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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 11:44

Ce matin, c'est moi qui vais chasser le bois du Turc, je dépose Laurent à la digue du grand lac à la nuit noire, il va rejoindre son tree stand installé la veille sur la lisière du bois qui borde le chaume de maïs. Je retourne ensuite vers ma zone de chasse et me gare en attendant que le jour se lève. Alors que la luminosité croit doucement, je me prépare et pars en longeant la route pour tenter d'apercevoir les chevreuils qui broutent souvent à cette heure matinale dans les prés en face du bois du Turc, sur ma droite. Les prés sont plus hauts que la route et bordés par une haie. J'avance doucement en longeant ce talus mais les chevreuils ne semblent pas être là ce matin.

La haie s'interrompt et je ne peux compter que sur le talus pour me cacher quand j'aperçois 2 chevreuils qui reviennent vers la route en biaisant pour la traverser à environ 40 mètres devant moi. 2 autres chevreuils sont entrain de brouter plus en retrait. Je me baisse le plus possible derrière le talus et avance le plus rapidement possible pour essayer d'intercepter les chevreuils, dont l'un est un beau brocard, avant qu'ils n'arrivent sur la route. Je gagne rapidement de la distance mais alors que je ne suis plus qu'à 20 mètres d'eux, je pose le pied sur une grosse feuille sèche qui craque sur le bitume. Je me fige aussitôt mais trop tard, les chevreuils ont levé la tête et regardent dans ma direction avec insistance avant de démarrer pour rejoindre les 2 autres à grands bons.

L'inquiétude gagne le groupe qui commence à fuir. J'attrape rapidement mon Butollo et commence mes appels. Immédiatement la chevrette de tête bifurque et fonce droit sur moi, suivie de ses congénères. La voyant venir au galop, je stoppe les appels et me prépare à armer mais elle stoppe net et regarde vers moi et finit par faire demi-tour. Je rattrape mon appeau et recommence à appeler, elle revient un peu puis se fige et cette fois redémarre en aboyant et prend le galop parallèlement à la route, à environ 40 mètres dans le pré. Habituellement, ils sautent au virage près des poubelles, je prends le pas de course pour tenter de les intercepter, je les observe tout en courant et les aperçois arrêter dans le pré. Je les dépasse et me poste dans le virage mais je ne les vois plus, ils ont compris et se sont volatilisés.

Je pars maintenant en longeant le bois du Turc mais j'aperçois trop tard un groupe de chevreuils à découvert qui me regardait arriver de loin et qui détale pour rentrer au bois. J'arrive au coin du bois, près du ruisseau sans rien voir de plus, je rentre un peu dans le bois et tente quelques appels mais rien ne bouge. Je passe le ruisseau et commence à longer le bas du bois quand j'aperçois une chevrette et ses 2 chevrillards au bord d'un fossé bordé de ronces. Encore une fois, ils m'ont vu avant que je ne leur pose les yeux dessus. J'essaie le Butollo mais ils s'avancent vers le bois et disparaissent derrière les ronces. Je m'avance doucement à leur rencontre et j'ai juste le temps de voir rentrer au bois le dernier chevrillard.

Je vais changer de technique, je rejoints un sentier forestier qui longe le bas du bois en lisière et m'arrête de temps à autre pour appeler au Butollo mais rien ne vient. Je rejoints la première allée du bois qui remonte vers la route. Je remonte doucement pour ne pas trop faire de bruit sur le tapis de feuilles mortes puis me poste sur la droite du chemin derrière quelques arbustes juste avant que le chemin ne redescende. Je jette un coup d'œil dans le bois puis commence à appeler en modulant les sonorités. Au bout d'un moment, les petits couinements d'une chevrette arrivant sur l'appeau et des bruits de pas dans les feuilles mortes se font entendre dans mon dos. Je me retourne doucement et aperçois une chevrette qui s'arrête derrière un arbre. Je continue mes appels pour tenter de la positionner dans une fenêtre de tir, elle avance au pas mais je n'arrive pas à la positionner comme je le voudrais quand j'aperçois une autre chevrette arrêtée, la tête derrière un tronc et le corps bien dégagé, plus proche que l'autre. Je laisse mon appeau et arme mon arc, la chevrette reste immobile, je prends mon temps pour viser et décoche, mais au moment du tir la chevrette démarre.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

Un impact bien audible et la chevrette fait volte-face et s'enfuit avec 2 autres chevrettes en parallèle de l'allée et je les perds de vue au bout de 40 mètres environ. J'attends un moment puis vais chercher ma flèche et tenter de trouver les premiers indices. Ma flèche a glissé sous la mousse jusqu'à l'empennage qui porte des traces de sang.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

Je récupère ma flèche dont le tube est couvert d'un liquide verdâtre, signe que j'ai certainement touché la panse. Près de ma flèche je trouve 2 gouttes de sang avec un peu de poil et une grosse goutte de contenu stomacal. Je décide d'attendre encore un peu avant d'attaquer la recherche.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

J'attaque ma recherche et plante des bâtons à chaque fois que je trouve un indice, la piste n'est pas facile à suivre, il y a peu de sang et quelques gouttes de contenu stomacal. Je progresse difficilement nez au sol sur près de 30 mètres puis je perds la piste et commence à envisager une recherche au sang. Un chevreuil se met à aboyer sur place plus bas dans le bois. Je me redresse et analyse la trajectoire de fuite matérialisée par les bâtons. La direction est assez rectiligne, je me positionne près du dernier sang et tente de me mettre à la place de mon chevreuil puis m'avance sur la coulée que je pense la plus probable. 10 mètres plus loin, je retrouve une grosse goutte de sang et à partir de là la piste devient très facile à suivre, les grosses gouttes sont très rapprochées et je progresse debout très facilement.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

La piste biaise maintenant vers l'intérieur du bois et saute un gros tronc couché au sol. Ma chevrette est là 20 mètres plus loin, elle n'a pas fait plus de 80 mètres. Ma flèche rentre basse 20 cm derrière l'épaule et ressort plus haute 30 cm derrière l'épaule opposée. Un peu d'intestin grêle sort part le trou de sortie.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

Ma flèche traverse en fait en plein milieu du foie et touche l'entrée de la panse.

Une belle chevrette au bois du Turc, 01 novembre 2011

Alex

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 04:30

Ce soir, nous avons décidé d'aller chasser avec Manu le chevreuil sur Labéjan. Le territoire est grand et nous chasserons à l'approche chacun de notre côté. Nous partons de chez moi vers 18 heures, il a plu ce matin et nous pensons voir sortir les chevreuils de bonne heure. En route, en longeant le bas du bois du Turc, j'aperçois un chevrillard seul au gagnage au bord d'un maïs étroit, coincé entre la route et le Sousson. Je me gare un peu plus loin et propose à Manu de se tenter une approche. Il est ok. Le vent est bon et soutenu. Manu s'équipe et je le suis sans arc, juste en observateur. J'ai perdu ma cagoule en ramenant mon sanglier à la voiture jeudi, je mets donc une casquette avec un voile pour dissimuler mon visage et nous voilà parti par la route. Manu passe devant et semble très décontracté, nous arrivons presque à l'angle du maïs et je suggère à Manu d'encocher une flèche car, je pense que le chevrillard est à portée de tir de la route. Nous l'apercevons par-dessus le maïs, il broute tranquillement. Nous faisons demi-tour et Manu descend doucement le talus du fossé à 10 mètres de l'angle du maïs, par chance le bruit des feuilles de maïs sèches agitées par le vent cachent le bruit de sa descente. Je me cale en observateur au bord de la route alors que Manu longe doucement le maïs. Le chevrillard broute toujours tranquillement.

Manu arrive sans difficulté à l'angle de la culture. Il observe un instant puis s'avance tout doucement en longeant le maïs. Le chevrillard relève la tête, Manu se fige. Des voitures passent sur la route et j'ai peur du coup de klaxon mais non, personne n'est décidé à nous casser la chasse. Le chevrillard rebaisse la tête et Manu tente encore quelques pas mais, tout à coup, le chevrillard semble nerveux. Il redresse la tête puis commence à s'avancer droit sur Manu ! Je regrette de ne pas avoir mon appareil photo qui est en réparation, ça aurait valu un petit film. Manu reste immobile alors que le chevrillard se rapproche au pas. Il est maintenant à portée de tir et Manu ne bouge toujours pas, il a laissé passer plusieurs fois sa chance d'armer et il va être trop tard. Je lui chuchote un : "Arme Manu, arme" et Manu arme mais il est déjà trop tard, le chevrillard qui n'a rien compris biaise au petit trot vers la route, laisse passer une voiture puis traverse pour rentrer dans le bois du Turc. Dommage, je trouvais pourtant l'occasion belle mais Manu ne l'a pas senti.

Nous retournons à la voiture pour finir d'arriver sur notre secteur de chasse. Je me gare sous la digue du lac et nous partons en chasse. Je laisse Manu choisir son secteur et pars chercher ma cagoule restée accrochée dans les ronces. Ma cagoule sur la tête, je fais un grand tour pour contourner le secteur de Manu et ne pas le déranger puis rattrape le chemin de terre en crête de la colline. J’espérai recroiser le chevrillard pour l'approcher cette fois à bon vent mais il n'est pas de sortie. J'observe la maïs où se trouve certainement Manu actuellement et poursuis jusqu'à une autre parcelle de céréale séparée de la première par le chemin qui bifurque à 90°. Je n'ai jamais chassé ce maïs et ne le connais que vu de loin. Au coin du maïs, je quitte le chemin et continue tout droit vers le premier passage de canon. Pensant voir loin dans ce passage, je m'avance en face du passage. Erreur grossière, la visibilité n'est que de 20 mètres à cause du relief du champ et je viens de perdre une occasion de tir magnifique. A 5 mètres devant moi, le petit brocard daguet vu jeudi broute tranquillement mais sentant ma présence il relève la tête et fait volte-face dans la foulée pour disparaître dans le maïs. Sur ce coup j'ai pas été bon !

Je continue vers le second passage de canon, ma dernière chance sur ce champ étroit car il n'y en a que 2.  J'arrive tout doucement et tente de voir au travers du maïs quand tout à coup j'aperçois un dos dans la végétation qui pousse dans le passage de canon. Un chevreuil broute plein travers à moins de 10 mètres de moi. Je suis juste caché par quelques pieds de maïs et si le chevreuil redresse la tête... Trop tard, je n'ai pas eu le temps d'armer, la jeune chevrette a relevé la tête et me fixe. Je reste parfaitement immobile. Le temps passe et ses yeux me fixent toujours puis son attention baisse et elle commence à tourner la tête dans l'axe du corps puis encore un peu, c'est le moment d'armer. Je monte mon arc et commence à armer mais elle retourne la tête vers moi. Je me fige à nouveau l'arc tenu devant moi. La position n'est pas très confortable. a chevrette fait quelques mouvements de tête pour mieux voir puis reste un moment immobile à me fixer.  Le temps passe puis elle tourne la tête pour regarder par-dessus son dos. Cette fois c'est ma chance.

J'arme rapidement mon arc mais finis l'armement au moment où ses yeux se reposent sur moi. Je reste armé et immobile un moment puis la chevrette tourne à nouveau la tête dans l'axe du corps et je sens bien que je vais devoir être très rapide car elle va démarrer d'un instant à l'autre. Je cale mon viseur sur son coffre et décoche. A l'impact, la chevrette démarre en trombe, ressort au bout du maïs sur ma droite, traverse la bande enherbée et rentre dans le bois. Du sang jaillissait de son épaule, je suis confiant. Rapidement, un gros bruit retentit, le chevreuil vient de rentrer dans un arbre. Le calme revient, je pars faire ma recherche. Je vais d'abord chercher ma flèche qui est cassée au ras des empennages. Il y a beaucoup de sang dès l'impact et je par directement à l’entrée du bois. Beaucoup de sang ici aussi, je le suis facilement et retrouve rapidement ma chevrette morte en lisière du bois à 20 mètres sur ma gauche. Ma flèche passe au travers du cœur. Une grosse masse de sang bulleux sort de son épaule.

Je la récupère pose le bracelet et pars la poser à la voiture. Il est encore tôt et je décide d'aller faire un tour à l'opposé du lac. Je passe par un passage de canon dans une parcelle de maïs semée très tard sur un blé grillé par la sécheresse. Il est encore très vert et irrigué régulièrement mais il semble peu fréquenté aux vues du peu de traces au sol. En sortant du maïs, il me semble apercevoir au loin un chevreuil au gagnage de l'autre côté d'une haie. Je me colle au ru du déversoir du lac et longe le bois en direction de la haie. Je tente d'apercevoir le chevreuil au travers mais ne vois rien, j'ai du mal voir. Je longe la haie vers un passage pour la traverser et fais déguerpir une grosse chevrette non suitée. Je la regarde partir puis reprends ma progression. Je franchis un peu plus loin le ru par un passage busé et remonte en crête de la colline dans un champ travaillé quand j'aperçois la chevrette elle est de nouveau au gagnage dans la friche à 70 mètres sur ma gauche. Je vais tenter une approche, je remonte le champ travaillé le plus voûté possible et parviens au sommet grâce au relief du terrain qui me cache à la vue du chevreuil. Je bifurque et rentre dans la friche au milieu d'une végétation haute mais sèche et craquante. La chevrette semble se diriger vers un petit bois un peu plus loin et je vais essayer de lui couper la route mais les craquements répétés me font repérer et la chevrette se fige pour regarder dans ma direction, elle est 60 mètres sous moi et je suis caché dans la végétation. Intriguée elle change de trajectoire et remonte vers moi puis biaise à nouveau pour prendre le vent. Il me faut descendre pour tenter de l'approcher mais je fais trop de bruit et elle regarde à nouveau vers moi. Perdu pour perdu, je tente de l'aboyer mais elle démarre et s’arrête 150 mètres plus loin pour me regarder remonter vers la crête avant de rentrer au bois.

De la crête j'aperçois dans le creux du champ, encore en chaume, au-dessous de moi, un animal qui se débine et passe sous un gros arbre oublié au milieu du champ. Le relief du champ me le cache sans que je n’aie le temps de l'identifier. Je m'avance doucement au travers du chaume de blé et finis par apercevoir un gros chat qui détale en me voyant. En le regardant fuir, j'aperçois un couple de chevreuil à 150 mètres sur ma droite. Je profite du relief du champ vallonné pour tenter une approche puis traverse un rond de tournesols rabougris non moissonnés au milieu du blé pour masquer ma silhouette alors que le jour décline vite. Je repasse derrière la crête puis reviens vers les chevreuils mais je n'en vois qu'un qui broute et le second m'aperçois durant mon approche et donne l'alerte. Ils détalent en direction du bois. Il fera vite nuit, je retourne à la voiture.

Manu a eu moins de chance que moi mais a tout de même eu 3 chevreuils à moins de 10 mètres sans pouvoir les flécher.

Une chevrette à l'approche, 24 septembre 2011

Alex

 

Atteinte :

Une chevrette à l'approche, 24 septembre 2011

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 23:15

Ce soir, je décide de revenir faire un tour au chevreuil mais je pars plus tard que la veille, de la route j'aperçois un chevreuil solitaire qui traverse le champ travaillé en direction des maïs mais à plus de 100 mètres et en roulant je n'arrive pas à distinguer son sexe. Je me gare un peu plus loin et reviens tranquillement vers l'angle du maïs puis commence à le longer par la bande enherbée. Je surveille également le ruisseau à ma gauche au cas où un ragondin imprudent voudrait jouer avec sa vie. Le chevreuil n'est plus là, il a dû rentrer dans le maïs ou revenir vers les bois.

Je longe un moment le champ sans voir de chevreuil quand, tout à coup, j'aperçois au loin 2 chevreuils. Je me rapproche doucement à genoux dans les hautes herbes du bord du fossé et finis par identifier un brocard et une chevrette. Ils sont encore à plus de 80 mètres en plein découvert et l'approche risque d'être difficile. Je tente de me rapprocher encore un peu en longeant le fossé. Les orties me piquent au travers de mes vêtements et je suis pris de fortes démangeaisons mais il faut résister. Je progresse très lentement mais la chevrette tourne la tête juste au moment où je bouge. je me fige mais ses yeux restent braqués sur moi. Le brocard inquiet cherche lui aussi ce qu'a pu voir la chevrette et ses 2 paires d'yeux qui me fixent. Je tente de rester un moment immobile quand une chevrette et ses 2 chevrillards prennent le galop au loin sans raison apparente. Le brocard et la chevrette les observent puis prennent le galop pour les rejoindre et tout ce petit monde rentre dans le maïs. Je tente de me rapprocher de l'endroit où je les ai vu rentrer mais impossible de les retrouver.

La luminosité baisse doucement et je décide de revenir tranquillement vers la voiture. Un tache sombre m'interpelle au bord d'un bosquet sur ma droite et je tente une approche sans trop y croire au travers d'un chaume de blé très craquant. J'approche en aveugle en restant dissimuler derrière le bosquet pour ne pas être vu mais à mon arrivée, je me penche doucement à l'angle du bosquet pour constater que l'animal n'est plus là. J'ai perdu du temps et maintenant la nuit tombe rapidement.

Je longe le maïs d'un pas assez rapide quand un chevreuil démarre à 5 mètres devant moi et franchit le ruisseau. Je m'agenouille rapidement au bord du fossé et l'aboie. Le chevreuil s'arrête net à 20 mètres et regarde vers moi. Il fait sombre et le chevreuil n'arrive pas à m'identifier. je continue à l'aboyer et il commence à venir vers moi d'un pas saccadé, marquant des pauses d'observation et m'aboyant à son tour. Nous nous répondons un instant et il vient doucement pour me passer plein travers à 12 mètres environ. J'arme doucement mon arc tout en aboyant. Le chevreuil m'aboie de plus belle et se fige. Je cale mon viseur tout en lui répondant et peine un peu à prendre ma visée à cause de la faible luminosité puis décoche. Un impact cassant précède la fuite saccadé et bruyante de l'animal qu'il me semble entendre tomber à environ 50 mètres.

Je reste un moment immobile et le calme revient alors que la nuit tombe très vite. Au bout d'un moment, j'allume ma lampe et pars contrôler mon tir. Je retrouve rapidement beaucoup de sang et ma flèche.

Une chevrette trop curieuse

La piste continue et très abondante est facile à suivre

Une chevrette trop curieuse

et je retrouve rapidement ma chevrette allongée sur le flanc. Ma flèche rentre à la base du cou et ressort dans l'épaule opposée en cassant l'humérus d'où ce bruit cassant et touche le cœur. Elle n'a fait que 50 mètres environ avant de tomber. Elle n'a pas de lait, elle n'était donc pas suitée.

Une chevrette trop curieuse

Alex

 

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Une chevrette trop curieuse

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 22:21

Les jours rallongent et le ciel dégagé de ce soir me laisse encore un peu plus de temps pour chasser en sortant du boulot. Je décide d'aller faire un tour au ragondin du côté de Labéjan où j'ai mes bracelets chevreuils comme ça si les ragondins ne sont pas de sortie ce soir, je tenterais un petit coup de Butollo.

Je commence par faire une halte à Loubersan pour jeter un œil à la mare sous les serres. Je me gare, enfile ma tenue de combat et descends vers la mare que son propriétaire a totalement nettoyé, plus de ronce pour se cacher en arrivant. Je longe donc le petit bosquet d'épine en amont de la mare pour arriver sans bruit et à couvert. L'eau remue au coin du bosquet. Je me tiens prêt et avance doucement mais ce sont 2 poules d'eau qui démarrent. Le reste de la mare semble calme quand je pose les yeux sur un jeune ragondin en surface sur ma droite. Il est à 6 ou 7 mètres, j'arme mais une grosse ronce me gêne pour tirer, je me décale un peu en le visant mais il en fait de même en se rapprochant du bord et de son terrier, tout doucement comme pour me narguer puis rentre doucement au terrier sans que je puisse décocher. Rien d'autre en vue, je remonte.

De la route, je jette un rapide coup d’œil sur le lac en contrebas mais rien ne bouge. Je décide d'aller chasser en longeant un petit ruisseau sur ma zone de chasse au chevreuil. Je me gare au bord de la route, rattrape la berge du ruisseau et la suis doucement. Un petit remous attire mon attention, je tente une approche et aperçois juste une poule d'eau se remettre à couvert. Je longe le ruisseau mais le coin est très calme. Un peu plus loin, un chôme de maïs, partiellement labouré, borde la berge opposée et un bosquet situé à environ 150 mètres du ruisseau.

La haie qui borde le ruisseau fait place un instant à de petits arbustes défeuillés qui laissent de bonnes fenêtres de tir. Je me cale derrière ses arbustes au niveau d’une belle fenêtre de tir, je contrôle le vent puis sort mon Butollo et commence à appeler. Immédiatement, un mouvement attire mon regard au coin droit du bosquet à 200 mètres environ. Je poursuis mes appels. Une chevrette seule arrive en longeant le bois dans le chôme, elle avance d'un pas certain mais sans courir. Je continue mes appels. Elle bifurque en arrivant en face de moi pour venir droit sur ma fenêtre de tir et rentre dans la partie labourée. J'accroche mon décocheur et continue à appeler. Elle arrive à 50 mètres environ, je garde le Butollo à la main et arme mon arc. Je continue à appeler en espaçant un peu mes appels.

Elle se rapproche, reniflant parfois le sol mais biaise légèrement et je comprends qu'elle ne va pas se positionner où je l'attendais, elle est toute proche mais pas moyen de décocher au travers du branchage. Je pousse encore quelques timides appels très espacés et la suis dans mon viseur quand elle se présente avec un léger 3/4 face dans une fenêtre de tir.

C'est le moment ou jamais, mon pin's est posé sur le défaut de l'épaule, la chevrette est à 9 mètres environ, je décoche. L'impact est bien audible mais au bruit, je ne reconnais pas un impact de coffre. La chevrette fait volteface et s'enfuit d'un galop saccadé, le dos arrondi et l'arrière train bas. Je n'ai pas vu mon impact, où est ma flèche ?

Au bout de 20 mètres environ, la chevrette stoppe net et vacille sur place. Je reste immobile et attends, les minutes passent et la chevrette ne bouge pas de place, sa tête s'abaisse régulièrement puis se redresse lentement. La nuit tombe et je force de plus en plus pour la voir. Au bout d'un long moment elle fait quelques pas chancelants vers le bois puis s'immobilise à nouveau. Je n'arrive presque plus à la voir, je décide de tenter de la contourner, je longe un moment le ruisseau tout doucement et en me cachant pour ne pas être vu tout en essayant de ne pas la perdre de vue. Elle semble revenir vers la partie en chôme avec d'énormes difficultés.

Au bout d'un moment, je trouve un passage et traverse le ruisseau pour biaiser vers le bois puis revenir vers la position estimée de la chevrette. La pénombre croissante fait place, grâce au ciel clair à un léger éclairage des astres nocturnes et ma vision revient un peu. J'avance prudemment à pas de loup quand je distingue une masse sombre dans le chôme. Cela fait pas loin de 30 minutes que j'ai effectué mon tir et je pense qu'il s'agit de ma chevrette morte mais alors que je fais quelques pas à sa rencontre, ses yeux s'orientent vers mois et j'ai juste le temps de les voir briller sous la lumière des astres qu'elle se relève pour fuir au galop vers le bois, toujours avec cette posture voûtée.

Je laisse tomber pour le moment, je l'entends rentrer au bois puis la suis un peu au bruit avant le retour au calme. Je reviens à la voiture chercher ma lampe. Je prends mon temps pour la charger en tournant plusieurs minutes la manivelle et écoute un peu la radio pour tuer le temps. Bon cette fois, je pense que j'ai assez attendu, je retourne à mes recherches, j'avance tranquillement pour perdre un maximum de temps. Je commence par aller chercher ma flèche que je retrouve rapidement. Pas de sang, une forte odeur de contenu stomacal, quelques poils et le tube bien humide et légèrement verdâtre.

Un coup de lampe dans le labour et de suite les premières gouttes de sang foncé mais elles sont très espacées et je pers la piste au bout de 10 mètres. Je décide d'aller chercher l'entrée au bois pour une recherche du lendemain si nécessaire. Le bois est longé par un fossé profond curé récemment et donc bien net. Je rentre dans le fossé au coin gauche du bois et le longe en éclairant les parois jusqu’à tomber sur des gouttes de sang rapprochées. Le bord du bois est jonché de grosses gouttes de sang. Je marque la traversée du fossé et décide au vu du sang très abondant de tenter une recherche. Je rentre dans le bois, la piste suis les passages dégagés au milieu des fragons, j'avance très lentement et éclaire tout autour de moi régulièrement pour vérifier que la chevrette n'est pas couchée à côté et risquer de la lever. La piste est très marquée, je retrouve un gros caillot de sang, le sang continue et se dirige vers un cratère laissé par le racinaire d'un gros chêne tombé par la tempête. Je m'attends à la voir dans ce trou mais la piste bifurque et rentre dans les fragons. J’éclaire les alentours avec insistance, rien.

Je continue la piste toujours en éclairant régulièrement, le sang est toujours très abondant mais les taches s'espacent. La chevrette a marqués plusieurs arrêts marqués par des gros ronds de sang en gouttes serrées, je cherche dans mon faisceau et avance tout doucement quand à 10 mètres un masse claire se détache dans l'obscurité. Ma lumière se pose sur elle, ma flèche est entrée au niveau du cœur et ressort à 20 cm derrière l'épaule assez bas. La chevrette à parcouru pas loin de 250 mètres.

Une chevrette au Butollo, 13 janvier 2011

Au dépeçage, en inspectant les organes vitaux, je constate que ma lame a entaillé profondément le cœur, traversé un poumon et entaillé le foie traversant la panse. Comment a t-elle trouvé la force de faire tant de chemin ? Chaque flèche est une leçon mais ce soir j'en ai pris une belle, cette belle princesse maintenant étendue sur le flanc est un exemple de courage devant lequel on ne peut que s'incliner. Je la contemple un instant puis la charge sur le dos pour rentrer à la voiture.

Une chevrette au Butollo, 13 janvier 2011

Alex

 

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Une chevrette au Butollo, 13 janvier 2011

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 15:16

Ce matin, je pars décidé à flécher un ou plusieurs chevreuils, il me reste encore 5 bracelets sur Labéjan et le temps passe. Les conditions sont de moins en moins favorable, les champs sont pelés, les bois couverts d'un tapis de feuilles mortes quand ce n'est pas le gel qui s'y met... Ce sera donc une matinée au Butollo. Je vais chasser le "bois du Turc" qui est le plus grand bois du secteur et un réservoir impressionnant à chevreuils. En route, je croise un magnifique renard dans mes phares, arrivé sur la zone de chasse juste avant le lever du soleil, je me gare sur le petit parking contre la barrière qui ferme la piste forestière. Je contrôle le vent et me prépare puis je reviens à pied vers la route, la longe un moment puis remonte la piste suivante pour commencer à chasser.

Je longe, sur ma gauche, une zone plantée de petits pins assez sale avec des passages girobroyés. Je me poste en essayant de ne pas faire trop de bruit derrière un écran de branchages, de fougères et de ronces puis je commence mes appels au Butollo. Je n'insiste pas trop, j'ai beau tendre l'oreille, je n'entends rien venir. Le secteur habituellement assez fourni en chevreuils semble désert ce matin. Peut-être à cause de la forte odeur de cochon venant de l'élevage en plein air de l'autre côté de la route.

Je reprends la piste qui humide est assez silencieuse. La plantation fait place à une zone de bois de chênes assez clairsemée. Je rentre un peu dans le bois sur ma gauche pour être à bon vent, je me positionne derrière un bouquet d'arbres et commence mes appels. Très rapidement le galop caractéristique d'un chevreuil retentit dans les feuilles mortes mais je n'arrive pas à le localiser. Devant ou derrière moi ? Il me semble que c'est derrière, je stoppe un peu mes appels pour me décaler légèrement de façon à être un minimum camouflé si un chevreuil arrive puis je reprends mes appels. Erreur, le chevreuil était sur la gauche de la piste et mon manège n'est pas passé inaperçu. Il s'éloigne puis commence à aboyer et mes appels ne le duperont plus.

Je quitte à nouveau mon poste et reprends la piste, un peu plus loin le chevreuil redémarre en aboyant et s'éloigne. Je continue un peu puis je décide de m'enfoncer un peu plus dans le bois pour appeler. Les chênes se resserrent un peu mais le bois est encore assez clair. Je me positionne derrière un bouquet d'arbres. En face, le relief remonte après un petit ruisseau à sec et la végétation s'épaissie. Je recommence à appeler un moment mais rien ne vient. Je retourne à la piste et recommence à la longer.

Le bois s'épaissit de plus en plus pour devenir très touffu surtout sur la gauche. Je m'avance un peu dans un petit clair et appelle sans succès. Un peu plus loin, je me reposte au ras du bois et commence à appeler. Immédiatement un bruit dans les feuilles mortes se rapproche. J'accroche mon décocheur et continue mes appels. Le pas se rapproche sans s'arrêter mais je n'arrive pas à juger la distance qui me sépare de l'animal quand tout à coup, à 5 mètres sur ma droite et à juste 3 mètres du bord du bois, j'aperçois un renard qui arrive d'un pas décidé. J'ai juste le temps d'armer alors qu'il passe derrière un tronc mais je n'ai pas le temps d'ajuster ma visée. Le renard qui vient de se planter dans la fourche d'un arbre exposant son poitrail gris foncé pour m'observer comprend vite qu'il faut filer et fait demi-tour avant que je n'ai le temps de caler mon viseur. Je me suis fait avoir comme un bleu mais, attendant un chevreuil, je pensais le voir dépasser plus vite au-dessus des fougères et avoir le temps d'armer.

Une telle occasion manquée c'est rageant mais bon, le spectacle de ce beau renard est tout de même une belle compensation. Je reprends ma route en rigolant intérieurement de ma bêtise. Un peu plus loin, je me cale au bord du bois derrière un sapin sur la droite de la piste ou le bois est maintenant planté de résineux et je commence mes appels. Au bout d'un petit moment, il me semble entendre un pas dans le sous-bois. Je poursuis mes appels en modulant sensiblement les sonorités.

Le pas se rapproche pas paliers puis réagit vivement à un appel un peu plaintif et prend un court instant le galop. J'entre-aperçois un chevreuil se coulant dans la végétation puis obliquant à 90 ° pour venir droit sur moi et se planter à 10 mètres de face alors que je viens d'armer. Le sapin ne me laisse qu'une petite fenêtre de tir au travers du branchage et la position de face n'est pas très favorable. Je continue à appeler en restant armé, le Butollo dans ma main droite. Mais le chevrette finit par faire demi-tour et s'éloigne pour disparaître sans bruit.

Je reprends ma route pour arriver au bout de la piste qui bifurque à droite en longeant le bord du bois. Devant moi s'étendent des semés de blé mais ce matin pas un chevreuil en vue. Je suis la piste et longe une zone dévastée par la tempête où les sapins ont fait place à une zone d'arbustes, de fougères et de ronces. Je me poste derrière une touffe de végétation et commence à appeler mais le chevreuil, que je pensais voir surgir des ronces, arrive par la piste droit sur moi. Il s'arrête à 50 mètres et regarde vers moi sans me voir. C'est un brocard en velours. Cette semaine, j'ai observé, durant une tournée matinale, un brocard qui suivait une chevrette, sa truffe collée à son postérieur. Peut-être s'agit-il de ce fameux second rut hivernal dont j'ai entendu parler ? Ceci expliquerait qu'un brocard réagisse au Butollo en cette saison. Je cesse les appels un instant, le brocard baisse la tête pour flairer le sol un instant. J'en profite pour m'agenouiller dans la végétation avant de reprendre mes appels mais le brocard rentre d'un bon dans la végétation dense et au bout d'un moment sans l'entendre, je me redresse et observe sans rien voir. J'avance très doucement par la piste pour essayer de le surprendre mais des aboiements finissent par retentir en même temps qu'un bruit de fuite. Le brocard s'était enfoncé de 40 mètres dans le sale pour m'observer immobile. Encore manqué !

Je poursuis ma route en longeant la piste, j'essaie de marcher sur les zones sans feuilles mortes pour éviter le bruit. La piste descend un moment puis s'aplanit à nouveau. Sur ma gauche, une zone avec des arbres au sol, du fragon et des buissons.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Le secteur m'inspire, je décide de me poster derrière un gros arbre et commence mes appels. Très rapidement plusieurs chevreuils arrivent au galop. Un lièvre surgit de sous les arbres morts et détale à grand bruit dans le sous-bois. Une chevrette quille la tête par-dessus les branchages, à 35 mètres environ, pour identifier la provenance du bruit. Je reprends mes appels et la voilà qui redémarre pour se rapprocher rapidement. Elle bifurque pour passer derrière les arbres morts. J'arme en gardant le Butollo à la main et lance encore un ou 2 appels qui font surgir 2 petites chevrettes à 8 mètres devant moi dans une zone assez claire. Je jette mon dévolu sur l'animal le plus dégagé. Je vise le coffre et décoche. Ma flèche disparaît dans l'épaule de la chevrette qui démarre entraînant son consœur à ses trousses. Mon tir me semble bon, je suis assez confiant.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Les 2 chevrettes rentrent dans le sale puis ressortent sur la piste qu'elles traversent en un éclair et franchissent le talus assez raide sans difficulté pour disparaître dans les sapins. L'aisance de l'animal blessé me surprend un peu mais bon chaque flèche est une leçon de chasse.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

J'attends un peu puis commence à quitter mon poste quand du mouvement dans les arbres morts me fait faire marche arrière. Un  gros brocard en velours et une grosse chevrette sont encore là. Ils semblent ne pas m'avoir vraiment vu et s'éloignent doucement. Je tente de les faire revenir par de petits appels mais cela les arrête juste un instant avant qu'ils reprennent tranquillement leur route et disparaissent. Encore quelques appels infructueux et je quitte mon poste à la recherche de ma flèche et d'indices. La flèche ne porte pas de traces de sang mais est couverte de fibres musculaires ! Je n'aurais pas vu mon atteinte je commencerais à m'inquiéter mais bon les indices sont parfois trompeurs. Je récupère ma flèche.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Dès 3 mètres après l'impact, je trouve les premières traces de sang et du poil et la piste semble très abondante.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Effectivement, je la suis facilement au travers du sale, traverse la piste, remonte le talus puis continue dans le bois, le sang est quasiment en continue, de grosses gouttes jonchent le sol, les branches, les souches. Je tombe parfois sur des frottés impressionnants mais la piste s'éternise. Elle suit d'abord la courbe de niveau puis redescend de plus en plus.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Dans les sapin la luminosité est moindre et je perds un court instant le fil de la piste sur une zone couverte de mousse puis je retombe sur le sang; Au bout de 150 mètres environ je trouve ce que j'identifie comme étant un petit morceau de poumon puis 30 mètres plus loin environ je trouve une grosse quantité de sang et à nouveau un petit bout de poumon.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

A partir de là, la piste devient très zigzagante, il y a du sang dans tous les sens et il est difficile de démêler la piste. Je tombe finalement sur ma chevrette, couchée sur le flanc, arrêtée dans sa chute par un petit arbre. Ma flèche est un peu trop en avant, ce qui explique cette distance de fuite d'environ 200 mètres. Au dépeçage, j'examinerai les poumons qui ne sont en fait que légèrement touchés.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Le bracelet apposé et la chevrette prête pour le portage, je fais ne petite photo souvenir avant de repartir en chasse.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Je descends l'allée de sapin et pose la chevrette au bout puis rattrape un petit sentier qui longe le bas du bois pour me diriger vers un pré enclavé dans le bois. 

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Arrivé dans le pré, je constate que les chevreuils ne sont pas de sortie où sont rentrés à couvert à cause du bruit que j'ai fait pendant ma recherche au sang. Je traverse donc le pré puis rentre dans le bois par une coulée fraîchement fréquentée par une compagnie de sangliers. Je tente quelques appels infructueux puis fait demi-tour.  

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Je récupère ma chevrette puis longe le sentier pour rattraper une piste de traverse qui devrait me ramener à la piste sur laquelle je suis garé. Je fais plusieurs pauses pour appeler au Butollo mais rien ne bouge. Je finis par rattraper la piste qui traverse un bois clair semé et la remonte vers la voiture. Je fais également régulièrement des pauses pour appeler mais sans succès.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Arrivé dans une zone de pins et de fougères, je tente à nouveaux des appels mais je n'arrive qu'à faire crier les geais et à attirer une buse qui repart en suivant la piste puis bifurque dans le bois. 

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

De retour à la voiture, je charge la chevrette et tente une dernière série d'appel près d'un petit lac à 50 mètres de la voiture. Rien, je reprends la voiture et pars pour un autre secteur près de 3 lacs. Sur la route, je m'arrête plusieurs fois et tente quelques appels mais rien ne vient. Arrivé au-dessus du premier le lac, je me gare et descend vers le plan d'eau où l'eau semble très agitée.

Une volée de colverts et de sarcelles s'envole, un ragondin s'éloigne du bord pour rejoindre la berge opposée, je descends au pas de course et en arrivant au coin du lac, j’aperçois un ragondin qui longe la bande de terre plantée de peupliers.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Je le prends en chasse mais il plonge et disparaît. Trop tard pour le premier ragondin qui a disparu, je longe tranquillement le lac vers la digue quand j'aperçois un autre ragondin dans l'angle opposé du lac, sous le gros saule pleureur. Je m'avance vers lui mais constate qu'un autre ragondin vient droit sur moi en longeant la bande de terre. Je n'agenouille derrière les joncs et le laisse venir mais je suis à mauvais vent et il commence à zigzaguer en levant le nez avant de faire demi-tour.  

Je me redresse et avance doucement vers le ragondin rester en surface sous le saule. 2 ragondins plongent le long de la zone fourrée et se poursuivent en surface. Le premier plonge régulièrement bruyamment pour éviter son poursuivant, certainement un mâle qui poursuit une femelle. Ils font leur vie sans se rendre compte de ma présence. Je parviens à approcher à environ 7 mètres le ragondin qui est en fait tout petit. J'arme alors qu'il se rapproche un peu de moi. Les branches basses du saule pleureur me gênent pour tirer. Je cherche une fenêtre de tir et la trouvant, j'aligne ma visée et décoche mais le ragondin plonge au même moment puis remonte pour rejoindre la berge opposée.

Je récupère ma flèche avec mon lancer que j'avais pris au cas où. Les amoureux font toujours leur vie et un autre ragondin traverse tranquillement vers mon côté du lac à 45 mètres plus sur ma gauche. Ma flèche récupérée, je le laisse arriver au bord puis me rapproche doucement. Arrivé là où il devrait se trouver, je ne le vois pas. Je descends le talus et me rapproche du bord quand il plonge. Il était juste contre le bord et regagne la berge opposée sous l'eau. La transparence de l'eau me permet de le voir un moment puis je le perds de vue.

Les amoureux sont dans un arbre mort très touffu qui est tombé dans l'eau contre la berge opposée. Je me positionne en face de l'arbre mais l'un des ragondins plonge et ressort sous les branches hors de portée pour rentrer au terrier. L'autre ne ressort pas.

Je fais le tour et longe doucement au-dessus du fourré sans rien voir. La berge fait un angle droit avant de rejoindre la bande de terre. Le petit ragondin de tout à l'heure repart en surface et commence à s'éloigner du bord. J'arme vise et décoche. Touché, il se débat et meurt très rapidement.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Je récupère ma flèche et le ragondin.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Je laisse mon ragondin posé dans la fourche d'une branche pour le récupérer à mon retour puis je descends vers le second lac qui est juste au pied de la digue du premier. L'eau bouge contre la berge opposée, je finis par apercevoir un ragondin qui vient de remonter sur la berge et qui s'affaire à sa toilette. Je descends le talus du lac pour me rapprocher un peu. Le ragondin qui m'a repéré se fige. Je me cale, arme et décoche mais à presque 20 mètres je passe juste au-dessous. Le ragondin se met à l'eau sans hâte. J'irai récupérer ma flèche au retour, je continue à longer le lac quand, au moment où je dépasse l'île, une femelle ragondin et ses 4 petits se jettent à l'eau.

Ils s'immobilisent en surface, je reste immobile. Que faire, je ne veux pas abîmer mes lame neuves et ma lame usagée est plantée dans la berge opposée. Un autre ragondin se met à l'eau au milieu de la digue et vient tranquillement se joindre aux autres. Les ragondins finissent par contourner l'île. Je fais demi-tour pour revenir par la berge opposée et récupérer ma flèche.

Alors que je vais récupérer ma flèche un ragondin remonte sur l'île mais il me repère avant que je n'ai pu récupérer ma flèche et repars en sens inverse. Je longe le lac par la berge boisée. Les ragondins se remettent à l'eau et contournent l'île pour disparaître. Je longe jusqu'à la digue puis reviens par la berge opposée mais ils ont disparu.

Je pars vers les bois un peu plus loin. Au coin de l'un d'eux je tente des appels sans succès puis remonte un peu plus haut et recommence sans plus de réussite. J'ai une vue imprenable sur le lac en contrebas. Des canards prennent le soleil contre la berge opposée. Je remonte encore un peu et recommence mes appels le long d'un chemin forestier. Toujours rien.

Je redescends vers le lac ce qui fait décoller les canards par vagues successives. En me rapprochant j'aperçois un ragondin qui se dirige vers le bout du lac. Il plonge alors que je descends vers lui. Je tente de me faire un passage au travers d'un énorme roncier pour arriver au bord de l'eau mais je dois renoncer à 3 mètres du bord tellement les ronces sont hautes. Je m'apprête à faire demi-tour quand je perçois du mouvement à 10 mètres sur ma gauche, juste à l'angle du lac. Une foulque démarre de sous les ronces et se coule sous la végétation du bord 3 mètres plus loin. Mes yeux se posent alors sur une petite forme, au milieu d'un petit remous, au pied d'un des saules qui poussent les pieds dans l'eau. Je crois reconnaître une tête de ragondin. Je fais demi-tour alors que la forme a disparu sous l'eau.

Je contourne le roncier puis reviens vers le bord du lac au niveau des saules. Je cherche à repérer le ragondin et me poste au ras de l'eau à 4 mètres d'où était la tête tout à l'heure.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Au bout d'un moment un léger mouvement sous la surface de l'eau me fait repérer le ragondin blotti dans les racines du saule. Il commence à s'agiter et ne va pas tarder à refaire surface. J'arme mon arc et attends. Le ragondin a juste le temps de faire surface que ma flèche est déjà partie et le frappe. Il plonge dans un nuage rouge au milieu des racines. 

Ma flèche ne remonte pas, le ragondin non plus quand un mouvement attire mon regard vers le roncier. Je me décale rapidement au ras des ronces alors que mon ragondin passe péniblement sous les ronces qui tombent sur l'eau. Je pose mon arc et me dépêche d'aller à sa rencontre pour l'empêcher de passer dans le roncier. J'écrase les ronces pour progresser tant bien que mal et parviens à l'endroit où j'ai vu rentrer le ragondin.

Il est là immobile, à mes pieds sous 1 mètre de ronces entremêlées et incapable de bouger. Je dois jouer un moment des sécateurs pour parvenir à le saisir par la queue et à l'achever. 

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Ma flèche rentrée au défaut de l'épaule est ressortie entre les pattes avant et n'a pas du toucher les 2 poumons. Je retourne avec ma prise vers le premier ragondin. Un petit vol de sarcelles décolle alors que je longe le second lac. Je remonte la digue du premier lac quand un vol de colverts décolle du bout du lac et un gros plouf retentit. Un ragondin vient de se mettre à l'eau devant moi. Il remonte un peu plus loin et longe la bande de terre. Je tente de le contourner en longeant le bord de l'eau derrière la bande de terre mais le ragondin me repère et traverse vers la berge opposée.

Je prends le pas de course pour l'intercepter en face mais je le perds un instant de vu en passant derrière des arbres et, à mon arrivée, il est déjà calé contre le bord. J'avance doucement en me tenant prêt quand il démarre au pied d'un arbre à 7 ou 8 mètres. J'arme, vise et décoche mais il plonge au même moment et remonte contre la berge opposée pour la longer et rentrer au terrier alors que je récupère ma flèche. 

Après avoir fait une petite photo de mes 2 petites prises je remonte vers la voiture.

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

Je jette un coup d’œil en arrière et aperçois 4 chevreuils qui se dirigent vers l'angle du bois où j'ai joué du Butollo tout à l'heure. Je me dépêche de poser les ragondins et repars en chasse mais je perds les chevreuils de vu derrière des arbres et à mon arrivée je ne les vois plus. Je tente des appels mais rien n'y fait, ils sont rentrés et ne ressortiront pas. Cette fois ci, je rentre.

 

Alex

 

Atteinte :

Le "bois du Turc" au Butollo, 31 décembre 2010

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 13:17

Ce matin, j'ai décidé de revenir faire un tour au chevreuil à Labéjan. Il a bien gelé à nouveau cette nuit et je sais que l'approche sera difficile. Ayant remarqué la veille que les chevrettes étaient réceptives aux appels, je décide de me faire une petite sortie avec mon Butollo. En arrivant, je constate qu'en plus du gel je vais avoir droit au brouillard. Je me gare comme à mon habitude, me prépare puis remonte un peu par la route, escalade le talus et me dirige vers le bosquet où je m'étais posté hier matin. Tout est calme, les chevreuils doivent être encore en vadrouille. Je longe doucement le bosquet en essayant de ne pas faire trop craquer le sol gelé sous mes pas. 2 merles, se poursuivent au sol un peu plus loin puis décollent à mon arrivée. Le soleil se lève dans de jolis teints roses sur la campagne gersoise gelée. 

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

Arrivé au coin du bosquet, je jette un coup d’œil vers le ru mais il est noyé dans le brouillard et je ne vois pas plus loin qu'à 50 mètres, où commence la nappe de brume. Je décide de continuer en crête vers où j'ai vu les premiers chevreuils hier matin. J'avance doucement mais mes pas font un bruit terrible malgré mes précautions. Arrivé au coin du bois, toujours rien, le pré gelé en dessous est désert et ma visibilité ne va même pas jusqu'à la haie du bas. Je décide d'avancer vers la petite haie qui borde la friche un peu plus loin. Je me positionne au bout de la haie. L'ambiance est magique, le givre recouvre tout, pas un bruit dans l'air et ce brouillard qui m'enveloppe.

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

Je lance quelques appels. Immédiatement 2 silhouettes se mettent à se rapprocher dans la brume. Je continue un peu mes appels. Une chevrette et son chevrillard, déjà presque aussi grand quelle, se rapproche rapidement et biaise pour venir se coller contre la haie. Ils montent droit sur moi. Je cesse les appels alors qu'ils sont à 40 mètres. Ils continuent à avancer. Je me penche doucement pour les apercevoir car la haie me les masque. Je finis par les perdre de vue. Vont-ils sortir à droite ou à gauche ? Je regarde alternativement les 2 côtés de la haie, quand je distingue à peine un mouvement qui semble traverser la haie. J'arme mon arc. La chevrette sort à moitié de la haie côté gauche, à 12 mètres et regarde vers moi, mon viseur se pose sur son coffre, elle détourne le regard pour s'avancer. Je décoche mais elle perçoit le mouvement et tente de faire demi-tour. Ma flèche qui la frappe juste sous le menton en sectionnant les cervicales la couche sur place. Je reste un instant sans bouger puis me rapproche doucement. Le chevrillard n'a pas bougé, il est juste à 30 mètres de moi et regarde sa mère.

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

Il finit par s'avancer, traverse la haie et me contourne à bonne distance. Je tente des appels de Butollo mais malgré sa curiosité, il reste hors de portée mais ne semble pas vouloir partir. Je laisse tomber et par voir ma chevrette couchée plus bas. Il finit par s'éloigner doucement en descendant en biais vers le bois, s'arrêtant sans cesse pour regarder vers moi et sa mère. 

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

Ma flèche est en fait rentrée sous le menton, est ressortie au milieu du coup pour se ficher dans l'épaule de la chevrette. Une flèche foudroyante même si ce n'était pas la flèche que je visais. Impossible de ressortir la flèche, je dévisse donc la lame  pour dégager ma flèche puis traîne ma chevrette pour la ramener vers la voiture.

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

Je descends vers la haie pour rattraper le bord du ru et sa bande enherbée. A peine la haie traversée, j'aperçois 3 silhouettes de chevreuils dans le brouillard à 300 mètres sur ma gauche. Je rejoints rapidement une petite haie perpendiculaire au bois, dépose ma chevrette et reprends mon Butollo. Le relief du champ me cache les chevreuils. Je me poste au bord d'une trouée dans la haie, près d'une belle coulée et commence mes appels. Très rapidement, j'aperçois les chevreuils qui arrivent au galop, la chevrette en tête. Ils viennent se planter à 30 mètres de la haie et ne semblent plus vouloir avancer. Les 2 jeunes restent figés alors que la chevrette fait des va et vient parallèlement à la haie au grès de mes appels. J'ai beau tout essayer comme style d'appel, elle ne veut plus venir d'avantage. Je tente des aboiements qui la font venir un peu plus mais elle finit par partir avec ses rejetons vers le sommet du coteau et disparaître dans le brouillard. 

Je reprends ma route en traînant ma chevrette, pas d'autres chevreuils dans le secteur. Je dépose la chevrette à la voiture et pars chasser après le lac que je longe pour aller vers le grand bois.

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

En arrivant au départ du ruisseau, je fais détaler du bosquet 3 chevreuils dont un brocard en velours. Je ne les avais pas vus et mon approche bruyante les a mis en fuite. Je me positionne rapidement au bout de la haie qui longe le ruisseau et commence à appeler au Butollo. Une chevrette qui vient de passer le passage busé 150 mètres en amont regarde immobile dans ma direction. Focalisé par cette dernière, je suis surpris par un grand fracas sur ma gauche à l'angle du bosquet.

Une grosse chevrette vient d'arriver au galop et cherche la provenance des appels. Elle tourne à 25 mètres de moi environ dans le fragon puis fait demi-tour pour rejoindre ses congénères. Je la perds de vue. L'autre chevrette a été rejointe par le brocard et la seconde chevrette arrive. Je continue mes appels mais ils finissent par faire demi-tour et retourne vers le chôme de maïs un peu plus loin.

Je décide d'aller faire le tour du grand bois, plusieurs hérons et aigrettes sont posés à mi-pente dans le champ au-dessus de moi. Je traverse un pâturage au milieu des vaches puis traverse une haie et rattrape la bordure du bois que je suis en faisant des haltes d'observation. Pas de chevreuils.

Je saute un fossé et remonte en longeant un petit bosquet planté au milieu d'une luzerne qui longe le bois. En arrivant au coin du bosquet, une chevrette et son jeune traverse la luzerne au galop pour rejoindre le bois. je m'agenouille et tente le Butollo mais les chevreuils s'arrêtent en crête au ras du bois, regardent vers moi mais ne sont pas décidés à revenir. Je me redresse ce qui les fait fuir immédiatement.

Pas d'autres chevreuils, je reviens vers la voiture en traversant les chômes de maïs levant au passage 2 vanneaux et des alouettes. De retour à la voiture, je pars pour le bois du Turc.

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

Le soleil a chassé le brouillard, un beau vol de vanneaux est posé au milieu de la réserve. Je me gare et par à travers champ vers la crête pour redescendre en longeant les petits bosquets sur la gauche du bois du Turc. Rien en vue, je descends puis contourne le 2ième bosquet par le bas. Arrivé de l'autre côté du bosquet vers l'angle, j'aperçois un chevreuil en haut d'un talus en friche bordé d'une haie de chênes. Je me recule pour observer. Le chevreuil, descend le talus et se met à brouter la tête cachée derrière un genévrier.

Je tente quelques appels de Butollo mais le chevreuil ne réagit pas, je tente donc une approche. Je longe doucement le bosquet, le chevreuil occupé à son repas ne me remarque même pas. Mon approche est assez silencieuse et je gagne mètre après mètres quand un chevreuil démarre juste au-dessus de moi dans le bois et son galop fait démarrer mon chevreuil qui remonte et rejoint 2 autres chevreuils en haut du talus. Je suis repéré, j'attends un moment mais toujours l'un des animaux me regarde puis ils finissent par passer derrière des arbres.

Je tente le tout pour le tout et traverse le pré à découvert pour rejoindre le pied du talus. Les chevreuils aboient et remontent vers la crête. Je longe le dessous du bosquet puis remonte à la crête. Les chevreuils se dirigent vers la route où j'ai fait mon approche quand les chiens de la ferme arrivent à leur rencontre en aboyant. Les chevreuils s'arrêtent puis font demi-tour et reviennent droit sur moi. Je me poste à l'angle d'une mare asséchée et attends un peu mais les chevreuils décident de partir vers le bois du Turc. Je les regarde disparaître puis retourne à la voiture.

Sur le retour, je croise un lièvre se dorant au soleil au coin d'un bosquet et 2 autres chevreuils rentrant au bois.

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

Alex

 

Atteinte :

Une sortie au butollo, 13 décembre 2010

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 21:30

Ce soir, je me gare au bord de la route et pars en descendant un petit ruisseau vers un petit bosquet où je rencontre régulièrement les chevreuils. Je longe sur ma droite un chôme de colza retourné au-dessus duquel se trouve une langue luzerne en entonnoir qui se resserre en montant entre 2 bosquets.

En jetant un coup d’œil dans cette luzerne j’aperçois 2 taches rousses, les chevreuils sont de sortie. Je quitte le bord du ruisseau et remonte en biais vers le coin du bosquet de gauche. En me rapprochant je constate qu’il s’agit d’un beau brocard et d’une chevrette. Arrivé au coin du bois, je constate que le brocard revient en biais en se rapprochant un peu pour rentrer dans le bois à 100 mètres au-dessus de moi. Le terrain un peu vallonné finit par le masquer avant qu’il arrive au bord du bois.

Je décide de tenter une approche par l’intérieur du bois. Je me décale un peu sur ma gauche et rentre dans le bois par un passage très fréquenté par le gibier. Je suis au fond d’une saignée très profonde qui longe la bordure du bois. J’avance doucement en essayant de me couler sans bruit. Je m’arrête régulièrement pour écouter mais c’est le calme plat. Arrivé en face d’une belle coulée qui descend le talus abrupt, je remonte en la suivant pour retomber dans la luzerne. Je reste à l’entrée de la coulée pour observer, une aubépine tombante me fait un écran de camouflage sur ma gauche.

Tout à coup, un chevreuil, que je n’avais pas vu dans le fond de la combe de luzerne, détale en aboyant. C’est une chevrette, elle s’arrête régulièrement pour regarder en arrière tout en aboyant furieusement. Je tente de la calmer en donnant quelques coups de Butollo mais rien n’y fait. Elle passe un moment en bordure du bois d’en face en regardant vers moi et en aboyant.

Au bout d’un petit moment, je me rends compte qu’un autre chevreuil la regarde en haut de la combe, il me semble qu’il s’agit d’une autre chevrette. Je tente alors de la faire venir au Butollo. Je commence mes appels et cherche le bon son. Je constate rapidement que mes appels l’intéressent et que l’appel languissant commence à la faire venir. Elle se rapproche, tantôt en courant, tantôt en marchant et fait de nombreux arrêts puis en se rapprochant elle semble hésiter entre les aboiements de sa congénère et mes appels de Butollo.

Finalement, elle disparaît un moment dans un creux du champ pour réapparaître fonçant droit sur moi. Elle se rapproche assez vite puis à 30 mètres environ commence à s’arrêter régulièrement. J’arme, à couvert derrière mon aubépine tout en gardant le Butollo à la main. J’espace mes appels et elle se rapproche doucement mais sûrement de ma fenêtre de tir.

Je décide de la laisser un peu chercher mais elle finit par s’éloigner en courant. Quelques petits appels la remettent dans le bon sens et elle se rapproche doucement mais sûrement en regardant vers moi, je suis armé et prêt quand elle passe dans la fenêtre de tir. Elle est à peine à 6 mètre. Mon viseur calé sur son épaule, je décoche.

L’impact bien audible ne trompe pas. Elle fait volte-face et s’enfuit dans la pente. Un jet de sang jaillit de sa blessure. Je la perds de vue en bas de la combe et ne la voit pas remonter en face. Je descends doucement dans la direction de fuite et l’aperçois rapidement couchée sur le flanc. Elle a rendu son dernier souffle.

Ma flèche entre au niveau de l’articulation de la patte et ressort au milieu de la cage thoracique du côté opposé en traversant les 2 poumons. Elle a fait 70 mètres. C’est une des 2 chevrettes sans petits que j’ai observé tout cet été sur cette luzerne où elle sortaient tous les soir, ses allaites ne sont pas développées.

une chevrette au Butollo

Alex

 

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une chevrette au Butollo

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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AVERTISSEMENT A MES LECTEURS

Bonjour,

Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

Bonne visite, Alex

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