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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 20:17

La semaine dernière, le président de la chasse d'Haulies, commune sur laquelle je réside depuis fin 2018, m'appelle pour me proposer un bracelet de chevreuil. Il reste 5 bracelets qui n'ont pas été réalisés en battue. J'avais demandé à l'assemblée générale, en début de saison s'il serait possible de chasser un chevreuil à l'approche mais les réactions du bureau n'avait pas semblé très favorable. La chasse à l'approche et à l'affût sur ma commune ne sont pas favorisée, le tir du sanglier ne se fait qu'en battue et la chasse du chevreuil se fait principalement en battue, seules les dernières attributions se font parfois à l'approche pour éviter un dépassement de quotas. Nouveau sur la société de chasse, je n'avais pas insisté et avais laissé tomber l'idée. Cette proposition bien que très tardive m'a donc beaucoup surpris et j'ai décidé de relevé le défi de prélever ce chevreuil à l'arc en moins de 2 semaines, avant la fermeture de la chasse. Les consignes sont de ne pas tirer de joli brocard car ils sont réservés pour le tir d'été, vendu un bon pris à Actéon. Cela fait 15 ans que je n'ai pas chassé sur Haulies où j'ai prélevé mon premier chevreuil à l'arc en 2005, année de mon arrivée dans le Gers. A l'époque, mon mode de chasse silencieux et ma réussite étaient mal passés auprès de l'ancien président, je n'avais donc plus tenté de reprendre des bracelet chevreuils en tir d'hiver sur la commune.

Ce weekend, ayant un peu de temps, j'ai réalisé quelques sorties à l'approche pour faire un peu de repérage autour de ma maison. Quel plaisir de pouvoir partir à pied de chez soi. J'ai repéré 4 brocards dont 3 bien trop gros pour être tirés. Un jeune brocard, accompagné d'une jeune chevrette traînent en limite de la société de chasse et je les ai approché 2 fois presque à distance de tir. J'ai même armé le jeune brocard à un peu plus de 20 mètres mais ce dernier était de face et je n'ai donc pas décoché. Ces sorties m'ont appris que, tous les soirs, quelques chevreuils passent à l'angle d'un bois pour rejoindre une langue de prairie prise entre les massifs boisés. Ce soir, en sortant du boulot, je décide d'aller m'y poster. Je me prépare rapidement puis part de chez moi à pied, à travers champ pour rejoindre mon poste. Arrivé au coin du bois, je constate que le vent vient du semé de blé et rentre dans le bois, j'hésite un peu car si les chevreuils arrivent dans mon dos ils vont me sentir mais je décide de tout de même tenter le coup. Je remonte un peu en longeant le bois et y rentre de quelques mètres par une très grosse coulée. Je dégage le sol pour pouvoir pivoter en silence et me cale contre un chêne. De nombreuses coulées très marquées convergent dans le bois vers mon poste. L'attente commence, des petits rongeurs agitent les feuilles mortes qui recouvrent le sol du sous-bois. Le vent venant du semé a un peu forci, je le contrôle régulièrement et sa direction reste constante. J'observe dans le bois et dans le champ quand je suis surpris par l’apparition du jeune brocard sur lequel j'ai armé samedi. Un chêne en lisière m'a masqué son arrivé. Il est à environ 60 mètres dans le semé de blé et regarde vers moi. Je reste immobile, il se met à brouter. Mon cœur s'emballe un peu ce qui ne m'arrive jamais à l'approche mais il se calme vite. Je me penche doucement pour voir si la chevrette le suit et l'aperçois plus en arrière en crête du champ mais j'aperçois aussi 3 autres chevreuils qui arrivent du bois derrière la crête. Un autre jeune brocard et 2 jeunes chevrettes. Tous sont tirables, il n'y a plus qu'à espérer qu'ils se rapprochent.

Le premier brocard broute tranquillement mais s'éloigne lentement de 3/4 arrière. La jeune chevrette, rejointe par le second brocard qui commence à la coller de trop près, démarre rapidement pour rejoindre l'autre brocard qui se retourne et semble biaiser vers moi. Une autre chevrette commence à venir vers eux en baisant doucement vers mon poste. Le second brocard revient vers la crête pour rejoindre la dernière chevrette. Ils collent leur têtes et semble se frotter front contre front. L'autre brocard est pris d’éternuements puissants qui font jaillir des gouttes de liquide brumisé de son nez. Je l'ai déjà vu éternuer de la sorte samedi ainsi qu'une autre chevrette approchée à 25 mètres. Les 3 chevreuils les plus proches s'approchent lentement en broutant tranquillement. La chevrette la plus à droite commence à venir droit sur moi d'un pas lent mais décidé alors que le jeune brocard et sa chevrette un peu plus en retrait s'avancent également mais plus lentement. La chevrette n'est plus qu'à 20 mètres, arrêtée de face, cachée derrière un chêne, le brocard un peu plus à gauche est à environ 25 mètres et sa chevrette plus en retrait. J'arme doucement mon arc, elle repart toujours d'un pas lent et arrive de face sur la droite du chêne. Je la suis dans mon viseur. Elle biaise légèrement, passe derrière le chêne et vient stopper de 3/4 face (presque de face) à 5 mètres de moi sur la gauche du chêne, derrière un genet peu touffu. Je cale ma visée sur le défaut avant d'épaule dans une fenêtre au travers du genet. La chevrette tranquille regarde à droite. Je décoche. Ma flèche la frappe bruyamment. Elle fait volte-face alors que ses camarades se dispersent au galop. Elle fuit au galop en perdant énormément de sang, son estomac pend par le trou de sortie de ma flèche qui est restée en travers de l'animal. Elle décrit une boucle d'environ 35 mètres dans le semé de blé pour revenir vers le bois à ma droite à environ 20 mètres. Alors qu'elle arrive près de la lisière son arrière train flanche et je l'entends se fracasser dans la végétation au moment où je la perds de vue. 

Je quitte mon affût, les autres chevreuils, dispersés au loin et regardant vers moi, redémarrent pour rejoindre les bois. Un chevreuil aboie dans mon dos, dans le bois où j'était posté avant de détaller. Une piste de sang très abondante de 50 cm à 1 mètres de large me conduit sans aucune difficulté à ma chevrette morte sur le dos, calé contre des petits buissons, juste en lisière. Elle a perdu la moitié de sa panse à un mètre de la lisière. Ma flèche rentre au cœur devant l'épaule droite et ouvre les 2/3 de la cage thoracique, à mi-hauteur, sur le flanc opposé. Ce trou béant est impressionnant et laisse sortir les viscères. Ma flèche n'est plus dans la chevrette. Je refais la piste à l'envers et la retrouve quelques mètres après le tir, posée au sol. La chevrette l'a expulsée dans sa course. Je la remets au carquois et par baguer ma chevrette. J'ai oublié mon appareil photo et mon portable à la maison. Je rentre donc faire quelques photos souvenir alors que la nuit tombe doucement.

Une chevrette haulienne à l'affût, 24 février 2020

Alex

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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 14:39

Ce matin, la société de chasse de Saint Paul de Baïse organise sa seconde battue au chevreuil de la saison et le président m'a autorisé à inviter Christophe et Lionel. Nous arrivons sur place vers 8 heures pour le déjeuner. Ce dernier pris et les consignes de battue données, nous partons nous poster pour la première traque. Nous nous garons près d'une stabulation et remontons au travers du champ de colza vers un chemin forestier le long duquel nous devons nous poster. Le sol est jonché de traces plus ou moins fraîches de chevreuils. Je ne connais pas ce secteur, en contrebas sur notre droite, nous apercevons le petit bois de pins attenant au bois de la palombière que nous avons chassé lors de la battue précédente. D'après les dires des chasseurs de Saint Paul, le meilleur poste semble être celui dans la friche ponctuée de petits chênes au bout du chemin forestier. Christophe n'ayant pas eu encore d'occasion de tir cette année en battue, nous décidons avec Lionel de lui laisser ce poste prometteur. Nous rentrons dans le bois de chênes par le chemin forestier, je prends un premier poste à environ 50 mètres de la lisière sur la gauche du chemin, Lionel se poste un peu plus loin et Christophe poursuit jusqu'à la friche. Je m'avance d'environ 15 mètres dans le bois et me cale à droite d'une zone bien dégagée, au pied d'un gros arbre. Je casse quelques branchettes pour dégager mes angles de tir, le bois est assez salle sur ma droite et devant moi. Je ne vois qu'une réelle coulée à environ 10 mètres dans le sale devant moi.

La sonnerie de début de traque ne tarde pas à retentir et presque immédiatement les chiens se mettent à donner de la voix. Les menées s'enchaînent et les coups de feu également. Plusieurs fois, les chiens semblent aller vers Christophe et je croise les doigts pour lui. Au bout d'un bon moment, des bruit de pas résonnent derrière moi, je tente d'apercevoir l'animal sans succès. Il semble plus ou moins suivre le chemin quand une chevrette s'avance tranquillement à environ 40 mètres sur ma droite au bout de la zone dégagée. Pensant qu'elle va prendre vers moi, j'arme mon arc mais elle fait 2 pas et stoppe en 3/4 arrière pour écouter les chiens. J'aligne ma visée un peu au-dessus du défaut d'épaule et décoche. Ma flèche vole parfaitement et rentre là où je voulais, au défaut d'épaule de l'animal qui démarre en trombe et se retournant pour ressortir sur le chemin forestier, le traverser et fuir dans le penchant boisé qui redescend vers les pins.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Il m'a semblé que la chevrette est partie avec ma flèche en travers du corps. Je l'entends fuir quelques secondes puis se débattre au sol. Elle est morte, je suis soulagé car je me rends compte maintenant que mon tir était quand même osé, vu la distance qui me séparait de la chevrette. Je réencoche et me reconcentre sur la chasse. Les menées s'enchaînent et les coups de feu se succèdent. Au bout d'un moment, une menée semble arriver sur les traces de ma chevrette et je crains que les chiens n'y tombent dessus et n'entament la carcasse. Je quitte donc mon poste pour tenter de la retrouver avant eux. Je me dirige rapidement vers l'endroit du tir et trouve facilement ma flèche couverte de sang et fichée au sol à quelques mètres de l'endroit où se trouvait la chevrette.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je la laisse sur place et sors sur le chemin plus en amont pour le suivre un peu à la recherche de la piste de sang. Je trouve vite de grosses gouttes de sang qui traversent le chemin et rentre dans le penchant boisé en biaisant sur ma gauche.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019
Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019
Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Une menée passe dans le colza, à environ 50 mètres, au pied du bois avec 3 chevreuils au grand galop qui avec un peu de chance remonteront sur Lionel ou Christophe. Je retrouve très facilement ma chevrette qui n'a fait qu'un peu plus de 30 mètres avant de s'effondrer.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Les chiens ne tardent pas à arriver sur ma chevrette et je les en détourne et fait quelques photos souvenir avant de repartir me poster rapidement.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Ma flèche est rentrée au défaut de l'épaule et ressort devant l'épaule opposée. Le temps passe et la voix des chiens se calme progressivement jusqu'au signal de fin de battue. J'appelle un piqueur pour avoir un bracelet puis pars rejoindre mes collègues qui n'ont pas eu ma chance. Lionel a vu courir des chevreuils au loin et Christophe a eu la malchance qu'un piqueur retourne les chevreuils qui venait sur lui. Je leur raconte ma chasse et partons chercher ma chevrette et ma flèche en attendant le bracelet avant de redescendre au voiture où je laisse ma chevrette à un des chasseurs de la commune avant de partir pour le rendez-vous de chasse pour les instruction de la seconde traque. Au moins 5 chevreuils ont été tués, je m'attendais à plus vu le nombre de coups de feu tirés. Les "peleurs" sont déjà à l'œuvre.

Serge et les teckels ne sont pas encore arrivés et le président de la chasse décide de chasser la bande boisée qui borde la rivière (Baïse) en les attendant. Nous partons nous poster le long de la butte de l'ancienne voie ferrée avec quelques chasseurs de la société. Nous nous garons au cimetière et partons à pied vers nos postes. Nous laissons Christophe au poste dit "le trou" qui est en fait un ancien passage sous la voie ferrée qui est devenu juste un passage dans la butte avec la disparition du pont et des rails. Christophe monte pour se poster en haut de la butte, au ras du passage alors que nous continuons le long d'une haie de ronces et d'arbustes en parallèle de la butte. Les chasseurs prennent les postes à chaque grosse coulée alors que le chef de ligne poursuit avec nous pour nous poster au bord de la Baïse, au bout de la butte. Lionel prend le poste au bord de la rivière pour barrer la route des animaux qui tenteraient de fuir en longeant l'eau à mi pente du talus de la rivière et je contourne la butte pour me trouver un poste alors que le chef de ligne revient sur ses pas pour rejoindre le sien. Alors que je contourne la butte, un bruit de pas dans les feuilles mortes me fait stopper mais le calme revient sans que je puisse voir l'animal. Je trouve une grosse coulée remontant sur la butte dernière à 20 mètres de la rivière et la suis pour aller me poster au sommet. Alors que j'arrive en crête, j'aperçois une boule de poils blottie coutre un arbre mort tombé au sol. Je l'observe un instant pour me rendre compte qu'il s'agit en fait d'un lièvre gîté. Il m'observe, son œil grand ouvert mais ne daigne pas bouger alors que je suis à peine à 5 mètres en train de le prendre en photo.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je m'éloigne un peu pour me poster un peu plus près du bout de la butte. Les traqueurs et les chiens arrivent au loin en longeant la Baïse. Les chiens donnent timidement de la voix puis se calment un moment avant de lancer, à grands cris, 4 chevreuils qui filent en plaine en direction du cimetière. Alors que les animaux passent la ligne les coups de feu claquent et la menée cesse. 2 chevreuils sont tombés, les traqueurs rappelle les grands chiens qui peinent à revenir puis finissent la traque sans lever d'autres animaux. Nous rentrons en suivant la butte quand les chien prennent la voie du lièvre qui s'est débiné sans bruit pendant la chasse. Les chasseurs les arrêtent vite et nous retournons au rendez-vous de chasse.

Le président décide d'une dernière traque, nous partons avec un des chasseurs, photographe attitré des battues pour aller nous poster dans des petits bosquets en bordure d'une grande traque. Nous nous garons près d'une habitation abandonnée puis remontons le coteau. Le chasseur de Saint Paul nous explique que les sangliers ont labouré une petite parcelle près de l'habitation. Arrivés en haut du coteau, je reconnais le secteur où Christophe a fléché un brocard il y a 2 ans. Christophe reprend son poste qui lui avait réussi en sommet de coteau, en bordure d'un bosquet fourré qui redescend vers les voitures, sur notre droite. Lionel se poste au bord d'un autre bosquet sur notre gauche et je descends dans un autre bosquet en contrebas. Alors que je suis à environ 100 mètres de ce bosquet, le bruit du galop de 2 animaux retentit dans la pente boisée en face de moi. Une chevrette et son chevrillard stoppent à découvert, à mi-pente. Le chevrillard se débine dans le sale sur la droite et disparaît. La chevrette reste figée alors que je l'observe immobile. Elle ne me prête pas attention. Je reste un moment sans bouger, elle regarde par moment vers son chevrillard. Je décide d'y aller au culot. Je commence à aboyer, la chevrette regarde vers moi sans bouger comme hypnotisée, j'aboie plusieurs fois sans qu'elle ne réagisse puis commence à avancer doucement droit sur elle en aboyant. Elle me regarde sans bouger d'un millimètre et me laisse approcher à 40 mètres, j'arme mon arc et tente d'approcher encore un peu alors que la chevrette regarde en arrière mais elle se coule dans le sale sur les traces de son jeune. Est-ce l’arrivée des piqueurs sur la ligne ou le petit bruit de métal fait par ma lame à l’armement ou encore juste le moment de partir pour elle ? Dommage, je presse le pas pour rejoindre le bosquet. Les 2 chevreuils sortent du bosquet à environ 80 mètres et remontent la pente du champ. J'aboie et ils se figent, m'observent un instant puis passent de l'autre côté de la butte et disparaissent.

Je presse le pas pour remonter me poster à mi-pente, en bordure du sale alors que j'entends déjà chiens et piqueurs au bout de mon bosquet. Je me place vite, rapidement, les teckels arrivent et passent mon poste, 2 traqueurs passent sous moi puis s'arrêtent pour observer les chiens alors qu'un autre traqueur passe au-dessus de moi en bordure du bosquet à environ 20 mètres. Les chiens tournent et donnent un peu de la voix quand un beau lièvre démarre sur ma droite et se débine au travers des buissons pour venir me passer tranquillement à 3 mètres sur ma droite et stopper, assis, à 10 mètres en dessous de moi à environ 15 mètres des traqueurs qui l'observent. Les chiens arrivant, il démarre et sort sur le découvert pour remonter le penchant du champ en face de moi et disparaître de l'autre côté alors que les teckels s'élancent, avec 150 mètres de retard, à sa poursuite. Les traqueurs crient pour les stopper mais ils passent la crête puis revient un peu après. La traque reprend et s'éloigne vers Christophe puis Lionel puis passe derrière la cime du champ alors qu'un des traqueurs au téléphone semble parler de sangliers. Le calme s'installe et le temps semble long. Des coups de feu se font entendre puis le calme revient. Le lièvre revient et passe la crête avant de descendre vers le bosquet à environ 80 mètres sur ma gauche puis le longe en direction de la route en contrebas. Les postés commentent la scène à voix haute et s'interpellent les uns les autres puis le lièvre fait une boucle et remonte pour repasser la crête en face de moi. Les chasseurs commentent toujours l'apparition de ce lièvre.

Au bout d'un moment, des craquements m’interpellent plus haut sur ma droite. Je me retourne face à la pente et écoute, les yeux grands ouverts. Est-ce un chien ? Les craquements se rapprochent et je finis par apercevoir un petit sanglier qui va passer au trot à 15 mètres au-dessus de moi dans le sale. J'arme mon arc, il stoppe juste au-dessus de moi à 15 mètres dans la broussaille, j'aligne ma visée sur son épaule dans une petite trouée au travers de la végétation. Je décoche, le bruit de l'impact retentit et le choc libère de la poussière du poil de l'animal qui repart en trombe vers le bout du bosquet. Je ne suis pas sûr de mon atteinte et les chasseurs étant toujours à leur discussion et certainement encore chargés au plomb 1 ou 2, je crie : "sanglier". Les chasseurs reprennent en cœur "sanglier" au lieu de se taire. Les minutes passent et je n'entends pas tirer. Par moment, des craquements retentissent sur ma droite, peut être mon sanglier en train de se déplacer dans le sale. Au bout d'un moment, plus un bruit quand mon téléphone sonne, le président de Justian m'appelle pour me demander où est le sanglier, je lui explique qu'il est parti vers lui après mon tir, il m'indique que les chiens et les traqueurs vont arriver. Je remonte la pente en lui parlant et trouve du sang, je décide de le suivre et avertis le président de la chasse de Justian que la ligne se tienne prête au cas où. Je raccroche et suis le sang assez abondant. La piste est assez facile à suivre et biaise doucement à gauche. Dans mon dos les chiens commencent à donner de la voix au loin mais ils seront vite là. Arrivé dans une zone dégagée d'herbe haute couchée au milieu des pins, je perds la piste et les chiens me rattrapent. Alors qu'ils arrivent à 10 mètres sur ma droite, j'entends démarrer le sanglier et tourne la tête pour juste le voir sortir de quelques genévriers et disparaître derrière les pins. Je cri "Attention, sanglier" sans me rendre compte que la route est juste à quelques mètres de moi au pied d'un talus abrupt.

Le sanglier dévale le talus et s'élance entre 2 chasseurs en traversant le goudron de la route. Les coups de feu pleuvent, 4 ou 5 chasseurs vident leurs fusils mais le sanglier passe sans une égratignure et fonce au travers du champ travaillé avec les chiens à ses trousses. Je sors du bois et descends le talus incrédule. Comment ils ont pu louper ce sanglier ? La plupart des chasseurs m’affirment que le sanglier n'était pas blessé mais un a vu ma flèche sur le côté de l'animal. En arrivant à la route j'aperçois alors ma flèche couverte de sang posée sur le goudron, je la ramasse et tente de trouver du sang en demandant aux chasseurs la direction de fuite. Je m'élance en suite au pas de course dans la direction indiquée sans vraiment y croire, le champ monte raide puis redescend. Alors que j'attaque la descente un chasseur dans mon dos me crie que les chiens sont au ferme plus loin. Dans le creux du champ je suis incapable de déterminer la provenance des cris, il m'indique tout droit. Je reprends le pas de course en crachant mes poumons alors que le terrain remonte raire avant de redescendre vers la route d'où j'entends le ferme plus haut le long d'une haie. Je prends sur la droite de la haie mais comprends vite que les chiens sont sur la gauche, je remonte le talus pour traverser la haie puis la suis et remonte la pente prononcée vers les cris. 

Les chiens et le sanglier se dessinent peu à peu derrière la butte. Le sanglier tourne sur lui-même pour repousser alternativement un chien contre la haie et 2 dans le champ qui l'assaillent. J'encoche une flèche et m'approche tranquillement. A quelques mètres du sanglier, j'arme mon arc et donne un peu de la voix pour tenter d'écarter les chiens qui marquent un temps d'arrêt et me laissent une bonne ouverture pour tirer. Le sanglier se tourne face à moi. En essayant de reprendre mon souffle, je vise sur le côté de la tête et décoche. Ma flèche semble traverser le sanglier et se fiche au sol mail il ne réagit pas. Je réencoche, il se retourne et s'éloigne péniblement de cul. Je le suis, arme mon arc et donne de la voix pour le stopper, il se tourne à gauche de 3/4 arrière. Je vise derrière l'épaule et décoche. Ma flèche rentre où je visais et ressort dans la gorge à l'opposé en restant en travers de l'animal, le sanglier saigne abondement, tente de repartir mais s'écroule vite. Je m'approche vite et dégage ma flèche pour éviter qu'il ne la casse en se débattant. Je récupère mon autre flèche et laisse s'immobiliser mon sanglier puis l'attrape par une patte arrière et redescends vers la route avec les chiens que je félicite vivement. Le chasseur qui me suivait arrive pour m'aider. Arrivé à la route d'autres chasseurs arrivent pour récupérer les chiens et j'en profite pour regarder mon sanglier, ma première flèche d’achèvement a en fait juste une grosse entaille dans le muscle de l'épaule. Ma première flèche est rentrée en avant de l'épaule mais je ne trouve pas la sortie.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je suis mort mais je ramène mon sanglier jusqu'au carrefour, 150 mètres plus loin où nous le chargeons avant de revenir vers la ligne des postés. Mes collègues m'attendent à la voiture, je remonte vers le poste de Christophe puis redescend vers la voiture où je retrouve mes collègues à qui je raconte mes aventures. Nous partons vers le rendez-vous de chasse, 2 autres sangliers ont été tués, un gros mâle de 70 à 80 kg et un autre jeune comme le mien. Mon sanglier arrive à son tour, je prends quelques photo souvenir avant de rentrer.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Alex

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 14:48

Ce matin, j'ai donné rendez-vous à Auterrive à Christophe et Lionel pour aller chasser à Saint Paul de Baïse qui fait sa première battue chevreuil de la saison. Nous arrivons sur place vers 8 heures pour prendre le petit déjeuner avec les autres postés puis après les consignes de battue et la distribution des postes nous partons nous poster. Le premier secteur est composé d'une immense combe dominée en crête par des bandes boisée et des bosquets. Nous allons nous poster en ligne sur la gauche près d'une palombière. En montant le chemin de terre pour aller nous garer, une chevrette et son jeune nous traverse devant la voiture en sortant de la chasse. Nous regagnons nos postes. Lionel prend le premier poste sur un beau carrefour de coulée où je me poste habituellement sur ce secteur, je prends le suivant et Christophe poursuit pour aller se poster près de la palombière. Au bout d'un moment, les chiens et les traqueurs commencent à se faire entendre mais la battue peine à démarrer, les chien ne donneront presque pas, quelques coups de feu se font tout de même entendre et à la fin de cette première traque 3 chevreuils auront été prélevés. Côté archers, je n'ai rien vu, Lionel a vu passer un chevreuil au loin et Christophe a eu la visite d'un gros lièvre.

Nous retournons à l'ancienne gare, au bord de la départementale pour les consignes de la seconde traque. Cette fois nous partons pour un grand bois. Les archers seront postés le long d'un coupe-feu qui sépare une pente de feuillus d'un bosquet de résineux. Nous partons les premiers pour aller nous poster. Je me gare sur le parking de la palombière. Christophe part se poster au poste qu'il a l'habitude de prendre quand il vient chasser sur ce secteur et part directement à travers bois. Je pas avec Lionel par le chemin forestier qui longe les installations de la palombière jusqu'à trouver un petit sentier qui descend vers le coupe-feu. Nous débouchons sur la gauche de ce dernier qui débouche sur une grande prairie dans laquelle vont se poster les autres chasseurs. Une file de voiture arrive au loin sur la route sinueuse. Lionel qui est venu chasser l'an dernier sur ce secteur m'explique qu'il sait où se poster au départ du coupe-feu. Je le laisse donc se poster et pars chercher un bon poste. Je suis le chemin jusqu'au trouver une grosse coulée qui baise dans la végétation vers l'angle rentrant du bois en alignement du bosquet de résineux où j'ai fait un sanglier l'an dernier. 

En arrivant dans l'angle du bois au travers d'une zone de bois clairsemée, j'aperçois la veste fluo de Christophe qui est descendu se poster plus bas que l'an dernier et plus près de l'angle du bois. Je décide de me décaler plus vers Lionel pour ne pas le gêner. Je trouve alors une très grosse coulée qui descend vers le bois de conifères. Je remonte de quelques mètres sur la pente boisée et me poste au pied d'un gros arbre, à quelques mètres sur la droite de la coulée. Le vent souffle maintenant de façon soutenue et efface les bruit de la forêt, il ne sera pas facile d'entendre arriver les animaux. Dans mon dos un replat boisé, clairsemé, d'environ 10 mètres de large, sépare la pente boisée du coupe-feu. Sur ma droite le bois est assez épais les petites fenêtres de tir sont rare. Sur ma gauche, la zone est plus dégagée. L'attente commence mais, très rapidement, un mouvement attire mon attention à environ 15 mètres au-dessus de moi, une petite silhouette basse progresse par bons dans la végétation et il me semble reconnaître un teckel. L'animal arrive de la gauche puis rejoint la grosse coulée et bifurque à 90° pour la prendre en descendant pour se rapprocher de moi. La végétation me le cache un instant et je le devine juste jusqu'à ce qui sorte à environ 6 mètres. Resté sur mon idée qu'il s'agissait d'un teckel, je n'ai pas armé mon arc et c'est en fait un beau renard qui arrive sur moi. Il stoppe à environ 4 mètres sur la coulée et regarde vers moi alors que je tente d'armer mon arc et fait demi-tour en se débinant, rasant le sol pour retourner dans la végétation et m'interdire toute opportunité de tir. Il accélère à environ 15 mètres puis bifurque pour repartir d'où il venait et semble se diriger vers Christophe.

Je râle, c'était une occasion en or et ce n'est pas la première fois que je me fais avoir de la sorte car les teckels n'ont pas de clochette et il n'est pas toujours facile d'identifier le mouvement dans la végétation. Quelques minutes plus tard, les traqueurs et les chiens commencent à se faire entendre et je me concentre sur la pente boisée. Rapidement, il me semble entendre quelque chose sur la gauche au milieu de l'agitation de la végétation par le fort vent. Je tourne la tête et aperçois une chevrette qui passe juste au poste que je voulais prendre tout à l'heure dans le coin du bois et prend la coulée dans mon dos au trot, pas le temps de réagir et de toute façon elle va trop vite, je ne peux que la regarder partir vers les résineux. Les coups de feu commencent à claquer. Les chiens donnent au-dessus de moi mais aussi dans mon dos et je ne sais plus où regarder. La menée la plus proche étant dans mon dos, je me retourne, espérant voir revenir la chevrette mais, assez rapidement, il me semble entendre un léger bruit dans mon dos, je tourne la tête et aperçois une chevrette qui se débine tranquillement dans la végétation à environ 15 mètres plus haut en suivant la courbe de niveau dans la pente.

J'arme mon arc et tente de trouver une fenêtre de tir mais trop tard, elle est dans le sale. Elle stoppe à environ 20 mètres de 3/4 arrière. Je tente de trouver une ouverture dans la végétation mais elle repart et disparaît pour de bon. Je désarme. Elle semble partir en direction de Lionel et je croise les doigts pour lui mais très rapidement la voix d'un traqueur et de chien se font entendre dans la direction de fuite de la chevrette. Je me prépare car elle risque de revenir. Effectivement, je la vois revenir tranquillement sur ses pas au travers de la végétation. Elle écoute par moment les chiens et rejoint la grosse coulée à ma gauche où elle bifurque pour descendre. J'arme mon arc et la suis dans mon viseur en attendant une occasion de tir, elle avance tranquillement et j'attends la la voir s'arrêter. Elle va passer derrière un gros arbre à 4 mètres sur ma gauche, je la devance en alignant ma visée à 2 mètres après l'arbre mais elle stoppe 1 mètre avant. Je réaligne ma visée rapidement et décoche. Ma flèche me semble un peu basse et un peu en arrière, j'ai tiré trop vite. La chevrette démarre en trombe, le sang coule de façon très abondante et elle prend la grosse coulée dans mon dos par laquelle a fui l'autre chevrette pour rejoindre les résineux. Je la perds de vue quand elle traverse le coupe-feu alors que les premiers grands chiens courants arrivent. Je tente de les stopper en vain et apercevant le traqueur je lui crie : "Arrête les chien, j'ai tiré le chevreuil il est touché". Rien à faire, la meute se lance en poursuite.

Je décide de quitter mon poste pour tenter de rattraper les chiens. Je cours jusqu'au coupe-feu et longe les résineux jusqu'à trouver l'entrée de la chevrette marquée de grosses gouttes de sang.

Battue à Saint Paul de Baïse, 8 décembre 2018

Je suis la piste de sang très marquée au travers de la végétation épaisse qui couvre le sous-bois. Le sang très abondant est très facile à suivre et je progresse aussi vite que l'encombrement végétal me le permet. La piste descend un moment puis prend à gauche en parallèle du coupe-feu en direction de la prairie. Arrivé à quelques mètres de cette dernière, je perds un court instant le sang pour m'apercevoir que la chevrette a bifurqué à gauche, au travers d'une zone très épaisse, pour remonter vers le coupe-feu. Je me fraye un passage à 4 pattes dans les épines quand la voix de Lionel retentit : " Il est là le chevreuil". Je m'extirpe de la végétation et me redresse et lui demande s'il est mort. Il me dit que oui, je suis soulagé mais il m'annonce que c'est lui qui l'a fléché. Je lui dis qu'il s'agit de celui que je viens de flécher mais il n'a pas vu de blessure au moment du tir. Je m'avance vers le chevreuil et l'inspecte. C'est bien ma chevrette, ma flèche est plus haute que je ne l’avais vue, entrée en arrière des poumons et sortie foie, elle gît dans une grosse flaque de sang. J'atteinte de Lionel sur le haut des poumons n'a même pas saigné. La chevrette à bout et ayant réussi à semer le chien est venue se caler à quelques mètres de Lionel qui la tiré ne sachant pas que je venais de la flécher mortellement. Elle a tourné sur elle-même et est tombée sur place. Je n'avais pas compris que Lionel devait se poster de ce côté du coupe-feu.

Nous laissons la chevrette sur place et je repars me poster. Les menées s’enchaînent et les piqueurs tombent sur les sangliers, les coups de feu claquent. Un sanglier passe à 10 mètres de Lionel mais trop vite. Rien ne viendra vers moi. En fin de traque, nous demandons un bracelet pour baguer la chevrette avant de remonter vers la voiture. Il semble que 2 sangliers au moins aient été tués à balle mais il est tard, presque 15 heures et nous devions rentrer pour 12h30 au plus tard. Nous partons directement sans passer voir le tableau de chasse, laissant la chevrette à chasseur de la société de chasse au parking après quelques photos souvenir.

Battue à Saint Paul de Baïse, 8 décembre 2018

Alex

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 16:58

Hier, c'était mon anniversaire et je ne suis pas allé chasser, ce matin, je pars en Battue à Justian. Le déjeuner s'éternisant un peu je décide de partir me poster en avance au cas où, je signale l'endroit où je vais me poster au président et au piqueur puis pars en voiture vers le chemin de pierre blanche qui relie Justian à Roques. Je m'avance avec ma voiture jusqu'à trouver une place pour me garer quand j'aperçois 5 chevreuils qui remonte vers la crête de la colline sur la droite du chemin. Je poursuis sans ralentir et me gare un peu plus loin. Les chevreuils sortent de la traque mais vont certainement vers le bois que nous chasserons ensuite et je ne veux pas les affoler. Je reste un moment ans ma voiture à les regarder avancer tranquillement sur le champ travaillé puis sors doucement pour me préparer avant de partir doucement vers mon poste alors que les animaux arrivent en crête. J'avance un peu sur le chemin puis bifurque à gauche pour longer une haie suivant un ru, environ 200 mètres plus loin, la haie fait un virage à angle droit sur la droite et je décide de me poster dans ce virage. Devant moi, une haie, parallèle à celle que j'ai longée pour venir me poster, délimite la friche qui s'étend devant moi. Une autre haie perpendiculaire, délimite la friche d'un champ travaillé sur ma droite à environ 20 mètres et bifurque à angle droit vers l'Osse située à plus de 200 mètres sur ma droite. Une trouée dans cette haie en face de mon poste me donne une bonne vision sur le champ travaillé jusqu'à la rivière. La friche continue dans mon dos jusqu'à la rivière bordé d'une bande d'arbres.  Je suis tout au bout de la traque. Le secteur reste calme un moment puis le début de traque est sonné et le piqueur et les chiens commencent à donner de la voix. Des coups de feu claquent rapidement vers la "pelouse" en début de traque au-dessus du chemin de pierre blanche et j'aperçois alors des vestes fluo dans cette direction. Un chevreuil sort à découvert sur le champ travaillé où se trouvaient les 5 autres tout à l'heure. Les teckels ne tardent pas à arriver et, malgré les appels des piqueurs, ils sortent de la traque pour foncer avec le chevreuil vers le bois de la seconde traque. Je me dis que la seconde traque sera certainement vite faite quand du bruit me fait me retourner, un brocard arrive au grand galop en provenance du bois. Il court en longeant à environ 30 mètres derrière la haie contre laquelle je suis posté, je peux l'apercevoir au travers des branchages plus épars dans mon dos.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Il biaise pour s'éloigner un peu de moi avant de rejoindre la haie avant de la traverser puis stoppe à environ 60 mètres dans la friche à ma droite. Je ne vois que sa tête dans la végétation.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je me retourne doucement. Il me semble qu'il regarde vers moi. Il écoute les chiens qui donnent toujours dans le bois de l'autre côté du chemin de pierre blanche. Je reste immobile. Il repart tranquillement et se débine doucement dans la végétation et s'arrête à nouveau environ 30 mètres plus loin. Il s'est un peu rapproché de ma position et semble se diriger vers l'angle de la haie qui va vers l'Osse. Seule sa tête dépasse, il est encore à 50 mètres environ, il regarde un moment vers moi puis repart et se débine encore sur une trentaine de mètres et stoppe à environ 40 mètres de moi. J'arme mon arc au cas où. Je ne vois toujours que sa tête. Il repart et je vois maintenant son corps, je le suis dans mon viseur. Il stoppe plein travers, je ne m'explique toujours pas pourquoi mais j'aligne ma visée sur la ligne du dos et décoche. Le chevreuil tente de démarrer mais un impact retentit et le chevreuil disparaît dans la végétation.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Au bout de quelques secondes et le temps que je réalise, le brocard pousse un cri et je comprends alors qu'il est tombé sur place. Je pars vite à sa rencontre pour l'achever. Je dégage ma flèche et reviens à mon poste en attendant les piqueurs. Les teckels finissent par revenir vers la traque. Au bout d'un moment les piqueurs arrivent à la haie en face de mon poste et je demande un bracelet à Serge pour baguer mon brocard.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

C'est un futur chasseur de 14 ans qui me l'amène tout content de voir un chevreuil prélevé à l'arc. Je ramène mon brocard à mon poste

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

et discute un peu avec ce futur chasseur quand un cri retentit au loin : "Attention chevreuil !". Serge qui attendait les chiens à la haie se fait surprendre dans son dos par une chevrette blessée qu'il tire au coup de bras, la manquant alors qu'elle traverse la haie. La chevrette peine à avancer dans la friche et va passer à 40 mètres sur ma gauche. Le temps de courir pour lui couper la route, je ne peux que la voir passer devant moi à plus de 25 mètres au galop avec une patte arrière cassée qui tournoie dans sa course. Elle traverse la haie contre laquelle j'étais posté et biaise vers le bois de la seconde traque.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

La fin de traque est sonnée et je ramène mon brocard à la voiture. Alors que je discute avec les piqueurs, les 5 chevreuils de ce matin surgissent dans le champ travaillé qu'ils avaient monté ce matin et descendent vers le chemin blanc pour rentrer dans un petit bosquet. Je repars vite à mon poste. J'attends un moment en surveillant devant moi mais rien ne bouge. Un chasseur, assis sur son tabouret, est posté au bout d'une haie proche du bosquet où sont entrés les chevreuils. Serge et le jeune se dirigent vers l'endroit où sont rentrés les chevreuils. Les 5 chevreuils sortent à découvert en suivant un bout de haie relié au bosquet. Le bruit de leurs pas dans le boue collante est perceptible de mon poste à plusieurs dizaines de mètres. Ils s'arrêtent juste à 10 mètres du chasseur posté sur son tabouret qui ne semble pas les avoir entendu ni vu. Ils restent un instant immobile puis commencent à devenir inquiets et regardent en tous sens avant de se mettre en mouvement. Ils ont certainement senti le posté et arrivent droit sur moi en passant juste à côté du chasseur qui ne réagit toujours pas. Les animaux arrivent à la haie qui les sépare de la friche, je me prépare, ils traversent cette dernière et s'avancent vers moi en longeant la haie qui sépare la friche du champ travaillé à ma droite. La chevrette de tête s'arrête de 3/4 face à environ 30 mètres contre la haie au milieu des repousses de frênes qui la masquent en partie. J'arme mon arc et aligne mon viseur sur elle espérant la voir avancer encore un peu et se dégager de la végétation mais le posté se lève et vient vers moi. Les animaux s'affolent et traversent la haie pour la longer un peu au galop avant de bifurquer à angle droit vers la rivière. Je désarme et regarde s'éloigner les chevreuils qui s'arrêtent par moment pour regarder en arrière en suivant le cours d'eau en direction de Justian.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je retourne vers ma voiture mais en arrivant près d'elle, je me rends compte que j'ai perdu mon portable. Les chasseurs partent se poster autour sur bois suivant pour tenter d'intercepter la chevrette blessée. Je retourne vers mon poste et cherche mon portable que je finis par trouver près de l'endroit où mon brocard est tombé tout à l'heure. Des coups de feu résonnent au bout du bois, Francis a stoppé la fuyarde blessée. Je retourne à ma voiture en attendant la fin de la traque.

La traque terminée, nous décidons de partir chasser sur un autre secteur pour finir la matinée. Nous allons chasser une longue bande de bois. Les postés vont avancer à mesure que les chiens avanceront. Je pars en avance pour aller me poster au niveau d'un resserrement du bois juste après un massif d'épines noires et de ronces où je me poste régulièrement. Ce rétrécissement canalise les animaux sur environ 20 s'ils ne veulent pas sortir à découvert. J'ai déjà fléché un sanglier et un brocard et vu de nombreux gibiers à ce poste que je connais bien. Le vent tournant souffle parfois dans mon dos, je me poste donc presque en alignement de la bordure gauche de la remise pour ne pas être trahi par mon odeur. Le ruisselet, encaissé de plus d'un mètre, longe la gauche du bois pour bifurquer à 90°, sur ma gauche, à un peu plus de 10 mètres devant moi.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Il suit ainsi le bois puis bifurque à nouveau à 90° mais à droite pour traverser le bois, en bas de la pente qui remonte jusqu'à une parcelle de vigne à environ 50 mètres. Sur ma droite, 2 arbres morts, un resté pendus dans les branchages des arbres voisins et un, couvert de lierre, tombé au sol canalisent une partie des coulées vers la bordure du bois à environ 15 mètres. Je peux voir le pré derrière les arbres défeuillés.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je prépare mon poste en dégageant le sol de feuilles mortes et autres débris végétaux pour pouvoir pivoter sans bruit et prépare mes fenêtres de tir avant de m'immobiliser et d'attendre le début de battue. Au bout d'un petit moment, alors que je surveille le semé à ma gauche, j'aperçois une chevrette qui arrive au trot mais biaise vers le haut du bois sur ma gauche. Elle rejoint l'angle du bois et s'arrête en bordure de la vigne. Je la distingue à peine au travers des branchages. Elle fait quelques pas, s'arrête, quelques pas encore, s'arrête à nouveau puis repars et je la perds de vue. Je reste tout de même attentif au cas où elle bifurquerait vers moi mais le temps passe et plus rien ne bouge. Les premiers teckels se font entendre au loin quand des craquements attirent mon attention sur ma gauche. Je cherche du regard leur provenance quand j'aperçois la chevrette qui descend droit sur moi. J'accroche vite mon décocheur et me prépare. Elle stoppe de face à environ 20 mètres, à moitié cachée derrière un gros tronc d'arbre. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée dans sa direction. Elle écoute un instant les chiens puis repart d'un pas décidé et se faufile dans la végétation pour passer dans mon dos. Je pivote doucement en la suivant dans mon viseur mais l'encombrement végétal et son allure ne me permettent pas de décocher. Je la siffle une première fois, elle poursuit son chemin, je la siffle une seconde fois et elle stoppe alors à environ 7 mètres, plein travers. Je cherche vite une fenêtre dans la végétation et aligne ma visée. Je décoche, un impact sourd retentit mais je n'ai pas pu voir mon atteinte. La chevrette démarre en trombe et fonce dans la végétation épaisse du bord du bois, ressort dans le pré et biaise vers une grosse haie parallèle à la bordure du taillis. Elle rentre dans la haie à environ 50 mètres, fait quelques pas et il me semble la voir vaciller et tomber dans la haie.

Je réencoche et reste à mon poste. Une menée se rapproche par le bois quand j'aperçois un beau renard qui se débine entre les arbres et vient droit sur moi par la bordure gauche du bois en suivant le ruisseau. J'arme mon arc et le suis dans mon viseur, il ne m'a pas vu mais bifurque en suivant le cours d'eau, je cherche une fenêtre de tir mais ne la trouve pas, il descend dans le lit du ruisseau où je le perds de vue, remonte sur la berge opposée et la longe, il s'éloigne de cul avant de disparaître dans le ruisseau en rentrant dans un terrier de ragondin. Les chiens arrivent et tournent dans le secteur sans prendre ni la piste du renard ni celle de ma chevrette puis repartent vers le fourré devant moi. J'en profite pour aller vite inspecter ma flèche. Sa couleur verdâtre m'indique que j'ai certainement touché la panse.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je tente de la récupérer mais ma lame est prise dans un gros bout de bois. Je regarde vite la direction de fuite et trouve rapidement des gouttes de sang jusqu'à la bordure du bois.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018
Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je retourne vite à mon poste. Les chiens lancent à nouveau et tournent un moment dans le taillis avant que 2 chevreuils sortent au grand galop, sur ma droite, dans le pré, en bordure du bois. Trop vite et trop de branchages, je n'arme même pas mon arc et les laisse passer. Les teckels s'élancent à leur poursuite et passent tout près de ma chevrette. Les chiens étant sortis de la traque et craignant qu'ils reviennent sur ma chevrette, je décide d'aller la chercher pour la ramener à mon poste avant leur retour. Je récupère ma flèche en dévissant la lame que je laisse dans le bois et la remets au carquois puis suis le sang assez abondant qui me mène à la haie. Alors que je rentre dans cette dernière, un chevreuil se lève et s'enfuit au galop vers le bois. En voyant le sang, je comprends vite qu'il s'agit de ma chevrette et commence à angoisser. Je n'ai pas vu mon atteinte mais remarque que la piste de sang est encore plus abondante maintenant et décide de la suivre avant que les teckels ne reviennent. Le sang traverse le ruisselet qui longe maintenant l'autre côté du bois. Je suis les grosses gouttes quand un posté placé après moi annonce "sanglier". Je regarde dans sa direction et aperçois un très gros sanglier qui court dans le pré, en direction de la haie où se trouvait ma chevrette. Il stoppe en plein découvert, hume l'air et écoute puis repart et baise vers mon poste, s'arrête à nouveau à la haie, la traverse et traverse le pré pour rentrer à mon poste. Je décide de poursuivre ma recherche et suis le sang sur environ 150 mètres, la piste suit les coulées et passe régulièrement dans le sale avant de bifurquer vers la lisière du bois à ma droite. Des coups de feu résonnent au loin et je crains qu'il s'agisse de ma chevrette. A moins de 10 mètres de la lisière la piste s'interrompt brusquement et je peine un instant à la reprendre avant de comprendre que la chevrette à bifurquer à droite pour se diriger vers un gros roncier en bordure du bois. Je suis doucement le sang quand je l'aperçois, elle est couchée, plein travers, à environ 7 mètres devant moi, conte le roncier et m'observe. J'accroche mon décocheur, arme doucement, aligne ma visée et décoche. Ma flèche plein défaut d'épaule est stoppée par le sol. La chevrette bondit entraînant ma flèche restée en travers et la casse en fonçant dans les ronces. Surgit sur le semé de blé, court en longeant la lisière sur environ 15 mètres puis rentre à nouveau au bois pour se fracasser au sol. Elle se débat un instant avant de s'immobiliser. Le récupère le morceau de flèche côté empennage puis pars chercher ma chevrette avant de repartir vite à mon poste. Ma première flèche était trop basse et un peu trop en arrière.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je me replace alors que les teckels arrivent sur les traces du sanglier. Ils le mettent vite au ferme et la bagarre commence, Serge intervient en tirant en l'air et en criant ce qui fait démarrer le sanglier qui tourne un moment dans le fourré. Tout à coup, il semble venir vers moi mais le vent me trahit certainement et la menée part à l'opposée. 

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

2 coups de feu claquent à environ 200 mètres, le gros mâle de plus de 80 kg est tombé. La fin de traque est sonnée. 5 Chevreuil et ce beau sanglier sont au tableau. Je suis content, je viens de réaliser mon premier doublé de chevreuils en battue.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Alex

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 07:19

Ce matin, j'ai décidé d'aller chasser le bois du Turc au Butollo. Je me gare au petit parking d'une des grandes allées principale et, dès que la luminosité est suffisante, je commence à remonter cette dernière en me postant régulièrement pour appeler. Pas la moindre réponse jusqu'au bout de l'allée. Je traverse la bande d'arbres qui me sépare d'un grand champ travaillé et regarde à gauche puis à droite quand 3 chevreuils, dont un beau brocard, démarre sur ma droite dans le champ pour rentrer dans le bois. L'un d'eux reste un moment en lisière alors que j'observe sans bouger puis rentre à couvert. Je m'avance doucement pour tenter de les apercevoir au travers des branchages mais ils sont déjà loin. Je suis la bordure du bois en escalier jusqu'à un fossé qui sépare le champ travaillé d'un pré vallonné et ponctué de bosquets Je prends à droite en suivant le bois pour jeter un coup d'œil dans le bas fond près du ruisseau, pas de chevreuil. Je décide de traverser le pré pour aller appeler dans un des bosquets. Je longe ce dernier jusqu'à une zone assez claire pour y rentrer et me poste à quelques mètres de la lisière. Le sous-bois est assez dégagé et me permet de voir à 30 ou 40 mètres. Une bande de bois plus dense descend en angle droit dans mon dos, à ma droite. Je commence à appeler. Au bout d'un moment, il me semble entendre du bruit sur ma droite, je continue mes appels et finis par apercevoir une chevrette arrivant par la bande boisée. Elle stoppe en arrivant dans une zone plus claire à ma droite à environ 35 mètres. Je lance un appel, elle regarde vers moi et bifurque pour venir passer à environ 20 mètres devant moi. Je pose mon Butollo sur ma poignée d'arc pour pouvoir appeler s'il me faut armer et la laisse faire. Je lance un appel à chaque fois qu'elle s'arrête pour chercher. Peu à peu, elle passe sur ma gauche mais est encore à plus de 20 mètres. J'appelle encore et elle commence à venir sur moi sur quelques mètres, elle stoppe à un peu plus de 15 mètres de face et balance sa tête en frappant le sol de son sabot. J'appelle par petites pressions espacées mais elle ne veut pas se rapprocher et bifurque pour repartir vers ma droite. J'arme mon arc alors qu'elle passe derrière un arbre et l'attends à droite de l'arbre mais elle n'arrive pas. Un mouvement attire mon regard, elle a fait demi-tour et est sur ma gauche. Elle regarde vers moi. Je n'ai pas de fenêtre de tir. Je relance des appels en pressant mon appeau contre ma poignée d'arc, la chevrette repart et passe à droite du bouquet d'arbres. J'appelle encore et elle vient se positionner de face, dans une trouée, en face de moi. Je ne pense pas avoir de meilleure occasion et décide de dépocher. Ma flèche rentre où je visais, à la base du cou et la chevrette s'effondre sur place. Je m'avance vers elle alors qu'elle finit de se débattre. Elle a perdu énormément de sang, ma flèche restée en travers de l'animal a coupé son cœur en 2.

Le bois du Turc au Buttolo, 1 novembre 2017

Je dégage ma flèche que j'essuie avec des feuilles et remets au carquois puis appose mon bracelet avant de faire quelques photos souvenir.

Le bois du Turc au Buttolo, 1 novembre 2017

Il est encore tôt, je vais chasser encore un peu. Je serre ma chevrette dans la végétation en bordure du bois puis descends vers le ruisseau quand j'aperçois 2 chevreuils à plusieurs centaines de mètres sur le penchant d'en face. Ils sont sous un gros chêne au milieu d'un grand champ travaillé. Je descends vers la bande boisée bordant le ruisseau puis la longe pour revenir vers le bois. Les chevreuils ont quitté le chêne et avancent dans le champ. Je longe ensuite la lisière, en remontant, à la recherche d'un passage pour traverser la bande étroite de bois qui me sépare d'un chemin forestier que je finis par rejoindre par une grosse coulée. Je redescends ensuite par le chemin jusqu'au bord du champ et reste serré contre les arbres à ma gauche. Les chevreuils sont à environ 400 mètres. Je commence mes appels, ils ne réagissent pas tout de suite mais s'arrêtent rapidement et tournent la tête en tous sens pour chercher à localiser le bruit avant de bifurquer pour venir tranquillement vers moi. Je continue mes appels et ils descendent droit sur moi mais toujours tranquillement en s'arrêtant souvent pour finir par disparaître dans un creux du terrain à environ 300 mètres. J'appelle un moment sans les voir réapparaître et décide de changer de poste, je sors sur le champ et traverse la haie, à ma droite, qui remonte vers le bois de crête pour tenter de me rapprocher à couvert derrière cette dernière. Alors que je viens de passer la haie, je tombe sur une belle chevrette qui m'observe en bordure du bois à environ 60 mètres. Elle était très certainement en train de venir vers mes appels. Je me fige mais elle fait demi-tour et rentre au bois. Je remonte en suivant la haie sur plus de 300 mètres jusqu'à apercevoir à nouveau les chevreuils au fond du creux du champ. J'avance encore un peu pour trouver une belle trouée dans la haie et me poste à genoux avant de reprendre mes appels. Les chevreuils viennent vers mois jusqu'à environ 70 mètres mais le vent tourne et ils s'arrêtent, hument l'air puis et s'enfuient.

Je redescends vers le bois où je rentre pour me poster régulièrement en appelant mais pas le moindre chevreuil en vue. Je repars donc vers ma chevrette mais alors que j'arrive dans le pré qui sépare le grand bois du bosquet où je l'ai laissé, j'aperçois 3 chevreuils qui remontent dans le champ où j'ai appelé les 2 chevreuils tout à l'heure. Je redescends en suivant le bois pour rejoindre le chemin forestier par une coulée puis descends presque au bout du chemin pour me poster contre les arbres et commencer à appeler. La chevrette fonce vers moi suivie par ses chevrillards mais le vent tourne vite et elle me repère en arrivant à environ 40 mètres, fait demi-tour et s'enfuit avec ses jeunes en se retournant quelques fois pour regarder vers moi. Je laisse tomber et pars récupérer ma chevrette avant de rentrer.

 

Alex

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 20:13

Ce soir, je me gare sous la digue du lac et décide de partir chasser au Butollo en descendant le ru du déversoir. Le vent est dans mon dos, j'avance donc un bon moment en suivant le ruisseau côté gauche jusqu'à arriver dans le dernier champ avant la route. Des traces de sangliers qui semblent fraîches traversent le ruisseau et partent en direction du bois du Turc. Je traverse le ruisseau à sec par le passage des sangliers pour rentrer au bois et trouve une belle souille au fond de ce denier, un peu plus à ma droite  Je m'avance un peu dans le bois pour me poster et appeler un instant mais rien ne vient. Je suis une belle coulée qui me fait ressortir du bois dans un chaume de tournesols. Le vent est maintenant face à moi. Je remonte en suivant la lisière pour rejoindre le coin de la parcelle puis longe encore un peu le bois pour trouver un passage pour y rentrer. Je rejoins ainsi une belle coulée et me poste pour appeler mais rien ne bouge. Je poursuis en longeant la coulée et tente parfois quelques appels mais toujours rien. Je ressors du bois dans une combe enherbée que je traverse pour remonter vers un autre chaume de tournesol. Toujours rien, je le longe par la gauche puis pars prospecter un bois puis une friche sans plus de succès. La luminosité commence à baisser. De la crête du champ, je biaise vers la bordure d'un bosquet que je longe jusqu'à arriver au coin de ce dernier.

J'observe les alentours avant de m'avancer à découvert et aperçois, à environ 100 mètres sur ma gauche, un chevreuil qui sort d'un coin sortant du bois qui borde de ru. Je l'observe, il avance doucement en broutant et en regardant par moment autour de lui. Dès qu'il passe derrière le bosquet, je décide de tenter une approche en serrant la lisière. J'avance tout doucement sur un sol jonché de feuilles mortes et de brindilles sèches en surveillant le chevreuils qui est revenu un peu en arrière et me tourne le dos. Alors que j'arrive au milieu du bosquet à environ 80 mètres du chevreuil, il regarde vers moi et je me fige. Il reste un moment immobile et me fixe. J'attends sans bouger puis il commence à regarder quelque chose derrière le bosquet avant de se remettre à brouter. Je reprends un peu mon approche quand je me rends compte qu'il y a en fait 4 chevreuils, une chevrette et ses chevrillards et un brocard. L'approche se complique, je m'agenouille doucement au sol et commence à appeler. Immédiatement la chevrette démarre et fonce vers moi, le brocard lui emboîte le pas mais les chevrillards restent en arrière. Je stoppe mes appels et mets mon Butollo contre ma poignée d'arc pour pouvoir appeler une fois armé. La chevrette ralentit puis stoppe et regarde autour d'elle Je relance un appel et elle redémarre avec le brocard 10 mètres derrière. Je profite d'un moment d'inattentions des animaux pour armer mon arc et aligner doucement ma visée. Ils ne sont plus qu'à 30 mètres et stoppe à nouveau. Je rappelle, la chevrette redémarre et distance le bocard qui reste plus en arrière. Je la suis dans mon viseur et appelle à chaque fois qu'elle stoppe. Elle s'arrête maintenant tous les 2 ou 3 pas et stoppe à environ 20 mètres et regarde vers moi, elle a compris que quelque chose n'allait pas, il me faut faire vite. Je cale ma visée et décoche. Ma flèche la touche au niveau de fois. Elle fait volte-face en couinant, ma flèche est restée en travers, et fonce vers l'angle du bois alors que le brocard démarre en trombe pour passer à 15 mètres devant moi et fuir vers le chaume de tournesol. Les chevrillards regardent passer la chevrette sans bouger. Elle se fracasse dans la végétation en rentrant au bois puis le calme revient vite. Les chevrillards démarrent et s'arrêtent un peu après l'angle du bois. J'avance voûté, profitant d'une bosse du terrain pour essayer d'avancer à couvert le long du bosquet et arrive facilement au coin de ce dernier sans que les chevrillards n'aient bougé. J'avance toujours voûté dans le pré en prolongement de la lisière mais je suis à découvert et les chevrillards m'observent sans bouger. Une fois l'angle du bois passé, je suis à nouveau à couvert, je bifurque pour aller me coller contre le bois et revenir doucement à l'angle où je me retrouve à environ 15 mètres des chevrillards. Je tente d'armer à couvert mais je suis repéré et ils partent au galop sur les traces du brocard. Il ferra vite nuit, je pars contrôler l'entrée au bois et trouve ma flèche couverte de sang posée au sol.

Une chevrette au Butollo, 26 octobre 2017

Je la ramasse et la remets au carquois. Quelques gouttes de sang sont visibles à l'entrée du bois et je commence à les suivre.

Une chevrette au Butollo, 26 octobre 2017

La piste n'est pas très abondante mais se suit assez facilement. La chevrette a frotté contre un gros chêne laissant du sang sur son passage.

Une chevrette au Butollo, 26 octobre 2017

Je la retrouve quelques mètres plus loin, posée sur le ventre la tête repliée contre son flanc droit.

Une chevrette au Butollo, 26 octobre 2017

Ma flèche, trop en arrière, rentre dans le foie, traverse la panse et les intestins pour percuter et casser le genou opposé. J'appose mon bracelet avant de faire quelques photos avant de faire quelques photos souvenir et de rentrer alors que la nuit s'installe.

Une chevrette au Butollo, 26 octobre 2017

Alex

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 21:13

Cette semaine, mon ami Xavier est venu de Guyane pour chasser avec moi dans le Gers et j'ai pris une semaine de congés pour chasser avec lui. Nous avons récupéré 2 bracelets sur la société de Justian/Roques/Lagardère pour chasser le chevreuil. Ce matin Nous partons pour chasser chacun de notre côté. Je me gare sur un petit parking aménagé près d'une zone de vigne. Xavier va chasser le penchant qui redescend vers Roques et moi une grande combe de vignes et de bosquets sur l'autre versant. Nous nous préparons donc près de la voiture puis partons en chasse. Je pars à travers champ pour rejoindre la bordure du bois à un peu plus de 100 mètres en contrebas puis le traverse par un chemin forestier. Rien en vue de l'autre côté, je prends donc à droite, face au vent en longeant le bois. Je rejoins ainsi un secteur de vignes. En longeant le bois, j'arrive en face d'une bande enherbée séparant 2 parcelles de vigne. Je bifurque et remonte doucement cette bande enherbée en surveillant les intervalles entre les rangs qui sont perpendiculaires à la bande enherbée. Pas de chevreuil en vue alors que j'arrive au bout des parcelles, je prends à droite en longeant la largeur de la parcelle suivante. Alors que j'arrive au coin de cette dernière, j'aperçois, à environ 200 mètres, une chevrette et ses 2 chevrillards qui descendent sur la bande enherbée coupée par le milieu par un fossé et qui sépare la parcelle au coin de laquelle je suis de la suivante. Je me fige et m'agenouille doucement juste un peu en arrière du dernier rang, au coin de la parcelle pour observer les animaux. Ils viennent droit vers moi et je décide de les laisser venir. Ils avancent tranquillement en broutant puis, au bout de quelques minutes, prennent un pas plus rapide et je commence à me préparer mais alors qu'ils sont encore à 50 mètres environ, ils s'arrêtent. Les chevrillards reviennent sur leurs pas en broutant puis la chevrette, après avoir surveillé un instant le secteur, les imite. Ils font environ 20 mètres puis bifurquent pour traverser le fossé et se diriger vers la parcelle suivante. Je décide de tenter quelques coups de Butollo mais mes appels provoquent leur fuite et ils rentrent au galop dans la vigne. 

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je quitte mon poste et longe le bas de la parcelle dans laquelle sont rentrés les chevreuils pour tenter de les apercevoir entre les rangs qui sont perpendiculaires à ma progression. Je les aperçois vite, ils sont remontés vers le haut de la parcelle et progressent tranquillement en passant d'un rang à l'autre. J'avance en essayant de ne pas être repéré et tente de remonter rapidement dans un rang après les avoir dépassé mais ils avancent trop vite et débouchent à 50 mètres devant moi. Je me fige et les laisse passer puis tente de les suivre, en passant dans les rangs suivant en passant sous les fils de fers tenant les ceps, alors qu'ils ont disparu derrière le rang suivant. Ils biaisent vers le haut de la parcelle et rejoignent le bord d'un bosquet où je les perds de vue. Je remonte donc vers le bosquet puis le longe doucement vers la gauche. Alors que j'arrive au niveau d'une grosse coulée rentrant dans le bosquet, j'entends démarrer les chevreuils dans le bois. Je presse le pas jusqu'à l'angle de ce dernier et arrive en même temps que les chevreuils. La chevrette est déjà passée, un chevrillard sort à découvert entre la vigne et le bosquet et s'arrête plein travers à environ 30 mètres en me regardant puis démarre rapidement pour disparaître dans la vigne suivit par le second chevrillard qui surgit alors du bosquet et fonce sans s'arrêter pour suivre son compère. Je tente de les apercevoir en longeant le bas de la vigne mais ils ont filé. 

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je fais donc demi-tour et reviens au coin du bois pour le contourner pour éviter une habitation et son chien un peu plus loin. Je suis la bande enherbée qui sépare les vignes du bois tout en serrant la vigne pour surveiller les intervalles entre les rangs. Je n'ai pas vu de chevreuil alors que j'arrive au bout du bois et décide de tenter un petit coup de Buttolo dans un angle rentrant du bois côté habitation, où j'ai souvent fait venir des chevreuils à l'appeau. Je reviens donc en arrière par l'autre côté du massif en surveillant toujours la vigne quand, à mi-chemin de mon poste, un mouvement me fait stopper net. 2 chevreuils viennent de sortir sur le chemin qui sépare le bois des vignes et m'observent à environ 40 mètres. Ils font vite volte-face et rentrent au bois.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je m'avance doucement jusqu'à l'endroit où ils sont rentrés, cette ancienne coupe encore assez claire aurait pu me permettre de les voir mais ils sont déjà loin. Le soleil levant éclaire de ses rayons dorés le paysage automnal et le parterre de bruyère.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je poursuis jusqu'à l'angle du bois et y rentre de 10 mètres par une grosse coulée pour m'y poster. Le bois assez épais sur ma gauche se dégage sur ma droite.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je commence une série de petits appels brefs et, presque immédiatement, il me semble entendre arriver un ou des animaux sur ma gauche. Je me prépare et prends mon Buttolo dans ma main d'arc pour pouvoir appeler tout en armant mon arc en le pressant contre la poignée d'arc. Je relance quelques appels et immédiatement 2 chevreuils arrivent au galop. J'arme et stoppe mes appels. Le premier, une chevrette, s'arrête à quelques mètres devant moi mais sa zone vitale est masquée par des branchages. Le second, un gros chevrillard mâle, s'arrête un peu plus en arrière dans la végétation. Je redonne un coup de Buttolo, la chevrette s'élance sur environ 10 mètres mais le vent me trahit et elle fait demi-tour et fuit à toutes pattes dans le bois. Le chevrillard n'a pas bougé et ne comprend pas ce qu'il vient de se passer. J'aligne ma visée dans sa direction mais il démarre et part dans mon dos en direction des vignes pour s'arrêter de 3/4 arrière à environ 20 mètres. J'aligne ma visée et décoche mais ma flèche heurte une brindille et dévie en claquant dans les branches. Le chevrillard démarre et s'enfuit. Je pars chercher ma flèche et d'éventuels indices mais ni sang ni flèche, j'ai manqué mon chevrillard et perdu ma flèche.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je ressors donc du bois et pars jeter un coup d'œil, au cas où, en bordure de la vigne, mais pas de sang non plus. Je traverse la vigne pour rejoindre le grand bois que je longeais au départ, ce matin. Alors que j'arrive à 30 ou 40 mètres du bois, j'aperçois furtivement 2 ou 3 chevreuils rentrant à couvert.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Une fois les chevreuils à couvert, je m'approche tranquillement du bois et tente de les apercevoir au travers des branchages sans succès. Je rentre doucement dans le bois, d'environ 10 mètres, et me poste puis commence une série d'appels au Butollo. Assez rapidement le pas des chevreuils se fait entendre et je finis par apercevoir les animaux qui viennent vers moi mais en biaisant vers ma gauche. Ils s'arrêtent régulièrement et je les guide avec des appels espacés en tenant mon appeau contre ma poignée d'arc, prêt à armer. Les chevreuils arrivent sur ma gauche et se plantent à environ 15 à 20 mètres dans une zone de végétation trop dense pour espérer placer une belle flèche et mes appels n'y changeront rien, ils ne veulent pas se rapprocher d'avantage. Ils finissent par se débiner en me contournant pour me prendre au vent et je les perds de vue sur ma droite dans le bois. Ne les voyant  ni ne les entendant plus, je quitte mon poste et les fais démarrer à environ 40 ou 50 mètres.   

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je ressors du bois et le longe pour rejoindre un fossé que je suis pour atteindre un petit lac au coin d'un bois qui rejoint la route de Valence de Baïse. Je longe le bois par la gauche pour rejoindre un passage de débardage qui rentre dans le massif et m'avance à la recherche d'un poste quand mon téléphone vibre, c'est Xavier. Je décroche et nous discutons un peu, je pensais qu'il avait fléché mais il voulait juste me raconter un peu sa chasse. Nous raccrochons et j'hésite un peu à me poster vu que les chevreuils ont dû m'entendre parler mais je décide de tenter tout de même le coup. Je rentre d'environ 20 mètres dans le bois et me cale au pied d'un arbuste très ramifié qui me cache un peu. Le sous-bois est assez dégagé devant moi

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

et sur ma gauche.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016
Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je commence mes appels, assez vite du bruit m'interpelle sur ma gauche. Je continue à appeler et ne tarde pas à voir une chevrette et son chevrillard arriver droit sur moi. Je me répare à armer et prends mon appeau dans ma main arc pour continuer à appeler. La chevrette s'avance tranquillement vers l'arbuste qui me la masque pour l'instant puis elle bifurque et se présente presque plein travers, j'arme mon arc. Le chevrillard reste en arrière. Elle avance en me cherchant du regard et se présente avec un léger 3/4 avant à environ 8 mètres, ma visée se cale derrière l'épaule et je décoche. Touchée au cœur la chevrette démarre sur quelques mètres en poussant un cri puis se met à ruer en tournant sur place autour d'un petit arbuste tout en gémissant et en perdant énormément de sang puis part en titubant pour s'écrouler à peine un peu plus loin à vue. Elle a fait à peine 20 mètres.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je m'avance vers la zone du tir. Dès l'impact, je trouve énormément de sang et du poil.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je trouve à quelques mètres ma flèche cassée côté empennage.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

La piste de sang est très spectaculaire.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016
Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016
Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016
Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016
Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

En arrivant près de ma chevrette, je constate que la flèche a cassé l'os du cuissot après être ressortie basse en arrière des côtes.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

J'appose mon bracelet avant une petite série de photos souvenir. En entrant au niveau du cœur, ma flèche a bien entaillé les muscles de la patte avant, presque jusqu'à l'os.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Je retrouve l'autre partie de ma flèche en suivant à nouveau la trajectoire de fuite, elle était calée au pied d'un tout petit arbuste. Je charge ma chevrette sur l'épaule après lui avoir attaché les pattes et reviens vers la voiture pour attendre l'appel de Xavier quand il aura fini sa chasse.

Je charge mon chevreuil dans la voiture et attends un moment près de la voiture. Xavier finit par m'appeler pour me dire qu'il remonte puis un peu plus tard pour me dire qu'il est un peu plus loin au bord de la route. Je pars donc le chercher et lui propose d'essayer de lui faire flécher son premier chevreuil en le lui appelant à l'appeau. Nous partons donc nous garer un peu plus loin pour tenter d'appeler près de la route dans un bois où je pense trouver des chevreuils vus cet été. Je me gare au bord de la route au niveau d'un ponton sous lequel passe un ruisselet bordant les bois de part et d'autre de la route.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Nous partons vers le bois de l'autre côté de la route puis commençons à y rentrer par une grosse coulée mais un bruit de tronçonneuse se fait entendre dans le massif. Nous faisons donc demi-tour et retournons vers la voiture pour descendre le talus de la route pour nous enfoncer un peu dans la bande de bois qui rejoint le secteur que j'ai chassé ce matin. Le pied du talus est miné par de nombreux terriers de blaireaux très fréquentés et nous nous avançons par une de leur coulée très marquée et dégagée pour chercher un poste le plus silencieusement possible. Nous nous arrêtons près d'un arbre tombé et je laisse à Xavier le soin de se trouver un bon poste. Je reste en retrait d'environ 10 mètres pour appeler et tenter de focaliser l'attention des chevreuils et les faire se présenter plein travers à Xavier. J'attends le feu vert de Xavier qui s'est posté puis commence à appeler. Après un court instant, il me semble entendre arriver des animaux et, rapidement, je vois que Xavier se prépare. Je continue à appeler mais espace mes appels. Le bruit se rapproche mais, de ma position, je ne peux pas voir les chevreuils. Xavier a armé, j'arrête mes appels, il vise un instant puis décoche. J'entends, sans le voir, l'impact de sa flèche dans l'animal. j'entends démarrer le chevreuil puis le calme reviens et je m'avance un peu mais Xavier me fait signe de ne pas bouger.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Le chevreuil qu'il voyait encore a redémarré et est rentré dans le sale. Je reste un instant sans bouger puis rejoins mon ami doucement. 2 ou 3 chevreuils sont arrivés et Xavier a fléché le mieux placé qui était la chevrette. Il n'a pas bien vu son atteinte, nous attendons un peu à l'écoute puis partons chercher sa flèche et des indices. Xavier trouve une grosse touffe de poil à l'impact mais sa flèche est introuvable. Je me concentre sur le sang et trouve rapidement la piste qui est bien marquée. Je commence à la suivre et rentre dans le sale alors que Xavier contourne dans une zone moins dense. Tout à coup, il me semble entendre une respiration forte et pénible devant moi et je l'annonce à Xavier mais le sang continue et nous conduit bientôt juste à l'endroit où se trouvait Xavier lors du tir. La chevrette a attendu notre départ pour y passer. Je laisse continuer la recherche à Xavier tout en le suivant, la piste s'enfonce dans les fragons et des zones de salle en longeant le ruisseau qui borde la lisière à notre droite. Le sang très abondant au départ l'est maintenant beaucoup moins mais nous arrivons tout de même à le suivre sans trop de difficultés. Environ 300 mètres après l'endroit du tir, la piste traverse le ruisselet qui fait un virage vers l'intérieur du bois et alors que nous remontons sur l'autre berge, la chevrette démarre devant nous dans le fragon. Il m'a semblé que son poil était collé par le sang au milieu de son flanc. Je décide d'arrêter là notre poursuite et appelle Adrien, pour qu'il vienne avec Igor faire la recherche. Je pense que la chevrette ne se sera pas couchée bien loin. Nous retournons vers la voiture et cherchons encore un peu la flèche de Xavier sans succès (nous la retrouverons le lendemain à environ 50 mètres de l'endroit du tir, en lisière du bois). Nous partons chez le président de la chasse pour peler et vider ma chevrette et l'informer que Xavier a vu des sangliers ce matin. A notre arrivée, il rentre tout juste avec quelques chasseurs, ils ont tué un sanglier ce matin et décide de faire une petite battue sur le secteur indiqué par Xavier. Il nous invite à rester manger avec eux et une fois ma chevrette dépecée et vidé nous mangeons un bout. Adrien devant arriver vers 14h30, je lui donne rendez-vous à Lagardère et y conduit Xavier avant de partir pour la battue. Xavier nous rejoindra une fois sa chevrette retrouvée.

Les consignes données, je pars me poster au bout de la bande boisée où Xavier a vu les sangliers. En allant me poster, je croise une forte odeur de sanglier en descendant un talus boisé qui fait suite au haut du bois. Les chasseurs se postent aux alentours et les chiens se font vite entendre. Des bruits de pas devant moi retentissent et je me prépare mais les animaux glissent dans le sale et sortent plus haut. Ce sont 3 chevreuils. Au bout d'un moment, c'est un lièvre qui déboule à ma droite et sort sur le champ. Les chiens arrivent sur moi, les sangliers ne sont pas restés là. Nous décidons de faire une seconde petite traque au niveau d'un bosquet d'épines très dense, juste sous le village de Roques. Je pars me poster au bord d'un chemin de terre qui traverse le bosquet. Je coupe quelques branches pour pouvoir bouger et tirer dans l'épaisse végétation. A peine les chiens arrivent, ils lancent les sangliers et 2 ou 3 sangliers partent vers le village dans une zone où personne n'est posté. Les chiens partent à leur poursuite et le bosquet se calme un moment jusqu'au retour des chiens qui lancent à nouveau puis se mettent au ferme à environ 40 mètres au-dessus de moi près du chemin qui tourne à gauche à cet endroit. Ne pouvant pas vraiment suivre la chasse de mon poste je décide de sortir sur le chemin et m'avance vers le ferme. Le sanglier démarre, j'arme mon arc et le suis. Je l'aperçois dans un clair sur ma droite mais il passe trop vite et l'encombrement des branches empêche un tir raisonnable, il était bien noir et devait faire dans les 50 kilos. Je désarme et descends le chemin pour tenter de le recouper plus bas mais les craquements s'arrêtent devant moi sans que je puisse voir l'animal au travers des épines. Les chiens arrivent et font sortir un sanglier sur la droite du bois. Les tirs résonnent et le sanglier est tué, c'est une petite bête rousse. Les piqueurs arrivent et les chiens se remettent au ferme juste à côté de l'un d'eux, à l'endroit où était le sanglier qui vient d'être tué. Un autre sanglier surgit près du piqueur et vient vers moi. Je l'aperçois à peine, il est à 2 mètres devant moi dans les épines. J'arme mon arc pour le suivre mais impossible de trouver une fenêtre de tir. Sa progression bruyante cesse d'un coup et je n'arrive plus à le voir. Après quelques secondes, il surgit à 20 mètres sur ma gauche et franchit le chemin pour descendre le penchant assez raide vers la route. "Attention à la route".  Je désarme. Les chiens se lancent à sa poursuite et un chasseur stoppera sa course un peu plus bas. Xavier qui a retrouvé sa chevrette arrive par le haut du village où 2 sangliers lui passent devant la voiture d'Adrien au niveau du panneau d'entrée de Roques où il décide de se poster. Malgré les efforts des piqueurs et des chiens, les autres sangliers ne voudront pas sortir et nous stoppons la battue.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Xavier et Adrien ont retrouvé la chevrette quelques dizaines de mètres après qu'elle se soit relevée. Elle avait succombé à ses blessures. La flèche de Xavier était très basse et trop en arrière mais elle tout de même fait son boulot.

Alex / Xavier, 1 partout, 14 novembre 2016

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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