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1 janvier 2021 5 01 /01 /janvier /2021 20:06

Ce soir, je décide d'aller faire un affût à Traversères en espérant flécher un sanglier. Cela fait un bon moment que je n'ai pas eu d'occasion de tir. Arrivé à la ferme vers 16 heures, je pars à pied vers mon poste et tombe vite sur les traces d'une bande de sangliers qui a dû passer ce matin ou cette nuit, les feuilles mortes ont été retournées sur le chemin et je suis un moment les signes du passage des suidés avant de les perdre. Je poursuis jusqu'à mon poste à mi-pente dans une zone de bois clair qui sépare 2 zones très sales. Je me place au pied d'un gros arbre penché et couvert de mousse.

L'attente commence, un petit vent souffle sur ma droite d'où viennent généralement les sangliers. J'observe les alentours et tends l'oreille en espérant entendre ou voir quelque chose. Vers 17 heures, les geais donnent de la voix sur ma gauche. Quelque chose les a dérangé, c'est peut-être Lionel qui devait venir chasser ce soir, son poste est sur le penchant boisé opposé. Les cris des geais persistent un moment quand il me semble entendre une sorte de petit couinement plus bas sur ma gauche. Je tends l'oreille mais plus rien à part les geais qui crient maintenant sur les 2 penchant boisés.

Le calme revient juste ponctué par les cris et le passage de quelques perles puis d'un pic épeiche. Au bout d'un moment les couinements se font entendre mais plus proches. Ils semblent venir de la haie qui borde un petit ruisseau à sec en bordure de la prairie qui borde mon penchant de bois. Peu de temps après, 2 chevreuils détalent en donnant de la voix sans que je puisse les voir. Quelque chose vient de les déranger sur le penchant de bois opposé, très certainement les sangliers.

Vers 17h15, une palombe vient se poser bruyamment à 35 mètres dans mon dos sur une branche basse. Elle reste un moment immobile alors que je l'observe par moment puis elle commence à s'agiter et volette de branche en branche pour rejoindre un chêne couvert de lierre où je la perds de vue. Brusquement, un bruit dans la végétation qui me semble venir de la droite me fait me retourner et accrocher mon décocheur. Je scrute le secteur mais rien ne vient quand un léger bruissement me fait tourner la tête à gauche. Un superbe renard arrive tranquillement à environ 10 mètres en contrebas. Je pivote doucement, il stoppe derrière des branchages et marque son territoire d'un jet d'urine sur un arbuste. J'arme mon arc, il repart tranquillement, je le suis dans mon viseur au travers de la végétation. Il oblique un peu pour remonter tranquillement. Un petit cri de souris étouffé en aspirant de l'air entre mes lèvres pincées et il stoppe net, presque plein travers pour regarder vers moi. Ma visée est calée, dans une trouée de la végétation, je décoche. Un impact très sonore retentit et le renard fait volte-face pour revenir d'où il venait. Je le perds de vue après un peu plus de 40 mètres de course alors qu'il rentre dans le sale. Je suis encore, un court instant, sa fuite très bruyante à l'oreille puis le calme revient après un gros fracas dans la végétation.

Je reste Immobile un moment en espérant voir arriver un sanglier avant la nuit mais la luminosité baisse vite dans le bois et je décide de quitter mon poste pour aller chercher ma flèche que je retrouve vite, plantée au sol et presque recouverte de feuilles mortes.

Première flèche de l'année, 1 janvier 2021

Je la récupère pour l'inspecter, les feuilles mortes très humides l'ont lavée mais quelques poils et un peu de sang me confirment que j'ai bien touché le renard. Je remets ma flèche au carquois et commence ma recherche mais impossible de trouver du sang. Je zigzague sur la direction de fuite pour tenter de recouper la piste à la lueur de ma frontale mais rien, pas le moindre indice. Je finis par aller droit vers l'endroit où je l'ai perdu de vue mais rien non plus. J'inspecte les coulées en éventail qui partent de ce point et finis par trouver un peu de sang à environ 10 mètres sur une feuille morte de chêne posée au sol au milieu du passage. Je poursuis ma recherche à quatre pattes car le sang est très difficile à voir sur le sol détrempé. Le sang me fait prendre à droite vers un amas d'épines noires mortes tombées au sol. Le renard semble s'être faufilé au travers de ces branches mortes et je peine un peu à démêler cette piste tortueuse au travers des épines. Je trouve une touffe de poils collée par le sang sous les épines. Heureusement, le sang devient de plus en plus abondant. Les gouttes au sol alternent avec les frottés sur les ronces et la végétation. Je retrouve mon renard après environ 70 mètres de recherche, il est mort sous un genévrier.

Première flèche de l'année, 1 janvier 2021

Je le dégage de là, ma flèche au défaut de l'épaule ressort plus en arrière au niveau des viscères qui bloquaient en partie l'hémorragie. C'est un superbe mâle, je fais quelques photos souvenirs avant de retourner à ma voiture.

Première flèche de l'année, 1 janvier 2021

Alex

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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 19:36

Mardi, notre fédération nous informait de la réouverture dérogatoire de la chasse du grand gibier en battue et à l'affût. Mercredi matin, je reçois un texto du piqueur de Justian qui m'annonce une battue au sanglier sur Lagardère, je décide d'y aller. Je Pars de chez moi vers 13h15 pour le rendez-vous de 14 heures à la salle des chasseurs. Cela fait vraiment bizarre de se retrouver tous masqués et en se saluant de loin. Les sangliers remisés le matin dans un petit bois ne seront finalement pas restés et après avoir délogé un renard et un ragondin nous terminons la battue vers 15h30. De retour cher moi vers 16h30, je décide d'aller faire un petit tour à l'affût sur Traversères. Je me gare à la ferme et pars à pied vers mon poste favori.

Posté un peu avant 17 heures, après avoir fait quelques photos pour un futur article pour Charc, l'attente commence. Très rapidement, des pas se font entendre sur la gauche, dans mon dos, dans le sale. Je me retourne doucement et me prépare à armer. Après une ou deux minutes, le bruit cesse. Je me retourne face au vent mais après quelques minutes le bruit reprend. Je me retourne doucement, les pas se rapprochent quand j'entraperçois un joli sanglier qui avance tranquillement en fouillant le sol. Il est à environ 15 mètres. Il s'avance dans la broussaille et stoppe à 8 mètres derrière l'arbre contre lequel je suis posté. J'arme mon arc et l'attends sur la droite du tronc. 

Le sanglier du deconfinement, 11 novembre 2020

Après quelques secondes, il avance un peu et j'aperçois son groin qui fouille le sol. Je suis prêt, il relève la tête, hume l'air dans ma direction puis bifurque et descend droit sur moi. Il stoppe de face à 5 mètres et hésite à prendre à gauche ou à droite. C'est un mâle d'environ 70 kilos. J'attends qu'il me présente une meilleure position pour décocher et espère qu'il ne va pas arriver à mauvais vent par la gauche du tronc, ce qui m'obligerait en plus à me reculer pour pouvoir passer mon arc armé de l'autre côté de l'arbre sans toucher les branches. Il se décidé finalement et prend sur sa gauche pour avancer de quelques pas et stopper à découvert à environ 5 mètres. Je cale ma visée derrière son épaule et décoche. Ma flèche semble bonne, l'impact retentit et le sanglier fait volte-face en poussant un grondement soufflé. Il fonce sur la coulée par laquelle il est venu. Je le perds vite de vue mais l'entends un moment dans les épines puis le calme revient. Ma flèche l'a traversé et est resté dans la bruyère à l'endroit du tir.

Le sanglier du deconfinement, 11 novembre 2020

Je remonte pour examiner ma flèche et voir si je trouve du sang. Ma flèche est couverte de sang et porte quelques débris végétaux sur les vannes.

Le sanglier du deconfinement, 11 novembre 2020

Je la récupère et allume ma frontale pour chercher le sang car il fera vite nuit dans le sous-bois. À l'impact le sanglier a perdu de toutes petites gouttes de sang et a légèrement frotté la bruyère à peine rougie.

Le sanglier du deconfinement, 11 novembre 2020
Le sanglier du deconfinement, 11 novembre 2020

Mais ensuite, impossible de trouver la moindre goutte de sang. Je suis donc la coulée de fuite et retrouve une grosse goutte à environ 15 mètres de l'endroit du tir. De là, la piste devient plus facile à suivre. Le sanglier a perdu de grosses gouttes dans sa fuite. Je les suis tranquillement, il semble suivre la courbe de niveau puis prend à droite à angle droit pour remonter un peu et rentrer dans les épines où je le suis à 4 pattes. Après une reposée debout où je trouve plusieurs grosses gouttes, le sang semble stopper net et je reste un moment à contrôler toutes les coulées autour de moi jusqu'à trouver un petit frotté qui me remet sur la piste. Le sanglier descend droit vers le ruisseau asséché en contrebas dans un bois beaucoup plus clair. Je suis maintenant la piste debout, assez difficilement car le sang est assez rare. Heureusement que le sanglier a retourné les feuilles mortes dans sa fuite ce qui le permet de suivre ses traces plus que le sang, mais arrivé à une grosse coulée perpendiculaire, les traces stoppent net après une dernière goutte de sang que le sanglier a perdu en sautant par-dessus un bout de bois mort tombé au sol. Je tourne un peu sans trouver la suite de la piste dans la nuit noire. J'appelle donc mon ami Adrien pour une recherche le lendemain mais il n'est pas disponible et me donne le numéro de Christine Lasbats que je contacte immédiatement. Elle peut venir vers 9h45.

Nous nous retrouvons donc le lendemain à la salle des fêtes de Sansan et partons nous garer près des ruches après la ferme puis partons à pied vers mon poste. Arrivés sur place, Léo semble très intéressé sur la zone du tir et à ma grande surprise sa maîtresse décide de le lâcher. Léo part au pas de course sur la coulée du sanglier, je le suis rapidement dans les épines alors que sa maîtresse fait le tour par le propre. Je reviens vite au dernier sang à environ 100 mètres du tir mais le teckel est déjà loin et tourne dans le bois. J'entends sa clochette, j'attends sans bouger près du dernier sang et Christine arrive par le haut du bois. Je lui signale que j'ai le sang et elle me rejoint en appelant Léo qui ne semble pas vouloir venir. En l'attendant nous contrôlons les diverses coulées sans succès et Léo ne revenant toujours pas, sa maîtresse par le chercher. Je reprends minutieusement les contrôles sur les coulées qui descendent mais rien.  Léo donne de la voix un court instant puis se tait alors que sa maîtresse l'appelle toujours. Je reviens au dernier sang et me pose à genoux pour être plus près de la vision d'un sanglier quand j'aperçois un léger frotté sur une petite feuille sur ma droite. En le rapprochant, j'en vois un autre, puis un autre. Le sanglier a pris à droite. De petit frotté en ronce retournée, je reprends la piste qui s'interrompt parfois sur quelques mètres. Brusquement, le sang devient plus abondant, une forte odeur de sanglier emplit l'air et se dessine une traînée sur le sol comme si on avait traîné un animal. En regardant un peu plus loin, j'aperçois alors mon sanglier mort un peu plus bas dans le lit du ruisseau asséché alors que Christine et Léo arrivent par le labouré qui borde le bois. Je signale ma trouvaille puis rejoins mon sanglier. Il a fait environ 150 mètres. Son museau est très court comme celui d'un cochon chinois. Ma flèche rentre à peu près où je visais et ressort curieusement devant le cuissot opposé. Je l'attache par le groin et le sors sur le labouré où Léo lui saute dessus.

Le sanglier du deconfinement, 11 novembre 2020

Il me faut le trainer jusqu'à la piste sur plusieurs centaines de mètres avant de venir le chercher en voiture. Après quelques photos souvenir

Le sanglier du deconfinement, 11 novembre 2020

je le charge et le remonte à la ferme où je le pends pour le vider et le découper pour le propriétaire. Christine récupère 2 pattes pour Léo avant de rentrer. Un grand merci à elle d'être venu même si finalement j'ai retrouvé mon sanglier tout seul.

 

Alex

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29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 22:16

Mercredi soir notre Président nous annonçait un confinement à partir du jeudi soir minuit jusqu'au 1 décembre, ce qui implique une interruption, voir la fin, de notre saison de chasse. Je décide donc d'aller faire un affût au sanglier sur Traversères le jeudi soir, en sortant du boulot. Je me gare donc vers 17h40 à la ferme, me change et pars à pied vers mon poste plus loin dans les coteaux. Mon ami Jacques est déjà en poste depuis 17h30. Je rentre dans le bois par une grosse coulée et me poste près d'un genévrier mort tombé au sol contre un petit chêne tordu. L'attente commence, la luminosité a déjà bien baissée. Le sous-bois est calme, pas de vent, je devrais entendre arriver les sangliers de loin. Rien ne bouge, même pas les petits rongeurs ou les oiseaux. La luminosité baisse vite, il ne me le reste plus beaucoup de temps, mon téléphone vibre dans la poche, c'est Jacques qui quitte son poste et alors que je lis son SMS, il le semble entendre du bruit derrière la crête à la droite. Je range vite mon portable, le bruit se rapproche. Les craquements dans la végétation m'annoncent l'arrivée des sangliers sur mon poste. Je me tiens prêt. 6 marcassins d'environ 12 kilos arrivent en tête et commencent à se frotter contre deux gros chênes à environ 8 mètres de mon poste. J'arme doucement mon arc et cherche lequel viser quand 2 bêtes rousses arrivent derrière. Elles chassent les marcassins et viennent se frotter aux chênes, une sur chacun des 2 arbres. Elles commencent à se frotter de face puis celle de droite passe devant le chêne et se frotte énergiquement le haut du dos presque couché en le montrant son ventre. J'attends toujours mon occasion mais le sanglier bouge trop puis arrête son grattage et se positionne plein travers à 8 mètres. Je cale ma visée et décoche. Touché il fonce droit devant lui dans la broussaille et c'est la débandade. Tous les sangliers partent dans tous les sens.

Rapidement, un des marcassins revient droit sur moi en grognant. Je réencoche et arme mon arc puis le suis dans mon viseur en attendant qu'il s'arrête mais il stoppe juste derrière l'arbre contre lequel je suis posté, à environ 3 mètres. Il reste un instant immobile puis repart d'où il vient en grognant au milieu de quelques baliveaux. Pas d'occasion de tir propre, je désarme. Un sanglier se débat en gémissant un peu plus haut, c'est certainement mon sanglier fléché. Cette attitude est souvent signe d'une flèche de cœur. J'attends immobile quand du bruit se fait entendre dans mon dos. Un autre sanglier revient vers moi. Je me retourne et arme mon arc. Une bête rousse se plante plein travers à 10 mètres. Ma visée se cale sur son coffre, je décoche. Un impact très sonore retentit et mon sanglier se jette dans le salle en faisant volte-face. J'attends un moment le retour du calme dans la nuit qui s'installe puis allume ma frontale et pars vers l'endroit du premier tir où je trouve ma flèche plantée au sol et rouge de sang. J'attaque ma recherche en suivant le sang très abondant. La piste fait des lacets dans les épines en remontant vers la prairie au-dessus puis devient extrêmement abondante, tout est peint de sang et je trouve vite mon sanglier mort. C'est une petite laie de 50 kg environ. Ma flèche est rentrée au défaut de l'épaule et est ressortie curieusement entre les pattes avant malgré mon tir presque à plat. Elle rentre dans le haut du cœur et ressort à la pointe de ce dernier.

Je ramène mon sanglier à mon poste et récupère ma première flèche que je remets au carquois puis pars chercher la seconde que je trouve plantée presque à la verticale dans un bout de bois pourri. Elle est couverte de sang comme la première. Quelques gouttes de sang ont été projetées au sol à l'endroit du tir mais la piste semble très peu fournie. Je peine à la suivre, très peu de sang au sol, une petite goutte de temps en temps, un petit frotté sur un baliveau puis un autre un mètre plus loin mais presque pas de sang. Ça ressemble fort à une flèche de coffre ressortant dans les tripes avec un bouchon de viscères bouchant la sortie et empêchant l'hémorragie externe. En suivant les coulées, j'avance tant bien que mal d'environ 30 mètres jusqu'à quelques gouttes dans un bouquet de bruyère et de là impossible de reprendre la piste. J'insiste un moment mais rien, ne pouvant me résoudre à laisser pourrir ce sanglier, je décide de rentrer avec mon premier sanglier et de revenir le lendemain, malgré le confinement, pour tenter de retrouver le second. Après quelques photos souvenirs

Un doublé juste avant le confinement, 29 octobre 2020

je traîne mon sanglier attaché par le groin pour sortir du bois. Le propriétaire qui ne devait pas être là ce soir m'appelle pour me dire qu'il est rentré et je l'informe de ma prise. Il vient à ma rencontre avec son tracteur et nous ramenons le sanglier que je vide et lui donne. Malgré sa taille, elle portait 6 petits déjà bien formés.

Après une très mauvaise nuit, je repars chercher mon second sanglier. J'ai pris mon chien au cas où mais décide de tenter de le chercher sans lui dans un premier temps. Je retrouve facilement le dernier sang qui semble descendre et cherche un moment dans ce sens mais c'est une goutte sur une coulée un peu plus haut qui me remet sur la voix. Le sang devient plus abondant. À quelques mètres plus en avant un bout de tripe est accroché à des épines noires. Je continue sur la piste et retrouve vite mon sanglier mort sur le flanc. Il a fait environ 50 mètres. Comme je le pensais, ma flèche est plein coffre, un peu haute et ressort plus en arrière ce qui explique le peu de sang stoppé par le bouchon de trippe. Ma flèche a touché le foie et les poumons. Il est temps de rentrer préparer cette deuxième petite laie un peu plus petite que la première.

Un doublé juste avant le confinement, 29 octobre 2020

Alex

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18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 20:05

Depuis plusieurs semaines, mon voisin Julien m'a demandé si je pouvais l'amener chasser avec moi, il n'est pas chasseur mais est curieux de connaître la chasse à l'arc. Après plusieurs rendez-vous manqué à cause de nos emplois du temps respectifs que nous n'arrivions pas à faire concorder, ce soir, nous partons pour un affût au sanglier sur Traversères. Depuis quelques jours, une bande de sangliers s'attaque au jardin potager du propriétaire et je décide de me poster sur ce secteur pour tenter d'en flécher un. Je me gare à la ferme puis descends avec Julien sous le potager pour voir si les sangliers sont passés de frais. Le sarrasin est ponctué de quelques coups de nez récents mais pas frais. J'hésite un peu sur l'endroit où nous poster. Le vent vient de gauche, je décide d'aller vérifier quelques petites remises sur le penchant de friche boisé sur la droite du jardin. Le vent n'est pas bon mais je saurai si les sangliers sont sur le secteur. Nous partons donc vérifier 2 remises, nous faisons beaucoup de bruit en marchant sur les feuilles mortes qui ont bien séchées après quelques jours de temps sec. Pas de sanglier, nous descendons donc au bord d'une langue de luzerne, au fond de la combe et tombons sur un coulée très fréquenté qui longe le bois côté culture. Un chevreuil nous observe au bout de la langue de luzerne. De très nombreux pieds de sangliers ponctuent la coulée. Je la suis tranquillement pour voir où les animaux passent, le chevreuil détale et rentre au bois. Nous arrivons un peu plus loin à une belle coulée qui remonte, sur notre gauche, dans le penchant boisé, en dessous du potager. Le vent est face à nous, 2 belles coulées arrivent du bois d'en face à environ 20 mètres. Je décide de me poster sur un replat, sur notre gauche en bordure de la luzerne dans le penchant boisé. Nous remontons par la belle coulée jusqu'au replat puis nous nous décalons sur la droite, dégageons le sol pour éviter de faire du bruit en bougeant puis je casse quelques branches pour dégager les angles de tir et l'attente commence.

La soirée est très calme et mon voisin peu habitué à attendre sans bouger trouve le temps long. Les cris des geais dans le bois d'en face nous remettent sur nos gardes mais rien ne vient. Un rouge gorge nous tourne autour un moment et la luminosité baisse tranquillement quand le bois s'anime de chants de nombreux oiseaux (merle, troglodyte,…) pendant un moment avant le retour au calme. Les chiens de la ferme du voisin, aboient au-dessus du bois d'en face, ils ont dû entendre les sangliers mais toujours rien vue. Un petit animal de la taille d’un rat ou d’une belette dévale bruyamment la pente boisée et me passe à 2 mètre sur ma gauche pour disparaître sous le tronc d’un chêne un peu plus bas. Il va faire nuit dans quelques minutes, je commence à appeler en imitant des cris de souris. Très rapidement, une hulotte nous fonce dessus et bifurque à 50 centimètres de la tête de mon voisin pour aller se poser sur un arbre à notre droite. Je poursuis mes appels, une seconde arrive  et nous passe juste au-dessus de la tête pour aller se poser derrière nous. Je continue à appeler et c'est alors qu'un mouvement attire mon attention dans la luzerne. Un renard arrive sur nous et je le signale à mon voisin. Il s'arrête pour regarder vers nous, j'appelle à nouveau, il repart et s'arrête à environ 15 mètres derrière les branchages. J'arme doucement mon arc et rappelle, il s'avance et se présente de 3/4 face à 12 mètres en dessous de nous. Je le vois à peine dans la faible luminosité, j'aligne ma visée et décoche. Je ne vois pas l'impact mais l'entends distinctement, ma flèche est rentrée dans l'épaule et ressorti en arrière des côtes. Le renard démarre en trombe dans la luzerne. Alors que nous descendons pour aller le chercher, un animal démarre bruyamment juste à ma gauche, très certainement un autre renard que je n'avais pas entendu arriver. Je retrouve vite ma flèche plantée à l'endroit du tir, elle est couverte de sang et de poils. Nous trouvons vite le sang et je commence à le suivre pour vite retrouver mon renard, il est tombé à 6 mètres de l'impact. Après quelques photos il est temps de rentrer... mon voisin qui avait trouvé l'attente ennuyeuse me demande quand nous pourrons remette ça.

Un affût sanglier en compagnie de mon voisin non chasseur, 18 octobre 2020

Alex

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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 22:18

Ce soir, en sortant du boulot, je pars pour Saint Arroman. Je me gare près de la ferme mais alors que je me prépare je me rends compte que j'ai oublié ma cagoule. Il me faudra faire sans, je pars à pied en longeant les mais pour rejoindre mon poste dans un bosquet un peu plus haut. Je suis une coulée de blaireau pour rejoindre une petite clairière et me poste en bordure du sale entre 2 arbres. Devant moi, un ruisseau asséché couvert de ronces. Un ancien chemin gagné par la végétation le traverse un peu plus à ma gauche. Une belle coulée passe à 5 mètres sur ma droite pour contourner un gros arbre mort.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

Sur ma gauche, la clairière s'ouvre sur environ 15 mètres jusqu'à un gros arbre creux où les sangliers viennent régulièrement se frotter. Une belle coulée sort du ruisseau pour rejoindre ce frottoir. Le vent n'est pas bon pour le moment mais je sais qu'il va tourner dans la soirée. Il souffle soit dans mon dos, soit sur ma droite. L'attente commence, il est 18h30. Le sous-bois est calme à peine perturbé ponctuellement par le chant d'un faisan, la chute d'un gland ou le passage d'un petit rongeur dans les feuilles mortes. Quelques oiseaux passent par moment. Vers 19 heures le vent se pose totalement, seul un infime mouvement d'air subsiste face à moi comme de l'indique la poussière terreuse que je laisse tomber entre mes doigts. Vers 19h15, des bruits de pas se font entendre dans le sous-bois en face de moi. Le pas semble lourd mais je ne saurais pas dire s'il s'agit d'un chevreuil ou d'un sanglier. J'accroche mon décocheur et me tiens prêt. Les bruits se rapprochent quand j'aperçois un petit arbuste qui s'agite à environ 30 mètres devant moi. Impossible de voir l'animal au travers de la végétation très dense. Les bruits de pas reprennent et viennent toujours vers moi. La végétation s'agite devant moi à environ 20 mètres mais toujours impossible de voir l'animal qui biaise sur ma gauche pour traverser le vieux chemin gagné par les ronces.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

L'animal traverse le chemin mais le bourrelet de végétation qui le borde m'empêche de le voir passer. Un léger mouvement dans la végétation au bout d'un gros tronc tombé au sol et couvert de végétation m'indique son passage. Très rapidement, j'aperçois le haut du dos d'un sanglier d'environ 50 kilos qui longe derrière le tronc. J'arme mon arc mais le gros tronc cache sa zone vitale. Il se tourne de face et se rapproche du tronc pour disparaitre un instant derrière. Je désarme. J'espère le voir sortir au bout du tronc à environ 8 mètres sur ma gauche car une coulée débouche sur la clairière mais il finit par repartir en longeant le ruisseau asséché.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

J'arme mon arc mais la végétation ne me permet pas un tir sûr. Je le laisse s'éloigner et désarme. Il avance doucement en suivant le lit asséché, disparaît un instant derrière les arbres puis réapparaît un instant à environ 20 mètres de 3/4 arrière mais la zone vitale est toujours caché. Il s'avance encore un peu et je le perds de vue mais l'entends un instant dans la végétation avant le retour du calme pendant un instant. Alors que le pense parti, du bruit attire mon regard vers l'endroit où je l'ai perdu de vue. La végétation s'agite sur la gauche du ruisseau et le sanglier remonte le petit talus avant de venir vers moi. Il stoppe de face) environ 15 mètres et se frotte énergiquement contre un arbre puis repart vers moi jusqu'à un petit écran de houx d'environ 2 mètres de long, un peu en avant du gros arbre creux. Il bifurque à angle droit pour remonter vers le haut du bois. J'arme doucement mon arc. Il sort à découvert plein travers au bout des houx, en face du gros arbre creux. Mon viseur se cale derrière son épaule et je décoche. Touché il fait volteface pour repartir d'où il vient.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

Il repasse derrière le gros tronc couché

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

puis remonte le penchant opposé pour stopper à environ 50 mètres. Sa respiration suffocante et encombrée est entrecoupée de grognements. Des sifflements humides sont bien audibles ce qui me mets en confiance sur la létalité de ma flèche mais le temps passe et le sanglier tourne toujours dans le sous-bois sur une zone limité sans vouloir tomber. Refroidi par la perte de mon dernier sanglier, je décide de rester un moment sans bouger avant de faire quoi que ce soit. Après de longues minutes, le sanglier s'éloigne un peu mais continue à souffler et grogner. Je décide d'aller voir ma flèche tout doucement.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

Je la retrouve plantée dans le tronc, une vanne est légèrement décollée. Le fut et les vannes sont couverts de sang mais il n'est pas très abondant.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

Je remets ma flèche au carquois et retourne me poster tranquillement. Le sanglier se fait toujours entendre pendant un moment puis le calme revient vers 19h45. Je décide d'attendre encore un peu, je me repasse la scène dans ma tête, ma flèche me semble bonne mais quelque chose ne tourne pas rond. Avec une flèche de coffre, mon sanglier devrait déjà être mort. Vers 20 heures, je me décide à quitter mon poste pour débuter ma recherche. Je recoupe la direction de fuite près du gros arbre creux mais ne trouve pas tout de suite le sang. Je contrôle les 2 coulées possibles et finis par apercevoir des petites gouttes sur un bout de bois et quelques feuilles mortes, à quelques mètres de l'endroit du tir, à moins de 2 mètres du ruisseau asséché.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

Je suis la coulée qui descend dans le ruisseau en suivant quelques grosses gouttes espacées.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020
Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

Les gouttes longent derrière le gros tronc tombé au sol. 

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

Le sang n'est pas extrêmement abondant mais assez facile à suivre.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020
Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

Le sanglier a suivi une grosse coulée qui serpente au milieu des ronces puis remonte dans le bois. Le sang devient, petit à petit, de plus en plus abondant. La luminosité baisse vite dans le sous-bois et je continue ma recherche à la lueur de ma frontale.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

En le suivant, je tombe sur une reposée debout où le sanglier a fait une halte.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

Le sang devient très abondant, le sanglier a dessiné régulièrement des lignes de sang ininterrompues sur plusieurs mètres. 

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

La piste très abondante s'enfonce dans les épines noires, je laisse mon arc au sol pour pouvoir avancer plus tranquillement. Les épines noires, assez serrées, me griffent les flancs et les épaules. Un peu plus haut, je tombe sur une reposée debout puis une seconde.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020
Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

La piste toujours très abondante rentre maintenant dans un roncier inextricable. Je dois progresser à 4 pattes sur les épines dans un tunnel très étroit pour suivre le sang mais alors que j'ai juste fait quelques mètres un animal démarre juste à quelques mètres de moi. Je stoppe net, l'animal stoppe à quelques mètres plus loin. Une respiration très difficile de fait entendre. C'est mon sanglier, 45 minutes après le tir, il n'est toujours pas mort. Je reste un instant immobile à l'écouter. Il semble très mal en point et ne bouge pas. Je fais doucement marche arrière pour aller chercher mon arc. Les ronces lèvent mon T-shirt et me lassèrent le dos. Sorti des ronces, je suis le sang à contre-pied et repasse les épines noires pour récupérer mon arc avant de devenir vers les ronces. Le sanglier n'a pas bougé, il respire toujours aussi fort. Je décide de rester devant le roncier à l'écoute, en espérant que le sanglier sera vite mort et pour ne pas risquer de le pousser plus en avant si je tente de le rejoindre. Les minutes passent, posté devant ce mur de plusieurs mètres de haut de ronces alors que la nuit s'installe. Le sanglier commence à bouger un peu puis semble se débattre en grognant, pousse un gros souffle roque avant de se mettre à respirer très vite. Son souffle baisse en intensité et le sanglier bouge bruyamment sur place puis plus rien. Après quelques secondes de calme un grognement étouffé se fait entendre puis le calme s'installe. J'écoute encore un court instant le silence dans la nuit noire puis décide de reprendre ma recherche. Je recommence à suivre le sang à 4 pattes dans le tunnel de ronces. Le passage devient très étroit et je dois ramper sur un tapis d'épines pour suivre le sang. Les épines se plantent dans ma chair et le lassèrent de partout. Ma progression est très compliquée surtout avec mon arc que je dois pousser devant moi et qui s'accroche partout dans les ronces.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

La coulée débouche sur une grande bauge de plus d'un mètre de diamètre. Le sol poussiéreux, bien dégagé est couvert de sang partiellement imbibé par la terre très sèche. Je traverse la bauge en rampant pour rejoindre le tunnel de ronces au fond de la couche du sanglier. Arrivé à ce dernier, le sang stoppe brusquement et le tunnel se divise en 2. Je ne peux pas me permettre de me tromper car je ne pourrai pas faire demi-tour. J'éclaire plus en avant dans les 2 passages et aperçois quelques traces de sang frotté sur des ronces à quelques mètres dans le tunnel de gauche. Je reprends ma progression sur environ 5 mètres mais le tunnel se divise à nouveau en 3. J'éclaire dans les 3 passages sans voir de sang, impossible de trouver la suite de la piste. Je n'ai pas le choix, il me faut choisir un passage et tenter de m'y avancer. La brûlure des écorchures devient insupportable mais je n'ai pas le choix. Je m'avance dans le tunnel du milieu qui tourne quelques mètres plus loin, à angle droit sur la droite pour rejoindre une nouvelle bauge où j'aperçois mon sanglier couché sur le flanc, tête à l'opposé de ma position. Une plaie sanguinolente basse est visible derrière sa patte droite. Je l'éclaire un court instant sans bouger. Il est mort.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

Je m'avance un peu pour le saisir par une patte arrière et tente de le tirer vers moi mais il est pris dans les ronces et je n'ai aucune force allongé sur le ventre.  Je laisse mon arc et m'avance dans la bauge pour tenter de dégager le sanglier. Je m'aperçois alors que la sortie de la bauge revient en arrière sur le tunnel principal. C'est le passage de droite sur j'ai laissé tout à l'heure mais le tunnel est extrêmement étroit. Je décide donc de repartir par là d'où je viens. J'attache le sanglier par le groin avec la laisse que j'ai toujours à la poche. Je pivote non sans mal et retourne le sanglier tête vers l'entrée de la bauge puis rampe vers mon arc en tirant la laisse mais je n'ai pas de force dans cette position. Je me retourne sur le dos pour tirer le sanglier sur moi et progresse ainsi en poussant mon arc devant moi et en tirant le sanglier sur mes genoux à chaque fois que j'ai parcouru un mètre sur le dos.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

Je suis griffé de partout et le contact des épines devient insupportable. Je ressors enfin du roncier vers 21h30. Il me faut encore ressortir du bois. En suivant la piste au sang à l'envers, je rejoins la clairière non sans devoir tuer quelques frelons qui attaquent régulièrement le faisceau de ma frontale. Je profite du découvert pour faire quelques photos souvenirs de mon petit ragot de 50 kilos environ.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

Ma flèche entre au niveau du cœur

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

et ressort basse, 10 centimètres derrière la patte opposée.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

Il me faut encore tirer mon sanglier sur près d'un kilomètre jusqu'à ma voiture où j'arrive en nage. Rentré chez moi, je constate en vidant mon sanglier que ma flèche a profondément entaillé le cœur. La résistance des sangliers est vraiment incroyable.

Un sanglier nommé galère, 9 septembre 2020

Alex

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21 août 2020 5 21 /08 /août /2020 11:20

Hier soir, en sortant du boulot, je retourne sur Traversères pour un affût sanglier. Ayant dérangé mon poste habituel, je décide d'aller me poster sur un autre secteur, le vent souffle très fort, face à moi alors que je remonte la combe. Un brocard sur git de la haie que je longe à ma droite, stoppe un instant à un peu plus de 15 mètres devant moi  puis redémarre brusquement en m'apercevant. Il traverse la bande de pré au galop puis stoppe en remontant dans le bois, derrière un genet. Je reste immobile, plus loin sur ma droite, derrière la haie, un autre chevreuil aboie en s'éloignant. Le brocard sur ma gauche repart, je l'aboie et le stoppe, il me répond, nous discutons un instant avant qu'il ne s'enfonce dans le bois en protestant. Je reprends ma route, un peu plus loin c'est une chevrette au gagnage que j'aperçois à environ 150 mètres à l'ombre du bois sur la droite de la combe. Je longe un peu le bois en me rapprochant d'elle alors qu'elle broute paisiblement puis remonte dans le bois  sur ma droite. Je longe un moment le bas du bois pour me poster près d'une grosse coulée qui ressort dans la combe mais le vent biaise en remontant dans le bois. Je décide alors de me poster plus haut dans le bois pour ne pas griller une remise qui est sous le vent. Je me poste donc au milieu du penchant, au pied d'un gros arbre couvert de mousse et regarde vers le bas du bois. Le temps passe le vent très fort agite les feuillages et il me semble régulièrement entendre arriver des animaux qui n'en sont pas. Je passe mon temps à regarder autour de moi car je sais que je n'entendrai pas arriver les sangliers. Une palombe vient se poser au-dessus de ma tête puis part se poser un peu plus loin. Un moment plus tard les geais commencent à donner de la voix sur le penchant opposé puis 2 merles passent à toute vitesse devant moi en venant de la remise de droite. Je me tiens prêt mais rien ne vient. Les cris des geais se décalent vers la droite et semblent se rapprocher mais toujours pas de sanglier en vue.

Vers 20 heures, alors que je tourne la tête à droite et suis surpris d'apercevoir un jeune renard qui passe à 5 mètres de moi en sortant de nulle part. Le temps d'armer mon arc, il passe derrière un arbre puis s'éloigne tranquillement dans la végétation en remontant dans le sous-bois. Je n'ai pas de possibilité de tir et finis par le perdre derrière un gros arbre.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Je tente de l'appeler mais il ne bouge pas et reste caché. Au bout d'un moment, il réapparait et continue à monter, je l'appelle à nouveau et cette fois il regarde vers moi puis commence à venir. Il stoppe à environ 20 mètres dans la végétation, je rappelle, il vient à environ 15 mètres et stoppe à nouveau. J'arme doucement mon arc et rappelle, il démarre et arrive d'un pas décidé, je le suis dans mon viseur. Il stoppe à 8 mètres de face. Je cale ma visée sur le bas de son cou et décoche. Il démarre vers moi, sa tête vient heurter le sol, sa patte avant gauche est cassée. Il bifurque à 5 mètres de moi et par sur une coulée sur ma droite où je le perds vite de vue. Je pars chercher ma flèche et trouve un bout de poumon collé à la végétation à l'endroit du tir.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Ma flèche est posée au sol 10 mètres plus haut.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Je la remets au carquois et suis le sang, peu abondante sur quelques mètres, la piste devient vite facile à suivre.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Je retrouve sans difficulté mon renard qui a fait environ 40 mètres.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

C'est un jeune de l'année, ma flèche rentre où je visais et ressort en arrière des cotes. Je fais quelques photos souvenir

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

avant d'aller reprendre mon poste. 20 minutes, en tournant la tête à droite, j'aperçois un sanglier d'environ 50 kg qui se retrouve à 8 mètres sur ma droite un peu dans mon dos. Lui aussi a surgit de nulle part, je ne l'ai entendu arriver à cause du vent. Sa zone vitale est dégagée dans la fourche d'un arbre mais le temps d'armer, il avance d'un pas et je ne peux plus tirer. Il avance encore un peu, bifurque et vient droit sur moi, je le suis dans mon viseur. Il stoppe à 5 mètres et se tourne plein travers. Je décoche, ma flèche semble très bonne, il couine et fonce droit devant lui sur 10 mètres environ puis bifurque à droite vers la broussaille. Confiant sur l'issue de mon tir, je vais voir ma flèche qui est couverte de sang. 

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Je la remets au carquois, la piste de sang est très fournie et je décide de la suivre tant qu'il fait encore jour.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020
Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

Je tombe vite sur un bout de poumon

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

mais alors que je suis au ras du taillis, des craquements se font entendre, je pense que mon sanglier finit de mourir. Le passage est trop encombré pour continuer avec mon arc à la main je le pose donc au sol, au ras du taillis pus continue à suivre le sang.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

La piste prend vite à gauche dans un roncier inextricable et suis une coulée sur laquelle je tombe sur une couche pleine de sang.

Une soirée qui aurait dû se terminer avec un beau doublé, 20 août 2020

J'ai relevé mon sanglier, il y a tellement de sang que je décide de continuer à suivre la piste qui s'enfonce dans les épines qui me lassèrent de partout. Je tourne et retourne dans les épines en suivant le sang abondant et parfois quelques morceaux de chair pris dans les épines. Le sanglier suit plus ou moins les coulées mais je dois parfois ramper  ou défoncer des ronces pour arriver à le suivre. Les épines me déchirent la peau et mon T-shirt. La voie ne cesse de bifurquer, de monter, descendre mais le sang très abondant est toujours facile à suivre. Après plusieurs centaines de mètres de recherche, je finis par remonter assez raire et ressortir au-dessus du bois sur une prairie d'herbe sèche. Le sang frotté sur les herbes jaunes est assez facile à suivre jusqu'à une bande de bois très épaisse qui borde la route en contrebas. J'y rentre et suis encore un peu le sang pour tomber sur un petit bout de foie tombé sur le sol. Le sang devenant moins abondant, je laisse tomber pour ce soir et appelle mon ami Adrien pour une recherche le lendemain mais son téléphone ne capte pas et je lui laisse un message.

Après une nuit presque blanche à me refaire la chasse dans ma tête, je me lève vers 5h30 et envoie un texto à Adrien qui me répond de suite. Rendez-vous est pris pour 6h45. En route j'aperçois un  magnifique solitaire qui rentre tranquillement au bois. Nous reprenons la recherche en haut du bois, au départ dans la prairie. Igor prend bien le sang mais après près de 2h30 de recherche dans les épines avec du sang tout le long et la découverte d'une autre couche de la veille, couverte de sang sec, nous perdons la trace du sanglier et décidons de stopper la recherche. Le sanglier nous a fait faire plus de 1,5 km dont une grande partie à genoux. Je ne comprends pas ce qui s'est passé et pourquoi je n'ai pas retrouvé ce sanglier.

 

Alex

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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 05:52

Je ne suis pas revenu chasser sur Traversères depuis mon dernier sanglier. Ce soir, en sortant du boulot, je passe me changer et prendre mes affaires chez moi puis je pars pour la chasse. Je me gare près du lac et finis à pied vers mon poste, le même que lors de la dernière sortie. Je rentre, comme d'habitude, dans le bois par une grosse coulée. Un sanglier est passé par là depuis la dernière pluie, des traces de boue séchée sont présentes sur la végétation tout le long de la coulée sur plus de 80 mètres. Je rejoins rapidement mon poste sans tenir compte du bruit de mes pas. Je suis en place vers 18h45. Le vent est tournant, il souffle souvent dans mon dos, ce qui ne m'arrange pas car les sangliers arrivent généralement par le haut du bois. Je sais que souvent le vent se stabilise plus tard dans la soirée. Le temps passe et le vent semble souffler plus vers le haut, je décide de quitter mon poste pour me placer plus près du bord du bois mais le vent tourne encore. Je décide de revenir à mon poste de départ et d'y rester. Vers 20 heures, les geais se mettent à crier dans le penchant boisé, de l'autre côté du chaume de blé qui suit le bas de la combe à environ 200 mètres, peut-être des animaux qui bougent. Je me bats avec les moustiques qui m'assaillent quand des bruits de pas se font entendre dans le fourré à ma gauche. L'animal semble se déplacer très lentement et faire de longues pauses entre chaque mouvement. Certainement un chevreuil au gagnage. Le bruit semble remonter vers la prairie qui domine mon poste et finit par cesser. Le vent se stabilise peu à peu pour souffler maintenant face à moi, j'ai bien fait de reprendre mon poste. Le temps passe, vers 20h45, des bruits de pas se font à nouveau entendre, ils semblent plus proches. En cherchant avec insistance au travers de la végétation, je finis par apercevoir un animal bouger mais sans arriver à l'identifier. Je le perds finalement de vue et les bruits de pas s'arrêtent brusquement. Le temps passe, la luminosité tombe doucement, alors qu'il ne reste plus que 15 à 20 minutes avant la nuit, un bruit de pas lourd se fait entendre. Un animal arrive par le penchant de gauche, dans le sale. Les craquements se rapprochent puis je finis par apercevoir une grosse masse sombre à environ 20 mètres dans le sale sur ma gauche. Je me prépare à armer mon arc, le sanglier s'avance dans une zone plus claire et stoppe à un peu plus de 15 mètres, plein travers. J'arme mon arc et tente d'aligner ma visée mais le sanglier est partiellement masqué par la végétation. J'attends une meilleure occasion. Il avance un peu mais stoppe à nouveau dans la végétation. J'entends d'autres animaux qui marchent dans les alentours mais impossible de les voir. Le sanglier repart tranquillement et s'éloigne doucement dans le sale où je le perds de vue un instant. Je désarme et m'avance d'environ 10 mètres pour me recaler en espérant que le sanglier bifurque pour sortir devant moi sur le propre, à distance de tir. Les bruits de pas sont toujours bien présents. Il ressort dans une trouée à environ 25 mètres devant moi et semble prendre la coulée par laquelle s’étaient éloignés les sangliers. Je le perds à nouveau de vue et entends toujours les autres sangliers sans les voir. Les craquements semblent venir sur ma droite, la luminosité baisse vite, je ne pourrai bientôt plus tirer. Le sanglier fait demi-tour et ressort plus à découvert à environ 20 mètres mais dans des petits arbustes. Il stoppe un instant puis repart en biaisant vers un gros chêne à environ 15 mètres. Il stoppe de face un moment. J'arme doucement mon arc puis désarme. Il se remet en mouvement et biaise sur la droite du chêne pour stopper de 3/4 face, à environ 15 mètres. J'arme doucement, aligne ma visée alors que la luminosité est assez mauvaise. Mon pin's calé sur son épaule, je décoche, l'impact retentit et le sanglier se retourne pour foncer dans le sale vers le penchant de gauche. Il stoppe assez vite puis se débat dans la végétation. Je décide d'aller droit vers le bruit avant la nuit noire mais le bruit stoppe très vite et impossible de repérer le sanglier. Je stoppe dans une zone découverte sur le penchant où la luminosité est meilleure et tends l'oreille pour tenter d'entendre un dernier soubresaut quand j'entends des bruits de pas. Des animaux montent droit sur moi. Je réencoche vite une flèche mais les animaux restent dans le sale à  quelques mètres devant moi. Impossible de les voir. Le calme revient un instant, je tente d'imiter le souffle d'alerte d'une laie. Un des animaux remonte sur ma droite et me contourne dans le sale où il tourne un moment. L'autre tourne en dessous de moi et grogne. Ce sont des petits sangliers. Ils tournent et retournent, je tente encore d'imiter le souffle de la laie mais les animaux se débinent et s'éloignent. Je remets ma flèche au carquois et allume la lampe de mon portable pour tenter de trouver du sang. Je tente de couper les diverses coulées qui remontent vers la crête mais impossible de trouver du sang. Je descends donc vers l'endroit du tir et tourne un instant autour avant de trouver une minuscule goutte de sang sur une feuille morte sur une belle coulée. Je suis un peu la coulée et trouve une autre petite goutte un peu plus loin puis une autre un peu plus loin.

Deuxième sortie sur Traversères, deuxième sanglier, 18 août 2020

La piste est très peu abondante, je la suis à 4 pattes, goutte par goutte jusqu'à tomber, au bout d'environ 30 mètres, sur quelques grosses gouttes tombées sur la végétation.

Deuxième sortie sur Traversères, deuxième sanglier, 18 août 2020

La piste est encore peu abondante mais plus facile à suivre sur environ 20 mètres. Le sang devient alors plus abondant et biaise doucement à droite sur une coulée très marquée qui longe la droite d'un taillis très épais. Je retrouve, après environ 60 mètres de piste, mon sanglier mort sur la gauche de la coulée dans la végétation. Une grosse tache de sang coagulé dans le poil est bien visible autour de l'entrée de la flèche.

Deuxième sortie sur Traversères, deuxième sanglier, 18 août 2020

C'est une laie d'environ 50 kilos, je la pensais bien plus grosse au moment du tir. Ses tétines sont encore un peu gonflées. C'est certainement la mère des jeunes sangliers venus près de moi. Elle n'a presque plus de lait, je pense que les jeunes sont assez gros pour s'en sortir seuls. Je comprends maintenant pourquoi je les entendais sans les voir, car ils étaient masqués par la végétation. Je la dégage de la végétation pour faire quelques photos souvenirs.

Deuxième sortie sur Traversères, deuxième sanglier, 18 août 2020

Ma flèche est ressorti basse, 20 centimètres avant la cuisse. Au dépeçage, je constaterai que ma flèche a entaillé le cœur, touché les poumons et traverser le foie sans toucher l'estomac et les intestins. Ma flèche est introuvable, je reviendrai la chercher le lendemain en sortant du boulot et la trouverai alors très facilement plantée au sol près de la zone du tir.

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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