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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 14:56

Aujourd'hui, il a fait très chaud et je ne pense pas chasser avant 20 heures, en rentrant du boulot, je me pose un peu chez moi, vérifie mon matériel puis vers 19 heures, je pars pour mon territoire de chasse, tout juste à 5 minutes de chez moi. Le président est allé récupérer le bracelet cet après-midi. Je le récupère et discute un moment puis, vers 20 heures, je décide d'aller chasser. Le président de la chasse voit régulièrement des chevreuils dans une prairie en limite droite du territoire. Pour ma première sortie de la saison, je vais faire un grand tour sur la bordure externe du territoire et en profiter pour faire un peu de repérage.

Je quitte l'habitation et remonte à travers la pâture vers la crête de la colline longée par un chemin de randonnée qui délimite la droite du territoire. Le vent est bon, il sera face à moi. Arrivé en crête, je longe tranquillement en direction du secteur indiqué par le président où je vois chaque année pas mal d'animaux.

Ouverture de la chasse au chevreuil (tir d'été), 1 juin 2012

Le chant du coucou et des grillons emplissent l'air encore très chaud de cette soirée aux allures estivales. Le secteur semble calme. Je passe au-dessus de la ferme, les vaches broutent en contrebas mais pas le moindre chevreuil en vue. J'arrive au petit bosquet ou je rencontre habituellement des chevreuils mais pas le moindre animal ce soir. Le chemin de randonnée passe au-dessus du bosquet et est assez silencieux. Je le suis lentement en surveillant bien les alentours mais toujours rien. Je débouche sur le haut de la combe où l'herbe est encore très haute. Je regarde longuement les alentours sans rien voir.

Ouverture de la chasse au chevreuil (tir d'été), 1 juin 2012

Je reprends ma route et arrive au point culminant du secteur, je longe doucement une clôture électrique qui délimite le haut du territoire. Sur ma droite, un semé de tournesol qui n'a encore quasiment pas poussé et sur ma gauche des prairies d'herbes hautes. Je quitte un peu le bord de la clôture pour m'avancer dans les hautes herbes Je trouve de nombreuses couches de chevreuils qui semblent fraîches mais toujours pas d'animaux. Je reviens vers la clôture et la longe en direction d'un petit bosquet clairsemé qui couvre le penchant suivant quand, au fond de la seconde combe, une chevrette surgit des herbes hautes  et rejoint le bois sur ma gauche. Je regarde bien les alentours pour tenter d'apercevoir un brocard mais sans succès.

Ouverture de la chasse au chevreuil (tir d'été), 1 juin 2012

Je poursuis ma route et longe en bordure du bosquet puis ressors sur le semé de tournesol pour contourner une partie du territoire que je ne veux pas déranger ce soir. Je rattrape un grand champ de blé où pousse de l'avoine sauvage en grande quantité. Je prends un passage de tracteur que je longe doucement pour rejoindre une friche boisée où j'ai fléché mon second brocard l'an dernier. Toujours pas de chevreuil, je longe le chemin de terre blanche au milieu de petits chênes clairsemés pour retomber sur un semé de tournesol qui n'a quasiment pas levé lui aussi. Cette année, le couvert végétal n'est pas encore très fournis de plus on est en pleine période des foins et cela va compliquer les approches.

Je longe le bois sur ma droite, rejoins la bordure du blé en contrebas puis la longe pour rattraper un chemin de terre qui va me conduire à la carrière autour de laquelle il est rare de ne pas voir des animaux. En arrivant près du ruisseau, je m'arrête un instant pour observer quand une silhouette attire mon regard à plus de 100 mètres dans un bout de pré fauché. Je l'observe un moment, on dirait un renard mais ça ne bouge pas. Je tente des cris de souris quand l'animal commence à se couler pour rejoindre le chemin de terre qui monte à la carrière. Je ne sais pas dire s'il s'agit d'un gros chat ou d'un renard vu la distance. L'animal qui n'avait repéré s'éloigne par étapes en se retournant régulièrement pour m'observer puis disparaît derrière le virage du chemin.

Je traverse le ru, longe dans le blé et rattrape le chemin pour remonter vers la carrière. Les aboiements des chiens de la SPA toute proche résonnent dans le bas fond. Arriver en haut, j'aperçois quelques lapins au loin. Je me dirige vers des tas de gravats derrière lesquels se trouve un combe en blé. Arrivé au bord de la combe, j'aperçois, dans le fond, une tête de chevreuil qui dépasse des céréales à 100 mètres environ. On dirait une chevrette mais je décide de tenter l'approche pour m'amuser. Le vent n'est pas terrible mais l’enjeu n'est pas bien important. Je descends doucement vers le passage de tracteur qui passe à 20 mètres au-dessus de l'animal puis le longe doucement. Je n'avance que quand le chevreuil baisse la tête et gagne peu à peu du terrain. C'est bien une chevrette, je continue mon approche voûté et arrive à 45 mètres environ de l'animal. J'attrape mon appareil photo avant de continuer mon approche mais la chevrette me repère. Je décide de la prendre en photo sans avancer plus. Au moment où je la prends en photo, une seconde chevrette surgit d'un creux du champ et passe derrière elle.

Ouverture de la chasse au chevreuil (tir d'été), 1 juin 2012

Elle s'arrête un moment et m'observe.

Ouverture de la chasse au chevreuil (tir d'été), 1 juin 2012

Ayant compris que ma silhouette n'était pas naturelle, elle rejoint le bois alors que la première chevrette n'a toujours pas bougé. Je décide de reprendre ma chasse, je me redresse et remonte vers la carrière. La chevrette met un moment à réagir puis elle démarre, s'arrête un moment pour m'observer puis repars et rentre au bois. Je rejoins la carrière salué par quelques aboiements.

Je me dirige vers une autre grande combe de blé sur ma gauche. Je longe une grosse haie épaisse qui me cache les céréales puis arrivé au bout j'observe un moment toute la combe à la recherche d'une tache rousse ou d'une tête dépassant des céréales. Tout à coup, une silhouette rousse esquisse un mouvement sur le penchant opposé, en bordure du blé, sur la bande enherbée qui le sépare d'une bande étroite de bois bordant le chemin qui descend de la carrière. Je l'observe un instant, c'est sûr il s'agit d'un chevreuil mais bien plus de 400 mètres nous séparent ce qui rend l'identification impossible (je chasse sans jumelles).

Ouverture de la chasse au chevreuil (tir d'été), 1 juin 2012

Je vais tenter l'approche mais il me faut faire un grand tour pour ne pas être repéré. Je longe le blé tranquillement en surveillant le chevreuil qui semble ne pas m'avoir vu puis je presse le pas en passant hors de sa vue dans un creux du champ et prends le pas de course pour rejoindre le bas du champ que je longe d'un pas rapide pour rattraper le chemin qui descends de la carrière. Je remonte un moment par le chemin puis au départ de la bande boisée, je descends sur la bande enherbée et commence à la longer à bon vent.

J'ai perdu le chevreuil de vue depuis un moment et j'avance à l'aveugle car le relief vallonné du terrain ne me permet pas de le voir pour le moment. Je parcours tranquillement plus de 200 mètres avant de l'apercevoir. C'est un brocard, il broute au fond d'un creux du terrain à 50 mètres devant moi. Je l'observe un peu, il est paisible, de 3/4 arrière. Je commence mon approche voûté le plus possible mais je dois m'arrêter presque à tout de suite car il relève la tête. Il se remet à brouter, je reprends ma progression. Il relève souvent la tête et je dois régulièrement m'arrêter quand, tout à coup, il m’aperçoit, je n'ai pas été assez rapide pour me baisser. Il me fixe un moment puis ruse, se léchant l'épaule opposée et m'observant par-dessus sa ligne du dos. Je reste immobile et il finit par se remettre à bouter. J'attends un peu puis fais un pas mais il relève aussitôt la tête. Je me fige et attends. Il rebaisse la tête, j'attends un peu puis fais à nouveau un pas. A nouveau, il redresse la tête et je dois rester un moment sans bouger. Au moment où il rebaisse la tête, j'en profite pour m'agenouiller en bordure du blé. Il relève la tête, regarde vers moi puis se remet à brouter, je tente d'avancer un peu. Il relève la tête, se tourne plein travers comme pour rentrer dans le blé et pousse un aboiement. Je lui réponds, il aboie à nouveau, je lui réponds en donnant des coups dans le blé. Curieux, il fait un pas vers moi puis recommence à aboyer. Nous nous répondons un moment puis la communication cesse et il se remet à brouter. J'attends un peu puis décide de tenter le tout pour le tout. Je reprends mes aboiements en avançant doucement à 4 pattes dans le blé et en frappant les céréales avec mon arc devant moi. Le brocard qui ne comprend pas regarde vers moi et me laisse approcher.

Je gagne très doucement du terrain et arrive à 30 mètres environ du brocard qui n'a toujours pas bougé mais ce dernier n'étant pas un grand brocard mais un 6 correct tout de même, il commence à se demander si ce rival n'est pas un peu trop entreprenant et il commence à s'éloigner d'un pas saccadé en s'arrêtant régulièrement pour regarder vers moi. Je m'arrête et augmente la fureur de mes aboiements et frappe le blé rageusement. Le brocard fait volte-face comme pour revenir vers moi. Il est à 40 mètres environ. Je tente de me rapprocher à nouveau mais, cette fois, il rentre dans la bande de bois sur ma droite en 2 bons. La partie est finie, je me relève et presse le pas pour revenir en arrière vers le chemin de la carrière et un petit bois de pins ou chaque année je croise un beau brocard.

Au lieu de suivre la bande enherbée, je décide de prendre un chemin de terre que je rattrape à 50 mètres sur le chemin du retour. Je remonte rapidement le chemin assez raide, en arrivant dans le virage, je relève les yeux et me fige net. Le brocard est là devant moi à même pas 10 mètres, plein travers en plein milieu du chemin. Curieux de ne pas avoir pu m'identifier, il me contournait par le haut pour me prendre au vent. J'ai remis ma flèche sur le carquois et, le temps de la sortir, il ressaute dans le bois en contrebas et repars vers le blé. Je le vois au travers des branchages, il se coule lentement puis il s'arrête juste avant de sortir sur la bande enherbée. J'encoche ma flèche et redescends discrètement pour tenter de l’intercepter. J'attends un moment au bout du chemin mais ne le voyant pas sortir, je m'avance doucement. Je l'entends démarrer sur quelques mètres puis plus rien.

La luminosité commence à décroître très vite, je remonte le chemin puis me dirige vers la clôture qui entoure les bâtiments de l'école de travaux publics avant de la longer pour rentrer dans le bois de pins. J'avance doucement mais le sol est bruyant. Je finis par ressortir au bord d'un champ de blé. Un mouvement sur la droite me fait tourner la tête, une masse est entrain de rentrer au bois à 15 mètres environ, je pense tout d'abord à un sanglier mais je comprends vite qu'il s'agit d'un blaireau. Il semble énorme et je m'avance doucement dans le bois par une grosse coulée pour tenter de le voir de plus près. Je l'entends mais ne le vois pas et le bruit finit par s'arrêter. Je ressors du bois, le longe un peu sur la crête de la colline puis m'arrête en arrivant à l'angle du bois pour regarder le penchant de blé. Il fait trop sombre, je ne vois rien mais au moment où je commence à descendre par la bande enherbée, 2 chevreuils jaillissent du blé. L'un d'eux rentre au bois, l'autre traverse la haie du bas de la parcelle et s'éloigne en aboyant.

Il est temps de rentrer, la nuit tombe.

 

Alex

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 12:50

Ce matin, je repars en chasse espérant fermer mon dernier bracelet de la saison, Manu en a déjà réalisé 2 à la carabine et j'ai gardé celui-là pour finir la saison mais l'échéance se rapproche vite. Je pars donc pour chasser comme souvent autour du grand lac à Labéjan. J'ai repéré samedi 2 beaux brocards et j'ai manqué mon approche, avec un peu de chance je vais peut-être les recroiser et mon échec a été riche d'enseignements. Je ne me gare pas comme à mon habitude au pied de la digue mais remonte pour me garer en crête à 200 mètres d'où j'espère revoir les brocards. Je me prépare puis longe doucement sur la route. Je passe l'habitation puis rentre dans le semé de blé dont le relief montant ne me permet pas de voir bien loin pour l'instant. Je m'avance doucement vers le sommet de la bosse quand je les aperçois. Ils sont là avec ce matin une chevrette en plus.

Ils sont tous les 3 dans la pente du semé qui descend vers un petit bosquet à environ 150 ou 200 mètres. Le plus proche semble couché alors que les 2 autres broutent un peu plus bas. Je vais tenter l'approche sur le brocard couché. Je suis en plein découvert sur le semé et je vais essayer de ruser avec le relief du champ. Le vent est bon, je me décale vers le bord de la route et progresse voûté pour profiter du relief arrondi qui me cache aux yeux des chevreuils que je perds un instant de vue. Arrivé à ce que j'estime être l'aplomb du brocard couché, je me positionne à genoux et m'avance tout doucement ainsi vers lui. Je commence à distinguer ses bois, puis son coup, puis le haut de son corps et pour l'instant personne ne m'a repéré. Il regarde vers en bas, je suis à presque 20 mètres, je tente encore de m'approcher un peu mais cela devient très délicat. Je gagne tout de même 2 ou 3 mètres et arme mon arc. Au même moment le chevreuil se relève, j'aligne na visée et décoche mais ma flèche passe juste sous son poitrail et il démarre en trombe pour rejoindre ses collègues. Les 3 chevreuils inquiets regarde en tous sens mais n'ont rien compris.

Je reste totalement immobile, à genoux dans le semé de blé et laisse faire. Les animaux se déplacent un peu puis s'arrêtent et observent longuement plusieurs fois de suite et les minutes passent avant que l'un des 2 brocards décident de s'avancer pour biaiser vers l'angle droit du bosquet. Les 2 autres chevreuils surveillent un moment puis le suivent. Ils s'arrêtent tout de même régulièrement pour regarder derrière eux puis repartent. J'ai peut-être une seconde chance, si les animaux continuent dans cette direction, ils vont passer une bosse du champ qui va me les cacher mais me permettre de tenter une approche rapide sans être vu. Comme espéré la chevrette et le premier brocard disparaissent derrière la bute. Le second brocard s'arrête un moment au sommet puis suit le mouvement.

Je me redresse et descends rapidement voûté vers le bosquet dans le creux du champ et parviens sans être vu à gagner au moins 100 mètres puis j'avance doucement sur les pas des chevreuils en restant le plus voûté possible. J'arrive à la bute quand j'aperçois un des 2 brocards qui broute paisiblement à 25 mètres en me présentant un 3/4 arrière assez fermé. Je me positionne à genoux et poursuis mon approche très lentement et le plus baissé possible. Le brocard relève la tête, je me plaque au sol et me fige. Il n'a rien vu et se remet à brouter, j'avance encore un peu et parviens à environ 18 mètres du brocard toujours de 3/4 arrière. J'arme doucement mon arc et prends la visée mais cette fois encore je rate ma cible sans voir où passe ma flèche.

Le brocard démarre et entraîne ses congénères un peu plus loin pour se positionner au-dessus du talus qui relie le bosquet à un bois plus grand plus en avant. Je reste immobile à surveiller car je ne suis pas sûr de ma flèche. La chevrette et un des brocards passent sous le talus et biaisent pour rentrer dans le bosquet alors que le brocard que j'ai tiré reste immobile et regarde vers moi un long moment avant de les suivre. Ils disparaissent et je me relève pour chercher ma flèche qui reste introuvable. Je prends la direction de fuite de l'animal et cherche des indices mais mon impression est bonne, pas de sang, je l'ai bien manqué.

Je décide de tenter encore une fois le coup, vu ou ils sont rentrés dans le bosquet, je pense savoir où ils vont. Je cherche un moment mes flèches sans résultat puis longe doucement le haut du bosquet en surveillant l'intérieur pour arriver à l'angle opposé à l'entrée, je redescends en longeant la lisière vers une grosse coulée qui rentre au milieu du bosquet. Je rentre doucement en sous-bois et fait quelques mètres quand un chevreuil démarre dans le sale en dessous de moi. C'est la chevrette, elle sort sur le semé de blé sous le bosquet et fait un arc de cercle pour se présenter à 50 mètres plein travers et observer dans ma direction. Je reste immobile et cherche les brocards du regard mais rien. Je me décale encore un peu et à nouveau un démarrage se fait entendre dans le bois. Les 2 brocards rejoignent la chevrette puis les 3 détalent vers le ru en contre bas en biaisant vers la route  et l'angle de la digue du lac sur ma gauche.

Je ressors du bosquet et les observent un moment, ils s'arrêtent avant le ru, regardent vers moi puis le traversent, s'arrêtent à nouveau pour regarder vers moi puis ils avancent par tranches en s'arrêtant régulièrement. Vu la direction prise, je pense savoir où ils vont. Je remonte contre le bosquet puis passe derrière pour traverser à découvert mais caché le semé de blé. Je rejoints la route et passe derrière l'habitation. Je longe la route de crête pour rejoindre la ferme un peu plus loin. Les chevreuils ont traversé la route et avancent par tranches dans un semé de blé vallonné de l'autre côté du lac. Je presse le pas, passe la ferme puis redescends vers le passage busé qui traverse le ruisseau d'alimentation du lac, caché derrière un bosquet qui borde le lac. Arrivé au passage busé, j'observe un peu, comme je le pensais, les chevreuils semblent se diriger vers un autre petit bosquet en crête juste devant moi. Je suis à découvert à 400 mètres des chevreuils mais ils peuvent me voir. Je longe le ruisseau en m'éloignant des chevreuils pour donner le change puis caché par le relief du champ je remonte pour rejoindre le petit bosquet.

Du bord du bosquet, j'observe un instant les chevreuils qui semblent venir vers moi. Je descends doucement dans le bosquet et me positionne derrière un gros chêne en lisère à la pointe du bosquet où devrait arriver les chevreuils. Ils arrivent maintenant au petit trop en suivant la clôture électrique à la limite du semé de blé et de la prairie à mi-pente du coteau. Ils disparaissent un moment derrière une bosse du champ. Le temps passe puis ils réapparaissent derrière la crête de la bosse mais ils sont redescendus vers le lac. La chevrette qui guide le petit groupe surveille un moment avant de passer la crête puis la longe un moment en remontant. Je tente de la prendre en photo alors qu'elle est à plus de 300 mètres mais j'ai oublié d'enlever le flash et elle se fige en regardant vers moi un moment.

Une belle matinée d'approche, 20 février 2012

"Quel couillon ! "

Elle finit par faire demi-tour et repartir d'où elle vient et les brocards la suivent, bien joué Alex ! Je les laisse passer dans un creux du champ puis quitte mon poste pour redescendre rapidement vers le lac. Les animaux avancent et s'arrêtent souvent pour surveiller les alentours. Je profite d'un moment de course pour passer sous le talus de la berge du lac qui est presque à sec. Je longe ensuite derrière ce talus, le plus voûté possible pour rejoindre l'angle de la digue du lac. Je m'arrête par moment pour les observer. Alors que j'arrive au coin de la digue, les chevreuils semblent remonter vers la route de crête alors que je pensais les voir traverser la route qui passe sous le lac et rejoindre le petit bosquet près de la résidence secondaire. Le petit groupe s'arrête et se remet à brouter tranquillement, je tente le tout pour le tout, je sors à découvert et rejoins rapidement la route, la traverse puis rattrape le bord du ru du déversoir et le longe jusqu'à être caché par le relief du champ puis je remonte le plus vite possible vers la crête. Arrivé au sommet, je reviens doucement vers le bord de la route, le passage habituel est au pied d'un petit chêne qui pousse au sommet d'un talus de 3 mètres qui domine la chaussée mais à mon arrivée, je constate que les chevreuils ont disparu. Ils m'ont bien eu.

Je décide de longer doucement le chemin qui conduit à la résidence secondaire et surveille, à ma gauche, le bosquet qui couvre le penchant. Rien, pas de chevreuil. Je dépasse la résidence secondaire puis redescends vers le bois qui borde le ru quand j'aperçois au loin, bien après le bois, 5 chevreuils au gagnage. Je suis à découvert mais compte sur la distance qui nous sépare pour rejoindre la bordure du bois sans affoler les animaux. Je redescends rapidement mais j'ai l'impression que le chevreuil de tête m'observe. Au moment où je les perds de vue derrière le bois, ils n'ont pas l'air vraiment inquiets. Je longe le bois puis une haie épaisse pour rejoindre un passage busé qui me permettra de traverser le ru sans bruit. Une fois passé de l'autre côté, je longe doucement et voûté la haie en surveillant les chevreuils qui peuvent me voir à tout moment, ils ne sont plus qu'à 200 mètres environ. Le relief du terrain et un petit îlot de broussaille finissent par me cacher. J'arrive au bout d'une clôture électrique qui remonte vers le sommet du coteau. Les chevreuils la passe souvent à mi-pente et je décide de tenter de me poster près du passage. Le relief légèrement vallonné et des petits buissons qui bordent la clôture me camouflent un peu. Je parviens à remonter de 100 mètres et me poste à genoux derrière des buissons.

Les chevreuils sont à 80 mètres environ et semble pour l'instant venir vers moi mais, au bout d'un moment, ils changent de direction et semblent descendre vers la haie qui borde le ruisseau. J'hésite un peu puis me déposte et redescends discrètement vers la haie pour rejoindre l'îlot de broussailles. Une grosse bécasse décolle dans mon dos. Je remonte vers le sommet de l'îlot pour surveiller les chevreuils. 3 brocards et 2 chevrettes qui broutent paisiblement. Des geais se mettent à pousser des cris d'alerte au loin et le plus gros brocard redresse la tête et écoute un moment. Les animaux semblent indécis et tournent sur place en broutant. Je reste un bon moment à les surveiller et en profite pour les filmer un peu puis,

constatant qu’ils semblent vouloir rejoindre la haie bien plus en avant, je décide d'aller me poster plus loin.

Je redescends contre la haie qui borde le ruisseau et retourne vers le passage busé pour passer de l'autre côté de la haie et pouvoir glisser pour intercepter les chevreuils mais j'aperçois une chevrette qui contourne un gros tas de bois près de l'endroit où je voulais me poster. Je la laisse passer derrière la tas de bois et décide de tenter l'approche qui me semble plus facile, j'avance rapidement car la chevrette ne peut pas me voir mais alors que je suis à 40 mètres du tas de bois, 2 autres chevreuils, qui dormaient dans la haie devant le tas de bois, se lèvent et détalent entraînant la chevrette avec eux puis traversent la haie.

Je fais demi-tour pour me poster et attendre le groupe de 5 chevreuils mais ils ont été mis en alerte par ce remue-ménage et foncent vers le bois. Cette fois c'est terminé, je décide de retourner à la voiture et de rentrer. Sur le retour, j'aperçois 2 gros ragondins au gagnage. Je les vois régulièrement durant mes heures de boulot et, ce matin, je décide de m'arrêter pour m'occuper de leur sort. Je me gare sur le chemin qui remonte sur la gauche du bois du Turc et me gare sur le bord de la route. Les ragondins sont très avancés dans le blé et je vais tenter de me positionner entre eux et le ruisseau pour leur couper la route lors de leur fuite.

Je longe la route, rattrape la bordure du ruisseau puis commence mon approche sur les ragondins qui sont à un peu plus de 100 mètres. J'avance en surveillant les 2 rongeurs qui relèvent de temps en temps la tête. Je marque quelques pauses pour attendre qu'ils se remettent à manger mais j'arrive facilement à me positionner entre les ragondins et le ruisseau. Ils sont à 30 mètres environ dans le champ. L'un d'eux commence à revenir vers le ruisseau. Je suis sur sa coulée et le laisse venir puis arme mon arc. Il arrive d'un pas tranquille et se présente à 6 mètres de 3/4 face. Ma visée est calée, je décoche, le ragondin mortellement touché fonce vers l'eau mais je l'intercepte d'un grand coup de pied qui le laisse sur place.

Son collègue surpris n'a pas bougé, il est en train de regarder vers moi alors que je réencoche mais, à ma grande surprise, au lieu de foncer vers le ruisseau, il se tourne et fonce en courant parallèlement au ruisseau. Je cours pour le rattraper en longeant le ruisseau. Au bout de 50 mètres environ de course, le ragondin décide de biaiser vers le cours d'eau sans ralentir. Je continue à courir et m'arrête à 3 mètres de l'endroit où doit passer le ragondin. J'arme mon arc et commence à suivre le ragondin qui arrive. Je m'apprête à le tirer à la course mais il stoppe net à 3 mètres de moi. Mon viseur est calé sur son épaule, je décoche et fonce pour me placer face à lui. Le ragondin choqué est resté sur place, il fait le dos rond et ronne un court instant. Le temps de réencocher, il se dresse sur ses pattes arrière et bascule en arrière. Il se débat un peu puis s'immobilise.  Je ramasse ma flèche et le gros mâle puis ma première flèche et sa femelle. Je retourne à la voiture.

A y être, je vais aller faire un tour sur une mare où je pense voir des ragondins. De la route, la mare semble calme, je me gare au bord du chemin qui descend à la mare quand j'aperçois un groupe de chevreuils qui broutent au bout de la haie qui longe le ru du trop-plein de la mare. Ils regardent vers moi et sont à 150 mètres environ. J'ouvre doucement ma portière, la referme délicatement et fait le tour de la voiture accroupi. Caché derrière la voiture, j'ouvre la portière arrière et attrape mon arc. Je referme doucement la portière puis pars doucement par la route, voûté au maximum derrière le petit talus qui la borde. Je m'avance ainsi de 200 mètres environ puis le relief du terrain me cachant, je redescends vers la mare puis la longe pour arriver au bout de cette dernière, au ras du chemin.

3 des chevreuils broutent sur la droite de la haie. Je les observe un moment sans bouger et réfléchis au moyen le plus sûr d'attaquer mon approche. Je traverse doucement le chemin et me positionne au bout de la haie sans être vue. J'observe les chevreuils puis regarde l'autre côté de la haie. Un chevreuil est couché au bout de la haie à quelques mètres de cette dernière sur la bande enherbée et il regarde vers moi. Impossible, d'approche par ce côté. Je suis condamné à attendre et à observer en espérant que la situation soit plus favorable dans un moment. Tout à coup, un des chevreuils se tourne face à moi et se met à longe la haie pour venir droit sur moi. La coulée passe à 5 mètres sur ma droite et je commence à y croire. Je vais l'attendre caché au bout de la haie. Il approche doucement en broutant mais au bout de 30 mètres environ, il se tourne plein profil, la tête dans la haie puis rentre dans cette dernière et disparaît. 2 autres chevreuils broutent encore plus en arrière mais ils ne semblent pas vouloir se rapprocher. Le vent n'est pas bon, il souffle dans mon dos et biaise légèrement vers la droite. Tout à coup, le brocard lève le nez face à moi et commence à être inquiet, il semble m'avoir senti malgré les 80 mètres minimum qui nous séparent. Il fait demi-tour et s'éloigne un peu mais l'autre chevreuil ne bouge pas. Il se calme puis les 2 chevreuils passent tranquillement de l'autre côté de la haie.

C'est le moment, je décide de tenter l'approche. Je me plaque contre la haie, et avance doucement en surveillant au travers de la haie et devant moi. La haie tourne légèrement à gauche un peu plus loin et me cache un peu ce qui se passe devant moi. Tout à coup alors que j'ai gagné 40 mètres, une tête de chevrette surgit derrière le léger virage. Je m’accroupis. Trop tard, la chevrette qui vient de sortir à découvert se fige et m'observe. Je reste immobile et ne respire plus. Au bout d'un moment, elle se remet à brouter puis relève la tête et m'observe à nouveau. Un brocard sort à son tour un peu plus loin. Je suis tétanisé, la position n'est pas confortable et la chevrette se met à brouter tranquillement pendant un moment, imitée par le brocard avant de se décider à s'éloigner en biaisant vers la haie pour disparaître à nouveau derrière le virage de la haie. J'attends que le brocard la suive et disparaisse également avant de me relever.

Je reprends mon approche très lentement. En arrivant au départ du virage, j'aperçois un gros brocard assassin en velours, couché de 3/4 face conte la haie, il regarde vers moi. Il est à plus de 30 mètres. Je tente de me rapprocher au maximum et gagne quelques mètres mais je ne peux plus avancer sans sortir à découvert. Comment faire ? C'est alors que le destin va me donner un petit coup de pousse, un autre brocard, traverse la haie et s'avance en broutant sur le semé. Je reste immobile, plaqué contre la haie. Au bout d'un petit moment, il fait demi-tour pour venir se coucher plein travers à 17 ou 18 mètres de moi. Il regarde vers l'autre brocard et est tout à fait calme, je l'observe un moment, j'hésite mais je n'aurais certainement pas de meilleure occasion ce matin. J'arme doucement mon arc, prends la visée, prends mon temps puis décoche. L'impact me met en confiance, je n'ai pas bien vu l'atteinte si ce n'est qu'elle semble plein coffre. Le brocard se lève d'un bon et détale en remontant dans le champ. Ses congénères le suivent puis le dépassent alors qu'il court avec la tête dans les pattes avant avec un sang abondant qui sort par la sortie de la flèche. Il chute rapidement à 40 mètres environ de la zone du tir. Les autres chevreuils disparaissent derrière la bute. Je viens de prélever mon dernier chevreuil de la saison après une belle approche.

Ma flèche rentre dans l'épaule, coupe les vaisseaux au-dessus du cœur et traverse un poumon.

Une belle matinée d'approche, 20 février 2012

Alex

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 07:18

Ce soir, je vais aller chasser le chevreuil à Labéjan avec Christophe, rendez-vous est pris chez moi vers 15h30. A son arrivé nous partons pour le bois du Turc où je pense laisser Christophe mais alors que nous passons près de l'endroit où je voulais le laisser, un promeneur surgit du bois avec 3 gros chiens type berger allemand. Je continue donc pour le laisser en haut du bois près du dépôt des poubelles et je pars un peu plus loin.

Pour une fois, j'ai décidé de me poster, j'ai repéré un coin très passager ces jours ci, une bande de bois très étroite entre 2 petits bosquets mais en chemin, j'aperçois 7 chevreuils qui avancent tranquillement à 150 mètres environ sur la droite de la route. Ils broutent tranquillement en s'arrêtant régulièrement. La bande d'animaux est menée comme d'habitude par un belle chevrette très attentive qui scrute les environs. Je ne ralentis pas pour ne pas inquiéter les animaux et tourne un peu plus loin à gauche comme pour aller rejoindre le poste prévu mais je m'arrête un peu derrière la crête, hors de vue des chevreuils.

Je me prépare puis reviens à pied par la route, je décide de tenter un coup de bluff. Je longe sur la route, bien vue des chevreuils. J'avance d'un pas décidé en faisant mine de ne pas m’intéresser à eux. Ils m'observent de loin mais ne semblent pas plus inquiets que ça et continuent leur chemin d'un pas serein tout en broutant. Le talus de gauche monte doucement et finit par me cacher. Je prends le pas de course pour dépasser les chevreuils de 300 mètres environ puis escalade le talus, saute les clôtures à mouton avant de descendre caché derrière un bosquet pour tenter de me positionner un peu plus bas sur la trajectoire des animaux.

Je les aperçois au travers des branchages mais il semble qu’ils descendent au fond de la combe pour traverser le ruisseau. Je m'avance voûté en suivant une haie peu épaisse qui prolonge le bosquet mais, arrivé au bout, il me reste 100 mètres environ de découvert pour rejoindre la haie du ruisseau. Je reste immobile et observe. La chevrette de tête s'arrête régulièrement en se rapprochant de la haie et surveille autour d'elle. Elle marque une longue pause au ras de la haie puis la traverse rapidement, d'autres chevreuils la suivent rapidement alors que d'autres arrivent toujours en broutant d'un pas lent et serein. Je vais les laisser tous traverser la haie puis je tenterai une approche.

Au moment où le dernier chevreuil passe la haie du ruisseau, je m'avance à découvert mais stoppe net. Je ne les ai pas comptés et un retardataire vient de surgir de derrière une bosse du champ. Il m'a vu et presse le pas pour rejoindre ses compères. Il passe la haie, je n'ai plus rien à perdre, je tente le coup. Je pars en courant pour rejoindre le ruisseau puis le traverse doucement en essayant de poser les yeux sur les chevreuils mais ils semblent avoir disparu. Je longe doucement le ruisseau en espérant les retrouver dans un virage mais rien. Je surveille également 2 tous petits bosquets clairs sur ma droite à mi pente mais rien ne bouge.

Tout à coup, un jeune chevreuil traverse du premier bosquet vers le ruisseau à toutes pattes, à environ 50 mètres devant moi. Il franchit le ruisseau d'un bon. Je me fige, un second plus gros lui emboîte le pas. Je reste un instant immobile puis décide de biaiser doucement vers l'endroit d'où sont sortis les chevreuils. Je surveille le bosquet mais il semble vide quand, d'un coup, les 5 derniers chevreuils surgissent de 4 ronces à juste 10 ou 12 mètres de moi. Ils me surplombent. J'arme rapidement mon arc sans y croire. Les chevreuils se dispersent un peu mais une grosse chevrette s'arrête de 3/4 face me présentant son poitrail dans une fenêtre au mieux des ronces. Je vise devant l'épaule et décoche. Un impact révélateur retentit.

Les chevreuils démarrent en trombe et s'éparpillent. Ma chevrette avance rapidement en biaisant sur 30 mètres puis se fige un instant au milieu de branchages. Elle commence à vaciller, part en marche arrière puis s’effondre. Encore quelques secousses et elle s'immobilise. J'attends un instant et réencoche au cas où mais le calme est revenu. Je monte chercher ma flèche et croise une piste de sang très abondante que je remonte. Ma flèche est  couverte de sang, posée sur les ronces. Je pars chercher ma chevrette et appose le bracelet avant de retourner vers ma voiture.

Il est encore tôt et il fait bien jour, je décide de tenter l’affût pour lequel j'étais parti au départ. Je me gare un peu plus loin puis pars rejoindre mon poste. L'attente commence, le temps passe, un épervier me survole et se pose un peu plus loin avant de repartir. Une palombe vient se poser au-dessus de moi pendant un environ 15 minutes avant de me repérer et de s’envoler puis les merles s'agites et c'est un autour qui me survole avec sa proie bien déplumée dans les serres. La luminosité baisse et des coups de feu résonnent au loin. Un pas casse du bois dans le bosquet, c'est certainement un sanglier mais la nuit tombe doucement sans que rien ne sorte, je retourne vers la voiture et pars chercher Christophe avant de rentrer. Il n'aura pas eu autant de chance que moi, il n'a pas pu réaliser une approche bien qu'il ait tout de même vu quelques chevreuils.

Une approche culottée mais payante, 15 janvier 2012

Alex

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 18:17

En ce matin de Noël, je décide d'aller chasser à l'approche du côté de Justian car j'ai encore un bracelet qu'il me faut fermer. J'arrive près du vieux moulin dans un virage de l'Osse et me gare. Il ne fait pas encore jour et je patiente un peu en me faisant mentalement l'itinéraire de ma chasse. Aux premières lueurs du jour, je quitte ma voiture et pars en longeant un chemin de terre qui longe sous une friche puis bifurque à 90 ° en sous-bois. La campagne gersoise a revêtu son manteau de givre blanc et il fait un bon froid sec qui fait craquer le sol sous mes pas. Pas de chevreuil ce matin, en ressortant du bois, le chemin longe une friche sur la gauche et une haie épaisse sur la droite qui surplombe un champ travaillé au bord de l'Osse. Toujours rien. Un peu plus loin, un lapin assis au milieu du chemin me laisse un peu avancer avant de disparaître dans la haie, un peu plus loin 2 autres lapins se coursent en tournant  en rond au pied d'une petite haie qui couvre un talus dans le champ de gauche.

Le chemin se termine sur un second chemin qui remonte de l'Osse pour contourner une belle bâtisse pour déboucher en crête des collines couverte d'un chaume de blé. A plus de 200 mètres, dans la friche d'en face, j'aperçois un chevreuil solitaire qui vient de sortir des épines et qui m'a certainement repéré car il reste un long moment immobile. J'en fais de même puis tente de me rapprocher alors que le petit cervidé s'avance en broutant mais, à découvert, je suis vite repéré et il retourne à couvert dans les épines. Je redescends puis remonte vers la friche à travers une bande d'épines criblée de terriers de lapins et de blaireaux. Je débouche dans la friche parsemée d'îlot boisés et de zones d'épines noires. Je me cale dans une zone que je juge propice pour effectuer un tir et tente quelques appels de Butollo. Rien ne vient, je vais parcourir cette friche en essayant plusieurs fois d'appeler mais pas le moindre chevreuil. Je finis par tomber dans le jardin d'une habitation isolée et descends un talus boisée pour rattraper le fond de la grande friche herbeuse que je longeais ce matin.

Un animal démarre alors que je suis encore dans le bois, au milieu d'une zone herbeuse dégagée et il me semble reconnaître un chevreuil au démarrage. Je m'immobilise et tente des appels mais je ne suis pas à bon vent et l'animal ralentit mais continue à s'éloigner. Je sors sur la friche et longe un chemin de terre au bord d'une bande étroite de bois sur ma droite en direction d'une culture à gibier qui se termine contre la route de crête. Tout à coup, j'aperçois un mouvement furtif du coin de l'œil dans la culture à gibier. C'est un chevreuil, il est à 150 mètres environ et semble paisible. Je me serre contre les arbres et observe un peu. Un vol de chardonnerets se lève sur la culture avec un bruit d'aile spectaculaire, tournoie un instant puis se repose avant de s'envoler à nouveau et se reposer un peu plus loin. Ce bruit dans le calme du matin givré est extraordinaire. Il mange tranquillement, je tente une approche dans les hautes herbes et gagne facilement 30 mètres sans être repéré puis le chevreuil s'avance sur le chemin de terre. Comme pris par un moment de folie, il sautille sur place puis prends un instant le trop en venant vers moi par le chemin avant de s'arrêter pour manger quelques gland. Je décide de m'avancer encore un peu et de me poster à genoux en embuscade derrière une grosse touffe d'herbes sèches à quelques mètres du bord du chemin. J'observe la chevrette qui vient doucement vers moi en glanant quelques glands au milieu du chemin. Les chardonnerets font toujours leur ballet aérien bruyant et tout à coup la chevrette s'avance décidée et biaise vers la bande de bois, s'arrête à l'entrée d'une grosse coulée puis rentre à couvert. J'attends un peu au cas où elle ressortirait puis rejoins la bordure du bois et la longe doucement en direction de la coulée. Alors que je me rapproche de l'endroit où j'ai vu disparaître la chevrette, je redouble d'attention mais impossible de poser les yeux sur l'animal. Arrivé au pied de la coulée, je la remonte un peu mais la chevrette a disparu. Je me cale et tente quelques appels de Butollo mais rien ne vient. Je ressors du bois et poursuis mon chemin pour traverser la route et de crête.

Arrêté au coin du bois qui redescend dans la combe, je scrute le paysage à la recherche d'un chevreuil mais l'endroit semble calme quand, tout à coup, un coq faisan obscur décolle juste à ma droite dans le bois et me fait sursauter. Il file vers le bas du bois et j'en fais de même. Arrivé au coin inférieur du massif, je rentre en sous-bois par une grosse coulée et me positionne pour commencer mes appels. Une bande de corbeaux intriguée tourne au-dessus de moi et se pose à la cime des arbres avant de me repérer et de s'éloigner. Pas de chevreuil mais j'insiste un moment quand une impression bizarre me fait me retourner. 2 chevrettes se sont figées à 35 ou 40 mètres dans le semé de blé derrière moi. Elles écoutent et tente de localiser les appels mais alors que je me retourne doucement pour reprendre mes appels, elles continuent leur chemin pour remonter vers la route de crête et je les perds de vue. Mes appels n'y feront rien, elles ne reviendront pas.

Je quitte mon poste et remonte vers la crête suivante, traverse la route et me dirige vers le bois qui démarre de la crête suivante. Arrivé en bordure du bois, je me cale et tente quelques appels mais rien ne vient, je me décale de 150 mètres environ sur ma gauche puis rentre un peu dans le bois pour me poster et recommencer mes appels mais toujours rien. Je suis une grosse coulée qui passe au milieu de terriers de blaireaux et ressort sur un labouré en traversant une zone de haute herbes ponctuée de genévriers et de quelques chênes épars. Je traverse le labouré en direction des vignes puis longe en bordure de la première vigne pour rejoindre un chemin de terre qui revient vers la route. Une masse m'interpelle dans la vigne de l'autre côté du chemin à 200 mètres environ. Je me fige et observe un instant en essayant de me persuader qu'il s'agit d'un chevreuil quand 2 chevreuils traversent le rang de vigne en broutant tranquillement.

Je me mets rapidement à couvert derrière la haie qui borde le chemin sans être repéré puis la longe un peu pour traverser le chemin de terre et rejoindre le bord de la vigne, plusieurs rangs avant celui où j'ai aperçu les chevreuils.

J'avance très lentement, voûté en suivant le bord de la vigne et regardant dans les rangs pour tenter de retrouver les chevreuils. Ils ont bougé, je les retrouve répartis entre l'avant dernier rang et une haie de genets, ils broutent paisiblement. Je me cale à genoux au bout de l'avant dernier rang et observe un peu.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

Ils ne semblent pas décidés à revenir vers moi et une approche dans la vigne sans feuille est un peu risquée. Je décide de tenter le Butollo, aux premiers appels les chevreuils réagissent et se séparent en 2 groupes, ils sont en fait 5. 3 traversent sous les fils de fer des rangs de vigne et rattrapent  le 4ième rang pour le longer dans ma direction alors que 2 autres chevreuils arrivent en longeant le rang au bout duquel je me trouve. Il me faut faire un choix pour me positionner.

Je refais une petite série d'appels, les 3 chevreuils qui arrivent par ma droite prennent de l'avance et je décide de jeter mon dévolu sur eux. Je pivote doucement sur mes genoux, accroche mon décocheur alors que les chevreuils sont arrêtés à 40 mètres environ. Je relance quelques appels timides, la chevrette de tête arrive d'un pas décidé, je pose mon Butollo et arme mon arc, elle ralentit puis s'arrête dans une belle fenêtre de tir entre les souches de vigne. Mon viseur qui la suivait se cale derrière son épaule. Je décoche et voit nettement ma flèche traverser le chevreuil avec un impact sourd.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

La chevrette démarre en trombe mais ralentit presque aussitôt, et traverse au pas le chemin de terre un peu encaissé à cet endroit pour remonter dans la vigne suivante où elle s'arrête un instant en faisant le dos rond. Il me semble voir des intestins pendre sur le flanc opposé à l'entrée de la flèche. Dans l'action, je voyais mon tir plus plein travers mais je viens en fait de faire une flèche presque 3/4 face. Les lignes droites des rangs de vigne m'ont induit en erreur. Le sang coule tout de même abondamment de l'entrée de la flèche et je ne pense pas avoir à faire une trop longue recherche. Je reste immobile et attends le dénouement.

De petits piaulements attirent mon attention dans la vigne, je me penche doucement sur la gauche et aperçois 2 petits brocards qui viennent vers moi en longeant la gauche du rang de vigne au bout duquel je me trouve. Je sais que le président de la chasse me vendra un second bracelet si nécessaire et je décide de tenter une flèche sur l'un d'eux. Je recommence à émettre de petits appels étouffés en réponse à leurs légers piaulements. Les chevreuils se rapprochent doucement attirés par les appels mais restent de face collés au rang de vigne, ne me laissant pas de possibilité de tir sauf en me montrant à découvert. Ils sont à 20 mètres et brusquement bifurquent pour me présenter un joli travers mais ils sont un peu loin et l'armement est délicat. Je les laisse faire un instant.

Ils passent sous le fil de fer du rang de vigne puis se rapprochent encore par le labouré et je reprends mes petits appels brefs et discrets auxquels ils répondent. 15 mètres, je tente d'armer mon arc alors que leur attention baisse mais l'un d'eux repère le mouvement et démarre brusquement sur quelques mètres puis se retourne inquiet et regarde vers moi. Son collègue inquiet le rejoint. Je désarme et tente des appels mais ils s'éloignent de plus en plus et tentent de me prendre au vent. La partie est perdue, je me redresse ce qui les fait détaler vers le village.

Je pars chercher ma flèche en longeant les rangs l'un après l'autre. Je la retrouve assez facilement, elle est posée au sol, peu marquée par le sang mais a été brisée par l'impact.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

Je la récupère puis commence à chercher les premières gouttes de sang. Je les trouve à la remontée du talus du chemin de terre.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

Le sang devient dès lors très abondant,

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

je le suis facilement et rentre dans la vigne où je trouve beaucoup de sang et des caillots à l'endroit où la chevrette s'est arrêtée.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

La piste biaise ensuite en passant sous les lignes de fils de fer des rangs de vigne et il me faut faire un peu de gymnastique pour la suivre. Les gouttes de sang me mènent sur une bande enherbée qui sépare la vigne d'une autre parcelle puis la piste rentre dans la seconde vigne avant de bifurquer à 90 ° pour passer à nouveau à 90° des rangs. Je finis par arriver au bord du grand labour que j'ai traversé pour venir, j'ai déjà parcouru 150 mètres environ et je suis à 200 mètres du bois. Le sang est toujours abondant mais je commence à douter de l'efficacité de ma flèche. Je cherche mon chevreuil du regard au milieu des mottes de terre mais impossible d'y poser les yeux dessus, il a dû rejoindre le bois ! Je me remets à suivre le sang, la piste se suit toujours assez facilement, les gouttes sont grosses et assez régulièrement laissées.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

Je fais encore plus de 150 mètres à travers le labour.

J'avance encore un peu et tombe sur un fossé où je perds un court instant la piste qui ne remonte pas tout à fait en face de la descente. De goutte en goutte, je finis par arriver au bord du bois, je me retourne et constate que l'endroit du tir est déjà loin. 

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

Je trouve une couche pleine de sang à quelques mètres du bord du bois, dans les hautes herbes, au pied d'un genévrier.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

Les herbes sèches sont bien marquées ensuite sur quelques mètres.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

Un grelot tinte dans le bois et se rapproche, un chasseur arrive vers moi, j'espère qu'il n'a pas déranger mon chevreuil. Mon téléphone sonne, c'est le président de la chasse, ma voiture a été vue et il vient aux nouvelles. Je lui explique la situation puis nous interrompons la conversation alors qu'un épagneul arrive sur moi. Il se plante et aboie sur moi alors que son propriétaire arrive, c'est un des chasseurs de la commune. Nous discutons un peu et alors que je lui explique que je cherche un chevreuil, il m'informe qu'il vient d'en lever un 40 à 50 mètres plus dans le bois. Il me conduit sur place mais je ne trouve pas de sang. Pour lui, ce chevreuil n'était pas blessé et il m'indique approximativement la direction de fuite mais je suis passé là tout à l'heure et il n'y avait pas de chevreuil, je crains qu'il s'agisse du mien. En revenant au dernier sang, le chasseur m'indique des traces de sang que je n'avais pas vu. Il quitte le bois et je reprends ma recherche qui me conduit droit sur une autre couche pleine de sang près de l'endroit où le chevreuil a été levé. A partir de là le sang s'interrompt brusquement et impossible de le retrouver malgré mes nombreuses tentatives. Je décide d'appeler le conducteur de chien de sang quand mon téléphone sonne à nouveau. Un des piqueurs de la commune vient aux nouvelles et décide de venir avec un chien qui fait bien le sang. Je l'attends en essayant de trouver du sang quand le bécassier revient par le bas du bois. L'épagneul semble lancer quelque chose dans les épais puis rejoint son maître avant que tous 2 ne s'éloignent.

La tournure des évènements ne me plait pas. Serge finit par arriver avec Francis et 2 teckels, nous laissons chercher les chiens un moment quand, tout à coup, ils finissent par lancer. Je cours et sors sur le bas du bois. J'aperçois un chevreuil passer à travers bois et pense que tout est finit quand les cris plaintifs d'un chevreuil se font entendre. Je me précipite. Les teckels tiennent mon chevreuil qui est à bout de force, un par une patte arrière et l'autre à la gorge. Je pose mon arc et saisis rapidement le chevreuil pour mettre fin à son calvaire. Ma flèche que je sentais bien à la décoche est bien rentrée où je visais mais le chevreuil était en fait presque en 3/4 face, elle ressort sous le ventre puis traverse le bas du cuissot au-dessus du genou. La panse sort par le trou de sortie. Seul le foie est touché. Ce n'est pas ce que j'appelle une belle flèche, le chevreuil a parcouru au moins 500 mètres, mais heureusement elle se termine bien, c'est le premier chevreuil de mon Hoyt Carbonne Element.

Le Noel de Mon HOYT CARBONNE ELEMENT, 25 décembre 2011

Alex

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 19:44

Ce soir Phil et Gérald sont restés chasser, je leur explique les limites du territoire puis pars à l'approche de mon côté. Le secteur est assez calme pour le moment. Je progresse tranquillement au milieu des pâtures en essayant d'apercevoir un peu de mouvement mais rien ne semble vouloir bouger. Je décide de remonter à travers un bois de chênes pour rejoindre un plateau enherbé bordé par le bois en forme de U. Je rejoints un petit sentier de crête et le longe doucement mais le sol est jonché de feuilles mortes très bruyantes et j'ai peu d'espoir d'apercevoir des animaux malgré les précautions que je prends pour me déplacer.

Tout à coup, un chevreuil démarre tout près de moi dans le sale en aboyant et descends sur ma gauche dans le bois sans que je puisse l'apercevoir. Je me fige un instant et observe à l'écoute du moindre craquement mais le chevreuil qui est lui aussi immobile est invisible. Je reprends ma marche saluée par quelques aboiements. Un peu plus loin je ressors du bois et aperçois 2 chevreuils qui sortent eux aussi du couvert forestier à environ 100 mètres du côté gauche du pré qui a été en partie labouré. Je profite du léger relief du terrain pour avancer voûté, collé au bois en direction d'une petite avancée anguleuse que je vais tenter de rejoindre pour me poster un instant et observer.

Je longe doucement la gauche du pré en essayant de ne pas faire trop craquer les glands et les feuilles mortes. Le vent est face à moi et assez soutenu. Tout à coup, j'aperçois un chevreuil qui vient à ma rencontre derrière l'angle de bois à environ 40 mètres. Je me colle rapidement contre la bordure et m'enfonce un peu derrière un chêne pour tenter une embuscade mais j'ai perdu le chevreuil de vue.

J'attends pensant le voir arriver en longeant le bois mais le temps passe. Je fais un pas en avant, puis 2 et l'aperçois derrière l'angle du bois. Je me reposte mais le perds à nouveau de vue. L'attente reprend puis je me réavance pour contrôler qu'il soit toujours là. Il n'a pas bougé et broute toujours. Je me reposte mais je commence à m'impatienter et décide de tenter l'approche, il semble que le chevreuil reparte en sens inverse et il disparaît derrière le bois. C'est le moment, je commence mon approche mais il fait demi-tour et revient. Je pars vite me reposter mais il s'arrête dans les ronces contre le bois et se remet à brouter. Le temps passe, il bouge sur place mais n'avance pas.

Bon, cette fois, j'en ai marre, je tente tout de même l'approche, sa tête est dans le bois, il est plein travers, le vent est toujours bon. J'avance très lentement sur la pointe de pieds mais le sol est très craquant et je suis vite repéré. Le chevreuil rentre dans le bois alors que je suis à environ 20 mètres de lui. Ils étaient 2 et peut être que l'autre est encore derrière l'angle de bois. Je continue à avancer en longeant à environ 3 mètres de la bordure du bois pour éviter un maximum les glands quand j'aperçois un chevrillard, plein travers, à environ 40 mètres. Il m'observe. Je me fige en plein découvert mais il est trop tard.

Nous nous observons un moment sans bouger et je ne crois pas pouvoir tenter quoi que ce soit quand le petit curieux s'avance de 2 pas puis se fige et m'observe à nouveau. J'accroche doucement mon décocheur. Je pense savoir ce qu'il va se passer, j'ai de fortes chances de pouvoir le flécher si j'arrive à armer. Il avance à nouveau de 2 pas et s'arrête pour me regarder toujours plein travers. A chaque fois qu'il avance il détourne son regard, c'est ma chance. Au bout d'un moment il s'avance à nouveau de quelques pas et baisse sa garde. J'arme mon arc. Il s'arrête et m'observe sans avoir compris que ses chances de survie avaient baissé d'un coup. C'est un petit mâle, je peux voir le pinceau pénien.

Il recommence à avancer doucement mais cette fois il vient carrément vers moi de 3/4 face. Il s'arrête, observe puis s'avance à nouveau, s'arrête, repart... la distance diminue petit à petit alors que je tiens toujours l'armement. Mon viseur le suit en attendant le moment. 20 mètres, 15 mètres, 10 mètres... il se tourne doucement et me présente un quasi travers. Mon viseur se cale sur son épaule. Je décoche. A l'impact, le chevrillard s’effondre sur place, il peine à se relever puis démarre en trombe pour passer la bosse du champ en traversant la partie travaillée. Le sang coule abondamment de sa blessure. Il ralentit pour passer le sommet de la bosse puis disparaît.

Je suis assez confiant. Je pars chercher ma flèche que je retrouve rapidement fichée au sol, elle est peu marquée par le sang. Je pars sans suivre le sang en direction de la fuite estimée du chevrillard mais je ne trouve rien, je reviens au départ et cette fois je suis le sang qui est très abondant, j'étais trop à droite. Le sang rentre dans le bois où j'aperçois mon chevreuil qui finit de mourir coincé dans la fourche d'un arbre à 2 mètres de la lisière. Je rentre un peu plus loin et le rejoints. Le bracelet posé, je le pends dans un arbre puis finis ma soirée posté dans le bois mais je ne verrai rien d'autre. La nuit tombe, je rentre retrouver mes invités qui n'ont pas eu autant de chance.

Approche inversée d'un chevrillard, 21 novembre 2011

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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