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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 22:25

Ce soir, j'ai décidé d'aller chasser le secteur en dessous du lac et peut être me poster en bordure du grand bois, sur le passage des chevreuils entre le bois et le bosquet si le vent me le permet. Je gare ma voiture sous la digue du lac, attrape mon arc et contrôle le vent. Il souffle vers le lac.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

Ayant repéré 4 chevreuils autour du maïs hier soir, je décide de commencer par chasser à bon vent les passages de canon un à un. Je progresse doucement jusqu'au bout du premier puis reviens sur mes pas et passe au second avec le même procédé puis longe le troisième sans voir le moindre chevreuil. Au bout du troisième passage, je ressors sur la bande enherbée et redescends tranquillement vers le coin du bois, passe le passage busé qui enjambe le ru et remonte en longeant le bois vers l'endroit d'où je vois parfois sortir les chevreuils du bois.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

La bordure interne du bois est bordée par une sorte de ruisseau asséché encaissé de 3 à 4 mètres et dont les versants sons assez pentus. Je rentre dans le bois par un passage de gibier et tente de trouver un poste adapté avec assez de visibilité tout en restant suffisamment camouflé sur le penchant côté lisière mais le sol sec est très bruyant et je dois vite choisir mon poste pour ne pas trop déranger le secteur. Une fois posté, je m'ennuie très vite et me dit que j'ai fait trop de bruit en me postant. Je ne sens pas cette position. Je quitte donc mon poste et finis de remonter vers la crête en suivant le bois. Je progresse maintenant tranquillement en suivant la crête sur un champ labouré à 30/30 mètres du bois à ma gauche. Le penchant de droite est un champ travaillé. Je rejoins une petite haie éparse qui borde une friche. Je passe la haie et m'avance dans la friche tranquillement en longeant la haie épaisse qui longe la crête et en surveillant le penchant à ma gauche. La bande de friche descend vers le ri tour en bas dans la combe. Tout à coup, j'aperçois un chevreuil à environ 350 mètres dans une friche en contrebas, sous un petit bois qui descend de la crête.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

L'approche semble impossible au premier abord mais je décide de tenter le coup. Je décide de longer doucement la haie pour rejoindre le bord du bois et tenter de descendre en le suivant pour me rapprocher du chevreuil. J'avance doucement en longeant la haie dans la végétation basse en stoppant quand le chevreuil redresse la tête et regarde autour de lui. J'arrive ainsi facilement à 50 mètres du bois mais la végétation devient alors très dense, l'herbe haute est entremêlée de ronces rampantes et de plantes ligneuses. Ma progression dans cet enfer végétal sera trop bruyante et je me ferai très vite repéré, je cherche vite un plan de secours et constate qu'une sorte de fossé longe cette friche de végétation haute jusqu'à une parcelle de blé clairsemée qui n'a pas été moissonnée à cause de sa piètre qualité. Elle fait suite à la friche où se trouve le chevreuil et ce dernier semble se diriger vers cette culture. Je m'engage baissé sous le niveau de la végétation dans ce fossé et commence à descendre tout doucement. Rapidement le fond du fossé se tapisse de ronces et je lutte avec ces dernières pour ne pas les faire crisser. Chaque pas à moitié accroupis est une lutte et je dois souvent aider mon pied à la main pour lui faire passer les ronces ou les dégager. Petit à petit, je progresse alors que le chevreuil s'avance toujours vers le blé, très lentement, pas à pas, en broutant. Alors qu'il ne me reste que 15 mètres pour arriver au bout du fossé, une zone de végétation plus basse complique ma progression qui devient un peu trop bruyante à cause des ronces. Le vent soutenu qui vient de ma droite couvre un peu ma progression mais le chevreuil qui semble être un brocard commence à lever régulièrement la tête pour regarder vers moi. Je dois rester de longs moments immobile, parfois dans des positions peu confortables mais à chaque fois il se remet à brouter et continue à avancer. La zone claire passée, je me cale derrière une touffe de végétation à moins de 10 mètres du bout du fossé alors que le brocard regarde à nouveau vers moi, il est à environ 150 mètres et me fixe de longues secondes. Je tente d'imiter un chevrillard en soufflant par à-coups entre mes lèvres gonflées mais le son émis est trop faible. Au bout d'un moment, je décide de tenter d'avancer à 4 pattes dans le fossé et de gagner les derniers mètres sans m'arrêter car la luminosité commence à baisser. Le brocard se remet à brouter avant que j'arrive au bout du fossé mais commence à biaiser vers le ru en contrebas.

Je m'assois sur une grosse motte de terre, derrière une touffe de végétation, au bout du fossé près du blé et l'observe. Je ne peux plus avancer sans être vu car le blé ne me camouflera pas suffisamment et les pailles cassantes sont trop bruyantes. Je tente des aboiements, le brocard lève la tête et regarde un moment vers moi, j'aboie à nouveau, il ne bouge pas, j'insiste, il s'avance d'un pas dans ma direction et se remet à brouter. J'attends un peu et aboie à nouveau, il redresse la tête puis fait à nouveau un pas vers moi et se remet à brouter. Je poursuis ainsi mes aboiements espacés et le brocard, entre 2 prises de nourriture, se rapproche tranquillement jusqu'au bord du blé. Il est maintenant à 100 mètres environ et la luminosité baisse vite, il ne me reste plus trop de temps. J'aboie à nouveau, il regarde un moment vers moi, j'insiste et cette fois il s'avance et commence à biaiser vers moi dans le blé. Il avance tranquillement tout en s'arrêtant régulièrement pour chercher ce chevreuil qui aboie. Je le laisse chercher et allume la petite lumière qui éclaire le pin's de mon viseur. Le chevreuil avance de quelques mètres, s'arrête, regarde, repars, s'arrête à nouveau... la distance diminue peu à peu, il n'est plus qu'à 30 mètres, je monte doucement mon arc, il passe en dessous de moi puis remonte un peu comme pour tenter de recouper le vent puis baisse la tête dans le blé. Il est à environ 25 mètres mais je n'aurais pas de meilleure occasion vue la luminosité. J'arme, cale ma visée, bizarrement je suis très confiant malgré la distance et décoche. Un crac retentit alors qu'il me semble voir une petite étincelle sur le chevreuil et ce dernier disparaît dans le blé.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

Le temps de me rendre compte qu'il est tombé, je me redresse et cours vers lui, alors que je l'entends se débattre au sol, pour éviter de le voir se relever et m'échapper. A mon arrivée, il finit de mourir. Ma flèche lui a cassé les 2 omoplates et il a cassé ma flèche dans sa chute, seul un petit bout de tube dépasse de son épaule. 

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

Je récupère les morceaux de ma flèche et appose mon bracelet, ma lame mécanique n'a même pas réussi à traverser l'animal et s'est arrêtée sous la peau côté opposé au tir. Je viens de boucler mon dernier bracelet de tir d'hiver et je ne suis pas prêt d'oublier cette superbe partie de chasse. La nuit s'installe, il est temps de rentrer avec mon chevreuil sur l'épaule.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

Alex

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 21:47

Ce soir, je décide d'aller me poster dans un petit bois autour duquel j'ai vu quelques chevreuils lors de mes sorties, j'ai repéré un endroit par lequel ils sortent régulièrement. Je me gare sous la digue du lac quand j'aperçois, sur ma gauche, 2 chevrillards qui foncent droit sur moi en longeant le ru du déversoir du lac par la droite. Ils bifurquent à environ 60 mètres, traversent le ru et rentrent dans le maïs. La chevrette arrive derrière et un brocard venant du maïs traverse le champ travaillé, s'arrête un moment pour regarder autour de lui en lisière du bois à environ 300 mètres puis rentre à couvert. La chevrette bifurque à environ 200 mètres et remonte dans le champ travaillé où je la perds de vue dans un creux du champ.  Je sors de ma voiture et attrape vite mon arc puis pars jeter un coup d'œil au premier passage de canon pour essayer de recouper les chevrillards. Pas de chevrillard en vue, je retourne vers le ru et commence à le longer quand la chevrette réapparaît et vient vers moi. Je traverse doucement le ru alors que la chevrette en fait de même à environ 100 mètres. Elle disparaît derrière un léger virage du maïs et j'en profite pour tenter une approche en surveillant la bordure du maïs pour tenter de voir les chevrillards. Le vent soutenu souffle face à moi et agite bruyamment le maïs. Pas de chevrillard en vue et arrivé au virage du maïs, pas de chevrette non plus. Je continue à avancer un peu en pressant le pas pour rejoindre un passage busé et traverser le ru mais je m'empêtre les pieds dans une branche coincée dans l'herbe et me retrouve projeté au sol face contre terre. Dans ma chute, je parviens à mettre mon arc de côté et à ne pas le taper trop fort au sol. Je me relève et récupère mon arc qui ne semble pas avoir souffert puis m'avance vers le passage quand un chevreuil démarre à quelques mètres de moi, en bordure du maïs sans que je puisse le voir. Je retourne jeter un coup d'œil aux passages de canon sans succès. Je décide de revenir à mon idée première mais l'heure a bien tourné et je reprends ma voiture pour gagner un peu de temps. Je me gare sur la bande enherbée après le lac et pars en direction du petit bois situé un peu plus loin sur la droite du grand bois longé par le ruisseau d'alimentation du lac. Je longe un moment le ruisseau puis biaise en direction du bois au travers d'une friche de plantes sèches et éparses. Arrivé près du bois, je le longe un peu jusqu'à arriver en face une zone de bois clair dont le bas est barré par un gros bourrelet de ronces. Cette zone est suivie d'un taillis épais où se remisent souvent les animaux. Au bout du bourrelet de ronce, un passage me permet de rentrer dans le bois et je choisis de me poster sous un vieux saule dont une grosse branche cassée par le vent et retombée sur le roncier dernière lui. Je me poste donc derrière ce gros arbre en aménageant une niche dans le roncier à l'aide de mes sécateurs. Je me positionne dos aux ronces et nettoie le sol avec mon pied pour le débarrasser des débris végétaux craquants. Le vent vient de ma droite et balaye le bas du bois, plusieurs grosses coulées descendent vers l'entrée que j'ai prise pour rentrer dans le bois, une autre très marquée passe à 10 ou 12 mètres de moi derrière le saule. Le bois clair, derrière et à gauche du saule, qui descend vers moi me permet de voir à environ 40 mètres, sur la droite du saule commence le taillis épais et la végétation bien que fournie derrière moi me permet de voir le pré à ma droite et un bout de haie dans mon dos.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

Sur la gauche du saule ma vue est assez dégagée et me permet de voir arriver les animaux sur environ 30 à 40 mètres.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

L'attente commence, rythmée par les allées et venues des grives et merles venant manger les mûres des ronces poussant sur les branches du saule, du passage des petits passereaux et de quelques geais. Vers 19 heures, du mouvement attire mon regard à environ 30 mètres dans la pente, au milieu des arbres sur la gauche du saule. J'identifie vite les pattes d'un chevreuil dont le corps est caché par les branchages. Il s'avance en mangeant les glands au sol. Sa tête finit par se dégager, c'est une chevrette. Elle n'est pas suitée, elle avance doucement, s'arrêtant à chaque pas pour manger les glands au sol. Je reste immobile et l'observe, elle finit par biaiser un peu vers moi et se rapprocher toujours au même rythme de quelques mètres. Elle bifurque ensuite et semble et se retourne pour descendre doucement comme pour prendre la coulée sortant à ma gauche. Elle se rapproche très lentement mais à environ 20 mètres, elle bifurque encore et repars pour passer derrière le saule. Elle regarde par moment autour d'elle, je peux entendre craquer les glands sous ses dents. Petit à petit, elle descend un peu plus et rattrape une coulée qui contourne le saule à environ 10 ou 12 mètres de ma position pour ressortir dans le pré sur ma droite. Je la perds de vue un moment derrière le tronc du saule. Le temps passe et elle ne ressort pas, je me penche doucement à gauche et à droite jusqu'au l'apercevoir. Elle s'est tournée comme pour revenir sur ma gauche et mange au sol. Au bout d'un moment, elle se rapproche un peu puis repars à droite. Je l'observe au travers des branches du saule quand elle relève la tête et regarde vers moi un moment. Je reste immobile et elle finit par détourner le regard et se remettre à avancer. Elle est plein travers à environ 12 mètres et s'avance pas après pas vers une petite fenêtre entre 2 grosses branches du saule. Je décide de tirer si elle s'arrête dans cette fenêtre. Elle avance encore, encore 1 pas, elle mange plein travers, mon arc est monté, prêt à être armé, encore 1 pas et son coffre se présente dans la fenêtre, elle mange tête basse, j'arme doucement mon arc et prends la visée sur son coffre. Je décoche, l'impact retentit et la chevrette fait volte-face pour repartir en remontant d'où elle est arrivée avec un bruit humide venant de son coffre.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

C'est bon signe, la chevrette perdue de vue, je suis sa fuite à l'oreille. Un fracas retentit puis la fuite reprend avant un second fracas et un bruit d'animal se débattant au sol. Le calme revient vite. Je quitte mon poste et pars chercher des indices et ma flèches sur l'endroit du tir mais  ne trouvant ni l'un ni l'autre, je suis la trajectoire de fuite de la chevrette vue depuis mon poste pour trouver les premières gouttes de sang environ 20 mètres plus loin.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

La piste est peu abondante et difficile à suivre sur environ 40 mètres après les premiers indices. Le terrain est dégagé et la chevrette semble suivre une grosse coulée qui suit la courbe de niveau. Les gouttes sont petites et espacées. La piste s'intensifie un peu ensuite mais reste peu abondante pour une atteinte de coffre.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

La luminosité baissant, je m'aide un peu de ma frontale pour suivre la piste qui suit toujours la coulée qui rentre dans des fragons. Un peu plus loin, le chevreuil a sauté une grosse branche sur laquelle il a laissé du sang et je le retrouve quelques mètres plus loin, mort sur le flanc sous une branche. Il a fait environ 100 mètres.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

Je dégage ma chevrette et appose mon bracelet. Ma flèche rentre en arrière du coffre (foie), en arrière du point de visée et ressort derrière l'épaule (poumons) au milieu du coffre.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

Je retournerai chercher ma flèche et la retrouverai plus à gauche et plus loin dans le bois que ce que je le pensais, environ 30 mètres après l'endroit du tir.

 

Alex

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 21:05

Ce soir, je décide de repartir chasser autour du tournesol où j'ai manqué le beau brocard en espérant le revoir. Je me gare sous la digue du lac, le longe et passe la maïs pour continuer en longeant le ruisseau d'alimentation. Le vent est quasi inexistant et face à moi. Alors que je progresse dans la grande friche, j'aperçois, par-dessus la haie qui barre le fond de la parcelle et relie le grand bois à un bosquet 150 mètres plus à droite, une chevrette qui se débine en remontant une petite friche en bordure d'une bande boisée étroite contre laquelle je la perds de vue.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Je continue vers la haie puis commence à la longer en direction du bosquet pour rejoindre un passage permettant de la traverse. Une autre chevrette démarre dans la friche près du bosquet et y rentre. Je marque un temps d'arrêt pour la regarder fuir puis me remets en marche quand un léger mouvement attire mon regard dans la friche, environ 50 mètres plus loin. Je me fige et observe, je pense qu'il s'agit d'une autre chevrette. Je me baisse et tente de m'approcher doucement. Il me semble voir 2 dos de plus dans la friche quand la chevrette démarre et entraîne ses 2 chevrillards vers le bosquet.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Je traverse la haie par le passage puis reviens vers la bordure du bois que je longe pour rejoindre la haie suivante derrière laquelle se trouve le tournesol. Je la passe par le passage de gibier et longe doucement les tournesols en suivant la haie sur la bande enherbée tout en surveillant la culture. En arrivant au bout des tournesols, je fais démarrer un animal dans la culture au niveau d'une zone épaisse mélangée d'herbes hautes. Je n'arrive pas à identifier l'animal jusqu'à ce qu'à 20 mètres, il s'arrête et se redresse. C'est un jeune brocard, il regarde vers moi en position 3/4 arrière et je reste immobile puis il se débine en suivant le rang. J'arme mon arc et le suis dans mon viseur. Il stoppe 5 mètres plus loin et se repositionne de 3/4 arrière pour regarder vers moi. Mon viseur est calé, je décoche alors que ce n'est habituellement pas ma distance de tir. Ma flèche frappe le chevreuil qui démarre en trombe. Je le perds un moment de vue dans les tournesols puis l'aperçois alors qu'il passe dans un rang et le perds aussitôt de vue juste avant de l'entendre tomber dans un grand fracas. Le calme revient, Je me revisionne le tir pour identifier la trajectoire de ma flèche.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Je pars chercher ma flèche que je retrouve facilement, plantée au sol. Elle est couverte de sang.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Je trouve vite du sang et des poils sur un pied de tournesol à proximité de ma flèche.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

La piste est ensuite assez facile à suivre et souvent bien fournie, composée de gouttes au sol et de frottés sur les pieds de tournesol.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Elle remonte dans le tournesol puis bifurque à gauche et je tombe sur mon chevreuil mort sur le flanc qui a couché quelques pieds de tournesol dans sa chute, d'où le bruit de fracas entendu. Il a fait à peine 50 mètres, de la mousse rouge sort de la plaie d'entrée de ma flèche, signe d'une atteinte pulmonaire.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

J'appose mon bracelet et fais quelques photos souvenir

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

avant de le descendre près de la haie. Je le cache dans la végétation puis pars faire le tour du tournesol mais le grand brocard n'est pas là ce soir. Je reviens à mon chevreuil, lui attache les pattes et le charge sur mon épaule puis repars vers ma voiture. En passant, je pose mon chevreuil et fais le tour de la parcelle de maïs sans rien voir puis retourne à ma voiture. Il est encore tôt mais je décide de rentrer.

 

Alex

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 22:15

Ce soir, le Gers est en alerte orange aux orages, le ciel est très couvert et le vent souffle fort, un temps idéal pour aller faire de l'approche, je pars donc pour Labéjan, sur le secteur où j'ai fait mon ouverture. Je me gare sous la digue du lac puis pars en longeant le lac, passe le maïs et poursuis en longeant le ruisseau d'alimentation en direction d'une parcelle de tournesol où j'ai vu un beau brocard lundi matin. Le vent fort est face à moi mais tourne par moment pour venir de ma droite. Je longe le champ travaillé qui suit le maïs puis arrive dans une grande friche asséchée d'où j'aperçois à environ 400 mètres, un chevreuil entrain de glaner quelques repousses dans un champ travaillé près du ruisseau qui alimente le lac plus en aval. Approcher par la friche, en longeant le bois qui borde le ruisseau me semble compliqué car il me faut également passer une haie épaisse et perpendiculaire au ruisseau dont le seul passage pour la traverser est à 150 mètres du cours d'eau. Je décide de tente l'approche par le lit encaissé et asséché du ruisseau à l'intérieur du bois. J'avance assez vite en espérant que les bruits de ma progression seront couverts par le vent fort mais alors que le sol est d'abord assez silencieux, un encombrement de feuilles sèches et brindilles couvrant le sol rendent l'approche plus bruyante alors que je me rapproche à l'aveugle de l'endroit où devrait se trouvé le chevreuil. Je tente sans succès de l'apercevoir au travers des arbres. Je dois me rendre à l'évidence, j'ai opté pour la mauvaise solution d'approche et le chevreuil a disparu quand j'arrive en face de l'endroit où il devrait se trouver. Je biaise vers l'intérieur du bois pour récupérer un chemin forestier moins bruyant que ce sol desséché et le suis pour ressortir dans le champ travaillé, 100 mètres après où se trouvait le chevreuil. Je suis encore un peu le bois et arrive contre une haie perpendiculaire qui sépare ce champ du grand champ de tournesol.

Je suis un peu la haie et rejoins un passage très fréquenté par le gibier pour la traverser. Le sol y est maqué de nombreuses empreintes de chevreuils et sangliers qui ont mis le sol à nu avec leurs passages répétés. Je passe de l'autre côté de la haie et commence à suivre le bord du champ alors que le vent tournant est maintenant dans mon dos. J'avance tranquillement en surveillant la culture mais arrive au bout du champ sans voir de chevreuil. Je suis en suite le fond du champ qui remonte vers la crête de la colline et 2 petits bosquets en série. Toujours pas de chevreuil, les 2 bosquets sont séparés par une bande de tournesols qui remonte vers la crête et suivant le premier bosquet et passe derrière le second moins étendu. Le second bosquet passé, je remonte vers la crête en suivant le tournesol vers l'endroit où se trouvait le brocard lundi. Il n'est pas là ce soir mais du haut du champ, j'aperçois, dans la combe de luzerne qui délimite les tournesols, à environ 150 mètres, en bas du champ, un chevreuil au gagnage. Un gros arbre feuillu poussant au bord du fossé qui longe le tournesol me cache la tête du cervidé. Je me décale doucement à droite pour que l'arbre masque un peu plus ma progression et commence à descendre dans la culture quand le chevreuil qui est un brocard, fonce vers le tournesol à gauche de l'arbre, franchit le fossé et rentre à couvert dans la culture. Le vent fort face à moi est une bénédiction, je descends doucement en me faufilant entre les tournesols tout en surveillant bien les environs. Tout à coup, j'aperçois une feuille de tournesol bougeant anormalement par rapport aux autres agitées par le vent à environ 20 mètres en contrebas. Je me fige et observe, c'est alors que j'aperçois la tête du brocard broutant la feuille, c'est un joli 6 pointes. Je me baisse doucement et continue très lentement mon approche mais alors que j'ai gagné 5 mètres, le brocard se retourne et passe plein profil pour s'éloigner sur ma gauche. Je le perds vite de vue et tente de biaiser pour le recouper quand je l'aperçois à nouveau, plein travers, tête basse en train de manger au milieu des tournesols assez épais à cet endroit. Je me décale un peu et me rapproche très lentement jusqu'à 10 mètres. Arme mon arc et tente de trouver une fenêtre de tir entre les tournesols avant de décocher mais ma flèche touche un pied de tournesol qui la dévie et la fait passer à côté du brocard qui fait volte-face et fonce pour ressortir de la culture et s'arrêter plein découvert à environ 40 mètres. Il n'a pas compris ce qui vient de se passer et revient de quelques pas vers le tournesol mais m'aperçois, alors que je tente de réencocher, et fuit, traverse le fossé d'un bon, traverse la luzerne et s'arrête au bord du bois, regarde autour de lui un court instant puis rentre tranquillement à couvert.

Je pars chercher ma flèche dépité et la contrôle. Aucun indice, rien non plus sur la trajectoire du chevreuil, c'est manqué. C'est rageant mais je préfère ça à une blessure. Je remets ma flèche au carquois et retourne vers les maïs. Le vent souffle dans mon dos vers la digue du lac, je décide donc de longer le bas du champ, en bordure du lac pour attaquer les passages de canon à bon vent. Ne voyant rien sur le premier, je passe au second où je m'engage doucement en regardant de part et d'autre entre les premiers rangs qui sont perpendiculaires au passage. Le vent souffle très fort avec de très grosses bourrasques. Tout à coup, alors que je suis à mi-passage, un chevreuil s'avance à découvert sur la gauche du passage, il est à environ 70 mètres. Je me plaque vite contre le maïs et me fige. Il ne m'a pas vu, c'est un jeune brocard. Je passe derrière le premier rang de maïs parallèle au passage et avance rapidement en direction du chevreuil, je me penche de temps en temps pour passer la tête entre les pieds de maïs et voir le chevreuil car j'avance à l'aveugle. Le vent violent agite fortement le maïs et couvre les bruits de ma progression. J'arrive ainsi facilement à 8 mètres du chevreuil qui mange tranquillement contre le maïs à droite du passage. Le rang de maïs s'interrompant sur 10 mètres environ, je reste à couvert, 1 mètre dans le maïs et me prépare à armer mais un forte bourrasque déchaînant le maïs fait démarrer le brocard qui rentre d'un bon à couvert. J'attends un instant, espérant le voir ressortir mais rien, je sors de ma cachette et m'engage dans le maïs en parallèle de la direction de fuite du chevreuil pour tenter de l'apercevoir mais il a disparu. Je ressors donc sur le passage et retourne au départ du passage pour passer au suivant mais pas de chevreuil ni dans celui-là ni dans le suivant. Je décide donc d'aller chasser la parcelle de maïs sous la digue du lac. Je presse le pas et rejoins le maïs en longeant le lac puis pour chasser à bon vent longe toute la parcelle le long du ru à sa droite pour attaquer par l'autre côté les passages de canon. Je m'engage dans le premier en avançant doucement jusqu'à ce que je vois l'autre extrémité puis reviens en courant au départ et parcours ainsi le passage suivant sans résultat. Pas de chevreuil non plus sur le 3ième et dernier passage, je ressors donc à l'autre bout du passage.

Il me reste environ 40 minutes avant la nuit, je décide de revenir sur la parcelle de maïs précédente et recommencer à chasser les passages de canon au cas où un chevreuil serait sorti. Je cours donc vers la parcelle et attaque les passages un après l’autre. En arrivant au troisième, il me semble voir quelque chose de loin et commence une approche en serrant la gauche du passage. Je finis par mieux le distinguer, je n'en reviens pas, c'est le petit brocard de tout à l'heure. Je rentre donc derrière le premier rang de maïs et presse le pas, profitant du vent toujours aussi fort. Comme tout à l'heure, je me penche par moment pour voir le chevreuil entre les pieds de maïs et arrive sans difficulté à environ 10 mètres du brocard qui broute de face contre le rang de maïs que je suis. Il manque quelques pieds de maïs devant moi, ce qui me fait une bonne fenêtre de tir si le brocard se décale vers le milieu du passage. Je reste donc immobile et attends un moment qu'il bouge. Il finit par se décider mais ne se tourne pas et vient vers moi à 2 mètres du rang. J'arme et le laisse venir tranquillement tout en ajustant ma visée pour décocher alors qu'il n'est plus qu'à 6 ou 7 mètres de 3/4 face. Ma flèche rentre derrière son épaule et le brocard fait volte-face pour fuir en suivant le passage. Je le perds de vu à environ 20 mètres et attends un peu avant d'aller chercher ma flèche. Je la retrouve sans trop de difficulté au milieu du passage couvert d'un peu de sang mélangé à du contenu stomacal.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Je trouve ensuite une grosse goutte de sang peu après l'endroit du tir.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

La piste peu abondante suit un moment le passage de canon.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Au bout de 35 mètres environ, la piste biaise vers la gauche et l'entrée dans le maïs est bien marquée de plusieurs grosses gouttes de sang projetées sur le maïs.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

La piste est ensuite facile à suivre grâce aux frottés sanguinolents laissés sur les pieds de maïs par le brocard qui semble vouloir rentrer dans la culture perpendiculairement aux rangs.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Il y a peu de sang au sol et après 15 à 20 mètres environ, les frottés s'arrêtent net, je cherche un moment et trouve des petites gouttes de sang partant à droite et suivant l'intervalle entre les rangs. Je les suis tranquillement et retrouve mon chevreuil 40 mètres plus loin et finissant de mourir.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Une fois son dernier souffle expiré presque après mon arrivée, j'appose mon bracelet et le sors sur le passage pour quelques photos souvenir. Ma flèche rentre au défaut de l'épaule et traverse les poumons, le foie et la panse.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Alex

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 06:08

N'ayant pas pu faire l'ouverture ce matin, je pars ce soir pour Labéjan sur mon secteur favori. Je me gare sous la digue du lac et pars tranquillement en longeant la droite du plan d'eau en direction d'une petite parcelle de maïs qui borde le départ du lac. Le vent souffle dans mon dos, je longe donc la culture par la bande enherbée qui la sépare du lac puis bifurque au coin du maïs pour remonter en suivant sa bordure dans un champ travaillé où le sol est à nu et la terre sèche un peu craquante sous mes pas. La parcelle est entrecoupée par 3 passages de canon parallèles à la berge du lac, je jette un coup d'œil, en m'avançant doucement, sur le premier relativement plat et qui me permet de voir d'un bout à l'autre de la culture. Pas de chevreuil en vue, je continue doucement vers le second et alors que j'arrive au départ du passage qui descend sur plusieurs dizaines de mètres avant de remonter, j'aperçois, au travers des pieds de maïs, une jeune chevrette de face qui regarde vers moi à environ 12 mètres dans le passage. Je me fige et l'observe. Le vent s'est un peu intensifié et agite le maïs. Au bout d'un moment la chevrette se tranquillise et se met à manger quelques grains de maïs tombés au sol. Je me décale très lentement au ras du passage et me fige à nouveau. La chevrette et maintenant de 3/4 face contre la droite du passage. Je décide de l'observer un moment en attendant une occasion de tir. J'entends par moment les grains de maïs croquer sous ses dents. Au bout d'un moment, elle semble se diriger vers la gauche du passage tout en mangeant mais se ravise et revient vers la droite. Elle redresse par moment la tête et regarde derrière elle un long moment, j'en profite pour me pencher pour voir ce qu'elle regarde mais ne voit rien.

Je me repositionne à couvert, elle est toujours en train de regarder derrière elle et j'hésite à tenter ma chance mais sa position de 3/4 face, presque de face ne m'inspire pas. Je décide d'attendre. Le vent tourne un peu et vient de ma gauche par moment, j'espère qu'il ne va pas tourner vers la chevrette. Elle finit par retourner la tête et s'avancer de quelques pas pour se remettre à manger toujours de 3/4 face mais avec un angle plus ouvert et tout à son repas elle pivote encore un peu pour presque se retrouver plein travers. Au bout d'un moment, elle tourne à nouveau la tête vers l'autre bout du passage de canon et reste ainsi un moment, le vent souffle fort face à moi, je décide de tenter ma chance. J'arme mon arc et me décale doucement en face du passage jusqu'à ce que la chevrette soit bien dégagée tout en prenant ma visée. Mon pin's se cale derrière son épaule, je décoche. Au même moment, la chevrette retourne la tête mais ma flèche la traverse déjà pour aller s'arrêter 20 mètres plus bas dans le passage. La chevrette fait volte-face et fonce dans le maïs où je la perds de vue. J'attends un peu avant de descendre analyser mon tir.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Je ne trouve pas de sang à l'endroit du tir ni à l'entrée du maïs, je poursuis donc jusqu'à ma flèche que je retrouve facilement. Elle ne porte pas de trace de sang et semble avoir été lavée par du contenu stomacal, l'entrée de ma flèche semblait être là où je visais mais la chevrette a peut-être un peu tourné sur l'impact.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Je reviens vers l'endroit du tir et longe doucement le côté du passage où est entrée la chevrette. Je trouve rapidement une petite projection de contenu stomacal et décide d'attendre un peu avant de faire ma recherche.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Je plie le haut d'un pied de maïs pour marquer l'entrée et quitte le passage pour revenir vers l'endroit d'où j'ai tiré et poursuivre mon tour de la parcelle pour laisser passer un peu de temps avant d'attaquer ma recherche. Les 2 autres passages étant déserts, je longe le dernier pour traverser le maïs avant de longer l'autre côté en surveillant les entrées de passages avant de revenir vers le départ de la piste. 15 minutes sont passées, j'attaque ma recherche en suivant les quelques gouttes de contenus stomacal que la chevrette a laissées entre 2 rangs de maïs perpendiculaires au passage de canon. Les indices sont presque inexistants après 5 mètres de recherche mais le pied de la chevrette a marqué légèrement le sol. J'avance doucement en surveillant les pieds de maïs de part et d'autre pour éventuellement détecter un frotté m'indiquant un changement de trajectoire mais la chevrette a pris tout droit. Je débouche sur le passage de canon suivant où quelques gouttes de sang me permette de trouver l'entrée de l'autre côté du passage dans le maïs. La piste continue entre 2 rangs de maïs, toujours aussi peu de sang et un pied qui marque de temps en temps jusqu'à une zone ou le maïs a été couché par les sangliers. Une petite goutte de sang mélangée à du contenu stomacal est tombée sur un pied de maïs couché au sol.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Quelques petites gouttes de sang m'indiquent alors un virage à 90 ° de ma chevrette qui a suivi l'orientation des rangs de maïs qui ont changé de direction. J'aperçois, à environ 15 mètres, ma chevrette couchée sur le flanc.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Je la rejoins, ma flèche est bien au défaut de l'épaule et a traversé les poumons mais ressort au niveau de la panse dont le contenu a colmaté le trou de sortie et stoppé l'hémorragie. J'appose le bracelet et fais quelques photos

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

avant de ramener ma chevrette à la voiture en la chargeant sur mon épaule. Une fois la chevrette dans la caisse de transport, je décide d'aller faire un tour dans la seconde parcelle de maïs de l'autre côté de la route, sur la gauche du ru alimenté par le déversoir du lac. Je longe tranquillement le premier passage de canon, le plus proche du ru mais arrive à l'autre bout sans rien voir. Je me décale doucement à droite vers le ru pour jeter un coup d'œil sur la bande enherbée qui le sépare du maïs. Pas de chevreuil, je fais donc demi-tour et longe la bordure de la culture pour aller voir le passage suivant mais, alors que je passe devant le passage que je viens de longer, une chevrette surgit, à environ 15 mètres, sur la gauche du passage, côté ru et s'élance dans le passage pour rentrer à nouveau dans le maïs côté ru à environ 70 mètres. Je m'avance doucement dans le passage et tombe sur son pied bien marqué dans le passage arrosé récemment mais impossible de la retrouver.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Je reviens donc au départ du passage pour rejoindre les passages suivants à bon vent mais pas d'autre chevreuil pour ce soir et la luminosité baisse vite, je rentre.

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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