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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 23:58

Ce soir, un couple d'amis de Belgique est passé nous voir pour 2 jours, Massoud n'est pas chasseur mais il a très envie de m'accompagner lors d'une de mes chasses. En rentrant du boulot, nous nous préparons, je lui prête une tenue de camouflage puis nous partons pour mon territoire de tir d'été. Le temps est idéal pour la chasse, il ne fait pas trop chaud et le vent souffle. Nous arrivons sur place vers 19h30, nous allons chasser une petite zone de blé, de vigne et de friche autour d'un petit lac et d'un petit bois. Je me gare sur un chemin de terre au-dessus du lac. Je contrôle le vent qui vient de notre gauche, nous partons donc, au travers d'une vigne entourée du blé, face au vent et rejoignons la bordure du blé que nous longeons un instant en direction de l'angle droit de la vigne. Une mare, formée par les fortes pluies autour de quelques arbres près de la vigne, abritait quelques canards qui s'envolent face au vent. Nous rentrons dans le blé, je m'arrête régulièrement pour scruter la surface des céréales quand j'aperçois la tête d'une chevrette qui émerge. Je me baisse rapidement en la montrant à Massoud. Nous nous avançons rapidement vers le passage de tracteur dans lequel se trouve la chevrette. Nous nous baissons régulièrement mais la chevrette n'est pas inquiète et ne regarde même pas les alentours quand elle relève la tête. Nous arrivons rapidement au passage de tracteur puis commençons à le longer en nous baissant à chaque fois que la chevrette redresse la tête. Elle est à environ 80 mètres, le vent latéral ne lui permettra pas de nous sentir. 

Un brocard en chasse accompagnée, 20 juin 2013

Massoud me suit et prend des photos et des petits films avec son téléphone et sa vision de non chasseur tout en commentant par moment les événements à voix basse. Petit à petit, nous nous rapprochons de la chevrette en nous baissant régulièrement puis cette dernière reste un long moment sans remonter la tête et nous avançons vers elle tout doucement. J'aperçois par moment le mouvement du blé qui la trahit mais brusquement, alors que nous sommes à 30 mètres environ, elle relève la tête et regarde vers nous. Je me baisse mais trop tard, elle démarre et fuit à grand bon. Je l'abois et la stoppe ainsi un court instant puis elle reprend sa course et nous la perdons de vue. Pendant sa fuite, j'en profite pour jeter un coup d'œil aux alentours mais pas d'autre chevreuil en vue.

Nous rejoignons une bande enherbée bordée d'arbres sur notre gauche puis la longeons en direction d'une ruine. Arrivés près du bâtiment partiellement effondré, je me retourne pour regarder en arrière et aperçois la tête d'un chevreuil qui traverse tranquillement le blé de l'autre côté de la bande enherbée pour rejoindre cette dernière. J'interpelle Massoud et lui montre l'animal. A sa démarche, je suis presque sûr qu'il s'agit d'un brocard. Le brocard arrive à la bande enherbée où je le perds un court instant de vue puis il m’apparaît à nouveau au pied d'un des gros arbres. Je presse le pas et nous rejoignons le premier des arbres sur la bordure droite de la bande enherbée puis avançons rapidement d'arbre en arbre. Leur alignement masque notre progression. Au pied d'un des arbres, je me penche pour observer et aperçois le chevreuil qui vient droit sur nous par le milieu de la bande enherbée. J'avance rapidement jusqu'au dernier arbre puis regard à nouveau mais le chevreuil a disparu, je le cherche un instant puis traverse la bande enherbée pour observer à nouveau, caché derrière un autre arbre. Je fais signe à Massoud de rester là puis commence à avancer doucement sur la gauche de la bande d'herbe. Le vent souffle de ma droite. Je m'attends à voir le brocard à tout moment mais impossible d'y mettre les yeux dessus quand, tout à coup, il surgit du blé à 2 ou 3 mètres sur ma gauche et fonce à travers la culture.

Je tente de m'agenouiller et d'aboyer mais je suis à mauvais vent et le chevreuil ne veut pas s'arrêter. Je reviens en courant vers Massoud espérant pouvoir le couper plus loin mais il file trop vite et je le laisse s'éloigner. Nous revenons vers le chemin de terre au bout duquel nous sommes garé pour rejoindre la route et descendre vers Justian pour réattaquer le territoire à bon vent. Nous avançons tranquillement sur le chemin et je jette un coup d’œil dans le blé sur notre gauche et sur le petit lac, au milieu de la culture, où pataugent un ragondin, des foulques et des canards. Massoud m'interpelle, il a vu un chevreuil devant nous. Je me fige et observe, c'est bien un chevreuil qui fait sa toilette à environ 50 mètres devant nous. Je l'observe un instant et m'aperçois qu'il s'agit d'une chevrette. Nous nous calons contre la haie qui borde la droite du chemin et commençons à nous rapprocher alors que le chevrette traverse elle aussi le chemin pour venir brouter quelques feuilles dans la haie. 

Nous avançons tranquillement et la courbe du chemin me fait perdre un moment la chevrette de vue. Je pense qu'elle a traversé la haie pour rejoindre la vigne au-dessus mais je finis par l'apercevoir à nouveau. Elle regarde un moment vers moi et je me fige pour l'observer puis elle reprends son repas et me tourne le dos pour s'avancer un peu. Je me rapproche encore un peu et arrive à environ 30 mètres de la chevrette. Je me fige et fais signe à Massoud de me rejoindre puis le fais passer à ma droite pour le faire passer devant et lui faire tenter l'approche. Je lui montre la chevrette puis il commence à s'avancer. Il est vite repéré et je lui chuchote de s'arrêter, ce qu'il fait puis la chevrette reprends son repas et Massoud son approche mais des brindilles qui cassent sous ses pas le font repérer à nouveau et la chevrette se tourne vers lui. Malgré cela, il poursuit son approche et la chevrette détale pour traverser le chemin puis la haie de gauche pour rejoindre le blé autour du lac.

Nous rejoignons la route et descendons vers Justian jusqu'à un chemin de terre qui prend à gauche sous une petite peupleraie. Nous le longeons tranquillement, rien dans le blé de droite. Nous passons une haie sur notre droite puis arrivons dans un pré ponctué de balles rondes. Au loin sur notre droite, un chien fouille le foin près d'une habitation. Pas de chevreuil, nous traversons le pré et rejoignons une bande boisée que nous traversons pour arriver dans une friche d'herbes hautes et de repousses de frênes. Le terrain remonte doucement vers une petite crête quand j'aperçois sur la gauche de la friche, derrière la cassure du terrain, les bois et le front d'un beau brocard qui dépassent. Je me fige et chuchote à Massoud de se baisser. 

Je me mets à genoux et commence ainsi mon approche en direction de la crête, le vent est bon, le brocard biaise doucement vers moi tout en s'arrêtant pour brouter par moment. 

Un brocard en chasse accompagnée, 20 juin 2013

En arrivant près de la crête je continue mon approche à 4 pattes en m'arrêtant pour regard la progression du chevreuil et arrive ainsi juste derrière la crête où je me poste pour laisser venir le brocard. Ce dernier biaise un peu vers le bois et s'éloigne donc de ma position, il passera maintenant à environ 20 mètres de moi. Je tente de bouger un peu mais il aperçoit le mouvement. Je me plaque au sol. Le brocard reste un moment figé à regarder vers moi, je reste immobile et le brocard se remet à brouter mais reste inquiet et regarde souvent dans ma direction en se léchant les naseaux. Constatant une faille dans sa garde, je tente de me redresser pour armer mais à nouveau il repère le mouvement et commence à devenir très nerveux. Il regarde vers moi, tape du sabot, se lèche les naseaux, hésite, fait mine de partir puis revient un peu puis se retourne à nouveau. Il est un peu loin 20 à 23 mètres environ mais alors qu'il se positionne en 3/4 arrière, je me redresse, arme mon arc, prends la visée et décoche. Le brocard a bougé au même moment mais j'entends l'impact sans pouvoir voir l'atteinte.

Le brocard démarre avec une course très saccadée. Il décrit une boucle par ma droite en aboyant et s'arrête à environ 40 mètres plein travers pour chercher à comprendre ce qui vient de se passer avant de redémarrer au galop. C'est alors que j'aperçois ma flèche plantée dans son arrière train et qui dépasse d'environ 30 cm. Je le perds rapidement de vue dans mon dos, derrière le relief du champ. Je ne suis pas très confiant sur la rapidité avec laquelle mon brocard va succomber à une telle blessure.

Je me redresse et me retourne vers Massoud qui vient à ma rencontre, je commence à lui expliquer un peu ce qu'il s'est passé et mon sentiment sur ma flèche quand 2 chiens de l'habitation la plus proche (200 mètres environ) arrivent vers nous en aboyant. Je crains qu'ils ne relèvent mon chevreuil s'il n'est pas encore mort. J'expliquais justement à Massoud que, vu ma flèche, nous allions attendre un peu que l’hémorragie se fasse mais devant le risque que représente ses 2 chiens j'hésite à faire la recherche immédiatement. Nous commençons par chercher le premier sang que je trouve rapidement en recoupant la trajectoire de fuite du brocard. Une ligne de gouttes sombres est bien dessinée sur la végétation. Je plante une vielle flèche à cet endroit puis, voyant que les chiens se rapprochent de plus en plus, je décide d'attaquer la recherche. J'encoche une flèche au cas où en demandant à Massoud de ne pas marcher sur le sang si possible puis nous suivons le sang qui est assez abondant sur environ 30 mètres, l'arrêt du chevreuil est marqué par une grosse tache de sang au sol puis les gouttes s'espacent de plus en plus et leur diamètres n'est pas toujours très important. J'avance tout de même assez rapidement en pointant les gouttes du doigt pour les montrer à Massoud.

Nous arrivons ainsi au bord de la bande boisée où l'herbe haute se mélange à des repousses de petits frênes. Les gouttes nous mènent au une trouée qui traverse un petit ru. La pénombre relative du bois rend difficile la vue des gouttes de sang et j'allume la lampe de mon portable pour continuer la recherche. Nous enjambons le ru et, focalisé par ma recherche au sol, je ne vois pas le chevreuil allongé sur le flanc à 15 mètres devant nous au pied d'un gros chêne. C'est Massoud qui le voit en premier et me le fait voir. Je suis soulagé, nous nous rapprochons de l'animal sans le toucher alors que les chiens donnent toujours de la voix.  

Hémo nous attends dans la voiture et j'aimerai lui faire retrouver ce chevreuil si possible. Massoud reste sur place à garder le chevreuil au cas où les chiens arriveraient jusqu'à lui et je pars chercher mon petit teckel. Je finis de traverser la bande boisée et ressors dans le pré au milieu des balles de foin puis presse le pas pour rejoindre la route et ma voiture. Je reviens me garer au départ du chemin de terre puis sors Hémo qui est tout excité, je lui mets sa longe puis nous voilà partis. Arrivé près de la zone de tir, Hémo se met à chercher dans tous les sens puis pars un peu au hasard dans toutes les directions, je dois le gronder plusieurs fois et le stopper sur la voie ensanglantée pour le calmer avant qu'il ne prenne le sang. Hémo zigzague sur la voie et je l'encourage : "C'est bien Hémo, le sang, le sang...". Il me conduit ainsi au pas de course vers l'entrée dans la bande boisée et je lâche sa longe pour traverser le ru. Après une petite boucle dans le bosquet Hémo par droit sur le chevreuil alors que je le rejoins en le félicitant. 

Il est temps de rentrer les filles nous attendent pour un fondue de chevreuil. Je charge mon chevreuil sur l'épaule sans sortir la flèche que je pense restée dedans et constate alors qu'elle ressort à peine sur le flanc droit du chevreuil. Je sors donc ma flèche et nous voilà parti vers la voiture pour une petite photo souvenir. Au dépeçage nous constaterons qu'elle traverse la panse, le foie et un poumon. Le chevreuil aura parcouru moins de 100 mètres. 

Un brocard en chasse accompagnée, 20 juin 2013

Alex

 

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Un brocard en chasse accompagnée, 20 juin 2013

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 06:37

Cette année, pour la première fois depuis mon arrivée dans le Gers en 2005, je n'ai pas fait l'ouverture du chevreuil en tir d'été. Le premier juin, j'étais sur Paris avec ma copine. Après des heures de routes nous voilà de retour dans le Gers vers 16 heures. Le temps de nous poser un peu, je prépare mes affaires et embarque Hémo que j’espère prêt pour sa première recherche, je l’entraîne depuis des mois sur des pistes artificielles et me voyant prendre sa longe et changer de tenue, il comprend vite ce qui l'attend.

J'arrive à Justian vers 18h45, je fais un petit tour en voiture pour voir le territoire où je n'ai pas mis les pieds depuis début décembre 2012. Les inondations de ce weekend ont bien touché le bord de l'Osse encore partiellement noyé qui est bordée par des colzas et des semés de tournesol à peine levés. Je ne crois pas trop à une réussite dans ce secteur ce soir. Les collines entre le village et chez le président de la chasse sont couvertes de parcelles de blé très haut et très touffus cette année et de semés de tournesol à peine levés. C'est le secteur où je compte chasser ce soir bien que voir les chevreuils et les approcher n'y sera peut-être pas chose facile. Je pars me garer chez le président pour récupérer mes bracelets vers 19 heures. Après avoir un peu discuté, je pars en chasse vers 20 heures.

Je pars directement à pied de la maison et rejoins une grande friche qui borde un grand bois. Hémo va m'attendre chez le président de la chasse. Vu l'eau tombée ce weekend, je m'attendais à des sols détrempés mais la surface a déjà bien séchée et craque comme des chips, l'approche ne sera pas facile. Je rattrape le bord du bois qui borde le fond de la combe et remonte sur le penchant opposé. J'avance tranquillement dans les herbes hautes parsemées d'orchidées et de repousses de frênes, quand, à plusieurs centaines de mètres dans le champ de blé qui remonte en face de moi, j'aperçois une tache rousse sur la droite d'un fossé qui remonte au milieu de la parcelle vers un bout de haie très large et épais au milieu de la pente dans la culture.

Je m'arrête et attends un moment, la tache bouge, c'est un chevreuil qui remonte doucement de cul, en broutant vers la haie. Juste sous la haie j'aperçois un autre chevreuil plein travers qui semble regarder vers moi. Le premier chevreuil rentre un peu plus haut dans le blé et le second se met à brouter. J'en profite pour me coller contre le bois et avancer rapidement sans voir les chevreuils mais à l'abri de leurs regards. J'avance tranquillement en longeant le bois et me décale doucement par moment pour surveiller les chevreuils et arrive ainsi au coin du bois. Je reste un peu en retrait, caché par des branches basses. Les chevreuils sont à environ 150 mètres. Le premier chevreuil rejoint le second en remontant à travers blé puis tous 2 s'avancent doucement vers le fossé pour y disparaître derrière quelques pieds de colza qui ont poussé là.

Je quitte alors ma cachette et commence à suivre le fossé doucement en essayant de ne pas faire trop de bruit mais le sol et la végétation craquent, de plus le ruissellement des eaux a déposé des vieux pieds de tournesol très craquants de l'an dernier dans le fossé. Malgré mes efforts, je produits par moment de petits craquements mais rien ne bouge devant moi. J'avance sans voir les chevreuils et commence à penser que le bruit de mes pas les aura fait fuir. Arrivé au bout de la haie, j'aperçois 2 oreilles à la surface du blé à 40 mètres environ au-dessus de moi sur ma droite. C'est une chevrette, je me fige et observe. D'abord inquiète, elle se calme et se remet à brouter dans le blé. Je cherche l'autre chevreuil que j'espère être un brocard et l'aperçois droit devant moi à 50 mètres environ caché dans quelques pieds de colza. C'est aussi une chevrette.

Les 2 animaux sont sur l’œil et je reste un moment sans bouger à les observer puis décide de tenter une approche sur la 2ième chevrette pour m'amuser. La première démarre et s'arrête 40 à 50 mètres plus loin, se retourne vers moi puis repart, sort  du blé et rentre au bois sous les yeux de la seconde. Je me fige et attends un court instant avant de reprendre ma progression mais je suis rapidement repéré et la chevrette s'élance pour rejoindre le bois. Alors que je la regarde s'éloigner, un mouvement à 15 mètres devant moi me fait baisser les yeux. La tête d'un brocard vient d'émerger du blé. Il regarde droit devant lui et se trouve plein travers. Je ne suis pas bien positionné pour décocher une flèche et fais doucement pivoter mes pieds produisant quelques petits craquements. Le brocard tourne brusquement la tête vers moi et je pense le voir partir. Je suis immobile mais débout au milieu du blé. Le brocard se tranquillise et reprend sa pause de départ. J'arme doucement mon arc sans qu'il ne réagisse, je prends la visée et décoche mais ma flèche est déviée par le blé après la décoche et rate sa cible. Le brocard démarre au galop, je réencoche en aboyant. Le brocard s'arrête de cul à environ 50 mètres et regarde vers moi. Il hésite un moment alors que j'aboie toujours puis bifurque à 90 °, fait 30 mètres à grands bons en aboyant puis s'arrête plein travers en me regardant puis redémarre et fonce vers le bois pour disparaître en aboyant.

Je vais vérifier mon tir même si je suis pratiquement sur du résultat. Je retrouve ma flèche fichée au sol sans aucune trace d'impact, Je suis la trajectoire du brocard jusqu'à son premier arrêt dans le blé au cas où mais pas la moindre goutte de sang. C'est bien ce que je pensais, je l'ai manqué. Je sors du blé et le longe pour rejoindre la route de crête un peu plus loin.

Arrivé à la route, je la traverse et rejoins l'angle du bois qui redescend sur ma droite vers le bas de la pente. Il borde un semé de tournesol qui n'a pas encore levé. J'observe un petit moment la parcelle de blé qui couvre le penchant opposé sans voir de chevreuil. Je descends en longeant le bois et rejoins l'angle de la culture qui démarre de l'angle bas du bois. Toujours pas de chevreuil en vue, je remonte doucement en longeant la bordure du blé qui borde un autre champ de tournesol à peine levé puis un petit bosquet qui sépare le blé d'un enclos où pâture un beau cheval baie. Toujours rien, j'arrive à la route de crête suivante, j'observe un instant le semé de tournesol bordé par un grand bois le long de la crête suivant et ponctué de 2 îlots boisés sur ma gauche. Pas de chevreuils. Je descends vers le fond de la combe pour rattraper la bordure du grand bois dont le retour se termine au bas du penchant opposé à 150 mètres sur ma gauche. Je longe ensuite une grosse haie qui fait suite au bois. J'aperçois de l'autre côté une parcelle de blé. J'avance doucement et finit par arriver au bout de la haie qui s'élargie petit à petit pour faire maintenant 10 mètres de large environ.

J'observe le blé devant moi et commence à réfléchir à comment aborder la culture. Sur ma gauche à environ 40 mètres, la crête du champ me permettrait d'avoir une meilleure vue d'ensemble sur le champ et je m'apprête à remonter vers ce point stratégique quand je jette un rapide coup d’œil sur ma droite. Un léger mouvement attire mon regard, je me fige et chose qui ne m'était pas arrivée depuis longtemps mon cœur s'emballe. Un beau brocard broute tranquillement au coin de la haie dans le dégagement d'un petit ru qui sépare 2 parcelles de blé et fait suite à la haie, seule sa tête dépasse. Je suis un peu trop avancé, à découvert et ma cagoule est remontée sur le haut de ma tête. Je reprends rapidement mes esprits et abaisse ma cagoule, me recule doucement à couvert derrière la haie puis m'avance tout doucement contre cette dernière, juste derrière l'angle pour voir sans me faire remarquer. Le brocard s'avance en broutant complètement inconscient du danger. J'arme mon arc, le brocard passe derrière un arbre qui masque sa zone vitale, broute un peu puis avance encore et se dégage plein travers à un peu plus de 10 mètres. Je cale ma visée et décoche mais le brocard fait un pas au même moment et j'aperçois ma flèche qui rentre trop en arrière.

Le brocard sursaute, démarre et fait à peine 10 mètres puis s'arrête pour regarder autour de lui un moment. J'en profite pour réencocher. Il a traversé le ru et se trouve maintenant dans le blé à moins de 10 mètres, seule sa tête dépasse du blé et tenter un tir est très aléatoire. Je me tiens prêt à armer, au bout de quelques secondes le brocard, commence à remonter le blé en suivant un passage de tracteur, j'arme mon arc et le suis espérant trouver une fenêtre de tir, d'abord au pas sur 2 ou 3 mètres, il accélère progressivement et prend finalement le galop en décrivant une boucle pour foncer droit sur moi. Je le suis dans mon viseur. Le brocard vient se figer à 4 mètres environ devant moi en m'apercevant, je lui décoche ma flèche au même moment sans lui laisser le temps de réfléchir. L'impact retentit et le brocard redémarre en trombe pour me passer à quelques mètres de moi et rentrer dans la haie où je l’entends tomber à 10 mètres environ puis se débattre un court instant sur place.

Je m'éloigne rapidement de la zone de tir et appelle le président de la chasse pour qu'il m’amène Hemo puis je remonte l'attendre à la route de crête. Au bout d'un moment, il arrive. J'attrape Hémo et sa longe, il a compris ce qui se trame et est excité comme une puce. Je lui mets sa longe de travail puis nous redescendons vers la zone du tir. Je calme Hémo en lui disant "doucement" c'est l'ordre pour le tenir aux pieds. Il se calme immédiatement et reste à mes pieds jusqu'au coin de la haie, je n'en reviens pas, c'est plutôt rare. Je le prends ensuite dans mes bras pour ne pas lui faire croiser la rentrée au bois qui est couverte de sang puis le repose sur la zone du premier tir. "Le sang Hémo, le sang". Il prend immédiatement la trajectoire de fuite mais dépasse la traversée du fossé puis il revient sur ses pas et tente de traverser le fossé mais il s’emmêle dans un petit roncier et finit par se rebuter. C'est sa première recherche au naturel et je ne veux pas le rebuter. Je lui fais traverser le fossé, il reprend alors la piste et rentre rapidement dans la haie.

Je le suis en essayant de me frayer un chemin dans les épines qui me griffent. Je rejoins Hémo, à 5 ou 6 mètres, qui peine à passer un mur de ronces et en me redressant j'aperçois mon chevreuil étendu sur le flanc un peu plus loin. J'encourage Hémo. "Allez Hémo, le sang..." Il finit par passer l'obstacle et arrive au chevreuil qu'il sent d'abord prudemment puis alors que je me rapproche et le félicite de vive voix, il commence à mordiller la patte puis s'attaque à la plaie de la première entrée de flèche. Je suis content de cette première soirée pour moi mais surtout pour Hémo, sa recherche était très facile mais c'est ce que j'espérais pour sa première. J'appose le bracelet et sors mon brocard de la haie. Ma première flèche est bien en arrière mais ressort derrière les poumons entaillant même légèrement l'un d'eux et traversant le foie, la seconde rentre au-dessus de l'épaule et ressort à côté de la première entrée, au milieu du chevreuil. Elle coupe les vaisseaux au-dessus du cœur, entaille les poumons, traverse le foie, la rate et la panse.

Je charge mon chevreuil sur l'épaule et remonte vers la route de crête. Il n'a pas fait plus de 20 mètres depuis ma première flèche.

Première sortie de la saison, première recherche réussie pour Hémo, 4 juin 2013

Alex

 

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Première sortie de la saison, première recherche réussie pour Hémo, 4 juin 2013
Première sortie de la saison, première recherche réussie pour Hémo, 4 juin 2013

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 19:04

Mes bracelets sont fermés mais il en reste encore 2 à Manu et je décide, ce soir, en sortant du boulot, d'aller faire un tour au ragondin et pourquoi pas de flécher un chevreuil. En partant, je regarde si les ragondins ne sont pas de sortie au pied de l'église d'Orbessan et en aperçois un entrain de brouter tranquillement. Je fais demi-tour un peu plus loin et viens me garer devant l'église. J'attrape mon arc puis tente une approche mais le ragondin me repère rapidement et se jette dans le ruisseau bordé par une bande de ronces très épaisse. Je m'avance doucement en face d'une trouée dans les ronces et aperçois 2 jeunes ragondins qui m'observent immobiles à juste quelques mètres. J'arme mon arc et vise le plus dégagé. Ma flèche le cloue sur place. Il se débat un court instant puis s'immobilise alors que son confrère a filé. Je descends dans le ruisseau récupérer ma prise puis poursuis ma route.

Le dernier de la saison, 19 février 2013

Je tente de repérer des ragondins sur quelques coins habituellement bien fréquentés mais rien ne bouge ce soir et les chevreuils ne semblent pas non plus de sortie. La luminosité commençant à décroître, je décide de rentrer quand alors que je roule, j'aperçois 2 brocards en velours entrain de brouter de l'autre côté d'un ruisseau. Je poursuis ma route et me gare un peu plus loin. J'attrape mon arc et traverse le pré qui me sépare du ruisseau puis commence à le longer. Une haie épaisse borde les 2 rives du cours d'eau et j'avance en aveugle. Le bruit du cours d'eau grossi par les fortes pluies couvre ma progression lente mais j'ai peu d'espoir de surprendre ses 2 chevreuils car ils risquent de me voir au travers des branchages avant que je ne puisse leur poser les yeux dessus.

Petit à petit, je me rapproche de l'endroit où je pense les apercevoir et redouble d'attention. Un des brocards se dessine au travers des branchages. Je me fige et observe. Il semble paisible mais je ne vois pas son confrère. Je tente de me rapprocher encore un peu. Le brocard broute paisiblement de l'autre côté du ruisseau en avançant très lentement pas à pas entre les prises de nourriture. Je ne suis plus qu'à 10 mètres et je crains d'être repéré par l'autre chevreuil que je n'arrive pas à voir. La haie s'interrompt de mon côté du ruisseau. Mon brocard s'arrête dans une trouée de la haie d'en face. J'arme mon arc mais la zone vitale est cachée par les branchages. Le tir est trop risqué. Je désarme mais mon brocard s'avance à nouveau et s'arrête cette fois dans une autre trouée dans un beau 3/4 arrière.

Je réarme rapidement prends la visée, mon chevreuil est à environ 12 mètres. Je vise devant le cuissot et décoche. Ma flèche vole bien et il me semble la voir entrer pile où je visais avec un  bruit caractéristique d'une atteinte arrière. Le chevreuil démarre en trombe suivi par son compère qui vient de surgir de nulle part. Ils filent et semblent revenir vers le bord du ruisseau. Je les perds de vue à environ 100 mètres. J'attends un peu en me refaisant la scène dans ma tête puis pars pour tenter de retrouver mon chevreuil avant qu'il ne fasse nuit. Je trouve un peu plus loin un passage peu profond et traverse le ruisseau pour revenir en arrière à la zone du tir repérée grâce à un arbre tordu. Impossible de trouver du sang. Dans mon idée, le brocard a longé la bande enherbée et je m'acharne à y chercher du sang sans succès. La luminosité baisse rapidement et je tente d'allumer ma frontale mais cette dernière ne semble pas marcher, j'insiste un peu sans lumière mais rien à faire. Je vais rentrer quand, tout à coup, ma frontale s'allume.

Je reprends ma recherche mais rien à faire, je ne trouve pas de sang. Je tente de me décaler dans le semé de blé et trouve alors quelques gouttes de sang. Mon impression était fausse. Je suis les gouttes qui ne sont pas bien grosses, aidé par le pied du chevreuil qui marque parfois dans le sol meuble. Le sang est parfois presque inexistant et je poursuis ma recherche à 4 pattes, le nez au sol. Contrairement à ce qu'il me semblait, le chevreuil s'éloigne du ruisseau. Au bout de 150 mètres de recherche difficile avec quelque passages où le chevreuil semble perdre plus de sang et donc plus facile à suivre, le chevreuil traverse un fossé. Trouver la traversée n'est pas chose facile car les gouttes de sang sont petites puis la piste se met à longer le fossé sur une bande enherbée. Le chevreuil semble zigzaguer de plus en plus en traverse un petit roncier au lieu de le contourner, peut être commence t-il à perdre un peu sa lucidité. La recherche devient très difficile quand, tout à coup, le sang s'interrompt alors que le chevreuil semblait vouloir retraverser le fossé. A force d'insister, je me rends compte que le chevreuil bifurque en fait à 90° dans le chaume de blé sur ma gauche. Le sang est un peu plus abondant et je parviens à le suivre sans trop de mal. Dans la nuit je ne m'en rends pas tout de suite compte, mais, le sang décrit une boucle et me ramène au bord du fossé où j'avais perdu la piste. Le chevreuil ne doit pas être bien loin car cette attitude est incohérente, un chevreuil sain n'aurait pas fait cette manœuvre à découvert mais de nuit impossible de le retrouver car je ne trouve plus de sang.

Je rentre, J'ai parcourus environ 200 mètres en plus de 2 heures, le lendemain midi, en sortant du boulot, je retourne sur place et aperçois mon brocard de la route il est mort dans le chaume de blé, je suis passé à moins de 20 mètres hier soir. Il est couché sur le flanc, ma flèche dépasse encore. Je me gare et pars le chercher. Ma flèche rentre en fait dans le cuissot et ressort derrière les poumons contre la colonne vertébrale. Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier à ses impressions. Chaque action de chasse est une leçon pour son auteur.

Le dernier de la saison, 19 février 2013

Alex

 

Trophée :

Le dernier de la saison, 19 février 2013

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 20:51

Il ne me reste plus qu'un bracelet chevreuil et mon bracelet cerf en poche et cela fait presque 3 mois que je n'ai pas vraiment chasser. Cette année mes invités ont fait fort, Philippe de Vaucluse a fait un petit brocard en velours à l'approche 

Un fin de saison difficile et amère, 01 février 2013

Benjamin a prélevé une belle chevrette que je lui ai faite venir au Butollo 

Un fin de saison difficile et amère, 01 février 2013

et Patrick une chevrette

Un fin de saison difficile et amère, 01 février 2013

et un jeune brocard en 2 jours au treestand sur 2 postes différents.

Un fin de saison difficile et amère, 01 février 2013

Les journées ont un peu rallongé et je décide de faire une petite sortie en sortant du boulot. Sortie du boulot vers 17h30, je pars pour Labéjan. Alors que je suis presque sur le secteur que je pensais chasser ce soir, j'aperçois une petite chevrette qui broute en contrebas de la route au bord d'une haie perpendiculaire à la route. Je me gare un peu plus loin pour tenter une approche qui me semble assez facile.

J'enfile ma cagoule, ma polaire camo par-dessus mes habits du boulot et reste en jean et chaussure de ville. L'approche va se faire sur la route. J’attrape mon arc et positionne mon décocheur puis commence mon approche en longeant doucement la route du côté opposé à celui où se trouve le chevreuil. Je l'aperçois rapidement, il broute toujours paisiblement, plein travers, derrière la haie. Une grosse trouée au milieu de cette dernière doit me permettre un tir. Je me baisse le plus possible pour être caché par la route qui surplombe mon chevreuil pour arriver en face de la trouée puis arme mon arc et me redresse doucement en prenant la visée. Le chevreuil toujours paisible est à 12 mètres environ. Je cale mon viseur et décoche mais je ne comprends pas ce qu'il se passe. Ma flèche part se ficher en terre sous le chevreuil et je pense l'avoir manqué mais un bruit anormal comme une flèche qui frappe un os, suivi d'une réaction anormale du chevreuil me font vite comprendre que ma flèche l'a touché.

J'ai certainement touché une brindille dans la haie qui a peut-être dévié ma flèche. Mon chevreuil, reste un petit moment sur place sans fuir et ne semblant pas inquiet mais avec une patte arrière relevée et plaquée contre son ventre. L'effet de surprise rapidement passé, je réencoche une flèche. Le chevreuil fait volte-face tranquillement, traverse la haie au pas et me passe plein travers à environ 15 mètres sur 3 pattes d'un pas lent. Il me faut vite réagir, je ne peux pas le laisser partir blessé surtout sans réellement savoir quelle partie de la patte est touchée. J'arme rapidement et prends la visée dans la foulée puis décoche. Cette fois ma flèche est dans l'animal mais un peu en arrière (je la juge au niveau de la panse).

Le chevreuil réagit à peine et bifurque pour rentrer tranquillement au bois dans une bordure de buissons noirs.

Un pli d'intestin ressort par la sortie de flèche, le chevreuil fait environ 10 mètres puis semble s'effondrer.

Je retourne à la voiture pour finir de me changer et me garer un peu mieux, le secteur où je pense mon chevreuil mort est une bande de buissons noirs assez épaisse et je décide de laisser mon arc à la voiture pour ne pas être gêné ou l’abîmer en progressant dans les épais. J'attends un petit moment au cas où le chevreuil ne serait pas vraiment mort puis je pars à sa recherche. Je commence par aller voir mes flèches, toutes les 2 sont fichées au sol, la première ne porte aucune trace qui pourrait faire penser à une blessure du chevreuil, la seconde est légèrement marquée de contenu stomacal et de sang et quelques poils sont coincés dans la lame. Je récupère mes flèches et les laisse au bout de la haie derrière laquelle se trouvait le chevreuil puis je commence à chercher du sang mais je n'en trouve pas. Je prends donc la grosse coulée prise par le chevreuil pour se mettre à couvert et trouve quelques petites traces de sang et un petit caillot. Je traverse les épines et ressors sur un passage broyé que je longe un instant pour tenter d'apercevoir mon chevreuil quand, tout à coup, il est là, dans les épines, à 5 ou 6 mètres, couché plein travers et encore bien vivant, il m'observe sans bouger alors que je viens de me figer. 

Je fais doucement marche arrière et repars vers la voiture, le chevreuil ne semble pas avoir bougé après que je le perds de vue. Je récupère mon arc, retraverse doucement les épines et longe doucement la bande broyée. Le chevreuil est toujours là, il n'a pas bougé. J'arme mon arc et tente de trouver une fenêtre de tir au travers des branchages. Au bout d'un moment, en me contorsionnant, à genoux, je réussis à trouver une ouverture suffisante pile en face du coffre du chevreuil. Je vise tranquillement et décoche. Ma flèche rentre au défaut de l'épaule où je la voulais avec un bruit caractéristique qui ne me laisse aucun doute sur la suite des événements mais le chevreuil reste immobile et continue à me regarder. Je ne comprends plus rien. Je n'ai jamais vu ça.

Au bout d'un moment passé à nous regarder, le chevreuil se lève d'un bon puis se débine dans les épines en chancelant, il s'éloigne ainsi d'une quinzaine de mètres puis bifurque pour traverser le passage broyé sur lequel je me trouve. Je le perds de vue à ce moment-là. Je reste prêt à armer, immobile mais le chevreuil ne ressort pas. Au bout d'un moment, je décide d'aller chercher ma flèche et mon chevreuil qui doit maintenant être mort. Je laisse mon arc derrière moi pour rentrer dans les épines et commence par examiner l'endroit où il était couché. Le sol est maculé de sang, je cherche ensuite ma flèche mais ne la vois pas. Une traînée de poils projetés par mon tir me donnant la trajectoire de la flèche je finis par la retrouver 10 mètres plus loin dans la direction du tir, une vanne s'est décollée en traversant le chevreuil et je la retrouve un peu avant la flèche. La flèche lavée par les feuilles mouillées ne présente presque pas de traces de sang.

J'aperçois un peu plus loin mon chevreuil et pars à sa rencontre mais horreur en arrivant à quelque mètres de lui, j'aperçois sa tête, jusque-là cachée par les branchages, qui me regarde. Je n'y comprends rien, je n'ai vraiment jamais été confronté à une telle situation. Le chevreuil se présente de cul, couché et sa tête tournée en arrière vers moi. Je tente de m'éclipser discrètement mais je casse beaucoup de branches même en faisant le plus attention possible. J'arrive à récupérer mon arc alors que le chevreuil n'a pas bougé. Je reviens doucement mais toujours en faisant autant de bruit et arrivé à 5 mètres de mon chevreuil, je cherche une fenêtre de tir. Comme la première fois, je dois me contorsionner pour prendre ma visée. Cette fois je le tire de cul, ma flèche rentre au-dessus d'un cuissot et ressort sous la gorge de l'animal qui tente de se relever sans succès avant de rapidement s'immobiliser.

Je suis écœuré par ce moment de chasse qui se finit tout de même par la mort de l'animal mais dans quelles conditions !

Je m'avance vers cette petite chevrette sans vie, elle est très amaigrie. Ma première flèche lui a juste entaillé la patte au-dessus du pied, la seconde coupe le foie et traverse la panse, la troisième rentre au défaut de l'épaule mais, le chevreuil étant couché sur le flanc, elle ressort du même côté contre la colonne et ne taillade qu'un poumon et la dernière passe au-dessus du cœur entre les 2 poumons.

Le regard de ce jeune chevreuil reste encore gravé dans ma tête et cette expérience restera pour moi une des plus pénibles de ma vie de chasseur à l'arc. Les honneurs rendus et le bracelet apposé, je ramasse mon chevreuil et mon arc, remet mes flèches sur mon carquois et retourne vers la voiture alors que la nuit tombe.

Un fin de saison difficile et amère, 01 février 2013

Alex

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 11:33

Ce matin, je repars chasser avec mon Butollo mais sur un autre secteur de Labéjan, je me gare au village vers 7h30 avant de partir en chasse en suivant un chemin enherbé qui descend vers un bois étroit. Je n'ai pas fait 2 pas que j'aperçois déjà un premier chevreuil au gagnage juste contre les habitations. Je me fige et l'observe un instant, il regarde un moment vers moi puis commence à descendre tranquillement vers le bois en broutant. Je tente de descendre rapidement en longeant derrière une petite haie qui borde une partie du chemin à ma gauche mais, tout à coup, le chevreuil m'aperçoit et démarre. Il remonte vers les maisons comme s'il voulait rentrer dans les jardins. J'hésite à remonter pour l'intercepter mais il fait demi-tour et commence à redescendre suivi de 2 chevreuils plus petits. C'est en fait une chevrette et ses chevrillards. Elle a pris le temps d'aller les chercher avant de s'enfuir, Je tente de les appeler mais ils poursuivent leur fuite, je les perds de vue dans un creux de la prairie.

Je recommence à descendre et rattrape le bord du bois, un dernier coup d’œil en arrière sur les chevreuils qui sont remontés en crête de la colline et se sont arrêtés pour observer puis je longe un peu le bois, le traverse par un passage enherbé puis remonte dans un pré bordé par le bois qui forme un U très large pour me poster en lisière au bord d'une sorte de gros fossé, sur la droite du pré. Je commence mes appels mais ils restent sans réponse. Je ressors du bois alors que le brouillard enveloppe le secteur. Je traverse le pré pour aller me poster vent de face dans l'autre angle du pré. Je m'avance un peu dans le bois puis me poste et commence mes appels. Rapidement, un galop retentit et je tente d'apercevoir le ou les chevreuils mais en bougeant légèrement l'un d'eux qui venait droit sur moi me repère et décrit une grande boucle dans le bois alors que j'appelle toujours. Je les vois enfin, c'est une chevrette et ses 2 chevrillards, ils passent à 30 mètres au-dessus de moi. Je les perds de vue alors qu'ils arrivent à la lisière du bois. Je continue mes appels. Cette fois ils sortent sur le pré, dans le brouillard, pour me contourner et me prendre au vent. Je me retourne lentement, la chevrette est arrêtée à moins de 20 mètres plein travers mais les branchages m'empêchent d'envisager un tir. Elle ne va certainement pas tarder à me sentir mais je tente de la faire venir d'avantage. Elle s'arrête souvent et n'avance que pas à pas puis fait brusquement volte-face pour rentrer au bois en entraînant ses petits. Je les perds vite de vue puis le calme revient.

Je tente d'appeler encore un moment au cas où mais ne voyant rien venir, je sors du bois. 3 chevreuils qui regardent vers moi en crête à 200 mètres environ me font stopper net. Je tente de les appeler mais ils restent immobiles. Je tente de me rapprocher un peu jusqu'à une bande de ronces et reprends mes appels mais ils ne bougent toujours pas. Je me décale encore un peu, cette fois les chevreuils disparaissent derrière la crête. Je remonte rapidement mais arrivé en crête, je ne les vois plus. Je commence à descendre vers un autre bois quand j'aperçois au loin, à plus de 600 mètres, 3 tâches sombres dans un chaume de blé du versant opposé derrière le bois. Je me fige et observe un instant, ce sont des chevreuils, ils avancent vers un lac entouré par le bois. Je tente de descendre rapidement à découvert mais arrivé presque au bois je les vois qui s'enfuient vers le bois du Turc au loin.

En tournant la tête, j'aperçois furtivement un chevreuil qui se débine devant moi, caché derrière un roncier, il m'a vu avant que je ne le vois et il se défile maintenant dans le bois en passant sous les fils de fer barbelés. Je rattrape la bordure du bois et le longe par la droite pour me poster 2 fois et appeler mais, ne voyant rien venir, je poursuis ma route jusqu'à une haie qui sépare deux prés. Je la traverse par un passage et observe les alentours.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Devant moi, se trouve un gros rond de rosés de prés, je reviendrai les chercher plus tard si j'ai le temps.  

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

L'an dernier, à cet endroit j'ai fait venir une chevrette à l'appeau. Je me poste donc pour appeler un moment mais rien ne semble venir quand, au loin, près de la ferme, j'aperçois 3 chevreuils qui passent la route de crête. Ils s'arrêtent et regardent vers moi. 2 autres les rejoignent, je recommence mes appels, ils semblent m'entendre mais ne semblent pas disposés à venir. Tout à coup, 3 d'entre eux descendent au petit trot et biaise à droite vers un bouquet d'arbres sous la ferme puis s'arrêtent au pied des chênes pour brouter, les 2 autres avancent doucement en broutant plus en arrière.

Mes appels semblant non efficaces, je décide de me rapprocher, je longe le bois sur ma gauche, doucement, voûté au maximum et en appeautant régulièrement pour les tranquilliser. Passé à couvert derrière un petit bosquet perpendiculaire au bois, je finis de descendre au fond de la combe au pas de course. Arrivé contre le petit bosquet, je remonte doucement la pente boisée pour rejoindre la lisière où je me poste pour observer un moment. Les chevreuils broutent toujours près des gros chênes.

Je recommence mes appels mais cette fois les chevreuils semblent inquiets et se regroupent avant de commencer à descendre en biaisant vers le bout du bosquet à ma droite.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Comprenant rapidement ce qui va se passer, je quitte mon poste et rejoins le fond de la combe que je longe au pas de course pour tenter d'intercepter les chevreuils. Je les aperçois au travers des branchages, ils viennent bien vers le bout du bosquet. J'aperçois un rond de ronces avec un gros arbre mort au milieu un peu après le bout du bosquet et décide de me poster derrière.  

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

J'arrive au bout du bosquet mais les chevreuils sont déjà trop proches et je ne peux pas rejoindre l'îlot de ronces sans être vu. Je me poste donc au bout du bosquet et observe les chevreuils au travers des branchages, je ne vois que 4 animaux, une grosse chevrette, une plus petite et 2 chevrillards, ils semblent vouloir passer entre l'îlot de ronce et le bout du bois. 

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Ils s'arrêtent un moment à 30 mètres environ et observent. La chevrette de tête semble inquiète et commence à biaiser pour passer après les ronces, les choses se compliquent, au plus près les chevreuils vont me passer à 15 mètres mais très certainement à plus et je ne peux pas bouger sans être vu, de plus le vent qui souffle en longeant le bosquet dans mon dos risque de me faire repérer. Tout à coup, j'aperçois le 5ième chevreuil, c'est un brocard, il vient vers le bout du bosquet et biaise doucement pour passer à travers le bois dans mon dos. Je tente de me tourner un peu pour essayer de l'apercevoir au travers d'une trouée dans la végétation.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

La chevrette m'a aperçu au travers des feuillages et commence à devenir très nerveuse, elle tourne sur place et frappant du sabot le sol puis démarre en aboyant pour partir vers le bout du bois dans mon dos avec les 3 autres à ses trousses. Elle va tout gâcher, je m'attends à voir démarrer le brocard d'un instant à l'autre, je l'ai perdu de vu derrière le petit bosquet. Il met un moment à réagir puis démarre et me passe à moins de 10 mètres au trot, j'arme mon arc au cas où mais il rejoint le rond de ronce et s'arrête derrière alors qu'il semblait vouloir le contourner. Je me tiens prêt au cas où il déciderait de traverser au plus près de moi, environ 15 mètres nous sépareraient.

Au bout d'un moment, il se décide et passe au petit trot pour rejoindre le bois, je vise en avant et décoche mais je passe juste derrière. Je l'aboie alors qu'il va rentrer au bois en réencochant une flèche. Il s'arrête au ras du couvert, à un peu plus de 40 mètres, puis fait demi-tour et commence à revenir vers moi en zigzagant d'un pas lent. Je monte doucement mon arc pour me préparer à l'armement mais je suis découvert et armer sans être vu sera difficile. Petit à petit, il arrive en me présentant tantôt un plein travers, tantôt un 3/4 face. Alors qu'il est à 20 mètres environ, il me semble détecter une baisse d'attention et je commence à armer mais je me ravise vite car il regarde maintenant vers moi. Il vient toujours sans s'arrêter, cette fois, il rebaisse sa garde et ce sera ma seule chance il va être trop proche. J'arme doucement et prends la visée. Le brocard vient se planter à 15 mètres, plein travers, tourné vers le bois. Ma visée est prise, je décoche mais il démarre à ce moment-là et ma flèche semble taper trop en arrière alors qu'un bruit de fracture impressionnant retentit.

Le brocard démarre en trombe et rentre au bois avec une course saccadée caractéristique d'un animal touché. Avant de rentrer au bois je le vois perdre un gros jet de sang et aperçois quelques plis d'intestins qui semblent pendre sous son ventre. Il remonte la pente du bois et je le perds de vue, je le suis encore un instant à l'oreille avant d'entendre un gros fracas puis plus rien.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

J'attends un moment puis pars chercher mes flèches, la seconde est brisée en 3 morceaux à partir de l'empennage et l'encoche a sauté, l'autre est postée dans l'herbe près du bois. Je me dirige vers là où j'ai vu rentrer le chevreuil au bois. Les feuilles mortes dans la montée sont marquées de grosses gouttes de sang alors que je n'ai pas su voir de traces de sang dans le pré.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Je remonte la pente en suivant les gouttes et arrive sur une zone plane près d'une grosse souche renversée, les gouttes de sang sont éparpillées sur un rond de 2 mètres de diamètre et ne suivent plus une ligne comme précédemment.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Je tourne un petit instant en essayant de dénouer la piste puis aperçois des gouttes à quelques mètres sur ma droite. Je me rapproche et constate que le sang est mélangé à du contenu stomacal, les chevreuils arrivaient bien du chaume de maïs au-dessus du lac où je casse souvent car je trouve des grains de maïs dans les traces de sang.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

La piste est bien marquée et facile à suivre.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Je la suis tranquillement, elle remonte doucement vers la lisière haute du bois. Rapidement, je tombe sur une première reposée debout, le sol est marqué d'un gros rond de sang constitué de gouttes tombées à la verticale, le chevreuil est resté là un moment.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Au redémarrage, le chevreuil a perdu pas mal de sang, de nombreuses gouttes éparses couvrent les feuilles mortes. 

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

A nouveau, le sang est mélangé à du contenu stomacal, la piste est toujours très abondante et facile à suivre.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Tout à coup, un chevreuil démarre en lisière du bois au-dessus de moi. Je me fige et attends un moment, le bruit s'arrête vite. Après une petite attente, je reprends ma recherche et tombe rapidement sur une seconde reposée debout bien marquée.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

La piste reprend juste un peu moins marquée mais toujours facile à suivre. 

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

A l'endroit où se trouvait le chevreuil qui a démarré, je retrouve une reposée où l'animal s'était couché.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Je m'arrête un moment et scrute l'intérieur du bois car, au bruit, je pense que le chevreuil n'est pas allé loin. Je raccroche mon décocheur et reprends ma recherche tout doucement. La piste redescend maintenant et le sang se fait plus rare, je suis tout de même bien la piste également tracée par les feuilles mortes retournées.

Le chevreuil redémarre devant moi sans que je puisse le voir mais à nouveau le bruit s'arrêt rapidement. J'attends un moment puis poursuis ma recherche. Je retombe un peu plus loin sur une seconde reposée couché à seulement 20 mètres de la première, signe que mon chevreuil n'est pas bien. Je continue à suivre la piste qui débouche dans une sorte de large fossé qui longe juste à la lisière, à l'intérieur du bois. Le sang devient de moins en moins abondant. 

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Après 10 mètres environ, la piste bifurque à droite et ressort sur le pré en direction du bosquet au bout duquel j'ai fléché le brocard. Sur le pré, je ne trouve plus de sang et décide d'arrêter la ma recherche et d'appeler le chien de sang. Je traverse tout de même le pré pour examiner le bord du bosquet quand j'aperçois mon brocard qui surgit du sale un peu plus loin retraverse le pré et rentre dans le grand bois qui surplombe le lac. 

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

J'appelle donc le conducteur de chien de sang mais il m'annonce une triste nouvelle, son chien lui a échappé lors d'une balade avec sa longe et il le cherche sans succès depuis plusieurs jours. Il est justement en train de le chercher. Il me rappellera dans 2 heures pour me dire s'il peut venir avec sa jeune chienne. Je décide de retourner à la voiture pour passer le temps et de revenir pour ramasser les rosés des prés. 

En route, j'aperçois 4 chevreuils qui arrivent dans un léger brouillard en suivant la crête d'une colline. Je suis en plein découvert et ils regardent vers moi. Ils sont à environ 150 mètres. Je me voûte et avance doucement en faisant de petits appels brefs au Butollo. J'arrive ainsi à passer derrière un bout de haie et à rejoindre la bordure du bois à 40 mètres environ sans faire fuir les animaux. Je me cale ensuite derrière le bout de haie à son extrémité et commence à appeler. La chevrette de tête hésite, elle fait quelques pas vers moi, se retourne vers les trois autres puis se fige et regarde vers moi un moment avant de biaiser pour descendre vers le fond de la combe. Je me décale pour être masqué par le relief et avance vite d'environ 50 mètres avant de me figer à la vue des chevreuils.

A nouveau, la chevrette hésite puis fait brusquement demi-tour pour repartir d'où elle vient. Les animaux s'arrêtent régulièrement pour regarder derrière eux puis rentrent au bois.

Je finis d'arriver à ma voiture où je retrouve Hémo, mon teckel de 4 moins 1/2 que je dresse à la recherche au sang. Il m'a sagement attendu et dort en boule sur le siège passager. Je prends la voiture et pars me garer près de l'endroit où les chevreuils ont traversé la route de crête puis je redescends avec un sac pour aller chercher les champignons.

En traversant le petit bosquet, je trouve du sang, le chevreuil a donc longer ce dernier avant de s'arrêter dans un bouquet de buissons noirs.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Je laisse le coin tranquille puis pars chercher mes champignons et je reviens avec un poche de plusieurs kilos vers  la zone du tir, je continue à perdre un peu de temps en prenant des photos du paysage et de la piste au sang quand une voix m'interpelle. "Hep", je cherche d'où vient cette voix, "Hep", cette fois j'aperçois le chasseur, je le connais bien et vais à sa rencontre.

"Tu as tiré un chevreuil ce matin ?" 

"Oui, tu l'as trouvé?"

"Oui.....

Nous discutons un moment puis il me conduit à mon chevreuil qui est mort sur un ancien chemin dans le bois où je l'ai vu rentrer, à 40 mètres environ de la lisière.

Il a parcouru environ 200 mètres sur la totalité de sa fuite. Ma flèche est très en arrière, elle est basse dans les intestins et touche les 2 genoux en écaillant un des tibias, d'où le bruit de fracture.

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Qu'elle n'est pas ma surprise quand voulant le prendre en photo, je l'attrape par les bois pour le positionner. Le bois de gauche me reste à la main avec un morceau du pivot. Une vielle fracture entrain de cicatriser, le morceau ne tenait que par la peau. 

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

Alex

 

Trophée :

Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012
Un joli brocard trop curieux, 17 novembre 2012

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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