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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 22:25

Ce soir, j'ai décidé d'aller chasser le secteur en dessous du lac et peut être me poster en bordure du grand bois, sur le passage des chevreuils entre le bois et le bosquet si le vent me le permet. Je gare ma voiture sous la digue du lac, attrape mon arc et contrôle le vent. Il souffle vers le lac.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

Ayant repéré 4 chevreuils autour du maïs hier soir, je décide de commencer par chasser à bon vent les passages de canon un à un. Je progresse doucement jusqu'au bout du premier puis reviens sur mes pas et passe au second avec le même procédé puis longe le troisième sans voir le moindre chevreuil. Au bout du troisième passage, je ressors sur la bande enherbée et redescends tranquillement vers le coin du bois, passe le passage busé qui enjambe le ru et remonte en longeant le bois vers l'endroit d'où je vois parfois sortir les chevreuils du bois.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

La bordure interne du bois est bordée par une sorte de ruisseau asséché encaissé de 3 à 4 mètres et dont les versants sons assez pentus. Je rentre dans le bois par un passage de gibier et tente de trouver un poste adapté avec assez de visibilité tout en restant suffisamment camouflé sur le penchant côté lisière mais le sol sec est très bruyant et je dois vite choisir mon poste pour ne pas trop déranger le secteur. Une fois posté, je m'ennuie très vite et me dit que j'ai fait trop de bruit en me postant. Je ne sens pas cette position. Je quitte donc mon poste et finis de remonter vers la crête en suivant le bois. Je progresse maintenant tranquillement en suivant la crête sur un champ labouré à 30/30 mètres du bois à ma gauche. Le penchant de droite est un champ travaillé. Je rejoins une petite haie éparse qui borde une friche. Je passe la haie et m'avance dans la friche tranquillement en longeant la haie épaisse qui longe la crête et en surveillant le penchant à ma gauche. La bande de friche descend vers le ri tour en bas dans la combe. Tout à coup, j'aperçois un chevreuil à environ 350 mètres dans une friche en contrebas, sous un petit bois qui descend de la crête.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

L'approche semble impossible au premier abord mais je décide de tenter le coup. Je décide de longer doucement la haie pour rejoindre le bord du bois et tenter de descendre en le suivant pour me rapprocher du chevreuil. J'avance doucement en longeant la haie dans la végétation basse en stoppant quand le chevreuil redresse la tête et regarde autour de lui. J'arrive ainsi facilement à 50 mètres du bois mais la végétation devient alors très dense, l'herbe haute est entremêlée de ronces rampantes et de plantes ligneuses. Ma progression dans cet enfer végétal sera trop bruyante et je me ferai très vite repéré, je cherche vite un plan de secours et constate qu'une sorte de fossé longe cette friche de végétation haute jusqu'à une parcelle de blé clairsemée qui n'a pas été moissonnée à cause de sa piètre qualité. Elle fait suite à la friche où se trouve le chevreuil et ce dernier semble se diriger vers cette culture. Je m'engage baissé sous le niveau de la végétation dans ce fossé et commence à descendre tout doucement. Rapidement le fond du fossé se tapisse de ronces et je lutte avec ces dernières pour ne pas les faire crisser. Chaque pas à moitié accroupis est une lutte et je dois souvent aider mon pied à la main pour lui faire passer les ronces ou les dégager. Petit à petit, je progresse alors que le chevreuil s'avance toujours vers le blé, très lentement, pas à pas, en broutant. Alors qu'il ne me reste que 15 mètres pour arriver au bout du fossé, une zone de végétation plus basse complique ma progression qui devient un peu trop bruyante à cause des ronces. Le vent soutenu qui vient de ma droite couvre un peu ma progression mais le chevreuil qui semble être un brocard commence à lever régulièrement la tête pour regarder vers moi. Je dois rester de longs moments immobile, parfois dans des positions peu confortables mais à chaque fois il se remet à brouter et continue à avancer. La zone claire passée, je me cale derrière une touffe de végétation à moins de 10 mètres du bout du fossé alors que le brocard regarde à nouveau vers moi, il est à environ 150 mètres et me fixe de longues secondes. Je tente d'imiter un chevrillard en soufflant par à-coups entre mes lèvres gonflées mais le son émis est trop faible. Au bout d'un moment, je décide de tenter d'avancer à 4 pattes dans le fossé et de gagner les derniers mètres sans m'arrêter car la luminosité commence à baisser. Le brocard se remet à brouter avant que j'arrive au bout du fossé mais commence à biaiser vers le ru en contrebas.

Je m'assois sur une grosse motte de terre, derrière une touffe de végétation, au bout du fossé près du blé et l'observe. Je ne peux plus avancer sans être vu car le blé ne me camouflera pas suffisamment et les pailles cassantes sont trop bruyantes. Je tente des aboiements, le brocard lève la tête et regarde un moment vers moi, j'aboie à nouveau, il ne bouge pas, j'insiste, il s'avance d'un pas dans ma direction et se remet à brouter. J'attends un peu et aboie à nouveau, il redresse la tête puis fait à nouveau un pas vers moi et se remet à brouter. Je poursuis ainsi mes aboiements espacés et le brocard, entre 2 prises de nourriture, se rapproche tranquillement jusqu'au bord du blé. Il est maintenant à 100 mètres environ et la luminosité baisse vite, il ne me reste plus trop de temps. J'aboie à nouveau, il regarde un moment vers moi, j'insiste et cette fois il s'avance et commence à biaiser vers moi dans le blé. Il avance tranquillement tout en s'arrêtant régulièrement pour chercher ce chevreuil qui aboie. Je le laisse chercher et allume la petite lumière qui éclaire le pin's de mon viseur. Le chevreuil avance de quelques mètres, s'arrête, regarde, repars, s'arrête à nouveau... la distance diminue peu à peu, il n'est plus qu'à 30 mètres, je monte doucement mon arc, il passe en dessous de moi puis remonte un peu comme pour tenter de recouper le vent puis baisse la tête dans le blé. Il est à environ 25 mètres mais je n'aurais pas de meilleure occasion vue la luminosité. J'arme, cale ma visée, bizarrement je suis très confiant malgré la distance et décoche. Un crac retentit alors qu'il me semble voir une petite étincelle sur le chevreuil et ce dernier disparaît dans le blé.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

Le temps de me rendre compte qu'il est tombé, je me redresse et cours vers lui, alors que je l'entends se débattre au sol, pour éviter de le voir se relever et m'échapper. A mon arrivée, il finit de mourir. Ma flèche lui a cassé les 2 omoplates et il a cassé ma flèche dans sa chute, seul un petit bout de tube dépasse de son épaule. 

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

Je récupère les morceaux de ma flèche et appose mon bracelet, ma lame mécanique n'a même pas réussi à traverser l'animal et s'est arrêtée sous la peau côté opposé au tir. Je viens de boucler mon dernier bracelet de tir d'hiver et je ne suis pas prêt d'oublier cette superbe partie de chasse. La nuit s'installe, il est temps de rentrer avec mon chevreuil sur l'épaule.

Un très grand moment de chasse, 11 octobre 2016

Alex

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 21:05

Ce soir, je décide de repartir chasser autour du tournesol où j'ai manqué le beau brocard en espérant le revoir. Je me gare sous la digue du lac, le longe et passe la maïs pour continuer en longeant le ruisseau d'alimentation. Le vent est quasi inexistant et face à moi. Alors que je progresse dans la grande friche, j'aperçois, par-dessus la haie qui barre le fond de la parcelle et relie le grand bois à un bosquet 150 mètres plus à droite, une chevrette qui se débine en remontant une petite friche en bordure d'une bande boisée étroite contre laquelle je la perds de vue.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Je continue vers la haie puis commence à la longer en direction du bosquet pour rejoindre un passage permettant de la traverse. Une autre chevrette démarre dans la friche près du bosquet et y rentre. Je marque un temps d'arrêt pour la regarder fuir puis me remets en marche quand un léger mouvement attire mon regard dans la friche, environ 50 mètres plus loin. Je me fige et observe, je pense qu'il s'agit d'une autre chevrette. Je me baisse et tente de m'approcher doucement. Il me semble voir 2 dos de plus dans la friche quand la chevrette démarre et entraîne ses 2 chevrillards vers le bosquet.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Je traverse la haie par le passage puis reviens vers la bordure du bois que je longe pour rejoindre la haie suivante derrière laquelle se trouve le tournesol. Je la passe par le passage de gibier et longe doucement les tournesols en suivant la haie sur la bande enherbée tout en surveillant la culture. En arrivant au bout des tournesols, je fais démarrer un animal dans la culture au niveau d'une zone épaisse mélangée d'herbes hautes. Je n'arrive pas à identifier l'animal jusqu'à ce qu'à 20 mètres, il s'arrête et se redresse. C'est un jeune brocard, il regarde vers moi en position 3/4 arrière et je reste immobile puis il se débine en suivant le rang. J'arme mon arc et le suis dans mon viseur. Il stoppe 5 mètres plus loin et se repositionne de 3/4 arrière pour regarder vers moi. Mon viseur est calé, je décoche alors que ce n'est habituellement pas ma distance de tir. Ma flèche frappe le chevreuil qui démarre en trombe. Je le perds un moment de vue dans les tournesols puis l'aperçois alors qu'il passe dans un rang et le perds aussitôt de vue juste avant de l'entendre tomber dans un grand fracas. Le calme revient, Je me revisionne le tir pour identifier la trajectoire de ma flèche.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Je pars chercher ma flèche que je retrouve facilement, plantée au sol. Elle est couverte de sang.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Je trouve vite du sang et des poils sur un pied de tournesol à proximité de ma flèche.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

La piste est ensuite assez facile à suivre et souvent bien fournie, composée de gouttes au sol et de frottés sur les pieds de tournesol.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

Elle remonte dans le tournesol puis bifurque à gauche et je tombe sur mon chevreuil mort sur le flanc qui a couché quelques pieds de tournesol dans sa chute, d'où le bruit de fracas entendu. Il a fait à peine 50 mètres, de la mousse rouge sort de la plaie d'entrée de ma flèche, signe d'une atteinte pulmonaire.

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

J'appose mon bracelet et fais quelques photos souvenir

Un petit brocard dans les tournesols, 15 septembre 2016

avant de le descendre près de la haie. Je le cache dans la végétation puis pars faire le tour du tournesol mais le grand brocard n'est pas là ce soir. Je reviens à mon chevreuil, lui attache les pattes et le charge sur mon épaule puis repars vers ma voiture. En passant, je pose mon chevreuil et fais le tour de la parcelle de maïs sans rien voir puis retourne à ma voiture. Il est encore tôt mais je décide de rentrer.

 

Alex

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 22:15

Ce soir, le Gers est en alerte orange aux orages, le ciel est très couvert et le vent souffle fort, un temps idéal pour aller faire de l'approche, je pars donc pour Labéjan, sur le secteur où j'ai fait mon ouverture. Je me gare sous la digue du lac puis pars en longeant le lac, passe le maïs et poursuis en longeant le ruisseau d'alimentation en direction d'une parcelle de tournesol où j'ai vu un beau brocard lundi matin. Le vent fort est face à moi mais tourne par moment pour venir de ma droite. Je longe le champ travaillé qui suit le maïs puis arrive dans une grande friche asséchée d'où j'aperçois à environ 400 mètres, un chevreuil entrain de glaner quelques repousses dans un champ travaillé près du ruisseau qui alimente le lac plus en aval. Approcher par la friche, en longeant le bois qui borde le ruisseau me semble compliqué car il me faut également passer une haie épaisse et perpendiculaire au ruisseau dont le seul passage pour la traverser est à 150 mètres du cours d'eau. Je décide de tente l'approche par le lit encaissé et asséché du ruisseau à l'intérieur du bois. J'avance assez vite en espérant que les bruits de ma progression seront couverts par le vent fort mais alors que le sol est d'abord assez silencieux, un encombrement de feuilles sèches et brindilles couvrant le sol rendent l'approche plus bruyante alors que je me rapproche à l'aveugle de l'endroit où devrait se trouvé le chevreuil. Je tente sans succès de l'apercevoir au travers des arbres. Je dois me rendre à l'évidence, j'ai opté pour la mauvaise solution d'approche et le chevreuil a disparu quand j'arrive en face de l'endroit où il devrait se trouver. Je biaise vers l'intérieur du bois pour récupérer un chemin forestier moins bruyant que ce sol desséché et le suis pour ressortir dans le champ travaillé, 100 mètres après où se trouvait le chevreuil. Je suis encore un peu le bois et arrive contre une haie perpendiculaire qui sépare ce champ du grand champ de tournesol.

Je suis un peu la haie et rejoins un passage très fréquenté par le gibier pour la traverser. Le sol y est maqué de nombreuses empreintes de chevreuils et sangliers qui ont mis le sol à nu avec leurs passages répétés. Je passe de l'autre côté de la haie et commence à suivre le bord du champ alors que le vent tournant est maintenant dans mon dos. J'avance tranquillement en surveillant la culture mais arrive au bout du champ sans voir de chevreuil. Je suis en suite le fond du champ qui remonte vers la crête de la colline et 2 petits bosquets en série. Toujours pas de chevreuil, les 2 bosquets sont séparés par une bande de tournesols qui remonte vers la crête et suivant le premier bosquet et passe derrière le second moins étendu. Le second bosquet passé, je remonte vers la crête en suivant le tournesol vers l'endroit où se trouvait le brocard lundi. Il n'est pas là ce soir mais du haut du champ, j'aperçois, dans la combe de luzerne qui délimite les tournesols, à environ 150 mètres, en bas du champ, un chevreuil au gagnage. Un gros arbre feuillu poussant au bord du fossé qui longe le tournesol me cache la tête du cervidé. Je me décale doucement à droite pour que l'arbre masque un peu plus ma progression et commence à descendre dans la culture quand le chevreuil qui est un brocard, fonce vers le tournesol à gauche de l'arbre, franchit le fossé et rentre à couvert dans la culture. Le vent fort face à moi est une bénédiction, je descends doucement en me faufilant entre les tournesols tout en surveillant bien les environs. Tout à coup, j'aperçois une feuille de tournesol bougeant anormalement par rapport aux autres agitées par le vent à environ 20 mètres en contrebas. Je me fige et observe, c'est alors que j'aperçois la tête du brocard broutant la feuille, c'est un joli 6 pointes. Je me baisse doucement et continue très lentement mon approche mais alors que j'ai gagné 5 mètres, le brocard se retourne et passe plein profil pour s'éloigner sur ma gauche. Je le perds vite de vue et tente de biaiser pour le recouper quand je l'aperçois à nouveau, plein travers, tête basse en train de manger au milieu des tournesols assez épais à cet endroit. Je me décale un peu et me rapproche très lentement jusqu'à 10 mètres. Arme mon arc et tente de trouver une fenêtre de tir entre les tournesols avant de décocher mais ma flèche touche un pied de tournesol qui la dévie et la fait passer à côté du brocard qui fait volte-face et fonce pour ressortir de la culture et s'arrêter plein découvert à environ 40 mètres. Il n'a pas compris ce qui vient de se passer et revient de quelques pas vers le tournesol mais m'aperçois, alors que je tente de réencocher, et fuit, traverse le fossé d'un bon, traverse la luzerne et s'arrête au bord du bois, regarde autour de lui un court instant puis rentre tranquillement à couvert.

Je pars chercher ma flèche dépité et la contrôle. Aucun indice, rien non plus sur la trajectoire du chevreuil, c'est manqué. C'est rageant mais je préfère ça à une blessure. Je remets ma flèche au carquois et retourne vers les maïs. Le vent souffle dans mon dos vers la digue du lac, je décide donc de longer le bas du champ, en bordure du lac pour attaquer les passages de canon à bon vent. Ne voyant rien sur le premier, je passe au second où je m'engage doucement en regardant de part et d'autre entre les premiers rangs qui sont perpendiculaires au passage. Le vent souffle très fort avec de très grosses bourrasques. Tout à coup, alors que je suis à mi-passage, un chevreuil s'avance à découvert sur la gauche du passage, il est à environ 70 mètres. Je me plaque vite contre le maïs et me fige. Il ne m'a pas vu, c'est un jeune brocard. Je passe derrière le premier rang de maïs parallèle au passage et avance rapidement en direction du chevreuil, je me penche de temps en temps pour passer la tête entre les pieds de maïs et voir le chevreuil car j'avance à l'aveugle. Le vent violent agite fortement le maïs et couvre les bruits de ma progression. J'arrive ainsi facilement à 8 mètres du chevreuil qui mange tranquillement contre le maïs à droite du passage. Le rang de maïs s'interrompant sur 10 mètres environ, je reste à couvert, 1 mètre dans le maïs et me prépare à armer mais un forte bourrasque déchaînant le maïs fait démarrer le brocard qui rentre d'un bon à couvert. J'attends un instant, espérant le voir ressortir mais rien, je sors de ma cachette et m'engage dans le maïs en parallèle de la direction de fuite du chevreuil pour tenter de l'apercevoir mais il a disparu. Je ressors donc sur le passage et retourne au départ du passage pour passer au suivant mais pas de chevreuil ni dans celui-là ni dans le suivant. Je décide donc d'aller chasser la parcelle de maïs sous la digue du lac. Je presse le pas et rejoins le maïs en longeant le lac puis pour chasser à bon vent longe toute la parcelle le long du ru à sa droite pour attaquer par l'autre côté les passages de canon. Je m'engage dans le premier en avançant doucement jusqu'à ce que je vois l'autre extrémité puis reviens en courant au départ et parcours ainsi le passage suivant sans résultat. Pas de chevreuil non plus sur le 3ième et dernier passage, je ressors donc à l'autre bout du passage.

Il me reste environ 40 minutes avant la nuit, je décide de revenir sur la parcelle de maïs précédente et recommencer à chasser les passages de canon au cas où un chevreuil serait sorti. Je cours donc vers la parcelle et attaque les passages un après l’autre. En arrivant au troisième, il me semble voir quelque chose de loin et commence une approche en serrant la gauche du passage. Je finis par mieux le distinguer, je n'en reviens pas, c'est le petit brocard de tout à l'heure. Je rentre donc derrière le premier rang de maïs et presse le pas, profitant du vent toujours aussi fort. Comme tout à l'heure, je me penche par moment pour voir le chevreuil entre les pieds de maïs et arrive sans difficulté à environ 10 mètres du brocard qui broute de face contre le rang de maïs que je suis. Il manque quelques pieds de maïs devant moi, ce qui me fait une bonne fenêtre de tir si le brocard se décale vers le milieu du passage. Je reste donc immobile et attends un moment qu'il bouge. Il finit par se décider mais ne se tourne pas et vient vers moi à 2 mètres du rang. J'arme et le laisse venir tranquillement tout en ajustant ma visée pour décocher alors qu'il n'est plus qu'à 6 ou 7 mètres de 3/4 face. Ma flèche rentre derrière son épaule et le brocard fait volte-face pour fuir en suivant le passage. Je le perds de vu à environ 20 mètres et attends un peu avant d'aller chercher ma flèche. Je la retrouve sans trop de difficulté au milieu du passage couvert d'un peu de sang mélangé à du contenu stomacal.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Je trouve ensuite une grosse goutte de sang peu après l'endroit du tir.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

La piste peu abondante suit un moment le passage de canon.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Au bout de 35 mètres environ, la piste biaise vers la gauche et l'entrée dans le maïs est bien marquée de plusieurs grosses gouttes de sang projetées sur le maïs.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

La piste est ensuite facile à suivre grâce aux frottés sanguinolents laissés sur les pieds de maïs par le brocard qui semble vouloir rentrer dans la culture perpendiculairement aux rangs.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Il y a peu de sang au sol et après 15 à 20 mètres environ, les frottés s'arrêtent net, je cherche un moment et trouve des petites gouttes de sang partant à droite et suivant l'intervalle entre les rangs. Je les suis tranquillement et retrouve mon chevreuil 40 mètres plus loin et finissant de mourir.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Une fois son dernier souffle expiré presque après mon arrivée, j'appose mon bracelet et le sors sur le passage pour quelques photos souvenir. Ma flèche rentre au défaut de l'épaule et traverse les poumons, le foie et la panse.

Alerte orange aux orages, 13 septembre 2016

Alex

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 22:24

Ce soir, je décide d'aller chasser à l'appeau en longeant l'Osse. Je me gare donc près de la rivière au niveau du pont de Justian puis pars en longeant le cours d'eau au bord d'un chaume de blé. Un peu plus de 100 mètres plus loin, je passe un fossé perpendiculaire à la rivière pour rejoindre une zone de peupliers entourée de haies épaisses. Je surveille les espaces entre les rangées d'arbres mais pas de chevreuil. La peupleraie précède des parcelles de blé d'épeautre plus ou moins grandes et entourées de haie. Les céréales très hautes sont couchées dans certaines zones mais la visibilité est très mauvaise et voir un chevreuil sera compliqué. Je me poste par moment pour appeler mais rien ne vient. Je finis par ressortir de ce secteur en traversant une grosse haie englobant un fossé profond. Les champs de tournesol se succèdent maintenant en suivant la rivière. Je longe doucement la bande enherbée en suivant le bord des grosses fleurs jaunes. Plusieurs pieds ont été frottés par un ou plusieurs brocards. Le vent est un peu capricieux et je suis parfois à mauvais vent. En arrivant, dans un virage de la culture, près d'une haie qui sépare cette parcelle de la suivante, je me fais surprendre par un jeune brocard daguet campé sur le talus de la rivière à moins de 10 mètres de moi. Je ne l'avais pas vu et nous nous surprenons mutuellement. Il démarre en trombe vers la haie située 30 mètres plus loin puis rentre dans la culture et disparaît.

J'avance doucement en surveillant le tournesol et rejoins la haie que je passe pour suivre la parcelle suivante. De plus en plus de tournesol sont broutés ou frottés et j'espère bien voir le ou les responsables. J'arrive ensuite au bord d'un grand fossé qui rejoint l'Osse et borde un bosquet parcouru de très nombreuses coulées. Je passe doucement le fossé et me poste au bord de la rivière pour appeler à l'appeau un moment. Rien ne venant, je traverse doucement le bosquet et passe le fossé qui borde l'autre côté du massif pour rejoindre une bande de peupliers d'environ 30 mètres de large qui longe la rivière. La bande entre les arbres et la rivière a été retournée mécaniquement et je progresse sur des mottes de terre friables, le vent face à moi est soutenu. J'ai fait à peine 40 mètres en surveillant les alentours quand mes yeux se posent sur un brocard à moins de 15 mètres dans les peupliers. Je me fige derrière quelques repousses de colza asséchées qui ne doivent pas me masquer beaucoup. Le brocard regarde vers moi et je pense qu'il m'a vu mais, au bout d'un moment, il s'avance et biaise vers moi. Je profite d'un peuplier qui masque son regard alors qu'il passe derrière pour armer mon arc. Il s'arrête un moment à couvert de cet arbre de 3/4 face à 10 mètres environ puis repars et s'avance à pas lent, plein travers à environ 8 mètres de moi. Mon viseur se cale, je décoche. Touché trop en arrière, il démarre en trombe et fonce sur environ 30 mètres, s'arrête derrière un peuplier puis commence à partir en marche arrière sur quelques mètres et tombe.

Je l'ai perdu de vue.

Un grand brocard à l'approche, 22 juillet 2016

Le pensant mort, je pars chercher ma flèche sans prêter attention au brocard et trouve une tache de sang à l'endroit du tir.

Un grand brocard à l'approche, 22 juillet 2016

Cette tache m'oriente et je trouve rapidement ma flèche couverte de sang et fichée au sol sous la végétation.

Un grand brocard à l'approche, 22 juillet 2016

La piste de sang semble faible et ne trouvant que peu d'indices, je décide de partir droit vers l'endroit où je pense trouver mon brocard mais impossible de le trouver. Je passe donc les lignes de peupliers une à une alors que l'orage menace, le tonnerre gronde au loin. J'espère qu'il ne va pas se mettre à pleuvoir avant que je ne le retrouve, je tourne et retourne sans succès et retourne plusieurs fois à l'endroit du tir pour me remémorer la fuite mais impossible de trouver le chevreuil. Je reprends donc au début de la piste et la suis tout doucement, la perdant souvent à cause des maigres indices mais, petit à petit, je progresse quand j'aperçois, 10 mètres après les derniers peupliers, une touffe de végétation qui s'agite et part droit vers cet endroit où je retrouve mon brocard mort, il venait de donner ses derniers coups de patte. Ma flèche est très en arrière et traverse le foie.

Un grand brocard à l'approche, 22 juillet 2016

En me retournant, je m'aperçois que la piste de sang est un peu plus marquée juste avant mon brocard.

Un grand brocard à l'approche, 22 juillet 2016

Je ne comprends pas trop ce qui s'est passé, soit il s'est relevé pour mourir juste quelques mètres plus loin soit j'ai mal vu l'endroit de sa chute. J'appose mon bracelet et fais quelques photos avant de le charger sur mon épaule pour revenir à ma voiture avant que l'orage ne s'abatte sur moi.

Un grand brocard à l'approche, 22 juillet 2016

Alex

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 06:06

Ce soir, je décide de partir chasser sur un secteur de mon territoire que je n'ai pas encore visité cette année. La population de brocards semble beaucoup plus faible que les autres années et je ne cherche pas à faire de beaux brocards, espérant ainsi les laisser pour la reproduction, je n'en ai d'ailleurs quasiment pas vu cette année. J'essaie donc de les laisser tranquille en prospectant de nouveaux secteurs. Le rut étant commencé, j'ai décidé de prendre mon Buttolo et mon nouveau Rotumtaller en bois de chevreuil. Je me gare donc au bord d'un chemin de terre près d'un hangar agricole et pars en traversant la route vers un bois en réserve de chasse (le grand gibier est chassable dans les réserves du Gers). Le vent est dans mon dos et je décide de longer un peu le bois puis de ne rentrer que de quelques mètres dans ce dernier pour tenter d'appeler. Le bois décrit un arrondi rentrant et je risque d'être repéré si le chevreuil vient de ma gauche par le bois mais le secteur est tellement beau que je tente tout de même le coup. Je rentre dans une petite clairière sablonneuse très marquée par plusieurs coulées très fréquentées, des gratis et frottis. Je me poste juste au bord du bois dans un bouquet d'arbres me laissant de belle fenêtre de tir et me permettant d'armer mon arc puis commence à appeler avec mon Rotumtaller, une série d'appels courts espacés puis après un petit temps d'attente des appels en imitant la chevrette qui appelle un brocard. Rien ne vient pendant un moment, j'entrecoupe les séries de quelques appels de silences de quelques minutes quand un chevreuil arrivé sans bruit à mauvais vent sur ma gauche m'aboie avant de déguerpir en aboyant un moment dans le bois.

Je quitte donc mon poste et ressors dans le trèfle pour longer le bois un moment à la recherche d'un autre poste. Le trèfle est marqué de plusieurs ronds de sorcière près de mon premier poste, signe de l'activité du brocard du secteur. Je traverse une haie un peu plus loin et trouve un chemin de terre qui rentre dans le bois, je m'y engage et tombe sur une grosse coulée bien dégagée qui le traverse, je me poste sur le côté de la coulée sur la gauche du chemin et appelle un moment sans succès. Je quitte donc le secteur et retourne vers la route pour rejoindre le bois en réserve de l'autre côté en espérant que cette année les chiens des maisons en contrebas ne passent pas leurs journées à y chasser. En chemin, je longe une vigne et surveille les rangs quand j'aperçois un chevrillard très vite rejoint par un second. Je les observe un peu puis continue mon chemin, un peu plus loin, j'aperçois un autre chevrillard dans la vigne. Pas de brocard en vue, je traverse la route et rejoins le bois pour longer les différents chemins de terre qui le parcourent à la recherche de postes pour appeler mais toutes mes tentatives d'appels restent vaines et je ressors du bois dans un chaume pris entre 2 bois. Un chevrillard broute dans le fond de la parcelle près du bois de gauche. Le bois de droite semble très fréquenté et j'y rentre pour tenter d'appeler un peu alors que le chevrillard broute tranquillement. Pas de réponse à mes appels, je ressors et traverse doucement le chaume en direction d'une grande parcelle de trèfle. Le chevrillard finit par me repérer et me regarde un instant avant de rentrer au bois. La parcelle de trèfle est étroite au départ, elle s'élargie ensuite sur la gauche en longeant le bois et borde à droite une haie épaisse jusqu'au chemin de terre de crête qui délimite le haut de la parcelle. Avant de m'avancer dans le trèfle, j'observe un instant le secteur et aperçois furtivement un mouvement sur ma gauche à environ 200 mètres contre le bois. Je reste fixé sur l'endroit quand une tête de chevreuil apparaît. Je décide de tenter l'approche.

Je me colle contre le bois et le longe doucement en direction de l'animal, la bordure du bois n'est pas droite et forme des avancées et des creux dans le trèfle ce qui me permet d'avancer souvent à couvert. J'arrive ainsi jusqu'à la pointe d'une avancée à environ 70 mètres du chevreuil, c'est un brocard. Je me poste à genoux sous des branches basses et l'observe. Il broute alternativement les feuillages et le trèfle. L’approche risque d'être très compliquée à découvert, je décide de tenter de l'appeler, je commence avec mon Buttolo mais le brocard ne réagit pas, il daigne à peine regarder vers moi. Je décide de tenter de changer d'appeau et essaye les cris de chevrettes suivie de cris appelant le brocard. Ce dernier regarde un peu vers moi mais ne semble pas vraiment intéressé. Il se remet à brouter, j'appelle à nouveau. Il regarde à nouveau vers moi puis commence à venir tout en broutant mais sans vraiment sembler intéressé. Je le laisse faire un moment, il broute en zigzagant et se rapproche très lentement. Au bout d'un moment, je retente quelques appels de chevrette, cette fois le brocard commence à venir et semble plus intéressé. Il vient tranquillement vers moi tout en faisant quelques pauses alimentaires mais semble biaiser comme pour aller rejoindre le creux du bois à ma gauche. Cela compliquerait beaucoup mon tir à cause des branchages. Je rappelle un peu ce qui le stoppe et le fait regarder vers moi. Il repart et, cette fois, s'avance droit vers mon poste. Il est encore à 50 mètres mais la distance s'amenuise peu à peu. Je le guide par moment grâce à un appel bref et le laisse me chercher ensuite pour éviter qu'il n'arrive trop vite. 20 mètres, j'arme doucement mon arc. Il avance de quelques pas, s'arrête, regarde les alentours, repars, s'arrête... 15 mètres, j'aligne ma visée mais les branchages me gênent. J'attends, il avance à nouveau et me présente un léger 3/4 face. Mon pin's se pose derrière son épaule, je décoche alors qu'il est au pas à 12 mètres environ bien dégagé.

Touché, il fait volte-face et part en biaisant vers le bois pour le rejoindre et disparaître un peu plus loin.

Mon premier brocard au Rotumtaller, 21 juillet 2016

Je me redresse et quitte mon poste pour tenter de retrouver ma flèche, je jette un coup d'œil vers l'endroit où le brocard a disparu.

Mon premier brocard au Rotumtaller, 21 juillet 2016

Ma flèche est introuvable et alors que je la cherche, j'aperçois un grand brocard suivant une chevrette et progressant dans le trèfle près du chemin de crête à environ 250 mètres. Ils ne m’ont pas vu et broutent tranquillement. Je cherche un moment sans trouver ma flèche et décide de laisser tomber. Je commence donc à chercher du sang mais peine à trouver la moindre goutte de sang et tente de recouper la piste en zigzagant sur la trajectoire de fuite et finit par trouver du sang près du bois 30 mètres plus loin. Les chevreuils ont disparu. Le sang n'est pas très abondant malgré une atteinte au défaut de l'épaule avec une rage hypodermic.

Mon premier brocard au Rotumtaller, 21 juillet 2016

Les gouttes sont espacées de quelques mètres sur environ 10 à 15 mètres.

Mon premier brocard au Rotumtaller, 21 juillet 2016

La piste s'intensifie ensuite en rentrant dans le bois et présente un peu de contenu stomacal.

Mon premier brocard au Rotumtaller, 21 juillet 2016

Je retrouve rapidement le chevreuil qui n'a fait que 5 mètres dans le bois et s'est effondré sur une petite butte de terre au milieu des épines.

Mon premier brocard au Rotumtaller, 21 juillet 2016

Je rejoins mon jeune brocard, la flèche est ressortie dans les dernières côtes.

Mon premier brocard au Rotumtaller, 21 juillet 2016

J'appose mon bracelet et dégage mon chevreuil du bois pour faire quelques photos souvenir avant de le ramener à ma voiture en le chargeant sur mon épaule.

Mon premier brocard au Rotumtaller, 21 juillet 2016

Ma voiture est à plusieurs centaines de mètres et je passe devant un lac où plusieurs ragondins nagent en surface avant de la rejoindre. Une fois mon chevreuil dans la voiture, je décide d'aller voir tout de même, si je peux retrouver le beau brocard pour le voir de plus près. J'avance rapidement jusqu'au départ du trèfle par le chemin de crête puis commence une approche à pas feutrés en surveillant les alentours. Je pense les voir en bordure du tournesol à gauche du chemin mais alors que j'arrive près de l'endroit où je les ai perdus de vue, un bruit me fait tourner la tête, le vent qui souffle vers le trèfle vient de me trahir, un magnifique brocard s'enfuit vers le bois en contrebas et la chevrette surprise se lève doucement et se fige pour m'observer un instant à moins de 20 mètres. Elle ne daignera bouger qu'alors que je fais demi-tour pour repartir à la voiture.

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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