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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 22:12
Un doublé de biches sous la pluie, 15 janvier 2021
Un doublé de biches sous la pluie, 15 janvier 2021

Un récit dès que possible...

Alex

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 16:19
Un rêve devenu réalité, 4 octobre 2020

Un récit dés que possible (prochainement sur Charc)

Alex

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 11:34

Cette année, je voulais reprendre un bracelet de cerf sur le secteur de Camous mais tous les bracelets étaient déjà réservés, j'ai donc dû me rabattre sur le secteur de Beyrède-Jumet où j'ai pu avoir un bracelet de cerf moins de 10 cors (CEM1), une biche et un jeune pour moi et une biche et un jeune pour mon ami Arnaud Lasperches. Je ne connais pas du tout ce nouveau secteur et j'ai commencé à repérer un peu seul durant les 2 sorties que j'ai faites depuis l'ouverture de la chasse. Ce weekend Arnaud doit venir chasser mais la pluie est annoncée pour vendredi, samedi et dimanche, nous décidons de chasser quand même. Arnaud arrivé le vendredi soir, nous partons pour la chasse vers 5h20 le samedi matin sous la pluie. Arrivés sur Beyrède vers 6h30 nous prenons la piste qui remonte jusqu'en haut de la montagne. Le vent a soufflé très fort et souffle encore, la piste est jonchée de feuilles et de petites branches quand nous devons stopper. Un arbre est tombé en travers du passage. Nous devons descendre sous la pluie pour le pousser sur le bord de la piste avant de continuer. Nous arrivons au sommet vers 6h45, il pleut toujours autant et le vent souffle très fort. Il ne fera pas jour avant 30 minutes, je tente d'écouter en ouvrant ma portière mais aucun brame audible. Le bruit du vent et de la pluie coupe le son. Les 2 penchants de la montagne sont très différents, celui qui descend vers Jumet, en face de nous est couvert de prairies, de fougères et de bois de noisetiers alors de la piste remonte au travers d'une zone très boisée de hêtres et de sapins. Jusqu'à ce weekend les sols très secs rendaient l'approche difficile mais j'ai pu approcher des biches et des faons à portée de tir du côté des fougères, je décide donc de laisser ce secteur plus facile à Arnaud et d'aller chasser dans les bois. Alors que le jour commence à se lever la pluie se calme un peu et nous en profitons pour sortir de la voiture pour nous préparer mais le répit est de courte durée, la pluie se remet vite à tomber.

Nous partons chasser chacun de notre côté, je prends un petit sentier sur la gauche de la piste qui longe sous une crête rocheuse composée d'un chaos de gros rochers. Le sommet et le penchant opposé sont couverts d’une large bande de buis où les animaux semblent venir se remiser d'après ce que j'ai pu observer jusqu'à présent. Les fortes pluies de vendredi ont détrempé le tapis de feuilles mortes, ce qui rend ma progression plus silencieuse, mais les fortes rafales de vent ont fait tomber de nombreuses branches au sol et je tente de marcher doucement pour les éviter au maximum. Le sentier débute dans les buis au milieu des rochers couverts de mousse puis le paysage s'ouvre vite sur la pente descendante à ma gauche sur un bois clair de hêtres. Je m'arrête tous les 2 ou 3 pas pour bien observer autour de moi, le sous-bois est encore très sombre. Le vent violent agite les grands arbres qui craquent et grincent de façon inquiétante, aucun brame ne se fait entendre, la pluie tombe mais pour le moment ma veste non étanche me protège. Le sentier descend doucement et rejoint une combe très dégagée et couverte d'une épaisse couche de feuilles mortes, elle descend à une belle souille sur la piste à environ 100 mètres en contrebas. Je décide de la rejoindre et descends en suivant le creux de la combe. Arrivé à la piste, je prends à droite pour la suivre avec le vent dans le dos. Je continue à avancer tout doucement en m'arrêtant très souvent pour observer. Je passe deux zones de régénération ouvertes sur des zones enherbées sur ma gauche, sous le chemin. Pas un animal au gagnage, les zones de hêtres permettant de voir loin alternent avec des zones plus touffues. La droite du chemin s'ouvre sur une belle hêtraie parsemée de blocs de roche et de bouquets de buis et de houx. Alors que je passe une zone de roche qui descend jusqu'au chemin, un léger mouvement attire mon attention à environ 60 mètres, sous un bouquet de buis. Je me fige et observe, un animal tourne sous les arbustes de façon étrange. Je l'observe un instant puis tente de me rapprocher un peu en gravissant le talus rocheux du chemin. Je remonte doucement d'arbre en arbre et gagne environ 15 mètres quand l'animal se détache un peu plus à découvert. C'est un daguet malingre, il tourne un instant sur place nez au sol comme s'il cherchait à prendre une piste à la manière d'un grand chien courant. Je stoppe mon approche car ce n'est pas l'animal que je désire prélever. Le daguet se met à bondir en tous sens comme un cabri puis part nez au sol, d'un pas rapide, en parallèle de la piste. Il stoppe à environ 100 mètres contre un autre petit massif de buis puis se fait les bois contre un arbuste et recommence à sauter comme un cabri en tournant sur lui-même. Il repart nez au sol pour descendre le talus de la piste. Il stoppe en bordure du chemin alors que je suis redescendu sur le chemin, il observe un instant puis disparaît dans la pente sous la piste. Je reprends ma progression lente et aperçois un peu plus loin le daguet qui plonge dans la pente, au grand galop, entre les hêtres, à plus de 100 mètres en contrebas, il a dû me sentir.

Un peu plus loin, la piste s'interrompt. Après un coup d'œil infructueux sur le secteur, je fais demi-tour. En suivant la piste, je remarque une bande enherbée à environ 90 mètres en contrebas dans le bois de hêtres, je quitte la piste et descends pars une sorte de chemin de débardage pour rejoindre cette zone ouverte ou j'espère voir des animaux mais rien ici non plus. Je poursuis ma chasse dans les hêtres en contrebas du chemin quand des geais se font entendre un peu plus loin, j'ai remarqué lors de mes sorties précédentes qu'ils annonçaient systématiquement les grands cervidés. Je redouble d'attention en progressant d'arbre en arbre quand j'aperçois un cervidé à environ 80 mètres devant moi. Je stoppe net près d'un arbre. C'est un faon, il regarde vers moi. Je reste immobile en espérant qu'il m'oublie mais le vent tourne et sa mère que je n'avais pas vue démarre, plus à gauche, en entraînant sa progéniture pour disparaître rapidement dans le bois. Je reprends ma progression lente en essayant de ne pas trop descendre, un peu plus loin, je rejoins une zone de buis couvrant une bande de rochers couverts de mousse. Je redouble d'attention dans ce milieu fermé mais rien, je ressors dans une grande combe clairsemée de hêtres et qui descend en pente prononcée. Alors que j'observe le secteur, je me rends compte que la piste est à environ 100 mètres au-dessus de moi. Alors que je regarde vers cette dernière, j'aperçois furtivement un animal qui détale au grand galop en la suivant pour disparaître rapidement, plus à droite, derrière un bouquet d'arbre planté au bord du chemin. Je décide de remonter la pente très raide pour rejoindre la piste. Une fois cette dernière atteinte, je la suis toujours en mode chasse jusqu'à rejoindre la piste empierrée par laquelle nous sommes montés en voiture ce matin.

Je remonte doucement en suivant la bordure droite de la piste pour tenter d'apercevoir un animal dans la pente en dessous ou en dessus de cette dernière mais rien. Un peu plus loin, je jette un coup d'œil à une belle souille qui se trouve sur la droite d'un ruisselet encaissé qui descend très en pente vers le fond de la vallée. L'eau est claire, les animaux n'y sont pas venus récemment. Un peu plus haut la piste tourne en épingle à gauche pour remonter vers la voiture et une autre piste  part droit, en suivant plus ou moins la courbe de niveau, vers le col de Beyrède. Je m'avance un peu sur cette piste, au milieu de sapins immenses qui couvrent la montagne au-dessus et au-dessous du chemin. J'observe un peu sous les conifères puis prends à gauche pour remonter par un petit sentier assez raide qui grimpe jusqu'à la crête et que j'ai repéré la semaine dernière. Je remonte doucement en surveillant le secteur, les sapins font vite place aux hêtres, quand j'aperçois un beau cerf à environ 200 mètres au-dessus de moi. Il vient de ma gauche et avance tranquillement entre les arbres, il semble porter 6 gros andouillers et le bout de ses bois se finit bizarrement, comme si les dernières pointes ne s'étaient pas développées. Je décide de tenter l'approche. Il me faut faire vite car il est toujours en mouvement, je remonte d'arbre en arbre, en baisant sur la droite pour tenter de le recouper, le plus vite possible tout en essayant de rester discret. Je gagne environ 50 mètres dans cette forte pente mais le cerf presse le pas et je le perds de vue. Je tente de remonter encore au cas où quand une bichette arrive sur ses traces. Je continue à monter mais elle aussi presse le pas. Brusquement, un cerf resurgit plus en arrière que l'endroit où j'avais perdu le gros cerf de vue et les 2 animaux s'éloignent rapidement en remontant vers la crête où je les perds vite de vue. Je poursuis mon ascension vers la crête rocheuse en espérant qu'ils ne sont pas allés loin. Alors que j'arrive à un peu plus de 30 mètres de la crête et que je reviens dans les sapins, un mouvement me fait stopper net. Une bichette vient de se planter de face, à environ 40 mètres, entre deux troncs de sapins serrés et regarde vers moi. Je reste immobile et nous nous observons un instant avant qu'elle ne fasse volte-face pour se débiner derrière des rochers et les sapins. J'aperçois alors les têtes de d'autres biches, bichettes et faons qui se débinent en la suivant. Je les perds de vue derrière une énorme souche d'un sapin tombé au sol alors qu'un grondement d'alerte puissant, certainement celui d'un cerf, retentit au-dessous de moi dans la pente. Pas la peine de tenter une approche sur cet animal, j'utilise l'écran formé par le plateau de racines de la souche pour tenter de m'approcher rapidement mais je fais démarrer une autre bichette à un peu plus de 15 mètres sur ma gauche alors que je passe les sapins où se tenait la bichette de face. Alors que j'arrive à la souche, je ne peux que constater que les biches et les jeunes sont déjà loin.

Je remonte donc sur la crête rocheuse pour la suivre, en espérant surprendre des animaux de part et d'autre. La montagne sous la pluie est plongée dans le brouillard qui cache les sommets alentour et réduite la visibilité à environ 60 mètres. J'avance tout doucement sur les rochers parfois glissants et chaotiques. Le sol dur a tout de même l'avantage d'être très silencieux. Je jette un coup d’œil, à chaque fois que cela est possible, de part et d'autre de la crête quand j'aperçois un cerf au gagnage, à environ 15 mètres sur ma droite. Un rapide coup d’œil à ses bois, c'est un 8 pointes, il broute dans la pente, tête vers le bas. J'arme doucement mon arc. Le cerf s'avance un peu, tout en mangeant au sol, et pivote légèrement vers moi pour se retrouver et très léger 3/4 avant. Mon pin's est calé sur son épaule mais je ne sens pas le tir, je crains de toucher l'os de la patte avant ou l'omoplate et préfère attendre un peu en espérant que le cerf pivote à nouveau mais dans l'autre sens. Brusquement, il relève la tête et regarde vers moi. Nous restons tous 2 immobile un court instant puis il démarre et fonce dans la pente pour stopper plein travers à environ 50 mètres en contrebas. Mon viseur est sur lui mais il est trop loin, je désarme et le cerf repart en plongeant dans la pente. je me dis que je viens de laisser filer l'occasion de la journée mais me console en me disant qu'il vaut mieux ça qu'une mauvaise flèche. 

Je reprends ma progression lente au milieu des rochers. Un peu plus loin, je stoppe net en apercevant sur la gauche, côté feuillus, un cervidé au gagnage. Son pelage est clair et une ligne noire est bien dessinée sur son dos mais les rochers me cachent la zone vitale et la tête de l'animal qui broute au sol. Je n'ai pas le réflexe d'armer tout de suite, l'animal relève la tête et m'aperçois sans vraiment m'identifier. C'est un jeune de l'année, j'aurais dû armer mon arc car maintenant je ne peux plus bouger sans être repéré. Je reste figé et attends en espérant qu'il baisse la tête mais après un moment sans bouger, le jeune animal démarre et fuit dans la pente où je le perds vite de vue. Presque au même moment, un brame retentit un peu plus en avant. Je progresse rapidement derrière des rochers puis revient sur la gauche pour tenter d'apercevoir le cerf mais sans succès. J'avance tout doucement en ouvrant bien les yeux mais impossible de voir quoi que ce soit. J'arrive au bout des rochers un peu plus loin et descends sur un sorte de replat séparant les feuillus des conifères. Je regarde un peu les alentours puis décide de redescendre par un sentier sur le penchant des feuillus. Le chemin descend rapidement et alors que je suis à environ 70 mètres en dessous de la crête, je change d'avis et décide de prendre la courbe de niveau pour  avancer en parallèle de la crête. Je progresse doucement en suivant une belle coulée. Alors que j'arrive sous l'endroit où se trouvait le faon, je l'aperçois, dans le brouillard, couché en boule contre un gros hêtre à environ 60 mètres en contrebas. Je me fige, il regarde vers moi. Je recule tout doucement pour qu'un gros hêtre, à mi-distance entre nous, me cache de sa vue. Je descends ensuite doucement vers cet arbre pour tenter une approche sans voir le faon mais alors que j'arrive au pied du gros hêtre, le faon a disparu. Je m'approche de l'endroit où il était couché, espérant le voir mais il a disparu.

Je remonte donc vers la coulée que je suivais quand du bruit me fait lever les yeux, un cerf vient de démarrer dans les fougères à 60 mètres au dessus de moi. Il file au grand galop dans le brouillard et disparaît rapidement. Je reprends ma progression, remonte doucement vers la crête et la longe tranquillement jusqu'à rejoindre la voiture sans voir d'autre animaux. Il est près de 11 heures, je suis trempé, Arnaud n'est toujours pas revenu à la voiture, je décide donc d'aller faire un tour dans la bande de buis qui longe la crête sous laquelle j'ai attaqué la chasse ce matin. Je reprends le sentier de ce matin jusqu'à la combe que j'ai suivi pour descendre sur la piste en contrebas mais cette fois je remonte au travers du chaos de rochers couverts de mousse pour passer la crête puis me frayer un chemin au travers des buis en suivant les passages d'animaux. J'avance tout doucement quand un bruit me fait stopper net. J'aperçois alors une tâche rousse au travers des buis à environ 20 mètres. En observant plus à gauche, j'aperçois la tête de l'animal. C'est une biche, elle regarde vers moi sans réussir à m'identifier. Un mouvement plus à gauche trahit alors son jeune qui revient vers elle. Je reste immobile en attendant qu'elle s'éloigne tranquillement puis reprends ma progression. Pas d'autres animaux, je ressors dans les fougères un peu plus loin puis remonte vers la voiture. Arnaud n'est toujours pas rentré, je décide de descendre tranquillement par la piste qui descend vers Jumet pour aller jeter un coup d'œil dans les prairies en contrebas.

Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020

La pluie s'est calmée un peu. Alors que j'avance doucement et que je vais arriver au dessus de la première prairie, un animal démarre sur la droite du chemin sous quelques noisetiers. Je me fige et accroche mon décocheur. Un cerf, portant des bois étranges de 2 pointes chacun, surgir plein travers dans les fougères au dessus des noisetiers. J'arme mon arc, il est à environ 25 mètres au dessus de moi. Le temps d'aligner ma visée, il repart et disparaît un court instant derrière un arbuste puis s'avance et se replante plein travers à découvert dans les fougères. Mon pin's se cale sur son coffre et je décoche. Touché il fait un grand bon sur place et une grosse quantité de sang jaillit de la blessure d'entrée qui me semble trop haute. Le cerf démarre ensuite pour remonter vers la crête et je le perds vite de vue.

Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020

Vu le temps et la pluie qui recommence à retomber, je décide de ne pas tarder pour attaquer la recherche car le temps va jouer contre moi. Vu la quantité de sang perdu au départ, je suis confiant sur le résultat du tir. La pluie effacera vite le sang, je remonte rapidement vers l'endroit du tir dans la pente très raide mais je ne retrouve plus l'endroit du tir. Il me faut un instant pour comprendre que je cherche un peu trop à droite, je me suis trompé d'arbuste. Je finis par me refaire la scène dans ma tête et comprends mon erreur, je trouve alors rapidement le sang qui a jaillit sur les fougères.

Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020

Je trouve beaucoup de sang à l'endroit du tir et sur les premiers mètres mais la piste devient ensuite très difficile à suivre, je dois contrôler les diverses coulées pour trouver des gouttes ou traces de sang qui sont souvent espacées de plusieurs mètres et qui sont de moins en moins marquées.

Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020
Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020

Le sang s'interrompt brusquement et impossible de le retrouver. Je tourne un moment en cherchant en suivant les coulées sans trouver le moindre indice,  je m'avance donc sur les coulées quand j'aperçois mon cerf mort au travers des genêts sur ma gauche. Heureusement, il n'a pas fait plus de 40 mètres. Au moment où je perds le sang, il a pris à angle droit sur la droite, ne pouvant plus monter et est mort 10 mètres plus loin dans les fougères.

Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020

Je fais le tour par une autre coulée et rejoins mon cerf qui a glissé sur le flanc pour venir se caler contre un genêt où il a perdu beaucoup de sang. Ses bois sont vraiment particuliers, il sont légèrement torsadés un peu comme les cornes d'un koudou mais moins prononcé quant même. Je suis vraiment content de mon prélèvement, c'était un cerf à éliminer.

Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020

Je dégage un peu mon cerf de la végétation pour lui apposer son bracelet, ma flèche rentre plein coffre , où je visais, et ressort haute, juste en dessous du filet. Je fais quelques photos 

Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020
Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020

avant de le ramener à la voiture qui est à 200 mètres environ. Je remonte le cerf jusqu'à la crête, un peu plus haut, puis le traine en longeant la crête avant de descendre jusqu'à la piste où je suis garé. Arrivé à la voiture, je vide mon cerf et tente de le charger mais je dois attendre Arnaud pour le monter dans le coffre de ma voiture. J'en profite pour refaire quelques photos.

Un koudou pyrénéen, 26 septembre 2020

Nous sommes trempés, Arnaud n'a pas pris de rechange, nous décidons donc de rentrer après avoir dépecé et découpé le cerf à la salle des chasseurs de Beyrède

 

Alex

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 05:44

Ce soir, pour finir ma superbe journée de chasse, je décide d'aller faire un affût au sanglier sur Traversère où je n'ai pas encore mis les pieds de la saison. Je me gare près des ruches, au bord du chemin de terre qui contourne le lac vers 19 heures. Je me prépare tranquillement, il fait une chaleur intenable, les cigales chantent à tue-tête dans les petits chênes qui dominent le plan d'eau. Je pars à pied pour mon poste un peu plus loin dans une combe boisée. Je ne marche pas très vite mais je suis vite trempé de sueur. Je suis une parcelle de blé en long pour rejoindre la grande coulée qui remonte jusqu'à mon poste. Le terrain est très sec, impossible de savoir si les sangliers sont passés de frais. Je longe la coulée et remonte dans la combe pour me poster au milieu du salle, dans une zone dégagée  qui me permet de tirer jusqu'à 15 mètres.

L'attente commence, les cigales chantent tellement fort qu'elles couvrent tous les bruits du sous-bois. Le vent un peu tournant finit par se stabiliser et souffle face à moi en descendant la combe. Le temps passe, un petit mulot vient me distraire un instant en agitant les feuilles sèches à quelques mètres devant moi. Une palombe vient de poser un moment sur les chênes qui couvrent la crête sur ma droite. Un peu plus tard un geai passe furtivement. Les moustiques commencent à me harceler et j'en écrase plusieurs, trop occupés à se nourrir de mon sang pour éviter de se faire écraser. Les cigales se calment peu à peu. Vers 20h20, il me semble entendre un léger bruit de pas dans mon dos puis plus rien, après quelques minutes, le bruit reprends. Je me retourne doucement et cherche à localiser l'animal. Les bruits de pas sont de plus en plus proches, vers 20h30, j'aperçois un animal venant vers moi dans la végétation, je crois un bref instant à un sanglier mais la silhouette se dessine peu à peu et je reconnais un chevreuil. Je crois voir des bois un instant alors que le chevreuil se rapproche tranquillement en cherchant sa nourriture. C'est en fait une chevrette, elle avance tranquillement en changeant souvent de direction au gré de ses prises de nourriture. Elle vient se caler dans un bouquet d'arbres à environ 20 mètres en dessous de moi. Le vent n'est pas bon et je m'attends à la voir fuir rapidement. Elle éternue plusieurs fois, elle doit être infestée par des œstres comme beaucoup de ses congénères à cette saison. Elle reste un moment à manger au même endroit puis commence à remonter tranquillement sur moi en zigzagant. À environ 12 mètres, elle stoppe net de face et hume un instant l'air avant de démarrer brusquement sur la gauche pour foncer dans la végétation en remontant vers la crête. Elle se tranquillise vite et reprend son activité à environ 30 mètres. Je ne la vois plus mais entends ses pas par intermittence. Je me retourne face au vent et me reconcentre sur ma chasse. Quelques cigales chantent encore par moment.

Vers 21h30, un craquement puissant m'interpelle sur la gauche. Je tends l'oreille, rapidement des bruits de pas se font entendre et semblent venir vers moi dans le sale. Les bruits deviennent de plus en plus présents et je tente de voir le ou les animaux au travers des branchages quand un gros sanglier puis un second m'apparaissent à environ 25 mètres sur le flanc de la combe. Ils avancent tranquillement sans s'arrêter, un derrière l'autre. Ils sont trop loin, en mouvement et le secteur est trop encombré. J'ai espoir qu'ils prennent une belle coulée qui passe à moins de 10 mètres devant devant moi ou au pire à environ 15 mètres mais il marquent un bref arrêt dans le sale à environ 35 mètres puis poursuivent dans la végétation et remontent vers la crête en s'éloignant doucement. Je reste un moment à l'écoute, au cas où ils reviendraient, mais le bruit de pas s'éloigne et passe la crête. Le calme s'installe. Je pense savoir où ils vont, très certainement vers une grande parcelle de blé prise entre 2 bois, je décide donc de les laisser prendre de l'avance avant de tenter de les recouper pour ne pas qu'ils m'entendent me déplacer sur ce sol couvert de feuilles sèches. Je quitte mon poste après environ 10 minutes d'attente. Je prends sur la droite par une grosse coulée pour passer la crête puis descends au gré des passages de gibiers vers le blé en bas de la pente boisée. Je sors du bois, pas de sanglier en vue, je traverse le blé étroit à cet endroit pour rejoindre un chemin enherbé qui longe le penchant boisé opposé puis commence à longe ce dernier doucement en surveillant la parcelle de céréales. J'ai le vent de face, le blé s'élargit rapidement en avançant sur le bois de droite.

J'avance doucement quand il me semble entendre des craquements dans le blé. Je m'arrête et écoute mais je n'entends plus rien, je recommence à avancer quand il me semble encore entendre des craquements. Je regarde dans la direction du bruit quand j'aperçois le dos d'un sanglier qui mange dans le blé au bord d'une zone de la culture couchée par ses congénères, près du bois d'en face. Je décide de tenter une approche au travers de la culture avec le vent sur la droite. J'avance doucement mais, même en faisant attention, je fais du bruit dans le blé qui craque sous mes pas. J'aperçois vite le second sanglier qui s'avance dans la zone de blé couché. Je gagné peu à peu du terrain et les sangliers ne se préoccupent pas de moi, trop occupés à leur repas. Ils comment à avancer en mangeant et je biaise à droite pour les recouper. J'arrive ainsi facilement à 20 mètres des sangliers. J'accroche mon décocheur et m'approche encore un peu baissé, prêt à armer. Je me retrouve ainsi à 15 mètres du sanglier le plus proche et environ 18 mètres du second qui est beaucoup plus gros et plus à ma droite. J'arme mon arc et vise le sanglier le plus proche qui se présente plein travers. Je décoche, touché le sanglier pousse un souffle puissant et démarre pour foncer vers le bois. Le second sanglier rentre droit au bois alors que le fléché part sur environ 30 mètres sur la droite puis bifurque pour rentrer au bois par une trouée dans la végétation. Assez rapidement, il me semble entendre tomber mon sanglier mais des bruits de pas persistent un moment sur une zone restreinte. J'attends un peu puis pars chercher ma flèche que je retrouve rapidement par miracle plantée au sol sous le blé couché.

Une très belle chasse pour ma première sortie sur Traversère, 19 juillet 2020

Je la laisse plantée droite sur place puis allume la torche de mon portable à la recherche de traces de sang. Ne trouvant rien, je décide de partir vers l'entrée au bois de mon sanglier. Je trouve alors du sang frotté sur le blé en bordure du bois.

Une très belle chasse pour ma première sortie sur Traversère, 19 juillet 2020

Je trouve ensuite quelques gouttes de sang au sol sur les feuilles mortes et la végétation du pied du talus du bois.

Une très belle chasse pour ma première sortie sur Traversère, 19 juillet 2020

Je suis le sang qui remonte droit dans le bois la coulée traverse des genêts puis passe un petit passage dégagé avant de rentrer dans un taillis d'épines. Je dois suivre le sang à 4 pattes sous les épines qui m'écorchent de partout. Je peine à avancer avec mon arc qui s'accroche dans les ronces et les branchages. La piste devient assez vite très abondante et de grosses giclées ponctuent ma progression.

Une très belle chasse pour ma première sortie sur Traversère, 19 juillet 2020

Soudain, je trouve du blé mélangé au sang et le doute m'envahit, j'espère ne pas avoir fait une flèche d'estomac. Après environ 40 mètres, la coulée rejoint une autre coulée perpendiculaire qui suit la courbe de niveau. Le virage du sanglier sur la nouvelle coulée est marqué par une grosse giclée en arc de cercle.

Une très belle chasse pour ma première sortie sur Traversère, 19 juillet 2020

Je me rends alors compte qu'il me manque une flèche au carquois, je fais donc demi-tour pour aller la chercher et la retrouve au passage des genêts, je la remets au carquois. Je reprends ma recherche. Alors que je m'avance un peu plus après l'arc de cercle de sang, des craquements se rapprochent de moi puis des grognements se font entendre, un sanglier vient droit sur moi, je pense que la lumière va le faire fuir mais il continue à s'approcher. Je dois donner plusieurs fois de la voix pour qu'il finisse par se décider à s'éloigner. J'espère qu'il ne s'agit pas de mon sanglier. Je suis la piste très abondante sur environ 20 mètres, une forte odeur de sanglier envahit le secteur, puis la piste prend à droite et remonte à nouveau au plus raide. Le sang est très abondant et je retrouve vite mon sanglier mort sur le flanc, tête vers le bas. Ma flèche est très bonne au cœur. 

Une très belle chasse pour ma première sortie sur Traversère, 19 juillet 2020

Son collègue devait certainement le chercher et se refusait à partir sans lui, il a dû prendre le bruit que je faisais en avançant pour celui de son compagnon. Les grosses giclées de sang étaient en fait du sang craché par la gueule ce qui explique la présence régulière de blé. J'attache la laie d'environ 80 kilos par le groin, avec une petite corde que j'ai toujours à la poche, et commence à revenir sur mes pas en la tirant. Impossible de trouver un autre passage pour sortir de cet enfer d'épines qui me griffent les bras et le dos en remontant mon T-shirt. Je galère pas mal, j'éteins régulièrement la torche de mon portable sans le faire exprès et me retrouve alors dans le noir. Petit à petit, j'avance et finis par ressortir en bordure du blé. Il me faut maintenant sortir mon sanglier de là. Ma voiture est loin. Je décide de tirer le sanglier sur la gauche en lisière du bois pour rejoindre une prairie à environ 80 mètres pour éviter de traîner le sanglier au travers du blé et endommager la culture. Après quelques photos souvenirs

Une très belle chasse pour ma première sortie sur Traversère, 19 juillet 2020

je me fais une poignée avec un bout de bois et tire la sanglier grâce à la corde pour rejoindre la prairie. En débouchant dans cette dernière, après avoir travers une gros bourrelet de ronces, je fais démarrer un chevreuil qui fuit en aboyant dans la nuit noire. La prairie remonte raide vers la route de crête à environ 300 mètres. Je pose mon arc en bordure du blé pour avoir les 2 mains pour tracter puis tire mon sanglier dans la pente raide penché au maximum pour me servir de mon poids en espérant que la corde ne lâche pas pour ne pas heurter le sol tête la première. Je dois faire de nombreuses pauses et manque plusieurs fois de faire un malaise, je n'en peux plus, je suis trempé de sueur. Après environ 150 mètres, je décide d'aller voir si je peux arriver jusque-là en voiture. Je remonte à la route et constate qu'un passage peut me permettre de rentrer dans la prairie. Je fais donc demi-tour, récupère mon arc, ramasse ma flèche dans le blé au passage et pars chercher ma voiture. Voyant de la lumière à la boulangerie, je fais une pause pour dire au propriétaire que j'ai tué un sanglier et savoir s'il veut le récupérer. Il m'annonce que le blé sera moissonné demain. Il était tant que je vienne m'occuper des sangliers. Il est d'accord pour récupérer le sanglier, je pars donc le chercher en voiture puis rentre chez moi pour le vider, le découper et le mets au frais avant de lui amener le sanglier le surlendemain prêt à mettre au congélateur.

 

Alex

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19 juillet 2020 7 19 /07 /juillet /2020 12:50

Ce matin, je décide d'aller chasser sur Factom et Bourras. Je me gare sur le chemin de terre qui enjambe l'Osse et attends que le jour se lève un peu puis me prépare tranquillement et pars pour la chasse. Je passe la rivière et observe un moment le chaume. Rien ne bouge, je prends à gauche, le long du cours d'eau pour rejoindre la friche puis avance doucement dans cette dernière sans rien voir ni entendre. Je traverse la vieille Osse et débouche en bordure du soja. Je scrute la parcelle un instant quand j'aperçois un chevreuil qui longe le bosquet en direction de la rivière sur ma gauche. Il avance tranquillement mais je dois presser le pas pour le couper car il est à plus de 300 mètres. Je longe la bordure boisée de la rivière et gagne vite du terrain mais le chevreuil avance trop vite. Alors que je suis encore à 100 mètres de lui, il commence à bifurquer pour rentrer au bosquet. J'avance encore un peu et me cale contre la végétation puis tente de l'appeler. Il relève la tête et regarde vers moi puis s'acharne sur un arbuste. Il est maintenant certain qu'il s'agit d'un brocard. Je tente encore quelques appels mais il rentre au bois. Je décide de vite remonter à travers la culture vers le haut du bosquet. Le brocard démarre en sous-bois en aboyant. Alors que j'arrive au coin du bosquet, je l'aperçois. Il se débine de cul à plus de 200 mètres dans le chaume de fèveroles de l'autre côté de la route. Dès qu'il disparaît derrière une bosse du champ, je presse le pas jusqu'à la route et la suis en courant jusqu'à un passage qui remonte sur la gauche pour longer le haut du chaume. Je le prends et longe le haut du chaume pour tenter de recouper le brocard qui semble partir vers le bosquet au-dessus des bâtiments. Alors que la bordure du chaume prend à droite pour suivre la bordure d'une parcelle de vigne, j'aperçois au loin le brocard. Il est déjà arrivé en haut du chaume à plus de 300 mètres et va rentrer dans la vigne au-dessous du bosquet.

Je remonte le talus à ma droite pour récupérer la bordure de la vigne puis la longe en regardant entre les rangs. En arrivant au coin de la parcelle, j'aperçois un jeune brocard, plein travers, à un peu moins de 100 mètres. Le relief du terrain ne laisse voir que le haut de son dos, son cou et sa tête. Il regarde vers moi. J'attrape mon Rottumteler et lance quelques appels. Le brocard avance au pas droit devant lui et disparaît derrière le relief. Je décide de tenter de m'approcher. Je commence à longe le dernier rang de vigne pour remonter vers lui quand il réapparaît. Je me fige contre la vigne et lance 2 ou trois appels. Le brocard démarre et vient droit sur moi. Je passe sous le rang de vigne pour l'attendre mais à genoux derrière le feuillage bas, je ne le sens pas. Je ressors doucement devant le rang mais je ne le sens pas non plus alors que le brocard arrive d'un pas décidé. Je repasse sous le rang et presse le pas pour aller me poster au bout du rang, derrière le feuillage. Le brocard a stoppé à environ 40 mètres et regarde vers la vigne. Il repart, j'arme mon arc et le laisse venir. Il s'approche d'un bon pas puis ralentit doucement pour venir stopper de 3/4 face à 8 mètres alors que je le suis dans mon viseur. Ma visée calée, je décoche. Ma flèche le traverse en rentrant en avant de l'épaule. Le chevreuil pivote en perdant beaucoup de sang et fonce dans la vigne. La plaie de sortie est bien visible en plein milieu du chevreuil qui perd de grosses giclées de sang. Il entre dans la vigne en perdant beaucoup de sang et ne tarde pas à en ressortir à environ 45 mètres. Il fonce dans le chaume, sa course devient très désordonnée et il chute à moins de 30 mètres de la vigne. Il se débat un peu au sol puis s'immobilise. Je pars chercher la flèche et trouve une belle giclée de sang sur le chaume.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je tourne un peu en cherchant la flèche sans succès. Je trouve l'entrée dans la vigne qui me donne la direction de fuite par rapport au premier sang.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

J'insiste un peu mais toujours pas de flèche. Je pars donc cherche mon chevreuil que je retrouve à l'endroit où je l'ai vu tomber. Il est mort sur le flanc côté entrée de flèche. La sortie de la flèche est bien visible.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

J'appose mon bracelet et le ramène vers la vigne où je lui rends les honneurs avant de faire quelques photos. Mon atteinte est bien en avant de l'épaule, là où je visais.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Alors que je commence à vider mon chevreuil, j'aperçois un renard en chasse à plusieurs centaines de mètres dans le chaume de blé, de l'autre côté du chemin blanc qui remonte vers les bâtiments. Je me dépêche de le vider et pars le prendre dans un chêne pour éviter qu'il ne soit mangé par un renard ou un chien errant. Le renard semble remonter vers les bâtiments. Je cours le long de la vigne puis prends à gauche en suivant le bord des fèveroles. Je cours entre les 2 premiers rangs de la vigne qui remonte vers le bosquet. Le creux du terrain me cache maintenant le renard. J'arrive aux bâtiments et ralentis pour les contourner par la droite et tente de recouper le renard le long de la vigne que je longe doucement. Une bosse du champ me cache le bas de la parcelle. Pas de renard en vue pour le moment, j'avance doucement pour voir derrière la bosse en longeant toujours la vigne mais pas de renard en vue. Je me poste un instant contre la vigne puis tente d'appeler mais rien n'y fait, le renard a disparu.

Je laisse tomber et suis le vas de la vigne pour remonter entre cette dernière et la grosse haie qui délimite le territoire. En passant un virage, j'aperçois un chevreuil qui rentre dans la haie à environ 200 mètres.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je presse le pas sur environ 70 mètres puis ralentis et finis mon approche tout doucement. Il me semble que le chevreuil est rentré au niveau d'un chemin de terre et j'espère le voir encore à découvert mais alors que j'arrive à l'endroit où il rentre dans la haie, je tombe sur un mur végétal. Des bruits de pas se font entendre dans la haie, je cherche le chevreuil au travers des feuillages quand mes yeux stoppent sur une tache rousse. Le temps de comprendre qu'il s'agit de mon chevreuil, il se remet en mouvement et remonte, en face, en bordure de la haie. La végétation s'agite en bordure de la prairie de l'autre côté de la haie mais je n'arrive pas à voir le chevreuil. Je me décale très lentement de quelques mètres sur la droite pour tenter de trouver une trouée dans les feuillages. Les bruits de pas reprennent quand mes yeux se posent sur le brocard qui frotte ses bois juste en dessous de moi contre un arbuste à environ 8 mètres. J'ai juste une trouée dans le feuillage en face de sa zone vitale. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée. Je décoche, touché le chevreuil fait volte-face et fonce dans la végétation.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Il se fracasse à à peine 15 mètres de l'endroit du tir, dans la végétation épaisse. La végétation s'agite un court instant puis le calme revient. Je dois écraser un mur de ronce et passer un fossé assez profond pour descendre vers mon chevreuil mort sur le flanc à quelques mètres de la bande enherbée. Ma flèche est au cœur, elle ressort en sectionnant les muscles au-dessus du coude opposé.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

J'appose mon bracelet et extirpe le chevreuil des ronces qui me griffent de partout. Je le laisse en bordure de la haie et pars chercher ma flèche. L'autre côté de la haie semble plus facile d'accès. Je repère l'endroit du tir grâce à la cime dégarnie d'un gros chêne puis pars chercher un chemin pour traverser la haie. Je trouve un passage à environ 200 mètres et reviens par l'autre côté jusque sous le chêne. Je tombe à nouveau sur un mur de ronces et dois écraser cette végétation épineuse qui me griffe de partout pour rejoindre le centre de la haie complètement dégagé et parcouru par une superbe collée bien dégagé. Je la suis un court instant et retrouve ma flèche plantée au sol.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Une piste au sang bien fournie part de là, en suivant la coulée.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

De belles giclées de sang ponctuent la végétation.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020
Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je me rends compte qu'une coulée bien dégagée sort de la haie sur la prairie sans avoir à passer dans les ronces. Je ressors donc par-là puis reviens sur mes pas pour retrouver le passage et retraverser la haie pour aller rendre les honneurs à mon brocard et faire quelques photos souvenir.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je le vide ensuite, attache ses pattes pour le charger sur mon épaule et retourner vers mon premier chevreuil. Alors que je longe la vigne le long de laquelle j'ai fléché le premier brocard, j'aperçois en contrebas, à plusieurs centaines de mètres dans le chaume de fèveroles, 2 chevreuils au gagnage. 

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je pose mon chevreuil près de l'endroit du tir et tente de retrouver ma flèche. Je le dirige dans l'axe du tir à partir de l'endroit où j'étais posté et trouve le premier sang et un peu après ma flèche plantée au sol sous la végétation.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je la remets au carquois et pars chercher mon premier chevreuil pour faire quelques photos souvenir du doublé.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je laisse les chevreuils à l'ombre et pars chercher la voiture alors que les 2 chevreuils mangent toujours tranquillement dans le chaume, j'ai l'impression qu'il s'agit de 2 chevrettes. Je retourne à la route puis me dirige vers la vieille Osse au travers du soja. Arrivé au cours d'eau, je décide d'en longer le lit qui a encore séché un peu plus. Je passe le virage à droite puis arrive au bord d'une grande flaque quand quelque chose bouge dans l'eau. C'est une cistude, je la saisis en plongeant la main dans l'eau, c'est une belle femelle.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je la repose au bord de l'eau où elle revient rapidement puis poursuis ma progression et arrive au niveau de la grande flaque boueuse où j'ai vu les petits ragondins l'autre soir. Je me poste à environ 12 mètres de l'entrée du terrier et commence à imiter des cris de petit ragondin en détresse. Assez rapidement, un museau blanc s'avance à l'entrée du terrier. J'arme doucement mon arc et appelle encore un peu. Le gros ragondin se présente de 3/4 face à l'entrée de son terrier. Je vise le cou et décoche. Ma flèche est pile ou je la voulais. Le ragondin est cloué sur place et se débat à peine avant de s'immobiliser. Le sang commence à se reprendre dans l'eau. 

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je m'approche tranquillement de mon ragondin.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je traverse la flaque et rejoins mon ragondin.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je le dégage, remets ma flèche au carquois et fais quelques photos.

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

Je laisse mon ragondin sur place et longe un peu le lit asséché

Une belle matinée de chasse, 19 juillet 2020

avant de remonter sur la berge pour rentrer à ma voiture. Je pars chercher les chevreuils alors que 2 faons broutent en bordure de l'Osse dans un chaume

 

Alex

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24 juin 2020 3 24 /06 /juin /2020 22:50

Ce soir, j'ai décidé de prospecter un nouveau secteur avant de finir ma soirée sur Bourras. Je commence par aller chercher la flèche perdue hier soir. Je me gare, comme hier, et pars chercher dans le semé de sarrasin. Je retrouve très vite ma flèche posée au sol bien moins loin que ce que je pensais hier soir.

Une laie de justesse, 24 juin 2020

Les traces de sang séché du renard sont bien visibles.

Une laie de justesse, 24 juin 2020

Je récupère ma flèche, retourne à ma voiture puis reprends la route pour aller me garer sur le chemin de terre qui enjambe l'Osse à Bourras. Je me prépare et traverse la route pour remonter la colline au travers des petits tournesols puis de la luzerne avant de rejoindre les vignes en crête. Je prends à gauche en suivant la vigne tout en surveillant entre les rangs pour rejoindre une parcelle de fèveroles qui précède un bois en U enfermant sur 3 côtes une prairie d'herbes sèches. Je longe le bas de la parcelle de fèveroles qui est déserte. Près du coin de la culture, je rencontre une zone de roches calcaires colonisée par des terriers de blaireaux. Je remonte au travers de la rocaille et rejoins le bord des herbes sèches que je longe en bordure des fèveroles. Je rejoins la bande de bois qui domine la coupe de la ligne à haute tension colonisée par les fougères. Je m'avance doucement pour tenter de surprendre un chevreuil dans les fougères sur ma gauche ou dans la bande d'herbes hautes sur ma droite. Rien, les herbes laissent place à une bande étroite de fèveroles et les fougères à une autre bande boisée. Rien non plus, je rejoins le fossé qui borde les fèveroles et le bas du bois. Je le traverse et rejoins un semé puis longe le fossé pour suivre le bas du bois. Je passe ainsi un autre fossé perpendiculaire à 30 mètres de l'angle des fèveroles. Un sanglier s'y est creusé une souille couverte par la végétation. Le fossé passé, je progresse maintenant dans une prairie d'herbes très hautes. Je m'avance à quelques mètres de la lisière du bois.

Une laie de justesse, 24 juin 2020

Rapidement, je dérange un chevreuil qui démarre en aboyant tout en remontant dans le bois. Je reste un moment immobile en laissant le chevreuil s'éloigner et se calmer puis reprends ma progression. Un peu plus loin, une chevrette démarre à quelques mètres de moi dans les herbes hautes et stoppe à environ 15 mètres pour regarder autour d'elle. Elle ne me voit pas, je reste immobile dans les herbes hautes puis finis par bouger et provoque la fuite de la chevrette qui s'éloigne en remontant sur ma droite dans la prairie, s'arrêtant plusieurs fois pour regarder vers moi avant que je ne la perde de vue.

Je poursuis ma progression, passe un chemin forestier qui remonte dans les fougères où j'ai fléché un beau brocard l'an dernier. Pas de chevreuil aujourd'hui, je continue, un peu plus loin, la bordure du bois remonte d'un peu plus de 20 mètres puis prends à droite, délimitant une avancée de la prairie qui termine le bois et remonte vers la crête de gauche. Je continue à suivre le fossé bordé par une petite haie. Un peu plus loin la haie devient plus grande et plus épaisse. Brusquement, je me fais surprendre par une grosse agitation dans les feuillages à moins de 5 mètres de moi. Je me fige, une chevrette apparaît à environ 60 mètres au-dessus de moi et stoppe pour me regarder avant de repartir pour rentrer au bois. Je fais à peine 20 mètres de plus dans les hautes herbes qu'une seconde chevrette surgit de la végétation et fonce droit devant moi vers la route un peu plus loin où je la perds de vue. Je reprends ma progression et rejoins la route sans voir d'autre chevreuil. Je prends à droite en suivant la route tout en surveillant la pente de friche boisée qui remonte sur ma gauche. Je rejoins un passage qui permet d'accéder à une prairie en long prise entre une bande boisée qui remonte vers la route sur la droite et un penchant de bois remontant vers les vignes de l'autre côté. Alors que je m'avance doucement sur le passage, j'aperçois, à environ 200 mètres, un chevreuil au gagnage le long de la bande boisée de droite. Je serre le feuillage au maximum et commence une approche pour vite me rendre compte qu'il s'agit d'une chevrette. Je continue mon approche lentement sans prendre trop de précautions jusqu'à être repéré à environ 40 mètres du chevreuil.

Une laie de justesse, 24 juin 2020

La chevrette finit par démarrer alors que je m'approche un peu plus. Je fais demi-tour et retourne, par la route, au bord de la haie que j'ai longée pour venir. Cette fois, je la longe par l'autre côté au bord des tournesols. Je rejoins une haie de pruniers perpendiculaire à la haie que je longe et qui sépare les tournesols de la prairie qui précède le bois. Je passe cette haie et la longe pour remonter vers la crête en bordure d'un  immense semé de soja. Je biaise à travers la culture pour rejoindre un bosquet, à 400 mètres en contrebas. J'atteins le bas du bosquet séparé d'un bois, qui rejoint la route en contrebas, par un bout de chemin large enherbé. Je prends ce chemin pour rejoindre une piste forestière qui descend à la route un peu plus loin. Alors que j'arrive près de ce dernier, un chevreuil démarre dans la végétation au bord du bois avec un gros fracas puis se met à aboyer en descendant vers la route. Je prends le chemin forestier et le suis doucement en espérant voir le chevreuil qui se débine tranquillement en aboyant sur ma droite. Il aboie un moment près de la route et je me rapproche tranquillement mais il cesse de faire du bruit alors que je ne suis plus qu'à 40 mètres. Je finis mon approche et arrive à la route mais il a disparu.

Je longe la route pour revenir vers ma voiture puis traverse l'Osse pour traverser le blé et rejoindre la bordure de la vieille Osse. Je prends à gauche et suis doucement le cours d'eau en regardant le fond du lit asséché au travers des diverses trouées dans la végétation. Au niveau d'une grande trouée, je m'avance doucement au bord du talus de la rivière et observe un moment. Rien ne vient, je fais demi-tour quand un mouvement dans le blé me surprend. Je me fige, un gros sanglier vient de démarrer à 10 mètres de moi pour stopper à un peu plus de 20 mètres dans le passage de tracteur. Quelques centimètres de son dos dépassent des céréales. Ses oreilles tendues à l'écoute, son nez levé au vent, il reste immobile. J'arme doucement mon arc prends la visée au niveau du défaut d'épaule. Je décoche, au même moment le sanglier s'écrase pour démarrer. L'impact retentit, le sanglier fonce dans le blé en direction de la haie qui le sépare de la friche. Il ressort rapidement au pas sur la bande enherbée, à environ 60 mètres. Il semble mal en point et une grosse tache rouge est bien visible sur sa cuisse. Le sanglier rentre dans la haie. Je m'avance dans le blé dans la direction du tir et retrouve ma flèche plantée au sol, elle dépasse du blé sur le passage de tracteur. 

Une laie de justesse, 24 juin 2020

Ma flèche  est rouge de sang. Je la récupère, l'essuie un peu avec de la végétation et la remets au carquois. Dès l'endroit du tir, je trouve du sang en belle quantité. C'est du sang pulsé signe normalement d'une artère sectionnée puisque c'est sûr que je n'ai pas touché le cœur. Je me dis que j'ai certainement touché l'artère fémorale.

Une laie de justesse, 24 juin 2020

Un bruit de bois cassé se fait entendre dans la haie. Je reste un instant à l'écoute mais plus rien. Je suis tranquillement la piste très fournie sur le blé et au sol jusqu'à la bande enherbée.

Une laie de justesse, 24 juin 2020
Une laie de justesse, 24 juin 2020
Une laie de justesse, 24 juin 2020
Une laie de justesse, 24 juin 2020
Une laie de justesse, 24 juin 2020
Une laie de justesse, 24 juin 2020

Arrivé près de la haie, je décide de ne pas aller plus loin pour le moment car, bien que j'ai un bon pressentiment sur l'issue de ma recherche, je préfère ne pas suivre tout de suite mon sanglier pour ne pas risquer de le relever. Je longe donc la haie jusqu'au bord de l'Osse et en suis la bordure sur le chemin qui longe la friche. Près du départ de la vieille Osse, je m'avance dans la friche par les coulées de sangliers jusqu'au passage qui permet de traverser le cours d'eau en surveillant d'éventuelles traces de sang tout en cherchant un éventuel  gibier. Après environ 15 minutes d'approche lente sans trouver ni sang ni gibier, je fais demi-tour pour reprendre ma recherche. Je reviens au bord de la haie et la longe à la recherche de l'entrée du sanglier. Ne trouvant pas le sang, je recoupe la piste dans le blé et la suis. Cette fois, je trouve facilement l'entrée dans la haie marquée par une belle giclée de sang sur le feuillage.

Une laie de justesse, 24 juin 2020

Je laisse mon arc au bord de la haie et y rentre. J'allume la torche de mon portable pour suivre le sang dans l'obscurité. Les arbustes sont couverts de sang et de belles gouttes jonchent le sol. Je suis facilement la piste qui suit la haie sur environ 30 mètres puis ressort dans la friche. Je repère bien la sortie de la haie et pars chercher mon arc pour poursuivre la recherche. La végétation porte de grosses giclées de sang de plus en plus impressionnantes à mesure que j'avance.

Une laie de justesse, 24 juin 2020
Une laie de justesse, 24 juin 2020

Je retrouve vite mon sanglier environ 40 mètres après la haie. C'est une grosse laie qui allaitait encore il y a quelques temps. Certaines tétines sont encore bien développées bien que ne produisant plus de lait. Elle est couchée sur le flanc dans une grosse flaque de sang. Comme je le pensais la flèche a traversé les 2 cuissots en sectionnant la fémorale de l'un d'eux. J'ai encore eu de la chance dans mon malheur.

Une laie de justesse, 24 juin 2020

Je fais quelques photos souvenirs

Une laie de justesse, 24 juin 2020

avant de sortir mon sanglier sur la bande enherbée. Je pars chercher la voiture et le charge, il est temps de rentrer pour m'occuper de mon sanglier.

 

Alex

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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 17:04

Vendredi soir, après un long entraînement, je décide de reprendre mon RX-4 pour aller chasser.

Enfin une belle flèche pour le RX-4, 21 juin 2020
Enfin une belle flèche pour le RX-4, 21 juin 2020
Enfin une belle flèche pour le RX-4, 21 juin 2020

Après avoir marché un moment, je finis ma soirée le long du chemin blanc sous les Arrauques quand j'aperçois un chevreuil au gagnage contre la haie qui borde l'Osse. Je fais demi-tour pour être caché par le virage à droite de cette dernière puis traverse le semé de soja pour rejoindre la bande enherbée qui longe la bordure arborée du cours d'eau. Alors que j'arrive près des herbes hautes, un renard à la queue partiellement dégarnie surgit dans le soja à environ 70 mètres sur ma gauche. Je rentre vite dans la végétation haute, me positionne à genoux,  accroche mon décocheur et commence les cris de souris. Immédiatement, le renard fonce vers moi. J'arme mon arc et le laisse venir en appelant mais une herbe s'est prise dans mon viseur et me gêne pour aligner ma visée. Le goupil arrive sur moi et se plante de face à environ 20 mètres, il hésite à repartir. Je rappelle un peu et il s'avance plein travers à 15 mètres, je le suis dans mon viseur, ce qui dégage l'herbe et j'aligne ma visée alors qu'il stoppe. Je décoche, un nuage de poussière se propage à l'impact de ma flèche sous le renard qui ne bouge même pas. Je reencoche rapidement et tente de réarmer mais il s'éloigne un peu. Je finis d'armer et rappelle mais le renard hésite un peu puis disparaît derrière le virage de la haie. Je suis blasé, encore manqué, je ne comprends pas pourquoi. Je me redresse et pars chercher ma flèche. Alors que je suis à découvert, au milieu du soja, le renard ressort de la haie et s'avance un peu vers moi, curieux, à environ 40 mètres. Je me fige et appelle mais il rentre dans les herbes hautes alors que le chevreuil, qui n'avait pas bougé, rentre à couvert. Impossible de trouver ma flèche. Je décide de revenir plus tard pour profiter de la dernière heure de jour.

Je reprends le chemin et passe devant une friche qui précède le massif de repousse de frênes. Un chevreuil démarre en aboyant sans que je puisse le voir et passe dans la zone de bocage derrière la haie. Je presse le pas et rejoins un passage sur la droite pour rejoindre cette zone. Je m'avance en longeant une haie qui me sépare d'une parcelle de blé sur ma gauche et longe une petite prairie prise entre les haies à ma droite. Au bout de la prairie, je passe dans un passage entre le bosquet qui prolonge la haie à ma gauche et la haie qui ferme la prairie. Je suis le bois sur ma gauche en bordure d'une autre prairie qui est prise dans les haies à ma droite et où a dû rentrer le chevreuil qui aboyait. Rien en vue, je quitte la bordure du bois pour m'avancer dans la prairie suivante et rejoins le bord d'une haie qui sépare l'herbe d'une petite parcelle de blé prise entre des haies sur ma droite. Arrivé au passage qui permet d'accéder aux céréales, je jette un coup d’œil sur la parcelle sans succès puis pars jeter un coup d’œil à la parcelle suivante délimitée par l'Osse et les haies. Rien non plus, Je suis assailli par des dizaines de moustiques qui me piquent de partout et payent un lourd tribut à leur gourmandise. Je longe un passage de tracteur qui revient vers le chemin blanc entre une prairie à ma gauche et une parcelle de blé qui s'étend jusqu'à l'Osse à environ 80 mètres. Alors que le passage prend à gauche en longeant un fossé jusqu'au chemin blanc, je passe le fossé pour le longer jusqu'à la bordure de la rivière en longeant la haie qui borde le fossé à ma droite et le blé à ma gauche. Les moustiques me suivent toujours et j'en tue régulièrement alors qu'ils sont occupés à leur repas. Je longe la rivière par le premier passage de tracteur dans les céréales en surveillant la culture. La luminosité baisse vite. Rien, je passe le fossé qui sépare cette parcelle de la suivante et rattrape à nouveau le premier passage de tracteur en direction de la haie où j'ai vu les marcassins le 5 juin et le long de laquelle les sangliers ont pillé le blé sur plusieurs mètres de large. Alors que j'arrive au coin de la parcelle, j'aperçois une masse sombre à environ 30 mètres, en bordure du blé, dans les herbes hautes. Je pense qu'il s'agit d'un sanglier et m'approche doucement jusqu'à environ 12 mètres, l'animal est de 3/4 face, je vois juste le dos mais, brusquement, une tête surgit de la végétation. C'est un jeune brocard que j'ai déjà approché à 15 mètres le jour de l'ouverture sans pouvoir le flécher. Je reste immobile, il regarde un instant vers moi mais, à ma grande surprise, il se remet à brouter et se tourne de 3/4 arrière. J'arme et tente de viser mais ma visette tunnel noire avec un trou de petit diamètre me gêne beaucoup et je peine un moment à aligner ma visée avant de décocher. Pas de bruit d'impact, le chevreuil démarre en trombe sur 15 mètres environ puis stoppe et revient vers moi. Je réencoche doucement et le laisse venir. A environ 20 mètres, il se tourne plein travers et s'avance doucement pour couper le passage de tracteur. J'arme mon arc et peine encore énormément à viser. Deuxième décoche et deuxième manqué, le chevreuil fuit en remontant la culture en direction du chemin. Je tente de retrouver mes flèches mais la nuit tombe très vite et impossible de les trouver. Je contrôle la direction de fuite, pas de sang, je suis dégoûté. De colère, en rentrant chez moi, je change ma visette totalpeep pour une vielle G5 que j'avais gardé dans mon petit matériel. Le lendemain, je reprendrai mon entrainement et constaterai que ma précision a beaucoup augmentée. Beaucoup de mes soucis venaient donc de ma visette.

Visette totalpeep

Visette totalpeep

Visette G5

Visette G5

Dimanche matin, je me gare près de la maison abandonnée à Pichon et attends tranquillement que je jour se lève un peu. Je me prépare ensuite, pars pour rattraper un chemin forestier un peu plus à gauche et le longe pour déboucher au coin d'une prairie non fauchée qui remonte sur ma droite, vers une bande boisée en crête. Plus loin la prairie fait place à une vigne. J'observe un moment les herbes hautes sans rien voir puis prends à gauche au niveau d'un passage entre le bois et la haie épaisse qui délimite le font de la prairie. Je débouche ainsi dans une autre prairie, en pente douce, d'environ 60 mètres de large, prise entre le bois et la haie. Je longe doucement la haie, la luminosité est encore faible. Au bout de cette prairie, le paysage s'ouvre sur une grande zone de luzerne. Un chevreuil démarre dans la luzerne à environ 150 mètres et fonce sur ma gauche vers le bois alors que je continue à longer doucement la haie. Je ne l'avais pas vu dans la végétation avec cette faible luminosité. Le chevreuil qui semble être une chevrette s'arrête plusieurs fois pour regarder vers moi avant de rentrer au bois. À environ 200 mètres, une silhouette rousse attire mon attention près du fossé dans le prolongement de la haie. Ça ne peut être qu'un chevreuil. Je reprends ma progression lente dans sa direction quand un beau chevreuil au cou massif démarre à son tour d'une bande d'herbes hautes suivant une haie de grands arbres espacés qui descend vers la haie, à environ 80 mètres de la bordure du bois et 120 mètres de moi. Je me mets vite à genoux derrière une touffe de végétation et commence à aboyer. Le chevreuil au galop stoppe net et regarde vers moi puis se met à aboyer, je lui réponds, il repart et bifurque à angle droit pour venir sous le vent, sur ma gauche. Alors qu'il se rapproche, j'identifie un beau brocard. Il stoppe à environ 70 mètres et aboie, je lui réponds mais il hésite un peu puis démarre vers l'angle du bois au coin de la prairie. J'aboie et le stoppe à nouveau, il hésite mais finit par rentrer au bois où il aboie en s'éloignant. Cette agitation a fait partir l'autre chevreuil qui aboie à environ 150 mètres dans la luzerne en regardant vers moi. Je tente de lui répondre mais il s'éloigne tranquillement vers un gros bout de haie épaisse qui rejoint le bois en haut de la luzerne. Ne pouvant rien faire, je me redresse et reprends ma progression.

Je longe le fossé et rejoins une zone de vignes. Arrivé au coin de la première parcelle, je remonte en suivant le premier rang jusqu'au coin suivant. Je prends alors à droite entre 2 parcelles et contrôle entre les rangs de celle de droite, les rangs de celle de gauche étant parallèle au passage  enherbé. Rien, arrivé au bout des parcelles, je passe un chemin de terre qui rejoint la route à 400 mètres sur ma gauche puis longe une autre parcelle de vigne sur ma droite en suivant le chemin bordé d'arbres. Toujours rien, j'arrive au coin d'une grande parcelle d'avoine, je la longe en descendant pour rejoindre une bande d'herbes hautes qui borde le fossé de fond de vallée et le bas des céréales. Je prends à droite pour progresser doucement dans cette bande herbeuse en surveillant alternativement la luzerne à ma gauche et l'avoine à ma droite. Une friche ponctuée de tournesols fait suite à la luzerne et remonte vers la route en crête. Quelques touffes de végétation rousses me font parfois croire à la présence d'un chevreuil quand une tache rousse se met à bouger à environ 400 mètres. C'est un chevreuil qui broute tranquillement, je poursuis mon chemin en pressant le pas. Au bout des céréales, je passe une haie de frênes et débouche sur un semé longeant une haie d'arbres qui me sépare de la friche. Le chevreuil remonte doucement vers la crête à environ 300 mètres. Je passe la haie et remonte vers lui, le relief vallonné du champ me le cache un instant et me permet d'avancer vite. Arrivé au sommet de la bosse du champ, je marque un arrêt et cherche le chevreuil que je ne tarde pas à apercevoir à plus de 80 mètres. C'est une chevrette, je fais demi-tour et reviens vers la haie.

Alors que je la traverse des aboiements retentissent, un brocard a démarré près ou dans la haie qui longe l'avoine. Il remonte vers la vigne en crête et je le perds de vue. Je décide de ne pas le suivre espérant qu'il ne sera pas allé trop loin et le revoir au retour. Je prends un passage de tracteur dans le blé sur ma gauche et le suis, d'abord en montant, en suivant à 10 mètres de la bordure d'un bosquet. Puis, arrivé sur le plat, je prends à gauche en suivant toujours le passage de tracteur. Le bosquet fait suite à une haie peu dense, derrière laquelle se trouve une résidence secondaire. Je passe le chemin d'accès de l'habitation et prends le passage de tracteur en bordure du champ de blé suivant. Au bout du champ, une haie termine la culture au-dessus d'un semé qui descend vers la route à environ 150 mètres en contrebas. Je prends à droite en suivant le passage de tracteur qui longe maintenant la haie. Le champ redescend vers une parcelle de tournesol qui remonte vers une petite route qui rejoint celle du bas. Le blé finit en une bande étroite qui descend vers la route en bordant le tournesol. Le blé et strié de multiples coulées de sangliers. Au bout du blé, une petite mare sert souvent de souille aux sangliers. Je descends vers la route en suivant une bande enherbée qui borde le semé, un lièvre démarre un peu plus bas sur la gauche et traverse la bande enherbée en dessous de moi. J'arrive à la route que je traverse pour longer la droite d'une haie d'environ 100 mètres qui borde une petite parcelle de fèveroles jusqu'à la haie qui suit l'Osse. Alors que j'avance tranquillement, dans l'herbe haute ponctuée de couches de chevreuils, une chevrette démarre le long de la rivière et disparaît dans la haie que je longe.

En bordure de l'Osse, je traverse la haie que je longe et me dirige vers les parcelles de blé qui bordent le cours d'eau un peu plus loin. Je rejoins la bordure d'une grosse haie en L qui part vers le blé avant de le longer et descendant vers la rivière. Arrivé au coin de la haie, je m'attarde un instant pour observer la surface des céréales. Ne voyant rien, je m'avance sur le passage de tracteur qui longe à moins de 10 mètres de la haie et commence à le suivre doucement en observant les dégâts des sangliers sur la bande de blé qui borde la haie quand un bruit me fait tourner la tête à droite. Un joli brocard au bois sombre, que j'avais approché sur ce secteur à 5 mètres sans pouvoir voir plus que ses bois, vient de démarrer à 10 mètres de moi et fonce à grands bons dans le blé en aboyant. Je le regarde s'éloigner impuissant, il était certainement couché dans la culture et je ne l'ai pas vu tout à l'heure. Je rejoins la bordure de la rivière et décide de tenter de retrouver une flèche perdue il y a quelques jours en tirant un sanglier que j'ai bien-sûr manqué. Je reprends la draille de fuite du sanglier et la trouve comme par miracle dans une zone de blé couché. Je la mets au carquois et prospecte les blés du secteur sans succès avant de rattraper le chemin blanc. Je décide d'aller chercher ma flèche perdue en tirant le renard vendredi soir. En arrivant près du soja, j'aperçois un lièvre qui broute les jeunes pousses sur la droite du chemin près du bois des Arrauques. Je pars dans la parcelle de gauche et prospecte par bande jusqu'à retrouver ma flèche que je réussi à caler sur mon carquois malgré le manque de place avant de rebrousser chemin sur le sentier. Je rattrape le passage enherbé qui remonte vers la friche qui précède le grand blé. Je remonte doucement jusqu'en haut de la friche où j'ai vu un soir le jeune brocard manqué vendredi mais rien ce soir. Un coup d'œil sur le blé, rien, je prends à droite en longeant le blé puis débouche sur une parcelle de tournesols pas bien hauts. Je la traverse et rattrape la bordure d'une vigne que je longe en prenant à droite sur un chemin de terre. Au bout des rangs le chemin prend à gauche entre la vigne et une parcelle de luzerne envahie par de grandes plantes aux feuilles collantes et à fleurs jaunes.

Enfin une belle flèche pour le RX-4, 21 juin 2020

Je prends à gauche et contrôle entre les rangs de vigne et jette un coup d'œil sur la prairie quand j'aperçois une tête de chevreuil qui dépasse des fleurs jaunes. C'est le jeune brocard manqué vendredi. Je me baisse et me colle contre la parcelle de luzerne pour l'observer. La végétation haute ne me permet pas de voir son corps. J'accroche mon décocheur et me tiens prêt à armer. Le chevreuil finit par s'avancer dans la végétation de 3/4 arrière et en écartant les plantes, me montrant son corps. J'arme mon arc, vise et décoche. L'impact cassant retentit et le chevreuil disparaît dans la végétation avant de se mettre à gueuler sur place. Une chevrette démarre plus loin dans la parcelle et fonce dans la végétation pour rejoindre une haie qui la borde dur la droite. Je m'avance rapidement vers lui. Ma flèche est entrée juste en avant du cuissot et la lame ressort de quelques centimètres dans l'épaule. Au moment de l'impact, le chevreuil a dû essayer de s'écraser car ma flèche ressort haute en cassant la colonne vertébrale et l'omoplate. Le sang coule abondamment et le chevreuil meurt en quelques secondes alors que j'attrape mon couteau. Je constaterai au dépeçage que panse, rate, foie et poumon sont touchés. J'appose mon bracelet et lui rends les honneurs puis le dégage de la végétation pour faire quelques photos souvenirs.

Enfin une belle flèche pour le RX-4, 21 juin 2020

Ce n'est pas un grand chevreuil mais cette belle flèche le redonne un peu de baume au cœur. Je vide mon chevreuil et le laisse à l'ombre dans un petit bosquet contre la luzerne avant de partir chercher ma voiture qui est à plusieurs kilomètres. Je traverse une bande de tournesols puis une pente boisée pour rejoindre, en traversant une prairie fauchée, une bande enherbée entre 2 parcelles de blé. Je rejoins la bordure du ruisseau et le longe par la gauche sur le chemin enherbé qui borde le blé pour rejoindre la route. Je prends alors à droite et la suis tranquillement. Un peu plus loin, je jette un coup d'œil à une grande parcelle d'avoine sur la gauche et quitte la route pour longer le bas de cette culture. Rien en vue, les sangliers ont fait pas mal de dégâts ici aussi en couchant de grands ronds de céréales. La culture est sillonnée de nombreuses drailles. Arrivé au coin du champ, je remonte entre ce dernier un la pelouse arborée d’une belle bâtisse, plus haut, je traverse la route et rejoins la droite d'une vigne. Je la longe doucement en observant entre les rangs quand j'aperçois un brocard couché de 3/4 face, à environ 100 mètres dans la vigne. Je passe rapidement derrière le rang suivant puis me penche doucement en arrière pour voir si je n'ai pas été repéré. Il est toujours couché et tranquille. C'est très certainement le brocard dérangé ce matin. Le vent est bon, je commence mon approche extrêmement lentement en suivant le rang de gauche. La vigne est très propre, l'herbe a été coupée a ras un intervalle sur 2 et l'intervalle suivant a été travaillé pour mettre la terre à nu. La vigne est taillée et je crains que le brocard ne m'aperçoive par en-dessous du feuillage. Je pose mes pas avec une extrême lenteur et environ tous les 10 mètres, je me baisse doucement pour regarder sous le feuillage des vignes. Peu à peu, je gagne du terrain alors que le brocard ne semble se douter de rien. Alors que j'arrive à environ 15 mètres de ce dernier, je me baisse doucement et l'apercois mais il regarde vers moi, il a dû voir mes mouvements. Je me positionne à genoux et me baisse le plus près du sol possible. Le brocard ne me quitte pas des yeux mais reste couché. Je n'ai aucune fenêtre de tir entre les ceps de vigne de plus le feuillage bas m'obligerait à tirer dans une position très inconfortable. Je cherche une solution quand le brocard se lève. Je me redresse sur mes genoux, arme mon arc mais le chevreuil passe au galop entre les rangs que je suis et fonce dans la vigne. Je me redresse et cours jusqu'au bout de la vigne puis prends à droite pour la longer dans la direction de fuite du brocard en regardant entre les rangs. Il n'est plus là, je m'avance par un passage de tracteur dans le blé qui fait suite à la vigne et aperçois, après 100 mètres dans les céréales, le brocard qui se débine à plus de 100 mètres devant moi en s'arrêtant régulièrement pour regarder derrière lui. Je tente de réduire la distance en pressant le pas à chaque fois qu'il avance de cul. Il finit par rejoindre le bord du champ et prend à droite pour longer la haie. Je tente d'avancer rapidement mais il traverse la haie et disparaît. Je me rapproche rapidement de la haie, mais le chevreuil est déjà loin, je prends à gauche en longeant la haie et descends vers le coin de l'avoine quand j'aperçois au loin, dans la luzerne, un chevreuil qui traverse cette dernière de droite à gauche. Je presse le pas, longe l'avoine puis remonte en crête pour suivre la bordure de la vigne. Le chevreuil a passé la crête 200 mètres plus loin et je presse toujours le pas sur la droite de la crête pour essayer de le surprendre. Le pensant revenu vers un bout de haie épaisse qui rejoint le bois et sépare 2 parcelle de luzerne, je remonte doucement en crête pour tenter de l'apercevoir alors que j'arrive à 70 mètres de l'endroit où je pense le voir mais je me fais surprendre. Il démarre à 30 mètres sur ma gauche, dans les herbes hautes du fossé qui fait suite à la haie et rejoint le bois au galop. Il fait déjà très chaud, je retourne à ma voiture pour aller chercher mon chevreuil avant de rentrer.

 

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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