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29 juillet 2023 6 29 /07 /juillet /2023 14:27

Hier soir, nous étions invités avec Thierry à l'anniversaire de notre ami Renaud qui fêtait ses 30 ans, du coup nous n'avons pas pu retourner à la chasse. Ce matin, Thierry a invité 2 autres chasseurs, Titouan, jeune chasseur qui ne chasse pas encore à l'arc et qui vient en observateur et Philippe qui commence la chasse à l'arc. Il a commencé à bien pleuvoir et je me mouille un peu en promenant mes chiens avant que les invités de Thierry n'arrivent. Titouan va m'accompagner et Philippe accompagnera Thierry. Nous partons à 2 voitures, Je suis Thierry qui nous laisse au départ d'un chemin pierreux. La pluie a cessé. Thierry m'explique qu'en suivant ce chemin je vais déboucher sur le secteur où j'ai fléché un renard les années précédentes. Pendant que Thierry et Philippe s'éloignent nous nous préparons, Titouan claque la portière ce qui me fait un peu grincer des dents mais bon, c'est fait. La haie qui borde la route avant le chemin de pierres est bordée par une haie claire de grands arbres derrière laquelle se trouve un très grand chaume de blé. Je jette un coup d'œil sur le chaume au travers d'une trouée et aperçois un chevreuil, à environ 20 mètres, qui s'avance tranquillement dans le chaume en sortant d'une friche boisée. Son port de tête me fait penser qu'il s'agit d'un brocard. Je le signale à Titouan, me poste dans la haie et lui demande de se poster derrière moi. Dès les premiers appels, le chevreuil lève la tête puis fonce sur nous. Je le relance à chaque fois qu'il ralentit ou s'arrête et il repart de plus belle. Il biaise légèrement à droite pour rejoindre la bordure d'un petit bosquet à environ 25 mètres sur notre droite. Il n'est plus qu'à 60 mètres, je vois ses petits bois clairs, c'est bien un brocard, je pose mon appeau sur ma poignée d'arc, arme et continue à appel en le pressant sur l'arc. Arrivé au coin du bosquet, il biaise légèrement vers nous pour venir se planter à environ 20 mètres de face. Mon viseur est calé sur lui, je relance 2 ou 3 appels timides, il s'avance un peu et se présente à environ 15 mètres de 3/4 face. Je vise derrière l'épaule, ma visette a un peu tourné et je peine à correctement viser. Mon pin's est calé, je décoche. L'impact retentit, le brocard fait volte-face et s'écrase lourdement au sol sur le flanc en tournant puis se relève et fonce dans une éclaircie de la lisière du bosquet à notre droite. J'attends un peu puis pars chercher ma flèche et les premiers indices avec Titouan quand nous entendons du bruit dans le bosquet. Cela ressemble fort à un chevreuil qui se débat au sol avant de mourir. Le bruit cesse très vite. La luminosité n'est pas encore très bonne, impossible de trouver ma flèche ou des gouttes de sang. Je pars chercher à l'endroit où j'ai vu rentrer mon brocard mais Titouan semble l'avoir vu rentrer plus haut. Ne voyant pas de sang je ne suis plus aussi sûr de moi, je rentre un peu dans le bois sans plus de succès puis pars contrôler la lisière plus haut. Toujours rien, je retourne à mon impression première et trouve une toute petite goutte de sang sur une herbe à l'entrée dans le bois. Un autre chevreuil est sorti à plus de 200 mètres sur la gauche du chaume, au coin d'un bois. Il broute tranquillement et je le montre à Titouan. Je ne trouve que peu de sang sur 2 ou 3 mètres puis plus rien, je contrôle les diverse coulée sans succès puis décide d'appeler un Thierry pour qu'il contacte un chien de sang, n'arrivant pas à le joindre je lui laisse un message. En attendant qu'il me rappelle, je trouve quelques autres gouttes sur des pierres blanches mais pas plus.

Il me rappelle un peu plus tard en me disant que le conducteur arrivera vers 8h30 et en me disant que je peux continuer à chasser en attendant car Titouan a fait de la route pour venir et qu'il n'a pas eu le temps de profiter de la chasse. Je décide donc de tenter le second chevreuil vu tout à l'heure mais je ne le vois plus. Nous partons en longeant la friche boisée sur la droite du chaume quand j'aperçois un beau brocard qui regarde vers nous à environ 150 mètres plus en avant dans le creux du champ. Je fais signe à Titouan qui me suit et me baisse pour approcher un peu plus avant de me poster dans la friche boiser pour appeler mais le chevreuil a disparu. J'appelle un moment sans succès puis nous faisons demi-tour pour revenir au chemin pierreux. Nous le suivons un moment, je cherche un poste propice pour appeler, un grillage à mouton borde la gauche du chemin qui longe un bois clair herbeux. Nous profitons d'une zone où le grillage est écrasé pour rentrer dans le bois. Nous biaisons pour rentrer dans le sous-bois jusqu'à atteindre la bordure d'un chaume de blé clôturé avec un fil électrique. J'hésite à appeler en me disant que ce fil doit gêner les animaux mais un chevreuil peut facilement passer par-dessus. Je me poste en lisière, Titouan plus à ma droite et commence mes appels mais rien ne vient pendant plusieurs minutes, nous retournons sur le chemin et continuons à le suivre.

Un peu plus loin, je repère un petit penchant boisé, couvert majoritairement de prunelliers et débouchant sur une petite combe de chaume de blé. J'annonce à Titouan mon intention de me poster sur le secteur pour appeler. Nous descendons le penchant boisé en direction du bout gauche du chaume quand j'entraperçois un chevreuil rentrant d'un bond dans le bois d'en face. Je n'ai pas pu le sexer. Je le signale à Titouan qui ne l'a pas vu. Je passe une clôture en mauvais état qui remonte du coin de chaume vers le chemin, m'avance de 15 mètres et me poste derrière quelques buissons et ronces qui font un bon écran de camouflage au bord du chaume. Titouan si poste accroupi sur ma gauche près de la clôture. Je commence à appeler et presque immédiatement, une chevrette surgit du bois d'en face, sur la droite d'un penchant raide en friche. Elle traverse le chaume au galop et remonte dans l'éclaircie du bois, à environ 10 mètres sur ma droite et stoppe pour m'observer. Je relance quelques appels, elle s'approche doucement en regardant vers moi et arrive à environ 30 centimètres de mon pantalon, le renifle, puis repart brusquement au galop vers le chaume où elle stoppe pour regarder vers moi. Je reprends mes appels, elle revient sur ses pas, tourne un moment dans l'éclaircie du bois sur ma droite puis repart vers le chaume. Je la rappelle espérant que ce manège attirera un brocard. La chevrette revient sur ma droite, stoppe au pied d'un gros rocher d'environ 2 mètres de haut et regarde un instant vers moi avant de se percher, d'un bond, à la manière d'un chamois, au sommet du rocher. Elle se fige plein travers, sur ce promontoire, à quelques mètres de moi et ne réagit plus à mes appels quand la respiration sifflante d'un autre chevreuil se fait entendre sur ma gauche vers le bout du chaume. Je le cherche un instant du regard sans succès. Je continue mes appels et balaye le secteur du regard quand un bruit attire mon attention sur ma gauche. Je tourne la tête et aperçois un beau brocard qui arrive dans le bois, derrière la vieille clôture, en remontant du bout du chaume. Il stoppe derrière Titouan, regarde vers moi, puis passe la clôture et stoppe à 3 mètres derrière Titouan. Impossible d'armer mon arc et décocher sans risque pour mon accompagnateur. Brusquement, le brocard démarre en trombe à angle droit pour traverser les broussailles qui bordent le chaume pour le traverser au galop en direction du penchant de friche. Je pense qu'il nous a repéré mais je remarque alors la chevrette qui a quitté son perchoir pour traverser le chaume. Le brocard s'est en fait lancé à sa poursuite. Alors qu'il la suit au galop, je tente de le faire revenir en appelant avec mon Butollo mais il ne voit que la chevrette. Je change donc de technique et commence à aboyer rageusement pour le provoquer ce qui stoppe les deux animaux à environ 80 mètres, au milieu du penchant en friche alors qu'il se dirigeaient vers la partie boisée plus à droite. Je continue à aboyer en alternance avec des appels au Butollo. Le brocard, qui regarde vers moi, hésite un instant puis redescend au galop pour venir vers moi. La chevrette jalouse, démarre à son tour et vient lui couper la route à environ 30 dans le chaume. Le brocard stoppe net et hésite. Je continue les appels au Butollo, la chevrette s'avance pour passer plein travers, au pas, à environ 20 mètres devant moi dans le chaume en regardant vers moi. Le brocard démarre, la rattrape puis la suit en aboyant et en frappant le sol des antérieurs. J'arme mon arc, il stoppe à environ 20 mètres, j'aligne ma visée et décoche mais il s'écrase au sol pour démarrer et ma flèche passe au-dessus. Les 2 animaux partent en aboyant pour remonter dans le penchant en friche au grand galop. Ils stoppant à mi-pente, je tente de les rappeler mais ils repartent et disparaissent en crête. Nous partons chercher ma flèche, le brocard réapparaît en crête avant de repartir au galop. Il me semblait que ma flèche s'était plantée au sol mais impossible de la retrouver. Nous tournons un moment sans succès avant de revenir vers le chemin en discutant de cette scène de chasse incroyable. Titouan semble ravi.

​​​​​​Depuis un moment nous suivons une grande prairie sur la droite du chemin. Elle borde un grand bois mais la clôture qui borde le chemin nous en interdit l'accès. Alors que le chemin arrive au coin du grand bois, la clôture est plus basse et nous la franchissons pour chercher un poste dans ce grand bois car il sera vite temps de revenir vers la voiture où doit nous rejoindre le conducteur. Je longe un instant le bois jusqu'à une petite avancée de prairie qui rentre dans ce dernier. Nous longeons à quelques mètres, à l'intérieur du bois, la bande de prairie. La pente boisée est forte, en surveillant le secteur, je marche, sans la voir, sur une branche sèche qui provoque un gros crac et me maudis intérieurement. Je continue un peu et trouve un poste au pied d'un gros arbre, Titouan se poste un peu plus en arrière, j'observe un peu puis commence à appeler, rapidement un galop retentit dans le bois. Une chevrette suivie de son faon arrive vers nous et stoppent à quelques mètres au-dessus de nous dans la pente. Je reste immobile et les observe. Moins attentif à mon environnement, je perçois trop tard l'arrivée du brocard qui arrive derrière. La chevrette redémarre et entraîne son jeune un peu plus haut. Le brocard arrive au galop et stoppe à 4 mètres, plein travers, au-dessus de moi sans me laisser le temps d'armer mon arc. Il regarde autour de lui et aperçoit la chevrette un peu plus haut. Alors que sa tête est tournée vers la chevrette, il ne peut pas me voir et je monte doucement mon arc en essayant d'armer mais la chevrette démarre et il part en trombe à sa suite pour revenir d'où les 3 chevreuils venaient. Je reprends mes appels en espérant les voir venir mais rien, je commence à aboyer. Les chevreuils réagissent et reviennent se planter à 20 mètres au-dessus de nous. J'arme mon arc et aligne ma visée mais il y a quelques branches et je ne sens pas le tir, les chevreuils repartent à nouveau et ne reviendront pas malgré les appels. Nous ressortons du bois pour aller nous poster un peu plus loin dans une zone assez fourrée mais mes appels n'y donneront rien, nous retournons vers le chemin et le suivons en parlant de ces belles actions de chasse. Titouan semble convaincu par la chasse à l'arc et bien décidé à passer sa journée de formation obligatoire (JFO).

Nous arrivons un peu avant 8h30 à la voiture et attendons l'arrivée de nos amis et du conducteur. Philippe a tiré un renard mais ne l'a pas retrouvé. J'explique la situation au conducteur, pour moi la flèche a dû rentrer derrière l'épaule et ressortir plus en arrière et nous partons vers la zone du tir. Le conducteur retrouve ma flèche posée au sol. Elle est souillée de contenu stomacal ce qui est normal vu l'angle de tir. Je guide le conducteur vers l'entrée au bois, le rouge qui voulait rentrer au bois à 15 mètres avant l'entrée au bois du chevreuil, prend tranquillement la piste dans le bois en suivant les premières gouttes de sang que nous avions trouvées puis bifurque pour remonter en biaisant vers le chemin pour rapidement trouver mon chevreuil mort dans l'herbe haute. C'est bien lui que nous avions entendu se débattre tout à l'heure. Le chien l'avait senti dès le départ et c'est pour cela qu'il voulait rentrer au bois en suivant l'odeur portée par le vent. Mon brocard n'a pas fait plus de 50 mètres, ma flèche rentre où je pensais et ressort entre les cuissots puis traverse le cuissot opposé au côté du tir. La faible piste de sang est caractéristique de ce type d'atteinte. J'appose le bracelet et nous faisons quelques photos avec le conducteur puis je rends les honneurs à mon brocard, le vide et refais quelques photos avant de venir à la voiture.

Une très belle matinée lotoise en compagnie de Titouan, 29 juillet 2023
Une très belle matinée lotoise en compagnie de Titouan, 29 juillet 2023

Nous discutons un moment avec le conducteur qui me fait une très bonne impression. Encore un grand merci à lui et son chien pour cette recherche éclair, il est temps d'aller préparer la venaison.

Alex

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28 juillet 2023 5 28 /07 /juillet /2023 18:00

Ce weekend, mon ami Thierry m'a invité comme chaque année à chasser sur son territoire de Cuzance dans le Lot. Arrivé jeudi soir vers 20h20, je me prépare tranquillement avant une première sortie à la chasse. Thierry m'a proposé d'aller faire un tour au sanglier sur un secteur de maïs ou les suidés font actuellement des dégâts. Thierry ne connait pas ce secteur et en arrivant nous faisons le tour en voiture pour repérer un peu. Nous décidons finalement de chasser sur 2 parcelles séparées par la route. Thierry me dépose sur la première et part se garer près de l'autre pour tenter sa chance de son côté. Je longe tranquillement le maïs, rien dans le premier passage de canon, je continue, arrivé au second passage, je repère une zone de maïs couchée par les sangliers. Je m'avance doucement dans le passage quand un beau renard le traverse, à environ 20 mètres devant moi, juste avant la zone couchée par les sangliers. Je me serre sur la gauche, contre le maïs et tente d'appeler un moment mais rien, il ne vient pas. Je m'avance jusqu'à la zone de dégâts qui ne semble pas vieille et décide d'y revenir plus tard. Je fais demi-tour et longe à nouveau la culture jusqu'au passage suivant qui est le dernier de la parcelle. Le relief du champ forme une bosse m'empêchant de voir à plus de 20 mètres dans le passage. Le vent est dans mon dos mais je décide de longer le passage jusqu'à la route. J'avance doucement, des pieds de maïs ont été cassés et les épis mangés par les sangliers de part et d'autre du passage. Arrivé à la route, je prends à droite pour rejoindre le coin du champ. Un canon arrose le maïs de l'autre côté de la route. Au coin de la culture, je remonte le long du maïs dans une parcelle de luzerne non fauchée et parcourue de nombreuses coulées larges et très marquées, les sangliers doivent souvent passer par là. Plus à gauche se trouve une grande plantation de noyer, rien en vue sous les gros arbres. En remontant, je rejoins un bosquet épais qui rentre dans le coin du maïs. J'en longe la lisière en bordure du maïs et cherche des passages de gibier mais ne trouve rien de bien marqué. Revenu en haut de la parcelle de maïs, je reviens vers la route en suivant un passage de tracteur, au milieu de la bande étroite de prairie qui sépare le maïs des noyers puis du bois, il est moins bruyant que le reste du secteur desséché par la forte chaleur de la journée. En passant, je jette un coup d'œil dans les passages de canon sans m'en rapprocher. Alors que j'arrive au niveau du dernier passage de canon avant la route, je décide de revenir au bord de la culture. Des chasseurs avec des chiens qui donnent de la voix font le tour des maïs un peu plus loin pour essayer d'en déloger les sangliers et éviter le mécontentement des propriétaires, je crains que ce remue-ménage ne fasse peur aux sangliers de mon secteur les empêchant de sortir avant la nuit. Alors que je suis presque au bord du maïs, un grognement puissant retentit dans mon dos, en me retournant, j'aperçois un gros sanglier tout juste sorti du bois au-dessus de la bande de prairie. Il est à environ 70 mètres et démarre en trombe pour disparaître dans le maïs. Je reste immobile un moment en espérant en voir sortir d'autres mais rien. Je me rapproche donc de l'endroit où il est rentré quand un petit 4x4 arrive sur la route et s'arrête au coin du maïs. Le conducteur en sort et me regarde bizarrement avant de remonter dans sa voiture et repartir. Je poursuis ma progression lente alors que la luminosité baisse vite. Thierry m'appelle, je lui réponds et lui explique que j'ai vu un sanglier en chuchotant puis pars me poster au niveau du passage de canon central en attendant la nuit mais rien ne bouge. Juste avant la nuit je tente de rappeler un éventuel renard sans succès avant de revenir tranquillement vers la route. Thierry m'appelle, il est en route pour venir me chercher où il m'avait laissé, lui n'a rien vu. Il est temps de rentrer alors que la nuit s'installe.

Vendredi matin, le réveil sonne un peu avant 6 heures, Thierry habite au milieu de son territoire de chasse, ça me change des 45 minutes à 1 heure de route que je dois habituellement faire pour rejoindre mon territoire de chasse au chevreuil dans le Gers. Je me prépare, promène rapidement mes chiens puis nous prenons la route pour aller chasser un peu plus loin. Thierry se gare au bord de la route. Nous nous avançons dans une grande prairie d'herbe sèche en longeant un bois sur notre gauche. Je décide de me poster au milieu de la prairie sous un gros arbre entouré de quelques buissons. Thierry reste contre un bout de haie basse qui poursuit la lisière du bois et avance dans la prairie en alignement de mon poste. Je dégage quelques branches basses qui pourraient me gêner pour tirer puis me cale dans la végétation pour me camoufler un peu. Dans mon dos, la prairie est délimitée par un bois à plus de 200 mètres. Le gros arbre et la végétation me cache une grande partie du secteur sur ma droite. Je commence mes appels. Assez rapidement, un chevreuil sort au coin du bois que nous avons longé tout à l'heure, à environ 200 mètres. Le vent est bon, face à moi. Il stoppe à découvert et cherche la provenance des appels. Je relance quelques appels, il démarre en trombe et fonce dans les herbes sèches pour venir vers moi. A chaque fois qu'il stoppe, je le relance en appelant au Buttolo. Il n'est plus qu'à environ 30 mètres mais va passer sur ma droite, caché derrière l'arbre. J'appelle à nouveau, il stoppe, regarde vers moi puis bifurque pour venir vers moi d'un pas lent en cherchant du regard. Il stoppe régulièrement mais se rapproche peu à peu. J'arme mon arc en posant mon Buttolo sur la poignée pour continuer à appeler armé. Le brocard continue à avancer, il n'est plus qu'à 15 mètres mais les branchages de l'arbre risquent de dévier ma flèche. Je tente de le faire avancer un peu plus, il devient inquiet et regarde de plus en plus devant lui. Il a peut-être vu Thierry qui filme la scène. Il avance encore un peu mais pas assez pour se dégager puis démarre en trombe pour revenir d'où il vient.

Je tente d'appeler encore un peu mais il ne reviendra pas et aucun autre chevreuil ne se montrant, je décide de quitter mon poste et rejoindre Thierry.

Nous revenons vers la route que nous traversons pour prendre un chemin pierreux sur la gauche duquel un chemin s'avance dans une prairie. Nous décidons de nous y avancer un peu pour aller jeter un coup d'œil sur cette parcelle. Le chemin est longé sur sa gauche par une haie. J'avance devant quand j'aperçois au loin un chevreuil dans la prairie. Il est arrêté plein travers et regarde vers nous. Je fais signe à Thierry et serre contre la haie qui me cache du chevreuil pour me rapprocher un peu. Arrivé presque au bout de la haie, je vois mieux le chevreuil, c'est un brocard. Je me poste contre la haie et commence à appeler. Immédiatement, une chevrette, que la haie me cachait, plus à gauche, derrière le brocard, démarre et fonce vers nous au galop. Le brocard hésite, il nous a certainement repéré. Il finit par s'élancer derrière la chevrette mais se ravise vite et biaise pour rentrer dans le bois sur la droite de la prairie. Je continue à appeler, la chevrette stoppe à environ 50 mètres dans la prairie et refuse d'avancer plus, elle tourne sur place en frappant le sol de ses antérieurs et le brocard aboie dans le bois sans vouloir revenir. Je quitte mon poste ce qui fait démarrer la chevrette qui fonce elle aussi vers le bois. Nous revenons sur le chemin pierreux.

Nous suivons le chemin à la recherche de postes pour appeler quand Thierry décide de s'avancer sur un chemin qui rentre dans un bois pour ressortir sur une prairie fauchée et desséchée. Alors que nous arrivons à la lisière du bois, Thierry repère un brocard qui broute tranquillement, à environ 100 mètres, contre la bordure du bois de l'autre côté de la prairie. Il me le signale et je l'aperçois. Je me décale rapidement pour me poster en lisière du bois plus à gauche, me rapprochant ainsi d'un peu plus de 20 mètres du brocard. Thierry se poste à environ 15 mètres sur ma droite. Il broute toujours tranquillement, je commence à appeler au Buttolo. Il lève la tête, regarde rapidement vers moi puis reprend son repas. Je relance un appel, il relève la tête mais reprends son repas et commence à rentrer dans le bois en broutant. J'insiste un peu mais il ne s'intéresse pas du tout aux appels et continue de s'avancer dans le bois. Je range mon appeau et tente de l'aboyer. Cette fois, il relève la tête et se tourne vers moi. J'aboie à nouveau, il démarre et fonce vers nous au galop. J'arme mon arc et le laisse venir, il ralentit doucement et passe au pas à 10 mètres devant moi mais ne stoppe pas. Je le suis dans mon viseur en espérant le voir stopper mais il continue sa route. Je relance un aboiement qui le stoppe net, j'aligne ma visée sur son défaut avant d'épaule alors qu'il se tourne vers moi presque de face. Je décoche, ma flèche l'a traversé, il accuse le coup et démarre en trombe en perdant beaucoup de sang. Je le perds vite de vue alors qu'il rentre au bois. Thierry m'annonce qu'il l'a entendu tomber. 

Je pars examiner ma flèche qui est plantée au sol et couverte de sang.

Un brocard lotois à l'aboiement, 28 juillet 2023

Je la récupère et la mets au carquois. La piste de sang est impressionnante et très facile à suivre sur la prairie desséchée.

Un brocard lotois à l'aboiement, 28 juillet 2023
Un brocard lotois à l'aboiement, 28 juillet 2023

La piste toujours aussi abondante longe ensuite un peu la lisière puis rentre dans le bois.

Un brocard lotois à l'aboiement, 28 juillet 2023
Un brocard lotois à l'aboiement, 28 juillet 2023

Je tombe vite sur mon chevreuil qui a parcouru environ 50 à 60 mètres.

Un brocard lotois à l'aboiement, 28 juillet 2023

Ma flèche est bien rentrée au défaut avant de l'épaule et est ressortie basse dans la cage thoracique en arrière de l'épaule opposée et traversant le cœur. Nous faisons quelques photos souvenir après avoir apposé le bracelet et rendu les honneur à mon brocard.

Un brocard lotois à l'aboiement, 28 juillet 2023
Un brocard lotois à l'aboiement, 28 juillet 2023

Je vide ensuite mon chevreuil et nous le pendons dans un arbre pour continuer notre chasse, nous reviendrons le chercher tout à l'heure.

Nous revenons sur le chemin principal pour continuer à le longer tranquillement. Nous longeons un bois sur notre gauche et des champ ouvert sur notre droite que nous surveillons à la recherche d'un animal quand Thierry, plus à droite que moi, aperçoit un chevreuil au gagnage, en lisière, dans la parcelle de luzerne qui s'enfonce dans le bois un peu plus loin sur la gauche du chemin. Je me décale un peu et l'aperçois, c'est une chevrette. Elle nous a repéré et rentre rapidement au bois. Plus loin, nous rejoignons la route et la traversons pour aller nous poster en bordure d'une zone de bois clair qui domine un chaume. Thierry décide d'encocher une flèche pour cette fois car, il a raté un brocard cette saison sur ce secteur et compte prendre sa revanche si l'occasion se présente. Il se poste rapidement en bordure des premiers arbres et je continue un peu pour me poster à sa droite, un peu plus en retrait dans le bois clair, en bordure d'un grillage à mouton qui sépare la zone de bois clair et herbeux d'un bois plus dense. En me postant je remarque que je suis pile dans une couche fraiche de chevreuil. Je me tourne vers le chaume et commence à appeler. Je scrute le paysage autour de moi quand je repère un jeune brocard qui vient droit sur moi par le chaume. Je ne l'ai pas vu arriver et fais signe à Thierry qui ne l'a pas vu. Je reprends mes appels arc armé avec mon Buttolo posé sur la poignée de mon arc. Le brocard qui s'était arrêté repart et vient droit sur moi mais à environ 40 mètres, il stoppe net, regarde vers moi un instant puis fait volte-face et s'enfuit au galop pour disparaitre en passant une grosse haie sur la droite du chaume à environ 150 mètres. Je tente d'appeler encore un moment mais rien ne viendra. Nous quittons nos postes, je vérifie le vent mais il était bon, je ne comprends pas comment ce jeune brocard nous a déjoué de la sorte.

Nous retournons à la route et la longeons un moment pour prendre à gauche dans un bois. Nous nous postons dans une petite clairière à environ 15 mètres l'un de l'autre derrière quelques arbres. Je commence mes appels en regardant autour de moi. Au bout d'un moment, j'aperçois une chevrette suivie d'un beau brocard qui arrivent dans mon dos à environ 40 mètres. Je me tourne doucement, ils ont stoppé dans une zone de bois dense. Je reprends mes appels mais il s'éclipse tranquillement pour revenir d'où il venait. J'insiste un moment mais ils ne reviendront pas.

Nous retournons à la route pour maintenant prendre un sentier qui passe de l'autre côté du chaume où j'ai fait venir le jeune brocard tout à l'heure. Nous nous enfonçons dans le bois puis nous nous postons au bord d'une petite clairière. Je commence à appeler et insiste un moment quand un bruit métallique retentit sur notre droite, comme si un chevreuil avait percuté une clôture dans sa course. Des passereaux s'envolent et passent dans la clairière en venant de la droite. Je me prépare pensant voir arriver un animal mais j'appelle encore plusieurs minutes sans rien voir arriver. Nous décidons de continuer. Alors que nous avons fait environ 100 mètres sur le sentier un chevreuil traverse furtivement à environ 40 mètres devant nous de gauche à droite. Il est certainement venu sur mes appels mais était resté en retrait dans le fourré. Thierry décide de se poster maintenant sur un secteur où j'avais fait venir un brocard avec Renaud l'an dernier, nous traversons la route pour nous avancer en bordure d'un bois qui longe une prairie enclavée, dans les bois. Je remarque un gros genévrier frotté sur notre gauche, le brocard responsable de ce marquage doit être très beau. Le vent souffle de notre gauche, nous décidons de continuer un peu avant de nous poster. Au coin de la prairie, nous prenons à droite toujours en longeant la lisière du bois à la recherche d'un poste quand Thierry entend un animal se débiner dans le bois près de nous. Nous nous postons rapidement et je commence à appeler. Assez rapidement un brocard arrive au galop et sort sur la prairie à environ 25 mètres, il stoppe net à quelques mètres de la lisière et regarde vers nous, le vent nous a trahit. Je tente d'appeler mais il démarre et biaise en s'éloignant pour rejoindre le bois de l'autre côté de la prairie. Nous quittons notre poste pour continuer à travers la prairie et aller nous poster plus loin au milieu d'un bois mais mes appels ne feront rien venir, il me semblera entendre le souffle sifflant d'un chevreuil venant sur l'appeau mais rien se montrant après plusieurs minutes, nous quittons le poste pour appeler en revenant vers la voiture mais pas d'autre chevreuil pour ce matin. Nous partons chercher mon brocard avant de rentrer pour préparer la venaison.

 

Alex

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21 juillet 2023 5 21 /07 /juillet /2023 05:42

Ce soir, en sortant du boulot, je pars pour Albi, je passe à Haulies prendre mes affaires et les chiens puis prends la route. Arrivé à Albi, je laisse les chiens chez mes parents et discute un peu avec eux et mes nièces venues passer quelques jours avant de reprendre la route pour Roumégoux où je récupère le bracelet chez Lionel Vabre, le président de la société qui, comme chaque année, me laisse chasser gratuitement un brocard. Arrivé chez lui vers 20 heures, je discute un peu puis pars me garer au bord d'un chemin de terre, dans un chaume de blé, en limite de la commune de Fauch. Je n'ai jamais chassé ce secteur et je me suis fait expliquer les limites par Lionel. Je me prépare tranquillement alors qu'un lièvre m'observe, assis sur le chemin, à environ 30 mètres. Un vent soutenu mais tournant souffle. Une fois changé, je prends mon arc, mon appareil photo, mon Butollo, mon couteau et me voilà parti sur le chemin de terre. Le lièvre qui m'observait démarre et fuit en suivant le chemin qui se divise en 2 un peu plus loin. Je prends celui qui descend pour longer le petit ruisseau à ma gauche. Les bandes de prairie de part et d'autre sont bien vertes et j'ai bon espoir d'y trouver des chevreuils. Le ruisseau amène un peu de fraicheur et le bois qui longe la prairie de l'autre côté de ce dernier amène de l'ombre sur ce secteur. J'avance doucement le long du petit cours d'eau mais le secteur est calme. En apercevant une prairie fauchée sur ma droite, j'espère y voir un renard mais rien. Après avoir suivi un moment le ruisseau sans rien voir, ce dernier se divise en deux pour remonter dans les coteaux sur ma droite. Je suis la première partie du petit cours d'eau qui remonte en bordure d'une petite parcelle clôturée, prise entre 2 chemins de terre. Je suis un peu le cours d'eau puis me retrouve stoppé par du barbelé. Je passe entre les fils de la clôture pour rejoindre le chemin de terre de gauche et remonter tranquillement en le suivant. Un lièvre assis, en contrebas dans une prairie, m'observe un moment au travers des branchages du talus boisé qui descend sur la droite du chemin. Le vent agite les feuillages et fait grincer certains arbres. Le lièvre finit par démarrer alors que je poursuis mon chemin à l'ombre tu talus boisé de droite et du grand bois de gauche. Un peu plus haut, je rentre par une grosse coulée dans le bois de gauche pour appeler un peu mais rien ne venant, je ressors du bois et continue à suivre le chemin. Alors que le bois du talus de droite s'interrompt, le paysage se dégage sur une grande combe dans laquelle remonte le petit ru, rien dans la prairie qui remonte vers le chemin, rien dans le tournesol sur le penchant opposé. Un léger mouvement attire mon attention au bord d'un petit bosquet sur la droite du tournesol. Une chevrette rentre doucement dans le petit massif, à environ 200 mètres, en s'arrêtant régulièrement pour brouter et regarder autour d'elle.

Un petit brocard atypique tarnais, 20 juillet 2023

Je continue sur le chemin en direction d'une ferme à quelques centaines de mètres plus en avant, le vent souffle dans mon dos, je surveille les combes des 2 côtés du chemin qui longe une crête. Je rejoins le coin d'un bois qui descend sur la droite du chemin et délimite la prairie. 2 grives décollent en protestant, de la prairie sur la gauche du chemin. Rien en-dessous près de la seconde branche du ru. Je descends à droite en suivant la bordure du bois, en bordure de la prairie. Arrivé en bas du bois, je jette un coup d'œil le long de ce dernier puis le longe un instant jusqu'à ce que le bourrelet de ronces, qui couvre le ru, juste à ma droite, s'interrompe et me laisse le passage pour remonter le penchant opposé jusqu'à une haie en crête. Le soleil descend doucement sur l'horizon.

Un petit brocard atypique tarnais, 20 juillet 2023

Je passe la clôture dans la haie et repère un grand vol de buses et de milans qui tournoie dans le ciel plus en avant au-dessus du plateau. Je pense que les rapaces ont repéré une prairie fauchée récemment où je risque te tomber sur des renards. Je me dirige donc vers eux en suivant un chemin de terre pris entre une haie et une parcelle de tournesol. Il a beaucoup moins plu ici que dans le Gers et la culture est beaucoup plus en retard que chez nous où les tournesols sont déjà bien fleuris. Ici, ils sont encore bas et ne cachent même pas un lièvre qui me regarde progresser, quillé sur ses pattes arrière avant de s'assoir.

Un petit brocard atypique tarnais, 20 juillet 2023Un petit brocard atypique tarnais, 20 juillet 2023

Alors que je continue tranquillement, il s'éloigne de dos, sans hâte.

Un petit brocard atypique tarnais, 20 juillet 2023

Le tournesol est suivi par un grand chaume de blé au-dessus duquel volent les rapaces, ce n'est pas une prairie fauchée comme je le pensais. 

Un petit brocard atypique tarnais, 20 juillet 2023Un petit brocard atypique tarnais, 20 juillet 2023

Le soleil descend de plus en plus sur l'horizon.

Un petit brocard atypique tarnais, 20 juillet 2023

Un peu plus loin, je rejoins un autre chemin de terre qui redescend vers ma voiture en longeant un grand bois sur sa gauche. Je prends à droite pour revenir vers les prairies fraîches que je longeais tout à l'heure et ou j'espère que les chevreuils seront sortis au gagnage. J'avance tranquillement sur le chemin quand je repère un renard. Il est plein travers à environ 70 mètres, en bordure du bois et regarde vers le chaume de blé qui se termine en pointe entre le chemin et le bois. Etant sur la droite du chemin, je suis à découvert et me fige contre la clôture qui borde le chemin. Le renard regarde un instant devant lui sans me voir puis me tourne le dos et s'éloigne doucement le long du bois. Je traverse vite le chemin, le vent est bon, je me cale contre le bois dans la végétation et commence à appeler. Le renard stoppe à environ 80 mètres et se tourne vers moi. Je continue à appeler, il hésite un peu puis commence à venir vers moi tranquillement en suivant la lisière. Il semble vieux et galeux, il stoppe régulièrement pour regarder vers moi et je continue à appeler. Petit à petit, il se rapproche. Alors qu'il est à 30 mètres, j'arme doucement mon arc et continue à m'appeler. Il fait quelques pas, stoppe, regarde vers moi, repart sur quelques mètres, stoppe, regarde à nouveau vers moi... je le suis dans mon viseur. Il est à 15 mètres et se tourne plein travers, tête vers le bois, je tente d'aligner ma visée au travers des branchages mais il rentre au bois tranquillement. J'essaie de le faire ressortir en appelant encore mais rien, il ne reviendra pas.  

Je quitte mon poste et longe le bois à la recherche d'un poste pour appeler au Butollo. J'en trouve un un peu plus loin, la lisière très épaisse s'ouvre un peu sur une zone de bois clair. Un lièvre est assis au milieu du chaume à environ 80 mètres. Je me poste en lisière et appelle un moment sans succès. Le lièvre est parti, je reviens vers le chemin à travers le chaume alors que le bois ferme le chaume et revient vers le chemin. Arrivé au bord de ce dernier, je suis un instant la clôture pour trouver un passage plus facile puis descends en suivant le chemin qui retombe entre le chaume dans lequel je suis garé et la prairie fauchée, au niveau de l'endroit où le chemin se divise en 2. Alors que je stoppe un instant et regarde vers le ruisseau en contrebas, j'aperçois un chevreuil qui le longe tranquillement. Il me semble reconnaître un brocard mais il est à plus de 150 mètres et rentre vite dans la végétation qui borde le cours d'eau. Je me cale derrière un arbuste de la haie qui borde le chemin et commence à appeler. J'aperçois le chevreuil qui est dans la prairie de l'autre côté du ruisseau, il est figé de cul et regarde vers moi un moment puis s'éloigne tranquillement en biaisant à gauche comme pour remonter vers le bois. Je quitte mon poste et suis le chemin jusqu'à rattraper la partie qui longe les prairies du bas puis biaise vers un passage qui traverse le ruisseau. Je me poste juste de l'autre côté derrière de grands chardons. Le chevreuil n'est pas en vue.

Un petit brocard atypique tarnais, 20 juillet 2023

Je commence mes appels, presque aussitôt, un jeune brocard fonce sur moi et s'arrête à environ 70 mètres. Il regarde vers moi, j'appelle encore, il repart et s'arrête environ 20 mètres plus loin en se rapprochant toujours. Il cherche en balayant le secteur du regard, je relance quelques appels, il repart, je cole mon appeau sur ma poignée d'arc et arme doucement. J'aligne ma visée sur lui, il avance de 3/4 face. Il stoppe à environ 20 mètres de moi. Mon viseur est calé sur lui, je rappelle, il s'avance au pas tranquillement, je le suis dans mon viseur et il vient stopper plein travers à 12 mètres. Ma visée se pose derrière son épaule, je décoche, ma flèche l'atteint au point visé avec un bruit d'impact caractéristique du coffre. Il fait volte-face et fonce en biaisant vers le bois mais il commence à vaciller à environ 50 mètres du tir et s'effondre 10 mètres plus loin avant d'atteindre le bois. Je pars chercher ma flèche sans succès et appelle Lionel pour l'informer de mon prélèvement avant d'aller chercher mon chevreuil. Son trophée, bien que petit, est très atypique, des pointes partent de la meule de gauche et pointent vers l'avant.

Un petit brocard atypique tarnais, 20 juillet 2023Un petit brocard atypique tarnais, 20 juillet 2023

Le temps de poser le bracelet, de lui rendre les honneurs et de faire quelques photos, une voiture se gare près de la mienne, je pars vers ma voiture avec mon chevreuil. C'est Lionel qui est venu me rejoindre et m'aider à porter mon brocard qui ne fait que 20 kg. 

Un petit brocard atypique tarnais, 20 juillet 2023

Nous posons le chevreuil dans ma voiture avant de partir le préparer à la salle des chasseurs, vu qu'il n'est pas abîmé, nous le coupons en 2 pour le mettre au congélateur pour le loto du village. Encore un grand merci à Lionel et mon ancienne société de chasse pour cet accueil exceptionnel et leur confiance renouvelée chaque année.

Alex

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7 juillet 2023 5 07 /07 /juillet /2023 11:48

Après 2 semaines sans trop chasser, démotivé par la perte d'un brocard suite à une recherche au sang perturbée par la profusion de sangliers, cette semaine, je me suis décidé à retourner à la chasse. Hier, je n'ai vu que 2 faons en train de brouter sur un chemin enherbé en bordure d'un blé

Un joli doublé, 4 juillet 2023Un joli doublé, 4 juillet 2023
Un joli doublé, 4 juillet 2023
Un joli doublé, 4 juillet 2023Un joli doublé, 4 juillet 2023Un joli doublé, 4 juillet 2023

avant d'apercevoir un brocard à la tombée de la nuit. Alors qu'il semblait venir vers moi, je m'étais positionné à genoux, en bordure des céréales, sur le chemin enherbé mais à peine en place, j'ai aperçu un mouvement du coin de l'oeil sur ma droite. Un jeune blaireau sortant du tournesol, de l'autre côté du chemin, est tranquillement passé à 3 mètres de moi pour rentrer dans le blé et se diriger vers le brocard, le faisant fuir. cette soirée peu propice aux rencontres était certainement due à la chaleur et la super lune du cerf qui a suivie.

Un joli doublé, 4 juillet 2023Un joli doublé, 4 juillet 2023

Ce soir, je pars sur un secteur que je n'ai chassé qu'une fois cette année et où j'ai croisé quelques brocards. Je me gare près d'une petite plantation de chênes américains, au bord de la route. Je me prépare rapidement puis pars en longeant la chemin enherbé entre les chênes américains et les vignes où j'aperçois un lièvre, je passe un petit plan d'eau sur la droite puis arrive au bout d'une bande boisée qui finit en pointe, je prends sur sa droite entre le bois et les vignes.

Un joli doublé, 4 juillet 2023

Le vent tourne mais semble maintenant souffler face à moi. J'avance tranquillement en surveillant entre les rangs de vigne à ma droite, qui alternent un rang terre à nu, un rang enherbé, et dans le bois au niveau des zones suffisamment claires pour voir dans le sous bois. Brusquement, un brocard sort de la vigne à environ 80 mètres devant moi. Je suis à découvert mais il ne m'a pas vu, il avance tranquillement vers la lisière du bois alors que je me coule doucement vers la vigne pour me cacher derrière un rang. Le brocard ne m'a pas vu et commence à brouter les feuillages de la lisière, cou tendu vers le haut. Je m'avance doucement d'un rang à l'autre en faisant à chaque fois une pause, caché derrière la vigne. Je gagne ainsi environ 20 mètres quand le brocard, qui frottait ses bois dans la végétation, se tourne vers moi et commence à venir sur moi en longeant la lisière. Je décide de ne pas bouger en espérant qu'il s'approche assez pour un tir. Il stoppe régulièrement pour manger quelques feuilles ou frotter ses bois avant de repartir tranquillement. À environ 40 mètres, il stoppe un moment et regarde vers moi immobile. Il finit par repartir tranquillement en se rapprochant toujours de moi. Il fait toujours régulierement des pauses alimentaires. Alors qu'il n'est plus qu'à 20 mètres, je me prépare à armer. Il approche lentement et alors que je le perds de vue derrière le feuillage de mon rang de vigne, j'arme doucement mon arc et me prépare pour un tir au moment où il passera le rang mais il n'arrive pas. Je le cherche du regard au travers du feuillage quand je l'aperçois. Il n'est qu'à 6 mètres sur ma droite. Il a quitté la lisière pour revenir vers la vigne et tente de m'identifier au travers du feuillage. Je pivote très lentement, et aligne ma visée derrière son épaule alors que je le pense plein travers. Je décoche, l'impact retentit et le brocard fonce dans la vigne.

Ma flèche est plantée au sol avec un angle anormal par rapport à celui du tir, elle semble avoir déviée à gauche à plus de 45 degrés. 

Un joli doublé, 4 juillet 2023

Je pars la chercher et constate qu'une vanne s'est arrachée en traversant le chevreuil ce qui explique peut être cette déviation avant de se ficher au sol. Une chevrette arrive vers moi dans l'intervalle avec le rang suivant puis disparaît dans les feuillages du rang de droite. 

Un joli doublé, 4 juillet 2023Un joli doublé, 4 juillet 2023

Ma flèche est couverte de sang mais je peine à trouver le départ de la piste de sang. Je contrôle les intercalés entre les rangs quand je remarque une grosse giclée de sang partiellement absorbée par la terre poussiéreuse entre 2 rangs de vigne.

Un joli doublé, 4 juillet 2023

Le sang difficile à suivre biaise à gauche passe sous un rang du vigne puis un autre puis stoppe net, je cherche un moment pour me rendre compte que le chevreuil a pris à angle droit à droite pour repasser sous le rang de vigne puis le suivant. Le brocard a ainsi zigzagué dans les rangs de vigne, en longeant parfois un sur quelques mètres avant de repartir en baisant sur la gauche pour passer plusieurs rangs. 

Un joli doublé, 4 juillet 2023Un joli doublé, 4 juillet 2023
Un joli doublé, 4 juillet 2023Un joli doublé, 4 juillet 2023
Un joli doublé, 4 juillet 2023Un joli doublé, 4 juillet 2023
Un joli doublé, 4 juillet 2023Un joli doublé, 4 juillet 2023

Alors que je suis le sang qui devient de plus en plus abondant, je l'entends râler. J'observe sous le rang suivant et l'aperçois 2 rangs plus loin couché au pied d'un cep.

Un joli doublé, 4 juillet 2023

Je reste un instant immobile, couché au sol, en le laissant finir de mourir, il tombe sur le flanc, tête vers moi.

Un joli doublé, 4 juillet 2023

Je fais le tour par le bout des rangs de vigne, côté bois, pour aller le chercher. Ma flèche rentre derrière l'épaule mais ressort au niveau de la panse, le chevreuil était plus incliné que ce que je pensais au moment du tir. J'appose le bracelet et le ramène au bord du bois pour faire quelques photos et lui rendre les honneurs.

Un joli doublé, 4 juillet 2023

Je décide de le ramener à la voiture avant de reprendre ma chasse, je le vide et retourne à la voiture. En chemin, je retrouve la chevrette de tout à l'heure, elle s'est couché dans l'herbe broyée, au bord d'une haie qui sépare 2 parcelles de vigne, elle m'observe un instant sans bouger.

Un joli doublé, 4 juillet 2023

En arrivant au plan d'eau je le lave car ma flèche trop en arrière à un peu souillé l'intérieur puis je finis d'arriver à la voiture et le dépose dans le coffre. 

Je repars en chasse par le côté du bois que tout à l'heure. La chevrette est toujours là et me regarde passer sans bouger. Je recommence à surveiller entre les rangs de vigne, le vent a tourné à 90 degrés vers la vigne. Environ 200 mètres après l'endroit du tir, j'aperçois un jeune brocard entre 2 rangs, je passe vite derrière le rang suivant puis me penche pour l'observer. Il regarde vers moi et je suis à mauvais vent, j'attends un peu sans bouger mais il démarre sur la gauche et s'éloigne en passant sous les rangs de vigne au petit trot. Je reprends ma progression. Je passe un chemin goudronné et rejoins la bordure de la vigne qui s'avance d'environ 100 mètres dans le bois. Arrivé au bord du bois, je le longe à nouveau doucement et regarde également à intérieur mais pas de chevreuil en vue. Au bout du bois, je continue tout droit entre 2 parcelles de vigne. Pas de chevreuil en vue, je débouche au bord d'une autre parcelle de vigne que je longe en prenant à gauche pour rejoindre un bout de chemin que je descends pour passer un fossé et rejoindre une grande parcelle de tournesol que je longe tranquillement mais pas le moindre chevreuil en vue.

Un joli doublé, 4 juillet 2023

Je débouche sur un chemin de terre et prends à droite pour le suivre mais le camping-car de l'autre jour est toujours là, un marginal a élu domicile avec ses 2 chiens au bord d'une vigne. J'ai surpris un de ces chiens à plusieurs centaines de mètres de là, début juin, en train de manger une carcasse de chevreuil et l'autre jour, je me suis fait attaquer par ses 2 chiens type berger. Je décide donc de faire demi-tour sur le chemin et le suis pour traverser le bois. Arrivé de l'autre côté, je prends à gauche en suivant un chemin de terre et rejoins une prairie non fauchée et prise au milieu du bois. J'en fais le tour sans rien voir. Je rejoins un chemin forestier qui ressort dans les vignes.

Je le longe tranquillement et alors que j'arrive à la lisière du bois, je stoppe net en apercevant un brocard qui arrive du tournesol que je longeait tout à l'heure. Il est à environ 25 mètres sur ma gauche, au coin d'une vigne, séparée du bois par une bande de prairie fauchée. Lui aussi a stoppé net et regarde vers moi. Je reste immobile, je suis à découvert et je m'attends à le voir fuir mais il reste un moment à m'observer puis commence à s'avance en suivant  la bordure de la vigne. J'accroche mon décocheur avec une extrême lenteur. Il stoppe régulièrement pour m'observer mais continue à monter lentement le long de la vigne. Je redresse tout doucement mon arc devant moi, il continue à avancer et se rapproche peu à peu. Mon arc à la verticale, je tends doucement mon bras d'arc et mets mon décocheur en tension. Le brocard stoppe et regarde vers moi. Je reste immobile, il repart, j'arme tout doucement mes 75 livres et arrive à l'armement sans alerter le brocard qui stoppe presque de travers à environ 15 mètres. Je cale ma visée et décoche, il tente de sauter la corde mais trop tard, ma flèche le traverse avec un bruit d'atteinte de coffre. Il fait volte-face et rentre dans la vigne, ressort sur la bande enherbée, traverse le fossé et je le perds de vue derrière la haie qui borde le fossé. Je l'entends courir un très court instant dans les tournesols puis se fracasser dans la culture et se débattre au sol. 

Je pars voir ma flèche au sol, au bord de la vigne. L'encoche a cassé. Le sang a collé de la poussière sur le tube.

Un joli doublé, 4 juillet 2023

Elle a projeté de petites gouttes de sang autour de l'impact au sol.

Un joli doublé, 4 juillet 2023

Je récupère ma flèche et ne tarde pas à trouver le sang derrière le premier rang de vigne. La piste est abondante.

Un joli doublé, 4 juillet 2023

Je suis le sang et arrive sur la bande enherbée. 

Un joli doublé, 4 juillet 2023

La piste est très facile à suivre, je passe le fossé puis la bande enherbée et arrive au bord du tournesol où les giclées de sang sont bien visibles.

Un joli doublé, 4 juillet 2023Un joli doublé, 4 juillet 2023

La piste très abondante s'enfonce dans le tournesol qui devient de plus en plus dense et haut. Le liseron et les mauvaises herbes ont colonisé la culture et entravé le chevreuil dans sa fuite qui a couché la végétation sur son passage.

Un joli doublé, 4 juillet 2023Un joli doublé, 4 juillet 2023Un joli doublé, 4 juillet 2023

Je retrouve vite mon chevreuil mort sur le flanc au milieu d'une zone de végétation couchée. Ma flèche rentre basse au niveau de la patte avant droite et ressort au milieu du coffre, assez haute en coupant les vaisseaux sanguins au-dessus du coeur.

Un joli doublé, 4 juillet 2023

J'appose le bracelet, fais quelques photos et lui rends les honneurs.

Un joli doublé, 4 juillet 2023

Le coucher du soleil est magnifique, il est temps de rentrer.

Un joli doublé, 4 juillet 2023

J'attache les pattes de mon chevreuil et le charge sur mon épaule. Je ressors du tournesol, passe le fossé et longe la vigne pour rentrer quand j'aperçois un chevreuil au gagnage dans une prairie fauchée au bout de la vigne. C'est un brocard, je fais quelques photos puis continue à avancer.

Un joli doublé, 4 juillet 2023

Il me regarde avancer un instant sans bouger.

Un joli doublé, 4 juillet 2023

Il finit par démarrer pour rentrer au bois avec sa chevrette que je n'avais pas vue, cachée plus à gauche derrière la vigne. Je retourne à ma voiture sans voir d'autre chevreuil. Après quelques photos souvenirs

Un joli doublé, 4 juillet 2023

et avoir vidé mon second chevreuil, je prends la route pour rentrer.

Alex

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30 juin 2023 5 30 /06 /juin /2023 20:20

Ce matin, je vais tenter de revoir un magnifique brocard aperçu l'autre soir sur Justian. Je me gare à l'entrée d’une grande prairie qui vient d'être fauchée, la luminosité croît doucement, je me dirige vers la bordure du bois et commence à la longer. Rapidement, un chevreuil aboie dans le bois et descend en s'éloignant tout en protestant. Il était juste en lisière, très certainement le brocard du secteur vu les aboiements rauques. Je continue à longer la lisière en surveillant le secteur, je pense croiser rapidement un renard dans cette prairie fauchée mais rien en vue. Le bois redescend vers le fond de la combe, je le suis puis prends à droite au coin de ce dernier quand j'aperçois 2 renards qui mulotent à environ 200 mètres, au sommet d'une butte du champ. Je me cale dans la lisière du bois et commence à appeler. Le premier ne réagit pas, le second arrive à la course, droit sur moi, j'arme mon arc et le laisse venir mais le vent n'est pas très bon. Il stoppe de face à environ 20 mètres. Pensant le voir repartir, j'aligne ma visée et décoche. Il me semble entendre l'impact mais le renard repart à la course et disparaît derrière la butte d'où il venait. Je m'avance pour récupérer ma flèche quand un renard ressort de derrière la bute pour traverser la prairie en direction d'une haie qui poursuit la bordure du bois au fond de la combe. Je le perds vite de vue. Je cherche un moment ma flèche et finis par la retrouver mais elle ne porte pas d'indice d'atteinte. Je pars tout de même en direction de la fuite du renard et cherche un instant derrière la bute sans succès. 

Je redescends vers la haie et la suis en surveillant la prairie d'herbes hautes derrière la haie qui bifurque à angle droit, à droite un peu plus loin. Arrivé au coin de la prairie, je tombe sur un chemin de terre qui longe un ru. Je le remonte à droite pour jeter un coup d'œil dans une vigne qui remonte sur l'autre côté puis une petite prairie non fauchée qui fait suite à la vigne. Rien, je fais demi-tour, un lièvre se débine dans une petite luzerne fauchée qui borde la gauche du ru. Je rejoins le bas d'une parcelle de vigne qui remonte sur la gauche en surveillant celle qui remonte sur la droite. Rien dans la vigne de gauche, j'arrive à la route et remonte le long du dernier rang de vigne. J'inspecte les vignes au-dessus sans plus de succès, je n'aperçois que 2 lièvres puis redescends à travers blé par un passage de tracteur quand j'aperçois un chevreuil à environ 150 mètres, de l'autre côté du fossé qui sépare le blé d'un grand plantier de vigne. Il arrive dans le coin du plantier, en provenance d'une grande friche. Je continue à descendre vers le fossé quand je constate qu'il s'agit d’une chevrette. Elle avance en broutant puis stoppe et regarde derrière elle. Je m'attends à voir arriver un brocard mais rien, elle se remet à brouter. Je continue à descendre, le bourrelet de végétation qui couvre le fossé et les herbes hautes de la bande enherbée me cachent partiellement, je commence à me rapprocher par le passage de tracteur parallèle au fossé. J'avance doucement mais la chevrette me repère et démarre pour disparaître, derrière la haie qui delimite le blé, en aboyant.

Je presse le pas, rejoins le coin du blé, passe le fossé et longe la haie qui le borde pour inspecter la grande friche qui remonte vers la route sur la gauche. La chevrette aboie toujours en s'éloignant dans le blé d'épeautre de l'autre côté de la haie. Rien dans la friche, je passe la haie et remonte le long du blé qui contourne un petit bosquet pour rejoindre une grande parcelle d'avoine. J'en longe la bordure gauche en suivant une haie puis un petit bosquet qui est suivi par une propriété appartenant à des anglais. La hauteur de la végétation rend compliqué le repérage des animaux à part dans les zones couchées par le vent et la pluie. Je passe le chemin d'accès à l'habitation et continue à longer la parcelle d'avoine par le haut en limite d'une petite friche pour redescendre ensuite le long d'une haie derrière laquelle se trouve une prairie clôturée et récemment fauchée. Toujours rien, arrivé au niveau du fossé de fond de combe bordé par une haie, je le suis par la droite le long d'un blé pour rejoindre le coin de la prairie fauchée et continue à descendre par la route en bordure du maïs jusqu'à un 3 chemins. Je prends à gauche, par la route, entre le maïs et une petite parcelle d'orge. L'orge fait place à une petite parcelle de féveroles puis à une prairie.

Je prends à droite sur un chemin de terre entre la prairie et les féveroles quand j'aperçois 2 chevrettes qui se coursent en décrivant des cercles dans la prairie tout en poussant de petits piaulements. Le chemin est légèrement encaissé et le temps de prendre mon appareil photo, je les perds de vue derrière le talus du chemin. Je m'avance pour tenter de les apercevoir à nouveau mais aperçois la tête d'une chevrette qui regarde vers moi avant de démarrer pour foncer vers la bordure de l'Osse bordée par une bande d’arbres, à environ 100 mètres. Elle bifurque à droite en suivant la rivière et rentre dans les féveroles en aboyant. Je continue à suivre le chemin, l'autre chevrette a disparu. Arrivé au bord de l'Osse, je prends un ponton pour aller jeter un coup d'œil sur une très grande prairie de l'autre côté. Rien en vue, je fais demi-tour et longe les féveroles tranquillement puis l'orge où j'aperçois la chevrette qui bondit sur ma droite à environ 80 mètres avant de stopper, seule sa tête dépasse et elle me regarde avancer un instant avant de repartir pour traverser la haie qui délimite la parcelle un peu plus en avant. Je passe, moi aussi, la haie puis traverse une prairie pour rejoindre une parcelle de maïs coupée en 2 par une haie épaisse. Je suis la bordure droite de la haie tranquillement quand je me fais surprendre par un brocard qui surgit de la haie et fonce en la suivant. J'aboie mais il ne stoppe pas et disparaît un peu plus loin.

Au bout de la haie, je prends à gauche en suivant une autre haie jusqu'au bord de l'Osse puis longe cette dernière le long d'un semé de tournesol peu levés. Rien en vue, je passe une haie et débouche dans une prairie prise entre l'Osse, les haies et un bosquet sur la droite. J'avance doucement dans les herbes hautes au milieu de la prairie mais rien ne bouge. Je prends à droite pour revenir vers le passage d'entrée de la parcelle dans le coin des haies à ma droite. Je progresse tranquillement quand, en arrivant à 45 mètres de la haie, un brocard se lève et fonce vers le bosquet à ma gauche. Je me baisse dans l'herbe haute et aboie. Il stoppe et regarde vers moi, je continue à aboyer un instant. Il finit par me répondre et nous nous répondons un instant avant qu'il commence à revenir vers moi jusqu'à environ 25 mètres. Il stoppe un instant et aboie, je lui réponds. Il s'avance encore un peu en tapant du sabot et en hochant ta tête. À environ 20 mètres il bifurque à 90 degrés pour tenter de me prendre au vent par la droite. Il avance doucement en stoppant à chaque pas pour regarder vers moi et aboyer. Je lui réponds toujours. N'arrivant pas à m'identifier il rebrousse chemin puis bifurque à nouveau à 90 degrés pour prendre entre moi et la haie. Il avance toujours curieux et méfiant en tendant le cou pour tenter de me voir. Le vent est toujours bon pour moi. Il s'approche à environ 12 mètres mais je ne vois que sa tête. Je reste immobile, accroupi dans l'herbe. Il fait demi-tour, tente à nouveau de me prendre au vent par ma droite, revient sur ses pas, je l'aboie de temps en temps mais espace mes aboiements et fais des pauses pour le laisser chercher. Il refait demi-tour et revient entre moi et la haie et s'approche à quasiment 10 mètres mais toujours pas de fenêtre de tir. Il fait demi-tour tour et avance doucement en tapant du sabot quand son dos se dégage. J'arme, baissé dans l'herbe, il est de 3/4 arrière à environ 15 mètres. Je me redresse doucement, prends la visée derrière son épaule alors qu'il stoppe un instant et décoche. Je ne vois pas mon atteinte mais le bruit d'un impact de coffre retentit. Le brocard démarre en trombe en aboyant avec une course saccadée, tête basse, comme le fond généralement les chevreuils avant de s'effondrer. Il bifurque à 90 degrés au niveau du coin sortant de la haie et fait un grand arc de cercle dans l'herbe haute. Je m'attends à le voir tomber mais je le perds de vue à environ 200 mètres, près de la rivière.

Je me redresse et pars chercher ma flèche mais c'est peine perdue dans cette végétation. Je cherche du sang sans plus de résultat. Je pars au coin sortant de la haie où j'ai bien repéré la trajectoire de fuite

Une résistance incroyable, 16 juin 2023

et la recoupe jusqu'à trouver du sang que je commence à suivre. La piste est assez facile à suivre à part que le sang même bien qu'abondant ne se voit pas bien sur l'herbe. Je suis tranquillement la piste.

Une résistance incroyable, 16 juin 2023Une résistance incroyable, 16 juin 2023Une résistance incroyable, 16 juin 2023
Une résistance incroyable, 16 juin 2023Une résistance incroyable, 16 juin 2023Une résistance incroyable, 16 juin 2023

Une grosse chenille de sphinx est posée dans l'herbe.

Une résistance incroyable, 16 juin 2023

En me rapprochant de la rivière le sang devient très abondant, les grosses giclées se succèdent. En bordure de l'Osse, le chevreuil a pris à droite et a passé un fossé qui rejoint la rivière. De grosses gouttes de sang sont bien visibles sur la végétation.

Une résistance incroyable, 16 juin 2023
Une résistance incroyable, 16 juin 2023

Je passe le fossé et rentre dans les épines en suivant une grosse coulée. Les grosses gouttes de sang sont bien visibles au sol. Les moustiques m'assaillent. Je tombe sur une grosse reposée debout

Une résistance incroyable, 16 juin 2023

et continue à suivre le sang en m’enfonçant de plus en plus dans les épines mais brusquement le sang stoppe dans une zone de plusieurs coulées, je cherche un peu sans le retrouver alors qu'un chevreuil démarre en aboyant dans je sale sur ma droite. J'espère que ce n'est pas le mien. Je décide de stopper là et fais demi-tour en appelant Christine Desbats pour qu'elle vienne me faire la recherche avec Léo. Elle est en recherche et ne peut pas venir tout de suite, je retourne au la voiture, en chemin, je recontrôle si je ne trouve pas le renard mais rien. Je pars attendre Christine près du village de Justian.

J'ai tiré mon chevreuil vers 8h30, Christine n'arrive que vers 11h30. Nous partons en voiture nous garer près de l'endroit du tir puis traversons la prairie pour attaquer la recherche à l'entrée dans les épines. La progression étant difficile, Christine décide lâcher Léo qui disparaît rapidement. Les moustiques sont toujours aussi virulents. Nous avançons par une coulée plus dégagée, le long de la rivière, quand Léo s'immobilise sur le GPS. Nous tentons de le rejoindre en prenant à droite dans les épines pour déboucher dans une zone plus ouverte où Christine trouve du sang frotté sur les ronces. Le chevreuil a pris un tunnel dans les ronces, je le suis à 4 pattes alors que Christine part vers Léo qui est reparti. À la sortie du tunnel, plus de sang, je tourne et retourne me positionnant régulièrement à 4 pattes pour le mettre à la place du chevreuil. Je remarque des traces fraîches de chevreuil au fond d'un fossé qui borde le fourré avant un blé. Je les suis jusqu'à ce qu'elles stoppent au niveau d'une coulée qui remonte dans la lisière d'épine pour déboucher sur le blé ou je trouve du sang frotté séché. Il fait déjà très chaud. Je suis doucement le sang souvent difficile à voir. Le chevreuil bifurque souvent quand j'aperçois Christine à environ 200 mètres qui longe le bois des Arrauques alors que Léo pousse en donnant de la voix dans le bois. Ne sachant pas s'il suit mon chevreuil, je continue ma recherche mais Christine m'appelle, elle pense que Léo est sur le chevreuil blessé. Je marque le dernier sang et reviens rapidement vers le chemin de pierre blanche qui rejoins Roques puis cours sur ce dernier pour rattraper Christine qui suit Léo au GPS en marchant. Elle m'annonce qu'il a stoppé un peu plus loin sur la gauche. Soit il n'a pas pu passer la rivière soit il a mis le chevreuil au ferme dans l'eau. Nous pressons le pas et le GPS nous conduit à une cabane de pompage au bord de l'Osse.

Je m'avance par l'ouverture du tuyau de pompage dans la végétation dense et aperçois le chevreuil calé contre la berge opposée, seuls son dos et son cou dépassent de l'eau, il regarde vers Léo qui trépigne au sommet du talus abrupt de la berge. Je dis à Christine de rester là et je pars à la course chercher la voiture puis revient me garer près de la cabane de pompage. Je prends mon arc et reviens vers l'Osse pour me frayer un passage au travers de la végétation avant de décocher une seconde flèche sur mon chevreuil qui, atteint pleine épaule, s'effondre sur place et s'immobilise rapidement. Je retourne poser mon arc à la voiture, attrape un bout de corde et reviens à la rivière. Je descends le talus abrupt le long du tuyau de pompage puis me mets à l'eau. Heureusement, l'eau n'est pas profonde, je longe la berge de mon côté puis traverse avec de l'eau jusqu'à la taille à l'aplomb du chevreuil avant de le ramener mais je trébuche sur une grosse pierre et tombe dans l'eau. Je me redresse et ramène le brocard au départ du tuyau de pompage dont je m'aide pour le remonter au sec.

Une résistance incroyable, 16 juin 2023

Ma première flèche rentre derrière l'épaule ou je visais et est ressortie au défaut avant de l'épaule opposée, je n'arrive pas à croire que ce chevreuil a fait plus d'un kilomètre de fuite. Je fais quelques photos souvenirs,

Une résistance incroyable, 16 juin 2023
Une résistance incroyable, 16 juin 2023

remercie Léo et sa maîtresse, me change puis les ramène à la voiture de Christine avant de rentrer m'occupe mon chevreuil.

 

Alex 

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, rarement le télémètre)... souvent juste mon arc, mon couteau et mon appareil photo, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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