l'Osse à mon arrivée.

En suivant le blé, je retourne vers ma voiture où je laisse 7 épis de blé que m'avait demandé ma compagne avant de me diriger, par le chemin vers une autre parcelle de blé prise entre la route qui monte à Roques et la longère de bois où j'ai commencé ma chasse. Une tache rousse attire mon regard sur la gauche du chemin dans une petite friche délimitée par une haie parallèle au chemin. C'est une chevrette, je m'approche par le chemin jusqu'à 15 mètres environ et l'observe un instant au travers des branchages feuillus des arbres bordant le chemin. Elle broute paisiblement et je m'éloigne doucement pour remonter un peu plus loin le talus abrupt sur la droite du chemin et rejoindre la parcelle de blé parcourue de nombreux passages d'animaux. Je rejoints le premier passage de tracteur qui fait le tour de cette parcelle vallonnée et le suis. Le bas de la parcelle, en contrebas de la route et bordée par une petite parcelle boisée et je pense voir un brocard mais rien quand, je repère au loin une tête dépassant des céréales. Je m'avance à chaque fois qu'elle disparaît dans le blé mais comprends vite qu'il s'agit d'une chevrette et ne perds plus de temps dans cette approche inutile, la nuit va tomber rapidement. J'accélère un peu et me fait repérer la chevrette remonte vers le bois en crête sur ma droite.

Je finis le tour de la culture sans voir de brocard et jette un rapide coup d’œil au blé que j'ai longé en arrivant. Toujours Rien. Je rapproche ma voiture du brocard et le vide près du lac avant de partir. Alors que je me lave les mains dans le lac, le bruit d'eau attire un gros ragondin qui s'approche de moi alors que 2 autres gros restent campés sur la berge un peu plus loin. La nuit tombe, il est temps de rentrer.

 

Alex

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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 14:39

Ce matin, la société de chasse de Saint Paul de Baïse organise sa seconde battue au chevreuil de la saison et le président m'a autorisé à inviter Christophe et Lionel. Nous arrivons sur place vers 8 heures pour le déjeuner. Ce dernier pris et les consignes de battue données, nous partons nous poster pour la première traque. Nous nous garons près d'une stabulation et remontons au travers du champ de colza vers un chemin forestier le long duquel nous devons nous poster. Le sol est jonché de traces plus ou moins fraîches de chevreuils. Je ne connais pas ce secteur, en contrebas sur notre droite, nous apercevons le petit bois de pins attenant au bois de la palombière que nous avons chassé lors de la battue précédente. D'après les dires des chasseurs de Saint Paul, le meilleur poste semble être celui dans la friche ponctuée de petits chênes au bout du chemin forestier. Christophe n'ayant pas eu encore d'occasion de tir cette année en battue, nous décidons avec Lionel de lui laisser ce poste prometteur. Nous rentrons dans le bois de chênes par le chemin forestier, je prends un premier poste à environ 50 mètres de la lisière sur la gauche du chemin, Lionel se poste un peu plus loin et Christophe poursuit jusqu'à la friche. Je m'avance d'environ 15 mètres dans le bois et me cale à droite d'une zone bien dégagée, au pied d'un gros arbre. Je casse quelques branchettes pour dégager mes angles de tir, le bois est assez salle sur ma droite et devant moi. Je ne vois qu'une réelle coulée à environ 10 mètres dans le sale devant moi.

La sonnerie de début de traque ne tarde pas à retentir et presque immédiatement les chiens se mettent à donner de la voix. Les menées s'enchaînent et les coups de feu également. Plusieurs fois, les chiens semblent aller vers Christophe et je croise les doigts pour lui. Au bout d'un bon moment, des bruit de pas résonnent derrière moi, je tente d'apercevoir l'animal sans succès. Il semble plus ou moins suivre le chemin quand une chevrette s'avance tranquillement à environ 40 mètres sur ma droite au bout de la zone dégagée. Pensant qu'elle va prendre vers moi, j'arme mon arc mais elle fait 2 pas et stoppe en 3/4 arrière pour écouter les chiens. J'aligne ma visée un peu au-dessus du défaut d'épaule et décoche. Ma flèche vole parfaitement et rentre là où je voulais, au défaut d'épaule de l'animal qui démarre en trombe et se retournant pour ressortir sur le chemin forestier, le traverser et fuir dans le penchant boisé qui redescend vers les pins.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Il m'a semblé que la chevrette est partie avec ma flèche en travers du corps. Je l'entends fuir quelques secondes puis se débattre au sol. Elle est morte, je suis soulagé car je me rends compte maintenant que mon tir était quand même osé, vu la distance qui me séparait de la chevrette. Je réencoche et me reconcentre sur la chasse. Les menées s'enchaînent et les coups de feu se succèdent. Au bout d'un moment, une menée semble arriver sur les traces de ma chevrette et je crains que les chiens n'y tombent dessus et n'entament la carcasse. Je quitte donc mon poste pour tenter de la retrouver avant eux. Je me dirige rapidement vers l'endroit du tir et trouve facilement ma flèche couverte de sang et fichée au sol à quelques mètres de l'endroit où se trouvait la chevrette.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je la laisse sur place et sors sur le chemin plus en amont pour le suivre un peu à la recherche de la piste de sang. Je trouve vite de grosses gouttes de sang qui traversent le chemin et rentre dans le penchant boisé en biaisant sur ma gauche.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019
Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019
Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Une menée passe dans le colza, à environ 50 mètres, au pied du bois avec 3 chevreuils au grand galop qui avec un peu de chance remonteront sur Lionel ou Christophe. Je retrouve très facilement ma chevrette qui n'a fait qu'un peu plus de 30 mètres avant de s'effondrer.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Les chiens ne tardent pas à arriver sur ma chevrette et je les en détourne et fait quelques photos souvenir avant de repartir me poster rapidement.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Ma flèche est rentrée au défaut de l'épaule et ressort devant l'épaule opposée. Le temps passe et la voix des chiens se calme progressivement jusqu'au signal de fin de battue. J'appelle un piqueur pour avoir un bracelet puis pars rejoindre mes collègues qui n'ont pas eu ma chance. Lionel a vu courir des chevreuils au loin et Christophe a eu la malchance qu'un piqueur retourne les chevreuils qui venait sur lui. Je leur raconte ma chasse et partons chercher ma chevrette et ma flèche en attendant le bracelet avant de redescendre au voiture où je laisse ma chevrette à un des chasseurs de la commune avant de partir pour le rendez-vous de chasse pour les instruction de la seconde traque. Au moins 5 chevreuils ont été tués, je m'attendais à plus vu le nombre de coups de feu tirés. Les "peleurs" sont déjà à l'œuvre.

Serge et les teckels ne sont pas encore arrivés et le président de la chasse décide de chasser la bande boisée qui borde la rivière (Baïse) en les attendant. Nous partons nous poster le long de la butte de l'ancienne voie ferrée avec quelques chasseurs de la société. Nous nous garons au cimetière et partons à pied vers nos postes. Nous laissons Christophe au poste dit "le trou" qui est en fait un ancien passage sous la voie ferrée qui est devenu juste un passage dans la butte avec la disparition du pont et des rails. Christophe monte pour se poster en haut de la butte, au ras du passage alors que nous continuons le long d'une haie de ronces et d'arbustes en parallèle de la butte. Les chasseurs prennent les postes à chaque grosse coulée alors que le chef de ligne poursuit avec nous pour nous poster au bord de la Baïse, au bout de la butte. Lionel prend le poste au bord de la rivière pour barrer la route des animaux qui tenteraient de fuir en longeant l'eau à mi pente du talus de la rivière et je contourne la butte pour me trouver un poste alors que le chef de ligne revient sur ses pas pour rejoindre le sien. Alors que je contourne la butte, un bruit de pas dans les feuilles mortes me fait stopper mais le calme revient sans que je puisse voir l'animal. Je trouve une grosse coulée remontant sur la butte dernière à 20 mètres de la rivière et la suis pour aller me poster au sommet. Alors que j'arrive en crête, j'aperçois une boule de poils blottie coutre un arbre mort tombé au sol. Je l'observe un instant pour me rendre compte qu'il s'agit en fait d'un lièvre gîté. Il m'observe, son œil grand ouvert mais ne daigne pas bouger alors que je suis à peine à 5 mètres en train de le prendre en photo.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je m'éloigne un peu pour me poster un peu plus près du bout de la butte. Les traqueurs et les chiens arrivent au loin en longeant la Baïse. Les chiens donnent timidement de la voix puis se calment un moment avant de lancer, à grands cris, 4 chevreuils qui filent en plaine en direction du cimetière. Alors que les animaux passent la ligne les coups de feu claquent et la menée cesse. 2 chevreuils sont tombés, les traqueurs rappelle les grands chiens qui peinent à revenir puis finissent la traque sans lever d'autres animaux. Nous rentrons en suivant la butte quand les chien prennent la voie du lièvre qui s'est débiné sans bruit pendant la chasse. Les chasseurs les arrêtent vite et nous retournons au rendez-vous de chasse.

Le président décide d'une dernière traque, nous partons avec un des chasseurs, photographe attitré des battues pour aller nous poster dans des petits bosquets en bordure d'une grande traque. Nous nous garons près d'une habitation abandonnée puis remontons le coteau. Le chasseur de Saint Paul nous explique que les sangliers ont labouré une petite parcelle près de l'habitation. Arrivés en haut du coteau, je reconnais le secteur où Christophe a fléché un brocard il y a 2 ans. Christophe reprend son poste qui lui avait réussi en sommet de coteau, en bordure d'un bosquet fourré qui redescend vers les voitures, sur notre droite. Lionel se poste au bord d'un autre bosquet sur notre gauche et je descends dans un autre bosquet en contrebas. Alors que je suis à environ 100 mètres de ce bosquet, le bruit du galop de 2 animaux retentit dans la pente boisée en face de moi. Une chevrette et son chevrillard stoppent à découvert, à mi-pente. Le chevrillard se débine dans le sale sur la droite et disparaît. La chevrette reste figée alors que je l'observe immobile. Elle ne me prête pas attention. Je reste un moment sans bouger, elle regarde par moment vers son chevrillard. Je décide d'y aller au culot. Je commence à aboyer, la chevrette regarde vers moi sans bouger comme hypnotisée, j'aboie plusieurs fois sans qu'elle ne réagisse puis commence à avancer doucement droit sur elle en aboyant. Elle me regarde sans bouger d'un millimètre et me laisse approcher à 40 mètres, j'arme mon arc et tente d'approcher encore un peu alors que la chevrette regarde en arrière mais elle se coule dans le sale sur les traces de son jeune. Est-ce l’arrivée des piqueurs sur la ligne ou le petit bruit de métal fait par ma lame à l’armement ou encore juste le moment de partir pour elle ? Dommage, je presse le pas pour rejoindre le bosquet. Les 2 chevreuils sortent du bosquet à environ 80 mètres et remontent la pente du champ. J'aboie et ils se figent, m'observent un instant puis passent de l'autre côté de la butte et disparaissent.

Je presse le pas pour remonter me poster à mi-pente, en bordure du sale alors que j'entends déjà chiens et piqueurs au bout de mon bosquet. Je me place vite, rapidement, les teckels arrivent et passent mon poste, 2 traqueurs passent sous moi puis s'arrêtent pour observer les chiens alors qu'un autre traqueur passe au-dessus de moi en bordure du bosquet à environ 20 mètres. Les chiens tournent et donnent un peu de la voix quand un beau lièvre démarre sur ma droite et se débine au travers des buissons pour venir me passer tranquillement à 3 mètres sur ma droite et stopper, assis, à 10 mètres en dessous de moi à environ 15 mètres des traqueurs qui l'observent. Les chiens arrivant, il démarre et sort sur le découvert pour remonter le penchant du champ en face de moi et disparaître de l'autre côté alors que les teckels s'élancent, avec 150 mètres de retard, à sa poursuite. Les traqueurs crient pour les stopper mais ils passent la crête puis revient un peu après. La traque reprend et s'éloigne vers Christophe puis Lionel puis passe derrière la cime du champ alors qu'un des traqueurs au téléphone semble parler de sangliers. Le calme s'installe et le temps semble long. Des coups de feu se font entendre puis le calme revient. Le lièvre revient et passe la crête avant de descendre vers le bosquet à environ 80 mètres sur ma gauche puis le longe en direction de la route en contrebas. Les postés commentent la scène à voix haute et s'interpellent les uns les autres puis le lièvre fait une boucle et remonte pour repasser la crête en face de moi. Les chasseurs commentent toujours l'apparition de ce lièvre.

Au bout d'un moment, des craquements m’interpellent plus haut sur ma droite. Je me retourne face à la pente et écoute, les yeux grands ouverts. Est-ce un chien ? Les craquements se rapprochent et je finis par apercevoir un petit sanglier qui va passer au trot à 15 mètres au-dessus de moi dans le sale. J'arme mon arc, il stoppe juste au-dessus de moi à 15 mètres dans la broussaille, j'aligne ma visée sur son épaule dans une petite trouée au travers de la végétation. Je décoche, le bruit de l'impact retentit et le choc libère de la poussière du poil de l'animal qui repart en trombe vers le bout du bosquet. Je ne suis pas sûr de mon atteinte et les chasseurs étant toujours à leur discussion et certainement encore chargés au plomb 1 ou 2, je crie : "sanglier". Les chasseurs reprennent en cœur "sanglier" au lieu de se taire. Les minutes passent et je n'entends pas tirer. Par moment, des craquements retentissent sur ma droite, peut être mon sanglier en train de se déplacer dans le sale. Au bout d'un moment, plus un bruit quand mon téléphone sonne, le président de Justian m'appelle pour me demander où est le sanglier, je lui explique qu'il est parti vers lui après mon tir, il m'indique que les chiens et les traqueurs vont arriver. Je remonte la pente en lui parlant et trouve du sang, je décide de le suivre et avertis le président de la chasse de Justian que la ligne se tienne prête au cas où. Je raccroche et suis le sang assez abondant. La piste est assez facile à suivre et biaise doucement à gauche. Dans mon dos les chiens commencent à donner de la voix au loin mais ils seront vite là. Arrivé dans une zone dégagée d'herbe haute couchée au milieu des pins, je perds la piste et les chiens me rattrapent. Alors qu'ils arrivent à 10 mètres sur ma droite, j'entends démarrer le sanglier et tourne la tête pour juste le voir sortir de quelques genévriers et disparaître derrière les pins. Je cri "Attention, sanglier" sans me rendre compte que la route est juste à quelques mètres de moi au pied d'un talus abrupt.

Le sanglier dévale le talus et s'élance entre 2 chasseurs en traversant le goudron de la route. Les coups de feu pleuvent, 4 ou 5 chasseurs vident leurs fusils mais le sanglier passe sans une égratignure et fonce au travers du champ travaillé avec les chiens à ses trousses. Je sors du bois et descends le talus incrédule. Comment ils ont pu louper ce sanglier ? La plupart des chasseurs m’affirment que le sanglier n'était pas blessé mais un a vu ma flèche sur le côté de l'animal. En arrivant à la route j'aperçois alors ma flèche couverte de sang posée sur le goudron, je la ramasse et tente de trouver du sang en demandant aux chasseurs la direction de fuite. Je m'élance en suite au pas de course dans la direction indiquée sans vraiment y croire, le champ monte raide puis redescend. Alors que j'attaque la descente un chasseur dans mon dos me crie que les chiens sont au ferme plus loin. Dans le creux du champ je suis incapable de déterminer la provenance des cris, il m'indique tout droit. Je reprends le pas de course en crachant mes poumons alors que le terrain remonte raire avant de redescendre vers la route d'où j'entends le ferme plus haut le long d'une haie. Je prends sur la droite de la haie mais comprends vite que les chiens sont sur la gauche, je remonte le talus pour traverser la haie puis la suis et remonte la pente prononcée vers les cris. 

Les chiens et le sanglier se dessinent peu à peu derrière la butte. Le sanglier tourne sur lui-même pour repousser alternativement un chien contre la haie et 2 dans le champ qui l'assaillent. J'encoche une flèche et m'approche tranquillement. A quelques mètres du sanglier, j'arme mon arc et donne un peu de la voix pour tenter d'écarter les chiens qui marquent un temps d'arrêt et me laissent une bonne ouverture pour tirer. Le sanglier se tourne face à moi. En essayant de reprendre mon souffle, je vise sur le côté de la tête et décoche. Ma flèche semble traverser le sanglier et se fiche au sol mail il ne réagit pas. Je réencoche, il se retourne et s'éloigne péniblement de cul. Je le suis, arme mon arc et donne de la voix pour le stopper, il se tourne à gauche de 3/4 arrière. Je vise derrière l'épaule et décoche. Ma flèche rentre où je visais et ressort dans la gorge à l'opposé en restant en travers de l'animal, le sanglier saigne abondement, tente de repartir mais s'écroule vite. Je m'approche vite et dégage ma flèche pour éviter qu'il ne la casse en se débattant. Je récupère mon autre flèche et laisse s'immobiliser mon sanglier puis l'attrape par une patte arrière et redescends vers la route avec les chiens que je félicite vivement. Le chasseur qui me suivait arrive pour m'aider. Arrivé à la route d'autres chasseurs arrivent pour récupérer les chiens et j'en profite pour regarder mon sanglier, ma première flèche d’achèvement a en fait juste une grosse entaille dans le muscle de l'épaule. Ma première flèche est rentrée en avant de l'épaule mais je ne trouve pas la sortie.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je suis mort mais je ramène mon sanglier jusqu'au carrefour, 150 mètres plus loin où nous le chargeons avant de revenir vers la ligne des postés. Mes collègues m'attendent à la voiture, je remonte vers le poste de Christophe puis redescend vers la voiture où je retrouve mes collègues à qui je raconte mes aventures. Nous partons vers le rendez-vous de chasse, 2 autres sangliers ont été tués, un gros mâle de 70 à 80 kg et un autre jeune comme le mien. Mon sanglier arrive à son tour, je prends quelques photo souvenir avant de rentrer.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Alex

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 14:48

Ce matin, j'ai donné rendez-vous à Auterrive à Christophe et Lionel pour aller chasser à Saint Paul de Baïse qui fait sa première battue chevreuil de la saison. Nous arrivons sur place vers 8 heures pour prendre le petit déjeuner avec les autres postés puis après les consignes de battue et la distribution des postes nous partons nous poster. Le premier secteur est composé d'une immense combe dominée en crête par des bandes boisée et des bosquets. Nous allons nous poster en ligne sur la gauche près d'une palombière. En montant le chemin de terre pour aller nous garer, une chevrette et son jeune nous traverse devant la voiture en sortant de la chasse. Nous regagnons nos postes. Lionel prend le premier poste sur un beau carrefour de coulée où je me poste habituellement sur ce secteur, je prends le suivant et Christophe poursuit pour aller se poster près de la palombière. Au bout d'un moment, les chiens et les traqueurs commencent à se faire entendre mais la battue peine à démarrer, les chien ne donneront presque pas, quelques coups de feu se font tout de même entendre et à la fin de cette première traque 3 chevreuils auront été prélevés. Côté archers, je n'ai rien vu, Lionel a vu passer un chevreuil au loin et Christophe a eu la visite d'un gros lièvre.

Nous retournons à l'ancienne gare, au bord de la départementale pour les consignes de la seconde traque. Cette fois nous partons pour un grand bois. Les archers seront postés le long d'un coupe-feu qui sépare une pente de feuillus d'un bosquet de résineux. Nous partons les premiers pour aller nous poster. Je me gare sur le parking de la palombière. Christophe part se poster au poste qu'il a l'habitude de prendre quand il vient chasser sur ce secteur et part directement à travers bois. Je pas avec Lionel par le chemin forestier qui longe les installations de la palombière jusqu'à trouver un petit sentier qui descend vers le coupe-feu. Nous débouchons sur la gauche de ce dernier qui débouche sur une grande prairie dans laquelle vont se poster les autres chasseurs. Une file de voiture arrive au loin sur la route sinueuse. Lionel qui est venu chasser l'an dernier sur ce secteur m'explique qu'il sait où se poster au départ du coupe-feu. Je le laisse donc se poster et pars chercher un bon poste. Je suis le chemin jusqu'au trouver une grosse coulée qui baise dans la végétation vers l'angle rentrant du bois en alignement du bosquet de résineux où j'ai fait un sanglier l'an dernier. 

En arrivant dans l'angle du bois au travers d'une zone de bois clairsemée, j'aperçois la veste fluo de Christophe qui est descendu se poster plus bas que l'an dernier et plus près de l'angle du bois. Je décide de me décaler plus vers Lionel pour ne pas le gêner. Je trouve alors une très grosse coulée qui descend vers le bois de conifères. Je remonte de quelques mètres sur la pente boisée et me poste au pied d'un gros arbre, à quelques mètres sur la droite de la coulée. Le vent souffle maintenant de façon soutenue et efface les bruit de la forêt, il ne sera pas facile d'entendre arriver les animaux. Dans mon dos un replat boisé, clairsemé, d'environ 10 mètres de large, sépare la pente boisée du coupe-feu. Sur ma droite le bois est assez épais les petites fenêtres de tir sont rare. Sur ma gauche, la zone est plus dégagée. L'attente commence mais, très rapidement, un mouvement attire mon attention à environ 15 mètres au-dessus de moi, une petite silhouette basse progresse par bons dans la végétation et il me semble reconnaître un teckel. L'animal arrive de la gauche puis rejoint la grosse coulée et bifurque à 90° pour la prendre en descendant pour se rapprocher de moi. La végétation me le cache un instant et je le devine juste jusqu'à ce qui sorte à environ 6 mètres. Resté sur mon idée qu'il s'agissait d'un teckel, je n'ai pas armé mon arc et c'est en fait un beau renard qui arrive sur moi. Il stoppe à environ 4 mètres sur la coulée et regarde vers moi alors que je tente d'armer mon arc et fait demi-tour en se débinant, rasant le sol pour retourner dans la végétation et m'interdire toute opportunité de tir. Il accélère à environ 15 mètres puis bifurque pour repartir d'où il venait et semble se diriger vers Christophe.

Je râle, c'était une occasion en or et ce n'est pas la première fois que je me fais avoir de la sorte car les teckels n'ont pas de clochette et il n'est pas toujours facile d'identifier le mouvement dans la végétation. Quelques minutes plus tard, les traqueurs et les chiens commencent à se faire entendre et je me concentre sur la pente boisée. Rapidement, il me semble entendre quelque chose sur la gauche au milieu de l'agitation de la végétation par le fort vent. Je tourne la tête et aperçois une chevrette qui passe juste au poste que je voulais prendre tout à l'heure dans le coin du bois et prend la coulée dans mon dos au trot, pas le temps de réagir et de toute façon elle va trop vite, je ne peux que la regarder partir vers les résineux. Les coups de feu commencent à claquer. Les chiens donnent au-dessus de moi mais aussi dans mon dos et je ne sais plus où regarder. La menée la plus proche étant dans mon dos, je me retourne, espérant voir revenir la chevrette mais, assez rapidement, il me semble entendre un léger bruit dans mon dos, je tourne la tête et aperçois une chevrette qui se débine tranquillement dans la végétation à environ 15 mètres plus haut en suivant la courbe de niveau dans la pente.

J'arme mon arc et tente de trouver une fenêtre de tir mais trop tard, elle est dans le sale. Elle stoppe à environ 20 mètres de 3/4 arrière. Je tente de trouver une ouverture dans la végétation mais elle repart et disparaît pour de bon. Je désarme. Elle semble partir en direction de Lionel et je croise les doigts pour lui mais très rapidement la voix d'un traqueur et de chien se font entendre dans la direction de fuite de la chevrette. Je me prépare car elle risque de revenir. Effectivement, je la vois revenir tranquillement sur ses pas au travers de la végétation. Elle écoute par moment les chiens et rejoint la grosse coulée à ma gauche où elle bifurque pour descendre. J'arme mon arc et la suis dans mon viseur en attendant une occasion de tir, elle avance tranquillement et j'attends la la voir s'arrêter. Elle va passer derrière un gros arbre à 4 mètres sur ma gauche, je la devance en alignant ma visée à 2 mètres après l'arbre mais elle stoppe 1 mètre avant. Je réaligne ma visée rapidement et décoche. Ma flèche me semble un peu basse et un peu en arrière, j'ai tiré trop vite. La chevrette démarre en trombe, le sang coule de façon très abondante et elle prend la grosse coulée dans mon dos par laquelle a fui l'autre chevrette pour rejoindre les résineux. Je la perds de vue quand elle traverse le coupe-feu alors que les premiers grands chiens courants arrivent. Je tente de les stopper en vain et apercevant le traqueur je lui crie : "Arrête les chien, j'ai tiré le chevreuil il est touché". Rien à faire, la meute se lance en poursuite.

Je décide de quitter mon poste pour tenter de rattraper les chiens. Je cours jusqu'au coupe-feu et longe les résineux jusqu'à trouver l'entrée de la chevrette marquée de grosses gouttes de sang.

Battue à Saint Paul de Baïse, 8 décembre 2018

Je suis la piste de sang très marquée au travers de la végétation épaisse qui couvre le sous-bois. Le sang très abondant est très facile à suivre et je progresse aussi vite que l'encombrement végétal me le permet. La piste descend un moment puis prend à gauche en parallèle du coupe-feu en direction de la prairie. Arrivé à quelques mètres de cette dernière, je perds un court instant le sang pour m'apercevoir que la chevrette a bifurqué à gauche, au travers d'une zone très épaisse, pour remonter vers le coupe-feu. Je me fraye un passage à 4 pattes dans les épines quand la voix de Lionel retentit : " Il est là le chevreuil". Je m'extirpe de la végétation et me redresse et lui demande s'il est mort. Il me dit que oui, je suis soulagé mais il m'annonce que c'est lui qui l'a fléché. Je lui dis qu'il s'agit de celui que je viens de flécher mais il n'a pas vu de blessure au moment du tir. Je m'avance vers le chevreuil et l'inspecte. C'est bien ma chevrette, ma flèche est plus haute que je ne l’avais vue, entrée en arrière des poumons et sortie foie, elle gît dans une grosse flaque de sang. J'atteinte de Lionel sur le haut des poumons n'a même pas saigné. La chevrette à bout et ayant réussi à semer le chien est venue se caler à quelques mètres de Lionel qui la tiré ne sachant pas que je venais de la flécher mortellement. Elle a tourné sur elle-même et est tombée sur place. Je n'avais pas compris que Lionel devait se poster de ce côté du coupe-feu.

Nous laissons la chevrette sur place et je repars me poster. Les menées s’enchaînent et les piqueurs tombent sur les sangliers, les coups de feu claquent. Un sanglier passe à 10 mètres de Lionel mais trop vite. Rien ne viendra vers moi. En fin de traque, nous demandons un bracelet pour baguer la chevrette avant de remonter vers la voiture. Il semble que 2 sangliers au moins aient été tués à balle mais il est tard, presque 15 heures et nous devions rentrer pour 12h30 au plus tard. Nous partons directement sans passer voir le tableau de chasse, laissant la chevrette à chasseur de la société de chasse au parking après quelques photos souvenir.

Battue à Saint Paul de Baïse, 8 décembre 2018

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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