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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 16:58

Hier, c'était mon anniversaire et je ne suis pas allé chasser, ce matin, je pars en Battue à Justian. Le déjeuner s'éternisant un peu je décide de partir me poster en avance au cas où, je signale l'endroit où je vais me poster au président et au piqueur puis pars en voiture vers le chemin de pierre blanche qui relie Justian à Roques. Je m'avance avec ma voiture jusqu'à trouver une place pour me garer quand j'aperçois 5 chevreuils qui remonte vers la crête de la colline sur la droite du chemin. Je poursuis sans ralentir et me gare un peu plus loin. Les chevreuils sortent de la traque mais vont certainement vers le bois que nous chasserons ensuite et je ne veux pas les affoler. Je reste un moment ans ma voiture à les regarder avancer tranquillement sur le champ travaillé puis sors doucement pour me préparer avant de partir doucement vers mon poste alors que les animaux arrivent en crête. J'avance un peu sur le chemin puis bifurque à gauche pour longer une haie suivant un ru, environ 200 mètres plus loin, la haie fait un virage à angle droit sur la droite et je décide de me poster dans ce virage. Devant moi, une haie, parallèle à celle que j'ai longée pour venir me poster, délimite la friche qui s'étend devant moi. Une autre haie perpendiculaire, délimite la friche d'un champ travaillé sur ma droite à environ 20 mètres et bifurque à angle droit vers l'Osse située à plus de 200 mètres sur ma droite. Une trouée dans cette haie en face de mon poste me donne une bonne vision sur le champ travaillé jusqu'à la rivière. La friche continue dans mon dos jusqu'à la rivière bordé d'une bande d'arbres.  Je suis tout au bout de la traque. Le secteur reste calme un moment puis le début de traque est sonné et le piqueur et les chiens commencent à donner de la voix. Des coups de feu claquent rapidement vers la "pelouse" en début de traque au-dessus du chemin de pierre blanche et j'aperçois alors des vestes fluo dans cette direction. Un chevreuil sort à découvert sur le champ travaillé où se trouvaient les 5 autres tout à l'heure. Les teckels ne tardent pas à arriver et, malgré les appels des piqueurs, ils sortent de la traque pour foncer avec le chevreuil vers le bois de la seconde traque. Je me dis que la seconde traque sera certainement vite faite quand du bruit me fait me retourner, un brocard arrive au grand galop en provenance du bois. Il court en longeant à environ 30 mètres derrière la haie contre laquelle je suis posté, je peux l'apercevoir au travers des branchages plus épars dans mon dos.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Il biaise pour s'éloigner un peu de moi avant de rejoindre la haie avant de la traverser puis stoppe à environ 60 mètres dans la friche à ma droite. Je ne vois que sa tête dans la végétation.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je me retourne doucement. Il me semble qu'il regarde vers moi. Il écoute les chiens qui donnent toujours dans le bois de l'autre côté du chemin de pierre blanche. Je reste immobile. Il repart tranquillement et se débine doucement dans la végétation et s'arrête à nouveau environ 30 mètres plus loin. Il s'est un peu rapproché de ma position et semble se diriger vers l'angle de la haie qui va vers l'Osse. Seule sa tête dépasse, il est encore à 50 mètres environ, il regarde un moment vers moi puis repart et se débine encore sur une trentaine de mètres et stoppe à environ 40 mètres de moi. J'arme mon arc au cas où. Je ne vois toujours que sa tête. Il repart et je vois maintenant son corps, je le suis dans mon viseur. Il stoppe plein travers, je ne m'explique toujours pas pourquoi mais j'aligne ma visée sur la ligne du dos et décoche. Le chevreuil tente de démarrer mais un impact retentit et le chevreuil disparaît dans la végétation.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Au bout de quelques secondes et le temps que je réalise, le brocard pousse un cri et je comprends alors qu'il est tombé sur place. Je pars vite à sa rencontre pour l'achever. Je dégage ma flèche et reviens à mon poste en attendant les piqueurs. Les teckels finissent par revenir vers la traque. Au bout d'un moment les piqueurs arrivent à la haie en face de mon poste et je demande un bracelet à Serge pour baguer mon brocard.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

C'est un futur chasseur de 14 ans qui me l'amène tout content de voir un chevreuil prélevé à l'arc. Je ramène mon brocard à mon poste

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

et discute un peu avec ce futur chasseur quand un cri retentit au loin : "Attention chevreuil !". Serge qui attendait les chiens à la haie se fait surprendre dans son dos par une chevrette blessée qu'il tire au coup de bras, la manquant alors qu'elle traverse la haie. La chevrette peine à avancer dans la friche et va passer à 40 mètres sur ma gauche. Le temps de courir pour lui couper la route, je ne peux que la voir passer devant moi à plus de 25 mètres au galop avec une patte arrière cassée qui tournoie dans sa course. Elle traverse la haie contre laquelle j'étais posté et biaise vers le bois de la seconde traque.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

La fin de traque est sonnée et je ramène mon brocard à la voiture. Alors que je discute avec les piqueurs, les 5 chevreuils de ce matin surgissent dans le champ travaillé qu'ils avaient monté ce matin et descendent vers le chemin blanc pour rentrer dans un petit bosquet. Je repars vite à mon poste. J'attends un moment en surveillant devant moi mais rien ne bouge. Un chasseur, assis sur son tabouret, est posté au bout d'une haie proche du bosquet où sont entrés les chevreuils. Serge et le jeune se dirigent vers l'endroit où sont rentrés les chevreuils. Les 5 chevreuils sortent à découvert en suivant un bout de haie relié au bosquet. Le bruit de leurs pas dans le boue collante est perceptible de mon poste à plusieurs dizaines de mètres. Ils s'arrêtent juste à 10 mètres du chasseur posté sur son tabouret qui ne semble pas les avoir entendu ni vu. Ils restent un instant immobile puis commencent à devenir inquiets et regardent en tous sens avant de se mettre en mouvement. Ils ont certainement senti le posté et arrivent droit sur moi en passant juste à côté du chasseur qui ne réagit toujours pas. Les animaux arrivent à la haie qui les sépare de la friche, je me prépare, ils traversent cette dernière et s'avancent vers moi en longeant la haie qui sépare la friche du champ travaillé à ma droite. La chevrette de tête s'arrête de 3/4 face à environ 30 mètres contre la haie au milieu des repousses de frênes qui la masquent en partie. J'arme mon arc et aligne mon viseur sur elle espérant la voir avancer encore un peu et se dégager de la végétation mais le posté se lève et vient vers moi. Les animaux s'affolent et traversent la haie pour la longer un peu au galop avant de bifurquer à angle droit vers la rivière. Je désarme et regarde s'éloigner les chevreuils qui s'arrêtent par moment pour regarder en arrière en suivant le cours d'eau en direction de Justian.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je retourne vers ma voiture mais en arrivant près d'elle, je me rends compte que j'ai perdu mon portable. Les chasseurs partent se poster autour sur bois suivant pour tenter d'intercepter la chevrette blessée. Je retourne vers mon poste et cherche mon portable que je finis par trouver près de l'endroit où mon brocard est tombé tout à l'heure. Des coups de feu résonnent au bout du bois, Francis a stoppé la fuyarde blessée. Je retourne à ma voiture en attendant la fin de la traque.

La traque terminée, nous décidons de partir chasser sur un autre secteur pour finir la matinée. Nous allons chasser une longue bande de bois. Les postés vont avancer à mesure que les chiens avanceront. Je pars en avance pour aller me poster au niveau d'un resserrement du bois juste après un massif d'épines noires et de ronces où je me poste régulièrement. Ce rétrécissement canalise les animaux sur environ 20 s'ils ne veulent pas sortir à découvert. J'ai déjà fléché un sanglier et un brocard et vu de nombreux gibiers à ce poste que je connais bien. Le vent tournant souffle parfois dans mon dos, je me poste donc presque en alignement de la bordure gauche de la remise pour ne pas être trahi par mon odeur. Le ruisselet, encaissé de plus d'un mètre, longe la gauche du bois pour bifurquer à 90°, sur ma gauche, à un peu plus de 10 mètres devant moi.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Il suit ainsi le bois puis bifurque à nouveau à 90° mais à droite pour traverser le bois, en bas de la pente qui remonte jusqu'à une parcelle de vigne à environ 50 mètres. Sur ma droite, 2 arbres morts, un resté pendus dans les branchages des arbres voisins et un, couvert de lierre, tombé au sol canalisent une partie des coulées vers la bordure du bois à environ 15 mètres. Je peux voir le pré derrière les arbres défeuillés.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je prépare mon poste en dégageant le sol de feuilles mortes et autres débris végétaux pour pouvoir pivoter sans bruit et prépare mes fenêtres de tir avant de m'immobiliser et d'attendre le début de battue. Au bout d'un petit moment, alors que je surveille le semé à ma gauche, j'aperçois une chevrette qui arrive au trot mais biaise vers le haut du bois sur ma gauche. Elle rejoint l'angle du bois et s'arrête en bordure de la vigne. Je la distingue à peine au travers des branchages. Elle fait quelques pas, s'arrête, quelques pas encore, s'arrête à nouveau puis repars et je la perds de vue. Je reste tout de même attentif au cas où elle bifurquerait vers moi mais le temps passe et plus rien ne bouge. Les premiers teckels se font entendre au loin quand des craquements attirent mon attention sur ma gauche. Je cherche du regard leur provenance quand j'aperçois la chevrette qui descend droit sur moi. J'accroche vite mon décocheur et me prépare. Elle stoppe de face à environ 20 mètres, à moitié cachée derrière un gros tronc d'arbre. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée dans sa direction. Elle écoute un instant les chiens puis repart d'un pas décidé et se faufile dans la végétation pour passer dans mon dos. Je pivote doucement en la suivant dans mon viseur mais l'encombrement végétal et son allure ne me permettent pas de décocher. Je la siffle une première fois, elle poursuit son chemin, je la siffle une seconde fois et elle stoppe alors à environ 7 mètres, plein travers. Je cherche vite une fenêtre dans la végétation et aligne ma visée. Je décoche, un impact sourd retentit mais je n'ai pas pu voir mon atteinte. La chevrette démarre en trombe et fonce dans la végétation épaisse du bord du bois, ressort dans le pré et biaise vers une grosse haie parallèle à la bordure du taillis. Elle rentre dans la haie à environ 50 mètres, fait quelques pas et il me semble la voir vaciller et tomber dans la haie.

Je réencoche et reste à mon poste. Une menée se rapproche par le bois quand j'aperçois un beau renard qui se débine entre les arbres et vient droit sur moi par la bordure gauche du bois en suivant le ruisseau. J'arme mon arc et le suis dans mon viseur, il ne m'a pas vu mais bifurque en suivant le cours d'eau, je cherche une fenêtre de tir mais ne la trouve pas, il descend dans le lit du ruisseau où je le perds de vue, remonte sur la berge opposée et la longe, il s'éloigne de cul avant de disparaître dans le ruisseau en rentrant dans un terrier de ragondin. Les chiens arrivent et tournent dans le secteur sans prendre ni la piste du renard ni celle de ma chevrette puis repartent vers le fourré devant moi. J'en profite pour aller vite inspecter ma flèche. Sa couleur verdâtre m'indique que j'ai certainement touché la panse.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je tente de la récupérer mais ma lame est prise dans un gros bout de bois. Je regarde vite la direction de fuite et trouve rapidement des gouttes de sang jusqu'à la bordure du bois.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018
Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je retourne vite à mon poste. Les chiens lancent à nouveau et tournent un moment dans le taillis avant que 2 chevreuils sortent au grand galop, sur ma droite, dans le pré, en bordure du bois. Trop vite et trop de branchages, je n'arme même pas mon arc et les laisse passer. Les teckels s'élancent à leur poursuite et passent tout près de ma chevrette. Les chiens étant sortis de la traque et craignant qu'ils reviennent sur ma chevrette, je décide d'aller la chercher pour la ramener à mon poste avant leur retour. Je récupère ma flèche en dévissant la lame que je laisse dans le bois et la remets au carquois puis suis le sang assez abondant qui me mène à la haie. Alors que je rentre dans cette dernière, un chevreuil se lève et s'enfuit au galop vers le bois. En voyant le sang, je comprends vite qu'il s'agit de ma chevrette et commence à angoisser. Je n'ai pas vu mon atteinte mais remarque que la piste de sang est encore plus abondante maintenant et décide de la suivre avant que les teckels ne reviennent. Le sang traverse le ruisselet qui longe maintenant l'autre côté du bois. Je suis les grosses gouttes quand un posté placé après moi annonce "sanglier". Je regarde dans sa direction et aperçois un très gros sanglier qui court dans le pré, en direction de la haie où se trouvait ma chevrette. Il stoppe en plein découvert, hume l'air et écoute puis repart et baise vers mon poste, s'arrête à nouveau à la haie, la traverse et traverse le pré pour rentrer à mon poste. Je décide de poursuivre ma recherche et suis le sang sur environ 150 mètres, la piste suit les coulées et passe régulièrement dans le sale avant de bifurquer vers la lisière du bois à ma droite. Des coups de feu résonnent au loin et je crains qu'il s'agisse de ma chevrette. A moins de 10 mètres de la lisière la piste s'interrompt brusquement et je peine un instant à la reprendre avant de comprendre que la chevrette à bifurquer à droite pour se diriger vers un gros roncier en bordure du bois. Je suis doucement le sang quand je l'aperçois, elle est couchée, plein travers, à environ 7 mètres devant moi, conte le roncier et m'observe. J'accroche mon décocheur, arme doucement, aligne ma visée et décoche. Ma flèche plein défaut d'épaule est stoppée par le sol. La chevrette bondit entraînant ma flèche restée en travers et la casse en fonçant dans les ronces. Surgit sur le semé de blé, court en longeant la lisière sur environ 15 mètres puis rentre à nouveau au bois pour se fracasser au sol. Elle se débat un instant avant de s'immobiliser. Le récupère le morceau de flèche côté empennage puis pars chercher ma chevrette avant de repartir vite à mon poste. Ma première flèche était trop basse et un peu trop en arrière.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Je me replace alors que les teckels arrivent sur les traces du sanglier. Ils le mettent vite au ferme et la bagarre commence, Serge intervient en tirant en l'air et en criant ce qui fait démarrer le sanglier qui tourne un moment dans le fourré. Tout à coup, il semble venir vers moi mais le vent me trahit certainement et la menée part à l'opposée. 

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

2 coups de feu claquent à environ 200 mètres, le gros mâle de plus de 80 kg est tombé. La fin de traque est sonnée. 5 Chevreuil et ce beau sanglier sont au tableau. Je suis content, je viens de réaliser mon premier doublé de chevreuils en battue.

Une belle battue pour mon anniversaire, 11 février 2018

Alex

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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 19:29

Lundi 13 novembre (Récit de Renaud)

"Le réveil sonne, il est 6 heures, nous nous préparons rapidement et rejoignons nos 2 camarades de chasse, Stef et Barnard. Nous arrivons sur le territoire à la pointe du jour. En partant chasser, nous dérangeons les canards qui sont sur le lac. Ce matin nous avons décidé de poster Stèf et Bernard à des points clé du territoire alors qu’Alex et moi essayerons de faire une chasse d'approche. Sur le chemin qui nous mène au poste, nous voyons un chevreuil en plein champ qui semble ne pas avoir remarqué notre présence. Avec le relief, je tente une approche qui finira à 45 mètres environ de ce chevreuil avant qu’il ne me repère.
Pour ne pas manquer une occasion, Alex me poste en retrait, il part poster Stèf et Bernard en bordure du bois qui borde le champ. Je me poste en attendant Alex pour essayer de tirer un chevreuil qui aurait été dérangé par Alex, Bernard ou Stèf. 20 minutes se passent et je remarque des chevreuils sur la bute qui se trouve à ma droite, ils sont à environ 150 mètres et ne m'ont pas vu. Alex me rejoint rapidement et je lui annonce les chevreuils plus haut. Il part pour essayer de les contourner afin de tenter une approche, je reste posté au même endroit en espérant qu'ils prennent ma direction pour fuir. Au bout de 15 minutes, Alex revient sur ma droite et nous discutons quelques minutes afin de décider par où nous allons partir. Nous décidons de chasser les bosquets qui sont au milieu des champs. Nous dérangerons quelques chevreuils mais aucune occasion de tir concrète ne se profile pour nous.
Nous décidons de finir la matinée par le bois ou sont postés Stèf et Bernard. Alex décide de me poster en bordure du champ qui coupe le bois en 2, il m'annonce une grosse coulée très fréquentée par les animaux. Je pars en direction de cette coulée et rentre dans le bois par celle-ci, je fais 2 mètres et trouve un endroit idéal pour me poster. Je suis au bord de la coulée à environ 3 mètres de cette dernière qui se sépare en Y. Rapidement, j'entends craquer dans le bois au-dessus de moi, je vois une masse arriver à toute allure, c’est un chevreuil. J'arme mon arc et le voilà à 3 mètres de moi. Il décide de prendre la coulée qui remonte dans le bois et non celle qui en sort. Il passe à 5 mètres de moi, de 3/4 arrière. Je l’aboie pour le stopper. Il s'arrête et je lâche ma flèche qui le touche. Il part à toute allure dans le bois puis plus rien. L'émotion me prend et je réalise que je viens de tirer mon second chevreuil gersois. Je prends rapidement mon téléphone pour prévenir Alex qui me rejoint rapidement.
Nous attaquons la recherche après quelques explications de mon action de chasse. Alex fait environ 30 à 40 mètres dans une remise où le chevreuil est passé. Il trouve du sang mais pas en abondance et m'annonce que ma flèche n'est peut-être pas si bonne que ça. Je commence à me demander ce que j'ai bien pu faire pour merder sur ce tir. Nous décidons de laisser la piste tranquille afin de faire travailler Léo, le chien de Stèf et nous partons en direction du bois ou sont poster Stèf et Bernard pour essayer de leur faire tirer un chevreuil. Nous avançons dans le bois mais rien ne sortira. En arrivant au bout du bois, là ou Alex avait posté Stèf et Bernard, je vois de grosse flaque de sang qui borde un vieux ruisseau desséché. J’appelle vite Alex pour lui annoncer ce que j'ai trouvé. Après une petite recherche, nous ne trouvons rien et pour ne pas salir la piste nous décidons d’arrêter et de faire venir Léo. Au bout de 45 minutes interminables, Stèf revient avec son chien et nous attaquons la recherche.
On décide de se poster en amont du dernier indice pour essayer de stopper le chevreuil si le chien de Stèf le relève. Je n'ai pas le temps d'arriver où Alex m'avait conseillé de me poster qu'il m'appel pour m'annoncer que Bernard l'a retrouvé dans le pré en allant se poster. Je suis comblé, le stress redescend enfin et je pars en direction de mes camarades pour voir travailler le chien de Stèf. Léo prend la piste rapidement et la remonte à toute allure. Il finit par retrouver mon chevreuil et nous le félicitons pour son travail. Nous prenons quelques photos et rentrons rapidement pour préparer le chevreuil.
Le soir, nous décidons d'aller faire un affût au sanglier mais cela ne donnera rien, j’en verrai un gros, à environ 40 ou 50 mètres dans les hautes herbes mais je ne pourrai pas le tirer.
Ce weekend a été un de mes plus beau week-end de chasse, je te remercie encore Alex pour ton accueil et le temps que tu as pris pour nous !"

Quand le brocard perd son bois, 13 novembre 2017

"Après une petite recherche, nous ne trouvons rien et pour ne pas salir la piste nous décidons d’arrêter et de faire venir Léo. Au bout de 45 minutes interminables, Stèf revient avec son chien et nous attaquons la recherche.
On décide de se poster en amont du dernier indice pour essayer de stopper le chevreuil si le chien de Stèf le relève. Je n'ai pas le temps d'arriver où Alex m'avait conseillé de me poster qu'il m'appel pour m'annoncer que Bernard l'a retrouvé dans le pré en allant se poster. Je suis comblé, le stress redescend enfin et je pars en direction de mes camarades pour voir travailler le chien de Stèf. Léo prend la piste rapidement et la remonte à toute allure. Il finit par retrouver mon chevreuil et nous le félicitons pour son travail. Nous prenons quelques photos et rentrons rapidement pour préparer le chevreuil.
Le soir, nous décidons d'aller faire un affût au sanglier mais cela ne donnera rien, j’en verrai un gros, à environ 40 ou 50 mètres dans les hautes herbes mais je ne pourrai pas le tirer.
Ce weekend a été un de mes plus beau weekend de chasse, je te remercie encore Alex pour ton accueil et le temps que tu as pris pour nous !"

Le brocard fléché par Renaud lundi matin

Le brocard fléché par Renaud lundi matin

Ce matin, nous partons chasser à Labéjan sur mon secteur favori, en descendant la côte, nous apercevons des dizaines de colverts sur le lac. Nous nous garons sous la digue et nous nous préparons alors que le jour commence à se lever je demande si quelqu'un veut tenter une approche sur les canards. Stef est partant, je lui explique qu'il lui faut remonter vers le coin droit du lac pour tenter de surprendre les colverts les plus proches de la digue. Il s'exécute mais les canards seront plus malins et se lèvent à son arrivée. Nous le rejoignons et partons en longeant la droite du lac jusqu'au ruisseau puis longeons ce dernier par la droite en bordure du grand bois. Renaud repère un chevreuil à environ 100 mètres, en bordure du chaume du maïs à popcorn à environ 100 mètres de la bordure du bois. Nous nous figeons puis nous nous serons contre le bois. Le chevreuil regarde vers nous sans partir, e tente quelques appels au Butollo sans succès. Renaud décide de tenter une approche et aidé par un creux dans le champ, il parvient à progresser voûté jusqu'à environ 50 mètres du chevreuil qui à ma grande surprise se laisse approcher. Ne pouvant plus avancer à découvert Renaud arme son arc mais le chevreuil est trop loin et commence à devenir inquiet. Il commence à s'éloigner, je l'appelle et il hésite un peu avant de démarrer pour partir vers le bois.

Nous reprenons notre progression et passons une grosse haie un peu plus loin en longeant le ruisseau. J'envoie Renaud se poster un peu plus loin le temps que j'aille poster Stef et Bernard. Arrivé au niveau de l'entrée du chemin forestier qui rentre dans le bois pour ensuite longer le bas de ce dernier, explique à mes invité comment et où aller se poster puis les quitte pour aller rejoindre Renaud qui va m'accompagner à l'approche. Je remonte tranquillement la colline alors que mes invités se postent sur le bas du bois quand je stoppe à mi pente pour regarder la friche derrière moi en bordure du bois. J'aperçois alors un beau renard surgissant du grand bois, certainement dérangé par mes invités. Il fonce vers une petite mare in peu plus loin dans la friche et disparaît dans les ronces en bordure de cette dernière. Je décide de ne pas le déranger au cas où il déciderait de rester là et reprends mon ascension. D'un peu plus haut, j'aperçois 3 chevreuils arrivant du sommet des coteaux et qui traversent le chaume de maïs pour rejoindre un bosquet tout en long près duquel Renaud est posté. Je biaise à droite pour ne pas m'exposer en crête et contourne la colline pour rejoindre Renaud posté un peu plus loin au niveau d'un passage dans une grande haie qui suit le fond de la combe à environ 40 mètres du départ du bosquet. Il a vu les chevreuils et me dit qu'ils sont 4. La grosse haie qui part du grand bois et rejoint le bosquet me cache maintenant les animaux et je décide de tenter de les contourner pour tenter de les envoyer sur Renaud que je laisse au poste. Je prends à droite vers un passage dans la haie et me rends vite compte que les chevreuils ne sont plus là. Les pensant dans le bosquet, je longe ce dernier presque jusqu'au boit puis revient par le milieu de celui-ci vers Renaud avant de ressortir dans la friche au-dessus de son poste. Je le rejoins et il m'annonce que les chevreuils ont en fait demi-tour dès mon départ et sont remontés vers la crête.

Nous partons en longeant la haie du fond de la combe vers une petit plan d'eau fermé par une bande boisée et dérangeons quelques colverts. Je demande à Renaud s'il veut se tenter une approche sur les ragondins qui sont souvent présent dans une petite mare située un peu plus loin dans le champ travaillé au pied d'un énorme peuplier. Il me répond que, pour l'instant, il préfère se concentrer sur les chevreuils. Nous prenons donc à gauche et remontons vers le sommet de la colline pour redescendre vers la friche où j'ai vu le renard. Nous allons commencer par chasser le chaume de sarrasin et les bosquets au sommet de la colline suivante. J'envoie Renaud se poster en bas des bosquets puis commence à faire le tour du chaume et des haies sans rien voir puis revient vers le bosquet. Un bruit de galop retentit en sous-bois mais les chevreuils remontent vers le haut du massif et je n'arrive pas à les recouper. Je regarde impuissant les 2 animaux qui s'éloigner vers la route de crête avant de rentrer dans le bosquet pour descendre vers Renaud. Il n'a rien vu, Je décide de tenter de retrouver le renard, j'envoie Renaud se poster contre la haie du ruisseau en dessous de la mare et rentre dans les ronces par le haut du petit plan d'eau très encaissé. Je piétine les ronces et cherche un éventuel terrier mais rien en vue. Nous partons maintenant vers un autre bosquet sur la droite du grand bois et descendons vers le ru en contrebas. Nous le traversons et j'envoie Renaud se poster au départ d'une très grosse coulée très fréquenté sur la gauche du massif que je pars contourner par l'autre côté. Je longe le bas d'une remise très touffue puis bifurque en suivant la lisière pour remonter vers l'angle du bosquet en crête. Arrivé presque en haut du bosquet je rentre par une grosse coulée et commence à avancer doucement en biaisant vers Renaud qui m'interpelle vite pour me dire qu'il a fléché une chevrette.

Je le rejoins et il m'explique son tir et la réaction du chevreuil. Je cherche des indices sur la direction de fuite et trouve les premières gouttes de sang. Je laisse mon arc à Renaud et suis le sang qui me conduit dans la remise très épaisse. Je rentre à 4 pattes par une belle coulée dans les ronces et les épines noires qui me griffent le dos et les bras. Le sang est assez facile à suivre et le chevreuil suit les coulées. Ma recherche me conduite au bout d'un moment sur une parcelle de luzerne qui borde le bas du bosquet le long du ru. Je décide d'arrêter là la recherche, le chevreuil est certainement parti vers le grand bois où sont postés mes invités ou, moins probable, vers les bosquets en sommet de crête. Je rejoins Renaud et récupère mon arc et nous remontons en crête pour nous séparer et pousser le grand bois vers les postés. Je pousse le haut et Renaud le bas tout en chassant tranquillement. Je finis par tomber sur Bernard qui s'est posté sur le haut du bois et non sur le bas comme je pensais, il m'annonce qu'en fait il s'est déposté récemment. Stef nous rejoint et nous discutons quand je reçois un message de Renaud qui vient de trouver du sang mais je ne comprends pas bien où il se trouve. Il est en fait dans le ru asséché qui longe le bas du bois. Le chevreuil a suivi le ru, je descends le rejoindre et nous trouvons du sang sur environ 50 mètres puis plus rien. Les postés ont laissé passer le chevreuil en se dépostant. Stef propose d'aller chercher son chien et nous l'attendons un moment. A son retour, j'envoie Bernard se poster au niveau des bosquets de crête et Renaud le longe de la haie qui remonte en suivant un autre ru. Bernard m'appelle rapidement pour m'annoncer qu'il vient de trouver le chevreuil mort dans la friche. J'averti Renaud et nous partons nous poster contre le bosquet pour regarder travailler Léo qui retrouvera sans peine le chevreuil de Renaud qui est en fait un jeune brocard qui a perdu ses bois. Il est temps de rentrer manger un bout.

Stef et Bernard décide de nous quitter et de ne pas chasser avec nous ce soir. En fin d'après-midi nous repartons en chasse. Je vais poster Renaud pour le sanglier et je vais partir chasser pour tenter de fermer mon dernier bracelet chevreuil. J'ai également invité Jacques à venir chasser avec nous. En arrivant sur place, Jacques part se poster car il connaît le secteur, nous partons à pied, avec Renaud, dans une grande combe pour rejoindre une coupe de bois en bordure d'une bonne remise à sanglier qui serra le poste de Renaud pour ce soir. En arrivant près de la coupe, j'aperçois un chevreuil au gagnage dans la combe à environ 150 mètres devant nous, le vent est dans notre dos mais je tente toute de même une approche en serrant le bois. Je suis vite repéré et il s'enfuit. Je poste Renaud en bas de la coupe de bois pour éviter que son odeur ne soit portée vers la remise et lui explique où passent les sangliers puis je le laisse pour partir chasser de mon côté. Je traverse la combe et passe le penchant boisé opposé avant de redescendre à travers bois dans la combe suivante. 2 Chevreuils démarrent dans les genets à ma droite, sortent à découvert dans le semé au fond de la combe puis biaisent pour revenir au bois et remonter dans le penchant opposé où je les perds vite de vue. Je sors du bois à peu près où sont rentrés les chevreuils et biaise vers la bordure du bois couvrant le penchant opposé. J'avance tranquillement quand du bruit dans le bois au-dessus de moi me fait stopper net et lever les yeux. 5 chevreuils arrivent droit sur moi. Une chevrette s'arrête de face à environ 12 mètres avant de passer un fil de clôture électrique. D’autres animaux s’arrêtent en arrière alors que j'accroche mon décocheur. Un beau brocard ne portant plus qu'un bois s'avance et se position à environ 12 mètres de 3/4 face. Il tourne la tête pour regarder derrière lui. J'arme mon arc et aligne ma visée rapidement avant de décocher. Ma flèche le frappe et tous les chevreuils démarrent pour disparaître rapidement en sous-bois. Le bruit de la fuite s'estompe vite et je n'attends pas longtemps avant e commencer ma recherche. Je regarde si je trouve ma flèche à l'endroit du tir mais il me semble que mon chevreuil est parti avec. Je trouve du sang dès le départ.

Quand le brocard perd son bois, 13 novembre 2017
Quand le brocard perd son bois, 13 novembre 2017

La piste est très abondante et visible de loin. Ma flèche est tombée dans la végétation juste quelques mètres après le tir.

Quand le brocard perd son bois, 13 novembre 2017

Je la remets au carquois et poursuis ma recherche en suivant la large ligne rouge qui bifurque maintenant pour remonter au plus raide de la pente.

Quand le brocard perd son bois, 13 novembre 2017

Je retrouve vite mon chevreuil qui a fait moins de 20 mètres, il est couché sur le flanc sous un chêne et ne porte plus son bois que je n'ai pas vu sur la piste de sang. 

Quand le brocard perd son bois, 13 novembre 2017

Je remarque que le sang continue après mon chevreuil sur quelques mètres, je continue à remonter la pente pour le suivre et trouve le bois posé au sol juste derrière le chêne. Le brocard est arrivé là à bout de force et en tombant a heurté certainement le chêne, perdant son bois avant de glisser un peu plus bas en se débattant.

Quand le brocard perd son bois, 13 novembre 2017

Je le récupère et reviens vers mon brocard pour apposer mon bracelet et faire quelques photos avant le serrer près du chemin forestier passant un peu plus haut.

Quand le brocard perd son bois, 13 novembre 2017

La chasse n'a pas duré longtemps, il fait encore grand jour, je décide d'aller faire un tour sur le territoire à la recherche des sangliers mais je ne verrai que des chevreuils. Je repars chercher mon chevreuil à la tombée de la nuit. Renaud et Jacques reviendront un peu plus tard, ils n’ont rien pu flécher mais Renaud a vu un beau sanglier en quittant son poste.

 

Alex

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 22:31

Ce soir, je pars sur mon secteur favori de Labéjan pour tenter de flécher un chevreuil. Je me gare sous la digue du lac et commence par prospecter dans le champ de maïs sur la droite du lac. Je fais des allers avec le vent de face et des retours vent de dos dans les passages de canon en commençant par le haut du champ mais seul un jeune lièvre veut bien se montrer et se laisser approcher à 15 mètres avant de se débiner dans la culture. Je laisse donc ce champ de maïs pour aller prospecter, sans plus de succès, une autre parcelle de maïs, un peu plus loin. Je décide d'aller jeter un coup d'œil sur une petite mare au milieu d'un champ un peu plus loin. Je longe une grosse haie puis la traverse par un passage pour longer ensuite une autre grosse haie que je traverse également par un passage pour la longer par la gauche et rejoindre un petit lac bordé d'une bande boisée. En arrivant tranquillement au bout du petit lac, j'aperçois 2 petits ragondins au gagnage sur la droite de la mare. Je tente de me rapprocher en profitant d'un gros peuplier qui pousse au bord de la mare pour m'avancer caché. J'arrive facilement au bord du point d'eau puis le contourne très doucement par la droite, voûté pour profiter de la bande d'herbe haute qui borde la mare pour me cacher. Alors que j'arrive au coin de la mare et que je ne suis plus qu'à environ 12 mètres des ragondins, ces derniers me repèrent à cause du vent tournant et foncent vers la mare. J'arme mon arc. L'un d'eux s'arrête juste avant de rentrer dans l'épaisse végétation du bord du talus de la berge de la mare. Je prends vite la visée et décoche. Touché le ragondin disparaît en un éclair dans la végétation mais je ne le vois ni ne l'entends pas tomber à l'eau. Je reste un moment immobile et observe sans rien voir puis m'avance tranquillement pour récupérer ma flèche fichée au sol. Je peine à trouver un peu de sang dans l'herbe puis m'avance dans la végétation pour chercher mon ragondin. Un très léger mouvement attire mon regard vers les ronces au bord de l'eau, le petit ragondin se coule dans la végétation et arrive à l'eau qu'il agite d'un léger remous contre la berge avant de mourir rapidement. Je le récupère et fais une photo souvenir avant de repartir en chasse Ma flèche basse et un peu en arrière a tout de même fait son travail.

Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017

Un très léger mouvement attire mon regard vers les ronces au bord de l'eau, le petit ragondin se coule dans la végétation et arrive à l'eau qu'il agite d'un léger remous contre la berge avant de mourir rapidement. Je le récupère et fais une photo souvenir avant de repartir en chasse Ma flèche basse et un peu en arrière a tout de même fait son travail.

Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017

Je reviens vers le grand bois et longe un instant puis prends un chemin forestier sur quelques mètres pour rejoindre une grosse coulée sur sa droite. Je bifurque pour prendre ce sentier de gibier bien fréquenté, en avançant tout doucement en cherchant un chevreuil du regard et ressors un peu plus loin dans un chaume de tournesol retourné qui sépare le bois d'un petit bosquet. Je traverse cette parcelle pour rejoindre le coin du bas du bosquet qui est bordé par de la luzerne. Je suis le bord du bosquet qui bifurque un peu plus loin vers le sommet de la colline. Je le suis toujours dans la luzerne qui forme bientôt un angle rentrant et descendant dans le bosquet. Alors que je suis la lisière en direction du sommet de la colline, j'aperçois une chevrette à plus de 300 mètres en contrebas, elle glane quelques glands en bordure du bosquet suivant. Je suis à découvert et hésite. Le vent souffle dans mon dos, je décide de tenter de rejoindre la crête pour faire une grande boucle pour revenir sur elle à bon vent. J'avance doucement en surveillant la chevrette tout en serrant la bordure du bosquet et stoppe à chaque fois qu'elle relève la tête.

Rapidement, j'aperçois, près du bosquet, un autre chevreuil qui semble m'observer de face sur le plateau au-dessus du massif. Il est à peu près à la même distance que la chevrette mais je ne suis pas sûr de son identification. Je continue à avancer un peu quand, en me retournant, j'aperçois une chevrette et son jeune, dans mon dos, au fond de la combe, en bordure d'une haie qui borde la gauche d'un champ de sarrasin qui remonte sur le penchant opposé jusqu'à la route de crête. Approcher ces 2 chevreuils me semble plus facile, je fais donc demi-tour pour redescendre sur le bas du bosquet. Le chevrette qui glanait des glands me repère alors et rentre au bois alors que l'autre chevreuil met un moment à se décider à se mettre à couvert. Je perds un moment de vue la chevrette et son chevrillard derrière le bosquet et alors que je devrais les revoir, je me rends compte qu'ils ont disparu. Je finis de descendre doucement en surveillant le penchant de sarrasin mais rien ne bouge, je traverse la bande de luzerne et rejoins le coin de la haie qui borde la culture puis la traverse par un passage de gibier. Rien en vue, je commence à remonter en longeant la gauche du sarrasin, sur une bande étroite de terre à nu. Pas de chevreuil en vue, la haie bifurque, un peu plus haut à 90° à droite sur environ 70 mètres puis à nouveau à 90° à gauche pour continuer de monter vers la crête.

La luminosité commence à baisser, je progresse très lentement en surveillant la surface de la culture quand j'aperçois, au-dessus de ma position, les oreilles d'un chevreuil qui regarde vers moi à environ 80 mètres de moi et environ 25 mètres de la haie. Je me fige et l'observe un moment jusqu'à ce qu'il baisse la tête. Je tente de faire un pas très lentement mais il relève la tête et regarde à nouveau vers moi. Je me fige un moment à nouveau et attends qu'il détourne le regard pour faire un autre petit pas mais à nouveau il relève la tête et me fixe. Je progresse ainsi d'environ 3 mètres mais comprends vite que je n'irai pas loin à ce rythme. Alors qu'il baisse à nouveau la tête, j'en profite pour me baisser à genoux et me pencher pour être caché par la surface du sarrasin. Le chevreuil relève la tête et regarde vers moi puis rebaisse la tête. Je commence à remonter à 4 pattes en contrôlant par moment que le chevreuil est toujours là. Il me semble voir de petits bois entre ses oreilles par moment. Je progresse ainsi tranquillement sans que le chevreuil ne me localise. J'arrive à environ 25 mètres de ce dernier et me positionne à genoux en accrochant mon décocheur pour être prêt à armer. C'est bien un petit brocard, il reste un moment figé à regarder les environs. Je ne vois toujours que sa tête mais, après un petit moment, il s'avance et dégage la ligne de son dos en biaisant vers le bord de la culture et se rapprochant ainsi sensiblement de moi. J'arme doucement alors qu'il est à environ 20 mètres quand il démarre brusquement et vient se planter à 8 mètres, plein travers en regardant vers où je me trouvais tout à l'heure. Ma visée se cale et je décoche. L'impact retentit et mon brocard fait volte-face pour remonter à grand train dans la culture en faisant démarrer une chevrette qui devait être couchée près de sa position d'origine. Je le perds de vue à environ 60 mètres à cause de la courbure du terrain. Il semblait vaciller et il me semble maintenant l'entendre tomber. 

Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017

La luminosité baissant vite, je décide d'aller voir si je retrouve ma flèche mais c'est peine perdu au milieu du sarrasin. Je commence ensuite à chercher le sang mais je peine à trouver les premières petites gouttes au milieu des tiges rouges du sarrasin. Le premier sang trouvé je commence à le suivre mais la piste est très peu abondante et très difficile à voir sur cette végétation partiellement rouge. Je progresse péniblement en ne suivant parfois, sur quelques mètres, que la traille laissée dans la végétation par le fuyard avant de retrouver une petite goutte de sang.

Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017
Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017
Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017
Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017

En montant tranquillement, j'aperçois, en tournant la tête à gauche, 2 chevreuils au gagnage dans un pré proche d'un bois de l'autre côté de la route à environ 250 mètres puis un autre dans le champ travaillé, à environ 10 mètres derrière la petite haie qui sépare le sarrasin de ce champ travaillé, à environ 150 mètres de moi. Je finis par retrouver mon chevreuil mort sur le flanc au milieu d'un rond de sarrasin couché. Mon atteinte est un peu haute et le gros de l'hémorragie s'est donc fait à l'intérieur de mon brocard qui a fait environ 60 mètres. Il est mort au moment où je l'ai perdu de vue.

Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017

Je lui rends les honneurs et appose mon bracelet avant de le ramener en bordure du champ et de revenir vers la haie qui borde le sarrasin pour tenter une approche sur le chevreuil vu tout à l'heure. Les 2 chevreuils au loin rentrent au bois mais l'autre chevreuil ne me prête pas attention et me laisse arriver au bord de la culture. J'avance tout doucement, caché derrière la haie, mais j'avance sans voir le chevreuil qui finit par démarrer en aboyant alors que je ne suis plus qu'à environ 15 mètres et que je cherchais une fenêtre de tir. Il s'arrête à environ 45 mètres plein travers et regarde vers moi. Il n'a pas compris ce que je suis. Je tente d'aboyer et fais démarrer 2 autres chevreuils dans mon dos, au milieu du sarrasin. Ils foncent dans la culture, s'arrêtent pour m'observer à environ 60 mètres puis sautent la route de crête et disparaissent. L'autre chevreuil finit par démarrer après avoir un peu hésité. Je retourne à mon chevreuil alors que la nuit sera vite là. Il est temps de rentrer.

Un petit brocard dans le sarrazin, 11 septembre 2017

Alex

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 16:38

Ce weekend, Thierry m'a invité avec Renaud dans le Lot, sur Cuzance pour chasser le renard et le brocard. Arrivé vendredi soir de nuit, j'ai chassé avec Thierry samedi matin et avec Renaud samedi soir sans que nous ne puissions concrétiser malgré un bon nombre de chevreuils vus. Nous avons également profité du samedi après-midi pour nous entraîner jusqu'à 40 mètres ce qui m'a donné confiance pour mon voyage prochain au Canada pour chasser l'orignal. J'ai perdu mon Butollo samedi matin et vais donc chasser maintenant avec mon Rottumtaler.  Ce matin, nous décidons de chasser chacun de notre côté. En route nous croisons un nombre impressionnant de lapins. Nous laissons Renaud sur un secteur puis Thierry part me déposer, un peu plus loin, sur un secteur de maïs. En route nous apercevons un brocard près d'un  bois dans une grande luzerne. Il nous regarde passer sans bouger. En arrivant sur mon secteur, Thierry m'explique un peu la zone puis part pour un autre secteur un peu plus loin alors que le jour est déjà levé. Je commence par remonter un chemin de terre pour faire le tour d'un maïs où le canon enrouleur finit d'arroser l'angle gauche de la parcelle. L'eau qui fouette les feuillages du bosquet tout proche ainsi que des bulles d'air dans la conduite d'alimentation font un bruit terrible. Je décide le longer le champ sur la droite mais les ronces d'une haie touchent la culture et m'empêchent de passer, je m'avance donc dans le dernier passage de canon. Une forte odeur de renard emplit mes narines au départ du passage  puis des traces fraîches de sanglier ponctuent régulièrement le sol mais pas une trace de chevreuil en vue. Le passage débouche ensuite au bord de la haie et je continue ma chasse entre ce mur végétal et le maïs jusqu'à déboucher sur des chaumes ponctués de bosquets. Rien en vue, un autre maïs se trouve à 150 mètres, je tente des appels à l'appeau sans que rien ne bouge. Je décide de revenir vers la route pour chasser l'autre maïs près duquel m'a laissé Thierry. 

Revenu au bord du maïs, j'attaque de le longer par la droite, le vent est face à moi. Ici encore une très forte odeur de renard flotte dans l'air. Je prends un des passages de canon et avance tranquillement mais je ressors au bout d'un moment, sur la bande enherbée sans avoir vu le moindre chevreuil. Un beau lapin se débine dans le champ à ma gauche. Je m'avance dans une prairie qui fait suite au maïs et rejoins une haie épaisse que je longe vers la droite pour rattraper un chemin de terre qui vient de la route. Arrivé près du chemin, je le longe en suivant une bande boisée qui le borde en attendant de trouver un passage pour la traverser et en profite pour observer les chaumes et prés sur ma gauche. Pas un chevreuil, je finis par trouver un passage et rejoins le chemin de terre qui longe au milieu des bois. Un peu plus loin, sur la droite du chemin, le bois s'éclaircie et descend en pente douce. Le sous-bois est enherbé et je  décide de me poster sur le bord du chemin pour appeler. Dès les premiers appels, un gros lièvre surgit de son gîte dans les herbes hautes et fonce bruyamment à travers bois. Je tente tout de même d'appeler un moment mais rien ne venant, je reprends ma route.

Plus loin, je débouche sur une grande luzerne. Un beau lièvre broute au bord du bois à environ 300 mètres. Je longe le bois à ma droite en suivant le chemin qui se divise un peu plus loin en 3 branches. J'hésite un peu puis prends à droite dans le bois et ressors dans une petite parcelle de luzerne prise dans les bois. Je contrôle le vent puis décide de rentrer un peu dans le bois assez clair à ma gauche. Je prends une belle coulée et m'avance de quelques mètres puis commence mes appels. Au loin, dans mon dos, un chevreuil semble aboyer en mouvement, comme s'il fuyait quelque chose. J'insiste un peu en faisant plusieurs séries d'appels entrecoupées de pauses observatoires mais le temps passe et rien ne vient. Je quitte mon poste et longe le bois de gauche pour retomber sur un chemin de terre. Un petit bosquet étroit borde le côté opposé du chemin et se termine devant moi par une petite haie de ronce. Derrière cet écran végétal s'étend un immense champ de luzerne.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Je traverse tranquillement le chemin de terre et me rapproche de la haie de ronces quand j'aperçois, à environ 60 mètres dans la luzerne, un petit brocard tête haute qui semble chercher quelque chose. Il regarde autour de lui, j'attrape vite mon appeau et commence à appeler. Il regarde vers moi mais ne veut pas venir, j'insiste un peu, il se met à brouter puis fait volte-face et commence à s'éloigner sur ma droite en biaisant vers le bosquet qui borde le chemin. Je connais bien cette réaction, je range mon appeau et glisse doucement vers le bosquet pour le longer doucement. Le brocard va venir m'observer par le couvert et si j'arrive à bien me placer j'arriverais peut être à le flécher. J'avance doucement et aperçois la silhouette du brocard qui arrive vers le bosquet. Je le perds un instant de vue derrière les arbres de la lisière et presse un peu le pas sur quelques mètres pour me poster derrière un arbre à troncs multiples au bord du chemin. Je suis à peine en place que le brocard rentre dans le bosquet à environ 15 mètres et se dirige droit vers le chemin sur environ 5 mètres puis bifurque brusquement à gauche pour venir vers moi. J'arme doucement mon arc. Il passe au pas à moins de 10 mètres derrière l'arbre contre lequel je suis. Je pivote doucement pour l'attendre de l'autre côté des troncs mais il fait demi-tour et revient sur ces pas avant de se jeter contres un bouquet de baliveaux et engager un simulacre de combat. Il encorne les branches, saute en tous sens, revient à la charge tout en tournant autour des baliveaux et se place vite plein travers à environ 10 mètres. Tête basse, il semble défier son adversaire végétal alors que je cale ma visée sur le défaut de son épaule et décoche.

Ma flèche le frappe où je visais et il démarre en trombe pour sortir du bois et foncer dans la luzerne où je le perds de vue. Le bruit de sa course cesse vite. Vu mon atteinte, je ne suis pas inquiet sur la suite des évènements, il est certainement déjà mort.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Je pars chercher ma flèche mais impossible de la trouver que ce soit dans le bois ou plus loin dans la luzerne. Je contrôle donc la direction de fuite et trouve, peu après l'endroit du tir, une belle giclée de sang au sol.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Curieusement, je ne trouve pas d'autres traces de sang dans le bosquet et sors dans la luzerne sur la trajectoire de fuite observée. J'aperçois alors ma flèche posée au sol, seul le premier 1/4 porte du sang.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Je la remets au carquois avant de recommencer ma recherche. Je cherche le sang sans succès quand je remarque une draille dans la luzerne haute et me rapproche. Je trouve alors un peu de sang sur la végétation et commence à suivre cette piste plus en suivant la draille que le sang très peu abondant.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017
Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Je tombe vite sur mon chevreuil mort sur le flanc dans la luzerne, il a fait à peine 40 mètres. Le trou d'entré de ma flèche a ouvert une belle plaie au défaut de l'épaule. Je le prends en photo sans le toucher pour envoyer la photo à mes 2 compères.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

J'appose mon bracelet puis ramène mon chevreuil en bordure de la luzerne pour faire quelques photos souvenir. Ma flèche n'a en fait pas traversé et s'est arrêtée dans l'épaule opposée ce qui me surprend beaucoup et finit de me convaincre de la faible pénétration des lame mécaniques dont l'ouverture freine brutalement la progression dans l'animal.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Thierry m'appelle pour demander où je suis et venir me chercher mais je suis incapable de lui dire vraiment où je suis et lui donne rendez-vous au point de départ mais alors que je raccroche, je vois passer une voiture plus loin, au bord de la luzerne et comprends que je suis près de la route. Je ramène donc mon chevreuil au bord de la route où je reconnais le secteur où nous avons vu le brocard ce matin et informe Thierry de ma position. Il ne tardera pas à arriver et m'informe qu'il a vu un chevreuil au gagnage dans une luzerne en venant.

Nous chargeons mon chevreuil et repartons en sens inverse, le chevreuil broute toujours, c'est un jeune brocard. Nous décidons de faire demi-tour un peu plus loin pour tenter notre chance. Thierry repasse devant le brocard qui nous regarde passer sans se préoccuper de nous puis il se gare derrière un bois, au bord de la route, un peu plus de 150 mètres plus loin. Nous nous préparons rapidement puis partons en longeant la route, cachés par le bois jusqu'à un chemin de terre qui prend à gauche en suivant le bois. Quelques chênes en formation triangulaire font un petit écran de camouflage, au bord de la route de l'autre côté du chemin. Je me coule doucement jusqu'au pied de l'un d'eux, à environ 20 mètres de la route et laisse Thierry se poster derrière un autre arbre, au bord de la route avant de commencer à appeler en espérant que le brocard vienne vers moi et présente son plus beau profil à Thierry mais il relève juste la tête et se remet à brouter. Il est à environ 90 mètres. J'insiste un moment, aboie, change de tonalité à l'appeau... rien n'y fait et le brocard finit par se débiner pour rejoindre le bois à environ 200 mètres. Je pars au pas de course en espérant le recouper et finis tranquillement mon approche sur les 40 derniers mètres mais il a disparu. Je retourne vers Thierry et nous partons chercher Renaud avant de rentrer faire une belle photo souvenir de groupe puis de dépecer et découper le chevreuil.

Merci Thierry pour ton accueil et mon premier chevreuil lotois, 20 août 2017

Un très grand merci à toi Thierry pour cette invitation et mon premier chevreuil lotois.

 

Alex

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 09:35

Ce weekend, je profite d'un repas de famille dans mon Tarn natal pour prendre mon arc et aller taquiner les brocards roumégousols. Vendredi soir, en sortant du boulot, je passe chez moi pour récupérer mes affaires préparées la veille et mon chien avant de prendre la route pour Roumégoux. J'arrive sur place vers 20 heures et récupère le bracelet chez le président de la chasse avant de passer voir les chasseurs de la commune affairés, juste 200 mètres plus loin, à la préparation du ball-trap de ce weekend. Nous discutons un peu et je leur laisse quelques bocaux de pâté de gibier. Eric, un des chasseurs me dit que, tous les soirs, un ou 2 chevreuils sortent au gagnage dans les prairies sur le flanc de colline en face du ball-trap. Je sors un peu Hémo pour lui dégourdir les pattes puis pars ensuite me garer à l'ombre de la salle des chasseurs pour Hémo et me prépare tranquillement avant de partir en chasse. Comme chaque année, je commence ma chasse par le secteur autour du ball-trap. Le vent n'est pas bon et souffle vers mon secteur de chasse, je décide de me décaler suffisamment sur la droite pour essayer de ne pas être senti par les animaux du secteur. Je suis un peu la route puis la quitte pour longer un maïs en direction d'un petit bosquet en suivant une prairie fauchée. Arrivé au bosquet, je bifurque à 90° pour me diriger vers un bois à travers la prairie. Le sol est marqué de pieds de chevreuils, je passe près d'un autre petit bosquet puis rentre dans le bois, un peu plus loin, par un chemin forestier avec le vent dans le dos. J'avance suffisamment sur le chemin pour ne pas risquer d'avoir un chevreuil qui vienne à mauvais vent puis commence à appeler. Les séries d'appels se succèdent sans que rien ne bouge. Je sors du bois dans une grande prairie et prends à droite sur un  petit sentier en lisière pour revenir vers un autre chemin forestier par lequel je rejoins une clairière. Je me poste en bordure de cette zone dégagée, au pied d'un gros arbre pour recommencer à appeler. Mais pas plus de succès ici.

Je fais demi-tour et descends à travers la prairie vers la route, la traverse, prends un sentier à travers bois puis rejoins le chemin de terre qui fait le tour du barrage de la Bancalié, au milieu des bois, en faisant quelques pauses pour appeler sans que rien ne vienne. Je finis par rejoindre le chemin de terre qui passe sous le ball-trap pour rejoindre la route de crête qui passe par le village. Je m'avance tout doucement par ce chemin pour tenter de surprendre un chevreuil au gagnage dans les prés de part et d'autre du chemin, un peu plus loin. Après environ 100 mètres, le chemin longe une bande de pré prise entre ce dernier et le bois sur la gauche alors que le bois borde toujours le côté droit. Une haie assez claire sépare le chemin du pré. Alors que j'arrive juste au départ du pré, j'aperçois, au travers d'une trouée de la haie, une chevrette au gagnage à à peine 10 mètres en contrebas du chemin. Je me fige et l'observe un instant et regarde au travers de la haie si un brocard ne se trouverait pas un peu plus loin dans le pré. Elle semble seule mais je décide de rester immobile au cas où un brocard se présenterait. Après de longues minutes, elle finit par lever la tête vers moi et devient inquiète en apercevant cette masse inhabituelle au travers de la haie. Elle hésite un peu puis se débine pour rentrer au bois.

Je me remets en marche, la haie se termine un peu plus loin et j'avance tout doucement pour tenter d'apercevoir un animal sans être vu mais, alors que je passe le bout de la haie, je me fais surprendre par un renard qui m'observe, plein travers contre la bordure du bois à presque 40 mètres. Je me fige et m'attends à le voir détaler. Je suis à découvert à quelques mètres du bout de la haie. Au bout de quelques secondes sans bouger et voyant que le renard ne semble pas vouloir partir. Je décide de tenter d'armer mon arc car il me sera impossible de m'approcher. J'arme doucement mon arc et prends la visée mais ma visette a tourné. Le renard n'a toujours pas bougé, je désarme doucement, tourne ma visette. Le renard qui est en fait une renarde, se baisse pour uriner toujours en me regardant. Je n'en crois pas mes yeux. Je réarme doucement et prends ma visée. La renarde qui a fini de se soulager se redresse doucement toujours en me regardant. Ma visée calée au-dessus de son dos pour compenser la distance, je décoche. Ma flèche lui fouette le dessous du poitrail et lui fait faire un bon impressionnant. Elle fait un demi-tour sans toucher les pattes au sol et, en retombant, elle démarre sur quelques mètres pour rejoindre la lisière du bois avant de stopper net pour revenir de quelques pas hésitants vers ma flèche. Je suis tellement surpris par cette réaction que j'observe incrédule sans réencocher. Elle finit par faire demi-tour et se débiner tranquillement dans le bois en regardant plusieurs fois derrière elle. Je quitte mon poste et pars chercher ma flèche fichée au sol. Pas d'indice de blessure, je la remets au carquois et contrôle la trajectoire de fuite sans trouver d'indices.

Je retourne vers le chemin, le bois de droite a laissé place à de grands prés remontant vers la crête. Les séances de tir du ball-trap ne commenceront qu'à la nuit, je décide de tenter de renter dans ces prés pour tenter de voir les chevreuils dont m'a parlé Eric. Je remonte doucement quand j'aperçois un chevreuil au gagnage à plus de 100 mètres au-dessus de moi. Je me fige, c'est une chevrette, elle ne m'a pas vu. Je biaise doucement à gauche, en la surveillant, vers une grosse haie perpendiculaire à la pente. J'arrive au bout de la haie sans être repéré. La chevrette est à environ 80 mètres. J'observe un moment sans voir de brocard puis décide de tenter des appels pour tenter de faire réagir un brocard dans les parages ou d'attirer la chevrette qui pourrait attirer un mâle. Je tente avec le Buttolo sans qu'elle ne réagisse tout en regardant le paysage autour de moi. Tout à coup, j'aperçois une tête de brocard dans l'herbe à environ 100 mètres de moi, à environ 30 mètres sur la droite de la chevrette. Il semble couché. Je continue mes appels au Buttolo mais il ne réagit pas, je prends mon Rottumtaler et tente d'autres appels mais toujours rien. Il regarde vers moi mais ne veut pas bouger. La chevrette ne réagit pas plus et poursuit son repas en regardant par moment vers moi. Je tente d'aboyer sans plus de réaction puis appuis mes aboiements pour le défier tout en alternant avec des appels à l'appeau. Le brocard finit par se lever et s'étirer. Je continue mes appels en alternant avec des aboiements et cette fois il commence à venir vers moi mais après environ 15 mètres d'approche il se fige, regarde vers la chevrette puis démarre et remonte vers la crête. Concentré sur le brocard, je n'ai pas remarqué que le vent avait tourné et alerté la chevrette qui s'est enfuie.

Je quitte mon poste et remonte tranquillement le pré en baisant vers le bois à ma droite. La luminosité baisse vite. Les 2 chevreuils ont disparu. Une fois la lisière rejoint, je la longe à quelques mètres dans le pré. Le bois bifurque et remonte en suivant le relief, je le suis quand les 2 chevreuils surgissent en crête à environ 150 mètres. Il m'observe un instant alors que je me suis figé puis passent la crête et franchissent une grosse haie au galop. Il fera bientôt nuit. Je reviens vers la route d'un pas rapide avant que les tirs du ball-trap ne commencent. Pas d'animaux en vue, arrivé au bord de la route, je la loge par une prairie au milieu des moutons pour rejoindre ma voiture. Je pars saluer mes anciens collègues de chasse arrivés depuis mon départ avant de rentrer à Albi chez mes parents pour manger un bout avant d'aller me coucher.

Ce matin, le réveil sonne vers 5 heures, je me prépare tranquillement puis déjeune avant de partir pour Roumégoux. Il me faut rentrer avant 11 heures car le repas de famille est à midi au restaurant des 3 Chênes. Je me gare à "la Cassagné", au départ d'un sentier qui descend vers la Bancalié, près de la route de Saint Antonin de Lacalm. La luminosité commence à croître. Je quitte ma voiture et descends par la route vers le pont qui traverse le ruisseau qui alimente le barrage. Sur la droite, un penchant boisé abrupt descend vers le ruisseau alors qu'à gauche, un penchant boisé avec de gros affleurements rocheux remonte vers a crête. Un peu avant le pont, un passage me permet de quitter la route sur la gauche pour rentrer, entre le penchant boisé et une grosse haie, dans une bande de pré plane prise entre 2 penchants de bois assez raides, le ruisseau qui borde le penchant de droite apporte de la fraîcheur dans ce secteur qui reste vert même en plein été et attire les chevreuils. Tous les ans, un brocard est au gagnage, à cette heure-ci, dans la grande bande de pré suivante séparée de ce bout de pré par une haie épaisse qui relie les 2 penchants boisés. J'avance tranquillement vers cette haie en serrant le bois à ma gauche, pas de chevreuil en vue. Je m'avance ensuite doucement dans la haie par une grosse coulée et aperçois vite un chevreuil au gagnage, dans le pré suivant, à environ 300 mètres de la haie, mais sans pouvoir le sexer. Je me positionne doucement pour éviter de me faire repérer alors que le chevreuil avance tranquillement vers le ruisseau en broutant. Une fois calé, je commence à appeler. Le chevreuil relève la tête et regarde vers moi mais ne veut pas venir. J'insiste un moment quand un bruit de pas se fait entendre dans le bois, de l'autre côté du ruisseau. Un chevreuil vient sur moi. J'accroche mon décocheur et continue mes appels. La luminosité est trop faible pour voir correctement en sous-bois, le bruit de pas semble se rapprocher de plus en plus puis l'animal semble tourner dans la haie près du ruisseau sans que je puisse l'apercevoir. J'insiste et appelle encore, le chevreuil dans le pré finit par faire demi-tour et rentrer au bois. Au bout d'un moment les bruits de pas se font entendre juste par moment et je fais des pauses dans mes appels espérant que le chevreuil va se trahir jusqu'à ce qu'un bruit pas semble s'éloigner, les graviers du ruisseau crissent puis les bruits cessent rapidement et le calme revient. J'attends un peu et rappelle par moment mais rien ne bouge.

Je décide de quitter mon poste, je sors de la haie et m'avance dans le pré pour le traverser jusqu'à rejoindre un chemin de terre à sa pointe, pris entre le bois à ma gauche et la haie bordant le ruisseau à ma droite et derrière lequel se trouve un pré pris dans le grand bois de droite. Un peu plus loin le chemin bifurque à gauche pour remonter et passer au-dessus du bois de gauche. Un bout de haie bordant la droite du chemin me fait un bon écran de camouflage pour observer dans les prés et chaumes qui bordent maintenant la gauche du petit cours d'eau. Pas de chevreuil en vue. Je m'avance doucement dans le pré et m'agenouille dans la haie qui borde le ruisseau avant de tenter quelques appels. Rien ne venant, j'hésite un court instant. Habituellement, je chasse en continuant à suivre le ruisseau mais ce matin quelque chose me dit de changer et de suivre le chemin de terre. Je reprends donc le sentier et commence à le suivre quand des bruits dans les feuilles mortes se font entendre dans bois de gauche, près du chemin qui tourne à gauche. Je stoppe et me fige pour observer un instant sans rien voir. Je tente de m'approcher doucement mais les bruits cessent et rien ne semble bouger. Je laisse tomber et poursuis ma route. Au-dessus du chemin sur ma droite, les feuillus ont fait place à de grands pins. J'avance doucement entre les bois, le chemin bifurque à droite et remonte vers un petit pré bordant les pins. Alors que j'arrive près de ce petit pré, un petit bout de haie, partant des pins pour longer la droite du chemin, me cache la vue et, alors que j'arrive au bout de ce petit bout de haie, j'aperçois juste le cul d'un chevreuil disparaissant derrière la bosse du pré devant moi, à environ 45 mètres. 

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

J'attrape vite mon Buttolo, me décale derrière le bout de la haie et lance un appel bref, la tête du chevreuil se redresse derrière le relief qui me le cachait. C'est un brocard, un autre appel le fais se retourner. J'accroche mon décocheur et poursuis mes appels. Le brocard arrive au petit trot droit sur moi sur 10 à 15 mètres puis fait une pause pour chercher d'où viennent les appels. Je le laisse un peu chercher puis lance un autre appel, il regarde vers moi, un autre appel, il repart pour venir vers moi, il est à environ 20 mètres, je pose mon appeau sur la poignée de mon arc pour pouvoir appeler après avoir armé en l'écrasant entre mes doigts et la poignée puis me prépare à armer. Il s'arrête et cherche à nouveau à environ 15 mètres. Encore un appel et il repart, j'arme mon arc et le suis dans mon viseur. Il stoppe à un peu plus de 10 mètres de face, une branche cache sa zone vitale, j'appelle à nouveau, il arrive d'un pas décidé pour stopper cette fois à 6 mètres mais le bout de la branche se trouve pile en face de la zone à viser. J'espère le voir se décaler à peine mais c'est alors qu'il remarque une forme inhabituelle dans la haie et démarre en trombe pour stopper à environ 25 mètres, plein travers, au ras d'un gros bourrelet de ronces qui précède les pins. Ma visée est calée et sans m'expliquer pourquoi, je décoche. Un impact très marqué retentit sans que je puisse vraiment identifier la zone atteinte et le brocard démarre pour foncer à grand bon au travers du mur de ronce pour rejoindre les pins. Je ne tire habituellement pas à ces distances et je ne m'explique toujours pas cette décoche.

Le brocard qui a rejoint les pins casse du bois en se débinant puis stoppe un instant avant de repartir et de casser encore du bois. Je reste un moment à regarder dans sa direction de fuite.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

Au bout d'un moment, je décide d'aller contrôler mon tir et pars droit vers la zone du tir. Alors que je suis encore à 10 mètres, il me semble voir une tache rouge dans les ronces au ras du pré. En m'approchant, je constate que le chevreuil a perdu une belle giclée de sang qui a repeint les ronces en rouge foncé.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

La coulée ouverte par le passage du brocard dans les ronces est bien visible et les taches de sang importantes et régulières sont visibles jusqu'au bord des pins. Il semble que le brocard ait perdu une belle giclée de sang à chaque fois qui s'est réceptionné au sol après un bon.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

A l'endroit du tir quelques gouttes de sang sont tombées sur l'herbe.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

En observant plus en détail les ronces à l'endroit où est rentré mon brocard, je trouve des projections de contenu stomacal et de petites gouttes de sang.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

Vu la position presque plein travers du chevreuil, ces gouttes de contenu stomacal sont signe que mon atteinte est trop en arrière et je décide d'attendre 15 minutes sans bouger au ras des ronces. Au bout de quelques minutes, les bruits de bois cassé reprennent, le chevreuil semble se débiner. Les bruits cessent puis reprennent un peu plus tard avant que le calme s'installe.

Je contrôle souvent ma montre, j'ai tiré à 6h45, et j'ai commencé à attendre au bord des ronces vers 7 heures, le temps me semble interminable. J'avais besoin de ça ce matin, c'est toujours quand on n'a pas le temps que la chasse s'éternise. Si j'appelle Adrien, il ne sera pas là avant plus d'une heure, voir bien plus. Au bout de 15 minutes, je décide de réencocher une flèche et de suivre la piste tout doucement comme si j'étais en train de chasser en espérant retrouver mon chevreuil couché, s'il n'est pas déjà mort. Généralement, les flèches de panse  font que le chevreuil se couche assez vite. J'avance doucement dans les ronces mais ma progression est loin d'être silencieuse. Les indices de passage s’enchaînent et sont faciles à suivre jusqu'au bord des pins.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

Arrivé au bord des pins, les indices deviennent moins visibles. Les gouttes de sang sont moins nombreuses et plus espacées.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

La piste biaise à gauche en remontant sur environ 10 mètres puis je la perds au niveau d'un petit pin mort tombé au sol. Je tourne un instant pour arriver à la reprendre, elle redescend puis contourne l'obstacle avant de partir à droite en biaisant pour monter doucement. Je tombe vite sur une reposée qui explique l'interruption du bruit.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

Je suis les indices pas à pas en surveillant bien le sous-bois autour de moi. La piste tourne et retourne, bifurque, fait des retours en arrière, monte, descend comme si le chevreuil tentait de brouiller les indices sur sa trajectoire de fuite. Les gouttes sont parfois très espacées et la piste parfois très difficile à dénouer. Je tombe sur plusieurs reposées plus ou moins marquées. Je dois parfois allumer la lampe de mon portable pour trouver les indices dans la pénombre matinale du sous-bois. Après environ 70 mètres de recherche en presque 1 heure, je me fige en apercevant mon brocard couché à environ 8 mètres dans la pente au-dessus de moi, dans une zone dégagée. Il est derrière plusieurs gros pins dont un mort qui est tombé et est resté en travers des autres, suspendu par la cime. Le chevreuil est de cul et me regarde par-dessus son corps. Les pins m'empêchant de tirer, il me faut me décaler d'environ 1,5 mètre sur ma gauche pour m'ouvrir une fenêtre de tir. J'arme doucement mon arc derrière un pin puis me décale très lentement à gauche tout en prenant ma visée pour être prêt à décocher à tout moment si le brocard se lève.

Il ne bouge pas mais me regarde toujours alors que je me suis suffisamment décalé. Ma visée prise sur son dos, en essayant de juger l'axe cœur-poumons, je décoche. L'impact retentit et mon brocard se redresse d'un bon en gueulant puis démarre en cassant tout sur son passage pour décrire une boucle d'environ 15 mètres et venir se fracasser dans les ronces à moins de 10 mètres sur ma gauche. Il se débat en donnant de la voix mais cette fois c'est fini pour lui. Je dois faire moi aussi une boucle pour le rejoindre à cause de l'encombrement végétal et, le temps de le rejoindre, il finit de mourir. En m'approchant, je crois rêver quand je distingue la base de ses bois, le reste étant caché dans les ronces. Ma flèche stoppée par le sol est encore à l'intérieur et je la dégage mais la partie lame est manquante. Je dégage la tête de mon bocard et reste incrédule devant un tel trophée. Lors de mes chasses, je privilégie l'approche à la qualité du trophée et ne prête pas forcement attention à cette dernière avant de ramasser mon animal et jusqu'à maintenant je ne m'étais pas rendu compte de la qualité de ce trophée exceptionnel. J'appose mon bracelet avant de dégager mon chevreuil et de le sortir en lisière des pins. Ma première flèche rentre au niveau des dernières côtes, au niveau du foie et ressort pleine panse. La seconde rentre au ras de la colonne, au-dessus des cuissots et casse l'épaule gauche en sortant. Je reste un moment assis près de lui à le contempler avant d'aller un peu plus loin lui rendre les honneurs et faire quelques photos souvenir.

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

Il est temps de retourner à ma voiture pour aller m'occuper de mon chevreuil à la salle des chasseurs. En chemin vers la route, je fais démarrer, au bout de la haie, côté ruisseau, où j'ai fait venir un chevreuil sans pouvoir le voir ce matin, un chevreuil qui part en aboyant, en remontant le penchant boisé. Presque à croire que celui de ce matin s'était calé là et n'avait pas bougé.

 

Alex

 

Le trophée :

Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017
Rencontre du 3ième type dans le Tarn, 05 aoüt 2017

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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