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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 18:55

Ce soir, je décide d’aller faire un tour sur un secteur où, en plus des chevreuils, je peux tomber sur des renards. En sortant de la voiture, j’aperçois, tout au bout du champ de tournesols, à gauche du chemin de crête, un beau chevreuil. Il est loin mais son allure me fait penser à un brocard. Je termine de me préparer et tente de me rapprocher par le chemin de crête alors que le chevreuil avance doucement vers le chemin de terre.

Le chemin poussiéreux à l’ordinaire, mouillé par les pluies du weekend, est assez silencieux. Je progresse ainsi rapidement presque d’une traite jusqu’au bout du champ de tournesol. Le relief du champ me cache à présent le chevreuil.

J’hésite un moment, passer par la bordure du champ ou par le chemin de terre qui redescend vers le bois où se trouvent les renards. Je décide de prendre la bordure du champ, le sol est nu, les tournesols n’ont pas bien poussé à cet endroit.      

J’avance lentement en faisant le moins de bruit possible, je calcule chaque pas et tente de retrouver mon chevreuil au milieu des tournesols. J’arrive au bout d’un moment à la cassure du champ d’où je peux voir la partie du champ cachée jusqu’à présent.

Mon chevreuil n’est pas là. Je commence alors à me faufiler au milieu des tournesols parallèlement au chemin de crête quand, tout à coup, un mouvement attire mon attention, un beau brocard vient droit sur moi, j’arme mon arc. Il avance toujours et bifurque pour se trouver plein travers à environ 12 mètres.  

Je profite du fait qu’il marque un temps d’arrêt pour ajuster ma visée et lui décocher ma flèche qui le frappe dans un bruit sourd. Il démarre en laissant ma flèche qui est retombée juste derrière lui. Il détale rapidement vers le bois en contrebas, disparaissant rapidement derrière le relief du champ.

Le calme revenu, je m’approche lentement de ma flèche. Elle est rouge de sang mais la piste au sang n’est pas aisée à suivre. Très peu de sang projeté au sol mais, tout à coup, je m’aperçois que des grosses taches de sang frottées, bien rouges, ponctuent les pieds de tournesols.

Je progresse ainsi rapidement sur une vingtaine de mètres puis à nouveau je perds la piste, je plante ma flèche à la dernière trace de sang et cherche un peu plus loin pour retomber sur un peu de sang.

Je progresse ainsi difficilement jusqu’à l’entrée du bois où le sang est cette fois abondant. Je rentre dans le bois par la coulée et cette fois la piste est bien visible, le sang projeté et frotté est assez abondant et je retrouve rapidement mon chevreuil au bout d’environ 20 mètres. Il a parcouru environ 70 mètres, ma flèche traverse les 2 poumons.    

Un beau brocard

Alex

 

Atteinte :

Un beau brocard

Trophée :

Un beau brocard
Un beau brocard

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 18:51

Ce soir, je décide d’aller faire un tour sur un poste en bordure d’un maïs, où j’ai vu plusieurs fois les blaireaux, les chevreuils et une fois un beau sanglier. Il est situé dans un fossé en bordure d’un bois, caché derrière un arbre et des branchages. J’ai une vue à 180° et je me suis aménagé 3 fenêtres de tir, sur ma gauche, en face et sur ma droite.  

Devant moi, une bande enherbée d’environ 5 mètres puis un grand champ de maïs. J’arrive sur place vers 19h05 et commence à couper deux ou trois brindilles qui pourraient gêner mon tir. Tout à coup, un mouvement attire mon attention sur ma droite. Une chevrette est sortie sur la bande enherbée à environ 60 mètres et elle me regarde fixement. Elle ne sait pas ce que je suis mais a compris que quelque chose avait changé dans son environnement, de plus mes mouvements lui ont paru suspects même si je suis maintenant parfaitement immobile.

La scène va durer plusieurs minutes, je scrute sur ma gauche en tournant lentement la tête puis reviens à la chevrette plusieurs fois de suite avant qu'elle profite d’un moment où je ne la regardais pas pour disparaître. Le calme s’installe seulement troublé par quelques mulots, rouges gorges et autres merles affairés sur les feuilles mortes du sous-bois et par le vol bruyant d’une grosse libellule qui chasse les petits insectes volants, passant et repassant devant moi.

Les minutes s’écoulent ainsi, le souffle du vent qui vient sur ma droite secoue périodiquement les feuillages et le champ de maïs. Je regarde alternativement à gauche et à droite. Je tourne la tête sur ma droite, un petit brocard vient de sortir du maïs sur la bande enherbée. Il inspecte les alentours puis se met à brouter l’herbe verte. Mon cœur se met à battre plus fort, une sensation que je connais peu à l’approche. Il avance pas à pas vers le fossé tout en broutant.

Il s’avance lentement vers une flaque, formée par la souille d’un sanglier vieille de quelques jours, où, tous les soirs, quelques chevreuils viennent s’abreuver. Il se baisse et se met à boire un petit moment puis franchit le fossé d’un bon, remonte le talus et disparaît derrière la végétation en entrant dans le champ travaillé au-dessus du talus. Le pensant parti, je me remets à observer sur ma gauche où rien ne semble bouger. Quand je retourne mon regard vers la droite, le petit brocard à miraculeusement réapparu, il s’ébroue puis se tourne face à moi et me vient droit dessus d’un pas lent mais décidé. Il s’arrête pour se gratter derrière l’oreille, avance de quelques pas, broute un peu et se rapproche lentement. Je profite d’un bref instant où il tourne la tête pour se lécher le dos pour armer mon arc, il est à moins de 20 mètres, de ¾ face.

Il reprend sa marche et se rapproche toujours. Un mouvement malheureux, j’accroche ma flèche sur une branche ce qui la fait sortir de mon repose flèche effaçable et provoque un petit bruit, au moment où cette dernière heurte la fenêtre d’arc. Cette erreur fait immédiatement quiller les oreilles à mon brocard.

Il cherche d’où vient ce bruit alors que je tente doucement de remettre ma flèche à sa place tout en conservant l’armement. Les mulots et les petits oiseaux qui s’activent dans le bois viennent à ma rescousse, ces petits bruits dissipent rapidement son attention et il se remet à avancer lentement vers moi puis, environ à 10 mètres, il franchit le fossé d’un bon pour se mettre à brouter les ronces sur le talus.

Mon cœur bat trop fort, moi qui suis d’ordinaire si calme, je tremble même un peu. Je désarme, repositionne ma flèche et me calme. Il repart lentement en sens inverse, je l’entrevois au travers des branchages, je l’entends mâcher, il tire sur les feuilles de ronces et les petits buissons pour en arracher son repas.

Je l’observe tout à ses occupation, broutant les ronces ou l’herbe verte, avançant de quelques pas, revenant vers moi avant de faire demi-tour pour arriver finalement au coin du roncier et remonter vers le champ travaillé, disparaissant derrière la végétation pour la seconde fois. Je me retourne pour surveiller la bande enherbée de l’autre côté, toujours rien. Je regarde à nouveau vers le roncier et voit mon brocard qui revient. Il descend le talus, traverse le fossé puis la bande enherbée et s’avance dans le maïs ne laissant apparaître que son arrière train. Il broute quelques plantes puis fait marche arrière et se remet en marche sur quelques mètres, longeant le maïs en venant vers moi.

Il s’arrête et broute un moment les herbes hautes. Il avance à nouveau vers moi et se rapproche tout en broutant au sol. Il finit par se retrouver à 6 ou 7 mètres, broutant une plante coriace. Je l’entends très distinctement mâcher, il tire de temps à autre pour arracher les feuilles avant de les mastiquer, il est tout près mais le vent est bon. Ma présence n’a pas été remarquée.

L’instant est magique, je profite. Face à moi, il m’est difficile de tenter un armement. Il décide finalement de franchir à nouveau le fossé et de retourner brouter les ronces. Cette fois il avance vers moi, tout à son repas, il finit par se retrouver à 3 ou 4 mètres.

Je l’observe au travers des branchages qui me le masquent et m’empêchent toutes tentative raisonnable de tir. J’ai presque l’impression de pouvoir le toucher, les feuilles coriaces craquent sous ses dents mon regard est captivé par ses yeux si nets, si proches, la beauté de l’animal sauvage dans sa vie quotidienne. Il se tourne maintenant pour revenir vers la bande enherbée, la végétation l’empêchant de poursuivre sur le talus. J’arme mon arc, je sais à cet instant que je vais interrompre ce moment privilégié. Il franchit d’un bon le fossé, fait 2 pas et s’arrête à 5 mètres de moi, mon viseur callé sur le défaut de l’épaule ma flèche part et le frappe dans un bruit sourd pour le traverser et retomber juste derrière lui.

Il démarre et file ventre à terre vers l’angle du maïs en décrivant une ligne sinusoïdale pour bifurquer brusquement au coin du maïs et se jeter à couvert dans un grand fracas avant que le silence ne revienne. Sûr de mon atteinte, j’attends juste quelques minutes et sors contrôler mon tir, ma flèche, restée à l’endroit du tir, est rouge de sang. Je la ramasse et la remets dans mon carquois d’arc. Puis me mets à suivre le sang qui zigzague sur la bande enherbée.

Je pensais que la piste serait plus abondante mais comme j’ai vu rentrer le chevreuil au maïs, je me dirige directement vers cet endroit. Un bruit dans le maïs, mon brocard vient de faire son dernier soubresaut. Je le vois maintenant il est là juste en bordure. Les traces de sang sont là très abondantes et un sang bulleux s’écoule de l’entrée de ma flèche qui lui a perforé les deux poumons. Il a fait environ 100 mètres.

Brocard à fleur de lys

L'analyse de la dentition révèle qu'il possède une fleur de lys (canine) c'est le troisième chevreuil à fleur de lys que je prélève.

Brocard à fleur de lys

Alex


Atteinte :

Brocard à fleur de lys

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 18:38

Ce matin, je suis allé récupérer un de mes bracelets de tir d’hiver sur une petite société privée. Après avoir discuté un peu avec le trésorier de la société et avant que le jour ne se lève, je pars faire un tour du territoire histoire de voir les cultures en place cette année et tenter d’apercevoir un chevreuil (ou un sanglier car ils sont sur le secteur) au lever du jour.

La luminosité n’est pas encore suffisante pour tenter un tir quand je quitte ma voiture. J’avance tranquillement en suivant les chemins de terre pour faire le tour d’une partie du territoire. Je passe devant la friche où il y a trois ans j’ai fléché une grosse chevrette. Elle borde un champ de tournesol, je reviendrai tout à l’heure sur ce secteur.

Pour l’instant pas de mouvement. Une fois mon tour terminé, je reviens vers la friche et cherche un coin pour me poser un moment en fonction du vent mais le terrain forme une sorte de cuvette à cet endroit et le vent est un peu aléatoire. Je me cale derrière un bouquet de gros buissons au milieu des herbes hautes mais le vent tournant me contraint à me poster plus bas derrière un autre buisson pour finir par descendre au fond de la cuvette pour me poster contre une haie qui s’interrompt un moment, me laissant une fenêtre de tir si le gibier passe de l’autre côté.

Rapidement des bruits de pas se font entendre dans le bosquet tout proche, les bruits se rapprochent et viennent vers la friche. Plusieurs animaux il semble, je pense de suite à des sangliers. Pas de grognement mais un bruit de craquement, de feuilles sèches se fait entendre par intermittence et à plusieurs endroits dans le bois.

Le bruit des oreilles qui claquent sur les côtés de la tête d’un animal qui secoue la tête et toujours ces craquements réguliers qui se rapprochent. Au bout d’un moment, je me rends compte que les bruits s’espacent dans le temps jusqu’à disparaître. Le calme revient. Je tends l’oreille mais rien n’y fait quand, tout à coup, un bruit derrière moi me fait sursauter et me retourner.

Un beau brocard surgit d’une haie qui rejoint celle contre laquelle je suis à l’affût et fait suite à un autre petit bosquet. Je suis à découvert mais il ne semble pas me voir et commence à brouter, il est à 20 mètres environ. Je me retourne doucement pour faciliter mon tir et profite d’un instant où sa tête plongée dans l’herbe ne lui permet pas de me voir pour armer mon arc. J’aligne ma visée mais je ne le sens pas, je décide de le laisser faire un peu et voir s’il se veut bien se rapprocher un peu.

J’attends qu’il tourne la tête et désarme. Il avance pas à pas sans vraiment suivre une direction précise, à droite, à gauche, revenant sur ses pas puis finit par se tourner plein travers et avancer pas à pas se rapprochant sans venir vraiment vers moi. Pas à pas, il est à 12 mètres maintenant. Il baisse la tête qu’il tourne légèrement, ses yeux ne peuvent pas voir mon mouvement.

J’arme à nouveau, j’aligne ma visée, il avance à nouveau d’un pas et se remet à brouter. Je décoche et ma flèche le frappe en pleine épaule sans le traverser. Il pivote sur lui-même, chute, se relève et se précipite vers la haie contre laquelle je suis. Sa course est peu académique, son épaule est bloquée par la flèche, il court pratiquement de biais.

Je ne suis pas sûr de mon atteinte. Je traverse rapidement la haie le pensant ressorti et aperçoit à une centaine de mètres un chevreuil traverser la combe au grand galop et rentrer au bois.

Je crains un instant le pire mais c’est une chevrette. Je m’approche doucement de l’endroit où je l’ai vu rentrer mais par l’autre côté de la haie et finis par entendre des râles et apercevoir mon chevreuil couché, mort à moins de 2 mètres du bord de la haie.

Brocard d'ouverture

Il n’a pas fait 30 mètres depuis la zone du tir, ma flèche a buté contre l’os de la patte opposé et la pointe a à peine perforé la peau. Dans sa course, il a fait bouger la flèche qui a entièrement mis un des poumons en charpie.

Brocard d'ouverture

Alex

 

Trophée :

Brocard d'ouverture

Atteinte :

Brocard d'ouverture

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 15:33

De retour de 10 jours de vacances en Corse, je devais rentrer sur Albi pour récupérer mon chien, laissé en pension chez mes parents. Une idée m’a traversé l’esprit ces derniers jours : si je profitais de ce séjour dans le Tarn pour aller faire un tour à la chasse. J’ai donc appelé le président de la société de chasse de Roumégoux où j’ai commencé à chasser et où j’ai également commencé à chasser le chevreuil à l’approche. Ils ont toujours le tir d’été et depuis mon départ personne ne s’en occupe. Il est d'accord pour me le laisser pour ce weekend.

Ce matin, je me suis donc passé à la fédération des chasseurs du Gers mais ils n’ont pas voulu me faire un permis temporaire de 3 jours. Ils m’ont envoyé le faire à la fédération du Tarn qui eux ont accepté. Enfin bref, à 11 heures, j’avais mon permis de 3 jours.  

Après une après-midi à récupérer des heures de routes faites ces derniers jours, je pars pour Roumégoux où j’arrive vers 18 heures. Je discute brièvement avec le président et me voilà parti des souvenirs plein la tête. Je n’ai pas chassé ici depuis 2005 mais le territoire que je connais par cœur n’a pas changé. Je n’ai jamais réussi à prélever un chevreuil sur mon département de naissance et je suis resté sur l’échec d’un chevreuil fléché et perdu en 2000.  

Je contrôle le vent, mauvais, il pousse mon odeur vers la zone que je veux chasser ce soir. Je décide donc de rester assez éloigner des bois, de marcher un moment avec le vent de côté, de dépasser la zone que je veux chasser ce soir puis de descendre vers le lac de la Bancalié avec le vent dans le dos pour chasser en remontant vent de face.  

Je traverse la route, longe un maïs et arrive au coin d’un petit bosquet carré très épais. Il fait une chaleur étouffante, le sol est sec et tout craque sous mes pas. Les chevreuils ne seront pas de sortie avant la tombée de la nuit. Je décide donc de forcer la chance.

Je tente un petit coup de Butollo mais mes appels restent sans réponse. Je poursuis pour arriver sur un chemin de terre qui descend vers le lac. Je descends vent de dos vers le lac en longeant un moment une friche partiellement boisée. Un nouveau petit coup de Butollo. Toujours rien, je poursuis, une bande boisée étroite sur ma gauche s’anime, un groupe de geais vole de branche en branche en poussant des cris d’alerte.

Puis le chemin traverse une parcelle de bois, sur ma gauche un fourré de buissons noirs et de chênes et sur ma droite une plantation de sapins. Le chemin poussiéreux étouffe le bruit de mes pas. Je m’avance un peu puis me cale, dos aux pins, derrière un buisson épais en bordure du chemin de terre et commence à lancer de petits appels brefs au Butollo.

Au bout de quelques appels, un bruit de pas lent et régulier se fait entendre, j’en suis sûr c’est un chevreuil. Je continue mes appels et aperçois un beau 6 pointes venant droit sur moi au milieu des buissons noirs, épars dans cette zone. Il est à moins de 20 mètres, j’accroche mon décocheur et tente d’armer mon arc avec le Butollo à la main mais la flèche se désencoche et je la rattrape au vol avant qu’elle ne heurte le sol.

Voilà le résultat de mes flèches à bas prix : une encoche qui ne tient pas sur la corde. Le brocard n’a pas remarqué mon manège et avance toujours vers moi pendant que je réencoche la flèche et arme mon arc. Il est juste derrière le buisson et s’avance doucement en le contournant pour sortir sur ma droite sous le vent.

Mon viseur est calé mais la végétation épaisse me fait craindre une trajectoire aléatoire de ma flèche. Mon viseur le suit, posé sur son coffre alors qu’il dégage son poitrail à 2 mètres de moi et que j’appuis au même moment sur mon décocheur. Non, il m’a senti ou vu et démarre alors que je décoche, ma flèche va être trop derrière, d’un mouvement instinctif et qui m’étonne encore à y penser, je rabats ma flèche en arrière du chevreuil d’un coup de bras et passe juste derrière lui sans le toucher. Il détale ventre à terre alors que je récupère ma flèche fichée à moins de 5 mètres et entièrement propre. Ouf, j’ai évité le pire.

Je me remets en marche et atteints le chemin de terre qui longe le lac. Je le suis et marque plusieurs arrêts pour appeler au Butollo mais sans succès. Le lac est très fréquenté en été et il est possible que le bruit ne plaise pas trop aux chevreuils. Un vacancier est d’ailleurs en train de jouer avec ses chiens qui plongent tour à tour en aboyant pour aller chercher le bâton qu’il leur lance dans le lac.  

Je décide de tenter le bois de la Cassanié au-dessus de la route qui surplombe le lac et descend pour traverser le ruisseau d’alimentation, je remonte donc et, la route traversée, je m’engage dans le bois en suivant un coulée très fréquentée. Le sol jonché de débris végétaux craque de toute part et mes pauses Butollo ne donnent rien.

Je fais trop de bruit. Je poursuis tout de même un moment dans le bois puis finis par abandonner en arrivant dans de la bruyère sèche. Je redescends vers le ruisseau qui alimente le lac. En sortant du bois, je débouche dans un pré encore bien vert, l’air rafraîchi par le ruisseau tout proche est très agréable, un sentiment de bienêtre m’envahit.

Je suis à 100 mètres d’où j’ai fléché mon premier chevreuil que j’ai malheureusement perdu. Calé contre ce gros chêne dans le bois de l’autre côté du ruisseau, je lui avais décoché ma flèche à pointe touchante et perdu cet animal à cause de mon inexpérience et de mon empressement.

Envahis par ces souvenirs, je longe le ruisseau pour traverser maintenant une haie épaisse qui barre le pré en reliant les deux versants boisés. Le passage existe toujours, je traverse donc la haie et arrive sur un deuxième pré toujours aussi vert.  

Un gros frêne, au bord de la haie fera un affût parfait. Je me positionne derrière et lance mes appels de Butollo. Presque immédiatement, un brocard dévale au galop le versant boisé sur ma gauche et me passe en bordure du bois à 15 mètres environ au pas.

Trop rapide, trop de végétation, je laisse faire. Il sort du bois dans le pré derrière moi et de l’autre côté de la haie. Je continue mes appels, c’est un jeune brocard, un cou et une silhouette fins, deux dagues de 15 centimètres entre ses oreilles.

Il avance doucement, je l’aperçois partiellement au travers de la haie, il se dirige vers le passage que j’ai emprunté. Mais, tout à coup, il se fige, regarde le versant boisé qui lui fait face, fait volte-face de déguerpit au galop en retournant d’où il vient.  

Un bruit de fracas se fait entendre de l’autre côté du ruisseau, un second brocard dévale la pente, tête basse, alors que j’arme mon arc. Il saute dans le lit du ruisseau et stoppe net. A 10 mètres, plein travers, les quatre pattes raides et bien écartées, posé sur les galets du ruisseau presque à sec, il ne sait pas encore qu’il est déjà mort.  

Ma flèche est partie alors que mon viseur est posé sur son poitrail. Il amorce tardivement un démarrage mais le bruit sourd et mat qui parvient à mes oreilles ne trompe pas. Je suis dedans, un peu en arrière du coffre et un peu haut à cause de ce mouvement mais je vois déjà le sang jaillir alors qui saute d’un bon la grosse flaque d’eau qui reste encore au fond du lit de ce petit ruisseau. 

Il disparaît en suivant le lit du cours d’eau. Presque au même moment un bruit de galets remués se fait entendre, je pense comprendre mais j’attends un peu. Un bref silence puis encore ce bruit de galets au même endroit.

Le silence s’installe et après une brève attente, je m’approche de l’endroit du tir. Ma flèche repose dans l’eau qui a lavé tous les indices et en me baissant pour la ramasser, j’aperçois mon brocard, couché sur le flanc sur un lit de gros galets, il a fait 10 mètres. Ma flèche a touché l’artère sous colonne et les 2 poumons. C’est un beau 6 à tête bizarde.

Retour aux sourses, tir d'été dans le Tarn, 31 juillet 2009

Alex

Trophée : (Tête bizarde avec fracture du nez ressoudée)

Retour aux sourses, tir d'été dans le Tarn, 31 juillet 2009
Retour aux sourses, tir d'été dans le Tarn, 31 juillet 2009

Atteinte :

Retour aux sourses, tir d'été dans le Tarn, 31 juillet 2009

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 16:18
Ce soir, nous nous sommes donnés rendez vous avec Dominique, le vis président de l’ASCA32, à Vic Fezensac vers 19 heures. Nous partons sur la zone de chasse, Domi a pris son caméscope. Nous nous préparons alors qu’un lièvre sorti de la friche se promène dans le semé de tournesol sur notre droite.
Nous voilà partis, le vent est dans notre dos, le temps est à l’orage, il fait très lourd et quelques gouttes éparses se font sentir. Nous progressons lentement sur le chemin de terre quand deux tracteurs arrivent.
Je crains qu’ils ne nous cassent la chasse mais ils tournent à gauche et sortent de la zone que je compte chasser ce soir. Je laisse le tournesol du beau six sur la droite pour y revenir à bon vent et nous poursuivons tranquillement. Sur la gauche le semé de maïs où dimanche matin un beau 4 pâturait avec sa chevrette.
Mais ce soir, le bruit des engins agricoles tous proches ne facilite pas une sortie des animaux. Nous poursuivons vers un grand blé qui se termine en pointe contre un bois tout en long. Les pas se font feutrés, l’allure ralentit mais le blé semble désert. Nous arrivons au niveau d’un petit bosquet, sur notre gauche, coincé entre le ruisseau et le chemin de terre.
Je jette un coup d’œil par une trouée dans le feuillage en marquant un temps d’arrêt et, ne voyant rien, je me remets en marche quand le jeune 4, familier du secteur, m’aboie et détale dans le bois. Il était à quelques mètres de moi, mais dans la végétation, je ne l’avais pas vu.
Nous sommes à mauvais vent et ça n’arrange rien. Je l’aboie un moment alors que Domi, resté en arrière au coin du bois a allumé son caméscope. Il est entrain de filmer. Le brocard comme à son habitude sort au coin du bois et traverse la bande de blé en faisant de grands bons pour rejoindre le couvert forestier.
Nous arrivons au bout de la bande boisée sur notre droite et je décide de remonter sur le plateau, en obliquant à droite, pour observer les alentours d’un point haut. Nous suivons le fond d’une combe dont les deux versants sont en blé.
Une bande de blé a été moissonnée sur notre gauche. Nous progressons lentement, Dominique me suit à distance et, alors que je me retourne pour voir où il se trouve, il me fait signe de regarder devant moi, il a vu 2 silhouettes et s’est baissé pour ne pas être vu.
Je me retourne et aperçois 2 énormes lièvres. Ils suivent la bande moissonnée et viennent vers nous alors que Domi les filme. Je m’assois un moment pour les regarder faire. Puis me redresse et me remets en marche. Ils me repèrent et détalent, à droite, vers le tournesol qui fait suite au blé.
Nous obliquons à nouveau à 90° à droite pour suivre la limite entre tournesol et blé. Nous remontons vers le point le plus haut du secteur. Nous devrions être à bon vent mais ce denier a tourné et s’est intensifié. Je décide de tenter de faire bouger les animaux en jouant du Butollo.
Je marque des arrêts d’observation fréquents et avance doucement en appelant. Je redescends doucement vers un petit ruisseau et m’arrête pour observer quand j’aperçois au loin une tache rousse dans le tournesol. J’appelle Domi qui d’un coup de jumelles me confirme qu’il s’agit d’une tache de végétation. Nous avançons encore un peu quand cette fois j’aperçois au loin, sur un léger talus séparant un semé de maïs d’un semé de tournesol, une tache rousse en mouvement.
Cette fois c’est sûr, c’est un chevreuil mais ni le zoom du caméscope, ni le grossissement des jumelles ne pourront nous dire s’il s’agit d’un brocard. Je décide de tenter une approche en suivant la haie qui borde le ruisseau.
Je rejoins donc rapidement le bord de la haie en contrebas, contrôle le vent qui est maintenant face à moi et me mets en marche.
La distance faisant, je progresse rapidement sans trop prêter attention au bruit. J’arrive donc à l’angle de la haie qui remonte maintenant parallèlement au blé de tout à l’heure. Je suis la haie et arrive, 2 mètres plus loin, au niveau d’une trouée.
Je tente d’apercevoir l’animal mais sans succès. Je range donc la flèche dans le carquois et me faufile au travers de la haie. Arrivé de l’autre côté, je l’aperçois, il n’a presque pas bougé mais semble longer le talus en parallèle de la haie que je longe. Je l’observe un court instant, il est à 200 mètres environ et le sexage n’est toujours pas évidant (je chasse sans jumelles).
Je rebrousse chemin et retourne de l’autre côté de la haie. Je recommence donc à longer la haie qui, sur le plateau, oblique à nouveau à 90° dans la direction du talus que longe mon chevreuil. A l’angle, une trouée me permet une nouvelle observation. Il broute toujours et n’a pas fait plus de 10 mètres. La haie en arc de cercle vient mourir au bout du talus, sur la trajectoire du chevreuil.
Je vais tenter de la longer pour arriver au plus près. J’avance pas à pas sur la pointe ou le côté des pieds, m’arrêtant à chaque fois qu’il lève la tête, me coulant sous les branches basses qui sortent de la haie et écartant chaque ronce pour ne pas faire de bruit.
Le prédateur qui est en moi s’est réveillé. J’ai bien parcouru 40 mètres quand le chevreuil lève la tête d’une façon anormale, il a repéré quelque chose mais je ne pense pas que ce soit moi. Il reste figé un moment puis quitte son talus pour s’avancer dans le semé de maïs. Cette démarche saccadée, ce port de tête, j’en suis presque sûr, c’est un brocard.
Il semble s’éloigner pour descendre vers le chemin de terre mais bifurque brusquement et retourne vers le bout de la haie au trot puis au pas de course. Que se passe t-il ? Il disparaît derrière la haie et j’en profite pour presser le pas et rejoindre une trouée pour repasser au dessus de la haie et tenter une interception dans le virage à quelques dizaines de mètres, où le tournesol est plus haut et plus épais.
J’avance rapidement vers un arbre mort couché en bordure du champ quand un bruit attire mon attention. Deux chevreuils se coursent en contrebas, Les feuilles des jeunes plants de maïs claquent contre leurs pattes. Je les distingue mais ne peut pas vraiment les sexer.
Ils se coursent en décrivant des cercles de grand diamètre. Puis au bout de quelques tours, ils remontent vers la haie. Le bruit de bois cassé et de feuillage froissé se rapproche, je peux entendre de petits cris aigus. Ils vont me passer à quelques mètres.
J’en suis presque sûr, c’est un brocard que course une chevrette. Exact, il sorte de la haie dans un grand fracas alors que je viens d’armer mon arc et que seul l’arbre mort nous sépare. Je m’agenouille alors qu’ils reprennent leur manège en décrivant des cercles de diamètre plus réduit à moins de 10 mètres de moi.
Le brocard et la chevrette sont essoufflés et tirent la langue, leur respiration est forte et saccadée. Le brocard est juste au cul de la chevrette. Je suis toujours armé et attends l’occasion qui finit par arriver.
Les 2 amoureux à bout de souffle passent plein travers à moins de 8 mètres. Tout va très vite, l’instinct dépasse la pensée et, mon viseur aligné, je décoche.
Ma flèche semble ricocher sur le genoux de la patte arrière et se casse en 2 morceaux, un très court au ras de l’empennage qui tombe au pied du brocard, l’autre qui part à 45° pour aller retomber un peu plus loin.
Dans ma tête, les jeux sont faits, je viens de faire un beau loupé, mais stupeur le train arrière du brocard se dérobe et il tombe assis. En observant la fracture nette de sa patte je me précipite sur lui sans réfléchir, le saisi par les bois et le plaque au sol en lui tenant le cou.
Je pose mon arc, attrape mon couteau et le sers rapidement au d’un coup ajusté au cœur. La vie le quitte en 1 ou 2 secondes. Ma flèche a en fait cassé le fémur de la patte de mon côté et tranché net le tendon de l’autre patte arrière, immobilisant ainsi mon brocard sur l’arrière train. Si elle n’avait touché qu’une patte j’aurais peut être perdu ce brocard.
La chasse se termine bien mais j’aurais préféré le manquer et le revoir dans d’autres circonstances. Cette flèche me laisse un goût amer d’inachevé, la déception de ne pas avoir fait une flèche mortelle. La vie est ainsi, dans mon malheur, j’ai eu beaucoup de chance de ne pas laisser un estropié dans la nature.
L'amertume d'une mauvaise flèche, 30 juin 2009

Alex

 

Atteinte :

L'amertume d'une mauvaise flèche, 30 juin 2009

Trophée :

L'amertume d'une mauvaise flèche, 30 juin 2009

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Bonne visite, Alex

Réponses à mes détracteurs :

https://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/pages/MESSAGES_PERSONNELS_ET_REPONSES-8657563.html

LA RECHERCHE AU SANG

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QUELQUES BLOGS DE CHASSE A L'ARC

 

 

BONNES ADRESSES CHASSE

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FOURNISSEURS

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 MATERIEL :

 

 

GRANDS GIBIERS HORS FRANCE METROPOLITAINE

ARGENTINE

 

Buffle murrah
Guanaco
ESPAGNE
Bouquetin espagnol de Beceite
Chèvre de Majorque hybridée
Chèvre sauvage
Mouflon à manchette

GUYANE

 

Pécari à collier
Capibara
Caïman rouge
Caïmans gris

 

Québec

 

Ours noir

 

Ile Maurice

 

Cerf rusa
Cochon marron

 

GRAND CHELEM FRANCAIS

Cerf élaphe
Chevreuil
Mouflon
Chamois
Isard
Sanglier
Blaireau
Renard

 

Répartition des prélèvements grands gibiers

AUTRES PRELEVEMENTS :

Répartition des prélèvements petits gibiers
Ragondin albinos
Ragondin
Rat musqué

Lièvre
Lapin de garenne
Martre
Putois
Vison d'Amérique
Faisan commun
Canard colvert
Foulque macroule
Bécasse

 

Guyane

 

Iguane vert
Tourterelle rouviolette
Hocco alector

 

Singe hurleur
Aymara

 

Argentine

 

Lièvre
Renard gris
Tinamou élégant

 

Québec

 

Tétras du Canada
Gélinotte huppée
Bernache du Canada