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14 octobre 2023 6 14 /10 /octobre /2023 08:22

Voyant approcher mon séjour au Canada à grand pas, j'ai décidé de prendre 3 jours de congés pour boucler mon second cerf. Le brame est en retard cette année, il commence juste, je me suis surtout concentré sur la partie gauche du territoire, au-dessus de Chagarde depuis l'ouverture. Ce matin, je vais tenter de chasser le bas du territoire, près du ruisseau et le penchant de droite. Arrivé au village de Camous, un peu avant 7 heures, je me prépare tranquillement alors que la montagne semble calme puis je commence à remonter la piste qui longe le ruisseau pour tenter d'entendre bramer. Alors que je passe la grange en rénovation, un brame puissant retentit sur le penchant de gauche, au-dessus du ruisseau, un autre lui répond plus en avant. Le cerf est sur une place de brame que je connais bien. Je continue doucement sur le chemin pour le dépasser puis traverse le ruisseau à la clarté de la lune pour remonter le penchant de la montagne. Je fais quelques mètres et me cale pour écouter, le cerf brame régulièrement à tout rompre un peu plus à gauche, au-dessus de moi et semble venir vers moi. J'espère que le jour sera lever avant qu'il passe au-dessus de moi mais le cerf tourne et retourne en bramant puis semble s'éloigner alors que l'autre sur ma droite semble se rapprocher. Je remonte très lentement de quelques mètres et attends quelques minutes puis recommence ce manège plusieurs fois jusqu'à rejoindre une coulée de cerf tellement marquée qu'elle ressemble à un sentier qui suit plus ou moins la courbe de niveau, sur un petit replat. Je suis à bon vent pour le cerf de gauche, je suis donc très lentement cette coulée dans la direction de son brame en m'arrêtant régulièrement pour écouter. Le sol est très sec mais la coulée est assez propre et silencieuse. La luminosité commence tout doucement à croître. Arrivé sur la place de brame je me cale contre un gros arbre. Le cerf brame en contrebas à environ 80 mètres. J'attends le lever du jour pour continuer mon approche quand un mouvement attire mon attention, un très gros cerf remonte d'une clairière en contrebas près du ruisseau. Il avance doucement plein travers à 60 mètres, stoppe, brame puis recommence à monter pour prendre la coulée et commencer à s'approcher un peu de moi. Il stoppe à nouveau et brame, l'autre cerf lui répond dans mon dos. Il s'avance de quelques pas puis stoppe net et regarde vers moi, je tente un raire pour l'attirer mais il ne bouge plus et me fixe un moment avant de faire volte-face pour redescendre et disparaître. Le vent a dû tourner.

La luminosité croit peu à peu, je fais demi-tour pour me diriger en direction de l'autre brame que je peine à localiser, je ne sais pas sur quel penchant le cerf se trouve. Je suis la coulée qui redescend vers le ruisseau et débouche dans des prairies étroites qui bordent le cours d'eau. Plus en avant se trouvent des souilles, j'avance tout doucement en espérant surprendre des animaux mais rien, le cerf brame plus haut sur le penchant de droite. Je passe le ruisseau et commence à remonter dans les hêtres en bordure d'une belle prairie très pentue qui remonte dans le bois jusqu'à une grande en ruine. J'avance tout doucement et fais des pauses derrière les gros hêtres pour observer, le cerf brame plus à gauche quand un groupe d'animaux sans bois, suivi d'un gros cerf passent à plus de 100 mètres au-dessus de moi dans la hêtraie. Je les laisse s'éloigner et poursuis mon ascension. Le brame a cessé, je commence à biaiser au-dessus de la grange, en direction d'une combe encaissée qui redescend vers la piste. Je remonte doucement sur le bord de cette combe et me cale un peu plus haut pour écouter et observer. Rapidement des bruits de pas se font entendre de l'autre côté de la combe recouvert d'un épais tapis de feuilles mortes de hêtres. Je cherche un moment l'animal du regard quand j'aperçois un magnifique renard qui descend le penchant au trot pour disparaître derrière un gros hêtre mort tombé au sol, à plus de 150 mètres.

Un belle journée de chasse très éprouvante, 3 octobre 2023
Un belle journée de chasse très éprouvante, 3 octobre 2023

Je m'avance un peu, me cale derrière un hêtre et commence à appeler pour tente de le faire venir. Après quelques secondes, j'aperçois le renard qui arrive tranquillement en longeant la droite d'un des troncs du gros hêtre mort. J'accroche mon décocheur et continue mes appels. Il disparaît dans le creux de la combe quelques secondes

Un belle journée de chasse très éprouvante, 3 octobre 2023

puis réapparaît. Il se rapproche d'un pas décidé, je continue à appeler et arme mon arc alors qu'il n'est plus qu'à 30 mètres. Il continue à venir vers moi et stoppe de face à environ 15 mètres, à gauche d'une gosse souche, j'aligne ma visée sur son poitrail et décoche. Touché, il bondit et démarre sur quelques mètres puis ralentit fortement et se traîne en boitant pour s'asseoir à environ 10 mètres sur ma gauche. Je réencocher rapidement, je ne suis pas sûr de ma première flèche. J'arme doucement et vise derrière son épaule. Ma flèche le traverse, il démarre et fonce sur environ 15 mètres, percute un arbre, saute sur place, titube puis chute et se débat au sol avant de rouler dans la pente. Je réencoche rapidement mais il s'immobilise contre un gros tronc qui barre la pente. Je pars chercher ma première flèche que je vois de mon poste et la remets au carquois puis la seconde mais impossible de la trouver. Je pars ensuite voir mon renard, c'est très gros mâle au pelage magnifique.

Un belle journée de chasse très éprouvante, 3 octobre 2023

Ma première flèche était un peu basse et a entaillé profondeur l'intérieur de la patte avant gauche entraînant une grosse hémorragie mais je ne sais pas si elle aurait été suffisante, j'ai bien fait de tirer la seconde qui rentre derrière l'épaule et ressort dans le poitrail.

Un belle journée de chasse très éprouvante, 3 octobre 2023

Je cache mon renard sous les feuilles pour revenir le chercher plus tard puis reprends ma chasse.

Quelques cerfs brament en face mais je décide de revenir vers le village en remontant doucement en montagne. Je passe la combe et suis tranquillement une grosse coulée en faisant régulièrement des pauses. Un cerf brame plus en avant, je poursuis mon approche en redoublant d'attention. Je gagne peu a peu du terrain, le cerf est plus bas, caché par des rochers, je fais des pauses pour observer mais me fais surprendre par une bichette qui démarre plus haut sur ma gauche en poussant un cri d'alerte et disparaît rapidement dans la pente. Le cerf brame toujours, il n'est pas parti, j'attends un peu le retour au calme puis tente de m'avancer encore un peu mais les animaux démarrent plus bas, je m'approche rapidement du bord des roches pour tenter de les voir mais ils ont déjà disparu dans les buis. Quelques brames se font entendre sur le penchant opposé alors que les cerfs semblent remonter en montagne. Je continue ma progression lente en faisant des pauses pour écouter et observer. Le brame se calme peu à peu pour stopper totalement. Je finis par rejoindre le petit sentier qui rejoint le chemin qui descend au village. Je rejoins, en le suivant, une crête rocheuse qui redescend vers le chemin. Je commence à la suivre tranquillement quand le bois en contrebas se met à craquer, un cerf se rapproche en bramant et en cassant du bois. Plusieurs animaux se déplacent quand un combat éclate sans que je puisse le voir, les cerfs sont à environ 50 mètres en contrebas dans bois, leurs bois s'entrechoquent quelque seconde puis les cerfs se séparent bruyamment alors que le vainqueur pousse un brame puissant. Les animaux vont passer plus bas, je descends rapidement et sans bruit sur les rochers pour tenter de recouper les animaux que j'entends toujours avancer plus bas dans le bois. Arrivé au bas des roches, le sol est beaucoup plus bruyant, je ralentis ma progression. Je n'entends plus les animaux et décide de descendre plus bas pour rattraper un chemin qui rejoint la piste du bas plus loin, sur ma droite. Je progresse le plus vite possible en essayant d'être silencieux. Un autre combat bref éclate sur ma gauche, les bois s'entrechoquent un instant puis le calme revient.  Je rattrape le sentier pour prendre à droite et commence à le suivre doucement à l'écoute. Alors que j'arrive dans un lacet du sentier, sous une zone de buis, une grosse biche démarre au-dessus de moi dans les buis sur quelques mètres, stoppe un instant puis repart pour descendre et sauter le chemin dans mon dos. Rapidement un raire retentit au-dessus de moi, le cerf s'avance en cassant de bois. Il pousse une autre biche devant lui. Je me décale doucement vers l'endroit où est passée la première biche. J'attends un moment mais rien ne venant, je décide de tenter de remonter dans les buis. Les animaux sont un peu plus haut, je les entends un moment sans jamais pouvoir les voir. En remontant encore, je tombe sur une zone de gîtes sous les roches dans les buis.

Les animaux se sont éclipsés, je remonte vers le sommet de la montagne et rattrape un petit sentier qui remonte doucement vers la crête. Le sol forme une bosse rocheuse devant moi qui me cache le paysage en arrière, je profite des rochers couverts de mousse pour avancer rapidement et sans bruit dessus. Mais alors que j'arrive au sommet, je me fais surprendre par un gros 10 cors à environ 25 mètres un peu plus haut. Il démarre en m'apercevant puis se calme vite et remonte en décrivant des lacets vers le sommet. Je le laisse remonter un peu puis tente de le suivre sans qu'il me repère mais je n'arrive pas à réduire la distance et il s'éloigne tranquillement puis je le perds de vue. Je continue un moment dans sa direction de fuite sans le revoir. Le brame a complètement cessé, il est plus de 10 heures, je décide de redescendre pour aller boire à ma voiture avant de remonter en montagne. J'en profite pour aller récupérer mon renard au passage puis attrape la piste en contrebas et la suis jusqu'au village. Je pose le renard à la voiture, boit un litre d'eau puis remonte en montagne pour aller me poster à l'écoute, assis dans les prairies, en dessous des granges de Chagarde.

Vers 13 heures, un brame retentit plus haut en montagne dans le fond du cirque. Un autre lui répond vers la zone où j'ai manqué mon très grand cerf l'autre jour. Je me lève et me dirige vers le cerf le plus proche, je rentre dans le bois et commence à remonter doucement au plus raide, sur une arrête au milieu d'une zone de grands sapins. Je fais une pause pour observer tous les quelques pas. Le brame remonte en montagne, l'autre cerf lui répond, petit à petit j'arrive sur un replat. Le brame est plus à gauche. Je prends une petite coulée sur la pente très raide de gauche. Le terrain est très glissant et je lute pour ne pas chuter car je risque de ne pas pouvoir m'arrêter avant le ruisseau à 30 à 40 mètres en contrebas. La coulée descend peu à peu pour rattraper le ruisseau que je finis par passer pour remonter dans une zone moins pentue au milieu des noisetiers. Je me rapproche du brame. Le cerf brame dans un creux à environ 70 mètres devant moi. Je me baisse pour avancer caché par une grosse souche à environ 20 mètres devant moi. Arrivé à cette dernière j'aperçois le cerf qui brame à tout rompre à environ 50 mètres. Son brame est vraiment impressionnant, il s'avance et s'éloigne par la droite. Je ne peux pas avancer sans être vu. Je le laisse s'éloigner. Il brame en tournant en contrebas. Je descends doucement une pente très raide pour tenter de me rapprocher un peu, le cerf se décale sur la droite en bramant et je le perds de vue derrière les arbres puis un jeune cerf arrive à la course pour passer à environ 80 mètres en-dessous de moi, il stoppe un instant puis repart alors que le grand cerf s'élance derrière lui en bramant. Il disparaît sur ma gauche. Le grand cerf tourne en bramant alors que d'autres lui répondent plus loin. Il passe derrière une bute et je le perds de vue. J'en profite pour tenter une approche en faisant une boucle par la droite en suivant une belle coulée dans les noisetiers. J'avance tout doucement sur le replat qui domine le cerf qui brame juste en-dessous en espérant le surprendre mais c'est moi qui me fais surprendre quand le cerf, qui a dû entendre mes pas, remonte le talus sur ma gauche à moins de 20 mètres et se jette dans la pente en me voyant. Je le regarde s'éloigner à la course impuissant, j'y étais presque mais il m'a eu.

Je descends vers le ruisseau et le traverse pour remonter de l'autre côté à la recherche d'un autre cerf mais plus un brame. Je rattrape un chemin qui remonte doucement en biaisant vers le ruisseau. Je finis par rattraper le cours d'eau et le retraverser pour remonter vers une ruine un peu plus haut. Un cerf brame plus haut, au-dessus de la ruine derrière laquelle se trouve une belle prairie. Je remonte jusqu'à la ruine et écoute le cerf pour le localiser. Il est dans le bois au-dessus de la prairie. Le relief me le cache, je me rapproche doucement au bord du bois mais il est remonté plus haut. Caché derrière un talus, je tente de l'apercevoir mais il finit par se taire. Je reste un instant à l'écoute puis continue à m'avancer un peu plus en faisant des pauses pour écouter et observer. Des bruits de pas se font entendre plus bas, le relief du terrain me cache l'animal qui semble très proche. Je me prépare à armer et m'avance un peu plus, tout doucement, pour voir dans la pente quand une belle biche surgit de sous le talus et remonte au plus raide sur ma gauche. Elle stoppe un instant, regarde vers moi puis continue à remonter en lacets. Je reste en place en espérant voir monter un cerf derrière elle et effectivement un très beau 10 cors arrive et stoppe plein travers à 40 mètres en regardant la biche qui s'éloigne. Je reste immobile, il commence à remonter doucement puis bifurque pour biaiser vers moi. J'arme mon arc, il stoppe de 3/4 face à environ 30 mètres, trop loin et la position n'est pas très favorable pour une bonne flèche, je reste armé mais il rebifurque pour remonter droit en montagne et s'éloigne peu à peu. Je désarme impuissant et ne peut que le laisser partir. Je décide de rester un instant là au cas où. Rapidement, des bruits de pas se font entendre en face de moi à environ 60 ou 70 mètres. Je tente d'apercevoir l'animal au travers des branchages. Il avance régulièrement de quelques pas jusqu'à ce que je commence à l'apercevoir, c'est un jeune cerf de 6 pointes. Il s'avance à découvert et s'arrête régulièrement pour manger au sol 

Un belle journée de chasse très éprouvante, 3 octobre 2023
Un belle journée de chasse très éprouvante, 3 octobre 2023

il zigzague un peu entre les arbres puis remonte sur les traces du gros 10 avant de se tourner pour venir droit sur moi alors que je le prends régulièrement en photo. Il avance d'un pas lent et se rapproche. Je le perds de vue un instant dans le creux du terrain avant qu'il ne remonte le talus pour se planter à 10 mètres de moi en m'observant un instant avant le faire volte-face pour foncer à couvert d'où il vient.

Un belle journée de chasse très éprouvante, 3 octobre 2023

J'attends que le calme revienne avant de bouger quand un autre animal arrive de là où venait le jeune cerf. Il tourne un moment puis s'éloigne sans se montrer.

Le brame s'est interrompu, je décide de redescendre pour aller me poster à l'écoute sur la place de brame où j'ai vu le premier cerf ce matin. Aucun animal de vu sur le chemin jusqu'à la place de brame. Je reste un moment à l'écoute mais rien ne bouge, je repars en arrière. Alors que je longe le penchant de bois qui descend vers la piste du fond qui borde le ruisseau, j'aperçois un beau daguet, plein travers, à environ 30 mètres, en contrebas. Je me fige, il me regarde un instant puis démarre à grands bons pour disparaître dans la pente. Je redescends doucement jusqu'au ruisseau sans rien voir alors qu'un cerf au brame puissant se fait entendre sur le penchant opposé, d'autres lui répondent par moment. Je passe le ruisseau et commence à remonter sur le droite de la prairie qui remonte vers la grange au-dessus de laquelle j'ai fléché mon renard ce matin. Le cerf brame plus haut plus à droite, de l'autre coté de la combe encaissée qui remonte vers le sommet. Alors que je me rapproche de la grange un gros faon passe plein travers à une soixantaine de mètres plus haut. Il ne m'a pas vu, je me fige et l'observe mais il stoppe et regarde vers moi. Je reste un moment immobile mais il ne bouge plus, je tente de continuer doucement mon ascension, le faon est maintenant caché derrière des arbres et me laisse avancer doucement sans bouger. Il finit par démarrer alors que je suis à moins de 40 mètres et je le perds de vue derrière la grange. Le cerf brame en tournant plus haut sur la droite. Je biaise vers le bord de la combe, tout doucement, en m'arrêtant régulièrement pour observer et écouter. Le cerf est à moins de 40 mètres très certainement avec des biches, je l'entends bramer et j'entends marcher mais impossible de voir des animaux au travers des branchages. Plusieurs fois, j'entends les animaux descendre au galop vers la combe mais ils remontent à chaque fois sans se montrer. Pas après pas, j'arrive à me poster au ras de la combe derrière un gros hêtre mais le brame s'éloigne maintenant. Je remonte un peu plus pour passer la combe au niveau d'un passage facile puis avance tout doucement en essayant d'apercevoir les animaux mais ils avancent devant moi. Un autre cerf brame dans mon dos et un autre sur le flanc opposé. Après environ 200 mètres de poursuite, j'aperçois le cerf qui remonte vers la crête juste avant qu'il ne disparaisse derrière une gros rocher. Je biaise le plus vite et silencieusement possible vers ce dernier pour tenter de le surprendre mais le cerf et déjà presque en crête, il poursuit 2 biches sur un passage dans les roches, juste sous la crête. Je suis à découvert et ne peux que les regarder s'éloigner sur la droite et passer derrière la crête.

Les animaux partis, je remonte un peu et me poste à l'écoute mais rien ne vient. Je décide de revenir un peu en arrière en suivant une grosse coulée jusqu'au bord abrupt d'une grande combe qui descend droit vers le bas de la montagne. 2 cerfs se répondent maintenant sur mon coté de montage et semble venir très lentement vers moi quand un troisième leur répond dans mon dos. Ce dernier arrive vers moi décidé et j'espère le voir suivre la coulée sur laquelle je suis. Je reste immobile quand je l'aperçois, c'est un énorme cerf avec de grands bois mais, à environ 100 mètres de distance, je n'arrive pas à compter les cors. Il brame un moment, son brame est incroyablement puissant et rauque, puis biaise pour prendre une autre coulée plus basse, celle par laquelle j'ai suivi l'autre cerf tout à l'heure. L'ayant perdu de vue, je me décale un peu plus bas, contre un très gros rocher, pour voir en contrebas. La coulée passe à environ 80 mètres de ma position, il faut que je me décale encore. Je descends dans la combe pour contourner les gros rochers à couvert et descendre me positionner plus près de la coulée. J'espère que le relief atténuera le bruit de ma progression dans une couche très épaisse de feuilles mortes. Arrivé en bas des rochers, je dois passer une marche de plus de 1.8 mètres pour continuer vers la coulée. Je pose donc mon arc sur les rochers et assure doucement mes prises pour descendre avant de récupérer mon arc. Caché par les rochers, je descends encore un peu, le cerf brame toujours. Arrivé au niveau d'un rocher, je l'observe un instant, il ne semble plus vouloir avancer, il est à environ 80 mètres. Je dois descendre encore un peu pour me rapprocher de sa coulée. la pente est très raide et couverte de gravillons qui roulent sous mes pieds, je glisse mais me rattrape à un sapin juste un peu plus bas. Le cerf ne m'a pas identifié et brame toujours. Je tente de descendre encore un peu mais glisse à nouveau bruyamment et interpelle le cerf. Je me cale vite derrière un arbre. Il regarde vers moi fixement sans bouger, je tente un raire pour l'attirer mais il démarre et disparait rapidement dans la pente. Encore raté, sans pluie l'approche est très difficile sur ses sols secs et bruyants.

Les brames se sont calmés et je suis à mauvais vent pour faire demi-tour, je décide de continuer à avancer en remontant doucement vers la crête. Rapidement un brame se fait entendre plus en avant. J'avance doucement vers lui en faisant très régulièrement des pauses pour observer. Je longe maintenant un grand massif de buis sur ma droite à environ 50 à 60 mètres sous la crête de la montagne et me rapproche peu à peu de la zone du brame quand une grosse biche démarre de la crête et fonce dans les buis à environ 100 mètres. Je me dis que tout est fini mais le cerf brame toujours à tout rompre plus en avant. Je continue à avancer et fais une pause tous les quelques mètres. brusquement j'aperçois ses bois alors qu'il remonte à environ 80 mètres derrière une bosse du terrain, il va remonter à découvert, j'accroche mon décocheur et m'accroupis près des buis pour attendre une occasion de continuer mon approche mais à ma grande surprise le cerf accélère, passe la bute en bifurquant pour foncer vers moi au galop en bramant. J'arme mon arc, il ralentit doucement et vient stopper à 8 mètres au-dessus de moi, en 3/4 face, en poussant un brame puissant. Je n'aurais pas de meilleure occasion ce soir, la nuit sera vite là. Il regarde vers moi, je vise devant l'épaule et décoche. Ma flèche pénètre des 2/3 et le cerf se retourne pour repartir au trot en biaisant vers les buis en contrebas où je le perds vite de vue. Je reste un moment sans bouger, à l'écoute mais le calme s'installe. Je n'ai pas entendu tomber mon cerf, j'attends encore un peu puis vais contrôler l'endroit du tir avant qu'il ne fasse nuit. Je trouve de petites goutes de sang sur sa trajectoire de fuite.

Un belle journée de chasse très éprouvante, 3 octobre 2023

Je commence à suivre doucement le sang, peu abondant mais régulier, il longe plus ou moins la bordure des buis alors que je pensais que le cerf était rentré à couvert. Par 2 fois, je perds un moment le sang qui semblait descendre dans les buis mais continue finalement à les longer. Le cerf ayant projeté du sang vers le bas dans son élan avant de bifurquer. Je finis tout de même à chaque fois par reprendre la piste qui commence à s'intensifier par moment.

Un belle journée de chasse très éprouvante, 3 octobre 2023

Le cerf a suivi plus ou moins une belle coulée qui longe les buis laissant parfois de beaux frottés sur les branches basses. La piste devient de plus en plus abondante après plus de 100 mètres et prend droit vers la bas de la montagne en suivant toujours un moment les buis.

Un belle journée de chasse très éprouvante, 3 octobre 2023

Plus bas la piste rentre dans les buis et je dois la suivre à 4 pattes mais je tombe rapidement sur mon cerf mort au milieu des buis, il a fait environ 200 mètres. Il me paraît énorme mais n'accusera que 160 kilos à la pesée.

Un belle journée de chasse très éprouvante, 3 octobre 2023

Ma flèche est passée entre les 2 poumons en sectionnant leurs attaches à la trachée, en coupant cette dernière et en touchant le haut du cœur avant de stopper contre les cotes. Il me faut maintenant descendre ma prise jusqu'à la piste en contrebas. Je n'ai pas de réseau téléphonique. La descente est une vrai galère, mon cerf s'accrochant aux buis par les pattes ou les bois, je dois sans cesse remonter pour le décrocher et lutter pour ne pas me faire emporter quand il descend. Je dois régulièrement le faire passer par-dessus des troncs ou casser des branches pour continuer à descendre tout en mettant mon arc en sécurité pour ne pas risque de l'endommager avant de remonter le chercher à chaque fois que le cerf est descendu de quelques mètres. Je finis par rejoindre un sentier qui rejoint la piste un peu plus loin et pose mon arc pour manœuvré mon cerf et lui faire prendre un passage qui semble plus praticable dans le lit asséché d'un ruisseau qui descend droit vers la piste. Apres plus d'une heure d'effort intense, j'arrive à la piste où mon cerf s'est calé dans le réceptacle des eaux du ruisseau avant la traversée busée de la piste pour rejoindre le ruisseau du fond de combe. La profondeur du réceptacle ne me permet pas de le remonter sur la piste. Je me rends alors compte que j'ai oublié mon arc à plus de 200 mètres sur le sentier, il me faut remonter la pente raide pour aller le chercher et peine un moment à le retrouver avant de redescendre. Il est 21h30, je suis mort physiquement. Je suis la piste pour revenir à ma voiture jusqu'à récupérer le réseau téléphonique pour appeler le Président de la chasse qui arrive avec son fils et un ami pour m'aider et charger le cerf sur sa remorque avant de rentrer à la salle de découpe de Beyrède. 

Un belle journée de chasse très éprouvante, 3 octobre 2023

Alors que je vide mon cerf, le Président de la chasse voyant mon état de fatigue m'invite à dormir et à manger chez lui ne voulant pas me laisser rentrer dans le Gers dans mon état. Je rentrerai demain après avoir pelé et découpé mon cerf.

 

Alex

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7 janvier 2023 6 07 /01 /janvier /2023 17:03

Cette année, en plus de mes 2 bracelets de cerf, j'avais pris un bracelet de biche. Ne voulant pas priver un faon du lait maternel et risquer de le condamner à mourir de faim, j'avais décidé d'attendre décembre/janvier pour aller la chasser. Il a bien gelé ce matin, les animaux vont certainement bouger tard dans la matinée pour venir se mettre au soleil et se réchauffer un peu. Je vais chasser le versant de gauche qui sera le premier au soleil. Ayant déjà fait 2 sorties non fructueuses, j'ai tout de même analysé le comportement des animaux et repéré leurs habitudes. Sachant que, tous les matins, des biches broutent près des dernières granges, je prends le petit chemin qui démarre sur le haut du village de Camous pour rejoindre les prairies près des granges. Je progresse très lentement sur le chemin, souvent couvert de feuilles mortes, en scrutant le sous-bois alors qu'il ne fait pas encore tout à fait jour. Rien vu, rien entendu alors que je débouche dans les prairies ou le sol est bien gelé et craque sous mes pas. Je progresse lentement près du bois qui borde le bas du découvert. Pas de biche, je rejoins une piste forestière et la suis doucement. Alors que j'arrive à un portillon qui la barre au niveau d'une clôture à mouton, je me fais surprendre par un trio, biche, bichette et faon qui démarre dans un creux du terrain, derrière une bosse qui me les cachait, à environ 30 mètres, au-dessus de moi. Les animaux stoppent à environ 50 mètres au-dessus de moi, regardent un instant vers moi puis se débinent tranquillement dans les buis.

Je passe le portillon et continue ma progression sur le bas des prairies. En arrivant près du petit plan d'eau servant de réserve à incendie, en-dessous des granges, près du ruisseau qui coule au fond de la vallée, j'entends des bruits de pas dans les feuilles mortes en-dessous de moi mais impossible de voir les animaux. Je me décale plusieurs fois en les cherchant du regard à travers la végétation assez dense sur ce secteur et le penchant boisé qui remonte très raide en face mais rien. L'approche étant de toute façon très complexe, je décide de continuer et de remonter tranquillement vers les granges. Les animaux ne sont pas sous la première où ils étaient lors de ma première sortie de décembre. Je continue à remonter doucement vers une grange non habitée. La semaine dernière une biche et son jeune broutaient juste derrière et m'avaient surpris alors que j'avançais tranquillement plus haut dans la prairie. En arrivant par le bas, ce bâtiment cache ma progression mais je redouble d'attention pour limiter les craquements du sol gelé. Arrivé contre la grange, je la contourne doucement mais rien derrière. Une haie me cache la route un peu plus haut. Je m'avance doucement vers un passage qui permet de la traverser quand j'aperçois, trop tard, une biche qui broutait à environ 60 sur un talus couvert de ronces. Elle m'a vue et j'aperçois alors son jeune, c'est certainement celle de la semaine dernière. Elle est inquiète, je reste figé mais je suis à découvert et aperçois une biche, une bichette, un faon et un daguet qui m'observent de la route, un peu plus haut. La biche pousse un cri d'alerte puis ils démarrent en suivant la route et disparaissent derrière les arbres. Je ne peux pas bouger et la biche et son jeune démarrent à leur tour pour rejoindre les autres animaux.

Je suis la haie pour faire une grande boucle par la droite en espérant recouper les animaux plus haut. Au niveau des dernières granges, j'aperçois une masse d'un brun rougeâtre, c'est un des 3 lamas du secteur. Il est planté au-dessus de la route, dans le bois et regarde vers moi, je traverse la route et remonte en montagne par un chemin de terre. Je le suis un moment sans rien voir. Je prends un autre petit sentier plus à gauche pour remonter vers des prairies puis le quitte à nouveau pour suivre les grosses coulées à travers bois. Le sol est couvert d'un épais tapis de feuilles mortes. J'avance doucement en stoppant régulièrement pour écouter et ne pas faire trop de bruit quand j'entends démarrer un animal plus haut sur ma droite. Je n'ai pas pu le voir. Je continue un peu et alors que je débouche sur une prairie. J'aperçois un faon solitaire qui se débine de cul vers un massif de buis à environ 60 mètres dans la prairie. Je me fige au pied d'un gros arbre. Il stoppe près des buis et regarde un moment vers moi par-dessus son dos. Je le regarde sans bouger. Il avance un peu, tranquillement, je tente d'avancer un peu moi aussi mais il stoppe et regarde vers moi par-dessus son dos. Je me fige. Il me fixe avec insistance puis se retourne et revient vers moi de quelques pas avant de stopper derrière un arbre pour m'observer dans la fourche de ce dernier. Je reste immobile, il hésite un long moment, comportement typique d'un orphelin partagé entre la crainte de l'homme et l'espoir de trouver de la compagnie. Il finit par se retourner et s'éloigner doucement en suivant les buis. Je m'avance doucement et stoppe à chaque fois qu'il regarde vers moi mais alors que je le perds de vue j'accélère un peu pour le rattraper quand je l'aperçois en train de me regarder. Il était caché par un arbre. Je stoppe et nous nous regardons un instant avant qu'il ne se décide à partir au trot pour rejoindre une grosse haie de buis à environ 100 mètres plus loin. Je biaise pour rattraper une grosse piste, bordée par des gros bouts de haie de buis, un peu plus haut. Arrivée à cette dernière je prends à droite pour la longer un montant en espérant voir des animaux. La droite de la piste est longée par les buis qui m'empêchent de voir en bas. Je scrute le penchant de gauche, enherbé sur quelques dizaines de mètres jusqu'à un bois de buis et de chênes remontant jusqu'au pied d'un paroi presque verticale et peu végétalisée. Alors que je fais une pause pour regarder la crête pelée de la montagne où des chasseurs m'ont dit qu’ils voyaient souvent des isards, j'aperçois des silhouettes d'animaux au gagnage.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Je pense qu'il s'agit d'isards mais le zoom de mon appareil photo me révèle 3 biches et un cerf.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Elles sont beaucoup trop loin pour espérer les approcher, j'avance encore un peu sans voir d'animaux puis je fais demi-tour pour longer la piste dans l'autre sens. Les buis s'ouvrent sur la gauche rendant à nouveau visibles les pairies, pas d'animaux. Les prairies laissent place à un grand bois assez clair alors que le soleil qui passe au-dessus du penchant de montagne d'en face commence à réchauffer mon côté de montagne. Une bande de buis interrompue par moment longe la piste en haut du bois. Je surveille alternativement la bande de prairie qui remonte vers le bois à ma droite et le sous-bois, à chaque interruption des buis, à ma gauche quand 4 animaux démarrent dans le sous-bois, à environ 60 mètres, en contrebas, sur ma gauche. Ils disparaissent rapidement dans la pente et s'éloignent bruyamment dans les feuilles mortes. Je reste un instant en espérant les apercevoir un peu plus bas mais rien, je poursuis mon chemin sur la piste jusqu'à une barrière qui ferme la piste. J'entends du bruit dans le bois en contrebas, je m'approche doucement du bord du talus et aperçois un geai qui fouille les feuilles mortes à environ 20 mètres. Il ne tarde pas à m'apercevoir et s'envole alors qu'un second geai qui était posé près de moi s'envole à son tour. Je continue doucement vers la barrière quand j'aperçois un troisième geai à seulement 3 mètres de moi, posé dans un buis. Il est très rare de pouvoir les approcher si près. Il tarde un peu à m'apercevoir alors que j'ai stoppé puis s'envole à son tour en poussant ses cris d'alerte caractéristiques. J'ouvre la barrière fermée par un anneau de fil de fer et la referme derrière moi. La piste descend en lacets au milieu des genêts, je coupe les virages par la prairie et tombe sur crottes de cerfs toutes fraiches. Elles ne sont pas gelées alors que tout est gelé autour. Il n'est certainement pas bien loin. Je continue sur la piste. Le bois s'interrompt pour laisser place à une grande prairie avec une habitation. Je descends en suivant une coulée pour rejoindre la piste en contrebas et revenir vers la bordure du bois. Alors que je m'approche des buis, j'entends démarrer un animal plus haut mais impossible de le voir et le bruit cesse.  Je descends encore un peu et rattrape une grosse coulée qui rentre dans le bois. Elle est couverte d'empreintes fraiches.

Je rentre dans le bois en suivant cette collée qui mène a une couche utilisée de frais. Elle avait déjà été utilisée la semaine dernière. Je biaise d'une coulée à une autre pour descendre un peu dans le bois pour rejoindre une zone de buis où j'ai levé des animaux la semaine dernière. Les coulées assez propres sont maintenant couvertes de feuilles mortes très sèches. Je passe des fils barbelés puis tombe sur une autre couché toute fraîche avec des laissé frais. Je fais de plus en plus de bruit en avançant. Je change de technique d'approche. J'avance de quelques mètres doucement puis stoppe à l'écoute et répète plusieurs fois cette technique quand des bruits de pas d'un animal qui avance tranquillement se font entendre. Je me cale contre des buis et observe. Une biche finit par arriver vers moi, suivie par son jeune. Elle stoppe régulièrement et observe autour d'elle en s'approchant. Alors qu'elle est environ à 25 mètres, elle stoppe derrière un arbre dont le tronc masque sa tête. Le jeune regarde vers le bas. J'arme mon arc et aligne ma visée vers la biche en attendant une occasion de tir. Elle s'avance de 3/4 face, je la suis dans mon viseur. Elle biaise pour passer au-dessus de moi. Elle stoppe à nouveau derrière un arbre et le soleil face à moi me gêne un peu. Elle regarde autour d'elle puis repart avec son jeune. Elle fait quelques mètres et stoppe derrière les buis. Impossible de trouver une fenêtre de tir. Elle repart et je crois de la voir passer au-dessus de moi sans s'arrêter mais elle stoppé à nouveau juste au-dessus de moi plein travers. Je cherche une fenêtre de tir au travers des buis et en trouve vite une au travers des branchages. J'aligne ma visée et décoche 

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Je me cale contre des buis et observe. Une biche finit par arriver vers moi, suivie par son jeune. Elle stoppe régulièrement et observe autour d'elle en s'approchant. Alors qu'elle est environ à 25 mètres, elle stoppe derrière un arbre dont le tronc masque sa tête. Le jeune regarde vers le bas. J'arme mon arc et aligne ma visée vers la biche en attendant une occasion de tir. Elle s'avance de 3/4 face, je la suis dans mon viseur. Elle biaise pour passer au-dessus de moi. Elle stoppe à nouveau derrière un arbre et le soleil face à moi me gêne un peu. Elle regarde autour d'elle puis repart avec son jeune. Elle fait quelques mètres et stoppe derrière les buis. Impossible de trouver une fenêtre de tir. Elle repart et je crois de la voir passer au-dessus de moi sans s'arrêter mais elle stoppe à nouveau juste au-dessus de moi plein travers. Je cherche une fenêtre de tir au travers des buis et en trouve vite une au travers des branchages.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

J'aligne ma visée et décoche. L'impact retentit mais je n'ai pas vu mon atteinte. La biche fait volte-face, son jeune démarre et s'enfuit. Elle fonce sur quelques mètres mais ses pattes avant ne la portent plus. Elle fait encore quelques mètres en poussant avec ses pattes arrière, sa tête traîne au sol puis elle chute et commence des roulés-boulés dans la pente où je la perds vite de vue. Je l'entends rouler un moment avant le retour du calme. Je décide de m'avancer rapidement à l'endroit de la chute sans aller voir ma flèche. Je trouve vite la trace de la chute qui a entrainé les feuilles et commence à la suivre. Je trouve vite du sang sur les feuilles mortes qui couvrent le sol de la pente assez raide.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

La piste est de plus en plus abondante, les projections de sang sur les troncs sont de plus en plus importantes.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Je descends encore un peu et aperçois ma biche en contrebas. Elle a chuté sur environ 150  mètres avant de s'arrêter. Elle se débat au sol dans un gros amas de feuilles mortes entraîné dans sa chute. Le temps de la rejoindre elle est morte.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

J'appose mon bracelet et la dégage du tas de feuilles mortes, ma flèche est entrée dans une patte et coupant le muscle et sortie en fracassant la patte opposée ce qui explique sa chute. Elle a perdu des plaques de poil au niveau de la tête, du cou et d'une épaule. Je tente de la positionner pour prendre quelques photos mais elle m'échappe dans la pente raide et par se coincer dans un arbre à 50 mètres en contrebas, dans une zone très raide. Je peine à la rejoindre et la dégage ce qui la précipité à nouveau dans la pente. Elle finit sa chute 50 mètres plus bas sur une piste. Enfin sur un peu de plat, je fais quelques photos souvenirs.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

La route est juste 49 mètres en contrebas. J'appelle ensuite le président de la chasse qui va venir chercher la biche rapidement pour m'amener à la salle de découpe. Je finis de descendre la biche au bord de la route. Des animaux démarrent bruyamment en contrebas de la chaussée sans que je puisse les voir. Une voiture arrive des granges un peu plus haut. La conductrice stoppe à ma hauteur et je pense me faire pourrir mais elle me félicite en ouvrant sa vitre puis fait marche arrière pour se garer et venir discuter un moment avec moi. C'est la propriété de la ferme de Panets au-dessus de laquelle je chassais souvent quand je chassais encore sur Sarrancolin. Elle poursuit ensuite sa route et je lui dis de faire attention au 4x4 du président de la chasse qui va bientôt arriver face à elle. Il arrive d'ailleurs rapidement. Nous chargerons ma biche et discutons un peu puis je prends la piste pour aller chercher ma voiture au village alors que ma biche part pour Beyrède.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Lors du dépeçage, je constaterai que ma flèche a traversé le cœur et provoqué une hémorragie massive ce qui a entrainé la mort rapide. 

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Dans sa chute, la biche s'est cassée 2 cervicales, une côte contre la colonne vertébrale et le crâne sous un orbite. 

 

Alex

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8 octobre 2022 6 08 /10 /octobre /2022 15:45

Hier, soir j'ai enfin récupéré mon bracelet de CEMC2 qui était promis à un chasseur qui n'est même pas venu chasser. Le brame ayant beaucoup de mal à démarrer et la montagne souffrant de la sécheresse, l'approche est assez difficile. J'ai donc décidé de tirer le premier cerf d'au moins 10 pointes que je pourrai approcher suffisamment et c'est ce que j'ai annoncé au président de la chasse en récupérant le bracelet. Ce matin, j'arrive à Camous vers 6h15, je me prépare tranquillement puis commence à remonter le flanc droit par un sentier qui grimpe raide pour rejoindre le haut de la montagne de nuit. Il n'a pas plu depuis plusieurs jours et la montagne est bien sèche. Plusieurs cerfs brament. Je remonte tranquillement pour ne pas trop transpirer et fais une pose sur un dôme rocheux après 30 minutes d'ascension pour écouter un moment. Les cerfs brament de partout c'est magique, je n'y croyais plus. Rien proche de moi, je repars pour remonter dans la feuille morte jusqu'aux chevilles, sur le secteur où j'ai fléché mon gros 14 l'an dernier. Une biche donne l'alerte au-dessus de moi puis s'éloigne tranquillement sans que je puisse la voir dans la noirceur. Arrivé sur l'arrête rocheuse qui surplombe la zone du tir, j'écoute un moment mais rien, je me remémore ce moment magique où j'ai vu arriver ce cerf incroyable. La luminosité croit doucement. Je prends un petit sentier qui remonte doucement. Les feuilles mortes et les brindilles craquent sous mes pas. Je ne fais que quelques pas puis m'arrête un moment pour écouter avant de repartir et m'arrêter à nouveau. Au bout d'un moment j'entends un brame plus bas et des bruits de pas sans pouvoir voir l'animal. J'attends un moment sans rien voir, je me décale un peu écoute, me décale encore un peu quand un cerf pousse un grondement d'alerte puis s'éloigne tranquillement, j'entends son pas mais impossible de le voir. Je reprends ma progression et suis maintenant plus ou moins la courbe de niveau en m'arrêtant un moment après chaque déplacement de quelques pas. Sur le flanc opposé, des brames surpuissant se répondent.

Ça brame très peu de mon côté mais il me semble entendre bramer plus loin devant moi. Je continue à me rapprocher doucement, un brame puissant retentit en face, le cerf semble descendre. Je descends dans une zone de grands hêtres clairsemés pour tenter de l'intercepter quand un brame retentit sur ma droite. Je me fige contre un arbre. Un cerf arrive par ma droite pour passer à 80 mètres en-dessous de moi. Il stoppe brame en réponse à l'autre cerf d'en face puis s'avance à nouveau, il me semble que c'est un 10 pointes. J'entends marcher en avant de lui, un jeune 4 pointes se débine à environ 40 mètres devant ce cerf. Le relief du terrain me le cachait. Il stoppe en contrebas à environ 80 mètres puis repart et passe à environ 70 mètres sur ma gauche alors que son poursuivant s'est remis en mouvement. Le jeune cerf disparaît bruyamment derrière le relief du terrain et je comprends que l'autre cerf va prendre le même chemin. Je ne peux pas bouger sans être vu ou entendu. Les 2 gros cerfs se répondent. Je pousse un petit brame pour tenter d'énerver ce cerf qui semble être un bagarreur. Immédiatement, il regarde vers moi, je pousse quelques raires. Je l'ai accroché, il commence à remonter tranquillement en s'arrêtant régulièrement pour regarder vers moi. Je reste caché derrière mon arbre et brame à nouveau. Le cerfs arrive d'un pas décidé et biaise pour passer entre 25 et 30 mètres. Il passe derrière des arbres, j'arme mon arc, il continue un peu mais stoppe brusquement plein travers. Je ne vois que son cou et sa tête, impossible de tirer, je reste armer plusieurs minutes en espérant le voir avancer. Il brame pour répondre à l'autre cerf en regardant vers le bas. La position commence à devenir très inconfortable, je profite d'un second brame avec la tête tournée vers le bas pour désarmer. Ce mouvement produit un léger bruit et le cerf regarde immédiatement vers moi. Je brame une fois de plus. Il regarde un peu vers moi puis s'avance encore. J'arme à nouveau mon arc alors qu'il passe derrière un gros arbre. J'aligne la visée alors qu'il stoppe plein travers à 25 mètres et décoche. Une vanne se décolle à la décoche et dévie légèrement ma flèche vers le haut. Au même moment, le cerf alerté par le sifflement de ma flèche produit par la vanne décollée, commence à s'écraser mais ma flèche le frappe en pleine colonne au niveau de l'épaule. Il bascule sur le côté et roule dans la pente où je le perds de vue avant de l'apercevoir plus bas tentant de fuir en se traînant sur ses antérieurs. Il a cassé ma flèche dans sa chute.

Je réencoche rapidement une flèche et descends vite vers mon cerf qui est tombé dans le lit asséché qui ruisseau très encaissé. En passant, je ramasse le morceau avec les vannes de ma flèche, il n'en reste que 3. Il tombe se relève retombe puis roule dans la pente pour s'immobiliser sur le dos un peu plus bas. Je m'approche rapidement mais il se redresse et s'accule assis contre un tronc de 3/4 face. Je m'approcher jusqu'à le surplomber à 25 mètres et lui décoche une seconde flèche. Il tente de démarrer mais roule pour aller se caler dans des branchages 30 mètres plus bas et y lâche son dernier souffle. Il est un peu plus de 8 heures et ma chasse est terminée. Je descends voir mon cerf, ma seconde flèche est cassée, la moitié avec la lame est planté dans un tronc, je retrouverai le reste dans mon cerf au dépeçage. Je récupère mon bout de flèche puis descend près de mon cerf. 

Une superbe chasse en plein brame, 8 octobre 2022

J'appose mon bracelet, lui rends le honneurs et fais quelques photos souvenirs.

Une superbe chasse en plein brame, 8 octobre 2022

Je n'ai pas de réseau, je décide de redescendre à ma voiture pour poser mes affaires et revenir avec une corde. Je suis le ruisseau jusqu'à la piste qui suit le bas de la combe jusqu'au village puis suis la piste d'un pas rapide en contrôlant le réseau téléphonique mais toujours rien. Alors que j'arrive près d'une grange en rénovation j'aperçois un jeune cerf entrain de brouter sur le talus de gauche. Un grand cerf brame à tout rompre sur le penchant de droite. Je décide de tenter une approche pour m'amuser. Je me baisse au maximum pour être caché par le relief et approche rapidement jusqu'à 40 mètres avant de fait quelques photos.

Une superbe chasse en plein brame, 8 octobre 2022

Le jeunes cerfs met un moment à me voir puis curieux s'avance un peu vers moi avant de s'éclipser dans le bois.

Une superbe chasse en plein brame, 8 octobre 2022
Une superbe chasse en plein brame, 8 octobre 2022

Je continue à descendre et finis par rattraper le réseau téléphonique un peu avant 9 heures. J'appelle le président de la chasse pour l'avertir. Il part en battue, je lui dis que je vais descendre le cerf à la piste en attendant qu'il finisse la battue. Il viendra me chercher avec mon cerf après. Je laisse mes affaires à la voiture et remonte avec ma corde toute neuve acheté pour une occasion comme celle-ci. Je retourne au bas du ruisseau puis remonte chercher mon cerf.

Une superbe chasse en plein brame, 8 octobre 2022

Il me faudra 3 heures pour le descendre mon cerf à la piste. Et alors que j'arrive à cette dernière, le président de la chasse arrive avec un chasseur pour m'aider. Il est temps d'aller m'occuper de mon cerf qui accusera près de 130 kilos à la pesée.

Alex

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8 novembre 2021 1 08 /11 /novembre /2021 15:54

Le weekend dernier, je suis revenu chasser sur le secteur où j'ai perdu mon grand cerf mais impossible de le retrouver, le vendredi je n'ai vu que 2 biches, une bichette et un faon et le lundi j'ai réussi une très belle approche sur 8 ou 9 sangliers en train de dormir mais je n'ai pas vu de grandes pattes. Vers 10 heures, alors que je descendais dans une pente abrupte, plantée de grands hêtres, entre 2 à-pic rocheux, avec de la feuille morte jusqu'à mi-molets, j'aperçois en contrebas, un gros sanglier couché sur le flanc, dos vers la pente, sur un replat terreux, sous une avancée de roche à environ 60 mètres. Le vent souffle sur ma droite, perpendiculaire à la pente, il fait quelques gouttes. Je pense tout d'abord qu'il est mort et je continue ma descente vers lui quand j'aperçois d'autres sangliers d'un beige clair, dont un un peu plus gros que les autres, qui s'agitent sous la roche. Je comprends vite que ce gros sanglier est en plein sommeil. Je continue mon approche tout doucement, le gros sanglier dort paisiblement, les yeux bien fermés. Les autres sangliers sont blottis les uns contre les autres, leurs têtes sont cachées sous la roche et ils ne peuvent donc pas me voir. Arrivé à environ 30 mètres des animaux, je fais une pause pour observer. Le gros sanglier ouvre les yeux un court instant puis les referme. Une coulée fait un lacet sur ma gauche pour revenir à un peu plus de 10 mètres au-dessus des sangliers. J'en profite pour descendre un peu plus, très lentement, en la suivant. Arrivé au-dessus des sangliers qui sont à moins de 15 mètres un peu plus à gauche, au-dessous de moi, je le fige pour les observer. Après un petit moment le gros sanglier d'environ 80 kg se réveille, s'agite un peu puis se lève, s'étire puis s'avance de quelques pas, c'est une laie. Elle stoppe en-dessous de moi et observe le bas de la pente. 2 bêtes rousses d'environ 25 kg, se lèvent. La première s'avance vers la laie, la seconde tourne sous la roche puis s'avance doucement à découvert puis la laie revient vers la roche, tourne sur place, donne quelques coups de nez dans la terre meuble puis se recoucher tête à droite. Les bêtes rousses retournent se coucher sous la roche. Alors que j'attends immobile à les observer en regrettant de ne pas avoir pris mon appareil photo par crainte de la pluie, un mouvement à quelques mètres sur ma droite me fait tourner la tête. 2 autres sangliers, un d'environ 50 kilos et un d'environ 70, qui étaient couchés entre un talus et un gros sapin, viennent de s’asseoir pour observer autour d'eux. Ils sont à environ 6 mètres, je reste immobile. Ils finissent par se recoucher tranquillement l'un contre l'autre. La grosse laie cette fois couchée sur le ventre, ouvre de temps en temps les yeux. Les 2 autres sangliers sur ma droite se relèvent puis s'éloignent tout doucement en s'arrêtant régulièrement. La laie regarde vers moi, je décide de la tester, je commence à me balancer doucement pour voir sa réaction. Elle me fixe curieuse mais ne bouge pas. Je pousse ensuite des souffles puissants comme le ferait un sanglier inquiet. Elle finit par se lever inquiète puis s'éclipse et je la perds de vue derrière la roche. Les bêtes rousses n'ont pas bougé. Je me décale doucement à droite pour les voir mieux. 4 bêtes rousses sont serrées les unes contre les autres, couchées sur le ventre et tournées vers moi. Ils m'observent tous, les yeux grands ouverts. Nous restons ainsi un instant à nous observer avant la débandade. Les sangliers éclatent, certains vers le bas, d'autres derrière la roche où a disparu la laie. Je reprends ma descente et passe au milieu des gîtes, plus ou moins frais, des sangliers, dispersés tout autour de la roche. Alors que je suis descendu d'environ 50 mètres, une des bêtes rousses et un petit mâle d'environ 40 kilos, remontent et passent à environ 20 mètres de moi pour remonter en faisant des lacets et en s'arrêtant régulièrement pour prendre la coulée prise par les 2 gros sanglier. Je les perds de vue un peu plus haut et reprends ma descente. 

Ce vendredi, ayant un peu accepté d'avoir perdu cet énorme cerf et ayant constaté que plus aucun cerf ne brame sur le secteur, ils semblent d'ailleurs avoir déserté le penchant gauche, je décide de tenter ma chance sur le penchant droit. Je me gare en haut du village de Camous, près de la conduite de force et attends le lever du jour avant d'attaquer la montée. Je prends la rue qui remonte en haut du village pour rejoindre un chemin de randonnée pavé qui remonte vers le haut de la vallée. Je monte tranquillement et jette un coup d'œil sur la prairie à ma gauche, derrière la haie de buis qui borde le chemin. Le chemin prend à droite pour remonter moins raide. Je le quitte pour passer sous une barrière en bois à l'entrée d'un autre chemin qui remonte au plus raide vers une grande prairie qui précède une grange à plusieurs centaines de mètres plus haut. J'avance doucement en observant le secteur. Un peu plus haut, je quitte le sentier pour aller jeter un coup d'œil sur un replat au milieu des fougères et des taillis de buissons noirs. Rien, je reviens au sentier et continue mon ascension. Un peu plus haut encore, le sentier redescend dans les buis, je le quitte pour remonter un talus assez raide et rejoindre un petit replat avant de reprendre mon ascension et suivant le bord du talus. J'avance tout doucement. Environ 80 mètres plus haut, je stoppe brusquement en apercevant un grosse masse entre quelques arbres sur ma droite un peu plus haut. C'est un très gros cerf, à environ 35 mètres, qui mange tête au sol, je vois une partie de ses bois. Je ne peux pas compter ses cors mais je décide de le tirer. Je remonte doucement vers lui, décocheur accroché. Je ne suis plus qu'à 10 mètres de lui, sa tête est cachée derrière un tronc, il avance d'un petit pas toujours tête basse. Son poitrail est bien dégagé, mon cœur bas fort. J'arme mon arc, prends la visée derrière son épaule et décoche. Ma flèche le traverse avec le bruit caractéristique d'une flèche de coffre, elle semble parfaite. Le cerf sursaute et démarre en trombe. Il remonte d'environ 40 mètres et stoppe de cul, au bord du talus, au ras d'une haie de buis. Il chancelle un instant sur ses pattes raides puis se couche. Je reste sans bouger. Il se couche doucement sur le flanc et sa tête se pose doucement au sol sur le côté. J'attends quelques minutes sans bouger. Le cerf ne bouge plus.

Je décide de me rapprocher furtivement. Je me colle à la haie de buis et avance doucement. Alors que j'arrive derrière un gros noisetier, à environ 12 mètres du cerf. Il relève brusquement la tête. Je me fige. Il regarde autour de lui, le vent souffle sur ma droite, il ne peut pas me sentir. C'est un beau 11 cors. Il repose la tête au sol, j'encoche une nouvelle flèche et accroche mon décocheur. Le cerf est de cul, j'hésite à le doubler mais la position n'est pas idéale. Je décide d'attendre. Il relève régulièrement la tête et la repose au sol pendant quelques minutes. Je ne comprends pas, ma flèche semblait parfaite. Je me tiens prêt, il finit par se lever péniblement puis s'éloigne de cul en vacillant. J'arme en espérant voir son flanc mais il s'éloigne en s'arrêtant régulièrement mais sans me donner d'angle de tir. Je passe le noisetier et commence à le suivre en essayant de réduire la distance en espérant qu'il me présente son flanc. Je stoppe à chaque fois qu'il s'arrête pour regarder autour de lui. Il stoppe un peu plus haut, observe un instant autour de lui alors que je reste immobile. Il prend à gauche dans les buis où je le perds de vue. Je presse le pas. Alors que j'arrive où il a disparu, je le vois passer à quelques mètres, plein travers dans les buis. Pas de fenêtre de tir, je le perds de vue, je m'avance dans les buis et le retrouve arrêté de 3/4 arrière à environ 10 mètres. Seul son arrière train dépasse des buis. J'arme mon arc, vise au juger au travers des buis et décoche. L'impact retentit et il démarre pour disparaître dans les buis. Je m'avance pour tenter de trouver la flèche mais ne la vois pas. Je traverse les buis et aperçois mon cerf qui s'éloigne péniblement en suivant un grosse coulée à plat. Ma flèche est posée au sol un peu plus loin, je m'avance pour l'examiner alors que le cerf a disparu dans la végétation. 2 grosses biches et un daguet démarrent un peu plus haut dans les buis et foncent dans la pente pour descendre en-dessous de moi. Je récupère la flèche et l'examine. Elle est couverte de sang et porte un petite morceau de viande pris dans les vannes. Le pied du cerf est bien visible dans le sol noir et mouillé. Je décide de retourner à la voiture pour attendre 2 ou 3 heures. En descendant, je tente de trouver du sang mais je constate qu'il est quasi inexistant, une petite tache de sang est présente à l'endroit où était couché le cerf, c'est incompréhensible. Je tente sans succès de retrouver ma première flèche.

Alors que j'attends dans ma voiture, la pluie mêlée de neige se met à tomber. Les grosses averses se succèdent et réduisent à 0 mes chances de trouver du sang. Le temps écoulé, je reprends mon arc et remonte en montagne pour tenter de retrouver mon cerf. Je reprends mon pistage où j'ai retrouvé ma seconde flèche. Je suis le pied bien visible et caractéristique. Le cerf en mauvais état a souvent glissé et sa piste se distingue bien de celle des autres animaux. J'avance doucement avec une flèche encochée. Je tombe, à environ 40 mètres, sur une grosse tâche de sang très diluée. Après environ 100 mètres de pistage, je tombe sur une couche, et en aperçois une autre à peine plus loin où le cerf semble avoir piétiné, le sol est très marqué et retourné. Alors que j'avance vers cette dernière. J'aperçois mon cerf, juste un peu plus bas, près d'une autre couche, il était caché par un buis et regarde vers moi. Je me fige mais il démarre, fonce vers le bas et disparaît rapidement. Je m'avance vite de quelques pas et l'aperçois à nouveau. Il est plein travers à environ 100 mètres en contrebas, langue pendante et semble à bout de force. Il peine à respirer. Je me rapproche tout doucement jusqu'à un gros arbre. Un coup de télémètre que j'ai pris avec moi aujourd'hui, il est à 44 mètres. J'attends en espérant le voir se coucher. Au cas où, je cale mon viseur sur 40 mètres pour tenir compte de la pente. Il avance de quelques pas et stoppe derrière des arbres. Après quelques secondes, il avance encore de quelques mètres et stoppe plein travers entre les troncs. Je décide de le retirer, j'arme, vise et décoche. Touché, il démarre en trombe et disparaît dans les buis. Je descends pour tenter de retrouver ma flèche mais ne la trouve pas.

Cette fois, je décide d'appeler un conducteur de chien de sang, le premier ne répond pas, je second non plus mais, alors que je laisse un message, il me rappelle. Il peut venir vers 15 heures. Je pars donc voir le président de la chasse pour lui expliquer la situation. Je lui annonce que ce cerf est mort et que, quelque-soit le résultat de la recherche au sang, je fermerai le bracelet et le paierai. Il m'invite à manger. Vers 14h30, je repars vers Camous pour attendre le conducteur avec le président de la chasse qui est venu avec la remorque. Le conducteur arrive avec un ami à lui. Nous partons pour la recherche, nous remontons en montagne et la chienne prend bien la piste jusqu'à ma troisième flèche puis part dans les buis sur une coulée, nous suivons avec son ami mais je ne trouve plus le pied du cerf. La chienne nous mène à l'entrée d'une petite grotte où elle renifle attentivement l'entrée puis reprend sa quête avant de redescendre en zigzagant dans la pente raide, vers la rivière Neste. Elle ressort du bois puis longe l'ancienne voie ferrée en contrôlant les descentes vers la rivière. Après plusieurs centaines de mètres son maître la stoppe et ils font demi-tour. Elle recontrôle les descentes puis, juste avant le tunnel, elle descend vers la rivière et semble s'élancer dans l'eau motivée mais se met à boire. Le conducteur décide de remonter à la troisième flèche et nous dit d'attendre à la voie ferrée, nous en profitons pour examiner les coulées et une belle souille mais rien. Le conducteur et son chien réapparaissent au bout d'un moment au-dessus du tunnel puis remonte en montagne. Cette fois, le conducteur nous expliquera que sa chienne est remontée plus haut puis a lancé brusquement en remontant dans les buis mais le passage d'un cerf y semblant peu probable, il l'a stoppé pour redescendre. Je commence à chercher dans le secteur et remonte vers l'endroit du troisième tir où je trouve ma flèche plantée au sol. Elle porte un peu de sang séché et quelques poils. Il fera vite nuit. Nous décidons de tenter d'aller voir de l'autre côté de la rivière pour éliminer cette piste. Je traverse avec de l'eau jusqu'aux genoux pour prospecter sur l'autre rive dans une propriété close par un mur. La nuit s'installe et nous n'avons pas trouvé mon cerf, je suis anéanti. Je repars chez moi alors que le conducteur, son ami et son chien vont jeter un coup d’œil de l'autre côté de la rivière. Sur le retour, je l'appelle et il m'indique avoir trouvé un pied glissé plus haut dans les buis, j'en suis sûr c'était celui de mon cerf.

Demain la société de chasse fait une battue sanglier sur Camous et le président me dit qu'il me tiendra au courant s'il retrouve mon cerf. En début d'après-midi, je reçois un MMS avec une photo d'un énorme cerf pourri. Je reconnais immédiatement mon grand cerf fléché le 24 octobre. Je suis dégoutté, j'avais raison, ma flèche était mortelle et comprends que la chienne était sur la bonne piste quand elle voulait remonter sur le penchant de l'autre côté du ruisseau car le cerf a été retrouvé un peu plus loin. Le président me dit qu'il va me récupérer la tête et la mettre à la salle des chasseurs. Je décide d'aller la chercher le lendemain matin et d'en profiter pour aller chercher mon second cerf. J'appelle le conducteur pour lui annoncer la nouvelle et lui dire que je vais retourner chercher la tête et mon cerf dimanche matin, il m'envoie une vue aérienne de l'endroit où il a retrouvé les pieds glissés.

N'arrivant pas à dormir, je pars vers 5h30 et récupère ma tête avant de partir, sur les indications du président, pour tenter de retrouver la carcasse du cerf pourri, de nuit à la frontale mais je ne trouve pas le chemin indiqué. Je lève un trio de cervidés et un renard dans le faisceau de la frontale. Je reviens donc vers ma voiture puis me gare un peu plus loin avant de tenter ma dernière chance pour retrouver mon cerf de vendredi. Je remonte à l'endroit du 3ième tir puis coupe la pente perpendiculairement à la direction de fuite. Je retrouve vite le pied glissé du cerf, je remonte sur environ 40 mètres en le suivant et rejoins une belle coulée à plat dans les buis. Le pied semble la prendre, je la suis. Plusieurs petites branches de buis cassées jonchent le sol le long de cette dernière. C’est un passage de cerf. Je suis cette coulée où le pied est plus ou moins visible, passe une petite corniche rocheuse et aperçois mon cerf mort 30 mètres plus loin. Je suis dégoutté, la chienne est passé tout près vendredi alors qu'il était déjà mort. Je le rejoins, les charognards ont mangé les oreilles, le nez et vider le ventre.

Une fin de saison chasse au cerf difficile, 5 novembre 2021

C'est un très beau cerf de 11 cors comme je l'avais vu vendredi. J'appelle donc le Président pour lui annoncer et envoie un message au conducteur. La viande est pourrie, je ne peux que récupérer la tête regrettant amèrement de ne pas avoir fait la recherche seul plus tôt ce qui aurait évité de perdre toute cette viande pour la deuxième fois de la saison. Mon atteinte était parfaite, ma première flèche était rentrée quelques cm derrière l'épaule et ressortait au défaut de l'épaule opposée, je ne comprends pas comment ce cerf a pu repartir et mettre autant de temps à mourir en parcourant environ 300 mètres.

Une fin de saison chasse au cerf difficile, 5 novembre 2021

Il est très dur pour moi qui mets un point d'honneur à respecter la venaison de perdre ainsi les carcasses de 2 magnifiques cerfs, la récupération des trophées est une bien maigre compensation. 

Une fin de saison chasse au cerf difficile, 5 novembre 2021

Alex

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6 novembre 2021 6 06 /11 /novembre /2021 18:16

Cette année, j'ai récupéré un bracelet de CEMC2 tardivement. Un des chasseurs qui avait réservé plusieurs cerfs pour les tirer à la carabine n'a pas réussi à fermer ses bracelets et j'ai décidé d'en prendre un mais je n'ai pu le récupérer que le weekend précédent alors que le brame arrive à son terme. Le chasse risque d'être difficile mais je décide de relever le défi. Lors de mes 2 sorties précédentes du vendredi matin et du dimanche soir j'ai vu plusieurs beaux cerfs sans pouvoir les approcher suffisamment pour décocher mais j'ai remarqué qu'ils étaient plus présents sur le haut de la montagne. Ce matin, je monte donc de nuit par un chemin qui grimpe, en haut du village de Camous, dans les buis au niveau de la conduite de force qui alimente l'usine d'aluminium entre Beyrède et Sarrancolin. Je remonte tranquillement à la lueur de ma frontale.

Au 2/3 de la montée, le chemin prend à gauche. Je le quitte pour remonter dans les buis pour rejoindre un crête rocheuse pelée. La luminosité croît très doucement. Arrivé à la crête, je la longe tranquillement quand un brame retentit en contrebas, sur ma gauche, dans les buis. Je me fige et écoute, un animal avance tranquillement en cassant du bois et remonte vers le sommet de la montagne en parallèle de la crête à environ 40 ou 50 mètres en contrebas. Je m'avance doucement pour rejoindre un petit sentier perpendiculaire qui longe sous une parois rocheuse qui interdit le passage aussi bien aux hommes qu'aux animaux. Le cerf brame à nouveau en contrebas. Je me poste à moins de 10 mètres du sentier en espérant que le cerf prennent à droite en arrivant à la paroi rocheuse. J'attends que la luminosité soit suffisante pour tirer. Les bruits de pas sont bien audibles mais l'animal semble biaiser à gauche puis remonter dans les buis sur la gauche de la paroi rocheuse. 

Je quitte mon poste et m'avance doucement en suivant le petit sentier et m'arrête tous les 3 ou 4 mètres pour écouter. L'animal avance tranquillement plus haut dans les buis et stoppe régulièrement. Il ne fait pas encore assez clair pour voir l'animal mais je tente d'approcher au maximum. Arrivé au pied de la combe très raie qui monte entre la paroi rocheuse et une arrête rocheuse qui remonte jusqu'à la crête de la montagne, j'écoute un instant. L'animal se déplace au dessus. Je commence à remonter doucement au travers de quelques buis, il me faut passer à 4 pattes sous 3 gros troncs tombés au sol. J'avance à 4 pattes dans les feuilles mortes puis me redresse dans les buis. L'animal pousse un cri d'alerte sans vraiment m'identifier. Il avance de quelques pas repousse un cris d'alerte s'anvance encore un peu et redonne de la voix. Il s'éloigne ainsi doucement en donnant de la voix pendant un moment puis le calme revient alors que le jour commence à se lever. Je remonte un peu dans la combe puis prends à gauche pour passer la crête rocheuse puis prends une belle coulée qui remonte doucement vers une autre arrête rocheuse. Je m'arrête tous les quelques pas pour écouter, ma progression est bruyante dans les feuilles mortes. Il me faut casser le rythme de mes pas pour ne pas être identifié en tant qu'humain.

Alors que je viens de passer l'arrête rocheuse, je fais une pause sur un replat rocheux quand j'entends marcher en contrebas dans les sapins qui précèdent une zone de buis. Je regarde dans cette direction et aperçois une biche qui avance d'un pas rapide en limite des buis à environ 50 mètres. Je l'observe sans bouger. Elle stoppe brusquement derrière un sapin et reste un instant sans bouger puis bifurque pour remonter.

Triste fin pour le roi des Pyrénées, 24 octobre 2021

Elle s'arrête à environ 20 mètres en dessous de moi et regarde derrière elle quand des raires saccadés se font entendre. Un énorme cerf surgit des buis en penchant la tête pour passer entre les troncs comme le ferait un orignal. Il stoppe de face et regarde vers moi. Ses empaumures sont impressionnantes, sont trophée me paraît énorme. La biche repart pour venir stopper à moins de 15 mètres sur ma droite. Le cerf pousse un brame, avance vers moi de quelques pas puis bifurque pour suivre la coulée prise par la biche. Il avance d'un pas lent et stoppe plein travers entre les sapins à environ 25 mètres. J'arme mon arc et prends la visée alors qu'il pousse un brame puissant. Je cale la visée sur son coffre et décoche. L'impact retentit sans que je puisse voir mon atteinte. Le cerf bondit en l'air à l'impact et démarre en trombe pour disparaitre dans les buis.

Mon cœur bat à tout rompre, mes jambes se mettent à trembler et je dois m'assoir. Je viens de tirer le cerf de mes rêves les plus fous. Vu sa taille, je décide d'attendre 45 minutes avant d'attaquer la recherche. Je m'assois sur un rocher et joue sur mon portable pour passer le temps et me calmer. Le temps écoulé, je descends voir la zone du tir mais ne trouve pas de sang. J'aperçois alors ma flèche posée au sol en contrebas. Je descends pour l'examiner, elle est couverte de sang.

Triste fin pour le roi des Pyrénées, 24 octobre 2021

Je la ramasse et la sens. Elle pue le cerf, je la remets au carquois et remonte pour essayer de trouver du sang. Je tourne et retourne sur la zone du tir sans succès. Je commence à douter, je tente de recouper plus en avant dans les buis dans sa direction de fuite mais rien. Je tourne et retourne quand je tombe sur un très gros pied qui semble frais et qui descend dans les buis. Je le suis tranquillement et tombe sur quelques grosses gouttes de sang à environ 60 mètres de la zone du tir. 

Triste fin pour le roi des Pyrénées, 24 octobre 2021

A partir de là, je trouve quelques grosses gouttes de sang qui suivent une coulée bien marquée.

Triste fin pour le roi des Pyrénées, 24 octobre 2021

En les suivant, je tombe sur une couche fraîche portant des traces de sang ce qui me rassure et me fait dire que mon cerf est bien touché. De là, la piste reprend et commence à remonter mais redescend aussitôt, comme si le cerf n'avait pas eu la force de monter la pente raide. Je me dis que c'est bon signe mais la piste devient alors très peu abondante. Je ne retrouve que quelques gouttes sur environ 50 mètres qui suivent une coulée qui descend fortement vers le bas de la montagne puis rejoint plusieurs coulées. Alors que je marque un arrêt sous des buis. Un animal se lève brutalement dans les buis et remonte la pente rocheuse presque verticale. Je tente de l'apercevoir sans succès. Le bruit stoppe, j'attends un peu puis m'avance dans les buis et trouve un couche fraîche sans sang, j'examine la paroi rocheuse, pas de sang non plus. Pensant qu'il ne s'agit pas de mon cerf, je reviens sur la coulée quand j'entends un animal se débiner sur quelques mètres en contrebas dans les buis. C'est peut-être mon cerf. Je décide de ne pas insister plus et d'appeler un chien de sang. Je n'ai pas de réseau, il me faut redescendre à la voiture.

Une fois en bas de la montagne, j'appelle un premier conducteur qui n'est pas disponible puis un second toujours pas disponible, il me donne un autre numéro malheureusement pas disponible non plus mais il me donne un autre numéro. Cette fois le conducteur est sur la commune d'à côté et peut venir dans un moment. Quand il arrive, Il se prépare puis nous remontons en montagne. Je prends mon arc au cas où et mène le conducteur et sa chienne, rouge de Bavière à l'endroit du tir. La chienne prend directement dans les buis mais trop bas et lève un animal mais le conducteur comprend vite qu'il ne s'agit pas de mon cerf. Il remonte et cette fois la chienne semble prendre le pied du cerf. Je suis en retrait, alors que le conducteur arrive là où je stoppe ma recherche. Il entend démarrer un animal qui casse du bois dans les buis au-dessous de la coulée où j'avais entendu un animal. Nous pensons tous 2 à mon cerf. Il me dit de prendre la laisse et prends sa carabine pour rester près de la chienne, prêt à tirer. Nous fonçons à travers les buis dans la pente raide et je lute pour ne pas tomber, handicapé par mon arc. Le conducteur finit par reprendre la laisse et me distance rapidement. Il arrive à la piste qui borde le ruisseau qui coule au fond de la vallée et la chienne traverse le cours d'eau pour prendre en face et remonter au plus raide. N'y croyant pas, il arrête sa chienne et redescend alors que j'arrive à la piste. Je suis dépité, il décide de retenter notre chance en remontant à l'endroit du tir. Je laisse mon arc à la voiture. Nous remontons donc mais cette fois la chienne reprend dans les buis plus bas et redescend à la piste pour la rejoindre à environ 100 mètres du point de chute initial avant de traverser le ruisseau puis de le longer. Cette fois le conducteur me dit que c'est mort. Je ne peux pas y croire, je sais au fond de moi que ma flèche est mortelle. Il me dit que je peux appeler un collègue à lui pour faire une nouvelle recherche le lendemain. Ce que je fais après son départ. Rendez-vous est pris le lendemain matin à 8h à Camous. Nous remontons donc en montagne avec sa chienne rouge de Bavière plus expérimentée que la jeune chienne de la veille et surtout plus calme. Elle nous suit tranquillement sans laisse. Arrivé à l'endroit du tir, son maître la laisse faire en libre mais elle ne prend pas la piste du cerf et part beaucoup plus bas. Je tente de suivre la piste de la veille et retrouve la couche mais la chienne lève un animal dans les buis et commence à suivre une piste qui revient plus bas vers le chemin par lequel nous sommes montés. Je rejoins le conducteur et nous la suivons grâce à son collier GPS. Elle passe le chemin puis descend droit vers la rivière Neste. Le conducteur semble confiant mais brutalement elle remonte vers le sommet de la montagne et s'éloigne de plus en plus. Le conducteur décide de l'attendre mais elle file de plus en plus et nous devons nous résoudre à monter pour aller la chercher. En montant, j'aperçois une chevrette qui se débine au-dessus de nous. La chienne s'est arrêtée en crête et nous attend. À notre arrivée, elle repart en recherche et descend de l'autre côté de la montagne. Nous tournons et retournons dans la montagne en la suivant sans savoir ce que nous suivons pour finir par abandonner en début d'après-midi. Je suis dévasté mais dois me résigner à l'idée que mon cerf est perdu. Nous redescendons à la voiture et nous rentrons chez nous. Les conducteurs ont tenté de me rassurer un peu mais quelque chose en moi me dit que ma flèche était mortelle. En route, j'avertis le président de la société de chasse de la situation. Il me dit qu'il regardera l'activité des vautours et me tiendra au courant s'il voit quelque chose. Il me dit aussi de ne pas fermer le bracelet et de continuer à chasser.

 

2 semaines plus tard lors d'une battue au sanglier sur le même secteur, l'équipe de Beyrède retrouvera mon cerf pourri non loin de l'endroit où le premier conducteur avait arrêté sa chienne. Cette histoire, très dure à encaisser pour moi, illustre bien mon article paru dans Charc. Les conducteurs de chiens de sang nous sortent parfois de mauvais pas mais ils ne sont pas un remède miracle de plus les recherches sur les animaux fléchés sont généralement beaucoup plus difficiles pour les chiens. 

Quand il arrive, Il se prépare puis nous remontons en montagne. Je prends mon arc au cas où et mène le conducteur et sa chienne, rouge de Bavière à l'endroit du tir. La chienne prend directement dans les buis mais trop bas et lève un animal mais le conducteur comprend vite qu'il ne s'agit pas de mon cerf. Il remonte et cette fois la chienne semble prendre le pied du cerf. Je suis en retrait, alors que le conducteur arrive là où je stoppe ma recherche. Il entend démarrer un animal qui casse du bois dans les buis au dessous de la coulée où j'avais entendu un animal. Nous pensons tous 2 à mon cerf. Il me dit de prendre la laisse et prends sa carabine pour rester près de la chienne, prêt à tirer. Nous fonçons à travers les buis dans la pente raide et je lute pour ne pas tomber, handicapé par mon arc. Le conducteur finit par reprendre la laisse et me distance rapidement. Il arrive à la piste qui borde le ruisseau qui coule au fond de la vallée et la chienne traverse le cours d'eau pour prendre en face et remonter au plus raide. N'y croyant pas, il arrête sa chienne et redescend alors que j'arrive à la piste. Je suis dépité, il décide de retenter notre chance en remontant à l'endroit du tir. Je laisse mon arc à la voiture. Nous remontons donc mais cette fois la chienne reprend dans les buis plus bas et redescend à la piste pour la rejoindre à environ 100 mètres du point de chute initial avant de traverser le ruisseau puis de le longer. Cette fois le conducteur me dit que c'est mort. Je ne peux pas y croire, je sais au fond de moi que ma flèche est mortelle. Il me dit que je peux appeller un collègue à lui pour faire une nouvelle recherche le lendemain. Ce que je fais après son départ. Rendez-vous est pris le lendemain matin à 8h à Camous. Nous remontons donc en montagne avec sa chienne rouge de Bavière plus expérimentée que la jeune chienne de la veille et surtout plus calme. Elle nous suit tranquillement sans laisse. Arrivé à l'endroit du tir, son maître la laisse faire en libre mais elle ne prend pas la piste du cerf et part beaucoup plus bas. Je tente de suivre la piste de la veille et retrouve la couche mais la chienne lève un animal dans les buis et commence à suivre une piste qui revient plus bas vers le chemin par lequel nous sommes montés. Je rejoins le conducteur et nous la suivons grâce à son collier GPS. Elle passe le chemin puis descend droit vers la rivière Neste. Le conducteur semble confiant mais brutalement elle remonte vers le sommet de la montagne et s'éloigne de plus en plus. Le conducteur décide de l'attendre mais elle file de plus en plus et nous devons nous résoudre à monter pour aller la chercher. En montant, j'aperçois une chevrette qui se debine au dessus de nous. La chienne s'est arrêtée en crête et nous attend. À notre arrivée, elle repart en recherche et descend de l'autre côté de la montagne. Nous tournons et retournons dans la montagne en la suivant sans savoir ce que nous suivons pour finir par abandonner en début d'après midi. Je suis dévasté mais dois me résigner à l'idée que mon cerf est perdu. Nous redescendons à la voiture et nous rentrons chez nous. Les conducteurs ont tenté de me rassurer un peu mais quelque chose en moi me dit que ma flèche était mortelle. En route, j'avertis le président de la société de chasse de la situation. Il me dit qu'il regardera l'activité des vautours et me tiendra au courant s'il voit quelque chose. Il me dit aussi de ne pas fermer le bracelet et de continuer à chasser.

2 semaines plus tard lors d'une battue au sanglier sur le même secteur, l'équipe de Beyrède retrouvera mon cerf pourri non loin de l'endroit où le premier conducteur avait arrêté sa chienne. 

Triste fin pour le roi des Pyrénées, 24 octobre 2021

Cette histoire, très dure à encaisser pour moi, illustre bien mon article paru dans Charc. Les conducteurs de chiens de sang nous sortent parfois de mauvais pas mais ils ne sont pas un remède miracle de plus les recherches sur les animaux fléchés sont généralement beaucoup plus difficiles pour les chiens. 

Triste fin pour le roi des Pyrénées, 24 octobre 2021

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, rarement le télémètre)... souvent juste mon arc, mon couteau et mon appareil photo, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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