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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 05:46

Ce soir, je décide d’aller chasser sur un secteur repéré rapidement l’an passé avec le président de la chasse en fin de saison. Il fait un peu de crachin quand je pars de chez moi et le vent souffle assez fort. A mon arrivée, la pluie a cessé. Je me gare au bord d’un chemin de terre et commence à m’avancer. Sur la droite un petit lac au milieu d’une prairie fauchée et jaunie, sur ma gauche une vigne entourée de blés. Le vent souffle vers la vallée, de gauche à droite. Je décide de jeter un œil autour de la vigne avant de redescendre par la route pour chasser à bon vent en remontant.

J’avance sur le chemin de terre, une grosse volée de colverts est posée à une vingtaine de mètres du lac au milieu de l’herbe fauchée. La moitié des palmipèdes s’envole alors que je me rapproche par le chemin. Un gros ragondin revient tranquillement vers l’eau au milieu des canards restants puis accélère et rejoint le lac alors que ses derniers s’envolent. Des foulques naviguent sur le lac.

Je quitte le chemin pour longer la vigne. J’avance perpendiculairement aux rangs en tentant d’apercevoir un chevreuil. Tout à coup, un mouvement m’interpelle, un gros lièvre gris clair se promène paisiblement entre 2 rangs. Entre les rangs suivants, j’aperçois furtivement un chevreuil couché dans l’herbe. Un pas en arrière… je pense qu’il m’a vu mais je tente tout de même une approche 2 sillons avant et remonte doucement. Je finis par apercevoir le lièvre sous le feuillage des vignes alors qu’il s’éclipse furtivement mais le chevreuil s’est volatilisé. Je fais demi-tour et continue à longer la vigne. Un second lièvre plus petit arrive droit sur moi entre les rangs un peu plus loin puis un autre s’éloigne de moi dans les rangs suivant.

Au bout de la vigne, je remonte en suivant le dernier rang et longe un champ de blé. Tout à coup à 20 mètres dans les céréales, j’aperçois la tête d’une chevrette au gagnage. Je l’observe un moment avant d’être repéré. Elle s’éloigne à grands bons dans le blé.

Je jette un coup d’œil rapide sur les champs de blé alentour puis décide de redescendre au fond de la vallée pour remonter à bon vent en chassant. Je descends vers le lac et encoche ma flèche à ragondin. Les canards de retour sur la prairie s’envolent à nouveau. Je suis à mauvais vent et j’ai peu d’espoir de surprendre un ragondin. J’aperçois l’un d’eux en bordure des joncs un peu plus loin. Je longe doucement au bord des joncs. 6 mètres devant moi, un très gros ragondin s’avance dans l’eau. Je me fige et l’observe, je n’ai rien pour récupérer ma flèche, je le laisse plonger et s’éloigner. Je poursuis, une série de plongeons retentie 3 sillons boueux et bulleux s’éloignent du bord. 6 jeunes ragondins font surface à quelques mètres de moi et m’observe sans bouger, les gros font surface plus loin, je ne suis pas équipé pour récupérer les flèches, ils ont de la chance. Je repars, les ragondins plongent. Un peu plus loin un autre sillon bulleux et boueux.

Je m’éloigne du lac et rejoint la route qui longe la zone de chasse sur ma droite. Je descends par la route vers le bout de la zone délimitée par une autre route perpendiculaire puis bifurque par un chemin de terre vers une zone de blé, de friche et de vigne. Je remonte dans la vigne et surveille le blé sur ma gauche. Rien, je ressors de la vigne et la longe perpendiculairement aux rangs puis la quitte pour traverser une friche en direction d’un champ de blé. De l’autre côté d’une grosse haie qui coupe la friche, une chevrette démarre et s’enfuit. Je traverse la haie et aperçois, dans le blé, la tête d’un brocard. L’approche commence.

Je me décale pour avancer à couvert d’un gros arbre qui pousse au bord du blé et avance droit sur ce dernier le plus silencieusement possible. Arrivé contre l’arbre, je le contourne doucement pour tenter de voir mon brocard qui était à 10 mètres de la bordure du champ. Il a disparu ! Je rentre doucement dans le blé et l’aperçois à 50 mètres dans le blé. Les céréales sont hautes et cachent bien le chevreuil, il me faut me rapprocher un maximum pour espérer pouvoir placer ma flèche. Le vent fort et soutenu est mon allié, il porte mon odeur au loin et estompe les bruits. Je rejoints doucement le passage de tracteur qui passe au plus près du brocard et remonte doucement vers lui. Il relève régulièrement la tête mais ne m’aperçois pas, je reste baissé en attendant qu’il reprenne son repas. Mes pas sont de plus à plus lent et calculés alors que je me rapproche. 15 mètres, 10 mètres, 5 mètres… je marque une pause et l’observe pour trouver le bon moment pour lui décocher ma flèche. Il alterne les coups de langue sur son pelage, les prises de nourriture et les observations, c’est un beau six. Il se déplace peu. Je finis par le visualiser et tente ma chance. Il baisse la tête j’arme et attends de le distinguer suffisamment pour lâcher ma flèche. Tout à coup le flash, c’est maintenant, je prends ma visée et décoche. Ma flèche rentre dans le blé sans toucher le brocard ?! Ce dernier surpris démarre en trombe pour s’arrêter en bordure du blé et observer un moment avant de rentrer dans un petit bosquet en aboyant. Je cherche ma flèche que je retrouve rapidement, elle est propre, aucun indice, la traille dans le blé ne comporte pas la moindre trace de sang ou de contenu stomacal… c’est un beau raté. Le brocard furieux aboie dans le bosquet.

Je m’éloigne. Je remonte vers le lac au milieu d’une zone de pâtures fauchées délimités par des haies et des bosquets et ponctuée de petits lacs et mares. Un lièvre assis au bord du bois me regarde arriver avant de s’enfuir. Pas de chevreuil dans le secteur. Au bout d’un moment je retombe sur les blés de tout à l’heure. Je traverse une haie et longe par un passage de tracteur pour revenir vers la voiture. Rien, je sors sur un semé de tournesol très boueux et décide de prendre le chemin de terre pour ne pas m’enliser. Tout à coup, un gros brocard peu coiffé traverse la prairie en pleine course pour rejoindre une haie épaisse alors que je quitte le chemin pour revenir au bord du blé.

Je le regarde partir quand j’aperçois un brocard magnifique avec des bois très hauts. Il est au bord de la haie et regarde son confrère rentrer dans la haie puis reste à observer un moment. Je me suis baissé dans le blé. Je suis en mauvaise posture le vent portera mon odeur vers le brocard si j’avance sur le chemin car le vent est perpendiculaire à ce dernier.

J’observe un moment. Le brocard se remet à brouter en longeant la haie en direction du chemin de terre. Je me faufile pour revenir sur le chemin et m’avance doucement par le chemin pour me rapprocher un peu en restant à distance raisonnable pour ne pas être trahi par mon odeur mais le brocard rentre dans la haie. Je rentre dans la prairie et biaise vers la haie espérant le revoir mais sans succès. Je longe la haie et reviens au chemin de terre puis tente l’autre côté de la haie sans plus de succès. Derrière moi les ragondins inconscients s’amusent toujours sur le lac. Je retourne à la voiture pour laisser le coin tranquille pour un autre jour.

Je change de secteur, j’hésite un peu puis décide d’aller chasser les friches autour de chez le président de la chasse. Une chevrette ma regarde passer dans la bande de blé étroite entre la route et la rivière. Je me gare un peu plus loin près du moulin puis pars en chasse par le chemin de terre habituel. Les fortes pluies de la veille ont inondé de début du chemin.

Je longe la friche déserte ce soir puis me dirige vers le grand champ de blé. Un lapin surgit de la haie sur ma droite puis fait demi-tour. Je scrute le blé au travers des trouées de la haie mais pas le moindre chevreuil. Un peu plus loin, me sentant observé, je tourne la tête vers le blé sur la gauche du chemin. Une chevrette, dont seule la tête dépasse, me regarde arriver puis remonte vers une grosse haie qui coupe partiellement le champ. Un peu plus loin je fais une pose d’observation au niveau d’un passage qui rentre dans le blé. Rien, je décide de faire un grand détour par les coteaux pour revenir dans les herbes hautes à bon vent.

Je remonte en suivant le bord du champ de blé puis le longe par un chemin de crête, rentre dans un autre blé marqué par le passage des sangliers et ressors dans un semé de tournesol vallonné. Des lapins fusent en tous sens à mesure que j’avance. Je rejoins la friche boisée et remonte le travers par une zone couverte de terriers de blaireaux.

Je longe dans la friche arborée sans rien voir puis rejoins un large passage girobroyé sous la ligne électrique qui me conduira à la zone d’herbes hautes. Par-dessus les arbres, j’aperçois un chevreuil au-dessus de la bande boisée qui barre la zone herbes hautes. Un beau lapin traverse le passage devant moi.

En ressortant dans les herbes hautes, j’entends les aboiements d’un chevreuil qui semble se rapprocher au galop. J’attends un peu mais rien ne vient et les aboiement s’immobilisent puis s’estompent. Je remonte à travers les herbes hautes vers la bordure du bois de crête. J’avance tranquillement quand j’aperçois en contre bas un chevreuil couché qui m’observe. Je fais mine de ne pas l’avoir vu et continue à monter pour finir par être caché par le relief du terrain. J’amorce alors un contournement pour rejoindre le coin de la haie épaisse posée au milieu des herbes hautes.

A peine arrivé au bout de la haie, un chevreuil arrive au galop et me passe à quelques mètres. Je reste immobile. Il fait une bouche à 20 mètres de moi pour revenir au pas droit sur moi. Je finis par distinguer 2 petites dagues sur son front, c’est le jeune brocard que j’ai tenté d’approcher mardi sans succès. Il se rapproche au pas, je reste immobile…19 mètres, il s’arrête et me fixe, 18 mètres, idem… chaque pas est suivit d’une pose d’observation. Je profite d’un moment d’inattention pour armer mon arc et le laisse approcher. Le temps passe. Au bout d’un moment il est à 10 mètres environ. Et se tourne de profil pour tenter de me prendre au vent, il avance au pas plein travers et mon viseur posé sur son coffre le suit. Je perçois un relâchement dans sa garde et ce bref moment d’inattention lui sera fatal. Je décoche, ma flèche le percute violemment. Il chute à l’impact et se relève immédiatement pour filer ventre à terre dans les herbes hautes. Les herbes claquent dans ses pattes. Sa course en arrondi revient vers l’autre bout de la haie mais il chute dans un bruit d’herbes couchées à 70 mètres environ.

Je cherche un peu ma flèche sans succès puis prends la piste du jeune brocard. Le sillon d’herbes couchées est plus facile à suivre que le sang peu abondant. Je retrouve rapidement mon chevreuil sur le flanc dans un rond d’herbes couchées. Un sang mousseux très abondant sort de derrière son épaule. Ma flèche est entrée derrière l’épaule et ressort pleine épaule de l’autre côté. Je pose le bracelet et attache les pattes du chevreuil pour rentrer.

Je rejoins la bordure du bois et la longe, Un chevreuil me suit en aboyant. Tout à coup, dans la luminosité décroissante, j’aperçois un autre chevreuil en bordure basse de la bande boisée sur la droite. Je pose mon chevreuil et remonte vers l’animal aperçu. Je me rends vite compte qu’il s’agit d’une chevrette et aperçois un faon à ses côtés, je fais demi-tour et m’éclipse.

Jeune brocard dans les hautes herbes, 17 juin 2010

Alex

 

Trophée :

Jeune brocard dans les hautes herbes, 17 juin 2010

Atteinte :

Jeune brocard dans les hautes herbes, 17 juin 2010

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 15:57

Samedi soir, après avoir fait passer la JFO à Boucagnères, je rentre chez moi et attends 19h30 avant de partir à la chasse. Ce soir je décide de chasser autour d’un grand bois. Arrivé sur place vers 20h10, je me gare près d’un hameau d’habitation et descends à travers la vigne vers le bois. Le vent vient de ma gauche, je vais commencer par avancer un peu à mauvais vent puis longer le bois du côté à l’ombre à bon vent.

En passant devant la mare à sec, je constate que les sangliers sont revenus depuis mon dernier passage, cela fait plus d’une semaine que je tombe sur des secteurs visités par les sangliers. Je suis même tombé sur eux lors de mes 2 dernières sorties. Les chevreuils dérangés par leur activité se font discrets et j’ai du mal à voir des chevreuils, surtout des brocards.

Après avoir passé le bout du bois je longe l’autre côté à bon vent. Je commence par longer une zone de vignes. Tout à coup, une chevrette m’apparaît dans un sillon à 20 mètres, elle me regarde un court instant et détale en passant sous les fils de fer du rang de vigne.

Un peu plus loin, le galop d’un chevreuil sur les feuilles sèches du sous-bois me fait tourner la tête mais je ne parviens pas à distinguer l’animal en fuite au travers des branchages.

Les vignes laissent la place à des champs de blé. Je quitte la bordure du bois pour un chemin de terre qui longe le blé. Pas de chevreuil, j’arrive à la limite d’un champ de tournesol et longe entre le tournesol et le champ de blé pour revenir vers la bordure du bois. Je longe un peu le bois puis bifurque pour prendre un chemin de terre qui traverse le bois pour aboutir dans une friche où j’ai tué mon premier brocard sur la société de chasse l’an passé.

Arrivé dans la friche, je longe sur la bordure gauche, contre le bois en faisant de longues poses pour observer l’intérieur de la friche. Les herbes hautes sont marquées de coulées très prononcées laissées par les sangliers, il faut dire que sur ma gauche le taillis est impénétrable à cause des ronces et fait un abri parfait pour les sangliers.

Au bout d’un moment je me rends compte que le vent a tourné et porte mon odeur perpendiculairement au bois vers l’autre côté de la friche. Un chevreuil démarre en aboyant de l’autre côté des herbes hautes et traverse la bande boisée pour fuir vers la friche suivante.

Je ressors de la friche et longe le bois pour revenir vers la voiture. Je longe une zone d’herbes hautes en bordure du bois contre un champ de blé, j’y ai souvent vu des chevreuils et j’avance prudemment. Mais ce soir pas le moindre chevreuil.

Je continue et arrive à la fin du blé sur un gros arbre abattu en bordure du bois par la tempête. J’avance en longeant la ramure de branches mortes quand j’aperçois une silhouette rousse qui s’avance dans l’herbe en venant vers moi. C’est une chevrette, je tente de me caler dans les branches pour l’observer mais je suis à mauvais vent et elle s’arrête à 40 mètres pour m’observer avant de rentrer au bois en faisant de grands bons.

Il est un peu plus de 21 heures, je remonte à travers vigne à ma voiture et pars me garer le long du chemin de terre au fond de la vallée. Je remonte à travers blé vers une friche partiellement boisée puis coupe à travers blé pour rejoindre un chemin de terre qui remonte vers des champs de blé et des vignes.

Arrivé en haut du chemin, j’aperçois 200 mètres devant un chevreuil qui remonte de la bande boisée, à travers le tournesol, vers la vigne. Je parviens au coin de la vigne sans me faire repérer puis commence à remonter le premier sillon assez rapidement sur 50 mètres. Le chevreuil se rapproche de la vigne en broutant puis bifurque et vient un peu vers moi avant de revenir vers la vigne. J’avance plus doucement et parviens à me rapprocher un peu mais je suis encore à 100 mètres environ quand le chevreuil entre dans la vigne. C’est un jeune brocard au petits bois. J’avance doucement en serrant contre le rang de vigne mais craignant d’être repéré je fins par me baisser et sortir de la vigne en passant sous le fil de fer du rang. Je reprends mon approche en longeant la vigne sur la bande enherbée. Plus j’avance et plus le chevreuil est caché par les pieds de vigne et je dois régulièrement me baisser et passer la tête entre les seps pour l’observer. Arrivé à 30 mètres du brocard, je me baisse et constate qu’il regarde vers moi. Je reste un moment à l’observer immobile sous le feuillage des vignes. Il finit par se remettre à brouter. J’attends un peu pour être sûr que ce ne soit pas une feinte puis je recommence à avancer sur 10 mètres pour me baisser à nouveau. Le brocard est à nouveau en train de regarder dans ma direction. Je reste immobile. Il commence à venir vers moi sur environ 5 mètres d’un pas lent puis bifurque pour sortir de la vigne. Je me positionne à genoux et arme mon arc. Il sort à moins de 15 mètres, je prends ma visée bien que j’aurais préféré le voir de plus près. Mon pin’s sur son coffre, je décoche mais il amorce un demi-tour. Ma flèche passe au ras devant son poitrail et frappe le sol un peu plus loin en soulevant la poussière. Il rerentre dans la vigne. J’attends un peu puis reprends ma progression le long de la vigne. Je parviens plusieurs fois à approcher entre 5 et 10 mètres du brocard qui m’aboie sans le voir pour finir par retomber sur lui au coin de la vigne. Il est à 12 mètres environ et m’observe un instant avant de détaler en zigzagant et rentrer dans la vigne suivante.

Je retourne sur la zone du tir et cherche un moment ma flèche sans succès alors que la nuit tombe. Je rentre.

 

Alex 

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 06:25

Hier soir, je retourne à Justian. Vers 19 heures, je qui la maison du président de la chasse pour descendre à pied vers le moulin puis prends le chemin de terre forestier qui me mène au champ de blé où j’ai fait ma première belle approche de la saison. Je sors du bois et longe la haie qui me sépare du champ de blé sur la droite. Un lapin court sur le chemin devant moi et disparaît derrière une bosse du chemin. En me rapprochant, 2 lapins démarre de derrière la bosse et rentre dans la haie. Un peu plus loin, je bifurque à droite et rentre dans le champ de blé par un passage dans la haie. La culture est marquée de plusieurs coulées depuis l’autre jour. Je reviens en arrière et longe la haie pour me placer à bon vent pour longer le champ de blé en suivant la rivière. Rien ce soir sur ce secteur, je finis de faire le tour du champ et je pars pour la friche.

Je quitte le chemin forestier et remonte dans les hautes herbes puis progresse entre le bois de droite et une bande boisée au-dessus de moi à gauche. Pas de chevreuil en vue, seulement un lièvre qui démarre dans les hautes herbes. Je dépasse la bande boisée et arrive au-dessus du coin du bois puis remonte vers la route en crête. Je remonte en regardant derrière moi quand j’aperçois à 300 mètres un chevreuil au gagnage en bordure du bois. Sa silhouette me fait penser à un brocard.

Demi-tour, je redescends vers le coin du bois puis commence à suivre la bordure du bois lentement. Un lapin rentre au bois. Un passage de tracteur a couché l’herbe haute formant un tapis silencieux pour mon approche. Le relief du champ me cache mon chevreuil pour le moment. 40 mètres plus loin, j’aperçois sa tête au-dessus des herbes, il est à 50 mètres environ. Je me baisse au maximum et commence mon approche. Il progresse de façon aléatoire au milieu des herbes. Il remonte, redescend, s’éloigne, se rapproche mais reste à environ 15 mètres de la bordure du bois. Ses bois sombres portent six pointes. C’est un magnifique brocard en pleine force de l’âge. J’avance par tranche de quelques mètres. Baissé au maximum je profite de chaque fois où il baisse la tête pour faire quelques pas puis m’aplatis dans l’herbe pour attendre qu’il redresse la tête et la rebaisse. Il regarde régulièrement dans le sens opposé à ma progression mais très peu vers moi. Je me rapproche doucement… 20 mètres, 18 mètres, 15 mètres… J’y suis presque, j’avance encore de quelques pas et me baisse dans l’herbe. Le brocard me tourne le dos à moins de 15 mètres, je veux encore m’approcher et attend qu’il redresse la tête et la rebaisse pour m’avancer mais le temps passe et il reste tête basse à brouter. Tout à coup, un bruissement dans les branchages à côté de moi, certainement un petit oiseau qui vient de s’envoler. Il redresse la tête d’un coup et regarde en direction du bruit puis démarre pour s’arrêter 20 mètres plus loin. Il redémarre et remonte vers le bois d’en face, s’arrêtant régulièrement pour regarder vers moi sans vraiment avoir compris ce que j’étais, il finit par rentrer au bois.

Je remonte sur la route de crête et jette un œil au petit bosquet coupé en 2 par le passage de la ligne électrique. Comme l’autre jour, un gros lièvre démarre et descend vers les fèveroles. Je longe ensuite entre les 2 bois pour revenir sous le bois de gauche en longeant le blé. La bande enherbée a été girobroyée. Rien ce soir, j’arrive au coin du bois et remonte en longeant les fèveroles, les sangliers ont fait de nouveaux passages depuis la dernière fois.

Je traverse la route et reviens à travers la friche pour longer la bande boisée par le haut cette fois. Une paire d’oreille surgit de la végétation. C’est une chevrette qui me regarde me rapproche jusqu’à 20 mètres avant de  détaler pour rentrer au bois.

Je regarde mon portable, j’ai reçu un texto, je dois rentrer, il est 21 heures et fait encore bien jour mais je reviendrai demain, un lapin se débine le long du bois. Il commence à faire des gouttes.

 

Alex

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 09:42

Ce soir, il fait bon, la pluie de la journée a un peu rafraîchi l’atmosphère. Ma tenue camo du matin étant encore trempée je change de motif et prends ma tenue Delfwood. Je pars vers 19 h pour chasser le même secteur que ce matin. Arrivé sur place je me rends compte que j’ai oublié ma cagoule et mon couteau, ça commence bien ! J’ai une vielle casquette avec un voile camo, je ferai avec. Je me gare à la ferme et pars à travers les herbes hautes que le vent de l’après-midi a tout de même bien séchées. Au bout de 100 mètres je me rends compte que j’ai oublié mon bracelet à la voiture, décidément… Je fais demi-tour, récupère le bracelet et pars en chasse.

Je remonte dans l’herbe haute au travers des vaches, passe la clôture et une haie en crête de coteau et arrive sur le haut du grand champ de fèveroles. Je longe la haie, un ou deux lapins démarrent dans les épines. Je contourne le champ et reviens en sens inverse contre la haie du bas de combe. Je traverse la haie et arrive sur le petit champ de fèverole enclavé dans le bois. Je longe le champ puis prends le chemin forestier et avec mon sécateur coupe quelques branches qui commencent à obstruer le passage. Un chevreuil franchit le chemin d’un bon 50 mètres plus loin.

J’avance doucement mais le chevreuil n’est plus là, il est remonté à travers bois. Je ressors sur un autre champ de fèveroles et remonte en suivant le bois pour atteindre la friche boisée propice aux rencontres avec les renards. J’avance doucement sur le chemin de terre puis bifurque sur la droite pour rejoindre un petit pré enclavé dans le bois par un chemin de terre enherbé. Arrivé sur place, rien à signaler. Je remonte vers le chemin de terre à travers le bois de chênes clair semé puis traverse le chemin et la friche boisée pour atteindre un grand champ de blé. Toujours rien en vue. En longeant le blé j’arrive au coin d’une petite zone enherbée qui s’enfonce dans le bois. Je me calle derrière une touffe d’avoine et tente quelques cris de souris sans effet. Je poursuis ma route en longeant le blé au sommet du plateau, le vent est bon, il vient de face.

Je cherche du regard une tête de chevreuil au milieu des céréales mais toujours rien en vue. J’avance doucement en longeant une haie qui avance dans le blé et par-dessus laquelle je peux voir, sur ma gauche, le blé dans la combe qui longe le bois. Arrivé au bout de la haie, je marque un arrêt pour balayer les environs du regard. Je finis par apercevoir en contre bas une tache rousse dans le fossé entre le champ de fèverole et une bande étroite de blé. Je fixe intensément cette tâche à 150 mètres et finis par voir juste à côté un mouvement. Je pense à une famille de renards.

Je descends rapidement à travers le blé vers la bordure du bois longée par le fossé qui me mènera à l’animal. Je ralentis en longeant le bois, ma cible est encore à un peu moins de 100 mètres mais le fossé faisant un virage à gauche au coin du bois, je ne vois pas si l’animal est toujours là. Arrivé au coin du bois, la tache rousse ne semble plus là.

Je longe pas à pas le fossé en posant délicatement mes pieds pour rester silencieux et arrive à 40 mètres de l’endroit où se trouvait la tache rousse quand, à 10 devant moi, j’aperçois les bois et les oreilles d’un brocard qui m’observe à travers une grosse touffe d’herbes. Je me fige légèrement voûté.

Le brocard me fixe durant un long moment sans bouger et je reste parfaitement immobile de mon côté. Puis il commence son manège que je connais par cœur, il commence à se lécher l’épaule pour me regarder par-dessus la ligne de son dos puis fais semblant de brouter à droite, à gauche. Il baisse plusieurs fois la tête et la relève lentement ou brusquement suivant les fois.

Je ne bouge toujours pas, il finit par rentrer dans le blé sur ma droite. Avançant d’un pas saccadé il s’arrête souvent pour prendre le vent, son nez en l’air, les narines dilatées il cherche à comprendre ce que je suis. Il marque de courte pose d’observation et reprend son pas saccadé. Il biaise à 10 mètres plein travers et se dirige vers la bordure du blé qui longe à 10 mètres au plus le fossé. Le haut de son dos dépasse du blé, sa robe rousse claire est splendide.

Il finit par ressortir du blé et commence à longer la bordure. Il baisse la tête, j’arme en un éclair. Il relève la tête et m’observe puis reprend sa marche, s’arrête encore et me regarde à nouveau avant de se remettre en marche et de baisser la tête encore une fois. J’en profite pour prendre ma visée rapidement et lui décocher ma flèche à peine mon pin’s posé derrière son épaule. Ma flèche part où je la voulais. Un impact sourd résonne et le brocard fait volte-face puis démarre ventre à terre en aboyant. Il retraverse le blé, longe dans le fossé puis gravit d’un bon le talus du fossé pour rerentrer dans le blé où je le perds de vue.

J’attends un peu puis vais vérifier mon tir. Des épis de blé sectionnés par le passage de la flèche jonchent de sol. Ma flèche est posée à 2 mètres de la bordure du champ et couverte de contenu stomacal. Ce n’est pas bon signe… je regarde dans la trajectoire de fuite de l’animal. Un petit bout de chair ressemblant à du poumon est posé sur une feuille de ronce. Des gouttes de contenu stomacal jonchent le sol et la végétation.

Troisième brocard de la saison, 6 juin 2010

Puis des gouttes de sang commencent une piste qui devient de plus en plus marquée d’un sang foncé.

Troisième brocard de la saison, 6 juin 2010

La trajectoire du chevreuil est facilement visible entre le sang et la coulée laissée dans la végétation. J’arrive au talus du fossé que le chevreuil a franchi avant de disparaître. La végétation est maculée de sang.

Troisième brocard de la saison, 6 juin 2010

Je gravis le talus moins vite que le chevreuil et remonte pour suivre la bordure du blé où la piste est bien marquée pour tomber sur mon brocard coché sur le ventre tête au sol.

C’est fini pour lui, il a parcouru entre 60 et 70 mètres, ma flèche est bien rentrée derrière l’épaule mais la position du chevreuil a fait que ma flèche ressort au niveau de la pense. Au dépeçage, je me rends compte que ma flèche a touché un poumon, traversé le foie et la panse avant de ressortir de l’animal.

Troisième brocard de la saison, 6 juin 2010

Alex

 

Trophée :

Troisième brocard de la saison, 6 juin 2010

Atteinte :

 

Troisième brocard de la saison, 6 juin 2010

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 16:15

Ce matin, je décide d’aller chasser près de chez moi mais à mon réveil il pleut. Je jette un œil dehors, ça ne semble pas bien méchant. J’y vais tout de même.

Je commence par le secteur de la carrière. Je me gare au bout d’un chemin de terre et remonte par un autre chemin vers la carrière. Je passe sous le bois de pins, les lapins rentrent dans le bois à mon approche. Arrivé sur la carrière je pars jeter un œil sur la prairie côté droit. Rien ce matin. Je progresse rapidement pour rejoindre le champ de blé où j’ai fléché mon premier brocard de la saison l’an dernier. Arrivé au-dessus du champ, je ne vois pas le moindre chevreuil. Je longe pour aller jeter un œil sur un autre champ de blé séparé de celui-ci par une bande de terre jonchée de dépôts de gravas. Les lapins fusent en tous sens.

Je stoppe net, au milieu des herbes hautes un chevreuil semble me regarder. Je reste un moment immobile et il se remet à manger. Je m’éclipse doucement et amorce un grand contournement pour atteindre une vielle cabane de chantier rouillée. Je rentre à l’intérieur, des ouvertures rondes de 20 cm de diamètre me permettent d’observer le chevreuil à 40 mètres de moi. C’est un petit brocard à la silhouette fine et dont les bois ne dépassent pas les oreilles.

Je ressors de la cabane et la longe sur la droite pour atteindre à pas lent un jeune peuplier qui fera écran. J’attends un moment et observe puis je finis par m’avancer à pas calculé et en faisant presque une pose à chaque pas vers un second petit peuplier situé à 20 mètres du brocard. Arrivé au peuplier je me cale derrière et recommence à observer. Le petit brocard va et vient sur quelques mètres, se rapproche, repart, revient. Se lèche le pelage, se gratte l’oreille avec sa patte arrière… il est sans cesse en mouvement et observe souvent vers ma gauche. Je le laisse faire. Au bout d’un moment il se met à bouter en me tournant le dos. Je me mets à 4 pattes et commence à avancer lentement, baisé en tenant l’arc à la main.

La végétation sèche de l’an dernier est très cassante malgré l’humidité et à chaque avancée de genou ou presque je produis un petit craquement et le brocard relève la tête pour regarder vers moi alors que je m’écrase dans les herbes. J’avance ainsi mètre par mètre mais le brocard a changé de direction et commence à s’éloigner en broutant. Je poursuis mon approche. Le brocard est à nouveau à 30 mètres. Mon genou en se posant fait craquer bruyamment une brindille. Le brocard redresse la tête, je me plaque le plus possible au sol alors qu’il revient vers moi en cherchant l’origine de ce bruit. Il avance d’un pas saccadé et sursaute par 2 fois, prêt à fuir, mais il finit par se calmer et reprend sa quête de nourriture.

Il passe maintenant en biais au pas à 10-12 mètres. Je ne peux rien faire, je suis trop à découvert. Il s’arrête à 20 mètres et sursaute à nouveau. Il fixe son regard vers le blé de l’autre côté. Je tente de me rapprocher mais il repart en biais vers le blé puis alors que je viens à nouveau de produire un craquement il accélère puis détale en aboyant pour basculer 100 mètres plus loin vers le blé.

Il a disparu, je me redresse et pars en courant pour contourner un tas de terre et revenir à pas de loup vers le penchant en friche qui domine le blé. Je l’aperçois, il est là, il broute contre un petit roncier en compagnie d’une chevrette qui broute à quelques mètres de lui dans le blé. Je m’éclipse et reviens en arrière pour redescendre dans le blé 150 mètres plus loin.

Le relief du terrain couvre ma progression et je rentre dans le blé pour atteindre le premier passage de tracteur qui longe à 10 mètres du bord. Je progresse tout d’abord debout jusqu’à apercevoir le couple puis je me voûte pour gagner encore quelques mètres puis me mets à 4 pattes pour continuer mon approche. Les cailloux meurtrissent mes genoux, j’avance en poussant l’arc devant moi. Le brocard fait se toilette alors que la chevrette alterne les prises de nourriture et les séances de surveillance. Le champ descend maintenant et je dois m’aplatir au plus possible pour ne pas dépasser du blé qui n’est pas bien haut. J’avance avec une extrême lenteur mais le passage de tracteur devient de plus en plus étroit et le frottement du blé produit un bruit qui met en alerte la chevrette. Je dois faire de longues poses pour la laisser se calmer et mon approche se fait de plus en plus longue et douloureuse pour le dos, les cuisses et les genoux.

Je suis définitivement repéré, le brocard ne se doute de rien mais la chevrette est nerveuse elle rentre et sort du blé, regarde vers moi de long moments. Je tente de l’appeler avec une feuille de blé ente mes pouces mais à part braquer les oreilles et les yeux des 2 chevreuils dans ma direction je ne réussis pas à grand-chose. Je laisse faire un moment, la chevrette et le brocard se calment, il reprend sa toilette et sa compagne son repas. Perdu pour perdu, je pente de me rapprocher encore. Au bout de quelques mètres la chevrette sort du blé, contourne le roncier et commence à longer à 6 ou 7 mètres du blé en venant vers moi. Elle arrive à mon aplomb et me cherche en tendant le cou, son pas est nerveux et saccadé.

Le brocard interrompt enfin sa toilette et commence lui aussi à se rapproche en longeant la bordure du blé. Si tout va bien il sera à 10 mètres dans un moment. Je sors mes flèches du carquois pour éviter de faire du bruit en accrochant le blé à l’armement et encoche une flèche.

Le brocard se rapproche doucement, il me cherche mais ne semble pas inquiet. Tout à coup un aboiement retentit derrière moi. La chevrette vient de démarrer et remonte le talus d’herbes hautes en aboyant avant de s’arrêter au sommet pour regarder le brocard qui n’a pas réagi. Ce dernier finit par la suivre et tous 2 disparaissent en haut du talus en aboyant.

Je me redresse et remonte le talus alors qu’il commence à pleuvoir. Je pars en courant à la cabane de chantier pour m’abriter alors que la pluie redouble d’intensité. Je laisse passe l’averse assis sur un bidon rouillé.

La pluie se calme et je retourne à la voiture. Une piste a été ouverte sur la gauche du chemin et semble descendre aux blés sous la décharge et la SPA. Je la prends pour aller jeter un œil aux blés en bas. En fait elle s’arrête au-dessus d’un talus couvert de ronces et alors que je cherche un passage un chevreuil se lève à 5 mètres de moi dans le bosquet au-dessus de la piste. Il détale et je remonte ne trouvant pas de passage.

Arrivé en haut de la piste, j’aperçois le jeune brocard qui m’observe dans les hautes herbes au bord du petit bosquet. Le vent est mauvais et il démarre à grands bons en longeant le bois puis disparaît.

Je retourne à la voiture et pars me garer au bout d’un chemin de terre qui conduit à une ferme au milieu du territoire.

Je remonte à travers les pâturages vers le bois en haut du coteau. Des milans noir tournent au-dessus de ma tête en criant. Je suis rapidement trempé jusqu’aux hanches. Un chevreuil broute au loin au milieu de la combe sur ma gauche. Je décide de contourner le bois pour revenir au bout de la combe. Un chevreuil démarre en aboyant dans le bois.

En arrivant au bout du bois, au-dessus de la combe je ne vois plus le chevreuil. Un sillon dans l’herbe haute remonte le travers opposé. Je descends dans la combe et remonte à travers le bosquet clairsemé pour atteindre la prairie sur le plateau. J’avance doucement dans les hautes herbes. J’aperçois les oreilles de ce que j’identifie comme étant une chevrette. Plus loin, un brocard redresse la tête, c’est un petit 6 pointes. Je commence à calculer mon approche et le sens du vent quand une chevrette, plus proche de moi, redresse la tête à son tour et m’aperçoit. Je reste figé mais elle démarre, la première chevrette vue est en fait un brocard assassin. Il détale en suivant la chevrette. Le 6 pointes ne comprenant pas ce qu’il se passe, cherche du regard la source du danger. Je suis baissé dans les herbes et attends qu’il se calme mais il finit par démarrer et descend le coteau en sens opposé par rapport aux 2 autres chevreuils. Je tente de le devancer en descendant au pas de course et lève un autre chevreuil qui détale en aboyant. Trop tard il a disparu. Je remonte et longe en bordure de la prairie et du champ de blé. La prairie fait place à un bosquet puis à un semé de tournesol. Un faisan longe la bordure du bosquet en limite du tournesol. Je sors du blé pour traverser le semé de tournesol et rerentre dans un autre blé. Je suis trempé.

Je progresse rapidement vers une friche parsemée de petits chênes. Un lièvre démarre dans les hautes herbes. Je sors par le chemin de terre entre 2 bosquets sur un champ de fèveroles. Je le longe un moment puis prends un chemin forestier enherbé pour retomber sur un petit champ enclavé dans le bois. Je traverse la haie et reviens en sens inverse le long de la bande enherbée qui suit un immense champ de fèveroles. J’arrive à une maison entourée par le champ et la contourne en suivant la bande enherbée. Je fais une halte sur le point haut du champ pour observer et manger quelques cerises.

Sur le travers d’en face, il me semble voir un chevreuil au-dessus de la haie qui borde la petite route. Je laisse mes cerises et redescends vers le ruisseau mais ce n’est en fait qu’une branche sèche. Je longe entre le ruisseau et les fèveroles dans les herbes hautes. Un petit brocard daguet démarre devant moi et s’arrête 40 mètres plus loin pour m’observer puis il reprends sa course et semble traverser le ruisseau. Je poursuis ma route et le relève un peu plus loin pour le perdre rapidement de vue. Je traverse la haie qui borde le champ et traverse une pâture pour rejoindre le chemin qui monte à la ferme où j’ai laissé ma voiture. Un coup d’œil en arrière me permet d’apercevoir le petit brocard bondissant au milieu des fèveroles. Je rentre, je suis trempé.

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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