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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 20:55

Ce soir, Laurent est venu pour chasser quelques jours et je décide de l'amener chasser sur Labéjan, nous partons assez tôt car je veux lui montrer un poste dans lequel je crois beaucoup. En arrivant, je me gare sous la digue du lac puis nous le longeons pour rejoindre le passage busé en direction du chaume de maïs. Alors que nous longeons le bois, Laurent, en se retournant, aperçoit un chevreuil qui sort du couvert et nous passe à 70 mètres dans le dos. Je laisse Laurent près de son poste en lui expliquant où se placer puis je retourne vers la voiture, décidé à passer la soirée au bois du Turc mais en chemin, je change d'avis et décide de rester chasser sur le secteur. Laurent va rester posté et en restant assez loin, je ne le dérangerai pas.

Je retraverse le passage busé puis longe le ruisseau qui borde le grand bois en direction d'un chemin forestier qui passe sous une coupe où j'ai régulièrement vu des chevreuils. J'y ai filmé une chevrette cet été

et je sens bien ce poste ce soir. Les sangliers ont retourné le bord de la bande enherbée. Un peu plus loin se trouve un petit bois en long qui remonte sur le coteau et où paissent souvent les chevreuils mais ce soir rien ne bouge. Je traverse une grosse haie en prolongement du bois qui rejoint le grand bois, traverse un petit pré et saute la clôture électrique pour biaiser à travers un semé vers la bordure du bois. Ici les sangliers ont tout retourné sur 10 à 20 mètres de large le long du bois !

Je rattrape un peu plus loin le chemin forestier qui remonte vers la coupe. La semaine dernière un gros brocard est sorti du bois dans le secteur et m'a vite repéré pour faire demi-tour. Je décide de tenter de me poster dans le bois, près de la coupe. Je m'avance doucement par un passage girobroyé et rattrape une grosse coulée couverte de boue sèche par les sangliers. Je cherche un peu un poste adéquat et finis par me placer derrière un bouquet d'arbres. Le vent est bon, l'attente commence. Au bout d'un moment que seul le chant des oiseaux est venu troubler, je décide de tenter quelques appels de Butollo, la saison favorable pour l'appel des chevrettes devrait bientôt commencer. Rien ne bouge, je laisse passer encore un moment puis retente ma chance sans trop insister puis un moment passe et je tente encore mais c'est le calme plat.

Je décide de quitter mon poste et de revenir vers le bosquet en long. De loin, j'aperçois 2 chevreuils qui reviennent vers le bois en haut du coteau au travers d'une friche. Un troisième chevreuil s'éloigne du bois et descend vers une haie qui sépare la friche d'un champ semé. Je décide de tenter une approche, je me faufile vers une grosse haie qui borde le bas de la friche et la longe vers le champ semé puis contourne un petit lac entouré de bois pour remonter vers la haie qui borde la gauche de la friche mais les chevreuils ont disparu. Je remonte doucement vers le sommet du coteau et rattrape la bordure du bois. Pas un bruit, les chevreuils se sont volatilisés. Je m'avance doucement en sous-bois par les grosses coulées pour rester silencieux et tente quelques appels de Buttolo sans succès. Je descends un peu et passe devant une zone de terriers qui semblent bien fréquentés puis je longe à mi-pente dans le bois par un grosse coulée en essayant de rester silencieux et je m'arrête souvent pour observer mais rien ne bouge à part quelques merles.

Je ressors au bout du bois en essayant de ne pas faire trop de bruit mais il me faut passer une zone de branchages secs. Je sors au-dessus du bois sur le pré puis contourne le bout du bois pour repartir vers le lac quand en tournant la tête à gauche, j'aperçois un chevreuil qui sort du bois et s'avance doucement en broutant pour remonter le talus du pré. Je suis à découvert sur le pré.

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

Je tente de me dissimuler en reculant un maximum, jusqu'à ce que le chevreuil disparaisse derrière le relief du champ. Il semble qu'il ne m'ait pas vu. Je ne le vois plus et je remonte le talus du pré pour récupérer une cassure dans la pente bordée de touffes de ronces qui me permettront peut-être de faire une approche et de passer au-dessus du chevreuil sans qu'il ne me voit.

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

Je commence mon approche en longeant au-dessus touffes de ronces espacées mais le chevreuil avance trop vite et il passe la cassure pour se mettre à brouter au-dessus dans le pré alors que j'arrive juste à la dernière touffe de ronces. Je me positionne rapidement à genoux, au ras des ronces et me fige. C'est un brocard. Je suis en très mauvaise posture pour terminer mon approche, le prochain petit buisson est à au moins 30 mètres et je suis à découvert. Le brocard broute tranquillement et relève la tête de temps en temps quand, tout à coup, il regarde vers moi. "Il va me voir"... Le brocard se remet à manger comme si de rien n'était.

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

Comment faire ? Tout à coup, le brocard me tourne le dos, je vais tenter une approche en passant sous la cassure qui n'est pas bien haute mais en descendant assez et en avançant voûté par tranches de quelques mètres en surveillant la brocard du coin de l’œil, je parviens à rejoindre le petit buisson et me redresse derrière ce dernier pour observer le brocard qui n'est plus qu'à 25 mètres environ, sur ma gauche.

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

Il est encore un peu trop loin pour moi, mais il se décide à bouger et biaise pour venir passer en face de moi. Il se rapproche doucement en s'arrêtant pour manger. Petit à petit, il comble les mètres qui me manquaient. 15 mètres, au pas, j'arme mon arc alors que son attention est ailleurs. Je pense le voir se rapprocher encore mais il oblique un peu et s'éloigne doucement pour s'arrêter à environ 17 mètres pour brouter. Je prends la visée mais hésite un peu, ce n'est pas ma distance de prédilection, le terrain remonte un peu... Je prends tout de même la décision de tirer. Mon viseur se cale sur son coffre, je décoche.

Je ne vois pas l'impact mais l'entends clairement sans pouvoir vraiment identifier mon atteinte. Le brocard démarre et revient vers le bois pour s'arrêter 40 mètres plus loin. Il se fige sur ses 4 pattes très écartées et se met à trembler, son cou décrit des cercles et je m'attends à le voir tomber d'un moment à l'autre. Sa respiration est difficile et il émet des râles très sonores. Je pense à une flèche de poumons mais le temps passe et le chevreuil reste sur place sans vouloir se coucher et la nuit tombe doucement. Je reste immobile à genoux et attends. J'ai rendez-vous avec Laurent à la voiture à la nuit et je décide de lui envoyer un SMS pour l'avertir de la situation. La lumière du portable m'éblouit un peu et au moment où je le range, je n'arrive plus à voir le chevreuil dans la pénombre. Il est tombé ou s'est enfuit ?

Je me redresse et me rapproche doucement du dernier endroit où je l'ai vu mais il n'y est plus. Il fait nuit et ma visibilité est très réduite. J'aperçois tout de même une masse sombre un peu plus loin. Je me fige et force mes yeux. C'est mon brocard, il s'est couché 15 mètres plus bas et fait toujours des cercles avec sa tête. Il me tourne le dos. Je tente une approche, très très lentement, à découvert, je gagne des mètres pour tenter une flèche d'achèvement. 10 mètres, j'arme mon arc mais il fait nuit noire et impossible de prendre la visée, j'avance encore un peu, 8 mètres, toujours impossible d'aligner la visée, 6 mètres, je prends la visée au jugé mais le chevreuil se relève et détale sur 15 mètres pour se recoucher en râlant à quelques mètres de la bordure du bois.

Je change de technique, je descends contre le bois et le longe doucement. Arrivé à 5 mètres du chevreuil, j'arme doucement et lui décoche une flèche au jugé. Le chevreuil se redresse et file vers le bois ou je le perds de vue mais entends sa chute puis ses derniers soubresauts dans les ronces. Je me rapproche doucement à la lueur de ma lampe et le retrouve à 10 mètres environ de mon dernier tir, mort au bord du bois.

Ma première flèche rentre en fait dans le cou, 15 cm sous la tête et ressort entre les mandibules inférieures d'où cette difficulté à respirer. Ma seconde flèche rentre dans le cuissot et s'arrête dans l'épaule. Je mets le bracelet et charge le chevreuil sur mon dos pour retourner à la voiture. Je reviendrai demain chercher ma flèche.

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

Le lendemain matin, je laisse Laurent et Christophe venu chassé aujourd'hui sur leurs lieu de chasse et pars chercher ma flèche. Je la retrouve rapidement fichée au sol.

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

La piste de sang est presque inexistante jusqu'au premier arrête du chevreuil ou ses mouvements de tête ont dessiné un 8 au sol.

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

Et du premier au second arrête, je ne trouve pas non plus de sang, par contre la seconde reposée et bien marquée. 

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

Toujours pas de sang avant la troisième reposée qui elle est peu marquée. 

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

C'est une mauvaise flèche qui se termine bien pour moi, j'ai eu pas mal de chance.

Alex

 

Trophée :

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011
Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

Atteinte :

Une mauvaise flèche qui se termine bien, 29 octobre 2011

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 12:38

De retour des Pyrénées en fin de matinée, je décide de m'arrêter faire un petit tour rapide à la chasse. Je décide d'aller chasser dans un bois en longeant tranquillement un chemin forestier qui le traverse. Je m'avance doucement vers le chemin au travers d'une zone de fougères puis commence ma progression. Le vent est capricieux et tourne souvent, alors que j'ai fait 300 ou 400 mètres sur le chemin, il change brutalement de sens et je décide de rebrousser chemin car le coin semble très calme. Au moment où j'arrive à 50 mètres de mon point de départ, j'ai une impression bizarre.

Je me fige et regarde sur ma gauche. Un chevrillard est arrêté plein travers entre 2 gros arbres, sa tête et son cou sont cachés par un tronc mais le reste un corps est parfaitement dégagé. Il est légèrement en contrebas à environ 10 mètres. J'arme rapidement mon arc et prends la visée alors que le chevrillard reste immobile. Mon viseur se cale et je décoche. Ma flèche qui me semble trop en arrière traverse le jeune chevreuil qui démarre en trombe et longe le chemin dans mon dos par une grosse coulée. Je le suis un moment du regard puis le perds dans la végétation qui s'épaissit.

J'attends un peu puis pars contrôler mon tir. Ma flèche est humide mais ne porte aucune trace de sang, c'est bien ce que je craignais. 3 grosses gouttes de contenu stomacal sont tombées sur les feuilles mortes dès l'impact. J'espère avoir touché le foie mais la recherche risque de ne pas être des plus faciles. J'attends un peu puis commence à suivre les maigres indices. Quelques gouttes de contenu stomacal, ou de sang sombre avec des débris végétaux, des feuilles retournées par la fuite... Je progresse très lentement presque à 4 pattes pour distinguer le moindre indice. Petit à petit, indice après indice, je progresse tout de même puis commence à trouver un peu plus de sang et des frottés. Avec une telle atteinte, je sais que je dois faire attention car le chevreuil se sera vite couché. Il faut le voir avant de le relever s'il est encore vivant.

Au bout de 70 mètres environ, la piste qui suivait la coulée s'interrompt brutalement, je suis encore un peu la coulée mais plus rien. Le chevreuil a du bifurquer. Je retourne au dernier indice et constate que le chevrillard à pris à droite et s'enfonce dans le sale où il perd à nouveau pas mal de sang. J'avance très prudemment sur quelques mètres quand tout à coup je l'aperçois. Il est couché dans les ronces à 5 mètres devant moi. J'écarte et casse doucement toutes les brindilles qui pourraient gêner mon tir puis arme mon arc et prends la visée sur son coffre.

Je décoche, l'impact est bien audible. Le chevrillard se redresse d'un bon en poussant un petit gémissement puis sa tête commence à partir en arrière et il s'effondre sur place. Ma première flèche rentre au niveau de la panse et ressort basse en effleurant le foie, la seconde rentre dans l'épaule et ressort au défaut de l'épaule côté opposé passant au-dessus du cœur et traversant un poumon.

Un chevrillard à l'approche, 26 septembre 2011

Alex

 

Atteinte :

Un chevrillard à l'approche, 26 septembre 2011

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 04:30

Ce soir, nous avons décidé d'aller chasser avec Manu le chevreuil sur Labéjan. Le territoire est grand et nous chasserons à l'approche chacun de notre côté. Nous partons de chez moi vers 18 heures, il a plu ce matin et nous pensons voir sortir les chevreuils de bonne heure. En route, en longeant le bas du bois du Turc, j'aperçois un chevrillard seul au gagnage au bord d'un maïs étroit, coincé entre la route et le Sousson. Je me gare un peu plus loin et propose à Manu de se tenter une approche. Il est ok. Le vent est bon et soutenu. Manu s'équipe et je le suis sans arc, juste en observateur. J'ai perdu ma cagoule en ramenant mon sanglier à la voiture jeudi, je mets donc une casquette avec un voile pour dissimuler mon visage et nous voilà parti par la route. Manu passe devant et semble très décontracté, nous arrivons presque à l'angle du maïs et je suggère à Manu d'encocher une flèche car, je pense que le chevrillard est à portée de tir de la route. Nous l'apercevons par-dessus le maïs, il broute tranquillement. Nous faisons demi-tour et Manu descend doucement le talus du fossé à 10 mètres de l'angle du maïs, par chance le bruit des feuilles de maïs sèches agitées par le vent cachent le bruit de sa descente. Je me cale en observateur au bord de la route alors que Manu longe doucement le maïs. Le chevrillard broute toujours tranquillement.

Manu arrive sans difficulté à l'angle de la culture. Il observe un instant puis s'avance tout doucement en longeant le maïs. Le chevrillard relève la tête, Manu se fige. Des voitures passent sur la route et j'ai peur du coup de klaxon mais non, personne n'est décidé à nous casser la chasse. Le chevrillard rebaisse la tête et Manu tente encore quelques pas mais, tout à coup, le chevrillard semble nerveux. Il redresse la tête puis commence à s'avancer droit sur Manu ! Je regrette de ne pas avoir mon appareil photo qui est en réparation, ça aurait valu un petit film. Manu reste immobile alors que le chevrillard se rapproche au pas. Il est maintenant à portée de tir et Manu ne bouge toujours pas, il a laissé passer plusieurs fois sa chance d'armer et il va être trop tard. Je lui chuchote un : "Arme Manu, arme" et Manu arme mais il est déjà trop tard, le chevrillard qui n'a rien compris biaise au petit trot vers la route, laisse passer une voiture puis traverse pour rentrer dans le bois du Turc. Dommage, je trouvais pourtant l'occasion belle mais Manu ne l'a pas senti.

Nous retournons à la voiture pour finir d'arriver sur notre secteur de chasse. Je me gare sous la digue du lac et nous partons en chasse. Je laisse Manu choisir son secteur et pars chercher ma cagoule restée accrochée dans les ronces. Ma cagoule sur la tête, je fais un grand tour pour contourner le secteur de Manu et ne pas le déranger puis rattrape le chemin de terre en crête de la colline. J’espérai recroiser le chevrillard pour l'approcher cette fois à bon vent mais il n'est pas de sortie. J'observe la maïs où se trouve certainement Manu actuellement et poursuis jusqu'à une autre parcelle de céréale séparée de la première par le chemin qui bifurque à 90°. Je n'ai jamais chassé ce maïs et ne le connais que vu de loin. Au coin du maïs, je quitte le chemin et continue tout droit vers le premier passage de canon. Pensant voir loin dans ce passage, je m'avance en face du passage. Erreur grossière, la visibilité n'est que de 20 mètres à cause du relief du champ et je viens de perdre une occasion de tir magnifique. A 5 mètres devant moi, le petit brocard daguet vu jeudi broute tranquillement mais sentant ma présence il relève la tête et fait volte-face dans la foulée pour disparaître dans le maïs. Sur ce coup j'ai pas été bon !

Je continue vers le second passage de canon, ma dernière chance sur ce champ étroit car il n'y en a que 2.  J'arrive tout doucement et tente de voir au travers du maïs quand tout à coup j'aperçois un dos dans la végétation qui pousse dans le passage de canon. Un chevreuil broute plein travers à moins de 10 mètres de moi. Je suis juste caché par quelques pieds de maïs et si le chevreuil redresse la tête... Trop tard, je n'ai pas eu le temps d'armer, la jeune chevrette a relevé la tête et me fixe. Je reste parfaitement immobile. Le temps passe et ses yeux me fixent toujours puis son attention baisse et elle commence à tourner la tête dans l'axe du corps puis encore un peu, c'est le moment d'armer. Je monte mon arc et commence à armer mais elle retourne la tête vers moi. Je me fige à nouveau l'arc tenu devant moi. La position n'est pas très confortable. a chevrette fait quelques mouvements de tête pour mieux voir puis reste un moment immobile à me fixer.  Le temps passe puis elle tourne la tête pour regarder par-dessus son dos. Cette fois c'est ma chance.

J'arme rapidement mon arc mais finis l'armement au moment où ses yeux se reposent sur moi. Je reste armé et immobile un moment puis la chevrette tourne à nouveau la tête dans l'axe du corps et je sens bien que je vais devoir être très rapide car elle va démarrer d'un instant à l'autre. Je cale mon viseur sur son coffre et décoche. A l'impact, la chevrette démarre en trombe, ressort au bout du maïs sur ma droite, traverse la bande enherbée et rentre dans le bois. Du sang jaillissait de son épaule, je suis confiant. Rapidement, un gros bruit retentit, le chevreuil vient de rentrer dans un arbre. Le calme revient, je pars faire ma recherche. Je vais d'abord chercher ma flèche qui est cassée au ras des empennages. Il y a beaucoup de sang dès l'impact et je par directement à l’entrée du bois. Beaucoup de sang ici aussi, je le suis facilement et retrouve rapidement ma chevrette morte en lisière du bois à 20 mètres sur ma gauche. Ma flèche passe au travers du cœur. Une grosse masse de sang bulleux sort de son épaule.

Je la récupère pose le bracelet et pars la poser à la voiture. Il est encore tôt et je décide d'aller faire un tour à l'opposé du lac. Je passe par un passage de canon dans une parcelle de maïs semée très tard sur un blé grillé par la sécheresse. Il est encore très vert et irrigué régulièrement mais il semble peu fréquenté aux vues du peu de traces au sol. En sortant du maïs, il me semble apercevoir au loin un chevreuil au gagnage de l'autre côté d'une haie. Je me colle au ru du déversoir du lac et longe le bois en direction de la haie. Je tente d'apercevoir le chevreuil au travers mais ne vois rien, j'ai du mal voir. Je longe la haie vers un passage pour la traverser et fais déguerpir une grosse chevrette non suitée. Je la regarde partir puis reprends ma progression. Je franchis un peu plus loin le ru par un passage busé et remonte en crête de la colline dans un champ travaillé quand j'aperçois la chevrette elle est de nouveau au gagnage dans la friche à 70 mètres sur ma gauche. Je vais tenter une approche, je remonte le champ travaillé le plus voûté possible et parviens au sommet grâce au relief du terrain qui me cache à la vue du chevreuil. Je bifurque et rentre dans la friche au milieu d'une végétation haute mais sèche et craquante. La chevrette semble se diriger vers un petit bois un peu plus loin et je vais essayer de lui couper la route mais les craquements répétés me font repérer et la chevrette se fige pour regarder dans ma direction, elle est 60 mètres sous moi et je suis caché dans la végétation. Intriguée elle change de trajectoire et remonte vers moi puis biaise à nouveau pour prendre le vent. Il me faut descendre pour tenter de l'approcher mais je fais trop de bruit et elle regarde à nouveau vers moi. Perdu pour perdu, je tente de l'aboyer mais elle démarre et s’arrête 150 mètres plus loin pour me regarder remonter vers la crête avant de rentrer au bois.

De la crête j'aperçois dans le creux du champ, encore en chaume, au-dessous de moi, un animal qui se débine et passe sous un gros arbre oublié au milieu du champ. Le relief du champ me le cache sans que je n’aie le temps de l'identifier. Je m'avance doucement au travers du chaume de blé et finis par apercevoir un gros chat qui détale en me voyant. En le regardant fuir, j'aperçois un couple de chevreuil à 150 mètres sur ma droite. Je profite du relief du champ vallonné pour tenter une approche puis traverse un rond de tournesols rabougris non moissonnés au milieu du blé pour masquer ma silhouette alors que le jour décline vite. Je repasse derrière la crête puis reviens vers les chevreuils mais je n'en vois qu'un qui broute et le second m'aperçois durant mon approche et donne l'alerte. Ils détalent en direction du bois. Il fera vite nuit, je retourne à la voiture.

Manu a eu moins de chance que moi mais a tout de même eu 3 chevreuils à moins de 10 mètres sans pouvoir les flécher.

Une chevrette à l'approche, 24 septembre 2011

Alex

 

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Une chevrette à l'approche, 24 septembre 2011

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 23:15

Ce soir, je décide de revenir faire un tour au chevreuil mais je pars plus tard que la veille, de la route j'aperçois un chevreuil solitaire qui traverse le champ travaillé en direction des maïs mais à plus de 100 mètres et en roulant je n'arrive pas à distinguer son sexe. Je me gare un peu plus loin et reviens tranquillement vers l'angle du maïs puis commence à le longer par la bande enherbée. Je surveille également le ruisseau à ma gauche au cas où un ragondin imprudent voudrait jouer avec sa vie. Le chevreuil n'est plus là, il a dû rentrer dans le maïs ou revenir vers les bois.

Je longe un moment le champ sans voir de chevreuil quand, tout à coup, j'aperçois au loin 2 chevreuils. Je me rapproche doucement à genoux dans les hautes herbes du bord du fossé et finis par identifier un brocard et une chevrette. Ils sont encore à plus de 80 mètres en plein découvert et l'approche risque d'être difficile. Je tente de me rapprocher encore un peu en longeant le fossé. Les orties me piquent au travers de mes vêtements et je suis pris de fortes démangeaisons mais il faut résister. Je progresse très lentement mais la chevrette tourne la tête juste au moment où je bouge. je me fige mais ses yeux restent braqués sur moi. Le brocard inquiet cherche lui aussi ce qu'a pu voir la chevrette et ses 2 paires d'yeux qui me fixent. Je tente de rester un moment immobile quand une chevrette et ses 2 chevrillards prennent le galop au loin sans raison apparente. Le brocard et la chevrette les observent puis prennent le galop pour les rejoindre et tout ce petit monde rentre dans le maïs. Je tente de me rapprocher de l'endroit où je les ai vu rentrer mais impossible de les retrouver.

La luminosité baisse doucement et je décide de revenir tranquillement vers la voiture. Un tache sombre m'interpelle au bord d'un bosquet sur ma droite et je tente une approche sans trop y croire au travers d'un chaume de blé très craquant. J'approche en aveugle en restant dissimuler derrière le bosquet pour ne pas être vu mais à mon arrivée, je me penche doucement à l'angle du bosquet pour constater que l'animal n'est plus là. J'ai perdu du temps et maintenant la nuit tombe rapidement.

Je longe le maïs d'un pas assez rapide quand un chevreuil démarre à 5 mètres devant moi et franchit le ruisseau. Je m'agenouille rapidement au bord du fossé et l'aboie. Le chevreuil s'arrête net à 20 mètres et regarde vers moi. Il fait sombre et le chevreuil n'arrive pas à m'identifier. je continue à l'aboyer et il commence à venir vers moi d'un pas saccadé, marquant des pauses d'observation et m'aboyant à son tour. Nous nous répondons un instant et il vient doucement pour me passer plein travers à 12 mètres environ. J'arme doucement mon arc tout en aboyant. Le chevreuil m'aboie de plus belle et se fige. Je cale mon viseur tout en lui répondant et peine un peu à prendre ma visée à cause de la faible luminosité puis décoche. Un impact cassant précède la fuite saccadé et bruyante de l'animal qu'il me semble entendre tomber à environ 50 mètres.

Je reste un moment immobile et le calme revient alors que la nuit tombe très vite. Au bout d'un moment, j'allume ma lampe et pars contrôler mon tir. Je retrouve rapidement beaucoup de sang et ma flèche.

Une chevrette trop curieuse

La piste continue et très abondante est facile à suivre

Une chevrette trop curieuse

et je retrouve rapidement ma chevrette allongée sur le flanc. Ma flèche rentre à la base du cou et ressort dans l'épaule opposée en cassant l'humérus d'où ce bruit cassant et touche le cœur. Elle n'a fait que 50 mètres environ avant de tomber. Elle n'a pas de lait, elle n'était donc pas suitée.

Une chevrette trop curieuse

Alex

 

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Une chevrette trop curieuse

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 04:20

Ce soir, en sortant du boulot, je pars chasser le chevreuil sur Labéjan. Arrivé vers 18h30, je me gare sous la digue du lac et me prépare avant de partir en chasse. J'attaque en longeant le maïs sur la droite du plan d'eau. Le soleil descendant face à moi est éblouissant et il me semble apercevoir furtivement un animal qui rentre dans les céréales à 30 mètres devant moi. Je me rapproche doucement de l'endroit où je l'ai vu rentrer mais je ne vois rien. Je reprends ma progression tranquille sur la bande enherbée quand un renard surgit du maïs à 40 mètres devant moi. Il s'avance un peu vers le lac, sa silhouette est très élancée et son pelage semble mité, il doit certainement avoir la gale. Il s'assoie sur la gauche de la bande enherbée en me tournant le dos et commence à se gratter énergiquement la base du coup. Je me décale rapidement vers le maïs et me cale dans le premier sillon puis commence à faire quelques cris de souris. Le renard toujours assis arrête de se gratter et regarde vers moi puis il se lève et commence à venir au petit trot quand le vent tourne et se met à souffler dans mon dos. Il stoppe net, à 30 mètres, face à moi, et rentre rapidement dans la maïs. Je tente encore de l'appeler mais c'est peine perdue.

Je ressors du maïs et m'avance jusqu'au coin du champ. Un animal est assis presque au bout de la largeur du champ, à environ 100 mètres et je pense tout d'abord au renard mais il démarre avec une démarche qui même à cette distance ne peut pas tromper, c'est en fait un gros lièvre qui disparaît dans le chaume de tournesol semence. Je me cale derrière des gros peupliers au bord du lac et tente à nouveau des cris de souris mais rien ne vient. Je poursuis ma route vers la passage busé qui traverse le ruisseau un peu au-dessus du lac. Le trou d'eau sous le passage est boueux, un ragondin a certainement dû passer il n'y a pas très longtemps. Je longe le ruisseau, côté gauche en direction du second champ de maïs. La végétation a déjà bien séché malgré la pluie de ce weekend et elle craque sous mes pas malgré mes précautions.

En arrivant au coin du maïs, je ne suis pas assez prudent et m'avance trop rapidement sur la bande enherbée. Je stoppe net en apercevant un bocard couché à 50 mètres environ en plein découvert au bord du fossé qui longe le bois. Il regarde vers moi avec insistance, je n'ai même pas abaissé ma cagoule et il m'a repéré. Je m'attends à le voir partir rapidement. Je reste immobile et baise la tête puis abaisse doucement ma cagoule quand le brocard repose la tête au sol. Incroyable, il ne semble pas inquiet. Je fais lentement un grand pas vers le maïs mais il redresse la tête au beau milieu de mon mouvement et je me fige, les jambes très écartées en équilibre précaire. Le brocard regarde vers moi un moment et je suis obligé de ramener très lentement ma jambe pour garder mon équilibre. Une fois mes pieds réunis, je m'immobilise mais le brocard, qui a vu quelque chose sans savoir quoi, se redresse et se plante plein travers pour m'observer un instant. Je reste immobile et il décide de s'avancer vers moi pour m'observer de plus près puis il stoppe net et se gratte énergiquement le flanc avec ses bois en tournant la tête vers son arrière train. J'en profite pour me coller au maïs. Il se remet en marche et avance lentement en se collant contre la bordure des céréales puis s'arrête à nouveau pour se gratter avec sa patte arrière et tourne à nouveau la tête. J'en profite pour me poster derrière le premier rang de maïs dans une zone clairsemée. Le passage de canon tout proche me permet de l'observer en faisant une trouée dans les céréales. Il arrive tranquillement mais sûrement en s'arrêtant plusieurs fois pour observer. Il semble vouloir prendre la passage de canon à une dizaine de mètres sur ma gauche mais se ravise et revient vers la bordure du bois. Je profite de son passage derrière une partie serrée du rang de maïs pour armer mon arc, il est à 12 mètres environ. Je le suis dans mon viseur au travers des pieds de maïs. Il s'arrête encore juste avant de se dégager puis s'avance à découvert à 7 mètres environ de 3/4 face. Je cale ma visée sur son épaule et décoche. Ma flèche est un peu haute sur l'épaule, l'impact est cassant et le chevreuil s'écroule sur place. Il saigne abondement et se met à gueuler. Je pose mon arc et me précipite. Je dégage ma flèche restée en travers pour ne pas me blesser et immobilise le brocard pour l'achever rapidement. La flèche est ressortie au niveau du foie.

Il est tout juste 19 heures, je décide de ramener ma prise à la voiture et de me remettre en chasse. Une fois le brocard dans le coffre de ma voiture, je repars vers le maïs. Je longe le fossé qui borde le bois, les sangliers se sont souillés à plusieurs endroits. J'avance doucement et remonte dans chaque passage de canon pour tenter d'apercevoir un chevreuil mais malgré de nombreuses traces, je ne vois pas le moindre animal. Je me dirige vers le dernier passage de canon quand je me fige au milieu de la bande enherbée. 25 mètres devant moi, un chevrillard m'observe en plein milieu de la bande enherbée et une chevrette est plein travers, à moitié sortie du maïs. Le chevreillard est inquiet et curieux à la fois. Il hésite, se rapproche d'un pas, regarde sa mère, pars vers le talus au-dessus du fossé, refait un pas vers moi et regarde à nouveau sa mère qui ne semble pas très inquiète, elle regarde vers moi sans sembler me voir et reste immobile puis se met à regarder devant elle. Il me semble entendre du bruit dans le maïs. Le petit chevrillard devient tout à coup très inquiet et remonte le talus en 2 bons pour s'avancer dans le champ travaillé et m'observer à bonne distance. Sa mère semble indécise et regarde derrière elle. Un autre chevrillard doit encore se trouver dans le maïs. Je me colle contre les céréales et profite d'une courbe du champ pour approcher sans être vu par la chevrette mais également sans la voir. Je gagne facilement et rapidement plus de 10 mètres et me penche pour apercevoir les chevreuils. Le chevrette se débine devant moi à 30 mètres et remonte le talus pour se planter plein travers derrière un gros peuplier. Un chevrillard surgit du maïs à environ 15 mètres. J'arme rapidement mon arc et prends la visée. Il avance au pas de 3/4 arrière puis stoppe. Mon viseur se cale et je vais décocher mais le chevrillard donne un coup de rein pour partir et je donne un coup de bras de côté pour tenter de ne pas le blesser. Ma flèche passe heureusement derrière lui et disparaît sous les herbes. Les chevreuils s'éloignent et m'observent au loin alors que je cherche ma flèche qui est introuvable. Un chevrillard rentre au bois alors que l'autre et sa mère, passent la crête du champ et disparaissent.

Ma flèche reste introuvable, le chevrillard séparé de sa mère va certainement chercher à la rejoindre. Je remonte en crête du champ travaillé pour tenter d'apercevoir la chevrette et me poste un instant au coin d'un petit bosquet mais rien ne bouge. Je longe le chemin de terre qui suit la crête puis reviens vers l'angle du bois mais toujours rien. Je décide de jeter un coup d’œil dans la luzerne qui couvre l'autre penchant de la colline et descends vers un petit bosquet fourré où se trouvent souvent les sangliers. Quelque chose bouge au coin du bosquet, c'est justement un sanglier qui fouille le sol, un second suidé sort du bois et le rejoint puis ils commencent à remonter en longeant la bordure du bosquet. Je contrôle le vent, il n'est pas bon et je dois faire un grand détour pour ne pas les affoler. Je fais demi-tour et m'avance par le chemin de terre pour me positionner à bon vent puis observe les sangliers. Ce sont 2 bêtes rousses. Ils retournent dans le bois. Je traverse la luzerne en crête et rejoints l'angle haut du bosquet puis descends tout doucement vers l'endroit où sont rentrés les sangliers. Arrivé au coin bas du bosquet, je recontrôle le vent qui souffle maintenant en suivant la combe parallèlement au fond du bosquet. Je m'éloigne un peu de la bordure et longe doucement le fond du petit bois. J'entends par moment les sangliers qui se déplacent en fouillant le sol. La nuit tombe doucement.

Tout à coup, j'ai une impression bizarre, je tourne la tête à droite et aperçois un blaireau qui descend en longeant une bande étroite du grand bois au s'avance vers le bosquet. Je me fige et m'agenouille, il ne m'a pas vu. Je l'observe un instant quand un second blaireau bien plus gros sort de bois et rejoint le premier pour se mettre à jouer avec lui. Je tente des cris de souris mais ils ne prêtent pas attention à moi. Je me redresse doucement et poursuis un peu mon chemin pour me soustraire à leur vue en dépassant l'alignement de la bordure du bois puis je remonte vers eux en traversant doucement la luzerne. Arrivé au coin du bois, j'accroche mon décocheur et me penche doucement pour apercevoir les blaireaux. Ils sont toujours là. Le plus gros s'avance plein travers à 10 mètres environ dans la luzerne et s'arrête régulièrement mais je ne sens pas son tir. Le second descend quant à lui droit sur moi puis s'arrête à 7 mètres environ et s'assoie pour se gratter les puces. J'arme mon arc et vise son épaule. Je décoche, l'impact est violent et très bruyant. Ma flèche est déviée en traversant l'animal et pars mourir dans la luzerne. Les blaireaux démarrent et retourne vers le bois mais mon blaireau de fera que 3 mètres. Il s'arrête et commence à râler, le sang qui remplit ses poumons émet un sang bulleux et rapidement c'est le retour du calme. Je pars chercher ma flèche et aperçois mon blaireau posé sur une grosse branche. Il est mort. Ma flèche récupérée, je ramasse mon blaireau et rentre vers la voiture alors que la nuit se fait de plus en plus noire. Ma flèche rentre sous la patte avant et ressort en bas du dos.

Une soirée d'exception, 20 septembre 2011

Alex

 

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Une soirée d'exception, 20 septembre 2011

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Une soirée d'exception, 20 septembre 2011

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 06:01

Ce soir, je pars chasser dans une zone de maïs, le vent est soutenu, c'est idéal pour l'approche. Je pars à bon vent autour des maïs en longeant les bandes enherbées. J'arrive doucement au coin du maïs, le vent souffle toujours assez fort quand j'aperçois, au travers des pieds de maïs, un brocard qui broute tranquillement dans un pré, de l'autre côté d'un grand fossé assez profond, à une quarentaine de mètres. Je suis en train de me demander comment l'approcher quand il décide de venir vers moi au petit trot. Je m'agenouille entre 2 rangs de maïs et arme mon arc. Il ralentit puis arrive au pas en longeant la rive opposée du fossé pour venir s'arrêter à 7 mètres, plein travers. Mon viseur se cale alors qu'il tourne la tête et regarde vers moi. Ma flèche est déjà partie et le frappe dans un bruit sourd en pleine épaule. Le brocard fait volte-face et s'enfuit au galop vers un autre champ de maïs de l'autre côté du fossé, arrivé à 10 mètres du couvert environ il ralentit, commence à vaciller puis s'effondre. Quelques soubresauts et c'est terminé. Je traverse le fossé et récupère ma flèche fichée dans le sol

Un brocard imprudent

puis pars droit vers mon brocard bien en vue dans le pré.

Un brocard imprudent

Ma flèche rentre pleine épaule et ressort au niveau de la panse touchant les poumons et le foie.

Un brocard imprudent

Alex

 

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Un brocard imprudent

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Un brocard imprudent

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 05:35

Ce soir, je pars faire un affût au sol pour commencer la soirée avant de partir à l'approche quand il fera un peu plus frais. Il fait très chaud depuis quelques jours et l'approche est difficile à cause de la végétation craquante. Je pars vers 20 heures me positionner dans un bois près d'un petit ruisseau. Arrivé près du ruisseau, je contrôle le vent qui souffle légèrement et porte mon odeur sur ma droite en biaisant légèrement vers l'arrière. Je prends mes sécateurs et m'aménage une niche dans un roncier. Je me positionne et l'attente commence. De l'autre côté du ruisseau, une petite clairière enherbée ouvre le bois à la lumière du soleil. Une grosse coulée passe en biais, elle traverse le ruisseau et traverse le bois à un peu plus de 10 mètres dans une zone assez dégagée. Je regarde mes possibilités de tir quand un mouvement attire mon regard sur la gauche, au bord du ruisseau. Je ne comprends pas tout de suite de quoi il s'agit mais c'est en fait une cane colvert suivie de 7 jeunes. Ils longent le ruisseau sur 15 mètres puis prennent le lit du cours d'eau et je les perds de vue.

Le temps passe, la soirée est chaude et la fraîcheur du coin est agréable. Tout à coup, j'aperçois furtivement un silhouette rousse qui se débine dans une bande d'épais de l'autre côté du ruisseau et je m'attends à voir l'animal sortir dans la clairière mais rien ne vient. Où est-il passé ? Un renard ? Un chevreuil ? Cette apparition me fait douter de ma position. Je décide de me décaler un peu plus vers le ruisseau et me réaménage une niche dans les ronces qui me donne plus de visibilité et me rapproche un peu de la grosse coulée. 2 corbeaux arrivent en volant sous le feuillage des arbres et traversent pour ressortir dans la clairière avant de revenir en sous-bois et faire demi-tour pour se percher en bordure du bois.

Alors que j'observe ces oiseaux, un mouvement dans la clairière me rappelle à ma chasse. L'animal longe de l'autre côté du ruisseau puis vient vers moi et rentre dans le bois. C'est une petite chevrette toute frêle. Elle me semble minuscule, son coup est très fin et élancé, son pelage est bien roux. Elle s'avance tranquillement et vient passer à 3 mètres de moi. Juste derrière l'écran de ronces qui me camoufle. Elle marque un arrêt, secoue la tête puis s'avance vers la coulée en s'arrêtant plusieurs fois sur quelques mètres. Elle me présente un beau 3/4 arrière. Je profite du spectacle immobile quand un mouvement sur ma gauche trahit la présence d'un second animal. Je tourne doucement la tête et aperçois un second chevreuil qui s'avance en longeant le ruisseau en bordure du bois. A sa carrure, je pense d'abord à une chevrette plus grosse que la première.

La petite chevrette vient de stopper à 8 mètres environ et regarde, par-dessus son dos, dans ma direction. Elle a dû me voir. Elle reste un moment immobile alors que le second chevreuil s'est arrêté. Je l'ai perdu de vu mais je pense savoir où il se trouve. La petite chevrette finit pas reprendre son pas tranquille et traverse la coulée pour s'enfoncer dans le bois. Je la perds doucement de vue. Je tourne mon attention sur le second chevreuil qui doit être arrêté derrière un arbre. Effectivement, il ne tarde pas à s'avancer et j'aperçois, sur sa tête, 2 boutons blancs. C'est un petit brocard, certainement le frère de la jeune chevrette, j'accroche mon décocheur. Il ne semble pas vouloir passer au même endroit que la chevrette. Il s'arrête plusieurs fois à 10 ou 12 mètres mais toujours dans du sale puis il rejoint la coulée et la longe d'un pas décidé. J'ai une fenêtre de tir à 8 mètres et une autre à 10 mètres entre 2 arbres. Je profite de son passage derrière un buisson pour armer mon arc et le laisse s'avancer.

Il passe la première fenêtre de tir sans s'arrêter et je ne pense pas le voir s'arrêter dans la seconde mais il stoppe plein travers entre les 2 arbres à 10 mètres environ. Mon viseur est calé, je décoche. A l'impact, le chevreuil se quille tout droit sur les pattes arrière et retombe lourdement sur le dos. Il bouge encore le cou mais son corps ne répond plus. Il pousse 2 petits gémissements. Je pose mon arc et me précipite pour l'accompagner dans la mort mais, elle surviendra tout de même rapidement. Ma flèche resté en travers a été brisée par la chute du brocard, elle est un peu haute et a coupé une vertèbre et touché le haut des 2 poumons.

Un petit brocard à boutons à l’affût, 17 août 2011

Alex

 

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Un petit brocard à boutons à l’affût, 17 août 2011

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Un petit brocard à boutons à l’affût, 17 août 2011

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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