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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 20:43

Ce matin, je pars chasser le bois du Turc au Butollo. Mon ancien appeau était percé est Vincent et Eric ont eu pitié de moi, ils m’en ont envoyé un de neuf et je vais le tester en condition de chasse pour la première fois. Je me gare près de la barrière sur la première grande piste qui traverse la longueur du bois. Le jour se lève tout doucement alors que je quitte ma voiture, il pleut ce matin et entendre arriver les chevreuils ne sera pas facile mais en contrepartie mon approche sera aussi masquée par le bruit des gouttes sur le sol et les feuillages, et le sol mouillé sera moins craquant. Je m'avance dans le bois sur la gauche de la piste. Je me poste régulièrement pour appeler en me postant derrière des bouquets d'arbres.

Le bois reste calme, je finis par ressortir sur une autre piste enherbée un peu plus loin.

Je m'avance dans le carré suivant et tente quelques appels sans succès, je pars alors un peu plus loin et traverse un petit ruisseau pour me poster de l'autre côté au bord d'une bande herbeuse, au pied d'un gros chêne avant que le sous-bois se couvre de fougères sèches très épaisses. Je tourne le dos aux fougères et commence à appeler. Très rapidement un galop étouffé par le bruit de la pluie retentit sur ma droite. Je tourne la tête et aperçois une chevrette qui sort sur la bande enherbée. Je lance quelques appels brefs et la voilà qui passe au galop à juste 4 ou 5 mètres devant moi. J'arme mon arc mais elle ne s'arrête pas et je la perds de vue à 20 mètres sur ma gauche derrière des arbres. Je désarme et reprends mon appeau, la chevrette fait demi-tour et vient pour passer devant moi. J'arme mon arc mais elle traverse le ruisseau et passe à 20 mètres au galop et je la perds à nouveau de vue. Je désarme à nouveau puis recommence mes appels, cette fois elle met du temps à régir mais, au bout d'un moment, je la vois arriver en cherchant, je continue mes appels. Elle s'arrête à 20 mètres devant moi, plein travers, je rappelle, elle bifurque et vient droit sur moi, elle descend dans le ruisseau encaissé, j'en profite pour armer mon arc.

Elle ressort juste à 8 mètres de moi, de face et s'immobilise au bord du ruisseau. Je pose mon viseur à la base de son cou et décoche. Un impact impressionnant retentit, le chevreuil se cabre sur les pattes arrière et plonge dans le ruisseau. Je m'attends à le voir ressortir et s'éloigner mais rien ne bouge. Je m'avance doucement et aperçois ma chevrette qui est tombée au fond du ruisseau. Elle a été séchée sur le coup. Je m'avance vers elle, la flèche est restée en travers et s'est cassée dans la chute. La partie empennage dépasse du devant de son épaule et la lame dépasse juste du cuissot.

J'appose le bracelet, lui attache les pattes et la charge sur l'épaule pour la ramener à la voiture. En route, je croise des chercheurs de champignon, discute un moment avec eux et leur demande le secteur qu'il compte prospecter pour éviter de les croiser.

Mon chevreuil dans le coffre de la voiture, je repars en chasse. Je retourne le long du ruisseau et le longe doucement en appelant régulièrement mais rien ne vient. Je ressors sur la piste et m'avance dans le bois en me postant régulièrement pour appeler mais toujours rien et les chercheurs de champignons commence à se multiplier. Je tente d'aller plus loin mais une menée et des coups de feu proches me décident à retourner à la voiture pour changer de secteur. Je décide d'aller chasser vers un lac entouré de bois alors que le soleil fait son apparition. 

En route, j'aperçois 3 chevreuils au gagnage, à 300 mètres en contrebas, dans le chaume de maïs récemment moissonné au bord du lac que je chasse habituellement. Je reste un moment à les observer de ma voiture. Je connais bien le secteur et suivant leur direction, je tenterais d'aller les intercepter soit un peu plus loin à la traversée de la route ou en redescendant vers le lac. Les chevreuils semblent partis vers la digue du lac. Je fais donc demi-tour et pars me garer en haut du chemin qui descend vers le lac. Je me prépare en observant les chevreuils qui arrivent vers la route. Je ne peux pas descendre par la route sans être vu, je pars donc en longeant le chemin d'accès encaissé à une habitation située à environ 200 mètres. La hauteur du talus du chemin me permet d'avancer rapidement sans être vu. Un peu plus loin je quitte le chemin pour m'avancer derrière une grosse haie pour observer les chevreuils que je ne vois plus de ma position.

Arrivé dans la haie, je cherche un moment les chevreuils mais impossible de les voir. Le paysage est maintenant découvert sans les maïs et je ne comprends pas comment ils ont pu rentrer à couvert si vite alors qu'ils ne semblaient pas m'avoir repéré. J'attends un moment mais toujours rien, je ressors donc sur le semé de colza et biaise doucement vers la route qui descend vers le lac mais alors que je suis en plein milieu du découvert, les chevreuils, une chevrette et ses chevrillards, remontent le talus du lac derrière lequel ils avaient disparu. Ils sont encore à 200 mètres environ mais ils m'ont vu et commence à s'affoler.

Ils démarrent et commencent à s'éloigner, j'attrape mon Butollo et lance quelques appels. Les chevreuils s'arrêtent et regardent vers moi, je m'éloigne doucement en appeautant, le dos voûté et les chevreuils me laissent passer à couvert derrière le talus de la route sans partir. Je me fais oublier et les observe un bon moment puis ils recommencent à partir vers la digue du lac. Je repars par le chemin de l'habitation mais cette fois je presse le pas et passe l'habitation puis jette un coup d'œil en arrière, les chevreuils sont toujours là. Je passe derrière la crête de la colline et descends rapidement jusqu'à être masqué par le relief du terrain. Je cours pour rejoindre le bord du ru, traverse par le passage busé au coin du bois puis presse le pas pour longer le ru en direction du lac. Je longe un moment derrière une haie épaisse et au moment où elle s'interrompt, un mouvement me surprend dans le chaume sur ma droite. Je tourne la tête et aperçois 3 chevreuils qui s'enfuient. Je m'agenouille et commence à appeler au Butollo. Les chevreuils qui viennent de sauter le ru à 50 mètres environ, s'arrêtent dans le champ travaillé sur ma gauche et semble biaiser doucement vers moi avant de reprendre le galop et de foncer vers le bois.

Je suis pris d'un doute, j'ai du mal à croire que ces 3 chevreuils étaient ceux vu précédemment. Dans le doute, je poursuis vers le lac puis avance doucement dans le chaume mais les chevreuils ne sont plus là, c'était donc eux qui m'ont bien eu. Je remonte tranquillement vers la voiture quand à 500 mètres environ, j'aperçois 3 chevreuils qui remontent vers la route de crête, cette fois tout s'éclaire, ils ont en fait fait demi-tour alors que les 3 autres chevreuils devaient être couchés dans l'autre chaume.

Les chevreuils remontent en suivant la bordure d'une friche d'herbes sèches sur un champ travaillé, ils sont à 60 ou 70 mètres de la route de crête et j'ai un bon bout de chemin à parcourir pour les intercepter. Je prends le pas de course et remonte jusqu'à la route de crête puis cours vers le passage que les chevreuils prennent habituellement pour traverser la voirie. Dans ma course, je finis par les perdre de vue dans le creux de la combe.

Arrivé au niveau de la friche, je ne les vois pas. Le champ monte légèrement puis redescend au niveau d'un pylône EDF. Je décide de tenter de me poster derrière ce pylône et m'avance doucement mais alors que j'y suis presque, je cherche les chevreuils sans les voir et avance encore d'un pas quand la tête de la chevrette surgit des hautes herbes à 20 mètres en contrebas. Je me fige mais elle démarre, ses petits se lèvent des herbes hautes et la suive. Je m'agenouille et commence à les appeler mais ils hésitent un instant avant de s'éloigner en suivant une combe qui remonte vers la route.

Je les laisse passer derrière la crête de la colline puis pars au pas de course pour tenter de les intercepter un peu plus loin mais ils sont trop rapides et je me trouve à découvert. Nous nous regardons un moment de loin puis je fais demi-tour et retourne à ma voiture alors qu'ils reprennent leur course.

Au dépeçage, je constate que ma flèche rentre devant l'épaule gauche, passe entre les côtes et l'omoplate puis sectionne plusieurs côtes, rentre dans la cage thoracique et touche le foie, la rate, les viscères, sectionne le fémur et ressort à côté de l'anus dans le cuissot gauche. Le fait que le chevreuil soit tombé sur place sans que ma flèche n'ait touché la colonne vertébrale est difficilement explicable. Encore un grand merci à Vincent et Eric pour mon nouveau Butollo. 

Une chevrette dédicacée à Vincent et Eric, 10 novembre 2012

Alex

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 15:00

Ce soir, en sortant du boulot, je retourne sur le secteur de mon doublé de la veille. En arrivant, j'aperçois un chevreuil au gagnage au bord du maïs, au bord du ru du déversoir du lac. Je profite d'un morceau de haie épaisse qui borde la route côté maïs pour me garer sans que le chevreuil me voit. Je me change et me prépare sans bruit puis traverse la route et me positionne sur la gauche du bout de haie pour observer le chevreuil qui n'a pas bougé. Il broute toujours tranquillement à environ 80 mètres. Je profite d'un moment d'inattention de l'animal pour descendre le talus de la route et me caler contre le maïs.

J'avance doucement jusqu'à l'angle de la culture et observe encore un moment le chevreuil. C'est un petit brocard que j'ai déjà raté plusieurs fois cette année. Le vent n'est pas très bon, il souffle en biais de derrière avec un angle d'environ 30 ° de la bordure du champ. Je ne vais pas pouvoir m'approcher au plus près sans être repéré mais le vent soutenu provoque un bruissement permanent des feuilles sèches de maïs qui va me permettre d'avancer sans être entendu. Je prends le premier rang de maïs et avance doucement derrière pour tenter de me camoufler. J'avance doucement et m'arrête net à chaque fois que le brocard s'arrête de manger et regarde vers moi. Il semble vouloir venir vers moi mais je décide de poursuivre mon approche.

Petit à petit, je gagne du terrain, le brocard s'éloigne de la bordure du maïs comme pour franchir le ru. J'avance doucement et arrive à environ 15 mètres du brocard, l'angle du vent et la position du chevreuil sont délicats, je ne peux pas avancer plus sans trahir ma présence. J'arme mon arc et prends la visée, le brocard est de 3/4 arrière au bord du ru. Je prends la visée et décoche. Ma flèche passe juste au-dessous du brocard qui sursaute et se tourne plein travers face au maïs. Je tente de réencocher mais il se coule dans la culture sans vraiment sembler inquiet. J'attends un peu puis pars chercher ma flèche que je retrouve rapidement fichée au sol dans l'herbe.

Je repars en chasse en longeant le maïs, ne voyant pas de chevreuil dans le secteur, je bifurque à l'angle du maïs et remonte vers la crête de la colline. Quelques chevreuils traînent souvent autour d'un petit bosquet qui couvre une partie du penchant suivant au pied d'une habitation peu occupée. Arrivé en crête, j'aperçois 2 chevreuils au gagnage en bas du bosquet. Je remonte rapidement en restant derrière la crête pour ne pas être vu. Arrivé au ras du jardin de l'habitation, je passe doucement la crête pour rejoindre l'angle du bosquet contre une petite dépendance. Les chevreuils sont à 60 mètres en dessous. Un petit brocard et une chevrette. Je tente de les appeler mais rien n'y fait, ils regardent vers moi sans vouloir venir. En bougeant ma flèche frotte contre une taule métallique et le bruit produit affole les chevreuils qui démarrent mais s'arrêtent vite. Ils regardent vers moi puis semblent vouloir longer le bas de la pente.

Je tente donc de me déposter pour repartir derrière la crête et me décaler pour les intercepter plus loin mais ils comprennent la manœuvre et font demi-tour pour longer le bosquet avant d'y rentrer. Je pars au pas de couse et contourne l'habitation par le champ qui domine le maïs pour arriver à un petit chaume de blé que les chevreuils traversent souvent pour rejoindre le grand maïs de l'autre côté de la route, sur la droite du lac. Ne les voyant pas je reviens vers le bosquet, traverse le chemin d'accès à l'habitation puis rentre dans le bosquet par une grosse coulée que je longe doucement sur le haut du bois. Impossible de voir les chevreuils, je ressors donc du bosquet. La luminosité baisse déjà rapidement et je décide de refaire la bordure du maïs ou j'ai raté le brocard tout à l'heure mais cette fois à bon vent.

Au moment où je passe la crête, j'aperçois 2 chevreuils qui sortent du maïs et s'éloignent au galop à découvert, certainement ceux que je cherchais. Je rattrape la bordure du ru et avance doucement alors que la luminosité baisse rapidement. J'aperçois un chevreuil qui broute au bout d'un bout de haie sur la bordure du ru. Je décide de tenter l'approche par l'autre côté de la haie. Je fais donc demi-tour, traverse le ru dans une interruption de la haie quand j'aperçois un brocard qui broute contre la haie à moins de 50 mètres.

Je me fige, et l'observe, il ne m'a pas vu, je me cale contre la haie. Impossible d'approcher sans être vu. Je tente de rester poster là et d'attendre. Le brocard commence à s'avancer vers moi. Il zigzague, reste un moment à brouter, repars, s'arrête à nouveau... petit à petit, il vient vers moi mais la luminosité baisse vite et je crains qu'il n'arrive trop tard. Tout à coup, il se décide et avance d'une traite vers moi de 15 mètres. Il est maintenant à moins de 20 mètres et broute plein travers contre la haie mais sur ce fond sombre, impossible de prendre une visée correcte. J'allume la lumière noire de mon viseur pour mieux voir mon pin's. Au bout d'un moment le brocard se retourne puis biaise pour remonter vers les bois sur ma gauche. J'arme mon arc, il avance d'un pas lent mais ne semble pas vouloir s'arrêter, il est à 15 mètres environ. Je vise l'avant du poitrail et décoche. Un bruit d'impact retentit.

Le chevreuil démarre et s'arrête à 30 mètres du bois. Le temps passe et le nuit tombe, je le vois de moins en moins bien. Il avance encore un peu puis s'immobilise encore un moment. Je reste immobile. Alors qu'il fait presque nuit, il me semble le voir rentrer au bois. La nuit s'installe. Je quitte mon poste et tente de trouver du sang à la clarté de ma lampe sans y parvenir. Je zigzague sur la direction de fuite mais toujours pas de sang. Juste au moment où j'arrive au bord du bois j'entends démarrer mon chevreuil qui s'était certainement couché là. Je l'entends se débiner dans le bois, il semble suivre le fond d'une sorte de grand fossé assez large de plusieurs mètres de profondeur et dont les parois sont très abruptes.

J'attends un moment puis commence à suivre le fossé et trouve du sang, la piste est maintenant facile à suivre, je la suis doucement et finit par apercevoir les yeux briller de mon chevreuil couché sur un replat de la pente de droite. Une carcasse de voiture est juste devant moi et m'empêche d'avancer sans bruit. Je l'observe un moment puis tente de m'avancer pour l'achever mais une ronce qui frotte la carcasse le fait fuir. Je décide de le laisser tranquille et de revenir demain.

J'appelle le conducteur de chien de sang en revenant à la voiture. Le rendez-vous est pris pour 8 heures. Le lendemain matin, après une bien mauvaise nuit, je retrouve le conducteur et son teckel sous la digue du lac. En l'attendant, j'ai retrouvé ma flèche peu marquée, juste un peu de sang. Je le conduit à l'endroit du tir et son chien prend la piste immédiatement. Je tiens en laisse le chien forceur. Nous remontons rapidement vers le bois puis y rentrons. Le chien prend bien la piste sans hésiter et nous retrouvons rapidement mon brocard qui est mort à juste 30 mètres de là où je l'avais vu couché. Ma flèche est trop en arrière au niveau des tripes. Il est très amaigri, c'est un des chevreuils malades que je voyais régulièrement. 

Un brocard à l'approche autour des maïs, 12 octobre 2012

Alex

 

Trophée :

Un brocard à l'approche autour des maïs, 12 octobre 2012

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 23:15

Ce soir, je suis bien décidé à fermer un de mes bracelets chevreuil, cela fait un moment que je n'ai pas trop le temps de chasser et de plus mon arc sort d'une bonne révision, mon ami Arnaud d'HAVA ARCHERIE, a remis tout ça en ordre hier soir et j'ai repris tous mes réglages. Tant que les maïs n'ont pas été moissonnés, je concentre ma chasse sur un secteur autour d'un grand lac, de plus, cette année j'ai pu constater que de nombreux chevreuils étaient malades et en éliminer quelques-uns ne sera pas un mal.

Je me gare sous la digue du lac, me prépare puis pars en chasse en longeant la droite du lac. Ce soir, les chevreuils ne sont pas de sortie. Je longe ensuite le ruisseau d'alimentation, passe le passage busé et rattrape l'angle d'un autre maïs qui borde un grand bois. J'avance doucement sur la bande enherbée qui longe le bois et surveille les passages de canon mais toujours pas de chevreuil. En arrivant au bout du champ, je me fais surprendre par une belle chevrette qui surgit de la bordure du maïs et remonte au travers du champ travaillé pour passer la crête de la colline en traversant le chemin de terre de crête. J'ai remarqué que très souvent les chevreuils passent à cet endroit.

Je laisse tomber cette chevrette car j'ai peu de chance de l'intercepter. Je biaise au travers du champ travaillé pour rattraper la bordure d'un autre maïs un peu plus haut qui couvre le penchant suivant de la colline sure ma droite. Arrivé au bord de la culture je la longe et rattrape le chemin de terre qui la longe un moment. Je jette un coup d’œil sur ma gauche dans la luzerne mais pas de chevreuil ce soir. Un peu plus loin, je quitte le chemin pour suivre le maïs qui bifurque à 90° pour rejoindre un petit bosquet. Les sangliers ont déjà fait pas mal de dégâts sur le champ. Je jette un coup d’œil dans les 2 passages de canon qui descendent vers le fond de la combe sans voir de chevreuil.

Arrivé au coin du bois, je redescends en suivant une bande de terre qui sépare le maïs du bosquet quand j'aperçois au milieu du champ, 2 chevreuils au gagnage dans une trouée faite par les sangliers. Je les observe un petit moment et constate qu'ils se dirigent vers le chemin de crête. Je fais demi-tour et rattrape le premier passage de canon qui descend vers cette trouée. J'avance rapidement en serrant la bordure du maïs pour ne pas être repéré mais quand j'arrive à la trouée, je ne vois plus les chevreuils. J'avance doucement au milieu du maïs en direction du chemin de crête quand les piaulements d'un chevreuil se font entendre. Je me fige et tente de l'apercevoir au milieu des pieds de maïs assez épars et bas dans le secteur. Tout à coup, un chevreuil surgit à 30 mètres devant moi et s'enfile dans un sillon pour disparaître à environ 30 mètres. Il ne semble pas m'avoir repéré.

J'avance doucement en suivant le même sillon quand j'aperçois un chevrillard qui revient vers le sillon par la droite. Il est plein travers à environ 20 mètres. Je tente de me rapprocher un peu. Il broute tranquillement et s'avançant. Arrivé à 15 mètres environ et ne pensant pas pouvoir m'avancer plus, je me plaque contre le maïs et arme mon arc mais au moment où je me penche doucement pour prendre la visée, le chevrillard me voit. Je reste immobile et curieux il commence à venir droit sur moi. Je le laisse faire, il avance doucement et je le suis dans mon viseur. A environ 8 mètres, il se fige de face. Mon viseur se pose à la base de son cou et je décoche. Il démarre au même moment et je vois ma flèche rentrer au milieu de son flanc pour ressortir par l'arrière train. Le chevrillard se jette dans le maïs et disparaît en un éclair mais à l'impact j'ai le temps de voir jaillir un jet de près d'un mètre de sang. Je comprends vite que malgré mon atteinte qui n'est pas très bonne, je vais retrouver rapidement mon animal.

Je ne tarde pas à attaquer ma recherche. Je retrouve rapidement ma flèche et de grosse quantité de sang au sol. La piste est très facile à suivre, le sang a repeint les pieds de maïs et dessine de grosses taches au sol. Je retrouve mon chevrillard à environ 60 mètres du tir. Il est mort, ma flèche est rentrée au milieu du flanc et est ressortie par l'anus. J'appose le bracelet, lui attache les pattes et le charge sur mon épaule. Une forte odeur de sanglier se dégage du secteur, ils ne doivent pas être loin. Je ressors du maïs et rattrape le chemin de crête.

Je m'apprête à redescendre à travers le champ travaillé quand j'aperçois un chevreuil qui monte par le même endroit que la chevrette tout à l'heure. Le champ dessine une sorte de goulotte à cet endroit. Je fais vite demi-tour et longe le chemin de crête par la droite pour profiter du relief qui me cache. Je longe un moment une grosse haie sur ma droite, je pose mon chevrillard au bout de cette dernière, au pied d'un gros chêne puis bascule sur l'autre versant de la colline pour avancer à couvert rapidement par la luzerne. Arrivé en face de l'endroit où je pense le voir sortir, je m'avance doucement à sa rencontre quand je l'aperçois plus sur ma droite, il va remonter 30 mètres plus loin. Je repasse à couvert derrière la crête et avance rapidement pour revenir doucement à sa rencontre mais je ne le vois pas. Tout à coup, des piaulements retentissent dans mon dos. Je suis à découvert au milieu de la luzerne. Je me retourne tout doucement et aperçois un chevrillard qui traverse le chemin de terre à environ 40 mètres. Je reste figé, le chevrillard s'arrête. Il m'a me vu et je pense la chasse terminée mais à ma grande surprise, il vient droit sur moi en piaulant. J'arme doucement mon arc et le laisse venir, il se plante de face à 10 mètres, je vise la base de cou et décoche. Il me semble voir rentrer ma flèche à l'endroit visé. Quelques plis de tripes sont entraînés par la flèche à la sortie. Le chevrillard démarre, traverse le chemin de terre et redescend vers le maïs d'abord rapidement puis de plus en plus péniblement et finit par se coucher au milieu du champ travaillé. Je m'avance doucement vers le chemin de terre quand j'aperçois un brocard qui montait droit sur moi, c'est lui que je voyais tout à l'heure, le chevrillard a donné le change. Il redescend pour rejoindre le chevrillard couché, s'arrête à ses côtés et commence à le lécher. C'est la première fois que j'observe ce comportement. Je m'agenouille et prends mon Butollo pour voir si le brocard réagirait à des appels. Dès les premiers appels il regarde vers moi puis commence à biaiser pour rejoindre le chemin à environ 100 mètres sur ma droite. Je poursuis mes appels discrets et espacés pour aiguiser sa curiosité mais le ronronnement d'un tracteur se fait entendre, l'agriculteur arrive par le chemin de terre et fait fuir le brocard qui passe près du chevrillard et le relève.

Le tracteur qui s'arrête juste devant moi m'empêche de voir où part le chevrillard. L'agriculteur me salue et nous discutons un peu, je lui explique la situation alors que la nuit commencer à tomber et il reprend sa route. Je pars chercher ma flèche que je retrouve à 90° de mon tir à environ 50 mètres, posée dans la luzerne. Je récupère mon chevrillard un peu plus loin alors que l'agriculteur qui a fait demi-tour un peu plus loin et revient vers la ferme. Je tente ensuite de trouver du sang sans succès, je descends donc un peu dans le champ en zigzagant pour couper la trajectoire de fuite mais toujours pas de sang, impossible de trouver l'endroit où s'est couché le chevrillard, je pars donc pour tenter de trouver une entrée dans le maïs mais toujours rien. La nuit s'installe et je dois continuer à la frontale. Ne trouvant rien, je décide de longer les 3 premiers sillons du champ de maïs avant d'appeler le conducteur de chien de sang.

Au troisième sillon, je retrouve le chevrillard, je l'aperçois couché à mes pieds au milieu d'une zone très herbeuse. Je lui décoche une flèche au jugé et le touche plein poitrail mais à ma grande surprise, il ne réagit pas. Je le saisis par le cou et le soulève, il se met alors à saigner abondamment, se débat un instant puis s'immobilise. Ma première flèche est en fait rentrée juste derrière l'épaule et est ressortie au milieu du ventre. Je constaterai au dépeçage qu'un poumon et le foie étaient touchés. La résistance de ce petit chevrillard mâle est assez surprenante.

Je lui appose le bracelet puis je rentre avec mes 2 chevrillards à la voiture alors qu'il fait nuit noire.

Mon premier doublé de chevreuil à l'arc, 11 octobre 2012

Alex

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 15:30

Ce weekend, Vincent (Frére Loup), Eric et Cyril viennent chasser le chevreuil et le blaireau sur Labéjan et tenter de faire quelques images pour leur DVD à venir. Vincent va me suivre tout le weekend et Eric et Cyril chasseront et filmeront de leur côté. Ils arrivent en fin d'après-midi, nous nous préparons puis partons pour le territoire de chasse. Je présente rapidement le secteur à Eric et Cyril puis je pars chasser avec Vincent qui me suit. Nous chassons ce soir un secteur de maïs autour d'un lac d'irrigation.

Nous quittons Eric et Cyril au coin d'un maïs où je leur explique comment se poster pour réaliser un affût au blaireau qui sera d'ailleurs fléché par Cyril le lendemain soir au blind.

Nous remontons ensuite au travers d'un champ travaillé pour rejoindre le dernier maïs du territoire. Arrivés à la crête du coteau, au coin de la culture nous commençons à la longer tranquillement le long d'un grand bois. Alors que nous arrivons au coin de la culture, j'aperçois un chevreuil qui longe la bande enherbée qui sépare le maïs d'un le bosquet en contrebas pour rejoindre une bande enherbée plus sèche qui remonte en crête en longeant l'autre bordure du bosquet vers la crête du coteau.

Je fais signe à Vincent puis commence à descendre rapidement en longeant la culture pour rattraper la bordure du bosquet. Arrivé au coin du maïs, je m'avance tout doucement mais le chevreuil n'est plus là. Je commence donc une approche par la bande enherbée et arme mon arc en arrivant au coin du bosquet mais en regardant discrètement derrière le coin du bois, je ne vois toujours par le chevreuil. Nous commençons donc à remonter tout doucement par la bande enherbée desséchée. J'arme mon arc 2 fois en arrivant en face des passages de canon mais toujours pas de chevreuil.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

Je remonte doucement entre le maïs et le bois avec Vincent derrière moi

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

quand, tout à coup, à environ 15 mètres devant moi, un chevrillard s'avance au coin du maïs et s'arrête pour nous regarder.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

J'arme mon arc collé contre la culture puis me décale doucement sur la droite pour prendre la visée sur la zone vitale partiellement masquée par les céréales. Le coffre se dégage peu à peu, j'aligne ma visée et décoche mais je passe juste au-dessus du chevrillard qui démarre brusquement et passe à couvert derrière le bois. Je réencoche une flèche et m'avance doucement pour aller chercher ma flèche quand, au travers des feuilles de maïs, j'aperçois un autre chevreuil qui arrive vers l'angle de la culture. Je me fige et arme mon arc.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

Le chevreuil avance doucement en regardant vers nous puis passe l'angle du maïs, s'arrête un instant, nous observe puis commence à avancer d'un pas lent et saccadé dans notre direction en balançant la tête. C'est une chevrette, certainement la mère du chevrillard. Je ne compte pas la tirer et comme si elle le sentait, elle se rapproche doucement alors que derrière elle son chevrillard réapparaît, il se positionne plein travers à 20 mètres environ mais le chevrette venue de 3/4 face à 10 mètres environ m'empêche de tenter un tir.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

Elle finit par bouger et dégage une première fois le chevrillard mais je ne sens pas le tir puis elle le masque à nouveau

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

avant de le dégager une seconde fois. Cette fois, j'aligne ma visée et décoche.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

La chevrette démarre mais son chevrillard ne réagit pas à la décoche alors que ma flèche me semble basse et un peu en arrière, elle touche le chevrillard très basse et dévie pour se ficher au sol quelques mètres plus bas.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

La chevrette s'éloigne rapidement et se fige dans le champ travaillé à 40 mètres environ pour attendre son petit. Le chevrillard s'avance en faisant le dos rond, quelque chose commence à alors à poindre de l'entaille ouverte par le passage de la flèche avant que sa panse sorte entièrement par la plaie. J'assiste impuissant à ce spectacle horrible. Le chevrillard rejoint sa mère péniblement en faisant le dos rond et se tourne face à nous. La chevrette démarre alors en aboyant et disparaît derrière le maïs, son petit la suit péniblement à distance et nous nous avançons doucement pour arriver à l'angle de la culture et le voir rentrer dans le maïs 90 ou 100 mètres plus loin.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

Je pars chercher ma seconde flèche et constate qu'elle ne présente pas de sang sur le fût, je comprends vite que la lame a juste entaillé le dessous de l'abdomen en arrière du sternum. Je trouve quelques traces de sang à 20 mètres environ de l'angle du champ et commence à douter de mon estimation de la distance au moment du tir. Je pars chercher ensuite ma première flèche en suivant la direction du tir et la retrouve environ 50 mètres plus loin fichée dans le champ travaillé. Mes 2 flèches récupérées je retourne vers les traces de sang

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

pour tenter de suivre la piste jusqu'au bord du maïs. Mais je perds rapidement la piste qui semble peu abondante. Vincent, de son côté a trouvé une grosse coulée de contenu stomacal qui marque l'endroit du tir bien avant le premier sang.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

Je marque le premier sang d'un petit bâton planté au sol puis reprends ma recherche d'indices. N'arrivant pas à retrouver le sang, je pars directement au bord du maïs à l'endroit estimé de l'entrée et en longeant doucement la culture, je retrouve du sang qui semble suffisamment abondant pour faire la recherche,

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012
Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

je trouve aussi du contenu stomacal régulièrement. Je suis doucement la piste qui longe en général le sillon de maïs mais change de temps en temps de rang.

Nous avons pas mal attendu avant de faire la recherche et la nuit tombe vite dans la culture, j’allume ma frontale pour pallier au manque de luminosité.

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

La recherche s'éternise, le chevrillard a déjà parcouru plus de 200 mètres et la piste qui devient abondante biaise à droite à environ 90 ° des sillons quand Vincent me fait signe. Je me redresse et aperçois le maïs qui bouge sur 20 ou 30 mètres puis plus rien. Nous retrouvons rapidement la panse

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

puis les intestins du chevrillard

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

suivie de traînées de sang spectaculaires. Il fait maintenant nuit noire quand tout à coup, le faisceau de ma frontale tombe sur les pattes arrières du chevrillard qui semble mort à mes pieds. Mais en l'éclairant, je constate qu'il est toujours vivant et le saisit rapidement pour abréger son calvaire. 

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

Nous rentrons retrouver les autres chasseurs aux voitures, le goût amer d'une chasse raté et d'une mauvaise flèche qui aura fait souffrir trop longtemps mon chevrillard occupe mes pensées ma seule consolation est d'avoir réussi à retrouver ce chevrillard. 

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

retrouver les autres chasseurs aux voitures, le goût amer d'une chasse raté et d'une mauvaise flèche qui aura fait souffrir trop longtemps mon chevrillard occupe mes pensées ma seule consolation est d'avoir réussi à retrouver ce chevrillard. ​

Mauvaise flèche sur un chevrillard, 14 septembre 2012

Alex

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 15:22

Ce soir, je décide d'aller faire un tour à la chasse autour d’une zone de maïs pour tenter de prélever un chevreuil. En arrivant, je contrôle le vent puis commence à longer le maïs par la droite pour rejoindre un fossé qui sépare 2 parcelles. Je longe tranquillement le fossé bordé par une épaisse végétation marquée par de nombreuses coulées de ragondins qui ont commencé à attaquer le maïs. Un peu plus loin le fossé bifurque à angle droit, je continue à longer contre le maïs quand j'aperçois près de l'angle du champ, à environ 100 mètres, un chevreuil au gagnage dans la végétation qui borde le fossé. L'approche à découvert sera difficile mais, en rentrant dans le premier rang de maïs, je ferai trop de bruit.

Je tente donc d'approcher en collant le plus possible le maïs et en avançant très lentement. Les 50 premiers mètres sont faciles, le chevreuil qui semble être un chevrillard ne s'occupe pas de moi et me laisse avancer. Le vent soutenu m'aide bien aussi. Mais passer 50 mètres le bruissement des feuilles de maïs sur mes vêtements commence à attirer son attention. Il relève régulièrement la tête et regarde vers moi. En restant immobile, j'arrive à faire retomber son attention plusieurs fois de suite mais je ne progresse que de quelques pas à chaque fois et le chevreuil est encore à 30 mètres environ.

Après avoir regardé un long moment vers moi, il se remet à brouter et s'avance dans le fossé où il disparaît. J'en profite pour tenter d'avancer rapidement mais il relève la tête et regarde vers moi. L'approche par paliers reprend mais alors que je suis à 20 mètres environ, le chevrillard fait volte-face et revient vers le maïs. Il rentre la tête dans la culture et je tente de me rapprocher mais il rentre entièrement et je le perds de vue. Je poursuis donc doucement mon approche en tentant de l'apercevoir dans la culture mais impossible quand, alors que je viens de dépasser l'endroit où il est entré, je l'entends démarrer. J'avance rapidement vers l'angle du maïs et l'aperçois, il a traversé un fossé très profond et vient de s'arrêter à environ 40 mètres dans le pré de l'autre côté.

Je m'agenouille et observe un instant. Le chevrillard qui n'a pas vraiment compris ce qui se tramait, cherche à identifier la source du dérangement. Je l'aboie doucement, ce dernier se retourne et revient doucement vers moi puis s'arrête un moment et observe. Je ramasse une herbe au sol et la cale entre mes pouces pour souffler dessus, les petits couinements émis le rassurent et il recommence à venir pour s'arrêter à nouveau. J'alterne ces appels avec quelques petits aboiements. Il se rapproche toujours. Devant moi, au bord du fossé, se trouve un gros arbuste, j'en profite pour avancer tout doucement à genoux vers ce dernier qui me cachera pour l'armement.

Après une longue pause, le chevrillard bifurque et longe à 15 mètres du fossé. J'arrive à me positionner à couvert derrière le buisson et aperçois du coin de l’œil une chevrette sur ma gauche à 50 mètres environ qui observe le chevrillard. Il ne faut pas quelle m'aperçoive. Le chevrillard n'est plus qu'à 12 mètres environ, je me redresse doucement derrière l'arbuste et arme mon arc pour attendre qu'il se dégage sur la droite de l'arbuste mais il commence à s'éloigner un peu. Je me décale doucement et prends la visée alors qu'il vient de s'arrêter plein travers à 15 mètres environ. Je décoche, il démarre au même moment et ma flèche le heurte au niveau du bassin. Le chevrillard s'effondre sur place puis tente de se relever en avançant péniblement sur ses pattes avant.

La chevrette démarre et rentre au maïs un peu plus loin. Je saute rapidement le fossé et me précipite pour l'achever. Ma flèche est introuvable. Je rentre vers la voiture avec mon chevrillard et décide d'emprunter le passage central au milieu des maïs. Je retraverse le fossé avec mon chevrillard puis longe la bordure du champ en direction du passage. Au moment de tourner dans le passage central, un bruit de galop retentit dans le maïs. Je me fige derrière le premier rang de maïs, une chevrette sort à découvert et regarde vers moi puis elle commence à venir droit sur moi. Je recule doucement et pose mon chevrillard au sol puis encoche une flèche. Pas à pas, elle vient droit sur moi. Je me cale et la laisse venir, elle n'est plus qu'à 10 mètres, j'arme mais ne peux pas tirer à cause des pieds de maïs. Il faut qu'elle avance encore un peu mais, tout à coup, elle aboie, fait volte-face et démarre pour s'éloigner. Je désarme. Elle s'arrête à 20 mètres environ puis se retourne et revient vers moi. Je la laisse venir un peu puis réarme mais encore une fois elle aboie et fait demi-tour pour s'arrêter plein travers à environ 15 mètres. J'ai une fenêtre de tir, je prends la visée et décoche mais elle s'écrase et évite ma flèche qui semblait bonne pour rentrer dans le maïs.

Je pars chercher ma flèche, que je retrouve difficilement, plantée dans la végétation au bord du maïs puis retourne à ma voiture avec mon chevrillard. 

Premier chevrillard de la saison

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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