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7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 06:55

Ce soir, il fait gris et il ne fait pas trop chaud, je décide de partir un peu plus tôt pour aller faire un tour dans un secteur de vignes où j'ai repéré un bel assassin qui s'est déjà joué de moi par deux fois. La première fois, je l'ai approché à 10 mètres dans un grand blé et je suis resté un moment près de lui sans pouvoir voir plus que ses oreilles et ses bois dépassant des céréales avant que le vent tourne et ne le fasse partir. La seconde fois, je l'avais repéré de loin alors qu'il rentrait dans le tournesol attenant au même champ de blé. Alors qu'il avançait en frottant ses bois sur quelques pieds de tournesol et broutait les feuillages de la haie bordant la culture, j'ai commencé à l'approcher au travers des tournesols mais encore une fois le vent tournant m'a trahi et il s'est enfui vers le blé où j'ai tenté de l'approcher une autre fois mais encore une fois le vent m'a trahi alors que j'étais à une trentaine de mètres de lui.

Je me gare, vers 19 heures, au bord de la route contre une plantation de chênes américains. Avant d'attaquer le secteur de vigne, je décide de traverser la route pour aller prospecter une zone de luzerne où je n'ai pas encore mis les pieds cette année. Je remonte le talus du fossé de la route et m'avance dans la luzerne en biaisant vers une grosse haie qui la sépare d'une parcelle de tournesols.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

En arrivant au coin de la haie qui bifurque à gauche à angle droit, j'aperçois quelque chose en bas de la parcelle près d'une bande boisée. Je stoppe un moment pour tenter s'identifier l'animal que je pense tout d'abord être un renard mais qui est en fait un très gros lièvre. C'est alors qu'en tournant la tête à gauche, j'aperçois à environ 200 mètres, un chevreuil dans la luzerne près de la haie. Sa carrure élancée me fait d'abord penser à une chevrette couchée qui regarde vers moi.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je reste immobile et l'observe un instant. Alors que le chevreuil tourne la tête, il me semble distinguer de petits bois. Ce serait donc un brocard. Il se met à brouter tranquillement, la hauteur de la luzerne est trompeuse, il est en fait sur pieds. Je décide de tenter une approche mais la faible hauteur de végétation ne va pas me faciliter les choses. C'est alors que je remarque une belle coulée de blaireau dans la bordure interne de la haie. Elle va me permettre de tenter une approche.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je m'avance tout doucement en suivant la coulée tout en surveillant le petit brocard entre les troncs des arbres qui bordent la luzerne. Le sol est jonché de feuilles mortes et de bout de bois morts, je dois calculer chacun de mes pas pour ne pas faire trop de bruit. Le chevreuil broute sur place. Alors que je suis à environ 80 mètres du chevreuil, la coulée est barrée par des buissons, je ne peux plus avancer à couvert. Je dois contourner tout doucement un gros arbre au travers d'une touffe de végétation, en bordure de la luzerne avant de revenir sur la coulée juste après.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je reprends ma progression lente et il me faut maintenant passer sous le tronc d'un arbre tombé dans la haie.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je ne suis plus qu'à 60 mètres du brocard qui a à peine bougé. Un merle décolle bruyamment devant moi et je me fige mais le chevreuil ne semble pas avoir entendu. J'attends un instant puis recommence à avancer. Je gagne encore 10 mètres mais à nouveau la coulée s'interrompt et il le faut sortir à découvert pour continuer mon approche. Je décide de tenter d'appeler au Butollo. Je lance deux appels brefs espacés. Le brocard relève la tête et regarde vers moi mais ne bouge pas. J'attends un moment, il reste immobile un instant puis se remet à brouter. Je tente 2 appels de plus mais le brocard regarde à nouveau vers moi mais refuse de venir. Je reste immobile un moment, le brocard finit par se remettre à brouter mais se tourne de cul. Il s'éloigne doucement en baisant vers le bas de la luzerne et en broutant tranquillement. Je sors sur la luzerne sur quelques mètres puis reprends la coulée, j'essaie de réduire la distance mais il poursuit son chemin et le sol bruyant ne me permet pas de presser le pas. Il me distance et arrivera au bois dans 40 mètres. Je ressors mon appeau alors qu'il est à environ 100 mètres. Dès les premiers appels, il redresse la tête et se retourne. Je lance quelques appels de plus et le voilà qui revient. J'arrête d'appeler un instant, il avance tranquillement en broutant en suivant une parallèle à 40 mètres de la haie. Je suis un peu trop dégagé, je me recule doucement pour me caler contre un gros arbre. Alors qu'il a fait environ 30 mètres, je tente de rappel. Il regarde vers moi puis repart et cette fois il monte droit sur moi. Il avance d'un pas lent et s'arrête par moment pour chercher du regard. Il zigzague un peu mais continue à se rapprocher. Il n'est plus qu'à 25 mètres et je n'ai pas encore armé. Il baisse la tête et détourne un court instant son regard. Je monte mon arc et l'aligne vers lui. Il redresse la tête et poursuis son chemin. Je profite d'une baisse d'attention pour armer tout doucement mes 71 livres. Il n'a pas remarqué mon mouvement et monte toujours sur moi de 3/4 face. Je le suis dans mon viseur et le laisse venir jusqu'à 8 mètres. Ma visée est calée sur son épaule, je décoche. Ma flèche le traverse et il fait volte-face pour foncer vers la bande boisée en contrebas. Des jets de sang sortent de son flanc gauche. À mi-pente il semble partir à gauche mais se ravise vite et continue à descendre pour disparaitre dans la bande boisée au moment où il semblait vaciller.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

J'ai oublié mon appareil photo à la voiture, je pars le chercher avant d'attaquer ma recherche, j'en profite pour prendre quelques photos en revenant vers la zone du tir. La draille du chevreuil est bien visible dans la luserne. Je trouve vite le premier sang.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je cherche maintenant ma flèche que je retrouve assez rapidement plantée au sol.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je la remets au carquois et commence à suivre le sang dans la luzerne. La draille du chevreuil et le sang sont bien visibles et facile à suivre.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

À la sortie de la luserne, la piste est toujours bien visible sur l'herbe rase.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

En franchissant le ru qui borde la bande boisée, chevreuil a laissé pas mal de sang dans la végétation.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Il a éclaboussé le tronc d'un gros arbre de l'autre côté.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

La piste s'intensifie dans la bande boisée en prenant à gauche et j'aperçois vite mon chevreuil mort sur le flanc un peu plus loin.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je m'approche de mon brocard, ma flèche est rentrée dans l'épaule et ressort juste avant la panse.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

J'appose mon bracelet et lui rends les honneurs avant de faire quelques photos souvenir.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je jette un coup d'œil rapide dans la luserne de l'autre côté de la bande boisée, pas de chevreuil. Je vide mon brocard et le remonte à ma voiture. Il est 20 heures quand je le mets dans le coffre, je décide de repartir en chasse. Je repars dans la luzerne mais cette fois je prends à droite pour rejoindre une haie qui borde l'autre côté de la grande parcelle. En descendant, je tombe sur un beau terrier de blaireau qui semble bien fréquenté et qui a été creusé en plein découvert. 

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je rejoins le ru qui délimite le bas de la combe et remonte vers la bande boisée où j'ai retrouvé mon brocard à environ 200 mètres sur ma gauche. Je passe le ru et un passage dans la haie, sur ma droite, qui permet d'accéder à une bande de prairie prise entre la bande boisée du ru et une grosse haie plus haut sur la droite. Je continue en longeant la haie pour prospecter le reste de la zone de luzerne. J'avance tout doucement en surveillant le secteur mais rien. Après quelques 300 mètres de marche, j'arrive dans une zone qui me donne un bon point de vue d'ensemble du secteur. J'observe un moment sans rien voir puis fais demi-tour pour revenir vers le passage. Je presse un peu le pas quand je dérange un animal dans la haie que je longe. C'est un chevreuil qui se met à aboyer dans sa course un peu plus loin, je tente de l'apercevoir au travers de la haie sans succès. Je m'avance jusqu'au passage et l'emprunte pour m'avancer dans la prairie d'herbes hautes. Je longe tranquillement, par une coulée de blaireau, la haie de gauche qui suit le ru. Alors que la bande boisée tourne un peu à gauche, j'aperçois une chevrette à environ 60 mètres devant moi. Elle est à environ 15 mètres de la haie et regarde derrière elle. Je reste un moment immobile à l'observer puis m'avance et la fais fuir. Elle remonte pour disparaître dans la haie qui délimite la prairie sur ma droite. Le chevreuil recommence à aboyer derrière la haie en s'éloignant. Je continue ma progression en observant autour de moi. Alors que j'arrive près d'une petite mare prise dans la végétation au bout de la prairie, le chevreuil redémarre en aboyant dans la bande boisée sur ma gauche. Je m'avance un peu et me cale pour tenter d'appeler à l'appeau. Immédiatement, j'entends revenir le chevreuil vers moi dans la végétation dense. Je poursuis mes appels mais le chevreuil semble avoir stoppé à environ 20 mètres et impossible de le faire venir plus. J'attends un peu puis retente d'appeler mais rien ne bouge. J'attends encore un peu puis quitte mon poste pour m'avancer vers le blé qui fait suite à la prairie derrière la mare et quelques arbres. C'est alors que le chevreuil, qui était resté immobile dans la végétation, redémarre pour fuir en aboyant sans que je puisse le voir. Je m'avance en bordure d'une bande étroite de blé prise entre la bande boisée à ma gauche et une pointe de bois avançant dans la culture sur ma droite. Je stoppe alors que la culture s'élargir pour remonter vers la route de crête et observe un instant le secteur. Rien en vue, l'agriculteur du coin est en train de sortir bruyamment ses brebis au pré qui fait suite au blé à environ 200 mètres. Je remonte doucement vers la route par le passage de tracteur de ceinture. J'arrive à la route sans avoir rien vu, je la traverse pour aller prospecter une petite parcelle de vigne prise dans une grande parcelle de blé. Je n'y aperçois qu'un lièvre assis entre 2 rangs. Au bout de la vigne, j'observe un moment le grand blé partiellement moissonné. Rien non plus, je fais demi-tour pour aller faire le tour d'une autre vigne. Je longe la route, le vent souffle dans mon dos. Alors que la route fait un virage à angle droit à gauche, je la quitte pour prendre un passage enherbé entre des rangs de vigne qui descendent vers la haie qui domine la prairie que je suivais tout à l'heure et des rangs parallèles au passages qui remonte vers la route de crête. Je commence par contrôler les rangs du bas un à un mais n'aperçois qu'un lièvre assis. Arrivé au dernier rang, je remonte le long d'une haie pour contrôler les autres rangs à bon vent. Encore un lièvre assis entre 2 rangs, alors que je suis presque à la route c'est une chevrette, couchée à environ 35 mètres dans la vigne, qui me regarde passer sans bouger.

Je traverse la route pour maintenant aller chasser sur le secteur des vignes, sur la gauche d'un très long massif boisé. Vu le vent, je pars plus à droite pour inspecter les rangs à bon vent en longeant une autre bande boisée plus petite. Pas de chevreuil mais encore un lièvre. Je continue en inspectant les diverses parcelles de vigne en essayant de les attaquer à bon vent en tenant compte de l'orientation des rangs. Le ciel devient de plus en plus menaçant et quelques gouttes éparses commencent même à tomber alors qu'un superbe arc en ciel se dessine au loin.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Alors que je longe une parcelle de vigne, je me fais surprendre par une chevrette qui montait droit sur moi entre 2 rangs. Elle fait demi-tour et s'enfuit au galop, stoppe un peu plus bas regarde vers moi puis repart au galop et disparaît. Un vent soutenu se lève avec l'orage qui menace. J'espère qu'il ne va pas pleuvoir car mon appareil photo n'est pas étanche. Je rattrape un chemin herbeux qui descend vers le bas de la combe et l'emprunte pour contrôler les rangs de vigne perpendiculaires à ce dernier. La vigne est sur ma gauche comme le sens du vent, j'avance doucement quand j'aperçois un chevreuil de 3/4 arrière, qui broute tête basse contre le rang de gauche, à environ 70 mètres. Je passe derrière le rang suivant et commence une approche très lente tout en surveillant l'animal par moment par-dessus le feuillage. Il broute toujours tranquillement et j'arrive facilement à 8 mètres de ce dernier. Pas de testicules en vue, il s'agit d'une chevrette. Son poil n'est pas joli et parsemé d'épis. Elle finit par relever la tête et regarder vers moi. Intriguée, elle me fixe puis se gratte la tête avec une patte arrière avant de se retourner et de venir droit sur moi sur quelques pas avant de stopper. J'en profite pour la prendre en photo par-dessus les feuillages.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Curieuse et intriguée par ce mouvement elle passe dans le rang suivant

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

et continue à venir vers moi. Je décide de m'éclipser tranquillement pour ne pas l'affoler et en faisant demi-tour, j'aperçois à plusieurs centaines de mètres, un chevreuil qui broute tranquillement au milieu d'une grande parcelle de vigne, au-dessus du grand blé et des tournesols où j'ai déjà vu l'assassin. Quelque-chose me dit que c'est lui. Je rejoins le chemin herbeux et descends pour rejoindre les tournesols alors que j'ai perdu le chevreuil de vue entre les rangs. Je passe les tournesols, le fossé qui les borde et remonte la bande enherbée rapidement pour me coller à la vigne et commencer à inspecter entre les rangs. À chaque bout de rang, je me penche doucement pour tenter d'apercevoir le chevreuil mais rien. C'est alors que j'arrive au dernier rang que je le vois traverser la bande enherbée de quelques mètres qui le sépare d'une parcelle de féveroles rabougrie, mélangée de blé et de gros îlots de chardons cotonneux. Il traverse d'un pas rapide à environ 100 mètres et je le perds de vue derrière un gros îlot de chardons dans la culture. Il s'est certainement arrêté derrière. Le terrain remonte, je traverse rapidement la bande enherbée et remonte tranquillement vers l'endroit où je l'ai perdu de vue. Alors que j'arrive aux chardons, j'aperçois le haut de son dos. Il broute tranquillement juste derrière à environ 30 mètres.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Le vent soutenu de travers est une vraie bénédiction. Je rentre doucement dans la culture et commence mon approche lente, prêt à me baisser s'il relève la tête. Alors que je suis à à peine plus de 20 mètres, il relève la tête et regarde vers moi. Je reste immobile dans la végétation, à moitié baissé. Après quelques secondes, il rebaisse la tête et se remet à brouter en faisant 2 pas. J'avance encore de quelques mètres mais il relève la tête à nouveau et je suis en équilibre sur un pied. Impossible de le reposer sans me trahir et impossible de me baisser non plus. Il observe un instant le secteur puis rebaisse la tête. Je suis à environ 17 mètres, je repose mon pied, arme mon arc, aligne ma visée et décoche. J'entends distinctement l'impact mais je n'ai pas vu mon atteinte même si la direction de la flèche semblait bonne. Le brocard fait volte-face, ressort sur la bande enherbée au galop et amorce un arc de cercle pour stopper dans la végétation à environ 50 mètres devant moi. Il commence à reculer, avancer, reculer encore et je le perds de vue.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je prends quelques photos de l'endroit du tir quand mon appareil photo tombe en panne de batterie. Je vais devoir faire les dernières photos avec mon téléphone portable qui fait des photos de très mauvaise qualité. Je m'avance dans la direction estimée du tir et trouve rapidement les premières gouttes de sang.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

En zigzaguant un peu dans la direction du tir, je retrouve ma flèche posée au sol. Elle ne porte presque pas de sang ce qui m'inquiète un peu.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Comme j'ai vu disparaitre le chevreuil dans la végétation, je suis quand même assez confiant. Je commence à chercher la suite du sang et trouve vite d'autres gouttes.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

En passant, le chevreuil a frotté contre les chardons.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Comme je l'avais vu, la piste ressort sur la bande enherbée et revient vers la culture. Le sang est assez abondant et facile à suivre.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Le sang devient très abondant en rerentrant dans la culture et je retrouve rapidement mon chevreuil mort sur le flanc à côté d'une grande tâche de sang. Le sang a également énormément coulé en dessous de lui.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

J'appose mon bracelet et lui rends les honneurs avant de faire quelques photos souvenirs. C'est alors que je me rends compte qu'il est borgne, son oeil gauche est totalement blanc.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

J'ai du chemin pour revenir à ma voiture. J'attache les 4 pattes du brocard et le charge sur mon épaule pour rentrer. En chemin, j'appelle mon ami Renaud pour lui raconter ma chasse. Je laisse mon chevreuil au bord d'un fossé, non loin de la route puis pars chercher ma voiture tout en discutant quand un chevreuil surgit des chênes américains près desquels je suis garé et fonce dans les vignes. Je récupère ma voiture et pars chercher mon chevreuil avant de rentrer pour aller faire quelques photos de meilleure qualité après avoir un peu rechargé ma batterie puis m'occuper de mes 2 brocards avant d'aller me coucher.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Alex

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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 06:38

Ce soir le temps est orageux, le vent souffle et j'espère pouvoir en profiter pour réaliser de belles approches. Je me gare au bord de la route, sur la droite, après le bois de Bourras. Je me prépare tranquillement puis m'avance vers un chemin de terre qui remonte dans un petit bois jusqu'à une très grande parcelle de blé mélangée d'avoine. J'avance tout doucement en le suivant tout en scrutant le sous-bois et arrive au bord de la culture où je marque un arrêt pour prendre le temps d'observer le secteur. Pas de chevreuil en vue, le vent souffle de ma gauche, je décide donc de longer les céréales par la droite. Je longe tranquillement entre la culture et le bois pour rejoindre la bande boisée qui délimite la droite du champ. Alors que j'avance doucement, un chevreuil démarre sur ma droite dans la bande boisée en aboyant. Ses cris résonnent alors qu'il s'éloigne rapidement dans la luzerne en contrebas. J'attends un peu et observe la culture mais toujours rien en vue. Je continue à remonter le long de la bande boisée et arrive au bout de cette dernière sans avoir vu d'animaux. La parcelle s'élargit sur ma droite pour rejoindre des vignes en longeant une grande parcelle de luzerne de l'autre côté de la bande boisée. Je m'avance un peu dans le blé pour rejoindre un passage de tracteur qui remonte vers le haut de la parcelle puis commence à le suivre quand j'aperçois la tête d'un brocard qui dépasse du blé, en haut de la parcelle, à environ 80 mètres. Je me fige. Il mange les céréales au milieu de l'avoine qui dépasse au-dessus du blé. Le vent vient de ma gauche, il ne m'a pas vu ni senti, c'est parfait. Il baisse la tête dans la culture, j'en profite pour avancer tranquillement vers lui quand un autre chevreuil commence à aboyer rageusement sur ma gauche à environ 30 mètres mais impossible de le voir dans la culture à cause de la hauteur des céréales mais aussi du relief du champ qui descend à cet endroit. Je reste immobile un moment, les aboiements semblent se rapprocher. Le brocard que j'approchais au départ a relevé la tête et regarde vers les aboiements qui me semblent très proches. Brusquement un brocard surgit de la culture et s'éloigne à grands bons tout en aboyant. Je ne comprends pas s'il m'avait vu ou si autre chose l'a intrigué. L'autre brocard n'a pas bougé, dès qu'il rebaisse la tête, je reprends mon approche. Je gagne peu à peu du terrain en stoppant dès qu'il lève la tête et en avançant dès qu'il la baisse. J'arrive ainsi à environ 30 mètres de lui mais il relève maintenant la tête à chacun de mes pas et l'approche se complique. Pas à pas, je gagne encore 10 mètres mais brusquement, il lève la tête et regarde vers moi sans vraiment comprendre ce que je suis. Il reste un instant statique à m'observer, impossible de savoir comment est orienté son corps dans cette végétation. Il finit par se retourner et démarrer au galop sur environ 10 mètres, j'arme mon arc et préaligne ma visée. Il stoppe dans une zone plus dégagée à un peu plus de 20 mètres, ma visée se cale, je décoche mais il saute la corde et je le manque. Il démarre en trombe en aboyant pour traverser une autre petite parcelle de blé très bas juste au-dessus pour se diriger vers les vignes un peu plus loin. Je presse le pas pour remonter en crête et l'observer s'éloigner. Il s'arrête régulièrement pour regarder derrière lui et finit par disparaître dans les vignes à environ 200 mètres. Je cherche ma flèche que je trouve posée au sol sans aucune trace de sang, je tourne un peu sur le secteur sans trouver d'indice, c'est bien manqué.

Je rejoins la bordure de la vigne et la longe tranquillement sur la bande enherbée qui la sépare d'une haie épaisse bordant la grande parcelle de luzerne. J'y jette un coup d'œil par moment quand les trouées dans la haie le permettent. Je stoppe net en apercevant une masse à moins de 10 mètres dans la vigne. C'est un énorme lièvre tapi au sol. En avançant un peu plus, j'aperçois un deuxième très gros lièvre tapi de l'autre côté de rang. Je les laisse tranquilles et poursuis ma route. Arrivé au coin de la vigne, je remonte le long du dernier rang qui fait suite à un plantier de vigne qui descend jusqu'au bois en contrebas. Je rejoins ainsi la bordure d'une parcelle de blé qui descend sur une bande d'environ jusqu'à un fossé puis remonte sur environ le triple de largeur vers le village de Roques. Je rentre de quelques mètres dans la culture pour rejoindre le premier passage de tracteur et descendre vers le fossé quand j'aperçois une tête de chevreuil dépassant des céréales à environ 30 mètres sur ma gauche. Je me fige, c'est une chevrette, je tente de continuer à descendre sans l'effrayer pour aller jeter un coup d'œil sur l'ensemble du champ. Elle mange tranquillement sans me repérer. Un peu plus bas, en face du bois, j'ai une bonne vue d'ensemble sur le secteur, rien vue dans le blé nu dans le friche qui rentre dans le bois sur la droite. Je remonte donc tranquillement dans le blé le long du passage de tracteur. Cette fois-ci, la chevrette me repère et détale. Je pars faire le tour des vignes du secteur et contrôle tous les intervalles entre les rangs. Pas le moindre chevreuil, je reviens vers les blés où j'ai commencé à chasser. Cette fois, je longe le haut de la parcelle en suivant le bois de Guimas. Je surveille le blé qui s'étend jusqu'à la route et qui n'est pas mélangé à de l'avoine sur ce secteur. Alors que j'arrive à la haie qui délimite la parcelle après le bois, une chevrette surgit des hautes herbes qui bordent la haie et fonce dans le blé derrière la haie. Elle fait une grande boucle pour retraverser la haie à environ 150 mètres en contrebas. Un énorme front nuageux menaçant arrive droit sur moi. L'orage menace, la luminosité a fortement baissée.

Je fais demi-tour pour revenir vers le grand champ de blé en-dessous de Roques. Je retraverse la zone de vignes et arrive en haut des céréales que je commence à longer en direction d'une petite vigne. J'aperçois alors un chevreuil dans le blé près du fossé qui marque le fond de la combe qui revient vers le bois sur la droite du blé. Il me semble reconnaître un brocard, il est à environ 300 mètres, le vent est un peu changeant mais ne va pas vers le brocard. Je décide de rejoindre la petite vigne et la longer pour redescendre vers le fossé. J'avance doucement de rand en rang en surveillant le chevreuil qui remonte tranquillement dans le blé en direction du village de Roques. La vigne se termine et laisse place à une plantation d'arbres en friche, l'approche sera compliquée par là car les petits arbres ne me cacheront pas beaucoup. Je décide de tenter l'approche par la bordure du blé, je traverse rapidement la bande enherbée alors que le brocard a baissé la tête et a disparu dans le blé. Le vent est de plus en plus soutenu et la pluie commence à tomber. J'avance le plus rapidement possible, longeant le blé en stoppant et en me baissant à chaque fois que je brocard relève la tête. Il fait demi-tour et revient vers le fossé, j'arrive au bord de ce dernier, caché par une bande d'herbes épaisse qui le borde. Le chevreuil biaise vers le bois. Je tente de lui couper la route en avançant dans les herbes hautes mais je dois souvent stopper car il relève régulièrement la tête. Il avance assez vite et je ne vais pas avoir le temps de lui couper la route, je tente de presser le pas mais le brocard regarde vers moi, il a décelé quelque chose et fixe son regard dans ma direction. Je reste baissé dans les hautes herbes mais au bout d'un moment il démarre pour s'éloigner au trot, de cul le long de la bordure gauche du fossé. J'en profite pour prendre le pas de course et le suivre baissé dans les hautes herbes. Il stoppe pour regarder derrière lui et je me fige en me baissant dans la végétation. Il repart au trot et franchit le fossé un peu plus loin et le longe de cul, je m'élance à sa poursuite sur environ 50 mètres d'un pas rapide. Il me devance d'environ 50 mètres mais ralentit. Il continue son chemin d'un pas tranquille. Je tente de réduire la distance d'un pas rapide alors que la pluie et le fort vent couvrent le bruit de ma progression. Je stoppe dès qu'il stoppe et repart dès qu'il avance. Je réduis ainsi rapidement la distance qui nous sépare. J'arrive à moins de 15 mètres, il stoppe et regarde derrière lui. Je me fige et me baisse doucement. Il est de 3/4 arrière dans une zone dégagée. Il repart, j'arme et me redresse, j'aligne la visée en avant du cuissot alors qu'il avance d'un pas tranquille. Je décoche, touché, il fait un tour sur place puis part au galop vers le bois ou je le perds de vue alors qu'il arrive en lisière, à environ 100 mètres. Il pleut très fort et je crains que la piste de sang ne s'efface vite. Je décide d'attaquer immédiatement la recherche. Je pars chercher ma flèche que je retrouve plantée au sol. Elle a déjà été lavée par la pluie. Je la récupère et réencoche un flèche. La piste de sang est assez facile à suivre et le blé couché dans la fuite du chevreuil facilite encore le pistage. Alors que j'arrive doucement à quelques mètres de la lisière, j'aperçois une tâche rousse dans le fossé bordant le bois. C'est mon brocard, je ne vois pas la tête mais je vois distinctement ses flancs. Il n'est pas mort et respire encore, il est à 4 mètres de moi. J'hésite à le flécher mais je ne vois pas la zone vitale. Je décide d'attendre sans bouger mais le vent tourne et le brocard me sent. Il se redresse d'un bon en s'enfonce dans le bois très épais. Je n'ai pas le choix, je dois le laisser faire son hémorragie au risque que la pluie efface totalement la piste.

Il est 21 heures, il me reste une heure avant la nuit, je décide de repartir en chasse et de revenir dans une heure. Je remonte dans le blé le long de la haie qui le sépare du plantier de vigne et la traverse dès que je trouve un passage. Je longe le bois en bordure du plantier. Il pleut des trombes d'eau et je suis trempé. Je rejoins un passage dans la haie qui sépare les vignes de la luzerne un peu plus loin. Je m'avance dans la luzerne pour rejoindre le bout d'une pointe du bois qui s'avance dans la luzerne. Une tête de chevreuil surgit du blé pris entre la luzerne et la route. Il est à 200 mètres environ et impossible de dire s'il s'agit d'un mâle ou d'une femelle. Je tente une approche directe au travers de la luzerne détrempée qui m'arrive à mi-cuisse et m'entrave. Le chevreuil semble longer à 10 mètres de la bordure du blé mais je le perds brusquement de vue et impossible d'y remettre les yeux dessus. Je continue à descendre mais alors que je suis à mi-chemin du blé, une chevrette surgit de ce dernier à environ 150 mètres et fonce vers le petit bois au bord duquel je suis garé, un peu plus loin. Je remonte dans la luzerne puis longe la pointe de bois pour aller voir le coin du blé. Rien, je remonte pour longer la haie et revenir vers les blés que j'ai chassés en arrivant ce soir. La pluie diminue en intensité. En arrivant près du bout de la haie, je tombe sur une belle couche de chevreuil, j'avance doucement et arrive au bout de la haie. Une impression bizarre me fait stopper net. Une chevrette m'observe à 5 mètres, contre la haie côté blé. Nous nous observons un instant sous la pluie puis je décide de continuer et casse ce tête à tête, la chevrette démarre et fonce dans le blé. Je longe le blé en bordure de la luzerne jusqu'au départ de la haie qui redescend vers la route. Je marque une pause pour observer le secteur quand j'aperçois une tête de chevreuil qui dépasse du blé, à plus de 300 mètres, sur la droite d'un petit bosquet qui s'avance dans le blé au bout de chemin de terre qui redescend à ma voiture. Je décide de longer la haie pour descendre vers le bois et mettre le bosquet entre moi et le chevreuil pour tenter de m'approcher sans être vu. Une fois caché, je descends dans le blé pour rejoindre la bordure du bosquet mais une chevrette se lève dans les céréales à environ 100 mètres devant moi. Elle détale en aboyant et fonce vers le bosquet au bout duquel se trouvait l'autre chevreuil. Mes chances d'approcher discrètement sont compromises. Je rejoins tout de même le bosquet et le contourne par la gauche, par un passage entre le bois et le bosquet. Je remonte ensuite le long du bosquet et tombe sur la chevrette dans le blé. Elle regarde vers moi puis détale. Je remonte doucement au bout du bosquet sans y croire mais le chevreuil a disparu.

La luminosité baisse, il est temps de tenter de retrouver mon brocard. Je repars vers le blé au travers des vignes. Du haut de la parcelle, j'aperçois un chevreuil au gagnage dans les céréales sur la gauche de la parcelle près de la route. Il est à plusieurs centaines de mètres et je ne sais pas s'il s'agit d'un mâle ou d'une femelle. Je décide de tenter l'approche. Il se dirige vers la plantation d'arbres, je descends le long de la vigne. Arrivé au coin de cette dernière, j'observe un peu le chevreuil qui avance toujours tranquillement en mangeant. Il est calme, je presse le pas pour rejoindre un petit arbre dans la friche. Je n'ai pas été repéré, j'avance ainsi d'arbre en arbre, restant immobile dès que le chevreuil relève la tête. Il n'est maintenant plus qu'à 150 mètres, à sa carrure, c'est sûr qu'il ne s'agit pas d'un beau brocard. Je décide de laisser tomber et rejoins le fossé qui borde le blé. Le chevreuil relève la tête et me regarde m'éloigner. Je retourne au bord du bois où s'était couché le brocard. Il reste juste un peu de sang délavé au fond de sa couche. Je descends dans le fossé et rentre dans le bois très dense par une coulée en tunnel qui s'enfonce dans les ronces au milieu des petits frênes très denses. J'allume ma frontale pour tenter de trouver du sang. J'aperçois un petit frotté de sang lessivé sur un arbuste. Le sous-bois est parcouru de très nombreuses coulées en tunnel qui se croisent dans la végétation. Je progresse très lentement à 4 pattes avec mon arc tout en cherchant les traces de sang. Je dois souvent contrôler plusieurs coulées sur quelques mètres pour trouver un nouvel indice. Le sang est souvent très difficile à voir car la pluie l'a partiellement ou presque totalement lavé. Un peu de végétation couchée, une branche cassée, une empreinte au sol... M'aident parfois un peu à prendre la bonne direction. Après environ 30 minutes de recherche où je n'ai pas fait plus de 35 mètres, la nuit s'est installée et une respiration très forte se fait entendre. J'éclaire autour de moi quand j'aperçois 2 yeux qui brillent dans l'obscurité, dans le faisceau de ma lampe. Mon chevreuil est couché à environ 10 mètres au milieu des arbustes. Je peine à le distinguer et je n'ai aucune fenêtre de tir. J'attends un instant sans bouger, il regarde vers moi et reste immobile, je décide de tenter de me rapprocher un peu. Sur ma gauche une petite zone plus dégagée de quelques mètres carrés pourra me permettre de me relever. J'avance tout doucement au travers des branches. Le chevreuil n'a pas bougé et respire toujours difficilement. Je me redresse doucement, je vois le chevreuil plus distinctement mais les branches encombrent ma trajectoire de tir. J'attends un peu, le chevreuil ne semble pas vouloir bouger. Je commence à casser doucement quelques branchettes devant moi. Je fais une pause de quelques secondes entre chacune. Le brocard ne bouge toujours pas, branche après branche, je finis par dégager une petite fenêtre de tir de 15 cm par 15 cm qui le donne accès à sa zone vitale. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée sur son défaut d'épaule. La lueur de ma frontale projette l'ombre de mon arc sur le chevreuil et je peine un peu à bien ajuster ma visée avant de décocher. Un impact retentit mais impossible de voir ma flèche et le chevreuil n'a pas réagi. Je réencoche mais après quelques seconde il tend le museau au ciel, se raidit et sa tête retombe doucement au sol puis Il se met à se débattre coincé dans les arbustes. Je pose mon arc et le rejoins rapidement pour m'en saisir aux cas où il trouverait la force de repartir mais il s'immobilise rapidement. Je dégage ma flèche qui est pile au défaut de l'épaule. Je suis soulagé, cette année est vraiment particulière, c'est le 3ième animal à la suite qui nécessite une flèche d'achèvement. Ma première flèche était un peu trop en arrière, elle casse l'os du cuissot et ressort derrière le foie. J'appose le bracelet et lui rends les honneurs avant de ressortir du bois. Je suis trempé, il est temps de rentrer, j'attache les 4 pattes et charge mon chevreuil sur mon épaule pour le ramener près de la route avant de partir chercher ma voiture par la route pour revenir faire quelques photos souvenirs avant de rentrer.

Une belle approche sous l'orage, 17 juin 2021

Alex

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2 juin 2021 3 02 /06 /juin /2021 05:56

Aujourd'hui, c'est l'ouverture mais aussi ma première sortie au grand gibier avec mon V3 31. Comme chaque année, je n'ai pas fait de repérage sur le terrain et ce soir en sortant du boulot je pars chercher mes bracelets chez le président de la chasse de Justian avant d'aller faire un tour à la chasse. Il pleut des cordes et d'après la météo le temps ne va pas s'arranger avant la nuit mais alors que je passe Biran, le soleil fait son apparition et illumine le paysage détrempé. Alors que j'arrive bientôt à Vic Fezensac, vers 18h15, je repère une tache rousse à 100 mètres en contrebas, sur la droite de la route. C'est une chevrette au gagnage sur une bande enherbée broyée qui sépare 2 parcelles de blé. Arrivé chez le président de la chasse, il ne pleut presque pas, juste quelques gouttes éparses, j'espère que ce temps va durer. Je récupère mes bracelets et discute un peu avant de reprendre ma voiture pour aller chasser le long du chemin blanc qui relie Justian à Roques. Je me gare dans les herbes hautes, au bord de ce dernier, au coin d'un champ d'avoine et me prépare tranquillement. Le vent est tournant mais semble plus régulièrement souffler dans mon dos, je décide de remonter le chemin blanc pour chasser en revenant à bon vent. Je laisse mon appareil photo à la voiture à cause du risque de pluie et commence à longer tranquillement le chemin. Sur ma gauche une grande friche s'étend sur plus de 100 mètres de large jusqu'à une haie épaisse en face de la parcelle d'avoine j'observe alternativement les 2 côtés du chemin et arrive à un 4 chemin. Celui de gauche part vers l'Osse alors que celui à ma droite remonte dans la colline. Je fais une pause pour observer le secteur quand je repère à plus de 250 mètres, une tache rousse au milieu d'une parcelle de fèveroles sur ma droite. Elle est prise entre une pente montante boisée sur sa gauche et un chemin longeant un ru sur sa droite. Ce dernier rejoint le chemin qui remonte dans la colline en bordant le bas des féveroles après un virage à angle droit sur la gauche. Pensant qu'il s'agit d'un chevreuil au gagnage, je décide de tenter une approche. Je dépasse le carrefour et avance suffisamment pour que le talus du champ de fèveroles et le bois qui les domine me cache aux yeux de l'animal. Au moment où je perds le chevreuil de vue, plusieurs avions de chasse me survolent dans un vacarme assourdissant et je crains qu'il n'aient fait fuir le chevreuil. Je décide de finir tout de même mon approche et remonte par un passage de tracteur qui remonte dans une grande parcelle de blé pour remonter vers les fèveroles. Sachant que je suis caché, je progresse le plus rapidement possible en essayant de ne pas faire trop de bruit et rejoint ainsi le talus qui borde le chemin de terre et remonte vers les fèveroles. Je le monte doucement et n'aperçois pas de chevreuil dans la culture en arrivant au sommet, je tente de m'avancer doucement dans les fèveroles pour rapidement m'apercevoir que j'approche en fait une touffe de végétation sèche.

Je fais donc demi-tour et reviens vers le chemin blanc pour continuer à le suivre. Les parcelles au bord de l'Osse semblent semées de frais et donc peu adaptées à l'approche. Un peu plus loin un passage, dans la haie épaisse qui borde le chemin, me permet de jeter un petit coup d’œil sur une petite prairie prise entre des haies. Je décide d'aller faire un tour rapide vers l'Ose pour voir l'état des parcelles cachées par les haies. Je m'avance tranquillement sur le passage de tracteur qui longe la haie de gauche tout en surveillant la petite prairie. Un peu plus loin, un passage, entre le départ d'un bosquet qui fait suite à la haie que je longe et la haie qui ferme la petite prairie, me permet d'accéder à la prairie suivante qui est un peu plus vaste. J'avance tranquillement quand une tâche sombre à 4 mètres sur ma droite me fait stopper net. C'est une chevrette, elle regarde en arrière et reste statufiée, je bouge un peu mais elle ne réagit toujours pas, je décide de poursuivre. Je reviendrai tout à l'heure voir si elle est toujours là. Alors que j'arrive près de la haie qui délimite la prairie, un brocard surgit des herbes hautes, à environ 15 mètres de moi et fonce en longeant la haie. Sur son passage, il dérange une chevrette qui démarre à son tour et fonce sur moi pour bifurquer au dernier moment sur ma droite en m'apercevant et retourner vers le centre de la prairie.  Le brocard a stoppé à environ 80 mètres et a disparu dans les herbes hautes. Je tente une approche, mais alors que j'arrive là où je l'ai perdu de vue, impossible de le retrouver. Je fais demi-tour et reprends ma progression vers l'Osse. Les autres parcelles sont soit des prairies fauchées soit des semés de tournesol non levés. Je retourne vers le chemin blanc, la première chevrette vue a disparu, je craignais qu'elle n'ait un problème de santé. De retour sur le chemin blanc, le vent semble se stabiliser dans mon dos en direction de Roques. Je décide donc d'avancer un moment pour revenir en chassant par les coteaux avec le vent de face. La haie qui borde la gauche du chemin s'ouvre sur une prairie fauchée alors que je longe toujours le blé sur ma droite. Un peu plus loin, une haie descendant du coteau de droite sépare le blé d'un champ semé pris entre le bois des Arrauques et le chemin blanc. J'aperçois une petite boule sombre au bord du bois à environ 200 mètres. Un coup d’œil derrière la haie qui se poursuit vers l'Osse sur ma gauche, entre la prairie fauchée et un semé. Rien, je progresse tranquillement sur le chemin et identifie vite la boule sombre, c'est un lièvre.

Après le bois sur ma droite, le paysage s'ouvre sur un immense champ de poids qui couvre tout le penchant jusqu'en crête. Sur ma gauche une friche ponctuée de grosse flaques d'eau ou je cherche à repérer un animal sans succès. Je passe une nouvelle haie qui borde un petit ru qui longe la parcelle de poids pour rejoindre l'Osse. Je décide de prendre à droite pour remonter en la longeant, sur la bande enherbée qui la sépare d’une parcelle de blé. J'avance doucement dans les herbes hautes au bord des céréales quand j'aperçois le dos d'un chevreuil à environ 50 mètres, entre le blé et une parcelle de vigne. Le vent souffle sur ma droite vers le blé, le chevreuil ne devrait pas me sentir tant que je n'avance pas à son aplomb. J'avance lentement voûté quand l'animal redresse la tête, c'est un petit brocard. Je me baisse derrière le blé en attendant qu'il baisse la tête puis reprends mon approche, j'arrive sans difficulté à environ 10 mètres du brocard qui broute tranquillement. J'arme doucement mon arc mais touche involontairement mon repose flèche qui se rabat et libère ma flèche qui tombe et touche mon arc avec un petit tintement. Je me jette au sol et remet ma flèche en relevant mon repose flèche. Le chevreuil a redressé la tête et regarde vers moi sans vraiment me voir. Un merle commence à lancer des cris d'alerte dans mon dos, dans la haie. Le chevreuil devient inquiet et hume l'air puis regarde autour de lui avant de commencer à s'éloigner d'un pas saccadé. Il me tourne le dos, j'arme mon arc et me redresse pour aligner la visée. Il stoppe et pivote plein travers pour regarder vers moi, ma visée est posée, je décoche. L'impact retentit mais le chevreuil a démarré juste avant l'impact. Il rentre de quelques mètres dans le blé et fonce dans le premier passage de canon pour remonter de cul, en aboyant, vers le somment du champ. Sa course semble difficile comme si ses antérieurs peinaient à le porter. Je le perds vite de vue derrière la crête du champ, le fait qu'il aboie ainsi sans peine me fait penser que je n'ai pas touché les poumons. Le temps étant incertain, je crains que la pluie n’efface la piste, je décide donc de la suivre tranquillement. Je pars chercher ma flèche que je trouve sans difficulté, elle est plantée au sol et porte un peu de sang. Je la remets au carquois, réencoche une flèche et m'avance dans le blé à la recherche du premier sang que je trouve rapidement.

Prise en main du V3 31, 1 juin 2021

La piste est bien fournie et suit le passage de la roue du tracteur, je la suis sans grande difficulté.

Prise en main du V3 31, 1 juin 2021
Prise en main du V3 31, 1 juin 2021
Prise en main du V3 31, 1 juin 2021
Prise en main du V3 31, 1 juin 2021
Prise en main du V3 31, 1 juin 2021

Un peu après la crête du champ le chevreuil a dû marquer un arrêt car je trouve une belle reposée debout.

Prise en main du V3 31, 1 juin 2021

Environ 20 mètres plus loin, la trace de sang prend au gauche dans le blé. Je m'avance doucement dans le passage de tracteur quand j'aperçois mon chevreuil couché en boule, de 3/4 arrière à environ 3 mètres de moi dans le blé en bordure du passage. J'arme doucement vise au niveau des épaules et décoche. Je  ne sais pas si je l'ai touché mais il se redresse d'un bon et  fonce par le passage de tracteur vers la bordure du champ avant de prendre à gauche pour s'immobiliser à environ 60 mètres, plein travers dans le blé. Je l'observe sans bouger, après quelques secondes, il se couche. Je vais récupérer ma flèche plantée au sol dans le blé et remarque une tâche de sang un peu éloignée de la couche.

Prise en main du V3 31, 1 juin 2021

Ma flèche est peu marquée par le sang. Je décide de retenter l'approche en suivant le sang et arrive dans difficulté à quelques mètres du chevreuil qui n'est toujours pas mort. Il respire péniblement et je décide d'attendre un peu. Il se couche rapidement sur le flanc. Je pose mon arc pour finir de l'approcher et le saisir par les bois pour en finir. Ma première flèche est trop basse elle semble rentrer au cœur mais passe devant ce dernier et ressort dans les muscles de la patte avant opposée. La seconde rentre dans l'épaule et ressort à la base du cou. J'appause mon bracelet et rends les honneurs avant de sortir le chevreuil du blé pour faire quelques photos souvenirs.

Prise en main du V3 31, 1 juin 2021

Je le ramène à ma voiture où je le vide avant de le charger dans ma caisse à gibier. Il reste encore un peu plus d'une heure de jour, je décide de repartir en chasse. Je retourne vers les féveroles. Cette fois, je longe la parcelle par la droite, le long du ru bordé par une haie qui le sépare d'une grande parcelle d'avoine. J'avance doucement en surveillant la culture et arrive à un fossé bordé de bandes enherbées non fauchées de part et d'autre et qui sépare la parcelle de féveroles d'une autre en U qui entoure une colline au sommet boisé. Je commence par suivre les fèveroles par le bord du ru jusqu'à la route à quelques centaines de mètres sans rien voir puis fais demi-tour pour longer la droite du fossé qui sépare les 2 parcelles de fèveroles. J'avance doucement en surveillant autant la prairie à ma gauche que la bande enherbée et les fèveroles. Rien en vue, je passe sous la clôture électrique qui me sépare de la prairie à ma gauche et traverse cette dernière pour rejoindre un passage dans la haie qui la sépare d'une parcelle de blé. Rien en vue non plus dans les céréales, par les passages de gibiers et de tracteur, je remonte jusqu'aux vignes, un peu plus haut. Toujours rien, le secteur est très découvert, autour des vignes, des prairies fauchées et des semés de tournesol à peine levés. Contre les vignes, une petite parcelle de blé bordée sur sa droite par une haie. Je la longe doucement mais toujours rien, je décide de revenir vers le chemin de terre qui redescend vers le chemin blanc. 

Alors que je sors du le blé, je longe le pied d'un petit talus en direction d'une parcelle de vigne bordant le chemin quand j'aperçois un brocard aux bois très foncés, au gagnage entre les rangs de vigne. La luminosité commence à baisser, j'avance doucement en stoppant à chaque fois qu'il relève la tête. Le talus est de moins en moins haut et je dois me baisser de plus en plus quand la végétation craque sous mes pas. Le brocard relève brusquement la tête et regarde vers moi. Je reste un moment immobile et il finit par reprendre son repas. J'attends un peu sans bouger puis le voyant calme, je reprends ma progression mais je refais du bruit un peu plus loin et il relève à nouveau la tête, me condamnant à une immobilité parfaite pendant un instant. Il finit par reprendre son repas mais alors qu'il venait vers le blé, il se retourne pour brouter en partant vers le chemin. Je finis mon approche à genoux jusqu'au bout du talus, en face du coin de la vigne. Le brocard broute la vigne, tête haute dans les feuillages, à environ 60 mètres de moi. Je tente ma chance et en profite pour avancer rapidement sur les 30 mètres de découvert qui me séparent de la vigne et me cale au bout d'un rang à genoux. Je tente d'apercevoir le brocard par en dessous du feuillage mais je peine à le voir. Je tente de me décaler un peu sur ma droite mais le brocard démarre en aboyant et fonce vers la bande de blé de l'autre côté du chemin. Je cours jusqu'au coin de la vigne, il a stoppé dans le blé et regarde vers moi un instant avant de foncer à grands bons vers le bois en aboyant. Il fera bientôt nuit, je décide de redescendre vers ma voiture. En arrivant dans le virage du chemin entre le blé à ma droite et l'avoine à ma gauche, je me fais surprendre par un renard qui démarre sur la bande enherbée broyée coté blé et fonce dans l'avoine. Je continue vers ma voiture quand je jette un coup d’œil en arrière. Une silhouette sombre se promène dans la prairie fauchée, au-dessus du blé à environ 300 mètres et s'avance vers le chemin. Je remonte au pas de course par le chemin pour ralentir en arrivant près de la haie qui borde la prairie fauchée en bordure du chemin. Je monte doucement et aperçois, entre les arbustes épars, un renard qui mulote à environ 80 mètres dans la prairie fauchée en venant vers le chemin. Je remonte un peu plus pour me positionner dans une trouée de la haie. Le renard vient plus ou moins vers moi, je l'appelle avec des cris de souris et il fonce tout de suite vers moi. J'arme mon arc et continue à appeler, il arrive à environ 15 mètres et ralentit alors que je le suis dans mon viseur. Il stoppe à environ 12 mètres, je cale ma visée sur son poitrail et décoche mais ma flèche ricoche sur sa tête. Il démarre sur ma gauche en gueulant et je le perds vite de vue derrière la haie. Je m'avance rapidement mais il a disparu. Je pars cherche ma flèche qui ne porte pas de trace de sang ni de poils. Je cherche un instant sur la direction de fuite sans trouver d'indice. Je m'apercevrais à l'entrainement que mes lame mécaniques de 100 grains groupent plus haut que mes Exodus de 150 grains ce qui explique ce tir trop haut, j'aurais dû tirer avec une Exodus. La nuit s'installe, je rentre.

 

Alex

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29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 23:12

Ce soir, en sortant du boulot, je récupère Lionel Paul BERTHAULT chez mon ami Jacques qui est allé le chercher à la gare vers 16 heures. Nous passons chez moi pour nous préparer pour partir chasser et tenter de filmer un tir de brocard. Jacques de son côté va aller chasser le sanglier à l'affût. Cela fait presque une semaine que je ne suis pas allé chasser. Nous quittons mon domicile vers 18 heures, en chemin nous tombons d'abord sur 2 chevrillards au gagnage dans un chaume, un peu plus loin, une chevrette est sortie au gagnage dans une friche, encore un peu plus loin c'est un brocard qui course une chevrette dans un autre chaume. Les chevreuils sont déjà de sortie malgré la chaleur étouffante. Je décide de commencer la soirée en appelant près d'un petit bosquet, situé en bordure de la rivière et bordé par un bras mort du cours d'eau asséché. Je me gare au bord de la route puis me prépare et sors de la voiture quand j'aperçois un brocard qui broute quelques feuilles et frotte ses bois en bordure du bosquet au fond d'un couloir délimité par 2 haies qui bordent un bout de chemin de terre partant doit vers le bosquet avant de prendre à droite pour le longer et rattraper la bordure de la rivière. Je chuchote à Lionel que je vois un brocard alors qu'il prépare son matériel. Je fais doucement le tour de la voiture pour récupérer mon arc hors de portée de la vue du chevreuil puis nous nous avançons un peu alors qu'il rentre tranquillement à couvert dans le bosquet. Nous avançons tout doucement sur le chemin pour aller nous poster à environ 30 mètres du bosquet, contre la haie de gauche qui nous sépare d'une peupleraie, derrière quelques branches basses tombantes.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

A peine posté, je lance quelques appels brefs au Buttolo et, immédiatement, un craquement se fait entendre devant nous, dans le bosquet. Je me prépare à armer mon arc et pose mon appeau sur la poignée de mon arc. Je reprends mes appels quand un mouvement attire mon attention, un chevreuil arrive en longeant la haie de droite en bordure du tournesol. J'arme mon arc et le suis dans mon viseur. Je poursuis mes appels en les espaçant pour le guider vers moi. C'est un jeune brocard, il vient stopper à environ 10 mètres derrière la haie dans une zone de végétation épaisse. Impossible de tirer, je reste armer dans sa direction.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je poursuis mes appels mais le brocard reste immobile. La tension devenant difficile à tenir avec le temps qui passe. Je baisse mon arc pour le caler sur ma cuisse. Concentré sur le brocard, je ne vois pas arriver un second chevreuil que Lionel m'annonce en chuchotant. Je tourne la tête vers la gauche et l'aperçois, il hoche la tête en regardant vers le brocard. Le brocard fait demi-tour et longe doucement contre la haie. Je le suis dans mon viseur. Il passe dans une trouée mais stoppe trop tard. Seul son arrière train est visible, le reste est caché par un arbre. Il repart et rejoint l'autre chevreuil sans se préoccuper de mes appels. Le second chevreuil part dans les tournesols alors que le brocard retourne à couvert dans le bosquet. Je tente encore quelques appels en désarmant mon arc mais rien ne vient. Je décide de tenter de m'avancer un peu pour rejoindre la bordure du bras de rivière asséché où je reprends mes appels sans plus de succès. Nous retournons à la voiture.

Nous partons pour un autre secteur. Je me gare près d'une vigne et nous faisons quelques centaines de mètres pour rejoindre un chemin forestier. Nous le suivons un peu, le vent est dans notre dos. Je me cale en bordure du sentier, derrière un arbre, en bordure d'une zone relativement dégagée sur la gauche du chemin et commence à appeler. Les minutes passent, rien ne vient, je tente le Rottumteler, toujours rien quand un aboiement se fait entendre plus loin, vers le fond du bois. Je continue les appels, le chevreuil aboie encore, je tente d'alterner appels et aboiements. Le chevreuil nous répond un moment sur place puis s'éloigne. Nous quittons le poste, le vent nous a trahis. Nous retournons à la voiture en suivant le chemin quand les aboiements semblent se rapprocher. Le chevreuil semble vouloir nous contourner par la gauche du chemin. Je lui réponds mais nous continuons vers la voiture, nos chances de le voir sont très minces.

Nous partons pour un autre secteur. Alors que nous roulons Lionel repère un jeune brocard dans une prairie fauchée en contrebas de la route. Je continue à rouler et me gare au bord de la route, sur le passage qui rentre dans la prairie. Le relief du terrain nous cache le brocard. Nous nous préparons rapidement et partons en longeant la route voûtés.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je ne tarde pas à apercevoir le brocard qui remonte vers la route à plus de 300 mètres dans la prairie. Je me voûte un peu plus pour rejoindre 3 gros arbres qui bordent la chaussée. Je me poste derrière l'un d'eux en encochant ma flèche alors que le brocard regarde vers nous malgré la grande distance qui nous sépare.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je lance quelques appels au Buttolo, le brocard regarde vers nous mais ne semble pas vouloir venir. Je tente un appel au Rottumteler et immédiatement, le brocard fuit vers le bois à toutes pattes. Nous retournons à la voiture. 

Je pars me garer un peu plus loin en haut d'un bois au bas duquel j'ai vu un grand brocard il y a quelques temps. Nous descendons en longeant le bois le long d'un chaume de blé d'épeautre.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Un peu plus bas, quelques arbres avancent dans le champ sur un petit talus qui descend vers une bande de chaume de fèveroles qui longe le chaume de blé et une parcelle de tournesols qui borde un grand fossé descendant jusqu'à la rivière au fond de la vallée. En arrivant à ces arbres, j'observe un instant le secteur.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Ne voyant rien, nous descendons en longeant le bois pour aller nous poster à l'intérieur de l'angle bas du bois. Le vent souffle face à nous. Je presse le pas quand Lionel me stoppe net. Je me fige, il a vu un brocard dans les herbes hautes, le long du fossé. Il regarde vers nous. Alors que nous restons immobiles contre le bois.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Alors que je m'attends à le voir fuir, il rentre tranquillement dans le tournesol de notre côté du fossé. J'en profite pour chercher un poste, je passe le coin du bois pour me poster derrière mais le vent, dévié par le massif forestier, souffle alors en descendant le fossé. Je change d'idée et m'avance rapidement de quelques mètres dans la culture pour m'y poster à genoux. J'attrape mon Buttolo et encoche une flèche.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je commence à appeler. Très rapidement, le brocard relève la tête puis démarre dans le tournesol pour se diriger vers le chaume de fèveroles.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Il sort à découvert, en bordure de la culture et la longe pour se rapprocher de nous d'un pas rapide.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je relance quelques appels pour tenter de le faire venir vers nous avant qu'il ne coupe la trajectoire du vent qui remonte en longeant le bois. Le brocard continue à longer les tournesols quand une chevrette surgit du bois à environ 100 dans le chaume de blé. Immédiatement, le brocard l'aperçoit et fonce vers elle au galop. Voyant le brocard foncer sur elle, la chevrette bifurque pour remonter vers un bosquet qui borde la route et disparaît en y entrant. Le brocard fonce vers elle et mes appels n'y changeront rien.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Il rentre dans le bosquet où nous le perdons de vue. Je tente encore d'appeler un instant puis attends un peu mais il ne reviendra pas. Nous quittons notre poste et remontons à la voiture pour aller nous garer un peu plus loin près d'une habitation abandonnée.

Nous quittons le véhicule et longeons le bois dans une bande de prairie non fauchée pour rejoindre un chemin forestier enherbé.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Le chemin débouche au coin d'une friche herbeuse bordée de haies et précédant une vigne à plus de 100 mètres. J'observe un instant le secteur sans rien voir puis prends à gauche par le passage dans la haie, au coin du bois. Nous remontons en suivant la lisière puis prenons à gauche un peu plus haut toujours en suivant le bord du bois dans une luzerne fauchée. Je passe plusieurs coulées trop encombrées pour rentrer dans le bois silencieusement puis en trouve une suffisamment ouverte. Nous entrons dans le bois et longeons la lisière interne pur nous poster près d'un arbre, un peu plus loin. Je commence mes appels.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Après quelques minutes, des bruits de pas se font entendre sur la droite du bois. Je pose mon appeau sur ma poignée d'arc et me prépare à armer puis reprends les appels. Le temps passe mais je ne vois rien arriver quand un bruit me fait tourner la tête vers la prairie de luzerne fauchée. Une chevrette est arrêtée au milieu du découvert à environ 50 mètres et regarde vers nous. Je poursuis mes appels mais elle fait demi-tour et se débine tranquillement pour rentrer dans la haie. J'appelle encore un peu mais pas de brocard, nous revenons sur nos pas pour retourner à la voiture.

Nous partons un peu plus loin et nous nous garons au bord de la route sur un passage qui permet d'accéder à une parcelle de chênes américains, en bordure d'un bois qui borde la route. Nous longeons un peu cette dernière puis rentrons dans le bois par une belle coulée qui rejoint une zone de fougères. Le sol est assez bruyant et je décide de me poster à environ 50 mètres de la lisière, juste à droite des fougères, derrière un arbre, pour ne pas trop déranger le secteur.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

J'observe un court instant et commence mes appels. Plusieurs séries d'appels brefs mais le temps passe et rien ne vient. Je le décidé à changer d'appeau mais alors que je range le Buttolo dans ma poche un bruit au loin me fait lever les yeux alors que Lionel m'annonce au même moment l'arrivée d'un chevreuil. En levant les yeux, je l’aperçois qui arrive d'un pas décidé à environ 150 mètres. Il va droit vers la route. Je rattrape mon Buttolo et reprends mes appels. Le chevreuil continue droit vers la route et je le perds un instant de vue dans la végétation en lisière du bois. Je continue mes appels et le vois arriver droit sur nous. Je pose mon appeau sur ma poignée d'arc et arme alors qu'il arrive à un peu plus de 20 mètres.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Le brocard vient stopper de face à environ 18 mètres derrière un écran de branchages. Il cherche l'origine des appels en hochant la tête et renifle par moment le sol.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je relance un ou 2 appels brefs étouffés. Le brocard démarre au trot et passe sur la droite de l'arbre contre lequel je suis posté. Je suis son mouvement dans mon viseur. Il passe l'arbre en accélérant un peu

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

puis vient stopper à 2 ou 3 mètres de Lionel, posté derrière moi un peu sur ma droite, mais redémarre aussi sec en l'apercevant, il fait une boucle pour revenir d'où il vient et stoppe très vite à environ 10 mètres, plein travers, pour regarder à nouveau vers nous. Je l'ai dans mon viseur mais une branche basse me gêne pour tirer et le brocard repart presque aussitôt. Je le laisse passer derrière l'arbre et pivote en lançant un ou 2 appels pour tenter de l'intercepter dans une trouée au milieu des branchages. Le brocard stoppe à environ 15 mètres plein travers, pile où je l'espérai. Je cale rapidement ma visée sur le défaut de mon épaule et décoche. L'impact retentit et le brocard démarre au galop mais rapidement il semble mal en point et disparaît dans les fougères à moins de 30 mètres de l'endroit du tir. Les fougères s'agitent un peu sur place puis plus rien, le calme s'installe. Je retire ma cagoule et me retourne vers mon ami, il a pu filmer la scène mais au moment du tir, le brocard était derrière un arbre de son angle de vue.

Assez rapidement nous partons chercher mon chevreuil. Je retrouve vite ma flèche plantée au sol. Je la récupère, elle est couverte de sang, je l'essuie un peu et la remets au carquois puis pars chercher les premières gouttes de sang que je ne tarde pas à trouver près de la zone du tir. De grosses gouttes espacées sont tombées au sol sur les feuilles mortes.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Après quelques mètres, le chevreuil a pris à droite pour franchir un petit butte de terre. Une petite goutte tombée sur le sol nu, au milieux d'une coulée très marquée nous indique la trajectoire du chevreuil. Je passe ce bourrelet de terre, de l'autre coté, une giclée de sang a marqué le tronc d'un petit merisier.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je trouves quelques gouttes au sol puis des frottés sur les feuilles de fougères. De l'agitation se fait entendre dans les fougères alors que nous discutons et je crains que mon chevreuil ne soit reparti mais le calme revient vite. Lionel, pensant avoir repéré l'endroit où est tombé le chevreuil, s'avance dans les fougères et je le suis mais le chevreuil est introuvable. Nous tournons un instant et je décide de reprendre ma recherche en suivant le sang, je reviens sur mes pas et retrouve vite la piste et recommence à la suivre. Une belle giclée de sang au sol m'indique que le chevreuil a pris plus à gauche que ce que nous pensions et alors que je suis la piste qui s'intensifie. Lionel M'annonce qu'il a trouver mon chevreuil dans les fougère à un peu plus de 10 mètres devant moi. Je m'avance donc à sa rencontre et tombe sur mon chevreuil mort sur le flanc. La sortie de ma flèche est un peu en arrière du défaut de l'épaule.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

C'est un brocard de petite corpulence au pelage roux clair, il porte 4 pointes, ses bois ont assez perlés mais clairs.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

J'appose mon bracelet et lui rends les honneurs

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

avant de le sortir du bois pour faire quelques photos souvenir. Ma flèche rentre pile où je visais au défaut de l'épaule et traverse les 2 poumons.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je vide mon chevreuil avant de retourner à la voiture et de le charger puis nous partons pour un autre secteur avant qu'il ne fasse nuit. Je me gare au départ d'un chemin de terre enherbé qui remonte vers un grand bois entre 2 parcelles de tournesols. Nous suivons le chemin pour remonter vers une parcelle de pins inclue dans le grand bois. Les tournesols laissent place à une luzerne fauchée qui remonte jusqu'à la crête délimitée par une grosse haie. En arrivant au bord de cette dernière, nous prenons à droite sur une grosse coulée qui rentre sur le haut des pins. Certains arbres ont été frottés, jusqu'à perdre leur écorce, par les sangliers. 

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Nous nous postons et appelons un moment mais rien ne vient.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Nous retournons à la voiture pour partir pour le dernier secteur de la soirée car la luminosité décroît. Je me gare près de 2 lacs, le long d'un chemin blanc et nous partons en le longeant. En arrivant près du bois qui surplombe le chemin sur notre gauche, nous dérangeons une volée de corbeaux. Alors que nous longeons la bande de soja étroite qui borde le bois, il me semble apercevoir un brocard en bordure du bois à environ 200 mètres. Je le signale à L. qui n'arrive pas à le voir puis nous tentons de nous rapprocher du coin d'un petit bosquet qui borde la rivière et avance dans le soja jusqu'au chemin à mi distance du chevreuil. Nous avançons baissés sur la droite du chemin mais il me semble que le chevreuil nous regarde. Je décide de continuer à avancer car nous sommes à découvert et appeler d'ici ne me permettra pas de tirer. Alors que nous nous rapprochons du bosquet, je comprends que je suis juste en train d'approcher une touffe de végétation et je me redresse pour reprendre ma progression normalement. Un petit coup d'œil derrière le bosquet, pas de chevreuil dans le soja. Nous poursuivons jusqu'à une grosse haie qui descend à la rivière sur notre droite. Je m'avance tout doucement pour regarder derrière et aperçois un brocard couché à environ 100 mètres près de la haie.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je le recule rapidement et le signale à Lionel en accrochant mon décocheur. Je me ravance doucement juste au coin de la haie et commence à appeler. Dès les premiers appels le brocard semble intéressé mais une seconde tête surgit de l'herbe un peu plus à gauche, près d'un bout de haie perpendiculaire qui coupe la prairie. Je poursuis mes appels, le brocard se lève et la chevrette suit rapidement mais les 2 animaux nous observent sans bouger. Je tente d'appeler au Rottumtaler, cette fois la chevrette réagit et commence à venir, entraînant le brocard à sa suite.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Nous commençons à y croire quand un grondement semble se rapprocher par le chemin sur notre droite. Les chevreuils stoppent et le brocard regarde vers ce bruit sourd.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Des lumières se dessinent au loin sur le chemin, ce sont des quads qui se rapprochent. La chevrette est passée derrière le bout de haie et le brocard reste statique. Je tente d'appeler encore pour essayer de précipiter l'approche des chevreuils avant que les quads ne soient trop près mais rien à faire, les chevreuils inquiets ne veulent plus avancer. Le grondement se faisant de plus en plus présent, je stoppe mes appels et attends l'arrivée des quads sans bouger.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Nous les saluons de la main à leur passage puis attendons qu'ils s'éloignent suffisamment pour reprendre les appels. Les chevreuils qui ont commencé à s'éloigner ont vite stoppé pour les regarder passer. Je reprends mes appels mais les chevreuils bien que semblant intéressés ne veulent plus avancer, ils se contente de nous regarder un moment.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Les animaux finissent par s'éloigner en rejoignant la haie et mes appels n'y change rien. Les ayant perdu de vue contre le fond de la haie, je décide de tenter un dernier secteur. Nous reprenons le chemin quand j’aperçois le brocard qui semble revenir vers nous en longeant la haie mais il nous a vu et repart en longeant la haie avec sa chevrette. Nous suivons un peu le chemin puis prenons un passage à gauche pour longer entre une haie et un tournesol et rejoindre une prairie fauchée. A l'entrée de cette dernière, j'observe un instant sans rien voir. Nous nous avançons en longeant la haie de droite pour nous poster un peu plus loin, au coin de cette dernière qui remonte sur notre droite. La luminosité baisse vite alors que mes appels restent sans réponse. Nous faisons demi-tour. En revenant vers le chemin, une tache sombre dans la prairie m'intrigue, j'avance baissé mais c'est encore une touffe de végétation, je commence à voir des animaux partout. Il est temps de rentrer pour aller dépecer et découper mon chevreuil.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Alex

Vous retrouverez cette aventure en vidéo le 23 août 2021 sur la chaîne internet du chasseur francais

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19 juillet 2020 7 19 /07 /juillet /2020 12:50

Ce matin, je décide d'aller chasser sur Factom et Bourras. Je me gare sur le chemin de terre qui enjambe l'Osse et attends que le jour se lève un peu puis me prépare tranquillement et pars pour la chasse. Je passe la rivière et observe un moment le chaume. Rien ne bouge, je prends à gauche, le long du cours d'eau pour rejoindre la friche puis avance doucement dans cette dernière sans rien voir ni entendre. Je traverse la vieille Osse et débouche en bordure du soja. Je scrute la parcelle un instant quand j'aperçois un chevreuil qui longe le bosquet en direction de la rivière sur ma gauche. Il avance tranquillement mais je dois presser le pas pour le couper car il est à plus de 300 mètres. Je longe la bordure boisée de la rivière et gagne vite du terrain mais le chevreuil avance trop vite. Alors que je suis encore à 100 mètres de lui, il commence à bifurquer pour rentrer au bosquet. J'avance encore un peu et me cale contre la végétation puis tente de l'appeler. Il relève la tête et regarde vers moi puis s'acharne sur un arbuste. Il est maintenant certain qu'il s'agit d'un brocard. Je tente encore quelques appels mais il rentre au bois. Je décide de vite remonter à travers la culture vers le haut du bosquet. Le brocard démarre en sous-bois en aboyant. Alors que j'arrive au coin du bosquet, je l'aperçois. Il se débine de cul à plus de 200 mètres dans le chaume de fèveroles de l'autre côté de la route. Dès qu'il disparaît derrière une bosse du champ, je presse le pas jusqu'à la route et la suis en courant jusqu'à un passage qui remonte sur la gauche pour longer le haut du chaume. Je le prends et longe le haut du chaume pour tenter de recouper le brocard qui semble partir vers le bosquet au-dessus des bâtiments. Alors que la bordure du chaume prend à droite pour suivre la bordure d'une parcelle de vigne, j'aperçois au loin le brocard. Il est déjà arrivé en haut du chaume à plus de 300 mètres et va rentrer dans la vigne au-dessous du bosquet.

Je remonte le talus à ma droite pour récupérer la bordure de la vigne puis la longe en regardant entre les rangs. En arrivant au coin de la parcelle, j'aperçois un jeune brocard, plein travers, à un peu moins de 100 mètres. Le relief du terrain ne laisse voir que le haut de son dos, son cou et sa tête. Il regarde vers moi. J'attrape mon Rottumteler et lance quelques appels. Le brocard avance au pas droit devant lui et disparaît derrière le relief. Je décide de tenter de m'approcher. Je commence à longe le dernier rang de vigne pour remonter vers lui quand il réapparaît. Je me fige contre la vigne et lance 2 ou trois appels. Le brocard démarre et vient droit sur moi. Je passe sous le rang de vigne pour l'attendre mais à genoux derrière le feuillage bas, je ne le sens pas. Je ressors doucement devant le rang mais je ne le sens pas non plus alors que le brocard arrive d'un pas décidé. Je repasse sous le rang et presse le pas pour aller me poster au bout du rang, derrière le feuillage. Le brocard a stoppé à environ 40 mètres et regarde vers la vigne. Il repart, j'arme mon arc et le laisse venir. Il s'approche d'un bon pas puis ralentit doucement pour venir stopper de 3/4 face à 8 mètres alors que je le suis dans mon viseur. Ma visée calée, je décoche. Ma flèche le traverse en rentrant en avant de l'épaule. Le chevreuil pivote en perdant beaucoup de sang et fonce dans la vigne. La plaie de sortie est bien visible en plein milieu du chevreuil qui perd de grosses giclées de sang. Il entre dans la vigne en perdant beaucoup de sang et ne tarde pas à en ressortir à environ 45 mètres. Il fonce dans le chaume, sa course devient très désordonnée et il chute à moins de 30 mètres de la vigne. Il se débat un peu au sol puis s'immobilise. Je pars chercher la flèche et trouve une belle giclée de sang sur le chaume.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je tourne un peu en cherchant la flèche sans succès. Je trouve l'entrée dans la vigne qui me donne la direction de fuite par rapport au premier sang.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

J'insiste un peu mais toujours pas de flèche. Je pars donc cherche mon chevreuil que je retrouve à l'endroit où je l'ai vu tomber. Il est mort sur le flanc côté entrée de flèche. La sortie de la flèche est bien visible.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

J'appose mon bracelet et le ramène vers la vigne où je lui rends les honneurs avant de faire quelques photos. Mon atteinte est bien en avant de l'épaule, là où je visais.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Alors que je commence à vider mon chevreuil, j'aperçois un renard en chasse à plusieurs centaines de mètres dans le chaume de blé, de l'autre côté du chemin blanc qui remonte vers les bâtiments. Je me dépêche de le vider et pars le prendre dans un chêne pour éviter qu'il ne soit mangé par un renard ou un chien errant. Le renard semble remonter vers les bâtiments. Je cours le long de la vigne puis prends à gauche en suivant le bord des fèveroles. Je cours entre les 2 premiers rangs de la vigne qui remonte vers le bosquet. Le creux du terrain me cache maintenant le renard. J'arrive aux bâtiments et ralentis pour les contourner par la droite et tente de recouper le renard le long de la vigne que je longe doucement. Une bosse du champ me cache le bas de la parcelle. Pas de renard en vue pour le moment, j'avance doucement pour voir derrière la bosse en longeant toujours la vigne mais pas de renard en vue. Je me poste un instant contre la vigne puis tente d'appeler mais rien n'y fait, le renard a disparu.

Je laisse tomber et suis le vas de la vigne pour remonter entre cette dernière et la grosse haie qui délimite le territoire. En passant un virage, j'aperçois un chevreuil qui rentre dans la haie à environ 200 mètres.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je presse le pas sur environ 70 mètres puis ralentis et finis mon approche tout doucement. Il me semble que le chevreuil est rentré au niveau d'un chemin de terre et j'espère le voir encore à découvert mais alors que j'arrive à l'endroit où il rentre dans la haie, je tombe sur un mur végétal. Des bruits de pas se font entendre dans la haie, je cherche le chevreuil au travers des feuillages quand mes yeux stoppent sur une tache rousse. Le temps de comprendre qu'il s'agit de mon chevreuil, il se remet en mouvement et remonte, en face, en bordure de la haie. La végétation s'agite en bordure de la prairie de l'autre côté de la haie mais je n'arrive pas à voir le chevreuil. Je me décale très lentement de quelques mètres sur la droite pour tenter de trouver une trouée dans les feuillages. Les bruits de pas reprennent quand mes yeux se posent sur le brocard qui frotte ses bois juste en dessous de moi contre un arbuste à environ 8 mètres. J'ai juste une trouée dans le feuillage en face de sa zone vitale. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée. Je décoche, touché le chevreuil fait volte-face et fonce dans la végétation.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Il se fracasse à à peine 15 mètres de l'endroit du tir, dans la végétation épaisse. La végétation s'agite un court instant puis le calme revient. Je dois écraser un mur de ronce et passer un fossé assez profond pour descendre vers mon chevreuil mort sur le flanc à quelques mètres de la bande enherbée. Ma flèche est au cœur, elle ressort en sectionnant les muscles au-dessus du coude opposé.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

J'appose mon bracelet et extirpe le chevreuil des ronces qui me griffent de partout. Je le laisse en bordure de la haie et pars chercher ma flèche. L'autre côté de la haie semble plus facile d'accès. Je repère l'endroit du tir grâce à la cime dégarnie d'un gros chêne puis pars chercher un chemin pour traverser la haie. Je trouve un passage à environ 200 mètres et reviens par l'autre côté jusque sous le chêne. Je tombe à nouveau sur un mur de ronces et dois écraser cette végétation épineuse qui me griffe de partout pour rejoindre le centre de la haie complètement dégagé et parcouru par une superbe collée bien dégagé. Je la suis un court instant et retrouve ma flèche plantée au sol.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Une piste au sang bien fournie part de là, en suivant la coulée.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

De belles giclées de sang ponctuent la végétation.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020
Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je me rends compte qu'une coulée bien dégagée sort de la haie sur la prairie sans avoir à passer dans les ronces. Je ressors donc par-là puis reviens sur mes pas pour retrouver le passage et retraverser la haie pour aller rendre les honneurs à mon brocard et faire quelques photos souvenir.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je le vide ensuite, attache ses pattes pour le charger sur mon épaule et retourner vers mon premier chevreuil. Alors que je longe la vigne le long de laquelle j'ai fléché le premier brocard, j'aperçois en contrebas, à plusieurs centaines de mètres dans le chaume de fèveroles, 2 chevreuils au gagnage. 

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je pose mon chevreuil près de l'endroit du tir et tente de retrouver ma flèche. Je le dirige dans l'axe du tir à partir de l'endroit où j'étais posté et trouve le premier sang et un peu après ma flèche plantée au sol sous la végétation.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je la remets au carquois et pars chercher mon premier chevreuil pour faire quelques photos souvenir du doublé.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je laisse les chevreuils à l'ombre et pars chercher la voiture alors que les 2 chevreuils mangent toujours tranquillement dans le chaume, j'ai l'impression qu'il s'agit de 2 chevrettes. Je retourne à la route puis me dirige vers la vieille Osse au travers du soja. Arrivé au cours d'eau, je décide d'en longer le lit qui a encore séché un peu plus. Je passe le virage à droite puis arrive au bord d'une grande flaque quand quelque chose bouge dans l'eau. C'est une cistude, je la saisis en plongeant la main dans l'eau, c'est une belle femelle.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je la repose au bord de l'eau où elle revient rapidement puis poursuis ma progression et arrive au niveau de la grande flaque boueuse où j'ai vu les petits ragondins l'autre soir. Je me poste à environ 12 mètres de l'entrée du terrier et commence à imiter des cris de petit ragondin en détresse. Assez rapidement, un museau blanc s'avance à l'entrée du terrier. J'arme doucement mon arc et appelle encore un peu. Le gros ragondin se présente de 3/4 face à l'entrée de son terrier. Je vise le cou et décoche. Ma flèche est pile ou je la voulais. Le ragondin est cloué sur place et se débat à peine avant de s'immobiliser. Le sang commence à se reprendre dans l'eau. 

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je m'approche tranquillement de mon ragondin.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je traverse la flaque et rejoins mon ragondin.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je le dégage, remets ma flèche au carquois et fais quelques photos.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je laisse mon ragondin sur place et longe un peu le lit asséché

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

avant de remonter sur la berge pour rentrer à ma voiture. Je pars chercher les chevreuils alors que 2 faons broutent en bordure de l'Osse dans un chaume

 

Alex

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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 17:04

Vendredi soir, après un long entraînement, je décide de reprendre mon RX-4 pour aller chasser.

Enfin une belle flèche pour le RX-4, 21 juin 2020
Enfin une belle flèche pour le RX-4, 21 juin 2020
Enfin une belle flèche pour le RX-4, 21 juin 2020

Après avoir marché un moment, je finis ma soirée le long du chemin blanc sous les Arrauques quand j'aperçois un chevreuil au gagnage contre la haie qui borde l'Osse. Je fais demi-tour pour être caché par le virage à droite de cette dernière puis traverse le semé de soja pour rejoindre la bande enherbée qui longe la bordure arborée du cours d'eau. Alors que j'arrive près des herbes hautes, un renard à la queue partiellement dégarnie surgit dans le soja à environ 70 mètres sur ma gauche. Je rentre vite dans la végétation haute, me positionne à genoux,  accroche mon décocheur et commence les cris de souris. Immédiatement, le renard fonce vers moi. J'arme mon arc et le laisse venir en appelant mais une herbe s'est prise dans mon viseur et me gêne pour aligner ma visée. Le goupil arrive sur moi et se plante de face à environ 20 mètres, il hésite à repartir. Je rappelle un peu et il s'avance plein travers à 15 mètres, je le suis dans mon viseur, ce qui dégage l'herbe et j'aligne ma visée alors qu'il stoppe. Je décoche, un nuage de poussière se propage à l'impact de ma flèche sous le renard qui ne bouge même pas. Je reencoche rapidement et tente de réarmer mais il s'éloigne un peu. Je finis d'armer et rappelle mais le renard hésite un peu puis disparaît derrière le virage de la haie. Je suis blasé, encore manqué, je ne comprends pas pourquoi. Je me redresse et pars chercher ma flèche. Alors que je suis à découvert, au milieu du soja, le renard ressort de la haie et s'avance un peu vers moi, curieux, à environ 40 mètres. Je me fige et appelle mais il rentre dans les herbes hautes alors que le chevreuil, qui n'avait pas bougé, rentre à couvert. Impossible de trouver ma flèche. Je décide de revenir plus tard pour profiter de la dernière heure de jour.

Je reprends le chemin et passe devant une friche qui précède le massif de repousse de frênes. Un chevreuil démarre en aboyant sans que je puisse le voir et passe dans la zone de bocage derrière la haie. Je presse le pas et rejoins un passage sur la droite pour rejoindre cette zone. Je m'avance en longeant une haie qui me sépare d'une parcelle de blé sur ma gauche et longe une petite prairie prise entre les haies à ma droite. Au bout de la prairie, je passe dans un passage entre le bosquet qui prolonge la haie à ma gauche et la haie qui ferme la prairie. Je suis le bois sur ma gauche en bordure d'une autre prairie qui est prise dans les haies à ma droite et où a dû rentrer le chevreuil qui aboyait. Rien en vue, je quitte la bordure du bois pour m'avancer dans la prairie suivante et rejoins le bord d'une haie qui sépare l'herbe d'une petite parcelle de blé prise entre des haies sur ma droite. Arrivé au passage qui permet d'accéder aux céréales, je jette un coup d’œil sur la parcelle sans succès puis pars jeter un coup d’œil à la parcelle suivante délimitée par l'Osse et les haies. Rien non plus, Je suis assailli par des dizaines de moustiques qui me piquent de partout et payent un lourd tribut à leur gourmandise. Je longe un passage de tracteur qui revient vers le chemin blanc entre une prairie à ma gauche et une parcelle de blé qui s'étend jusqu'à l'Osse à environ 80 mètres. Alors que le passage prend à gauche en longeant un fossé jusqu'au chemin blanc, je passe le fossé pour le longer jusqu'à la bordure de la rivière en longeant la haie qui borde le fossé à ma droite et le blé à ma gauche. Les moustiques me suivent toujours et j'en tue régulièrement alors qu'ils sont occupés à leur repas. Je longe la rivière par le premier passage de tracteur dans les céréales en surveillant la culture. La luminosité baisse vite. Rien, je passe le fossé qui sépare cette parcelle de la suivante et rattrape à nouveau le premier passage de tracteur en direction de la haie où j'ai vu les marcassins le 5 juin et le long de laquelle les sangliers ont pillé le blé sur plusieurs mètres de large. Alors que j'arrive au coin de la parcelle, j'aperçois une masse sombre à environ 30 mètres, en bordure du blé, dans les herbes hautes. Je pense qu'il s'agit d'un sanglier et m'approche doucement jusqu'à environ 12 mètres, l'animal est de 3/4 face, je vois juste le dos mais, brusquement, une tête surgit de la végétation. C'est un jeune brocard que j'ai déjà approché à 15 mètres le jour de l'ouverture sans pouvoir le flécher. Je reste immobile, il regarde un instant vers moi mais, à ma grande surprise, il se remet à brouter et se tourne de 3/4 arrière. J'arme et tente de viser mais ma visette tunnel noire avec un trou de petit diamètre me gêne beaucoup et je peine un moment à aligner ma visée avant de décocher. Pas de bruit d'impact, le chevreuil démarre en trombe sur 15 mètres environ puis stoppe et revient vers moi. Je réencoche doucement et le laisse venir. A environ 20 mètres, il se tourne plein travers et s'avance doucement pour couper le passage de tracteur. J'arme mon arc et peine encore énormément à viser. Deuxième décoche et deuxième manqué, le chevreuil fuit en remontant la culture en direction du chemin. Je tente de retrouver mes flèches mais la nuit tombe très vite et impossible de les trouver. Je contrôle la direction de fuite, pas de sang, je suis dégoûté. De colère, en rentrant chez moi, je change ma visette totalpeep pour une vielle G5 que j'avais gardé dans mon petit matériel. Le lendemain, je reprendrai mon entrainement et constaterai que ma précision a beaucoup augmentée. Beaucoup de mes soucis venaient donc de ma visette.

Visette totalpeep

Visette totalpeep

Visette G5

Visette G5

Dimanche matin, je me gare près de la maison abandonnée à Pichon et attends tranquillement que je jour se lève un peu. Je me prépare ensuite, pars pour rattraper un chemin forestier un peu plus à gauche et le longe pour déboucher au coin d'une prairie non fauchée qui remonte sur ma droite, vers une bande boisée en crête. Plus loin la prairie fait place à une vigne. J'observe un moment les herbes hautes sans rien voir puis prends à gauche au niveau d'un passage entre le bois et la haie épaisse qui délimite le font de la prairie. Je débouche ainsi dans une autre prairie, en pente douce, d'environ 60 mètres de large, prise entre le bois et la haie. Je longe doucement la haie, la luminosité est encore faible. Au bout de cette prairie, le paysage s'ouvre sur une grande zone de luzerne. Un chevreuil démarre dans la luzerne à environ 150 mètres et fonce sur ma gauche vers le bois alors que je continue à longer doucement la haie. Je ne l'avais pas vu dans la végétation avec cette faible luminosité. Le chevreuil qui semble être une chevrette s'arrête plusieurs fois pour regarder vers moi avant de rentrer au bois. À environ 200 mètres, une silhouette rousse attire mon attention près du fossé dans le prolongement de la haie. Ça ne peut être qu'un chevreuil. Je reprends ma progression lente dans sa direction quand un beau chevreuil au cou massif démarre à son tour d'une bande d'herbes hautes suivant une haie de grands arbres espacés qui descend vers la haie, à environ 80 mètres de la bordure du bois et 120 mètres de moi. Je me mets vite à genoux derrière une touffe de végétation et commence à aboyer. Le chevreuil au galop stoppe net et regarde vers moi puis se met à aboyer, je lui réponds, il repart et bifurque à angle droit pour venir sous le vent, sur ma gauche. Alors qu'il se rapproche, j'identifie un beau brocard. Il stoppe à environ 70 mètres et aboie, je lui réponds mais il hésite un peu puis démarre vers l'angle du bois au coin de la prairie. J'aboie et le stoppe à nouveau, il hésite mais finit par rentrer au bois où il aboie en s'éloignant. Cette agitation a fait partir l'autre chevreuil qui aboie à environ 150 mètres dans la luzerne en regardant vers moi. Je tente de lui répondre mais il s'éloigne tranquillement vers un gros bout de haie épaisse qui rejoint le bois en haut de la luzerne. Ne pouvant rien faire, je me redresse et reprends ma progression.

Je longe le fossé et rejoins une zone de vignes. Arrivé au coin de la première parcelle, je remonte en suivant le premier rang jusqu'au coin suivant. Je prends alors à droite entre 2 parcelles et contrôle entre les rangs de celle de droite, les rangs de celle de gauche étant parallèle au passage  enherbé. Rien, arrivé au bout des parcelles, je passe un chemin de terre qui rejoint la route à 400 mètres sur ma gauche puis longe une autre parcelle de vigne sur ma droite en suivant le chemin bordé d'arbres. Toujours rien, j'arrive au coin d'une grande parcelle d'avoine, je la longe en descendant pour rejoindre une bande d'herbes hautes qui borde le fossé de fond de vallée et le bas des céréales. Je prends à droite pour progresser doucement dans cette bande herbeuse en surveillant alternativement la luzerne à ma gauche et l'avoine à ma droite. Une friche ponctuée de tournesols fait suite à la luzerne et remonte vers la route en crête. Quelques touffes de végétation rousses me font parfois croire à la présence d'un chevreuil quand une tache rousse se met à bouger à environ 400 mètres. C'est un chevreuil qui broute tranquillement, je poursuis mon chemin en pressant le pas. Au bout des céréales, je passe une haie de frênes et débouche sur un semé longeant une haie d'arbres qui me sépare de la friche. Le chevreuil remonte doucement vers la crête à environ 300 mètres. Je passe la haie et remonte vers lui, le relief vallonné du champ me le cache un instant et me permet d'avancer vite. Arrivé au sommet de la bosse du champ, je marque un arrêt et cherche le chevreuil que je ne tarde pas à apercevoir à plus de 80 mètres. C'est une chevrette, je fais demi-tour et reviens vers la haie.

Alors que je la traverse des aboiements retentissent, un brocard a démarré près ou dans la haie qui longe l'avoine. Il remonte vers la vigne en crête et je le perds de vue. Je décide de ne pas le suivre espérant qu'il ne sera pas allé trop loin et le revoir au retour. Je prends un passage de tracteur dans le blé sur ma gauche et le suis, d'abord en montant, en suivant à 10 mètres de la bordure d'un bosquet. Puis, arrivé sur le plat, je prends à gauche en suivant toujours le passage de tracteur. Le bosquet fait suite à une haie peu dense, derrière laquelle se trouve une résidence secondaire. Je passe le chemin d'accès de l'habitation et prends le passage de tracteur en bordure du champ de blé suivant. Au bout du champ, une haie termine la culture au-dessus d'un semé qui descend vers la route à environ 150 mètres en contrebas. Je prends à droite en suivant le passage de tracteur qui longe maintenant la haie. Le champ redescend vers une parcelle de tournesol qui remonte vers une petite route qui rejoint celle du bas. Le blé finit en une bande étroite qui descend vers la route en bordant le tournesol. Le blé et strié de multiples coulées de sangliers. Au bout du blé, une petite mare sert souvent de souille aux sangliers. Je descends vers la route en suivant une bande enherbée qui borde le semé, un lièvre démarre un peu plus bas sur la gauche et traverse la bande enherbée en dessous de moi. J'arrive à la route que je traverse pour longer la droite d'une haie d'environ 100 mètres qui borde une petite parcelle de fèveroles jusqu'à la haie qui suit l'Osse. Alors que j'avance tranquillement, dans l'herbe haute ponctuée de couches de chevreuils, une chevrette démarre le long de la rivière et disparaît dans la haie que je longe.

En bordure de l'Osse, je traverse la haie que je longe et me dirige vers les parcelles de blé qui bordent le cours d'eau un peu plus loin. Je rejoins la bordure d'une grosse haie en L qui part vers le blé avant de le longer et descendant vers la rivière. Arrivé au coin de la haie, je m'attarde un instant pour observer la surface des céréales. Ne voyant rien, je m'avance sur le passage de tracteur qui longe à moins de 10 mètres de la haie et commence à le suivre doucement en observant les dégâts des sangliers sur la bande de blé qui borde la haie quand un bruit me fait tourner la tête à droite. Un joli brocard au bois sombre, que j'avais approché sur ce secteur à 5 mètres sans pouvoir voir plus que ses bois, vient de démarrer à 10 mètres de moi et fonce à grands bons dans le blé en aboyant. Je le regarde s'éloigner impuissant, il était certainement couché dans la culture et je ne l'ai pas vu tout à l'heure. Je rejoins la bordure de la rivière et décide de tenter de retrouver une flèche perdue il y a quelques jours en tirant un sanglier que j'ai bien-sûr manqué. Je reprends la draille de fuite du sanglier et la trouve comme par miracle dans une zone de blé couché. Je la mets au carquois et prospecte les blés du secteur sans succès avant de rattraper le chemin blanc. Je décide d'aller chercher ma flèche perdue en tirant le renard vendredi soir. En arrivant près du soja, j'aperçois un lièvre qui broute les jeunes pousses sur la droite du chemin près du bois des Arrauques. Je pars dans la parcelle de gauche et prospecte par bande jusqu'à retrouver ma flèche que je réussi à caler sur mon carquois malgré le manque de place avant de rebrousser chemin sur le sentier. Je rattrape le passage enherbé qui remonte vers la friche qui précède le grand blé. Je remonte doucement jusqu'en haut de la friche où j'ai vu un soir le jeune brocard manqué vendredi mais rien ce soir. Un coup d'œil sur le blé, rien, je prends à droite en longeant le blé puis débouche sur une parcelle de tournesols pas bien hauts. Je la traverse et rattrape la bordure d'une vigne que je longe en prenant à droite sur un chemin de terre. Au bout des rangs le chemin prend à gauche entre la vigne et une parcelle de luzerne envahie par de grandes plantes aux feuilles collantes et à fleurs jaunes.

Enfin une belle flèche pour le RX-4, 21 juin 2020

Je prends à gauche et contrôle entre les rangs de vigne et jette un coup d'œil sur la prairie quand j'aperçois une tête de chevreuil qui dépasse des fleurs jaunes. C'est le jeune brocard manqué vendredi. Je me baisse et me colle contre la parcelle de luzerne pour l'observer. La végétation haute ne me permet pas de voir son corps. J'accroche mon décocheur et me tiens prêt à armer. Le chevreuil finit par s'avancer dans la végétation de 3/4 arrière et en écartant les plantes, me montrant son corps. J'arme mon arc, vise et décoche. L'impact cassant retentit et le chevreuil disparaît dans la végétation avant de se mettre à gueuler sur place. Une chevrette démarre plus loin dans la parcelle et fonce dans la végétation pour rejoindre une haie qui la borde dur la droite. Je m'avance rapidement vers lui. Ma flèche est entrée juste en avant du cuissot et la lame ressort de quelques centimètres dans l'épaule. Au moment de l'impact, le chevreuil a dû essayer de s'écraser car ma flèche ressort haute en cassant la colonne vertébrale et l'omoplate. Le sang coule abondamment et le chevreuil meurt en quelques secondes alors que j'attrape mon couteau. Je constaterai au dépeçage que panse, rate, foie et poumon sont touchés. J'appose mon bracelet et lui rends les honneurs puis le dégage de la végétation pour faire quelques photos souvenirs.

Enfin une belle flèche pour le RX-4, 21 juin 2020

Ce n'est pas un grand chevreuil mais cette belle flèche le redonne un peu de baume au cœur. Je vide mon chevreuil et le laisse à l'ombre dans un petit bosquet contre la luzerne avant de partir chercher ma voiture qui est à plusieurs kilomètres. Je traverse une bande de tournesols puis une pente boisée pour rejoindre, en traversant une prairie fauchée, une bande enherbée entre 2 parcelles de blé. Je rejoins la bordure du ruisseau et le longe par la gauche sur le chemin enherbé qui borde le blé pour rejoindre la route. Je prends alors à droite et la suis tranquillement. Un peu plus loin, je jette un coup d'œil à une grande parcelle d'avoine sur la gauche et quitte la route pour longer le bas de cette culture. Rien en vue, les sangliers ont fait pas mal de dégâts ici aussi en couchant de grands ronds de céréales. La culture est sillonnée de nombreuses drailles. Arrivé au coin du champ, je remonte entre ce dernier un la pelouse arborée d’une belle bâtisse, plus haut, je traverse la route et rejoins la droite d'une vigne. Je la longe doucement en observant entre les rangs quand j'aperçois un brocard couché de 3/4 face, à environ 100 mètres dans la vigne. Je passe rapidement derrière le rang suivant puis me penche doucement en arrière pour voir si je n'ai pas été repéré. Il est toujours couché et tranquille. C'est très certainement le brocard dérangé ce matin. Le vent est bon, je commence mon approche extrêmement lentement en suivant le rang de gauche. La vigne est très propre, l'herbe a été coupée a ras un intervalle sur 2 et l'intervalle suivant a été travaillé pour mettre la terre à nu. La vigne est taillée et je crains que le brocard ne m'aperçoive par en-dessous du feuillage. Je pose mes pas avec une extrême lenteur et environ tous les 10 mètres, je me baisse doucement pour regarder sous le feuillage des vignes. Peu à peu, je gagne du terrain alors que le brocard ne semble se douter de rien. Alors que j'arrive à environ 15 mètres de ce dernier, je me baisse doucement et l'apercois mais il regarde vers moi, il a dû voir mes mouvements. Je me positionne à genoux et me baisse le plus près du sol possible. Le brocard ne me quitte pas des yeux mais reste couché. Je n'ai aucune fenêtre de tir entre les ceps de vigne de plus le feuillage bas m'obligerait à tirer dans une position très inconfortable. Je cherche une solution quand le brocard se lève. Je me redresse sur mes genoux, arme mon arc mais le chevreuil passe au galop entre les rangs que je suis et fonce dans la vigne. Je me redresse et cours jusqu'au bout de la vigne puis prends à droite pour la longer dans la direction de fuite du brocard en regardant entre les rangs. Il n'est plus là, je m'avance par un passage de tracteur dans le blé qui fait suite à la vigne et aperçois, après 100 mètres dans les céréales, le brocard qui se débine à plus de 100 mètres devant moi en s'arrêtant régulièrement pour regarder derrière lui. Je tente de réduire la distance en pressant le pas à chaque fois qu'il avance de cul. Il finit par rejoindre le bord du champ et prend à droite pour longer la haie. Je tente d'avancer rapidement mais il traverse la haie et disparaît. Je me rapproche rapidement de la haie, mais le chevreuil est déjà loin, je prends à gauche en longeant la haie et descends vers le coin de l'avoine quand j'aperçois au loin, dans la luzerne, un chevreuil qui traverse cette dernière de droite à gauche. Je presse le pas, longe l'avoine puis remonte en crête pour suivre la bordure de la vigne. Le chevreuil a passé la crête 200 mètres plus loin et je presse toujours le pas sur la droite de la crête pour essayer de le surprendre. Le pensant revenu vers un bout de haie épaisse qui rejoint le bois et sépare 2 parcelle de luzerne, je remonte doucement en crête pour tenter de l'apercevoir alors que j'arrive à 70 mètres de l'endroit où je pense le voir mais je me fais surprendre. Il démarre à 30 mètres sur ma gauche, dans les herbes hautes du fossé qui fait suite à la haie et rejoint le bois au galop. Il fait déjà très chaud, je retourne à ma voiture pour aller chercher mon chevreuil avant de rentrer.

 

Alex

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 09:52

Ce matin, je pars chasser au Carreté. Je me gare sous un gros noyer près d'une vigne. Aux premières lueurs du jour, je quitte ma voiture et descends par la route pour rejoindre la bordure d'un petit ruisseau. En dessous du hameau, la route passe entre des parcelles de blé, j'en surveille la surface tout en descendant. Arrivé au ruisseau bordé d'une bande boisée, je jette un coup d'œil dans le grand blé à ma gauche, à celui de l'autre côté du ruisseau du même côté puis m'avance par le passage de tracteur qui longe à quelques mètres du cours d'eau dans la parcelle de droite. Je progresse doucement en observant autour de moi mais je me fais surprendre un peu plus loin par un chevreuil qui démarre à quelques mètres de moi dans une petite zone de blé couché au bord du ruisseau. Le chevreuil s'éloigne d'environ 20 mètres en longeant le ruisseau puis stoppe pour regarder vers moi un instant avant de repartir et de disparaître dans la haie qui borde le cours d'eau pour s'éloigner ensuite dans la plantation de noyers de l'autre côté de la haie en aboyant. Je reprends ma progression et rejoins le passage de tracteur qui remonte vers la route en séparant le blé d'un grand semé de sorgho. Je suis ce passage de tracteur et remonte vers un petit bosquet qui borde la droite d'une petite prairie longée par la haie. Je traverse cette petite prairie et passe la route pour arriver en bordure d'une parcelle d'orge. Caché derrière une petite haie qui borde la route, j'observe un moment-là surface des céréales sans rien voir. Je suis un peu la route sur la gauche puis prends à droite pour rejoindre la bordure d'une autre parcelle d'orge qui longe la haie qui la sépare de celle du dessous. J'avance doucement mais rien en vue. Les céréales font place à une vigne bordant un bosquet. Je surveille entre les rangs, toujours aucun chevreuil. Au bout du bosquet, je prends à droite pour le longer et rejoindre la bordure de l'orge. Je fais une halte pour observer du coin du bosquet mais toujours rien. Je longe l'orge pour rejoindre un chemin de terre un peu plus loin.

Je prends à gauche sur le chemin qui longe une vigne puis le quitte en arrivant au coin de cette dernière pour observer entre les rangs des parcelles de part et d'autre du chemin enherbé qui les sépare. Je suis ce chemin et rejoins plus loin la bordure d'une autre parcelle. Une petite parcelle de blé se trouve un peu plus loin plus à droite, je décide d'aller y faire un tour. Je longe la vigne vers la gauche et alors que j'arrive au coin de la parcelle, je stoppe net en apercevant un beau brocard à environ 150 mètres à découvert entre 2 grandes parcelles de vigne. Il regarde vers moi, je suis loin et à bon vent mais il a dû me voir au moment où je passais le coin de la vigne. Il m'observe un instant sans bouger puis aboie, je lui réponds mais il fait volte-face et remonte le talus herbeux qui le sépare de la vigne avant de disparaître en y entrant. Je pars jeter un coup d'œil autour de la petite parcelle de blé puis autour des vignes pour tenter de revoir le brocard mais il a disparu. Je reviens en arrière pour descendre vers le ruisseau en suivant la bordure droite d'un blé en lisière d'un bosquet. Pas de chevreuil, je prends à gauche en suivant le ruisseau pour rattraper un passage pour le traverser et longer la parcelle de blé de l'autre côté du ruisseau en prenant à droite. Je débouche sur un champ de tournesol à peine levé. Plusieurs pieds ont été broutés de frais et je suis la ligne de tournesols mangés en espérant rencontrer le chevreuil, le pied de ce dernier ne marque pas et je ne sais pas si je suis dans le bon sens où à contre-pied. Je passe un fossé descendant de la colline qui sépare le semé de tournesol du suivant et continue mon chemin en longeant la bande enherbée qui longe le ruisseau. J'arrive ainsi dans un autre secteur planté de blé. Une bande étroite de céréales longe le ruisseau et délimite le bas d'un talus herbeux partiellement boisé qui remonte quelques mètres plus haut en bordure du blé qui s'étend à perte de vue. Je suis doucement le ruisseau et arrive sur un chemin de terre qui remonte entre la haie du ruisseau et le bosquet de gauche. Je débouche un peu plus haut au-dessus d'une petite prairie prise dans les méandres du cours d'eau. Je suis le chemin de terre qui remonte vers le blé et une vigne, en continuité des céréales et qui domine la prairie au sommet d'un talus boisé. Je longe le bas de la vigne quand je tombe nez à nez avec une chevrette qui descendait vers moi. Nous stoppons tous 2 et la chevrette fait volte-face puis prend à droite en coupant les rangs. Je continue à suivre la vigne et arrive au bord d'une parcelle d'orge qui descend jusqu'au ruisseau. J'aperçois alors la chevrette qui descend vers le ruisseau à grands bons dans les céréales. J'observe un moment pour tenter d'apercevoir un brocard mais rien.

Je fais demi-tour et reviens vers le blé mais cette fois je reste en haut du talus boisé en surveillant l'immense parcelle de blé quand j'aperçois furtivement une tête de chevreuil qui dort du blé à environ 100 mètres pour disparaître rapidement. Je reviens donc vers la vigne et la longe pour suivre le blé à bon vent quand la tête réapparaît un peu plus loin que la première fois, c'est une chevrette. Je m'avance jusqu'à rattraper le passage de tracteur qui passe au plus près de la chevrette et m'avance sur ce dernier pour m'amuser à l'approcher. J'avance doucement et me baisse à chaque fois qu'elle relève la tête. Je m'approche ainsi à environ 20 mètres de la chevrette avant qu'elle m'aperçoive et s'enfuit. Je ressors du blé et le longe par la droite jusqu'à rejoindre une parcelle d'orge. Je jette un coup d'œil sur cette parcelle dévastée par les sangliers. Pas de chevreuil en vue, je descends doucement pour traverser les céréales, les sangliers sont passés cette nuit, ils ont ravagé la culture et creusé de gros trous dont la terre a recouvert l'orge couchée. Distrait par l'observation de cette activité, je me fais surprendre par un brocard. Alors que je tourne la tête à droite, j'aperçois sa tête qui m'observe à environ 30 mètres. Je me fige et me baisse doucement dans l'orge. Le brocard reste un moment dans bouger puis commence à aboyer. Je tente de lui répondre mais il démarre et sort de l'orge par le bas, traverse une bande de prairie pour rejoindre une parcelle de blé un peu plus loin. Je le regarde s’éloigner et le perds de vue derrière un petit bout de haie au bout de la parcelle sur la gauche. J'observe un instant mais il ne réapparaît pas. Le pensant resté derrière, je décide de tenter l'approche.

Je rejoins la gauche de la parcelle de blé et la longe doucement pour rejoindre la bordure gauche du blé. Je la suis lentement et arrive à la haie que je contourne par la gauche mais pas de brocard derrière. Une tête de chevreuil dépasse du coin gauche de la parcelle suivante à environ 200 mètres. J'observe un moment, le chevreuil immobile regarde autour de lui, c'est certainement le brocard. Je décide de tenter l'approche, je longe la haie voûté et stoppe à chaque fois que le chevreuil regarde vers moi. Arrivé au bout de la haie, je suis à découvert, il me faut traverser une bande de prairie fauchée. Je me mets à plat-ventre et rampe doucement vers la parcelle de blé. Le chevreuil ne semble pas m'avoir vu. Il se décale tranquillement de quelques mètres puis disparaît dans la culture. Je rampe encore un peu mais le chevreuil ne réapparaît pas, il a dû se coucher. Je me redresse et m'approche debout du coin du blé. Arrivé en bordure des céréales, j'observe un instant toujours pas de chevreuil. 

Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020

Le vent est face à moi, j'avance doucement, voûté dans le premier passage de tracteur et gagne peu à peu du terrain. Alors que j'arrive à environ 20 mètres de la position estimée du chevreuil, il se redresse subitement et je me jette au sol à genoux en le baissant sous les céréales. Le brocard observe un moment dans la direction sans bouger. Il est à environ 15 mètres. La position est inconfortable et je commence à avoir des crampes. Je bouge doucement pour relâcher les tensions musculaires. Les secondes passent, le chevreuil se tranquillise et se baisse un peu dans le blé. Seuls ses bois et ses oreilles dépassent du blé. J'attends encore un peu sans bouger. Le chevreuil semble tranquille, j'arme doucement mon arc puis me redresse très lentement en alignant ma visée. Je décoche, l'impact retentit et le chevreuil démarre. Il sort rapidement du blé et tourne suis lui-même en gueulant. Ma flèche est encore plantée et me semble très en arrière et peu enfoncée. Je n'y comprends rien, cette année est vraiment une année noire pour moi. Le brocard tourne quelques secondes puis rentre dans le blé en gueulant et biaise dans les céréales pour ressortir sur la bordure opposée sous un arbuste. Il vacille puis revient vers le blé et se couche contre les céréales près du coin de la parcelle. Je l'ai perdu de vue. Je reste un instant sans bouger puis décide d'aller chercher ma flèche. C'est alors que le chevreuil se relève en gueulant et fonce sur environ 50 mètres pour disparaître à nouveau en bordure du blé, le long de la parcelle suivante. J'attends un moment mais rien ne bouge. Je pars chercher ma flèche que je retrouve posée dans le blé.

Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020

Ma lampe légèrement tordue est pleine de sang. Le tube de la flèche porte du sang sur environ 10 centimètres. Ma Rage Hypodermic a dû s'ouvrir dans le blé avant de toucher le chevreuil ce qui a fortement réduit la pénétration. J'espère avoir touché au moins un poumon.

Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020

Je remets ma flèche au carquois. Le sang n'est pas très abondant mais bien visible et facile à suivre dans le blé.

Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020
Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020

Je décide d'attendre un moment avant d'attaquer la recherche. Au bout de 15 minutes, je pars vers l'endroit où j'ai vu le chevreuil se coucher pour la seconde fois mais je ne le vois pas. Je décide donc de prendre la piste de sang au départ. Je suis assez facilement le sang dans le blé jusqu'à l'endroit où le chevreuil est sorti sur la bordure. Le sang suis la bordure de la prairie un instant.

Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020

La piste se dirige vers un arbuste près de l'endroit où j'ai perdu le brocard de vue.

Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020

Arrivé au bord du blé, le sang suis la bordure des céréales mais à l'endroit où je pensais trouver mon chevreuil, je constate que la piste continue. Le chevreuil a biaisé dans les céréales. La piste est facile à suivre.

Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020
Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020
Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020

En suivant le sang, je débouche sur un chemin de terre où le sang s'interrompt brusquement. Impossible de le trouver mais, profitant des pluies de ces derniers jours, je tente de trouver le pied du chevreuil. Après avoir tourné un peu, je trouve un pied frais qui prend à droite en suivant le chemin de terre. Je le suis et trouve un peu de sang. C'est bien les traces de mon chevreuil, je les suis et rejoins ainsi la bordure d'une bande d'orge où je retrouve du sang frotté facile à suivre. Je ressors sur une bande de prairie un peu plus loin où le sang stoppe net à nouveau. Le sol est totalement bouleversé par les sangliers et impossible de retrouver le sang ou le pied du chevreuil. Je contrôle les diverses coulées qui franchissent le fossé qui longe à environ 10 mètres de l'orge. Toujours pas de sang. Le chevreuil a eu 2 possibilités, soit il est parti droit dans l'orge où je l'ai levé au départ soit il est parti vers une grosse haie épaisse sur ma droite. Je préfère ne pas trop piétiner le secteur et appelle mon ami Adrien pour qu'il vienne faire une recherche avec Igor. Adrien n'est pas sûr de pouvoir venir ce matin et me dit qu'il va me rappeler d'ici 15 minutes. Je décide donc de retourner vers la voiture. Je prends à droite pour revenir vers un ru qui longe le bas du grand blé. Alors que j'arrive près de la grosse haie, un craquement attire mon attention, un animal vient de se lever et se débine. Je me décale rapidement au bout de la haie et aperçois un chevreuil qui court de cul sur la bande enherbée entre le blé et le ru. Il stoppe à environ 200 mètres et tourne la tête vers moi, aboie puis repart et je le perds de vue derrière une courbe à droite du ru bordé par une végétation haute. Je ne veux pas croire qu'il s'agisse de mon brocard mais j'ai un gros doute et le fait qu'il s'éloigne ainsi comme si de rien n'était en s'arrêtant pour aboyer n'est pas bon signe si c'est bien lui. Je suis la bande enherbée pour rentrer et horreur, je trouve du sang à l'endroit où est passé le chevreuil. Je ne sais plus quoi penser et tente de rappeler Adrien mais je n'ai plus de réseau. Je presse le pas pour rentrer à la voiture. Je rattrape la bordure du ruisseau que j'ai longé ce matin, passe les semés de tournesols, le blé, traverse le ruisseau et continue à longer le ruisseau le long d'un blé. Je fais démarrer une chevrette et un brocard un peu plus loin. Ils stoppent au bout des céréales et je tente une approche mais je suis à mauvais vent et assez découvert. Ils fuient en remontant vers la route. Je poursuis en marchant vite mais toujours pas de réseau. Je passe le semé de sorgho, traverse la haie et longe le blé jusqu'à rattraper la route pour remonter à la voiture où je récupère le réseau. Adrien m'a laissé un message. Il va venir avant midi. Je le rappelle pour lui expliquer la situation mais il décide de venir tout de même. Le fait que le chevreuil se soit couché plusieurs fois sur un peu plus de 200 mètres nous fait espérer que l'on puisse le retrouver. 

Je pars me garer près du cimetière de Lagardère, à 80 mètres au-dessus de la zone du tir. Comme convenu Adrien arrive un peu avant midi. J'ai tiré mon chevreuil vers 8h15. Adrien décide d'attaquer au dernier sang sur la bande enherbée. Nous nous rapprochons avec la voiture d'Adrien sur le chemin de terre où j'ai suivi le chevreuil à la trace. Adrien se prépare avec Igor puis nous partons vers la bande enherbée. En chemin, Igor marque une entrée dans la grosse haie alors que j'explique à Adrien où j'ai entendu redémarrer le chevreuil. Nous décidons de laisser faire le chien. Il entraîne Adrien dans la haie, je suis sur la bande enherbée où Igor finit par ressortir. Igor tire sur sa laisse et suit la direction de fuite du chevreuil et nous avançons rapidement derrière lui. Je cherche à revoir le sang et en trouve un peu dans le sillage d'Igor. A l'endroit où j'ai perdu le chevreuil de vue, Igor hésite, il contrôle une coulée qui rentre dans une haie qui remonte vers le sommet de la colline en perpendiculaire du ru sur notre droite puis tourne un peu dans le blé avant de revenir vers la haie et de traverser le ru pour remonter dans la haie. Adrien le suit et m'annonce avoir vu du sang. Je traverse le ru sur la gauche de la haie et suis la haie où progressent Adrien et son chien. Ils ressortent sur la droite de la haie un peu plus loin mais Igor perd la piste. Je les rejoins et cherche à partir du dernier sang en sortie de la haie. Je finis par trouver un pied frais qui remonte en parallèle de la haie puis quelques gouttes de sang qui me permettent de remettre Igor dur la voie.

Nous remontons jusqu'à une grande vigne où Igor reperd la piste, il tourne moment. Je reprends le pied et le sang un peu avant la vigne et estime la direction de fuite. Adrien contrôle le bord de la vigne et retrouve le sang qu'Igor reprend immédiatement en rentrant dans la vigne. Je pars au bout des rangs au cas où mais Adrien semble descendre en perpendiculaire des rangs, je reviens vers lui. Le sang est maintenant bien visible au sol ainsi que le pied. Adrien suit le chien et moi le sang au cas où. Nous nous aidons l'un l'autre en progressant ainsi. Nous tombons sur une belle reposée bien marquée de sang. La piste finit par longer un rang en direction du bois un peu plus loin et nous trouvons une nouvelle couche marquée de sang. Nous arrivons au bord du bois. Alors qu'Adrien rentre dans le fourré, j'encoche une flèche et suis par un chemin forestier longeant la crête. Je devancer un peu le chien quand il me semble entendre démarrer un animal sur la droite. Ne sachant pas exactement où est Igor je n'arme pas mon arc. Le chevreuil surgit de la végétation à 5 mètres de moi et passe le chemin très essoufflé, bouche ouverte et langue pendante. Une plaie béante au niveau de l'épaule, il ne pose pas sa patte avant gauche côté impact. J'arme mon arc mais il rentre de cul dans le fourré sur la gauche du chemin où je le perds de vue. Impossible de décocher. Je ressors vite du bois sur la gauche en bordure du blé et cours pour me positionner sur le bas du bois en espérant voir sortir le chevreuil tout en annonçant la situation à Adrien qui arrive sur les traces de l'animal avec Igor qui tire comme un fou sur sa laisse.

Alors qu'Adrien se rapproche, un bruit dans le blé me fait tourner la tête à gauche et j'aperçois mon chevreuil qui descend vers le ru à grands bons à environ 90 mètres. Il stoppe dans les herbes hautes au ras du ru et disparaît. Il a certainement dû se coucher. Je m'approche doucement de l'endroit où il a disparu mais impossible de voir le chevreuil dans l'herbe haute. Adrien arrive avec Igor. Brusquement le chevreuil surgit devant moi, saute le ru et le longe sur la gauche un moment avant de se recoucher. J'ai bien repéré l'endroit et pars en courant pour réduire la distance d'environ 100 mètres puis finis doucement mon approche. J'aperçois alors la tête de mon chevreuil couché dans la végétation à environ 5 mètres devant moi. J'arme mon arc, estime la position de son coffre caché par la végétation et décoche. Le chevreuil se relève et fonce avec ma flèche en travers vers la haie où je l'avais perdu de vue ce matin. Il bifurque à gauche comme pour prendre la haie et disparaît dans un gros fracas. Ma flèche me semblait un peu en avant. Je cours, saute le ru et arrive à l'endroit où mon chevreuil a disparu. Je ne le vois pas mais entends sa respiration difficile, il est en train de finir de mourir. Adrien et Igor arrivent. Je finis par apercevoir mon chevreuil, juste à gauche de la haie. Je retraverse le ru et dégage ma flèche du chevreuil qui vient de mourir avant de m'écarter pour laisser à Igor le plaisir de finir sa recherche. En arrivant au chevreuil, Igor vente un instant puis trouve le chevreuil et le mort. Je le félicite puis nous l'écartons pour que je puisse mettre mon bracelet et sortir le chevreuil. Je lui  fais traverser le ru puis lui attache les pattes et le charge sur mon épaule pour rentrer vers la voiture en devançant Igor et Adrien. Arrivé près de la voiture d'Adrien, j'en profite pour faire quelques photos souvenirs.

Une très belle approche, une flèche bien placée et pourtant... 12 juin 2020

Finalement la flèche était bien placée mais n'est entrée que jusqu'aux côtes. La seconde rentre au milieu du sternum et ressort en avant de l'épaule opposée en coupant le cœur en 2. J'ai encore eu de la chance dans mon malheur. Je m'éloigne un peu, vide mon chevreuil et remonte à la voiture où j'attends Adrien avant de l'inviter à manger chez moi avant de rentrer.

 

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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