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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 22:01

Ce soir, je décide d'aller faire un tour sur une commune où j'ai hérité d'un bracelet de tir d'été non réalisé, j'y ai chassé quelques fois durant le mois d'août mais mes sorties n'ont rien donné. Je ne connais pas ce territoire et chasse en me repérant sur une vue aérienne que j'ai imprimée et faite validée par le président de la société de chasse. Le territoire est peu boisé et les champs de tournesol et de maïs arrosés au pivot alternent avec des champs travaillés et des chaumes, c'est à dire que soit les chevreuils sont invisibles, soit ils me voient arriver de loin. De plus, je n'ai pas vu beaucoup de brocard durant cette période. Ce soir, je décide de chasser autour d'une zone entourant une bande de bois serpentant en crête. Je me gare près de la route, au coin d'un champ de tournesol et me prépare, le vent est dans mon dos, je vais marcher un moment jusqu'à un grand bois à 2 ou 3 km puis reviendrai en chassant par-dessus la ligne de bois qui serpente en crête pour chasser à bon vent. Je pars donc en longeant la bande enherbée entre le tournesol et un petit ruisseau.

Tir sanitaire d'une chevrette à 3 pattes

J'avance tranquillement en surveillant les alentours sans voir d'animaux jusqu'à arriver à une route goudronnée. Je continue donc en suivant la route. Au loin, le grand bois est bordé par une grande parcelle de tournesol. Tout à coup, j'aperçois 2 chevreuils à 400 mètres environ, dans l'ombre de bois qui longe la crête, dans un chaume de blé reverdit par les repousses. Je ne peux pas les approcher directement et décide de continuer un peu pour faire une boucle en suivant des haies qui se trouvent un peu plus loin et revenir ainsi vers eux à couvert. Je continue donc à suivre la route un moment pour passer derrière une grosse haie qui part de la route et suit la bordure d'une parcelle de tournesol. De l'autre côté de cette haie, les parcelles sont des chaumes entrecoupés de haies ou de bandes de ronces. En jetant un coup de d'œil sur ce secteur, j'aperçois au loin, à environ 600 mètres, une tâche rousse au milieu d'un chaume couvrant un penchant situé sous un bois de crête. Je décide de me rapprocher, je commence à longer la haie un moment quand du bruit dans cette dernière me fait stopper net, je regarde à ma droite et aperçois plusieurs gros rats se débinant dans la haie, l'un d'eux se plante plein travers près de moi mais je ne suis pas là pour lui et je reprends ma progression. La haie qui borde le bas du grand chaume me cache maintenant la tâche rousse et je décide de couper à travers chaume, à découvert pour rejoindre cette haie qui se termine en bourrelet de ronce de 1,5 m de haut environ. J'avance tranquillement en essayant de ne pas trop faire craquer la végétation sous mes pas et rejoins ainsi la haie.

Je me décale doucement à droite, jusqu'à ce que la hauteur de la haie me permette de voir le grand chaume derrière puis me poste pour observer un moment. La tâche rousse a disparue, j'insiste et cherche encore au cas où un chevreuil serait couché au milieu de ce grand chaume quand j'aperçois une toute petite tache rousse qui dépasse à peine du chaume. Peut-être des oreilles mais cette tâche est à 300 mètres environ et, sans jumelle, je ne suis pas sûr de mon interprétation. J'ai pris mon Buttolo à la poche et décide de tenter quelques appels. Dès les premiers couinements, un chevreuil se lève dans le chaume à environ 300 mètres mais plus à gauche que la tâche rousse. Il regarde vers moi sans me voir et je n'arrive pas à dire si c’est une chevrette ou un jeune brocard. Je tente encore des appels, le chevreuil fait péniblement un pas vers moi. Quelque chose ne va pas, il semble déséquilibré du train arrière. Je continue à appeler mais après 2 ou 3 pas pénibles dans ma direction, le chevreuil fait demi-tour et commence à remonter vers le bois en broutant. Je le regarde un instant s'éloigner puis décide de tenter le tout pour le tout, je change l'intonation de mes appels qui deviennent brefs et puissants. Le chevreuil se retourne et commence à venir vers moi en boitant sévèrement. Je continue mes appels, le chevreuil arrive quelques pas par quelques pas, en marquants des pauses pour regarder vers moi. Je garde son attention en continuant mes appels et petit à petit, il arrive sur moi. Je finis par identifier une chevrette. Le vent souffle dans mon dos et j'espère qu'elle ne va pas couper la direction du vent en descendant.

Elle vient s'arrêter à environ 50 mètres, presque dans la direction du vent et je crains de la voir partir mais alors que j'appelle encore elle reprend sa marche vers moi. Elle arrive de plus en plus décidée mais toujours en boitant sévèrement et je finis par me rendre compte qu'une de ses pattes arrière est amputée au niveau de l'articulation. Ses pauses s'espacent et elle se rapproche de plus en plus rapidement malgré le vent qui ne m'est pas favorable. Je décide de la filmer un peu mais la voyant arriver rapidement, je coupe rapidement mon appareil photo pour reprendre mon arc.

La chevrette qui marquait jusqu'à présent des arrêts fréquents vient maintenant droit sur moi sans arrêter mais en boitant sévèrement et je crains de ne pas pouvoir tirer sil elle s'arrête derrière les ronces. J'arme doucement mon arc alors qu'elle est à moins de 5 mètres derrière les ronces et elle finit par s'arrêter à moins de 4 mètres de 3/4 face. Je la distingue au travers des ronces mais ma fenêtre de tir est minuscule. J'aligne ma visée sur son épaule et décoche. Sans voir mon atteinte, j'ai bien entendu l'impact et la chevrette file derrière la haie sur ma gauche. 20 mètres sur ma gauche, la haie fait un angle droit et bifurque à droite. La chevrette qui a suivi la haie réapparaît à environ 40 mètres, elle titube et tend la tête vers le ciel, pousse quelques sortes d'aboiement éraillés puis s'effondre. Un brocard surgit alors du bois en crête et traverse le chaume pour rentrer à environ 80 mètres dans la haie en aboyant. Il aboie un moment derrière la haie. La chevrette se débat un peu au sol puis s'immobilise. Je quitte mon poste et pars à sa rencontre. Je récupère au passage ma flèche fichée au sol. Un morceau de poumon sort par la plaie d'entrée de ma flèche. Le brocard aboie encore un moment avant de s'éloigner.

Tir sanitaire d'une chevrette à 3 pattes

L'état sanitaire de l'animal ne semble pas très bon, elle pèse à peine le poids d'un gros chevrillard de fin d'année, ses côtes sont dessinées sous son pelage. Je me rends alors compte que j'ai oublié le bracelet à ma voiture, je repars donc la chercher après une petite séance de photos souvenir en laissant la chevrette sur place.

Tir sanitaire d'une chevrette à 3 pattes

Je reviens, un moment après, pour apposer le bracelet alors que la nuit tombe et en profite pour examiner un peu plus son moignon. La patte est coupée 10 centimètres sous l'articulation

Tir sanitaire d'une chevrette à 3 pattes

la blessure est ancienne, certainement due à une balle ou des plombs. Le moignon est bien cicatrisé et la chevrette s'appuyait dessus pour marcher.

Tir sanitaire d'une chevrette à 3 pattes

Au dépeçage, je constate que la patte arrière amputée est atrophiée au niveau de la cuisse et que les poumons de l'animal sont infestés de long vers blanc d'environ 10 cm et très fins. Je suis très content d'avoir fléché cette chevrette plutôt qu'un brocard en pleine santé.

 

Alex

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 21:58

Ce soir, je retourne chasser sur la zone de maïs de Labéjan. Je me gare près des maïs en haut de la cote. Je me prépare et contrôle le vent, il souffle en suivant la bordure du maïs de droite à gauche. Je rejoins donc la bordure haute du champ de maïs pour la longer à mauvais vent en direction du champ de luzerne. Arrivée au coin du maïs, je jette un coup d'œil sur la luzerne. Pas de chevreuil, le vent me porte la bonne odeur des balles de foin qui borde le champ de maïs. Je suis la bordure du maïs et rejoins le coin du bois pour descendre vers le bas de la parcelle de maïs en longeant doucement entre la culture et le bois. Le sol est craquant à cause des nombreux glands qui le jonchent. J'avance doucement pour essayer de rester silencieux. Pas de chevreuil en vue, je rejoins le bas du champ et commence à longer la haie qui sépare le maïs d'un champ de tournesol. J'avance doucement en surveillant les passages de canon. En arrivant au niveau d'une trouée dans la haie, je constate que la parcelle de tournesol a été moissonnée. J'arrive au pied du bosquet entouré par le maïs sans avoir vu de chevreuil. Les passages de canon sont propres, le girobroyeur a bien travaillé. Je rejoins la bande de maïs qui descend vers le fond de la combe et en suis la bordure. La pointe d'herbes hautes a été broyée ainsi que la bande d'herbes en bas du maïs, j'avance doucement en la suivant, un sanglier d'environ 50 kilos est passé dans une ornière boueuse laissée par le passage du tracteur. Les passages de canon très sales ont été nettoyés et en haut du second, j'aperçois un chevreuil au gagnage, je décide de tenter une approche et commence à remonter doucement en collant au maximum la bordure de gauche. Je m'arrête régulièrement quand le chevreuil arrête de manger mais arrive à progresser assez rapidement. Il semble qu'il s'agisse d'une chevrette, au bout d'un moment elle rentre sur la gauche du passage dans le maïs. J'en profite pour avancer plus vite, couvert par le bruit des feuilles de maïs agitées par le vent. En arrivant près de la zone où elle a disparue, je ralentis et avance tout doucement pour tenter de l'apercevoir dans les rangs qui sont maintenant perpendiculaires au passage de canon. Impossible de la voir, je ressors sur le haut du champ et le longe à bon vent pour essayer de la voir en bordure du champ mais arrivé au coin du maïs pas de chevreuil en vue.

Je pars à travers le champ de colza retourné pour rejoindre le chemin de terre qui rejoint la crête. En longeant le chemin de terre, je jette un coup d'œil à droite et à gauche sans voir de chevreuil. Le chemin bifurque à 90° au-dessus du bosquet au pied duquel j'ai fléché le brocard malade l'autre jour. Je jette un coup d'œil sur le semé de colza. Toujours rien, je décide de biaiser pour rejoindre le haut du bosquet au lieu de longer le bas comme d'habitude. Arrivé au coin du bosquet, je marque une pause pour observer mais rien en vue, je longe tranquillement le bosquet jusqu'à arriver au coin bas du petit bois. Je marque une pause pour observer les alentours et en me penchant, j'aperçois une chevrette et ses 2 chevrillards dans le semé de colza à 5 ou 6 mètres de fossé qui longe le fond de la combe, à environ 150 mètres. Le vent n'est pas bon, il souffle dans mon dos. J'ai pris mon Butollo ce soir pour l'essayer, je tente quelques appels, la chevrette regarde vers moi mais ne bouge pas, j'insiste mais toujours rien. L'approche risque d'être très difficile, impossible de longer le bosquet à découvert, ma seule chance est de rejoindre le fossé à découvert, de le traverser et de revenir vers les chevreuils en suivant derrière la bande de végétation claire-semée pour tenter de me rapprocher. J'attends un moment que la chevrette se remette à brouter puis encore un instant pour vérifier qu'elle m'a bien oublié puis je recule dans le champ caché derrière le bosquet pour rejoindre un léger creux du terrain puis je me baisse doucement et commence à avancer à 4 pattes dans le creux en surveillant par moment les chevreuils et relevant doucement la tête. Je traverse ainsi la bande de champ travaillé et arrive à la bande enherbée qui borde le fossé mais le relief du terrain ne me cache plus. Je progresse donc au plus près du sol, très lentement et stoppant à chaque fois que les chevreuils relèvent la tête. Je profite d'un moment d'inattention de la petite famille pour descende doucement dans le fossé de plus d'un mètre de profondeur, ils ne m'ont pas vu, j'escalade d'un bon le talus du fossé mais mon Butollo dans ma poche couine tout seul et puissamment avec la pression de mon pantalon. Arrivé derrière le bourrelet de ronces, j'observe les chevreuils qui n'ont pas réagi et broute toujours.

Je commence mon approche lente, voûté derrière le bourrelet de ronces et les touffes de végétation disparates. Petit à petit, en faisant des pauses à chaque fois que la chevrette relève la tête, j'arrive au niveau d'une zone de végétation derrière laquelle je peux me redresser pour observer les chevreuils.

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

Ils sont à 50 mètres environ mais la chevrette commence à biaiser vers la bordure du bosquet. les chevrillards suivent à 20 mètres en arrière environ, l'un semble 2 fois plus grand que l'autre. Je décide de retenter quelques appels au Buttolo. La chevrette s'arrête net et regarde vers moi, elle hésite un peu puis revient vers le fossé pour arriver juste au bord de ce dernier comme pour le traverser. J'arrête mes appels, le vent et toujours dans mon dos et suit le fossé mais la chevrette va me sentir si elle le traverse. Je reste immobile et observe en espérant la voir venir en longeant le fossé. Elle finit par se raviser et arrive en longeant le fossé tout en s'en éloignant de 3 mètres. Elle vient vers moi doucement en s'arrêtant par moment pour brouter. Je reste immobile, petit à petit, elle arrive, les chevrillards sont toujours en retrait mais s'avancent doucement. Elle n'est plus qu'à 15 mètres et recommence à biaiser pour se rapprocher du fossé. J'arme doucement mon arc, elle vient se planter de 3/4 face à moins de 10 mètres près du fossé. J'ai une fenêtre de tir au travers de la végétation sur son poitrail. J'aligne ma visée derrière son épaule et décoche. L'impact retentit mais je n'ai pas vu mon atteinte, elle fait volte-face et longe un peu le fossé puis le franchit d'un bon pour venir se planter plein travers à un peu plus de 20 mètres. Elle regarde autour d'elle, vacille et tombe sur le flanc. Les chevrillards ont fui vers le coin du bosquet et viennent de s'arrêter, leur arrière train ébouriffé. La chevrette s'immobilise rapidement après avoir battu un court instant des pattes. Ils finissent par passer derrière le bosquet et je les perds de vue. Je réencoche une flèche, franchis le fossé d'un bon et presse le pas pour rejoindre le coin du bosquet où je tente de les apercevoir mais ils doivent déjà être à couvert, impossible de les voir. Je longe doucement le bosquet mais toujours rien. Je retourne vers ma chevrette, de l'écume rouge clair sort de l'entrée de ma flèche,

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

j'examine la sortie juste aux dernières côtes du côté opposé, ma flèche a traversé les poumons et le foie. Je regarde ses tétines, elles sont sèches, je les presse mais rien, elle n'allaitait plus depuis un moment, les chevrillards n'étaient peut-être pas les siens. Le bas du corps encore roux contraste avec le gris du poil d'hivers qui recouvre déjà le reste de son corps.

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

Le bracelet apposé, je retraverse le fossé avec ma chevrette puis cherche un moment ma flèche mais impossible de la retrouver. J'attache donc les 4 pattes ensemble et la charge sur mon épaule pour remonter vers le chemin de crête où je la dépose derrière une haie pour venir la chercher en voiture.

Alors que le chemin redescend, j'aperçois un chevreuil près de l'angle du bois qui longe la crête puis descends vers le fond de la combe. Je descends jusqu'à le perdre de vue derrière le relief du champ puis quitte le chemin pour rejoindre l'angle de la bande de maïs, je suis ensuite doucement la bordure de la culture derrière le second rang en profitant du vent qui agite le maïs mais alors que je devrais revoir le chevreuil, je me rends compte qu'il a disparu. Je laisse donc tomber et remonte vers le bosquet en suivant le maïs puis longe entre le bosquet et les céréales pour rejoindre le haut du champ et le longer à mauvais vent pour refaire la boucle du début de soirée. En redescendant le long du maïs en suivant la bordure de la luzerne, j'aperçois un très gros lièvre qui broute en contrebas contre le bois. Il finit par me voir alors que je continue à avancer et rentre au bois. Arrivé au coin du bois qui remonte contre la maïs, je continue à longer le maïs en essayant d'éviter les glands au sol. Arrivé en bas du champ, je le longe maintenant en suivant la haie et en surveillant les passages de maïs, au troisième passage, j'aperçois une chevrette tournée vers la gauche, à un peu plus de 20 mètres sur la gauche du passage, elle mange au sol.

Je me cale derrière l'angle droit du passage et tente des appels au Butollo mais elle redresse la tête et regarde vers moi sans vouloir venir. J'insiste un peu mais impossible de la faire venir. Je remets donc l'appeau à la poche. Et attends un bon moment qu'elle m'oublie et rebaisse la tête. La luminosité commence à baisser. Le temps passe puis la chevrette se remet à manger. J'attends un court instant pour être sûr qu'il ne s'agit pas d'une feinte puis tente d'avancer un peu pour me positionner en condition de tir. J'arrive à gagner 3 rangs de maïs et me cale contre la bordure dans le creux laissé par le manque de quelques pieds de maïs mais la chevrette redresse la tête au même moment. Elle a dû détecter le mouvement et regarde fixement vers moi. Je reste immobile et attends qu'elle se remette à manger mais elle finit par se tourner de cul pour remonter de 2 mètres, d'un pas saccadé, en suivant la gauche du passage. J'en profite pour armer mon arc et aligner ma visée. La chevrette bifurque et se tourne plein travers pour s'arrêter à environ 20 mètres au milieu du passage de canon. Ma visée calée, je décoche. Au même moment la chevrette fait volte-face pour repartir vers la gauche dans le maïs. Ma flèche la heurte avec un bruit de fracture dans l'arrière train alors qu'elle vient de se retourner. Elle s'effondre au sol puis se traîne dans le maïs avec ma flèche encore en travers de ses cuissots. Je me précipite mais l'aperçois dans le maïs, elle n'a fait que 5 mètres et finit de mourir. Je laisse donc faire et constate que le sang est abondant dès l'impact

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

et très abondant à l'entrée dans le maïs.

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

Rapidement la chevrette s'immobilise. Je m'avance donc pour aller la chercher, ma flèche, que je retrouve cassée en 2 morceaux sur la trajectoire de fuite, a cassé le fémur à l'entrée et sectionné les artère fémorales provoquant une hémorragie massive et une mort très rapide.

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

J'ai eu pas mal de chance malgré ma très mauvaise flèche. Le bracelet apposé, je la charge sur mon dos pour remonter à ma voiture alors que la nuit tombe. Une fois à ma voiture, je pars chercher ma première chevrette avant de rentrer chez moi.

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

Alex

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 22:10

Ce soir, je pars à la chasse sans réelle conviction, il pleut depuis plusieurs jours et il fait beaucoup de vent mais ce soir le soleil semble vouloir faire une percée. Je me gare au bord de la route et me prépare alors que le ciel se couvre au loin et des rideaux de pluie qui arrosent la campagne au loin sont visibles d'ici. Je me dirige vers un bois un peu plus loin à travers une prairie puis rentre par une grosse coulée pour ne poster à 30 mètres environ du bord du bois au pied de 3 chênes. J'accroche mon arc, une flèche encochée, à une branchette d'un des chênes. Je suis à peine posté que le soleil disparaît et qu'un déluge s'abat sur moi. Je fais le dos rond en attendant que ça passe. Au bout de 15 minutes environ, la pluie cesse et le soleil revient mais un fort vent couplé aux gouttes qui tombent des arbres masquent les bruits de la forêt. Je ne peux compter que sur mes yeux. Je balaye le sous-bois des yeux quand, tout à coup, j'aperçois une chevrette plein travers à 10 mètres environ au-dessus de moi sur ma gauche. Elle sort de nulle part et regarde vers la lisière du bois, à l'opposé de ma direction.

Je tente de me retourner doucement pour attraper mon arc sur ma droite, le saisis et me retourne doucement vers la chevrette en accrochant mon décocheur. Elle regarde vers moi, je me penche très doucement pour mettre un chêne entre nos regards et arme doucement mon arc sans qu'elle ne bouge. Je prends la visée, son coffre est dégagé entre 2 petits arbres, je décoche rapidement. Ma flèche traverse la chevrette avec un bruit caractéristique d'un flèche de coffre et se fiche au sol. Elle démarre, je la perds de vue au bout d'environ 20 mètres de fuite. J'attends environ 15 minutes avant d'aller vérifier mon tir. Ma flèche plantée au sol est couverte de contenu stomacal et ne porte pas de trace de sang.

Une chevrette à l'affût, 28 décembre 2013

A peu près à l'emplacement où se trouvait la chevrette, je trouve les premières traces de sang sur les feuilles mortes. 

Une chevrette à l'affût, 28 décembre 2013

Sur la zone du tir, une grosse touffe de poil est posée au sol.

Une chevrette à l'affût, 28 décembre 2013

A peu près, à l'endroit où j'ai perdu mon chevreuil de vue, un bruit de pattes qui frappent la végétation se fait entendre. Je connais bien ce bruit et je suis persuadé que mon chevreuil est entrain de finir de mourir. Je commence donc à suivre, mon arc à la main, la piste de sang très marquée et très facile à suivre.

Une chevrette à l'affût, 28 décembre 2013

Alors que j'arrive à environ 5 mètres de mon chevreuil, ce dernier se relève et s'éloigne avec beaucoup de difficultés. Des plis d'intestin sortent par le trou de sortie de ma flèche qui semble être sortie très en arrière, juste devant le cuissot. La chevrette prend la descente du talus et disparaît. Je me fige un moment et attends un peu que le bruit cesse puis je m'approche de la couche du chevreuil qui est maculée de sang.

Une chevrette à l'affût, 28 décembre 2013

Je récupère ma flèche et retourne à mon poste pour attendre un petit moment, environ 15 minutes plus tard, je retourne à ma voiture pour chercher Hémo. Je retourne au premier sang avec Hémo qui prend timidement la piste et hésite un peu puis finit par prendre la descente du chevreuil, 5 mètres plus loin une nouvelle couche maculée de sang marque le sol. Hémo commence à donner de la voix. Il tire sur sa longe en couinant, en levant les yeux j'aperçois ma chevrette qui n'est qu'à 6 ou 7 mètres devant moi, un peu plus bas, couchée sur le ventre, tête haute, au pied de petits arbres. Hémo est comme un fou, j'attache sa longe à un arbre pour tenter une flèche d'achèvement, la chevrette ne bouge pas mais les branches m'empêchent de tenter un tir. J'essaie de me décaler mais la chevrette se relève et part péniblement sur environ 5 mètres en vacillant puis se recouche. Je m'avance doucement et cherche une fenêtre de tir mais seuls la tête et le cou de l'animal sont dégagés. Ne voulant pas risquer de la relever et voulant en finir rapidement, je vise la base du crâne et décoche mais ma flèche un peu plus basse touche toute de même les cervicales et couche ma chevrette sur place.

Je lâche Hémo qui se précipite pour piller le chevreuil qui se débat encore un peu.

Une chevrette à l'affût, 28 décembre 2013

Il ne reste plus qu'à récupérer ma flèche, mettre le bracelet et remonter le chevreuil à la voiture en essayant de faire suivre Hémo dont la longe s'accroche à tous les arbustes alors que la nuit tombe. Ma flèche rentre en fait basse à environ 15 cm du coude et ressort juste devant le cuissot puis traverse le cuissot. J'ai un peu de mal à comprendre la trajectoire de ma flèche alors que je tire ma chevrette plein travers et que je ne la vois pas réagir avant le tir.

Une chevrette à l'affût, 28 décembre 2013

Alex

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 12:48

Sortie du matin : 

 

Ce matin, je pars pour Labéjan autour de mon lac favori pour tenter une approche sur un chevreuil, cette année les chevreuils semblent beaucoup moins nombreux sur la commune et, lors de mes sorties répétées, je vois peux de chevreuils, j'espère en voir d'avantage quand les maïs seront moissonnés bien que l'approche sera alors beaucoup plus compliquée. Malgré cela, j'ai cette année un taux de réussite assez important vu que je ne sors plus autant qu'avant.

En route, alors qu'il fait encore nuit, j'aperçois un chevreuil dans mes phares alors que j'arrive au pont qui franchit le Sousson en limite de Durban et de Labéjan. L'animal qui s'apprête à traverser le pont en direction de Duban fait volte-face et saute dans le champ sur la droite de la route. Je le regarde s'éloigner en direction du stade de foot de Labéjan situé à quelques centaines de mètres. Il s'agit certainement d'une chevrette que j'ai pu observer plusieurs fois cette année à un peu toutes les heures de la journée. Son gîte doit se trouver dans la bordure boisée du ruisseau.

Je poursuis ma route mais au lieu de remonter comme d'habitude par la route qui longe le bois du Turc, je poursuis jusqu'à la suivante pour aller me garer près de la ferme pour chasser au lever du jour la petite parcelle de maïs isolée qui redescend sur le penchant opposé à celui qui descend vers le lac. Je suis un peu en avance et attends que le jour se lève un peu en me préparant puis je pars vers la culture mais elle a été moissonnée. Je jette tout de même un coup d’œil pour tenter de voir des chevreuils mais le coin semble désert. Un vent soutenu souffle ce matin. 

Je fais demi-tour et reviens vers la route que je longe un moment en crête avant de prendre à travers champ pour redescendre entre un bosquet et le bois qui borde une partie de la parcelle de maïs restante. Arrivé au coin du bois, je jette un coup d’œil sur la bande enherbée, pas de chevreuil, je commence à longer le maïs à mauvais vent. Le sol détrempé est très bruyant, chaque pas fais un bruit terrible dans la boue. J'arrive doucement au coin du maïs et jette un coup d’œil sur le côté suivant mais pas de chevreuil. Je redescends donc tranquillement vers le ru. Je jette un coup d’œil au premier passage de canon, pas de chevreuil. Alors que j'arrive au second passage de canon, un animal démarre dans le maïs sans que je puisse le voir. Je poursuis jusqu'au passage mais ne vois rien, à quelques mètres du passage une large bande de maïs a été moissonnée, je regarde pour voir si je peux voir traverser quelque chose mais rien.

Je reviens sur mes pas et m'avance doucement dans le passage de canon, un peu plus loin un lièvre traverse à 30 mètres devant moi. Arrivé au milieu du passage, je fais demi-tour et pars pour longer le second passage, au bout du second passage de canon sans avoir vu d'animaux, je décide partir chasser autour d'une autre petite parcelle de maïs à environ 500 mètres près d'un autre lac.

Je traverse la route, longe le lac puis remonte en suivant le grand chaume de maïs pour rejoindre la route de crête que je traverse pour redescendre vers le bout du lac entouré de bois avant de remonter vers le maïs. Je longe doucement la largeur puis la longueur du bas du champ sans rien voir à part quelques volées de pinsons dont le décollage me fait parfois croire à un animal qui démarre dans la culture. Je retombe sur la route et reviens vers la route de crête avant de reprendre à travers champ vers quelques bosquets où se trouvent souvent des chevreuils. Je rattrape la bordure d'une longue bande de bois et commence à la longer, par le haut, avec le vent de face, quand un animal démarre tout près sur ma gauche, dans les épines noires. Il casse pas mal de bois puis le bruit s'arrête, je tente de rentrer sans bruit dans le bois assez clair mais je ne vois rien, je cherche le gîte de l'animal sans succès, pensant qu'il s'agissait d'un gros sanglier puis je reprends ma route. Je contourne un grand bois puis remonte à travers champ vers un chemin de terre en crête qui revient vers la ferme. Pas le moindre chevreuil en vue jusqu'à ma voiture.

Je décide de rentrer, il est presque 10 heures. Sur le retour, je décide tout de même d'aller faire un tour vers le stade de foot au cas où le chevreuil vu ce matin serait toujours par là. Je suis donc la route qui longe les champs qui bordent le Sousson quand j'aperçois une chevrette dans une petite parcelle coincée entre un fossé bordé d'arbustes et de ronces sur sa gauche et un ru bordé de grands arbres sur sa droite. Le chevrette avance vers la bordure du fossé, je poursuis ma route comme si de rien n'était et me gare à environ 300 mètres près du stade. Le vent est bon, il longe le Sousson en venant face à moi. Je longe sous le talus du champ en suivant un chemin de terre qui poursuit le chemin goudronné où je me suis garé et traverse le Sousson au niveau d'un passage à gué. Je remonte ensuite le talus pour longer le ruisseau en me plaquant le plus possible à la bordure d'arbres qui le longe.

La bordure de ronces et de buissons me masque la chevrette, j'avance tout de même assez rapidement craignant la voir sortir à découvert en traversant le fossé. Je suis encore à 150 mètres environ quand j'aperçois du mouvement derrière le fossé. Je me fige et aperçois 2 chevreuils qui partent au trot vers la bordure du ruisseau, je les perds rapidement de vue. Je tente de me rapprocher rapidement mais j'aperçois vite les chevreuils qui me regardent arriver au bord du ruisseau. Je me fige, ils redémarrent pour s'arrêter au bord du ru au niveau de son arrivée au Sousson. Je tente de m'avancer un peu, ils hésitent un peu puis franchissent le ru grossi par les fortes pluies de ces derniers jours.

Je décide de changer de stratégie, je reviens rapidement vers la route puis la longe jusqu'à la haie qui borde le ru. Cette dernière fait un angle droit au bord de la voirie et la longe un petit moment. Je jette un coup d’œil au travers de la haie et aperçois les 2 chevreuils arrêtés au bord du Sousson à environ 100 mètres du ru. Je traverse la route et descends dans un fossé profond en contrebas de la chaussée qui me permet d'avancer à couvert, un peu voûté, sur 200 mètres environ dans l'eau jusqu'à mi mollet. Mes chaussures de marche sont pleines d'eau. Je surveille par moment, en me redressant, la position des chevreuils mais ces derniers sembles paisibles et ont même recommencé à brouter. Je rattrape rapidement le bout d'une haie qui descend vers la route et passe derrière à couvert pour faire un grand détour car le niveau du fossé qui rattrape doucement celui de la route ne va plus me permettre d'avancer caché. Je jette un coup d’œil aux chevreuils qui restent calmes puis je remonte dans les coteaux caché derrière la haie. Je profite du relief du terrain pour rejoindre une haie parallèle qui redescend vers la route. Je passe derrière, les chevreuils semblent m'avoir vu mais la forte distance ne les rend pas plus inquiets que ça.

Voûté au maximum pour profiter de la haie et du relief du terrain, je rejoins à travers une prairie le bout d'une haie épaisse qui borde la route. Je fais une pause assez longue pour observer les chevreuils. Il me faut traverser la route sans être vu. La chevrette observe les voitures qui passent sur la route mais restent tranquille. Je tente ma chance, je traverse la route et rentre dans un autre fossé assez profond qui borde la droite de la route pour rejoindre le Sousson. Il me semble que la chevrette qui est à plus de 150 mètres regardait vers moi. J'avance d'environ 30 ou 40 mètres dans le fossé plein d'eau puis escalade un peu le talus pour observer les chevreuils, ils sont toujours tranquilles et avancent doucement en broutant vers le pont. Je continue à avancer rapidement en les surveillant tous les 30 mètres environ. Toujours aucun signe d'inquiétude.

J'arrive au niveau du pont, la courbure sortante du ruisseau me permet de sortir à découvert sur la route sans être vu, caché par les arbres qui bordent le Sousson. Je traverse doucement la route, descends le talus et rentre dans la bordure boisée du ruisseau, le vent soutenu est face à moi. J'avance très doucement en calculant mes pas et en tentant d'apercevoir les chevreuils. Je slalome entre les chênes en collant la bordure du cours d'eau au maximum. Je finis par apercevoir les chevreuils après environ 40 mètres d'approche, il s'agit d'une chevrette et de son jeune, un petit mâle reconnaissable aux petites bosses sur son crâne. J'avance très doucement à leur rencontre alors qu'ils avancent tout doucement en broutant. J'avance ainsi jusqu'à 5 mètres environ un petit virage sortant du ruisseau et me poste en observation. La chevrette observe souvent vers la route alors que son jeune insouciant broute tranquillement. Le chevrillard rejoint sa mère et s'en suit une petite séance de toilettage mutuel. Ils sont à environ 25 mètres.

La chevrette finit par reprendre sa marche, je sors mon carquois pour éviter d'accrocher une branche à l'armement mais la fixation qui force un peu lâche d'un coup et produit un petit bruit en heurtant ma cuisse. Je me fige, la chevrette regarde vers moi mais ne me voit pas puis elle se tranquillise rapidement. Je reste immobile et pose mon carquois au sol en appui contre un arbuste. Je surveille régulièrement le vent en lâchant de petites feuilles en l'air, il souffle presque face à moi, un peu en biais vers le ruisseau, tout va bien. Tout à coup, alors que je surveille le chevrillard, je perds la chevrette de vue. Je la cherche un moment du regard puis aperçois la tache blanche de son postérieur entrain de rentrer dans la bande boisée du bord du ruisseau. Le chevrillard, resté en retrait, s'avance pour la suivre. Le ruisseau est en crue et je ne pense pas les voir traverser mais au cas où, je reprends mon carquois à la main et m'avance un peu pour pouvoir les tirer dans le ruisseau si ils décident de traverser mais les chevreuils se ravisent et reviennent sur leur pas pour reprendre la bande enherbée et revenir vers moi.

Je suis toujours dans la bande boisée qui suit le Sousson. Je pose mon carquois, m'agenouille doucement dans un creux du terrain et laisse venir. Une grosse touffe d'herbe posée sur un bourrelet de terre me fait un bon écran de camouflage. La chevrette arrive d'un pas lent, sa tête passe derrière la touffe d'herbe, j'arme mon arc, elle ressort à découvert plein travers alors que mon viseur se pose au défaut de son épaule, elle n'est qu'à 5 mètres, je décoche. Ma flèche rentre pile où je la voulais, les 2 chevreuils démarrent brusquement et remontent à toutes pattes vers la route mais rapidement la chevrette vacille, un bout de poumon sort par le trou de sortie à peine un peu plus bas et en arrière que le trou d'entrée. Elle chute à 40 mètres environ, tente de se relever, se débat un peu puis s'immobilise. Le chevrillard continue sans se retourner et ralentit juste en arrivant à la route qu'il traverse au pas. Il s'arrête un moment de l'autre côté de la chaussée mais ne se retourne toujours pas puis descend le talus et s'éloigne en remontant le coteau le long de la haie que j'ai utilisé pour faire ma boucle tout à l'heure.

Je quitte mon poste et pars droit sur ma chevrette qui est déjà morte. Le bout de poumon s'est détaché dans la chute et gît à 1 mètre de la chevrette. Je cherche un peu ma flèche mais sans parvenir à la retrouver. J'appose donc le bracelet et charge la chevrette sur mes épaules pour revenir à la voiture.   

Une très belle approche, 18 novembre 2013

Alex

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 11:35

Ce matin, je change un peu de secteur de chasse, toujours sur Labéjan, je décide de chasser sous le cimetière. Arrivé au lever du jour, je me prépare puis observe du cimetière la combe que je domine. Des vaches ont été mises dans la pâture au tour du lac. Je sais que j'ai donc peu de chance de voir des chevreuils dans le secteur. Je descends donc rapidement et rattrape le ruisseau qui suit le fond de la combe et le longe. Un bois sur ma droite, un champ travaillé qui remonte à ma gauche vers un autre bois à 70 ou 80 mètres qui commence à mi pente et couvre la crête et le penchant suivant, pas de chevreuil en vue.

J'arrive au bout du bois et me poste un peu à couvert puis commence à appeler un moment au Butollo mais rien ne vient. Je continue à longer le ru puis traverse le champ travaillé pour rejoindre le bout du bois qui remonte sur le versant de gauche. En arrivant au coin du bois j'aperçois 2 chevreuils à environ 200 mètres qui descendent le penchant suivant couvert de luzerne et se dirigent vers le bois. Je tente de les appeler au Butollo mais, au lieu de venir, ils regardent un moment vers moi puis pressent le pas pour rejoindre le bois. Je longe un peu le bois puis remonte par une coulée pour rattraper la crête du bois et le suis pour tenter de recouper les chevreuils un peu plus loin mais je vais traverser le bois dans la longueur sans voir les chevreuils.

Je rejoins ensuite la route de crête pour passer sur le versant suivant mais je m'avance un peu trop vite, une chevrette en lisière du bois qui sortait m'aperçois et rentre à couvert. Je traverse la pâture des vaches inoccupée actuellement et rejoins le bois un peu plus bas que l'entrée du chevreuil. Une fois dans le bois, je me cale derrière un gros arbre puis commence à appeler au Butollo. Assez rapidement, un galop retentit dans mon dos, dans une langue de pré qui rentre dans le bois en contrebas mais caché par le talus du bois. Je me retourne et continue à appeler mais de chevreuil que je n'ai pas pu voir a fait demi-tour et repart en aboyant.

Je quitte mon poste, traverse la langue de pré et remonte le penchant de bois qui suit le pré. J'appelle à nouveau, un animal remonte dans les ronces près de mon ancien poste. Je ne peux pas le voir mais entends les craquements. Le calme revient rapidement, je progresse dans le bois en appelant tous les 100 mètres environ sans résultat. Je ressors du bois puis traverse un champ labouré puis la route et descend vers le lac du Lion à travers champ. Je rejoins le petit ru qui démarre dans la combe du champ, encaissé dans une bande boisée et rejoint le lac. Un vol de colverts décolle du lac, un vol de cormorans passe également au-dessus du plan d'eau et l'un d'eux poser sur le lac prend son envol en pédalant sur l'eau. Je longe le lac par la droite puis remonte vers le bois en crête et recommence à appeler en suivant, sous la crête, un chemin forestier en m'arrêtant régulièrement.

Pas de chevreuil, arrivé au bout du bois le terrain descend sur une pente raide qui aboutit sur un chemin de terre qui rejoint la N21 à une route de crête qui surplombe le lac du Lion. Je rejoins ce chemin de terre puis le remonte vers la route de crête. Sur ma droite, le terrain remonte vers un bois en crête, Le chemin de terre m'amène au coin de ce bois. Un chemin longe le bas du bois mais la végétation semble avoir bien poussé et l'approche risque d'être compliquée. Je décide de passer par le dessus du bois. Tout à coup, alors que j'arrive à l'autre angle du bois, j'aperçois le cul d'une chevrette qui broute au sommet d'un talus qui domine le chemin d'environ 2,5 mètres.

Elle est à 20 mètres environ, de cul et me domine, l'approche ne sera pas facile, si le chevreuil relève la tête, il me verra forcement. Il me faut faire vite pour me rapprocher mais rester silencieux. Je me rapproche donc rapidement aidé par un vent de face soutenu, le sol mouillé est silencieux. J'arrive sans difficulté à 10 mètres, arme mon arc, la chevrette est de 3/4 arrière assez fermé presque de cul. Je prends la visée devant le cuissot droit et décoche. Ma flèche frappe la chevrette qui démarre aussitôt. Son estomac, son foie et une partie de ses viscères pendent par le trou d'entrée de la flèche. La chevrette s'éloigne péniblement, descend le talus, traverse le chemin, descend un autre talus et se fige à quelques mètres dans le semé de blé. Elle n'a pas fait 20 mètres, elle commence à chanceler et lutte par ne pas repartir en marche arrière, ses pattes ne la portent plus. Je crains que ma flèche ne lui ait juste ouvert le flanc. Je réencoche au cas où puis reste immobile et observe impuissant pour ne pas la stresser et risquer de la faire fuir. Rapidement, la chevrette fait demi-tour et revient vers le chemin pour disparaître derrière le talus qui longe le champ. J'attends un peu puis m'avance doucement arc armé, la chevrette agonise, couché sur le ventre, de 3/4 face, au pied du talus. Je ne vois que sa tête, je décide de ne pas prendre de risque et de la reflécher, elle est à 8 mètres environ, je vise la base de la tête tournée plein travers et décoche. L'impact retentit, la chevrette n'a pas réagi au tir, elle se contracte, lève la tête au ciel puis se couche sur le flanc, c'est terminé pour elle.

Je me rapproche et analyse mon tir avant de poser mon bracelet et de vider ma chevrette par l'ouverture phénoménale causée par ma flèche qui rentre devant le cuissot, ouvre l'abdomen et le coffre jusqu'à 15 cm derrière l'épaule et coupe toutes les côtes sauf les 2 premières en remontant vers la colonne vertébrale

Une atteinte spectaculaire, 9 novembre 2013

coupant au passage le foie en 2 et touchant un poumon avant de ressortir entre les omoplates au départ du cou. Cette sortie montre que le chevreuil n'a réagit qu'une fois la flèche passée.

Une atteinte spectaculaire, 9 novembre 2013

Ma seconde flèche, qui me semble maintenant inutile (la première suffisait largement), a traversé la tête de part en part au niveau de la mâchoire inférieure

Une atteinte spectaculaire, 9 novembre 2013

et est fichée au sol avec une vanne partiellement décollée par le passage de l'os. Elle est un peu trop basse et trop à gauche. Je pars ensuite chercher ma première flèche que je retrouve fichée au sol à environ 20 mètres d'où se trouvait le chevreuil. Il ne me reste plus qu'à charger ma chevrette sur l'épaule et à retourner à ma voiture qui n'est pas toute proche.

Une atteinte spectaculaire, 9 novembre 2013

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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