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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 22:01

Ce soir, en sortant du boulot, je retourne sur mon site de chasse favori sur Labéjan. Je me gare au pied de la digue du lac puis me prépare, j'enfile ma tenue camo et attrape mon arc puis pars en remontant la route vers la ferme pour rejoindre la petite parcelle de maïs où le brocard s'est joué de moi lors de ma dernière sortie. Je jette tout de même un coup d’œil le long du ru entre les 2 parcelles de maïs puis au premier passage de canon et aperçois un chevreuil au gagnage au milieu du passage à 100 mètres de la route environ. Ce soir le vent est soutenu et souffle dans le sens opposé à d'habitude (vers le lac). Les conditions sont idéales pour réaliser une approche. Je quitte la route, franchit le fossé puis le petit talus du champ et me colle contre la culture sur la gauche du passage. Le chevreuil est toujours là, entrain de brouter.

 J'analyse rapidement la situation et décide de tenter une approche par le côté droit du passage, je traverse rapidement le passage sans être vu puis rentre dans le premier sillon. J'avance ainsi à couvert mais à l'aveugle sur environ 40 mètres assez rapidement en profitant du vent qui fait claquer les feuilles de maïs et couvre le bruit de ma progression.

J'arrive dans une zone où il manque une dizaine de pieds de maïs sur le côté gauche du sillon, je profite de cette fenêtre pour me pencher doucement pour tenter d'apercevoir le chevreuil mais ce dernier n'est plus là. Soit il m'a entendu et s'est enfuit soit il est rentré en mangeant dans la culture et risque de ressortir rapidement. Je décide de tenter ma chance, je ressors sur le passage de canon et avance tranquillement en collant le côté gauche quand ta tête du chevreuil ressort du maïs à 20 mètres environ. Je me plaque contre le maïs et attends. La chevrette s'avance au milieu du passage en broutant. Puis reste un moment à écouter sans bouger avant de bifurquer pour venir droit sur moi d'un pas calme. Elle s'arrête de temps en temps pour brouter ou se lécher le dos. Elle est maintenant à environ 10 mètres de face et marque une pause. Elle tourne la tête en arrière, j'en profite pour armer et reste coller au maïs. Elle reprend sa marche puis bifurque à nouveau à 8 mètres environ, comme pour rerentrer dans le maïs. Elle s'arrête, plein travers, avec la tête dans le maïs. C'est un cadeau, je fais rapidement un pas pour me retrouver au milieu du passage tout en ajustant ma visée au défaut de l'épaule et décoche. Ma flèche traverse la chevrette et se fiche au sol. La chevrette fait volte-face, le sang coule très abondamment du trou de sortie situé au ras du sternum à environ 20 cm derrière le coude. La chevrette fonce dans le maïs et disparaît dans un grand fracas de feuilles qui claquent et de pieds de maïs qui craquent.

Le calme revient rapidement. Confiant, je m'avance rapidement vers la zone du tir, une grosse tache de sang marque au sol l'endroit où se trouvait la chevrette et du sang a été projeté sur 2 mètres environ.

Une chevrette à fleurs de lys, 17 octobre 2013

Ma flèche est fichée au sol et couverte de sang.

Une chevrette à fleurs de lys, 17 octobre 2013

Je la récupère puis jette un coup d’œil aux premiers indices, une feuille de maïs tachée de sang présente quelques poils de mon chevreuil.

Une chevrette à fleurs de lys, 17 octobre 2013

Je jette ensuite un coup d’œil à l'entrée du chevreuil dans le maïs. Le sang au sol est bien visible et la recherche semble facile.

Une chevrette à fleurs de lys, 17 octobre 2013

Je m'avance donc dans le maïs, il y a beaucoup de sang au sol mais aussi très régulièrement sur les pieds de maïs et je progresse rapidement.

Une chevrette à fleurs de lys, 17 octobre 2013

Après environ 20 mètres, la piste bifurque brutalement à gauche et suit un sillon de maïs, le sang est très marqué au sol et le suivre est toujours aussi facile.

Une chevrette à fleurs de lys, 17 octobre 2013

Je retrouve, à environ 20 mètres plus loin, mon chevreuil mort sur la gauche du sillon. C'est une jeune chevrette de l'année dernière. Elle est déjà en poil d'hiver.

Une chevrette à fleurs de lys, 17 octobre 2013

Ma flèche est rentrée pile au défaut de l'épaule et ressort là où je pensais, en arrière du coude. Au dépeçage, je constaterai que j'ai traversé le cœur et que ma chevrette porte 2 canines bien développées (fleurs de lys).  

Une chevrette à fleurs de lys, 17 octobre 2013

Il est encore tôt, la chasse n'a pas durée 10 minutes, je décide de continuer à chasser un peu en attendant la nuit. Je suis donc mon idée première, après avoir mis la chevrette dans le coffre de ma voiture, je remonte vers la ferme pour chasser la petite parcelle de maïs. Le vent étant opposé au sens habituel, Je vais attaquer la descente en longeant le maïs côté colza et non côté bosquet. J'avance tranquillement sans voir de chevreuil puis arrivé au fond de la parcelle, je bifurque et suis la culture doucement quand un aboiement me fige sur place. Un chevreuil démarre, j'arme mon arc mais il surgit du maïs bien trop loin et bien trop vite. C'est le brocard que je cherchais, il fonce vers le grand bois qui couvre le penchant à ma droite et disparaît rapidement à couvert.

Je reprends ma progression lente mais pas d'autre chevreuil dans le secteur, je décide de rejoindre un autre bosquet un peu plus loin et de le longer pour remonter vers la route côté tournesol. Une haie en L part du grand bois sur environ 40 mètres puis bifurque pour rejoindre le bas du bosquet suivant. Un aboiement de chevreuil retentit derrière la haie sans que je puisse le voir. Je rejoins cette dernière et décide de la loger du côté droit. J'avance tranquillement et péniblement dans un labour. A 100 mètres plus loin environ, un beau brocard surgit de l'autre côté de la haie à 3 ou 4 mètres à ma gauche, il s'était gîté dans cette dernière. On dirait le brocard de tout à l'heure mais sa fuite rapide ne m'a pas laissé vraiment le temps de l'admirer.

Je poursuis, un peu plus loin, à 35 mètres environ du coin du bosquet, la bordure du bois est rentrante et un bout de haie poursuit l'angle du bosquet. Un gros lièvre est assis au bout de ce morceau de haie. Il m'a vu mais reste figé. Je tente une approche pour m'amuser. Je suis doucement la bordure du bois et le bout de haie finit par me cacher aux yeux du lièvre, j'en profite pour avancer à couvert mais arrivé au bout de la haie, le lièvre n'est plus là, je remonte vers la route en longeant le bois. Pas de chevreuil mais j'aperçois furtivement le lièvre qui se débine dans la culture, arrivé à la route je redescends vers la parcelle où j'ai fléché ma chevrette. Je longe la parcelle en jetant un œil sur les passages de canon mais pas de chevreuil. J'arrive au bord du ru et le longe doucement quand j'aperçois à 150 mètres environ un chevreuil qui sort de la parcelle de droite pour s'avancer vers le ru. Je me fige contre la maïs, le chevreuil disparaît derrière un morceau de haie qui borde le ru. Je presse le pas et rejoins le bout de haie, traverse le fossé puis longe doucement la haie. Mon décocheur est accroché, je m'attends à voir le chevreuil d'un moment à l'autre, j'avance tout doucement en calculant tous mes pas mais alors que j'arrive au bout du bout de haie, je ne vois toujours pas de chevreuil. Brusquement, un mouvement me fige sur place, le chevreuil était juste derrière un buisson à 35 mètres environ. Curieux et ne m'ayant pas clairement identifié, il vient vers moi et se plante à moins de 20 mètres derrière un gros arbuste touffu. C'est une chevrette. Je l'aperçois tout juste au travers des branchages. Il regarde vers moi, nous restons ainsi plusieurs minutes à nous observer puis je décide, perdu pour perdu, de tenter une approche très très lente. Je bouge avec une infinie lenteur et marque une pause à chaque petit pas quand un second chevreuil surgit du maïs à 40 mètres environ. C'est un chevrillard, il se fige et regarde vers moi.

Je suis à découvert sur la bande enherbée et ne peux plus bouger sans provoquer sa fuite. Le temps passe, les 2 chevreuils m'observent, le moment semble interminable.

Tout à coup, la chevrette devient nerveuse, elle s'agite puis franchit le ru d'un bon, j'arme mon arc alors  qu'elle s'arrête contre le maïs à 12 mètres environ. Elle regarde le chevrillard et ne s'occupe pas de moi. Je prends la visée mais alors que je m'apprête à décocher. Elle repart  au galop, en sens inverse, sans regarder vers moi et retraverse le ru pour foncer dans le maïs, le chevrillard l’imite et rentre aussi à couvert. Je retraverse le ru et longe le maïs à ma droite, le ru est maintenant longé par une haie qui s'interrompt au bout de la culture, près d'un bois au niveau d'un passage busé qui permet de traverser le ru. J'arrive au bout de la haie quand j'aperçois une chevrette au gagnage au bord du champ de maïs de gauche. Impossible de l'approcher en traversant le ru sans être vu. Elle est de cul à 100 mètre environ. Je fais rapidement demi-tour et retraverse le ru à l'autre bout de la haie puis reviens vers le chevreuil en longeant le maïs. Arrivé au coin du maïs, je me cale et observe la chevrette qui regarde fixement devant elle en tournant le dos au maïs, elle est plein travers à environ 80 mètres. Impossible de l’approcher, le vent est tombé et les feuilles de maïs sèches m'interdisent une approche dans la culture. Je décide d'attendre, la chevrette semble de plus en plus inquiète et finit par démarrer pour longer le maïs et venir droit sur moi mais rapidement elle biaise pour s'éloigner et rejoindre la bordure du bois. Elle s'arrête plusieurs fois pour regarder au loin. Elle est à 30 mètres, j'arme mais elle est trop loin, j'espère encore mais elle repart et s'éloigne encore et arrive à 50 mètres environ au bord du bois, marque un arrêt puis franchit le ru d'un bon et disparaît dans le sous-bois. Je désarme et pars me poster au pas de course, au coin du bois, au départ d'un chemin de débardage et attends un peu mais la nuit tombe doucement et le chevreuil ne ressortira pas. Je rentre.

 

Alex

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 20:22

Ce soir, je pars chasser autour du lac entouré de maïs sur Labéjan. Le vent est soutenu et va faciliter l'approche. Je gare ma voiture sous la digue et décide de faire un grand tour sur le territoire avant de revenir chasser les maïs. Je remonte la côte qui monte vers la ferme tout en jetant un coup d’œil dans les passages de canons de la parcelle de gauche. Arrivé au sommet de la côte, je laisse le chemin qui part à droite vers la ferme et escalade le talus pour atteindre un champ travaillé. Un rapide coup d’œil sur les environs mais pas de chevreuil. Je me dirige donc vers une petite parcelle de maïs toute en long qui redescend en longeant un bosquet sur sa gauche et un champ de colza à sa droite. J'y ai vu une chevrette et ses 2 chevrillards il y a quelques temps. Je longe le haut de la culture et regarde dans les 2 passages de canon mais pas de chevreuil, je fais donc demi-tour et descends entre le bois et le maïs. J'avance tranquillement, le vent souffle vers le bois. J'arrive sans voir de chevreuil au bout de la parcelle et biaise un peu à l'intérieur de la culture pour éviter une zone de mouillère au coin du champ. Je commence ensuite à longer le bas du champ quand un beau brocard surgit des herbes hautes, à moins de 10 mètres de moi, juste contre le maïs et fonce dans la culture en aboyant. Je reste immobile au cas où sa curiosité lui ferait faire demi-tour mais il baise vers le milieu du champ comme pour traverser le champ de colza.

Le temps passe, le brocard ne sort pas du champ et cesse d'aboyer, je reprends ma progression. Au coin du maïs, je remonte au travers le colza pour rejoindre le chemin de crête que je longe ensuite sur plusieurs centaines de mètres tout en surveillant les alentours. Je le quitte pour rejoindre une petite parcelle de tournesol en contre bas qui s’imbrique dans un bois. Pas de chevreuil, je pars vers une grande prairie qui borde le grand bois du coin mais toujours pas de chevreuil, je longe donc le bois pour revenir vers les maïs et arrive sans voir d'animaux au départ du lac que je me mets à longer.

Alors que j'arrive à 40 mètres environ du coin du maïs qui borde la rive du lac jusqu'à la route, j'aperçois à 150 mètres environ, un chevreuil qui sort du maïs sur ma gauche. Je passe rapidement sous le talus du lac qui est presque à sec et avance baissé derrière ce talus qui me cache aux yeux du chevreuil. Je le surveille un peu tout en avançant. Il s'est figé et semble regarder vers moi. Je passe l'angle de la culture et perds de vu le chevreuil caché par le maïs puis remonte sur la bande enherbée qui longe le lac et avance jusqu'au coin du champ. Le chevreuil que j'ai perdu un instant de vue a disparu. Le vent latéral souffle vers le maïs.

Je tente tout de même une approche, je remonte doucement en longeant le maïs dont la bordure n'est pas régulière, des zones où le maïs n'a pas poussé creuse par endroit le bord de la culture. En arrivant près de l'endroit où se tenait le chevreuil, un léger bruit dans la culture me fait stopper net et, tourné vers le maïs, je cherche du regard la cause du bruit quand du coin de l’œil, j'aperçois un mouvement sur ma gauche. Je tourne doucement la tête et aperçois une chevrette qui vient droit sur moi entre 2 rangs de maïs. Je suis en plein milieu d'une zone où le maïs n'a pas poussé qui avance dans la culture. Je suis à découvert et ne peux plus bouger sans être vu. Je décide de ne pas bouger de place et de laisser venir la chevrette. Elle n'est qu'à 12 mètres environ et avance doucement et s'arrêtant régulièrement. Elle s'arrête un moment à 10 mètres environ de 3/4 face et tourne la tête pour se lécher le pelage au niveau de l'épaule opposée à ma position. J'en profite pour armer mon arc et tenter de prendre la visée mais les pieds de maïs assez serrés ne laissent qu'une fenêtre de tir réduite. Je décide d'attendre pour tenter un tir, la chevrette finit par reprendre son chemin qui la rapproche de moi. Pas à pas, elle se rapproche du bord de la zone sans maïs et donc risque de me repérer à tout moment. Je la suis dans mon viseur. Il me faut prendre la prochaine occasion de tir, 10, 9, 8... 7 mètres, la chevrette se présente pratiquement de face au bord du maïs. Son poitrail est dégagé, mon pin's se place sur l'avant de son épaule droite et je décoche.

A l'impact, la chevrette fait volte-face et sort du maïs pour courir à découvert le long du champ. Une partie de son estomac sort en arrière de son sternum. Sa course semble désordonnée. A 40 mètres environ, la chevrette bifurque à 90 ° et fonce dans le maïs dans un fracas impressionnant. Un second chevreuil sort brusquement du maïs et traverse le champ travaillé à la course pour disparaître un peu plus loin derrière le relief du terrain. Les pieds de maïs claquent sur place ce qui me fait penser que mon chevreuil est déjà au sol. Le bruit cesse rapidement. Je m'avance tranquillement vers la zone du tir où je vois déjà le premier sang à l'endroit où se trouvait la chevrette. 

Un chevrette à l'approche autour des maïs, 14 octobre 2013

Ma flèche est fichée au sol un peu plus loin. 2 mètres plus loin, 2 pieds de maïs sont maculés de sang. Cette piste très abondante me fait penser à une flèche de cœur.

Un chevrette à l'approche autour des maïs, 14 octobre 2013

Le long du maïs, la piste est impressionnante et visible sur au moins 20 mètres, de grosses giclées sont reliées par de grosses gouttes de sang.

Un chevrette à l'approche autour des maïs, 14 octobre 2013

Je ne vais pas plus loin et pars chercher Hémo à la voiture pour le faire travailler un peu bien que je n'ai pas besoin de lui pour retrouver mon chevreuil mais il me faut le faire travailler un peu pour qu'il ne perde pas les bonne habitudes. Je retourne donc à la voiture à 300 mètres environ et tombe sur mon ami Patrick qui est venu chasser ce soir, je lui ai cédé 2 de mes bracelets pour qu'il puisse chasser sur Labéjan car cette année, il n'a pas de bracelet chez lui. Nous discutons un peu puis Patrick repars chasser dans les maïs sous la digue du lac alors que je pars, avec hémo, faire ma recherche. Hémo comme à son habitude est surexcité et tire comme un fou sur sa longe, je dois le freiner sans cesse, "doucement hémo, doucement...". En arrivant au premier sang, j'ai toutes les peines du monde à lui faire prendre la piste qu'il finit par prendre mais il la perd rapidement et je le retiens un moment pour qu'il se calme un peu en insistant : "le sang hémo, le sang..." Il finit par suivre tant bien que mal la piste mais le vent est face à nous et l'odeur du chevreuil lui parvient aux narines, il prend rapidement la solution de facilité et prends le vent, nez en l'air. J'ai beau insister, rien à faire, nous longeons rapidement le maïs puis rentrons près de l'endroit où le chevreuil était rentré. Quelques pieds de maïs sont maculés de sang.

Un chevrette à l'approche autour des maïs, 14 octobre 2013

J'aperçois rapidement le chevreuil qui n'a pas fait 5 mètres dans le maïs et Hémo après avoir tourné un peu le repère aussi et commence à lécher le sang qui coule au niveau de l'entrée de la flèche. A 3 mètres du chevreuil, un peu plus a en avant dans le maïs, un gros rond de sang marque le sol, c'est là que la chevrette est tombé puis a du se relever pour retomber presque de suite où elle se trouve maintenant.

Un chevrette à l'approche autour des maïs, 14 octobre 2013

Je pars examiner mon chevreuil, un gros doute m'envahit tout à coup, ma chevrette possède 2 petites bosses sur la tête semblables à la poussée des bois chez les chevrillards mâles. Je vérifie entre les pattes arrières et confirme ma première impression c'est bien une chevrette. Hémo est tout content mais moi beaucoup moins de son travail. J'ai retrouvé mon chevreiul mais je n'avais pas trop de doutes sur l'issue de la recherche mais depuis qu'Hémo est resté 15 jours en vacances à Justian pendant mon séjour en Corse il a pris l'envie de chasser plus que de rechercher sur des pistes de sang et multiplie les fautes en recherche, j'ai de plus en plus de mal à lui faire confiance.

Un chevrette à l'approche autour des maïs, 14 octobre 2013

J'appose le bracelet puis ramène Hémo et ma chevrette à la voiture avant de repartir faire un petit tour avant la tombée de la nuit. Je ne verrai pas d'autres animaux. Ma flèche, comme je le pensais a traversé le cœur, entrée en haut du cœur et sortie à la pointe, ma chevrette a fait environ 40 mètres. 

Un chevrette à l'approche autour des maïs, 14 octobre 2013

Alex

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 21:11

Acte I : (23 septembre 2013)

 

Ce soir, je décide de changer de stratégie de chasse, j'ai remarqué que les chevreuils sortaient du bois du Turc dans la soirée puis venaient manger dans la luzerne un peu avant la tombée de la nuit après avoir traversé le tournesol. Je décide donc de me poster un petit moment dans le bois près de la lisière puis de quitter mon poste 30 minutes avant la nuit pour chasser à l'approche la bordure des tournesols, côté luzerne.

Je me gare donc dans la première allée du bois du Turc, près de la barrière puis reviens à pieds vers la route, la longe vers la gauche pour rejoindre le champ de tournesol en long qui borde le bois du Turc de ce côté. Je remonte doucement le long du fossé qui borde le bois mais pas de chevreuil ce soir dans le secteur. Au bout des tournesols, je rentre dans le bois pour rattraper le sentier qui longe la lisière et ressors un peu plus loin dans le pré enclavé dans le bois. Je remonte alors tout en haut du pré pour atteindre un chemin forestier qui remonte vers le grand champ de tournesols. Un peu plus loin sur le chemin, je prends à gauche pour remonter un talus assez raide par une belle coulée propre et rejoins un angle rentrant du bois. Je jette un coup d’œil sur le tournesol sans sortir du bois puis me faufile doucement dans la végétation pour rejoindre une ancienne palombière perchée, à 15 mètre du sol environ, au bout de 4 pylônes. Je profite du chemin forestier arrivant à cette cabane pour avancer sans trop de bruit quand je surprends 2 chevreuils, chevrette et chevrillard, qui étaient couchés dans une touffe de fragon sur ma gauche à moins de 15 mètres. Je me fige mais les animaux détalent et disparaissent en contrebas dans les taillis, j'ai le vent dans le dos.

Je prends une coulée qui revient vers les tournesols et me poste un moment au pied d'un arbre, le vent latéral souffle de ma gauche. Le temps passe et rien ne vient, vers 19h45, je décide de ressortir du bois pour tenter une approche dans les tournesols. Je ressors du bois et me dirige vers la luzerne quand j'aperçois, à environ 200 mètres, un chevreuil au gagnage au bord du dernier bosquet. Le vent souffle des tournesols vers les bosquets et le terrain descend puis remonte vers le bosquet. L'approche directe est impossible. Je décide d'avancer doucement dans le tournesol pour rattraper la crête qui rejoint le haut du bosquet pour tenter de rejoindre le haut du bois à environ 30 mètres du chevreuil mais alors que je m'avance dans le tournesol, un beau brocard sort des tournesols dans un angle rentrant de la culture à moins de 100 mètres devant moi. L'approche est beaucoup plus facile et je décide de changer de cible. Je me décale un peu sur ma gauche dans une zone où les tournesols sont plus espacés pour pouvoir avancer sans bruit au milieu de leurs feuilles sèches très bruyantes.

J'avance doucement alors que le brocard avance tranquillement et biaise pour rejoindre la bordure des tournesols. Petit à petit j'arrive à une dizaine de mètres de la bordure sans être repéré. Le chevreuil arrive tranquillement en broutant dans la luzerne. Je l'attends dans une trouée entre les pieds de tournesol, pas à pas, il se rapproche pour me passer à 10 mètres environ. Mon cœur se met à battre plus fort et je souffle un bon coup pour me calmer. Il y est presque, j'arme mon arc, le brocard passe sa tête et son coup dans la trouée et s'arrête. La zone vitale est cachée par les tournesols. Il faut qu'il fasse encore un pas, juste un pas mais, tout à coup, il franchit la trouée d'un bon puis se remet à avancer tout en broutant. Je l'attends alors à la trouée suivante mais encore une fois il la franchit d'un bon. Il ne me reste plus qu'une trouée pour espérer tirer, je désarme. Je me décale un peu sur ma droite et me rapproche un peu de la bordure de la culture puis me cale pour l'attendre. Je suis prêt, il arrive, j'arme mon arc mais cette fois il passe la trouée au petit trot et s'arrête juste derrière comme si il savait ce que je préparais et qu'il se moquait de moi. Le brocard rentre en bordure des tournesols pour brouter quelques feuilles encore vertes. Il est à 10 ou 12 mètres mais impossible de tirer, il est trop masqué par les pieds de tournesol.

Il reprend sa marche en direction du coin de la culture situé à 30 ou 40 mètres plus sur ma droite. Je décide de tenter un contournement pour l'intercepter. Je m'éloigne de la bordure en longeant un rang du champ de  tournesol mais avancer sans bruit est très compliqué et les feuilles sèches crissent par moment en touchant mes vêtements. Je perds rapidement le brocard de vue et lui tourne le dos. Je ressors à 50 mètres environ sur la bordure du champ et reviens doucement vers l'angle de la culture mais le chevreuil s'est volatilisé. L'autre chevreuil au bord du bosquet n'est plus là non plus.

Il fera vite nuit, je décide de retourner vers le champ de tournesol tout en long qui borde le bas du bois du Turc jusqu'à la route. Je longe le bois et traverse le ruisseau puis rattrape le pré enclavé dans le bois avant de reprendre le petit sentier qui longe la bordure. La luminosité sous-bois est déjà trop faible pour tenter un tir et presque pour apercevoir un chevreuil. Je presse le pas et rejoins le bout de la parcelle de tournesol. 2 chevreuils démarrent devant moi et rentrent au bois. La nuit s'installe rapidement et je presse le pas pour rejoindre la voiture.

 

ACTE II : (1 octobre 2013)

 

Ce soir, je retourne au bois du turc bien décidé à revoir ce beau brocard qui s'est joué de moi la semaine dernière. Je vois cette fois changer de stratégie. Le vent souffle vers le bois, je décide de me poster dans le tournesol sur un point haut pour surveiller le mouvement dans la culture mais je suis obligé de rester bien en arrière par rapport à l'endroit où j'ai vu le brocard l'autre soir pour que le vent qui biaise un peu vers le bas du bois mais souffle par moment vers la lisière sur ma gauche ne me fasse pas repérer et empêche les chevreuils de sortir du bois.

J'avance doucement dans les tournesols en faisant de petites pauses d'observation puis finis par me poster à 40 mètres environ du bord du bois près de l'endroit où j'ai manqué une chevrette l'autre jour et à environ 150 mètres de l'endroit où est sorti le brocard la semaine dernière. Je surveille régulièrement le vent, le temps passe mais aucun chevreuil ne se montre. Tout à coup, un léger bruit dans mon dos me fait tourner la tête. Un lièvre arrive et se plante à 10 mètres sur ma droite puis il m’aperçoit et redémarre pour disparaître dans la culture.

Tout est calme, si ce n'est quelques petits passereaux qui passent et repassent près de moi où le cri des geais dans le bois par moment qui me font espérer un peu de mouvement. Le jour commence maintenant à décliner, il est 19h45, ma patiente est mise à rude épreuve et je décide de quitter mon poste. A peine ai-je fait quelques pas qu'un lièvre démarre à 70 mètres devant moi dans le tournesol et disparaît rapidement. J'avance doucement, quand, alors que je viens juste de passer un angle rentrant du bois qui me cachait la bordure des tournesols sur ma gauche, j'aperçois une tache sombre qui me fait immédiatement penser à un chevreuil à environ 100 mètres sur ma gauche près de la lisière du bois. Je tente une approche, tout doucement, je vais à la rencontre de cette tache sombre, je slalome entre les pieds de tournesol en les écartant de temps en temps pour ne pas les toucher avec mon pantalon. Je surveille également le sol et calcule chaque pas pour éviter de faire du bruit tout en surveillant la tache sombre qui reste parfaitement immobile.

Je gagne lentement du terrain et finis par confirmer mon impression, c'est bien un chevreuil, son cou et sa tête sont cachés derrière les tournesols mais le reste de son corps se dessine parfaitement. Il est plein travers et ne bouge toujours pas, à une trentaine de mètres, j'aperçois maintenant un morceau de bois qui dépasse des tournesols. J'essaie d'avancer tout en gardant le bouquet de tournesols qui masque sa tête dans le bon alignement pour ne pas être repéré. Arrivé à 10 ou 12 mètres, j'arme doucement mon arc, me baisse légèrement pour voir sous les têtes de tournesol, prends la visée et décoche. L'impact retentit, le chevreuil démarre en trombe et fonce à travers le tournesol. Je le perds de vue au bout de 30 mètres de course environ puis je l'entends rentrer au bois avant un gros raffut qui semble faire du sur-place dans le bois. Ma flèche me semblait un peu en arrière mais ce bruit est caractéristique d'un chevreuil qui se débat au sol. Je suis confiant. Je m'avance pour chercher ma flèche et la trouve rapidement. Je la plante au sol puis cherche un peu pour voir si je trouve du sang et effectivement la piste semble bien marquée.

Je fais demi-tour et ressors des tournesols dans la luzerne pour contourner le champ et aller chercher Hémo à la voiture. Je reviens un peu plus tard avec lui en longeant le bois quand, tout à coup, il insiste pour rentrer au bois, il ne me semble pas être encore arrivé à l'entrée du chevreuil mais je le suis un peu quand une forte odeur de sanglier me parvient aux narines alors que nous suivons une belle coulée dans les fragons. Je rappelle Hémo, nous ressortons du bois puis repartons en longeant la lisière, cette fois je rejoins ma flèche et commence ma recherche. "Le sang Hémo, le sang...". Hémo tourne et retourne sans prendre le sang, j'insiste un moment et le remets plusieurs fois sur le départ en contrôlant le départ de la piste puis Hémo finit par prendre la voix en tirant sur sa longe comme un fou, je le suis en regardant au sol, effectivement, il suit bien le sang. Un peu plus loin nous rentrons au bois par une grosse coulée et j'aperçois le chevreuil couché à quelques mètres sur ma gauche. Hémo lui dans sa précipitation habituelle a pris tout droit. Il va tourner un bon moment avant de revenir sur ses pas et de trouver le brocard. Je félicite un moment Hémo puis appose mon bracelet.

C'est bien le brocard que je cherchais, il port 6 pointes classiques et 2 pointes à l'intérieur des bois dont une à peine voyante. Ma flèche rentre bien un peu en arrière dans la cage thoracique mais ressort au défaut de l'épaule. Les 2 poumons sont touchés, il a parcouru environ 60 mètres. Il ne me reste plus qu'à charger mon brocard sur l'épaule et à rentrer alors que la nuit tombe. 

Le vieux 7 du bois du Turc, 1 octobre 2013

Alex

 

Trophée :

Le vieux 7 du bois du Turc, 1 octobre 2013
Le vieux 7 du bois du Turc, 1 octobre 2013

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 10:23

Ce weekend, Cyril et Eric viennent chasser quelques jours, Cyril est arrivé ce soir vers 17h30 et Eric n'arrivera que demain matin. A mon retour du boulot, je me prépare et nous partons chasser. J'ai dû laisser mon permis de conduire pour quelques jours à la gendarmerie d'Auch et c'est donc Cyril qui me sert de chauffeur. Il me dépose en passant au bois du Turc près du dépôt des poubelle s et part chasser un peu plus loin autour de mon lac favori, où j'ai fléché la chevrette à mon retour de vacances.

Je m'avance donc dans un champ de tournesol qui borde le haut du bois. Le vent souffle vers le bois.  J'avance dans la culture pour rejoindre le bord du bois quand un bruit de galop retentit non loin de moi. Je me fige et observe mais le bruit s'est arrêté et je ne vois rien. Je reprends ma progression et entraperçois un chevreuil qui se débine dans le tournesol pour ressortir à 15 mètres environ entre le tournesol et le bois. C'est une chevrette, elle rentre rapidement au bois sans me laisser le temps de réagir.

Je rattrape la bordure du bois et longe tranquillement la culture. Je passe un premier angle rentrant du bois puis arrive à un angle sortant qui s'avance dans le tournesol. En arrivant à cet angle, je m'avance doucement pour tenter de surprendre un chevreuil et aperçois un chevrillard au gagnage dans la bordure de ronces qui longe le bois. Je m'avance doucement de quelques pas et arrivé à 10 mètres environ, j'arme mon arc, vise et décoche rapidement. Je n'ai pas vu ni entendu l'impact. Le chevrillard bondit vers l'intérieur du bois et disparaît. Je m'avance doucement pour contrôler mon tir.

Un petit chevrillard à l'approche, 20 septembre 2013

Ma flèche est plantée au sol à moins de 2 mètres de l'endroit où se trouvait le chevrillard et ce dernier est couché sur le flanc dans les ronces à 1 mètre de sa position initiale. Ma flèche lui a tranché la base du coup, je me suis un peu trop pressé pour tirer où ma flèche a touché la végétation et a dévié mais heureusement malgré cette atteinte très approximative elle a fait son travail.

Je fais une photo avec mon portable et envoie un message à Cyril qui vient juste d'arriver et commence à se préparer, Il me demande en retour si j'ai besoin qu'il revienne me chercher et je lui réponds que non, que je vais continuer à chasser. J'appose le bracelet à la patte du chevreuil et le pend dans un arbre à l'abri des regards avant de repartir en chasse. Je passe un autre angle rentrant du bois puis un angle sortant, j'avance tranquillement quand une chevrette démarre dans le tournesol et vient se planter 3/4 arrière à 12 mètres devant moi. J'arme rapidement mon arc, prends la visée et décoche mais ma flèche frôle le dessous du poitrail et la chevrette retourne dans le tournesol pour se débiner. Je la perds rapidement de vue. J'ai entendu ma flèche percuter un arbre un peu plus loin. Je pars à sa recherche mais impossible de la trouver, je contrôle tout de même mon tir mais pas la moindre goutte de sang sur 40 mètres dans le tournesol.

Je longe le tournesol jusqu'à ressortir sur une prairie qui longe le bois pour descendre jusqu'au ruisseau qui délimite le bois du bois jusqu'à la route. Je descends tranquillement vers le ruisseau. Pas de chevreuil ce soir dans le secteur, je traverse le ruisseau puis longe le bas du bois jusqu'à un passage qui traverse le ruisseau pour rentrer dans un pré enclavé dans le bois. De ce pré, je rattrape ensuite un petit sentier qui longe à l'intérieur du bois sur la lisière.

Un petit chevrillard à l'approche, 20 septembre 2013

Je surveille les allées de sapins à ma droite et le chaume de blé sur ma gauche mais toujours pas de chevreuil. J'arrive ainsi au bout d'une parcelle de tournesol toute en long, coincée entre le ruisseau et le bois. Je la longe un moment par le sentier puis décide de longer contre les tournesols alors que le sentier se termine.

Un petit chevrillard à l'approche, 20 septembre 2013

J'avance doucement dans le premier rang de tournesol quand une tache rousse me fait stopper net. Une chevrette, tournée face à moi, m'observe à 10 mètres environ au fond du fossé qui borde le tournesol. Le vent n'est pas bon et je m'attends à la voir partir à tout moment mais le temps passe et elle ne bouge pas. Je tente d'armer doucement mon arc mais mon mouvement même léger l'alarme et elle se débine dans le tournesol. J'attends un peu au cas où sa curiosité la ferait revenir sur ses pas mais rien ne bouge.

Je m'avance tout doucement en scrutant les tournesols mais rien ne bouge, ce n'est que 150 mètres plus loin que j'aperçois un chevreuil plein travers à 40 mètres devant moi dans le second rang de tournesol. Je me fige et observe un peu, il ne semble pas m'avoir vu mais alors que je tente une approche il franchit le fossé d'un bon et disparaît dans le bois. Arrivé au bout du champ de tournesol, près de la route, je traverse le fossé et rentre dans le bois pour rejoindre une piste forestière qui traverse tout le bois du Turc pour revenir vers les tournesols où j'ai fléché le chevrillard. Le sol est assez craquant et je presse le pas pour rejoindre la piste puis commence à la longer côté droit. Tout à coup, j'aperçois un brocard tourné face à moi qui regarde en arrière au-dessus de son dos contre la bordure du bois, de l'autre côté de la piste à environ 90 mètres. Je presse le pas pour tenter de traverser la piste avant qu'il ne retourne la tête et arrive au fossé qui borde le côté gauche de la piste sans être vu mais alors que je descends doucement dans le fossé pour le traverser, le brocard retourne la tête et regarde vers moi. Je suis dans une position délicate, je suis en appui sur ma jambe gauche complète ment repliée et ma jambe droite en extension avec mon pied qui ne touche le sol qu'au niveau du talon. Le temps passe et le brocard ne détourne pas les yeux, ma jambe gauche commence à me faire souffrir au-delà du supportable et je tente de m’asseoir doucement sur le talus du fossé pour soulager la tension musculaire. Le brocard à capter mon léger mouvement et, intrigué, il commence à venir vers moi en longeant entre le bois et le fossé. Je ne peux pas bouger. Il avance pas à pas en balançant la tête quand, tout à coup, une grive surgit du bois devant lui et le surprends. Le brocard fait volte-face et rentre au bois. J'en profite pour traverser le fossé et me précipiter contre la bordure du bois. Le brocard ressort alors du bois et se plante pour m'observer. Je suis figé contre la bordure du bois et nous nous observons un moment, le brocard curieux s'avance un peu puis se fige un long moment avant de commencer à aboyer, je lui réponds mais ce dernier démarre et disparaît dans le bois en aboyant.

Je reprends mon chemin et arrive à la lisière du bois, au bord des tournesols alors que le jour décline.

Un petit chevrillard à l'approche, 20 septembre 2013

Je longe à nouveau entre le bois et la culture tout doucement en espérant réapercevoir un chevreuil. Je passe devant mon chevrillard toujours pendu dans son arbre. Un peu plus loin, alors que je passe un angle sortant du bois, un beau brocard me démarre d'une touffe d'herbes hautes à 30 mètres avant l'endroit où j'ai manqué la chevrette tout à l'heure. J'arme mon arc, il s’arrête de 3/4 arrière à 15 mètres environ mais partiellement caché par les tournesols. Je dois le laisser repartir, sans décocher, je désarme alors qu'il s'éloigne doucement dans la culture. Je tente alors de le recouper un peu plus loin en longeant les tournesols mais il a disparu. 

Je ressors un  peu plus loin sur la luzerne au coin du bois et du tournesol et tourne à gauche pour longer en limite du tournesol et de la luzerne quand une chevrette sort de la culture à 40 mètres environ, elle boite très légèrement d'une patte avant. je me fige mais la chevrette m'a repéré et démarre pour traverser la parcelle du luzerne, s'arrête un peu plus loin, démarre à nouveau, s'arrête au ras du bosquet puis rentre à couvert. C'est certainement la chevrette que je pensais avoir manqué tout à l'heure, une lame a peut-être éraflé le coude mais rien de bien méchant. J'espère que je la recroiserais bientôt.

Je reprends ma progression, 2 chevreuils détalent en crête un peu plus loin puis disparaissent derrière un autre bosquet. La nuit tombe, je rentre à travers les tournesols pour récupérer mon chevrillard puis retrouve Cyril au point de rendez-vous. Il a été moins chanceux que moi et n'a pas vu grand-chose. 

Un petit chevrillard à l'approche, 20 septembre 2013

Alex

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 21:29

Dimanche soir, je suis rentré de 15 jours de vacances en Corse et cela fait donc 2 semaines que je n'ai pas mis les pieds à la chasse. Ce soir, le temps est idéal pour l'approche, il pluviote et il fait du vent. Je pars pour Labéjan, chasser une zone de maïs autour d'un lac. Je me gare sous la digue et contrôle le vent qui comme à son habitude vient du bout du lac vers la digue, je suis donc à mauvais vent pour chasser les maïs sous le lac. Je pars donc par la route pour remonter en crête et contourner le secteur afin de revenir à bon vent. Au-dessus des maïs, je quitte la route et biaise vers la crête du coteau. Je tente une approche à mauvais vent au milieu d'un petit bosquet assez clair et traversé par une grosse coulée qui permet de progresser sans trop de bruit. Pas de chevreuil, je ressors du bosquet et constate que les terriers à l'angle du massif sont très fréquentés cette année.

Je rattrape la crête et la longe quand j'aperçois au loin un chevreuil au gagnage dans un déchaumé, il remonte le penchant de droite vers la crête. Je descends donc sur le penchant opposé jusqu'à ce qu'il ne puisse plus me voir puis commence à me rapprocher rapidement sur 150 mètres jusqu'à une clôture électrique qui délimite une friche, je reviens doucement vers la crête au pied d'un gros chêne isolé et tente d'apercevoir le chevreuil sans succès, je descends doucement le penchant opposé et aperçois le dos de l'animal qui broute toujours paisiblement. Je remonte sans bruit vers la crête, passe dans la friche et viens me positionner à l'aplomb estimé du chevreuil puis commence à redescendre pour tenter de l'apercevoir à nouveau. J'aperçois rapidement son dos, je me positionne à genoux et poursuis mon approche dans cette position le plus près possible du sol pour profiter un peu de la courbure du sol pour me cacher.

C'est une chevrette, elle broute tranquillement en suivant la courbe de niveau vers ma gauche, j'arrive à 15 mètres environ et je ne pourrai pas faire bien mieux, je décide de tenter ma chance, j'arme mon arc, prends la visée et décoche mais ma flèche passe juste en dessous du poitrail et l'empennage effleure le ventre de l'animal déviant la flèche qui touche brutalement le sol avant de se retourner. La chevrette surprise démarre au galop vers ma droite et disparaît derrière le relief du terrain mais brusquement, à 30 mètres environ, sa tête réapparaît et la chevrette revient droit sur moi en essayant de m'identifier, je réencoche une flèche sans être remarqué. La chevrette n'est plus qu'à 10 mètres de 3/4 face, je tente tout de même d'armer doucement mais elle repère le mouvement et fait volte-face pour s'enfuir en passant la crête du champ en aboyant.

Je me redresse et pars chercher ma flèche avant de remonter et de passer la crête du champ pour redescendre vers le ru en contrebas. J'avance tranquillement dans la friche quand j'aperçois un autre chevreuil, à environ 200 mètres, au gagnage le long de la haie qui borde le ru. Je suis un moment la crête du coteau pour dépasser un gros morceau de haie qui remonte d'environ 50 mètres à la perpendiculaire du ru qui me cache maintenant le chevreuil mais qui me permet de descendre rapidement sans être vu. Je rattrape rapidement le bout du morceau de haie et le longe doucement. Le vent fort masque mon approche et j'arrive au passage qui sépare le bout de haie de la haie qui borde le ru mais en me penchant doucement je n'arrive pas à voir le chevreuil, je m'avance très doucement pour regarder derrière le bout de haie mais toujours rien quand, tout à coup, le chevreuil démarre dans la haie au bord du ru et disparaît rapidement, je n'étais qu'à quelques mètres de lui mais je ne le cherchais pas au bon endroit.

Je traverse le ru par un passage busé et remonte ce denier en direction des maïs. Un peu plus loin je décide de traverser le ru et de tenter une approche en sous-bois, je passe par une grosse coulée pour rejoindre un passage de débardage que je longe doucement en m'arrêtant régulièrement pour observer mais pas de chevreuil dans le coin. Je ressors du bois par le chemin, au bord d'un champ de maïs. Je commence par ma gauche en longeant entre le bois et le maïs et en surveillant les passages de canon mais pas de chevreuil, je reviens donc en arrière, jette un coup d'œil sur la bande enherbée qui borde la gauche du ru, lui-même bordé par une grosse haie, puis je traverse par le passage busé pour inspecter l'autre côté du ru mais toujours rien, je décide alors de longe par la droite du ru en direction du lac, le vent est fort et face à moi, idéal pour l'approche. J'avance doucement quand, sur ma droite au-dessus de la parcelle de maïs, dans le champ travaillé qui remonté jusqu'à la crête et une résidence secondaire entourée d'arbres, j'aperçois un chevreuil qui remonte vers la crête à 250 mètres environ, au beau milieu du champ travaillé. Je fais rapidement demi-tour pour contourner le maïs et réattaquer l'approche en longeant la crête à bon vent.

Je surveille le chevreuil en marchant caché par le maïs, ce dernier rattrape tranquillement la bordure de la haie qui suit la courbe de niveau un peu en dessous de la crête et délimite la propriété de la résidence secondaire. Une fois contre la haie il la longe avec le vent de dos en broutant les feuillages alors que je remonte rapidement vers la crête. Le relief finit par me cacher le chevreuil, je passe derrière la crête pour avancer rapidement sans être vu et arrive au bout de la haie que je commence à longer tout doucement. Sa forme légèrement arrondie sortante ne me permet pas de voir loin devant moi et je me penche doucement et régulièrement pour voir si le chevreuil est toujours devant moi mais impossible de le voir. La haie finit par se redresser et je m'aperçois que le chevreuil n'est plus là, je traverse la haie par un passage et la longe doucement sans rien voir, arrivé à l'emplacement estimé de ma dernière vision du chevreuil, je remonte doucement vers la crête derrière l'habitation et arrive sur un morceau d'un ancien chemin de terre pris entre 2 haies. Je me penche doucement et aperçois un petit brocard à environ 40 mètres sur la gauche du passage. Je me recule doucement, accroche mon décocheur puis me repenche pour tenter d'analyser mon approche mais le petit brocard, traverse la haie face à lui d'un bon, je me précipite au bout de l'autre haie et l'aperçois qui passe la crête au trot. Je suis pourtant à bon vent et il ne semblait pas m'avoir vu. Je le laisse passer la crête et disparaître dans un petit bosquet sur l'autre penchant puis pars au pas de course pour arriver avant lui à l'autre bout du bosquet. Je descends rapidement jusqu'au bas du petit bois, en limite d'un champ de tournesol puis rentre dans le bosquet en suivant un grosse coulée que je longe tout doucement, à pas de loup, en faisant des haltes régulières pour tenter d'apercevoir le brocard à l'intérieur ou hors du bosquet mais sans succès, je ressors du couvert sans l'avoir vu.

Je décide alors de faire un tour du territoire, je redescends vers le lac et le longe puis traverse le ruisseau, un peu plus loin, par le passage busé avant de retrentrer en bordure d'un grand bois pour longer doucement la lisière par la grosse coulée de ceinture. Pas de chevreuil, je ressors au bout du bois et rejoins le chemin de crête que je longe pour revenir vers les maïs de tout à l'heure, sur ma droite le penchant est couvert d'une luzerne bien verte et sur ma gauche le champ est travaillé jusqu'au lac. Je surveille la luzerne quand, j'aperçois à 400 mètres environ, dans le fond de la combe, un chevreuil dans le pré qui fait suite à la luzerne et qui borde le grand bois qui couvre le penchant opposé. Je presse le pas et rejoins un bois à 200 mètre devant moi qui descend vers le chevreuil. Je parviens à rentrer doucement à l’intérieur pour avancer doucement à couvert et descendre vers le chevreuil. La végétation épaisse craque beaucoup mais le vent très fort masquer ma progression et j'arrive tranquillement au bout de la bande de bois à environ 100 mètres du chevreuil. C'est une chevrette, elle avance doucement pour rentrer au bois, je tente de l'appeler, elle se retourne et me regarde un bon moment, je continue mes appels mais elle reste plantée là de nombreuses minutes sans réagir. Je décide de laisser tomber et ressors du bois. La chevrette rentre au bois en quelques bons.

En remontant le long de la bande de bois, par l'autre côté, j’aperçois 1 puis 2 chevreuils qui m'observent à 150 mètres environ. Ils finissent par déguerpir à grands bons. Je rejoins la crête puis redescends pour rejoindre la bordure d'une petite parcelle de maïs qui remonte jusqu'à la route de crête. Je prospecte un peu dans cette culture mais sans résultat. Je rejoins la route de crête puis la longe un peu à mauvais vent avant de la quitter pour redescendre vers les maïs. La nuit sera vite là, la lumière décroit rapidement. Je rattrape la bordure d'un grand bois qui rejoint le maïs. Une sorte de très grand fossé de plusieurs mètres de large et de profondeur longe cette bordure dans le bois. Je décide d'en longer le fond pour rejoindre les maïs. Je rentre doucement dans le bois et descends au fond du fossé que je longe doucement en essayant de ne pas faire trop de bruit mais malgré mes précautions quelques brindilles craquent par moment. Je suis à peu près au milieu du fossé quand un chevreuil démarre devant moi. J'arme mon arc, il remonte le talus abrupt sur ma droite et s'arrête à 10 mètres environ, plein travers, la tête et le cou derrière un arbre, tout le reste du corps est dégagé. J'ajuste rapidement ma visée, le chevreuil est à plusieurs mètres au-dessus de mon niveau et mon tir est en contre plongée mais fichant dans le talus. Je décoche, l'impact retentit, suivi immédiatement d'un léger et bref couinement.

Le chevreuil a disparu, je ne l'ai pas vu ni tomber, ni partir, je réencoche rapidement une flèche quand, tout à coup, mon chevreuil surgit des ronces d'un bon surréaliste à environ 2 mètres du sol. L'animal retombe très lourdement 2 mètres plus bas puis rapidement refait un autre bon prodigieux pour venir s'écraser à 5 mètres devant moi derrière un gros chêne. La végétation bouge par à-coups et je tente de m'approcher doucement. Je l'aperçois maintenant, ma chevrette est sur le dos, le cou, plié bizarrement contre elle. Je pose mon arc et l'attrape, ma flèche l'a en fait touché au milieu du cou et ressort sur le haut de l'épaule opposée en brisant les cervicales ce qui est incompréhensible vu ma trajectoire du tir. J'appose le bracelet alors qu'il fait déjà pratiquement nuit avant de rentrer. Ma flèche restera introuvable. 

Première sortie de retour de Corse, 16 septembre 2013

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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