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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 21:47

Ce soir, je décide d'aller me poster dans un petit bois autour duquel j'ai vu quelques chevreuils lors de mes sorties, j'ai repéré un endroit par lequel ils sortent régulièrement. Je me gare sous la digue du lac quand j'aperçois, sur ma gauche, 2 chevrillards qui foncent droit sur moi en longeant le ru du déversoir du lac par la droite. Ils bifurquent à environ 60 mètres, traversent le ru et rentrent dans le maïs. La chevrette arrive derrière et un brocard venant du maïs traverse le champ travaillé, s'arrête un moment pour regarder autour de lui en lisière du bois à environ 300 mètres puis rentre à couvert. La chevrette bifurque à environ 200 mètres et remonte dans le champ travaillé où je la perds de vue dans un creux du champ.  Je sors de ma voiture et attrape vite mon arc puis pars jeter un coup d'œil au premier passage de canon pour essayer de recouper les chevrillards. Pas de chevrillard en vue, je retourne vers le ru et commence à le longer quand la chevrette réapparaît et vient vers moi. Je traverse doucement le ru alors que la chevrette en fait de même à environ 100 mètres. Elle disparaît derrière un léger virage du maïs et j'en profite pour tenter une approche en surveillant la bordure du maïs pour tenter de voir les chevrillards. Le vent soutenu souffle face à moi et agite bruyamment le maïs. Pas de chevrillard en vue et arrivé au virage du maïs, pas de chevrette non plus. Je continue à avancer un peu en pressant le pas pour rejoindre un passage busé et traverser le ru mais je m'empêtre les pieds dans une branche coincée dans l'herbe et me retrouve projeté au sol face contre terre. Dans ma chute, je parviens à mettre mon arc de côté et à ne pas le taper trop fort au sol. Je me relève et récupère mon arc qui ne semble pas avoir souffert puis m'avance vers le passage quand un chevreuil démarre à quelques mètres de moi, en bordure du maïs sans que je puisse le voir. Je retourne jeter un coup d'œil aux passages de canon sans succès. Je décide de revenir à mon idée première mais l'heure a bien tourné et je reprends ma voiture pour gagner un peu de temps. Je me gare sur la bande enherbée après le lac et pars en direction du petit bois situé un peu plus loin sur la droite du grand bois longé par le ruisseau d'alimentation du lac. Je longe un moment le ruisseau puis biaise en direction du bois au travers d'une friche de plantes sèches et éparses. Arrivé près du bois, je le longe un peu jusqu'à arriver en face une zone de bois clair dont le bas est barré par un gros bourrelet de ronces. Cette zone est suivie d'un taillis épais où se remisent souvent les animaux. Au bout du bourrelet de ronce, un passage me permet de rentrer dans le bois et je choisis de me poster sous un vieux saule dont une grosse branche cassée par le vent et retombée sur le roncier dernière lui. Je me poste donc derrière ce gros arbre en aménageant une niche dans le roncier à l'aide de mes sécateurs. Je me positionne dos aux ronces et nettoie le sol avec mon pied pour le débarrasser des débris végétaux craquants. Le vent vient de ma droite et balaye le bas du bois, plusieurs grosses coulées descendent vers l'entrée que j'ai prise pour rentrer dans le bois, une autre très marquée passe à 10 ou 12 mètres de moi derrière le saule. Le bois clair, derrière et à gauche du saule, qui descend vers moi me permet de voir à environ 40 mètres, sur la droite du saule commence le taillis épais et la végétation bien que fournie derrière moi me permet de voir le pré à ma droite et un bout de haie dans mon dos.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

Sur la gauche du saule ma vue est assez dégagée et me permet de voir arriver les animaux sur environ 30 à 40 mètres.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

L'attente commence, rythmée par les allées et venues des grives et merles venant manger les mûres des ronces poussant sur les branches du saule, du passage des petits passereaux et de quelques geais. Vers 19 heures, du mouvement attire mon regard à environ 30 mètres dans la pente, au milieu des arbres sur la gauche du saule. J'identifie vite les pattes d'un chevreuil dont le corps est caché par les branchages. Il s'avance en mangeant les glands au sol. Sa tête finit par se dégager, c'est une chevrette. Elle n'est pas suitée, elle avance doucement, s'arrêtant à chaque pas pour manger les glands au sol. Je reste immobile et l'observe, elle finit par biaiser un peu vers moi et se rapprocher toujours au même rythme de quelques mètres. Elle bifurque ensuite et semble et se retourne pour descendre doucement comme pour prendre la coulée sortant à ma gauche. Elle se rapproche très lentement mais à environ 20 mètres, elle bifurque encore et repars pour passer derrière le saule. Elle regarde par moment autour d'elle, je peux entendre craquer les glands sous ses dents. Petit à petit, elle descend un peu plus et rattrape une coulée qui contourne le saule à environ 10 ou 12 mètres de ma position pour ressortir dans le pré sur ma droite. Je la perds de vue un moment derrière le tronc du saule. Le temps passe et elle ne ressort pas, je me penche doucement à gauche et à droite jusqu'au l'apercevoir. Elle s'est tournée comme pour revenir sur ma gauche et mange au sol. Au bout d'un moment, elle se rapproche un peu puis repars à droite. Je l'observe au travers des branches du saule quand elle relève la tête et regarde vers moi un moment. Je reste immobile et elle finit par détourner le regard et se remettre à avancer. Elle est plein travers à environ 12 mètres et s'avance pas après pas vers une petite fenêtre entre 2 grosses branches du saule. Je décide de tirer si elle s'arrête dans cette fenêtre. Elle avance encore, encore 1 pas, elle mange plein travers, mon arc est monté, prêt à être armé, encore 1 pas et son coffre se présente dans la fenêtre, elle mange tête basse, j'arme doucement mon arc et prends la visée sur son coffre. Je décoche, l'impact retentit et la chevrette fait volte-face pour repartir en remontant d'où elle est arrivée avec un bruit humide venant de son coffre.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

C'est bon signe, la chevrette perdue de vue, je suis sa fuite à l'oreille. Un fracas retentit puis la fuite reprend avant un second fracas et un bruit d'animal se débattant au sol. Le calme revient vite. Je quitte mon poste et pars chercher des indices et ma flèches sur l'endroit du tir mais  ne trouvant ni l'un ni l'autre, je suis la trajectoire de fuite de la chevrette vue depuis mon poste pour trouver les premières gouttes de sang environ 20 mètres plus loin.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

La piste est peu abondante et difficile à suivre sur environ 40 mètres après les premiers indices. Le terrain est dégagé et la chevrette semble suivre une grosse coulée qui suit la courbe de niveau. Les gouttes sont petites et espacées. La piste s'intensifie un peu ensuite mais reste peu abondante pour une atteinte de coffre.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

La luminosité baissant, je m'aide un peu de ma frontale pour suivre la piste qui suit toujours la coulée qui rentre dans des fragons. Un peu plus loin, le chevreuil a sauté une grosse branche sur laquelle il a laissé du sang et je le retrouve quelques mètres plus loin, mort sur le flanc sous une branche. Il a fait environ 100 mètres.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

Je dégage ma chevrette et appose mon bracelet. Ma flèche rentre en arrière du coffre (foie), en arrière du point de visée et ressort derrière l'épaule (poumons) au milieu du coffre.

Une chevrette à l'affût, 10 octobre 2016

Je retournerai chercher ma flèche et la retrouverai plus à gauche et plus loin dans le bois que ce que je le pensais, environ 30 mètres après l'endroit du tir.

 

Alex

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 06:08

N'ayant pas pu faire l'ouverture ce matin, je pars ce soir pour Labéjan sur mon secteur favori. Je me gare sous la digue du lac et pars tranquillement en longeant la droite du plan d'eau en direction d'une petite parcelle de maïs qui borde le départ du lac. Le vent souffle dans mon dos, je longe donc la culture par la bande enherbée qui la sépare du lac puis bifurque au coin du maïs pour remonter en suivant sa bordure dans un champ travaillé où le sol est à nu et la terre sèche un peu craquante sous mes pas. La parcelle est entrecoupée par 3 passages de canon parallèles à la berge du lac, je jette un coup d'œil, en m'avançant doucement, sur le premier relativement plat et qui me permet de voir d'un bout à l'autre de la culture. Pas de chevreuil en vue, je continue doucement vers le second et alors que j'arrive au départ du passage qui descend sur plusieurs dizaines de mètres avant de remonter, j'aperçois, au travers des pieds de maïs, une jeune chevrette de face qui regarde vers moi à environ 12 mètres dans le passage. Je me fige et l'observe. Le vent s'est un peu intensifié et agite le maïs. Au bout d'un moment la chevrette se tranquillise et se met à manger quelques grains de maïs tombés au sol. Je me décale très lentement au ras du passage et me fige à nouveau. La chevrette et maintenant de 3/4 face contre la droite du passage. Je décide de l'observer un moment en attendant une occasion de tir. J'entends par moment les grains de maïs croquer sous ses dents. Au bout d'un moment, elle semble se diriger vers la gauche du passage tout en mangeant mais se ravise et revient vers la droite. Elle redresse par moment la tête et regarde derrière elle un long moment, j'en profite pour me pencher pour voir ce qu'elle regarde mais ne voit rien.

Je me repositionne à couvert, elle est toujours en train de regarder derrière elle et j'hésite à tenter ma chance mais sa position de 3/4 face, presque de face ne m'inspire pas. Je décide d'attendre. Le vent tourne un peu et vient de ma gauche par moment, j'espère qu'il ne va pas tourner vers la chevrette. Elle finit par retourner la tête et s'avancer de quelques pas pour se remettre à manger toujours de 3/4 face mais avec un angle plus ouvert et tout à son repas elle pivote encore un peu pour presque se retrouver plein travers. Au bout d'un moment, elle tourne à nouveau la tête vers l'autre bout du passage de canon et reste ainsi un moment, le vent souffle fort face à moi, je décide de tenter ma chance. J'arme mon arc et me décale doucement en face du passage jusqu'à ce que la chevrette soit bien dégagée tout en prenant ma visée. Mon pin's se cale derrière son épaule, je décoche. Au même moment, la chevrette retourne la tête mais ma flèche la traverse déjà pour aller s'arrêter 20 mètres plus bas dans le passage. La chevrette fait volte-face et fonce dans le maïs où je la perds de vue. J'attends un peu avant de descendre analyser mon tir.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Je ne trouve pas de sang à l'endroit du tir ni à l'entrée du maïs, je poursuis donc jusqu'à ma flèche que je retrouve facilement. Elle ne porte pas de trace de sang et semble avoir été lavée par du contenu stomacal, l'entrée de ma flèche semblait être là où je visais mais la chevrette a peut-être un peu tourné sur l'impact.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Je reviens vers l'endroit du tir et longe doucement le côté du passage où est entrée la chevrette. Je trouve rapidement une petite projection de contenu stomacal et décide d'attendre un peu avant de faire ma recherche.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Je plie le haut d'un pied de maïs pour marquer l'entrée et quitte le passage pour revenir vers l'endroit d'où j'ai tiré et poursuivre mon tour de la parcelle pour laisser passer un peu de temps avant d'attaquer ma recherche. Les 2 autres passages étant déserts, je longe le dernier pour traverser le maïs avant de longer l'autre côté en surveillant les entrées de passages avant de revenir vers le départ de la piste. 15 minutes sont passées, j'attaque ma recherche en suivant les quelques gouttes de contenus stomacal que la chevrette a laissées entre 2 rangs de maïs perpendiculaires au passage de canon. Les indices sont presque inexistants après 5 mètres de recherche mais le pied de la chevrette a marqué légèrement le sol. J'avance doucement en surveillant les pieds de maïs de part et d'autre pour éventuellement détecter un frotté m'indiquant un changement de trajectoire mais la chevrette a pris tout droit. Je débouche sur le passage de canon suivant où quelques gouttes de sang me permette de trouver l'entrée de l'autre côté du passage dans le maïs. La piste continue entre 2 rangs de maïs, toujours aussi peu de sang et un pied qui marque de temps en temps jusqu'à une zone ou le maïs a été couché par les sangliers. Une petite goutte de sang mélangée à du contenu stomacal est tombée sur un pied de maïs couché au sol.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Quelques petites gouttes de sang m'indiquent alors un virage à 90 ° de ma chevrette qui a suivi l'orientation des rangs de maïs qui ont changé de direction. J'aperçois, à environ 15 mètres, ma chevrette couchée sur le flanc.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Je la rejoins, ma flèche est bien au défaut de l'épaule et a traversé les poumons mais ressort au niveau de la panse dont le contenu a colmaté le trou de sortie et stoppé l'hémorragie. J'appose le bracelet et fais quelques photos

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

avant de ramener ma chevrette à la voiture en la chargeant sur mon épaule. Une fois la chevrette dans la caisse de transport, je décide d'aller faire un tour dans la seconde parcelle de maïs de l'autre côté de la route, sur la gauche du ru alimenté par le déversoir du lac. Je longe tranquillement le premier passage de canon, le plus proche du ru mais arrive à l'autre bout sans rien voir. Je me décale doucement à droite vers le ru pour jeter un coup d'œil sur la bande enherbée qui le sépare du maïs. Pas de chevreuil, je fais donc demi-tour et longe la bordure de la culture pour aller voir le passage suivant mais, alors que je passe devant le passage que je viens de longer, une chevrette surgit, à environ 15 mètres, sur la gauche du passage, côté ru et s'élance dans le passage pour rentrer à nouveau dans le maïs côté ru à environ 70 mètres. Je m'avance doucement dans le passage et tombe sur son pied bien marqué dans le passage arrosé récemment mais impossible de la retrouver.

Une ouverture réussie, 11 septembre 2016

Je reviens donc au départ du passage pour rejoindre les passages suivants à bon vent mais pas d'autre chevreuil pour ce soir et la luminosité baisse vite, je rentre.

Alex

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 21:21

Ce soir, en sortant du boulot, je pars chasser dans les maïs autour de mon lac favori, sur Labéjan. Je ma gare en haut de la côte, près de la ferme. Le vent souffle encore fort ce soir, je me prépare rapidement puis teste le vent. Il va vers la ferme, à l'opposé de d'habitude. Je décide donc d'attaquer ma chasse dans le sens opposé à mon habitude. Je remonte le talus de la route pour longer le maïs en direction de la ferme tout en contrôlant les passages de canon. Je passe le chemin enherbé qui descend vers le bosquet pris dans la culture puis rejoins le dernier passage de canon de la parcelle et commence à descendre en le suivant. Ce passage est encombré de pieds de maïs et de végétation par moment, ce qui ne facilite pas la progression et la vision des animaux. Le vent fort couvre le bruit des pieds de maïs qui frottent sur mes vêtements et je descends tranquillement en cherchant bien du regard un éventuel chevreuil. En arrivant à environ 50 mètres du bas de la parcelle et ne voyant aucun animal devant moi, mon attention se relâche un peu quand un chevreuil, couché à 4 mètres devant moi, se lève et fonce dans le maïs. Je viens de manquer ma première occasion de la soirée. Je finis de descendre jusqu'au fond de la parcelle puis la longe avec le vent de face, dans une végétation haute et très épaisse, parcourue de coulées de sangliers, jusqu'au passage de canon suivant. En arrivant au bout de ce dernier, je me penche doucement et aperçois un chevreuil plein travers à environ 20 mètres sur la gauche du passage, la tête tournée vers la gauche. J'accroche mon décocheur et commence l'approche en serrant la gauche du passage. J'avance très très lentement en faisant une pause observatoire à chaque pas. Maintenant que je vois mieux la tête de l'animal, j'identifie une chevrette. Je gagne ainsi 3 ou 4 mètres quand elle tourne la tête vers moi. Je me fige un moment puis recommence à avancer toujours avec la même technique. Je gagne à nouveau 2 mètres et elle regarde à nouveau vers moi. Je me fige à nouveau et recommence à avancer alors qu'elle retourne la tête vers le maïs Je parviens ainsi à me rapprocher à 10 mètres d'elle et me fige. Elle regarde un instant vers moi puis tourne la tête, j'arme doucement mon arc et prends la visée avant de décocher. Ma flèche part droit vers le défaut de son épaule mais je n'entends aucun impact et la chevrette démarre en trombe pour rentrer dans le maïs, disparaît, ressort sur le passage, fonce pour rentrer dans le maïs sur la droite du passage, se ravise puis fonce en remontant sur environ 30 ou 40 mètres dans le passage de canon avant que je ne la perde de vue.

J'attends un instant en essayant d'analyser la scène puis pars chercher ma flèche et d'éventuelles traces de sang mais impossible de trouver ni l'une ni les autres, je chercher plus de 30 minutes sans rien trouver et doit me rendre à l'évidence, j'ai loupé mon chevreuil. Ma flèche a peut-être été déviée par un pied de maïs qui se trouvait dans l'axe de la chevrette. Je repars donc en chasse, je rejoins le bas du maïs et le longe pour arriver un peu plus loin au coin de la culture qui remonte sur 100 mètres environ vers le bosquet. Je la longe donc et rejoins le bosquet pour le longer et rejoindre le reste du champ aligné avec le petit bois. Je progresse doucement en surveillant les passages de canon mais pas de chevreuil dans le secteur ce soir. En arrivant à 30 mètres du coin de la parcelle qui remonte ensuite en longeant un bois, les pieds de maïs deviennent plus petits et plus verts. J'avance doucement en essayant de voir un chevreuil au travers des céréales quand une petite chevrette se lève à 5 mètres de moi et se débine en suivant la bordure de la culture. J'arme mon arc, elle s'arrête à 15 mètres dans mon dos, je pivote et tente de prendre la visée mais je n'arrive pas à la voir suffisamment pour distinguer la zone vitale. A ma grande surprise elle fait brusquement demi-tour comme si quelque chose lui avait fait peur et fonce vers moi. Je la suis dans mon viseur mais elle bifurque à 5 ou 6 mètres de moi et remonte dans le maïs où je la perds de vue. J'attends un peu mais plus rien ne bouge, je désarme et reprends ma progression. Je remonte en suivant le bois jusqu'à rejoindre, un peu plus haut, un passage de canon qui rentre dans le maïs puis bifurque pour remonter vers le haut du champ. Je décide de la suivre tranquillement. Environ 100 mètres plus loin, un animal démarre dans un grand fracas sur ma droite dans le maïs sans que je puisse le voir. Le bruit cesse vite et je reprends ma progression. Arrivé en haut du champ, je le longe en direction de la ferme en recontrôlant les passages de canon.

Pas de chevreuil, je descends vers le ruisseau d'alimentation du lac en passant près de la ferme, rejoins le passage busé, le traverse et reviens vers le lac en longeant la parcelle de colza qui précède la parcelle de maïs. En arrivant à 40 mètres du coin de la parcelle de maïs qui borde le départ du lac, j'aperçois un ragondin qui surgit du colza et fonce vers le ruisseau où il disparaît. Je m'avance doucement et le voit en surface du ruisseau avant qu'il ne plonge. Je continue mon chemin jusqu'au bord du maïs puis je commence à remonter en la suivant pour contrôler les passages de canon. Le vent souffle du maïs vers moi toujours de façon soutenue. Le contrôle des passages de canon n'ayant rien donné, je longe le dernier passage tranquillement pour traverser la parcelle puis commence à redescendre par l'autre côté vers le lac. Un gros lièvre démarre à environ 60 mètres contre le maïs et rentre dans la culture en plaquant ses oreilles sur son dos. Le vent souffle vers le maïs tout en remontant légèrement. Je progresse rapidement d'un passage de canon à l'autre pour les recontrôler. En arrivant au passage suivant, je me penche doucement et aperçois à environ 10 mètres, côté droit du passage, les 2/3 arrière d'un jeune chevreuil que je pense être un chevrillard. Il est tout tordu, en appuis sur une patte arrière il est arqué, la tête tournée à l'opposé de moi et se gratte la tête avec son autre patte arrière. Le léger angle montant du vent me permet de ne pas être senti mais il me faut faire vite car il peut vite tourner. Je me recule à couvert, accroche mon décocheur, arme mon arc et m'avance doucement. Le chevreuil se gratte toujours, je vise et décoche mais au même moment le chevreuil se remet sur ses quatre pattes et je vois rentrer ma flèche trop basse et trop en arrière. Un gros jet de liquide accompagne le passage de la flèche et le chevreuil fonce dans le maïs.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

J'attends un moment sans bouger puis pars chercher ma flèche et les premiers indices. Je longe doucement la bordure droite du passage et trouve une tâche de contenu stomacal sur les feuilles sèches de maïs au sol. C'est bien ce que je pensais ma flèche n'est pas bonne, je continue et trouve, un peu plus loin, ma flèche fichée au sol et ne présentant quasiment pas de sang mais souillée de contenu stomacal.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je remets ma flèche au carquois puis repars contrôler la tâche de contenu stomacal. Elle se composé de végétaux broyés et de grains de maïs concassés, de petites gouttes de sang ont été projetées sur les pieds de maïs au passage de l'animal.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je décide d'aller chasser sur la parcelle de maïs située sous la digue du lac, de l'autre côté de la route et de revenir faire la recherche tout à l'heure pour laisser le temps à l'animal de se coucher et de faire son hémorragie. Je repère mon passage de canon grâce à la borne d'arrosage située au bout de ce dernier puis je finis de longer cette parcelle de maïs en descendant vers le lac tout en contrôlant les autres passages de canon. Pas d'autre chevreuil, je pars donc en longeant le lac pour rejoindre l'autre parcelle un peu plus loin. Je passe sous la digue et rejoins la route puis la traverse, franchis le fossé puis longe la bande enherbée en contrôlant les passages de canon et remonte à gauche vers le premier passage de canon du haut du champ. Une fois le passage atteint, je me penche doucement, pas de chevreuil, je commence donc à le longer en serrant à droite tout en regardant dans le maïs des 2 côtés. Un peu plus loin, j'aperçois, sur la droite, une avancée dans le maïs, d'environ 10 mètres de long sur 6 ou 7 mètres de profondeur où le maïs n'a pas poussé. Je m'avance tout doucement jusqu'au bord du renfoncement quand j'aperçois une belle chevrette au travers des pieds de maïs. Je m'approche très lentement jusqu'au coin du renfoncement, en accrochant mon décocheur puis m'immobilise pour observer. La chevrette n'est qu'à 5 mètres de moi en léger 3/4 face. Je cherche du regard d'éventuels chevrillards quand j'aperçois un chevrillard mâle qui broute en bordure du renfoncement, au milieu du côté, en face de moi. Il est de 3/4 face. Je décide de me focaliser sur lui plutôt que sur sa mère. Je me positionne pour attendre qu'il s'avance un peu plus à découvert car son arrière train est encore dans le maïs et espérant qu'il se tourne un peu mais c'est alors que sa mère décide de monter droit sur moi. Elle s'avance de quelques pas puis se remet à brouter, elle n'est plus qu'à 3 mètres et risque de me repérer. J'arme donc doucement mon arc, prends la visée sur l'épaule du chevrillard qui n'a pas bougé et décoche. Je vois ma flèche le frapper où je visais. Les chevreuils démarrent et foncent dans le maïs. Le bruit de leur fuite cesse vite et je reste un instant à l'écoute alors que le calme revient.  

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je pars ensuite chercher ma flèche que je trouve plantée dans un pied de maïs à quelques mètres de la zone du tir, dans la culture. Elle ne porte pas beaucoup de traces de sang.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Confiant sur la létalité de ma flèche, je commence ma recherche et trouve, juste après la zone de tir, des éclaboussures de sang sur les pieds de maïs qui bordent le fond du renfoncement.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Les gouttes de sang ne sont pas très grosses mais nombreuses et continues. Elles ponctuent le sol et les pieds de maïs et je n'ai pas de peine à les suivre.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

La piste rentre dans le maïs pour suivre un moment le même rang, les gouttes sont toujours régulières mais moins nombreuses et surtout concentrées au sol.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je suis tranquillement la piste sans me presser.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015
Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je tombe un peu plus loin sur une petite reposée debout

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

puis sur une autre.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Au bout d'une trentaine de mètres environ, les gouttes au sol s'interrompent et je cherche la direction de fuite quand un frotté, une feuille de maïs à ma gauche, m'indique que mon chevrillard a bifurqué pour s'enfoncer dans la culture.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Juste avant le pied de maïs frotté, je remarque 2 gouttes de contenu stomacal sur une feuille bien verte

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

et une autre juste derrière le pied de maïs qui contient du sang.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je m'avance doucement en suivant le sang qui marque en frottés sur les pieds de maïs, la piste est maintenant perpendiculaire aux rangs. Je n'ai pas fait 15 mètres de plus qu'un chevreuil se lève devant moi et fonce dans la culture. Le bruit de la fuite cesse vite. Je décide d'attendre un petit moment sans bouger avant de reprendre ma progression en suivant le sang. Après quelques minutes, je m'avance vers l'endroit où se trouvait le chevreuil et trouve une reposée sanguinolente d'où repars la piste de sang, c'était bien mon chevrillard. Je reprends mes recherches mais en avançant tout doucement et en faisant une pause à chaque pas pour regarder devant moi. Je fais à peine 15 mètres avant d'apercevoir, au travers des pieds de maïs, un chevreuil à 10 mètres devant moi. Je me fige et l'observe.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Le chevreuil semble assis et tremble très fortement. Je reste immobile un instant mais très vite, il chute et commence à se débattre au sol. C'est fini pour lui, je le laisse s'immobiliser puis m'avance à sa rencontre pour lui apposer le bracelet et le sortir du maïs.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Arrivé à mon chevrillard, je lui appose le bracelet puis le prends par les pattes pour ressortir de la culture en rejoignant le passage de canon que je longe jusqu'au bord de la route. Ma flèche est rentrée au défaut de l'épaule et est ressortie basse au niveau de la panse avant de traverser l'arrière du cuissot. Après quelques photos souvenir,

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

je laisse mon chevrillard dans la végétation haute du bord de la culture puis repars vers la parcelle de maïs précédente en longeant le lac. Arrivé au coin de la culture, je remonte​ en la suivant pour rejoindre le départ du passage de canon. Je commence ensuite à chercher la tâche de contenu stomacal mais impossible de la retrouver, je contrôle et recontrôle mais rien, je finis par me rendre compte que je ne suis pas dans le bon passage de canon et rejoins le suivant où je trouve rapidement ma tâche de contenu stomacal et m'aperçois, qu'à l'endroit du tir, se trouve une autre tâche bien plus grosse. Je ne l'avais pas vu tout à l'heure.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je rentre dans le maïs en m'avançant entre 2 rangs et en suivant les petites éclaboussures de sang et de contenu stomacal.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

La piste est peu abondante et difficile à suivre, de plus les pieds de maïs sont enchevêtrés au sol à quelques mètres du passage de canon et compliquent encore mes recherches. Je finis par trouver un peu de contenu stomacal en petites gouttes, la piste biaise à droite puis je la perds à nouveau. Je tourne et retourne et finis par la retrouver, elle prend maintenant à gauche et traverse les rangs de maïs. Je suis lentement les frottés à peine marqués sur les pieds de maïs.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Petit à petit, la piste devient plus abondantes et les frottés plus importants. Je dois allumer ma frontale pour poursuivre la recherche car la luminosité baise vite dans le maïs.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je rejoins le début des rangs parallèles au passage de canon. La piste est maintenant plus facile à suivre. Les tâches de sang au sol alternent avec les frottés et je progresse un peu plus vite​. Je fais ainsi une quarantaine de mètres

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

et trouve une succession de de reposée bien marquées de sang à quelques mètres les unes des autres.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015
Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015
Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

J'avance tout doucement en regardant bien autour de moi. Le sang semble prendre à gauche pour changer de rang de maïs quand j'aperçois mon chevreuil couché à 2 rangs sur ma gauche. Il n'est pas mort et me regarde couché de 3/4 arrière. J'arme doucement et tente un moment de prendre la visée en essayant d'écarter les pieds de maïs avec mon arc. Ma visée prise, je décoche au travers des pieds de maïs et atteints le chevreuil qui se lève d'un bon en gueulant puis fait volte-face et fonce en suivant le rang. Le maïs claque sur son passage sur environ 30 mètres puis un grand fracas retentit. Les pieds de maïs claquent sur place un instant signe que le chevreuil se débat au sol. Le calme revient au bout d'un moment, je commence à suivre la piste maintenant très abondante. Le sang couvre le sol et les pieds de maïs en grosse tâches et je le suis facilement.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015
Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015
Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je trouve facilement mon chevreuil étendu sur le flanc. Un bout de la panse et des plis d'intestin sortent de la blessure de ma première flèche.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

J'examine mon chevreuil, ma première flèche le traverse très bas en arrière des côtes comme il me semblait après mon tir, ma seconde flèche rentre derrière les côtes et ressort dans l'épaule opposée. C'est une petite chevrette de l'an dernier et pas un chevrillard comme je le pensais en tirant. J'appose mon bracelet, le dernier de la saison d'approche de tir d'hiver à part que je me décide à en reprendre d'ici la fin de la saison puis attache les pattes de mon chevreuil pour le sortir de la culture et faire quelques photos souvenir.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Je pars poser mon chevreuil avec le premier avant d'aller chercher ma voiture pour les charger et rentrer chez moi.

Un doublé dans les maïs, 29 septembre 2015

Alex

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 22:01

Ce soir, je décide d'aller faire un tour sur une commune où j'ai hérité d'un bracelet de tir d'été non réalisé, j'y ai chassé quelques fois durant le mois d'août mais mes sorties n'ont rien donné. Je ne connais pas ce territoire et chasse en me repérant sur une vue aérienne que j'ai imprimée et faite validée par le président de la société de chasse. Le territoire est peu boisé et les champs de tournesol et de maïs arrosés au pivot alternent avec des champs travaillés et des chaumes, c'est à dire que soit les chevreuils sont invisibles, soit ils me voient arriver de loin. De plus, je n'ai pas vu beaucoup de brocard durant cette période. Ce soir, je décide de chasser autour d'une zone entourant une bande de bois serpentant en crête. Je me gare près de la route, au coin d'un champ de tournesol et me prépare, le vent est dans mon dos, je vais marcher un moment jusqu'à un grand bois à 2 ou 3 km puis reviendrai en chassant par-dessus la ligne de bois qui serpente en crête pour chasser à bon vent. Je pars donc en longeant la bande enherbée entre le tournesol et un petit ruisseau.

Tir sanitaire d'une chevrette à 3 pattes

J'avance tranquillement en surveillant les alentours sans voir d'animaux jusqu'à arriver à une route goudronnée. Je continue donc en suivant la route. Au loin, le grand bois est bordé par une grande parcelle de tournesol. Tout à coup, j'aperçois 2 chevreuils à 400 mètres environ, dans l'ombre de bois qui longe la crête, dans un chaume de blé reverdit par les repousses. Je ne peux pas les approcher directement et décide de continuer un peu pour faire une boucle en suivant des haies qui se trouvent un peu plus loin et revenir ainsi vers eux à couvert. Je continue donc à suivre la route un moment pour passer derrière une grosse haie qui part de la route et suit la bordure d'une parcelle de tournesol. De l'autre côté de cette haie, les parcelles sont des chaumes entrecoupés de haies ou de bandes de ronces. En jetant un coup de d'œil sur ce secteur, j'aperçois au loin, à environ 600 mètres, une tâche rousse au milieu d'un chaume couvrant un penchant situé sous un bois de crête. Je décide de me rapprocher, je commence à longer la haie un moment quand du bruit dans cette dernière me fait stopper net, je regarde à ma droite et aperçois plusieurs gros rats se débinant dans la haie, l'un d'eux se plante plein travers près de moi mais je ne suis pas là pour lui et je reprends ma progression. La haie qui borde le bas du grand chaume me cache maintenant la tâche rousse et je décide de couper à travers chaume, à découvert pour rejoindre cette haie qui se termine en bourrelet de ronce de 1,5 m de haut environ. J'avance tranquillement en essayant de ne pas trop faire craquer la végétation sous mes pas et rejoins ainsi la haie.

Je me décale doucement à droite, jusqu'à ce que la hauteur de la haie me permette de voir le grand chaume derrière puis me poste pour observer un moment. La tâche rousse a disparue, j'insiste et cherche encore au cas où un chevreuil serait couché au milieu de ce grand chaume quand j'aperçois une toute petite tache rousse qui dépasse à peine du chaume. Peut-être des oreilles mais cette tâche est à 300 mètres environ et, sans jumelle, je ne suis pas sûr de mon interprétation. J'ai pris mon Buttolo à la poche et décide de tenter quelques appels. Dès les premiers couinements, un chevreuil se lève dans le chaume à environ 300 mètres mais plus à gauche que la tâche rousse. Il regarde vers moi sans me voir et je n'arrive pas à dire si c’est une chevrette ou un jeune brocard. Je tente encore des appels, le chevreuil fait péniblement un pas vers moi. Quelque chose ne va pas, il semble déséquilibré du train arrière. Je continue à appeler mais après 2 ou 3 pas pénibles dans ma direction, le chevreuil fait demi-tour et commence à remonter vers le bois en broutant. Je le regarde un instant s'éloigner puis décide de tenter le tout pour le tout, je change l'intonation de mes appels qui deviennent brefs et puissants. Le chevreuil se retourne et commence à venir vers moi en boitant sévèrement. Je continue mes appels, le chevreuil arrive quelques pas par quelques pas, en marquants des pauses pour regarder vers moi. Je garde son attention en continuant mes appels et petit à petit, il arrive sur moi. Je finis par identifier une chevrette. Le vent souffle dans mon dos et j'espère qu'elle ne va pas couper la direction du vent en descendant.

Elle vient s'arrêter à environ 50 mètres, presque dans la direction du vent et je crains de la voir partir mais alors que j'appelle encore elle reprend sa marche vers moi. Elle arrive de plus en plus décidée mais toujours en boitant sévèrement et je finis par me rendre compte qu'une de ses pattes arrière est amputée au niveau de l'articulation. Ses pauses s'espacent et elle se rapproche de plus en plus rapidement malgré le vent qui ne m'est pas favorable. Je décide de la filmer un peu mais la voyant arriver rapidement, je coupe rapidement mon appareil photo pour reprendre mon arc.

La chevrette qui marquait jusqu'à présent des arrêts fréquents vient maintenant droit sur moi sans arrêter mais en boitant sévèrement et je crains de ne pas pouvoir tirer sil elle s'arrête derrière les ronces. J'arme doucement mon arc alors qu'elle est à moins de 5 mètres derrière les ronces et elle finit par s'arrêter à moins de 4 mètres de 3/4 face. Je la distingue au travers des ronces mais ma fenêtre de tir est minuscule. J'aligne ma visée sur son épaule et décoche. Sans voir mon atteinte, j'ai bien entendu l'impact et la chevrette file derrière la haie sur ma gauche. 20 mètres sur ma gauche, la haie fait un angle droit et bifurque à droite. La chevrette qui a suivi la haie réapparaît à environ 40 mètres, elle titube et tend la tête vers le ciel, pousse quelques sortes d'aboiement éraillés puis s'effondre. Un brocard surgit alors du bois en crête et traverse le chaume pour rentrer à environ 80 mètres dans la haie en aboyant. Il aboie un moment derrière la haie. La chevrette se débat un peu au sol puis s'immobilise. Je quitte mon poste et pars à sa rencontre. Je récupère au passage ma flèche fichée au sol. Un morceau de poumon sort par la plaie d'entrée de ma flèche. Le brocard aboie encore un moment avant de s'éloigner.

Tir sanitaire d'une chevrette à 3 pattes

L'état sanitaire de l'animal ne semble pas très bon, elle pèse à peine le poids d'un gros chevrillard de fin d'année, ses côtes sont dessinées sous son pelage. Je me rends alors compte que j'ai oublié le bracelet à ma voiture, je repars donc la chercher après une petite séance de photos souvenir en laissant la chevrette sur place.

Tir sanitaire d'une chevrette à 3 pattes

Je reviens, un moment après, pour apposer le bracelet alors que la nuit tombe et en profite pour examiner un peu plus son moignon. La patte est coupée 10 centimètres sous l'articulation

Tir sanitaire d'une chevrette à 3 pattes

la blessure est ancienne, certainement due à une balle ou des plombs. Le moignon est bien cicatrisé et la chevrette s'appuyait dessus pour marcher.

Tir sanitaire d'une chevrette à 3 pattes

Au dépeçage, je constate que la patte arrière amputée est atrophiée au niveau de la cuisse et que les poumons de l'animal sont infestés de long vers blanc d'environ 10 cm et très fins. Je suis très content d'avoir fléché cette chevrette plutôt qu'un brocard en pleine santé.

 

Alex

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 21:58

Ce soir, je retourne chasser sur la zone de maïs de Labéjan. Je me gare près des maïs en haut de la cote. Je me prépare et contrôle le vent, il souffle en suivant la bordure du maïs de droite à gauche. Je rejoins donc la bordure haute du champ de maïs pour la longer à mauvais vent en direction du champ de luzerne. Arrivée au coin du maïs, je jette un coup d'œil sur la luzerne. Pas de chevreuil, le vent me porte la bonne odeur des balles de foin qui borde le champ de maïs. Je suis la bordure du maïs et rejoins le coin du bois pour descendre vers le bas de la parcelle de maïs en longeant doucement entre la culture et le bois. Le sol est craquant à cause des nombreux glands qui le jonchent. J'avance doucement pour essayer de rester silencieux. Pas de chevreuil en vue, je rejoins le bas du champ et commence à longer la haie qui sépare le maïs d'un champ de tournesol. J'avance doucement en surveillant les passages de canon. En arrivant au niveau d'une trouée dans la haie, je constate que la parcelle de tournesol a été moissonnée. J'arrive au pied du bosquet entouré par le maïs sans avoir vu de chevreuil. Les passages de canon sont propres, le girobroyeur a bien travaillé. Je rejoins la bande de maïs qui descend vers le fond de la combe et en suis la bordure. La pointe d'herbes hautes a été broyée ainsi que la bande d'herbes en bas du maïs, j'avance doucement en la suivant, un sanglier d'environ 50 kilos est passé dans une ornière boueuse laissée par le passage du tracteur. Les passages de canon très sales ont été nettoyés et en haut du second, j'aperçois un chevreuil au gagnage, je décide de tenter une approche et commence à remonter doucement en collant au maximum la bordure de gauche. Je m'arrête régulièrement quand le chevreuil arrête de manger mais arrive à progresser assez rapidement. Il semble qu'il s'agisse d'une chevrette, au bout d'un moment elle rentre sur la gauche du passage dans le maïs. J'en profite pour avancer plus vite, couvert par le bruit des feuilles de maïs agitées par le vent. En arrivant près de la zone où elle a disparue, je ralentis et avance tout doucement pour tenter de l'apercevoir dans les rangs qui sont maintenant perpendiculaires au passage de canon. Impossible de la voir, je ressors sur le haut du champ et le longe à bon vent pour essayer de la voir en bordure du champ mais arrivé au coin du maïs pas de chevreuil en vue.

Je pars à travers le champ de colza retourné pour rejoindre le chemin de terre qui rejoint la crête. En longeant le chemin de terre, je jette un coup d'œil à droite et à gauche sans voir de chevreuil. Le chemin bifurque à 90° au-dessus du bosquet au pied duquel j'ai fléché le brocard malade l'autre jour. Je jette un coup d'œil sur le semé de colza. Toujours rien, je décide de biaiser pour rejoindre le haut du bosquet au lieu de longer le bas comme d'habitude. Arrivé au coin du bosquet, je marque une pause pour observer mais rien en vue, je longe tranquillement le bosquet jusqu'à arriver au coin bas du petit bois. Je marque une pause pour observer les alentours et en me penchant, j'aperçois une chevrette et ses 2 chevrillards dans le semé de colza à 5 ou 6 mètres de fossé qui longe le fond de la combe, à environ 150 mètres. Le vent n'est pas bon, il souffle dans mon dos. J'ai pris mon Butollo ce soir pour l'essayer, je tente quelques appels, la chevrette regarde vers moi mais ne bouge pas, j'insiste mais toujours rien. L'approche risque d'être très difficile, impossible de longer le bosquet à découvert, ma seule chance est de rejoindre le fossé à découvert, de le traverser et de revenir vers les chevreuils en suivant derrière la bande de végétation claire-semée pour tenter de me rapprocher. J'attends un moment que la chevrette se remette à brouter puis encore un instant pour vérifier qu'elle m'a bien oublié puis je recule dans le champ caché derrière le bosquet pour rejoindre un léger creux du terrain puis je me baisse doucement et commence à avancer à 4 pattes dans le creux en surveillant par moment les chevreuils et relevant doucement la tête. Je traverse ainsi la bande de champ travaillé et arrive à la bande enherbée qui borde le fossé mais le relief du terrain ne me cache plus. Je progresse donc au plus près du sol, très lentement et stoppant à chaque fois que les chevreuils relèvent la tête. Je profite d'un moment d'inattention de la petite famille pour descende doucement dans le fossé de plus d'un mètre de profondeur, ils ne m'ont pas vu, j'escalade d'un bon le talus du fossé mais mon Butollo dans ma poche couine tout seul et puissamment avec la pression de mon pantalon. Arrivé derrière le bourrelet de ronces, j'observe les chevreuils qui n'ont pas réagi et broute toujours.

Je commence mon approche lente, voûté derrière le bourrelet de ronces et les touffes de végétation disparates. Petit à petit, en faisant des pauses à chaque fois que la chevrette relève la tête, j'arrive au niveau d'une zone de végétation derrière laquelle je peux me redresser pour observer les chevreuils.

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

Ils sont à 50 mètres environ mais la chevrette commence à biaiser vers la bordure du bosquet. les chevrillards suivent à 20 mètres en arrière environ, l'un semble 2 fois plus grand que l'autre. Je décide de retenter quelques appels au Buttolo. La chevrette s'arrête net et regarde vers moi, elle hésite un peu puis revient vers le fossé pour arriver juste au bord de ce dernier comme pour le traverser. J'arrête mes appels, le vent et toujours dans mon dos et suit le fossé mais la chevrette va me sentir si elle le traverse. Je reste immobile et observe en espérant la voir venir en longeant le fossé. Elle finit par se raviser et arrive en longeant le fossé tout en s'en éloignant de 3 mètres. Elle vient vers moi doucement en s'arrêtant par moment pour brouter. Je reste immobile, petit à petit, elle arrive, les chevrillards sont toujours en retrait mais s'avancent doucement. Elle n'est plus qu'à 15 mètres et recommence à biaiser pour se rapprocher du fossé. J'arme doucement mon arc, elle vient se planter de 3/4 face à moins de 10 mètres près du fossé. J'ai une fenêtre de tir au travers de la végétation sur son poitrail. J'aligne ma visée derrière son épaule et décoche. L'impact retentit mais je n'ai pas vu mon atteinte, elle fait volte-face et longe un peu le fossé puis le franchit d'un bon pour venir se planter plein travers à un peu plus de 20 mètres. Elle regarde autour d'elle, vacille et tombe sur le flanc. Les chevrillards ont fui vers le coin du bosquet et viennent de s'arrêter, leur arrière train ébouriffé. La chevrette s'immobilise rapidement après avoir battu un court instant des pattes. Ils finissent par passer derrière le bosquet et je les perds de vue. Je réencoche une flèche, franchis le fossé d'un bon et presse le pas pour rejoindre le coin du bosquet où je tente de les apercevoir mais ils doivent déjà être à couvert, impossible de les voir. Je longe doucement le bosquet mais toujours rien. Je retourne vers ma chevrette, de l'écume rouge clair sort de l'entrée de ma flèche,

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

j'examine la sortie juste aux dernières côtes du côté opposé, ma flèche a traversé les poumons et le foie. Je regarde ses tétines, elles sont sèches, je les presse mais rien, elle n'allaitait plus depuis un moment, les chevrillards n'étaient peut-être pas les siens. Le bas du corps encore roux contraste avec le gris du poil d'hivers qui recouvre déjà le reste de son corps.

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

Le bracelet apposé, je retraverse le fossé avec ma chevrette puis cherche un moment ma flèche mais impossible de la retrouver. J'attache donc les 4 pattes ensemble et la charge sur mon épaule pour remonter vers le chemin de crête où je la dépose derrière une haie pour venir la chercher en voiture.

Alors que le chemin redescend, j'aperçois un chevreuil près de l'angle du bois qui longe la crête puis descends vers le fond de la combe. Je descends jusqu'à le perdre de vue derrière le relief du champ puis quitte le chemin pour rejoindre l'angle de la bande de maïs, je suis ensuite doucement la bordure de la culture derrière le second rang en profitant du vent qui agite le maïs mais alors que je devrais revoir le chevreuil, je me rends compte qu'il a disparu. Je laisse donc tomber et remonte vers le bosquet en suivant le maïs puis longe entre le bosquet et les céréales pour rejoindre le haut du champ et le longer à mauvais vent pour refaire la boucle du début de soirée. En redescendant le long du maïs en suivant la bordure de la luzerne, j'aperçois un très gros lièvre qui broute en contrebas contre le bois. Il finit par me voir alors que je continue à avancer et rentre au bois. Arrivé au coin du bois qui remonte contre la maïs, je continue à longer le maïs en essayant d'éviter les glands au sol. Arrivé en bas du champ, je le longe maintenant en suivant la haie et en surveillant les passages de maïs, au troisième passage, j'aperçois une chevrette tournée vers la gauche, à un peu plus de 20 mètres sur la gauche du passage, elle mange au sol.

Je me cale derrière l'angle droit du passage et tente des appels au Butollo mais elle redresse la tête et regarde vers moi sans vouloir venir. J'insiste un peu mais impossible de la faire venir. Je remets donc l'appeau à la poche. Et attends un bon moment qu'elle m'oublie et rebaisse la tête. La luminosité commence à baisser. Le temps passe puis la chevrette se remet à manger. J'attends un court instant pour être sûr qu'il ne s'agit pas d'une feinte puis tente d'avancer un peu pour me positionner en condition de tir. J'arrive à gagner 3 rangs de maïs et me cale contre la bordure dans le creux laissé par le manque de quelques pieds de maïs mais la chevrette redresse la tête au même moment. Elle a dû détecter le mouvement et regarde fixement vers moi. Je reste immobile et attends qu'elle se remette à manger mais elle finit par se tourner de cul pour remonter de 2 mètres, d'un pas saccadé, en suivant la gauche du passage. J'en profite pour armer mon arc et aligner ma visée. La chevrette bifurque et se tourne plein travers pour s'arrêter à environ 20 mètres au milieu du passage de canon. Ma visée calée, je décoche. Au même moment la chevrette fait volte-face pour repartir vers la gauche dans le maïs. Ma flèche la heurte avec un bruit de fracture dans l'arrière train alors qu'elle vient de se retourner. Elle s'effondre au sol puis se traîne dans le maïs avec ma flèche encore en travers de ses cuissots. Je me précipite mais l'aperçois dans le maïs, elle n'a fait que 5 mètres et finit de mourir. Je laisse donc faire et constate que le sang est abondant dès l'impact

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

et très abondant à l'entrée dans le maïs.

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

Rapidement la chevrette s'immobilise. Je m'avance donc pour aller la chercher, ma flèche, que je retrouve cassée en 2 morceaux sur la trajectoire de fuite, a cassé le fémur à l'entrée et sectionné les artère fémorales provoquant une hémorragie massive et une mort très rapide.

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

J'ai eu pas mal de chance malgré ma très mauvaise flèche. Le bracelet apposé, je la charge sur mon dos pour remonter à ma voiture alors que la nuit tombe. Une fois à ma voiture, je pars chercher ma première chevrette avant de rentrer chez moi.

Un doublé de chevrette à l'approche, 30 septembre 2014

Alex

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 22:10

Ce soir, je pars à la chasse sans réelle conviction, il pleut depuis plusieurs jours et il fait beaucoup de vent mais ce soir le soleil semble vouloir faire une percée. Je me gare au bord de la route et me prépare alors que le ciel se couvre au loin et des rideaux de pluie qui arrosent la campagne au loin sont visibles d'ici. Je me dirige vers un bois un peu plus loin à travers une prairie puis rentre par une grosse coulée pour ne poster à 30 mètres environ du bord du bois au pied de 3 chênes. J'accroche mon arc, une flèche encochée, à une branchette d'un des chênes. Je suis à peine posté que le soleil disparaît et qu'un déluge s'abat sur moi. Je fais le dos rond en attendant que ça passe. Au bout de 15 minutes environ, la pluie cesse et le soleil revient mais un fort vent couplé aux gouttes qui tombent des arbres masquent les bruits de la forêt. Je ne peux compter que sur mes yeux. Je balaye le sous-bois des yeux quand, tout à coup, j'aperçois une chevrette plein travers à 10 mètres environ au-dessus de moi sur ma gauche. Elle sort de nulle part et regarde vers la lisière du bois, à l'opposé de ma direction.

Je tente de me retourner doucement pour attraper mon arc sur ma droite, le saisis et me retourne doucement vers la chevrette en accrochant mon décocheur. Elle regarde vers moi, je me penche très doucement pour mettre un chêne entre nos regards et arme doucement mon arc sans qu'elle ne bouge. Je prends la visée, son coffre est dégagé entre 2 petits arbres, je décoche rapidement. Ma flèche traverse la chevrette avec un bruit caractéristique d'un flèche de coffre et se fiche au sol. Elle démarre, je la perds de vue au bout d'environ 20 mètres de fuite. J'attends environ 15 minutes avant d'aller vérifier mon tir. Ma flèche plantée au sol est couverte de contenu stomacal et ne porte pas de trace de sang.

Une chevrette à l'affût, 28 décembre 2013

A peu près à l'emplacement où se trouvait la chevrette, je trouve les premières traces de sang sur les feuilles mortes. 

Une chevrette à l'affût, 28 décembre 2013

Sur la zone du tir, une grosse touffe de poil est posée au sol.

Une chevrette à l'affût, 28 décembre 2013

A peu près, à l'endroit où j'ai perdu mon chevreuil de vue, un bruit de pattes qui frappent la végétation se fait entendre. Je connais bien ce bruit et je suis persuadé que mon chevreuil est entrain de finir de mourir. Je commence donc à suivre, mon arc à la main, la piste de sang très marquée et très facile à suivre.

Une chevrette à l'affût, 28 décembre 2013

Alors que j'arrive à environ 5 mètres de mon chevreuil, ce dernier se relève et s'éloigne avec beaucoup de difficultés. Des plis d'intestin sortent par le trou de sortie de ma flèche qui semble être sortie très en arrière, juste devant le cuissot. La chevrette prend la descente du talus et disparaît. Je me fige un moment et attends un peu que le bruit cesse puis je m'approche de la couche du chevreuil qui est maculée de sang.

Une chevrette à l'affût, 28 décembre 2013

Je récupère ma flèche et retourne à mon poste pour attendre un petit moment, environ 15 minutes plus tard, je retourne à ma voiture pour chercher Hémo. Je retourne au premier sang avec Hémo qui prend timidement la piste et hésite un peu puis finit par prendre la descente du chevreuil, 5 mètres plus loin une nouvelle couche maculée de sang marque le sol. Hémo commence à donner de la voix. Il tire sur sa longe en couinant, en levant les yeux j'aperçois ma chevrette qui n'est qu'à 6 ou 7 mètres devant moi, un peu plus bas, couchée sur le ventre, tête haute, au pied de petits arbres. Hémo est comme un fou, j'attache sa longe à un arbre pour tenter une flèche d'achèvement, la chevrette ne bouge pas mais les branches m'empêchent de tenter un tir. J'essaie de me décaler mais la chevrette se relève et part péniblement sur environ 5 mètres en vacillant puis se recouche. Je m'avance doucement et cherche une fenêtre de tir mais seuls la tête et le cou de l'animal sont dégagés. Ne voulant pas risquer de la relever et voulant en finir rapidement, je vise la base du crâne et décoche mais ma flèche un peu plus basse touche toute de même les cervicales et couche ma chevrette sur place.

Je lâche Hémo qui se précipite pour piller le chevreuil qui se débat encore un peu.

Une chevrette à l'affût, 28 décembre 2013

Il ne reste plus qu'à récupérer ma flèche, mettre le bracelet et remonter le chevreuil à la voiture en essayant de faire suivre Hémo dont la longe s'accroche à tous les arbustes alors que la nuit tombe. Ma flèche rentre en fait basse à environ 15 cm du coude et ressort juste devant le cuissot puis traverse le cuissot. J'ai un peu de mal à comprendre la trajectoire de ma flèche alors que je tire ma chevrette plein travers et que je ne la vois pas réagir avant le tir.

Une chevrette à l'affût, 28 décembre 2013

Alex

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 12:48

Sortie du matin : 

 

Ce matin, je pars pour Labéjan autour de mon lac favori pour tenter une approche sur un chevreuil, cette année les chevreuils semblent beaucoup moins nombreux sur la commune et, lors de mes sorties répétées, je vois peux de chevreuils, j'espère en voir d'avantage quand les maïs seront moissonnés bien que l'approche sera alors beaucoup plus compliquée. Malgré cela, j'ai cette année un taux de réussite assez important vu que je ne sors plus autant qu'avant.

En route, alors qu'il fait encore nuit, j'aperçois un chevreuil dans mes phares alors que j'arrive au pont qui franchit le Sousson en limite de Durban et de Labéjan. L'animal qui s'apprête à traverser le pont en direction de Duban fait volte-face et saute dans le champ sur la droite de la route. Je le regarde s'éloigner en direction du stade de foot de Labéjan situé à quelques centaines de mètres. Il s'agit certainement d'une chevrette que j'ai pu observer plusieurs fois cette année à un peu toutes les heures de la journée. Son gîte doit se trouver dans la bordure boisée du ruisseau.

Je poursuis ma route mais au lieu de remonter comme d'habitude par la route qui longe le bois du Turc, je poursuis jusqu'à la suivante pour aller me garer près de la ferme pour chasser au lever du jour la petite parcelle de maïs isolée qui redescend sur le penchant opposé à celui qui descend vers le lac. Je suis un peu en avance et attends que le jour se lève un peu en me préparant puis je pars vers la culture mais elle a été moissonnée. Je jette tout de même un coup d’œil pour tenter de voir des chevreuils mais le coin semble désert. Un vent soutenu souffle ce matin. 

Je fais demi-tour et reviens vers la route que je longe un moment en crête avant de prendre à travers champ pour redescendre entre un bosquet et le bois qui borde une partie de la parcelle de maïs restante. Arrivé au coin du bois, je jette un coup d’œil sur la bande enherbée, pas de chevreuil, je commence à longer le maïs à mauvais vent. Le sol détrempé est très bruyant, chaque pas fais un bruit terrible dans la boue. J'arrive doucement au coin du maïs et jette un coup d’œil sur le côté suivant mais pas de chevreuil. Je redescends donc tranquillement vers le ru. Je jette un coup d’œil au premier passage de canon, pas de chevreuil. Alors que j'arrive au second passage de canon, un animal démarre dans le maïs sans que je puisse le voir. Je poursuis jusqu'au passage mais ne vois rien, à quelques mètres du passage une large bande de maïs a été moissonnée, je regarde pour voir si je peux voir traverser quelque chose mais rien.

Je reviens sur mes pas et m'avance doucement dans le passage de canon, un peu plus loin un lièvre traverse à 30 mètres devant moi. Arrivé au milieu du passage, je fais demi-tour et pars pour longer le second passage, au bout du second passage de canon sans avoir vu d'animaux, je décide partir chasser autour d'une autre petite parcelle de maïs à environ 500 mètres près d'un autre lac.

Je traverse la route, longe le lac puis remonte en suivant le grand chaume de maïs pour rejoindre la route de crête que je traverse pour redescendre vers le bout du lac entouré de bois avant de remonter vers le maïs. Je longe doucement la largeur puis la longueur du bas du champ sans rien voir à part quelques volées de pinsons dont le décollage me fait parfois croire à un animal qui démarre dans la culture. Je retombe sur la route et reviens vers la route de crête avant de reprendre à travers champ vers quelques bosquets où se trouvent souvent des chevreuils. Je rattrape la bordure d'une longue bande de bois et commence à la longer, par le haut, avec le vent de face, quand un animal démarre tout près sur ma gauche, dans les épines noires. Il casse pas mal de bois puis le bruit s'arrête, je tente de rentrer sans bruit dans le bois assez clair mais je ne vois rien, je cherche le gîte de l'animal sans succès, pensant qu'il s'agissait d'un gros sanglier puis je reprends ma route. Je contourne un grand bois puis remonte à travers champ vers un chemin de terre en crête qui revient vers la ferme. Pas le moindre chevreuil en vue jusqu'à ma voiture.

Je décide de rentrer, il est presque 10 heures. Sur le retour, je décide tout de même d'aller faire un tour vers le stade de foot au cas où le chevreuil vu ce matin serait toujours par là. Je suis donc la route qui longe les champs qui bordent le Sousson quand j'aperçois une chevrette dans une petite parcelle coincée entre un fossé bordé d'arbustes et de ronces sur sa gauche et un ru bordé de grands arbres sur sa droite. Le chevrette avance vers la bordure du fossé, je poursuis ma route comme si de rien n'était et me gare à environ 300 mètres près du stade. Le vent est bon, il longe le Sousson en venant face à moi. Je longe sous le talus du champ en suivant un chemin de terre qui poursuit le chemin goudronné où je me suis garé et traverse le Sousson au niveau d'un passage à gué. Je remonte ensuite le talus pour longer le ruisseau en me plaquant le plus possible à la bordure d'arbres qui le longe.

La bordure de ronces et de buissons me masque la chevrette, j'avance tout de même assez rapidement craignant la voir sortir à découvert en traversant le fossé. Je suis encore à 150 mètres environ quand j'aperçois du mouvement derrière le fossé. Je me fige et aperçois 2 chevreuils qui partent au trot vers la bordure du ruisseau, je les perds rapidement de vue. Je tente de me rapprocher rapidement mais j'aperçois vite les chevreuils qui me regardent arriver au bord du ruisseau. Je me fige, ils redémarrent pour s'arrêter au bord du ru au niveau de son arrivée au Sousson. Je tente de m'avancer un peu, ils hésitent un peu puis franchissent le ru grossi par les fortes pluies de ces derniers jours.

Je décide de changer de stratégie, je reviens rapidement vers la route puis la longe jusqu'à la haie qui borde le ru. Cette dernière fait un angle droit au bord de la voirie et la longe un petit moment. Je jette un coup d’œil au travers de la haie et aperçois les 2 chevreuils arrêtés au bord du Sousson à environ 100 mètres du ru. Je traverse la route et descends dans un fossé profond en contrebas de la chaussée qui me permet d'avancer à couvert, un peu voûté, sur 200 mètres environ dans l'eau jusqu'à mi mollet. Mes chaussures de marche sont pleines d'eau. Je surveille par moment, en me redressant, la position des chevreuils mais ces derniers sembles paisibles et ont même recommencé à brouter. Je rattrape rapidement le bout d'une haie qui descend vers la route et passe derrière à couvert pour faire un grand détour car le niveau du fossé qui rattrape doucement celui de la route ne va plus me permettre d'avancer caché. Je jette un coup d’œil aux chevreuils qui restent calmes puis je remonte dans les coteaux caché derrière la haie. Je profite du relief du terrain pour rejoindre une haie parallèle qui redescend vers la route. Je passe derrière, les chevreuils semblent m'avoir vu mais la forte distance ne les rend pas plus inquiets que ça.

Voûté au maximum pour profiter de la haie et du relief du terrain, je rejoins à travers une prairie le bout d'une haie épaisse qui borde la route. Je fais une pause assez longue pour observer les chevreuils. Il me faut traverser la route sans être vu. La chevrette observe les voitures qui passent sur la route mais restent tranquille. Je tente ma chance, je traverse la route et rentre dans un autre fossé assez profond qui borde la droite de la route pour rejoindre le Sousson. Il me semble que la chevrette qui est à plus de 150 mètres regardait vers moi. J'avance d'environ 30 ou 40 mètres dans le fossé plein d'eau puis escalade un peu le talus pour observer les chevreuils, ils sont toujours tranquilles et avancent doucement en broutant vers le pont. Je continue à avancer rapidement en les surveillant tous les 30 mètres environ. Toujours aucun signe d'inquiétude.

J'arrive au niveau du pont, la courbure sortante du ruisseau me permet de sortir à découvert sur la route sans être vu, caché par les arbres qui bordent le Sousson. Je traverse doucement la route, descends le talus et rentre dans la bordure boisée du ruisseau, le vent soutenu est face à moi. J'avance très doucement en calculant mes pas et en tentant d'apercevoir les chevreuils. Je slalome entre les chênes en collant la bordure du cours d'eau au maximum. Je finis par apercevoir les chevreuils après environ 40 mètres d'approche, il s'agit d'une chevrette et de son jeune, un petit mâle reconnaissable aux petites bosses sur son crâne. J'avance très doucement à leur rencontre alors qu'ils avancent tout doucement en broutant. J'avance ainsi jusqu'à 5 mètres environ un petit virage sortant du ruisseau et me poste en observation. La chevrette observe souvent vers la route alors que son jeune insouciant broute tranquillement. Le chevrillard rejoint sa mère et s'en suit une petite séance de toilettage mutuel. Ils sont à environ 25 mètres.

La chevrette finit par reprendre sa marche, je sors mon carquois pour éviter d'accrocher une branche à l'armement mais la fixation qui force un peu lâche d'un coup et produit un petit bruit en heurtant ma cuisse. Je me fige, la chevrette regarde vers moi mais ne me voit pas puis elle se tranquillise rapidement. Je reste immobile et pose mon carquois au sol en appui contre un arbuste. Je surveille régulièrement le vent en lâchant de petites feuilles en l'air, il souffle presque face à moi, un peu en biais vers le ruisseau, tout va bien. Tout à coup, alors que je surveille le chevrillard, je perds la chevrette de vue. Je la cherche un moment du regard puis aperçois la tache blanche de son postérieur entrain de rentrer dans la bande boisée du bord du ruisseau. Le chevrillard, resté en retrait, s'avance pour la suivre. Le ruisseau est en crue et je ne pense pas les voir traverser mais au cas où, je reprends mon carquois à la main et m'avance un peu pour pouvoir les tirer dans le ruisseau si ils décident de traverser mais les chevreuils se ravisent et reviennent sur leur pas pour reprendre la bande enherbée et revenir vers moi.

Je suis toujours dans la bande boisée qui suit le Sousson. Je pose mon carquois, m'agenouille doucement dans un creux du terrain et laisse venir. Une grosse touffe d'herbe posée sur un bourrelet de terre me fait un bon écran de camouflage. La chevrette arrive d'un pas lent, sa tête passe derrière la touffe d'herbe, j'arme mon arc, elle ressort à découvert plein travers alors que mon viseur se pose au défaut de son épaule, elle n'est qu'à 5 mètres, je décoche. Ma flèche rentre pile où je la voulais, les 2 chevreuils démarrent brusquement et remontent à toutes pattes vers la route mais rapidement la chevrette vacille, un bout de poumon sort par le trou de sortie à peine un peu plus bas et en arrière que le trou d'entrée. Elle chute à 40 mètres environ, tente de se relever, se débat un peu puis s'immobilise. Le chevrillard continue sans se retourner et ralentit juste en arrivant à la route qu'il traverse au pas. Il s'arrête un moment de l'autre côté de la chaussée mais ne se retourne toujours pas puis descend le talus et s'éloigne en remontant le coteau le long de la haie que j'ai utilisé pour faire ma boucle tout à l'heure.

Je quitte mon poste et pars droit sur ma chevrette qui est déjà morte. Le bout de poumon s'est détaché dans la chute et gît à 1 mètre de la chevrette. Je cherche un peu ma flèche mais sans parvenir à la retrouver. J'appose donc le bracelet et charge la chevrette sur mes épaules pour revenir à la voiture.   

Une très belle approche, 18 novembre 2013

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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