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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 21:22

Ce soir, le temps est couvert, venté et il menace de pleuvoir, je décide de partir tôt pour la chasse mais en arrivant sur place le pluie se met à tomber et s'intensifie rapidement. Je me gare au départ du chemin de terre qui relie Justian à Roques. C'est un vrai déluge qui s'abat. J'attends un peu que la pluie se calme mais, à 19 heures, il pleut encore très fort et je décide d'aller tout de même chasser. Je sors donc de la voiture et me prépare rapidement. En me retournant, j'aperçois un chevreuil qui se débine dans un champ de maïs, sur la gauche du chemin derrière une haie épaisse qui borde un instant le chemin avant de biaiser vers la rivière plus à gauche.

Une approche rapide sous la pluie, 8 juillet 2014

Je décide de tenter l'approche en longeant la haie vers laquelle se dirige l'animal que je pers rapidement de vue dans une zone où le maïs est plus haut. J'avance vie en profitant du vent qui est face à moi et du bruit de la pluie. Je ralentis en arrivant près de l'endroit où je pense voir le chevreuil mais impossible de le trouver. Il a disparu.

Un passage traverse la haie. Je l'emprunte, finissant ainsi de me mouiller en passant les feuillages détrempés et débouche sur une petite parcelle de blé délimitée par la haie que je viens de traverser et une autre qui part du bord du chemin de terre et biaise doucement vers celle que je viens de passer. Je jette un coup d’œil sur la culture sans voir de chevreuil. Je continue à longer la haie par l'autre côté, le champ se resserre doucement. A environ 30 mètres la parcelle de blé est séparée d'un grand champ de blé par une sorte de fossé peu marqué. J’avance doucement quand un léger mouvement attire mon regard au niveau du fossé. Je me fige et observe, rapidement des bois puis le haut de la tête d'un petit brocard apparaissent. Il semble venir de la haie de droite et vient vers le bord de la haie que je longe. Je le perds de vue un instant, j'en profite pour avancer rapidement. Le déluge qui s'abat sur moi couvre le bruit de mon approche dans le blé. Le blé bouge à nouveau sur place, j'avance vite et arrive à environ 10 mètres du fossé, le brocard recommence à avancer. Il avance d'un pas lent, je le distingue au travers du blé. J'avance doucement de 3 mètres et arme mon arc. Je le suis dans mon viseur et aligne ma visée alors que le blé s'éclaircit. Il est juste la à 7 mètres, je décoche. Ma flèche le frappe avec un impact bien audible.

Il démarre en trombe et fonce dans la grande parcelle de blé de l'autre côté du fossé. Intérieurement, je fais le souhait de le voir tomber car avec cette pluie battante la recherche au sang va être compliquée. Le brocard s'arrête net à 12 mètres, regarde autour de lui, vacille et s'effondre.

Une approche rapide sous la pluie, 8 juillet 2014

Je m'avance doucement et tente sans succès de retrouver ma flèche mais trouve vite une piste au sang abondante malgré la pluie qui la lave déjà. De grosses taches jonchent le sol

Une approche rapide sous la pluie, 8 juillet 2014
Une approche rapide sous la pluie, 8 juillet 2014

et du sang a été projeté sur le blé.

Une approche rapide sous la pluie, 8 juillet 2014

Je pars directement chercher mon chevreuil qui je retrouve sur le flanc en train de finir de mourir.

Une approche rapide sous la pluie, 8 juillet 2014

Une fois mort, je le bague et fais quelques photos, c'est là que j'apprécie d'avoir acheté un appareil photo étanche pour la Guyane, avant de le ramener à la voiture.

Une approche rapide sous la pluie, 8 juillet 2014

Ma flèche rentre basse en avant de la patte et ressort basse à environ 15 cm derrière la patte opposée en traversant le cœur. Il est 19h35, la chasse aura été plus que rapide. Le chevreuil dans le coffre, je décide de repartir en chasse.

Je repars en longeant la haie qui borde le maïs, passe à l'endroit où j'ai fléché mon brocard puis longe maintenant la haie qui borde le grand champ de blé quand des aboiements attirent mon attention. J'observe au travers de la haie et aperçois un gros brocard qui remonte un petit pré non fauché, de l'autre côté du chemin de terre, à environ 150 mètres, vers une friche boisée qui couvre la crête de la colline. Il s'arrête plein travers à 30 mètres des premiers arbres, je l'aboie, il me répond puis démarre et disparaît dans la friche. Mes aboiements ont fait surgir une chevrette dans le blé à 30 mètres devant moi. Seule sa tête dépasse à 2 mètres de la haie. Le temps d'attraper mon appareil photo elle s'avance contre la haie, à peine visible derrière des branches basses.

Une approche rapide sous la pluie, 8 juillet 2014

Elle traverse ensuite tranquillement la haie et je la perds de vue.

Je m'avance doucement et tente de l'apercevoir au travers de la haie mais sans sucés. J'avance doucement en longeant la haie tout en surveillant la surface des céréales. Rien en vue, le blé finit au niveau d'un chemin de terre qui rejoint un pré fauché parsemé de balles rondes, bordé par une haie percée de nombreux trous. Au travers de la haie que je longe, j'aperçois la chevrette qui avance à découvert sur le tour du champ de blé qui a été moissonné. J'avance rapidement vers l'angle du champ. Le chevrette traverse le chemin de terre et rejoint la bordure d'un bosquet en traversant une petite parcelle de blé moissonnée.

Une approche rapide sous la pluie, 8 juillet 2014

Arrivée contre le bosquet elle commence à brouter quelques feuilles au-dessus d'elle, cou tendu au maximum.

Une approche rapide sous la pluie, 8 juillet 2014

Je la regarde un instant puis reprends ma progression. Elle me repère, interrompt son repas et rentre à couvert rapidement. Je traverse la haie et rejoins le chemin de terre pour le suivre et déboucher sur le pré fauché alors que le soleil refait son apparition.

Une approche rapide sous la pluie, 8 juillet 2014

J'ai repéré un beau brocard l'autre jour dans ce secteur et avance doucement en tentant de l'apercevoir mais il n'est pas de sortie ce soir. Je rejoints un autre champ de blé dont l'entrée face à moi est située entre 2 haies perpendiculaires. J'avance doucement en longeant la haie sur ma droite mais toujours pas de chevreuil. Je traverse la haie au coin du champ et avance doucement dans une friche entourée de haie et parsemée de repousses de frênes en direction du chemin de terre qui rejoint Justian et Roques. Je biaise pour rejoindre le bord d'une haie sur ma gauche qui sépare la friche d'un grand champ de blé coincé entre l'Osse et le chemin de terre. La friche fait place à un champ de blé quand j'aperçois, au travers de la haie, un grand brocard à 50 mètres environ, il vient du chemin de terre et avance vers la rivière. Le champ est percé de grandes zones où le blé a versé. Le brocard est bien visible alors qu'il avance dans l'une d'elles. Je fais vite demi-tour pour revenir en arrière rapidement. Je traverse la haie 40 mètres plus loin, par une trouée, puis commence une approche très lente par un passage de tracteur parallèle au chemin de terre. J'ai perdu le brocard de vue. Arrivé en face de la zone de blé couché où je pense qu'était le brocard je commence à revenir vers le chemin de terre, le blé mouillé ne craque pas et mon approche est silencieuse mais le brocard s'est volatilisé et j'arrive au chemin sans le revoir.

Je longe le chemin sur ma gauche, l'Osse se rapproche doucement du chemin pour rejoindre un petit bosquet qui borde le chemin. Un coup d’œil de l'autre côté du bosquet mais le brocard s'est volatilisé. Je fais demi-tour et longe le chemin, un colza moissonné borde un bois en long sur ma gauche. Un peu plus loin, un chemin de terre enherbé quitte le chemin de terre pour rejoindre un autre champ de blé un peu plus loin. Je longe ce chemin entre une haie sur ma gauche qui borde le colza moissonné et un grand champ de tournesol sur ma droite. Je rejoins le blé étroit pour le moment et coincé entre 2 haies. Je longe celle de droite. En arrivant au coin de cette dernière qui remonte sur ma droite vers la crête, suivant l'élargissement du champ de blé, j'aperçois un brocard qui m'observe dans les céréales à environ 50 mètres. Je me fige. Il regarde un moment vers moi puis se remet à manger. J'en profite pour me mettre à genoux dans les céréales. Le brocard commence à venir vers moi en regardant régulièrement vers moi entre 2 prises de nourriture. Je me cale et le laisse venir mais, à 40 mètres environ, il bifurque et commence à remonter vers la crête. Je me redresse et essaie d'avancer rapidement pour le dépasser en longeant la haie. Je m'arrête à chaque fois qu'il lève la tête mais il finit par me repéré et démarre pour filer à grands bons vers la haie qui borde le haut du champ de blé et le sépare du tournesol. Je tente des aboiements mais rentre dans la haie et aboie un moment avant de filer silencieusement.

Je tente de remonter vers la haie et la traverse pour longer le tournesol mais il a disparu. Il me faut rentrer avant 22 heures ce soir, il est 21 heures, je décide de retourner à la voiture.

Une approche rapide sous la pluie, 8 juillet 2014

Alex

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 10:37

Ce matin, Je décide de rechasser le secteur prospecté lors de ma première sortie de la saison mais je décide de ne pas attaquer à partir du vieux moulin mais par la première route qui rejoint la route de Valence. Arrivé par Marambat, je me gare au bord de la route entre 2 bois. Je me prépare tranquillement puis continue à descendre la route en direction de Justian. Une haie épaisse fait suite au bois et longe la route sur ma gauche. Arrivé au bout de cet écran végétal, je jette un coup d'œil sur le grand champ de soja où je me suis fait avoir par un beau brocard à l'ouverture. Un chevreuil est au gagnage au-dessus du gros îlot boisé allongé, dans un bout de friche non travaillé entouré par le soja.

Je vais tenter une approche, je longe doucement la route en suivant la bordure de droite pour tenter de me camoufler un peu malgré ma position haute et découverte. Je surveille le chevreuil en avançant, il semble tranquille, puis, profitant du relief du champ de soja, je descends vers le fond de la combe sans que le chevreuil ne puisse me voir puis remonte vers lui, caché par l’îlot boisé. Le vent tourne et n'est pas très bon. J'arrive tranquillement sur la gauche de l’îlot et le contourne tout doucement en serrant la végétation mais pas de chevreuil en vu, je longe tout doucement l’îlot et me rends compte que le chevreuil a quitté les lieux. Je remonte vers la route de crête et la traverse pour cette fois descendre en longeant le bois sur l'autre penchant. Je longe doucement entre les féveroles et le bois en surveillant les cultures du secteur.

Arrivé au coin du bois sans voir de chevreuil, je prends à droite en longeant le bois quand j'aperçois un gros chevreuil au gagnage, à 50 mètres environ, dans le passage de tracteur parallèle au bois qui longe la bande enherbée à environ 5 mètres de la bande enherbée qui sépare ma culture du bois. Sa tête baissée ne me permet pas de l'identifier de suite mais au moment où il relève la tête j'aperçois des bois. Il rebaisse la tête, le vent soutenu est assez bon et masquera le bruit de ma progression. J'avance rapidement prêt à me baisser à tout moment si le chevreuil relève la tête. il avance très doucement en mangeant pour s'engager dans un passage de tracteur qui remonte vers la crête à ma gauche. Je me baisse rapidement derrière le blé alors que le brocard relève la tête et reprends rapidement ma progression alors qu'il vient de la rebaisser. J'arrive facilement à 12 mètres du brocard qui broute paisiblement, j'arme mon arc, prends la visée et décoche. Ma flèche vole bien et l'impact retentit. Il me semble qu'elle est plein coffre.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

Le brocard démarre en trombe et fait volte-face pour sortir du blé, traverser la bande enherbée et remonter le talus pour rentrer au bois en un éclair.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

Je reste immobile et attends le retour du calme avant d'aller chercher ma flèche. Je la retrouve assez rapidement, Les vannes sont peu marquées par le sang et le tube porte des petits fragments de viande, si je n'avais pas vu mon atteinte je serais inquiet car cette flèche porte tous les indices d'une atteinte musculaire.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

J’éteins mon encoche lumineuse et remets ma flèche au carquois. Je commence à chercher du sang sur la trajectoire de fuite. Impossible de trouver la moindre goutte de sang dans le blé ou sur la bande enherbée. Après avoir contrôlé et recontrôlé sans succès, je décide de contrôler l'entrée au bois, toujours pas de sang. Je rentre donc dans le bois par la coulée où il me semble voir rentrer le chevreuil tout à l'heure. A 3 ou 4 mètres de la lisière, je trouve une première goutte de sang sur une feuille de lierre.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

Je trouve ensuite rapidement d'autres gouttes et commence à suivre la piste qui s'intensifie rapidement mais reste peu abondante.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

Je dois progresser à la lumière de mon portable car le sous-bois est encore faible. Le sang est par moment très présent avec de grosses gouttes au sol

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

ou des frottés sur la végétation

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

puis devient très peu abondant sur plusieurs mètres. Je peine parfois à démêler la piste qui n'est pas toujours linéaire, le chevreuil a fait quelques crochets mais je ne la perds pas pour l'instant. Après environ 40 mètres je retrouve une reposée debout

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

puis la piste reprends assez bien marquée et commence à redescendre alors que le chevreuil semblait vouloir remonter vers la route en haut du bois. Au bout de 70 mètres environ, je retrouve mon chevreuil mort sur le flanc. Ma flèche rentre au niveau de la patte avant gauche et ressort derrière l'épaule opposée et prend les poumons.

Le bracelet apposé et quelques photos prises, je remonte mon chevreuil à la voiture qui n'est qu'à 50 mètres environ. Il n'est que 7h30, je décide de repartir en chasse après avoir mis mon chevreuil dans le coffre de ma voiture.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

Je repars en chasse, cette fois je remonte la route jusqu'à la route de Valence puis la longe jusqu'à la route suivante qui descend sur la gauche, parallèlement à la route au bord de laquelle je suis garé. Au niveau de cette route, je quitte la route de Valence mais la longe par un passage de tracteur qui fait le tour d'un grand champ de blé et rejoins la bordure d'un bois qui longe la crête suivante puis redescends dans la combe à 300 mètres environ.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

Je rattrape la bordure du bois et la longe toujours en suivant le passage du tracteur. Pas de chevreuil ce matin, je suis le bois qui redescend dans la combe puis remonte sur la crête dans le champ de blé près d'un petit bosquet entouré par les céréales. Toujours pas de chevreuil en vue. Je suis donc la crête pour rejoindre un grand champ de tournesol.

En arrivant au bord du blé, j'aperçois un beau brocard et sa chevrette au gagnage dans le tournesol à environ 150 mètres.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

La culture est encore basse et des zones sont dégagées et permettent de bien voir les animaux. Je me baisse dans le passage de tracteur qui longe la bordure du champ de blé et les observe un moment pour essayer d'anticiper leur déplacement. Les animaux descendent dans la combe.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

Je décide de tenter de descendre vers la combe qui se poursuit dans le blé, en espérant que les animaux vont la suivre pour revenir vers le blé. Je commence à avancer à 4 pattes dans le passage de tracteur en surveillant régulièrement la position des chevreuils.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

Le brocard se couche, à peine visible dans une touffe de végétation, dans la combe. La chevrette à une trentaine de mètres de lui fait sa toilette

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

puis remonte tranquillement en mangeant, en biaisant vers un bosquet bordé par le tournesol et qui rentre dans le blé.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

Le vent soutenu masque ma présence et les bruits de ma progression. Je décide de continuer à avancer vers la combe car je pense que le brocard va se relever et suivre la chevrette. Le terrain sec est très dur et le relief des crampons des roues du tracteur meurtrissent mes genoux. La combe est à mi-chemin du bosquet et je serais plus près s'il me faut continuer à progresser vers le bosquet pour couper les animaux. J'avance en surveillant régulièrement les animaux. Le brocard qui tourne le dos à la chevrette finit par se relever alors que la chevrette s'est éloignée d'environ 50 mètres. Il se lèche le dos, se retourne et se gratte les pattes avant avec les bois

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

puis se remet en marche pour rejoindre sa femelle.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

Je continue à avancer doucement en poussant mon arc devant moi. Une zone de blé versé ne me permet plus d'avancer à couvert et je dois ramper sur 40 mètres tout en surveillant les animaux qui ne m'ont pas repéré. Le blé étant à nouveau assez haut, je reprends ma progression à genoux mais le sol dur me fait vraiment souffrir. Un chêne tombé contre le bosquet fera un bon affût et je décide de tenter de le rejoindre.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

Le brocard rejoint peu à peu la chevrette.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

Un peu plus loin, il me faut ramper à nouveau sur un passage découvert. Je finis ensuite mon approche à 4 pattes et rejoins le chêne tombé dans le blé au bord du bosquet. Je me poste derrière cet arbre mort qui m'offre plusieurs fenêtres du tir au travers de ses branches entre lesquelles j'aperçois, encore à 80 mètres, les chevreuils qui se rapprochent très très lentement.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

Je tente quelques aboiements qui restent sans réaction, peut-être qu'ils ne m'entendent pas à cause du vent soutenu. Je décide finalement de me poster au bout du chêne qui me donne une position de tir proche de la combe.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

Le temps passe et les chevreuils semblent plutôt monter vers le bosquet et je décide de quitter mon poste pour rentrer dans le bosquet pour aller me poster sur la lisière du côté des tournesols mais en arrivant au bord du bois, je me ravise car si les animaux changent brutalement de direction, il sera plus compliqué de se déplacer sans bruit dans le bois.

Je repars me poster derrière le chêne pour observer les animaux. J'observe les chevreuils depuis un bon moment quand un mouvement attire mon attention à 200 mètres environ dans la combe au milieu des tournesols. Un chevreuil solitaire arrive d'un pas décidé et je pense rapidement à un brocard ce qui me fait craindre un chamboulement de mes plans. Son arrivée risque de bousculer le couple. Les 2 chevreuils broutent tranquillement sans se douter qu'un autre chevreuil approche mais alors qu'il arrive à environ 50 mètres du couple en humant l'air, certainement sur la piste de la chevrette, les 2 autres chevreuils l'aperçoivent et le regardent. Je commence à voir ses bois distinctement, c'est bien un brocard. Il finit par voir son concurrent et la chevrette et se dirige au trot vers cette dernière en remontant du fond de la combe.

Il commence à courser la chevrette alors que son concurrent reste impassible et regarde le nouveau couple s'éloigner. Il laisse ainsi son rival et sa chevrette s'éloigner de 70 mètres puis s'élance à leur poursuite. Son rival délaisse un instant la chevrette et s'en suit une séance d'intimidation. Les brocards sautillent face à face mais ne vont pas jusqu'à l'affrontement et le premier brocard finit par fuir alors qu'il semble avoir des bois plus imposant. Il semble également moins massif de cou que son rival et est certainement plus jeune. Le gagnant poursuit un peu son rival puis reprends sa course au train de la chevrette.

Le brocard de pentecote, 9 juin 2014

Tous 2 passent la crête, rapidement suivis à bonne distance par l'autre brocard. Une fois les chevreuils perdus de vue, je prends le pas de course en suivant le passage de tracteur et rejoins la crête. Les 3 chevreuils sont en contrebas dans un semé de sorgho, à 150 mètres environ. Les 2 brocards ont repris leur séance d'intimidation, la chevrette un peu en retrait les observe. J'en profite pour tenter une approche mais je suis vite repéré. Les chevreuils m'observent, je me baisse doucement et tente quelques aboiements mais les animaux démarrent et fuient pour rentrer au bois à environ 300 mètres. Je repars rapidement vers la crête longée par le bois où sont rentrés les chevreuils et me poste un instant dans une zone de bois claire en espérant voir passer les animaux. Je reprends mon souffle pour me remettre de plusieurs centaines de mètres de course à pied. Le temps passe et rien ne vient, je décide de laisser tomber et retourne à ma voiture.

Arrivé à la voiture, je décide de descendre vers la vallée de l'Osse et de partir par le vieux moulin pour voir si un brocard ne serait pas au gagnage dans les blés de part et d'autre de la rivière en dessous de chez le président de la chasse. Alors que je longe doucement un champ de blé qui borde l'Osse, en voiture. Il me semble apercevoir, au travers des arbres qui bordent la rivière, une tête de brocard dans le blé de l'autre côté du cours d'eau. Un peu plus loin une trouée me permet de confirmer cette impression. Un beau brocard mange tranquillement dans les céréales. Je ne ralentis pas et poursuis pour me garer près du moulin contre un petit bosquet qui borde la route. J'attrape mon arc et repars en chasse. Je longe doucement la route jusqu'à un chemin de terre qui sépare 2 parcelles de blé et traverse l'Osse. J'avance doucement en arrivant sur le petit pont et aperçois le brocard à 80 mètres environ sur ma droite. Il baisse la tête, j’en profite pour avancer rapidement pour rejoindre une longue bande d'avoine sauvage de 2 mètres de large qui coupe le champ de blé parallèlement à la rivière. Elle fera un bon écran de camouflage pour avancer vers le brocard qui broute à quelques mètres derrière cette dernière.

Arrivé au niveau de la bande d'avoine, j'observe un court instant le brocard qui vient de redresser la tête. Il baisse la tête, je commence mon approche en m'arrêtant et me baissant à chaque fois qu'il redresse la tête. Le vent fort est face à moi et couvre le bruit de ma progression dans les céréales, petit à petit, je le rejoins alors qu'il avance doucement en broutant. Arrivé à sa hauteur, je le devance un peu et l'observe un instant pour attendre le moment propice pour décocher ma flèche, le blé est haut et très épais et je devine plus que je ne vois mon brocard. Il redresse la tête et avance de quelques pas pour se présenter plein travers à 6 ou 7 mètres, j'arme, vise et décoche mais le blé arrête et dévie ma flèche qui bifurque pour passer devant le cou du chevreuil et ricocher comme sur la surface de l'eau avant de retomber à 50 mètres dans le blé. Le brocard démarre en aboyant et part vers un bras de l'Osse à environ 100 mètres devant moi. Il s'arrête à 40 mètres environ et se retourne pour chercher son assaillant. Je l'aboie et il hésite, il fait quelques pas vers moi, se ravise, revient puis finit par démarrer et filer à grands bons à travers blé à 35 mètres, en parallèle de la bande d'avoine.

Je prends le pas de course et cours pour tenter de le recouper au fond du champ où le bras de l'Osse rejoint la rivière qui coule dans mon dos. Je m'arrête à chaque fois qu'il s'arrête pour observer et finis par le rattraper mais il rentre dans la bande arborée qui suit le cours d'eau juste au moment où je suis assez prêt pour armer. J'ai perdu, je rentre sans même essayer d'aller chercher ma flèche.

 

Alex

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 23:03

Sortie du matin :

Ce matin, j'arrive au départ du chemin de terre qui rejoint le village de Roques mais comme Hémo est dans la voiture, je poursuis un peu pour trouver une place qui sera à l'ombre jusqu'à mon retour. Pile à l'emplacement où je me gare habituellement, près de la ferme, un chevreuil démarre et disparaît rapidement dans les champs sur la gauche du chemin. Un peu plus loin, je trouve une place sur le bord du chemin entre 2 grandes haies et me gare.

Je me prépare puis pars en chasse en longeant le chemin. Je surveille les champs de blé et les prairies entrecoupés de haies de part et d'autre du chemin. A environ 300 mètres de la voiture, dans un virage du chemin, j'aperçois à environ 100 mètres devant moi, un chevreuil qui descend du coteau de droite à travers un semé de tournesol. Je me serre contre les herbes hautes de la droite du chemin et l'observe un court instant avant de tenter une approche qui s'annonce très compliquée car les tournesols sont encore tout petits. J'avance tout doucement, voûté en serrant le bord du chemin quand j'aperçois un autre chevreuil en plein milieu du chemin qui me fait face. Je ne peux pas avancer sans être vu.

J'attends un moment immobile en les observant. Le chevreuil sur le chemin semble être une chevrette et celui dans le tournesol un brocard. La situation se complique, un terrain découvert et 2 chevreuils. Je décide de tenter de m'approcher encore un peu en surveillant bien les réactions des 2 animaux. Le brocard broute tranquillement en se rapprochant du chemin mais, tout à coup, il lève la tête et regarde fixement vers moi alors que je suis encore à 80 mètres. Il démarre, la chevrette rentre dans la haie qui borde la gauche du chemin et il lui emboîte le pas.

Une fois les 2 chevreuils à couvert, je prends le pas de course pour arriver au bout de la haie qu'ils viennent de traverser, 50 mètres plus loin. Je me poste au bout de la haie en observation mais ne peut que les voir s'enfuir en bondissant et en aboyant contre la haie qui borde le fond du champ de blé. Je laisse tomber et remonte par un chemin de terre vers une zone de vigne entourée de cultures. Ce chemin serpente entre le semé de tournesol et un champ de blé puis remonte en bordure d'un bosquet clairsemé dont le sol est couvert d'herbes hautes. Juste une haie de chênes qui bordent le chemin me sépare d'un champ de blé sur ma gauche.

Pas de chevreuil ce matin dans le secteur. Je surveille les 2 côtés du chemin en avançant doucement et débouche sur une bande enherbée qui sépare une bande d'avoine sur ma droite d'une vigne sur ma gauche. Je prends à gauche en longeant entre la vigne et le blé. Je surveille les rangs de vigne et aperçois un lièvre assis contre une souche à environ 70 mètres puis un autre dans un autre qui se débine dans sillon un peu plus loin. La vigne fait place à un semé de tournesol. Je continue en le longeant et débouche sur un champ de blé dans lequel je m'avance pour rejoindre la haie qui marque le fond de la combe en suivant un petit ruisseau qui sépare le blé d'un champ de colza semence.

Je longe doucement la haie à 5 mètres dans les céréales. Ma progression lente n'est pas très silencieuse à cause du blé craquant. Je décide de sauter le ruisseau et de remonter par un passage de tracteur vers le sommet du coteau puis prends à gauche pour prendre un passage broyé du colza. Je passe sur la bordure d'une pelouse qui entoure quelques maisons en pierre au sommet du coteau puis redescends vers le ruisseau suivant qui marque à nouveau le fond d'une combe. Un grand blé sur ma droite et un semé de maïs sur ma gauche, je surveille le secteur en descendant doucement quand des aboiements retentissent sur le penchant opposé.

Un chevreuil que je ne vois pas encore m'a repéré.  Il semble situé derrière la grosse haie qui borde le ruisseau le long du blé. C'est peut être, et je l'espère, le brocard que j'ai blessé le 5 juin. Je continue à m'avancer doucement et finis par l'apercevoir, il remonte dans le blé vers le petit bosquet qui rentre dans le blé et au-dessus duquel j'ai décoché l'autre soir. C'est bien lui, il s'arrête plusieurs fois avant d'entrer dans le bosquet puis rentre dans le petit bois pour ressortir rapidement de l'autre côté et remonter vers le haut du coteau à travers blé en s'arrêtant souvent pour regarder derrière lui. Je décide de le laisser tranquille et bifurque juste avant la haie pour la longer par un passage de tracteur dans le blé.

Les sangliers sont passés par là, le blé est très touché de part et d'autre du passage de tracteur. J'avance doucement et rejoint un petit bois qui termine la haie. Du coin de ce bois, un fossé remonte sur ma droite vers le sommet du coteau et un autre bosquet à mi pente. Il sépare le champ de blé d'un autre champ de blé plus vert. Je passe ce fossé et longe tranquillement le bois mais sans passage de tracteur ma progression est trop bruyante. En arrivant au bout du bois, j'aperçois un jeune brocard qui, m'ayant entendu arriver, regarde vers moi et s'enfuit à travers blé juste au moment où nous nous apercevons mutuellement. Il n'était qu'à 30 mètres derrière le coin du bois mais rejoint rapidement les vignes qui bordent la parcelle sur la gauche et le devant du champ.

Il marque juste un arrêt dans le blé pour jeter un dernier coup d’œil vers moi puis passe dans la vigne et disparaît. Je continue tout droit et rentre dans la vigne en sortant du blé. Un peu plus loin, une chevrette traverse mon rang de vigne à vive allure. Je ressors au bout de la vigne et traverse la route pour me diriger vers un grand bois en contrebas. Je longe une grosse haie à ma droite pour le rejoindre en surveillant le champ à ma gauche quand des aboiements retentissent derrière la haie. Un chevreuil vient de démarrer et s'éloigne en protestant. Je presse le pas et arrive au bout de la haie pour jeter un coup d’œil dans le blé qui longe le bois derrière cette dernière mais je ne vois pas de chevreuil.

Le vent vient de ma gauche, je décide de longer le blé à mauvais vent pour contourner le bois avant de repartir en chasse à bon vent de l'autre côté du massif. J'avance tranquillement dans le blé. Le chevreuil aboie toujours, il semble situé dans une parcelle cultivée à l'intérieur du bois. Un peu avant la fin du champ de blé, je tombe sur une zone très touchée par les blaireaux puis ressors sur une prairie qui fait suite au blé juste avant une grande friche coincée entre le bois et une bande boisée étroite qui le longe à environ 40 ou 50 mètres de la lisière. Je biaise et passe au-dessus de la bande boisée dans un semé de tournesol à peine levé qui me conduit jusqu'au bout du bois.

Je contourne le bout du bois et longe maintenant une grande zone de vigne en surveillant les rangs, espérant voir un chevreuil. J'avance tranquillement sur la bande enherbée entre le bois et la vigne quand, en passant devant un rang, j'aperçois à 40 ou 50 mètres un chevreuil qui regarde vers moi. Je stoppe net au rang suivant et fais doucement un pas en arrière pour me positionner au bout du rang de vigne. Je me penche doucement et aperçois un brocard ce cul qui me regarde par-dessus son dos, ses bois sont assez fins mais bien noirs et bien au-dessus des oreilles. Je suis repéré, l'approche s'annonce très compliquée. Un autre chevreuil démarre un peu plus loin dans la vigne en aboyant et s'éloigne assez rapidement en protestant.

Le brocard reste un instant impassible puis démarre et s'éloigne en suivant le rang de vigne pour disparaître un peu plus loin. Je reprends ma progression. Un peu plus loin, j'aperçois un chevreuil couché plein travers à plus de 100 mètres entre 2 rangs de vigne.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Je commence une approche et progresse tout doucement derrière le rang de vigne derrière lequel se trouve le chevreuil. De temps en temps, je me penche au-dessus de la vigne pour regarder s'il est toujours là et constate qu'il ne bouge pas d'un millimètre. Je progresse doucement quand un chevreuil démarre à ma gauche et s'arrête à 35 mètres environ sur un talus qui sépare cette parcelle de vigne de la suivante. C'est une chevrette elle se retourne et cherche du regard dans la vigne la source du dérangement. Je reste un moment immobile puis reprends mon approche ce qui la fait démarrer. Arrivé à environ 30 mètres du chevreuil, je me mets à 4 pattes et l'observe par-dessous des pieds de vigne.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Il semble que ce soit une chevrette mais je décide de poursuivre mon approche pour m'amuser.

J'avance tout doucement, le sol enherbé est silencieux et je parviens à environ 15 mètres du chevreuil. Je me penche par-dessus la vigne et l'observe au travers des feuillages, la chevrette regarde vers moi mais reste immobile et couchée. 

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Un des fils de fer qui tient la rangée se met à grincer et je pense la voir filer mais elle ne bouge pas. Je me penche d'avantage pour tenter de prendre des photos plus nettes mais cette fois la chevrette se lève et file dans la rangée.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Je la regarde filer un instant puis fais demi-tour pour revenir au bord du bois et reprendre mon approche.

Je marche un moment en longeant le bois sans voir de nouveau chevreuil. Un peu plus loin, une petite parcelle de blé s'avance dans le bois. Je surveille la surface des céréales mais pas de chevreuil. Je fais des pauses, de temps à autre, pour jeter un coup d’œil sur des chemins forestiers qui s'enfoncent dans le bois. Au bout d'un moment les vignes font place à des parcelles de blé et je rejoins un chemin de terre qui traverse le bois puis sépare 2 parcelles de blés pour rejoindre à plusieurs centaines de mètres une petite route goudronnée. Je prends le chemin en surveillants les cultures des 2 cotés et arrive au bout de la parcelle de gauche sans avoir vu de chevreuil.

Je bifurque à gauche pour longer une bande de terre située entre le blé et une parcelle de vigne mise en place il y a 1 ou 2 ans. Ma position élevée me donne une bonne vue d'ensemble sur le blé. En avançant doucement, je me rends compte que je suis un pied tout frais de chevreuil bien marqué dans la terre meuble à cet endroit. Je suis tranquillement ces traces tout en surveillant les alentours et arrive ainsi au coin de la vigne. En dessous, le blé finit en pointe et rentre un peu dans le bois. Un mouvement attire mon regard contre la bordure du bois, à environ 45 mètres en contrebas. Je me fige, un brocard avance tranquillement partiellement caché par les branches basses. Je suis au bout d'un bout de haie qui prolonge le bois en longeant la vigne. Le brocard, un jeune 6 pointes déjà pas mal, s'arrête régulièrement pour brouter quelques feuilles. Ma position élevée n'est pas un atout car il va être très difficile de descendre le talus qui me sépare du blé.

Je tente tout de même le coup, profitant d'une pause du brocard pour brouter quelques feuilles. Son cou tendu, sa tête dans les feuilles, il ne doit pas me voir. Je descends très doucement mais je suis très vite repéré à cause d'un léger craquement. Je me fige, le brocard curieux observe un moment. Je tente de l'aboyer mais il s'éclipse tranquillement et rentre au bois. Je fais demi-tour et remonte au bord de la vigne pour rejoindre un peu plus loin un bout de chemin qui traverse le bois très étroit à cet endroit et un petit ruisseau qui serpente dans le massif. L'eau est très boueuse malgré le temps sec depuis plusieurs jours, peut-être que les sangliers ou des ragondins en sont la cause. Je débouche dans une friche d'herbes très hautes bordée par le bois à gauche et une haie très épaisse à droite. J'avance doucement dans les hautes herbes puis décide de traverser la haie pour avancer plus à l'aise dans le semé de tournesol de l'autre côté.

 Je contourne ainsi la friche puis longe à nouveau le bois quand une chevrette démarre un peu plus loin et se débine vers la grosse haie que j'ai longé tout à l'heure pour arriver au bord du bois. Je la regarde s'éloigner puis biaise pour revenir vers la route que je longe un moment. Je fais une petite pause pour manger quelques cerises puis passe au milieu d'un hameau avant de prendre à droite le long d'une haie de sapinettes qui entoure le terrain d'une des maisons et arrive en bordure d'une parcelle d'avoine que je longe tranquillement. Le chien de la maison se met à aboyer un moment puis finit par se taire. Arrivé dans un coin rentrant de la culture, je prends un passage de tracteur pour la traverser. Alors que j'avance tranquillement, le bruit d'un animal qui arrive dans mon dos me fait me retourner. Un chien gris sombre à poil long arrive dans mon dos. Je m'arrête et lui parle, il semble amical et vient vite se faire caresser.

Il est un peu trop amical, je n'aurais pas dû le caresser car, maintenant, il me suit. Je tente de presser le pas dans l'avoine mais le chien qui se laisse parfois un peu distancer revient alors très vite derrière moi. Je tente de le semer en quittant le passage de tracteur et sors rapidement de la culture pour descendre un talus enherbé et arriver au bord d'une zone de vigne que j'ai longé tout à l'heure par le côté opposé. J'avance en surveillant les rangs quand le chien revient sur mes pas, je tente de le faire partir mais il revient à nouveau. Je continue à avancer rapidement pour tenter de le distancer et aperçois 2 lièvres dans la vigne. Arrivé au coin de la vigne et avant de redescendre vers le chemin de terre au bord duquel je suis garé à environ 400 mètres, je gronde le chien qui s'arrête. Il s'assoit au coin de la vigne et me regarde m'éloigner sans bouger. Cette fois, il a compris.

Je reprends ma chasse en avançant tranquillement et en surveillant les cultures mais rien en vue jusqu'au chemin de terre. Alors que je commence à longer le chemin tranquillement, le chien arrive tranquillement derrière moi. Je décide de laisser tomber et retourne rapidement vers ma voiture pour quitter le secteur. Le chien me regarde partir et ne suit pas ma voiture, il a un long chemin pour revenir chez lui. Je décide d'aller voir une mare, plus loin, au bord de la route car j'y ai vu pas mal de ragondins hier soir. Je me gare donc près de la mare et descends doucement au bord du petit plan d'eau qui est très calme ce matin. Je me poste au pied d'un grand saule pleureur et commence à imiter des cris de petit ragondin en détresse. Immédiatement un ragondin de taille moyenne surgit du fond de la mare et s'avance vers moi. J'arrête mes appels alors qu'il est à environ 20 mètres et le laisse venir. Comprenant qu'il y a un problème il biaise et part se caler contre la berge à ma droite à environ 10 mètres.

J'arme, prends la visée et décoche mais ma flèche passe au ras dessous. Le ragondin ne bouge pas. Je réencoche rapidement, reprends la visée et décoche une seconde flèche. Cette fois, le placement plein épaule provoque une très grosse perte de sang. Le ragondin se débat un instant pour se dégager de ma flèche restée fichée dans l'eau contre la berge. Il rentre au terrier et semble se débattre à l'entrée sans que je puisse le voir. Je l'entends un instant puis le calme revient et du sang commence à couler en abondance du terrier. Je reprends mes appels mais rien ne vient. Je me déposte et m'avance vers le fond de la mare par la berge de droite quand un second ragondin traverse pour se réfugier dans l'angle côté route sous des branches basses. Je tente d'appeler mais il se débine. Je pars donc chercher mon ragondin et mes flèches. La berge est très abrupte et fait environ 1,5 mètre de haut. Je dois sauter dans l'eau, heureusement peu profonde pour attraper mes flèches.

Une belle traînée de sang coule du terrier qui est enfoncé sous la berge derrière un petit arbre qui pousse dans l'eau.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Je me penche au ras de l'eau et aperçois mon ragondin dans le terrier, je tente de la ramener avec une flèche sans succès puis finis par rentrer mon bras dans le terrier. Le petit arbre me gêne un peu mais je finis par l'attraper et le sors du terrier pour le lancer sur la berge avant de récupérer mes flèches et de remonter non sans mal, en m'agrippant à la végétation, sur la berge. Je pars ensuite chez le président de la chasse ou je suis invité à manger une bonne côte de bœuf cuite au barbecue. Avant de rentrer, je pars faire un petit tour en voiture sur les secteurs du territoire que je n'ai pas encore chassé, histoire de me décider sur le secteur que je vais chasser ce soir.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Sortie du soir :

Après un bon repas et une bonne sieste, je repars à la chasse. J'ai décidé de chasser sur un morceau de la commune de Gondrin rattaché à la société de chasse, sur une vallée, le long d'un petit ruisseau. Je me gare près d'un hameau de maisons en pierre à l'ombre d'un gros noyer puis je descends en suivant la route pour rejoindre le bord du ruisseau. Arrivé au ruisseau, je commence à le suivre par la bande enherbée qui le sépare d'un champ de blé. La bande enherbée s'interrompant un peu plus loin, je m'avance un peu dans le blé pour rejoindre le premier passage de tracteur et le suis tranquillement mais le secteur est calme. J'arrive au bord d'une grande haie qui sépare le blé d'un semé de tournesol clairsemé. Je la traverse et rejoins le bord du ruisseau pour le longer.

Au loin, le tournesol fait place à un nouveau champ de blé. Les 2 cultures sont séparées par un chemin de terre qui remonte vers la route qui suit la crête. Une tache sombre attire mon attention en bordure du champ de blé à environ 40 mètres du bord du ruisseau. A mesure que je me rapproche, il me semble identifier un ragondin. Mon impression se confirme rapidement alors que j'arrive près du chemin de terre. C'est un gros ragondin qui broute le blé, debout sur ses pattes arrières juste en face d'une longue mare située coté tournesol et dont le trop plein se déverse sur le chemin de terre.

Je m'approche doucement en longeant le blé. En avançant, j'aperçois une tête qui dépasse du blé en haut du champ. C'est une chevrette, je décide de continuer mon approche et elle me repère rapidement pour fuir à grand bons. Pas à pas, j'arrive à 6 ou 7 mètres du ragondin. J'arme doucement et prends la visée mais le ragondin est partiellement caché par le blé. Je décoche un peu au jugé mais manque le ragondin qui démarre et se précipite vers la mare. Il s'arrête juste avant la mare et se retourne pour identifier son agresseur, j'en profite pour réencocher rapidement. Je réarme et prends la visée mais le ragondin m'a repéré et s'apprête à démarrer. Je décoche rapidement mais touche le ragondin trop bas. Il se jette à la mare, je l'entends se débattre dans l'eau sans le voir à cause de ma position basse en dessous de la mare et de la végétation haute qui borde le petit plan d'eau.

Je récupère ma seconde flèche fichée au sol et la réencoche puis pars voir si je retrouve mon ragondin mais il a disparu. Je longe la berge de gauche plus accessible, le ragondin a déposé une belle tache de sang bien rouge sur une grosse pierre blanche au niveau du déversoir. Il me semble voir un remous sous une grosse touffe de joncs contre la berge opposée mais l'eau se calme. Je décide de faire le tour de la mare. J'avance doucement dans les hautes herbes mais rien ne bouge. Je reviens par la berge opposée. En arrivant au niveau des joncs, un démarrage se fait entendre et agite l'eau. Une traînée de bulles se dessine en direction du fond de la mare. Je fais vite demi-tour pour me poster contre un gros frêne et me prépare mais un gros remous et le bruit d'un ragondin qui rentre au terrier se fait entendre juste sur ma droite. J'attends un moment mais le ragondin ne ressortira pas, je l'ai perdu.

Je pars chercher ma seconde flèche puis redescends pour recommencer à longer le ruisseau, sur la bande enherbé qui le sépare du blé. J'avance doucement quand il me semble apercevoir quelque chose qui vient de disparaître à la surface du blé à environ 60 mètres.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Je me fige et observe quand les bois d'un brocard refont surface. Je lui laisse rebaisser la tête puis commence mon approche rapide. Très vite, un petit virage sortant du ruisseau cache mon approche sur 20 mètres, j'en profite pour gagner rapidement du terrain. Je finis mon approche doucement en suivant la haie qui borde le ruisseau et en m'arrêtant à chaque fois que le chevreuil relève la tête. Je parviens ainsi à environ 15 mètres du brocard qui semble vouloir venir vers moi. Je décide donc de me positionner à genoux au bord du champ de blé. Je me poste juste en face de la roue gauche d'un passage de tracteur qui remonte vers la route de crête. J'accroche mon décocheur et me baisse au maximum pour ne pas être repéré quand le brocard relève la tête en avançant.

Il arrive tranquillement par ma gauche, par un passage de tracteur qui longe le bord du champ et rejoint le passage en face duquel je suis posté. S'il continue sur cette voie, il va déboucher à découvert sur le passage qui remonte à environ 10 mètres de moi. Pas à pas, il arrive mais, à 3 mètres du passage, il commence à biaiser pour remonter un peu. J'arme mon arc, le brocard sort au pas dans le passage de 3/4 arrière à environ 12 mètres. J'aligne ma visée et décoche. Mon encoche lumineuse rouge très visible me permet de suivre la trajectoire de ma flèche du regard. Elle passe juste sous le poitrail du brocard. Surpris, il démarre en trombe. C'était trop facile, comment j'ai pu louper une telle occasion ? Le chevreuil s'arrête vite à environ 20 mètres et commence à revenir vers la bande enherbée se présentant ainsi plein travers. Il cherche la provenance du dérangement et observe le blé. Je suis baissé derrière le blé. Seul 5 centimètres sous la ligne du dos dépassent des céréales. Je réencoche rapidement et le laisse se rapprocher doucement mais il finit par se retourner comme pour remonter vers la crête. Je n'aurais pas d'autre chance. J'arme et vise rapidement alors qu'il vient de s'arrêter à un peu plus de 20 mètres. Je vise et décoche.

Cette fois, je ne vois pas bien la trajectoire de ma flèche mais entends l'impact. Le chevreuil se met à ruer en tournant sur lui-même puis démarre et débouche sur la bande enherbée qui longe le ruisseau dans le virage à 90 ° du cours d'eau, à 40 mètres sur ma droite. Je réencoche rapidement et reste immobile. L'animal longe le bord du ruisseau encaissé d'environ 2 mètres sans oser le traverser. Il hésite ainsi un instant, ce qui me fait penser qu'il n'est vraiment pas au mieux de sa forme. Il finit par descendre dans le ruisseau où je le perds de vue.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Je me lève brusquement et pars au pas de course pour ralentir à environ 15 mètres du ruisseau et commence une approche lente et silencieuse. J'entends les bruits de pas du chevreuil qui fait des va et vient sur le gravier au fond du ruisseau. Je me rapproche doucement quand il commence à s'éloigner. Je suis le bruit et me prépare, je suis presque au bord du cours d'eau et le bruit est tout proche quand mon brocard monte péniblement la berge abrupte opposée et s'arrête à 7 ou 8 mètres de 3/4 arrière pour reprendre son souffle. J'arme, vise rapidement et décoche un impact sourd et cassant retentit, le brocard démarre et je le perds vite de vue derrière les arbres qui bordent le cours d'eau.

Je pars chercher un moment mes 2 flèches pour laisser le temps à l'hémorragie de se faire mais impossible de les retrouver dans le blé épais malgré mes encoches lumineuses. Je décide de laisser tomber et de partir chercher mon chevreuil. Je trouve rapidement du sang sur la bande enherbée

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

puis le suis jusqu'à l'endroit où le chevreuil est rentré dans le ruisseau.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Je descends dans le cours d'eau et suis le sang parfois visible au sec sur les graviers du lit du cours d'eau puis remonte sur la berge opposée. Je ne trouve pas tout de suite le sang et décide d'aller chercher ma flèche que je retrouve fichée au sol un peu plus loin dans le pré. Mes vannes blanches sont maintenant rougies par le sang.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Je récupère ma flèche et la mets au carquois puis reviens au bord du ruisseau ou je trouve l'endroit du tir. Un amas de gouttes de sang indique que l'animal est resté un instant à cet endroit.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

La bordure du ruisseau a été piétinée par les vaches qui ont mis par endroit le sol à nu. Je commence à suivre la piste qui est d'abord peu marquée.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Petit à petit, les gouttes deviennent plus grosses et plus faciles à suivre.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014
2ième brocard de la saison, 7 juin 2014
2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Elle s'interrompt un instant mais la trace de mon brocard dans une vielle bouse me remet sur la voie.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

La piste longe le bord du cours d'eau puis continue tout droit alors que le cours d'eau tourne pour rentrer dans une petite bande assez claire de buissons et d'arbustes.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Le sang bifurque à droite et sort de la bande boisée et je tombe sur mon brocard mort sur le flanc. De l'écume rouge claire, signe d'un poumon touché, sort du trou de sortie de ma flèche.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

L'entrée se trouve juste devant le cuissot et un plis d'intestin est ressorti et colmate le trou d'entrée. Ma seconde flèche lui avait entaillé les muscles du dos juste avant le bassin et avait légèrement touché les vertèbres.

Après une petite séance de photos, j'attache les 4 pattes de mon chevreuil et le porte par cette anse ainsi formée pour rentrer à la voiture. Je traverse le ruisseau puis attaque de redescendre le long du ruisseau. La luminosité baisse doucement.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

J'arrive à la route et pose mon chevreuil dans le passage de tracteur pour aller chercher ma voiture car il est lourd et je commence à fatiguer. Alors que je remonte tranquillement vers mon véhicule, un blaireau traverse tranquillement la route à environ 30 mètres devant moi pour rentrer dans le champ de blé sur ma droite. Ma voiture récupérée je retourne chercher mon chevreuil avant de rentrer chez moi.

2ième brocard de la saison, 7 juin 2014

Alex

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 00:00

Ce soir j'ai décidé de retourner chasser sur Justian. Jean Pascal, de passage dans le Sud-Ouest va venir chasser avec moi, il arrive vers 19 heures chez moi et le temps qu'il se change nous partons et arrivons sur place vers 20 heures. Je me gare près du village de Roques, au bord du chemin de terre qui rejoint Justian en prenant bien soin de me garer à l'ombre car Hémo va rester dans la voiture et il fait encore très chaud.

Nous nous préparons rapidement puis nous partons en longeant une petite bande boisée sur notre gauche et un grand champ de blé sur notre droite. Le terrain monte doucement vers le sommet du coteau. Un peu plus loin, le blé fait place à une vigne et une haie prolonge le bois pour nous séparer d'un semé de tournesol très en retard. Au bout de la vigne, la haie bifurque à 90 ° pour suivre la crête du coteau. Nous la longeons jusqu'à ce qu'elle s'interrompe puis quittons la vigne pour prendre à gauche à travers un semé se soja, vers un très grand champ de blé encore bien vert.

Nous nous dirigeons vers un petit bosquet qui s'avance dans la culture quand Jean Pascal reçoit un appel. J'attends qu'il finisse avec son téléphone mais il me dit de continuer et qu'il me rattrapera. Je le laisse donc au milieu du semé et me dirige tranquillement vers l'angle du bosquet quand il me semble apercevoir une tête de chevreuil dans le blé à environ 50 mètres mais je l'ai perdu de vue. Je me fige et attends un court instant. La tête du chevreuil réapparaît au-dessus des céréales. Je l'observe pensant d'abord à une chevrette mais alors que la tête se tourne plein travers, j'aperçois quelque chose de blanc entre les oreilles et finit par identifier un petit brocard.

Je décide de tenter l'approche, un petit bout de haie d'environ 10 mètres prolonge le bois à la limite du semé de soja et du blé. Je m'avance doucement vers le bout de cette haie pour observer le brocard. Je suis au coin de la haie quand, tout à coup, le brocard se fige et regarde vers le soja plus à ma gauche. Je me retourne et aperçois Jean Pascal qui arrive au milieu du champ tranquillement, il n'a pas compris que j'avais entamé une approche et je lui fais rapidement signe que j'ai repéré un chevreuil. Il se fige, met sa cagoule et se baisse doucement.

Le brocard reste un moment à regarder dans sa direction puis replonge sa tête dans le blé. Je passe doucement la haie et rejoins une bande enherbée bien verte entre le bosquet et le blé. Je commence mon approche voûté au maximum et m'arrête à chaque fois que le brocard lève la tête. Le sol et l'herbe verte sont assez silencieux et le chevreuil ne m'a, pour le moment, pas repéré alors que j'arrive à environ 30 mètres de lui. Le blé est assez bas et il progresse dans un passage de tracteur qui longe la bande enherbée à 5 mètres environ dans la culture et vient vers moi. C'est un petit 6 ou un 4 pointes qui ne dépasse guère des oreilles. La faible hauteur des céréales me permet de voir le haut de son corps. Je me baisse doucement et me positionne à genoux pour poursuivre l'approche.

Il se rapproche très doucement en broutant, je tente de me rapprocher, j'avance sur les genoux mais je suis du coup beaucoup plus bruyant car l'herbe frotte sur mon pantalon et le brocard commence à lever la tête et à regarder vers moi à chacun de mes mouvements. Je dois alors me figer un instant, comptant sur l'écran végétal du bosquet derrière moi et ma tenue camo pour ne pas être identifié. Je progresse ainsi doucement et finis par arriver à environ 18 mètres de l'animal qui se présente de 3/4 face. Cette position et la distance ne m'encouragent pas à tenter une flèche. Je décide de tenter de m'approcher encore d'avantage mais le brocard se retourne doucement et commence à s'éloigner en broutant tranquillement.

Je tente de me rapprocher encore un peu puis arme mon arc, le brocard qui était de 3/4 arrière bifurque maintenant et commence à traverser tranquillement la bande de blé entre le passage de tracteur et la bande enherbée. Il est à 20 mètres environ. Je le suis dans mon viseur et décoche alors qu'il semble vouloir marquer un temps d'arrêt mais il repart aussitôt et ma flèche arrive trop en arrière, le touchant au niveau de l'arrière du cuissot avec un bruit d'impact très sourd. Le brocard démarre et rentre dans le petit bosquet. J'arrive à le suivre du regard pendant un très court instant au travers des branchages puis il disparaît et le calme s'installe.

Je me redresse et regarde derrière moi, je ne vois pas Jean Pascal. Je commence à me diriger vers le lieu du tir sans trouver ni sang ni flèche. Je prends donc la direction de fuite jusqu'à l'entrée du bois mais toujours rien. Je contrôle au cas où toutes les entrées sur 20 mètres en bordure du bosquet sans succès. Je pars donc chercher à nouveau ma flèche. Jean Pascal me rejoint et je lui explique que je suis presque sûr d'avoir fait une atteinte musculaire. Je finis par retrouver ma flèche plantée au sol, près de la zone du tir, dans le blé. Elle est très peu marquée, très peu de sang mais des minuscules bouts de chair sur le tube et l'empennage. Mon impression était bonne, j'ai fait une atteinte musculaire et mes chances de retrouver l'animal sont quasi nulles.

Je laisse mon arc à Jean Pascal et rentre dans le bois par l'entrée supposée du brocard et trouve rapidement une première trace de sang sur le lierre qui tapisse le sous-bois,

2ième sortie de la saison de tir d'été, 5 juin 2014

rapidement suivie par d'autres.

2ième sortie de la saison de tir d'été, 5 juin 2014

Je ressors chercher mon arc et annonce le sang à Jean Pascal. Nous commençons à le suivre, la piste est assez faufile à suivre et a tendance à s'intensifier.

2ième sortie de la saison de tir d'été, 5 juin 2014

La piste descend presque au plus droit vers le bas du bosquet, la descente avant le blé est bien marquée.

2ième sortie de la saison de tir d'été, 5 juin 2014

Elle ressort ensuite dans le blé.

2ième sortie de la saison de tir d'été, 5 juin 2014

Le sang marque assez haut sur les épis de blé

2ième sortie de la saison de tir d'été, 5 juin 2014

puis 2 ronds de gouttes nous indiquent que le chevreuil a marqué une pause.

2ième sortie de la saison de tir d'été, 5 juin 2014
2ième sortie de la saison de tir d'été, 5 juin 2014

La piste rentre ensuite dans le blé et biaise vers une grosse haie qui longe un ru pour rejoindre à 200 mètres environ, sur notre gauche, un autre bosquet.

Nous suivons le sang peu abondant qui rejoint le bord de la haie puis la longeons un moment avant de bifurquer brutalement à gauche pour remonter vers les vignes au sommet du coteau. Cela fait environ 200 mètres que nous suivons le brocard. La distance s'accumule alors que nous avons fait environ 100 mètres dans la culture plus ou moins facilement car le sang n'est pas très abondant. Le chevreuil suit souvent un sillon mais en change parfois nous mettant en défaut un instant. Le champ est ponctué d'îlots plus ou moins importants d'avoine sauvage. 

Arrivés au milieu du champ, Jean Pascal me signale du mouvement devant nous. Occupé à regarder le sang juste devant moi, je n'avais pas remarqué qu'un animal se débinait devant nous. Le blé bouge mais rien ne dépasse et je pense immédiatement à un blaireau car ils sont nombreux dans le secteur et cette façon d'avancer en s'arrêtant régulièrement est typique de l'espèce. Je reprends ma recherche mais rapidement Jean Pascal m'annonce qu'il a vu le bocard. Je lève les yeux et l'aperçois qui se débine devant nous, il semble boiter mais ne se retourne jamais vers nous pour nous observer malgré ses nombreux arrêts.

Je le laisse sortir du blé, au bord de la vigne où je le perds rapidement de vue puis presse le pas pour remonter vers lui et gagner ainsi un peu de terrain. Je dérange un blaireau, le blé s'agite, il file, sans que nous puissions le voir et en s'arrêtant régulièrement, vers les terriers dans un petit bosquet à ma droite. Jean Pascal se décale vers le bosquet pour tenter de l'apercevoir au passage mais il a disparu, le blé ne bouge plus. Pendant ce temps, je continue à monter et retombe sur le sang avant de sortir du blé. La sortie des céréales est bien marquée mais le sang s'interrompt au bout de moins de 10 mètres sur la bande enherbée qui entoure la vigne.

Nous cherchons un bon moment sans succès puis je retrouve du sang au départ d'un rang de vigne mais impossible de trouver la suite de la piste. Je décide de laisser tomber et de revenir tout à l'heure avec Hémo. Nous redescendons à travers blé vers la haie que nous longions tout à l'heure puis traversons le petit ruisseau par un passage busé et remontons, entre un grand champ de blé et un semé de maïs, par un chemin de terre, vers un petit hameau au sommet du coteau. Je surveille le blé mais ne vois pas de chevreuil.

Je suis dégoûté car je sais déjà que mon chevreuil est perdu, j'espère juste qu'il va s'en sortir. Arrivés au sommet du coteau nous redescendons au bord d'un colza semence dont les passages de mâles ont été broyés. Je surveille les blés tout autour mais toujours rien. Nous arrivons au bord d'un autre petit ruisseau et le longeons pour retomber sur le chemin de terre. Jean Pascal, occupé avec son téléphone se laisse un peu distancer et j'arrive sur le chemin un peu avant lui. Je me cale au bout d'une haie perpendiculaire au chemin et qui sépare 2 champs de blé.

Un gros tas de bois a été entreposé près du chemin au bout de la haie, je m'avance un peu pour dépasser ce tas de bois quand j'aperçois du mouvement dans une touffe d'herbes hautes à environ 40 mètres contre la haie. Je me fige et observe un instant. C'est un chevreuil au gagnage, il me semble reconnaître une chevrette. Je signale sa présence à Jean Pascal puis tente d'attirer son attention en l'aboyant mais le chevreuil ne réagit pas malgré plusieurs appels.

Je décide de tenter l'approche sans trop prendre de précautions pensant toujours qu'il s'agit d'une chevrette. J'avance rapidement et arrive sans difficulté à moins de 10 mètres de l'animal. J'attrape mon appareil photo et continue mon approche mais alors que je ne suis plus qu'à 8 mètres environ et que je m'apprête à prendre une photo, j'aperçois des petits bois entre les oreilles. C'est un brocard. Je range rapidement mon appareil photo, encoche une flèche et m'avance encore de quelques pas vers ce brocard complètement inconscient du danger.

Je suis à 6 mètres, il est de cul mais avec son poitrail tourné à près de 90° du reste de son corps. J'arme et vise derrière l'épaule. Ma flèche part et frappe le brocard avec un bon bruit sourd suivit d'un bruit de bois. Le brocard démarre en trombe en longeant la haie mais donne vite des signes de fatigue. Ses pattes ne le tiennent déjà plus et s'affaissent sous son poids. A environ 30 mètres, il bifurque brusquement vers la haie et disparaît. Sûr de mon atteinte, je pars rapidement contrôler mon tir et retrouve ma flèche fichée dans une grosse branche et couverte de sang.

2ième sortie de la saison de tir d'été, 5 juin 2014

Je casse le trocart de la lame en essayant de la dégager et remets ma flèche au carquois.

Jean Pascal me rejoint et nous commençons la recherche, le sang n'est curieusement pas très abondant sur le départ mais la piste s’intensifie rapidement. La végétation est couverte de sang frotté

2ième sortie de la saison de tir d'été, 5 juin 2014

et de grosses gouttes jonchent le sol.

2ième sortie de la saison de tir d'été, 5 juin 2014

Nous retrouvons mon chevreuil mort sur le ventre dans le creux qui longe la haie.

2ième sortie de la saison de tir d'été, 5 juin 2014

La flèche a entaillé tout le flanc jusqu'aux côtes avant de rentrer derrière l'épaule pour ressortir devant l'épaule opposée en traversant le haut du cœur.

2ième sortie de la saison de tir d'été, 5 juin 2014

J'appose le bracelet puis ramène mon chevreuil sur le tas de bois où nous le laissons pour refaire un petit tour de repérage dans le colza avant de revenir le chercher et de retourner à la voiture. Jean Pascal porte mon arc et j'ai chargé mon brocard sur mes épaules.

Nous prenons la voiture pour nous garer près du semé de soja, Jean Pascal va m'attendre à la voiture pour dormir un peu car il est crevé et je pars avec Hémo pour tenter une nouvelle recherche. Nous débutons contre la haie en contrebas et Hémo prend vite le sang mais il avance trop vite et rate la remontée dans le blé puis finit par la prendre et commencer à tirer sur sa longe en donnant de la voix mais il va perdre la piste au même endroit que moi dans la vigne. Je fais avec lui le tour de la vigne pour tenter de recouper la direction de fuite mais sans succès, nous rentrons.

Cette saison commence mal, je ne pense pas que ma flèche soit mortelle mais, ce soir, un chevreuil blessé va passer une mauvaise nuit à cause de mon erreur de tir.

2ième sortie de la saison de tir d'été, 5 juin 2014

Alex

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 10:21

Acte I : (21 septembre 2013)

 

Ce matin, nous inversons avec Cyril les secteurs de chasse. Hier soir j'ai fléché un chevrillard au bois du Turc et j'ai vu pas mal d'animaux, Cyril lui n'a pas vu grand-chose, j'espère que ce secteur lui sera favorable ce matin. Il se gare aux poubelles, en haut du bois du Turc, dans un virage à 90°. Je pars à pied pour remonter vers la crête puis rejoindre le versant suivant et descendre vers le lac à travers champs. Je n'ai pas fait 50 mètres que j'aperçois 2 chevreuils (chevrette et chevrillard) qui descendent vers la route en broutant, je fais rapidement demi-tour et rejoins Cyril qui se prépare et l'en averti puis je repars, baissé au maximum pour ne pas dépasser du talus du champ qui borde la gauche de la route et ne pas être repéré par le chevreuil puis me redresse derrière une haie épaisse et rejoins la crête où la route retourne à 90°.

Je passe la crête et redescends vers le ru à travers une luzerne, pas de chevreuil en vue.

Je rejoins le ru qui longe le bois puis arrive entre les parcelles de maïs, toujours rien, j'arrive presque au bout du maïs quand j'aperçois du mouvement dans le ru au pied d'un arbuste. Un petit ragondin traverse le ru et disparaît sous la berge de mon côté. Je me poste et attends un moment. Le petit ragondin retraverse rapidement sans me laisser le temps de tirer, l'eau bouge devant le terrier, au bout d'un moment une tête ressort puis une seconde. Un ragondin s'avance et se cale au bord de la berge de mon côté, j'arme doucement, sise et décoche le clouant sur place.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Je descends pour l'achever puis remonte avec ma petite prise. Un coup d’œil sur les bandes enherbées, toujours pas de chevreuil.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Un petite photo souvenir et je laisse le ragondin au bord de la route pour tout à l'heure avant de partir chasser la parcelle de maïs sur la droite du lac.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Le brouillard s'intensifie peu à peu sur le secteur. Je longe tranquillement entre le maïs et le lac jusqu'au bout de la culture. Le maïs fait place à un champ travaillé vallonné. J'avance tranquillement quand la silhouette d'un chevreuil se découpe dans le brouillard à environ 100 mètres du lac. L'animal avance tranquillement vers le maïs, je suis en plein découvert à 100 mètres environ du maïs. Je passe rapidement derrière le talus du lac partiellement asséché par la campagne d'irrigation puis tente de revenir rapidement vers la culture. Le chevreuil regarde vers moi et je crains qu'il ne m'ait vu. Il repart d'un pas plus rapide. Je presse le pas et arrive au coin du maïs, le relief du champ me cache le chevreuil, je remonte rapidement le talus du lac et prends le pas de course sur environ 70 mètres en longeant la culture avant de rentrer rapidement au troisième sillon de maïs pour continuer à avancer à couvert.

Juste à temps, je suis à peine dans le maïs qu'un brocard apparaît à 40 mètres environ au sommet d'une vague du champ travaillé qui m'a permis d'avancer à couvert. Il marque un temps d'arrêt en crête, une chevrette arrive derrière lui. Il reprend sa marche et biaise comme pour rejoindre un passage de canon situé à 40 mètres devant moi. Il avance tranquillement, la chevrette flâne derrière lui en broutant paisiblement. Je tente de couler, accroupi, doucement, pour le recouper mais les feuilles de maïs sont très bruyantes et je dois me déplacer avec une infinie lenteur. Malgré cela le brocard repère un bruit et se fige en regardant vers moi. Je me fige également et attends. Il finit par repartir, j'en fais de même, il reprend sa progression, je te tente d'avancer encore un peu mais à nouveau il se fige et regarde de vers moi un moment. Il finit par se tranquilliser et repartir... ce manège va durer un moment, à ce jeu du 1 2 3 soleil, j'arrive au ras d'un passage de canon à une dizaine de mètres de mon point de départ. Il m'est impossible de le traverser sans être vu et le brocard devient de plus en plus méfiant.

La chevrette le rejoint et il biaise toujours en s'éloignant, comment faire. Je décide de tenter de petits aboiements. Le brocard se fige un bon moment puis finit par revenir un peu vers mes aboiements, le chevrette observe et reste en retrait. Il se fige à nouveau et observe un moment avant de revenir sur ses pas vers la crête, la chevrette le suit. Ils passent presque derrière la crête et je pense les voir s'éloigner mais ils reviennent mais cette fois ils biaisent vers l'angle du maïs du côté lac. Je tente de revenir sur mes pas moi aussi mais le bruit des feuilles de maïs rend le brocard nerveux, il s'arrête souvent pour regarder vers moi et je ne peux avancer que très lentement. Tout à coup, alors qu’il avance lentement en regardant vers moi, il pose la patte avant sur un lièvre gîté qui surgit comme une fusée et se précipite vers le maïs. Le brocard surpris s'enfuit au galop entraînant la chevrette avec lui en crête. Arrivé à la crête, il se retourne et tente d'apercevoir l'origine de sa peur.

Il avance doucement en scrutant le sol puis recommence à descendre mais cette fois il biaise pour venir droit sur moi. je me prépare mais arrivé à environ 35 mètres, le brocard bifurque et remonte un peu la pente en direction du lac comme pour appeler la chevrette restée en arrière puis il longe à mi-pente en direction du lac, la chevrette le suit. Je les laisse faire un moment puis tente de me rapprocher un peu mais le bruissement des feuilles me trahit encore. Le brocard regarde à nouveau vers moi et je dois me figer. Il finit par repartir et se rapproche de la bordure du maïs alors que la chevrette s'en éloigne doucement. Je laisse le brocard arriver au bout du maïs, près du lac puis profite du brouillard épais pour ressortir de la culture et tenter une approche en la longeant. La chevrette s’arrête à 40 mètres environ du maïs en haut du talus du lac. Le brocard descend au coin du maïs sous le talus du lac et je le perds de vue. J'avance en surveillant la chevrette qui me tourne le dos et broute tranquillement et m'arrête à chaque fois qu'elle lève la tête. Je vais tout de même faire un pas de trop alors que la chevrette tourne la tête vers moi. Elle m'a vu.

Je suis encore à 70 mètres d'elle environ. Elle regarde alternativement vers le brocard puis vers moi puis démarre au galop et disparaît derrière la bosse du champ très vite rattrapée par le brocard. Je les perds donc rapidement de vue. J'attends un peu sans bouger au cas où ils reviendraient en arrière mais ne les voyant revenir, je remonte doucement la butte et aperçois les chevreuils qui biaisent dans le creux du champ à 90 mètres environ, vers la route de crête à ma droite. Je repasse derrière la butte et prends le pas de course et fais environ 100 mètres derrière la butte puis remonte doucement vers la crête de la butte. J'observe un moment les chevreuils mais ces derniers bifurquent lentement pour revenir vers le ruisseau qui alimente le lac. Je n'ai plus qu'une chance de tenter une approche, je repasse à couvert derrière la bute et remonte vers la route de crête jusqu'à la limite du champ travaillé et d'une pâture qui remonte jusqu'à la route. Je longe alors tranquillement la clôture électrique qui sépare les 2 parcelles. Les chevreuils sont à 120 ou 130 mètres en contrebas et longe le ruisseau bordé par une haie qui longe les 2 côtés du ruisseau, le brouillard semble masquer ma progression.

Je rattrape le bas d'un petit bosquet qui remonte vers une crête du relief du champ, je le suis et passe à couvert derrière cette grande butte alors que les chevreuils longent le ruisseau. Je cours alors en direction du ruisseau en suivant le creux derrière la butte en m'éloignant des chevreuils au maximum pour rester masqué par le brouillard en repassant à découvert alors que la butte s'amenuise en direction du cours d'eau. Il me faut rejoindre le passage busé qui traverse le ruisseau où j'espère voir arriver les chevreuils mais alors que je me rapproche du ruisseau, j'aperçois une chevrette et son chevrillard qui broutent juste derrière la haie au niveau du passage busé.

J'arrive jusqu'au bord de la haie qui longe le ruisseau sans que la chevrette et le chevrillard me voient. Je commence à longer le ruisseau en direction des chevreuils que la courbure de ma haie me masque. Je suis à 100 mètres environ du passage busé, j'avance rapidement sur la bande enherbée qui longe le ruisseau et amortit le bruit de mes pas. Arrivé à environ 30 mètres de la chevrette, je décide de ne pas tenir compte d'elle et de rapidement me poster au niveau du passage busé. La chevrette et son jeune qui m'ont vu détalent dans le champ derrière la haie. La chevrette pousse un aboiement au loin. Je presse le pas et passe le passage busé puis longe doucement derrière la haie pour chercher une fenêtre de tir au travers de cette dernière mais, tout à coup, j'aperçois le brocard au travers de la haie, il est au ras du ruisseau à portée de tir. Je me fige mais il a détecté le mouvement et démarre pour s'arrêter à environ 18 mètres plus dans le champ, j'arme mon arc mais les branches me gênent, je ne peux pas tirer sans risquer un tir aléatoire.

Le brocard redémarre au pas en longeant à quelques mètres de la haie, je désarme et suis de l'autre côté de la haie très épaisse puis le devance un peu et me positionne au niveau du passage. Le brocard arrive, j'arme mon arc, il se présente de 3/4 arrière à 17 ou 18 mètres et s'arrête, je vise rapidement et décoche. Ma flèche part bien mais le brocard s'écrase pour démarrer et ma flèche tape le haut de ses épaules juste sous la peau et est déviée, rabattue au sol juste derrière le brocard. Je sais que ma flèche est bien trop haute pour avoir une chance de coucher mon brocard et je le regarde s'éloigner en aboyant. Il s'arrête à 60 mètres et lève sa patte avant gauche pour regarder vers moi. La chevrette le rejoint et il repart en aboyant et en boitant légèrement. Il biaise vers le ruisseau, passe la clôture électrique qui sépare le champ travaillé d'une prairie puis rejoint le ruisseau et rentre au bois toujours en aboyant.

Je suis dégoûté, une si belle approche pour en arriver là, j'attends un peu puis pars examiner ma flèche, elle est plantée au sol et couverte de fibre musculaire mais présente très peu de sang. Je trouve les premières gouttes de sang à 15 mètres environ de la zone du tir. Je plante une vielle flèche sur la zone du tir et une au premier sang puis suis le sang pas très abondant mais assez facile à suivre jusqu'à la prairie où le sang devient très peu abondant, je trouve à peine 3 petites gouttes sur 20 mètres. Je marque le passage sous la clôture à l'aide d'une plante posée à l'envers sur le fil. Je décide d'appeler le conducteur de chien de sang pour contrôler tout de même, tout en connaissant l'issue de cette recherche. 

Rendez-vous est pris pour le début d'après-midi. Cyril a fini de chasser et me rejoint. Nous rentrons pour manger et retrouver Eric qui doit arriver ce midi. Je préfère ne pas tenter une recherche avec Hémo qui n'est pas encore assez fiable et risquer de détruire la piste. Je récupère mes flèches et les remplace par 2 branchages feuillus visibles de loin. Sur le chemin du retour nous verrons plusieurs chevreuils.

En début d'après-midi, le conducteur me rappelle, je dois le rejoindre chez lui et c'est Mélina qui doit m'y amener car je n'ai pas mon permis pour ce weekend. Nous partons donc pour Labéjan, le C 15 est chargé, car un autre Alexandre nous accompagne, il n'a pas l'âge de chasser mais il est déjà passionné. Raboliot, le teckel à poil dur pour la recherche, Fannie, teckel à poil lisse et Dudule, l'herdale terrier, chiens forceurs sont à l'arrière avec Alexandre. Arrivé sur place, je prends Dudule en laisse, Alexandre prends Fannie et nous voilà partis à pied vers la zone de tir. J'explique mon tir au conducteur et il décide de reprendre la recherche là où je l'ai arrêté. Je le conduit au passage sous le clôture électrique que j'ai pris soin de marquer. Raboliot va hésiter un moment avant de prendre la piste puis il va nous mener dans le bois là où j'ai vu mon brocard rentrer de loin puis il traverse le ruisseau, hésite, revient sur ses pas, retraverse puis commence à remonter la pente assez raide du bois. Nous suivons avec les chiens forceurs. En  remontant peu après le ruisseau, j'aperçois 2 petites gouttes de sang côte à côte sur la coulée. J'en informe le conducteur qui cherche désespérément du sang depuis le début de la recherche. Raboliot hésite beaucoup sur cette piste au sang quasi inexistant mais petit à petit nous remontons, traversons le chemin forestier puis remontons vers le haut du bois.

Au bout d'un moment Raboliot semble perdu, il cherche et recherche à démêler la piste. Le conducteur nous dit de lâcher les chiens en espérant qu'ils retrouvent et maîtrise le brocard. Dudule, tourne en cercle de plus en plus grand autour de nous quand, tout à coup, il donne de la voix au-dessus de nous. Je regarde vers le bruit et aperçois un chevreuil qui fonce droit sur nous à une vitesse incroyable, je le reconnais d'abord à ses bois. Il nous passe juste à 10 mètres. Une grosse trace rouge sanguinolente marque le haut de ses épaules, c'est bien mon brocard. Fannie et Dudule l'ont pris en chasse. Je tente de suivre la menée en courant. Je rattrape le chemin forestier et le suis, Dudule qui reste muet est déjà loin mais j'arrive à suivre Fannie très en retard qui donne de la voix en poussant. Je ressors du bois puis arrive au passage busé alors que Fannie longe dans le ruisseau mais elle ressort de l'autre côté du cours d'eau et se tait. Le temps de traverser par le passage busé, je l'ai perdu de vue. Je poursuis jusqu'à la voiture que nous avons laissée au coin du champ de maïs et aperçois alors Dudule puis Fannie qui reviennent du haut du champ en longeant la culture. Ils ont perdu le chevreuil, j'examine tout de même Dudule à son arrivée mais il ne présente pas de tache de sang sur son poil. J'appelle le conducteur pour lui dire que j'ai retrouvé les chiens puis je le vois arriver avec Alexandre un court moment après en longeant le lac.

Je vais souvent revenir chasser sur ce secteur sans revoir ce brocard que j'espère encore vivant et en voie de guérison. 

 

Acte II : (4 novembre 2013)  

 

Ce matin, il pleut des cordes et j'ai décidé d'aller chasser le bois du Turc au Butollo comme je le fais 2 ou 3 fois chaque année. Je me gare dans une des allées du bois puis pars à pied sur la gauche du bois pour me poster là où j'ai fléché une chevrette l'année dernière http://(http://www.chasse-a-l-arc-dans-le-gers.com/article-une-chevrette-dedicacee-a-vincent-et-eric-10-novembre-2012-112522339.html). Le jour se lève doucement, je suis au bord d'un ruisseau asséché, posté près de quelques grands arbres, la pluie tombe abondement et le bruit des gouttes qui tombent des arbres couvrent les bruits du sous-bois. Il fait maintenant assez jour, je commence mes appels mais ils restent sans réponse. Je me décale de 150 mètres environ et me reposte mais toujours rien, un peu plus loin, alors que je suis en train d’appeler, j'aperçois furtivement un gros putois qui arrive vers moi avant de bifurquer pour rentrer à couvert dans un taillis épais devant moi, le bruit de la pluie a masqué ses petits bons sur les feuilles mortes détrempées et j'aurais pu ne pas le voir si je n'avais pas tourné la tête à ce moment-là. C'est le seul animal que mon Butollo fera venir ce matin, après avoir fait une grande partie du bois en appelant régulièrement, je retourne vers la voiture vers 9h30. Près de la piste, je dérange un vol de palombes posé sur quelques grands sapins. Le soleil est de retour, c'est un temps idéal pour voir sortir les chevreuils à découvert.

Je reprends ma voiture et pars vers la zone de maïs près du lac, alors que je descends vers le lac je constate que les 2/3 du champ qui longe le lac ont été moissonnés et que la parcelle à gauche du ru est entièrement récoltée. J'aperçois également 2 chevreuils au gagnage au bord du lac, au bout de la haie de peuplier qui borde la bande enherbée côté maïs. Ils sont à environ 150 mètres de la route, je poursuis ma route sans ralentir et me gare sous la digue, à l’abri de leurs regards. Je laisse mon Butollo à la voiture et décide de tenter une approche. Vu leur position, j'ai bon espoir qu'il longe le chaume pour venir passer au coin de la digue pour rejoindre les maïs de l'autre côté de la route. Je me dirige donc vers le coin de la digue. 

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Je suis la route puis prends le chemin de terre à gauche qui part vers l'angle de la digue. 3 corbeaux picorent les restes de la moisson à 100 mètres dans le champ et je crains que leur fuite me fasse repérer. Ils finissent par décoller et j'espère que les chevreuils que je ne vois pas encore ne se sont pas enfuis. Arrivé derrière la digue je dépasse à peine ma tête pour tenter d'apercevoir les chevreuils mais je ne peux pas les voir d'ici, je m'avance doucement et descends dans le lac partiellement asséché pour avancer doucement et sans bruit vers le départ de la haie de peupliers qui masque ma progression. Arrivé au départ de la haie, je me cale contre un petit peuplier et tends la tête pour voir les chevreuils. Un gros vol d'étourneaux décolle du chaume et j'aperçois les têtes des 2 chevreuils qui arrivent droit sur moi au galop par la bande enherbée. Je me positionne bien à couvert, à mi-pente du talus du lac, pour ne pas être vu et me prépare mais, à 40 mètres environ, les 2 chevreuils stoppent net et commencent à remonter vers le reste du champ de maïs au sommet du champ. Ils regardent un moment le vol d'étourneaux qui tourne et retourne avant de se reposer.

La chevrette en tête s'avance de 20 mètres environ dans le chaume mais le second chevreuil qui semble être un jeune brocard sans bois ne bouge pas. Une tache sombre m'intrigue sur ses épaules et je me mets à repenser à ce brocard que j'ai blessé il y a plus d'un mois. C'est peut être lui qui a perdu ses bois, il serait donc toujours vivant. Je pense les voir remonter tous les 2 et je ne peux pas approcher sans être vu mais tout à coup, le brocard reprend sa course en longeant la bande enherbée et la chevrette fait demi-tour pour le rejoindre. Ils arrivent tous les 2 droit sur moi au galop avant de se planter plein travers à 15 mètres environ. Ils regardent en arrière et j'en profite pour armer mon arc et aligner rapidement ma visée sur le brocard qui est plus proche de moi que la chevrette. Au moment où je décoche, le brocard retourne la tête, aperçois le mouvement et tente de démarrer mais ma flèche est déjà là et le frappe à la base du coup pour ressortir au niveau de l'omoplate opposée. Le brocard s'effondre sur place et tente de se relever en se plaignant. La chevrette démarre en trombe et s'éloigne en direction du bois au loin sans s'arrêter.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Je me rapproche rapidement pour l'achever, ma flèche restée en travers s'est cassée lors de la chute de mon brocard. Un sang noir s'écoule abondamment de l'entrée de ma flèche.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

C'est bien le brocard que j'ai tiré le 21 septembre, il a perdu ses bois, la plaie est en voie de guérison mais est encore bien ouverte.

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Lors du dépeçage, je constate que le chevreuil possède un énorme abcès de la taille d'une mandarine à la pointe avant du sternum et une chaîne d'abcès de 3 à 4 cm de large qui remonte de ce gros abcès en suivant les côtes jusqu'à la plaie du dos. Un des poumons collé aux côtes semble mort. Le chevreuil semble avoir pas mal souffert de ma première flèche. Je suis vraiment content d'avoir pu le flécher. C'est mon 100ième chevreuil prélevé à l'arc et un grand souvenir de chasse. 

Mon centième chevreuil à l'arc, 4 novembre 2013

Alex

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 21:11

Acte I : (23 septembre 2013)

 

Ce soir, je décide de changer de stratégie de chasse, j'ai remarqué que les chevreuils sortaient du bois du Turc dans la soirée puis venaient manger dans la luzerne un peu avant la tombée de la nuit après avoir traversé le tournesol. Je décide donc de me poster un petit moment dans le bois près de la lisière puis de quitter mon poste 30 minutes avant la nuit pour chasser à l'approche la bordure des tournesols, côté luzerne.

Je me gare donc dans la première allée du bois du Turc, près de la barrière puis reviens à pieds vers la route, la longe vers la gauche pour rejoindre le champ de tournesol en long qui borde le bois du Turc de ce côté. Je remonte doucement le long du fossé qui borde le bois mais pas de chevreuil ce soir dans le secteur. Au bout des tournesols, je rentre dans le bois pour rattraper le sentier qui longe la lisière et ressors un peu plus loin dans le pré enclavé dans le bois. Je remonte alors tout en haut du pré pour atteindre un chemin forestier qui remonte vers le grand champ de tournesols. Un peu plus loin sur le chemin, je prends à gauche pour remonter un talus assez raide par une belle coulée propre et rejoins un angle rentrant du bois. Je jette un coup d’œil sur le tournesol sans sortir du bois puis me faufile doucement dans la végétation pour rejoindre une ancienne palombière perchée, à 15 mètre du sol environ, au bout de 4 pylônes. Je profite du chemin forestier arrivant à cette cabane pour avancer sans trop de bruit quand je surprends 2 chevreuils, chevrette et chevrillard, qui étaient couchés dans une touffe de fragon sur ma gauche à moins de 15 mètres. Je me fige mais les animaux détalent et disparaissent en contrebas dans les taillis, j'ai le vent dans le dos.

Je prends une coulée qui revient vers les tournesols et me poste un moment au pied d'un arbre, le vent latéral souffle de ma gauche. Le temps passe et rien ne vient, vers 19h45, je décide de ressortir du bois pour tenter une approche dans les tournesols. Je ressors du bois et me dirige vers la luzerne quand j'aperçois, à environ 200 mètres, un chevreuil au gagnage au bord du dernier bosquet. Le vent souffle des tournesols vers les bosquets et le terrain descend puis remonte vers le bosquet. L'approche directe est impossible. Je décide d'avancer doucement dans le tournesol pour rattraper la crête qui rejoint le haut du bosquet pour tenter de rejoindre le haut du bois à environ 30 mètres du chevreuil mais alors que je m'avance dans le tournesol, un beau brocard sort des tournesols dans un angle rentrant de la culture à moins de 100 mètres devant moi. L'approche est beaucoup plus facile et je décide de changer de cible. Je me décale un peu sur ma gauche dans une zone où les tournesols sont plus espacés pour pouvoir avancer sans bruit au milieu de leurs feuilles sèches très bruyantes.

J'avance doucement alors que le brocard avance tranquillement et biaise pour rejoindre la bordure des tournesols. Petit à petit j'arrive à une dizaine de mètres de la bordure sans être repéré. Le chevreuil arrive tranquillement en broutant dans la luzerne. Je l'attends dans une trouée entre les pieds de tournesol, pas à pas, il se rapproche pour me passer à 10 mètres environ. Mon cœur se met à battre plus fort et je souffle un bon coup pour me calmer. Il y est presque, j'arme mon arc, le brocard passe sa tête et son coup dans la trouée et s'arrête. La zone vitale est cachée par les tournesols. Il faut qu'il fasse encore un pas, juste un pas mais, tout à coup, il franchit la trouée d'un bon puis se remet à avancer tout en broutant. Je l'attends alors à la trouée suivante mais encore une fois il la franchit d'un bon. Il ne me reste plus qu'une trouée pour espérer tirer, je désarme. Je me décale un peu sur ma droite et me rapproche un peu de la bordure de la culture puis me cale pour l'attendre. Je suis prêt, il arrive, j'arme mon arc mais cette fois il passe la trouée au petit trot et s'arrête juste derrière comme si il savait ce que je préparais et qu'il se moquait de moi. Le brocard rentre en bordure des tournesols pour brouter quelques feuilles encore vertes. Il est à 10 ou 12 mètres mais impossible de tirer, il est trop masqué par les pieds de tournesol.

Il reprend sa marche en direction du coin de la culture situé à 30 ou 40 mètres plus sur ma droite. Je décide de tenter un contournement pour l'intercepter. Je m'éloigne de la bordure en longeant un rang du champ de  tournesol mais avancer sans bruit est très compliqué et les feuilles sèches crissent par moment en touchant mes vêtements. Je perds rapidement le brocard de vue et lui tourne le dos. Je ressors à 50 mètres environ sur la bordure du champ et reviens doucement vers l'angle de la culture mais le chevreuil s'est volatilisé. L'autre chevreuil au bord du bosquet n'est plus là non plus.

Il fera vite nuit, je décide de retourner vers le champ de tournesol tout en long qui borde le bas du bois du Turc jusqu'à la route. Je longe le bois et traverse le ruisseau puis rattrape le pré enclavé dans le bois avant de reprendre le petit sentier qui longe la bordure. La luminosité sous-bois est déjà trop faible pour tenter un tir et presque pour apercevoir un chevreuil. Je presse le pas et rejoins le bout de la parcelle de tournesol. 2 chevreuils démarrent devant moi et rentrent au bois. La nuit s'installe rapidement et je presse le pas pour rejoindre la voiture.

 

ACTE II : (1 octobre 2013)

 

Ce soir, je retourne au bois du turc bien décidé à revoir ce beau brocard qui s'est joué de moi la semaine dernière. Je vois cette fois changer de stratégie. Le vent souffle vers le bois, je décide de me poster dans le tournesol sur un point haut pour surveiller le mouvement dans la culture mais je suis obligé de rester bien en arrière par rapport à l'endroit où j'ai vu le brocard l'autre soir pour que le vent qui biaise un peu vers le bas du bois mais souffle par moment vers la lisière sur ma gauche ne me fasse pas repérer et empêche les chevreuils de sortir du bois.

J'avance doucement dans les tournesols en faisant de petites pauses d'observation puis finis par me poster à 40 mètres environ du bord du bois près de l'endroit où j'ai manqué une chevrette l'autre jour et à environ 150 mètres de l'endroit où est sorti le brocard la semaine dernière. Je surveille régulièrement le vent, le temps passe mais aucun chevreuil ne se montre. Tout à coup, un léger bruit dans mon dos me fait tourner la tête. Un lièvre arrive et se plante à 10 mètres sur ma droite puis il m’aperçoit et redémarre pour disparaître dans la culture.

Tout est calme, si ce n'est quelques petits passereaux qui passent et repassent près de moi où le cri des geais dans le bois par moment qui me font espérer un peu de mouvement. Le jour commence maintenant à décliner, il est 19h45, ma patiente est mise à rude épreuve et je décide de quitter mon poste. A peine ai-je fait quelques pas qu'un lièvre démarre à 70 mètres devant moi dans le tournesol et disparaît rapidement. J'avance doucement, quand, alors que je viens juste de passer un angle rentrant du bois qui me cachait la bordure des tournesols sur ma gauche, j'aperçois une tache sombre qui me fait immédiatement penser à un chevreuil à environ 100 mètres sur ma gauche près de la lisière du bois. Je tente une approche, tout doucement, je vais à la rencontre de cette tache sombre, je slalome entre les pieds de tournesol en les écartant de temps en temps pour ne pas les toucher avec mon pantalon. Je surveille également le sol et calcule chaque pas pour éviter de faire du bruit tout en surveillant la tache sombre qui reste parfaitement immobile.

Je gagne lentement du terrain et finis par confirmer mon impression, c'est bien un chevreuil, son cou et sa tête sont cachés derrière les tournesols mais le reste de son corps se dessine parfaitement. Il est plein travers et ne bouge toujours pas, à une trentaine de mètres, j'aperçois maintenant un morceau de bois qui dépasse des tournesols. J'essaie d'avancer tout en gardant le bouquet de tournesols qui masque sa tête dans le bon alignement pour ne pas être repéré. Arrivé à 10 ou 12 mètres, j'arme doucement mon arc, me baisse légèrement pour voir sous les têtes de tournesol, prends la visée et décoche. L'impact retentit, le chevreuil démarre en trombe et fonce à travers le tournesol. Je le perds de vue au bout de 30 mètres de course environ puis je l'entends rentrer au bois avant un gros raffut qui semble faire du sur-place dans le bois. Ma flèche me semblait un peu en arrière mais ce bruit est caractéristique d'un chevreuil qui se débat au sol. Je suis confiant. Je m'avance pour chercher ma flèche et la trouve rapidement. Je la plante au sol puis cherche un peu pour voir si je trouve du sang et effectivement la piste semble bien marquée.

Je fais demi-tour et ressors des tournesols dans la luzerne pour contourner le champ et aller chercher Hémo à la voiture. Je reviens un peu plus tard avec lui en longeant le bois quand, tout à coup, il insiste pour rentrer au bois, il ne me semble pas être encore arrivé à l'entrée du chevreuil mais je le suis un peu quand une forte odeur de sanglier me parvient aux narines alors que nous suivons une belle coulée dans les fragons. Je rappelle Hémo, nous ressortons du bois puis repartons en longeant la lisière, cette fois je rejoins ma flèche et commence ma recherche. "Le sang Hémo, le sang...". Hémo tourne et retourne sans prendre le sang, j'insiste un moment et le remets plusieurs fois sur le départ en contrôlant le départ de la piste puis Hémo finit par prendre la voix en tirant sur sa longe comme un fou, je le suis en regardant au sol, effectivement, il suit bien le sang. Un peu plus loin nous rentrons au bois par une grosse coulée et j'aperçois le chevreuil couché à quelques mètres sur ma gauche. Hémo lui dans sa précipitation habituelle a pris tout droit. Il va tourner un bon moment avant de revenir sur ses pas et de trouver le brocard. Je félicite un moment Hémo puis appose mon bracelet.

C'est bien le brocard que je cherchais, il port 6 pointes classiques et 2 pointes à l'intérieur des bois dont une à peine voyante. Ma flèche rentre bien un peu en arrière dans la cage thoracique mais ressort au défaut de l'épaule. Les 2 poumons sont touchés, il a parcouru environ 60 mètres. Il ne me reste plus qu'à charger mon brocard sur l'épaule et à rentrer alors que la nuit tombe. 

Le vieux 7 du bois du Turc, 1 octobre 2013

Alex

 

Trophée :

Le vieux 7 du bois du Turc, 1 octobre 2013
Le vieux 7 du bois du Turc, 1 octobre 2013

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 21:42

Ce matin, je pars pour tenter de flécher un renard que je vois très souvent vers 7 heures au bord de la route dans un chaume de blé qui entoure une parcelle de tournesol. En passant, je ne vois pas le renard, je tourne un peu plus loin sur un chemin et me gare au bord d'une friche. Je me prépare puis traverse la friche tranquillement pour arriver au bord d'une grande haie pas très haute et percée de nombreux passages qui permettent de voir dans le chaume juste derrière. Je me poste donc derrière cette haie à environ 70 mètres du tournesol. Je m'apprête à porter le dos de ma main à ma bouche pour tenter des cris de souris pour essayer de faire venir le renard quand sur ma gauche un mouvement attire mon regard à 200 mètres environ.

Un chevreuil arrive au trot de la bordure de la route, je ne peux pas voir de bois de ma position mais l'attitude de l'animal me fait penser à un brocard, il se rapproche rapidement d'un trot régulier tête basse, cou parallèle au sol, nez relevé à la manière d'un brocard qui suit une chevrette en chaleur. Il biaise peu à peu dans ma direction et s'arrête à 80 mètres environ sous un gros chêne au milieu du chaume pour glaner quelques feuilles en levant la tête. Je ne vois toujours pas les bois. Le chevreuil reprend rapidement son trot et continue à venir vers moi sur 20 à 30 mètres puis bifurque à nouveau.

Il trotte maintenant parallèlement à la haie pour me passer à environ 35 mètres, je vois maintenant les bois, c'est un petit brocard. Alors qu'il est encore un peu sur ma gauche, je décide de tenter 2 petits aboiements discrets. Au premier, le brocard stoppe net et tourne la tête vers moi, ses oreilles cherchent à localiser la provenance de l'appel. Au deuxième aboiement, il vient vers moi d'un pas décidé et je me prépare à armer mais il stoppe à 30 mètres environ et reste un petit moment à analyser la situation avant de reprendre sa route au petit trot à 30 mètres environ de la haie.

Alors qu'il vient juste de me dépasser, je retente de petits aboiements, il stoppe à nouveau au premier mais cette fois au deuxième, il fonce droit sur moi au galop. J'arme mon arc, le brocard ralentit peu à peu en arrivant à la haie et stoppe 3/4 face à 7 ou 8 mètres de moi. Je cale ma visée et décoche mais j'aperçois ma flèche rentrer derrière l'épaule alors que je la voulais devant puis se planter au sol.

Le brocard fait volte-face et démarre en trombe, il s'arrête rapidement à 45 ou 50 mètres au milieu du chaume en faisant le dos rond. J'attends immobile de longue minutes mais le chevreuil reste sur ses pattes. Au bout d'un moment, je décide de tenter de m'éclipser pour revenir plus tard mais le chevreuil me repère et tente de fuir, il démarre mais chancelle et peine à avancer. Je m'éloigne rapidement et rejoins la voiture où j'attends un peu avant de revenir chercher ma flèche et quelques indices.

Ma flèche est introuvable, je tente de trouver du sang mais sans succès, je décide donc de longer la bordure du tournesol pour trouver l'entrée du chevreuil qui semblait s'y diriger mais toujours rien, je retourne dans le chaume à l'endroit approximatif où se trouvait le brocard après mon tir et cette fois je trouve du sang et le suis tranquillement jusqu'au tournesol qui se trouve derrière un petit talus de terre. Au moment où je suis au sommet du talus, un chevreuil démarre à moins de 3 mètres devant moi et s'enfonce dans la culture. 2 grosses taches de sang marquent sa couche. Je décide de laisser faire l’hémorragie et de revenir plus tard avec Hémo. 

Je reviens sur place quelques heures plus tard, il fait déjà très chaud. J'amène Hémo à la reposée maculée de sang et tente de lui faire prendre la piste du chevreuil mais il tourne et retourne en s’entortillant dans les pieds de tournesol avec sa longe. Je finis par renoncer et l'attache pour faire moi-même la recherche. Le sang n'est pas très abondant mais facile à suivre sur 10 mètres environ en ligne droite puis s'interrompt brusquement, je cherche un moment à quatre pattes puis finis par me rendre compte que le chevreuil a bifurqué à angle droit pour longer entre 2 rangs de tournesol. La piste est facile à suivre. Je retrouve rapidement mon brocard allongé sur le flanc, il a déjà commencé à gonfler. Le bracelet apposé, il est temps de rentrer pour s'occuper de le vider et de le découper. Je pars chercher Hémo puis nous retournons à la voiture. Ma flèche rentre derrière l'épaule, effleure un poumon, touche le foie, traverse tous les viscères et ressort entre les cuissots à 5 cm sous l'anus en coupant la jonction des muscles entre les 2 pattes ce qui explique ses difficultés à marcher.   

Un petit brocard matinal, 29 aout 2013

Alex

 

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Un petit brocard matinal, 29 aout 2013

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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