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7 janvier 2023 6 07 /01 /janvier /2023 17:03

Cette année, en plus de mes 2 bracelets de cerf, j'avais pris un bracelet de biche. Ne voulant pas priver un faon du lait maternel et risquer de le condamner à mourir de faim, j'avais décidé d'attendre décembre/janvier pour aller la chasser. Il a bien gelé ce matin, les animaux vont certainement bouger tard dans la matinée pour venir se mettre au soleil et se réchauffer un peu. Je vais chasser le versant de gauche qui sera le premier au soleil. Ayant déjà fait 2 sorties non fructueuses, j'ai tout de même analysé le comportement des animaux et repéré leurs habitudes. Sachant que, tous les matins, des biches broutent près des dernières granges, je prends le petit chemin qui démarre sur le haut du village de Camous pour rejoindre les prairies près des granges. Je progresse très lentement sur le chemin, souvent couvert de feuilles mortes, en scrutant le sous-bois alors qu'il ne fait pas encore tout à fait jour. Rien vu, rien entendu alors que je débouche dans les prairies ou le sol est bien gelé et craque sous mes pas. Je progresse lentement près du bois qui borde le bas du découvert. Pas de biche, je rejoins une piste forestière et la suis doucement. Alors que j'arrive à un portillon qui la barre au niveau d'une clôture à mouton, je me fais surprendre par un trio, biche, bichette et faon qui démarre dans un creux du terrain, derrière une bosse qui me les cachait, à environ 30 mètres, au-dessus de moi. Les animaux stoppent à environ 50 mètres au-dessus de moi, regardent un instant vers moi puis se débinent tranquillement dans les buis.

Je passe le portillon et continue ma progression sur le bas des prairies. En arrivant près du petit plan d'eau servant de réserve à incendie, en-dessous des granges, près du ruisseau qui coule au fond de la vallée, j'entends des bruits de pas dans les feuilles mortes en-dessous de moi mais impossible de voir les animaux. Je me décale plusieurs fois en les cherchant du regard à travers la végétation assez dense sur ce secteur et le penchant boisé qui remonte très raide en face mais rien. L'approche étant de toute façon très complexe, je décide de continuer et de remonter tranquillement vers les granges. Les animaux ne sont pas sous la première où ils étaient lors de ma première sortie de décembre. Je continue à remonter doucement vers une grange non habitée. La semaine dernière une biche et son jeune broutaient juste derrière et m'avaient surpris alors que j'avançais tranquillement plus haut dans la prairie. En arrivant par le bas, ce bâtiment cache ma progression mais je redouble d'attention pour limiter les craquements du sol gelé. Arrivé contre la grange, je la contourne doucement mais rien derrière. Une haie me cache la route un peu plus haut. Je m'avance doucement vers un passage qui permet de la traverser quand j'aperçois, trop tard, une biche qui broutait à environ 60 sur un talus couvert de ronces. Elle m'a vue et j'aperçois alors son jeune, c'est certainement celle de la semaine dernière. Elle est inquiète, je reste figé mais je suis à découvert et aperçois une biche, une bichette, un faon et un daguet qui m'observent de la route, un peu plus haut. La biche pousse un cri d'alerte puis ils démarrent en suivant la route et disparaissent derrière les arbres. Je ne peux pas bouger et la biche et son jeune démarrent à leur tour pour rejoindre les autres animaux.

Je suis la haie pour faire une grande boucle par la droite en espérant recouper les animaux plus haut. Au niveau des dernières granges, j'aperçois une masse d'un brun rougeâtre, c'est un des 3 lamas du secteur. Il est planté au-dessus de la route, dans le bois et regarde vers moi, je traverse la route et remonte en montagne par un chemin de terre. Je le suis un moment sans rien voir. Je prends un autre petit sentier plus à gauche pour remonter vers des prairies puis le quitte à nouveau pour suivre les grosses coulées à travers bois. Le sol est couvert d'un épais tapis de feuilles mortes. J'avance doucement en stoppant régulièrement pour écouter et ne pas faire trop de bruit quand j'entends démarrer un animal plus haut sur ma droite. Je n'ai pas pu le voir. Je continue un peu et alors que je débouche sur une prairie. J'aperçois un faon solitaire qui se débine de cul vers un massif de buis à environ 60 mètres dans la prairie. Je me fige au pied d'un gros arbre. Il stoppe près des buis et regarde un moment vers moi par-dessus son dos. Je le regarde sans bouger. Il avance un peu, tranquillement, je tente d'avancer un peu moi aussi mais il stoppe et regarde vers moi par-dessus son dos. Je me fige. Il me fixe avec insistance puis se retourne et revient vers moi de quelques pas avant de stopper derrière un arbre pour m'observer dans la fourche de ce dernier. Je reste immobile, il hésite un long moment, comportement typique d'un orphelin partagé entre la crainte de l'homme et l'espoir de trouver de la compagnie. Il finit par se retourner et s'éloigner doucement en suivant les buis. Je m'avance doucement et stoppe à chaque fois qu'il regarde vers moi mais alors que je le perds de vue j'accélère un peu pour le rattraper quand je l'aperçois en train de me regarder. Il était caché par un arbre. Je stoppe et nous nous regardons un instant avant qu'il ne se décide à partir au trot pour rejoindre une grosse haie de buis à environ 100 mètres plus loin. Je biaise pour rattraper une grosse piste, bordée par des gros bouts de haie de buis, un peu plus haut. Arrivée à cette dernière je prends à droite pour la longer un montant en espérant voir des animaux. La droite de la piste est longée par les buis qui m'empêchent de voir en bas. Je scrute le penchant de gauche, enherbé sur quelques dizaines de mètres jusqu'à un bois de buis et de chênes remontant jusqu'au pied d'un paroi presque verticale et peu végétalisée. Alors que je fais une pause pour regarder la crête pelée de la montagne où des chasseurs m'ont dit qu’ils voyaient souvent des isards, j'aperçois des silhouettes d'animaux au gagnage.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Je pense qu'il s'agit d'isards mais le zoom de mon appareil photo me révèle 3 biches et un cerf.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Elles sont beaucoup trop loin pour espérer les approcher, j'avance encore un peu sans voir d'animaux puis je fais demi-tour pour longer la piste dans l'autre sens. Les buis s'ouvrent sur la gauche rendant à nouveau visibles les pairies, pas d'animaux. Les prairies laissent place à un grand bois assez clair alors que le soleil qui passe au-dessus du penchant de montagne d'en face commence à réchauffer mon côté de montagne. Une bande de buis interrompue par moment longe la piste en haut du bois. Je surveille alternativement la bande de prairie qui remonte vers le bois à ma droite et le sous-bois, à chaque interruption des buis, à ma gauche quand 4 animaux démarrent dans le sous-bois, à environ 60 mètres, en contrebas, sur ma gauche. Ils disparaissent rapidement dans la pente et s'éloignent bruyamment dans les feuilles mortes. Je reste un instant en espérant les apercevoir un peu plus bas mais rien, je poursuis mon chemin sur la piste jusqu'à une barrière qui ferme la piste. J'entends du bruit dans le bois en contrebas, je m'approche doucement du bord du talus et aperçois un geai qui fouille les feuilles mortes à environ 20 mètres. Il ne tarde pas à m'apercevoir et s'envole alors qu'un second geai qui était posé près de moi s'envole à son tour. Je continue doucement vers la barrière quand j'aperçois un troisième geai à seulement 3 mètres de moi, posé dans un buis. Il est très rare de pouvoir les approcher si près. Il tarde un peu à m'apercevoir alors que j'ai stoppé puis s'envole à son tour en poussant ses cris d'alerte caractéristiques. J'ouvre la barrière fermée par un anneau de fil de fer et la referme derrière moi. La piste descend en lacets au milieu des genêts, je coupe les virages par la prairie et tombe sur crottes de cerfs toutes fraiches. Elles ne sont pas gelées alors que tout est gelé autour. Il n'est certainement pas bien loin. Je continue sur la piste. Le bois s'interrompt pour laisser place à une grande prairie avec une habitation. Je descends en suivant une coulée pour rejoindre la piste en contrebas et revenir vers la bordure du bois. Alors que je m'approche des buis, j'entends démarrer un animal plus haut mais impossible de le voir et le bruit cesse.  Je descends encore un peu et rattrape une grosse coulée qui rentre dans le bois. Elle est couverte d'empreintes fraiches.

Je rentre dans le bois en suivant cette collée qui mène a une couche utilisée de frais. Elle avait déjà été utilisée la semaine dernière. Je biaise d'une coulée à une autre pour descendre un peu dans le bois pour rejoindre une zone de buis où j'ai levé des animaux la semaine dernière. Les coulées assez propres sont maintenant couvertes de feuilles mortes très sèches. Je passe des fils barbelés puis tombe sur une autre couché toute fraîche avec des laissé frais. Je fais de plus en plus de bruit en avançant. Je change de technique d'approche. J'avance de quelques mètres doucement puis stoppe à l'écoute et répète plusieurs fois cette technique quand des bruits de pas d'un animal qui avance tranquillement se font entendre. Je me cale contre des buis et observe. Une biche finit par arriver vers moi, suivie par son jeune. Elle stoppe régulièrement et observe autour d'elle en s'approchant. Alors qu'elle est environ à 25 mètres, elle stoppe derrière un arbre dont le tronc masque sa tête. Le jeune regarde vers le bas. J'arme mon arc et aligne ma visée vers la biche en attendant une occasion de tir. Elle s'avance de 3/4 face, je la suis dans mon viseur. Elle biaise pour passer au-dessus de moi. Elle stoppe à nouveau derrière un arbre et le soleil face à moi me gêne un peu. Elle regarde autour d'elle puis repart avec son jeune. Elle fait quelques mètres et stoppe derrière les buis. Impossible de trouver une fenêtre de tir. Elle repart et je crois de la voir passer au-dessus de moi sans s'arrêter mais elle stoppé à nouveau juste au-dessus de moi plein travers. Je cherche une fenêtre de tir au travers des buis et en trouve vite une au travers des branchages. J'aligne ma visée et décoche 

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Je me cale contre des buis et observe. Une biche finit par arriver vers moi, suivie par son jeune. Elle stoppe régulièrement et observe autour d'elle en s'approchant. Alors qu'elle est environ à 25 mètres, elle stoppe derrière un arbre dont le tronc masque sa tête. Le jeune regarde vers le bas. J'arme mon arc et aligne ma visée vers la biche en attendant une occasion de tir. Elle s'avance de 3/4 face, je la suis dans mon viseur. Elle biaise pour passer au-dessus de moi. Elle stoppe à nouveau derrière un arbre et le soleil face à moi me gêne un peu. Elle regarde autour d'elle puis repart avec son jeune. Elle fait quelques mètres et stoppe derrière les buis. Impossible de trouver une fenêtre de tir. Elle repart et je crois de la voir passer au-dessus de moi sans s'arrêter mais elle stoppe à nouveau juste au-dessus de moi plein travers. Je cherche une fenêtre de tir au travers des buis et en trouve vite une au travers des branchages.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

J'aligne ma visée et décoche. L'impact retentit mais je n'ai pas vu mon atteinte. La biche fait volte-face, son jeune démarre et s'enfuit. Elle fonce sur quelques mètres mais ses pattes avant ne la portent plus. Elle fait encore quelques mètres en poussant avec ses pattes arrière, sa tête traîne au sol puis elle chute et commence des roulés-boulés dans la pente où je la perds vite de vue. Je l'entends rouler un moment avant le retour du calme. Je décide de m'avancer rapidement à l'endroit de la chute sans aller voir ma flèche. Je trouve vite la trace de la chute qui a entrainé les feuilles et commence à la suivre. Je trouve vite du sang sur les feuilles mortes qui couvrent le sol de la pente assez raide.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

La piste est de plus en plus abondante, les projections de sang sur les troncs sont de plus en plus importantes.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Je descends encore un peu et aperçois ma biche en contrebas. Elle a chuté sur environ 150  mètres avant de s'arrêter. Elle se débat au sol dans un gros amas de feuilles mortes entraîné dans sa chute. Le temps de la rejoindre elle est morte.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

J'appose mon bracelet et la dégage du tas de feuilles mortes, ma flèche est entrée dans une patte et coupant le muscle et sortie en fracassant la patte opposée ce qui explique sa chute. Elle a perdu des plaques de poil au niveau de la tête, du cou et d'une épaule. Je tente de la positionner pour prendre quelques photos mais elle m'échappe dans la pente raide et par se coincer dans un arbre à 50 mètres en contrebas, dans une zone très raide. Je peine à la rejoindre et la dégage ce qui la précipité à nouveau dans la pente. Elle finit sa chute 50 mètres plus bas sur une piste. Enfin sur un peu de plat, je fais quelques photos souvenirs.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

La route est juste 49 mètres en contrebas. J'appelle ensuite le président de la chasse qui va venir chercher la biche rapidement pour m'amener à la salle de découpe. Je finis de descendre la biche au bord de la route. Des animaux démarrent bruyamment en contrebas de la chaussée sans que je puisse les voir. Une voiture arrive des granges un peu plus haut. La conductrice stoppe à ma hauteur et je pense me faire pourrir mais elle me félicite en ouvrant sa vitre puis fait marche arrière pour se garer et venir discuter un moment avec moi. C'est la propriété de la ferme de Panets au-dessus de laquelle je chassais souvent quand je chassais encore sur Sarrancolin. Elle poursuit ensuite sa route et je lui dis de faire attention au 4x4 du président de la chasse qui va bientôt arriver face à elle. Il arrive d'ailleurs rapidement. Nous chargerons ma biche et discutons un peu puis je prends la piste pour aller chercher ma voiture au village alors que ma biche part pour Beyrède.

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Lors du dépeçage, je constaterai que ma flèche a traversé le cœur et provoqué une hémorragie massive ce qui a entrainé la mort rapide. 

Une belle biche à l'approche sur Camous, 6 janvier 2023

Dans sa chute, la biche s'est cassée 2 cervicales, une côte contre la colonne vertébrale et le crâne sous un orbite. 

 

Alex

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30 novembre 2022 3 30 /11 /novembre /2022 06:57
Parce que la vie continue... 28 novembre 2022

Un article en préparation pur charc...

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8 novembre 2022 2 08 /11 /novembre /2022 02:23

Ce matin, vers 6 heures, nous partons faire la recherche de mon cochon tiré la veille. Nous le pensons resté dans le petit taillis qui semble accolé à une falaise infranchissable. Lionel se gare près de la carrière et nous partons directement vers l'entrée du taillis. Je rentre par l'endroit où j'ai trouvé le dernier sang, Lionel rentre un peu en décalé. Je remonte péniblement par la coulée abrupte, entravé par des buissons aux épines acérées. Impossible de voir du sang, je tombe sur des bauges au-dessus mais toujours pas de sang, impossible d'en trouver. Lionel monte un peu plus à droite sur une coulée également très étroite. En cherchant un instant, je trouve un pied assez frais et de belle taille qui remonte plus à ma droite, sur une pente très raide, je le suis et trouve un peu de sang. Je l'annonce à Lionel et nous voilà partis pour une recherche à 4 pattes ou en rampant sur des coulées dans une végétation très dense et souvent épineuse.

A la dernière minute, 7 novembre 2022

La piste qui remontait prend maintenant à gauche sur un replat et je comprends vite que nous sommes montés au-dessus de la falaise, ce n'est pas bon. Les bauges se succèdent comme les embranchements de coulées et nous contrôlons tour à tour chaque possibilité de fuite jusqu'à retrouver une petite goutte de sang. Les traces de ce cochon reconnaissables à leur taille anormalement grande sont souvent visibles et nous permettent de le suivre quand le sang n'est pas présent. Les traces de sang sont souvent minuscules et très espacées, nous ne trouvons quasiment aucun frotté. Je finis par tomber sur une bauge couverte de foin sec où le cochon semble s'être roulé puis le sang s'interrompt un moment et c'est Lionel qui retrouve du sang frotté sur une sorte de liane sèche à la sortie d'une bauge, environ 20 mètres plus loin mais, à partir de là, impossible de retrouver du sang ou le pied du cochon. Après plus de 2 heures de recherche, il faut nous rendre à l'évidence, mon cochon est perdu. Nous continuons par acquis de conscience sur deux grosses coulées pour finir par déboucher sur la piste au-dessus de la carrière. Je suis dégoûté, je pensais ma flèche mortelle mais cela ressemble plus à une éraflure musculaire. J'espère que cet animal va s'en sortir. 

En début d'après-midi, nous repartons chasser dans les cannes. Nous chasserons un secteur accolé à celui chassé hier. Alors que nous longeons le parc de chasse en voiture, nous apercevons beaucoup de cervidés et de nombreux cochons à l'intérieur. Ils sont déjà en train de fouiller le sol, j'espère que c'est bon signe. Un peu plus loin, un petit cochon noir de quelques kilos surgit de la bande de végétation couvrant le petit talus, entre la piste et le grillage. Il rejoint un second petit cochon de l'autre côté de la piste dans les cannes. Lionel se gare plus loin, au bord d'un cours d'eau partiellement asséché qui longe le fond du secteur vallonné. Nous longeons un peu le cours d'eau en espérant voir des cochons attirés par la fraîcheur relative des lieux car il fait très chaud cette après-midi. Ne voyant rien, Lionel décide de remonter dans une zone plantée de petits palmiers gagnés par les mauvaises herbes et de petits arbustes. 

A la dernière minute, 7 novembre 2022

Nous observons autour de nous mais aucun cochon en vue. Lionel monte sur une grosse pierre pour voir plus loin quand un lièvre démarre dans ses pieds et disparaît dans l'épaisse végétation. Nous repartons et, presque immédiatement, un autre lièvre démarre près de Lionel sans que je puisse le voir et fonce vers le ruisseau asséché en contrebas sur notre droite. De nombreux pigeons et tourterelles s'envolent autour de nous à notre approche. Nous dérangeons également quelques très gros criquets qui s'envolent devant nous pour aller se poser un peu plus loin. Ils ressemblent beaucoup aux criquets pèlerins qui causent de gros dégâts dans les cultures africaines. Nous nous posons un moment sur un point haut des palmiers pour observer le secteur mais rien ne venant, Lionel décide de continuer. Nous descendons vers le ruisseau asséché et le traversons pour continuer sur une zone couverte d'arbustes. Nous slalomons sur cette zone un moment sans voir un seul cochon. 

A la dernière minute, 7 novembre 2022

Par moment, une ou 2 roussettes survolent la zone. Les criquets sont plus nombreux sur ce secteur. Au loin, l'appel à la prière des musulmans retentit. Nous rejoignons plus loin la bordure d'un cours d'eau asséché.

A la dernière minute, 7 novembre 2022

Nous le longeons un instant puis rentrons dans son lit pour le suivre un moment. Toujours pas de cochon.

A la dernière minute, 7 novembre 2022
A la dernière minute, 7 novembre 2022A la dernière minute, 7 novembre 2022

Nous finissons par ressortir du cours d'eau alors que ce dernier est barré par la clôture du parc de chasse. Nous le longeons maintenant par la rive opposée et en sens inverse pour rejoindre un autre cours d'eau asséché. De nombreuses traces de cochons ont marqué la piste qui longe le cours d'eau. Le bruit d'un tracteur, qui travaille plus loin derrière la bute du champ de cannes, se fait entendre. Plusieurs cannes ont été coupées, Lionel m'explique que ce sont les macaques qui font ça. Ils machent ensuite les cannes pour en extraire le jus sucré avant de recracher des boules de fibre sur le sol. J'aperçois d'ailleurs nombre de ces boules recrachées et séchées par le soleil. Nous rattrapons le second cours d'eau asséché et longeons son lit un moment sans plus de succès avant d'en ressortir. Alors que nous longeons entre la bordure d'arbres qui bordent le cours d'eau et une zone de cannes très hautes et fournies, nous entendons des grognements dans les cannes, tout près de nous. Lionel s'avance doucement dans les cannes et aperçoit des petits cochons qui se débinent. Les roussettes ont fait tomber quelques petites mangues au sol. Nous retournons vers la voiture. Lionel se gare d'abord non loin de l'endroit où je flèche mon premier cochon hier, nous nous avançons vers les cannes à sucre en suivant la piste. De nombreux nids d'herbes sèches tissées sont tombés au sol. En levant les yeux, je remarque qu'il en reste quelques-uns accrochés dans les branches d'un arbre qui nous surplombe. Arrivé au bord des cannes nous longeons doucement le talus qui surplombe la culture sans voir de cochon, nous retournons à la voiture.

Lionel pars se garer près de la carrière. Nous nous avançons sur la piste pour observer la grande friche par laquelle nous avons commencé à chasser hier après-midi. Alors que nous scrutons le secteur j'entraperçois un gros cochon qui avance tranquillement dans la végétation le long d'une petite crête dans la parcelle. Je le signale à Lionel mais il a disparu dans la végétation. Nous le voyons ressortir assez rapidement. Il avance tranquillement en longeant le talus de la crête puis bifurque pour descendre dans le creux longeant la crête de notre côté. Il remonte maintenant vers nous, nous descendons rapidement en biaisant vers une piste en contrebas sur notre gauche. Arrivés à la piste, nous la longeons en surveillant la friche au-dessus de nous, nous tombons sur les restes d'une charogne de cochon sur le chemin puis avançons encore un peu quand nous apercevons une truie suivie de 2 jeunes cochons qui avancent en trottinant au travers de la végétation, à environ 80 mètres, en parallèle de la piste que nous longeons. Nous faisons vite demi-tour pour dépasser les cochons avant de remonter dans la friche, en biaisant vers la piste du haut, pour tenter de les intercepter.

A la dernière minute, 7 novembre 2022

Les cochons ont disparu dans la végétation en biaisant aussi vers le haut de la parcelle. Nous rejoignons la piste sans les revoir. Nous allons jeter un coup d'œil sur la carrière en passant par le même passage que la veille, pas de cochon en vue et le vent n'est pas bon pour nous. Lionel décide d'aller jeter un coup d'œil sur la piste sur laquelle nous sommes sortis ce matin après notre recherche. Nous avançons tranquillement quand un lièvre arrive droit sur nous en descendant la pente raide d'une bute de terre de plusieurs mètres de haut, sur la droite de la piste. Je le signale à Lionel et tente d'armer mon arc mais il bifurque au pied de la bute pour passer devant nous sans s'arrêter et prendre la piste en nous tournant le dos pour s'éloigner. Je désarme mais un autre lièvre, plus foncé, arrive par la même coulée. J'arme mais il accélère et prend le même chemin que le précédent. Lionel me dit qu'il doit s'agit d'un mâle qui suit une femelle, nous sommes dans la saison du bouquinage. Je m'avance tout doucement sur la piste en espérant les revoir un peu plus bas quand nous apercevons un lièvre qui avance tranquillement de cul à environ 30 mètres devant nous. Je tente de m'approcher mais il s'éloigne quand un second lièvre surgit sur la gauche de la piste. Collé contre la végétation qui borde la gauche de la piste, je ne peux pas le voir. C'est Lionel plus décalé qui me le signale. Je tente l'approche mais il disparaît rapidement.

A la dernière minute, 7 novembre 2022

Nous nous avançons encore un peu sur la piste quand nous apercevons un lièvre qui suit une piste, nez au sol, après les palmiers, à environ 100 mètres, en contrebas, dans les cannes coupées. 

A la dernière minute, 7 novembre 2022

Il tourne un moment sur le secteur, nous nous avançons doucement sur la piste mais il la traverse à plus de 100 mètres et disparaissent. Nous remontons tranquillement quand un lièvre arrive sur nous en descendant au milieu de la piste mais le temps d'armer il me repère et déguerpit. Un autre lièvre tourne à nouveau dans les cannes coupées en contrebas de la piste. Je redescends doucement en suivant la piste quand il revient vers cette dernière. Je continue à avancer en espérant le couper plus bas quand je l'aperçois. Il remonte la piste et vient droit sur moi. Je me fige et arme mon arc. Je le laisse venir mais, à un peu plus de 20 mètres, il bifurque et stoppe dans la végétation sur la gauche de la piste. J'aligne ma visée et décoche. Ma flèche passe au ras au-dessus de ses épaules. Il fait un bond en arrière et se cale plein travers au milieu de la piste. Il regarde vers l'endroit où il se trouvait au moment du tir. Je réencoche rapidement, arme et décoche à nouveau mais ma flèche passe Juste devant son poitrail et ricoche en faisant des étincelles sur les grosses pierres de roche volcanique qui pavent la piste. Le lièvre s'enfuit, je peste en moi-même, quel mauvais je suis. Je tente d'aller voir si je retrouve mes flèches mais impossible, elles sont perdues. Nous retournons observer sur le haut de la carrière. Rapidement, un lièvre arrive sur le talus opposé, il sort d'un petit taillis et s'avance à découvert.

A la dernière minute, 7 novembre 2022

Il tourne un peu puis descend le talus par une grosse coulée et rejoint la piste. Il tourne encore un peu sur la piste puis s'avance pour disparaître derrière le monticule de terre planté au milieu de la carrière. Rapidement, un second lièvre plus foncé arrive derrière, il tourne un peu sur le talus puis descend sur la piste et se lance à la poursuite du premier lièvre et disparaît également derrière la bute de terre au grand galop. Les 2 lièvres réapparaissent vite sur la bute de terre ils se suivent et tournent sur la zone plane. Ils s'arrêtent par moment pour manger un peu puis disparaissent à nouveau dans la végétation.

Quelques instants plus tard, un troisième lièvre arrive sur les traces des 2 premiers. Il tourne un peu sur le talus. Descend sur la piste puis tourne sur le secteur en prospectant dans toutes les directions. C'est certainement un autre mâle qui suit la femelle déjà coursée par l'autre mâle. Il passe derrière la bute et disparaît un moment, revient sur ses pas, inspecte à nouveau le pied du talus. S'avance sur la piste dans notre direction et se plante un moment au pied de la bute.

A la dernière minute, 7 novembre 2022

Il retourne vers le talus d'où il arrive. Je décide de m'avancer un peu au bord de la pente raide, au milieu des tamaris, au cas où l'idée lui viendrait de s'approcher d'avantage mais cette fois il part sur la gauche et disparaît derrière des tas de terre et de roches.

A la dernière minute, 7 novembre 2022

La nuit sera bientôt là, la luminosité baisse vite quand Lionel aperçoit 2 cochons qui sortent de la végétation au sommet la grosse bute de terre du milieu de la carrière. Ils commencent à fouiller le sol.

A la dernière minute, 7 novembre 2022

Nous décidons de tenter l'approche. Nous nous décalons plus à gauche dans les tamaris avant de commencer à descendre la pente très raide. Même en faisant attention, il est impossible de ne pas faire rouler quelques pierres et j'espère que les cochons ne nous auront pas entendus. Nous les perdons de vue en arrivant à la piste. Nous avançons vers la bute mais Lionel qui vient de contrôler le vent me fait signe. Il n'est pas bon, nous allons contourner la bute pour attaquer par l'autre côté. Alors que nous arrivons de l'autre côté de la bute, nous surprenons le lièvre qui détale vers la grosse flaque d'eau. Il stoppe près de cette dernière et s'assied en se relevant sur ses pattes arrière pour nous observer alors que nous escaladons la paroi. Arrivés au sommet, nous tentons sans succès d'apercevoir les cochons par-dessus le haut du talus puis nous finissons de monter pour approcher très doucement sur le plateau. Les cochons ont disparu. Alors que nous arrivons près de la zone où ils fouillaient le sol, Lionel commence à imiter des grognements. Les cochons démarrent juste devant nous dans la végétation. L'un d'eux en surgit et fonce sur notre gauche. Lionel pousse un grognement appuyé. Le cochon stoppe à environ 15 mètres alors que j'ai déjà armé mon arc. Je vise la zone vitale en m'appliquant et décoche. Touché, il démarre en trombe et disparaît rapidement dans la végétation.

Nous attendons un peu pour lui laisser le temps de faire son hémorragie. Ma flèche me semble légèrement en arrière mais normalement elle est mortelle. La nuit tombe rapidement, nous partons chercher ma flèche que nous retrouvons vite à la lueur de ma lampe torche. Elle est couverte de sang. Je la remets au carquois et nous partons un peu plus en avant vers l'endroit où nous avons perdu de vue mon cochon. Il nous a semblé l'entendre mourir en contrebas vers la piste. Nous trouvons rapidement les premières gouttes de sang. 

A la dernière minute, 7 novembre 2022

La piste abondante descend dans un creux en partant à gauche mais bifurque vite à droite pour rentrer dans la végétation. Je décide de laisser mon arc au sol avant de commencer ma recherche pour ne pas l'abimer en traversant la végétation épaisse. Je suis le sang à quatre pattes, il s'enfonce dans une coulée étroite dans la végétation, rapidement il bifurque à gauche, puis, un peu plus loin semble remonter sur la bute mais il descend presque aussitôt vers la piste en contrebas. Nous arrivons à la piste mais je perds le sang un moment. C'est Lionel qui le retrouve, le cochon a biaisé à gauche pour traverser la piste en biais. Le sang est très abondant et nous trouvons mon cochon, semblant mort sur le flanc, au bord de la piste. Alors que je le touche. Il se met à bouger, je l'attrape vite par les pattes arrière et il commence alors à se débattre pour m'échapper. Il n'est plus très vaillant mais a encore la force de lutter. Je le plaque au sol et le dague pour en finir. Ma flèche est sur l'arrière des poumons. Je laisse Lionel avec mon cochon et pars chercher mon arc. Je remonte dans la végétation pour rejoindre le plateau mais impossible de le trouver dans la nuit. Je tourne et retourne. Je retrouve facilement le sang et tourne sur le secteur mais le temps passe et toujours pas d'arc. Lionel finit par venir à ma rescousse et c'est lui qui retrouve mon arc. Il est temps de rentrer, nous redescendons à la piste, Lionel a avancé le cochon jusqu'à la piste principale. Nous faisons quelques photos souvenirs de cette petite femelle d'environ 18 kilos avant que je la vide.

A la dernière minute, 7 novembre 2022

Nous partons ensuite chercher la voiture avant de charger mon cochon pour l'amener à la chambre froide et rentrer manger. Demain c'est le jour du départ.

 

Alex 

 

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7 novembre 2022 1 07 /11 /novembre /2022 05:58

Ce soir, nous partons chasser dans les plantations de cannes à sucre, en dehors des clôtures.

Une sortie mouvementée dans les cannes,  6 novembre 2022

Bien que je sache que les cochons et le petit gibier passent au travers où sous les clôtures et qu'il s'agit donc des mêmes animaux que ceux chassés les jours précédents, je suis content de tenter cette chasse. Lionel se gare au bord d'une piste qui domine une grande zone un friche. Il fait un vent soutenu qui peut être un bon allié s'il reste constant. Lionel va chasser avec son fils et moi je chasserai seul de mon côté. Nous commençons par prospecter cette zone de friche en nous espassant suffisamment pour ne pas nous gêner mais je ne rencontre aucun cochon.

Une sortie mouvementée dans les cannes,  6 novembre 2022

Une mangouste me surprend à quelques mètres alors que je longe la piste qui j'ai rejoint en sortant de la friche pour rejoindre Lionel et Tilio qui doivent sortir de la friche un peu plus loin. Elle fonce vers un monticule de rochers au milieu d'une zone de repousse de cannes et disparaît. Je m'avance vers les rochers pour voir un peu plus bas dans la pente mais rien. Je reviens à la piste et aperçois Lionel et son fils qui ont rejoint la piste plus loin. Je les rejoins, ils ont vu 2 cochons mais n'ont pas réussi leur approche.

Lionel nous conduit maintenant un peu plus loin sur la piste principale. Je vais chasser un penchant d'anciennes cannes gagnées par des arbustes plus au moins serrés entre le grillage de la zone des cerfs et la piste. Lionel me donne rendez-vous au loin sous un double pylône électrique. Je remonte un moment au travers des arbustes en suivant les passages les plus dégagés puis commence à slalomer dans cette forêt basse en empruntant les coulées des cochons. Je dérange de nombreuses tourterelles et pigeons mais pas le moindre cochon. Je tombe sur d'anciens chaudrons au sommet d'une petite bute dégagée mais toujours pas de cochons. Je finis par ressortir des arbustes et aperçois Lionel au loin sur la piste. Je le rejoins.

Une sortie mouvementée dans les cannes,  6 novembre 2022

Nous descendons maintenant plus bas dans la vallée. Lionel m'envoie chasser sur un chemin qui longe entre une plantation de palmiers qui remonte sur ma droite et la rivière bordée d'arbres à ma gauche. Je progresse tout doucement en ouvrant bien les yeux et les oreilles mais le secteur est très calme.

Une sortie mouvementée dans les cannes,  6 novembre 2022

Plus loin, j'arrive au niveau d'une pointe de cannes. La piste se sépare en Y. Comme me l'avait dit Lionel, je quitte le bord de la rivière pour prendre la branche de piste qui remonte au-dessus des cannes, en longeant sous le penchant de palmiers. La végétation est très dense et les cochons difficiles à voir. J'ouvre bien les yeux mais rien en vue. Un peu plus loin, un cri de faon retentit au-dessus de moi. C'est Lionel et son fils qui arrivent par la piste au-dessus de celle que je longe et me signale leur position. Nous nous rejoignons un peu plus loin alors que les 2 pistes fusionnent. Nous nous avançons un peu plus pour avoir une bonne vue du secteur quand Lionel aperçoit un cochon qui mange dans les cannes en contrebas. Il me fait signe. Je m'approche doucement de la bordure du talus qui descend dans la culture et aperçois une tache noire dans les feuilles sèches de cannes à un peu plus de 20 mètres en contrebas. Une bande de cannes est couchée au pied du talus abrupt et dégage un peu la visibilité sur quelques mètres de large. Je ne suis pas sûr qu'il s'agisse du cochon, Lionel me demande : "Tu le vois ?" Au même moment le cochon bouge et sa tête sort de la végétation. "Oui." Je m'approche doucement en avançant encore un peu le long du talus. Le cochon n'est plus qu'à 19 mètres en-dessous de moi. Je me cale, arme doucement mon arc, il s'avance un peu et semble se dégager. J'aligne ma visée sur son épaule et décoche mais ma flèche heurte une canne que je n'avais pas vue et dévie fortement ma flèche qui me semble atteindre le cochon dans le cuissot. Suite à l'impact bien audible, le cochon ne réagit pas immédiatement, il reste comme figé puis couine et fait volte-face pour disparaître dans les cannes. Nous regardons la vidéo filmée par Lionel et mon impression se confirme. Nous attendons un peu puis descendons voir la zone du tir. Les cannes sont maculées de sang dès l'endroit du tir.

Une sortie mouvementée dans les cannes,  6 novembre 2022

Le passage du cochon est facilement visible car il perd beaucoup de sang ce qui nous rassure. 

Une sortie mouvementée dans les cannes,  6 novembre 2022

J'aperçois ma flèche quelques mètres après le tir, elle semble avoir pénétrée de moitié, le cochon a cassé la bout de la flèche, côté lame, dans sa fuite avant de d'extraire le tube. Je la ramasse et la remets au carquois. Nous suivons le sang très facilement dans les cannes jusqu'à la piste qui longe la rivière mais le sang devient alors beaucoup moins présent. Nous trouvons tout de même la piste qui rentre dans la végétation qui borde le cours d'eau et alors que je m'avance avec Tilio, des grognements se font entendre juste devant nous. La végétation bouge à 3 mètres, Tilio n'a pas entendu en me parlant. Je lui fais signe de s'arrêter et de se taire

Une sortie mouvementée dans les cannes,  6 novembre 2022

et accroche mon décocheur mais le cochon se coule dans la végétation. Je me décale rapidement sur la droite pour contourner la végétation que me le cache et arrivé dans le lit de la rivière pour m'apercevoir qu'il s'agit en fait d'un petit cochon de quelques kilos qui se débine en traversant le cours d'eau pour rentrer dans le sale un peu plus loin. Nous reprenons notre recherche du sang mais peinons à reprendre la piste. Nous tournons un moment en pensant que le cochon a traversé la rivière mais nous finissons par retrouver un peu de sang. Il a en fait pris à gauche pour longer le cours d'eau. Le pistage reprend, après avoir longé un moment la rivière, la piste ressort sur le chemin et semble revenir vers les cannes. Le sang est très peu abondant et la recherche se complique de plus en plus. C'est Tilio qui nous remet plusieurs fois sur la piste en voyant des gouttes de sang parfois très petites. Le cochon suit maintenant la piste et le sang est toujours très peu abondant. La recherche s'éternise. Après un moment, elle retourne dans la végétation qui borde la rivière

Une sortie mouvementée dans les cannes,  6 novembre 2022

puis semble traverser la rivière en direction d'un grosse coulée qui remonte dans la végétation puis se divise en plusieurs coulées marquées de l'autre côté. Les gros rochers dans la rivière portent des gouttes de sang et l'un d'eux un gros frotté. Je prospecte ses coulées une à une sans succès alors que Lionel cherche un peu plus loin et son fils près de la rivière. Je redescends au dernière sang et constate qu'il n'a en fait par remonter le talus abrupt mais a pris à gauche après avoir traversé la rivière. Je signale à mes accompagnateurs que j'ai retrouvé le sang et le suis. Le cochon a laissé des frottés sur la végétation à l'entrée d'une zone de végétation très épaisse et semble être passé dessous. Alors que je regarde sous cet amas végétal pour trouver la coulée. Lionel, plus haut sur le talus, aperçoit mon cochon et nous le signale. Il est couché face à lui et le regarde. J'aimerai l'achever moi-même mais je suis mal placé et risquer de le laisser repartir serait risquer de le perdre. Lionel arme son arc, vise la tête et décoche. Touché, le cochon fonce sur lui en poussant des souffles rauques saccadés puis en hurlant mais la flèche, qui a glissé sur le côté du crâne pour se planter de moitié dans l'animal, se coince dans la végétation juste devant Lionel. Le cochon en fureur, se débat en hurlant et se cabre pour de dégager juste devant Lionel en ouvrant la gueule pour le mordre. Tilio pris de panique tente de s'enfuir mais est coincé par une branche. Le cochon fait marche arrière pour se dégager et, apercevant Tilio, il bifurque pour se jeter sur lui, ce n'était sans compter sur Lionel qui se jette alors sur lui pour le saisir par les oreilles et le plaquer au sol en s'appuyant sur lui de tout son poids. L'animal se débat en hurlant sa rage, Lionel arrive à se saisir de son couteau offert par Antoine lors de son séjour pour le servir en plein cœur. 

Le cochon s'immobilise rapidement. Lionel se relève couvert du sang de l'animal qui a tout de même réussi à l'égratigner au niveau du mollet. Quelle recherche et qu'elle action incroyable, la tension retombe peu à peu et Tilio rigole en imitant les cris et le souffles du cochon mais il a eu très peur. Son père a vraiment assuré et je pense qu'il a évité un drame car, vu sa fureur, ce cochon aurait pu gravement blesser Tilio. Je dégage la flèche de Lionel et la lui tends puis nous faisons quelques photos souvenirs de ce vaillant véra

Une sortie mouvementée dans les cannes,  6 novembre 2022

avant que je le vide

Une sortie mouvementée dans les cannes,  6 novembre 2022

et que Lionel le remonte jusqu'à une piste qui passe au-dessus de la rivière. 

Nous repartons chasser autour des palmiers sans succès

 

Une sortie mouvementée dans les cannes,  6 novembre 2022

puis tentons la friche du début de chasse mais toujours rien. Alors que nous remontons vers la piste où est garée la voiture Lionel entend des cochons devant lui et me fait signe de tenter l'approche mais impossible de les voir. Nous arrivons à la piste quand nous entendons des cochons qui chahutent derrière la bande de taillis qui borde la gauche de la piste. Nous longeons cette dernière un instant jusqu'à un passage permettant de passer la bande de végétation épaisse et rentrant sur le haut d'une ancienne carrière au milieu de laquelle se trouve un monticule de terre et de roches partiellement colonisé par la végétation. Une truie et des jeunes cochons fouillent le sol au sommet du monticule, sur un replat. Lionel me dit de tenter l'approche, je descends sur la gauche au travers des petits tamaris puis la pente dégagée devient très raide et glissante. Je fais rouler quelques cailloux et dois me retenir à un petit tamaris pour ne pas chuter dans les derniers mètres avant d'arriver en bas de la carrière. En descendant, j'ai perdu les cochons de vue. Je traverse doucement la piste qui fait le tour du monticule puis commence à escalader doucement ce dernier. Arrivé près du sommet du talus, je tente d'apercevoir les cochons en regardant juste par-dessus mais il ont disparus. Lionel me siffle dans le dos pour attirer mon attention et me faire signe de regarder sur ma gauche. Je me décale donc un peu puis regarde par-dessus le talus et aperçois un gros cochon plein travers, à environ 20 mètres, sur un petit promontoire. J'arme vite mon arc caché derrière le talus mais le vent tournant me trahit. Le cochon lève le nez au vent et hume l'air en se tournant de 3/4 face. C'est maintenant ou jamais. Je vise en avant de l'épaule et décoche. Touché, le cochon couine et bascule dans le vide derrière lui. Rapidement, s'en suit un bruit étrange puis le calme revient. Je m'avance vers le sommet du talus quand j'entends un cochon souffler dans les broussailles sur ma droite. L'eau d'une grande flaque est très agitée et boueuse en contrebas sur la piste. Je me rapproche de l'endroit où j'ai entendu souffler et tourne autour de la végétation très dense sans réussir à voir le cochon. Je retourne vers l'endroit du tir alors que la nuit sera vite là. Je trouve ma flèche tombée au sol un peu plus bas, le cochon l'a perdu dans sa fuite. Un peu de sang frotté sur une plante un peu plus bas puis pas de sang. J'ai un mauvais pressentiment. La nuit s'installe, à la lueur de ma lampe torche, je trouve de toutes petites gouttes de sang au sol sur la piste. Je les suis doucement, elle vont droit dans la grosse flaque d'eau, ce bruit étrange de tout à l'heure c'était le gros cochon courant dans l'eau. Je contourne la flaque et trouve de grosses traces fraîches de l'autre côté mais pas de sang. Un cochon souffle dans un petit taillis sur la gauche de la piste au pied d'une falaise, j'espère que ce n'est pas mon cochon car si c'est lui c'est très mauvais signe. Je tourne et retourne, pas de sang, je reviens au dernières gouttes avant la flaque alors que Lionel arrive en pick up avec son fils. Le sang rentre bien dans l'eau, je recontourne la flaque et tente de suivre les traces fraîches mais les perds. Lionel cherche sur le secteur, à force de tourner je me rends compte qu'une trace moins marquée semble prendre sur la gauche vers le taillis où j'ai entendu souffler. Je prends cette direction et trouve du sang au départ de la végétation, il devient alors abondant et je le suis facilement grâce à ma lampe torche jusqu'au bord du taillis très épais. Une grosse coulée remonte raide pour se diviser en 2 un peu plus haut. Lionel me conseille de stopper là nous reviendrons demain matin.

Alex

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5 novembre 2022 6 05 /11 /novembre /2022 03:55

Cette nuit, j'ai très mal dormi, nous nous levons vers 5h30, nous avons rendez-vous à 6 heures au portail de l'entrée du parc. Nous nous préparons, déjeunons rapidement et partons, à notre arrivé vers 6h10, personne, Lionel appelle Loïc venus avec les chiens de recherche, il nous attend déjà un peu plus loin dans le parc. Lionel passe le portail et le referme derrière nous, nous rejoignons vite Loïc, Lionel lui explique où il doit aller se garer et nous le suivons. En chemin, nous apercevons une harde de cervidés sur notre gauche et le deux truies et le porcelet d'hier qui traversent en avant des cerfs. En passant le virage de la piste, Lionel aperçoit un roussette tombée au pied d'un grand palmier et décide de s'arrêter pour l'aider. Il stoppe sur la piste et nous nous approchons de l'animal, accroché au pied du palmier qui adopte immédiatement un posture défensive, tête basculée en arrière et gueule ouverte pour nous mordre. On comprend aisément son surnom de renard volant en voyant sa tête rousse ressemblant beaucoup à celle du canidé.

Un dénouement heureux, 4 novembre 2022
Un dénouement heureux, 4 novembre 2022

Lionel tente de l'attraper par la peau du cou sans se faire mordre. Elle essaye de grimper un peu

Un dénouement heureux, 4 novembre 2022

puis tombe au sol où Lionel l'attrape par le cou et les ailles. Il traverse ensuite la piste et la lance en l'air au-dessus de la pente en bas de laquelle j'ai fléché mon cerf pour lui permettre de prendre son envol. La grosse chauve-souris vole jusqu'à la bordure du bois où elle se pose dans les branches d'un gros arbre. 

Nous reprenons la voiture et retrouvons Loïc et son accompagnateur au départ de la pente dégagée où nous stoppons la recherche hier. Lionel préfère tenter de retrouver le cerf sans les chiens dans un premier temps. Je prends mon arc. Nous descendons donc vers le bois pour nous repartir sur la zone et attaquer la recherche. Le sang a totalement disparu, lavé par la pluie. Lionel et Loïc prennent sur le haut alors que je cherche sur le talus qui descend vers la rivière en contrebas. L'accompagnateur de Loïc descend lui sur le replat au bord de la rivière. Je balaye le paysage du regard après environ 100 mètres, j'aperçois un gros dôme de gros blocs de roche arrondis et empilés. J'ai le présentiment que mon cerf est là, ma flèche est encochée, j'avance doucement en ouvrant bien les yeux quand j'aperçois mon cerf couché dans les rochers au pied du dôme. Je fais signe à l'accompagnateur de Loïc qui est plus en retrait en-dessous de moi. Il comprend immédiatement et stoppe, j'accroche mon décocheur. Le cerf est plein travers, couché à 30 mètres en-dessous de moi et regarde vers moi. J'arme mon arc, vise l'épaule et décoche. Touché, le cerf surgit de sa couche et tente de fuir. Il trébuche dans les rochers et peine à avancer. Il s'effondre 15 mètres après le tir, coincé entre 2 rochers. Quel soulagement, je crie pour appeler Lionel qui est bien au-dessus de moi. Alors qu'il arrive avec Loïc, nous nous avançons vers le cerf. Dès l'impact, il a laissé une grosse trace de sang sur un rocher. Un beau cochon qui s'était gîté tout près. Démarre bruyamment sur notre gauche dans les rochers et s'enfuit dans le bois. La flèche est rabattue sur le flan de l'animal par un des rochers qui enserrent le cerf. Nous le dégageons sur un replat tout proche pour l'observer et faire quelques photos. Ma dernière flèche traverse les 2 poumons au-dessus du cœur mais la première était très basse et plus en arrière que ce que le pensais. Au niveau des dernières côtes. Je récupère ma flèche que le cerf a cassée dans sa fuite et la remets au carquois. Nous faisons des photos souvenirs sous d'énormes manguiers et ébéniers en attendant l'arrivée des renforts pour sortir ce beau cerf.

Un dénouement heureux, 4 novembre 2022
Un dénouement heureux, 4 novembre 2022

je suis impressionné par la beauté des énormes manguiers qui doivent avoir des centaines d'années. Loïc m'explique que les insulaires pensent que ces arbres abritent les âmes des ancêtres disparus et que s'ils les abattent ces âmes s'accrocheraient à eux et c'est pour cela qu'il n'abattent jamais ces arbres énormes. Plusieurs employés arrivent pour débarder la carcasse de mon cerf, je suis un peu gêné, je n'ai pas l'habitude que quelqu'un porte mon gibier à ma place. À 4, ils portent mon cerf dans les rochers et lui font passer la rivière alors que nous remontons tranquillement vers les voitures.

Un dénouement heureux, 4 novembre 2022

En chemin, Lionel tombe sur la pointe de ma flèche qui a été arrachée de ma flèche par le cerf après le tir. Je la récupère et la mets à la poche. La voiture atteinte, nous partons avec Lionel vers le portail par lequel nous sommes arrivés mais un cadenas a été posé et nous devons faire demi-tour pour rattraper Loïc et les porteurs avant qu'ils ne referment l'autre entrée derrière eux. Lionel n'a pas de réseau et n'arrive pas à les joindre, heureusement nous les rattrapons à temps. Il est temps aller s'occuper de mon cerf au local de découpe mais là encore c'est un boucher qui va s'occuper de vider et découper mon cerf. Je n'ai pas non plus l'habitude de ça. Au Québec, j'avais insisté pour m'occuper de mon ours mais là je comprends vite que l'organisation est ainsi faite. Avant de prendre mon cerf, Lionel prend les cotations du trophée de ce vieux cerf ravalant, c'est bien une médaille d'or avec des bois de 30 pouces de long comme il me l'avait annoncé hier après le tir. À Maurice, il n'y a pas d'élevage de bétail, ici c'est la viande de gibier qui alimente le marché de l'île. Les cerfs et cochons issus de la chasse sont tous vendus une fois la venaison conditionnée et la demande dépasse l'offre, il est donc nécessaire de créer des élevages de cochons et cerfs dans des enclos à la seule fin de commercialiser leur viande. Même Lionel ne peut pas récupérer de la viande pour lui et doit en réserver à l'avance s'il veut en acheter. Les cerfs ont été introduits sur l'île par les hollandais mais sans prédateurs naturels cette espèce a pullulée et il a vite été nécessaire ne parquer et réguler ces animaux pour éviter qu'il ne détruisent la flore endémiques et notamment la forêt primaire déjà très impactée par l'activité humaine. Les parcs réservés à la chasse sont généralement d'une superficie de plusieurs milliers d'hectares alors que les parcs destinés à l'élevage sont plus petits. La façon dont fait chasser Lionel sur ses territoires clos ne fait pas oublier les grillages mais laisse leur chance aux animaux, surtout à l'arc. Avant de partir de la salle de découpe, Lionel me fait goûter des rillettes de faisan préparées par le boucher qui est en train de préparer mon cerf. Un des employé arrive avec le crâne de mon cochon que Lionel lui avait demandé de préparer pour que je puisse repartir avec. Nous rentrons chez Lionel, le trophée de mon cerf sera préparé par un taxidermiste et je pourrais repartir avec.

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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