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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 10:24

Ce soir, en rentrant d'une partie de chasse avec un ami venu chasser avec moi, nous longeons un chemin de terre entre un chaume de blé qui remonte sur la gauche vers la bordure d'une bande boisée et un champ de tournesols qui borde la rivière. Le jour décline rapidement. Tout à coup, j'aperçois une masse noire au bord du bois en haut du chaume, cette tâche est inhabituelle dans le décor mais je n'arrive pas à l'identifier. J'en informe mon invité quand l'animal se met en mouvement, il nous faut un petit moment pour identifier un blaireau. Il biaise pour rejoindre le chemin.

Je m'avance doucement le long des tournesols en m'arrêtant souvent pour observer l'animal qui s'arrête aussi régulièrement pour humer l'air, truffe levée. Arrivé à environ 30 ou 40 mètres de mon ami, je me poste dos au tournesol et laisse venir le blaireau qui semble plutôt descendre vers mon invité mais, tout à coup, il bifurque et descend plus vers moi. Il s'arrête à environ 8 mètres, plein travers, j'arme mon arc mais la faible luminosité m'empêche d'aligner correctement ma visée. Le blaireau bifurque encore et cette fois arrive droit sur moi en marquant de très courtes pauses. Je tente de l'aligner dans mon viseur sans y parvenir. Il n'est maintenant plus qu'à 2 ou 3 mètres presque de face et c'est maintenant ou jamais. Il marque un arrêt, j'aligne ma visée en alternant 1 puis 2 puis 1 œil ouvert et décoche. Touché, le blaireau se débat rageusement en grognant et se sort de ma flèche restée fichée au sol puis fonce pour disparaître dans le tournesol avec une respiration sifflante et encombrée. Je suis assez confiant.

Je pars chercher ma flèche couverte de sang et de contenu intestinal puis commence à suivre la piste très abondante, à l'aide de ma frontale, marquée de grosses taches de sang régulières reliées par des gouttes de sang. Au bout de 60 mètres de recherche environ, d'une piste qui boucle comme pour revenir vers le chemin,  je retrouve mon blaireau encore vivant mais sur ses fins. Je tente de l'attraper mais il s'éloigne difficilement en grognant puis s'immobilise à nouveau à quelques mètres à bout de force. Je l'immobilise avec mon pied et le saisis par la queue avant de l'achever de deux coups secs. Ma flèche rentre au niveau de l'articulation de l'épaule en cassant la patte et ressort juste au-dessus de la queue.   

Un blaireau faute de chevreuil

Alex

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 15:32

Ce soir, je suis parti chasser le chevreuil sur le secteur ou j'ai fléché mon chevreuil devant les caméras de Frére Loup, j'ai connaissance d'un très beau brocard mais je ne l'ai pas vu cette année. Je me gare près d'un petit hameau de maisons puis pars en chasse en longeant un bosquet tout en long qui couvre le penchant sur ma gauche. J'avance doucement en surveillant le bosquet et les alentours mais rien en vue pendant un long moment.

Un peu plus loin je débouche dans une zone où la végétation est assez haute, je longe toujours le bosquet quand la végétation agitée par le vent se met à bouger de façon anormale à 20 mètres environ devant moi. Un animal est sorti du bosquet et s'avance dans la végétation en marquant des pauses répétées. Le vent est bon et je tente de me rapprocher. L'animal s'éloigne peu à peu et je ne l'ai pas identifié. Arrivé sur la coulée laissée par l'animal, je tente de le rattraper sans bruit mais je le suis juste au mouvement de la végétation et le perds régulièrement de vue.

Au bout d'un moment, il passe la crête du champ et je le perds de vue. Je tente de me rapprocher rapidement quand le mouvement réapparaît et revient sur ma droite. Je m'avance pour couper sa trajectoire. Il se rapproche vite. J'arme mon arc, il débouche juste à 3 ou 4 mètres dans une zone sans végétation. C'est un blaireau. Je suis à mauvais vent. Il marque un temps d'arrêt de 3/4 arrière, j'ajuste rapidement ma visée et lui décoche ma flèche qui le cloue sur place. Il tente à peine de se dégager puis s’immobilise.

Je récupère ma prise avant de faire une photo souvenir et de le ramener à la voiture.   

Un blaireau lors d'une sortie chevreuil

Alex

 

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 15:28

Ce matin, je pars chasser le ragondin autour du lac du Lion sur Labéjan, Je me gare juste avant le lever du jour sur un chemin qui mène à 2 habitations, attrape mon arc et au lieu de descendre comme à mon habitude en longeant le ru d'alimentation du lac, je poursuis sur le chemin de terre de crête et redescends à travers champ au niveau de la digue du lac. Le secteur semble très calme ce matin, même pas un canard sur le lac. Je longe la digue puis la bordure du lac au pied d'un petit bosquet en direction d'un talus couvert de ronces qui longe le lac et où se réfugient souvent les ragondins.

Rien ne bouge ce matin et j'arrive au bout du lac dont le niveau est très bas sans avoir vu le moindre ragondin. Au niveau des peupliers qui bordent la pointe du plan d'eau, je descends dans le lit asséché du lac qui a découvert une petite séparation de terre qui forme une espèce de mare à l'arrivée du ru qui se déverse par surverse dans le lac.

Tout à coup, un gros ragondin surgit des herbes hautes et fonce dans l'espèce de mare presque sèche. Je le perds de vue à cause de la végétation sur ma gauche et avance doucement en espérant le revoir juste à l'entrée des terriers mais le ragondin resté au milieu de la mare démarre en trombe sans que je n’aie le temps de réagir et rentre dans son terrier.

Je décide de me poster en face un moment puis tente un cri de jeune ragondin que je répète quand du coin de l’œil, sur ma droite j'aperçois une masse grisâtre qui se dirige vers le terrier. C'est un très gros blaireau, je reste immobile. Il s'arrête juste à 6 ou 7 mètres devant moi, à l'entrée du terrier et regarde vers moi. Je m'attends à le voir déguerpir mais je ne peux pas bouger sans être vu. Contre toute attente, le blaireau, reprends sa marche pour s'arrêter un mètres plus en avant et se met à gratter à l'entrée du terrier. J'arme mon arc et prends la visée. Ma flèche part et frappe le blaireau en arrière de la cage thoracique pour se ficher dans le talus du lac. L'animal grogne furieusement et se débat rageusement avant de se dégager de ma flèche et de repartir d'où il vient.

Je le laisse partir puis pars chercher ma flèche couverte de sang et de contenu stomacal. Après un attente de 10 minutes environ, je prends la piste du blaireau qui est facile à suivre, beaucoup de sang et des traînées de lombrics gluants prédigérés. Le blaireau a suivi le lit du ru. Sur le début de la piste le terrain est dégagé mais rapidement la coulée rentre dans des lianes de vigne vierge, sous des branches entremêlées des vieux barbelés et des ronces. Je dois laisser mon arc derrière moi et suivre le sang en rampant et avec ma frontale pour ne pas perdre la piste. Je me redresse pour retirer quelques épines quand la végétation me le permet puis reprends ma reptation.

Au bout de 40 mètres environ, la piste semble rentrer sous un gros tas de branches et de lianes sèches. Je commence donc à démonter cet entrelacs végétal inextricable en suant à grosse gouttes mais au bout d'un bon moment, je fais une petite pause et remarque une tache de sang plus loin. Le blaireau a, semble t-il, repris sa route sans parvenir à rentrer dans ce terrier. Je reprends donc ma piste mais le sang est plus ou moins abondant et la piste n'est pas toujours aisée à suivre quand elle finit par rentrer dans un enchevêtrement de lianes et de ronces de plusieurs mètres de haut.

Je ne peux plus passer dessous et je creuse donc des cavités à main nue ou à l'aide d'un bâton pour trouver la coulée, j'arrive ainsi à la suivre encore sur 20 mètres environ jusquà trouver des intestins accrochés dans les ronces et tirés sur au moins 2 mètres.

Je dégage une trouée un peu plus haut alors que le blaireau semble remonter de talus abrupt et tombe sur mon animal. Je le touche du pied et il semble sursauter mais alors que je le touche une seconde fois il ne semble pas réagir, je l'attrape donc par la queue au milieu des ronces mais il tente de redémarrer. Il semble bien mal en point mais encore assez en forme pour se cramponner. Je n'ai rien sous la main, mon arc est resté en arrière et je ne peux pas le lâcher sous peine de le perdre. Tout en le tenant par la queue, je défais une de mes chaussures de randonnée et la saisie par le bout, pour, à cloche pied, sortir le blaireau d'un coup sec et l'achever de 2 grands coups à la tête avec le talon de ma chaussure.

L'animal neutralisé, je remets ma chaussure puis remonte le talus en écrasant la végétation pour sortir enfin de cet enfer. Le recherche à durée presque 2 heures sur environ 100 mètres. Mon blaireau est allé se coincer dans une coulée trop petite pour lui, j'ai eu beaucoup de chance qu'il n'arrive pas à son terrier pour y mourir. 

Je pars chercher mon arc avant de rentrer prendre une bonne douche pour extirper toutes ses épines plantées un peu partout et apaiser le feu des égratignures couvertes de sueur. Ma flèche, un peu trop en arrière avait juste touchée le foie, l'estomac et les intestins.

Un blaireau lors d'une sortie ragondin

Alex

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 19:21

La nuit tombe doucement alors que je rentre d'une sortie au chevreuil peu fructueuse. Je m'arrête un instant en bordure d'un bois et inspecte le penchant opposé quand quelque chose démarre à 10 ou 15 mètres devant moi dans la végétation haute et décrit un arc de cercle en venant droit sur moi. Je me prépare à armer au cas où, je pense à un renard ou un lièvre mais, tout à coup, alors que l'animal vient de stopper net à juste quelques mètres devant moi, j'aperçois le masque facial caractéristique d'un blaireau. J'arme mon arc. Le blaireau redémarre et fonce droit sur moi. Je vise et décoche, le touchant en pleine tête. Le blaireau est stoppé net dans sa course. Ma flèche qui a traversé le crâne n'est pas ressortie de l'animal.

Un blaireau lors d'une sortie chevreuil peu fructueuse

Alex

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 04:20

Ce soir, en sortant du boulot, je pars chasser le chevreuil sur Labéjan. Arrivé vers 18h30, je me gare sous la digue du lac et me prépare avant de partir en chasse. J'attaque en longeant le maïs sur la droite du plan d'eau. Le soleil descendant face à moi est éblouissant et il me semble apercevoir furtivement un animal qui rentre dans les céréales à 30 mètres devant moi. Je me rapproche doucement de l'endroit où je l'ai vu rentrer mais je ne vois rien. Je reprends ma progression tranquille sur la bande enherbée quand un renard surgit du maïs à 40 mètres devant moi. Il s'avance un peu vers le lac, sa silhouette est très élancée et son pelage semble mité, il doit certainement avoir la gale. Il s'assoie sur la gauche de la bande enherbée en me tournant le dos et commence à se gratter énergiquement la base du coup. Je me décale rapidement vers le maïs et me cale dans le premier sillon puis commence à faire quelques cris de souris. Le renard toujours assis arrête de se gratter et regarde vers moi puis il se lève et commence à venir au petit trot quand le vent tourne et se met à souffler dans mon dos. Il stoppe net, à 30 mètres, face à moi, et rentre rapidement dans la maïs. Je tente encore de l'appeler mais c'est peine perdue.

Je ressors du maïs et m'avance jusqu'au coin du champ. Un animal est assis presque au bout de la largeur du champ, à environ 100 mètres et je pense tout d'abord au renard mais il démarre avec une démarche qui même à cette distance ne peut pas tromper, c'est en fait un gros lièvre qui disparaît dans le chaume de tournesol semence. Je me cale derrière des gros peupliers au bord du lac et tente à nouveau des cris de souris mais rien ne vient. Je poursuis ma route vers la passage busé qui traverse le ruisseau un peu au-dessus du lac. Le trou d'eau sous le passage est boueux, un ragondin a certainement dû passer il n'y a pas très longtemps. Je longe le ruisseau, côté gauche en direction du second champ de maïs. La végétation a déjà bien séché malgré la pluie de ce weekend et elle craque sous mes pas malgré mes précautions.

En arrivant au coin du maïs, je ne suis pas assez prudent et m'avance trop rapidement sur la bande enherbée. Je stoppe net en apercevant un bocard couché à 50 mètres environ en plein découvert au bord du fossé qui longe le bois. Il regarde vers moi avec insistance, je n'ai même pas abaissé ma cagoule et il m'a repéré. Je m'attends à le voir partir rapidement. Je reste immobile et baise la tête puis abaisse doucement ma cagoule quand le brocard repose la tête au sol. Incroyable, il ne semble pas inquiet. Je fais lentement un grand pas vers le maïs mais il redresse la tête au beau milieu de mon mouvement et je me fige, les jambes très écartées en équilibre précaire. Le brocard regarde vers moi un moment et je suis obligé de ramener très lentement ma jambe pour garder mon équilibre. Une fois mes pieds réunis, je m'immobilise mais le brocard, qui a vu quelque chose sans savoir quoi, se redresse et se plante plein travers pour m'observer un instant. Je reste immobile et il décide de s'avancer vers moi pour m'observer de plus près puis il stoppe net et se gratte énergiquement le flanc avec ses bois en tournant la tête vers son arrière train. J'en profite pour me coller au maïs. Il se remet en marche et avance lentement en se collant contre la bordure des céréales puis s'arrête à nouveau pour se gratter avec sa patte arrière et tourne à nouveau la tête. J'en profite pour me poster derrière le premier rang de maïs dans une zone clairsemée. Le passage de canon tout proche me permet de l'observer en faisant une trouée dans les céréales. Il arrive tranquillement mais sûrement en s'arrêtant plusieurs fois pour observer. Il semble vouloir prendre la passage de canon à une dizaine de mètres sur ma gauche mais se ravise et revient vers la bordure du bois. Je profite de son passage derrière une partie serrée du rang de maïs pour armer mon arc, il est à 12 mètres environ. Je le suis dans mon viseur au travers des pieds de maïs. Il s'arrête encore juste avant de se dégager puis s'avance à découvert à 7 mètres environ de 3/4 face. Je cale ma visée sur son épaule et décoche. Ma flèche est un peu haute sur l'épaule, l'impact est cassant et le chevreuil s'écroule sur place. Il saigne abondement et se met à gueuler. Je pose mon arc et me précipite. Je dégage ma flèche restée en travers pour ne pas me blesser et immobilise le brocard pour l'achever rapidement. La flèche est ressortie au niveau du foie.

Il est tout juste 19 heures, je décide de ramener ma prise à la voiture et de me remettre en chasse. Une fois le brocard dans le coffre de ma voiture, je repars vers le maïs. Je longe le fossé qui borde le bois, les sangliers se sont souillés à plusieurs endroits. J'avance doucement et remonte dans chaque passage de canon pour tenter d'apercevoir un chevreuil mais malgré de nombreuses traces, je ne vois pas le moindre animal. Je me dirige vers le dernier passage de canon quand je me fige au milieu de la bande enherbée. 25 mètres devant moi, un chevrillard m'observe en plein milieu de la bande enherbée et une chevrette est plein travers, à moitié sortie du maïs. Le chevreillard est inquiet et curieux à la fois. Il hésite, se rapproche d'un pas, regarde sa mère, pars vers le talus au-dessus du fossé, refait un pas vers moi et regarde à nouveau sa mère qui ne semble pas très inquiète, elle regarde vers moi sans sembler me voir et reste immobile puis se met à regarder devant elle. Il me semble entendre du bruit dans le maïs. Le petit chevrillard devient tout à coup très inquiet et remonte le talus en 2 bons pour s'avancer dans le champ travaillé et m'observer à bonne distance. Sa mère semble indécise et regarde derrière elle. Un autre chevrillard doit encore se trouver dans le maïs. Je me colle contre les céréales et profite d'une courbe du champ pour approcher sans être vu par la chevrette mais également sans la voir. Je gagne facilement et rapidement plus de 10 mètres et me penche pour apercevoir les chevreuils. Le chevrette se débine devant moi à 30 mètres et remonte le talus pour se planter plein travers derrière un gros peuplier. Un chevrillard surgit du maïs à environ 15 mètres. J'arme rapidement mon arc et prends la visée. Il avance au pas de 3/4 arrière puis stoppe. Mon viseur se cale et je vais décocher mais le chevrillard donne un coup de rein pour partir et je donne un coup de bras de côté pour tenter de ne pas le blesser. Ma flèche passe heureusement derrière lui et disparaît sous les herbes. Les chevreuils s'éloignent et m'observent au loin alors que je cherche ma flèche qui est introuvable. Un chevrillard rentre au bois alors que l'autre et sa mère, passent la crête du champ et disparaissent.

Ma flèche reste introuvable, le chevrillard séparé de sa mère va certainement chercher à la rejoindre. Je remonte en crête du champ travaillé pour tenter d'apercevoir la chevrette et me poste un instant au coin d'un petit bosquet mais rien ne bouge. Je longe le chemin de terre qui suit la crête puis reviens vers l'angle du bois mais toujours rien. Je décide de jeter un coup d’œil dans la luzerne qui couvre l'autre penchant de la colline et descends vers un petit bosquet fourré où se trouvent souvent les sangliers. Quelque chose bouge au coin du bosquet, c'est justement un sanglier qui fouille le sol, un second suidé sort du bois et le rejoint puis ils commencent à remonter en longeant la bordure du bosquet. Je contrôle le vent, il n'est pas bon et je dois faire un grand détour pour ne pas les affoler. Je fais demi-tour et m'avance par le chemin de terre pour me positionner à bon vent puis observe les sangliers. Ce sont 2 bêtes rousses. Ils retournent dans le bois. Je traverse la luzerne en crête et rejoints l'angle haut du bosquet puis descends tout doucement vers l'endroit où sont rentrés les sangliers. Arrivé au coin bas du bosquet, je recontrôle le vent qui souffle maintenant en suivant la combe parallèlement au fond du bosquet. Je m'éloigne un peu de la bordure et longe doucement le fond du petit bois. J'entends par moment les sangliers qui se déplacent en fouillant le sol. La nuit tombe doucement.

Tout à coup, j'ai une impression bizarre, je tourne la tête à droite et aperçois un blaireau qui descend en longeant une bande étroite du grand bois au s'avance vers le bosquet. Je me fige et m'agenouille, il ne m'a pas vu. Je l'observe un instant quand un second blaireau bien plus gros sort de bois et rejoint le premier pour se mettre à jouer avec lui. Je tente des cris de souris mais ils ne prêtent pas attention à moi. Je me redresse doucement et poursuis un peu mon chemin pour me soustraire à leur vue en dépassant l'alignement de la bordure du bois puis je remonte vers eux en traversant doucement la luzerne. Arrivé au coin du bois, j'accroche mon décocheur et me penche doucement pour apercevoir les blaireaux. Ils sont toujours là. Le plus gros s'avance plein travers à 10 mètres environ dans la luzerne et s'arrête régulièrement mais je ne sens pas son tir. Le second descend quant à lui droit sur moi puis s'arrête à 7 mètres environ et s'assoie pour se gratter les puces. J'arme mon arc et vise son épaule. Je décoche, l'impact est violent et très bruyant. Ma flèche est déviée en traversant l'animal et pars mourir dans la luzerne. Les blaireaux démarrent et retourne vers le bois mais mon blaireau de fera que 3 mètres. Il s'arrête et commence à râler, le sang qui remplit ses poumons émet un sang bulleux et rapidement c'est le retour du calme. Je pars chercher ma flèche et aperçois mon blaireau posé sur une grosse branche. Il est mort. Ma flèche récupérée, je ramasse mon blaireau et rentre vers la voiture alors que la nuit se fait de plus en plus noire. Ma flèche rentre sous la patte avant et ressort en bas du dos.

Une soirée d'exception, 20 septembre 2011

Alex

 

Trophée :

Une soirée d'exception, 20 septembre 2011

Atteinte :

Une soirée d'exception, 20 septembre 2011

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 16:59

Ce soir, en sortant du boulot, je décide d'aller faire un tour à Labéjan pour tenter de flécher un brocard ou un chevrillard. Je me gare sous la digue du grand lac puis commence à descendre le long du ru alimenté par le déversoir du lac en surveillant alternativement le maïs sur ma gauche et la bordure des bois sur ma droite. Une buse se lève dans la haie qui borde le ru par intermittence, au loin un vol de geais rentre au bois. Je finis par arriver près du bois et décide de m'avancer dans le passage de débardage quand, j'aperçois du coin de l’œil, un brocard qui arrive du sommet du coteau par ma gauche. Il semble sortir du coin du champ de maïs et arrive au trot. Je me recule un peu e me cale au bout de la haie, espérant le voir venir vers moi car le passage de débardage est un bon poste. Je suis à mauvais vent, il souffle dans mon dos et j'espère pouvoir décocher avant qu'il ne me sente. Mais mon chevreuil en décide autrement, il s'arrête, observe, reprend sa progression à pas lent, s'arrête à nouveau, observe à nouveau puis démarre au trot pour biaiser vers une rentrée à 80 mètres plus devant moi. Je l'observe, sachant que mes chances sont quasi nulles et, tout à coup, il stoppe au ras du bois, fait volte-face et remonte au galop vers le coin du maïs pour disparaître derrière la colline. M'a t'il senti, je n'en ai pas l'impression. Je me décale doucement pour voir ce qui lui a fait peur mais je ne vois rien. Je remonte rapidement vers l'angle du maïs mais rien, il s'est volatilisé.

Je reviens sur mes pas et tente de rentrer par le passage de débardage dans le bois mais le sol est trop bruyant, je fais demi-tour et repars vers le lac. Une cane donne des vocalises dans le maïs puis s'envole et part vers le lac. Je remonte par l'angle droit de la digue et aperçois quelque chose qui se débine pour venir se cacher dans les branches du peuplier mort tombé au coin du lac. C'est une cane colvert, certainement celle de tout à l'heure. Elle avance plaqué sur l'eau, le cou tendu à la surface du lac. Je me fige pour l'observer, elle hésite un moment puis fait demi-tour et s'éloigne avant de décoller pour partir vers le bout du lac ou stationnent 2 hérons à l'affût d'une proie. Je poursuis ma route et longe le lac. Les ragondins ont fait quelques dégâts sur le maïs à ma droite. Les hérons décollent en m'apercevant. Vers le milieu du lac, j'ai une impression bizarre, je m'arrête net et baisse les yeux sur une chevrette tapie dans les herbes hautes du bord du lac. Elle est à 3 mètres de moi et m'observe un court instant avant de surgir de son gîte en faisant un bon de côté. Elle se prend les pattes dans les joncs et chute lourdement sur le dos. J'assiste incrédule à la scène sans bouger. La chevrette se débat au sol, sur le dos, les 4 pattes en l'air pendant un petit moment puis elle se redresse et s'éloigne rapidement en quelques bons qui la propulsent à 20 mètres environ puis elle s'arrête et part au pas, l'arrière train tout ébouriffé pour rentrer tranquillement dans le maïs sans me regarder.? Ce comportement me semble suspect et je la trouve un peu maigre, je tente de me rapprocher pour essayer de l'apercevoir mais la végétation est trop épaisse. Je longe tranquillement le maïs quant 100 mètres plus loin un chevrette s'avance sur la bande enherbée à 10 mètres devant moi puis fais volte-face et s'enfuit dans le maïs, je n'ai pas pu voir s'il s'agissait de celle de tout à l'heure.

Je poursuis mon chemin en longeant sur la droite du ruisseau mais j'aperçois les vaches qui broutent dans le pré un peu plus loin, les chevreuils n'apprécient pas trop cette compagnie et les prés souillés par les bouses. Je fais donc demi-tour pour revenir vers le passage busé et traverse pour me diriger vers le maïs. En arrivant au coin du maïs, je sens un regard posé sur moi et pose mes yeux sur un chevrillard qui m'observe à 20 mètres environ au bord du maïs. Je l'observe un moment sans oser bouger puis il rentre tranquillement dans le champ. Je m'avance tout doucement pour tenter de l'apercevoir au travers des pieds de maïs mais il a disparu. La soirée est déjà bien avancée et je décide de tenter de me poster près d'une coulée de blaireau en attendant la tombée de la nuit. Je m'avance d'abord jusqu'au bout du champ et constate que les blaireaux ont creusé un nouveau terrier dans le talus du champ qui remonte sur la droite. Je fais demi-tour pour me poster. Les sangliers ont fait un beau carnage dans l'angle du champ, ils ont couché un sacré rond de céréales.

Je regagne mon poste, je me colle contre un gros roncier, au bord d'un fossé qui rejoint le ruisseau en longeant le bois. Dans mon dos, les sangliers se sont souillés cette semaine dans un petit trou d'eau. Devant moi, à 7 ou 8 mètres une coulée de blaireau très marquée sort du roncier pour rejoindre le maïs. J'ai bien inspecté toutes les coulées et elles semblent beaucoup moins marquées. Je me cal en essayant de rester silencieux et l'attente commence. Le vent qui agite un peu les feuilles de maïs trouble un peu ma perception auditive mais il me semble entendre marcher dans la culture et je me tiens près. Rien ne sort quand, tout à coup, le roncier s'anime violemment juste à côté de moi. Un souffle rauque retentit puis l'animal démarre et se dirige bruyamment vers la coulée. Je doute qu'il s'agisse d'un blaireau et pense plutôt à un sanglier; J'arme mon arc mais le bruit continue et j'aperçois le sanglier sortir dans le champ au coin du roncier puis bifurquer pour rentrer dans le maïs. C'était un jeune sanglier de 45 à 50 kg environ encore un peu roux. Il n'était certainement pas seul.

L'attente reprend, à nouveau des bruits de pas dans le maïs, je surveille la bande enherbée quand un bruit furtif ramène mon regard vers le roncier. Un bruit de végétation froissée et un blaireau surgit sur la coulée. Il stoppe et hume l'air en tournant la tête sur la droite. J'en profite pour armer mon arc et aligner ma visée. Je sais que je n'aurais pas beaucoup de temps pour ajuster ma flèche avant qu'il ne rentre dans la culture. La visée prise je décoche. L'impact est bizarrement très audible et claquant. Le blaireau démarre en trombe et rentre dans le maïs. Il fait beaucoup de bruit sur le départ puis il me semble l'entendre se débattre sur place puis plus rien.

Je reste posté un moment en espérant en voir sortir un autre, ils font beaucoup de dégât sur le maïs et j'ai consigne du propriétaire d'en éliminer un maximum. L'an dernier au même poste, j'en avais vu sortir 8 un derrière l'autre. La luminosité baisse doucement quand, tout à coup, un blaireau surgit du maïs à 25 mètres environ et s'assoie un instant puis se relève, tourne en rond, s'arrête à nouveau puis démarre d'un coup et rentre dans le roncier. Cette attitude me fait douter, ne s'agirait-il pas de mon blaireau fléché tout à l'heure.

Le roncier s'anime et craque de toute part, certainement le reste de la compagnie des sangliers. La luminosité n'étant plus suffisante pour tirer je décide de quitter mon poste pour attaquer ma recherche. Ma flèche reste introuvable mais je trouve rapidement les premières gouttes de sang sur la coulée de fuite. Un pied de maïs en bordure du champ est marqué très haut par une goutte de sang sombre. La piste de sang est assez discrète

Un beau blaireau lors d'une sortie chevreuil

mais j'arrive à la suivre dans la faisceau de ma lampe à mesure que j'avance, l'odeur du blaireau se fait de plus en plus forte et je finis par le retrouvé allongé sur le flanc, calé contre des pieds de maïs.

Un beau blaireau lors d'une sortie chevreuil

Ma flèche est rentrée au milieu de la cage thoracique et ressort derrière l'épaule opposée.

Un beau blaireau lors d'une sortie chevreuil

Alex

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 07:35

Ce soir, je décide d’aller faire un tour à Labejan pour chasser le blaireau, depuis plusieurs années, leur population explose dans le secteur. Durant mes sorties aux ragondins, j’ai noté pas mal d’indices de présence. Ce soir, je décide d’aller me poster dans un bois proche de la lisière, en contrebas d’une zone de terriers. J’y ai très souvent vu des blaireaux et fléché un renard l’an dernier.

L’attente commence, le sous-bois est bien calme ce soir. Au bout d’un moment, un tracteur arrive, son ronron augmente et diminue au gré de ses allées venues. Le calme de la soirée perturbé par ce bruit incessant commence à m’énerver, je décide de partir en approche.

Je ressors du bois en suivant une coulée puis commence à longer la bordure du bois. Plusieurs belles coulées sorte de l’enceinte. Je ne suis jamais allé aussi loin en longeant le bois et je constate que le secteur est très giboyeux. Le bois fait plusieurs virages à 90 ° et longe un champ de luzerne. Tout à coup j’aperçois une coulée impressionnante, bien damée par le passage répété des blaireaux. Plus bas dans le bois, les cris caractéristiques de blaireaux en train de jouer ou de se chamailler retentissent.

Je me glisse sans bruit dans le bois en passant devant des terriers bien propres et très fréquentés. L’intérieur du bois sans être très sale n’offre pas une bonne visibilité au sol. J’attends un peu mais le calme s’installe et je décide de ressortir du bois pour longer la bordure. Un lièvre passe ventre à terre dans la bande étroite de luzerne qui sépare le bois que je longe d’un autre un peu plus bas. Il tourne à l’angle de l’autre bois et disparaît.

Je longe doucement la bordure du bois quand des craquements se font entendre. J’aperçois au travers de la végétation un blaireau qui m’observe avant de se débiner. Les bruits ne trompent pas, ils sont plusieurs. Je fais demi-tour et remonte vers la belle coulée et les terriers. A mis chemin je fais une halte au niveau d’une trouée dans la végétation qui me permet de voir à 2 mètres dans le bois.

Un blaireau se roule par terre dans la poussière. J’arme mon arc, vise le coffre alors que le blaireau se redresse pour s’asseoir et décoche. Le blaireau reste cloué au sol et réagit à peine, il se laisse aller rapidement. J’attends un peu au cas où et commence à rencocher une flèche quand un second blaireau sort la tête du terrier que je n’avais pas vu car tourné vers l’intérieur du bois.

J’arme à nouveau, il rentre et sort la tête essayant de voir son collègue mais n’osant pas sortir complètement du terrier. Je vise l’arrière de la tête alors qu’il vient de ressortir du terrier et décoche. Le blaireau tout d’abord sonné par l’impact, commence à se débattre mais n’arrive pas à se dégager de la flèche planté profondément au sol et reposant sur le haut du terrier. Je réencoche rapidement et lui décoche une seconde flèche dans le coup. Il se débat toujours en gémissant. Je me précipite vers la première grosse branche que je trouve et mets fin à son calvaire d’un coup sec à la tête.

Je récupère mes deux blaireaux, de petite taille, ce sont des jeunes de l’année. Le premier touché en plein cœur est presque mort sur le coup alors que le second n’étant pas touché au départ dans une zone vitale a dû être achevé.

La pénombre, s’installe rapidement et je rentre avec mes prises vers ma voiture qui est à 3km environ. En longeant le bois j’aperçois 30 mètres devant moi ce qu’il me semble être un chevreuil mais la faible luminosité ne me permet plus de voir correctement. L’animal finit par tourner la tête vers moi et disparaît en un éclair et sans bruit dans le sous-bois. Je poursuis ma route et fait démarrer l’animal en passant à côté de lui, il était resté en bordure du bois et détale maintenant en aboyant.

Doublé de blaireaux

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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