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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 21:59

Ce soir, après un bon repas chez Nicolas où nous avons fait une belle sortie de chasse, je retrouve Manu au bord d’un grand lac de Labejan. Il est déjà au poste, attendant la sortie des ragondins.

Anne, son amie pêche sans grand succès. Je ne crois pas beaucoup à la possibilité de tuer un ragondin ce soir sur ce lac, ils sont de plus en plus discrets et ça fait un bon moment que je n’en ai pas vu un ici.

J’entraîne Manu et Anne vers une zone de la commune où se trouvent 3 lacs ou j’ai récemment fléché plusieurs ragondins. Nous descendons tranquillement vers le lac. J’ai envoyé Manu se poster sous les grands sapins au départ des buissons noirs qui bordent un recoin du lac.

Les ragondins passent habituellement par là pour rentrer au terrier. Je descends tranquillement vers la digue suivi d’Anne quand j’aperçois au loin un gros ragondin broutant au milieu de la bande de terre plantée de peupliers qui s’avance dans le lac à 3 mètres du bord et qui se termine à moins de 10 mètres de la digue.

Je siffle et fais signe à Manu qui finit par repérer l’animal. Au moment où il arrive au coin du lac le ragondin se met à l’eau. Je descends en courant au bord du lac, passe la digue et termine ma course en face de Manu derrière un saule dont les branches touchent l’eau.

Je cherche la remontée du ragondin qui a plongé pendant que je courais. Je pense le voir remonter près de Manu quand quelque chose attire mon regard. Le ragondin vient de refaire surface au milieu des branches de l’arbre. Il me regarde mais me laisse doucement armer mon arc.

Je vise et décoche. Mortellement blessé, il plonge et remonte rapidement au milieu des branches, tentant de s’y agripper. Le sang coule abondamment et je le pense mort quand dans un dernier sursaut il repart.

Il s’arrête vite et commence à se retourner puis se reprend et repart pour regagner la rive. Ma seconde flèche le stoppe net. Je le récupère ainsi que mes flèches et laissant Anne à la pêche nous partons pour le second lac, juste en dessous du premier.

Le second lac est désert comme à chaque fois depuis quelques temps. Nous partons pour le troisième lac un peu plus loin. A ma dernière sortie, j’avais vu de nombreux ragondins. Manu passera sur la droite et moi sur la gauche.

J’arrive juste au coin du lac, 2 canards décollent et précipitent un ragondin à l’eau. Je fais signe à Manu et lui fait comprendre qu’il faut courir vers le fond du lac.

Le ragondin refait surface pour replonger aussitôt. Nous courons au plus vite, Manu s’arrête sur les terriers, je traverse une bande épaisse de ronces pour atteindre le bord du lac. Un ragondin a plongé du côté de Manu. Nous guettons sa remontée quand Manu me crie que le ragondin est sur ma gauche dans les branches d’un arbre poussant les pieds dans l’eau.

Il est à 15 mètres environ et de cul. Je le manque successivement avec mes 3 flèches avant qu’il ne plonge et disparaisse. Je n’ai plus qu’à me mettre à l’eau, pantalons remontés, pour aller chercher mes flèches que mon lancer ne peut pas atteindre. Nous retournons chercher Anne avant de partir pour le lac du Tuco.

Sortie du 20 mars 2010

Je décide de poster Manu sur les terriers derrière les peupliers et de faire le tour du lac. Anne nous attend à la voiture. Nous commençons à peine à descendre vers le lac qu’un ragondin se met à traverser le lac vers la berge opposée. Manu part se poster.

Un second gros ragondin longe la berge opposée. Manu posté, je descends au bord du lac et le longe doucement provoquant quelques remous dans les joncs. Des ragondins ?

J’arrive au déversoir quand Manu m’interpelle et me fait des signes que je ne comprends pas. Je poursuis et finis par comprendre Manu a fléché un gros ragondin qui est remonté quelques mètres avant les terriers.

Un second a fait de même mais n’a pas attendu la flèche. Nous récupérons le ragondin et la flèche de Manu alors que la nuit tombe.

Sortie du 20 mars 2010

Alex

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 22:00

Ce soir, je retourne chasser sur Labarthe. Je commence par aller jeter un œil sur un petit lac que je ne connais pas encore et qu’un agriculteur m’a prié d’aller voir. Je me gare sur le chemin d’accès et mon arc en main avance vers le lac. Une cage piège est tendue en haut du talus qui surplombe le lac et juste derrière 2 taches sombres bougent.

C’est une poule d’eau et un ragondin. La poule d’eau s’enfuit à mon approche alors que je suis encore à 80 mètres. Le ragondin suit rapidement. Je continue à avancer doucement et au bout de la haie qui domine le lac, j’aperçois 3 petits ragondins en ligne qui broutent en me tournant le dos. J’avance doucement vers eux.

A 2 reprises, le plus à droite tourne la tête vers moi et j’attends immobile qu’il se remette à brouter. Je suis à moins de 10 mètres quand un merle qui décolle fait démarrer tout ce petit monde. Ils reviennent vers moi et à environ 4 mètres, bifurquent sur une coulée qui descend au petit lac.

J’arme. Le troisième marque un temps d’arrêt alors que les 2 autres descendent à l’eau. Ma flèche le cloue au sol. Je réencoche et surveille l’eau en contrebas.

Un petit ragondin longe le bord en nageant. Les ronces m’empêchent de tirer. Il finit par se caler contre une souche. Je vise et décoche. Il reste accroché à la souche. Je descends récupérer mon ragondin au travers des ronces quand un gros ragondin démarre du bord et fait un arc de cercle, dessiné sous l’eau par des bulles pour disparaître sous moi dans un terrier.

Je retourne à la voiture quand, au loin, j’aperçois un gros ragondin qui pacage dans un chaume de maïs au bord d’un fossé. Le vent est mauvais mais je tente le coup, je pose les petits ragondins et avance doucement vers lui. Il me repère vite et se jette au fossé. Je pars en courant vers l’endroit où il a disparu puis longe doucement le fossé en suivant l’eau trouble qui vient de l’amont.

L’eau bouge devant le terrier. J’attends un peu mais il ne ressort pas. Je tente d’imiter le grondement du ragondin ce qui provoque par 2 reprises un gros remous dans le terrier. Il ne ressortira pas, je pars pour les fossés et le canal.

Dans le fossé, en passant, il me semble voir un sanglier mort au bord de la D 929.  Les ragondins sont de sortie sur le bord du petit ruisseau en face du grand champ de colza, un gros et au moins 4 petits. Je me gare et tente une approche en avançant directement sur eux alors qu’un bourrelet de ronces nous sépare et masque ma progression.

Le vent est capricieux et ils repèrent mon approche. Ils sont déjà dans le ruisseau. Un petit à l’entrée du terrier est immobile à 5 mètres, j’arme mais il rentre avant que je n’ai pu décocher. Un gros arrive par le lit du ruisseau, je l’attends à l’entrée du terrier où j’ai de la visibilité mais il rentre juste avant dans un terrier qu’une touffe d’herbe me masquait.

Je désarme et m’approche doucement quand j’aperçois ses moustaches et le bout de son nez à l’entrée du terrier qui semble partir en biais pour longer le bord du talus. J’arme mais il recule, je me décale un peu et l’aperçois à nouveau. Estimant sa position, je décale ma visée de 10 centimètres et décoche au travers de la terre. Mon ragondin couine et se débat un moment, ma flèche bouge. Je m’approche mais il parvient à se dégager et à s’enfoncer profondément dans son terrier qui oblique rapidement à 90 ° du lit du ruisseau.

L’entrée du terrier est maculée de sang. Je récupère ma flèche puis pars jeter un œil plus en aval. Un ragondin se débat et couine dans les ronces sans que je puisse le voir puis il parvient à entrer dans un terrier d’où je peux entendre son grondement.

Je pars chercher la pelle mais le terrier file profondément sous le champ et les ronces. Il est perdu. Je vais jeter un œil au fossé de la départementale, c’est bien un sanglier qui a été tapé par un véhicule et qui gît depuis plusieurs jours (vu son état) dans le fossé. Triste fin pour ce beau ragot de 50 kg environ.

Je pars pour le canal, au loin un ragondin broute dans le blé. Je me rapproche vite au départ puis me rends compte qu’un second broute à 4 mètres du bord du canal, 50 mètres avant celui que j’avais repéré de loin. Je change de cible, je passe délicatement un grillage puis m’éloigne du bord du canal pour passer dans le blé et ainsi éviter un tapis de feuilles mortes craquantes.

J’avance doucement, son compère est toujours à son repas. Je stoppe régulièrement car il lève souvent la tête. Le vent tourne et finit par me trahir. Il démarre et court sur quelques mètres puis s’arrête un peu avant l’eau. Il s’immobilise, je fais de même. Au bout d’un moment, il broute à nouveau puis se fige à nouveau avant de plonger au canal. Je me précipite et arrive au moment où il remonte contre la berge opposée.

J’arme, vise et décoche. Ma flèche le touche et le cloue à la berge opposée. Il se débat vivement et finit par se dégager, avant que je puisse réagir, pour disparaître. Je le cherche un moment mais il a bien disparu. J’irai chercher ma flèche plus tard. Quelque chose de blanc repose dans l’eau juste au-dessous de ma flèche.

Je continue et bifurque sur le petit ruisseau. Dans un virage, l’eau bouge devant un terrier mais j’arrive trop tard le ragondin est rentré. J’attends un peu mais il ne ressort pas. Plus loin après un gros tas de branches, 3 petits ragondins broutent en ligne et viennent lentement vers moi. Je commence l’approche mais le vent capricieux m’inquiète un peu.

J’ai avancé de quelques mètres quand j’aperçois la mère qui broute sur le talus du ruisseau. Je cale mon approche sur elle mais elle finit par me repérer à cause d’un changement de direction du vent et son plongeon entraîne les 3 petits à l’eau.

2 rentrent au terrier avec leur mère, le troisième passe devant le terrier et disparaît 1 mètre plus loin avant que je n’ai pu le flécher. Je me poste devant le terrier. Rapidement un ragondin pointe le bout de son nez mais ma flèche un peu haute touche la terre du dessus du terrier.

Je me décale face au terrier et attends. Un grondement sourd vient du terrier et au bout d’un petit moment une tête refait son apparition à l’entrée. J’arme. Cette fois ma flèche touche le ragondin qui se débat à l’entrée du terrier. Je saute le ruisseau pour récupérer mes flèches et achever mon ragondin.

Rien plus loin, je fais demi-tour et pars chercher ma flèche. En tentant de la sortir, je casse la lame qui reste fichée dans les racines. Je récupère ce que je voyais de blanc d’en face et me rends compte que ce sont les dents de devant de mon ragondin !

Sortie du 18 mars 2010

La nuit tombe, je rentre.

Sortie du 18 mars 2010

Alex

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 07:12

En sortant du boulot, je repère sur la route 4 ragondins au gagnage le long du fossé en face du champ de colza, Je me gare et tente l’approche mais, comme hier, ils rentrent dans la haie alors que je suis encore à 20 mètres.

J’ai pris rendez-vous ce matin avec un agriculteur-chasseur pour aller faire un tour sur ses lacs à Pouyloubrin. Il veut connaître un peu la chasse à l’arc et va m’accompagner.

Nous descendons vers le premier lac où un colvert, qui nous observe du milieu du lac, finit par décoller alors que nous sommes encore à 100 mètres du bord de l’eau. Nous longeons doucement la berge du petit lac, en face, un talus couvert de ronces où se trouvent les terriers. Rien pour ce lac. Nous passons au suivant.

Ce lac beaucoup plus grand est collé à un bois qui borde la berge opposée et la digue. De nombreux colverts et quelques cormorans décollent à notre arrivée et laissent la surface de l’eau très agitée. J’ai peu d’espoir de voir un ragondin après ce ramdam.

Nous longeons doucement la rive derrière les arbres et arbustes qui la bordent et rien ne bouge. Nous arrivons presque à la digue quand un gros ragondin se met à l’eau et vient s’arrêter face à nous dans le coin opposé du lac. Il est bien à 40 mètres.

Mon accompagnateur trépigne un peu et commente « il nous regarde » « il se tourne, il est plein travers » Je comprends rapidement qu’il a envie que je lâche ma flèche. Je lui explique que ça fait très loin pour moi mais je finis par céder. J’arme, vise bien au-dessus du ragondin et décoche.

Ma flèche rentre dans l’eau à 1 mètre devant l’animal qui a tôt fait de plonger pour disparaître. Je pars chercher ma flèche en passant par le chemin des sangliers, sur la digue, au milieu des ronces. Puis ma flèche récupérée, je finis le tour du lac pour rejoindre mon acolyte.

Nous partons pour le troisième lac où je ne verrai rien avant de rentrer à la ferme.

Il me reste un peu de temps, je vais faire un tour au canal de Labarthe où j’ai fléché 3 ragondins hier. Je longe doucement le canal qui semble désert ce soir quant au bout d’un moment j’aperçois la tête d’un ragondin qui semble endormi. Je m’approche doucement à 6 ou 7 mètres, j’arme, vise la tête et décoche.

Ma flèche tape juste au ras au-dessus de la tête. Le ragondin n’a pas bougé d’un millimètre. Je m’approche incrédule après avoir réarmé et me rends compte que l’animal est en fait mort. C’est un terrier proche d’où j’ai perdu mon quatrième ragondin hier soir, il est rentré par un autre terrier et est venu mourir à l’entrée de celui-ci.

Je poursuis, et bifurque vers le petit ruisseau que je longe un moment sans rien voir. Sur le retour, j’aperçois un ragondin qui remonte le courant. J’arme, vise et décoche une flèche juste 1 mètre avant le terrier. Touché dans les muscles du cou, il plonge et remonte aussitôt pour se jeter au terrier. L’eau est à peine rougie par le sang à l’entrée du terrier.

Je pars récupérer mes flèches et le ragondin mort que j’ai manqué tout à l’heure, après de multiples acrobaties, je rentre avec mes flèches et mon ragondin alors que la nuit tombe.

Sortie du 17 mars 2010

Alex

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 22:05

Ce matin, durant mes visites chez les usagers de la commune de Labarthe nous avons discuté ragondin et j’ai ainsi récupéré les autorisations de chasse sur un lac, le canal et plusieurs fossés de la commune.

Ce soir, en sortant du boulot, je suis donc allé faire un repérage de mon nouveau territoire. De la route (D 929), j’aperçois 2 ragondins au gagnage, au bord d’un fossé, sur la droite. Je me gare et tente une approche par l’autre côté de la haie qui borde le fossé. Je parviens, sans trop de difficultés, au passage qui enjambe le fossé à plus ou moins 100 mètres de la route.

Je suis caché derrière un arbre et observe, c’est une mère et son petit. Ils broutent paisiblement et ne se doutent pas de ma présence. Ils sont à moins de 30 mètres. Je tente l’approche. Je fais lentement 5 ou 6 mètres quand un oiseau dans la haie fait un peu de bruit.

Réaction immédiate, ils foncent dans la haie et disparaissent. Je tente une approche en douceur mais ils ne sont plus dans la haie. Je fais demi-tour, je repasse le passage et rentre en longeant le fossé quand 2 petits ragondins se dirigent vers moi par le fond du fossé.

J’arme et vise le premier. Ma flèche passe au ras et il rentre au terrier. Son compère a fait demi-tour et s’est arrêté un peu plus loin contre la berge, à peine masqué par quelques herbes. J’arme et prends mon temps pour viser. Ma flèche plein cœur le cloue au sol et l’immobilise rapidement. Je récupère mes flèches et le petit ragondin.

Je pars pour le canal. Je me gare et remonte le canal côté gauche. Ce côté est dégagé, l’autre est boisé. Au loin un ragondin retourne tranquillement à l’eau. Le soleil couchant est très gênant et m’éblouit. Je ne vois les ragondins qu’au dernier moment ou les entends juste plonger.

Un gros se débine devant moi, je m’écarte du bord pour revenir sur lui un peu plus loin mais je le vois trop tard et il plonge. Plus loin un raffut terrible juste en face à quelques mètres de moi. Avec le soleil dans les yeux je n’ai pas vu 4 ou 5 ragondins qui plongent.

J’attends un peu et au moment où je me remets en marche 2 gros ragondins surgissent de l’eau et montent sur la berge pour rentrer au terrier. Je multiplie les rencontres mais suis incapable de tenter une flèche.

Le soleil est insupportable. A l’arrivée d’un fossé sur le canal, à nouveau plusieurs gros ragondins se jettent à l’eau, je ne les vois pas ressortir. Plus loin un ragondin nage sur l’eau mais il me repère vite et rentre au terrier.

Je quitte le canal pour longer un petit ruisseau affluent. L’eau est trouble, il doit y avoir du mouvement en amont. Je longe doucement, l’eau bouge devant un terrier plus loin, je ralentis. J’aperçois un petit ragondin sur la berge, il est à 6 ou 7 mètres.

J’arme doucement, vise et décoche. Le vol de ma flèche est curieux et elle se plante avec un angle anormal à 20 centimètres du ragondin qui plonge et fuit au terrier. Je récupère ma flèche et comprends vite. La lame est tordue, je ne m’en étais pas aperçu après mon tir de tout à l’heure.

Une flèche en moins, un peu plus loin des animaux démarrent de l’autre côté de la haie qui borde la rive opposée. Je les vois passé plus loin, un  brocard et une chevrette qui partent vers le Gers.

Je poursuis. Le ruisseau se sépare, un bras venant de la route avec un courant fort et un bras calme qui part dans les champs. Je longe le second bras où l’eau est de plus en plus boueuse. Le ruisseau se couvre maintenant de ronces et d’arbustes.

Je profite d’une trouée dans la haie pour la traverser. La visibilité est faible mais meilleure de ce côté, dans une zone un peu plus dégagée, l’eau bouge devant 3 terriers successifs sur mon côté du ruisseau. Je me poste en embuscade et jongle entre les 3 terriers pour finir par me concentrer sur le troisième.

J’aperçois un instant le bout du nez du ragondin mais il recule un peu. L’eau bouge toujours quand un cri caractéristique, suivi d’une vague devant le terrier d’en face, puis à nouveau de l’agitation et un ragondin sort la tête du terrier. J’ai juste le temps d’armer qu’il a fait demi-tour.

L’entrée des terriers se calme. Je longe un peu plus loin le ruisseau mais la visibilité est proche de 0. Je reviens sur mes pas et arrive juste au moment où le ragondin que j’attendais sort du terrier pour rentrer dans le terrier d’en face avant que je puisse réagir.

Un mouvement sur la droite, un autre ragondin vient se caler contre mon côté de berge à 4 mètres. Juste le temps d’armer, il a plongé. J’attends un peu mais le secteur reste calme, je traverse à nouveau le ruisseau et pars au plus droit vers la rive du canal parallèle au ruisseau.

Le départ du canal est très agité, le courant est fort puis se calme doucement en restant vif. Je vois les ragondins plonger ou nager au loin mais pas d’occasion de tir. J’arrive à 100 mètres de la voiture quand j’aperçois un ragondin qui joue la carte du mimétisme, immobile au pied d’un ormeau.

Il flotte à la surface totalement immobile. Ne voulant pas laisser une lame dans le tronc, je me décale doucement pour tenter un tir de ¾ face. J’arme, vise et décoche mais j’ai trop regardé l’arbre. Ma flèche a traversé le devant de la tête du ragondin et s’est fichée dans le tronc.

Le ragondin se débat mais la flèche lui maintient la tête sous l’eau et il finit par rendre l’âme. Je fais le tour par la route et pars chercher mon ragondin. Ma flèche est bien enfoncée. Je dévisse la lame, 2 flèches en moins.

Je longe la bande boisée du bord du canal et arrive à une zone où les deux rives sont dégagées. Je longe un moment un petit lac étroit d’où décollent 4 colverts. J’envoie mon ragondin sur la rive opposée pour le récupérer tout à l’heure. J’arrive à un petit pont et juste derrière un ragondin nage tranquillement à contre-courant.    

Il me voit et plonge pour aller se caler contre la berge opposée ou ma flèche le cloue. Il se débat un moment et finit par se dégager alors que j’avais juste traversé sur le pont pour l’atteindre. Il part péniblement en rasant la berge opposée et ses brèves apparitions ne me permettent pas de lâcher ma flèche. Il se cale sous des racines d’où il ne ressortira plus. Je l’ai perdu.

Je repars pour le ruisseau longé tout à l’heure. Pas de mouvement quant au loin, une chevrette suivie de ses 2 jeunes de l'an dernier arrivent de la bordure du Gers dans le sens opposé aux 2 chevreuils de tout à l’heure.

Elle traverse le ruisseau en même temps que moi et se fige en m’observant alors que je vais vers elle en tentant de voir un ragondin. Elle finit par faire demi-tour alors qu’un jeune vient de la rejoindre. Pas de ragondin. Je retourne au canal.  

Un ragondin se débine dans le sens du courant et remonte sur la berge à 10 mètres, j’arme, vise et décoche. Touché, il se débat et se dégage à nouveau de ma flèche pour rentrer au terrier.

Décidément, c’est une mauvaise soirée. Je viens de me rendre compte que ma dernière flèche est aussi munie d’une lame tordue. Je traverse plus loin et récupère ma flèche avant de rentrer alors que la nuit tombe vite. 

 

Sortie du 16 mars 2010

Alex

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 12:04

Ce matin, je tente le grand lac de Lasseube Propre où j’ai tué 2 ragondins vendredi soir. Je suis garé au pied de la digue vers 6h30 et attends le lever du jour. Il a fait une bonne gelée ce matin, le thermomètre de la voiture donne – 4°C.

J’attends en écoutant la radio quand, au loin, dans le chaume de maïs, une silhouette se détache du sol gelé. C’est un chevreuil qui avance doucement dans ma direction en broutant. Petit à petit, il se rapproche. Me vient une idée. J’entrouvre ma vitre et prend mon Butolo que j’ai laissé dans la voiture.

Je commence à appeler, de petits coups secs et répétés. Le chevreuil quille les oreilles et regarde vers la voiture. Je continue les appels et il commence à venir droit sur la voiture, plus loin 2 autres lui emboîtent le pas et arrivent également d’un pas rapide.

Je tente de prendre mon appareil photo mais le clapet des piles est ouvert et l’une d’elle tombe sous les sièges. Je ne la retrouve pas. Je continue à appeler et finis par me retrouver avec 3 chevreuils à 15 mètres de la voiture. Il est 6h40 et le jour se lève, il me faut aller chasser. J’ouvre doucement la portière, la chevrette et ses 2 chevrillards s’enfuient.

Je prends mon arc et mon lancer et pars pour le lac. Les canards et le héron décollent rapidement et, quand j’arrive au bout du lac, quelque chose plonge, certainement un ragondin mais je ne vois pas remonter. Rien ce matin, je retourne à la voiture. Les 3 chevreuils se sont remis à bouter au milieu du champ. Ne trouvant toujours pas ma pile, je prends la dernière neuve qu’il me reste dans le vide poche.

Je pars pour le lac de Durban ou les ragondins m’ont bien eu vendredi soir.

Sortie du 14 mars 2010

A mon arrivée, un petit ragondin s’arrête à la surface de l’eau à l’entrée du ruisseau d’alimentation. Je descends doucement vers lui mais il plonge et part se réfugier dans les joncs. 2 gros ragondins se mettent à l’eau à 100 mètres sur la berge opposée. L'eau bouge dans le ruisseau. Un amas de ronces m’empêche de voir la source du remous.

Je contourne les ronces et vois passer un jeune ragondin qui nage à vive allure vers un gros terrier. J’arme mais je n’ai que de petites fenêtres de tir entre de gros chênes et le ragondin parvient à rentrer au terrier sans que je puisse décocher.

Je traverse le ruisseau. Et pars vers les 2 gros ragondins. L’un d’eux est à la surface de l’eau à 10 mètres du bord mais à 40 mètres de moi. Je tente de me rapprocher mais il plonge, je cours pour me rapprocher et attends un peu mais il ressort trop loin et part se caler au niveau de 2 pylônes EDF couchés qui servent de ponton.

Sortie du 14 mars 2010

Je longe la berge, passe au-dessus du bois, longe la digue, traverse le déversoir et ralentis l’allure pour m’approcher des pylônes. Je suis encore à 30 mètres quand j’aperçois un ragondin au bout des poteaux. Je n’ai rien le temps de faire, il plonge.

Je continue à avancer doucement. Un ragondin est entre les deux poteaux, à la surface de l’eau, immobile. J’arme, me décale pour ne pas frapper un poteau et casser ma flèche, ajuste la visée et décoche. Ma flèche frappe le ragondin qui plonge. Un sillon de bulles qui zigzague sous l’eau me rassure.

Par 2 fois, un gros rond de bulles remonte puis mon ragondin refait surface à 10 mètres du bout des pylônes. Le pensant condamné, je reste immobile mais au bout d’un moment, il plonge et refait surface au milieu du lac. Il traverse vers la rive opposée. Je pars en équilibre sur les poteaux chercher ma flèche puis pars en courant pour intercepter le ragondin.

Il arrive au pied du bois, je dois remonter au-dessus du bois pour trouver un passage pour descendre au bord de l’eau. Quand j’arrive enfin au bord, il repart en longeant le bord et je ne peux pas le flécher à cause d’un chêne. Je contourne le chêne mais il revient contre le bord et je ne le vois plus.

Je ne peux plus avancer dans les buissons noirs, je remonte pour faire le tour et atteindre le ragondin mais ce dernier est remonté sur la berge et a disparu dans les épais. Je l’ai perdu.

Énervé, je retourne à la voiture. En traversant le ruisseau, une onde attire mon regard un ragondin vient juste de rentrer dans un petit terrier. J’attends un peu, l’eau bouge encore un instant puis plus rien. Je pars pour Labéjan. En route, j’aperçois 2 chevreuils au bord du Sousson, je m’arrête pour les prendre en photo mais ils sont un peu loin.  

Sortie du 14 mars 2010

Ils sont en fait 4, 2 autres sont de l’autre côté de la haie. Ils détalent au moment où je redémarre. Je fais une halte à une mare où j’ai manqué un ragondin l’autre jour. Je me gare, 6 chevreuils traversent le fossé et montent le champ au galop suivis peu après par 3 autres.

Je descends vers la mare, un couple de colverts décolle à mon arrivé. Pas de ragondin, je retourne à la voiture. Je redémarre et décide de faire une photo de la mare. Je me gare au bord de la route, descends de la voiture et m’avance pour prendre la photo quand j’aperçois un ragondin qui traverse la mare et rentre au terrier. Il m’a bien eu.

Sortie du 14 mars 2010

De la route, je ne vois rien sur les lacs en dessous du village, je décide de prendre une photo du village de Labéjan mais je n’ai plus de batterie. Direction les 3 lacs d’hier soir. Le vent se lève quand je descends vers le premier lac. La surface de l’eau ondule. Je longe la berge en suivant la bande de terre quand un ragondin plonge du bout de la bande de terre et traverse vers la rive d'en face en nageant tranquillement.

Je cours et lui décoche une flèche en arrivant au bout de la bande de terre, il est un peu loin et je passe 10 centimètres à gauche. Je cours sur la digue, il plonge. Je continue à courir pour me positionner au pied d’un gros arbre qui me cachera un peu. Un ragondin refait surface à 12 mètres du bord, j’arme vise en prenant mon temps et lui décoche une flèche de ¾ arrière qui le tue net.

Au même moment, un second ragondin refait surface sous les sapins, en face. Il est loin, je tente tout de même. Ma flèche ricoche, monte à 2 mètres de haut, touche une branche et retombe à l’eau. Il n’a pas bougé. Il ne me reste qu’une flèche. Je longe la berge pour aller à sa rencontre.

J’arrive doucement et aperçois une masse brune dans les branches au pied du talus. Le temps de me demander si c’est lui mon ragondin s’étire et nage sur 1 mètre pour s’arrêter à nouveau dans les branches. J’arme, vise et décoche.

Je suis sûr d’être dedans au bruit mais je ne vois pas ressortir mon ragondin qui a plongé. J’attends un peu puis récupère mes flèches. Le ragondin mort revient vers le bord poussé par le vent, ma flèche est restée dedans. Je le récupérerai tout à l’heure.  

Je passe au bord du second lac qui est désert hormis une poule d’eau au bord de l’île. J’arrive au troisième lac par en dessous de la digue. Les ragondins sont au fond du lac, ils nagent au milieu des arbres qui poussent les pieds dans l’eau. Certains rentrent déjà sous les ronces.

Je passe sur le côté gauche du lac pour tenter de les intercepter par-dessus les ronces s’ils tentent d’y rentrer. Un gros ragondin, se cale au soleil contre la berge d’en face, un autre gros sur une branche d’un des arbustes, un autres nage entre les arbres.

Je me rapproche, les 3 plongent et un 4ième part vers la digue. Je lui décoche une flèche qui le frôle et se fiche dans la berge. Il s’arrête tourne en rond puis repart de plus belle vers la digue. Je pars au pas de course alors qu’il s’arrête à 20 mètres de la digue.

Je passe par-dessous la digue pour le surprendre en remontant. Mais à mon arrivée il a fait demi-tour. Je cours vers lui, il plonge. Je tente de le devancer et attends qu’il remonte mais il remonte contre la berge d’en face. Je lui décoche 2 flèches, la première juste au-dessus, la seconde juste dessous. Il rentre dans les ronces.

Je tente ma dernière chance, je sais que souvent un ou plusieurs ragondins se cachent dans les branches et les racines des arbres noyés au bout du lac. Quand j’arrive près du premier arbre un léger bruissement de la surface m’interpelle. Je crois avoir compris, je suis tombé sur un joueur. Eh bien on va jouer.

Je reste un moment à attendre à 5 mètres du tronc de l’arbre. Tout à coup, à nouveau un léger bruissement de la surface, mon ragondin vient de ressortir la tête de l’eau, il me cherche où je ne suis plus et me tourne le dos.

J’arme, j’ai juste un passage entre la fourche d’une branche. Je vise la tête et décoche. Un gros crac retentit. Je n’ai pas touché la branche c’est donc le ragondin mais il a plongé et plus rien ne bouge.

Je fais les 100 pas sur la berge pour tenter de le voir quand il refait surface battant un instant des pattes arrière avant de s’immobiliser dans les racines. Pas le choix, je remonte mon pantalon au-dessus des genoux et m’avance dans l’eau gelée et la vase pour le récupérer.

C’est un beau mâle. Je récupère ensuite mes flèches et le ragondin de tout à l’heure sur le premier lac. Il est arrivé contre la digue. C’est un petit que j’ai vu hier.

Sur le retour, je décide d’aller jeter un œil au petit lac, à Miramont d’Astarac, où j’ai toutes les peines du monde à attraper un ragondin solitaire. A mon arrivée, le lac est calme. Quelque chose a bougé sur l’île. J’avance un peu, 2 colverts décollent de l’île. Rien ne bouge sur l’eau. Je décide de faire tout de même le tour du lac et quelle n’est pas ma surprise quand j’aperçois le ragondin immobile et aplati au sol, jouant la carte du mimétisme au milieu de la minuscule l’île.

J’arme, il n’est qu’à 6 ou 7 mètres du bord. Les arbres du bord du lac me gênent, puis une branche sur l’île me cache le ragondin. A force de me décaler et de me redécaler, je juge que la meilleure possibilité est de le tirer au travers des herbes qui freineront moins ma flèche. Je le distingue à peine et vise au jugé.

Ma flèche traverse les herbes et retombe derrière dans le lac. Il plonge mais ne refait pas surface. Je suis au ras du seul terrier du lac. J’attends pensant le voir se manifester mais rien. Je fouille tout le tour du lac sans succès, il a disparu.

Je fais également une halte au lac du Tuco à Labéjan. Un vol de canards décolle à mon arrivée. Je descends vers le lac. Un petit ragondin se jette à l’eau. 2 traînées de bulles s’éloignent du bord. Je me positionne sur les terriers mais rien ne remonte.

Au bout d’un moment, je me remets à longer le bord quand un ragondin démarre des joncs, une traînée de vase et de bulles trahit sa direction de fuite. Je tente de le devancer et pars vers les terriers mais lui aussi ne remontera pas.

Je pars vers la mare du bord de la N 21 à Saint Jean le Comtal, pas un ragondin ce matin. Je rentre.

Sortie du 14 mars 2010

Alex

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 16:47

Ce matin, je décide d’aller faire un tour au lac de la Cassagnère à Lasséran. Sur place un peu trop tôt, j’attends que la luminosité soit assez importante. Vers 6h40, je sors de la voiture et me prépare, il ne fait pas encore bien jour. Je décide de descendre au bord de la digue pour jeter un coup d’œil quand 2 ploufs successifs se font entendre.
2 ragondins refont surface à 25 mètres du bord, je m’approche doucement. Le plus près est à 15 mètres, J’arme doucement et l’aligne difficilement à cause de la faible luminosité. Je finis par estimer ma visée bonne et décoche mais ne vois pas l’impact. Au son, je pense avoir manqué. Je ne vois pas ma flèche, 2 sillons s’éloignent rapidement. Je sais où ils vont, je longe la digue traverse le déversoir, longe la berge jusqu’à une avancée du lac dans les terres.
Un ragondin arrive mais je fais démarrer un foulque qui lui passe au ras. Il a certainement plongé, mais non il s’est juste arrêté. Je longe la rive pour aller à sa rencontre.
Il me laisse approcher un moment puis redémarre pour traverser vers la rive d’en face. Il est à un peu moins de 10 mètres, j’arme, vise rapidement (un peu trop) et décoche pour passer juste au-dessus. Il plonge pour ressortir un peu avant le déversoir et rentrer dans un terrier sous les ronces. Je récupère ma flèche.  
Je fais demi-tour, je traverse à nouveau le déversoir, longe la digue puis la berge du lac vers une zone de terriers. Ma première flèche a dérivé et est trop loin pour être rattrapée, j’espère la voir revenir au bord avec le vent. De nombreux foulques s’ébattent sur le lac au milieu de quelques grèbes et colverts. Arrivé à la zone de terriers, un ragondin démarre et nage lentement en surface vers la berge d’en face. Encore une fois, je décoche rapidement et le manque. Je récupère ma flèche et poursuis.
Plus loin, un fossé se déverse dans le lac dans une zone ou la rive est bordée de petits arbres plantés serrés. Des foulques décollent en rasant l’eau et en battant l’eau de leurs pattes pour aller se reposer un peu plus loin sur l’eau. Un ragondin plonge, les arbres m’empêchent de le tirer, je me décale au bout des arbres, arme vise et décoche une première flèche juste en dessous.
Le ragondin continue tranquillement. Je réencoche, réarme, vise et décoche pour le frôler sur le dos. Il plonge et remonte dans les branches d’un petit arbre à moitié immergé.
Je réencoche, arme et vise. Je ne vois que la tête. Je le frôle, il ne bouge pas. Je n’ai plus de flèche. La première est restée sous l’eau dans les herbes, la seconde a dérivé derrière un autre petit arbres qui pousse dans l’eau et la troisième est coincée dans les branches de l’arbre où se cache le ragondin.

Je m’approche du bord quand un gros ragondin démarre tranquillement des joncs à 2 mètres de moi et part sans se presser histoire de bien me narguer. Ma canne à pêche est inutile, je dois me mettre à l’eau. J’enlève mes chaussures, chaussettes et mon pantalon et avance dans l’eau glaciale canne à la main. Je peux maintenant rattraper ma seconde flèche.
Une fois récupérée, je tente d’atteindre la première mais l’eau est de plus en plus profonde et je dois faire demi-tour pour trouver un autre passage. Tout à coup, je me rends compte que le ragondin est toujours là à 5 mètres de moi. Il doit être blessé pour ne pas bouger.
Je vais chercher mon arc, pose ma canne, encoche et m’approche du ragondin qui me laisse arriver à 5 mètres. J’arme, vise la tête et décoche. Touché, l’eau s’est troublée à l’impact. Il plonge et disparaît. Je le pense coincé dans les branches. La morsure de l’eau glaciale est assez douloureuse mais il me reste 3 flèches à récupérer et un ragondin.    
Je repose l’arc et pars chercher les flèches. La première flèche est dans les herbes sur un haut fond, je fais un détour et parviens à ma flèche sans problème Le haut fond va jusqu’à l’arbre où je vois mes 2 autres flèches coincées dans les branches.
J’avance doucement mais l’eau monte vite jusqu’à l’entre jambe et le slip prend l’eau. Il me faut trouver une longue branche pour atteindre les flèches. Demi-tour. A 100 mètres environ, un ragondin se débat à 20 mètres du bord, c’est certainement le mien. Je reviens avec la branche et parvient difficilement à récupérer mes flèches.
Je reviens au bord, je ne sens plus mes jambes et mes pieds et j’ai beaucoup de mal à enfiler mes chaussettes.
Une fois rhabillé, je pars récupérer mon ragondin qui est mort à 20 mètres du bord. La végétation m’empêche de me servir du lancer. Rebelote, en slip. Je récupère la bête et le met dans mon sac à dos. Je finis de faire le tour du lac mais à part 2 chevreuils, les foulques, les grèbes, les sarcelles et les colverts, je ne verrai rien d’autre. Je pose le ragondin à la voiture et pars vers la zone à terriers espérant retrouver ma première flèche.
Je longe un moment la route. 2 chevreuils broutent à 150 mètres environ. Trop occupé à les regarder je me rends compte trop tard qu’un gros ragondin broutait à 10 mètres du fossé, à 60 mètres de ma position. Il rentre dans le fossé. Je ne retrouve pas ma flèche qui a certainement coulé. Je retourne à la voiture pour aller vers deux lacs un peu plus loin.
De loin, j’aperçois un beau faisan mâle au coin du second lac. Il se coule dans les ronces au bord de l’eau en me voyant. Je longe la rive du premier lac qui semble désert puis arrive au coin du second lac. Le faisan tente de décoller mais s’empêtre dans les ronces et fait une belle roulade avant de se remettre sur ses pattes et de prendre son envol en lançant son coccoc coccoc.
Le second lac semble désert aussi, je longe la digue qui sépare les 2 lacs puis reviens par la berge opposée du premier lac. Les arbres serrés me laissent peu de visibilité. Au coin du lac, l’eau bouge sous les branches basses. Je me prépare à armer mais c’est un beau colvert qui décolle. Je retourne à la voiture.
Je pars pour Miramont d’Astarac, pour un petit lac où un ragondin solitaire se joue de moi depuis plusieurs sorties. Sur le chemin goudronné qui mène au lac, 3 chevreuils traversent moins de 100 mètres devant la voiture puis longent le bord du chemin alors que je réduis la distance qui nous sépare. Ils plongent vers le champ en contrebas.
Je les vois détaler vers un petit bosquet pendant que je me prépare. Ils s’arrêtent, me regardent un instant à bonne distance puis disparaissent. Je descends le chemin de terre qui mène au petit lac. A mon arrivée, 2 colverts décollent mais pas de ragondin. Je fais demi-tour et pars pour Clermont Pouyguilles.
En passant à Labejan je jette un coup d’œil de la route à 2 lacs proches du village mais rien en vue. Je me gare près de la « mare aux ânes » et fais mon tour habituel mais pas de ragondins ce matin. Je reprends la voiture jusqu’à Saint Arroman.
Je vais commencer par les 2 mares au milieu des chaumes de maïs. Je me gare au bord de la route et en regardant le bord du ruisseau côté gauche, j’aperçois 2 ragondins mais il m’ont déjà repéré et descendent à l’eau avant que j’ouvre la portière. Je prends mon arc et me dirige vers le dernier endroit où je les ai vus. J’aperçois juste l’arrière train d’un des ragondins rentrant au terrier.
J’attends un peu mais je suis à mauvais vent, je décide de passer de l’autre côté du terrier et fais descendre à l’eau un petit ragondin que je n’avais pas vu. J’avance au bord du talus du ruisseau mais il est déjà au terrier. Je pars vers les mares en longeant le ruisseau. Rien sur le ruisseau, rien dans les mares.  

Je fais demi-tour et longe le ruisseau côté gauche en allant vers le Sousson, puis traverse côté droit. Un peu plus loin, 50 mètres avant le Sousson, une masse sombre attire mon regard 30 mètres devant moi. « Non ce n’est rien », j’avance encore un peu et me rends compte que c’est un ragondin.
Il est énorme, il broute couché, avachi même. Je commence l’approche très lentement et parviens sans problème à me positionner à 4 mètres derrière lui sans qu’il ne bronche. J’arme, vise et lui décoche une flèche qui le laisse sur place. Il est vraiment énorme, c’est un vieux mâle. Je le laisse sur place et poursuis.
Je longe maintenant le Sousson.

Sortie 13 mars 2010

2 ragondins se jettent à l’eau et rentrent au terrier me laissant sans réaction. Je ne m’attendais pas à les voir là. Je longe maintenant le ruisseau un peu plus prudemment. Je parcours bien 300 mètres sans rien voir quand j’aperçois dans le blé, sur la rive en face, un gros ragondin au gagnage.

Je commence l’approche et me rends compte que 3 autres broutent un peu plus loin. J’arrive à me placer à l’aplomb du gros ragondin qui broute en léger ¾ arrière. J’ai une fenêtre de tir entre deux noisetiers.

Sortie 13 mars 2010

Il est à plus de 10 mètres. J’arme, vise et décoche. Je suis un peu bas. Mon ragondin démarre, la flèche en travers pour se jeter dans le terrier entraînant les 3 autres avec lui. Je ne le vois plus mais l’entends un instant couiner avant que revienne le silence. Je traverse le ruisseau, monte le talus au niveau d’un HLM à ragondin.

Sortie 13 mars 2010

Ma flèche est cassée, la partie avec la lame est fichée à l’entrée du terrier,

Sortie 13 mars 2010

les vannes ont été emportées dans le terrier.

Sortie 13 mars 2010

L’entrée porte des marques de sang et de contenu intestinal. Je vais chercher la pelle pour le déterrer mais ça promet. Le terrier descend très profond. Je retourne à la voiture et revient me garer plus près.

Je pars avec l’arc et la pelle. Sur place, je sonde le terrier avec une longue branche pour en connaître la direction. Je commence à creuser à 3 mètres de l’entrée. Au bout d’une heure j’ai fait un trou de 1.7 mètres et je retombe sur la galerie qui bifurque à angle droit. Je creuse un peu le dessus de la galerie pour voir un peu plus loin et sonde avec la branche.  

Je touche quelque chose de mou et la branche présente des traces de sang et du poil. Il est à 1.5 mètres environ. Comment l’atteindre ? Je tente de le faire venir avec la branche sans succès. Il va me falloir faire un autre puits de 1.7 à 1.8 mètres pour l’atteindre. Non, je vais essayer de m’en rapproche en creusant horizontalement sur 50 à 60 centimètres.

Une fois rapproché de la bête, je n’arrive toujours pas à l’atteindre quand me vient une idée. La fainéantise fait réfléchir. Je me fabrique une gaffe avec une branche et commence à tenter de le crocheter.

Sortie 13 mars 2010

Au bout d’un moment, je parviens à le rapprocher. Je vois la tête et en m’enfonçant dans le trou j’arrive à le saisir.

Sortie 13 mars 2010

Il est 13h30, j’ai faim, je rentre.

Sortie 13 mars 2010

Après un peu de repos, je repars, vers 16h45, pour la chasse du soir. Je quitte Auterrive et passe devant les hangars de Vivadour quand, dans la réserve incendie du bâtiment qui ne tient plus l’eau tellement elle est truffée de galeries, j’aperçois un ragondin qui prend le soleil.

Je fais demi-tour un peu plus loin et reviens me garer à l’entrée des hangars. La réserve est clôturée en petite maille. Je m’approche doucement et aperçois la moitié avant du ragondin qui sort d’un terrier mais il me faut me déplacer pour tenter un tir. Il me repère et rentre au terrier.

Retour à la voiture et direction Labéjan. Le premier lac est désert. En passant au-dessus du lac du Fourcès, je vois 2 ragondins au gagnage. Pas de canard en vue, le sens du vent est bon pour une approche. Je me gare et descends pour passer par-dessous la digue mais 2 colverts que je n’avais pas vus décollent en cancanant.

Je ne me fais pas d’illusion, les ragondins ne seront plus là. Effectivement, quand je commence mon approche il n’y a plus rien dans le blé. Un léger remous à l’entrée d’un terrier. Les ragondins sont à l’abri. Je vais jeter un œil sur la mare au-dessus mais rien ne bouge. Je pars pour un autre lac un peu plus loin.

Je me gare en haut du champ de blé et descends vers le lac. Rien ne bouge, en face, un gros ragondin broute sur un petit carré d’herbe au milieu des ronces. L’approche est impossible. J’attends un peu caché derrière un saule puis remonte à la voiture pour aller vers 3 lacs successifs que je n’ai pas chassés depuis presque un an.

Arrivé à l’aplomb du lac, je me gare.

Sortie 13 mars 2010

150 mètres en contrebas 2 ragondins broutent dans le semé de blé. Je vais faire une grande boucle pour revenir par le bord du lac à bon vent sous le talus du champ. Je vois un troisième ragondin d’en haut. Je me décale de 300 mètres puis descends pour revenir vers le lac.

Arrivé au coin du lac, je me rends compte qu’il y a 5 ragondins, 1 gros et 4 à peine plus petits. 2 sont dans l’herbe, proches de l’eau, les autres sont au-dessus du talus dans le blé. Le plus proche c’est le plus gros, je focalise mon approche sur celui-là en faisant attention à ne pas être repéré par les autres. J’avance doucement mais à 20 mètres de ma cible, le cris des geais un peu plus loin inquiètent les 2 ragondins du bord de l’eau qui redressent la tête et cherchent le danger.

Ils finissent par se remettre à brouter mais les geais recommencent à crier et ils détalent, s’arrêtant au ras de l’eau. Ce mouvement inquiète le reste de la bande qui nez au vent cherche d’où vient le danger. Le plongeon des 2 ragondins précipite tout le monde à l’eau et même un sixième plus loin que je n’avais pas vu.

Une bande de terre longe la berge et empêche la fuite des ragondins qui doivent soit passer par-dessus, soit nager vers moi pour la contourner. Un prend la première solution les autres plongent. Je ne vois pas passer le premier qui ressort trop loin dans le lac. J’aperçois le second qui longe la bande de terre 50 centimètres sons l’eau.

J’arme, il ressort au coin de la bande de terre, je le vise et décoche. Touché, il plonge et fait demi-tour pour ressortir devant moi. Un autre refait surface un peu plus loin que le second, j’ai réencoché et lui décoche une flèche qui lui passe au ras au-dessus.

Mon ragondin est mort. Les autres longent la rive en face. Je longe la rive de mon côté pour les devancer et les attendre au-dessus d’une zone de buissons noirs où se trouvent des terriers. Je suis en place. Un ragondin se détache de la rive opposée et vient en bais vers moi.

J’arme, vise et décoche un peu trop devant. Ma flèche lui touche les dents le faisant se cabrer en arrière et plonger. Il remonte rapidement pour revenir contre la berge opposée. Je me dirige vers lui mais il est rentré dans un terrier. Je récupère ma flèche et pars pour le second lac un peu plus bas. Rien sur ce lac.  

Je poursuis vers le suivant 300 mètres plus loin. J’arrive par en dessous de la digue. L’herbe est toute broutée à cet endroit. Quand j’arrive sur la digue, j’aperçois un gros ragondin qui se précipite à l’eau. Un autre plus près nage tranquillement.  

Je lui décoche une flèche au ras au-dessus. Il plonge. Tout à coup, c’est la cohue, des ragondins arrivent de partout et se mettent à l’eau pour partir se réfugier vers une zone de ronces. Un ragondin resté en retrait joue avec mes nerfs, il va à gauche quand je vais à droite et inversement. Un autre le rejoint, ils se croisent sur l’eau.

Sortie 13 mars 2010

Je ne sais plus quoi faire et finis par laisser échapper tout le monde. Je parviens à décocher sur un ragondin qui longe la berge d’en face à 40 mètres mais ma flèche claque sur l’eau et ressort aussitôt pour se ficher en terre, 10 centimètres au-dessus du niveau du lac. La direction était bonne mais il semble que j’ai manqué mon ragondin qui rentre dans les ronces. Je vais vers les ronces qui ont bien poussé cette année, en les frappant, je fais revenir à l’eau un ragondin qui recommence à jouer avec moi avant de disparaître.

La nuit tombe vite, je retourne au premier lac. En chemin, j’aperçois 2 jeunes chevreuils qui jouent. Ils simulent un combat puis sautent de côté avant de se mettre à courir dans tous les sens puis recommencent leur simulacre de combat. Ils sont tellement pris par ce jeu que je parviens à les approcher à découvert à 40 mètres environ.    

Il fait trop sombre pour la photo, dommage. Ils jouent toujours puis remontent vers la bordure du bois d’en face à 45 mètres environ. Ils jouent à nouveau, avancent, broutent, avancent encore puis descendent vers moi. Je les domine, du haut de mon talus. L’un d’eux finit par me repérer mais, ne m’ayant pas identifié, il fait semblant de brouter plusieurs fois de suite puis vient vers moi d’un pas lent et saccadé.

Il se rapproche jusqu’à 20 mètres puis fait un petit trot avant de s’arrêter pour m’observer à nouveau. Au premier mouvement, les deux chevreuils détalent, font 100 mètres, s’arrêtent pour m’observer puis rentrent tranquillement au bois.

La nuit est presque là quand j’arrive au bord du lac. J’aperçois juste un ragondin qui plonge du bout de la bande de terre. Je cours vers le saule où se trouve un terrier mais, au bout d’un moment, il refait surface pour longer la bande de terre. Je longe la rive pour aller à sa rencontre.

Je passe la zone de buissons noirs et arrive dans un virage planté de plusieurs gros sapins. Juste à ce moment, je vois le ragondin, il va passer entre 2 sapins et disparaîtra ensuite dans les buissons noirs. Il fait presque nuit et ma visée ne sera pas aisée mais j’arme rapidement, aligne dans le mouvement et décoche en suivant.

Un bruit sourd retentit, je viens de sécher net ce ragondin sans y croire. Je le récupère avec la flèche et fait une photo avant de remonter à la voiture alors qu’il fait nuit noire.

Sortie 13 mars 2010

Alex

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 21:18

Ce soir, en sortant du boulot, je décide d’aller faire un petit tour au ragondin. Il me faut d’abord aller faire le plein à Masseube, ce qui me fait perdre un peu de temps. Je décide de commencer par 2 lacs consécutifs sur Clermont Pouyguilles dont j’ai récupéré le droit de tirer les ragondins le même jour que le grand lac où j’ai tué mon dernier ragondin.

Je me gare au bord de la route et parcours à pied environ 1 km sur un chemin de terre puis à travers champ pour rejoindre les lacs. Il est déjà 18 heures bien passé quand j’arrive au bord du premier lac. J’ai déjà fait un rapide repérage l’autre jour et me suis aperçu que les ragondins sont ici très méfiants. Je n’ai pas pu en approcher un à moins de 70 mètres.  

De nombreux terriers de blaireaux très fréquentés minent le coin de la digue du lac. 2 canards décollent. Je commence à peine à longer la berge bordée de ronces qu’un plouf, puis 2, puis 3 se font entendre. Une traînée de bulles se dessine, un ragondin file en s’éloignant doucement du bord. L’eau bouge mais rien ne remonte, j’avance un peu pour tenter de les devancer et arme mon arc espérant les voir remonter.

J’attends un moment mais rien ne remonte, je désarme. J’avance un peu vers un arbuste qui pousse les pieds dans l’eau quand un gros ragondin refait surface dans les branches et replonge aussitôt avant que je ne puisse réagir. Je longe la berge doucement mais je ne peux qu’entendre plonger 2 autres ragondins sans les voir.

Sur le second lac, une volée d’une vingtaine de pies s’envolent au bout du lac puis 2 canards. Un gros ragondin traverse à 60 mètres environ pour disparaître dans la végétation de la rive opposée. Je saute par-dessus le ruisseau d’alimentation et tente de le retrouver mais sans succès.

Je retourne vers le premier lac. Un ragondin longe la berge opposée où je marchais tout à l’heure. Il vient vers moi puis rentre rapidement au terrier. Rien de plus sur ce lac, je retourne à la voiture.

Je pars pour Durban, un lac que je n’ai pas chassé depuis plus d’un an et où je suis allé hier soir. J’y ai vu beaucoup de ragondins mais j’ai juste réussi à en manquer un. Sur la route, je passe juste à 10 mètres d’un petit brocard à boutons qui me regarde passer sans broncher. Je compte bien prendre ma revanche ce soir.

Je me gare et descends vers le lac. Les canards décollent. 4 ou 5 foulques naviguent au milieu du lac. Je traverse le ruisseau d’alimentation, une onde vient de plus en amont. Ce sont 2 colverts qui décollent en me voyant. Je longe la clôture électrique des chevaux et arrive sur une zone marécageuse où poussent, par touffes éparses, des joncs qui baignent dans 10 à 20 centimètres d’eau.

Un remous trouble le calme de la surface, je tente de devancer le ragondin qui part vers ma droite mais je ne le vois pas remonter. Plus loin, une vingtaine de colverts décolle dans un virage du lac.

Plus loin, un ragondin longe la berge et plonge à mon approche. Derrière moi dans la combe 2 chevreuils détalent en me voyant. Je dois remonter pour contourner un petit bosquet impénétrable qui se termine au ras du lac et où les ragondins doivent se cacher. Revenu au bord du lac, pas de ragondin. Je finis le tour du lac mais ce soir c’est très calme. J’hésite un peu, rester et attendre posté où changer de lac. Je décide finalement d’aller voir la mare où j’ai raté un ragondin l’autre jour.

Seuls 2 colverts décollent à mon arrivée, il n’y a pas l’ombre d’un ragondin sur la mare ce soir. La nuit tombe, je n’ai plus que 20 minutes de chasse au plus. Je décide d’aller jeter un œil à un lac sur Lasseube Propre où j’ai vu 2 gros ragondins de la route l’autre soir.

Sortie du 12 mars 2010

Je me gare et commence à longer la rive. 2 colverts s’envolent. Plus loin, j’aperçois les 2 ragondins vus l’autre jour. Ils sont exactement au même endroit, au bout du lac. Je tente le coup, j’avance rapidement pour essayer de les dépasser sachant qu’ils doivent revenir en arrière pour aller aux terriers situés au bout du lac et au bord du ruisseau d’alimentation.

Un premier se met à l’eau alors que je suis presque en face d’eux, il est rapidement suivi par son compère alors que j’arrive derrière de gros peupliers. 2 autres ragondins arrivent du ruisseau. Je m’apprête à m’avancer encore un peu quand un des 2 ragondins du départ décident de traverser pour venir de mon côté.

Je reste derrière un peuplier et me prépare à armer. Il est à 20 mètres sur ma gauche et avance toujours. J’arme et le suis. Il finit par stopper plein travers puis se tourne ¾ face à une dizaine de mètres. Je le vise et décoche. Touché. Il se cabre sur l’eau puis plonge emportant la flèche.

Un grondement sourd me fait tourner la tête vers la droite. Un ragondin arrive à vive allure sur l’eau en grognant, il passe à 8 mètres du bord environ. Je réencoche, le laisse passer derrière le peuplier, arme et le vise dès qu’il ressort sur la gauche du peuplier. Il avance vite, je vise la tête et décoche, ma flèche le laisse sur place et remonte juste derrière lui.

L’autre ragondin a refait surface et se débat un instant avant de s’immobiliser. Je commence par récupérer ma seconde flèche quand un autre ragondin arrive du ruisseau en longeant la rive opposée. Je laisse tout, réencoche et pars à sa rencontre pour réduire l’écart entre lui et moi. La berge opposée n’est plus qu’à 12 mètres environ.

Il s’est arrêté et il me semble le voir en face mais la luminosité me joue des tours et j’hésite à décocher. C’était bien lui. Il démarre et longe la rive. Ma première flèche est manquée et la seconde aussi, j’ai trop de mal à viser, il fera bientôt nuit.

Je retourne à mes flèches et mes ragondins. Je parviens à récupérer la seconde flèche mais pas le ragondin, puis je récupère le premier ragondin avec la flèche restée en travers. Je fais le tour par la digue pour aller chercher les 2 autres flèches alors qu’il fait déjà nuit. Je reviendrais chercher mon ragondin demain avec le jour.

Je rentre.

Sortie du 12 mars 2010

Alex

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  • : Le blog de Alex.bowhunter
  • Le blog de Alex.bowhunter
  • : Je chasse avec un arc de type compound, principalement le grand gibier et le ragondin, à l'approche en grande majorité, quelques fois à l'affût au sol (seul ou en battue) ou à l'appel, je n'utilise jamais de tree stand et de game-caméras. Je chasse léger (pas de jumelles, pas de télémètre)... juste mon arc, mon couteau, parfois un appeau et ma tenue camo...vous trouverez ici un recueil de mes récits de chasse.
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Ce blog est adressé à un public de chasseurs ou de curieux intéressés par la chasse. Il comporte des photos d'animaux morts ou de pistes au sang qui peuvent choquer certaines personnes sensibles.

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