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26 juin 2022 7 26 /06 /juin /2022 10:12

Ce matin, il pleut alors que je prends la route pour la chasse et il pleut toujours alors que le jour se lève. Je me prépare et quitte la voiture sans prendre mon appareil photo. Je remonte le talus de la route pour longer la haie qui surplombe un chemin de terre et me dirige vers le coin d'une vigne avant d'en contrôler tous les intervalles entre les rangs. Le relief du terrain ne me permet pas de voir au-delà de la moitié de la parcelle. Pas de chevreuil en vue, arrivé au bout de la parcelle, je prends à gauche pour remonter le long du dernier rang en surveillant le chaume à ma droite parsemé de balles rondes. Alors que je suis presque en haut de la parcelle, un chevreuil démarre en aboyant dans la vigne et fonce vers l'immense champ de blé au-dessus. Je biaise à droite par une coulée dans la culture, qui m'arrive à peine aux genoux et qui semble avoir souffert d'un orage de grêle (les tiges semblent disloquées et les épis pendent vers le sol), pour rejoindre le bord d'une mare incluse dans les céréales. Les sangliers ont ravagé les céréales tout autour, sur plusieurs mètres. Je prends ensuite une autre coulée qui traverse la culture jusqu'à un chemin enherbé et planté de cerisiers qui sépare la parcelle en 2. La luminosité croit doucement et j’aperçois, à plus de 100 mètres devant moi, le haut du dos et les oreilles d'un chevreuil au gagnage dans le blé. Je ne peux pas me cacher dans cette culture basse. Je tente une approche au culot, droit sur l'animal qui finit par relever la tête alors que je ne suis plus qu'à 50 mètres, c'est une chevrette. Je stoppe et nous nous regardons un instant puis je reprends ma progression sur environ 10 mètres avant qu'elle ne se décide à partir. Elle fonce vers le chemin enherbé en aboyant puis le suit et disparaît près d'une ruine entourée de cèdres qui trônent au milieu de la culture. Je rejoins moi aussi le passage et rejoins la ruine puis continue tout droit jusqu'à la bordure d'une parcelle de tournesol. La chevrette au loin fonce à grands bonds vers le haut du blé. Je reviens vers le chemin de terre quand une tête de chevrette surgit du blé près de la mare de tout à l'heure avant que l'animal ne s'enfuit à travers la culture. Je prends à gauche sur le chemin pour rejoindre une grosse haie qui sépare un champ de blé d'un champ de colza.

Arrivé au bout de la haie, je prends à droite pour la suivre alors que la pluie s'est calmée. J'avance ainsi tranquillement sur environ 150 mètres, tout en surveillant le secteur quand un chevreuil démarre dans la haie mais semble s'arrêter au bord du colza, je tente sans succès de l'apercevoir au travers des branchages. Alors que j'avance un peu plus, il commence à aboyer. J'aboie à mon tour, il démarre en longeant derrière la haie puis la traverse à environ 50 mètres pour stopper au coin d'un petit bosquet attenant à la haie et qui s'avance dans le blé. C'est un petit brocard. Je suis debout, immobile, contre la haie, j'aboie et ce petit effronté se retourne et me répond puis commence à venir vers moi de quelques pas. Il est rare qu'un brocard aussi jeune soit aussi territorial. Je continue à aboyer, il avance d'un pas lent plus ou moins en parallèle de la haie, il stoppe régulièrement pour aboyer et regarde vers moi. Alors qu'il détourne le regard, je me baisse rapidement à genoux. Il regarde vers moi, aboie, je lui réponds puis il avance encore. La courbure du terrain fait qu'il disparaît un instant, j'en profite pour avancer rapidement à genoux contre le blé qui est très bas et ne me cache pas vraiment. Nous continuons à nous répondre et je l'aperçois à nouveau. Il va venir à environ 25 mètres, je cale mon viseur sur cette distance. Il regarde vers moi, je reste immobile, il tourne la tête et recommence à avancer un peu. J'arme mon arc, il stoppe, regarde vers moi puis détourne le regard. Je cale rapidement ma visée et décoche. Il tente de s'écraser mais ma flèche le frappe en haut de l'épaule et sectionne la colonne pour ressortir au milieu du dos. Il tombe sur place et se débat au sol. Je me précipite vers lui pour l'achever. En m'apercevant, il se débat en criant. Je l’achevé rapidement et sors mon bracelet que je commence à encocher quand un mouvement attire mon regard à plus de 300 mètres sur ma gauche. J'identifie vite un énorme renard galeux à sa démarche bondissante et à sa queue pelée. Très certainement attiré par les cris de mon chevreuil, il fonce vers moi par un large passage entre les haies qui ferment le tour du blé. Je jette mon bracelet au sol, encoche une flèche et pars rapidement voûté vers le coin du bosquet où s'était arrêté le brocard tout à l'heure. J'ai perdu le renard de vue dans le blé. Je me poste contre le bosquet et tente d'appeler mais mes lèvres sont sèches à cause de mon rhume et je n'arrive à émettre que des sons faibles et irréguliers. Rien ne bouge, je décide de tenter de m'avancer jusqu'à une bande non plantée et couverte d'herbe bien verte au milieu de la culture, au fond du creux de la combe peu prononcée. Au même moment, j’aperçois le renard qui redémarre dans le blé. Je crois que je me suis grillé mais je tente tout de même le coup, ça peut marcher sur un renard galeux affamé. Je pars me poster dans la bande d'herbe et reprends mes appels poussifs, rien ne viendra. Je retourne à mon chevreuil pour apposer mon bracelet avant de le ramener à la voiture par le chemin de terre. Arrivé à ma voiture, je rends les honneurs à mon brocard puis fais rapidement quelques photos alors que le pluie commence à tomber à nouveau.

Un petit brocard un peu trop sûr de lui, 26 juin 2022

Je vide ensuite mon chevreuil puis le laisse dans la caisse à gibier dans le coffre de ma voiture.

Je repars ensuite par le chemin de terre jusqu'à la haie où j'ai fléché mon brocard. Je la longe jusqu'au passage par lequel est arrivé le renard galeux puis prends à gauche, le long de la haie qui borde une autre parcelle de blé et le sépare du colza. Je la longe tranquillement jusqu'à une bande boisée qui suit un ruisseau. Je prends à droite en longeant la bande boisée quand un chevreuil démarre dans le bois sans que je puisse le voir. Un peu plus loin, je trouve une grosse coulée pour rentrer dans le bois et rejoindre une grosse coulée qui longe le ruisseau. Les blaireaux ont énormément creusé depuis que j'ai fléché le mien sur ce secteur, l'an dernier. Je ressors un peu plus loin dans un tournesol. Il pleut toujours autant, une chevrette surgit d'une haie et fonce se réfugier dans un bois un peu plus loin. Les chevreuils sont tous à couvert avec cette pluie. Je décide de rentrer, je longe la bordure des tournesols pour revenir vers les champs de blé et prends à gauche par une coulée pour revenir vers la voiture. Je passe par un lac pris dans le blé en bordure d'un grand bois pour voir si les ragondins sont au gagnage. Le blé est mangé sur plusieurs mètres autour du lac. Je longe une haie de genets et de ronces qui interdit l'accès au lac et arrive sur une zone plus dégagée. Un gros ragondin broute des plantes aquatiques, en surface, de l'autre côté du lac. Plusieurs remous agitent le bord de l'eau encombré par une végétation épaisse. Je m'avance au bord de l'eau par une grosse coulée. 2 beaux ragondins s'éloignent de quelques mètres du bord et s'immobilisent. Je tente de les appeler mais ils ne veulent pas revenir. Ne voulant pas perdre mes flèches qui coulent. Je ne tire pas et m'éloigne. Les ragondins plongent. Avant de partir, je fais le tour de la vigne longée ce matin mais je ne verrai qu'un lièvre. Je suis trempé, je rentre.

 

Alex 

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23 juin 2022 4 23 /06 /juin /2022 05:56

Cette année, je n'ai pas encore chassé le tour de Bourras. Ce soir, je me gare au bord de la route en bas du chemin blanc de Factom où je finirai ma soirée de chasse. Le temps est orageux, j'hésite à prendre mon appareil photo mais le prends finalement et mets un sac plastique dans ma poche pour le protéger au cas où. Je me prépare rapidement puis longe la route pour rattraper celle de Courensan qui remonte à gauche entre Factom et Bourras. Je la suis un instant entre le grand champ de blé sur ma gauche et le semé de soja sur ma droite. Au passage de tracteur qui rentre dans le semé, je bifurque pour rejoindre le bois de Bourras à travers le soja. Je passe un bosquet en long qui remonte dans le soja depuis la bordure de l'Osse et aperçois alors une grosse boule sombre à environ 150 mètres, au bord de a vieille Osse qui se sépare de l'Osse un peu plus en amont. C'est un très gros ragondin. En zoomant avec mon appareil photo, je me rends compte que c'est une femelle et son petit. J'hésite à tenter une approche mais préfère ne pas perdre de temps et continue mon chemin.

Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022

Je rejoins le bord du bois de Bourras et le longe jusqu'à la vieille Osse puis descends dans son lit asséché pour la traverser et remonter dans l'ancienne peupleraie abattue qui a laissée place à une jungle impénétrable. Je retrouve une flèche perdue l'an dernier dans le gravier du lit du cours d'eau et la remets au carquois. L'an dernier les passages de sangliers permettaient de progresser sans mal mais cette année la végétation a tellement poussé que les coulées forment des tunnels. Je décide donc de poursuivre par le lit asséché du cours d'eau retourné par les coups de nez de sangliers. Au premier virage, je tombe sur un gros trou d'eau qui me barre la route. Je remonte donc sur la gauche, côté bois, par une grosse coulée de sangliers qui a creusée le talus abrupt. Je me faufile ainsi un moment à travers le bois assez épais par les nombreuses coulées très fréquentées puis redescends dans le lit asséché pour le traverser en face d'une parcelle de blé, prise entre la vieille Osse et l'Osse. Je remonte pour suivre la bande enherbée le long des céréales. Les sangliers ont fait pas mal de dégâts sur cette culture. J'avance tout doucement en espérant voir des animaux mais rien. J'arrive à la passerelle de la palombière sans rien voir. Je traverse la vielle Osse par la passerelle, traverse la bande étroite de bois et le tunnel de la vieille palombière qui suis le centre de cette bande boisée et ressors dans une grande friche prise entre le bois de Bourras et un autre grand bois un peu plus haut. Deux grosses haies ferment les deux côtés. Je scrute un moment le secteur sans rien voir puis pars à droite en longeant le bois pour rattraper un large passage entre la haie et ce dernier. Je rejoins ainsi une très grande parcelle de tournesol qui longe la vieille Osse. Je scrute le secteur sans voir d'animaux puis prends à gauche pour suivre la haie en alignement de la bordure du bois. J'avance doucement en regardant tout autour de moi. Le tournesol fait place à une immense friche qui s'étend jusqu'à la route qui passe en haut du bois à plusieurs centaines de mètres. Je poursuis en longeant le bois, le petit plan d'eau pris dans la bordure du massif forestier et tout boueux mais rien ne bouge à cette heure-ci. Une volée de palombes décolle de la friche pour rentrer au bois. J'arrive à la route sans avoir vu de chevreuil. Je la longe un peu puis prends à gauche en longeant le bois le long d'une parcelle de tournesol à peine levée et rejoint une parcelle de vigne. Je prends à gauche pour vérifier les premiers rangs puis reviens sur les pas pour contrôle les suivants. N'ayant rien vu, arrivé aux derniers rangs, avant un plantier de vigne envahi par la végétation, je longe entre eux pour rejoindre le bord du bois quand un jeune brocard, avec un petit bois d'un côté et un bouton renflé de l'autre, surgit devant moi contre le rang de gauche et fonce vers le bois en aboyant. Je ne l'avais pas vu, couché dans la végétation. Je continue tranquillement vers le bois alors que le brocard mécontent abois sur place, à couvert du massif forestier. Je prends à droite le long du bois en surveillant le plantier en friche et rejoint une petite parcelle de blé au coin du bois qui précède une autre vigne plus à ma gauche. Il commence à pleuvoir, je mets mon appareil photo dans le sac plastique que j'attachache à ma ceinture. Rien, je traverse un semé pour rejoindre une vigne prise dans le bois d'en face, je contrôle les intervalles entre les rangs et tombe sur un gros lièvre environ au milieu de la parcelle. Il détale, rien sur le reste de la vigne, je longe le bois jusqu'à une autre parcelle de vigne et longe entre elle et le bois pour revenir à la route qui délimite le territoire. En suivant la route, j'arrive au coin d'une petite parcelle de blé bordé par le bois en L.

La pluie a cessé, je ressors mon appareil photo. Je quitte la route pour longer entre le blé et le bois. J'avance doucement quand je repère des bois à environ 100 mètres dans le blé. Je contrôle le vent qui vient de ma gauche. Je continue mon approche tranquillement et stoppe à chaque fois que le brocard relève la tête. Arrivé à environ 50 mètres, je rejoins le premier passage de tracteur qui semble passer tout près du brocard. Je reprends mon approche lente dans le passage de tracteur qui fait une légère courbe à droite en remontant légèrement. Je me baisse de plus en plus en approchant, alors que je suis à environ 20 mètres, je stoppe brusquement en apercevant les bois du brocard qui remontent. Je me baisse au maximum, il secoue la tête de haut bas plusieurs fois puis se calme et se remet à manger tête basse. Je reprends mon approche voûté jusqu'à 12 mètres. Il est de 3/4 arrière, tête basse. La moitié base de son corps est cachée par le blé. J'arme doucement mon arc et aligne ma visée en me redressant. Ma visée calée devant son cuissot, je décoche. Un Impact très sonore retentit et le brocard démarre en trombe en direction du bois.

Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022

Il est passé par-dessus un mur de ronces pour disparaître dans le bois et il me semble l'entendre quasiment aussitôt se débattre au sol. J'écoute encore un peu, le calme revient quand les aboiements étouffés d'un brocard commencent à se faire entendre. Le chevreuil semble s'éloigner doucement et je commence à douter.

Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022

Je pars chercher ma flèche pour patienter un peu avant d'attaquer ma recherche. Je la retrouve facilement plantée au sol dans le passage de tracteur.

Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022

Je cherche ensuite des indices mais rien, pas la moindre goutte de sang et l'orage menace. Je me dirige donc à l'endroit où le chevreuil a passé le mur de ronces. Les ronces sont retournées sur le dessus mais pas de sang. J'examine longuement les feuilles et finis par trouver une goutte de sang. Il va bientôt pleuvoir, je passe les ronces et trouve des gouttes de sang dans le bois. Je les suis difficilement sur quelques mètres car elles sont rares quand en levant les yeux j'aperçois mon chevreuil mort à quelques mètres devant moi. Il n'a pas fait plus de 25 mètres. Ma flèche est rentrée un peu plus en arrière que prévu, dans le cuissot. 

Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022

En l'examinant, je constate que ma flèche est ressortie au défaut de l'épaule opposée. J'appose mon bracelet, à l'aide d'une lame de chasse car je viens de me rendre compte que j'ai oublié mon couteau à la voiture, et lui rends les honneurs alors qu'il commence à pleuvoir. Je sors vite du bois pour faire quelques photos souvenir avant le gros de l'averse.

Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022

Je remets vite mon appareil photo dans le sac plastique avant que le ciel me tombe sur la tête. J'attache les 4 pattes du chevreuil ensemble et le charge sur l'épaule pour rejoindre la route de Courensan et redescendre vers ma voiture sous une pluie battante. Alors que j'arrive au niveau du semé de soja, j'aperçois un chevreuil au gagnage à environ 200 mètres près du bosquet en long qui démarre au bord de l'Osse. Il broute le soja côté route. À son allure, je suis sûr qu'il s'agit d'un grand brocard. Je décide de tenter l'approche. Je laisse mon brocard dans le fossé, au bord de la route et fait une boucle dans le semé pour être caché par le bosquet avant de m'approcher rapidement du coin droit de ce dernier. Je me penche doucement, il mange toujours à environ 10 mètres de la bordure du bosquet, à environ 80 mètres. Je laisse le sac qui contient mon appareil photo au coin du bois et commence mon approche avec la flèche encochée en longeant doucement le bosquet. Je stoppe à chaque fois qu'il relève la tête et gagne du terrain mais alors que je ne suis plus qu'à 50 mètres. Le tonnerre gronde plus fort et fait sursauter le brocard qui revient vers le bois en trottinant et en biaisant vers moi. Il rentre au bois à environ 40 mètres. Espérant qu'il va ressortir, je presse le pas pour me rapprocher de l'endroit où je l'ai perdu de vue pour m'y poster mais le brocard venait vers moi par la bordure du bois et m'a aperçu au travers des feuillages épais. Il démarre en aboyant et s'éloigne vers le bois de Bourras. Je retourne chercher mon appareil photo puis mon chevreuil et retourne à ma voiture. Alors que la pluie cesse et laisse place à un bel arc en ciel.

Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022

Je vide mon chevreuil et le dépose dans le bac à gibier dans ma voiture. Je laisse également mon appareil photo et la flèche retrouvée en début de soirée avant de repartir en chasse. Je pense qu'il va repleuvoir, mon appareil photo ne fera que me gêner. 

je prends un passage de tracteur qui descend vers l'Osse entre une grande friche et un champ de blé tout en surveillant le secteur. Rien, le blé laisse place à une petite prairie, toujours rien, je prends à droite en suivant le blé dans la prairie et rejoins le bord de l'Osse. Le blé a été mangé par endroit par les sangliers et les ragondins mais rien ne bouge ce soir. Le blé fait place à une parcelle de tournesol. Je suis toujours la rivière jusqu'à un passage de tracteur surélevé qui rejoint la route entre cette parcelle de tournesol et la suivante. Je remonte le talus et longe le chemin en direction de la route quand une chevrette démarre sur la gauche, juste contre le talus, dans les herbes hautes et s'éloigne à grands bonds dans le tournesol. Son arrière train et noir de diarrhée. Ce n'est pas bon signe, j'espère que les chevreuils du coin ne vont pas à nouveau être décimés par cette maladie qui commence de cette façon et finit rapidement par la mort. Je continue pendant qu'elle s'éloigne. Un peu plus loin, c'est un lièvre qui se débine dans le tournesol. Je rejoins la route et prends à gauche pour la longer jusqu'à la limite du champ de féveroles qui remonte sur la droite de la route. Au coin des féveroles, je quitte la route et longe la culture en bordure d'une grande prairie. Une chevrette démarre dans les féveroles et s'éloigne à grands bonds à plus de 100 mètres. Est-ce moi où les sangliers qui l'ont délogé ? Je scrute un instant la culture mais rien ne bouge. Je continue à remonter vers une mare qui borde la culture. L'eau bouge devant les terriers, les ragondins ne sont pas loin. L'eau a beaucoup baissé et les sangliers sont venus se souiller dans la boue du bord du plan d'eau. De nombreuses coulées très marquées rentrent dans les féveroles. Je continue à remonter doucement mais me fais repérer par un brocard qui démarre dans la culture à plus de 100 mètres et s'éloigne en aboyant jusqu'à ce que je le perde de vue. Je continue, arrivé au coin de la culture je prends à droite pour longer doucement entre cette dernière et la vigne. Un peu plus loin nous nous surprenons mutuellement avec un renardeau qui démarre à quelques mètres de moi dans les féveroles et se débine tranquillement. Je tente de l'appeler mais il disparaît. Je continue entre la vigne et les féveroles jusqu'au coin de la vigne et prends à gauche pour remonter entre la vigne et le bois de Factom. Je surveille entre les rangs de vigne mais aucun chevreuil ce soir.

Au coin du bois, je tourne à droite pour le suivre entre ce dernier et une autre parcelle de vigne. Je surveille entre les rangs mais toujours pas de chevreuil, alors que j'arrive au dernier rang, j'aperçois un renard de cul à environ 50 mètres. Je me fige, il bifurque et prend tranquillement à gauche pour passer le rang précédent. Je me décale au bout de ce dernier. Le renard mulote tranquillement. Je commence à appeler, d'abord semblant indifférent, il finit par se retourner et démarre pour foncer vers moi. J'accroche vite mon décocheur et arme mon arc. J'aligne le renard dans mon viseur alors qu'il arrive toujours sur moi d'un pas décidé. Les feuillages me gênent pour viser. Le renard arrive à mes pieds et décroche brusquement sur le côté mais, alors que je pense le voir s'enfuir, il stoppe net plein travers à 2 mètres. J'aligne instinctivement ma visée sans vraiment me servir de mon viseur et décoche. La flèche le traverse plein poumons. Il se courbe sur l'impact et démarre pour remonter sur environ 19 mètres entre les rangs puis prend à gauche et passe un rang. Je le perds de vue mais il me semble l'entendre très vite se débattre au sol. Je récupère ma flèche plantée au sol et commence à chercher le sang mais rien. Impossible de trouver la moindre goutte. Je passe dans le rang suivant, rien non plus, dans le suivant toujours rien, en passant dans le suivant, j'aperçois mon renard mort sur le flanc contre un cep. Il n'a pas fait 15 mètres. C'est une renarde qui ne semble pas avoir allaité cette année. Je la récupère et retourne vers ma voiture en prenant à droite au coin du bois. Après le bois, je longe la vigne alignée au bois en surveillant entre les rangs.

Un peu plus loin les rangs sont plus longs et dépassent sur la gauche. Une chevrette arrive dans la vigne et passe les rangs pour sortir au bout du premier rang plus court. Elle stoppe net, je suis à mauvais vent, elle m'a senti, elle hume un instant puis fait demi-tour pour disparaître dans la vigne. Je contourne les rangs les plus longs pour revenir le long du haut de la parcelle de blé jusqu'au chemin blanc qui redescend vers ma voiture. La chevrette redémarre dans le blé et s'éloigne à grands bonds. Plusieurs palombes descendent pour boire à la mare un peu plus en avant, au coin de la vigne. En arrivant près du plan d'eau, je constate que l'eau est agitée et je pense qu'il s'agit de ragondins mais ce sont de grosses carpes. Je rejoins le chemin blanc et descends en suivant les féveroles sur ma droite. Je scrute la surface des cultures quand je repère du mouvement dans les féveroles à environ 40 mètres du chemin. Je me fige et entends le bruit des féveroles qui craquent sous les dents d'un animal un peu plus à droite du mouvement. Je surveille un moment mais la nuit arrive. Je décide de tenter une approche dans la culture, je pose le renard et rentre dans les féveroles mais avancer sans bruit est mission impossible. J'avance d'un pas stoppe plusieurs secondes, un pas encore... Le bruit a cessé et un chevreuil surgit des féveroles à l'endroit où j,avais vu du mouvement tout à l'heure. Il s'éloigne à grand bonds en aboyant et s'arrête plusieurs fois pour regarder vers moi. Il fera vite nuit, je n'entends plus les bruits de mastication, je décide de rentrer. Arrivé à la voiture je fais quelques photos souvenir avant de rentrer.

Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022
Un beau doublé lors d'une soirée d'approche orageuse, 22 juin 2022

Alex

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7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 06:55

Ce soir, il fait gris et il ne fait pas trop chaud, je décide de partir un peu plus tôt pour aller faire un tour dans un secteur de vignes où j'ai repéré un bel assassin qui s'est déjà joué de moi par deux fois. La première fois, je l'ai approché à 10 mètres dans un grand blé et je suis resté un moment près de lui sans pouvoir voir plus que ses oreilles et ses bois dépassant des céréales avant que le vent tourne et ne le fasse partir. La seconde fois, je l'avais repéré de loin alors qu'il rentrait dans le tournesol attenant au même champ de blé. Alors qu'il avançait en frottant ses bois sur quelques pieds de tournesol et broutait les feuillages de la haie bordant la culture, j'ai commencé à l'approcher au travers des tournesols mais encore une fois le vent tournant m'a trahi et il s'est enfui vers le blé où j'ai tenté de l'approcher une autre fois mais encore une fois le vent m'a trahi alors que j'étais à une trentaine de mètres de lui.

Je me gare, vers 19 heures, au bord de la route contre une plantation de chênes américains. Avant d'attaquer le secteur de vigne, je décide de traverser la route pour aller prospecter une zone de luzerne où je n'ai pas encore mis les pieds cette année. Je remonte le talus du fossé de la route et m'avance dans la luzerne en biaisant vers une grosse haie qui la sépare d'une parcelle de tournesols.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

En arrivant au coin de la haie qui bifurque à gauche à angle droit, j'aperçois quelque chose en bas de la parcelle près d'une bande boisée. Je stoppe un moment pour tenter s'identifier l'animal que je pense tout d'abord être un renard mais qui est en fait un très gros lièvre. C'est alors qu'en tournant la tête à gauche, j'aperçois à environ 200 mètres, un chevreuil dans la luzerne près de la haie. Sa carrure élancée me fait d'abord penser à une chevrette couchée qui regarde vers moi.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je reste immobile et l'observe un instant. Alors que le chevreuil tourne la tête, il me semble distinguer de petits bois. Ce serait donc un brocard. Il se met à brouter tranquillement, la hauteur de la luzerne est trompeuse, il est en fait sur pieds. Je décide de tenter une approche mais la faible hauteur de végétation ne va pas me faciliter les choses. C'est alors que je remarque une belle coulée de blaireau dans la bordure interne de la haie. Elle va me permettre de tenter une approche.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je m'avance tout doucement en suivant la coulée tout en surveillant le petit brocard entre les troncs des arbres qui bordent la luzerne. Le sol est jonché de feuilles mortes et de bout de bois morts, je dois calculer chacun de mes pas pour ne pas faire trop de bruit. Le chevreuil broute sur place. Alors que je suis à environ 80 mètres du chevreuil, la coulée est barrée par des buissons, je ne peux plus avancer à couvert. Je dois contourner tout doucement un gros arbre au travers d'une touffe de végétation, en bordure de la luzerne avant de revenir sur la coulée juste après.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je reprends ma progression lente et il me faut maintenant passer sous le tronc d'un arbre tombé dans la haie.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je ne suis plus qu'à 60 mètres du brocard qui a à peine bougé. Un merle décolle bruyamment devant moi et je me fige mais le chevreuil ne semble pas avoir entendu. J'attends un instant puis recommence à avancer. Je gagne encore 10 mètres mais à nouveau la coulée s'interrompt et il le faut sortir à découvert pour continuer mon approche. Je décide de tenter d'appeler au Butollo. Je lance deux appels brefs espacés. Le brocard relève la tête et regarde vers moi mais ne bouge pas. J'attends un moment, il reste immobile un instant puis se remet à brouter. Je tente 2 appels de plus mais le brocard regarde à nouveau vers moi mais refuse de venir. Je reste immobile un moment, le brocard finit par se remettre à brouter mais se tourne de cul. Il s'éloigne doucement en baisant vers le bas de la luzerne et en broutant tranquillement. Je sors sur la luzerne sur quelques mètres puis reprends la coulée, j'essaie de réduire la distance mais il poursuit son chemin et le sol bruyant ne me permet pas de presser le pas. Il me distance et arrivera au bois dans 40 mètres. Je ressors mon appeau alors qu'il est à environ 100 mètres. Dès les premiers appels, il redresse la tête et se retourne. Je lance quelques appels de plus et le voilà qui revient. J'arrête d'appeler un instant, il avance tranquillement en broutant en suivant une parallèle à 40 mètres de la haie. Je suis un peu trop dégagé, je me recule doucement pour me caler contre un gros arbre. Alors qu'il a fait environ 30 mètres, je tente de rappel. Il regarde vers moi puis repart et cette fois il monte droit sur moi. Il avance d'un pas lent et s'arrête par moment pour chercher du regard. Il zigzague un peu mais continue à se rapprocher. Il n'est plus qu'à 25 mètres et je n'ai pas encore armé. Il baisse la tête et détourne un court instant son regard. Je monte mon arc et l'aligne vers lui. Il redresse la tête et poursuis son chemin. Je profite d'une baisse d'attention pour armer tout doucement mes 71 livres. Il n'a pas remarqué mon mouvement et monte toujours sur moi de 3/4 face. Je le suis dans mon viseur et le laisse venir jusqu'à 8 mètres. Ma visée est calée sur son épaule, je décoche. Ma flèche le traverse et il fait volte-face pour foncer vers la bande boisée en contrebas. Des jets de sang sortent de son flanc gauche. À mi-pente il semble partir à gauche mais se ravise vite et continue à descendre pour disparaitre dans la bande boisée au moment où il semblait vaciller.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

J'ai oublié mon appareil photo à la voiture, je pars le chercher avant d'attaquer ma recherche, j'en profite pour prendre quelques photos en revenant vers la zone du tir. La draille du chevreuil est bien visible dans la luserne. Je trouve vite le premier sang.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je cherche maintenant ma flèche que je retrouve assez rapidement plantée au sol.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je la remets au carquois et commence à suivre le sang dans la luzerne. La draille du chevreuil et le sang sont bien visibles et facile à suivre.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

À la sortie de la luserne, la piste est toujours bien visible sur l'herbe rase.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

En franchissant le ru qui borde la bande boisée, chevreuil a laissé pas mal de sang dans la végétation.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Il a éclaboussé le tronc d'un gros arbre de l'autre côté.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

La piste s'intensifie dans la bande boisée en prenant à gauche et j'aperçois vite mon chevreuil mort sur le flanc un peu plus loin.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je m'approche de mon brocard, ma flèche est rentrée dans l'épaule et ressort juste avant la panse.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

J'appose mon bracelet et lui rends les honneurs avant de faire quelques photos souvenir.

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Je jette un coup d'œil rapide dans la luserne de l'autre côté de la bande boisée, pas de chevreuil. Je vide mon brocard et le remonte à ma voiture. Il est 20 heures quand je le mets dans le coffre, je décide de repartir en chasse. Je repars dans la luzerne mais cette fois je prends à droite pour rejoindre une haie qui borde l'autre côté de la grande parcelle. En descendant, je tombe sur un beau terrier de blaireau qui semble bien fréquenté et qui a été creusé en plein découvert. 

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je rejoins le ru qui délimite le bas de la combe et remonte vers la bande boisée où j'ai retrouvé mon brocard à environ 200 mètres sur ma gauche. Je passe le ru et un passage dans la haie, sur ma droite, qui permet d'accéder à une bande de prairie prise entre la bande boisée du ru et une grosse haie plus haut sur la droite. Je continue en longeant la haie pour prospecter le reste de la zone de luzerne. J'avance tout doucement en surveillant le secteur mais rien. Après quelques 300 mètres de marche, j'arrive dans une zone qui me donne un bon point de vue d'ensemble du secteur. J'observe un moment sans rien voir puis fais demi-tour pour revenir vers le passage. Je presse un peu le pas quand je dérange un animal dans la haie que je longe. C'est un chevreuil qui se met à aboyer dans sa course un peu plus loin, je tente de l'apercevoir au travers de la haie sans succès. Je m'avance jusqu'au passage et l'emprunte pour m'avancer dans la prairie d'herbes hautes. Je longe tranquillement, par une coulée de blaireau, la haie de gauche qui suit le ru. Alors que la bande boisée tourne un peu à gauche, j'aperçois une chevrette à environ 60 mètres devant moi. Elle est à environ 15 mètres de la haie et regarde derrière elle. Je reste un moment immobile à l'observer puis m'avance et la fais fuir. Elle remonte pour disparaître dans la haie qui délimite la prairie sur ma droite. Le chevreuil recommence à aboyer derrière la haie en s'éloignant. Je continue ma progression en observant autour de moi. Alors que j'arrive près d'une petite mare prise dans la végétation au bout de la prairie, le chevreuil redémarre en aboyant dans la bande boisée sur ma gauche. Je m'avance un peu et me cale pour tenter d'appeler à l'appeau. Immédiatement, j'entends revenir le chevreuil vers moi dans la végétation dense. Je poursuis mes appels mais le chevreuil semble avoir stoppé à environ 20 mètres et impossible de le faire venir plus. J'attends un peu puis retente d'appeler mais rien ne bouge. J'attends encore un peu puis quitte mon poste pour m'avancer vers le blé qui fait suite à la prairie derrière la mare et quelques arbres. C'est alors que le chevreuil, qui était resté immobile dans la végétation, redémarre pour fuir en aboyant sans que je puisse le voir. Je m'avance en bordure d'une bande étroite de blé prise entre la bande boisée à ma gauche et une pointe de bois avançant dans la culture sur ma droite. Je stoppe alors que la culture s'élargir pour remonter vers la route de crête et observe un instant le secteur. Rien en vue, l'agriculteur du coin est en train de sortir bruyamment ses brebis au pré qui fait suite au blé à environ 200 mètres. Je remonte doucement vers la route par le passage de tracteur de ceinture. J'arrive à la route sans avoir rien vu, je la traverse pour aller prospecter une petite parcelle de vigne prise dans une grande parcelle de blé. Je n'y aperçois qu'un lièvre assis entre 2 rangs. Au bout de la vigne, j'observe un moment le grand blé partiellement moissonné. Rien non plus, je fais demi-tour pour aller faire le tour d'une autre vigne. Je longe la route, le vent souffle dans mon dos. Alors que la route fait un virage à angle droit à gauche, je la quitte pour prendre un passage enherbé entre des rangs de vigne qui descendent vers la haie qui domine la prairie que je suivais tout à l'heure et des rangs parallèles au passages qui remonte vers la route de crête. Je commence par contrôler les rangs du bas un à un mais n'aperçois qu'un lièvre assis. Arrivé au dernier rang, je remonte le long d'une haie pour contrôler les autres rangs à bon vent. Encore un lièvre assis entre 2 rangs, alors que je suis presque à la route c'est une chevrette, couchée à environ 35 mètres dans la vigne, qui me regarde passer sans bouger.

Je traverse la route pour maintenant aller chasser sur le secteur des vignes, sur la gauche d'un très long massif boisé. Vu le vent, je pars plus à droite pour inspecter les rangs à bon vent en longeant une autre bande boisée plus petite. Pas de chevreuil mais encore un lièvre. Je continue en inspectant les diverses parcelles de vigne en essayant de les attaquer à bon vent en tenant compte de l'orientation des rangs. Le ciel devient de plus en plus menaçant et quelques gouttes éparses commencent même à tomber alors qu'un superbe arc en ciel se dessine au loin.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Alors que je longe une parcelle de vigne, je me fais surprendre par une chevrette qui montait droit sur moi entre 2 rangs. Elle fait demi-tour et s'enfuit au galop, stoppe un peu plus bas regarde vers moi puis repart au galop et disparaît. Un vent soutenu se lève avec l'orage qui menace. J'espère qu'il ne va pas pleuvoir car mon appareil photo n'est pas étanche. Je rattrape un chemin herbeux qui descend vers le bas de la combe et l'emprunte pour contrôler les rangs de vigne perpendiculaires à ce dernier. La vigne est sur ma gauche comme le sens du vent, j'avance doucement quand j'aperçois un chevreuil de 3/4 arrière, qui broute tête basse contre le rang de gauche, à environ 70 mètres. Je passe derrière le rang suivant et commence une approche très lente tout en surveillant l'animal par moment par-dessus le feuillage. Il broute toujours tranquillement et j'arrive facilement à 8 mètres de ce dernier. Pas de testicules en vue, il s'agit d'une chevrette. Son poil n'est pas joli et parsemé d'épis. Elle finit par relever la tête et regarder vers moi. Intriguée, elle me fixe puis se gratte la tête avec une patte arrière avant de se retourner et de venir droit sur moi sur quelques pas avant de stopper. J'en profite pour la prendre en photo par-dessus les feuillages.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Curieuse et intriguée par ce mouvement elle passe dans le rang suivant

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et continue à venir vers moi. Je décide de m'éclipser tranquillement pour ne pas l'affoler et en faisant demi-tour, j'aperçois à plusieurs centaines de mètres, un chevreuil qui broute tranquillement au milieu d'une grande parcelle de vigne, au-dessus du grand blé et des tournesols où j'ai déjà vu l'assassin. Quelque-chose me dit que c'est lui. Je rejoins le chemin herbeux et descends pour rejoindre les tournesols alors que j'ai perdu le chevreuil de vue entre les rangs. Je passe les tournesols, le fossé qui les borde et remonte la bande enherbée rapidement pour me coller à la vigne et commencer à inspecter entre les rangs. À chaque bout de rang, je me penche doucement pour tenter d'apercevoir le chevreuil mais rien. C'est alors que j'arrive au dernier rang que je le vois traverser la bande enherbée de quelques mètres qui le sépare d'une parcelle de féveroles rabougrie, mélangée de blé et de gros îlots de chardons cotonneux. Il traverse d'un pas rapide à environ 100 mètres et je le perds de vue derrière un gros îlot de chardons dans la culture. Il s'est certainement arrêté derrière. Le terrain remonte, je traverse rapidement la bande enherbée et remonte tranquillement vers l'endroit où je l'ai perdu de vue. Alors que j'arrive aux chardons, j'aperçois le haut de son dos. Il broute tranquillement juste derrière à environ 30 mètres.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Le vent soutenu de travers est une vraie bénédiction. Je rentre doucement dans la culture et commence mon approche lente, prêt à me baisser s'il relève la tête. Alors que je suis à à peine plus de 20 mètres, il relève la tête et regarde vers moi. Je reste immobile dans la végétation, à moitié baissé. Après quelques secondes, il rebaisse la tête et se remet à brouter en faisant 2 pas. J'avance encore de quelques mètres mais il relève la tête à nouveau et je suis en équilibre sur un pied. Impossible de le reposer sans me trahir et impossible de me baisser non plus. Il observe un instant le secteur puis rebaisse la tête. Je suis à environ 17 mètres, je repose mon pied, arme mon arc, aligne ma visée et décoche. J'entends distinctement l'impact mais je n'ai pas vu mon atteinte même si la direction de la flèche semblait bonne. Le brocard fait volte-face, ressort sur la bande enherbée au galop et amorce un arc de cercle pour stopper dans la végétation à environ 50 mètres devant moi. Il commence à reculer, avancer, reculer encore et je le perds de vue.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Je prends quelques photos de l'endroit du tir quand mon appareil photo tombe en panne de batterie. Je vais devoir faire les dernières photos avec mon téléphone portable qui fait des photos de très mauvaise qualité. Je m'avance dans la direction estimée du tir et trouve rapidement les premières gouttes de sang.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

En zigzaguant un peu dans la direction du tir, je retrouve ma flèche posée au sol. Elle ne porte presque pas de sang ce qui m'inquiète un peu.

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Comme j'ai vu disparaitre le chevreuil dans la végétation, je suis quand même assez confiant. Je commence à chercher la suite du sang et trouve vite d'autres gouttes.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

En passant, le chevreuil a frotté contre les chardons.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Comme je l'avais vu, la piste ressort sur la bande enherbée et revient vers la culture. Le sang est assez abondant et facile à suivre.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021
Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Le sang devient très abondant en rerentrant dans la culture et je retrouve rapidement mon chevreuil mort sur le flanc à côté d'une grande tâche de sang. Le sang a également énormément coulé en dessous de lui.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

J'appose mon bracelet et lui rends les honneurs avant de faire quelques photos souvenirs. C'est alors que je me rends compte qu'il est borgne, son oeil gauche est totalement blanc.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

J'ai du chemin pour revenir à ma voiture. J'attache les 4 pattes du brocard et le charge sur mon épaule pour rentrer. En chemin, j'appelle mon ami Renaud pour lui raconter ma chasse. Je laisse mon chevreuil au bord d'un fossé, non loin de la route puis pars chercher ma voiture tout en discutant quand un chevreuil surgit des chênes américains près desquels je suis garé et fonce dans les vignes. Je récupère ma voiture et pars chercher mon chevreuil avant de rentrer pour aller faire quelques photos de meilleure qualité après avoir un peu rechargé ma batterie puis m'occuper de mes 2 brocards avant d'aller me coucher.

Une très belle soirée de chasse avec un beau doublé à la clef, 6 juillet 2021

Alex

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18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 20:05

Depuis plusieurs semaines, mon voisin Julien m'a demandé si je pouvais l'amener chasser avec moi, il n'est pas chasseur mais est curieux de connaître la chasse à l'arc. Après plusieurs rendez-vous manqué à cause de nos emplois du temps respectifs que nous n'arrivions pas à faire concorder, ce soir, nous partons pour un affût au sanglier sur Traversères. Depuis quelques jours, une bande de sangliers s'attaque au jardin potager du propriétaire et je décide de me poster sur ce secteur pour tenter d'en flécher un. Je me gare à la ferme puis descends avec Julien sous le potager pour voir si les sangliers sont passés de frais. Le sarrasin est ponctué de quelques coups de nez récents mais pas frais. J'hésite un peu sur l'endroit où nous poster. Le vent vient de gauche, je décide d'aller vérifier quelques petites remises sur le penchant de friche boisé sur la droite du jardin. Le vent n'est pas bon mais je saurai si les sangliers sont sur le secteur. Nous partons donc vérifier 2 remises, nous faisons beaucoup de bruit en marchant sur les feuilles mortes qui ont bien séchées après quelques jours de temps sec. Pas de sanglier, nous descendons donc au bord d'une langue de luzerne, au fond de la combe et tombons sur un coulée très fréquenté qui longe le bois côté culture. Un chevreuil nous observe au bout de la langue de luzerne. De très nombreux pieds de sangliers ponctuent la coulée. Je la suis tranquillement pour voir où les animaux passent, le chevreuil détale et rentre au bois. Nous arrivons un peu plus loin à une belle coulée qui remonte, sur notre gauche, dans le penchant boisé, en dessous du potager. Le vent est face à nous, 2 belles coulées arrivent du bois d'en face à environ 20 mètres. Je décide de me poster sur un replat, sur notre gauche en bordure de la luzerne dans le penchant boisé. Nous remontons par la belle coulée jusqu'au replat puis nous nous décalons sur la droite, dégageons le sol pour éviter de faire du bruit en bougeant puis je casse quelques branches pour dégager les angles de tir et l'attente commence.

La soirée est très calme et mon voisin peu habitué à attendre sans bouger trouve le temps long. Les cris des geais dans le bois d'en face nous remettent sur nos gardes mais rien ne vient. Un rouge gorge nous tourne autour un moment et la luminosité baisse tranquillement quand le bois s'anime de chants de nombreux oiseaux (merle, troglodyte,…) pendant un moment avant le retour au calme. Les chiens de la ferme du voisin, aboient au-dessus du bois d'en face, ils ont dû entendre les sangliers mais toujours rien vue. Un petit animal de la taille d’un rat ou d’une belette dévale bruyamment la pente boisée et me passe à 2 mètre sur ma gauche pour disparaître sous le tronc d’un chêne un peu plus bas. Il va faire nuit dans quelques minutes, je commence à appeler en imitant des cris de souris. Très rapidement, une hulotte nous fonce dessus et bifurque à 50 centimètres de la tête de mon voisin pour aller se poser sur un arbre à notre droite. Je poursuis mes appels, une seconde arrive  et nous passe juste au-dessus de la tête pour aller se poser derrière nous. Je continue à appeler et c'est alors qu'un mouvement attire mon attention dans la luzerne. Un renard arrive sur nous et je le signale à mon voisin. Il s'arrête pour regarder vers nous, j'appelle à nouveau, il repart et s'arrête à environ 15 mètres derrière les branchages. J'arme doucement mon arc et rappelle, il s'avance et se présente de 3/4 face à 12 mètres en dessous de nous. Je le vois à peine dans la faible luminosité, j'aligne ma visée et décoche. Je ne vois pas l'impact mais l'entends distinctement, ma flèche est rentrée dans l'épaule et ressorti en arrière des côtes. Le renard démarre en trombe dans la luzerne. Alors que nous descendons pour aller le chercher, un animal démarre bruyamment juste à ma gauche, très certainement un autre renard que je n'avais pas entendu arriver. Je retrouve vite ma flèche plantée à l'endroit du tir, elle est couverte de sang et de poils. Nous trouvons vite le sang et je commence à le suivre pour vite retrouver mon renard, il est tombé à 6 mètres de l'impact. Après quelques photos il est temps de rentrer... mon voisin qui avait trouvé l'attente ennuyeuse me demande quand nous pourrons remette ça.

Un affût sanglier en compagnie de mon voisin non chasseur, 18 octobre 2020

Alex

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21 août 2020 5 21 /08 /août /2020 11:20

Hier soir, en sortant du boulot, je retourne sur Traversères pour un affût sanglier. Ayant dérangé mon poste habituel, je décide d'aller me poster sur un autre secteur, le vent souffle très fort, face à moi alors que je remonte la combe. Un brocard sur git de la haie que je longe à ma droite, stoppe un instant à un peu plus de 15 mètres devant moi  puis redémarre brusquement en m'apercevant. Il traverse la bande de pré au galop puis stoppe en remontant dans le bois, derrière un genet. Je reste immobile, plus loin sur ma droite, derrière la haie, un autre chevreuil aboie en s'éloignant. Le brocard sur ma gauche repart, je l'aboie et le stoppe, il me répond, nous discutons un instant avant qu'il ne s'enfonce dans le bois en protestant. Je reprends ma route, un peu plus loin c'est une chevrette au gagnage que j'aperçois à environ 150 mètres à l'ombre du bois sur la droite de la combe. Je longe un peu le bois en me rapprochant d'elle alors qu'elle broute paisiblement puis remonte dans le bois  sur ma droite. Je longe un moment le bas du bois pour me poster près d'une grosse coulée qui ressort dans la combe mais le vent biaise en remontant dans le bois. Je décide alors de me poster plus haut dans le bois pour ne pas griller une remise qui est sous le vent. Je me poste donc au milieu du penchant, au pied d'un gros arbre couvert de mousse et regarde vers le bas du bois. Le temps passe le vent très fort agite les feuillages et il me semble régulièrement entendre arriver des animaux qui n'en sont pas. Je passe mon temps à regarder autour de moi car je sais que je n'entendrai pas arriver les sangliers. Une palombe vient se poser au-dessus de ma tête puis part se poser un peu plus loin. Un moment plus tard les geais commencent à donner de la voix sur le penchant opposé puis 2 merles passent à toute vitesse devant moi en venant de la remise de droite. Je me tiens prêt mais rien ne vient. Les cris des geais se décalent vers la droite et semblent se rapprocher mais toujours pas de sanglier en vue.

Vers 20 heures, alors que je tourne la tête à droite et suis surpris d'apercevoir un jeune renard qui passe à 5 mètres de moi en sortant de nulle part. Le temps d'armer mon arc, il passe derrière un arbre puis s'éloigne tranquillement dans la végétation en remontant dans le sous-bois. Je n'ai pas de possibilité de tir et finis par le perdre derrière un gros arbre.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Je tente de l'appeler mais il ne bouge pas et reste caché. Au bout d'un moment, il réapparait et continue à monter, je l'appelle à nouveau et cette fois il regarde vers moi puis commence à venir. Il stoppe à environ 20 mètres dans la végétation, je rappelle, il vient à environ 15 mètres et stoppe à nouveau. J'arme doucement mon arc et rappelle, il démarre et arrive d'un pas décidé, je le suis dans mon viseur. Il stoppe à 8 mètres de face. Je cale ma visée sur le bas de son cou et décoche. Il démarre vers moi, sa tête vient heurter le sol, sa patte avant gauche est cassée. Il bifurque à 5 mètres de moi et par sur une coulée sur ma droite où je le perds vite de vue. Je pars chercher ma flèche et trouve un bout de poumon collé à la végétation à l'endroit du tir.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Ma flèche est posée au sol 10 mètres plus haut.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Je la remets au carquois et suis le sang, peu abondante sur quelques mètres, la piste devient vite facile à suivre.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Je retrouve sans difficulté mon renard qui a fait environ 40 mètres.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

C'est un jeune de l'année, ma flèche rentre où je visais et ressort en arrière des cotes. Je fais quelques photos souvenir

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

avant d'aller reprendre mon poste. 20 minutes, en tournant la tête à droite, j'aperçois un sanglier d'environ 50 kg qui se retrouve à 8 mètres sur ma droite un peu dans mon dos. Lui aussi a surgit de nulle part, je ne l'ai entendu arriver à cause du vent. Sa zone vitale est dégagée dans la fourche d'un arbre mais le temps d'armer, il avance d'un pas et je ne peux plus tirer. Il avance encore un peu, bifurque et vient droit sur moi, je le suis dans mon viseur. Il stoppe à 5 mètres et se tourne plein travers. Je décoche, ma flèche semble très bonne, il couine et fonce droit devant lui sur 10 mètres environ puis bifurque à droite vers la broussaille. Confiant sur l'issue de mon tir, je vais voir ma flèche qui est couverte de sang. 

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Je la remets au carquois, la piste de sang est très fournie et je décide de la suivre tant qu'il fait encore jour.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Je tombe vite sur un bout de poumon

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

mais alors que je suis au ras du taillis, des craquements se font entendre, je pense que mon sanglier finit de mourir. Le passage est trop encombré pour continuer avec mon arc à la main je le pose donc au sol, au ras du taillis pus continue à suivre le sang.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

La piste prend vite à gauche dans un roncier inextricable et suis une coulée sur laquelle je tombe sur une couche pleine de sang.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

J'ai relevé mon sanglier, il y a tellement de sang que je décide de continuer à suivre la piste qui s'enfonce dans les épines qui me lassèrent de partout. Je tourne et retourne dans les épines en suivant le sang abondant et parfois quelques morceaux de chair pris dans les épines. Le sanglier suit plus ou moins les coulées mais je dois parfois ramper  ou défoncer des ronces pour arriver à le suivre. Les épines me déchirent la peau et mon T-shirt. La voie ne cesse de bifurquer, de monter, descendre mais le sang très abondant est toujours facile à suivre. Après plusieurs centaines de mètres de recherche, je finis par remonter assez raire et ressortir au-dessus du bois sur une prairie d'herbe sèche. Le sang frotté sur les herbes jaunes est assez facile à suivre jusqu'à une bande de bois très épaisse qui borde la route en contrebas. J'y rentre et suis encore un peu le sang pour tomber sur un petit bout de foie tombé sur le sol. Le sang devenant moins abondant, je laisse tomber pour ce soir et appelle mon ami Adrien pour une recherche le lendemain mais son téléphone ne capte pas et je lui laisse un message.

Après une nuit presque blanche à me refaire la chasse dans ma tête, je me lève vers 5h30 et envoie un texto à Adrien qui me répond de suite. Rendez-vous est pris pour 6h45. En route j'aperçois un  magnifique solitaire qui rentre tranquillement au bois. Nous reprenons la recherche en haut du bois, au départ dans la prairie. Igor prend bien le sang mais après près de 2h30 de recherche dans les épines avec du sang tout le long et la découverte d'une autre couche de la veille, couverte de sang sec, nous perdons la trace du sanglier et décidons de stopper la recherche. Le sanglier nous a fait faire plus de 1,5 km dont une grande partie à genoux. Je ne comprends pas ce qui s'est passé et pourquoi je n'ai pas retrouvé ce sanglier.

 

Alex

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8 août 2020 6 08 /08 /août /2020 21:47

Ce weekend, je suis de retour dans le Tarn où je n'ai pas prélevé de brocard depuis 2017. Lionel Paul BERTAULT va m'accompagner pour filmer. En sortant du boulot, je passe chercher mes affaires chez moi puis prends la route et retrouve Lionel sur le parking de l'intermarché du Séquestre. Nous partons chercher le bracelet chez le président de la société de chasse et discutons un peu avant de partir chasser. Je me gare près du château d'eau de Roumégoux, près de la Chapelle de la Brune et nous partons par un chemin de terre en direction des bois qui surplombent le lac de la Bancalié. Il est plus de 20 heures et il fait encore une chaleur intenable, les prairies sont brûlées par le soleil, l'herbe est complètement jaune et craque sous les pieds. Arrivés au bout du chemin nous devons traverser une prairie fauchée pour rejoindre un bois de pins, châtaigniers et chênes. Malgré nos précautions nous faisons un bruit terrible à cause de la végétation très sèche qui craque sous nos pas et l'entrée au bois est encore pire sur les bouts de bois et feuilles morts. Nous nous postons un moment pour appeler sans conviction car notre arrivée a dû vider le bois. Nous repartons ensuite pour d'autres postes mais les conditions de chasse sont effroyables, terrains trop sec, trop bruyant, il fait trop chaud. Nos appels resteront sans réponse. Alors que la luminosité baisse vite, nous retournons par la route vers ma voiture quand une tache, à plusieurs centaines de mètres, dans un chaume de blé, attire mon regard. Je pense vite à un chat ou un renard et Lionel, grâce à sa longue vue me confirme qu'il s'agit d'un renard. Je prends un chemin de terre enherbé qui redescend vers le lac et me rapproche ainsi à environ 250 mètres du renard qui cherche sa nourriture dans le champ moissonné. Je rejoins le départ d'une haie qui borde la droite du chemin et cache un peu ma silhouette. Je m'avance sur la gauche du chemin bordé par un talus et tente d'appeler en posant mes lèvres sur le dos de ma main mais mes lèvres sont sèches et j'ai beau les humidifier avec ma salives, j'ai du mal à faire des appels qui portent loin. L. tente lui aussi d'appeler de la route et alors qu'il est plus proche que le renard, je peine à l'entendre. Je renard ne m'entend pas, de plus le vent face à moi doit réduire encore la portée du son. Je retourne à la route alors que le renard poursuit sa chasse tranquillement. Nous retournons à la voiture en l'observant alors que la nuit tombe vite. Nous rentrons chez mes parents sur Albi pour manger un bout et dormir.

Premier renard tarnais, 8 août 2020

Samedi matin, le réveil sonne vers 5h25, nous nous préparons rapidement puis partons pour la chasse. Ce matin, j'ai décidé de chasser un secteur généralement plus verdoyant. Je me gare près de la route, au départ d'un chemin de terre qui descend vers la pointe du lac de la Bancalié, nous nous préparons tranquillement puis descendons par la route jusqu'au pont qui enjambe le ruisseau qui alimente le lac. La proximité de l'eau fait remonter une fraîcheur très agréable. Avant le pont, nous prenons un passage à gauche qui descend dans une prairie prise entre un penchant boisé sur la gauche et le ruisseau qui précède un autre penchant boisé sur la droite. Nous longeons doucement le bois, même ici la sécheresse a commencé son œuvre. L'herbe est en train de jaunir. Nous rejoignons une haie épaisse qui descend du bois vers le ruisseau et sépare cette prairie de la suivante beaucoup plus étendue. Nous prenons une coulée le long du bois pour traverser le haut de la haie et nous poster en bordure de la seconde prairie, un peu enfoncés dans la haie. L'herbe est encore bien verte ici mais pas un chevreuil en vue. Je décide de tenter quelques appels. J'insiste un moment mais rien ne vient, nous quittons notre poste et suivons la prairie qui finit en pointe sur un chemin de terre pris entre le ruisseau et le bois. Nous longeons ce chemin sur environ 100 mètres avant qu'il ne remonte en prenant à gauche pour longer le bois. Une haie borde la droite du chemin après le virage et laisse en passage d'accès à un chaume de blé qui part du ruisseau et remonte vers le sommet des collines. Le ruisseau lui fait un virage à angle droit vers la droite pour tourner à gauche à environ 50 mètres plus loin. J'observe un moment le secteur et aperçois une silhouette très furtive qui disparaît derrière un petit potager arboré de fruitiers à environ 200 mètres sur un replat du chaume. Un gros chêne trône au milieu du chaume. J'hésite un peu à me poster près de ce dernier mais privilégie la bordure du ruisseau. Nous nous décalons sur la droite pour nous poster sous un noisetier qui borde le cours d'eau. J'appelle un moment sans qu'aucun chevreuil ne se montre. 

Nous reprenons le chemin qui remonte jusqu'à un té. Sur la droite, il longe le bois qui le surplombe et le chaume de blé sur sa droite. A gauche, il remonte entre les bois. Je prends à gauche et remonte doucement. Alors que le chemin amorce un virage à droite, nous entendons démarrer un chevreuil dans le bois sur la gauche du chemin. Je continue un peu pour trouver une zone assez dégagée pour voir arriver l'animal et tenter un tir puis commence à appeler mais rien ne vient. Nous suivons encore un peu le chemin jusqu'à un virage à gauche. Sur la droite du virage, s'ouvre une petite prairie au milieu de laquelle se trouve une mare bordée de végétation. C'est ici que j'ai fait mon grand brocard, pas de chevreuil, nous nous avançons dans la prairie sous une parcelle de pins sur notre droite. Alors que nous passons le coin du bois, je me fais surprendre par un renard qui démarre en faisant volte-face pour revenir sur ses pas, à environ 60 mètres sur notre droite, dans une bande de chaume étroite, en forte pente montante, prise entre les conifères et une haie. Il rentre dans les pins. Nous remontons la pente près de la haie pour rejoindre la route un peu plus haut. Le goudron rejoint, je prends à droite pour voir le haut du chaume en bas duquel nous avons appelé, rien, c'est peut-être le renard que j'avais vu d'en bas avant qu'il ne traverse les pins. Nous faisons demi-tour et suivons la route. Sur la droite, un grand chaume remonte jusqu'à la crête boisée, sur la gauche nous longeons un petit bois puis une haie qui borde une prairie qui descend jusqu'au fond de la vallée à environ 100 mètres. Alors que la haie se termine, L. aperçoit et me montre un chevreuil sortant d'un petit bosquet, en contrebas, sur une prairie fauchée et desséchée, à environ 150 mètres. C'est une chevrette. Nous continuons à suivre la route et elle ne tarde pas à nous apercevoir. Elle nous regarde marcher un instant puis démarre pour suivre le fond de vallée et disparaître derrière une haie. Un peu plus loin, le chaume s'interrompt sur notre droite pour laisser place à un bois qui remonte de la route vers la crête. Je décide de tente d'y appeler un instant. Nous rejoignons un chemin forestier qui remonte un peu en suivant le bas du bois, nous le suivons un peu jusqu'à une zone un peu dégagée dans le bois où nous nous postons. Je commence mes appels, assez rapidement, il me semble entendre quelque chose dans notre dos, en dessous de la route. Je me retourne et aperçois une chevrette qui remonte vers la route. J'appelle encore et elle stoppe à environ 20 mètres sur la route pour écouter, je rappelle, elle redémarre et rentre dans le bois, passe le chemin à environ 15 mètres de nous puis disparaît en remontant dans le bois. Je continue un moment mes appels mais pas de brocard. Nous reprenons la route.

Un peu plus loin nous tentons d'appeler au bord d'un bois clair qui remonte également sur la droite de la route mais sans succès. Nous suivons la route et prenons, un peu plus loin un autre chemin goudronné qui prend à gauche en direction d'un hameau de maisons. Quelques lapins détalent près des habitation et nous prenons à gauche, un chemin de terre qui redescend vers le chemin qui nous suivions tout à l'heure. Le chemin, d'abord bordé de part et d'autre par des prairies descendant vers les bois, rentre maintenant dans les bois. Un peu après la lisière un sentier descend dans le sous-bois sur notre droite. Nous nous avançons un peu sur ce dernier et je décide de me poster contre un arbre, sur la gauche du sentier. Je commence mes appels et assez rapidement, un brocard passe au galop à environ 70 mètres en dessous de nous en traversant le sentier pour venir stopper dans le sale, quelques mètres sur la gauche du petit chemin. Je pose mon Butollo sur ma poignée d'arc et reprends mes appels. Le brocard repart mais biaise pour descendre derrière le penchant boisé qui descend vers le ruisseau. La cassure du terrain nous le masque mais je l'entends marcher dans les feuilles mortes. Il commence à aboyer, j’insiste et appelle encore mais rien à faire, il fait des allers-retours en aboyant sans vouloir se montrer. Je lui réponds en aboyant et le brocard semble se rapprocher mais ne se montre toujours pas et s'éloigne à nouveau, je continue à appeler et à aboyer, il semble revenir en aboyant puis s'éloigne à nouveau et le calme revient. Mes appels et aboiements restent sans réponse. J'insiste un peu puis décide de laisser tomber. Nous suivons le sentier jusqu’à un autre chemin en contrebas et prenons à droite pour sortir dans la prairie. 

Nous biaisons à gauche pour descendre doucement vers une bande boisée partant du coin du bois et remontant vers la route. En arrivant près des arbres, mon regard est attiré par du mouvement dans une mare en contrebas sous les arbres. Un animal a plongé d'une vielle balle foin pourrie tombée dans l'eau à l'autre bout du petit plan d'eau, c'est alors que j’aperçois un ragondin qui nage en, surface en contournant la balle de foin et disparaît derrière. L'eau bouge contre la berge de notre coté, je m'approche doucement du bord et tente d'imiter les cris d'un petit ragondin en détresse pour faire venir les ragondins mais ils ne bougent pas et le remous cesse sous la berge en dessous de moi. Je décide de continuer, alors que nous remontons dans la prairie en passant le coin du bois, l'eau s'agite à nouveau dans la mare mais il fait déjà chaud et il ne nous reste pas beaucoup de temps pour chasser. Nous allons nous poster régulièrement pour appeler en suivant le bois jusqu'à ressortir juste au dessus de la voiture mais aucun chevreuil ne daignera se montrer. Il est 9 heures passé et il fait déjà bien chaud, nous rentrons.

Premier renard tarnais, 8 août 2020

Ce soir, nous sommes de retour sur le territoire vers 19 heures. Je me gare près de la bergerie de mon oncle puis nous partons en longeant le ruisseau qui court au fond de cette vallée. Le cours d'eau est presque à sec, nous le longeons par la gauche, dans une prairie desséchée, la bordure arborée qui le borde nous donne une ombre très agréable car il fait encore très chaud. De l'autre côté du ruisseau, la prairie laisse place à un grand bois qui remonte sur la colline. Une haie venant du ruisseau nous barre maintenant la route et alors que je commence à la traverser par une coulée, Lionel m'indique qu'il vient d'entendre démarrer un chevreuil, dans le bois, en bordure du ruisseau. Je décide de ne pas appeler pour le moment. Nous continuons notre chemin, sur notre gauche, les brebis Lacaune de mon oncle pâturent dans un chaume, à l'ombre d'un bois à environ 300 mètres. L. croît voir un chevreuil couché un peu plus bas dans ce chaume mais il s'agit d'une touffe de végétation. Nous suivons la vallée et entrons dans une bande de prairie verte, étroite, prise entre 2 bois. Des tas de branches de chênes ponctuent le centre de la parcelle, signe d'une coupe de bois récente sur le secteur. Nous passons la haie qui ferme le fond de la prairie et débouchons sur une prairie fauchée et brûlée par le soleil, sur la droite une trouée dans la bordure boisée du ruisseau me permet de voir dans un chaume qui remonte dans le bois. J'y aperçois une chevrette arrêtée plein travers à plus de 150 mètres. Je l'observe un instant et constate qu'elle regarde régulièrement derrière elle. Elle est certainement suivie, peut-être par un brocard. Je me cale contre les arbres qui bordent le ruisseau et commence à appeler. Elle regarde vers moi mais ne veut pas bouger. J'insiste un peu quand un bruit me fait regarder derrière moi. Une autre chevrette arrive dans notre dos et stoppe à environ 15 mètres derrière Lionel. Je poursuis mes appels, elle fait demi-tour pour retourner au grand galop vers le bois où elle rentre en aboyant, faisant crier les geais. L'autre chevrette ne bouge toujours pas et pas de brocard en vue. Je décide de laisser tomber. Nous poursuivons notre chemin au bord du cours d'eau en longeant une parcelle de trèfle quand un animal démarre dans un grand fracas à environ 60 mètres devant nous. Je reconnais un chevreuil qui ressort péniblement, en luttant pour s’extirper de la végétation, sur le haut de la bande d'arbres qui biaise vers le chemin. Nous avançons tranquillement quand j'aperçois furtivement la chevrette qui déboule sur le chemin à environ 80 mètres devant nous, le suit un peu en s’éloignant puis disparaît en bifurquant à droite sur un passage à gué qui passe le cours d'eau.

Nous continuons, après ce passage, des vaches broutent dans une bande de prairie étroite qui longe le bois. Un peu plus loin, le chemin, s'éloigne du cours d'eau en dominant un petit chaume de blé puis bifurque à gauche pour remonter sous la digue d'un lac puis le contourner par la droite. Alors que nous apercevons maintenant le plan d'eau, l'eau est un peu agitée près de la berge de droite. Une cane colvert, surgit de la végétation et avance un peu sur l'eau avant de s'envoler en nous apercevant pour aller se reposer plus loin sur le lac. Nous suivons le chemin de terre qui longe le bois en bordure d'une bande de chaume de colza qui nous sépare du lac. Quelques hirondelles survolent le plan d'eau. Un peu plus loin nous rejoignons un chemin forestier qui prend à droite et le prenons pour rejoindre un secteur où je pense voir des chevreuils.  Un peu plus bas, une grande clairière a été ouverte en contrebas, sur la gauche du chemin par une coupe de bois. La végétation bien verte et les jeunes pousses sont propices au nourrissage des chevreuils. Plus loin, à environ 100 mètres, le chemin se termine au bord d'un grand champ de maïs qui remonte vers un bois. Au gauche de cette culture, une ancienne friche a été totalement rasée par les engins forestiers venus raser une parcelle de conifères sur le penchant opposé de la colline. Je décide de tenter d'appeler en bordure du chemin, tourné vers la clairière, derrière les arbres qui le borde, en face d'une belle trouée qui me permettra un tir si nous avons la chance de voir arriver un brocard. J'appelle un moment sans que rien ne bouge. Soudain, des bruits de pas se font entendre à environ 100 mètres dans le bois derrière la clairière. Je poursuis mes appels, le bruit reprend et un léger mouvement attitre mon regard dans la végétation. Une tête de chevreuil se dessine dans la végétation à environ 90 mètres. Lionel me chuchote : " Brocard". J'aperçois effectivement 2 petits bois entre les oreilles alors qu'il s'avance un peu à découvert. Je poursuis mes appels mais il reste immobile et regarde vers nous sans vouloir venir plus. Je tente des appels au Rottumtaler mais sans plus de succès. Le jeune brocard bifurque à angle droit pour rentrer dans le bois en bordure de la clairière. Il hésite un moment en tournant sur place puis je le perds de vue dans la végétation un moment. Je fais des pauses dans mes appels et reprends le Buttolo. Il finit par réapparaître environ 40 mètres plus à gauche. Il reste un moment immobile et ne réagit toujours pas vraiment à mes appels puis biaise doucement vers l’intérieur du bois en s'éloignant un peu avant de stopper pour frotter ses bois un long moment contre un arbuste qu'il agite dans tous les sens. Son territoire marqué il repart tranquillement en parallèle du chemin à environ 100 mètres et semble remonter vers le lac. Nous le perdons de vue dans la végétation. Je poursuis mes séries d'appels entrecoupés de pause mais rien ne bouge. Je remonte un peu en suivant le chemin pour me reposter plus à couvert et reprends mes appels, toujours rien. Je décide de remonter tout doucement vers le lac. Au bout du chemin, j'observe un moment le secteur mais aucun chevreuil en vue.

Nous reprenons le chemin en sens inverse en redescendant sous la digue du lac. Un peu avant d'arriver à la bande d'arbre d'où est partie la chevrette tout à l'heure nous prenons à droite pour remonter  vers un bois sur la gauche du chemin en suivant un petit bosquet sur notre droite. En arrivant au coin du bosquet, je stoppe net. 2 Lièvre descendent du sommet de la colline à notre droite dans une prairie fauchée desséchée. Une grosse femelle suivie d'un mâle à peine plus petit. A chaque fois que la femelle ralentit ou s'arrête. Le mâle tente de la monter et la fait repartir. Après plusieurs tentatives du mâle, les lièvres viennent s'arrêter à environ 25 mètres devant nous et commencent à brouter. Le mâle semble alors se désintéresser de sa femelle et lui tourne le dos pour manger. Nous les observons un moment puis je décide de me remettre en marche. Surpris, les lièvres démarrent sur quelques mètres, stoppent, regardent vers nous puis repartent au trot pour remonter la colline. Nous rejoignons le coin d'une avancée du bois qui rejoint le bord du chemin. Nous la longeons jusqu'au coin suivant sans trouver une coulée permettant d'y entrer. Nous passons l'autre coin et bifurquons pour remonter en suivant la lisière jusqu'au coin suivant du bois qui par sur la droite. Une belle coulée entre à cet endroit et je m'avance dans le bois. Plusieurs arbres sont couverts de boue séchée signe du passage régulier des sangliers et un petit arbuste a été frotté et cassé par un brocard. Je m'avance un peu dans le bois, par la coulée, en essayant de ne pas faire trop de bruit et me poste un peu plus haut contre un arbre. Lionel est resté un peu plus en arrière. J'appelle un moment sans résultat puis nous rebroussons chemin pour rejoindre le chemin qui longe le ruisseau. En arrivant au bord du cours d'eau, je constate qu'un chevreuil est passé sur nos pas pour aller vers l'endroit où j'ai appelé tout à l'heure. Ses pieds ont marqué la poussière du chemin sur nos traces de semelle. Le pied est assez petit, certainement une chevrette ou un jeune mâle.

Nous poursuivons sur le chemin, pas de chevreuil en vue dans le trèfle et la prairie fauchée un peu plus loin, pas plus dans le chaume de l'autre côté du ruisseau. Nous repassons la haie qui nous sépare de la bande de prairie prise entre les bois quand un chevreuil démarre en aboyant dans le grand bois à notre gauche, derrière le ruisseau. Nous longeons doucement le cours d'eau alors que le chevreuil s'éloigne en stoppant régulièrement pour aboyer. Un grillage à mouton longe le ruisseau et la végétation épaisse ne me permet pas de voir suffisamment un chevreuil pour tenter une flèche. Nous poursuivons jusqu'à un petit portail qui nous permet de descendre dans le lit asséché du cours d'eau où je commence mes appels. Une zone assez dégagée devant moi me permettra de tirer si le chevreuil arrive mais le temps passe et rien ne vient. Je décide de quitter ce poste, nous repassons le portillon et nous retournons vers la voiture car je veux tenter d'appeler dans une grande prairie entourée de bois derrière la bergerie avant qu'il ne fasse nuit. Brusquement, il me semble entendre un aboiement au loin sur notre droite alors que le paysage s'ouvre sur plusieurs parcelles ouvertes sur plus de 200 mètres sur notre droite. Je stoppe net et écoute un instant. Alors que je pense avoir rêvé et me remets en mouvements, les aboiements reprennent mais beaucoup plus proches. Ils semblent venir de la lisière du bois à environ 200 mètres. Je me décale vite derrière un arbuste qui borde une clôture à mouton sur ma droite et commence à appeler. Le chevreuil répond par des aboiements mais ne semble pas vouloir venir. Je lui réponds en aboyant et alterne avec des appels au Buttolo mais le chevreuil finit par se taire et le temps passe. Je laisse tomber pour partir vers la grande prairie. Arrivés à la route, je pars sur la gauche rapidement pour jeter un coup d’œil dans les prairies de part et d'autre de la chaussée, après le pont qui enjambe le ruisseau. Rien en vue, nous longeons la route et passons la bergerie pour prendre un chemin de terre qui la longe, passe le ruisseau et rejoint la grande prairie bordée par un grand bois sur sa droite et fermée par la bordure boisée du ruisseau sur notre gauche.

Premier renard tarnais, 8 août 2020

2 gros chênes trônent dans la prairie à environ 50 mètres devant nous. Je décide de me poster sous ces grands arbres pour appeler. Une fois en place, j'observe un instant le secteur puis commence mes appels, j'insiste un moment sans que rien vienne quand je remarque un léger mouvement à environ 300 mètres sur la droite, en bordure du bois. L'animal possède un ventre blanc et je pense tout d'abord à une buse posée au sol mais ne serait-ce pas plutôt un renard assis ? Je range mon appeau et signale l'amiral à Lionel avant de tenter des "cris de souris". Presque immédiatement, l'animal réagit et fonce sur nous, c'est bien un renard. J'accroche mon décocheur et continue mes appels alors que Lionel se demande s'il va filmer la scène. La luminosité a bien baissée et, dans ces conditions, son appareil émet une lumière rouge avant de faire la netteté. Cette lumière nous avait fait rater une approche sur un joli brocard un matin au lever du jour. Je poursuis mes appels et le renard arrive toujours par notre droite quand je remarque un autre mouvement, un lièvre arrive lui par la gauche. Le renard arrive à environ 30 mètres, j'arme doucement mon arc. Le lièvre vient s’asseoir de face à environ 20 mètres, le renard stoppe avant de descendre un petit talus à environ 17 mètres.

Premier renard tarnais, 8 août 2020

J'aligne ma visée mais décide de tenter de le faire venir un peu plus, j'appelle arc armé et le renard que je suis dans mon viseur vient stopper de 3/4 face à 10-12 mètres juste à quelques mètres devant le lièvre assis qui le regarde sans bouger.

Lièvre en arrière plan dans le rond orange

Lièvre en arrière plan dans le rond orange

Je cale ma visée à la base de son cou et décoche. Touché, le renard sursaute en criant avec ma flèche en travers puis roule sur quelques mètres, en direction du lièvre, en se débattant et en criant avant de s'immobiliser en expulsant ma flèche à environ 2 mètres. Alors que Lionel m'interviewe, il m'annonce que le lièvre nous observe au loin sur notre droite. Je reprends mes cris de souris 

Premier renard tarnais, 8 août 2020

et le fais revenir à environ 20 mètres sur notre droite où il reste un instant à regarder vers nous et repart alors que nous partons voir moi renard.

Premier renard tarnais, 8 août 2020

Lionel m'annonce alors qu'il a tout filmé et me montre la vidéo qui semble très sympathique, on y voit le lièvre assis qui regarde le renard se faire flécher. Il décide de faire une petite interview avant la nuit quand je repère au loin un chevreuil arrêté de face qui regarde vers nous. Je le lui signale et reprends mes appels au Buttolo et au Rottumtaler mais le chevreuil reste figé. J'insiste un moment puis décidé de laisser tomber. Nous reprenons l'interview quand j'aperçois furtivement une silhouette rousse qui disparaît dans un creux du terrain sur la droite des chênes. Je rattrape mon arc et me tourne en direction du mouvement quand j'aperçois un brocard qui fonce vers nous au galop. J'arme mon arc et le brocard vient se planter plein travers à environ 30 mètres.

Premier renard tarnais, 8 août 2020

Mon viseur est calé mais il est sur l’œil et trop loin. Dans la précipitation, je n'ai pas pris le temps de prendre mon appeau pour le poser sur ma poignée d'arc avant d'armer. J'attends un peu mais le brocard reste immobile, j'essaie de désarmer doucement mais le chevreuil démarre et part vers le bois. J'attrape vite mon appeau et me mets à genoux avant d'appeler. Le brocard stoppe et revient vers moi. Je poursuis mes appels. Revenu à environ 35 mètres, il amorce une boucle pour tourner autour de nous et nous prendre au vent. Il avance pas à pas en regardant vers nous. Le vent souffle vers l'entrée de la prairie. J'arme doucement mon arc avec mon appeau posé dessus et poursuis mes appels par intermittence pour essayer de le guider vers moi mais il continue à me contourner à plus de 30 mètres. Je pivote doucement sur mes genoux en le suivant dans mon viseur mais produis à chaque mouvement de petits bruits qui le font stopper net et regarder fixement vers moi. Des branches mortes, tombées entre les 2 chênes, forment une barrière sur environ 1,5 mètre de haut et compliquent encore mes possibilités de tir. Le brocard finit par arriver sous le vent et démarre en trombe en aboyant pour revenir vers le bois où il aboie rageusement un bon moment en s'éloignant vers l'endroit où le renard était sorti du bois. 

Premier renard tarnais, 8 août 2020

Nous partons voir mon renard alors que la nuit s'installe. 

Premier renard tarnais, 8 août 2020

Ma flèche est exactement où je la voulais et ressort juste en arrière des côtes. Je la ramasse et la remets au carquois. 

Premier renard tarnais, 8 août 2020

Le foie sort en partie par le trou de sortie. Après quelques photos souvenir il est temps de rentrer.

Premier renard tarnais, 8 août 2020
Premier renard tarnais, 8 août 2020

Alex

Vous retrouverez cette aventure en vidéo le 23 août 2021 sur la chaîne internet du chasseur francais

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29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 23:12

Ce soir, en sortant du boulot, je récupère Lionel Paul BERTHAULT chez mon ami Jacques qui est allé le chercher à la gare vers 16 heures. Nous passons chez moi pour nous préparer pour partir chasser et tenter de filmer un tir de brocard. Jacques de son côté va aller chasser le sanglier à l'affût. Cela fait presque une semaine que je ne suis pas allé chasser. Nous quittons mon domicile vers 18 heures, en chemin nous tombons d'abord sur 2 chevrillards au gagnage dans un chaume, un peu plus loin, une chevrette est sortie au gagnage dans une friche, encore un peu plus loin c'est un brocard qui course une chevrette dans un autre chaume. Les chevreuils sont déjà de sortie malgré la chaleur étouffante. Je décide de commencer la soirée en appelant près d'un petit bosquet, situé en bordure de la rivière et bordé par un bras mort du cours d'eau asséché. Je me gare au bord de la route puis me prépare et sors de la voiture quand j'aperçois un brocard qui broute quelques feuilles et frotte ses bois en bordure du bosquet au fond d'un couloir délimité par 2 haies qui bordent un bout de chemin de terre partant doit vers le bosquet avant de prendre à droite pour le longer et rattraper la bordure de la rivière. Je chuchote à Lionel que je vois un brocard alors qu'il prépare son matériel. Je fais doucement le tour de la voiture pour récupérer mon arc hors de portée de la vue du chevreuil puis nous nous avançons un peu alors qu'il rentre tranquillement à couvert dans le bosquet. Nous avançons tout doucement sur le chemin pour aller nous poster à environ 30 mètres du bosquet, contre la haie de gauche qui nous sépare d'une peupleraie, derrière quelques branches basses tombantes.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

A peine posté, je lance quelques appels brefs au Buttolo et, immédiatement, un craquement se fait entendre devant nous, dans le bosquet. Je me prépare à armer mon arc et pose mon appeau sur la poignée de mon arc. Je reprends mes appels quand un mouvement attire mon attention, un chevreuil arrive en longeant la haie de droite en bordure du tournesol. J'arme mon arc et le suis dans mon viseur. Je poursuis mes appels en les espaçant pour le guider vers moi. C'est un jeune brocard, il vient stopper à environ 10 mètres derrière la haie dans une zone de végétation épaisse. Impossible de tirer, je reste armer dans sa direction.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je poursuis mes appels mais le brocard reste immobile. La tension devenant difficile à tenir avec le temps qui passe. Je baisse mon arc pour le caler sur ma cuisse. Concentré sur le brocard, je ne vois pas arriver un second chevreuil que Lionel m'annonce en chuchotant. Je tourne la tête vers la gauche et l'aperçois, il hoche la tête en regardant vers le brocard. Le brocard fait demi-tour et longe doucement contre la haie. Je le suis dans mon viseur. Il passe dans une trouée mais stoppe trop tard. Seul son arrière train est visible, le reste est caché par un arbre. Il repart et rejoint l'autre chevreuil sans se préoccuper de mes appels. Le second chevreuil part dans les tournesols alors que le brocard retourne à couvert dans le bosquet. Je tente encore quelques appels en désarmant mon arc mais rien ne vient. Je décide de tenter de m'avancer un peu pour rejoindre la bordure du bras de rivière asséché où je reprends mes appels sans plus de succès. Nous retournons à la voiture.

Nous partons pour un autre secteur. Je me gare près d'une vigne et nous faisons quelques centaines de mètres pour rejoindre un chemin forestier. Nous le suivons un peu, le vent est dans notre dos. Je me cale en bordure du sentier, derrière un arbre, en bordure d'une zone relativement dégagée sur la gauche du chemin et commence à appeler. Les minutes passent, rien ne vient, je tente le Rottumteler, toujours rien quand un aboiement se fait entendre plus loin, vers le fond du bois. Je continue les appels, le chevreuil aboie encore, je tente d'alterner appels et aboiements. Le chevreuil nous répond un moment sur place puis s'éloigne. Nous quittons le poste, le vent nous a trahis. Nous retournons à la voiture en suivant le chemin quand les aboiements semblent se rapprocher. Le chevreuil semble vouloir nous contourner par la gauche du chemin. Je lui réponds mais nous continuons vers la voiture, nos chances de le voir sont très minces.

Nous partons pour un autre secteur. Alors que nous roulons Lionel repère un jeune brocard dans une prairie fauchée en contrebas de la route. Je continue à rouler et me gare au bord de la route, sur le passage qui rentre dans la prairie. Le relief du terrain nous cache le brocard. Nous nous préparons rapidement et partons en longeant la route voûtés.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je ne tarde pas à apercevoir le brocard qui remonte vers la route à plus de 300 mètres dans la prairie. Je me voûte un peu plus pour rejoindre 3 gros arbres qui bordent la chaussée. Je me poste derrière l'un d'eux en encochant ma flèche alors que le brocard regarde vers nous malgré la grande distance qui nous sépare.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je lance quelques appels au Buttolo, le brocard regarde vers nous mais ne semble pas vouloir venir. Je tente un appel au Rottumteler et immédiatement, le brocard fuit vers le bois à toutes pattes. Nous retournons à la voiture. 

Je pars me garer un peu plus loin en haut d'un bois au bas duquel j'ai vu un grand brocard il y a quelques temps. Nous descendons en longeant le bois le long d'un chaume de blé d'épeautre.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Un peu plus bas, quelques arbres avancent dans le champ sur un petit talus qui descend vers une bande de chaume de fèveroles qui longe le chaume de blé et une parcelle de tournesols qui borde un grand fossé descendant jusqu'à la rivière au fond de la vallée. En arrivant à ces arbres, j'observe un instant le secteur.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Ne voyant rien, nous descendons en longeant le bois pour aller nous poster à l'intérieur de l'angle bas du bois. Le vent souffle face à nous. Je presse le pas quand Lionel me stoppe net. Je me fige, il a vu un brocard dans les herbes hautes, le long du fossé. Il regarde vers nous. Alors que nous restons immobiles contre le bois.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Alors que je m'attends à le voir fuir, il rentre tranquillement dans le tournesol de notre côté du fossé. J'en profite pour chercher un poste, je passe le coin du bois pour me poster derrière mais le vent, dévié par le massif forestier, souffle alors en descendant le fossé. Je change d'idée et m'avance rapidement de quelques mètres dans la culture pour m'y poster à genoux. J'attrape mon Buttolo et encoche une flèche.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je commence à appeler. Très rapidement, le brocard relève la tête puis démarre dans le tournesol pour se diriger vers le chaume de fèveroles.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Il sort à découvert, en bordure de la culture et la longe pour se rapprocher de nous d'un pas rapide.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je relance quelques appels pour tenter de le faire venir vers nous avant qu'il ne coupe la trajectoire du vent qui remonte en longeant le bois. Le brocard continue à longer les tournesols quand une chevrette surgit du bois à environ 100 dans le chaume de blé. Immédiatement, le brocard l'aperçoit et fonce vers elle au galop. Voyant le brocard foncer sur elle, la chevrette bifurque pour remonter vers un bosquet qui borde la route et disparaît en y entrant. Le brocard fonce vers elle et mes appels n'y changeront rien.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Il rentre dans le bosquet où nous le perdons de vue. Je tente encore d'appeler un instant puis attends un peu mais il ne reviendra pas. Nous quittons notre poste et remontons à la voiture pour aller nous garer un peu plus loin près d'une habitation abandonnée.

Nous quittons le véhicule et longeons le bois dans une bande de prairie non fauchée pour rejoindre un chemin forestier enherbé.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Le chemin débouche au coin d'une friche herbeuse bordée de haies et précédant une vigne à plus de 100 mètres. J'observe un instant le secteur sans rien voir puis prends à gauche par le passage dans la haie, au coin du bois. Nous remontons en suivant la lisière puis prenons à gauche un peu plus haut toujours en suivant le bord du bois dans une luzerne fauchée. Je passe plusieurs coulées trop encombrées pour rentrer dans le bois silencieusement puis en trouve une suffisamment ouverte. Nous entrons dans le bois et longeons la lisière interne pur nous poster près d'un arbre, un peu plus loin. Je commence mes appels.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Après quelques minutes, des bruits de pas se font entendre sur la droite du bois. Je pose mon appeau sur ma poignée d'arc et me prépare à armer puis reprends les appels. Le temps passe mais je ne vois rien arriver quand un bruit me fait tourner la tête vers la prairie de luzerne fauchée. Une chevrette est arrêtée au milieu du découvert à environ 50 mètres et regarde vers nous. Je poursuis mes appels mais elle fait demi-tour et se débine tranquillement pour rentrer dans la haie. J'appelle encore un peu mais pas de brocard, nous revenons sur nos pas pour retourner à la voiture.

Nous partons un peu plus loin et nous nous garons au bord de la route sur un passage qui permet d'accéder à une parcelle de chênes américains, en bordure d'un bois qui borde la route. Nous longeons un peu cette dernière puis rentrons dans le bois par une belle coulée qui rejoint une zone de fougères. Le sol est assez bruyant et je décide de me poster à environ 50 mètres de la lisière, juste à droite des fougères, derrière un arbre, pour ne pas trop déranger le secteur.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

J'observe un court instant et commence mes appels. Plusieurs séries d'appels brefs mais le temps passe et rien ne vient. Je le décidé à changer d'appeau mais alors que je range le Buttolo dans ma poche un bruit au loin me fait lever les yeux alors que Lionel m'annonce au même moment l'arrivée d'un chevreuil. En levant les yeux, je l’aperçois qui arrive d'un pas décidé à environ 150 mètres. Il va droit vers la route. Je rattrape mon Buttolo et reprends mes appels. Le chevreuil continue droit vers la route et je le perds un instant de vue dans la végétation en lisière du bois. Je continue mes appels et le vois arriver droit sur nous. Je pose mon appeau sur ma poignée d'arc et arme alors qu'il arrive à un peu plus de 20 mètres.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Le brocard vient stopper de face à environ 18 mètres derrière un écran de branchages. Il cherche l'origine des appels en hochant la tête et renifle par moment le sol.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je relance un ou 2 appels brefs étouffés. Le brocard démarre au trot et passe sur la droite de l'arbre contre lequel je suis posté. Je suis son mouvement dans mon viseur. Il passe l'arbre en accélérant un peu

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

puis vient stopper à 2 ou 3 mètres de Lionel, posté derrière moi un peu sur ma droite, mais redémarre aussi sec en l'apercevant, il fait une boucle pour revenir d'où il vient et stoppe très vite à environ 10 mètres, plein travers, pour regarder à nouveau vers nous. Je l'ai dans mon viseur mais une branche basse me gêne pour tirer et le brocard repart presque aussitôt. Je le laisse passer derrière l'arbre et pivote en lançant un ou 2 appels pour tenter de l'intercepter dans une trouée au milieu des branchages. Le brocard stoppe à environ 15 mètres plein travers, pile où je l'espérai. Je cale rapidement ma visée sur le défaut de mon épaule et décoche. L'impact retentit et le brocard démarre au galop mais rapidement il semble mal en point et disparaît dans les fougères à moins de 30 mètres de l'endroit du tir. Les fougères s'agitent un peu sur place puis plus rien, le calme s'installe. Je retire ma cagoule et me retourne vers mon ami, il a pu filmer la scène mais au moment du tir, le brocard était derrière un arbre de son angle de vue.

Assez rapidement nous partons chercher mon chevreuil. Je retrouve vite ma flèche plantée au sol. Je la récupère, elle est couverte de sang, je l'essuie un peu et la remets au carquois puis pars chercher les premières gouttes de sang que je ne tarde pas à trouver près de la zone du tir. De grosses gouttes espacées sont tombées au sol sur les feuilles mortes.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Après quelques mètres, le chevreuil a pris à droite pour franchir un petit butte de terre. Une petite goutte tombée sur le sol nu, au milieux d'une coulée très marquée nous indique la trajectoire du chevreuil. Je passe ce bourrelet de terre, de l'autre coté, une giclée de sang a marqué le tronc d'un petit merisier.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je trouves quelques gouttes au sol puis des frottés sur les feuilles de fougères. De l'agitation se fait entendre dans les fougères alors que nous discutons et je crains que mon chevreuil ne soit reparti mais le calme revient vite. Lionel, pensant avoir repéré l'endroit où est tombé le chevreuil, s'avance dans les fougères et je le suis mais le chevreuil est introuvable. Nous tournons un instant et je décide de reprendre ma recherche en suivant le sang, je reviens sur mes pas et retrouve vite la piste et recommence à la suivre. Une belle giclée de sang au sol m'indique que le chevreuil a pris plus à gauche que ce que nous pensions et alors que je suis la piste qui s'intensifie. Lionel M'annonce qu'il a trouver mon chevreuil dans les fougère à un peu plus de 10 mètres devant moi. Je m'avance donc à sa rencontre et tombe sur mon chevreuil mort sur le flanc. La sortie de ma flèche est un peu en arrière du défaut de l'épaule.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

C'est un brocard de petite corpulence au pelage roux clair, il porte 4 pointes, ses bois ont assez perlés mais clairs.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

J'appose mon bracelet et lui rends les honneurs

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

avant de le sortir du bois pour faire quelques photos souvenir. Ma flèche rentre pile où je visais au défaut de l'épaule et traverse les 2 poumons.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je vide mon chevreuil avant de retourner à la voiture et de le charger puis nous partons pour un autre secteur avant qu'il ne fasse nuit. Je me gare au départ d'un chemin de terre enherbé qui remonte vers un grand bois entre 2 parcelles de tournesols. Nous suivons le chemin pour remonter vers une parcelle de pins inclue dans le grand bois. Les tournesols laissent place à une luzerne fauchée qui remonte jusqu'à la crête délimitée par une grosse haie. En arrivant au bord de cette dernière, nous prenons à droite sur une grosse coulée qui rentre sur le haut des pins. Certains arbres ont été frottés, jusqu'à perdre leur écorce, par les sangliers. 

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Nous nous postons et appelons un moment mais rien ne vient.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Nous retournons à la voiture pour partir pour le dernier secteur de la soirée car la luminosité décroît. Je me gare près de 2 lacs, le long d'un chemin blanc et nous partons en le longeant. En arrivant près du bois qui surplombe le chemin sur notre gauche, nous dérangeons une volée de corbeaux. Alors que nous longeons la bande de soja étroite qui borde le bois, il me semble apercevoir un brocard en bordure du bois à environ 200 mètres. Je le signale à L. qui n'arrive pas à le voir puis nous tentons de nous rapprocher du coin d'un petit bosquet qui borde la rivière et avance dans le soja jusqu'au chemin à mi distance du chevreuil. Nous avançons baissés sur la droite du chemin mais il me semble que le chevreuil nous regarde. Je décide de continuer à avancer car nous sommes à découvert et appeler d'ici ne me permettra pas de tirer. Alors que nous nous rapprochons du bosquet, je comprends que je suis juste en train d'approcher une touffe de végétation et je me redresse pour reprendre ma progression normalement. Un petit coup d'œil derrière le bosquet, pas de chevreuil dans le soja. Nous poursuivons jusqu'à une grosse haie qui descend à la rivière sur notre droite. Je m'avance tout doucement pour regarder derrière et aperçois un brocard couché à environ 100 mètres près de la haie.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Je le recule rapidement et le signale à Lionel en accrochant mon décocheur. Je me ravance doucement juste au coin de la haie et commence à appeler. Dès les premiers appels le brocard semble intéressé mais une seconde tête surgit de l'herbe un peu plus à gauche, près d'un bout de haie perpendiculaire qui coupe la prairie. Je poursuis mes appels, le brocard se lève et la chevrette suit rapidement mais les 2 animaux nous observent sans bouger. Je tente d'appeler au Rottumtaler, cette fois la chevrette réagit et commence à venir, entraînant le brocard à sa suite.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Nous commençons à y croire quand un grondement semble se rapprocher par le chemin sur notre droite. Les chevreuils stoppent et le brocard regarde vers ce bruit sourd.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Des lumières se dessinent au loin sur le chemin, ce sont des quads qui se rapprochent. La chevrette est passée derrière le bout de haie et le brocard reste statique. Je tente d'appeler encore pour essayer de précipiter l'approche des chevreuils avant que les quads ne soient trop près mais rien à faire, les chevreuils inquiets ne veulent plus avancer. Le grondement se faisant de plus en plus présent, je stoppe mes appels et attends l'arrivée des quads sans bouger.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Nous les saluons de la main à leur passage puis attendons qu'ils s'éloignent suffisamment pour reprendre les appels. Les chevreuils qui ont commencé à s'éloigner ont vite stoppé pour les regarder passer. Je reprends mes appels mais les chevreuils bien que semblant intéressés ne veulent plus avancer, ils se contente de nous regarder un moment.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Les animaux finissent par s'éloigner en rejoignant la haie et mes appels n'y change rien. Les ayant perdu de vue contre le fond de la haie, je décide de tenter un dernier secteur. Nous reprenons le chemin quand j’aperçois le brocard qui semble revenir vers nous en longeant la haie mais il nous a vu et repart en longeant la haie avec sa chevrette. Nous suivons un peu le chemin puis prenons un passage à gauche pour longer entre une haie et un tournesol et rejoindre une prairie fauchée. A l'entrée de cette dernière, j'observe un instant sans rien voir. Nous nous avançons en longeant la haie de droite pour nous poster un peu plus loin, au coin de cette dernière qui remonte sur notre droite. La luminosité baisse vite alors que mes appels restent sans réponse. Nous faisons demi-tour. En revenant vers le chemin, une tache sombre dans la prairie m'intrigue, j'avance baissé mais c'est encore une touffe de végétation, je commence à voir des animaux partout. Il est temps de rentrer pour aller dépecer et découper mon chevreuil.

Une soirée à l'appeau, 29 juillet 2020

Alex

Vous retrouverez cette aventure en vidéo le 23 août 2021 sur la chaîne internet du chasseur francais

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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