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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 06:10

Ce soir, Jean Pascal est de passage dans le Gers et il va m'accompagner pour une chasse du chevreuil à l'approche. Nous partons vers 18h30 de chez moi. Arrivé sur place, je me gare près d'une ferme, au départ d'un chemin de terre qui rejoint le village de Roques. Nous nous préparons, chacun notre arme, je prends mon arc et Jean Pascal son appareil Photo. Il a pas mal plu aujourd'hui et le chemin est ponctué de grandes flaques, nous avons de la chance car la pluie s'arrête alors que nous commençons notre soirée de chasse. Le vent est face à nous, le sol silencieux, les conditions d'approche sont bonnes. Nous avançons tranquillement et je m'arrête de temps en temps pour essayer d'apercevoir un chevreuil.

Une soirée avec Jean Pascal, 7 Juin 2011

Un peu plus loin, je m'arrête au pied d'un chemin de terre qui descend du plateau. Jean Pascal vient de voir un lièvre blotti dans les herbes hautes. Il me le montre et tente de le prendre en photo mais ce dernier détale avant la prise du cliché. Nous continuons, un peu plus loin nous longeons sur notre droite une bande étroite de blé qui borde un bois tout en longueur et une parcelle de colza sur notre gauche quand un chevreuil surgit du bois à environ 100 mètres devant nous. A sa carrure, je comprends rapidement qu'il s'agit d'un brocard. Je le montre à Jean Pascal et me baisse contre le blé.

Il avance rapidement vers l'angle d'un petit bosquet de l'autre côté du chemin. Il sera rapidement à découvert et je tente une approche rapide, baissé au maximum mais en voyant que le brocard s'apprête à s'avancer sur le chemin, je stoppe net et m'accroupi contre le blé. 

Une soirée avec Jean Pascal, 7 Juin 2011

Le brocard s'avance au pas, tête baissée en direction du colza. Il ne m'a pas vu mais, tout à coup, il relève la tête et regarde vers nous. Il cherche à nous identifier. 

Une soirée avec Jean Pascal, 7 Juin 2011

Il se tourne alors face à nous.

Une soirée avec Jean Pascal, 7 Juin 2011

En dernier recours, je tente de l'aboyer mais il démarre et traverse le blé à grands bons pour rentrer au bois en aboyant. Il m'a bien eu. Nous nous redressons et continuons à longer le chemin. Un peu plus loin, un lièvre nous regarde nous rapprocher assis au bord du chemin. Le secteur est calme, pas de chevreuil dans les blés. Nous poursuivons jusqu'à 2 petits lacs. Une tortue est à la surface du premier. Ne voyant toujours aucun chevreuil nous remontons vers le plateau en longeant un bosquet  puis bifurquons en suivant le bord d'une vigne. Le vent a tourné à 180° et nous progressons dont toujours à bon vent.

Une soirée avec Jean Pascal, 7 Juin 2011

Un gros lièvre démarre au milieu des sillons. Nous passons une habitation abandonnée et son petit lac quand un vol d’une quinzaine de colverts prend son envol à grand bruit. Un peu plus loin ce sont des tourterelles des bois qui s'envolent du colza. Un lièvre se débine devant moi. Nous redescendons vers une haie que nous longeons un moment dans un semé de tournesol puis nous bifurquons au bout de la haie pour remonter le long d'un champ de blé.

Au milieu des hautes herbes de la bande enherbée, j'aperçois quelque chose. Une tête monte et descend dans la végétation. Je montre l'animal à Jean Pascal et nous tentons de l'identifier. Nous pensons à un lièvre. Nous reprenons notre progression et l'animal se coule dans le blé pour laisser passer. C'est en fait un chat qui déguerpit dans notre dos. Nous arrivons près d'une résidence secondaire perdue au milieu des cultures. Jean Pascal aperçois un petit lapin qui rentre rapidement à couvert puis nous apercevons encore un lièvre dans le semé de tournesol.

Nous attaquons maintenant une zone de tournesol encore très bas, ponctuée de quelques haies. Nous longeons les haies et tentons d'apercevoir un chevreuil mais le secteur semble très calme à part les lièvres qui surgissent de toute part. En redescendant le long d'une très grosse haie, j'avance très doucement pour tenter de surprendre un brocard quand à plus de 100 mètres, un chevreuil surgit des tournesols et file vers l'angle d'une grosse haie. Il marque un temps d'arrêt et regarde vers nous, c'est en fait un brocard.

Une soirée avec Jean Pascal, 7 Juin 2011

Nous nous figeons et je tente de l'aboyer mais il nous a déjà identifié et file en traversant la haie pour remonter le coteau. Nous traversons le tournesol et remontons vers des parcelles de blé. Un lièvre démarre puis un autre. Le secteur est étonnamment calme au niveau chevreuil. Nous partons pour une vigne un peu plus loin qui longe une bande de blé. Un lièvre est assis au bord de la bande enherbée mais toujours pas de brocard.

Une soirée avec Jean Pascal, 7 Juin 2011

Nous redescendons par un chemin de terre. Encore un lièvre, certainement le premier vu par Jean Pascal car il se trouve à moins de 10 mètres de là où nous l'avons vu tout à l'heure.

Une soirée avec Jean Pascal, 7 Juin 2011

Je décide de tenter une zone de cultures et de prairies délimitées par des haies entre le chemin de terre et la rivière. Nous passons d'une parcelle à une autre sans voir de chevreuil. Quelques têtes de tournesols ont pourtant été broutées et quelques pieds frottés par un brocard. Nous traversons une haie pour passer dans une friche que des pousses de frênes de 1 à 1.5 mètre de haut sont entrain de combler. Un animal se lève et démarre dans cette végétation épaisse. A la couleur, à peine entrevue, j'aurais dit un chevreuil mais il a poussé une sorte de respiration rauque, presque un grognement en partant. Je tente de contourner la parcelle pour le recouper mais il a disparu.

Nous revenons vers le grand chemin alors que le soleil qui décline illumine le ciel de couleurs magnifiques.

Une soirée avec Jean Pascal, 7 Juin 2011

Mon dernier espoir, nous allons longer le haut du bois où est rentré le premier brocard de la soirée. Nous passons le bout du bois puis remontons par un passage de tracteur qui longe à 10 mètres environ de la lisière. Jean Pascal me suit à 30 mètres derrière.

Une soirée avec Jean Pascal, 7 Juin 2011

J'avance tout doucement pour rester silencieux. Je passe dans le passage de droite, plus près du bois. Tout à coup, j'aperçois 2 oreilles dans le passage de gauche. C'est une chevrette couchée à 25 mètres devant moi. Je fais signe à Jean Pascal puis tente une approche pour m'amuser mais elle m'avait déjà vu et se lève pour rejoindre le bois. 

Le temps passe et nous arrivons presque au bout de la parcelle de blé qui se finit au coin du bois sur un semé de tournesol. Je baisse ma garde, quand un grand brocard qui était couché à quelques mètres sur ma gauche dans un passage de tracteur se lève et file en zigzagant et en faisant de grands bons dans le blé pour disparaître derrière la crête. Je peste, avoir fait tout ce chemin à pas de loup pour se lever ce beau brocard sans le voir ! C'est la loi du jeu, aujourd'hui il a été le meilleur.

Jean Pascal qui a tout vu me rejoint. La luminosité baisse très vite et nous repartons vers la voiture non sans lever encore quelques lièvres.

 

Alex

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 11:04

Ce matin, je retourne à la chasse, j'ai repéré jeudi soir une grande prairie récemment fauchée et je pense y voir des renards. Arrivé vers 5h45, je me gare près du moulin, au bord de l'Osse et je pars vers cette prairie par un chemin forestier. Le sentier longe tout d'abord une friche sur sa gauche et le bois sur sa droite. Je surveille la friche mais n'aperçois pas de chevreuil puis la piste bifurque à 90° et rentre dans le bois pour ressortir un peu plus loin et longer une haie épaisse qui surplombe la prairie fauchée. Je tente d'apercevoir quelque chose au travers des trouées dans la haie quand mes yeux se posent sur un renard entrain de muloter. Il est à 50 mètres environ, je m'avance doucement vers une grosse trouée et hésite, si j'arrive à faire venir le renard avec des cris de souris, l'angle de tir est trop à la verticale à mon gout, je décide de chercher une trouée plus propice. J'avance tranquillement vers la trouée suivante mais au moment où je tente d'apercevoir à nouveau le renard, il s'est tourné face à moi à l'affût d'un mulot et m'aperçois avant de détaler. Je n'ai pas été assez prudent.

Je continue vers le passage qui permet d'entrer dans la prairie. Je reste un peu en retrait derrière la haie et observe avant de sortir à découvert. Un autre renard mulote à presque 100 mètres devant moi. Je tente de l'appeler mais il ne m'entend pas, je suis trop loin. Je tente encore et encore en montant le niveau sonore de mes appels au maximum mais rien n'y fait. Le renard avance tranquillement puis saute pour retomber sur une proie qu'il avale en 2 coups de dent. Je tente encore de l'appeler mais, tout à coup, un gémissement bizarre se fait entendre près de la rivière à 200 mètres environ. Le renard relève la tête et regarde dans la direction du bruit alors que je regarde moi aussi vers la rivière. Puis, il démarre et part au trot vers la source du bruit avant de rejoindre 2 autres animaux non identifiés à cette distance. Il les prend en chasse et tout ce petit monde court le long de la rivière.

Je pars rattraper un chemin de terre un peu plus loin qui revient vers la rivière et commence à la longer doucement. J'ai perdu le renard de vue quand, tout à coup, 3 animaux que je pense être des renardeaux foncent droit sur moi en zigzagant dans la prairie. Au bout d'un moment alors qu'ils se rapprochent, j'identifie 3 lièvres et reprends ma progression. Ils m'aperçoivent et se dispersent. J'avance doucement en surveillant le pré et arrive à la rivière quand quelque chose qui arrive du passage de traversée du cours d'eau me fait tourner la tête. C'est un renard mais il m'aperçoit et se jette dans le blé sur la gauche du chemin.

Je tente de revenir doucement en longeant la rivière pour essayer de voir un dernier renard mais ils se sont tous évanouis dans le décor. Au bout du pré se trouve une mare entourée d'arbres. Je me rapproche doucement d'une trouée et aperçois un remous sue ma droite, sous les branches basses. Un ragondin s'avance sur l'eau. Je change de flèche pour une équipé d'une lame ayant déjà servi. Le ragondin s'arrête sur l'eau près de la berge opposée à environ 10 mètres de ma position. J'arme, vise et décoche mais je passe juste dessous et le ragondin plonge pour rentrer dans un terrier. Je fais le tour et récupère ma flèche à l'aide d'une longue branche puis je repars vers le chemin forestier. Plusieurs lapins gambadent le long de la haie.

Je reviens vers la friche que je longeais tout à l'heure et quitte le chemin pour remonter dans les hautes herbes en longeant le bois. Arrivé au coin du bois, une forte odeur de sanglier emplit mes narines. Ils ne doivent pas être bien loin. Je longe doucement le bas de la friche contre le bois. Quelques lapins se débinent devant moi. Je repasse près de l'endroit où j'ai vu le tout petit faon jeudi soir.

L'appel du brocard, 4 juin 2011

Pas de chevreuil dans le secteur ce matin, ma progression est facilitée par un passage récemment girobroyé qui rend mes pas silencieux. Le temps est gris et il ne fait pas chaud ce matin, ma respiration forme se condense dans l'air du matin.

Arrivé au coin du bois, je continue tout droit sur le passage broyé vers une grosse haie au milieu de la friche. Les chevreuils sont très souvent dans le secteur et je redouble d'attention car je progresse à découvert. Arrivé au bout de la haie, je jette un coup d'œil derrière mais ce matin le coin est désert. Je bifurque et remonte alors vers la route qui passe en crête. Je longe un champ travaillé sur ma droite et une ancienne culture à gibier sur ma gauche. Le sol meuble rend ma progression silencieuse.

L'appel du brocard, 4 juin 2011

Alors que j'arrive à 40 mètres de la route, j'aperçois un dos roux dans les hautes herbes de la culture à gibier. Le vent de travers gauche est idéal, la condensation de ma respiration m'informe en temps réel de sa direction.

L'appel du brocard, 4 juin 2011

Je pense tout d'abord à une chevrette et je m'agenouille à quelques mètres des herbes hautes pour prendre mon appareil photo quand, tout à coup, le chevreuil relève la tête. C'est un brocard, je laisse tomber la photo et passe en mode prédation. La hauteur de l'herbe me cache et je progresse doucement sur les genoux pour rejoindre la bordure de la culture à gibier. Je me baisse et stoppe à chaque fois que le brocard relève la tête et regarde dans ma direction.

Arrivé contre la végétation qui me cache un peu plus, je commence à longer la culture à 4 pattes mais je dois m'arrêter très souvent car le brocard est très méfiant. Il est à 20 mètres environ, un peu plus haut.

Je gagne petit à petit quelques mètres quand mon chevreuil décide que l'herbe est meilleure de l'autre côté de la route et s'avance pour traverser la chaussée puis remonte sur le talus d'en face pour commencer à brouter les tournesols.

L'appel du brocard, 4 juin 2011

Sa position haute m'handicape car il peut me voir à tout moment. Je m’écrase le plus possible au sol et tente de me rapprocher un peu mais mon décocheur heurte mon arc et le brocard redresse brusquement la tête et fixe son regard dans ma direction. Je me fige mais mon arc ne touche pas le sol et la position n'est pas des plus confortable. Il me faut tenir malgré la douleur musculaire qui monte. Le brocard avance un peu, balance la tête de gauche à droite puis fait 3 fois semblant de se remettre à brouter avant de redresser la tête pour tenter de m'apercevoir. Ces feintes répétées m'ont permis de reposer mon arc au sol mais mon bras tétanisé tremble encore.

Le brocard se remet à brouter et je ne peux plus avancer sans être vu. Il me faut attendre qu'il disparaisse derrière le talus. Le temps passe et le brocard ne se déplace que très peu quand enfin il semble se décider à avancer dans la pente mais brusquement il relève la tête, les oreilles braquées vers le bosquet à sa droite. Il semble inquiet. Il revient un peu vers la route, se retourne vers le bosquet à l'écoute puis revient vers la culture à gibier en traversant la route au petit trot. Il ne ralentit pas et passe à 15 mètres de moi. Je le regarde s'éloigner impuissant et le perds de vu dans la pente de la culture.

Je me redresse et regarde le penchant d'en face un instant sans le voir traverser. Il est encore dans la culture à gibier et doit s'être calmé. Je redescends doucement le long du champ travaillé et tente de l'apercevoir.

L'appel du brocard, 4 juin 2011

Je finis par l'apercevoir, il biaise pour revenir vers l'angle de la culture, 50 mètres en contrebas. Je rentre dans la culture et me baisse pour avancer doucement à 4 pattes. Je gagne 10 mètres mais le brocard qui arrive au ras du champ travaillé se fige et regarde vers moi. Je me fige, baissé dans les herbes hautes et attends. Au bout d'un moment le brocard s'avance à découvert sur le champ. C'est fichu, il est à 40 mètres et je ne peux plus bouger sans être vu.

Je décide de tenter une dernière carte. Je m'agenouille, tourné face à la pente, au ras du champ travaillé derrière un écran de hautes herbes et pousse 2 petits aboiements brefs.

L'appel du brocard, 4 juin 2011

Ce n'est pas un très grand brocard et il ne faut pas l'épouvanter avec des aboiements plus imposants. Le brocard stoppe et regarde vers moi. Je recommence mes vocalises. Le chevreuil curieux remonte doucement vers moi. Je pousse mes aboiements brefs par 2 en les espaçant  des 2 suivant de 10 à 30 secondes suivant le temps que le brocard passe immobile. A chaque appel, il cherche sa provenance et se remet en marche. Le grand brocard du secteur commence à me répondre rageusement dans le bois face à moi et son galop retentit sur les feuilles mortes puis, au bout d'un long moment, il finit par détaler. Il décrit petit à petit une boucle pour me prendre au vent. Je pivote très très lentement et dégage doucement mon arc empêtré dans les herbes dès que le brocard baisse un peu sa garde. Il avance doucement et se rapproche petit à petit. Sentant un moment d'inattention dans son attitude, j'en profite pour armer mon arc. Il ne m'a pas vu, je continue à l'appeler. Il faut encore qu'il fasse 10 mètres pour être tirable et les secondes qui défilent mettent mes bras à rude épreuve.

On y est presque, mon viseur se cale, il est à 20 mètres, un peu loin, mais je ne sais pas pourquoi, je le sens bien. Il biaise un peu et présente un très léger 3/4 arrière. Encore quelques pas et il me prend au vent, c'est maintenant ou jamais. Ma visée est prise, il s'arrête, je décoche. A l'impact, le brocard, amorce un demi-tour spectaculaire et se couchant presque su le côté puis bascule et chute lourdement sans parvenir à se relever. Je comprends rapidement ce qui vient de se passer. Ma flèche lui a sectionné la colonne vertébrale. Je cours vers lui pour l'achever rapidement. Un sang bulleux s'échappe de l'entrée de flèche. Il tente de s'échapper sur ses antérieurs mais je l'immobilise rapidement et abrège son calvaire. C'est fini pour lui.

L'appel du brocard, 4 juin 2011

Ma flèche rentre bien à peu près ou je visais mais elle ressort 40 cm derrière la base du coup en plein dans la colonne. Seul son saut de corde incroyable peut expliquer une telle sortie de flèche vu l'angle du tir. Je cherche ma flèche mais ne la trouve pas. Je m'éloigne de plus en plus de l'endroit du tir quand je l'aperçois plantée au sol 40 mètres plus loin.

L'appel du brocard, 4 juin 2011

Je la récupère et reviens vers mon brocard. En revenant vers la voiture, je lève une chevrette dans le bois face à la friche. La chasse est finie pour ce matin, il est 7h20.

L'appel du brocard, 4 juin 2011

Au dépeçage, je constaterai que seul un poumon est touché.

 

Alex

Trophée :

L'appel du brocard, 4 juin 2011

Atteinte :

L'appel du brocard, 4 juin 2011

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 10:18

Il a plu toute cette nuit et les précipitations se sont arrêtées vers 5 heures. Ce matin, je change de secteur de chasse, 5h45, j'arrive sur place. Je me prépare tranquillement puis pars en remontant vers une carrière qui sert de terrain d'entrainement pour une école de travaux publics. La luminosité croit doucement. Un chevreuil démarre à une centaine de mètres en aboyant sans que je puisse le voir. Arrivé sur la carrière, je la traverse pour longer un chemin de terre qui surplombe un semé de tournesol. Pas de chevreuil ce matin, quelques lapins traversent la piste pour rentrer dans les hautes herbes et des milans noirs tournent au-dessus de moi en poussant des cris d'alerte. Je poursuis jusqu'à une zone qui sert de décharge pour les gravats, de nombreux lapins fuient à mon arrivée. Je jette un coup d’œil sur un blé en contrebas mais pas le moindre chevreuil non plus. Je redescends donc vers un immense champ de colza au travers d'une petite friche, entre 2 bois, puis longe la culture en direction d'un grand champ de blé qui remonte vers des bois. Je traverse une bande étroite de blé et arrive au bord d'un fossé que je m'apprête à traverser quand j'aperçois un chevreuil qui m'observe à 150 mètres environ, au bord du blé, dans une petite friche près d'une habitation. Du coup, je m'éloigne en longeant le fossé et en feignant de ne pas m’intéresser à lui, le chevreuil se débine et rentre dans le blé pour remonter tranquillement vers le bois.

Une fois que le relief du terrain me masque à la vue du chevreuil, je traverse le fossé et remonte à travers le blé vers l'habitation puis je fais un détour pour rester caché par le dénivelé du champ. Je rejoints ainsi la bordure du bois et remonte doucement vers l'angle du bois où je pense recouper le chevreuil. J'avance doucement quand j'aperçois le chevreuil, c'est un brocard, il arrive tranquillement à 15 mètres mais je ne vois que sa tête. Je reste immobile et le laisse passer derrière le coin du bois où je le perds de vue.

Une belle approche sur un assassin, 2 juin 2011

Je recommence alors mon approche tout doucement mais arrivé à l'angle du bois, je ne vois pas le chevreuil. Je me décale un peu mais il m'aperçois et démarre à quelques mètres de moi en aboyant puis s'arrête à une vingtaine de mètres dans le bois pour m'observer avant de repartir en aboyant de plus belle. Le sol collant depuis la dernière pluie a fait de petits moulages des sabots du chevreuil. Il a perdu ses semelles d'argile en rentrant au bois.

Une belle approche sur un assassin, 2 juin 2011

Sur ma gauche dans le blé, une tête de chevrette dépasse au-dessus des céréales à 100 mètres environ puis la chevrette se débine et rejoint le couvert sécurisant du bois.

Une belle approche sur un assassin, 2 juin 2011

Je longe le bois et rejoints un chemin de crête qui longe au travers d'une zone aride, très calcaire,  parsemée de petits chênes rabougris assez espacés autour desquels poussent des plantes type thym ou bruyère. Un peu plus loin, un chemin forestier démarre de la piste et rejoint un petit pré circulaire au milieu du bois, c'est une zone où je vois très souvent des chevreuils. Je descends donc ce chemin enherbé. Arrivé au ras du petit pré, j'aperçois 2 chevreuils, un brocard au ras des petits chênes sur la gauche du pré et une chevrette qui s'avance au milieu du pré en direction du couvert forestier. Le brocard est plus foncé que la chevrette qui est d'un roux magnifique.

Une belle approche sur un assassin, 2 juin 2011

Je réfléchis un instant, comment faire pour approcher le brocard ? Je ne peux pas approcher par le pré car il me verrait tout de suite, je tente une approche au travers des petits chênes espacés qui bordent le haut du pré. Je perds les chevreuils de vue derrière cette végétation de type garrigue. Je me faufile très lentement par les coulées au travers de cette végétation basse, aidé par les pluies de ces derniers jours qui ont ramolli le sol et la végétation habituellement très craquante. Tous mes pas sont calculés, chaque brindille est soigneusement contournée, enjambée ou évitée. Petit à petit, je me rapproche du coin du pré mais je dois remonter un peu pour éviter une zone plus fourrée.

En revenant vers le pré, j'entrevois un chevreuil qui broute tranquillement au ras des petits chênes mais ne vois pas sa tête, il est à 35 mètres devant moi. Je me rapproche tout doucement et le reperds un instant du vue. Au détour d'un chêne, baissé sous une branche basse, j'aperçois le chevreuil. Il est plein travers à 10 mètres de moi et à 2 mètres de la bordure des chênes. Il est plein travers et semble regarder vers moi mais je ne vois pas sa tête. A la couleur de sa robe je pense qu'il s'agit du brocard. J'accroche très lentement mon décocheur et me penche au ralenti sur la droite. J'aperçois alors une pointe blanche au-dessus de sa tête, c'est bien le brocard.

Je l'observe immobile alors qu'il tente de m'identifier. Le temps passe et il ne semble pas vouloir bouger. Il frappe le sol de la patte avant et pousse un aboiement sans bouger d'avantage. Une trouée au travers des branchages me permet de tenter une flèche. Son coffre est dégagé, j'arme très lentement et me redresse au ralenti avant de prendre la visée. Le brocard n'a pas bougé, mon pin's est calé sur son épaule, je décoche. L'impact est bien audible, le chevreuil démarre en trombe et je l'entends rentrer dans le bois un peu plus loin sur ma droite. Il se met à aboyer un moment alors que j'entends toujours son galop dans la végétation puis le calme revient brusquement. 

Une belle approche sur un assassin, 2 juin 2011

J'attends un petit moment immobile puis ressors dans le pré où je retrouve immédiatement ma flèche fichée dans le sol et couverte de sang.

Une belle approche sur un assassin, 2 juin 2011

Je cherche du sang sur sa trajectoire de fuite estimée pendant un moment mais pas la moindre goutte. Au bout d'un moment, je décide de longer les chênes pour essayer de trouver l'entrée et 30 mètres plus loin, je trouve du sang sur les herbes au départ d'une coulée. Je marque l'entrée avec ma flèche tirée la veille puis pars récupérer ma flèche sur la zone du tir avant de revenir pour commencer ma recherche.

Une belle approche sur un assassin, 2 juin 2011

Un peu plus haut, la végétation est maculée de sang et la piste semble très marquée. Je décide donc de la suivre.

Une belle approche sur un assassin, 2 juin 2011

De grosses taches de sang souvent bulleux mais rouge vif couvrent le sol et la végétation, la piste est ininterrompue et très abondante. Pour l'instant le chevreuil semble remonter.

Une belle approche sur un assassin, 2 juin 2011

La piste rejoint une coulée dans une zone plus dégagée, régulièrement le sol est marqué de grosses taches de sang reliées entre elles par une traînée de gouttes plus ou moins importante. La piste suit maintenant la courbe de niveau.

Une belle approche sur un assassin, 2 juin 2011

Plus j'avance et plus je trouve du sang jusqu'à tomber sur une grosse tache bulleuse d'où démarre une large traînée ponctuée comme précédemment des grosse taches de sang et la piste commence doucement à redescendre.

Une belle approche sur un assassin, 2 juin 2011

Puis, elle bifurque brutalement à gauche 20 mètres plus loin. Le chevreuil a roulé sous un chêne, il est là. Sa fuite n'aura été que de 80 mètres. Il est 7h20, la chasse est finie pour ce matin.

Une belle approche sur un assassin, 2 juin 2011

Je me rapproche doucement et le contourne. Mon atteinte est un peu en avant et ma flèche est ressortie à la base du coup. Son trophée présente une dague d'un côté et une dague avec un petit andouillet de l'autre côté.

Une belle approche sur un assassin, 2 juin 2011

Cette fois encore, comme la veille, ma flèche n'a pas touché les poumons et j'ai du mal à expliquer la trajectoire de la flèche sachant que je tire le chevreuil plein travers sans qu'il ne réagisse avant l'impact.

Une belle approche sur un assassin, 2 juin 2011

Alex

 

Trophée :

Une belle approche sur un assassin, 2 juin 2011

Atteinte :

Une belle approche sur un assassin, 2 juin 2011

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 10:14

Aujourd'hui, c'est l'ouverture de la chasse au chevreuil en tir d'été, j'attends cette date avec impatience depuis quelques temps. Il me faut attendre 17h30 pour aller chasser et la journée de boulot me semble interminable. Arrivé chez moi, je me change rapidement. Le temps est gris et il menace de pleuvoir à tout moment, je décide donc d'aller chasser tout de suite comptant sur ce temps incertain pour faire sortir les chevreuils de bonne heure. J'arrive sur ma zone de chasse vers 18h30 et me gare au bord d'un chemin de pierre blanche après la dernière habitation. J'enfile ma cagoule, positionne mon décocheur et attrape mon arc. Je n'ai pas mis les pieds sur ce territoire depuis la fermeture de la chasse.

Je traverse le chemin blanc pour jeter un coup d’œil dans le blé en contrebas. J'observe les céréales un instant quand la tête d'un chevreuil surgit de la culture.  Il est assez loin mais il me semble qu'il s'agit d'un brocard. Il est en dehors de ma zone de chasse, je décide de tenter une approche pour me mettre en jambes. Le vent vient de ma droite, je longe le haut du champ avec le vent dans le dos pour descendre vers le fond de la combe en profitant du relief du champ pour me soustraire à la vue du chevreuil. En descendant, je me retrouve à nouveau à découvert et profite de la présence de 2 figuiers consécutifs qui poussent au milieu du blé pour me cacher un peu. Le brocard revient doucement vers le bois qui borde le blé et remonte sur le penchant d'en face. J'avance à chaque fois que sa tête disparaît dans la végétation et stoppe à chaque fois qu'il la redresse. Arrivé au bord du fossé du fond de combe, je progresse doucement en longeant le bois pour tenter une approche mais le chevreuil rentre tranquillement vers le bois. J'essaie d'avancer le plus rapidement possible tout en restant discret mais il arrive contre le bois alors que je suis encore à 40 mètres de lui. C'est un brocard, un petit 6 pointes. Je profite du fait qu'il broute quelques feuilles en bordure du bois, la tête dans les feuillages pour gagner encore 10 mètres mais il s'enfonce doucement dans le bois et je le perds de vue. Je tente de me rapprocher tout doucement pour essayer de l'apercevoir au travers des arbres mais il m'aperçois le premier et détale à moins de 10 mètres de moi en aboyant. 

Je remonte vers le chemin de pierre puis descends à travers une luzerne récemment fauchée vers le bois qui couvre une grande partie de l'autre versant du coteau. Je longe ensuite entre le grillage des habitations et le bois dans une zone d'herbe haute et rejoint un chemin forestier qui traverse le bois pour retomber sur un champ de blé au fond de la combe. Je progresse doucement sur ce sentier et débouche sur la culture. Un coup d’œil à 180° sur les céréales, pas le moindre chevreuil en vue. Je décide de progresser à mauvais vent vers la limite du territoire pour revenir en chassant avec le vent de face. Je remonte le penchant à travers blé pour contourner une langue de friche qui s'enfonce dans la culture et couvre un talus en prolongement d'une bande boisée qui rejoint un autre bois un peu plus loin sur la plateau. Je longe doucement le haut du talus en friche en direction de la bande boisée et scrute le champ de blé à la recherche d'une tête de chevreuil quand, tout à coup, en tournant la tête vers la bande boisée, j'aperçois un brocard, un beau 6 pointe, qui m'observe à 40 mètres, au ras des arbres. Etant à mauvais vent, je ne me suis pas assez méfié. Je me fige et nous nous observons un instant puis le brocard démarre et traverse la culture en faisant de grands bons pour disparaître dans la pente.

Je traverse alors à travers blé pour ne pas me rapprocher trop du bois et me faire repérer par d’éventuels chevreuils. Arrivé à la cassure du champ, je m'arrête à quelques mètres de l'angle du bois pour observer le penchant en contrebas toujours à la recherche d'une tête. Je suis arrêté depuis plusieurs secondes, quand j'ai une impression bizarre, je tourne lentement la tête sur la droite et mes yeux se posent sur un brocard. Il est juste à 3 mètres de moi, plein travers, son pelage d'hivers n'est pas encore complètement tombé, ses bois biscornus, fins et clairs portent 6 pointes. Le nez levé, il hume l'air avant de s'enfoncer doucement dans le bois. Bon, il va me falloir faire plus attention.

Ne voyant pas de chevreuil dans le blé en contrebas, je prends le partit de longer le bois. Je passe une haie qui sépare le blé d'un semé de tournesol puis une seconde haie qui sépare le tournesol d'une prairie. Le tour de la parcelle a été fauché mais le centre et toujours couvert d'herbes hautes. Pas de chevreuil ici non plus. 2 chevreuils aboient dans le bois et semblent venir vers moi, certainement les 2 brocards que j'ai dérangés tout à l'heure. Je m'enfonce un peu dans le bois et me positionne à un carrefour de pistes girobroyées. Les aboiements finissent par descendre et s'éloigner. Je ressors du bois et longe encore un moment la lisière pour rattraper un coupe-feu qui me permet de traverse le bois sans trop de bruit.

Je débouche sur une pâture, quelques lapins au gagnage regagnent le couvert forestier, pas de chevreuil autour du petit lac en contrebas. Je m'avance à découvert et descends vers le fossé qui alimente le plan d'eau puis le remonte pour rejoindre une grosse haie derrière laquelle se trouve à nouveau le champ de blé. Je cherche un passage au travers de la haie et l'élargis un peu avec mes sécateurs pour le rendre silencieux. Après avoir vérifié qu'aucun petit princes ne est dans les parages, je traverse la haie et rejoint le fossé que je longe au milieu des céréales. De retour au pied du talus en friche, je décide de remonter vers le plateau pour cette fois m'aventurer dans la petite plantation de sapins au fond de la combe suivante. Je traverse donc le blé puis longe la pelouse d'une résidence secondaire qui avance dans la culture. Je redescends ensuite sur l'autre penchant en longeant la plantation en partie colonisée par les ronces. Une chevrette est au gagnage en plein milieu du blé sur ma droite. Je rejoints doucement un passage pour rentrer dans la plantation et la laisse à son repas.

Je progresse lentement en slalomant entre les petits sapins au grès des coulées et des passages au milieu de ronciers impénétrables. Pas de chevreuil, je rejoints un chemin forestier partiellement comblé par la repousse des buissons noirs et longe sous la plantation de pins en cherchant une tache rousse au milieu de la végétation. Les allées de pins sont assez dégagées et permettent de voir relativement loin dans le bois. Au bout d'un moment les buissons s'épaississent sur le chemin et je fais trop de bruit en avançant. Je laisse tomber et remonte à travers bois  vers le plateau avant de basculer à nouveau vers le blé. Je traverse la culture quand un lapin démarre devant moi puis fait une boucle pour me revenir droit dessus avant de se rendre compte de son erreur pour bifurquer et disparaître. Je rejoints le chemin forestier qui remonte vers ma voiture.

En arrivant près de mon véhicule, j'aperçois un promeneur et son chien qui arrivent par le chemin de pierres blanches, moi qui voulais le longer pour tenter de voir un animal, je pense que c'est mal parti. Je le salue et discute un moment avec lui puis nous jetons un coup d’œil sur le blé où j'ai approché le premier brocard de la soirée. Une chevrette est au gagnage dans les céréales. Nous l'observons un moment. Un gros 4 x 4 passe sur le chemin et part vers ma zone de chasse. Je crains qu'il ne réduise encore me chances d'apercevoir quelque chose mais après quelques minutes je l'aperçois sur la crête d'en face. Je décide de suivre mon idée première et de longer le chemin. Je croise le 4 x 4 qui revient avec la musique à fond.

Pas de chevreuil ce soir, un peu plus loin, je jette un coup d’œil sur une zone de genêts, sur la gauche du chemin. Rien ne bouge. Je traverse donc le chemin et m'avance dans la luzerne qui descend entre 2 bois quand j'aperçois un chevreuil au coin du blé et du bois à 250 mètres en contrebas, sur la droite. L'approche va être très difficile, le vent n'est pas bon, il me faut longer le bois à découvert sur plus de 150 mètres avant d'être caché par le relief du champ puis derrière le bois. Je tente tout de même ma chance, je rase doucement la bordure du bois et la chance est avec moi, le chevreuil s'avance un peu et disparaît derrière l'angle du bois. Je progresse du coup un peu plus rapidement et rejoints le coin de l'angle rentrant du bois avant de descendre tout doucement vers l'angle suivant derrière lequel j'espère retrouver mon chevreuil. En arrivant près de l'angle du bois, j'aperçois mon chevreuil au travers des branchages. C'est un jeune brocard. Il est de cul et regarde droit devant lui. Le vent n'est vraiment pas bon, il souffle dans mon dos. Le chevreuil à 20 mètres ne m'a, pour l'instant, pas senti ni vu mais je crains que le vent ne lui porte mon odeur si je passe l'angle du bois. Je reste un long moment à l'observer. Il regarde régulièrement vers le blé ou derrière lui, fait un brin de toilette en se léchant le dos et l'épaule puis il se met à ruminer en regardant autour de lui. Au bout d'un moment, ne le voyant pas bouger, je décide de tenter de me rapprocher un peu. Extrêmement lentement et faisant une longue pose à chaque pas, je me décale pour passer l'angle du bois mais, tout à coup, le chevreuil me sent et tourne brusquement la tête vers moi avant de déguerpir pour rentrer à couvert. C'était de toute façon perdu d'avance. Le brocard se met à aboyer en s'éloignant en sous-bois.

Je reprends ma progression et longe le bois pour revenir vers le blé en bordure des petits sapins, espérant qu'un brocard aura rejoint la chevrette. Du haut du plateau, j'aperçois un chevreuil qui descend le penchant d'en face vers le semé de tournesol. Je décide de tenter une approche et me dirige à travers blé vers la grosse haie un peu plus loin. La chevrette de tout à l'heure, que je n'avais pas vu, surgit de l'angle du blé, traverse le semé de tournesol et rentre dans un petit bosquet un peu plus haut. Je continue à avancer vers la haie qui sépare le blé du tournesol quand j'aperçois un autre chevreuil qui traverse une petite friche sur la crête d'en face près d'une habitation. Je suis en plein découvert au milieu des céréales et il me repéré rapidement. Il se fige et m'observe, je tente de descendre en faisant mine de ne pas l'avoir vu puis je remonte dans le semé de tournesol sur les traces de la chevrette alors que le relief du champ me fait perdre de vue le chevreuil dans la friche. Arrivé contre le bosquet, j'entends démarrer la chevrette dans les épais. Je longe la lisière en direction de la friche quand j'aperçois un autre chevreuil qui broute paisiblement de l'autre côté de la grosse haie dans la prairie au milieu de la partie non fauchée.

Il sera plus facile à approcher, je fais demi-tour et redescends pour remonter en longeant la première haie en direction de la bordure du bois. Je le longe et arrive au coin de la seconde haie. Je ne vois pas le chevreuil, je m'avance tout doucement vers les herbes hautes quand je le distingue, c'est un petit brocard. Il remonte vers moi. Je me baisse et avance doucement pour tenter de couper sa trajectoire. Plusieurs fois, il redresse la tête et regarde vers moi mais ne semble pas me voir. Je gagne peu à peu du terrain alors qu'il vient toujours vers moi quand un grand bruit me fait tourner la tête vers le bois dans mon dos. Un arbuste s'agite et un bruit de sol gratté me fait vite comprendre ce qui se passe. Un autre brocard marque son territoire à 45 mètres dans mon dos et moi je suis en plein découvert dans la zone fauchée. Que faire ? Quel choisir ? Mais le sort va décider pour moi, le grand 6 s'avance vers la lisière du bois d'un pas lent et pose immédiatement les yeux sur moi avant de faire un demi-tour soudain et de fuir à toutes pattes en aboyant.

Ce remue-ménage a troublé le jeune brocard qui vient de bifurquer brusquement alors qu'il n'était plus qu'à 20 mètres. Il s'éloigne alors que je tente de rejoindre les herbes hautes pour tenter une approche mais il part au petit trop pour se remettre à brouter 50 mètres plus loin. Un autre chevreuil longe le bas de la prairie à 300 mètres environ. Je tente de me rapprocher du petit brocard à 4 pattes dans les herbes hautes mais il se remet à avancer et me distance rapidement. Je ne peux pas avancer aussi vite que lui car il regarde vers moi à chacun de mes mouvements. Tout à coup, il se met à pousser des aboiements et perdu pour perdu, je lui réponds. Il se fige et continue ses vocalises auxquelles je réponds mais il ne semble pas vouloir venir vers moi. Je me redresse, ce qui le met immédiatement en fuite. Il rejoint son confrère en contrebas et ils s'éloignent dans les prairies fauchées de l'autre côté de la haie qui borde le bas de la combe. Encore manqué. Il commence à pleuvoir un peu.

Je rejoints le coupe-feu et redescends vers le petit lac. Les lapins qui étaient ressortis du bois s'enfuient en m'apercevant. Je pars vers le passage que j'ai dégagé dans la haie et regarde dans le blé quand un gros brocard, qui vient de me voir avant que je n'ai pu poser les yeux sur lui, démarre en trombe en aboyant. Il longe le fossé bordé d'arbustes un moment puis je le perds de vue mais l'entends revenir vers le bois sur ma droite. Je m'apprête à traverser la haie quand j'aperçois un autre chevreuil, au bord du fossé, près de l'endroit d'où a démarré le brocard. Il semble que ce soit une chevrette. Je traverse doucement la haie et la longe pour rejoindre le fossé mais la chevrette m'aperçoit et s'enfuit en longeant le fossé. Je traverse le fossé et avance le long du blé. Un peu plus loin la chevrette surgit des buissons et traverse à 40 mètres devant moi puis, m'apercevant, elle recommence à longer le fossé en s'arrêtant régulièrement comme pour m'attendre. Elle me laisse arriver en me regardant par-dessus son dos puis repart. Une autre chevrette surgit de la bande boisée sur ma droite, traverse la friche puis le blé et rentre au bois sur ma gauche alors que la première chevrette la rejoint.

Je progresse encore un peu et aperçois, un autre chevreuil qui broute dans la luzerne fauchée, à environ 200 mètres, à 30 mètres de la plantation de pins qui couvre la crête de droite et à 40 mètres environ du blé. Je décide de tenter ma chance, je suis à bon vent. Je traverse la bande de blé et rejoint un bouquet d'arbustes au bout de la bande de friche puis me poste un moment en observation. Le chevreuil remonte un peu et disparaît derrière un angle de bois. Je remonte vers les pins et longe en bordure du blé vers l'angle du bois. En me rapprochant, je ralentis et commence à calculer mes pas pour ne pas être repéré, un lapin démarre devant moi et rentre au bois. En arrivant près de l'angle du bois, j'aperçois le train arrière du chevreuil qui remonte tranquillement en broutant. Je m'avance encore un peu très lentement quand le chevreuil décide de revenir vers moi. Je tente de m'avancer encore un peu pour me caler à l'affût contre la bordure du bois. Une fois en place, je ne vois plus le chevreuil et ne le voyant pas venir, je me penche doucement pour tenter de le voir. Je l'entrevois au travers des feuillages, il est immobile à 25 mètres et regarde droit vers moi. Il m'a repéré et reste un moment sans bouger avant de s'éclipser sans un bruit.

Je retraverse le blé pour rejoindre le chemin forestier qui remonte vers ma voiture, la luminosité baisse. Un chat noir se débine devant moi et un chevreuil démarre sur ma gauche sans que je ne puisse le voir, il s'agit certainement d'une des 2 chevrettes de tout à l'heure. Arrivé en haut du chemin, j'aperçois une chevrette qui m'observe à 40 mètres sur ma droite entre le grillage des habitations et la bordure du bois, au milieu des hautes herbes. Elle s'éclipse doucement et rentre à couvert. En arrivant à la voiture, j'aperçois un brocard, 50 mètres plus loin, au sommet du talus du chemin de pierres blanches. Je me fige. Il m'observe et ne bouge pas, je joue la carte de l’indifférence et remonte droit vers la voiture puis traverse le chemin pour tenter de le contourner, caché derrière les arbres qui bordent le chemin, mais à mon arrivée, il s'est volatilisé. Je tente à nouveau de longer le chemin mais ne voyant rien, je décide de rentrer. Il ne fait pas encore nuit mais j'ai déjà pas mal dérangé le secteur.

Je retourne donc à ma voiture puis redescends vers la N21 quand, après le hameau d'habitations, j'aperçois un brocard à 20 mètres de la route, au gagnage dans une petite parcelle de blé. Je continue sans ralentir et me gare 200 mètres plus loin. J'attrape mon arc, repositionne mon décocheur et renfile ma cagoule. Le brocard n'a pas bougé, il me tourne le dos et baisse régulièrement la tête disparaissant alors complètement dans le blé. Je progresse lentement en collant le côté gauche de la route. Le talus enherbé et planté de gros chênes, qui bordent la murette de clôture d’une habitation, masquent un peu ma silhouette. Le brocard absorbé par son repas ne se méfie pas du tout et j'approche facilement de plusieurs mètres à chaque fois qu'il baisse la tête. Il avance un peu et se remet à manger. J'en profite pour avancer rapidement et arrive à 30 mètres de lui. Un autre brocard redresse la tête plus bas et plus à gauche dans le blé. Mon brocard redresse la tête puis bifurque et commence à descendre en s'éloignant doucement de la route. Il baisse la tête, j'en profite pour gagner 10 mètres en traversant la route pour me positionner derrière un pylône de téléphone. Le brocard tourne la tête vers moi mais ne me voit pas puis il recommence à descendre doucement.  C'est maintenant ou jamais, je tente le tout pour le tout et m'avance dans le blé pour tenter de le rattraper et arrive à me rapprocher à 10 mètres de lui. Il redresse brusquement a tête et me fixe. Je reste immobile. Il a compris que quelque chose de pas normal se passait mais il ne m'a pas clairement identifié. Il se tourne pour me présenter un 3/4 arrière. Il hésite à partir et regarde vers en bas, j'en profite pour armer mon arc et prendre rapidement la visée. Il se tourne encore un peu atténuant le 3/4 arrière. Mon viseur est calé, je décoche.

Un impact cassant retentit. Le brocard démarre en trombe sur 20 mètres puis fait un bon prodigieux sur place avant de repartir en aboyant. Il s'arrête 10 mètres plus loin et se fige un instant. Je reste totalement immobile et l'observe. Il commence à vaciller puis s'effondre sur place. Peu rassuré par le bruit de fracture, je décide d'attendre un peu avant d'aller voir. La nuit s'installe doucement et je profite de l'attente pour charger ma lampe torche à l'aide de sa manivelle. Quelques minutes ont passé et le chevreuil ne semble pas avoir bougé. Je me rapproche doucement de la zone du tir  et retrouve ma flèche couverte de sang. Une des lames est cassée.

Une ouverture pluvieuse et giboyeuse, 1 juin 2011

Puis rapidement les premières gouttes de sang. La pluie s'intensifie un peu bien que restant assez faible. La piste devient rapidement très abondante et la draille laissée par le chevreuil dans sa fuite facilite la recherche.

Une ouverture pluvieuse et giboyeuse, 1 juin 2011

Je retrouve mon chevreuil mort là où je l'avais vu tomber.

Une ouverture pluvieuse et giboyeuse, 1 juin 2011

Mon atteinte est très basse et un peu trop en avant, la flèche casse la patte à l'entrée et ressort à la pointe du poitrail sans touché ni le cœur, ni les poumons.

Une ouverture pluvieuse et giboyeuse, 1 juin 2011

Alex 

 

Trophée :

Une ouverture pluvieuse et giboyeuse, 1 juin 2011

Atteinte :

Une ouverture pluvieuse et giboyeuse, 1 juin 2011

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 20:16

Ce matin, je suis invité à une battue au chevreuil sur la société de chasse de Justian/Roques/ Lagardère. Après un bon petit déjeuner (saucisse et copa de sanglier) les consignes sont données (seuls les brocards peuvent être tirés) et le plan de battue élaboré. Nous allons chasser une longue vallée. Je serai posté tout au bout de la traque et les postés vont se déplacer lentement en venant vers moi et en suivant la progression des chiens et des traqueurs.

Je pars avec le président de la chasse et les traqueurs. J'embarque avec un traqueur et les chiens à l'arrière du Cady. Les teckels donnent déjà de la voix. On me débarque sur la route au bord d'un bois de chênes d'environ 150 mètres de large avec comme consigne de me trouver un bon poste dans le bois que je vais garder à moi tout seul. Le président part poser les traqueurs et les chiens puis revient se poster sur ma droite au bord du ruisseau pour garder un poste à renard.

Je rentre dans le bois et commence à me chercher un bon poste avec de la visibilité mais où je puisse aussi me camoufler suffisamment. J'ai tout mon temps, les traqueurs vont mettre un moment à arriver car ils partent d'assez loin. Le bois descend dans une sorte de grand fossé assez profond puis remonte sur une zone de grands chênes clairsemés suite à la dernière tempête. Si je me poste dans le fossé, je peux me camoufler, la végétation le permet, mais je ne vois et entends pas grand-chose. De nombreuses coulées descendent dans le fossé et, si je n'aperçois l'animal qu'au dernier moment, il sera difficile d'anticiper.

Je remonte le talus du fossé et me poste au pied d'un gros chêne, je dégage le sol pour éviter un bruit de feuilles ou un craquement s'il me faut pivoter puis j'attends un peu. Tout est calme, quelques palombes volent d'arbre en arbre. Je scrute le bois et décide de m'avancer encore un peu pour avoir une meilleure vue d'ensemble pour me poster au pied d'un très gros pin mort que la tempête a appuyé sur un chêne. Je dégage à nouveau le sol et l'attente commence. Le sous-bois est très animé, un troglodyte joue à cache-cache dans les ronces, une sitelle grimpe en tournant autour d'un tronc, les gaies gazouillent et volettent d'arbre en arbre. Des vols de corbeaux me survolent en coassant et quelques palombes tournent dans le bois.

Au bout d'un moment un petit éclair roux me fait tourner la tête sur ma droite. Un écureuil fouille les feuilles mortes à la recherche de son déjeuner. Je balaye se sous-bois du regard, le vent est bon, il vient sur ma droite. Tout à coup, j'aperçois un mouvement à 200 mètres environ et distingue un chevreuil qui passe furtivement en cherchant sa pitance entre deux gros chênes puis je le perds de vue. En balayant le sous-bois du regard, j'aperçois 2 gros chênes à la gauche desquels un autre chêne, que la tempête a cassé par le milieu, s'est couché et fait un bon écran de camouflage. Je n'entends toujours pas les chiens et décide de m'avancer doucement vers ce poste qui me parait plus adapté.

J'avance doucement en essayant de ne pas faire de bruit puis je me poste. L'espace entre les chênes me donne une bonne vision d'ensemble du bois.

Mon premier chevreuil à l'arc en battue, 13 février 2011

Je dégage les feuilles mortes et brindilles à mes pieds et me cale après avoir essayé d'armer l'arc sur différents angles de tirs possibles. L'attente commence, je balaye le sous-bois du regard quand mes yeux tombent sur une silhouette qui se détache sur le fond vert d'un roncier. Un chevreuil ! Il est juste à 40 mètres sur ma droite. Il relève la tête, c'est un brocard et il est magnifique, il avance pas à pas, prenant son temps et broutant un peu les feuilles des ronces.

Je le regarde fixement quand un second brocard, moins imposant surgit de derrière un roncier et dépasse le premier brocard pour  s'avancer en biaisant légèrement vers le ruisseau où est posté le président de la société de chasse. Le grand brocard se tourne vers moi et je pense le voir venir mais il fait du surplace et gratte le sol de son sabot. Le second brocard, qui avait disparu un instant dans la végétation, semble revenir sensiblement vers moi. Je pivote très lentement de 90° pour me préparer au cas où. Mon cœur commence à s’emballer un peu alors que cela ne m'arrive jamais à l'approche. Je suis en place, prêt à armer si besoin, immobile dans l'espoir d'en voir se rapprocher un à distance de tir.

Je regarde alternativement les 2 animaux, le premier brocard ne bouge toujours pas puis alors que je le quitte des yeux pour regarder l'autre, il disparaît.

Mon premier chevreuil à l'arc en battue, 13 février 2011

Impossible d'y remettre les yeux dessus. Le second brocard se décide, il s'avance comme pour s'engager sur une grosse coulée qui biaise pour se rapprocher de moi et me passer à 10 mètres environ mais, arrivé derrière un gros chêne situé à un peu plus d'une trentaine de mètres, il ne ressort pas. Le temps passe et toujours rien ! Un gros écureuil s'agite sur un tas de branche à quelques mètres de moi, il ne m'a pas repéré.

Mon premier chevreuil à l'arc en battue, 13 février 2011

Je me penche légèrement et l'aperçois, il est couché juste derrière le gros chêne et fait sa toilette, je comprends alors ce qui se passe, l'autre chevreuil doit être couché lui aussi. Le gros chêne me masque pour approcher mais le grand brocard risque de me repérer rapidement. Je quitte mon poste et avance très doucement vers le gros chêne. Je n'ai pas fait 5 mètres que le grand brocard m'a repéré. Il m'observe couché derrière un petit roncier. Je me fige mais il se lève et balance sa tête de droite à gauche en étirant le coup au-dessus des ronces avant de se retourner et de s'enfuir.

Je pense alors que tout est perdu mais le second brocard n'a pas bougé. Je m'avance encore un peu et arme mon arc. Je l'aperçois maintenant, il regarde son congénère s'enfuir puis se redresse laissant dépasser juste son poitrail de derrière l'a gros chêne. Mon viseur est calé et avant qu'il ne comprenne ma présence ma flèche part et le frappe à la basse du coup le séchant sur place à ma grande surprise car ma flèche n'était pas sensée arriver à cet endroit.

Le brocard s'agite et ses ruades le font tourner en rond au sol. Je me précipite au cas où il se redresserait mais s'en est fini pour lui, il ne s'en relèvera pas.

Mon premier chevreuil à l'arc en battue, 13 février 2011

Je retourne à mon poste et rapidement j'aperçois, au bout du bois, 3 chevreuils qui semblent se diriger vers la bordure du bois sur ma droite. Je me décale un peu pensant les voir venir au même endroit que les brocards mais remontant d'un creux je les vois surgir sur ma gauche à 45 mètres, une chevrette et ses 2 chevrillards, pour aller droit vers mon poste. Je profite de leur passage derrière des ronces pour retourner à mon poste mais après un moment à les attendre je les vois sortir dans le pré sur la gauche du bois et partir droit vers la ferme avant de disparaître. Les chevrillards semblaient être 2 femelles, ils n'auraient donc pas pu être fléchés de toute façon.

Les voies des chiens et des traqueurs se font maintenant entendre et les coups de feu commencent à claquer, les chevreuils sortent de tous les côtés sur les postés qui réussiront à en abattre 3. Fin de traque, je retourne à mon brocard, il n'est pas mal du tout, l'autre devait vraiment être fabuleux.

Mon premier chevreuil à l'arc en battue, 13 février 2011

Je rejoins les chasseurs qui se réunissent au bord de la route. Une grosse chevrette revient des vignes vers le ruisseau, le longe un peu puis rentre au bois pour passer pas loin de mon poste que je viens d'abandonner.

Nous rassemblons les chevreuils et partons pour une petite traque au sanglier et au renard sur un autre secteur du territoire. Je rejoins mon poste ou j'ai manqué un renard cette année (http://flash back : http://chasse-a-l-arc-dans-le-gers.over-blog.com/article-battue-au-sanglier-a-roques-28-aout-56487674.html)

Mon premier chevreuil à l'arc en battue, 13 février 2011

Au bord d'un petit ruisseau, enfoncé dans la végétation je me cale et attends. Les chiens ont lancé dès le départ mais personne ne tire et les traqueurs tentent de les arrêter, ce sont des chevreuils. Le plan de chasse est terminé nous ne les tirons plus. Les traqueurs et les chiens se rapprochent mais les teckels restent muets, un éclair roux surgit sur ma droite, je tourne la tête mais il s'agit d'un écureuil qui, de branche en branche, vient me passer juste à moins d'un mètres au-dessus de la tête pour disparaître dans le bois aussi vite qu'il était apparu. Les teckels vont me passer très près à plusieurs reprises mais rien, pas un coup de gueule, les sangliers et le renard sont aux abonnés absents. Les 3 coups de corne retentissent, fin de chasse, nous rentrons.

 

Alex

 

Atteinte :

Mon premier chevreuil à l'arc en battue, 13 février 2011

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Présentation

  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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