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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 18:57

Ce matin, je suis invité à Hourtin en Gironde par mon ami Valentin pour une grande battue mixte aux grands cervidés. Le rendez-vous est prévu à 7h45 chez le président de la chasse. Le réveil sonne vers 3 heures, un peu dur, j'ai l'impression de ne pas avoir dormi cette nuit. Je déjeune rapidement et me prépare avant de prendre la route. Je pensais qu'il me faudrait plus de 4 heures pour m'y rendre et arrive sur place un peu avant 7 heures. Je profite pour me garer au bord de la route pour essayer de dormir 30 minutes avant de poursuivre ma route jusqu'au rendez-vous à peine un peu plus loin. Quelques archers sont déjà là et nous discutons un peu jusqu'à l'arrivée des chasseurs de la commune qui nous invitent à nous avancer jusqu'à la cabane de chasse. Les archers arrivent petits à petit ainsi que des chasseurs du coin. Nous nous inscrivons sur le carnet de battue avant de reprendre les voitures pour un autre secteur où tous les chasseurs ont rendez-vous. Nous sommes 11 archers, Valentin nous a envoyé par mail la situation de l'enceinte que nous allons chasser

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Ainsi que la position des postes des archers qui ont été tirés au sort. J'ai hérité du poste 3. Les carabines seront postées le long de la ligne rouge. 2 meutes de grands chiens courants vont être lâchées, une au nord, au-dessus de la seconde ligne d'archers et une au sud en dessous de notre ligne.

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Les consignes données sous un soleil radieux nous partons pour nos postes respectifs, je pars avec Ben que je ne connaissais pas et en profite pour faire sa connaissance sur la route. Nous pouvons tirer tous les grands cervidés sans restriction et le renard, le plan de chasse de plus de 300 animaux n'a pas été bouclé, il reste encore près de 50 animaux à faire et la période de chasse est prolongée sur les 3 premiers weekends de mars pour finir ce plan de chasse conséquent. Il semble que des dizaines de grands cervidés aient été vu, hier soir, en train de brouter, dans les jardins des maisons autour de la zone de chasse. Nous arrivons au niveau d'un petit parking, au départ d'une piste forestière sablonneuse longé sur la gauche par un ruisselet. Valentin qui est venus avec nous nous explique l'emplacement de nos postes. Ben qui a le poste 4, s'enfonce dans le bois avec son tree-stand et son arc traditionnel. Valentin qui avait le poste 6, l'a échangé avec le titulaire du poste 7 car il semble que ce poste 7 ne soit pas adapté, il se retrouve donc sans poste et décide de venir se placer entre mon poste et le poste 6. Il part voir les autres archers avant de revenir se poster et je pars à la recherche de mon poste. Je longe une petite route goudronnée, sur ma droite le bois de pins est très fourré et la visibilité est très limitée alors que de l'autre côté le paysage est plus ouvert. Le sous-bois de pin est couvert de fougères sèches ponctuées de petits îlots de végétation plus dense et plus haute. Je peux choisir mon poste d'un côté ou de l'autre et décide de mon poster sur la zone la plus ouverte. Je finis par trouver le coup de bombe jaune fluo marquant une très grosse coulée qui débouche sur la route. C'est le marquage de mon poste, je m'avance donc dans les pins en suivant plus ou moins la coulée pour trouver un endroit propice pour me placer. J'essaie plusieurs postes aux pieds de pins mais le camouflage végétal ne convient pas. J'hésite à me poster derrière une grosse branche de pin encore verte tombée au sol quand j'aperçois Valentin qui arrive par le chemin sablonneux qu'il quitte en face de moi pour renter dans une zone de végétation épaisse à la recherche d'un poste. Je remarque alors un poste plus adapté au pied de quelques pins, un écran de broussaille de quelques mètres de long, en léger arrondi, fera un bon poste. Je glisse donc vers cette zone, casse quelques branches pour faire mes angles de tir et une ou 2 fenêtres, dégage un peu le sol pour pouvoir pivoter sans bruit puis me cale face au chemin sablonneux.

De nombreuses coulées passent en tous sens. Je suis à environ 60 mètres de la route et  un peu moins du chemin sablonneux. Assez rapidement, la voix des chiens se fait en et le début de traque est sonnée. Les chiens lancent presque aussitôt au nord de la traque. Un bruit me fait regarder sur ma droite, un animal surgit des fourrés au galop à environ 60 mètres.

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Je  me retourne vers la route et pense à un chevreuil mais rapidement le cou aux poils hirsutes et les longues oreilles mon font identifier un faon. J'arme mon arc, il commence à ralentir à environ 40 mètres et vient stopper à 15 mètres devant moi, juste avant la branche de pin où j'étais posté tout à l'heure, son arrière train caché par un pin mais son coffre dégagé. Mon pin's se cale sur sa zone vitale alors qu'il écoute autour de lui. Il ne m'a pas vu, je décoche. Ma flèche me semble bonne et traverse l'animal pour aller se ficher au sol dans les fougères. Le faon démarre en trombe.

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Il fonce sur à peine 30 mètres, au travers des fougères, en biaisant vers la route, quand il disparaît derrière un arbuste. 

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Je me penche à droite et à gauche pour tenter de l'apercevoir quand je vois ses pattes qui battent l'air à l'endroit où je l'ai perdu de vue. C'est fini pour lui, j'envoie un SMS à Valentin pour l'avertir "faon mort". Je me reconcentre sur la chasse. Les chiens sont lâchés derrière moi et lancent aussitôt quand j'entends un peu de bruit du côté de Valentin. Je le vois quitter son poste en me faisant signe et revenir vers les voitures. Il revient rapidement se poster d'un pas rapide, il avait oublié son téléphone à la voiture. Arrivé à son poste, il répond à mon message et m'annonce que d'autres archers ont décoché. Au moins 2 animaux de plus sont morts, une biche et un autre faon. Les menées tournent sur les extrémités de la chasse et je ne sais pas trop comment me tourner. Au travers des pins j'aperçois un piqueur, que j'entends également parler au talkie-walkie, qui fait des allers-retours sur la route et n'espère pas trop voir arriver un animal dérobé de ce côté. Les coups de feu commencent à claquer au nord.

Je reçois encore un texto, "un cerf fléché" puis rectificatif "un jeune". Du bruit me fait regarder vers la route, une biche a forcé le passage près du piqueur et fonce au galop à travers bois à environ 70 mètres pour rejoindre le chemin sablonneux et le traverser. Les chiens donnant de la voix s'élancent à sa poursuite avec plus de 150 mètres de retard. Les rafales de tirs s’enchaînent plus ou moins espacées dans le temps. Du bruit me fait regarder vers les voitures, un biche arrive au trot en longeant à 40 mètres de la route et biaisant vers moi doucement. J'arme mon arc, elle se rapproche vite mais ralentit un peu en se rapprochant. Elle bifurque un peu et vient prendre la coulée du faon mort pour venir passer à 15 mètres de moi. Je tente de la stopper en lâchant un "hep" mais elle passe sans s'arrêter et je désarme. Elle disparaît dans le fourré entre Valentin et la route. Je ne le sais pas encore mais elle a été fléchée par Ben, sa flèche n'a fait que traverser les muscles du dos mais elle se dirige sur Fred qui à son tour décoche sur elle. Quelques instants plus tard, un coup de feu est tiré au sud-ouest de la traque.

Les chiens tournent toujours, certains reviennent vers la route, la traverse et relancent de l'autre côté. Tout le bois raisonne des voix des chiens. Au bout d'un moment, un léger craquement m'interpelle vers le chemin sablonneux. Je me tourne dans sa direction et aperçois une belle biche arrêtée à l'écoute. Elle traverse tranquillement le ruisseau puis le chemin sablonneux. J'arme mon arc au cas où. Elle biaise alors pour prendre une coulée passant à 17 mètres sur ma gauche. Je la suis dans mon viseur en espérant la voir stopper mais elle s'arrête pile derrière quelques buissons qui me la masquent.

J'attends qu'elle s'avance un peu, prêt à décocher mais elle repart au trot, je la suis dans mon viseur mais elle biaise à droite pour s'éloigner de cul vers la route. Je désarme, elle stoppe à environ 50 mètres puis repart tranquillement, s'arrête souvent pour écouter puis rejoint la route près du parking avant de traverser en disparaissant derrière les pins. Je m'en veux, je n'ai pas assuré, j'aurais dû tenter de l'arrêter avant les buissons ou après au lieu de la regarder passer. Je viens de rater une belle occasion de faire un doublé. Le temps passent des chiens tournent autour de nos postent et semblent perdus, l'un d'eux vient renifler mon faon mais poursuit sa route. Le temps passe, la chasse semble concentrée au nord où les menées s’enchaînent ainsi que les coups de feu.

Un craquement se fait entendre dans le fourré près de la route. Je me tourne vers le bruit, une biche sort quelques instant plus tard et s'avance au pas à environ 50 mètres elle stoppe écoute les chiens, repart, biaise un peu et s'approche à environ 40 mètres alors que j'arme mon arc. Elle est trop loin et s'éloigne vers les voitures, je désarme. Elle stoppe souvent pour écouter en biaisant vers la route puis se ravise et revient en longeant la route tranquillement, s'offre même le luxe de quelques poses pour brouter puis bifurque et disparaît en traversant la route. Une salve impressionnante de coups de carabines retentit. Valentin m'annonce par message qu'une dizaine d'animaux, vus par les archers, tournent toujours dans la traque. Les chiens tournent toujours sur notre secteur sans vouloir repartir chasser. Je scrute le paysage quand j'entraperçois du mouvement au travers des arbres, de l'autre côté de chemin sablonneux. Le mouvement stoppe, un chien arrive en sens contraire par le chemin en donnant de la voix sans mener. Une énorme biche surgit alors de bois, passe le ruisseau, le chemin sablonneux puis passe au petit trot à environ 40 mètres sur ma droite, trop loin pour Valentin qui m’envoie un message " Entre nous deux, belle biche!". Elle disparaît dans le fourré.

Notre secteur devient calme, quelques coups de feu résonnent toujours au nord mais les menées s’essoufflent peu à peu. Au bout d'un moment Valentin vient m'annoncer la fin de traque et nous partons chercher ma flèche que je retrouve plantée profondément dans le sol sablonneux au milieu de fougère dans l'axe de mon tir.

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Je peine à l'extraire du sol. Je suis étonné de ne pas trouver de sang sur le sol, le sang peu abondant sur ma flèche a bien séché. Nous partons directement vers l'endroit approximatif où j'ai vu tomber mon faon et le retrouve sans difficulté couché sur le dos.

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

Ma flèche entre dans l'épaule droite et sort au défaut de l'épaule opposée. Nous faisons quelques photos souvenir

Battue girondine grandes pattes, 23 février 2019

et laissons mon faon sur place en attendant le bracelet puis partons vers Ben qui a fléché d'après ce que m'annonce Valentin. Nous le trouvons couché sur le dos, en tain de reposer ses yeux, au pied d'un pin de l'autre côté du ruisseau. Nous l’interpellons et le rejoignons par un ponton. En examinant sa flèche je constate la présence de fibres musculaires sur les vannes et le tube, c'est une flèche caractéristique d'une traversée de flèche dans les muscles du dos. Ben nous affirme qu'il voit son atteinte sous colonne alors que je la pense au-dessus. Il m'annonce que c'est la biche qui est venue vers moi, les scènes se mélangent un peu dans ma tête et je confonds sa biche avec celle que j'ai vu brouter ce qui ne le conforte pas dans la létalité de son tir. Il n'y a du tout de sang sur la direction de fuite de l'animal et nous coupons court notre recherche pour attendre le chien de sang.

Nous partons rejoindre Fred qui aurait fléché une autre biche, nous le rejoignons au poste 2, dans le fourré entre le poste de Valentin et la route. Il a balisé des taches et frottés de sang mais la piste n'est pas continue et difficile à suivre. Les frottés me semblent très bas et je crois un tir de patte. Là aussi nous décidons d'attendre le chien de sang. Nous partons rejoindre l'autre ligne d'archers où se trouvent 2 animaux morts. Cette ligne a été en plein milieu de la grande traque et les occasions de tirs ont été nombreuses. Antoine a tué une biche et achevé un faon mortellement touché par son voisin qui a également éraflé un autre faon (seuls quelques poils seront retrouvés). Un autre faon avec un tir trop en arrière fléché par Robin a été tué à la ligne des carabines. Nous aidons à charger les animaux morts puis repartons chercher et baguer mon faon puis retrouver le conducteur de chien de sang. Peu confiant sur le tir de Ben, nous l'orientons d'abord sur la recherche de Fred mais le conducteur que ne connait que très peu la chasse à l'arc, revient assez vite, son chien ne prend pas la piste malgré le sang.

Il se fait tard, il va être 15 heures et je ne peux pas partir après 16h30 car j'ai du monde à la maison ce soir. Valentin décide de me ramener à ma voiture puis nous partons chez le président. 13 animaux ont été prélevé et les dépeceurs sont à l'œuvre, nous ne sommes pas près de manger, je décide donc de rentrer mais un des chasseurs insiste pour que je prenne de la viande et me donne un demi faon. Je remercie vivement l'équipe puis commence à partir quand Ben arrive tout content en m’annonçant qu'il a retrouvé sa biche, sa flèche serait entrée entre les omoplates pour ressortir dans la tripe qui aurait bouché la sortie empêchant hémorragie. Je suis super content pour lui et le félicite pensant que je me suis bien trompé sur l'analyse de son tir. Cette atteinte semble bizarre puisqu'il n'a pas tiré à la verticale mais la biche est morte donc je me plie aux constatations. C'est en fait la biche tiré à la carabine, suite au tir, le posté qui l'a manqué a vu du sang et a fait venir le chien de sang qui l'a retrouvée morte. Un autre animal sera retrouvé par la suite portant à 15 les prélèvements.

J'apprendrai, le 28 février, que c'est en fait Fred qui a tué la biche de Ben. L'analyse des impacts aux dépeçage a révélé que la flèche de Ben a en fait juste traversé les muscles du dos (comme je le pensais en voyant sa flèche) au niveau des omoplates et la flèche de Fred, basse et en arrière a traversé les tripes et est responsable de la mort de l'animal qui a été retrouvé 500 mètres après le poste de Ben.

Un grand Merci à Valentin pour son invitation et à toute l'équipe de chasse pour leur super accueil.

 

Alex

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 15:06

Ce matin, je pars chasser sur Sarrancolin, dans ma tenue camo-neige, pour tenter de fermer le bracelet du Cerf C1 que Patrick n'a pas encore réalisé. Il a beaucoup neigé ces jours-ci et le chemin de la Soule est en partie verglacé. Je me gare donc au niveau des premières maisons vers 7 heures et attends dans ma voiture que le jour se lève un peu. Vu la hauteur de neige tombée sur les hauteurs les animaux doivent être descendus. Je décide d'attaquer par la crête rocheuse qui remonte vers le Pas du cerf sur la droite des habitations. Un vent très puissant s'est levé et les bourrasques soufflent latéralement vers la crête rocheuse. Alors que la luminosité commence à croître, je quitte mon véhicule après avoir fini de m'équiper et prends un passage qui communique avec une prairie derrière le lotissement. Je remonte en suivant le penchant boisé qui borde la prairie, le vent puissant qui me fouette le visage accentue l’impression de froid déjà mordant. Il fait -6°C, le ciel est bien dégagé. La neige est marquée de traces plus ou moins fraîches. Alors que j'ai fait environ 300 mètres, un animal que je n'avais pas vu démarre à 15 mètres sur ma droite, au-dessus de moi dans les buis qui couvre cette zone du penchant boisé. Le vent qui couvrait le bruit de ma progression lui a porté mon odeur. Le fracas produit me fait penser qu'il s'agissait d'un cerf, je continue un peu pour rejoindre une belle coulée qui va me permettre de remonter vers la crête entre les buis et les rochers. Des traces fraîches remontent et je les suis plus ou moins en ouvrant bien les yeux mais j'arrive en crête sans avoir vu d'animaux. Je suis maintenant plus ou moins la crête au grès des obstacles en observant aléatoirement des 2 côté mais toujours pas d'animaux. Plusieurs pistes de sangliers, de cervidés et de renards passent la crête pour s'enfoncer dans le bois à ma droite. Après les restes rouillés d'une vielle palombière, je redescends vers la grange de Tahouens alors que le vent commence à se calmer.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

Le secteur est marqué de quelques pistes fraîches qui remontent toutes vers la crête. Je rejoins doucement l'angle des bâtiments, où est passé un grand cervidé, puis la piste qui traverse le bois pour ressortir dans une prairie avant le chemin de la Soule. Sur ma gauche, les sangliers ont retourné la neige et les feuilles mortes pour chercher à manger à environ 10 mètres sous la piste. Je suis la piste au-dessus de la Prairie pour rejoindre la route puis redescends par cette dernière pour reprendre les pistes forestières de chez Patrick. Je peine à rester debout sur la route verglacée et tombe régulièrement, je finis par marcher dans la neige du bas-côté. Je rejoins ainsi un petit pré, sur la droite de la voirie, d'où partent 2 pistes forestières ouvertes par Patrick. Je descends tout en bas du pré pour prendre la plus basse et commence à la suivre tranquillement tout en observant alternativement la pente en escalier en dessous et le penchant de ronce au-dessus. Le vent s'est posé, ne reste qu'un petit vent qui remonte à 90° de la piste. Très vite je tombe sur une très grande quantité de traces fraîches de cervidés qui suivent la piste et redouble d'attention en les suivant. Le replat sous les noisetiers, sur le bord de gauche de la piste a été gratté à plusieurs endroits par les cervidés en recherche de nourriture. Je rejoins la descente de la première piste du pré que je n'ai pas prise tout à l'heure, leur jonction forme une plateforme en dessous d'un penchant couvert de chênes américains. Je stoppe un moment pour bien observer le secteur mais rien en vue.

Je poursuis ma marche tranquillement sur la piste quand un très gros daguet démarre à la fin des chênes américains dans un creux de la pente et baise doucement vers la route au-dessus. Je le perds de vue dans les noisetiers un peu plus loin. J'hésite à le suivre par la piste qui remonte chez Patrick mais décide finalement de prendre une piste qui redescend. Les pistes de gibier semblent se séparer entre les 2 pistes et une partie des animaux semblent avoir pris la pente sur la gauche en quittant la piste. J'avance doucement quand je tombe, plus bas, sur la carcasse d'un faon totalement dévoré par les renards et les sangliers qui ont tassé la neige en piétinant tout autour. Ne restent plus que la colonne vertébrale, le haut des côtes, les os des pattes arrière et le crâne avec encore un morceau de peau.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

Un peu plus loin j'arrive la piste se sépare en deux, une branche descend et l'autre remonte, j'hésite puis décide de descendre. J'avance doucement quand je perçois du mouvement en contrebas. Je me rapproche du bord de la piste et aperçois une biche, une bichette et un faon qui viennent stopper à 45 mètres en dessous de moi. La biche regarde un court instant vers moi puis repart suivie par les 2 autres animaux, ils disparaissent vite dans le bois. Je fais vite demi-tour pour tenter d'aller les recouper un peu plus loin. Je remonte la piste et reviens vers les chênes américains avant de descendre, en suivant des traces fraîches, vers le bas de la montagne. Plusieurs animaux sont descendus et ont gratté la neige à la recherche de nourriture, des crottes gelées ponctuent la piste, ce sont des cervidés. Plus bas je tombe sur un replat sur lequel les animaux ont gratté la neige jusqu'à la terre pour confectionner plusieurs couchettes. Je suis le replat dans le sens des traces et tombe un peu plus loin sur une grange à moitié effondrée, les animaux ont aménagé des couchette sous la zone où le toit tient encore. Je contourne cette grange par la droite et tombe sur une piste qui remonte vers les chênes américains. Je la suis un moment jusqu'à trouver une petite piste qui descend dans les buis sur la droite et commence à la suivre pour descendre vers le ruisseau mais rapidement la végétation alourdie par la neige me barre le passage. Je descends donc tranquillement par une coulée entre les buis. Un peu plus bas un animal démarre dans les buis en dessous de moi, je me fige et me prépare au cas où mais un jeune grand cervidé déboule à environ 20 mètres devant moi dans un clair puis bifurque à droite pour disparaître dans les buis en un éclair. Je reste immobile un instant à surveiller autour de moi quand je repère, à ma grande surprise, un renard assis qui me regarde en bordure des buis à environ 12 mètres au-dessus de moi. Je me tourne doucement face à lui et commence à armer mon arc sans vraiment y croire mais à ma grande surprise il ne bouge même pas. Est-ce grâce à ma tenue camo-neige ? J'aligne ma visée et décoche mais je n'entends qu'un impact sur un rocher en arrière de l'animal et voit le renard fuir dans les buis indemne. Je réencoche et monte voir ce qu'il reste de ma flèche qui a explosée sur le rocher en arrière du renard, pas de sang, pas de trace sur la flèche, je l'ai manqué lamentablement.

Je finis de descendre vers le ruisseau et débouche sur un sentier jonché de traces. Je suis les traces en remontant le ruisseau. Les traces semblent fraîches mais pas d'animaux en vue. Je rejoins ainsi un sentier qui remonte vers les grandes pistes avant que le sentier que je suis ne débouche sur une prairie enneigée. Je bifurque et remonte en suivant les lacets de ce sentier tortueux. Toujours beaucoup de traces, je suis encore dans l'ombre de la montagne mais remonte vers le soleil qui inonde le sous-bois.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

De nombreuses couches sur les abords du sentier attestent de la fréquentation des lieux.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

Il va être 10 heures, je décide de remonter vers chez Patrick en suivants les pistes. Alors que je remonte par la piste qui passe sous chez mon ami, je croise la piste d'un sanglier d'environ 40 kg qui remonte vers chez mon ami puis, un peu plus loin, j'aperçois un superbe brocard en velours qui traverse la piste à environ 40 mètres devant moi et disparaît dans la pente. Je m'approche doucement en serrant la droite du chemin, côté monté pour rester caché par le replat de la piste puis reviens doucement sur la gauche un peu avant l'endroit où est descendu le brocard. Je surprends le chevreuil qui était resté à à peine 3 mètres sous le chemin. Il détale vers le bas en suivant la piste et disparaît vite dans la végétation enneigée.

Je poursuis mon chemin et rejoint une branche du chemin qui remonte vers le portail de chez Patrick et le chenil. Je remonte, salue sa chienne griffon au passage puis passe le portail pour rejoindre mon ami qui me fait renter pour discuter un peu. Il est décidé à tuer le cerf aujourd'hui ou le jeune et me propose de faire la traque du penchant boisé au-dessus de chez lui. Il décide de prendre sa carabine et d'aller se poster entre une de ses pistes et le lacer de la route à environ 1 km en arrière de chez lui alors que j'attaquerai la traque au-dessus de son habitation, arc à la main en avançant doucement vers lui. Je lui ai parlé de la piste du sanglier et Patrick décide de remonter avec moi pour voir si ce dernier a passé le chemin d'accès à son habitation. Seules des pistes de renards passe le chemin, Patrick décide de recouper par une piste qui rejoint celle que j'ai prise pour monter puis d'aller se poster par cette dernière. Le sanglier semble parti vers les chênes américains entre la piste et la route. Je laisse Patrick aller se poster et commence à remonter le penchant assez raide et très enneigé pour rejoindre une ancienne piste qui rentre dans le penchant boisé en parallèle du chemin de la Soule qui passe plus haut. Le secteur est marqué de nombreuses pistes de renards. J'avance tranquillement sur la piste avec de la neige au-dessus du genou. Chaque pas est un sacré effort, mes pieds s'enfoncent d'abord dans la neige fraîche puis jusqu'au sol quand je fais un pas. La neige est de plus en plus haute alors que je monte tranquillement. Je tombe après environ 10 mètres sur la piste d'un cerf. Patrick m'a dit d'attendre 11 heures pour attaquer ma traque en partant au-dessus de sa maison. J'avance 10 mètres par 10 mètres en faisant des pauses pour observer le secteur.

J'arrive au-dessus de sa maison, avec le vent dans mon dos, vers 10h45 et décide d'avancer encore un peu sur les traces du cerf. Les remises sont plus loin. J'avance encore d'environ 40 mètres en faisant toujours des pauses tous les 10 mètres avant de stopper pour attendre 11 heures. Alors que j'observe autour de moi, planté dans la neige jusqu'à l'entrecuisse, mes yeux se posent sur un jeune 6 cors en train de brouter un buisson de houx à environ 25 mètres en contrebas un peu plus en avant de ma position. Je me fige et l'observe, son corps et visible au travers du houx, il est de 3/4 face, le tir est trop risqué, je décide d'attendre.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

Au pire, s'il me sent, il partira vers Patrick sinon, s'il avance un peu je pourrais peut-être décocher. L'animal mange paisiblement et regarde parfois autour de lui sans se soucier de moi bien que son regard croise plusieurs fois ma direction. Cette tenue neige est vraiment très efficace. Au bout d'un moment, le cerf se décide à avancer et se plante plein travers à un peu plus de 20 mètres alors que j'arme mon arc. J'aligne ma visée sur le défaut d'épaule et décoche. Touché, le cerf bondit en l'air au-dessus de la neige. Je n'ai pas bien vu mon atteinte et me dépêche de réencocher. Le cerf qui n'a pas compris ce qui vient de lui arriver monte droit sur moi. J'arme mon arc alors qu'il sort sur la piste à 3 mètres de moi. Le sang coule du défaut d'épaule et le cerf se tourne de cul pour descendre sur mes traces avec de la neige jusqu'au poitrail ce qui accentue son effort. Je décide de ne pas décocher, confiant sur ma première flèche et le laisse filer. Il s'éloigne d'un peu moins de 20 mètres sur la piste avant de sauter dans la pente et de disparaître derrière le léger virage de la piste.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

Très rapidement, au bruit, l'animal semble s'immobiliser et vaciller puis il me semble l'entendre tomber. Le bruit de sa respiration difficile se fait entendre un court instant avant le retour au calme. Sachant que mon cerf est mort, j'attaque ma recherche. Le sang, bien que peu abondant au sur la piste, est facile à suivre sur la neige.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

La piste de sang s'intensifie rapidement.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019
Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019
Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

Dans la descente, de nombreuses petites gouttes de sang gelées ont roulé comme des billes sur la neige et j'aperçois très vite le cerf qui a roulé à environ 30 mètres en dessous de la piste dans un creux du terrain. Je descends le rejoindre en tentant d'appeler Patrick mais il ne répond pas. Je jette un rapide coup d’œil à mon cerf mort partiellement recouvert de neige avant de partir chercher Patrick pour éviter qu'il ne tire un autre cerf et qu'il me passe le bracelet pour baguer mon cerf.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

Nous revenons ensuite vers mon cerf et je le bague avant de le descendre sur le chemin d'accès de l'habitation pour faire quelques photos souvenir.

Un petit cerf à l'approche dans la neige, 4 février 2019

Nous chargeons le cerf sur le pickup de Patrick avant de partir le peler et le vider un peu plus loin dans un virage du chemin de la Soule, au bord de la route dans un petit pré appartenant à Patrick. Les vautours qui prennent les ascendants du matin sont juste au-dessus de nous ils ont déjà repéré leur futur repas.

 

Alex

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3 février 2019 7 03 /02 /février /2019 13:50

Ce matin, j'ai invité Lionel, Christophe et Lilian pour une battue renard/sanglier à Justian mais seul Lilian a pu venir. Rendez-vous pris à 7h15 sur le parking d'Auterrive, nous partons pour le rendez-vous de chasse à la salle de Lagardère. Après un bon petit déjeuner pris sur place, nous partons nous poster pour la première traque. C'est une longue combe parcouru en son fond par un ru bordé d'une bande boisée plus ou moins large et très fourrée par moment où ce remise souvent les sangliers. Je me gare au château d'eau et descends avec Lilian pour nous poster. Je le laisse à mon poste habituel, près d’une mare, au bord du ru de l'autre côté duquel se trouve une bande de ronces plus ou moins dense. Une très grosse coulée longe entre le cours d'eau et le roncier. Je pars me chercher un poste plus en aval. Je longe le ru de l'autre côté duquel se trouve un taillis impénétrable de 30 à 40 mètres de large. Le taillis fait ensuite place à 60 mètres environ de végétation basse très dense où les chances de voir passer un animal sont quasi nulles. Après cette zone le taillis reprend, j'hésite un peu puis remarque une zone d'éclaircie relative dans le taillis, environ 15 mètres avant la végétation basse. Je traverse le ru en me fraye un passage au travers des ronces et des épines par une grosse coulée qui ressort sur la prairie de l'autre côté puis rejoints l'éclaircie où je casse par mal de branches pour me dégager des angles de tir avant de m'immobiliser, tourné vers le bas de la combe d'où doit commencer la traque. De nombreuses coulées très marquées passent sur mon secteur. Devant moi, un écran de végétation épaisse, ronces et arbustes limitent ma vision à quelques mètres. Une grosse coulée rentre en longeant le ru et une autre passe juste à ma gauche.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

A quelques mètres sur ma gauche, le terrain remonte vers une prairie. Les chiens et les piqueurs se font entendre au départ de la traque au niveau de la route. Les teckels arrivent vite au niveau de la zone de végétation basse et épaisse juste avant mon poste. Un premier se met à aboyer sur place au ferme, les autres arrivent rapidement et se mettent à aboyer. Le ferme s'installe avec une intensité incroyable à moins de 20 mètres de mon poste. Mon décocheur est accroché, je suis prêt à armer. Les piqueurs arrivent et encouragent les chiens et tire en l'air pour tenter de déloger le sanglier. Dès craquement se font entendre, le sanglier se décale vers moi de quelques mètres par quelques mètres jusqu'à vernir à quelques mètres de moi dans les ronces sans que je puisse le voir. Poussé par les chiens je pense le voir sortir et arme plusieurs fois mon arc, à chaque craquement mais le ferme s'éloigne. Le ferme s'éternise et les chiens ne lâchent pas l'animal. Un chien couine et Serge commence à perdre son calme, 2 chiens ont été tués le mois dernier par un gros sanglier. Les chiens ramènent le sanglier vers moi, ce dernier grogne comme un cochon de ferme et je m'attends à le voir sortir des ronces mais après plusieurs minutes il s'éloigne à nouveau pour cette fois se faire coiffer par les chiens. Serge s'avance au ferme pour en finir et achève le sanglier d'environ 40 kilos.

Les piqueurs rassemblent les chiens sur la prairie et longe le ru pour les faire rentrer à nouveau dans le roncier après mon poste. Je me retourne vers les chiens. Presque immédiatement les chiens font le ferme sur un autre sanglier. L'animal démarre rapidement et revient sur moi, le roncier craque, Serge lance : " Attention, à toi Alex". Les craquements se rapprochent, j'arme mon arc, la tête du sanglier sort des ronces à environ 10 mètres. Il observe le secteur de 3/4 face avant de sortir. J'aligne ma visée dans sa direction mais la végétation est trop dense entre lui et moi, de plus, je ne vois que sa tête.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Rapidement, le sanglier démarre alors que les chiens arrive derrière lui, il ne prend pas la coulée qui passe juste à côté de moi et biaise vers le haut du talus pour sortir dans la prairie. C'est un beau mâle. Je le suis dans mon viseur mais les balivots m'empêchent de tirer.  Alors que le sanglier passe au trot, en léger 3/4 arrière, à environ 12 mètres dans une éclaircie, un peu avant d'arriver au sommet du talus, je décoche. Ma flèche se plante dans l'animal mais me parait un peu basse et un peu en arrière. Le sanglier continue 2 ou 3 mètres sur sa lancée puis bifurque à 90° pour sortir sur la prairie. Il semble peiner pour finir de monter le talus puis prends à droite en parallèle du taillis et je le perds vite de vue derrière le relief du terrain. Les piqueurs annonce "sanglier blessé" et je ne suis pas très confiant quand j'entends presque aussitôt "Il est mort". Tous les teckels arrivent à la mort et pillent le sanglier en aboyant au ferme pendant un moment et ne veulent pas venir malgré les appels des piqueurs. Serge me demande d'aller voir et de relancer les teckels vers la traque. En sortant, j'aperçois Jérôme qui a vu sortir puis tomber le sanglier. Il souffre d'un terrible mal de tête, je me dirige vers la meute attroupée autour de mon sanglier. Le poil vole en tous sens. Je peine un peu à repousser les teckels mais ils finissent par renoncer et repartir vers la traque. J'en profite pour observer un peu mon sanglier, il est bien armé, ma flèche est en fait parfaite, plein cœur, la lame n'est pas ressortie et est restée fichée dans l'épaule opposée.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Les piqueurs annoncent "sanglier blessé" et je ne suis pas très confiant quand j'entends presque aussitôt "Il est mort". Tous les teckels arrivent à la mort et pillent le sanglier en aboyant au ferme pendant un moment et ne veulent pas venir malgré les appels des piqueurs. Serge me demande d'aller voir et de relancer les teckels vers la traque. En sortant, j'aperçois Jérôme qui a vu sortir puis tomber le sanglier. Il souffre d'un terrible mal de tête,  il a récupéré un morceau de ma flèche côté vanne que le sanglier a cassée dans sa course. Je me dirige vers la meute attroupée autour de mon sanglier. Le poil vole en tous sens. Je peine un peu à repousser les teckels mais ils finissent par renoncer et repartir vers la traque. J'en profite pour observer un peu mon sanglier, il est bien armé,

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

ma flèche est en fait parfaite, plein cœur, la lame n'est pas ressortie et est restée fichée dans l'épaule opposée.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Je retourne ensuite à mon poste alors que les piqueurs et les chiens poursuivent la traque vers Lilian. Les teckels ne relèveront pas d'autres animaux et la fin de traque est sonnée. Je pars chercher Lilian, il m'annonce que mon sanglier était gîté juste à 15 mètres devant lui. Je lui annonce que j'ai fait un gros sanglier et lui demande de me prêter sa corde pour tirer mon sanglier et d'avancer ma voiture au fond de la combe par la route. Je retraverse le taillis au niveau de mon poste et cherche le sang du sanglier que je trouve vite sur la prairie, les gros giclées se succèdent jusqu'à mon sanglier.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019
Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Je l'attache par le groin et commence à le tirer quand Serge m'appelle pour me dire qu'un chasseur va venir le chercher en 4x4. J'attends donc avec mon sanglier, bientôt rejoint par Lilian. Au bout d'un moment le 4x4 arrive et nous chargeons mon sanglier avant d'aller chercher le premier laissé au bord du ru de l'autre côté du taillis. Je fais le tour par mon poste pour traverser avec Lilian puis attache le petit sanglier d'environ 30 kg par le groin. Il est très maigre, l'entrecuisse est ouverte de profondes entailles nette comme faites au couteau et la chair est partiellement nécrosée. Le bas du dos et la queue sont complètement pelés. Je ne pense pas qu'il soit consommable mais je le traîne vers la route suivi par Lilian et un autre chasseur. 0 la route, je charge le sanglier dans la voiture d'un chasseur puis nous prenons ensuite les voitures pour nous diriger vers la seconde traque.

En remontant la route au-dessus du bois nous apercevons déjà traqueurs et chiens se dirigeant vers l'enceinte. Je me gare au-dessus du coin du bois et nous partons nous poster d'un pas rapide par un chemin forestier. Plus bas nous prenons à gauche entre le coin du bois et une haie et biaisons à travers un labouré qui rentre dans le bois pour rejoindre le coin rentrant du bois sur notre droite. Nous pressons encore l'allure car les chiens vienne de lancer, alors que nous enjambons un arbre tombé sur le labouré en lisière du bois, une chevrette surgit du bois devant nous au milieu de la largeur du labouré à environ 30 mètres et biaise vers la haie à environ 40 mètres sur notre droite. Je la montre à Lilian qui, en train de sauter l'arbre tombé, ne l'avait pas vue. Elle stoppe un instant à l'écoute puis redémarre et file vers le passage que nous avons pris pour rentrer dans le labouré. Je laisse Lilian au coin rentrant du bois où je me poste généralement et remonte vite à travers bois pour rejoindre en crête une zone de terriers de blaireau d'où descend une bande étroite de bois vers une haie en contrebas. Je me place rapidement quelques mètres en dessous de la crête, près d'un terrier. Les chiens donnent dans le bois, un beau brocard en velours viendra à quelques mètres de Lilian. Les menées finissent par se calmer puis quelques coups de gueule retentissent sur ma droite en lisière du bois près e la crête. Les chiens semblent aboyer sur place comme au ferme alors que les sangliers ne se gîtent habituellement pas sur le haut du bois assez clair. Au bout de quelques minutes un galop se fait entendre et je pense, vu le bruit e la course, à un chevreuil qui semble arriver droit sur moi. Je n'arme même pas mon arc mais c'est un magnifique renard qui surgit à la course de la végétation épaisse à à peine 3 mètres de moi. J'arme mon arc alors qu'il semble vouloir bifurquer vers moi mais il me voit et redresse pour fuir droit devant lui en accélérant. Je le suis dans mon viseur mais il rentre dans le sale et je décide de ne pas tenter ne flèche hasardeuse et le laisse partir. J'annonce "renard" mais le temps passe et personne ne tire. Il a dû rentrer au terrier. Gilles viendra avec quelques chiens sans le retrouver. La fin de traque et sonnée, il va être midi et je dois rentrer alors que les chasseurs partent pour une nouvelle traque qui ne donnera rien.

Je rejoins Lilian qui me raconte sa rencontre avec le brocard puis nous rejoignons la voiture et passons chez le président de la chasse pour faire quelques photos de mon sanglier avant de rentrer.

Une belle flèche pour un beau sanglier en battue, 3 février 2019

Alex

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23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 07:11

Ce soir, je décide d'aller me poster à Traversères, au bout d'une petite combe boisée. En chemin pour mon poste je dérange un chevreuil au gagnage qui rentre dans le bois vers lequel je me dirige. Je le laisse s'éloigner avant de biaiser vers le bois. Je traverse une bande de friche herbeuse et rejoins une grosse coulée qui rentre dans le bois pour suivre le fond de la petite combe. Je marche rapidement sans prêter attention au bruit car je n'ai pas beaucoup de temps avant qu'il ne fasse nuit. Tout à coup un léger mouvement, à quelques mètres devant moi, sur le tapis de feuilles mortes me fait stopper net. Mes yeux se posent sur un oiseau de dos, arrêté. Je l'observe un instant pour comprendre qu'il s'agit d'une bécasse. J'encoche doucement une flèche, la bécasse se décale d'environ 30 cm sur ma gauche puis se fige à nouveau de dos. J'arme doucement mon arc, aligne ma visée sur l'oiseau à environ 8 mètres et décoche. Ma flèche le traverse en projetant des plumes autour de l'impact et ricoche au sol pour stopper environ 20 mètres plus loin, posée au sol. La bécasse est tombée sur place sans bouger. Je m'avance rapidement vers elle au cas où mais constate que c'est bien fini pour elle, ma flèche rentre entre les ailes sous la base du cou. Je récupère ma petite prise, c'est ma première bécasse. Je récupère ma flèche un peu plus loin, la remets au carquois et réencoche.

Je pars me poster un peu plus loin, au bout de la combe sur le penchant de gauche, tourné vers la crête en U qui délimite la combe, contre un petit arbre dont quelques branches pendantes mortes vont me cacher un peu. L'attente commence, le temps passe et je me dis que rien ne va sortir avant qu'il ne fasse nuit quand des bruits de pas se font entendre. Vu le bruit, je suis sûr qu'il s'agit d'un sanglier, il me semble l'entendre arriver en crête à 40 mètres dans mon dos, je pivote donc doucement en accrochant mon décocheur. Il me semble qu'il vient vers moi dans le sale mais je n'arrive pas à le voir quand le bruit semble brusquement venir dans mon dos. Je me retourne à nouveau dans le sens initial et aperçois l'énorme masse noire qui arrive sur ma gauche d'un pas lent dans la végétation. Un gros solitaire avance vers moi, j'arme mon arc et le laisse approcher. Il stoppe dans un clair, plein travers à 5 mètres, j'aligne ma visée au défaut de son épaule et décoche. Ma lame mécanique produit une étincelle bien visible en s'ouvrant au moment où elle frappe le coffre de l'animal. Le sanglier démarre en trombe droit devant lui en fonce dans la végétation plus dense sur ma droite puis bifurque pour décrire une boucle autour de mon poste et repasser dans mon dos pour retourner dans le sale. Je suis sa fuite à l'oreille sur quelques dizaines de mètres puis le sanglier stoppe et souffle plusieurs fois bruyamment sur place avant que le silence ne s'installe. 

Je reste un moment immobile à l'écoute mais rien, la nuit s'installe et je décide d'aller contrôler mon tir. Je m'avance doucement vers l'endroit du tir où je ne trouve ni flèche ni sang. Un peu plus à droite, je trouve une giclée de sang sur 2 mètres, au moment où le sanglier est rentré dans la végétation.

Ma première mordorée et un sanglier perdu, 19 janvier 2019

Il a emporté la végétation et cassé quelques branchettes entre deux gros troncs de chênes espacés de moins de 1 mètre. Après ce passage dans la végétation épaisse plus une seule goutte de sang en vue. J'ai un très mauvais pressentiment, la dernière fois que j'ai entendu souffler un gros sanglier comme celui-ci, ma flèche n'était pas rentrée à cause de l'omoplate. Je revisionne le tir dans ma tête et revois bien ma flèche au défaut de l'épaule. Je cherche un moment sans trouver la suite de la piste, je tente alors de recouper la direction de fuite de l'animal et tombe sur une belle coulée marquée de grosses gouttes de sang sur au moins 20 mètres. Vu la pente du terrain je dirai que mon sanglier descend, le sang s'arrête net et je préfère ne pas trop remuer le secteur et appeler un chien de sang car je ne suis pas du tout confiant sur la suite de ma recherche. J’appelle donc mon ami Adrien mais il ne sera pas disponible demain matin, j'appelle ensuite mon ami Lionel mais lui non plus ne sera pas disponible et son chien ne fait pas le sanglier mais il me parle d'un conducteur de chien de sang du Tarn et Garonne qui lui a retrouvé un sanglier. Je me souviens alors que j'avais pris son numéro lors d'une expo canine à Auch il y a quelques années. Je recherche donc le numéro dans mon répertoire et le contacte. Il ne pourra pas venir de bonne heure mais viendra demain matin. Je rentre donc chez moi mais je ne sens pas bien cette recherche, en général quand je ne retrouve pas mon animal seul, il est très rare que la recherche au sang soit fructueuse. Malgré ma première bécasse, je n'arrive pas à me réjouir.

N° de prélèvement du carnet bécasse 8174819

N° de prélèvement du carnet bécasse 8174819

Après une très mauvaise nuit, je me lève vers 6 heures et tente de m'occuper jusqu'à avoir des nouvelles du conducteur de chien de sang vers 10 heures. Il ne sera pas là avant 11h30, il a aussi demandé à un autre conducteur de venir et ce dernier doit arriver un peu avant lui. Vers 11 heures ce dernier m'appelle, nous nous donnons rendez-vous sur le parking d'Auterrive vers 11h15. Je pars à sa rencontre puis nous attendons son collègue en discutant. Il s'appelle Thierry et fait de la recherche avec des teckels. Le second conducteur finit par arriver vers 11h40, nous partons immédiatement vers la zone de recherche. Le propriétaire de la ferme m'informe qu'il y a eu des battues dans le secteur ce matin, ça ne va pas arranger mon histoire. Le temps que les conducteurs se préparent nous partons avec le jeune rouge de Bavière de Didier, Thierry reviendra chercher son vieux teckel si ça tourne mal. Ma confiance baisse de plus en plus. Je les conduis sur la zone du tir et leur montre le premier sang. Le rouge peine à prendre la voix et se disperse dans tout le bois pendant de longues minutes. Il finit par recouper la coulée avec le sang vu hier soir et la remonte. Didier nous annonce du sang en crête. Nous le suivons et effectivement le sanglier semble perdre pas mal de sang jusqu'en crête. Ce que je pensais être une descente hier était une montée. La piste semble facile à suivre et nous trouvons du sang au sol et des frottés réguliers. La piste redescend vers une friche. Le chien la suit mais le sang se fait vite rare voire inexistant.

Alors que nous cherchons à dénouer la piste, le tintement de grelots se fait entendre, 2 fox terriers arrivent vers notre penchant de bois en traversant la friche puis remonte vers une bande de ronces en haut du penchant en limite d'un plateau en prairie, pâturé par des chevaux. Arrivés au roncier les 2 chiens se mettent au ferme et donne de la voix un moment avant de se dégoûter et de baiser vers nous. Didier les interpelle pour les faire fuir avant de reprendre sa recherche. Son rouge finit par sortir dans la friche mais semble perdu, il tourne et retourne sans vraiment marquer sa recherche et finit par remonter dans le penchant opposé. Son maître le pensant perdu le rappelle et tente de refaire leurs arrières mais le temps passe et la recherche est au point mort. Didier demande à Thierry d'aller chercher son chien. Je l'accompagne jusqu'aux voitures puis nous revenons à l'endroit du tir et reprenons la recherche du départ. Caramel démêle rapidement la piste et nous conduit rapidement à l'endroit où le sang s'interrompt. Dans la première montée nous trouvons ma flèche posée au sol, marquée sur 20 cm de sang et légèrement tordue au nouveau de l'adaptateur de l'insert. Pendant ce temps le rouge a repris la piste là où son maître l'avait arrêté tout à l'heure. Didier a retrouvé 2 fois du sang en remontant le penchant boisé de l'autre côté de la friche. Le sanglier semble s'être roulé 2 fois pour colmater sa blessure. Caramel tourne un peu dans le bois mais finit par sortir sur la friche, tourne encore un peu et trouve l'entrée du penchant opposé et nous conduit sur un plateau travaillé, au-dessus, où nous attend Didier. Nous avons trouvé le sang mais sur le plateau nous ne trouvons plus que le pied et le suivons à vue derrière Caramel qui est toujours collé à la piste.

Arrivé au bord d'un chemin de terre bordant le penchant boisé suivant qui redescend vers des prés, le pied de sanglier prend à gauche mais Caramel part à droite, je le fais remarquer au conducteur mais Didier me dit de laisser faire le chien. Le teckel longe le bois et cherche l'entrée du sanglier, il rentre et sort plusieurs fois puis finit par se lancer sur une piste. Nous entrons dans le bois, traversons une bande fourré d'épines puis suivons le chien qui biaise à gauche en descendant doucement avant de faire ses arrière et de reprendre la bande d'épine en tirant comme un fou pour se mette au ferme un peu plus loin en donnant de la voix. Didier me laisse son chien qui tire comme un fou et tente d'aller au ferme mais l'animal n'est plus là et nous repartons sur la piste qui va nous faire passer dans des zones très sales. Thierry décide de lâcher son chien qui donne un moment puis se calme, seul son grelot le trahit et nous le suivons mais il semble perdu. En le suivant nous tombons sur les laissés de biche qui ne sont pas censés se trouver dans le secteur. Nous le récupérons, je pars contrôler une souille plus à droite par rapport à l'entrée en bordure du pré avec Didier. Un gros pied rentre de frai et une traînée de boue remonte vers le plateau. Nous la suivons mais finissons par la perdre. Les fox nous rejoignent et restent avec nous un moment. Nous tentons de reprendre la recherche dans le champ travaillé et cette fois Caramel suit le pied à gauche sur environ 60 mètres sur le chemin et se remet au ferme en rentrant dans le bois, au même endroit que tout à l'heure. Nous trouvons 2 beaux frottés de sang en rentrant dans le bois. 

Nous reprenons le piste prise tout à l'heure par Caramel. Didier me reconfie son chien qui m'arrache les mains dans les ronces et tire comme un fou pour suivre son maître plus en avant. Nous débouchons plus bas dans semé sans trouver ni sang ni pied mais les conducteurs décident de suivre le chien qui nous amène à environ 1 kilomètre sur la commune suivante où je décide de stopper la recherche pour ne pas avoir d'ennuis avec les voisins et de toute façon un gros sanglier laisse rait un pied dans ce semé. Nous partons contrôler un autre pied sur le champ travaillé et le suivons jusqu'à l'endroit où les fox ont fait le ferme. Caramel se met à son tour au ferme puis traîne son mettre dans les ronces en donnant de la voix jusqu'au bout du roncier en direction de l'endroit où nous avons démarré la recherche. Il est près de 16h30, nous arrêtons la recherche. Je suis dégoûté, je ne comprends pas comment ce sanglier n'est pas mort. J'espère que mon interprétation de l’atteinte n'est pas bonne et que sa blessure n'est pas mortelle mais je peine à le croire.

 

Alex

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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 14:39

Ce matin, la société de chasse de Saint Paul de Baïse organise sa seconde battue au chevreuil de la saison et le président m'a autorisé à inviter Christophe et Lionel. Nous arrivons sur place vers 8 heures pour le déjeuner. Ce dernier pris et les consignes de battue données, nous partons nous poster pour la première traque. Nous nous garons près d'une stabulation et remontons au travers du champ de colza vers un chemin forestier le long duquel nous devons nous poster. Le sol est jonché de traces plus ou moins fraîches de chevreuils. Je ne connais pas ce secteur, en contrebas sur notre droite, nous apercevons le petit bois de pins attenant au bois de la palombière que nous avons chassé lors de la battue précédente. D'après les dires des chasseurs de Saint Paul, le meilleur poste semble être celui dans la friche ponctuée de petits chênes au bout du chemin forestier. Christophe n'ayant pas eu encore d'occasion de tir cette année en battue, nous décidons avec Lionel de lui laisser ce poste prometteur. Nous rentrons dans le bois de chênes par le chemin forestier, je prends un premier poste à environ 50 mètres de la lisière sur la gauche du chemin, Lionel se poste un peu plus loin et Christophe poursuit jusqu'à la friche. Je m'avance d'environ 15 mètres dans le bois et me cale à droite d'une zone bien dégagée, au pied d'un gros arbre. Je casse quelques branchettes pour dégager mes angles de tir, le bois est assez salle sur ma droite et devant moi. Je ne vois qu'une réelle coulée à environ 10 mètres dans le sale devant moi.

La sonnerie de début de traque ne tarde pas à retentir et presque immédiatement les chiens se mettent à donner de la voix. Les menées s'enchaînent et les coups de feu également. Plusieurs fois, les chiens semblent aller vers Christophe et je croise les doigts pour lui. Au bout d'un bon moment, des bruit de pas résonnent derrière moi, je tente d'apercevoir l'animal sans succès. Il semble plus ou moins suivre le chemin quand une chevrette s'avance tranquillement à environ 40 mètres sur ma droite au bout de la zone dégagée. Pensant qu'elle va prendre vers moi, j'arme mon arc mais elle fait 2 pas et stoppe en 3/4 arrière pour écouter les chiens. J'aligne ma visée un peu au-dessus du défaut d'épaule et décoche. Ma flèche vole parfaitement et rentre là où je voulais, au défaut d'épaule de l'animal qui démarre en trombe et se retournant pour ressortir sur le chemin forestier, le traverser et fuir dans le penchant boisé qui redescend vers les pins.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Il m'a semblé que la chevrette est partie avec ma flèche en travers du corps. Je l'entends fuir quelques secondes puis se débattre au sol. Elle est morte, je suis soulagé car je me rends compte maintenant que mon tir était quand même osé, vu la distance qui me séparait de la chevrette. Je réencoche et me reconcentre sur la chasse. Les menées s'enchaînent et les coups de feu se succèdent. Au bout d'un moment, une menée semble arriver sur les traces de ma chevrette et je crains que les chiens n'y tombent dessus et n'entament la carcasse. Je quitte donc mon poste pour tenter de la retrouver avant eux. Je me dirige rapidement vers l'endroit du tir et trouve facilement ma flèche couverte de sang et fichée au sol à quelques mètres de l'endroit où se trouvait la chevrette.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je la laisse sur place et sors sur le chemin plus en amont pour le suivre un peu à la recherche de la piste de sang. Je trouve vite de grosses gouttes de sang qui traversent le chemin et rentre dans le penchant boisé en biaisant sur ma gauche.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019
Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019
Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Une menée passe dans le colza, à environ 50 mètres, au pied du bois avec 3 chevreuils au grand galop qui avec un peu de chance remonteront sur Lionel ou Christophe. Je retrouve très facilement ma chevrette qui n'a fait qu'un peu plus de 30 mètres avant de s'effondrer.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Les chiens ne tardent pas à arriver sur ma chevrette et je les en détourne et fait quelques photos souvenir avant de repartir me poster rapidement.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Ma flèche est rentrée au défaut de l'épaule et ressort devant l'épaule opposée. Le temps passe et la voix des chiens se calme progressivement jusqu'au signal de fin de battue. J'appelle un piqueur pour avoir un bracelet puis pars rejoindre mes collègues qui n'ont pas eu ma chance. Lionel a vu courir des chevreuils au loin et Christophe a eu la malchance qu'un piqueur retourne les chevreuils qui venait sur lui. Je leur raconte ma chasse et partons chercher ma chevrette et ma flèche en attendant le bracelet avant de redescendre au voiture où je laisse ma chevrette à un des chasseurs de la commune avant de partir pour le rendez-vous de chasse pour les instruction de la seconde traque. Au moins 5 chevreuils ont été tués, je m'attendais à plus vu le nombre de coups de feu tirés. Les "peleurs" sont déjà à l'œuvre.

Serge et les teckels ne sont pas encore arrivés et le président de la chasse décide de chasser la bande boisée qui borde la rivière (Baïse) en les attendant. Nous partons nous poster le long de la butte de l'ancienne voie ferrée avec quelques chasseurs de la société. Nous nous garons au cimetière et partons à pied vers nos postes. Nous laissons Christophe au poste dit "le trou" qui est en fait un ancien passage sous la voie ferrée qui est devenu juste un passage dans la butte avec la disparition du pont et des rails. Christophe monte pour se poster en haut de la butte, au ras du passage alors que nous continuons le long d'une haie de ronces et d'arbustes en parallèle de la butte. Les chasseurs prennent les postes à chaque grosse coulée alors que le chef de ligne poursuit avec nous pour nous poster au bord de la Baïse, au bout de la butte. Lionel prend le poste au bord de la rivière pour barrer la route des animaux qui tenteraient de fuir en longeant l'eau à mi pente du talus de la rivière et je contourne la butte pour me trouver un poste alors que le chef de ligne revient sur ses pas pour rejoindre le sien. Alors que je contourne la butte, un bruit de pas dans les feuilles mortes me fait stopper mais le calme revient sans que je puisse voir l'animal. Je trouve une grosse coulée remontant sur la butte dernière à 20 mètres de la rivière et la suis pour aller me poster au sommet. Alors que j'arrive en crête, j'aperçois une boule de poils blottie coutre un arbre mort tombé au sol. Je l'observe un instant pour me rendre compte qu'il s'agit en fait d'un lièvre gîté. Il m'observe, son œil grand ouvert mais ne daigne pas bouger alors que je suis à peine à 5 mètres en train de le prendre en photo.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je m'éloigne un peu pour me poster un peu plus près du bout de la butte. Les traqueurs et les chiens arrivent au loin en longeant la Baïse. Les chiens donnent timidement de la voix puis se calment un moment avant de lancer, à grands cris, 4 chevreuils qui filent en plaine en direction du cimetière. Alors que les animaux passent la ligne les coups de feu claquent et la menée cesse. 2 chevreuils sont tombés, les traqueurs rappelle les grands chiens qui peinent à revenir puis finissent la traque sans lever d'autres animaux. Nous rentrons en suivant la butte quand les chien prennent la voie du lièvre qui s'est débiné sans bruit pendant la chasse. Les chasseurs les arrêtent vite et nous retournons au rendez-vous de chasse.

Le président décide d'une dernière traque, nous partons avec un des chasseurs, photographe attitré des battues pour aller nous poster dans des petits bosquets en bordure d'une grande traque. Nous nous garons près d'une habitation abandonnée puis remontons le coteau. Le chasseur de Saint Paul nous explique que les sangliers ont labouré une petite parcelle près de l'habitation. Arrivés en haut du coteau, je reconnais le secteur où Christophe a fléché un brocard il y a 2 ans. Christophe reprend son poste qui lui avait réussi en sommet de coteau, en bordure d'un bosquet fourré qui redescend vers les voitures, sur notre droite. Lionel se poste au bord d'un autre bosquet sur notre gauche et je descends dans un autre bosquet en contrebas. Alors que je suis à environ 100 mètres de ce bosquet, le bruit du galop de 2 animaux retentit dans la pente boisée en face de moi. Une chevrette et son chevrillard stoppent à découvert, à mi-pente. Le chevrillard se débine dans le sale sur la droite et disparaît. La chevrette reste figée alors que je l'observe immobile. Elle ne me prête pas attention. Je reste un moment sans bouger, elle regarde par moment vers son chevrillard. Je décide d'y aller au culot. Je commence à aboyer, la chevrette regarde vers moi sans bouger comme hypnotisée, j'aboie plusieurs fois sans qu'elle ne réagisse puis commence à avancer doucement droit sur elle en aboyant. Elle me regarde sans bouger d'un millimètre et me laisse approcher à 40 mètres, j'arme mon arc et tente d'approcher encore un peu alors que la chevrette regarde en arrière mais elle se coule dans le sale sur les traces de son jeune. Est-ce l’arrivée des piqueurs sur la ligne ou le petit bruit de métal fait par ma lame à l’armement ou encore juste le moment de partir pour elle ? Dommage, je presse le pas pour rejoindre le bosquet. Les 2 chevreuils sortent du bosquet à environ 80 mètres et remontent la pente du champ. J'aboie et ils se figent, m'observent un instant puis passent de l'autre côté de la butte et disparaissent.

Je presse le pas pour remonter me poster à mi-pente, en bordure du sale alors que j'entends déjà chiens et piqueurs au bout de mon bosquet. Je me place vite, rapidement, les teckels arrivent et passent mon poste, 2 traqueurs passent sous moi puis s'arrêtent pour observer les chiens alors qu'un autre traqueur passe au-dessus de moi en bordure du bosquet à environ 20 mètres. Les chiens tournent et donnent un peu de la voix quand un beau lièvre démarre sur ma droite et se débine au travers des buissons pour venir me passer tranquillement à 3 mètres sur ma droite et stopper, assis, à 10 mètres en dessous de moi à environ 15 mètres des traqueurs qui l'observent. Les chiens arrivant, il démarre et sort sur le découvert pour remonter le penchant du champ en face de moi et disparaître de l'autre côté alors que les teckels s'élancent, avec 150 mètres de retard, à sa poursuite. Les traqueurs crient pour les stopper mais ils passent la crête puis revient un peu après. La traque reprend et s'éloigne vers Christophe puis Lionel puis passe derrière la cime du champ alors qu'un des traqueurs au téléphone semble parler de sangliers. Le calme s'installe et le temps semble long. Des coups de feu se font entendre puis le calme revient. Le lièvre revient et passe la crête avant de descendre vers le bosquet à environ 80 mètres sur ma gauche puis le longe en direction de la route en contrebas. Les postés commentent la scène à voix haute et s'interpellent les uns les autres puis le lièvre fait une boucle et remonte pour repasser la crête en face de moi. Les chasseurs commentent toujours l'apparition de ce lièvre.

Au bout d'un moment, des craquements m’interpellent plus haut sur ma droite. Je me retourne face à la pente et écoute, les yeux grands ouverts. Est-ce un chien ? Les craquements se rapprochent et je finis par apercevoir un petit sanglier qui va passer au trot à 15 mètres au-dessus de moi dans le sale. J'arme mon arc, il stoppe juste au-dessus de moi à 15 mètres dans la broussaille, j'aligne ma visée sur son épaule dans une petite trouée au travers de la végétation. Je décoche, le bruit de l'impact retentit et le choc libère de la poussière du poil de l'animal qui repart en trombe vers le bout du bosquet. Je ne suis pas sûr de mon atteinte et les chasseurs étant toujours à leur discussion et certainement encore chargés au plomb 1 ou 2, je crie : "sanglier". Les chasseurs reprennent en cœur "sanglier" au lieu de se taire. Les minutes passent et je n'entends pas tirer. Par moment, des craquements retentissent sur ma droite, peut être mon sanglier en train de se déplacer dans le sale. Au bout d'un moment, plus un bruit quand mon téléphone sonne, le président de Justian m'appelle pour me demander où est le sanglier, je lui explique qu'il est parti vers lui après mon tir, il m'indique que les chiens et les traqueurs vont arriver. Je remonte la pente en lui parlant et trouve du sang, je décide de le suivre et avertis le président de la chasse de Justian que la ligne se tienne prête au cas où. Je raccroche et suis le sang assez abondant. La piste est assez facile à suivre et biaise doucement à gauche. Dans mon dos les chiens commencent à donner de la voix au loin mais ils seront vite là. Arrivé dans une zone dégagée d'herbe haute couchée au milieu des pins, je perds la piste et les chiens me rattrapent. Alors qu'ils arrivent à 10 mètres sur ma droite, j'entends démarrer le sanglier et tourne la tête pour juste le voir sortir de quelques genévriers et disparaître derrière les pins. Je cri "Attention, sanglier" sans me rendre compte que la route est juste à quelques mètres de moi au pied d'un talus abrupt.

Le sanglier dévale le talus et s'élance entre 2 chasseurs en traversant le goudron de la route. Les coups de feu pleuvent, 4 ou 5 chasseurs vident leurs fusils mais le sanglier passe sans une égratignure et fonce au travers du champ travaillé avec les chiens à ses trousses. Je sors du bois et descends le talus incrédule. Comment ils ont pu louper ce sanglier ? La plupart des chasseurs m’affirment que le sanglier n'était pas blessé mais un a vu ma flèche sur le côté de l'animal. En arrivant à la route j'aperçois alors ma flèche couverte de sang posée sur le goudron, je la ramasse et tente de trouver du sang en demandant aux chasseurs la direction de fuite. Je m'élance en suite au pas de course dans la direction indiquée sans vraiment y croire, le champ monte raide puis redescend. Alors que j'attaque la descente un chasseur dans mon dos me crie que les chiens sont au ferme plus loin. Dans le creux du champ je suis incapable de déterminer la provenance des cris, il m'indique tout droit. Je reprends le pas de course en crachant mes poumons alors que le terrain remonte raire avant de redescendre vers la route d'où j'entends le ferme plus haut le long d'une haie. Je prends sur la droite de la haie mais comprends vite que les chiens sont sur la gauche, je remonte le talus pour traverser la haie puis la suis et remonte la pente prononcée vers les cris. 

Les chiens et le sanglier se dessinent peu à peu derrière la butte. Le sanglier tourne sur lui-même pour repousser alternativement un chien contre la haie et 2 dans le champ qui l'assaillent. J'encoche une flèche et m'approche tranquillement. A quelques mètres du sanglier, j'arme mon arc et donne un peu de la voix pour tenter d'écarter les chiens qui marquent un temps d'arrêt et me laissent une bonne ouverture pour tirer. Le sanglier se tourne face à moi. En essayant de reprendre mon souffle, je vise sur le côté de la tête et décoche. Ma flèche semble traverser le sanglier et se fiche au sol mail il ne réagit pas. Je réencoche, il se retourne et s'éloigne péniblement de cul. Je le suis, arme mon arc et donne de la voix pour le stopper, il se tourne à gauche de 3/4 arrière. Je vise derrière l'épaule et décoche. Ma flèche rentre où je visais et ressort dans la gorge à l'opposé en restant en travers de l'animal, le sanglier saigne abondement, tente de repartir mais s'écroule vite. Je m'approche vite et dégage ma flèche pour éviter qu'il ne la casse en se débattant. Je récupère mon autre flèche et laisse s'immobiliser mon sanglier puis l'attrape par une patte arrière et redescends vers la route avec les chiens que je félicite vivement. Le chasseur qui me suivait arrive pour m'aider. Arrivé à la route d'autres chasseurs arrivent pour récupérer les chiens et j'en profite pour regarder mon sanglier, ma première flèche d’achèvement a en fait juste une grosse entaille dans le muscle de l'épaule. Ma première flèche est rentrée en avant de l'épaule mais je ne trouve pas la sortie.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Je suis mort mais je ramène mon sanglier jusqu'au carrefour, 150 mètres plus loin où nous le chargeons avant de revenir vers la ligne des postés. Mes collègues m'attendent à la voiture, je remonte vers le poste de Christophe puis redescend vers la voiture où je retrouve mes collègues à qui je raconte mes aventures. Nous partons vers le rendez-vous de chasse, 2 autres sangliers ont été tués, un gros mâle de 70 à 80 kg et un autre jeune comme le mien. Mon sanglier arrive à son tour, je prends quelques photo souvenir avant de rentrer.

Un doublé sympathique en battue, 12 janvier 2019

Alex

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 14:48

Ce matin, j'ai donné rendez-vous à Auterrive à Christophe et Lionel pour aller chasser à Saint Paul de Baïse qui fait sa première battue chevreuil de la saison. Nous arrivons sur place vers 8 heures pour prendre le petit déjeuner avec les autres postés puis après les consignes de battue et la distribution des postes nous partons nous poster. Le premier secteur est composé d'une immense combe dominée en crête par des bandes boisée et des bosquets. Nous allons nous poster en ligne sur la gauche près d'une palombière. En montant le chemin de terre pour aller nous garer, une chevrette et son jeune nous traverse devant la voiture en sortant de la chasse. Nous regagnons nos postes. Lionel prend le premier poste sur un beau carrefour de coulée où je me poste habituellement sur ce secteur, je prends le suivant et Christophe poursuit pour aller se poster près de la palombière. Au bout d'un moment, les chiens et les traqueurs commencent à se faire entendre mais la battue peine à démarrer, les chien ne donneront presque pas, quelques coups de feu se font tout de même entendre et à la fin de cette première traque 3 chevreuils auront été prélevés. Côté archers, je n'ai rien vu, Lionel a vu passer un chevreuil au loin et Christophe a eu la visite d'un gros lièvre.

Nous retournons à l'ancienne gare, au bord de la départementale pour les consignes de la seconde traque. Cette fois nous partons pour un grand bois. Les archers seront postés le long d'un coupe-feu qui sépare une pente de feuillus d'un bosquet de résineux. Nous partons les premiers pour aller nous poster. Je me gare sur le parking de la palombière. Christophe part se poster au poste qu'il a l'habitude de prendre quand il vient chasser sur ce secteur et part directement à travers bois. Je pas avec Lionel par le chemin forestier qui longe les installations de la palombière jusqu'à trouver un petit sentier qui descend vers le coupe-feu. Nous débouchons sur la gauche de ce dernier qui débouche sur une grande prairie dans laquelle vont se poster les autres chasseurs. Une file de voiture arrive au loin sur la route sinueuse. Lionel qui est venu chasser l'an dernier sur ce secteur m'explique qu'il sait où se poster au départ du coupe-feu. Je le laisse donc se poster et pars chercher un bon poste. Je suis le chemin jusqu'au trouver une grosse coulée qui baise dans la végétation vers l'angle rentrant du bois en alignement du bosquet de résineux où j'ai fait un sanglier l'an dernier. 

En arrivant dans l'angle du bois au travers d'une zone de bois clairsemée, j'aperçois la veste fluo de Christophe qui est descendu se poster plus bas que l'an dernier et plus près de l'angle du bois. Je décide de me décaler plus vers Lionel pour ne pas le gêner. Je trouve alors une très grosse coulée qui descend vers le bois de conifères. Je remonte de quelques mètres sur la pente boisée et me poste au pied d'un gros arbre, à quelques mètres sur la droite de la coulée. Le vent souffle maintenant de façon soutenue et efface les bruit de la forêt, il ne sera pas facile d'entendre arriver les animaux. Dans mon dos un replat boisé, clairsemé, d'environ 10 mètres de large, sépare la pente boisée du coupe-feu. Sur ma droite le bois est assez épais les petites fenêtres de tir sont rare. Sur ma gauche, la zone est plus dégagée. L'attente commence mais, très rapidement, un mouvement attire mon attention à environ 15 mètres au-dessus de moi, une petite silhouette basse progresse par bons dans la végétation et il me semble reconnaître un teckel. L'animal arrive de la gauche puis rejoint la grosse coulée et bifurque à 90° pour la prendre en descendant pour se rapprocher de moi. La végétation me le cache un instant et je le devine juste jusqu'à ce qui sorte à environ 6 mètres. Resté sur mon idée qu'il s'agissait d'un teckel, je n'ai pas armé mon arc et c'est en fait un beau renard qui arrive sur moi. Il stoppe à environ 4 mètres sur la coulée et regarde vers moi alors que je tente d'armer mon arc et fait demi-tour en se débinant, rasant le sol pour retourner dans la végétation et m'interdire toute opportunité de tir. Il accélère à environ 15 mètres puis bifurque pour repartir d'où il venait et semble se diriger vers Christophe.

Je râle, c'était une occasion en or et ce n'est pas la première fois que je me fais avoir de la sorte car les teckels n'ont pas de clochette et il n'est pas toujours facile d'identifier le mouvement dans la végétation. Quelques minutes plus tard, les traqueurs et les chiens commencent à se faire entendre et je me concentre sur la pente boisée. Rapidement, il me semble entendre quelque chose sur la gauche au milieu de l'agitation de la végétation par le fort vent. Je tourne la tête et aperçois une chevrette qui passe juste au poste que je voulais prendre tout à l'heure dans le coin du bois et prend la coulée dans mon dos au trot, pas le temps de réagir et de toute façon elle va trop vite, je ne peux que la regarder partir vers les résineux. Les coups de feu commencent à claquer. Les chiens donnent au-dessus de moi mais aussi dans mon dos et je ne sais plus où regarder. La menée la plus proche étant dans mon dos, je me retourne, espérant voir revenir la chevrette mais, assez rapidement, il me semble entendre un léger bruit dans mon dos, je tourne la tête et aperçois une chevrette qui se débine tranquillement dans la végétation à environ 15 mètres plus haut en suivant la courbe de niveau dans la pente.

J'arme mon arc et tente de trouver une fenêtre de tir mais trop tard, elle est dans le sale. Elle stoppe à environ 20 mètres de 3/4 arrière. Je tente de trouver une ouverture dans la végétation mais elle repart et disparaît pour de bon. Je désarme. Elle semble partir en direction de Lionel et je croise les doigts pour lui mais très rapidement la voix d'un traqueur et de chien se font entendre dans la direction de fuite de la chevrette. Je me prépare car elle risque de revenir. Effectivement, je la vois revenir tranquillement sur ses pas au travers de la végétation. Elle écoute par moment les chiens et rejoint la grosse coulée à ma gauche où elle bifurque pour descendre. J'arme mon arc et la suis dans mon viseur en attendant une occasion de tir, elle avance tranquillement et j'attends la la voir s'arrêter. Elle va passer derrière un gros arbre à 4 mètres sur ma gauche, je la devance en alignant ma visée à 2 mètres après l'arbre mais elle stoppe 1 mètre avant. Je réaligne ma visée rapidement et décoche. Ma flèche me semble un peu basse et un peu en arrière, j'ai tiré trop vite. La chevrette démarre en trombe, le sang coule de façon très abondante et elle prend la grosse coulée dans mon dos par laquelle a fui l'autre chevrette pour rejoindre les résineux. Je la perds de vue quand elle traverse le coupe-feu alors que les premiers grands chiens courants arrivent. Je tente de les stopper en vain et apercevant le traqueur je lui crie : "Arrête les chien, j'ai tiré le chevreuil il est touché". Rien à faire, la meute se lance en poursuite.

Je décide de quitter mon poste pour tenter de rattraper les chiens. Je cours jusqu'au coupe-feu et longe les résineux jusqu'à trouver l'entrée de la chevrette marquée de grosses gouttes de sang.

Battue à Saint Paul de Baïse, 8 décembre 2018

Je suis la piste de sang très marquée au travers de la végétation épaisse qui couvre le sous-bois. Le sang très abondant est très facile à suivre et je progresse aussi vite que l'encombrement végétal me le permet. La piste descend un moment puis prend à gauche en parallèle du coupe-feu en direction de la prairie. Arrivé à quelques mètres de cette dernière, je perds un court instant le sang pour m'apercevoir que la chevrette a bifurqué à gauche, au travers d'une zone très épaisse, pour remonter vers le coupe-feu. Je me fraye un passage à 4 pattes dans les épines quand la voix de Lionel retentit : " Il est là le chevreuil". Je m'extirpe de la végétation et me redresse et lui demande s'il est mort. Il me dit que oui, je suis soulagé mais il m'annonce que c'est lui qui l'a fléché. Je lui dis qu'il s'agit de celui que je viens de flécher mais il n'a pas vu de blessure au moment du tir. Je m'avance vers le chevreuil et l'inspecte. C'est bien ma chevrette, ma flèche est plus haute que je ne l’avais vue, entrée en arrière des poumons et sortie foie, elle gît dans une grosse flaque de sang. J'atteinte de Lionel sur le haut des poumons n'a même pas saigné. La chevrette à bout et ayant réussi à semer le chien est venue se caler à quelques mètres de Lionel qui la tiré ne sachant pas que je venais de la flécher mortellement. Elle a tourné sur elle-même et est tombée sur place. Je n'avais pas compris que Lionel devait se poster de ce côté du coupe-feu.

Nous laissons la chevrette sur place et je repars me poster. Les menées s’enchaînent et les piqueurs tombent sur les sangliers, les coups de feu claquent. Un sanglier passe à 10 mètres de Lionel mais trop vite. Rien ne viendra vers moi. En fin de traque, nous demandons un bracelet pour baguer la chevrette avant de remonter vers la voiture. Il semble que 2 sangliers au moins aient été tués à balle mais il est tard, presque 15 heures et nous devions rentrer pour 12h30 au plus tard. Nous partons directement sans passer voir le tableau de chasse, laissant la chevrette à chasseur de la société de chasse au parking après quelques photos souvenir.

Battue à Saint Paul de Baïse, 8 décembre 2018

Alex

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 21:31

Les jours ont bien raccourcis et il ne me reste plus beaucoup de temps pour chasser en sortant du boulot. Ce soir, je décide d'aller tout de même faire un rapide affût au sanglier à Traversères. Samedi 17 novembre, j'ai posté Thierry près d'une souille très fréquentée que je laissais tranquille depuis des mois et j'ai alors remarqué un récent passage de sangliers, Thierry n'avait rien vu ce jour-là mais je croyais en ce poste, un brocard m'y est passé à quelques mètres lors d'un affût plus tôt dans la saison.

Les jours ont bien raccourcis et il ne me reste plus beaucoup de temps pour chasser en sortant du boulot. Ce soir, je décide d'aller tout de même faire un rapide affût au sanglier à Traversères. Samedi 17 novembre, j'ai posté Thierry près d'une souille très fréquentée que je laissais tranquille depuis des mois et j'ai alors remarqué un récent passage de sangliers, Thierry n'avait rien vu ce jour-là mais je croyais en ce poste, un brocard m'y est passé à quelques mètres lors d'un affût plus tôt dans la saison. Je m'avance en voiture au-dessus du lac pour gagner un peu de temps, me change rapidement et me prépare puis pars d'un pas rapide pour aller me poster prés de cette mare asséchée située au bord d'un chemin forestier. Les feuilles sèches du chemin sont très bruyantes mais je n'ai pas le temps de faire attention au bruit. Arrivé à la mare, je la longe et quitte le chemin au bout de cette dernière pour rejoindre mon poste, au pied d'un chêne, au coin de la mare côté bois. Une des souilles contient de l'eau boueuse et je crains que les sangliers soient passés avant mon arrivée. Le vent est face à moi mais je sais que mon poste n'est pas idéal. Je suis reculé de 2 mètres environ du coin de la mare et de la grosse coulée qui rentre dans le coin de cette dernière, sur une grosse coulée qui longe la mare, à 2 ou 3 mètres d'un massif d'épines noires bordé par une grosse coulée à ma droite qui revient vers le coin de la mare. Je n'ai pas d'autre possibilité pour me poster sachant que le chemin, qui longe l'autre côté de la mare, marque la limite du territoire. Dans mon dos la végétation est très dense et ne permet pas de voir à plus de quelques mètres. Il n'y a plus qu'à espérer arrive devant moi et se tourne plein travers. Toutes les coulées sont maculées de boue et les arbres frottés. Je me place rapidement et le calme s'installe.

Rapidement, après seulement quelques minutes d'attente, j'entends tousser un sanglier dans les épines sur ma droite un peu plus en avant. J'espère qu'il va sortir à découvert avant la nuit qui arrive à grand pas. Il est presque 6 heures et je vais vite plus rien voir quand des craquements se font entendre devant moi. J'accroche mon décocheur et me prépare à armer tout en essayant d'apercevoir l'animal. Rapidement une masse sombre sort des épines à environ 15 mètres et bifurque pour venir droit sur moi. J'arme mon arc et laisse venir ce beau ragot. Il s'approche d'un pas nonchalant et j'espère le voir bifurquer pour que j'ai un angle de tir mais il vient se planter de face à 2 mètres de mes pieds. Je n'hésite pas longtemps car c'est maintenant ou jamais, il tourne la tête vers les épines puis la repositionne face à moi. Je vise entre l'épaule et la colonne vertébrale et décoche. L'impact sourd retentit et le sanglier fonce à une vitesse incroyable pour prendre la coulée qui rentre dans la mare à même pas 2 mètres de moi. Il s'écrase dans le lit boueux du point d'eau asséché et encaissé d'environ 1,5 mètre puis tente de remonter la berge abrupte opposée sans y parvenir, il se débat un peu dans la végétation dense du bord de la mare puis revient dans le lit boueux où je le perds de vue mais l'entends tomber dans mon dos et rendre son dernier souffle. Il n'a fait que 6 mètres depuis l'endroit du tir.

J'attends le retour du calme puis reviens vers le chemin alors qu'il fait maintenant nuit noire puis le longe sur quelques mètres pour rejoindre une grosse coulée qui descend dans la mare au travers des épines. J'allume la lumière de mon portable et aperçois mon sanglier mort sur le flanc. L'entrée de flèche est bien où je visais.

Une flèche incroyable, 29 novembre 2018

J'examine mon sanglier et constate que la flèche n'est pas ressortie mais elle n'est plus sur le sanglier. Je reviendrai la chercher un autre jour, il est temps de rentrer. Je fais quelques photos souvenir

Une flèche incroyable, 29 novembre 2018

Puis tente de sortir le sanglier de la mare en le tirant par les pattes arrière. Il est couvert de boue et glisse beaucoup, de plus il me faut passer le talus abrupt de la mare d'un mètre de haut. Impossible, je pars donc poser mon arc à la voiture et la rapproche à environ 300 mètres du sanglier puis repars avec une corde que j’attache au groin de l'animal et parviens ainsi à le sortir de la mare et à le traîner jusqu'à ma voiture. Il fait pas loin de 90 kilos et le hisser seul dans le coffre de ma voiture ne sera pas chose aisée. Au dépeçage, je constate que les derniers 15 centimètres de flèche sont restés à l’intérieur de l'animal. Ma lame s'est arrêtée dans les gros vaisseaux au-dessus du cœur. Toute la cage thoracique est occupée par du sang caillé, l'hémorragie est restée totalement à l'intérieur j'ai eu 2 fois de la chance, celle que le sanglier ne fonce pas tout droit et me fauche sur son passage et celle qu'il n'aille pas loin car la recherche au sang aurait été compliquée.

 

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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