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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 16:47

Ce matin, je décide d’aller faire un tour au lac de la Cassagnère à Lasséran. Sur place un peu trop tôt, j’attends que la luminosité soit assez importante. Vers 6h40, je sors de la voiture et me prépare, il ne fait pas encore bien jour. Je décide de descendre au bord de la digue pour jeter un coup d’œil quand 2 ploufs successifs se font entendre.
2 ragondins refont surface à 25 mètres du bord, je m’approche doucement. Le plus près est à 15 mètres, J’arme doucement et l’aligne difficilement à cause de la faible luminosité. Je finis par estimer ma visée bonne et décoche mais ne vois pas l’impact. Au son, je pense avoir manqué. Je ne vois pas ma flèche, 2 sillons s’éloignent rapidement. Je sais où ils vont, je longe la digue traverse le déversoir, longe la berge jusqu’à une avancée du lac dans les terres.
Un ragondin arrive mais je fais démarrer un foulque qui lui passe au ras. Il a certainement plongé, mais non il s’est juste arrêté. Je longe la rive pour aller à sa rencontre.
Il me laisse approcher un moment puis redémarre pour traverser vers la rive d’en face. Il est à un peu moins de 10 mètres, j’arme, vise rapidement (un peu trop) et décoche pour passer juste au-dessus. Il plonge pour ressortir un peu avant le déversoir et rentrer dans un terrier sous les ronces. Je récupère ma flèche.  
Je fais demi-tour, je traverse à nouveau le déversoir, longe la digue puis la berge du lac vers une zone de terriers. Ma première flèche a dérivé et est trop loin pour être rattrapée, j’espère la voir revenir au bord avec le vent. De nombreux foulques s’ébattent sur le lac au milieu de quelques grèbes et colverts. Arrivé à la zone de terriers, un ragondin démarre et nage lentement en surface vers la berge d’en face. Encore une fois, je décoche rapidement et le manque. Je récupère ma flèche et poursuis.
Plus loin, un fossé se déverse dans le lac dans une zone ou la rive est bordée de petits arbres plantés serrés. Des foulques décollent en rasant l’eau et en battant l’eau de leurs pattes pour aller se reposer un peu plus loin sur l’eau. Un ragondin plonge, les arbres m’empêchent de le tirer, je me décale au bout des arbres, arme vise et décoche une première flèche juste en dessous.
Le ragondin continue tranquillement. Je réencoche, réarme, vise et décoche pour le frôler sur le dos. Il plonge et remonte dans les branches d’un petit arbre à moitié immergé.
Je réencoche, arme et vise. Je ne vois que la tête. Je le frôle, il ne bouge pas. Je n’ai plus de flèche. La première est restée sous l’eau dans les herbes, la seconde a dérivé derrière un autre petit arbres qui pousse dans l’eau et la troisième est coincée dans les branches de l’arbre où se cache le ragondin.

Je m’approche du bord quand un gros ragondin démarre tranquillement des joncs à 2 mètres de moi et part sans se presser histoire de bien me narguer. Ma canne à pêche est inutile, je dois me mettre à l’eau. J’enlève mes chaussures, chaussettes et mon pantalon et avance dans l’eau glaciale canne à la main. Je peux maintenant rattraper ma seconde flèche.
Une fois récupérée, je tente d’atteindre la première mais l’eau est de plus en plus profonde et je dois faire demi-tour pour trouver un autre passage. Tout à coup, je me rends compte que le ragondin est toujours là à 5 mètres de moi. Il doit être blessé pour ne pas bouger.
Je vais chercher mon arc, pose ma canne, encoche et m’approche du ragondin qui me laisse arriver à 5 mètres. J’arme, vise la tête et décoche. Touché, l’eau s’est troublée à l’impact. Il plonge et disparaît. Je le pense coincé dans les branches. La morsure de l’eau glaciale est assez douloureuse mais il me reste 3 flèches à récupérer et un ragondin.    
Je repose l’arc et pars chercher les flèches. La première flèche est dans les herbes sur un haut fond, je fais un détour et parviens à ma flèche sans problème Le haut fond va jusqu’à l’arbre où je vois mes 2 autres flèches coincées dans les branches.
J’avance doucement mais l’eau monte vite jusqu’à l’entre jambe et le slip prend l’eau. Il me faut trouver une longue branche pour atteindre les flèches. Demi-tour. A 100 mètres environ, un ragondin se débat à 20 mètres du bord, c’est certainement le mien. Je reviens avec la branche et parvient difficilement à récupérer mes flèches.
Je reviens au bord, je ne sens plus mes jambes et mes pieds et j’ai beaucoup de mal à enfiler mes chaussettes.
Une fois rhabillé, je pars récupérer mon ragondin qui est mort à 20 mètres du bord. La végétation m’empêche de me servir du lancer. Rebelote, en slip. Je récupère la bête et le met dans mon sac à dos. Je finis de faire le tour du lac mais à part 2 chevreuils, les foulques, les grèbes, les sarcelles et les colverts, je ne verrai rien d’autre. Je pose le ragondin à la voiture et pars vers la zone à terriers espérant retrouver ma première flèche.
Je longe un moment la route. 2 chevreuils broutent à 150 mètres environ. Trop occupé à les regarder je me rends compte trop tard qu’un gros ragondin broutait à 10 mètres du fossé, à 60 mètres de ma position. Il rentre dans le fossé. Je ne retrouve pas ma flèche qui a certainement coulé. Je retourne à la voiture pour aller vers deux lacs un peu plus loin.
De loin, j’aperçois un beau faisan mâle au coin du second lac. Il se coule dans les ronces au bord de l’eau en me voyant. Je longe la rive du premier lac qui semble désert puis arrive au coin du second lac. Le faisan tente de décoller mais s’empêtre dans les ronces et fait une belle roulade avant de se remettre sur ses pattes et de prendre son envol en lançant son coccoc coccoc.
Le second lac semble désert aussi, je longe la digue qui sépare les 2 lacs puis reviens par la berge opposée du premier lac. Les arbres serrés me laissent peu de visibilité. Au coin du lac, l’eau bouge sous les branches basses. Je me prépare à armer mais c’est un beau colvert qui décolle. Je retourne à la voiture.
Je pars pour Miramont d’Astarac, pour un petit lac où un ragondin solitaire se joue de moi depuis plusieurs sorties. Sur le chemin goudronné qui mène au lac, 3 chevreuils traversent moins de 100 mètres devant la voiture puis longent le bord du chemin alors que je réduis la distance qui nous sépare. Ils plongent vers le champ en contrebas.
Je les vois détaler vers un petit bosquet pendant que je me prépare. Ils s’arrêtent, me regardent un instant à bonne distance puis disparaissent. Je descends le chemin de terre qui mène au petit lac. A mon arrivée, 2 colverts décollent mais pas de ragondin. Je fais demi-tour et pars pour Clermont Pouyguilles.
En passant à Labejan je jette un coup d’œil de la route à 2 lacs proches du village mais rien en vue. Je me gare près de la « mare aux ânes » et fais mon tour habituel mais pas de ragondins ce matin. Je reprends la voiture jusqu’à Saint Arroman.
Je vais commencer par les 2 mares au milieu des chaumes de maïs. Je me gare au bord de la route et en regardant le bord du ruisseau côté gauche, j’aperçois 2 ragondins mais il m’ont déjà repéré et descendent à l’eau avant que j’ouvre la portière. Je prends mon arc et me dirige vers le dernier endroit où je les ai vus. J’aperçois juste l’arrière train d’un des ragondins rentrant au terrier.
J’attends un peu mais je suis à mauvais vent, je décide de passer de l’autre côté du terrier et fais descendre à l’eau un petit ragondin que je n’avais pas vu. J’avance au bord du talus du ruisseau mais il est déjà au terrier. Je pars vers les mares en longeant le ruisseau. Rien sur le ruisseau, rien dans les mares.  

Je fais demi-tour et longe le ruisseau côté gauche en allant vers le Sousson, puis traverse côté droit. Un peu plus loin, 50 mètres avant le Sousson, une masse sombre attire mon regard 30 mètres devant moi. « Non ce n’est rien », j’avance encore un peu et me rends compte que c’est un ragondin.
Il est énorme, il broute couché, avachi même. Je commence l’approche très lentement et parviens sans problème à me positionner à 4 mètres derrière lui sans qu’il ne bronche. J’arme, vise et lui décoche une flèche qui le laisse sur place. Il est vraiment énorme, c’est un vieux mâle. Je le laisse sur place et poursuis.
Je longe maintenant le Sousson.

Sortie 13 mars 2010

2 ragondins se jettent à l’eau et rentrent au terrier me laissant sans réaction. Je ne m’attendais pas à les voir là. Je longe maintenant le ruisseau un peu plus prudemment. Je parcours bien 300 mètres sans rien voir quand j’aperçois dans le blé, sur la rive en face, un gros ragondin au gagnage.

Je commence l’approche et me rends compte que 3 autres broutent un peu plus loin. J’arrive à me placer à l’aplomb du gros ragondin qui broute en léger ¾ arrière. J’ai une fenêtre de tir entre deux noisetiers.

Sortie 13 mars 2010

Il est à plus de 10 mètres. J’arme, vise et décoche. Je suis un peu bas. Mon ragondin démarre, la flèche en travers pour se jeter dans le terrier entraînant les 3 autres avec lui. Je ne le vois plus mais l’entends un instant couiner avant que revienne le silence. Je traverse le ruisseau, monte le talus au niveau d’un HLM à ragondin.

Sortie 13 mars 2010

Ma flèche est cassée, la partie avec la lame est fichée à l’entrée du terrier,

Sortie 13 mars 2010

les vannes ont été emportées dans le terrier.

Sortie 13 mars 2010

L’entrée porte des marques de sang et de contenu intestinal. Je vais chercher la pelle pour le déterrer mais ça promet. Le terrier descend très profond. Je retourne à la voiture et revient me garer plus près.

Je pars avec l’arc et la pelle. Sur place, je sonde le terrier avec une longue branche pour en connaître la direction. Je commence à creuser à 3 mètres de l’entrée. Au bout d’une heure j’ai fait un trou de 1.7 mètres et je retombe sur la galerie qui bifurque à angle droit. Je creuse un peu le dessus de la galerie pour voir un peu plus loin et sonde avec la branche.  

Je touche quelque chose de mou et la branche présente des traces de sang et du poil. Il est à 1.5 mètres environ. Comment l’atteindre ? Je tente de le faire venir avec la branche sans succès. Il va me falloir faire un autre puits de 1.7 à 1.8 mètres pour l’atteindre. Non, je vais essayer de m’en rapproche en creusant horizontalement sur 50 à 60 centimètres.

Une fois rapproché de la bête, je n’arrive toujours pas à l’atteindre quand me vient une idée. La fainéantise fait réfléchir. Je me fabrique une gaffe avec une branche et commence à tenter de le crocheter.

Sortie 13 mars 2010

Au bout d’un moment, je parviens à le rapprocher. Je vois la tête et en m’enfonçant dans le trou j’arrive à le saisir.

Sortie 13 mars 2010

Il est 13h30, j’ai faim, je rentre.

Sortie 13 mars 2010

Après un peu de repos, je repars, vers 16h45, pour la chasse du soir. Je quitte Auterrive et passe devant les hangars de Vivadour quand, dans la réserve incendie du bâtiment qui ne tient plus l’eau tellement elle est truffée de galeries, j’aperçois un ragondin qui prend le soleil.

Je fais demi-tour un peu plus loin et reviens me garer à l’entrée des hangars. La réserve est clôturée en petite maille. Je m’approche doucement et aperçois la moitié avant du ragondin qui sort d’un terrier mais il me faut me déplacer pour tenter un tir. Il me repère et rentre au terrier.

Retour à la voiture et direction Labéjan. Le premier lac est désert. En passant au-dessus du lac du Fourcès, je vois 2 ragondins au gagnage. Pas de canard en vue, le sens du vent est bon pour une approche. Je me gare et descends pour passer par-dessous la digue mais 2 colverts que je n’avais pas vus décollent en cancanant.

Je ne me fais pas d’illusion, les ragondins ne seront plus là. Effectivement, quand je commence mon approche il n’y a plus rien dans le blé. Un léger remous à l’entrée d’un terrier. Les ragondins sont à l’abri. Je vais jeter un œil sur la mare au-dessus mais rien ne bouge. Je pars pour un autre lac un peu plus loin.

Je me gare en haut du champ de blé et descends vers le lac. Rien ne bouge, en face, un gros ragondin broute sur un petit carré d’herbe au milieu des ronces. L’approche est impossible. J’attends un peu caché derrière un saule puis remonte à la voiture pour aller vers 3 lacs successifs que je n’ai pas chassés depuis presque un an.

Arrivé à l’aplomb du lac, je me gare.

Sortie 13 mars 2010

150 mètres en contrebas 2 ragondins broutent dans le semé de blé. Je vais faire une grande boucle pour revenir par le bord du lac à bon vent sous le talus du champ. Je vois un troisième ragondin d’en haut. Je me décale de 300 mètres puis descends pour revenir vers le lac.

Arrivé au coin du lac, je me rends compte qu’il y a 5 ragondins, 1 gros et 4 à peine plus petits. 2 sont dans l’herbe, proches de l’eau, les autres sont au-dessus du talus dans le blé. Le plus proche c’est le plus gros, je focalise mon approche sur celui-là en faisant attention à ne pas être repéré par les autres. J’avance doucement mais à 20 mètres de ma cible, le cris des geais un peu plus loin inquiètent les 2 ragondins du bord de l’eau qui redressent la tête et cherchent le danger.

Ils finissent par se remettre à brouter mais les geais recommencent à crier et ils détalent, s’arrêtant au ras de l’eau. Ce mouvement inquiète le reste de la bande qui nez au vent cherche d’où vient le danger. Le plongeon des 2 ragondins précipite tout le monde à l’eau et même un sixième plus loin que je n’avais pas vu.

Une bande de terre longe la berge et empêche la fuite des ragondins qui doivent soit passer par-dessus, soit nager vers moi pour la contourner. Un prend la première solution les autres plongent. Je ne vois pas passer le premier qui ressort trop loin dans le lac. J’aperçois le second qui longe la bande de terre 50 centimètres sons l’eau.

J’arme, il ressort au coin de la bande de terre, je le vise et décoche. Touché, il plonge et fait demi-tour pour ressortir devant moi. Un autre refait surface un peu plus loin que le second, j’ai réencoché et lui décoche une flèche qui lui passe au ras au-dessus.

Mon ragondin est mort. Les autres longent la rive en face. Je longe la rive de mon côté pour les devancer et les attendre au-dessus d’une zone de buissons noirs où se trouvent des terriers. Je suis en place. Un ragondin se détache de la rive opposée et vient en bais vers moi.

J’arme, vise et décoche un peu trop devant. Ma flèche lui touche les dents le faisant se cabrer en arrière et plonger. Il remonte rapidement pour revenir contre la berge opposée. Je me dirige vers lui mais il est rentré dans un terrier. Je récupère ma flèche et pars pour le second lac un peu plus bas. Rien sur ce lac.  

Je poursuis vers le suivant 300 mètres plus loin. J’arrive par en dessous de la digue. L’herbe est toute broutée à cet endroit. Quand j’arrive sur la digue, j’aperçois un gros ragondin qui se précipite à l’eau. Un autre plus près nage tranquillement.  

Je lui décoche une flèche au ras au-dessus. Il plonge. Tout à coup, c’est la cohue, des ragondins arrivent de partout et se mettent à l’eau pour partir se réfugier vers une zone de ronces. Un ragondin resté en retrait joue avec mes nerfs, il va à gauche quand je vais à droite et inversement. Un autre le rejoint, ils se croisent sur l’eau.

Sortie 13 mars 2010

Je ne sais plus quoi faire et finis par laisser échapper tout le monde. Je parviens à décocher sur un ragondin qui longe la berge d’en face à 40 mètres mais ma flèche claque sur l’eau et ressort aussitôt pour se ficher en terre, 10 centimètres au-dessus du niveau du lac. La direction était bonne mais il semble que j’ai manqué mon ragondin qui rentre dans les ronces. Je vais vers les ronces qui ont bien poussé cette année, en les frappant, je fais revenir à l’eau un ragondin qui recommence à jouer avec moi avant de disparaître.

La nuit tombe vite, je retourne au premier lac. En chemin, j’aperçois 2 jeunes chevreuils qui jouent. Ils simulent un combat puis sautent de côté avant de se mettre à courir dans tous les sens puis recommencent leur simulacre de combat. Ils sont tellement pris par ce jeu que je parviens à les approcher à découvert à 40 mètres environ.    

Il fait trop sombre pour la photo, dommage. Ils jouent toujours puis remontent vers la bordure du bois d’en face à 45 mètres environ. Ils jouent à nouveau, avancent, broutent, avancent encore puis descendent vers moi. Je les domine, du haut de mon talus. L’un d’eux finit par me repérer mais, ne m’ayant pas identifié, il fait semblant de brouter plusieurs fois de suite puis vient vers moi d’un pas lent et saccadé.

Il se rapproche jusqu’à 20 mètres puis fait un petit trot avant de s’arrêter pour m’observer à nouveau. Au premier mouvement, les deux chevreuils détalent, font 100 mètres, s’arrêtent pour m’observer puis rentrent tranquillement au bois.

La nuit est presque là quand j’arrive au bord du lac. J’aperçois juste un ragondin qui plonge du bout de la bande de terre. Je cours vers le saule où se trouve un terrier mais, au bout d’un moment, il refait surface pour longer la bande de terre. Je longe la rive pour aller à sa rencontre.

Je passe la zone de buissons noirs et arrive dans un virage planté de plusieurs gros sapins. Juste à ce moment, je vois le ragondin, il va passer entre 2 sapins et disparaîtra ensuite dans les buissons noirs. Il fait presque nuit et ma visée ne sera pas aisée mais j’arme rapidement, aligne dans le mouvement et décoche en suivant.

Un bruit sourd retentit, je viens de sécher net ce ragondin sans y croire. Je le récupère avec la flèche et fait une photo avant de remonter à la voiture alors qu’il fait nuit noire.

Sortie 13 mars 2010

Alex

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 21:18

Ce soir, en sortant du boulot, je décide d’aller faire un petit tour au ragondin. Il me faut d’abord aller faire le plein à Masseube, ce qui me fait perdre un peu de temps. Je décide de commencer par 2 lacs consécutifs sur Clermont Pouyguilles dont j’ai récupéré le droit de tirer les ragondins le même jour que le grand lac où j’ai tué mon dernier ragondin.

Je me gare au bord de la route et parcours à pied environ 1 km sur un chemin de terre puis à travers champ pour rejoindre les lacs. Il est déjà 18 heures bien passé quand j’arrive au bord du premier lac. J’ai déjà fait un rapide repérage l’autre jour et me suis aperçu que les ragondins sont ici très méfiants. Je n’ai pas pu en approcher un à moins de 70 mètres.  

De nombreux terriers de blaireaux très fréquentés minent le coin de la digue du lac. 2 canards décollent. Je commence à peine à longer la berge bordée de ronces qu’un plouf, puis 2, puis 3 se font entendre. Une traînée de bulles se dessine, un ragondin file en s’éloignant doucement du bord. L’eau bouge mais rien ne remonte, j’avance un peu pour tenter de les devancer et arme mon arc espérant les voir remonter.

J’attends un moment mais rien ne remonte, je désarme. J’avance un peu vers un arbuste qui pousse les pieds dans l’eau quand un gros ragondin refait surface dans les branches et replonge aussitôt avant que je ne puisse réagir. Je longe la berge doucement mais je ne peux qu’entendre plonger 2 autres ragondins sans les voir.

Sur le second lac, une volée d’une vingtaine de pies s’envolent au bout du lac puis 2 canards. Un gros ragondin traverse à 60 mètres environ pour disparaître dans la végétation de la rive opposée. Je saute par-dessus le ruisseau d’alimentation et tente de le retrouver mais sans succès.

Je retourne vers le premier lac. Un ragondin longe la berge opposée où je marchais tout à l’heure. Il vient vers moi puis rentre rapidement au terrier. Rien de plus sur ce lac, je retourne à la voiture.

Je pars pour Durban, un lac que je n’ai pas chassé depuis plus d’un an et où je suis allé hier soir. J’y ai vu beaucoup de ragondins mais j’ai juste réussi à en manquer un. Sur la route, je passe juste à 10 mètres d’un petit brocard à boutons qui me regarde passer sans broncher. Je compte bien prendre ma revanche ce soir.

Je me gare et descends vers le lac. Les canards décollent. 4 ou 5 foulques naviguent au milieu du lac. Je traverse le ruisseau d’alimentation, une onde vient de plus en amont. Ce sont 2 colverts qui décollent en me voyant. Je longe la clôture électrique des chevaux et arrive sur une zone marécageuse où poussent, par touffes éparses, des joncs qui baignent dans 10 à 20 centimètres d’eau.

Un remous trouble le calme de la surface, je tente de devancer le ragondin qui part vers ma droite mais je ne le vois pas remonter. Plus loin, une vingtaine de colverts décolle dans un virage du lac.

Plus loin, un ragondin longe la berge et plonge à mon approche. Derrière moi dans la combe 2 chevreuils détalent en me voyant. Je dois remonter pour contourner un petit bosquet impénétrable qui se termine au ras du lac et où les ragondins doivent se cacher. Revenu au bord du lac, pas de ragondin. Je finis le tour du lac mais ce soir c’est très calme. J’hésite un peu, rester et attendre posté où changer de lac. Je décide finalement d’aller voir la mare où j’ai raté un ragondin l’autre jour.

Seuls 2 colverts décollent à mon arrivée, il n’y a pas l’ombre d’un ragondin sur la mare ce soir. La nuit tombe, je n’ai plus que 20 minutes de chasse au plus. Je décide d’aller jeter un œil à un lac sur Lasseube Propre où j’ai vu 2 gros ragondins de la route l’autre soir.

Sortie du 12 mars 2010

Je me gare et commence à longer la rive. 2 colverts s’envolent. Plus loin, j’aperçois les 2 ragondins vus l’autre jour. Ils sont exactement au même endroit, au bout du lac. Je tente le coup, j’avance rapidement pour essayer de les dépasser sachant qu’ils doivent revenir en arrière pour aller aux terriers situés au bout du lac et au bord du ruisseau d’alimentation.

Un premier se met à l’eau alors que je suis presque en face d’eux, il est rapidement suivi par son compère alors que j’arrive derrière de gros peupliers. 2 autres ragondins arrivent du ruisseau. Je m’apprête à m’avancer encore un peu quand un des 2 ragondins du départ décident de traverser pour venir de mon côté.

Je reste derrière un peuplier et me prépare à armer. Il est à 20 mètres sur ma gauche et avance toujours. J’arme et le suis. Il finit par stopper plein travers puis se tourne ¾ face à une dizaine de mètres. Je le vise et décoche. Touché. Il se cabre sur l’eau puis plonge emportant la flèche.

Un grondement sourd me fait tourner la tête vers la droite. Un ragondin arrive à vive allure sur l’eau en grognant, il passe à 8 mètres du bord environ. Je réencoche, le laisse passer derrière le peuplier, arme et le vise dès qu’il ressort sur la gauche du peuplier. Il avance vite, je vise la tête et décoche, ma flèche le laisse sur place et remonte juste derrière lui.

L’autre ragondin a refait surface et se débat un instant avant de s’immobiliser. Je commence par récupérer ma seconde flèche quand un autre ragondin arrive du ruisseau en longeant la rive opposée. Je laisse tout, réencoche et pars à sa rencontre pour réduire l’écart entre lui et moi. La berge opposée n’est plus qu’à 12 mètres environ.

Il s’est arrêté et il me semble le voir en face mais la luminosité me joue des tours et j’hésite à décocher. C’était bien lui. Il démarre et longe la rive. Ma première flèche est manquée et la seconde aussi, j’ai trop de mal à viser, il fera bientôt nuit.

Je retourne à mes flèches et mes ragondins. Je parviens à récupérer la seconde flèche mais pas le ragondin, puis je récupère le premier ragondin avec la flèche restée en travers. Je fais le tour par la digue pour aller chercher les 2 autres flèches alors qu’il fait déjà nuit. Je reviendrais chercher mon ragondin demain avec le jour.

Je rentre.

Sortie du 12 mars 2010

Alex

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 06:12

Ce soir, je retourne sur un lac que j’ai découvert mardi et où les ragondins étaient très nombreux. J’en avais d’ailleurs raté 2 mardi.

En sortant du boulot, je décide d’aller directement à ce lac sur Clermont Pouyguilles et d’y chasser jusqu’à la nuit. Je descends vers le lac, sur la berge d’en face un ragondin est au bord de l’eau. Un vol de canards qui décolle le fait se mettre à l’eau mais il reste au bord sans aller plus loin. J’arrive tranquillement au bord de l’eau alors que le ragondin commence à longer la rive pour rejoindre le bord d’un petit bosquet qui se termine au ras du lac, la veille déjà les ragondins fuyaient vers là, c’est une zone de terriers.

Le ragondin s’arrête quelques mètres avant le bois, un sillon vient par ma droite vers un petit bout de haie qui borde le lac, je pars dans cette direction et tente d’apercevoir l’animal au travers des arbustes épais mais un foulque décolle, ce n’était pas un ragondin. Je longe la berge de mon côté dans le même sens que lui pour voir si un ragondin ne se cache pas dans une bande de ronces et de genets qui longe le bord du lac vers un autre bois tout en long qui borde le ruisseau d’alimentation.

Le ragondin d’en face à fait demi-tour alors qu’un second l’ayant rejoint continue pour disparaître au bord du petit bois, il traverse vers mon côté du lac pour aller rejoindre le bout de haie. Rien dans les ronces, je laisse le ragondin se caler contre la haie et commence à l’approcher doucement. Arrivé au bord de la haie, je le cherche en avançant au ralenti et l’aperçois à moitié immergé. Il est immobile, à 4 mètres au plus mais l’épaisseur de la haie ne me laisse qu’une chance infime de placer bien ma flèche.

J’hésite un peu puis commence à armer mon arc mais le ragondin décide de plonger. Je me place au bout de la haie mais il ne ressort qu’au milieu du lac et je le laisse filer.

Je longe la berge en me dirigeant vers la digue du lac. Un ragondin quitte la berge et part tranquillement vers le petit bosquet, trop loin pour moi. J’arrive à la digue sans avoir vu d’autres ragondins. Il ne semble pas y en avoir non plus sur la berge d’en face. Je vais continuer jusqu’à un autre lac plus bac qui d’après l’agriculteur est bien fournis aussi.

Je ne suis pas allé jusque-là hier soir. Je longe le ruisseau du déversoir du premier lac, il est creusé de plusieurs terriers mais je ne vois pas le moindre ragondin. Deux colverts décollent, au loin, je peux voir le lac dont le niveau est très bas. A mesure que je me rapproche, j’aperçois des bandes de canards sur et au bord de l’eau, 2 hérons et une dizaine de chevreuils qui rentrent au galop dans un petit bois surplombant le lac. Pas un ragondin aux alentours. Je fais demi-tour.

Revenu au bord du premier lac je longe la berge opposée à tout à l’heure quand un ragondin que je n’avais pas vu plonge pour remonter au milieu du lac et partir vers le bout de haie. Je poursuis et aperçois un sillon qui longe la berge en venant vers moi. J’avance voûté, tentant de me cacher avec le relief du terrain et finis par voir le ragondin occupé à faire sa toilette au bord de l’eau à une vingtaine de mètres.

Je suis à découvert mais arrive à gagner 5 mètres. Il est inquiet et s’étire pour rentrer dans l’eau. J’arme et le vise alors qu’il s’éloigne doucement du bord. Il plonge alors que je décoche et, tentant de compenser, je passe dessous. Il remonte et rejoint son collègue. Je récupère ma flèche et pars pour me poster au ras du petit bois sur le tronc d’un gros chêne couché par la tempête.

L’eau bouge sous les ronces, au pied d’un gros chêne. Je n’arrive pas à voir l’auteur de cette agitation. Il semble qu’il y ait un terrier dans les racines de l’arbre. Je me pose sur le tronc et commence à attendre mais je me rends compte que je suis trop à découvert et je décide de me poster dans le bois entre une vielle caravane repeinte en kaki et une barque avec une tonnelle en grillage couverte de fougères sèches.

Il semble qu’un chasseur de canard sévisse dans le secteur. En me postant, je fais démarrer un ragondin 20 mètres plus loin qui part se poser sous la bande de ronces et entame sa toilette. J’attends un moment, quelques canards me survolent et font demi-tour en me voyant avant de se poser. Le ragondin d’en face fait du sur place et la luminosité baisse. Je décide de rentrer et d’aller voir si les 2 ragondins sont encore dans le bout de haie.

Sur le retour un gros ragondin est contre la berge, immobile, je m’éloigne du bord et tente un contournement mais je suis trop à découvert et repéré rapidement. Il se met à l’eau et plonge alors que je suis encore à 40 mètres. Je cours vers sa position initiale et attends, espérant le voir remonter pas trop loin. Il refait surface à 15 mètres environ, ¾ arrière. J’arme, vise et décoche. Ma flèche le frappe alors qu’il amorce un plongeon.

Il se débat et plonge. Il remonte rapidement et se débat un moment. Ma flèche est restée en travers et le gène. Il plonge à nouveau et ressort à 7 ou 8 mètre de moi et montre des signes de faiblesse. Il lutte encore un peu puis s’éteint. Je le récupère avec mon lancer. Ma flèche est entrée à la base de la queue et est ressortie en arrière des côtes. C’est un gros mâle. Je rentre alors que la luminosité décroît de plus en plus vite. Je ne vois pas les ragondins de tout à l’heure.

 

Sortie du 10 mars 2010

Alex

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 15:48

Ce matin, je dois retourner à Saint Maur pour récupérer une flèche laissée la veille. Je décide donc d’en profiter pour aller y chasser. J’arrive un peu plus tôt que la veille, vers 6h45 et pars avec mon lancer dans le dos et mon arc pour le lac par le chemin de terre.

J’arrive comme la veille par en dessous la digue. Ce matin, le ragondin du coin n’y est pas par contre comme la veille un bon nombre de ragondins se trouve le long de la berge au ras de l’eau. Je passe par le chemin de terre pour faire une approche mais ne parviens qu’à faire mettre à l’eau les ragondins à mesure que j’avance.

Au loin, 2 ragondins arrivent vers moi en longeant le bord, je me cache derrière un buisson et laisse venir. Les ragondins se séparent, le premier s’arrête à plus de 50 mètres et l’autre poursuit vers moi pour venir remonter sur la berge à 7 mètres mais derrière le buisson. Je ne suis pas trop à l’aise pour lui décocher une flèche.

Je me décale un peu pour trouver une trouée, arme et décoche mais rase le ragondin qui sursaute et reste un instant sur place le temps de me laisser réencocher. Il se met à l’eau et arrive tranquillement en longeant à 5 mètres du bord. J’arme. Il poursuit dans sa lancée. « Là tu en fais un peu trop mon ami ». Ma visée prise au défaut de l’épaule, je décoche et le frappe en plein cœur. Sa mort est très rapide. Je récupère flèches et ragondin et poursuis.

Au loin un ragondin vaque à ses occupations sur la berge. Je reviens sur le chemin, avance d’abord rapidement, masqué par les arbres puis ralentis à 50 mètres de l’animal pour entamer une approche au ralenti. J’arrive à 10 mètres du ragondin environ, je suis derrière un épais buisson au travers duquel je vois à peine la sombre silhouette du ragondin.

J’arme et me décale lentement, il est assis au ras de l’eau. Dès que les branchages s’éclaircissent, je prends la visée, me décale encore pour trouver la fenêtre de tir et décoche pour frôler le ragondin qui se jette à l’eau.

Je réencoche, cours jusqu'au bord de l’eau, arme mon arc et attends un instant. Le ragondin refait surfaces à 10 mètres environ. Mon viseur est calé sur son épaule, il est ¾ arrière. Ma flèche part et le frappe un peu en arrière de l’épaule comme prévu. Il plonge, refait surface et fonce vers la rive en se débattant pour venir y mourir après quelques pirouettes sur les graviers. Je récupère mes flèches.

Je reviens sur mes pas, mon ragondin à la main, quand, vers la digue je vois un ragondin revenir vers mon côté du lac. « Il va au terrier ». Je reprends le chemin au pas de course puis ralenti à 50 mètres du ragondin. Il vient vers moi. Je pose le ragondin mort sur le bord du chemin et tente de me camoufler derrière un buisson mais il me repère et fait demi-tour pour finalement rejoindre le milieu du lac pour le traverser dans le sens de la longueur se rapprochant petit à petit du bord opposé.

Je décide de laisser faire pour aller le retrouver tout à l’heure. Tiens, ma flèche d’hier est là coincée dans les branches mortes au bord de l’eau. Je descends la chercher quand un mouvement attire mon regard. Un autre ragondin venait vers moi en longeant le bord. Il m’a vu et imite son collègue. Je les laisse se calmer et récupère ma flèche. Puis, je reviens vers le fond du lac pour traverser le petit ruisseau et les attaquer par la rive opposée en longeant le chemin derrière les ronces épaisses.

Je finis par apercevoir un ragondin, assis au bord de l’eau. Je tente de me mettre à l’aplomb de ce dernier pour tenter de le flécher mais il rentre rapidement dans l’eau et plonge aussitôt. Il remonte vite mais nous jouons à cache-cache derrière les branchages. Impossible de le flécher. Il va et vient pour finir par partir en s’éloignant doucement du bord et atteindre un zone de sécurité (trop loin pour moi).

Plus loin devant, le second ragondin part vers le coin de la digue. J’ai compris, il va au terrier pour de bon. Je pars en courant de plus vite que je peux. L’autre ragondin va se caler dans les branches où j’ai récupéré ma flèche tout à l’heure. Je cours aussi vite que je peux mais le coin du lac est loin et le ragondin avance vite.

Il arrive sur le bord alors que je cours au milieu de la digue. Il jette un coup d’œil vers moi puis détale en remontant vers le chemin de terre. J’arrive trop tard, il est au terrier, en atteste l’eau trouble devant se dernier. Je longe doucement vers les branches mais à portée de tir le ragondin se débine dans les branches sans me laisser de fenêtre de tir puis plonge et, le temps de traverser la végétation et d’arriver au bord de l’eau, il est déjà trop loin. Ma flèche passe juste au-dessus et remonte trop loin pour mon lancer.

Je décide de récupérer les ragondins et d’aller faire un tour à la mairie pour planifier la sortie de l’association du 21 mars. Je reprends la voiture jusqu’au village, discute un peu avec la secrétaire puis retourne au lac. Ma flèche dérive vers la berge d’en face mais est encore au milieu du lac. J’inspecte les terriers en attendant pour déjouer les ruses des ragondins lors d’une prochaine sortie. La flèche arrivée au bord, je pars la chercher.

Il me semble voir un ragondin sur la berge en face, je longe le bord vers le ruisseau d’alimentation quand ce dernier remonte pour rentrer dans les ronces. Je traverse le ruisseau et arrive à sa hauteur estimée mais rien ne bouge, il a disparu. Il commence à neiger, je décide de rentrer en longeant les ronces au cas où.

100 mètres plus loin se trouve une buse qui détourne les eaux du le fossé bordant le bois le long du chemin vers le lac. Je vais y jeter un coup d’œil. Je suis à peine au bout de la buse côté lac qu’un grondement sourd, venant de la conduite, retentit. Ca ne trompe pas, un ragondin est dedans. Je pose mon arc et me mets à plat ventre pour regarder dans la buse.

Une silhouette poilue se détache à l’autre bout de la buse. Je remonte sur le chemin fais du bruit à l’autre bout avec un bâton et reviens voir côté lac. Le ragondin est venu au milieu de la buse. Je répète plusieurs fois le manège arc en main pour l’intercepter mais il finit par se caler au milieu de la buse à 1 mètre de la sortie.

N’arrivant plus à le faire bouger, je décide de tenter de le flécher. Je repère une dernière fois sa position, recule vers le lac pour me trouver à hauteur de la buse, arme et vise la position estimée de l’animal pour décocher une flèche qui s’engouffre dans la buse. Un bruit sourd retentit, je l’ai touché. Je réencoche et attends un peu. Rien ne bouge, « il doit être mort ».

Je pose mon arc et m’avance pour regarder dans la buse. Mon visage au ras de l’ouverture, j’entends une respiration grasse et difficile. Je comprends rapidement ce qui va se passer et j’ai juste le temps de me jeter de côté pour éviter la charge du ragondin se jetant sur moi. Il est empêtré dans les ronces, j’ai le temps de me relever et de le plaquer au sol, mon pied derrière sa tête. Il saigne très abondamment. Je le saisis par la queue et l’achève d’un coup sec au sol. La flèche était mortelle mais il se battait encore avec l’énergie du désespoir.

Il neige de plus en plus, ma flèche est dans l’obscurité de la buse, je reviendrais un autre jour avec la frontale. Je ramasse mon ragondin, récupère la flèche arrivée au bord et regagne la voiture.

Sur le chemin du retour, j’aperçois de la route 2 ragondins au gagnage dans un chôme de maïs. Je me gare un peu plus loin, descends le talus du champ, longe doucement un fossé à 60 mètres des animaux, le traverse par un passage puis stoppe un moment. L’un d’eux regarde vers moi avant de se remettre à manger. Je dois stopper ainsi plusieurs fois car ils semblent se douter de quelque chose mais je finis par arriver au bord du ruisseau.

La pente du champ fait que je me retrouve bien en dessous des ragondins que je ne les vois plus. Ils sont à 10 mètres dans le chaume, je vais essayer de passer entre eux et le ruisseau pour couper leur retraite. J’avance doucement en marquant des pauses à chaque fois que les ragondins arrêtent leur repas et remonte la tête.

Ils finissent par me tourner le dos, ils broutent accolés. Je longe doucement le ruisseau puis, arrivé à leur aplomb, j’avance doucement vers eux mais, arrivé à 8 mètres, ils stoppent leur repas et tournent en même temps la tête vers moi. Je reste statufié, ils se remettent à marger. J’arme, fais 2 pas, vise celui de gauche et décoche. Plein fer, il sursaute et reste groggy sur place, son compère n’a pas compris.

Je reste focalisé sur la réaction de mon ragondin et n’ai pas la présence d’esprit de doubler le second ragondin qui finit par revenir en courant vers le ruisseau. Je cours vers lui mais il me passe juste devant et se jette dans les ronces. Son compère finit par reprendre ses esprits, se dégage de la flèche et démarre pour suivre la trace de son prédécesseur.

Horreur, ses viscères pendent et il trébuche plusieurs fois perdant à mesure de sa course son intestin qui s’entoure à ses pattes arrière. Je fonds sur lui pied en avant pour le plaquer au sol mais me manque et l’attrape par la queue. Il se retourne et mort furieusement ma chaussure ce qui me fait lâcher prise.

Il en profite pour rentrer dans les ronces où il s’empêtre. Je lui saute à nouveau dessus et tente de saisir sa queue mais il me mort la manche de ma polaire. Je retire aussitôt mon bras ce qui le fait lâcher prise. J’esquive plusieurs attaques du ragondin qui entre la position assise et  sur le dos protège sa queue.

Il tente de me mordre à chacune de mes tentatives pour attraper sa queue puis tente de fuir. C’est à ce moment que je parviens à le saisir par la queue et l’achever d’un coup sec au sol. J’ai failli y laisser les doigts.

Il neige fort, je rentre.

 

Sortie du 8 mars 2010

Alex

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 14:49
Sorties du 7 mars 2010

Ce matin, j’ai décidé d’aller faire un tour au lac de Saint Maur pour préparer la sortie du 21 mars pour l’ASCA32. Arrivé sur place, aux alentours de 7h, je me gare devant la chaîne qui barre le chemin et prends mon arc et ma canne à pêche. Le chemin se sépare, pour arriver aux 2 extrémités de la digue.

Suite à ma première visite tardive de lundi dernier, j’ai pu repérer les terriers sans voir de ragondins. Ils sont tous ou presque du même côté du lac et les ragondins doivent sortir de l’eau pour les rejoindre sur les fossés en bordure des bois et du chemin de terre qui longe le lac. Je me dirige donc vers le coin de la digue du côté des terriers.

Au moment où je passe la digue, j’aperçois plusieurs grosses boules sombres le long de l’eau. Je décide de longer le chemin de terre qui passe à 10 ou 15 mètres du bord de l’eau. Je n’ai pas fait 20 mètres qu’un ragondin, que je n’avais pas vu, démarre du coin de la digue.

Je descends vers le bord de l’eau arc armé, le ragondin de belle taille part en biais et s’éloigne tranquillement du bord. Je le vise et décoche mais passe en dessous. Il s’éloigne, je récupère ma flèche et remonte sur le chemin de terre pour tenter d’approcher les autres ragondins à 80 mètres plus loin qui n’ont pas bougé.

Je tente, de les approcher en me dissimulant du mieux que je peux, derrière les quelques arbres qui bordent le chemin. J’arme et vise un gros ragondin au travers d’une trouée dans les branches. Il est à 10 ou 12 mètres, ma flèche part et le frappe en pleine tête dans un bruit d’os cassé. Ma flèche est plus à gauche que mon point de visée.

Il plonge, se débat avec la flèche en travers. Plusieurs ragondins traversent vers la rive d’en face. Je réencoche et tente d’achever mon ragondin mais le manque 3 fois. Je n’ai plus de flèche. Qu’est ce qui m’arrive, je passe un moment à récupérer mes trois flèches alors que mon ragondin file vers la rive opposée en se libérant de la flèche qui flotte maintenant au milieu du lac, trop loin pour mon lancer.

Je poursuis en longeant le bord de l’eau et parviens à décocher sur un ragondin qui semble blessé, il nage lentement et semble avoir des difficultés à plonger. Ma flèche toujours trop à gauche le touche à la tête. Il se retrouve sur le dos à pédaler dans le vide pour finir par se retourner et se mettre à tourner en rond.

Mes 2 autres flèches sont à côté. Ce n’est pas mon jour. Je manque souvent mais là c’est inquiétant. Je récupère mes flèches et ramène en même temps mon ragondin qui s’est empêtré dans le fil et se débattant. Je parviens finalement à l’achever d’une flèche.

Je poursuis en longeant le bord de l’eau. J’aperçois, au loin, un gros ragondin faisant sa toilette. Je regagne le chemin pour approcher par derrière les arbres et parviens à l’aplomb de mon ragondin. Puis avance doucement vers lui derrière des petits buissons.

Il est un peu loin (15 mètres) mais je ne peux plus approcher sans me mettre à découvert. J’arme vise et décoche pour passer à côté à nouveau. Il plonge, je cours vers le bord de l’eau mais il remonte trop loin. Je récupère ma flèche. Je fais demi-tour pour aller vers les ragondins qui se sont réfugiés sur la rive opposée.

Je longe la berge, puis la digue et prends le chemin de terre derrière un gros bourrelet de ronces et quelques arbres. J’arrive doucement à l’aplomb de 2 ragondins. Je vise le plus dégagé et décoche en passant au ras sans qu’il ne bouge, son compère plonge et s’éloigne du bord, je réencoche, arme, vise et décoche à nouveau.

Encore manqué, juste frôlé le ragondin grogne et me menace d’un hochement de tête. Troisième flèche manquée encore et mon ragondin n’a toujours pas bougé ! Je suis vraiment mauvais aujourd’hui. Je n’ai plus de flèche, je m’avance vers mon ragondin qui part lentement. Je récupère mes flèches et pars en courant pour intercepter le ragondin sur la berge d’en face. Il me passe plein travers, une cible facile. Ma première flèche est manquée la seconde est plein cœur. Je récupère mes 2 ragondins qui flottent puis pars vers le bout du lac. 

Je traverse le petit ruisseau pour tenter de retrouver le ragondin qui a traversé tout à l’heure. Il va me démarrer devant sans que je puisse tirer à cause des ronces puis plonger pour disparaître.

Je rentre par Moncassin pour aller chasser à Clermont Pouyguilles et Saint Arroman. A la mare aux ânes, je commence à longer le petit ruisseau, un petit ragondin plonge et remonte à quelques mètres contre une branche. Je vise et tire. Au bruit, je suis sûr d’être dedans mais alors que je vais récupérer mon ragondin, je le vois derrière moi rentrer au terrier. Les mares sont désertes, le reste du ruisseau ne sera peuplé que de 3 couples de colverts.  

A Saint Arroman, je commence par les 2 mares au milieu des chaumes de maïs. Un plouf sur la première, je n’ai rien le temps de voir. Sur la seconde, une mère ragondin et son petit. Je m’approche au maximum (10 mètres), arme, vise et décoche sur la mère passant juste à gauche.

Les 2 ragondins foncent dans 2 trous séparés. Cette fois s’en est trop, je fais un peu de billebaude en rentrant à la voiture, je tire les épis de maïs au sol et je suis presque toujours à gauche et dessous, c’est bien mon arc qui est déréglé. Je vais essayer d’en tenir compte pour finir la matinée.

Un peu plus loin sur le Cédon, un couple de colverts fait fuir un gros ragondin dans le colza et j’ai juste le temps de le voir devant son terrier après un sprint de 100 mètres sans avoir le temps de décocher. Un peu plus loin un autre, j’essaie de compenser mais il descend rapidement vers son terrier et ma flèche lui traverse juste la cuisse avant qu’il disparaisse au terrier.

Sur le retour, un gros ragondin broute à l’entrée d’Ornézan au bord d’un petit ruisseau. Je me gare et tente une approche par la berge opposée du ruisseau. Je parviens à arriver à l’aplomb du ragondin qui est encore à 15 mètres de moi. Le vent tourne, il est face à moi, lève le nez et au lieu de s’échapper se plaque au sol.

Je reste un moment sans bouger mais il en fait de même. Je traverse les ronces sur 3 mètres pour arriver au bord du ruisseau, il se tourne de travers et se plaque à nouveau au sol. J’arme, vise et décoche une première flèche au ras au-dessus sans qu’il bouge, Je corrige, la seconde trop à gauche lui tape le museau avec le tube, il reste stoïque, la dernière passe juste dessous lui coupant juste quelques poils. Je n’ai plus de flèches. Il se relève et vient tranquillement rentrer au ruisseau à quelques mètres de moi.

Ecœuré, je rentre rerégler mon arc et manger car il est midi bien passé.

 

Je passe quelques minutes à régler et cibler mon arc en début d’après-midi et retourne aux ragondins vers 16h30. Je pars pour Labéjan. Sur la route, je m’arrête à une mare. Un ragondin vient se caler contre la berge. J’avance doucement vers lui caché par les joncs qui nous séparent.

A 3 mètres, il démarre, glissant sur l’eau, j’arme, vise et décoche au travers des ronces pour passer juste dessous. Il plonge et remonte aussitôt. Pour partir en zigzagant vers son terrier alors que je le manque deux fois. Il est rentré. Je vais chercher mon lancer et récupère mes flèches. Ça commence mal.

Je pars pour un lac en contre bas du village de Labéjan. Je descends me poster derrière les saules et attends. Il est 17 heures, vers 17h15 un ragondin surgit de nulle part et commence sa toilette sur la berge en face avant de faire quelques mètres dans l’eau et de remonter au sec pour continuer sa toilette.

Je l’observe. Vers 17h30, un sillon apparaît et vient droit vers mon côté. Je me prépare, j’arme, alors que le ragondin est à 30 mètres du bord, pour ne pas être repéré. Il n’a rien vu et avance toujours mais, à 10 mètres de la rive et 20 mètres de moi, il s’arrête et fait demi-tour.

Je l’aligne et décoche, passant au ras au-dessus. Il retourne au terrier. Le calme revient, j’observe toujours le gros ragondin à sa toilette entrecoupée de longues pauses immobiles. 18 heures, le vent à ramener ma flèche au bord, je décide d’aller voir ailleurs.

A Miramont d’Astarc, je fais une halte sous 2 lacs bordés de peupliers. Arrivé à l’angle gauche de la digue du premier lac, j’aperçois 2 ragondins dans le blé de l’autre côté du lac. Je redescends sous la digue et  remonte à l’autre coin. J’approche lentement vers les ragondins en marquant plusieurs pauses quand ils lèvent la tête.

Je finis par arriver à 6 mètres mais l’un démarre se jetant d’un bond à 1 mètre du bord suivi rapidement de l’autre qui trébuche et roule lourdement dans l’eau pour remonter à 6 ou 7 mètre et replonger aussi sec sans que j’ai eu le temps d’armer. J’arme et attends un instant. Un ragondin refait surface contre la rive opposée à 40 mètres. Je vise et décoche. Ma flèche est pile dans l’axe mais se fiche dans la berge quelques centimètres au-dessus du ragondin qui plonge pour rejoindre son terrier. Le second lac est vide.

Je m’arrête ensuite au lac du Tuco. Je descends doucement vers le lac regardant une poule d’eau, seule activité au bord d’un lac qui semble désert, quand 2 ragondins se mettent à l’eau. Je tente de me rapprocher mais ils plongent. Je me décale vers les terriers et attends.

Un premier refait surface et revient vers le bord mais les arbres font écran. J’arme et me décale. Il plonge et rentre au terrier. Son compère refait surface à son tour mais plonge avant que je n’ai pu l’aligner. J’attends un peu puis pars longer les joncs, 2 autres ragondins plongent. Je repars aux terriers mais ils font surface et replongent aussitôt pour rentrer au terrier. J’attends un peu puis fais le tour du lac. Il n’y a plus rien.

Je pars pour la mare du bord de route un peu plus loin. La mare est déserte mais j’aperçois un gros ragondin qui broute au bord du ruisseau. J’avance doucement vers lui. Il finit par me tourner le dos et j’en profite pour armer et m’approcher à 6 mètres pour le flécher. Ma flèche est pile où je visais. Il plonge au ruisseau entravé par la flèche restée à l’intérieur et ressortant de 10 centimètres sous le menton. Je le récupère et l’achève avant de rentrer.

Sorties du 7 mars 2010

Alex

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 21:21

Ce soir, sorti du boulot à 17h30, je pars faire un tour au ragondin. Il fait très beau et le vent est faible : une vraie soirée pour voir des ragondins. Je pars de Seissan et décide d’aller vers Labéjan mais en faisant un petit détour pour passer près du Cédon. Je passe le pont qui enjambe le Cédon et attaque la ligne droite parallèle au ruisseau quand j’aperçois un gros ragondin au gagnage.

Je ne ralentis pas et tourne un peu plus loin sur la droite sur le chemin de terre qui monte au lac des Coteaux de Gascogne. 150 mètres plus loin, je me gare sur le bord du chemin, enfile ma polaire Delfwood, passe mon décocheur au poignet et empoigne mon arc. Des monticules de terre fraîchement remués attirent mon attention, les blaireaux ont fait plusieurs terriers au ras du chemin, un coin à surveiller.

Un coup d’œil vers en bas, mon ragondin broute toujours tranquillement 200 mètres plus loin. Le vent souffle parallèlement au ruisseau, c’est parfait. Je vais faire une grande boucle à travers champ pour revenir face au vent vers le ragondin. Une fois au bord du ruisseau, j’avance tranquillement, je suis à 200 mètres environ du rongeur.

Pour augmenter mes chances, je décide de traverser le ruisseau par un passage busé, 50 mètres plus loin et de l’attaquer par la rive opposée. Je longe doucement vers la buse quand 2 masses sombres attirent mon regard. 2 autres ragondins broutent à 30 mètres devant moi sur le talus du ruisseau. Je ralentis et tente l’approche. Arrivé à 20 mètres d’eux une bergeronnette décolle du fond du ruisseau en faisant un peu de bruit et intrigue mes ragondins qui décident de revenir à l’eau.

Ils longent doucement la berge en venant vers moi sur quelques mètres puis obliquent vers le lit du ruisseau. Je reste statique et au moment où ils disparaissent de ma vue, j’arme et fonce droit sur eux. Trop tard, je les aperçois se débiner dans le fond du ruisseau et passer sous une voûte de ronces avant que je n’ai le temps de décocher.

Je désarme et cours vers le passage busé à 10 mètres à peine. Le premier ragondin est déjà passé mais le second vient droit sur moi. J’arme, il stoppe à 3 mètres et prend une attitude menaçante, dos rond, tête tournée de côté. Je décoche, ma flèche se plante à ras devant lui. Il fait demi-tour et fonce vers les ronces d’où je ne le vois pas ressortir.

Je m’approche doucement de cette zone où les ronces couvrent l’eau. J’observe par une berge puis fait le tour par le passage busé pour observer de l’autre. La zone est enrochée sur les 2 berges. Tout à coup, sous un rocher, je remarque une touffe de poil, je regarde bien. Oui c’est du poil. J’arme vise cette zone. Ma flèche platée au sol se met à remuer. Le ragondin furieux tente de se dégager. Je réencoche et lui décoche une seconde flèche plus en avant qui abrège rapidement son calvaire.

Je récupère ma première flèche, ma cible première est toujours en place, broutant dans le semé de blé à 50 mètres environ du passage busé. Je mets mon plan à exécution. J’avance doucement voûté sur la berge opposée. Je me rapproche doucement mais sûrement mais, à environ 20 mètres de mon ragondin, je suis repéré. Il revient vers le ruisseau, je profite du moment où il s’arrête avant de rentrer dans les hautes herbes de la bande enherbée pour avancer rapidement jusqu’à 5 ou 6 mètres de l’endroit où je pense le voir descendre à l’eau. J’arme alors qu’il redémarre.

Les ronces, les buissons me gênent pour le flécher. J’ai juste une fenêtre de tir d’un mètre entre un arbre et un buisson. Je me cale dans la fenêtre, le ragondin passe au trot alors que ma flèche est partie. Atteint un peu haut dans le coffre il se dégage et tombe lourdement dans l’eau. Dans la précipitation, je n’arrive pas à réencocher rapidement et mon ragondin s’éloigne assez rapidement dans le fond du ruisseau pour finir par s’arrêter et essayer de monter dans un terrier plus haut sur la berge.

Ses pattes arrière ne répondent plus et il glisse plusieurs fois sans parvenir à monter. Ma flèche encochée, j’arme et vise. Il glisse à nouveau se dégageant de la cavité. Ma flèche part et le sèche net. Je pose mon arc et descend sous une voûte de ronces qui me domine à 1 mètre au-dessus de ma tête. J’avance jambes écartées, un pied contre chaque berge pour récupérer mon ragondin qui a pris la flèche dans le nez alors qu’il me regardait.

Je remonte avec ma prise et dégage ma flèche logée dans le crâne quand j’aperçois 60 mètres plus loin un autre gros ragondin qui broute, dans le colza, le long d’un fossé perpendiculaire au ruisseau. Je réencoche et commence l’approche par la bande enherbée dans les hautes herbes. Il finit par me tourner le dos, j’en profite pour me décaler vers le semé de blé plus silencieux et avance rapidement jusqu’à 10 mètres.

Je stoppe, il regarde en arrière mais ne me voit pas. J’arme et avance à pas feutrés pour me positionner à 6 ou 7 mètres. Je m’apprête à le viser quand il tourne la tête et me voit, je suis au ras du fossé. Sa réaction va le perdre, il fait le dos rond pour m’intimider et part au ralenti dans cette position.

Je l’aligne et décoche le séchant sur place. Ma flèche a touché la colonne. Je me précipite et l’achève et 2 coups secs au sol. Ma flèche est introuvable, je chercherai mieux un autre jour, je ne veux pas perdre de temps. Je retourne chercher mon premier ragondin et je pars pour Labéjan, il est 18h15.  

En route, je jette un coup d’œil en contre bas (à 200 mètres de la route) sur le lac d’Alain Delom où j’ai cru voir hier soir un ragondin traverser. Une masse noire au coin du lac, je tourne à droite vers le lac et me rends vite compte qu’il s’agit d’une buse mais 2 ragondins de belle taille broutent de long de la berge.

Je me gare, prends arc et canne à pêche et pars en chasse. Le relief du champ me cache jusqu’au bord du lac mais 2 canards décollent contre la berge opposée et les ragondins ne sont plus là quand j’arrive au bord du lac. L’eau bouge 30 mètres plus loin, j’avance doucement vers les remous. Un ragondin est plus loin immobile sous les branches tombantes d’un saule pleureur.

Arrivé à 15 mètres des remous, le ragondin plonge et file sous l’eau à grande vitesse, trahi par ses bulles d’air. J’arme mais il remonte trop loin. Je poursuis vers son compère qui n’a pas bougé. A 10 mètres de lui, j’arme et vise. Ma flèche passe au ras dessous, il plonge.

Je cours pour tenter de l’intercepter avant les terriers en face mais il remonte et s’immobilise au milieu du lac. Puis plonge à nouveau et arrive avant moi au terrier. Ma flèche coincée dans les branches du saule est pour le moment irrécupérable. Je reviendrai plus tard.

Je pars pour le lac du Fourcès, un peu plus loin sur la gauche au fond de la combe. De la route, je vois 4 ragondins qui broutent dans le blé mais aussi plusieurs canards sur le lac. 2 ragondins se précipitent à l’eau alors que je roule pour aller me garer, ils sont de plus en plus malins.

Je me gare plus bas derrière une haie de chênes pour revenir par en dessous de la digue mais les canards décollent. Je vais tout de même jusqu’au lac mais je sais déjà ce qui m’attend.

L’eau bouge devant les terriers et un ragondin traverse le lac au loin. Je suis grillé. Je décide tout de même de jeter un coup d’œil à la mare au-dessus du lac. Rien, mais à la source 100 mètres plus loin un ragondin broute dans le blé.

Je longe le fossé d’alimentation de la mare puis me décale pour mettre un gros peuplier entre le ragondin et moi pour avancer à couvert. J’arrive sans peine à 30 mètres de lui puis ralenti pour finir l’approche.

A 20 mètre de lui, il démarre. Il m’a vu, j’arme. Il s’arrête à 15 mètres, un peu avant le fossé. Je l’aligne mais il repart sur 2 mètres et est maintenant caché derrière un arbre. J’avance doucement armé mais, à 10 mètres, il se jette au fossé derrière un gros tas de branches et rentre au fossé. Je rentre à la voiture.

Le lac du Lion sera désert ce soir, juste quelques canards.

La nuit tombe, je rentre.

 

Sortie ragondin du 5 mars 2010

Alex

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 22:31

En route, j’aperçois 5 ragondins dans le colza au bord du Cédon. Je me gare alors que le tracteur du propriétaire descend de la ferme vers la départementale. J’ai justement parlé de la chasse à l’arc du ragondin avec lui ce matin, le laissant assez incrédule. Il s’arrête à ma hauteur, je lui montre les ragondins qu’il n’avait pas vus.

Ils sont à 50 mètres. Il regarde mon arc qui semble pas mal l’impressionner. « Il me faut voir ça »  me lance t’il. Je prends mon arc, traverse la route, enjambe le fossé et commence mon approche en tenue de tous les jours. J’avance doucement vers les ragondins, très lentement je comble l’espace qui nous sépare. Mais alors qu’ils sont à 15 mètres, le plus gros, qui me parait énorme, revient droit vers moi au trot pour plonger dans le ruisseau.

J’arme, mais un buisson à traverser pour l’atteindre, ce n’est pas ce que je pouvais espérer de mieux pour une belle flèche. Puis, il stoppe à 1 mètre de la berge et se remet à brouter. Je décide d’avancer encore. Il se tourne pour me présenter son plus beau profil. Je me cale à environ 7 mètres vise le derrière de l’épaule et décoche. Il tombe foudroyé.

Les trois petits rejoignent le ruisseau alors que le second gros revient vers l’eau en marchant vite mais sans plus. J’ai le temps de réencocher, d’armer et de lui envoyer ma flèche qui le transperce. Il fait un bond en arrière puis se coule d’un mètre dans les ronces du talus du ruisseau et s’immobilise. Je réencoche et attends, je l’ai perdu de vue.

J’attends, pensant le voir chuter mais il finit par redémarrer et se jeter à l’eau pour rentrer au terrier avec fracas. Je fais le tour, sa piste est marquée de sang mais il a bien fini au terrier. Je récupère mes flèches, vite rejoint par l’agriculteur qui n’en revient pas et m’encourage à revenir dès que possible m’occuper de ses ragondins. Nous discutons un instant et je pars pour Loubersan.

Je me gare et descends vers la mare. Plusieurs corbeaux posés au bord de l’eau décollent et font démarrer un beau ragondin qui marque un arrêt avant de rejoindre l’eau. Je cours vers la mare. Arrivé au bord 2 colverts décollent à leur tour et font plonger le ragondin qui vient me ressortir en nageant à 3 mètres. J’arme et décoche mais il plonge au même moment et je le manque. J’attends un moment mais il a disparu. Je récupère ma flèche.

Je remonte à la route puis descends vers le lac de l’autre côté. De nombreux colverts décollent mais pas l’ombre d’un ragondin. Je pars pour un grand lac des Coteaux de Gascogne mais toujours que des colverts et des grèbes. Je n’aurais pas plus de chance sur les lacs du camping de Seissan et le bord du Gers. La nuit tombe, je rentre.

Un gros pépère, 2 mars 2010

Alex

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  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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