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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 11:43

Pour terminer ce weekend, Manu a décidé qu’il serait sympa d’aller faire une petite virée aux ragondins sur un lac à Labéjan. Valérian est le seul à être encore chez moi après ce week end de chasse que j'ai organisé pour l'ASCA32. Je l’amène au car demain matin pour 5h38. La fournaise de l’après midi nous oblige à sortir tard. Rendez-vous est pris pour 20h30 au bord du lac.

En route, nous apercevons avec Valérian une belle chevrette au milieu des tournesols. Je stoppe la voiture sans couper le moteur et commence à l’appeler au Butollo par la vitre ouverte alors que Valérian tente de la prendre en photo. Elle vient sur nous un moment puis se détourne et file à toute allure vers les fourrés.

Nous nous remettons en route, Manu m’appelle, il est sur place avec son amie et me dit qu’il pense qu’il y a du monde sur l’eau. Nous arriverons dans un peu plus de 5 minutes.

Arrivé sur place, nous nous préparons et élaborons le plan d’attaque. Manu et Valérian attaqueront par la droite et moi par la Gauche.

Sortie au ragondin, dimanche 16 août 2009

En arrivant près du lac, un vol de canards décolle. Nous avançons tranquillement quand j’aperçois un ragondin de mon côté du lac. Je connais la musique et siffle Manu pour qu’il aille se poster au niveau des ronces. Valérian reste un peu en retrait avant les terriers.

J’avance doucement quand j’aperçois 3 petits ragondins sur la berge du lac à moins de 10 mètres. J’arme mon arc et décoche sur le premier, raté de peu mais raté. Je réencoche, réarme et décoche à nouveau sur les fuyards. Le second est touché à l’arrière train et retourne sur la berge. Je récupère ma première flèche et avance vers le ragondin vu plus loin alors que 2 petits partent vers Manu.

Le ragondin démarre et part vers Manu, s’arrête un moment au centre du lac alors que le petit ragondin fléché que je pensais mort plonge et part le rejoindre, la flèche encore plantée. Le gros ragondin décide de poursuivre vers Valérian alors que Manu rate un très gros ragondin venu vers lui et qu’un petit profite de son inattention pour monter sur la berge et entrer dans les ronces dans son dos.

Le ragondin poursuit sa route, il est un peu trop loin pour Valérian, puis il plonge, j’en profite alors pour partir au pas de course pour lui couper la route avant les terriers. Je m’embusque dans un bouquet de joncs et finis par le voir ressortir et se caler sous un peuplier à environ 12 mètres.

Il est au milieu de branches mortes et ne dépasse guère de l’eau. J’arme et le manque une première fois sans qu’il réagisse. Ma seconde flèche l’atteint à l’épaule et son agonie est brève. Valérian qui arrive me confirme sa mort. Je retourne sur mes pas pour tenter de localiser les 2 ragondins restants.

Je ne suis plus qu’à 30 mètres de Manu quand j’aperçois un petit contre la berge, il est un peu loin et plonge avant que je puisse réagir. Il nage en longeant la berge, je le vois par transparence. Il finit par se caler sous une branche et reste sons l’eau. Je lui décoche une première flèche trop haute, trompé par la hauteur d’eau. Il n’a pas bougé, je récupère ma flèche, me positionne à sa verticale (ou presque) et lui décoche une seconde flèche qui le clou au fond. Je le récupère et l’achève.

Je reviens vers mes camarades alors que Valérian vient à ma rencontre. Un gros remous sur le bord, c’est le gros ragondin qui vient de filer. J’envoie Manu aux terriers et Valérian au poste de Manu. Il ressort face à moi, un peu loin, je le manque.

Il ressort plus près je le manque encore et il part tranquillement. Je n’ai plus de flèche. Valérian vient me remplacer alors que je pars au pas de course chercher mes flèches restées avec le troisième ragondin et reviens aussi vite. Le petit ragondin blessé est à quelques mètres de Valérian qui l’achève de 2 flèches.

Je pars me positionner sur la digue du lac que les ragondins franchissent souvent pour nous échapper et rejoindre une mare en contrebas.

Sortie au ragondin, dimanche 16 août 2009

Il met un moment à ressortir et je n’ai pas le temps de le flécher alors qu’il longeait la berge contre la digue et vient de plonger. Un bon moment s’écoule, Il ressort un peu plus loin contre la berge. Je décoche, il me semble l’avoir touché. Il plonge, les minutes s’écoulent quand, tout à coup, je le vois sortir de l’eau au niveau du déversoir. Je cours vers lui. Surpris, il s’arrête et me grogne mais ma flèche ¾ avant le clou au sol. Je l’achève.
4 ragondins sont morts sur les 5 du départ et les efforts de Manu et Valérian pour faire ressortir le fuyard seront vain. La nuit tombe vite, Manu et Valérian partent faire le tour d’un second lac plus bas et je pars chercher les flèches à la nage. Celles de Valérian, trop lourdes, sont restées au fond.
Il fait nuit noire quand Manu et Valérian reviennent sous un beau ciel étoilé, un gros ragondin les a baladé et ils n’ont rien pu faire.

Sortie au ragondin, dimanche 16 août 2009

Alex

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 15:33

De retour de 10 jours de vacances en Corse, je devais rentrer sur Albi pour récupérer mon chien, laissé en pension chez mes parents. Une idée m’a traversé l’esprit ces derniers jours : si je profitais de ce séjour dans le Tarn pour aller faire un tour à la chasse. J’ai donc appelé le président de la société de chasse de Roumégoux où j’ai commencé à chasser et où j’ai également commencé à chasser le chevreuil à l’approche. Ils ont toujours le tir d’été et depuis mon départ personne ne s’en occupe. Il est d'accord pour me le laisser pour ce weekend.

Ce matin, je me suis donc passé à la fédération des chasseurs du Gers mais ils n’ont pas voulu me faire un permis temporaire de 3 jours. Ils m’ont envoyé le faire à la fédération du Tarn qui eux ont accepté. Enfin bref, à 11 heures, j’avais mon permis de 3 jours.  

Après une après-midi à récupérer des heures de routes faites ces derniers jours, je pars pour Roumégoux où j’arrive vers 18 heures. Je discute brièvement avec le président et me voilà parti des souvenirs plein la tête. Je n’ai pas chassé ici depuis 2005 mais le territoire que je connais par cœur n’a pas changé. Je n’ai jamais réussi à prélever un chevreuil sur mon département de naissance et je suis resté sur l’échec d’un chevreuil fléché et perdu en 2000.  

Je contrôle le vent, mauvais, il pousse mon odeur vers la zone que je veux chasser ce soir. Je décide donc de rester assez éloigner des bois, de marcher un moment avec le vent de côté, de dépasser la zone que je veux chasser ce soir puis de descendre vers le lac de la Bancalié avec le vent dans le dos pour chasser en remontant vent de face.  

Je traverse la route, longe un maïs et arrive au coin d’un petit bosquet carré très épais. Il fait une chaleur étouffante, le sol est sec et tout craque sous mes pas. Les chevreuils ne seront pas de sortie avant la tombée de la nuit. Je décide donc de forcer la chance.

Je tente un petit coup de Butollo mais mes appels restent sans réponse. Je poursuis pour arriver sur un chemin de terre qui descend vers le lac. Je descends vent de dos vers le lac en longeant un moment une friche partiellement boisée. Un nouveau petit coup de Butollo. Toujours rien, je poursuis, une bande boisée étroite sur ma gauche s’anime, un groupe de geais vole de branche en branche en poussant des cris d’alerte.

Puis le chemin traverse une parcelle de bois, sur ma gauche un fourré de buissons noirs et de chênes et sur ma droite une plantation de sapins. Le chemin poussiéreux étouffe le bruit de mes pas. Je m’avance un peu puis me cale, dos aux pins, derrière un buisson épais en bordure du chemin de terre et commence à lancer de petits appels brefs au Butollo.

Au bout de quelques appels, un bruit de pas lent et régulier se fait entendre, j’en suis sûr c’est un chevreuil. Je continue mes appels et aperçois un beau 6 pointes venant droit sur moi au milieu des buissons noirs, épars dans cette zone. Il est à moins de 20 mètres, j’accroche mon décocheur et tente d’armer mon arc avec le Butollo à la main mais la flèche se désencoche et je la rattrape au vol avant qu’elle ne heurte le sol.

Voilà le résultat de mes flèches à bas prix : une encoche qui ne tient pas sur la corde. Le brocard n’a pas remarqué mon manège et avance toujours vers moi pendant que je réencoche la flèche et arme mon arc. Il est juste derrière le buisson et s’avance doucement en le contournant pour sortir sur ma droite sous le vent.

Mon viseur est calé mais la végétation épaisse me fait craindre une trajectoire aléatoire de ma flèche. Mon viseur le suit, posé sur son coffre alors qu’il dégage son poitrail à 2 mètres de moi et que j’appuis au même moment sur mon décocheur. Non, il m’a senti ou vu et démarre alors que je décoche, ma flèche va être trop derrière, d’un mouvement instinctif et qui m’étonne encore à y penser, je rabats ma flèche en arrière du chevreuil d’un coup de bras et passe juste derrière lui sans le toucher. Il détale ventre à terre alors que je récupère ma flèche fichée à moins de 5 mètres et entièrement propre. Ouf, j’ai évité le pire.

Je me remets en marche et atteints le chemin de terre qui longe le lac. Je le suis et marque plusieurs arrêts pour appeler au Butollo mais sans succès. Le lac est très fréquenté en été et il est possible que le bruit ne plaise pas trop aux chevreuils. Un vacancier est d’ailleurs en train de jouer avec ses chiens qui plongent tour à tour en aboyant pour aller chercher le bâton qu’il leur lance dans le lac.  

Je décide de tenter le bois de la Cassanié au-dessus de la route qui surplombe le lac et descend pour traverser le ruisseau d’alimentation, je remonte donc et, la route traversée, je m’engage dans le bois en suivant un coulée très fréquentée. Le sol jonché de débris végétaux craque de toute part et mes pauses Butollo ne donnent rien.

Je fais trop de bruit. Je poursuis tout de même un moment dans le bois puis finis par abandonner en arrivant dans de la bruyère sèche. Je redescends vers le ruisseau qui alimente le lac. En sortant du bois, je débouche dans un pré encore bien vert, l’air rafraîchi par le ruisseau tout proche est très agréable, un sentiment de bienêtre m’envahit.

Je suis à 100 mètres d’où j’ai fléché mon premier chevreuil que j’ai malheureusement perdu. Calé contre ce gros chêne dans le bois de l’autre côté du ruisseau, je lui avais décoché ma flèche à pointe touchante et perdu cet animal à cause de mon inexpérience et de mon empressement.

Envahis par ces souvenirs, je longe le ruisseau pour traverser maintenant une haie épaisse qui barre le pré en reliant les deux versants boisés. Le passage existe toujours, je traverse donc la haie et arrive sur un deuxième pré toujours aussi vert.  

Un gros frêne, au bord de la haie fera un affût parfait. Je me positionne derrière et lance mes appels de Butollo. Presque immédiatement, un brocard dévale au galop le versant boisé sur ma gauche et me passe en bordure du bois à 15 mètres environ au pas.

Trop rapide, trop de végétation, je laisse faire. Il sort du bois dans le pré derrière moi et de l’autre côté de la haie. Je continue mes appels, c’est un jeune brocard, un cou et une silhouette fins, deux dagues de 15 centimètres entre ses oreilles.

Il avance doucement, je l’aperçois partiellement au travers de la haie, il se dirige vers le passage que j’ai emprunté. Mais, tout à coup, il se fige, regarde le versant boisé qui lui fait face, fait volte-face de déguerpit au galop en retournant d’où il vient.  

Un bruit de fracas se fait entendre de l’autre côté du ruisseau, un second brocard dévale la pente, tête basse, alors que j’arme mon arc. Il saute dans le lit du ruisseau et stoppe net. A 10 mètres, plein travers, les quatre pattes raides et bien écartées, posé sur les galets du ruisseau presque à sec, il ne sait pas encore qu’il est déjà mort.  

Ma flèche est partie alors que mon viseur est posé sur son poitrail. Il amorce tardivement un démarrage mais le bruit sourd et mat qui parvient à mes oreilles ne trompe pas. Je suis dedans, un peu en arrière du coffre et un peu haut à cause de ce mouvement mais je vois déjà le sang jaillir alors qui saute d’un bon la grosse flaque d’eau qui reste encore au fond du lit de ce petit ruisseau. 

Il disparaît en suivant le lit du cours d’eau. Presque au même moment un bruit de galets remués se fait entendre, je pense comprendre mais j’attends un peu. Un bref silence puis encore ce bruit de galets au même endroit.

Le silence s’installe et après une brève attente, je m’approche de l’endroit du tir. Ma flèche repose dans l’eau qui a lavé tous les indices et en me baissant pour la ramasser, j’aperçois mon brocard, couché sur le flanc sur un lit de gros galets, il a fait 10 mètres. Ma flèche a touché l’artère sous colonne et les 2 poumons. C’est un beau 6 à tête bizarde.

Retour aux sourses, tir d'été dans le Tarn, 31 juillet 2009

Alex

Trophée : (Tête bizarde avec fracture du nez ressoudée)

Retour aux sourses, tir d'été dans le Tarn, 31 juillet 2009
Retour aux sourses, tir d'été dans le Tarn, 31 juillet 2009

Atteinte :

Retour aux sourses, tir d'été dans le Tarn, 31 juillet 2009

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 21:39

Ce soir, il n’était pas prévu que j’aille à la chasse mais je décide finalement d’aller faire un tour aux ragondins vers 20 heures. Je pars pour un grand lac où, malgré la pression de chasse que je leur fais subir depuis des mois, ils sont encore légion.

En route, je passe devant une petite mare où je n’ai pas mis les pieds depuis un moment. Je me gare et décide d’aller voir si les ragondins seraient par hasard de sortie. J’empoigne mon arc et descends doucement sur le chemin d’accès goudronné qui mène à une villa occasionnellement occupée par des anglais.

Arrivée à la mare, j’aperçois un gros ragondin affairé à brouter sur la bordure qui a été girobroyée depuis peu. Le vent est mauvais mais je tente tout de même le coup. Il est à 25/30 mètres, un saule à 15 mètres camouflera ma progression.

J’avance à pas de loup en tentant d’apercevoir ce myocastor au travers des branchages épais. Il est toujours là, vacant à ses occupations. J’avance encore un peu sans le voir et arrive contre les branchages. Je me prépare à armer mais il n’est plus là, le vent a eu raison de mon approche. Un remous dans l’eau puis un autre devant le terrier, il m’a eu.

Je reviens sur mes pas et reste un petit moment en retrait sur le chemin goudronné, en arrière du terrier où l’eau remue encore. Un frémissement puis un gros remous puis le retour au calme. A nouveau l’eau bouge contre la berge et un sillon se dirige vers le terrier. Je n’ai pas pu voir ce que c’était, l’animal est entré au terrier. Un autre frémissement, cette fois, je m’approche alors que le sillon par à l’opposé du terrier. C’est une jeune poule d’eau.  

Je retourne à la voiture. Je roule un petit moment et arrive au grand lac. Je me gare sous la digue et repars en chasse. Il fait encore très chaud, je transpire à grosse gouttes. Je longe la berge côté droit en regardant vers le ruisseau d’alimentation et arrive au bout du lac sans avoir vu le moindre ragondin.

Il fait encore bien jour et je les ai bien dressés. Je ne suis pas en fait très motivé pour chasser le ragondin ce soir. Je décide d’aller observer les blaireaux pour repérer les passages.

Je commence à longer le ruisseau quand une chevrette se lève à 20 mètres devant moi et détale sur 30 mètres avant de se retourner pour m’observer un instant puis de poursuivre sa route et de disparaître.  

Je passe le petit passage busée et traverse ainsi le ruisseau qui se tarit de jour en jour. De ce côté du ruisseau, il y a de vielles balles rondes laissées à pourrir. Je décide de m’entraîner un peu, Je décoche quelques flèches en visant les taches de lumière qui percent les feuillages et qui dessinent de petits cercles.

Il est 20h30, je me remets en route, je longe un petit moment le ruisseau puis le bois en obliquant à 90°. Le vent vient du bois avec un léger travers avant. Il me faut me poster avant les terriers et en dessous de ses derniers.

Je rentre dans le bois, cherche un moment une coulée pour mettre fin à ses craquements de feuilles et de brindilles qui cassent sous mes pas malgré tous mes efforts. Enfin sur la coulée, je progresse lentement pour me positionner 25 mètres en dessous des terriers et légèrement en retrait.  

Les minutes passent, un geai passe furtivement au-dessus des terriers, une palombe vient se poser au-dessus de moi. Les merles font le concours du plus bruyant dans les feuilles mortes. Le sous-bois est très animé, même les moustiques s’y mettent, je suis assailli, un certain nombre fera les frais de sa gourmandise mais la plupart partiront repus me laissant à mes démangeaisons. Tout à coup un bruit de pas régulier et ininterrompu sur ma droite. Je finis par l’apercevoir, c’est un renard qui vient vers moi, il arrive au-dessus de moi, le vent ne lui porte pas mon odeur. Il s’arrête, repart, s’arrête encore puis oblique pour se diriger vers les terriers de blaireaux.

Il passe à 15 mètres avec un rythme soutenu, j’ai armé mais il est trop rapide, je ne le sens pas. Il disparaît alors que je désarme. Je tente de le faire revenir en aspirant de l’air au travers de mes lèvres pincées qui remuent pour imiter la souris.

Un grand fracas, il revient sur ses pas et fait mine de s’en aller. Je retente le coup, cette fois, il arrive droit sur moi alors que j’arme mon arc. Il est déjà à 3 mètres et arrive d’un pas décidé, c’est maintenant ou jamais, je l’aligne et décoche. Ma flèche rebondie au sol et retombe deux mètres plus loin en heurtant le goupil qui a déjà fait demi-tour. Tout s’est passé trop vite je n’ai pas su voir l’atteinte.  

J’attends un moment sans bouger alors que je l’entends fuir dans le bois pendant quelques secondes. Il marque plusieurs arrêts de moins en moins espacés puis plus rien. J’attends encore un peu puis m’avance. De grosses gouttes de sang jonchent le sol 1 mètre après l’endroit du tir.

Je plante ma flèche au départ de la piste alors que des bruits de pas se font à nouveau entendre. Ce sont les blaireaux, ils passent plus haut, j’en compte au moins 2. Pour patienter un peu je décide de tenter de les approcher. Le premier avance trop vite alors que j’arrive à approcher le second à 10 mètres, couvert par le raffut qu’il produit.  

Il est temps de me mettre en quête de mon renard, il fait déjà très sombre en sous-bois. La piste est très marquée et facile à suivre à quelques exceptions près. Tout à coup, un animal démarre devant moi, je crains de n’avoir relevé mon renard mais la direction de fuite ne suit pas la piste au sang.

Au bout de 150 mètres, je commence à désespérer et je ne trouve presque plus de sang, j’attrape mon portable pour appeler un conducteur de rouge quand je vois que Manu est entrain de m’appeler, j’avais mis l’option silencieux. Je réponds et lui raconte mon aventure quand le faisceau de ma frontale tombe, sur ma renarde, couchée sur le flanc dans son beau manteau roux.

Elle me paraissait beaucoup plus grosse tout à l’heure. Ma flèche lui a entaillé le flanc et le dessous du ventre avant de lui casser une patte arrière, lui sectionnant la fémorale au passage.

Moi qui avais du mal à lâcher mes flèches sur les renards, c’est mon 4ième de la saison.  

4ième renard de la saison, 12 juillet 2009

Alex

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 16:24

Mardi soir, n’ayant plus de bracelet pour le chevreuil, je me décide à aller faire un tour sur le territoire à 5 minutes de chez moi où j’ai fléché mon premier brocard de la saison. Je me gare devant l’habitation du président de la société de chasse et pars, vent dans le dos, pour revenir à bon vent sur une zone où les renards ont été vus lors des moissons.

Je longe un moment le chemin de terre qui conduit à la ferme, puis au bout de 400 mètres environ, bifurque sur la gauche, gravis le talus, traverse une haie pour me retrouver en bordure d’un grand champ de blé. Un bref arrêt pour scruter les alentours mais rien ne bouge.

Je me remets en marche, j’avance tranquillement sur le haut du champ sur une bande de 1 à 2 mètres où le blé a été complètement mangé par les lapins. J’en entends d’ailleurs démarrer un de temps en temps dans la haie sur ma droite puis dans le bois qui lui fait suite. La bordure du bois redescend vers le bas du champ puis bifurque à nouveau à 90°.

Le blé se termine par une bande de 40 mètres de large. Je rentre dans la bordure du bois, me dissimule derrière un gros genet et lance quelques appels au Butollo pour tenter d’apercevoir le maître des lieux qui n’a rien à envier à mon brocard du 11 juin. Au deuxième appel, un bruit de feuille et de brindille qui casse, une chevrette surgit, de la haie qui délimite le bas du champ, dans le blé et monte au grand galop pour se planter à 10 mètre sur ma droite. Ses naseaux grands ouverts, elle a vite fait de me flairer et fait demi-tour, s’en m’avoir vu. A toute allure, elle traverse la haie puis le petit champ de blé et disparaît dans le bois d’en face. Quelques autres appels mais le brocard n’y répondra pas.

Je m’enfonce dans le bois pour continuer à progresser vent dans le dos et ressortir dans un grand champ de tournesol qui délimite la partie haute du territoire. Je suis donc la bordure du bois sur ma gauche pour me diriger vers la « zone à renard ». Quelques têtes de tournesol sont mangées ou coupées par les chevreuils.

Je tente à nouveau d’appeler au Butollo histoire de voir. Au bout de quelques appels, un fracas se fait entendre dans le bois. Un chevreuil vient droit sur moi mais je n’arrive pas à le distinguer. A chaque appel, il bouge, vient vers moi, longe la bordure dans un sens puis dans l’autre mais ne sortira jamais et finira par s’éclipser sans un bruit.

Je me remets en marche, le champ de tournesol se termine pour laisser place à une friche clairsemée de petits chênes qui peinent à pousser. Je ralentis l’allure, ma visibilité est plus limitée et je pourrais me faire surprendre. Je marche un moment sans rien voir et arrive au niveau de vielles petites ruines dont le toit menace de s’effondrer.

Je jette un coup d’œil en restant sur le palier de la première, rien, puis à la seconde. Une petite chouette chevêche, perchée sur une poutre maculée de fientes blanches me regarde quelques secondes avant de s’envoler par un trou du toit.

Je progresse maintenant vent de face, la chasse commence. Je m’arrête au sommet d’une butte pour jouer à nouveau de mon Butollo. J’ai un grand champ de vision sur les alentours, pas un seul chevreuil ne répond à mes appels mais, tout à coup, le ciel s’obscurcit, des cris de milans me font lever les yeux sur une nuée de plusieurs centaines de milans qui arrivent droit de la décharge un peu plus loin. Ils arrivent en flux continu, c’est impressionnant, et se mettent à décrire des cercles au-dessus de moi. Je me lève et me remets en marche alors que les milans me suivent un moment.

Une renarde galeuse, 7 juillet 2009

Je redescends tranquillement vers un petit ruisseau avant de remonter vers la carrière. Je m’arrête au bord d’un bois en dessous de la décharge et de la SPA d’où arrivent des aboiements permanents. Quelques coups de Butollo suffisent à attirer un chevreuil.

Le bois est en pente, il est au-dessus de moi mais caché derrière un buisson je n’arrive pas à le voir, il réagit à chaque appel et court dans tous les sens puis finit par s’éclipser sans que j’ai pu le voir.  

Je remonte vers la carrière, laisse le blé où j’ai fléché mon brocard et qui a été moissonné depuis, pour me diriger vers un tournesol chétif où il semble que les renards se tiennent. Sur le talus de la décharge un troupeau de bêtes noires, elles sont à plus de 200 mètres et je n’arrive pas à les identifier, Je me rapproche doucement, descendant puis remontant dans le tournesol très vallonné pour m’apercevoir à environ 90 mètres qu’il s’agit en fait de moutons noirs nains qui doivent certainement jouer le rôle de tondeuse aux abords de la décharge.  

Je me remets en chasse, j’avance doucement dans le tournesol au-dessus d’un petit bosquet pentu situé au beau milieu du champ. Le champ est loin d’être plat, tout à coup, j’aperçois, au milieu des tournesols clairsemés, une tête de renard.  

Je me baisse pour ne pas être repéré. Je suis à genoux et je me redresse un peu, il ne m’a pas vu affairé à ce gratter. Quelque chose me semble étrange, il est à 25 mètres environ. J’avance doucement sur les genoux, baissé le plus possible pour me cacher derrière la végétation qui n’est pas bien haute et très éparse. Dès qu’il s’arrête de se gratter, je m’arrête, de même à chaque mouvement de tête.

Je progresse doucement. Je viens de comprendre ce qui ne va pas, il est galeux, le pauvre n’a plus de poil sur l’arrière et presque plus sur l’avant. Pas à pas, non genou à genou, j’arrive à environ 10 mètres mais ma position inconfortable et les pieds de tournesol m’empêchent de tenter un tir.

J’attends un moment, il n’a, jusque là, pas bougé si ce n’est pour se gratter, il est assis depuis tout à l’heure. Il se lève, fait quelques pas et entre dans un bouquet de tournesol pour s’arrêter à nouveau et se remettre à se gratter. J’en profite, je me redresse, arme mon arc, fais lentement 3 ou 4 pas. 8 mètres, j’aligne ma visée au milieu des tournesols et décoche.

Il est foudroyé, il n’a pas bougé et est à terre. Je m’approche doucement quand je l’aperçois au sol se mordant l’arrière train. Trop confiant, je n’ai pas réencoché et il en profite pour fuir sur ses pattes avant vers le bois en contrebas, sa colonne brisée le ralentit énormément et il s’arrête souvent pour se mordre l’arrière train. Je me lance, encoche une flèche en pleine course, le dépasse alors qu’il fait demi-tour et remonte dans le tournesol. La pente le fait ralentir, il saigne abondamment, je le rattrape, arme et lui décoche un seconde flèche ¾ arrière alors qu’il tente de s’enfuir.

La flèche entre derrière les côtes et ressort entre les antérieurs.  Il boule sur place et meurt rapidement.

Une renarde galeuse, 7 juillet 2009

Alex

 

Atteinte :

Une renarde galeuse, 7 juillet 2009

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 16:18
Ce soir, nous nous sommes donnés rendez vous avec Dominique, le vis président de l’ASCA32, à Vic Fezensac vers 19 heures. Nous partons sur la zone de chasse, Domi a pris son caméscope. Nous nous préparons alors qu’un lièvre sorti de la friche se promène dans le semé de tournesol sur notre droite.
Nous voilà partis, le vent est dans notre dos, le temps est à l’orage, il fait très lourd et quelques gouttes éparses se font sentir. Nous progressons lentement sur le chemin de terre quand deux tracteurs arrivent.
Je crains qu’ils ne nous cassent la chasse mais ils tournent à gauche et sortent de la zone que je compte chasser ce soir. Je laisse le tournesol du beau six sur la droite pour y revenir à bon vent et nous poursuivons tranquillement. Sur la gauche le semé de maïs où dimanche matin un beau 4 pâturait avec sa chevrette.
Mais ce soir, le bruit des engins agricoles tous proches ne facilite pas une sortie des animaux. Nous poursuivons vers un grand blé qui se termine en pointe contre un bois tout en long. Les pas se font feutrés, l’allure ralentit mais le blé semble désert. Nous arrivons au niveau d’un petit bosquet, sur notre gauche, coincé entre le ruisseau et le chemin de terre.
Je jette un coup d’œil par une trouée dans le feuillage en marquant un temps d’arrêt et, ne voyant rien, je me remets en marche quand le jeune 4, familier du secteur, m’aboie et détale dans le bois. Il était à quelques mètres de moi, mais dans la végétation, je ne l’avais pas vu.
Nous sommes à mauvais vent et ça n’arrange rien. Je l’aboie un moment alors que Domi, resté en arrière au coin du bois a allumé son caméscope. Il est entrain de filmer. Le brocard comme à son habitude sort au coin du bois et traverse la bande de blé en faisant de grands bons pour rejoindre le couvert forestier.
Nous arrivons au bout de la bande boisée sur notre droite et je décide de remonter sur le plateau, en obliquant à droite, pour observer les alentours d’un point haut. Nous suivons le fond d’une combe dont les deux versants sont en blé.
Une bande de blé a été moissonnée sur notre gauche. Nous progressons lentement, Dominique me suit à distance et, alors que je me retourne pour voir où il se trouve, il me fait signe de regarder devant moi, il a vu 2 silhouettes et s’est baissé pour ne pas être vu.
Je me retourne et aperçois 2 énormes lièvres. Ils suivent la bande moissonnée et viennent vers nous alors que Domi les filme. Je m’assois un moment pour les regarder faire. Puis me redresse et me remets en marche. Ils me repèrent et détalent, à droite, vers le tournesol qui fait suite au blé.
Nous obliquons à nouveau à 90° à droite pour suivre la limite entre tournesol et blé. Nous remontons vers le point le plus haut du secteur. Nous devrions être à bon vent mais ce denier a tourné et s’est intensifié. Je décide de tenter de faire bouger les animaux en jouant du Butollo.
Je marque des arrêts d’observation fréquents et avance doucement en appelant. Je redescends doucement vers un petit ruisseau et m’arrête pour observer quand j’aperçois au loin une tache rousse dans le tournesol. J’appelle Domi qui d’un coup de jumelles me confirme qu’il s’agit d’une tache de végétation. Nous avançons encore un peu quand cette fois j’aperçois au loin, sur un léger talus séparant un semé de maïs d’un semé de tournesol, une tache rousse en mouvement.
Cette fois c’est sûr, c’est un chevreuil mais ni le zoom du caméscope, ni le grossissement des jumelles ne pourront nous dire s’il s’agit d’un brocard. Je décide de tenter une approche en suivant la haie qui borde le ruisseau.
Je rejoins donc rapidement le bord de la haie en contrebas, contrôle le vent qui est maintenant face à moi et me mets en marche.
La distance faisant, je progresse rapidement sans trop prêter attention au bruit. J’arrive donc à l’angle de la haie qui remonte maintenant parallèlement au blé de tout à l’heure. Je suis la haie et arrive, 2 mètres plus loin, au niveau d’une trouée.
Je tente d’apercevoir l’animal mais sans succès. Je range donc la flèche dans le carquois et me faufile au travers de la haie. Arrivé de l’autre côté, je l’aperçois, il n’a presque pas bougé mais semble longer le talus en parallèle de la haie que je longe. Je l’observe un court instant, il est à 200 mètres environ et le sexage n’est toujours pas évidant (je chasse sans jumelles).
Je rebrousse chemin et retourne de l’autre côté de la haie. Je recommence donc à longer la haie qui, sur le plateau, oblique à nouveau à 90° dans la direction du talus que longe mon chevreuil. A l’angle, une trouée me permet une nouvelle observation. Il broute toujours et n’a pas fait plus de 10 mètres. La haie en arc de cercle vient mourir au bout du talus, sur la trajectoire du chevreuil.
Je vais tenter de la longer pour arriver au plus près. J’avance pas à pas sur la pointe ou le côté des pieds, m’arrêtant à chaque fois qu’il lève la tête, me coulant sous les branches basses qui sortent de la haie et écartant chaque ronce pour ne pas faire de bruit.
Le prédateur qui est en moi s’est réveillé. J’ai bien parcouru 40 mètres quand le chevreuil lève la tête d’une façon anormale, il a repéré quelque chose mais je ne pense pas que ce soit moi. Il reste figé un moment puis quitte son talus pour s’avancer dans le semé de maïs. Cette démarche saccadée, ce port de tête, j’en suis presque sûr, c’est un brocard.
Il semble s’éloigner pour descendre vers le chemin de terre mais bifurque brusquement et retourne vers le bout de la haie au trot puis au pas de course. Que se passe t-il ? Il disparaît derrière la haie et j’en profite pour presser le pas et rejoindre une trouée pour repasser au dessus de la haie et tenter une interception dans le virage à quelques dizaines de mètres, où le tournesol est plus haut et plus épais.
J’avance rapidement vers un arbre mort couché en bordure du champ quand un bruit attire mon attention. Deux chevreuils se coursent en contrebas, Les feuilles des jeunes plants de maïs claquent contre leurs pattes. Je les distingue mais ne peut pas vraiment les sexer.
Ils se coursent en décrivant des cercles de grand diamètre. Puis au bout de quelques tours, ils remontent vers la haie. Le bruit de bois cassé et de feuillage froissé se rapproche, je peux entendre de petits cris aigus. Ils vont me passer à quelques mètres.
J’en suis presque sûr, c’est un brocard que course une chevrette. Exact, il sorte de la haie dans un grand fracas alors que je viens d’armer mon arc et que seul l’arbre mort nous sépare. Je m’agenouille alors qu’ils reprennent leur manège en décrivant des cercles de diamètre plus réduit à moins de 10 mètres de moi.
Le brocard et la chevrette sont essoufflés et tirent la langue, leur respiration est forte et saccadée. Le brocard est juste au cul de la chevrette. Je suis toujours armé et attends l’occasion qui finit par arriver.
Les 2 amoureux à bout de souffle passent plein travers à moins de 8 mètres. Tout va très vite, l’instinct dépasse la pensée et, mon viseur aligné, je décoche.
Ma flèche semble ricocher sur le genoux de la patte arrière et se casse en 2 morceaux, un très court au ras de l’empennage qui tombe au pied du brocard, l’autre qui part à 45° pour aller retomber un peu plus loin.
Dans ma tête, les jeux sont faits, je viens de faire un beau loupé, mais stupeur le train arrière du brocard se dérobe et il tombe assis. En observant la fracture nette de sa patte je me précipite sur lui sans réfléchir, le saisi par les bois et le plaque au sol en lui tenant le cou.
Je pose mon arc, attrape mon couteau et le sers rapidement au d’un coup ajusté au cœur. La vie le quitte en 1 ou 2 secondes. Ma flèche a en fait cassé le fémur de la patte de mon côté et tranché net le tendon de l’autre patte arrière, immobilisant ainsi mon brocard sur l’arrière train. Si elle n’avait touché qu’une patte j’aurais peut être perdu ce brocard.
La chasse se termine bien mais j’aurais préféré le manquer et le revoir dans d’autres circonstances. Cette flèche me laisse un goût amer d’inachevé, la déception de ne pas avoir fait une flèche mortelle. La vie est ainsi, dans mon malheur, j’ai eu beaucoup de chance de ne pas laisser un estropié dans la nature.
L'amertume d'une mauvaise flèche, 30 juin 2009

Alex

 

Atteinte :

L'amertume d'une mauvaise flèche, 30 juin 2009

Trophée :

L'amertume d'une mauvaise flèche, 30 juin 2009

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 16:03

Ce soir, arrivé sur la zone de chasse vers 20 heures, je m’équipe alors qu’une dizaine de lapins courent dans tous les sens au bord du bois en contre bas. Vent de face, je commence ma marche silencieuse en longeant sur la partie haute une bande boisée étroite.

Sur ma gauche, un grand champ de blé qui se termine contre la pelouse d’une habitation  puis une friche de plusieurs hectares. Sur ma droite, je domine une culture à gibier accolée à la bande boisée et des hectares de friches. Plus bas encore un grand bois de feuillus.

Il fait encore très chaud et aucun chevreuil n’a pointé le bout de son nez. L’habitation dépassée, je remonte en traversant la friche pour rejoindre la route de crête. Toujours rien, je traverse la voirie pour rejoindre un grand champ de blé qui descend jusqu’au ruisseau en longeant un bois et remonte ensuite vers un autre petit bois en longeant un champ de tournesols.

Je longe le long du bois en scrutant régulièrement le blé mais toujours rien. Cette semaine, j’ai croisé une laie et ses marcassins de 15 kg environ et leur présence sur le secteur n’est peut-être pas étrangère à cette absence de chevreuil. Je traverse le ruisseau, longe entre le blé et le tournesol pour arriver contre le petit bois.

Je décide de contourner le massif et de revenir sur mes pas pour retourner vers la friche de l’autre côté de la route. Les sangliers se sont souillés au bord du bois, la boue est encore fraîche, je pense qu’il est vain d’insister. Le bois contourné, je retourne sur mes pas. Les cailles chantent dans le blé, je marque un temps d’arrêt quand un mouvement attire mon attention, en bas, près du ruisseau.

Un dos sombre, le blé s’agite un instant en direction du passage du tracteur puis plus rien. J’attends un peu mais plus rien ne semble bouger. Je mets quelques coups de Buttolo, toujours rien. Je descends doucement sans trop y croire en jouant du Butollo quand, arrivé au niveau du passage du tracteur, j’aperçois un renard qui se dirigeait droit sur moi.

Je ne suis pas prêt et il fait volte-face pour s’enfuir au pas de course en longeant le passage de roue. Vu le peu de mouvement, je décide de rejoindre rapidement la route de crête, erreur, le brocard venait de sortir en haut du blé et détale en me voyant.  

J’arrive à la route et redescends dans la friche. Cette fois, je progresse doucement en regardant bien partout. Une haie de 40 mètres de long en plein milieu de la friche offre une zone d’ombre mais toujours pas de chevreuil. Je progresse dans les hautes herbes en passant à une dizaine de mètres sous la haie quand un mouvement, à environ 80 mètres, attire mon attention.

C’est un renard, il avance la queue un peu relevée et le bout noir et blanc ainsi que ses oreilles sont bien visibles. Il avance d’un pas rapide, oblique et se dirige droit sur moi.

Je m’agenouille pour mieux me fondre dans la végétation et observe son manège, il revient sur ses pas, revient vers moi, flaire les touffes d’herbe, urine contre un chardon, s’arrête, repart. Je profite d’une touffe de végétation épaisse derrière laquelle il marque un temps d’arrêt pour armer, il est à 25 mètres environ.

Il se remet en marche et passe en longeant la haie au-dessus de moi, mon viseur est calé sur son épaule et j’attends l’occasion de tir, la végétation plus clair semée me laisse une bonne vision de l’animal. Il est à 6 mètres mais ne semble pas vouloir marquer d’arrêt, mon viseur se cale sur le devant de l’épaule et je décoche.

Un bruit mat mélangé d’un bruit de fracture ne laisse aucun doute, ma flèche est dedans. Il pousse un petit cri, mélange de grognement et de gémissement, et démarre en trombe. Il trébuche une première fois à 2 mètres de l’endroit du tir. Son menton touche le sol, il se redresse chute à nouveau ses mouvements sont de plus en plus désordonnés.

Il finit par bouler au bout de 6 mètres de course et ne se relèvera pas. Je cherche un moment ma flèche, puis ramasse mon renard pour le ramener à la voiture, c’est un mâle, sa dentition me laisse penser qu’il a déjà quelques années. La luminosité baisse rapidement, je prends quelques photos, pose le renard dans le coffre de ma voiture et repars en chasse en longeant la bande boisée de tout à l’heure.  

second renard en 2 jours, 27 juin 2009

Je stoppe net, un brocard pâture à 60 mètre devant moi, je m’aplatis au sol et commence ma progression à 4 pattes. Je m’arrête à chaque mouvement de tête et parvient à gagner une vingtaine de mètres mais le couvert est très faible et le brocard en contre bas finit par repérer mon mouvement. Il me fixe, fait semblant de brouter, relève brusquement la tête, me fixe à nouveau et recommence ce manège plusieurs fois. Je l’aboie, il avance d’un pas saccadé dans ma direction, fait volte-face, démarre pour faire 2 bons et revenir à l’aboiement puis se débine doucement dans la bande boisé.

Il fait maintenant trop sombre, la chasse s’arrêtera là pour ce soir.

 

Alex

 

Atteinte :

second renard en 2 jours, 27 juin 2009

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 16:02

Hier soir, un membre de la société de chasse, curieux de savoir ce qu’est la chasse à l’arc voulait m’accompagner, nous avions rendez-vous aux alentours de 19 heures chez le président de la société de chasse. Arrivé sur place, j’apprends qu’il n’a pas pu se libérer, ce sera donc chasse en solo.

Le président de la société me propose de me montrer un nouveau secteur du territoire. Je le suis donc et arrivé sur place, une zone calme, sans habitation, composée de champ de tournesols pas encore en fleur, de petits bosquets et de friches sera ma zone de chasse pour ce soir.

Une fois seul, je me prépare puis attaque de longer un grand champ de tournesols, vent de face, en marchant doucement. Je progresse sur une bande enherbée, à ma droite le tournesol, à ma gauche coule un petit ruisseau qui borde un gros bosquet. Quelques têtes de tournesol ont été mangées par les chevreuils mais ils n’ont pas l’air d’être de sortie pour l’instant.

J’oblique ensuite à 90° pour longer le champ de tournesol qui oblique à cet endroit perpendiculairement au ruisseau. Je finis par arriver au bord d’un petit bouquet d’arbres épaissi par les ronces, la végétation et les buissons noirs. Le champ oblique à nouveau à 90° sur ma gauche en suivant le petit bosquet sur sa partie haute.

J’avance doucement quand un mouvement, en bordure du tournesol dans les herbes hautes, 15 mètres devant attire mon attention. Je finis par distinguer une tête puis devine rapidement qu’il s’agit d’un renard. Il est assis et se gratte les puces d’un mouvement saccadé. Je m’approche un peu, commence à armer mon arc, ma flèche m’échappe juste au moment où le renard tourne la tête vers moi.

J’ai juste eu le temps de me baisser en rattrapant ma flèche avant qu’elle ne heurte le sol. Le renard avance de 3 ou 4 mètres et entre dans le tournesol. Je réencoche ma flèche, avance doucement de quelques pas vers mon renard qui s’est assis et arme mon arc.

J’aligne ma visée, la végétation me gêne un peu mais je pense être au bon endroit. Je décoche. Le renard pousse un cri, saute sur place en se tordant en arc de cercle, démarre en courant tout tordu, la queue redressée puis se jette dans le petit bosquet et disparaît.  

Je m’avance doucement, pas de flèche, pas de sang. Je tourne et retourne, longe le bosquet à l’endroit présumé de l’entrée. Rien, je retourne à l’endroit du tir, me refais la scène et retourne à l’endroit du tir. A force d’insister, j’aperçois de grosses gouttes de sang dans l’herbe hautes.

Je suis doucement la piste à 4 pattes pour arriver à l'entrée qui ne présente pas une seule trace de sang. Je pose mon arc et entre dans les buissons noirs. A force d’insister, je retrouve la piste de sang à 2 mètres de la bordure, elle est maintenant abondante et bien marquée. Je la suis doucement, souvent en rampant sous les ronces et les épines.

Le renard n’a pas fait au plus simple, il a fait pas mal de virages et ressort au bout de 50 mètres environ dans la friche en bas du bosquet en forme de U pour rerentrer rapidement dans le bosquet. Je retourne chercher mon arc, le pose avant de rentrer dans le bosquet. Les buissons noirs et les ronces sont très épais à cet endroit. Je progresse, suivant le sang en rampant et le couteau à la main pour me frayer un passage.

Au bout de 30 mètres environ de détours dans cette végétation inextricable, j’arrive sur une zone ou les sangliers ont l’air d’avoir l’habitude de se gîter. Des bauges profondes jonchent le sol et la vue est plus dégagée. Je finis par perdre la trace du sang, la luminosité est faible sous ce couvert épais. Je ressors donc chercher mon arc et appelle le président de la chasse pour lui expliquer la situation.

Il passe chercher son voisin et arrivent tous 2 avec 2 teckels à poil dur alors que j’arrive à ma voiture. Nous retournons sur place, et ils lâchent les chiens sur la voie. Le plus vieux prend la voie en donnant de la voix alors que le plus jeune prend le contre-pied.

Je pars en courant pour tenter d’intercepter le renard au sortir du bosquet mais le teckel est déjà dans le tournesol. Je le suis à une dizaine de mètres sans le voir, son collègue nous rejoint et la menée commence, je dois courir pour les suivre dans les tournesols. Un brocard se lève et fille vers une haie droit devant, les teckels prennent la même direction et je crains qu’ils ne suivent maintenant une mauvaise piste. Mais le brocard passe à droite de la haie et les chiens passent à gauche le long d’un mur de balles rondes.

Je les rattrape rapidement alors qu’ils tentent de sauter par-dessus les balles de foin. J’en suis sûr ils sont après mon renard. Je n’ai pas le temps de les aider à passer qu’ils retournent en arrière, contournent ce mur de foin et longent la haie de l’autre côté pour se mettre au ferme juste en face de moi.

La végétation bouge furieusement et j’aperçois furtivement mon renard qui vient s’acculer à 2 mètres de moi. Je vois distinctement son arrière train et sa queue, j’arme ajuste ma visée un peu plus en avant et décoche. Ma flèche est fichée dans un arbuste, le renard démarre.

S’en suit une bagarre terrible sur un ferme roulant au terme duquel, après avoir mordu plusieurs fois les chiens, mon renard va rendre l’âme. C’est une renarde, touchée aux pattes avant et au bas du poitrail.

 

Alex

Mauvaise flèche sur un renard, 26 juin 2009

Atteinte :

Mauvaise flèche sur un renard, 26 juin 2009

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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